Radiomonde et télémonde, 20 novembre 1954, samedi 20 novembre 1954
y /_ *\;.y .x-jé* '•mrtatmvrUJr: wawrtnw mp * «N*** %- & //~\\ ,«6UCMt' • • • • *&2Éj£ •.¦ WËâ Wm odiomonde ^£~T ELEMONDE MONTREAL, 20 NOVEMBRE 1954 10 cent* W tple de la dire •sport d’es-îrtne- rôpon-ion de é, noiia Le café ION MURIEL MILLARD CHANTE.MAIS AVEC LA MORT DANS L’AME! Voi.XVI — No 51 ( voir [mge 3 ) Quand Guy l'autre Guy LES SAGUENEENS de Chicoutimi ont une forte équipe dans la ligne professionnelle du Québec.Ils ont commencé par de belles victoires.Cette puissance serait-elle due à la présence de Jean Duceppe et de Monique Miller dans leur alignement?Notre spécialiste en photomontage nous l’affirme.Bélanger rencontre.Bélanger ! ( voir page S ) Quand un cow-boy rencontre un autre._ eut* papillon ! a dit Guy Bélanger, l’homme marié à Guy Bélanger, célibataire, et surtout pas d'or-”tt ce cas-ci.J’aime ma femme et la garde ! Ce à quoi l’autre a répliqué; ‘’J’en ferais volontiers tout autant!" MERLE TRAVIS, le champion de la guitare du Texas était récemment de passage dans notre ville, et il s’est fait un plaisir de se laisser photographier en compagnie de deux de nos plus célèbres cow-boys, Willie Lamothe et Rita Germain, que l’on entend chaque semaine sur les ondes de GKYL au cours de l’émission ’’Willie Lamothe et ses cavaliers des naines”. 9* adzomonde *le seul périodique exclusivement consacré à la radio et à ses artistes” Rédaction et administration: 211, Gordon Verdun — PO: 6-3569 MEMBRE OE L tO< !• numéro $3.50 par année "Autorisé comm# rsToi posta) de la deuxième classe par te Ministère des Postes.Ottawa AU CONSERVATOIRE EN 1942, le gouvernement de la Province de Québec créait le Conservatoire de Musique et d’Art dramatique qu’il installait dans la bâtisse de la bibliothèque Saint-Sulpice.A cette époque éclata une controverse assez virulente sur le choix du directeur-administrateur.Un petit groupe y voulait voir accéder Monsieur Désiré Defauw, chef d'orchestre belge.La plupart demandaient que ce poste fût confié à un Canadien français.Nous sommes entrés dans le débat en soutenant cette doctrine d’une logique indiscutable: qu’une charge publique de la sorte doit être confiée à un Canadien et non à un étranger., Cet avis triompha et Monsieur Wilfrid Pelletier — il doit s en souvenir! — fut désigné par les autorités.Après douze ans d’attente, le Conservatoire, sur l’autorisation de l’honorable Orner Côté, secrétaire de la province, inaugurera sa section d’Art dramatique.C’est un événement très heureux, car enfin, nous aurons une école de perfectionnement artistique supérieur.Les auditions d’élèves en cours et» les classes seront l’autorité" de Monsieur Jean Doat, dont le titre exact — nous l’avons appris d’un personnage de la plus haute importance — sera professeur-expert en art dramatique.Si cette précision était dementie, nous en demeurerions abasourdis — étant donnée la qualité de notre source d informations.Il s’agit donc d’enseignement et non d’administration.L’idéal, nous le croyons et nous l’avon6 écrit déjà, serait de confier la direction de la seetion dramatique à un Canadien français au courant des besoins, de la façon de penser et des exigences de ses compatriotes et d’inviter des représentants de diverses ecoles d’interprétation à donner des cours aux étudiants.Ceux-ci, par cette méthode, pourraient opter pour le style scénique qui s'adapte le mieux à leur individualité.Il n'est pas bon que tous les acteurs passent par le même moule; il y a tellement de diversité dan* leurs talents et genres.Pour l’instant, contentons-nous de nous réjouir d’un fait accompli: la section d’art dramatique du Conservatoire de la Province est une réalité après tant d’attente.Nous en remercions le premier ministre, l’honorable M.Duplessis et le Secrétaire de la province, l’honorable M.Côté.Les débuts sont faits, attendons les développements.René-O.BOIV1N Vous souvenez-vous WM.DANS FAD10M0NDE LA brasserie Frontenac, en marge de la vente des obligations de la Victoire, publie cette bien bizarre annonce.On y voit d'abord, le dessin de deux hippocampes, ce gentil petit monstre mi-poisson, mi-cheval et voici le texte qui l'entoure: "Le cheval marin emploie un coffret de sûreté.La femelle du cheval marin remet ses oeufs à son compagnon qui en prend l'entière responsabilité et qui porte les embryons jusqu'à pleine maturité.L'heureux père pousse le carosse.Contrairement à la plupart des mères, la femelle du cheval marin ne s'occupe aucunement de ses oeufs et de ses petits.C'est le travail du père.Les oeufs sont éclos dans sa bourse-incubateur et sont portés par l'heureux père partout où il va.La femme du cheval marin peut bien dire "Maman connaît mieux".Un coffret de sûreté est un endroit idéal pour conserver vos obligations de la Victoire et vos certificats d'Epargne de guerre .mais, peu importe où vous les gardiez, la chose importante, c'est de les bien protéger.Ils seront une protection pour votre avenir et celui de votre famille.Achetez et conservez vos obligations de la Victoire." Le lieutenant-colonel René-P.Landry est nommé directeur du personnel et des services administratifs de la Société Radio-Canada.Il en était jusqu'ici le secrétaire.Le poste CFCF a vu augmenter sa puissance à 5,000 watts .Québec s'honore du fait que la compagnie France-Film ait invité Annette Leclerc, à jouer un rôle important dans "Chiffor-ton" à l'Arcade de Montréal.LES TROIS X racontent: L'autre jour, alors qu'il faisait un soleil éclatant, la femme d'un de nos plus spirituels comédiens vit son mari sortir avec son propre parapluie: "Qu'est-ce que tu fais-là ?" demanda-t-elle."Il y a assez longtemps que tu le prends, aujourd'hui, j'en profite" de répondre le mari.L'ARCHIVISTE w- d m -2T b ¦->> sM-M-M.Ça ne fera jamais un ST-GEORGES COTE ».1USQU ICI, avec la reprise des trois farces O de Molière: « Le mariage forcé », « Sgana-relle » et « La jalousie du Barbouillé », le Théâtre du Nouveau-Monde obtient plus de succès —• au point de vue: assistances au Gesù — qu'avec « Les Hussards ».A son point de départ même, cette reprise apparaissait périlleuse au jugement des gens de théâtre.Elle semblait trop proche des représentations données par la troupe aux Jardins de l’Ermitage.Cette proximité n'aurait pas eu les résultats que l’on redoutait, c’est-à-dire un trop grand nombre d'abstentions au guichet.Il y a, m’apprends-on, des salles satisfaisantes.Tant mieux, car ce serait déplorable qu’un spectacle aussi bien monté subisse un échec.La mise en scène et les décors pour l’intérieur, c’est-à-dire pour le plateau de la salle, sont aussi (ol artistes du déshabillé progressif): les « effeuii-leuses ».Ça fait poétique et ça dit bien ce qui ça veut dire.Madame Antoinette Giron j vient de sortir de l’hôpital où elle a «ubi uni intervention chirurgicale douloureuse.leurs voeux de convalescence.encore pour î ici de nalité Elégai Ce coi I vert à te mence < terminer nonceroi $25 en a tuante ' celle-ci mettre “Monsiei jours ap tographi son trie "Radiom Pour | H suffit fricoter en y ap et de gc ’tes cou! et du d a« choii Points s finalité couleurs 20 NOV.1954 ., cjd mWrwfo'i* iji jjijijij jj^i: ¦ Depuis une semaine, MURIEL chante la mort dans l'âme Lundi dernier, au moment où elle finissait son émission à CKAC, Muriel Millard a reçu un appel du médecin qui soigne sa petite fille.Le médecin voulait la voir, au plus tôt., jur lui annoncer une nouvelle qui allait lui déchirer le coeur.Il est 5 h.45, lundi dernier.Muriel Millard sort des studios, où, tous 1» jours, elle est disque-jockey, à CKAC.La téléphoniste lui demande d'appeler un numéro ou’elle connaît.C’est celui d.u médecin qui soigne sa petite fille.Muriel appelle.Le médecin veut la voir .le plus vite possible.Sans perdre un instant, Muriel saute dans sa voiture et file jusqu’au bureau du médecin.Elle ne sait pas ce qui l’y attend, mais devine obscurément que les nouvelles la feront pleurer.Le médecin a voulu la voir pour hii annoncer la nouvelle la plus triste qui soit, pour une mère.Sa petite fille mourra.Dans un mois, dans deux mois, dans six mois au maximum.Elle fait une infection dans les deux reins, que les plus grands spécialistes déclarent absolument incurable.Ils peuvent prolonger, il ne peuvent pas guérir.Comment pourrions-nous décrire la douleur des deux parents?Il y a des moments où la plume du meilleur journaliste devient un instrument inhabile à rendre certains sentiments.Devant une réalité aussi accablante, il n'y a plus qu'à se taire et à offrir muette-œent l’expression de sa sympathie.Lundi soir dernier, Muriel Mil-lard s’est terrée dans sa maison de Ste-Rose, sans vouloir voir qui que ce soit.Son mari, Jean Paul, frappé aussi durement qu’elle, a réagi le premier.Il se souvenait de la scène attendrissante de l’après-midi où la petite, inconsciente naturellement du mal qui la rongeait, avait joué avec son père, comme j si de rien n’était.Il se souvenait qu’elle avait mis, sur sa toute petite tête, le chapeau de “papa” et s’était trouvée très drôle.En la regardant faire, Jean Paul avait ri., à travers ses larmes.Mais le soir, ce n’était plus pareil.Si dure que fut la réalité, Jean Paul devait se faire une raison.Il devait être fort pour deux, parce que Muriel était femme, parce qu’elle était mère et qu’elle était effrondrée dans sa douleur.Il lui fit comprendre qu’il ne fallait pas y penser, que la Providence l’avait ordonné ainsi, qu’il fallait se résigner et que le meilleur moyen d'oublier, c’était encore de travailler.De travailler si fort qu’on en tombe de fatigue et qu’on n’a plus le temps ni la force physique de penser à son chagrin.Heureusement, le travail ne manquait pas.En plus de son émission régulière à CKAC, Muriel avait “L’heure du coke", un gala spécial au café Casa Loma et une semaine très chargée au Théâtre Radio-Cité.De plus, le médecin de famille lui avait fait une piqûre, pour qu’elle tienne le coup.Quant à Jean Paul, son mari, il s’oubliait et oubliait sa souffrance parce qu’il s’inquiétait trop de la santé de Muriel.Qu’arrivera-t-il maintenant.Hélas, le dénouement est connu, même si nous n’en connaissons pas la date.Mais je pense que le grand public compatira avec les parents éprouvés, comme compatissent ceux de la famille des artistes qui ont eu connaissance de leur malheur.Il y a des moments où les mots manquent.Le moment présent est un de ces moments.Clément FLUET Quelle sera la plus habile de nos lectrices à tricoter un foulard pour "M.Elégance ?C’EST UN CONCOURS DE TRICOT — Vous tricotez toutes, bien sûr, mais vous n’avez peut-être encore jamais eu l’occasion de travailler avec joie pour une vedette.Or, “Radiomonde” vous propose ici de créer une écharpe ou foulard pour la personnalité du monde des artistes qui sera élu “Monsieur Elégance”, dans quelques semaines.En effet, “Monsieur Elégance" Que nous connaîtrons bientôt (voir détails à ce sujet dans cette page) présidera le jury qui couronnera la gagnante de ce concours et sera ravi de porter cet hiver le foulard que lui aura tricotée avec goût et compétence là plus habile de nos lectrices.Ce concours de tricot est ouvert à toutes nos lectrices et commuée dès maintenant pour se terminer à une date que nous annoncerons plus tard.Un prix de {25 en argent sera remis à la garante qu’aura choisi le jury et wlle-ci aura l’honneur de remettre elle-même le foulard à Monsieur Elégance”, quelques Jours après son élection.Des photographies de la gagnante et de ®n tricot seront publiées dans Radiomonde”.Pour participer à ce concours, “ suffit donc tout simplement de “Woter un foulard pour homme ?y apportant beaucoup de soin t de goût.Harmonie, disposition os couleurs, hauteur des rayures du dessin restent entièrement J*.ch°ix de la participante.Les -,seront accordés sur l’ori-rm i ^ dessin, l’harmonie des Ueilrs et la finition.Toutes les pièces de tricot soumises au jury deviendront automatiquement la propriété de “Radiomonde”.Une fois que le foulard gagnant aura été choisi, tous les autres seront remis à un hospice pour vieillards à l’occasion de la Noël.Faites donc vite, amies lectrices.Sortez vos aiguilles à tricoter et achetez de la laine pour mettre en chantier, sans plus de retard, ce qui deviendra peut-être le foulard de “Monsieur Elégance”.La semaine prochaine, nous publierons la date où ce concours prendra fin.Toutes les pièces de participation doivent être envoyées à “Radiomonde”, 211 rue Gordon, Verdun, P.Q.Ne pas oublier d’épingler au foulard un papier sur lequel vous aurez indiqué votre nom et votre adresse.Bonne chance à toutes.La Bible vous parle.Remets ton sort à Dieu et confie-toi en lui: il agira lui-même; il fera resplendir ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi.(Ps 37, 5-6).— (Texte choisi par la Société catholique de la Bible.) Mignonne comme tout, elle a deux ans.L’âge où l’on ne comprend pas, heureusement.Pour égayer le plus possible son séjour à l’hôpital, ses parents allaient la voir tous les jours et souvent plus qu’une fois.Depuis, la petite malade (qui ne souffre pas) est rentrée à la maison, avec papa et maman.Six Canadiens en lice pour un prix de radio à Toronto Le 18 novembre aura lieu l'attribution des prix par l'Association of Canadian Radio & Television Artists.Ces prix, qui correspondent en quelque sorte mais sur une base nationale, aux trophées Laflèche et Frigon, sont attribués chaque année.Parmi les personnalités locales mises en nomination cette année, mentionnons: Meilleure réussite: Pierre Petel et Gratien Gélinas.Meilleur acteur de télévision : Emile Genest.Service exceptionnel à la cause des artistes canadiens : Louis Bélanger, président de l’Union des Artistes Lyriques et Dramatiques.Meilleur nouveau-venu à la radio : Rollande Désormeaux et Yo-land Guérard.Un prix nouveau sera offert cette année.Celui de la plus grande réussite comprendra trois prix, soit une médaille d’or, une médaille d’argent et une médaille de bronze.Il s’agit là de prix attribués à l’échelle nationale.Sur le plan local, l’Association des artistes canadiens de la radio et de la télévision attribuera aussi des prix à Montréal, Québec.Toronto, Winnipeg et Vancouver.ESTELLE CARON A L’HONNEUR Au cours du banquet qui précédera et du bal qui suivra l’attribution des prix de radio-TV, il y aura un spectacle.Parmi les artistes au programme, on remarque la riésence d’Estelle Caron, diseuse de Montréal.D’avoir été invitée à chanter devant des artistes chargés de primer d’autres artistes est pour notre compatriote un honneur que nous nous devions de souligner.L’APRES-MIDI, A CKAC.— Béatrice Picard donne la réplique à Bernard Goulet au programme quotidien “Informations pour Madame" présenté de 2 h.05 à 2 h.35, cinq fois la semaine, au poste CKAC.Le concours de l’émission, en plus d’offrir un prix de $250 chaque semaine, aura comme grand prix extraordinaire, à la fin de la saison, une maison complètement meublée, y compris un appareil de télévision, et une automobile flambant neuve.Qui sera élue ?Miss Radio-Cinéma-Télévision 1955 Résultats à date, 16 novembre 1954 PELLETIER, Denise .943 FLUET, Janine .901 MILLER, Monique .793 TISSEYRE, Michèle .748 MIGNOLET, Janine .741 BERTRAND, Janette .664 LETONDAL, Ginette.629 GINGRAS, Janine .522 CARON, Estelle .475 GRATTON, Françoise .435 BONHEUR, Colette .« 416 GAGNIER, Claire .319 LEPAGE, Monique.318 FAUCHER, Françoise .317 JARRY, Claudette .316 Moins de 300 votes: LECLAIR, Margot; DERNY.Michèle; ROY.Yolande; RIDDEZ.Mia; DORE.Pierrette; ROBI, Alys: BOIS- JOLI.Charlotte; FIL1ATRAULT, Denyse; LEYRAC, Monique; PROULX, Hughette."Les hommes libres" de François Moreau Dans la nouvelle dramatisée “Les hommes libres” de François Moreau qui sera présentée dimanche fcoir, 21 novembre, à 8 h.30, à Nouveautés Dramatiques, deux réfugiés politiques vivent des heures d’angoisse et de désespoir dans le port d’un paya libre où ils ont espéré être accueillis.Deux hommes qui en avaient assez de la propagande et du mensonge qui faisaient la trame de leur vie derrière le rideau de fer se sont glissés à bord d'un cargo en partance pour l'Amérique.Ils ont réussi à faire toute la traversée en rats de cale sans se faire prendre.Et voici que le navire touche enfin le but.Ils voient de leur cachette approcher la terre libre.Le navire s’immobilise, les débardeurs envahissent les cales; le déchargement des marchandises commence.Nos deux réfugiés parviennent, après toutes sortes de difficultés, à prendre contact avec la police du pays libre.Mais ce n'est pas encore la liberté .François Moreau est un jeune écrivain qui a déjà donné quel* ques textes à Nouveautés Dramatiques.20 NOV.1954 « • Radiomonde et Télémonde PAGE 3 ToôUÉ A ENVOYE DES MESSAGERS A HaÏ PANS LE PUT DE CONQUER,/Z LA MLLE.Apres la conquête de Jéricho, Açhan, MALGRÉ L’ORDRE DE JoSUÉ,A GARDE DU SUTiN DE L'ENNEMI.lh/stoire .Bnvoié seulement deux a TRO/SÊ MILLE HOMMES» ILS S’EMPARERONT FACILEMENT DE LA VILLE.Y m dieu TOSUE,CHAP.7,8 PRISE DE HAL Tosué PÉCHiRE SES VÊTEMENTS .Releve-toi.Israël a PÉCHÉ EN PRENANT DU V[ BUTIN ENNEMI ET EN LE v cachant.Que LE COUPABLE SO/T PUNI DE MORT ET BRULE.Les Israelites se mettent en route mais sont Mis EN FUITE PAR LES GENS DE HAÏ.Le PEUPLE EST CONSTERNÉ I-— à) i'll II 1 -TT\ Ah/ Eh! bien figurez-vous que je heureux de vous connaître jlonsieur.•Et moi de même a fait, l’autre tur un ton presqu’aussi amical.Parce que figurez-vous, enchaîna tout de suite le premier, que' si je n'avais pas épousé une femme intelligente, je l’aurais perdue, p-àce à vous.à l’heure qu’il est.“Dans ces conditions vous me devriez plutôt une fière chandelle, rétorqua Guy second.Mais votre clairvoyance Monsieur, se devait de vous prévenir de semblables erreurs! “Ne tentez surtout pas, de m'amadouer avec vos compliments, poursuivit l’auteur de tant de jolies chansons.Depuis des mois, me petite idiote m’envoie des lettres enflammées, m’assurant que nous nous sommes rencontrés dans un restaurant de l’ouest de i ville, et me déclarant que sa des étincelles .Car lorsqu'on multiplient forcément ! chirantes qui durent suivre, sa rancoeur bien compréhensible.“Halte-là Monsieur.Vous allez me jouer “phèdre” si vous continuez! “Ce serait assez dans mes cordes.“Hyppolite” c’est tout moi.“Mais ce qui l’est moins pour moi, c’est de jouer les maris infidèles .“Vous ne jouez rien du tout, Monsieur, c’est moi, moi seul qui 6uis en cause.Pensez un peu a cette malheureuse enfant tout de même.“Et vous pensez à ma femme, à mon ménage.C’est fragile le bonheur et quand on le tient, on veut le conserver.“C’est logique oui.Habitant à l’extérieur de la ville, cette petite n’a pas songé un instant aux aléas de la grand’ville.“D’autant que nous étions à peine mariés, que vos sacrées lettres ont commencé d’affluer.“Et vous n’avez Jamais songé à me le retourner les “sacrées lettres" en question?possède le même prénom, et le “C’est magnifique.Et où avez-vous fait vos études ?“Si vous voulez parler de mes études artistiques, je les ai commencées avec le Père Legault, aux Compagnons, où j’ai joué Collatih clans “Le Viol de Lucrèce” d’Obey; ainsi que le frère Sierra dans “La Première Légion” de Preasly.“Très intéressant.“Par la suite j’ai suivi les leçons d’art dramatique données par Sita Riddez, et je me suis inscrit au “Studio 15” l’année suivante.Depuis, je suis passé par le studio de Sita Riddez et je suis présentement avec Jean Gascon.“Et à la radio?“J’ai débuté dans le rôle de l’exempt du “Tartuffe” de Moliè-ré, que nous avons repris par la suite à la télévision.J’ai fait partie de la distribution d’“Un sujet de Roman” de Guitry, rôle du valet stylisé; ainsi que de “La Liberté est un dimanche” où je jouais l’officier de la prison.J’ai necessaire de dire qu’entre deux hommes, possédant les mêmes noms et prénoms.les erreurs de | miniers sont fréquentes! Le comédien avait reçu un chèque adressé au réalisateur, et le réalisateur une lettre enflammée d’une admiratrice.I.es deux furent heureux d’échanger leurs trésors! I fturune subsiste toujours malgré I mon silence.“El comment signe-t-elle Moniteur cette “petite idiote”?“Elle signe: ton lapin en cho-|»lai.Vous voyez le genre! Si je vois Monsieur?Je vois |fae vous avez ruiné ma vie sen-| jtaeiHale .Mon lapin en choco-|w .Et moi que l’accusait d’in-| fidélité.Moi qui était à sa re-| Perche depuis des mois.Et c’est |*>us, monsieur, vous qui pendant |ee temps-là receviez mes lettre* d’amour.et ne me les retour -14lez pas.Mais Monsieur, est-ce que Je | Pouvais savoir moi?J’ai d’abord |P®nsé qu’il s’agissait là, des lubies |4une maniaque.I Penn('utez Monsieur, une fille P* écre amoureuse d’un gar-I a.' roème d’un garçon comme |™i.sans pour cela.| P accord, d’accord, mais enfin loii Z*Vous a ma Place- D’autant Inwf que J apporte mon courrier Ifgtoonpel à la maison et que ma I ,,.lne ^ toutes mes lettres.|vé p comprenci‘s ce qui est arri-I dam a brave enfant me sachant CKVTUagé m’a écrit aux soin* de Lr imaginez son désespoir i leur, les scènes de larmes dé- “J’ignorais jusqu’à votre existence moi! “Je vous le rendais bien Monsieur.Seulement, en ce qui me concerne, c’était moins grave, je n’ai pas pour mission d’engager les comédiens moi.“Ni moi, celle de faire leurs amours à leur place! “Dites donc, vous, est-ce que par hasard, vous ne feriez pas de la peinture, durant vos loisirs?“Assurément.Cela vous contrarierait-il ?“Pas le moins du monde.Mais cela vous ennuierait-il de payer vos comptes ?La maison DeSerres menace de me poursuivre, si je ne règle pas cette note, séance tenante.Or, moi, je n’achète jamais de palettes, ni de pinceaux ! “Par exemple ! Cela fait quatre téléphones que je fais chez-eux les enjoignant de m’envoyer leur facture .“C’est moi qui l’ai reçue dans les quatre cas.“C’est trop fort !.“A l’avenir Je crois que Je vais me faire appeler: Guy Bel*.“Et vous me disiez être comédien ?.“Effectivement et ce.depuis deux ans.aussi fait plusieurs figurations.“De mieux en mieux.Et à l’heure actuelle, quels sont vos emplois ?• “Je suis le frère directeur du collège dans l’émission “14, rue de Galais” et j’ai fait une apparition dans “Les Plouffe” où je campais un docteur auquel l’auteur aurait dû selon moi, prêter plus longue vie .“Il n’est pas mort au moins ?“Non, non.“Alors tous les espoirs sont permis ! Avez-vous complètement délaissé la radio ?“Au contraire, Lucien Thériault m’a beaucoup aidé dans ce domaine.Grâce à lui j’ai joué dans “Jeunesse Dorée” et dans “Les Aventures extraordinaires d’Edgar Allan Poe” que réalise Guy Beaulne.Marcel Baulu m’a aussi épaulé en m’engageant souvent pour “Tante Lucie”.Par ailleurs, je fais régulièrement partie de “La Louve” et “Les Chevaliers de Marie” qu’écrit Ernest Pallascio-Morin et de “A l’ombre du Clocher” rédigé par Roger Marien, “Et j’ai l’impression, que j'aurais pour vous, un rôle épisodique, dans "Une mère ouvre son Guy Bélanger, réalisateur à CKVL, écoute Guy Bélanger comédien “free lance”, lire un texte.L’amusant de l'histoire c’est que le réalisateur a déjà été comédien et que le comédien s’intéresse beaucoup à la réalisation! coeur”, si vous vouliez bien venir auditionner.“Mais et comment donc .Seulement je suis là à bavarder sur ma carrière, et j’ignore tout de la vôtre.Vous y êtes arrivé de façon normale à votre métier de réalisateur ?“A peu près, pour les conditions, dans lesquelles nous travaillons dans ce pays ! ! ! Au sortir du collège, je rêvais de devenir pharmacien.Je suis demeuré à l’Université six mois, nous étions douze enfants à la maison et je devais gagner ma vie.De là je devins vendeur de brosses “Fuller”, pour finalement passer draveur.M'étant mis quelque argent de côté, je pus suivre les cours donnés à l’Ecole des Beaux-Arts pendant un an et demie.Mais à nouveau j’abandonnai mes études pour vendre des encyclopédies cette fois.C’était tout de même plus instructif que les brosses.“Celles que vous avez prises comme draveur?“Non les autres, les Fuller Je m'inscrivis également à l’école qu'avait ouverte, Roland Bayeur.C’est grâce à lui que je devins annonceur au “Réveil Rural”.De là je passai au service des nouvelles, puis au département commercial.On me confia bientôt certaines continuités à écrire, comme celles de “Les Vagabonds sur la Route Enchantée” “Tour de Valse” “Une femme, un accordéon, un cabu-lot”, puis ce furent les “Chan-sonnieis Canadiens’’.“Parce que vous écrivez de la chanson?“J’en écrivais.Aujourdhui je me contente d'écrire des “jingles” pour certaines agences, et de noter les mé'odies qui me viennent à l’idée, sans y mettre de paroles.“Des richesses que vous accumulez là, pour l’avenir ?“Si l’on veut.Et je m'occupe aussi de réalisation “Docteur Claudine” “Une mère ouvre son coeur” “Café du Nord" (émission dont j’ai vendu le temps > et une nouvelle série avec des chansons tziganes.qui commencera incessamment.“Vous ne chômez pas à ce que je vois .“Ajoutez à cela les lettres d’ad-mira trice.“Si vous remettez ça, je recommence à parler peinture .“Il serait plus sage pour noua deux je crois de procéder à cette audition que je vous suggérais “Et plus avantageux pour moi aussi ."Alors on y va?“On y va.“Passez donc Guy Bélanger.“Mais non après vous, Guy Bélanger.“Nous n’en sortirons jamais “Entrez tout d’abord dans studio, nous verrons ensuite!.LE BEU QUI RIT est à la recherche de jeunes et jolies comédiennes et chanteuses, même débutantes ENVOYEZ PHOTOS ET REFERENCES A: Suite 202, 1126 ouest, rue Sherbrooke - Montréal 'PAUL BERVAL" examinera toutes les demandes et convoquera ensuite les postulantes pour une audition.20 NOV.1954 — • Radiomonde et Télémonde PAGE 5 De Paris Dominique Michel nous fait signe.Partie il y a quelques mois, du Canada, Dominique Michel, est en train de se tailler à Paris, une intéressante carrière.Voici la teneur d'une lettre que nous avons reçue ces jours derniers.Ma chère Hughette, Ayant reçu une lettre de mon amie Johanne Jasmin, me disant •>.*.r‘ Pour les émissions Radio et.T.V.Voilà : “Avant-Premières” sur la chaine parisienne, en septembre avec René Louis Laforgue et autres vedettes du théâtre ; "Les Increvables” avec Annie Cordy, Philippe Clay et autres dont les noms m’échappent.Et 4 Une ou deux ROBOL ce soir-effet demain matin 354 la boite, 3 pour *1 °* msrmrm Naturellement que tu dois continuer dêtre fantaisiste.On te verrait vraiment mal, dans les chanteuses réalistes .même si c’était pour toi la réalisation d’un grand rêve .Comme te le répéterait à nouveau Jacques Normand, il y a "Rêves .et Réalités”.J’ai très hâte que tu signes les deux choses importantes.Et ce, pour deux raisons.La première puisqu’il y va de ton succès de chanteuse canadienne à Paris, la deuxième .’ devine?Expédie-moi avec d’autres bonnes nouvelles, quelques photos.Tes amis canadiens aimeraient voir la mine que tu as, depuis que tu es dans la ville-lumière.Promis?Au Canada, rien de bien sensationnel.Sinon, que nous commençons à recevoir assez d’illustres visiteurs, pour nous faire craindre le pire .Les emprunts avec remboursements en ce monde ou dans l’autre.ou la déclaration officielle d’tm nouveau conflit mondial! Section artistique: tous les espoirs sont permis.Attendu que notre nouveau Maire, Me Jean Drapeau, que tout le monde s’accorde à déclarer, un très honnête homme (trois enfants en six ans de mariage!) nous a promis un théâtre ! D’autre part, la canalisation du Saint-Laurent, semble désormais chose faite.Montréal toujours privée de son métro, et devenant port maritime de transit seulement, se fera à coup sûr, voler son titre de "Métropole," par Toronto.Il fallait s’y attendre.“Les Français découvrent .et les Anglais profitent, dit un vieil adage __ Le neuf dans tout ça, c’est que les Américains qui sont devenus riches en se mêlant de leurs affaires .se mêlent maintenant des affaires de tout le monde, depuis qu’ils le sont!.Ça n’arrange en rien, notre situation .Heureusement que nous descendons des Bretons.Et que l’entêtement est notre force! La deuxième ville française du monde (si l’on ne dépasse pas trop les limites Bleury-Sainte-Catherine) riposte gaillardement .Figure-toi que nous en sommes maintenant à deux boîtes de chansonniers! Oui Madame! Avec chacune son public bien à elle.Il y a d’abord, comme tu 6ais les “3 Castors” avec le loufoque Jacques Normand, comme ïèader; et “Le Beu qui rit” avec Paul Berval, en impitoyable toréador canayen.De plus, notre sympathique et chaud “Forum” s’est transformé pour les besoins de la cause, en salle théâtrale .jusau’au jour, n’est-ce pas, où Son Honneur le Maire de Montréal, enfin voir plus haut .Si bien que nous avons maintenant Shakespeare à notre porte., avec la troupe du Old Vic par dessus le marché, le tout via MM.Koudriatzeff et Selke .Presqu’en même temps d’ailleurs, que La Reine mère .Les journaux français, intarrisrables, lorsqu’il s’agit de la famille royale anglaise ont dû te l’apprendre.Notre souriante douairière Elisabeth, s’est payée le luxe d’un petit voyage chez-nous.Quand je dis: qu’elle s’est payée, tu vois d’ici ce que j veux dire !.Six mois hors du pays, n’ont pu à ce point émousser tes souvenirs.En ce qui a trait à la vie artistique, tu dois t’étonner du fait que je ne t’aie pas parlé de la télévision .Plus on avance dans ce domaine et plus on recule .Nous voilà maintenant acculés aux confis de Ville Saint-Laurent .Tu parles d’une trotte ! Pour une fois, dieu lui pardonne, Jack Tietoleman n’a pas le monopole des excentricités, avec Verdun! Ce qui ne l’empêche pas de passer pour être **.*.the most powerful man in the artistic co-lonny” ayant réussi à 46 ans, à trouver le voltage nécessaire, pour doter son poste de 10,000 watts, et son épouse de deux jumeaux! Au journal, les votes s’accumulent pour l’élection de “Miss Radio 1955”.Denyse Pelletier a pris la tête, et semble tenir bon.Le public écrit, écrit écrit .Denyse elle, travaille ferme à la radio et à la télévision.Elle emménage également la maison qu’elle a acheté à Saint-Marc Style canadien, et qu’elle a le bon goût de vouloir conserver tel.J’aurais encore des quantités de potins.mais je crains de t’ennuyer.Préviens toutefois Carmen Tessier, que je pourrais lui en refiler quelques uns, au besoin.Quant à France Roche, je laisse ce soin à son frère André.Je dois maintenant pondre mes papiers.Adeos.Hasta la vista! (C’est Rufi, qui m’a appris ces mots qu’il a pigés lors d’un récent séjour à la Havane).HUGHETTE On vous a moi renseigné Guylaine Guy est encore à Montréal Dans son édition en date du 14 novembre, soit la semaine dernière, un hebdomadaire local a trompé ses lecteurs en écrivant: "Guylaine Guy est partie pour la France.Nous avons interviewé la chanteuse à l’aérodrome, cinq minutes avant son départ”.C’est faux ! Guylaine Guy est à Montréal au moment où nous écrivons ces lignes.Dans un élan de réalisme, le journaliste a imaginé un aérodrome et une Guylaine Guy, valises en mains, sur le point de sauter dans l’avion.Beaucoup trop d’imagination ce journaliste.En fait, Guylaine doit partir prochainement pour la France, mais pour le moment elle est toujours à Montréal.Il n’y avait donc pas de raison d’inventer une mise en scène ridicule pour un départ.qui n’a pas eu lieu.v>.:fs0g Toronto veut-elle nous ravir Janine Gingras?C'est à !e croire.Depuis qu'elle a été proclamée grande gagnante de l'émission torontoise "Opportunity Knocks", en juillet dernier, cette jeune diseuse de Montréal est devenue la coqueluche de la Ville-Reine qui l'a adoptée en raison de son talent et de sa sympathique personnalité.Aussi faut-il craindre, si les engagements répétés de Janine Gingras à Toronto se poursuivent, que l'excellente diseuse se laisse un jour convaincre d aller poursuivre sa carrière dans cette ville.L’un des plus grands admirateurs torontois de Janine Gingras est John Adaskin, ci-dessus, directeur de l’émission “Opportunity Knocks” dont notre compatriote a été la grande gagnante cette année, parmi plus de 100 concurrents venus de tous les coins du pays.“Janine Gingras est le triomphe de la personnalité et du talent”, écrivait récemment le “Toronto Daily Star”, en la comparant à Eartha Kitt.Tous les journaux de cette ville ont été unanimes à reconnoitre le talent de notre compatriote et le public torontois l’acceuil chaleureusement chaque fois qu’elle se fait entendre là-bas.Janine Gingras vient juste de terminer une série de 15 émissions pour CBC, à Toronto.Déjà, d’autres offres lui ont été faites qui sont à l’étude.Vraiment, le succès de Janine Gingras à Toronto ést quelque chose d’étonnant.Qu’une petite Canadienne-française sans aucune prétention ait réussi, comme ça, du jour au lendemain, à s’imposer au public anglais de Toronto, cela tient presque du miracle.D’autres artistes montréalais, comme Normand, Roby, Roy, etc., ont eu leurs heures de succès à Toronto, mais ils avaient été précèdes là-bas d’une publicité que leur réputation leur méritait.Mais Janine Gingras, elle, était une parfaite inconnue quand elle est arrivée à Toronto pour la conquérir.Son mérite n’en est que plus grand.Mais si les Torontois sont très gentils pour elle et l’ont adoptée comme une des leurs, il y a quand même de bonnes chair s aue canine Gingras ne nou-i rc 'ta pas tout à fait.Car depuis que Toronto lui fait fête, Montreal et la province ont soudainement réalisé que cette jeune artiste a beaucoup de talent .Et les engagements se multiplient comme par enchantement! .Alors, Janine est heureuse de constater que les siens peuvent aussi reconnaître son talent et le mettre à profit.Depuis quinze jours, Janine Gingras est en demande partout.Après Sorel, Shawinigan et Saint-Hyacinthe, c’est Québec qui 1» réclame; on l’a vue récemment a la télévision dans “Tour de chant”, on la verra ces jcurs-ci comme invitée de “Rolande et Ro* bert”; à la radio, vous l’entendrez prochainement dans une série d’émissions dont elle sera la vedette; au cabaret, elle est «ressentie pour chanter “Aux T1'015 Castors”, après les Fêtes: eM" etc., etc.Et voilà que Janine GingraJ est lancée au pays du Quebec -parce que Toronto a d: couve ^ son talent et sa personnalité, un leçon qu’il nous faut accep • avec le sourire et qu’il ne faudr retenir.4 , 9 Radiomonde et Télémonde 20 NOV.1954 PAGE 6 COUCI * COIIÇd PAR LA P Tire VU POPULO ¦ h*4t ! -T ~.w EDGAR FRI IT 1ER ft ELI ANE DIEDRK'K dans un?scène de “l'N CAPRICE" de Alfred de Musset, piece mise en scène de Henri Norbert qu'interprêtait, samedi 13 et mercredi 17 novembre, les éleves de Norbert, sous les auspices de l'Accueil Franco-Canadien à l’école Jeanne-Mance.Ces deux représentations ont été données dans le but d’encourager les jeunes élèves d'art dramatique a se produire et à se perfectionner.En intermède à ces représentations, quelques jeunes, tels Roland Charette, Rita Bibeau, ont recite des poèmes.“Ces bonnes soirées”.que jadis, les gens passaient autour du feu, -c’est maintenant devant leur appareil de télévision qu'ils les passent.Et que ce soit bon ou non, pour les yeux, (le spécialiste en la matière, M.Raymond.le définira vendredi à “Conférence de Presse”) l'habitude en est passée dans nos moeurs.je suis, je crois l'avoir assez répété pour qu'on le sache, une enthousiaste de la télévision.Demeurer une soirée à la maison pour la surveiller est donc pour moi un plaisir.Plaisir mie, j'en conviens, à mon grand regret.La semaine dernière, j’eus des loisirs.C'est ainsi que j'ai pu regarder : •les plocffe- .qui continuent de faire ma joie.Denise Pelletier y fût inénarrable Pierre Valcour prend du metier.papa et maman Plouffe de même que leurs deux fils Napoléon et Ovide demeurent les êtres adorables que nous avons toujours connus.Et Camille Du-charme est parfait dans ce rôle de croque-mort, qu'il rend de façon à vous donner envie de prendre une assurance-vie! Une belle et bonne demi-heure vraiment, et qui se termine toujours trop vite à mon gré.•LA LUTTE".parce que Michel Normandin fait d'intelligents commentaires, parce que j'aime les comédiens adroits .et parce que ‘‘Les Petites Médisances" ont décidé que Jean Desprez et mol.étions des ferventes de ce sport réservé aux amateurs d'émotions fortes! •REFLETS** .Un nouveau “variétés” réalisé par Jacques Blouin.dans un decor très joli signé: Jac Pell.Parce qu'au programme, les Hôtes, étaient les copains Henri Poulin et sa femme Simonne Quesnel.Pour répondre aux questions de plusieurs personnes: non il n’est pas du tout vrai, qu'ils possèdent dans la vie, ces tètes monstrueuses! Bien au contraire.Simone et Henri ont toi» deux beaucoup de charme et surtout des visages sympathiques au regard intelligent.Le premier soir de “Reflets", ils étaient (défaut technique «ans doute» hideux.Dommage.Les artistes n'ont pas toujours non plus, été très heureusement photographiés.Lyse Roy mignonne comme tout, avec son petit manchon dans “Si Petite”, a donné beaucoup moins bien dans “Hymne à l’Amour”.Et ce n'est certes pas, parce qu’elle ne sait pas chanter ou se tenir en scène.Pierre Thériault a été plus avantagé.Décidément celui-là me plait.Phis je le vois et plus je suis convaincue qu'il fera quelque chose.Pierrette Lachance, est une autre travailleuse acharnée, dont les mérites sont enfin récompensés.Les chansons qu'elle a interprétées étaient difficiles à rendre, surtout dans la mise en scène, qu'on avait conçues pour elles.(Qui diable lui a demandée de 6e coucher sur le plancher pour terminer la première?» Elle s'est toutefois très bien tirée d'affaire.On n’a plus à vanter les charmes plastiques et la jolie voix de Charles Dan fard dont la personnalité est aussi forte à la télévision qu’elle l'était au cabaret.Les éclairages ne l’ont pas aidé lui non plus.Oétatls aussi charmants qu'im-Prévus.le public a pu voir au wurs de l’émission, comment on travaillait à la télévision.k*rs-*lue le micro est soudainement spparu sur l’écran .Quelques minutes après que l’on ait vu, Un machiniste chemise ouverte et de travers, venir fermer le Enfin, le soir d’une premiere, bien des événements surgissent.Attendons la prochaine telemis-sion.pour juger froidement de “Reflets” dont le principe n'eet pas mauvais.JACKIE GLEASON ET LE HOCKEY .Gleason et ses aecolvtes les “Honeyinooners” étaient a leur meilleur.Une bonne pinte de rigolade, vraiment.Le “Hockey'’ nous a fourni l’oecasion de voir une partie passionnante certes, et une inter-vioue faite par Jean-Maurice Bailly, d’un rare intérêt humain.Le gardien de buts Binette, était franchement émouvant à voir et à entendre.Et je crois que ce vieil endura de Camil DesRoches lui-même, en a été saisi Dieu! que la rencontre de gens vrais, est tonique!.A Martin, est né une belle petite soeur, qui sera baptisée tout probablement du prénom de : Sophie.La maman.Madeleine Gau-vreau.se porte comme un charme a l'hôpital Royal Victoria où elle est présentement hospitalisée.Et le papa ex-huite.Enfin ii possède un couple! Nous faisons vraiment du beau travail, a-t-il avoué avec un petit air modeste.tout plein d'orgeuil .A Monsieur et Madame Pierre Gauvreau.nos voeux les plus sincères et les plus gais.La fantaisie sur le Ciel, que l’on nous a servie ensuite, n’était plus toute jeune, mais les bons mots y roulaient à une telle vitesse qu'on s'y laissait emporter même pour la deuxieme fois .LE TELE-THEATRE SIGNE QUIRION : Décidément, Fernand continue de marcher de succès en succès, section télé-théâtre.“La Maison dans la Nuit”, pièce âpre, mettant en lumière un problème vieux comme le inonde, celui des frontières, fût enlevé de mains de maitre.Pas un instant l'action n’a faibli.C'était pourtant là.un écueil.On a sû l’éviter.La distribution était bien faite Jean Gascon.Jean Dalmain.Françoise Faucher, Robert Ga-douas.Guy Hoffman, Marche Thierry.Paul Hébert, étaient parfaitement dans la peau de leurs personnages.Chariot'e Boisjoly fût plus faible.Etait-ce dû au caractère imprécis de son personnage?Je ne saurais l'affirmer n’ayant pas lu la pièce.Enfin telle que présentée Lizl n'attirait pas la sympathie.Quant à la jeune Thérèse Ar-bic.ce fût une révélation.Inconnue hier, cette comédienne au beau visage tourmenté, ne restera sûrement pas longtemps dans l'ombre.Pour ce qui est de Monsieur Budha Bradon, j’aimerais connaître le dialecte dont M se sert.Son débit est inintelligible.Ceci mis a part, j'aimerais savoir enfin, quelles sont les normes de la censure, à la télévision?Loin de moi la fausse pudeur.En tant qu’adulte, il est des quantités de choses qui ne m'offusquent pas.Comme je le declare souvent: la vie est toute entière remplie de situations à mettre à l’index.Mais je voudrais qu’on m'explique pourquoi il y a deux poids, deux mesures?Pourquoi y a-t-il interdiction ici et droit de veto là ?Je suis très à l’aise pour parler.Je n’écris pas pour la télévision Et je n'ai rien contre Fernand Quirion.bien au contraire, il est le premier à m’avoir donné une chance à la télévision (“Carrefour des Mots”, au début, avant mon depart pour l'Europe).“La Maison dans la Nuit”, côté artistique est un drame prenant, et je le répète il fût bien rendu.Mais côté moral je n'ai pas souvent vu, deux amants se suicidant et mourant enlacés sous les yeux de la femme légitime.dans une pièce.Je ne me souviens pas non plus, avoir été temom même au cinéma, d’uns scène comme celle, où la légitime épousé, abandonnée par son époux se jette avec autant de ferveur, sur un ex-amant.Examant qu elle a d’ailleurs tenté de séduire apres avoir échoué, auprès de l’époux qu’elle avait par trop souvent trahi, semble-t-il : J'aurais passé par dessus ces details, pour ne m'en tenir qu’à l’intérêt créé par le télé-theâtre de dimanche dernier, si par moments, Anasthasie n était pas si chichiteuse.Remarquez que je ne blâme en aucune façon, Quirion de nous l’avoir donné ce drame, surtout qu'il l'a si bien fait.Mais, mais.mais.14 RI E DE GALAIS .“LES QUAT* FERS EN L'AIR” .Dieu de mes pères, que les gens sont bons quand ils le sont dans “14.rue de Galais” et qu'ils sont mauvais, quand ils 6e décident à l'ètre, dans la même émission .Quelle est détestée, la pauvre veuve Lucie Brodeur, pour empocher en accord tacite avec 6on Jules, les gros sous de l’oncle Albert! Et pourtant, quelle revanche pour toutes les honnêtes femmes! La famille Delisle est une famille sympathique.Le père, Paul Hébert 'quel beau comédien) avec son sens de la probité.» La maman qui ne réussit pas à vieillir tout à fait, malgré les problèmes que" lui cause sa marmaille: Paul (que j’aimerais, qu'il ait un défaut si petit soit-il celui-là» Louis (en train de se convenir, il était si charmant en petite canaille!) Hélène (une sentimentale, à la main de fer.) Et l'oncle Albert, au coeur jeune.à l’esprit complètement tour-neboulé par les charmes de sa modestie! (Pourquoi l’habille-t-on comme une femme bien, puisqu'elle joue les poules?Entre elle, et Madame Delisle qu'elle différence dans le costume et le comportement?).Nempéche qu’avec son beau dialogue, le sens qu’il prend de plus en plus, des “situations théâtrales”.André Giroux, est en train de faire defiler dans sa maison sise au “14 rue de Galais”, la province de Québec toute entière (Enfin là où la télévision se rend) D'après une récente enquête, de “Ma Paroisse” c’était ce télé-roman qui obtenait les suffrages du public — Bravo donc: André Giroux.Et bravo à Mimi d'Estée.Paul Hébert.Roland Longpré.Robert Ga-douas.Isabelle Richard.Maurice Gauvin.Janine Fluet et Bertrand Gagnon.“LES QCAT* FERS EN L’AIR .Je persiste à y croire, bien que la seconde émission ait été plus faible que la première.Qu'est devenu le sympathique Marcel Giguère?L'a-t-on remplacé par Lionel Daunais.fils à maman go-miné et pensionnaire de la belle Aurore?Vous le saurez mes chers téléspectateurs et je le saurai en même tempe que vous, la semaine prochaine.LA PORTE OUVERTE : .Constituera à n'en pas douter.un excellent tremplin à Gilles Peilerin, pour être sacré l’un des meilleurs comiques que nous ayions.Il y a longtemps que nous savions qu'il était drôle.Nous ne connaissions pas encore, ses dons de ‘chansonnier”.Il les affirme de façon péremptoire.Jacques demeure l’anim a t e u r parfait que nous applaudissions depuis .pas mal de temps, ma foi et dont nous parlerons encore dans vingt ans! Huaon commue sa série de caricatures par “oui-dire”, et nous prouve qu’il a l'oreille auasi fine, que la pointe de ses crayons.Quant aux ballets, ma foi.j’avoue n'avoir pas du tout pigé le premier, fait sur la chanson “Accroche-toi à ton étoile”.C'était vraiment trop compliqué pour moi.Je suis restée suspendue a la musique! Quand au second, fort beau et tout à fait “sexy” pour employer une expression chère à ces messieurs de la salle de rédaction.il cadrait mal.aveo “Le Ciel épouse la Mer” de Jacques Blanchet, chantee par le merveilleux Richard Verreault.Quelle magistrale voix il possède celui-là.Et comme il est parfois triste d'être né canadien .quand on songe à ce qu’un Ed Sullivan peut faire d'un Julius LuRosa.aux Etats-Unis!."Radlomonde «t rélémonde" es' édita par P.adiomonde Ltêe, Zll rue Gordon, a Verdun.PO.6.35S8 et imprime par la Compagnie de Publications de "La Patrie* Limitée, 180 est.rue Ste-Catberlne.SPECIAL ?TÉLÉVISIONS 17 POUCES 51 OOOO 21 POUCES 51 AÛ-OO 1 2Q-00 NOUVEAUX MODELES | GARANTIS D'UN AN LA CIE A.C.REFRIGERATION LT O.821 OUEST.NOTRE OAME UN 6-4383 Candidats Annonceurs ii en Radio et en Télévision \ Renseignements sur les positions disponibles.5 AUDITIONS POUR TOUS LES POSTES FRANÇAIS ï 'LES AUDITIONS RADIOPHONIQUES" ENRG.$ Bureau : lundi au vendredi, 7 à 10 h.p m, îj Tel.: CAlumet 0812 £ fAWAV.V.S’rt T'ocSuste** *—* LUNETTES mm REPARATIONS A DOMICILE SUR DEMAND! INC 6528, rue Saint-Denis CAlumet 9572 20 NOV.1954 Radiomonde et Télémonde PAGE 7 i vutmr VBlATOm Cinq pièces canadiennes par semaine — Jeanne Berthiaume chez Pont Neuf — L’invitation à Radio-Canada (?) — En lisant les journaux — Le Foyer change de local.Par VICTOR VICQ (OTTAWA).— Cinq pièces canadiennes, trois anglaises et deux françaises, auront été créées cette semaine à Ottawa.Il est vrai que quatre de ces pièces sont d’un acte et qu’une seule est de trois actes.Néanmoins, un tel effort de la part de no6 dramaturges canadiens demeure louable si nous considérons les pénibles conditions dans lesquelles travaillent nos gens de théâtre à cause de l’indifférence de nos dirigeants.Peut* - être aurons-de plus longues pièces lorsqu’on nous donnera un plus grand nombre de théâtre .LES TROIS “NORMAN”.Depuis plus de 15 ans, le Workshop de l’Ottawa Little Theatre lance un concours annuel de pièces d’un acte dans le but d’encourager nos auteurs canadiens à écrire pour le théâtre.A chaque année, le directeur du concours reçoit un plus grand nombre de manuscrits.Par exemple, 70 pièces furent soumises, cette année, comparativement à 55, il y a deux ans.Ces oeuvres parviennent au bureau de 1’O.L.T.de toutes les parties du Canada.Il est laissé à une personne compétente de juger de la valeur des textes soumis et de choisir les trois pièces gagnantes.Des prix de 75, 50 et 25 dollars sont attribués aux auteurs vainqueurs qui voient aussi leur pièce se faire créer par le Workshop.En plus, neuf autres pièces reçoivent une mention honorable.Cette année, des trois pièces gagnantes, 6eule la troisième, “Workers of the World”, sera présentée au public.Les deux autres ont été remisées, car l’une exige une distribution de nègres et le Workshop n’a pas d’acteurs noirs, tandis que l’autre pièce est trop osée, dit-on.Ces deux oeuvres gagnantes ont été remplacées par deux autres qui avaient obtenu une mention honorable.Les trois pièces choisies, quoique de genre différent, ont ceci de particulier: leurs auteurs sont tous prénommés Norman.Le théâtre de la rue King-Edward a donc été envahi par ‘‘Workers of the World” de NORMAN WALSH, "The Rehearsal” de NORMAN NEWTON, et “Night of Storm” de NORMAN WILLIAMS.Après avoir été créées hier, jeudi, ces pièces seront jouées jusqu'à samedi soir au Little Theatre.MM.GERARD ET GOU1N C’est ce soir, en la salle académique, que le Théâtre du Pont Neuf créera “Un songe d’une après-midi d’été”, comédie en trois actes de Raymond Gérard, et “L’Imbécile”, fantaisie en un acte de Lomer Gouin, après maintes tribulations qui, comme toujours, sont survenues à la dernière minute.L’autre midi, j’étais à parler angle Elgin et Albert, à Claire Lauzon, une de mes bonnes amies, lorsque Jean Belleau, directeur du Pont Neuf, s’amena en coup de vent et nous apprenait que le malheur s’acharnait à sa troupe, (suite à la page 19) TÉLÉVISION À QUEBEC Dimanche 14 nov.3 55—Mire 4.25— Au meuble moderne 5.25— A l'afflche-ouverture 5.30— Péplnot 6.00— L'actualité 6.30— Mlre-CFCM-TV 7.25— Out.- à l’affiche 7.30— Empire-voyage-Gagnon 7.45—La TV en pantoufles 8.00— Toast of the Town 8.00— Gen.Electric Showtime 9.30— Long métrage français 11.00— News • 11.05—This week 11.30—Long métrage 1 00—Demain à C.CM-TV O Canada - GAO.Lundi, 15 nov.3.55—Mire 4.25— Out.& l’afflche 4.30— A la Oonne franquette 5.00— Kiddies Matinee 5.15— Bobo the Hobo 5.30— Les récits du Père An^brolse 6.00— Pot Pourri 6.15— Nouvelles locales 6.20—Parlons sports 6.30— Chez Baptiste 7.00— Interview 7.15— Télé-Journal 7 J0—Auberge de la colline ?.45—Rollande et Robert 8.00— 14 rue de Galals 8.30— Paris huit heures ' 9.00—Llberace 9.30— Film 10.00— Boxe 11.00— News 11.15— Nouvelles locales et sport 11.25— Demain & CPCM-TV 11.30—Fin des émissions O Canada - G.S.C.Mardi, 16 nov.s 100—Mire - CFCM-TV 1.40—Ouv.- à l'affiche 1.45— Exp.School 2.05—Mire - CFCM-TV 4.25—Ouv.à l’affiche 5.00— Small Fry frolics 5.30— La boutique fantasque 6.00— Pot Pourri 6.15— Nouv.locales-météorologle 6.20—Parlons sports 6.30— Songs of Yesterday 7.00— Voyage 7.15— Télé-Journal 7.30— Suivez le guide 7.45— Vous êtes témoins 8.00— Michéle Tisse y re 8.30— Le survenant 9.00— Pick the Stars 9 30—Gen.M, Theatre 10.30—Chez Baptiste 11.00—News 11.15— Dernières nouvelles locales et sports 11.25— Demain à CFCM-TV Fin des émissions O Canada - G.S.O.Mercredi, 17 nov.1.00— Mire - CFCM-TV 1.40—Ouv.- à l'affiche 1.45— Exp.School 2.05—Mire - CFCM-TV 4.25—Ouv.- a l’affiche 4.30— A la bonne franquette 5.00— Fairy Tale 5.30— Club des 16 6.00— Pot Pourri 6.15— Nouvelles locales Météorologie 6.20—Parlons sports 6.30— Chez Baptist* 7.00— Voyage 7.15— Télé-J ournal 7.30— Télé Casse-tête 7.45— Salon d’automne 8.00— Pays et merveilles 8.30— Les Plouffe 9.00— La lutte 10.15— Georges Guétary • film 10.30— C'est la loi 11.00—News 11.15— Dernières nouvelles locales et sports 11.25—Demain à CFCM-TV Fin des émissions O Canada - G.S.O.Jeudi, 18 nov.3 25—Mire - CFCM-TV 4.25— Ouv.- à l’afflçhe 5.00— Hopalong Cassidy 5.30— L'ile aux trésors 6.00— Pot Pourri 6.15— Nouvelles locales -météorologie 6.20—Parlons Bports 6.30— Songs of Yesterday 7.00— Voyage 7.15— Télé-Journal 7.3')—Toi et mol 7.45— Croyez-le ou non 8.00— Les Idées en marche 8.30— L heure du concert 9.30— Variétés Show 10.30— Film 11.00—News 11.15— Long métrage français 12.45—Dernières nouv et Sports 12.55—Demain à CFCM-TV O Canada G.S.C.Vendredi, 19 nov.3.25— Mire - CFCM-TV 4.25— Ouv.à l’affiche 4.30— A la bonne franquette 5.00— Story of civilisation 5.30— Grenier aux Images 6.00— Pot Pourri 6.15— Nouv.- météorol.6.20— Parlons sports 6.30— Chez Baptiste 7.00— Voyage 7.15— Télé-Journal 7 30—Film 7.45—Coup d’oeil sur le passé 8.00— La science en pantoufles 8.30— Holiday In Paris 9.00— A l'auberge 9.30— Croisade en Europe 9.50—Film 10.00— La boxe 11.00— News 11.15— Dernières nouvelles et sports 11.25—Demain à CFCM-TV O Canada Samedi, 20 nov.3.55— Mire - CFCM-TV 4.55— Ouv.- à l’afflche 5.00— -lass Jeunes savants 5.30— Tic Tac Toc 6.00— Pot Pourri » 6.15— Nouvelles locales et météorologie 6.20— Parions sports 6.30— Regards sur le Canada 7.00— Voyage 7.15— Télé-J oumal 7.30— St-Georges et qfS amateurs 8.00— Jackie Gleason Show 9.00— Chacun son métier 9.30— Hockey 10.30— Music Review 10.45—Samedi - Sports 11.00— News ’ 11.15— Long métrage français 12.30— Dernières nouvelles et sports 12 40—Demain à CFCM-TV Un des émissions O Canada - G.S.O.*uun4.du vieux.tZuêvec Avec Le veineux Grande innovation à Québec: St-Nico las sur les ondes de CKCV.- - “Fête au village” à la TV locale.— “Re ndez-vous avec Colette” à CKCV.* — Nouvelle s et potins.ST-NICOLAS SUR LES ONDES DE CKCV Depuis quelques années déjà le grand personnage qu’est St-Nico- las fait quelques brèves apparitions à Québec à l’epoque des Fêtes.Mais cette année le bon saint fera un séjour d’un mois dans la Vieille Capitale.Il établira ses quartiers-généraux au Syndicat de Québec et il a choisi les ondes de CKCV pour transmettre ses messages quotidiens, du vingt-quatre novembre au vingt-quatre décembre inclusivement.Déjà on a commencé à préparer la venue de Saint Nicolas.Chaque jour on l'invite à dire quelques mots aux enfants à cinq heures et quinze sur les ondes de CKCV.Et on est à lui préparer une grande parade pour le jour de son arrivée.Cette parade quittera le Palais Montcalm à deux heures et demie, samedi le vingt-sept novembre pour se rendre à St-Roch en passant par la rue St-Jean, la Place d’Youville, la Côte d’Abra-ham et la rue de la Couronne jusqu’à la Place Jacques-Cartier.A cet endroit, une grande manifestation pubiicjue aura lieu.On compte même sur la participation d'un ensemble choral réputé.Le tout sera irradioé par CKCV.Au nombre des autres préparatifs mentionnons le grand concours qui se terminera le jour de l’arrivée de St-Nicoîas.On a distribué aux écoliers et écolières de douze ans et moins un feuillet spécial sur lequel ils doivent colorier l’image de St-Nicolas.Ceux et celles qui donneront ainsi le meilleure apparence à ses riches vêtements d’évêque se verront attribuer de beaux prix.C’est dès mercredi le vingt-quatre que le saint patron des écoliers commencera à leur dire de jolis contes de Noël sur les ondes de CKCV.Chaque jour à cinq heures et quinze il leur présentera des personnages nouveaux et leur réservera d’agréables surprises.Deux Jours après son arrivée à Québec, soit le 29, St-Nicolas recevra les enfants à son trône de deux heures et trente à cinq heures, et ce jusqu’à Noël.Mais dès maintenant les jeunes peuvent se récréer, tout le long du jour, dans le fameux petit tr»i„ du Syndicat.m Heureuse initiative que celle d présenter St-Nicolas aux jeune! québécois.Il leur aidera à bien préparer la fête de Noël, dam une atmosphère bien chrétienne Tous et toutes sont donc invités à rencontrer au Syndicat et à écouter à CKCV celui qui a toujours été connu comme le véritable protecteur des enfants et iè patron des écoliers, le bon, l’in, comparable St-Nicolas.A la radio, l’équipe de production comprend René Constanti-neau, André Duchesneau et Marcel Leboeuf, assistés d’un groupe d’excellents artistes, dont les Pe-tits Chanteurs à la Croix de Bois que dirige M.l’abbé Georges Marchand.“FETE AU VILLAGE” A LA TV LOCALE Tout le monde sait quel grand succès a remporté depuis quel-ques années la série d émissions radiophoniques présentées à Ra-dio-Canada sous le titre: “Fête au Village”.A titre d'essai on a entrepris une série semblable à la télévision.Elle a débuté il y a environ un mois et demi à CBFT et CBOT.Le huit novembre CFCM-TV a également inscrit cette série à son horaire.Ce soir-là l’émission avait été réalisée à Deschambault, comté de Portneuf.Il va de soi qu’il ne s’agit pas d’un programme réalisé en studio.Comme pour la série radiophonique, on nous transporte dans une maison de village, où il n’y a pas de recherche, pas d’apprêts compliqués: seulement de la spontanéité, du naturel, l'expression de la joie de vivre, de la sincérité et de la bonne et franche hospitalité de nos campagnards.Le film ainsi que le montage technique sont l’œuvre d'un studio privé : Benoit, Detonnancour, Films, de Montréal travaillant ~>our le compte de la Société Ra.:i-Canada.L’animateur et réalisau.ur est, comme a la radio, Roland Lelièvre.La télémission de lundi prochain, le 22, nous transportera à Petite Rivière St-François, et celle du 6 décembre à St-Alexandre de Kamouraska.Il est à remarquer en effet que “Fête au Village” passe à l’antenne de CFCM-TV une fois par quinzaine seulement, le lundi soir à dix heures.“RENDEZ-VOUS AVEC COLETTE” A CKCV Une émission musicale qui tranche sur toutes les autres et qu’on a grand plaisir à écouter, c’est "Rendez-vous avec Colette”, que CKCV retransmet le jeudi soir à neuf heures et trente.C'est une réalisation d’Yvon Dufour aux studios de CKCH, Hull, avec textes rédigés et lus par Claude Brousseau.Tous deux ont fait leurs premières armes radiophoniques dans la Vieille Capitale.Colette est une excellente diseuse qu’accompagne l'orchestre de Cammie Howard.Un ensemble vocal est également au programme; on l’a baptisé “Les Débonnaires”.Le programme de cette semaine est le suivant.Colette chantera quatre pièces: “Comme un enfant qui est puni”, “Barbara ”, “Tu te moques”, "Le piano du pauvre”.De leur côté “Les Débonnaires’ ont choisi: “Paris-Canaille” “Maria Christina”, cependant que l’orchestre jouera: “Grands Boulevards” et “Quand tu danses”.NOUVELLES ET POTINS Nos meilleurs vœux de complet rétablissement vont à Marcel Huard de CHRC.U fut hospitalisé il y a quelques semaines.* * ?C’est maintenant décidé: d* tous les postes qui étaient en lice CKCV a été choisi pour envoyer un reporter auprès des troupes canadiennes en Europe.C® Freddy Grondin, candidat tou désigné, qui a alors été char,, de cette tournée de reportage» et intervews outre-mer.Il QU1 _ tera Québec au début de deoem* bre et sera de retour pour ** (suite à la page 9) MADAME FERNANDE LANGLOIS, soprano-lyrique bien connue à la radio québécoise, était récemment l'artiste invitée au programme “Vive la canadienne” du poste CJMS de Montréal.PAGE 8 ^ © Radiomonde et Télémonde 20 NOV.1954 Contraste insuffisant "Les petites médisances" nous quitteront.C'est dommage.La formule était aimable et le tout parfois spirituel.Pierre Chouinard — il s'est fait couper les cheveux, entre parenthèses — raconte en blague que Jacques Normand est son Pyrénée (pire aîné).pour compenser la crinière sacrifiée au Figaro de Pierre Chouinard, Gaby Gascon se laisse allonger ses mèches bouclées .à cause des trois Molière.Gisèle Schmidt ne se plaint pas mais, depuis qu'elle est de 'Ce soir", elle a dû aller chez le coiffeur quatre fois en une semaine.Il n'y a pas que l'argent qui compte mais le temps, si difficile à trouver.Je savais que Françoise Moreau était la providence des réalisateurs, mais j’ignorais qu'elle est aussi celle des comédiennes.Les artistes qui se trouvent prises, entre deux émissions, avec une échelle dans leurs bas peuvent trouver des nylons à leur point chez Françoise.Hughette Proulx, depuis qu'elle a reçu de Mae Seguin un joli briquet noir "made in Japan" nous affirme que le Colibri (souvent promis mais jamais donné) de Paul-Emile Corbeil fonctionne i ravir., L'avantage de vivre en pays communiste, pour un artiste, c'est, d'après Jean Duceppe, qu'ils ont le Tchékov obligatoire.Demandez à Maurice Desjardins de vous raconter ses histoires de psychiatre.Jean Gascon m'a emballé dimanche soir au téléthéàtre.Et je n'ai su qu'après que Guy Hoffman avait, ce soir-là, une névralgie qui le faisait terriblement souffrir.Il a fallu qu'on me le dise.Les réalisateurs qui ont des émissions à Ville St-Laurent sont tous très découragés.L'un d'eux, et non des moindres, refuserait, dit-on, de travailler là-bas, tant qu'on n'aura pas amélioré les facilités techniques.Après avoir vu et entendu Bouda Bradon au théâtre, à la radio et à la TV, je me disais que ce comédien était uniformément braillard, larmoyant et mauvais.Il a été dimanche incompréhensible.Cest le bouquet.Jean Paquin et André Rufiange jouent aux fléchettes ensemble, sur le mur de l'appartement des Paquin.Attention à la note, quand viendra le temps des réparations.Louis-Charles Gascon est un fervent admirateur de l'Espagnole Germaine Moreno, depuis qu'il a trouvé deux de ses disques chez Jules Jacob.Philippe Robert a été pris en flagrant délit de lecture de texte, samedi soir dernier.Normalement, il ne devait pas être dans le champ.Quelle binette télégénique que celui du gardien de buts substitut des Canadiens * Dès que Camil Desroches ou Jean-Maurice Bailly ouvraient la bouche, on avait envie de dire: Mais fermez-vous donc et laissez-le parler ! L'émission Molson, à CKVl, "Le docteur de chez-nous", ne prendra les ondes que le 13 décembre, au lieu du 6.Edgar Fruitier trouve que les prix, chez Desjardins, ne sont pas â la portée des comédiens qui débutent, La parade des complexes d'infériorité recommence, à Radio-Canada.Voilà maintenant qu'on est allé chercher Mme André Malavoy pour présenter la leçon de cuisine, à l'émission féminine que réalise Yvette Pard.Personnellement, j'avoue que Mme Malavoy est très folie, qu'elle a un sourrie ravissant.Mais on se demande pourquoi personne n a pu trouver une Canadienne capable d'avouer aussi gentiment: "Je ne connais rien à la cuisine.Si vous voulez, nous allons apprendre ensemble".Comme dirait Jean Desprez, à compétence égaie, la préférence aux nôtres.Pour une fois que l'égalité était facilement accessible .Henri Poulin, brave comme pas un devant une machine à écrire ou un micro de radio, a eu la frousse devant la caméra.Mais c'étaient ses débuts.Donnez-lui encore deux émissions et., Parmi les visages nouveaux qui ont fait excellente impression: Victor Désy dans "14, rue de Galais" et Thérèse Arbic dans "La maison de la nuit".Avez-vous vu la photo de Gina en page couverture de "Life" ?Comme dirait André Lecompte: "Maman, viens chercher ton garçon !" Jacques Normand voudrait faire débuter au cabaret la chanteuse Colette Dufault.Bien lancée, cette diseuse d'Of-tawa deviendra la Gréco du Canada.Pierre Stein célébrera à la fin du mois l'anniversaire de son entrée à CB FT.Papa Lelarge est parti pour fa France avec sa Buick neuve dans ses bagages, ^ndré Mathieu s'est mis au ginger-ale et au steak, en prévision du pianothon qu'il entreprendra.Le record à battre, détenu par Wn Allemand, est de 17 heures 18 minutes.Le poupon des Jean-Paul LePailleur pesait 8 livres et s'ap* pelle maintenant Danielle.Le Télé-Théâtre met à (affiche une nouvelle pièce de Marcel Dubé ' Chambre à louer", un texte original de Marcel Dubé, sera la prochaine pièce à l'affiche du Télé-Théâtre, dimanche soir, 21 novembre, de 9 h.30 à 11 heures, à CBFT et CBOT.Notre première comédienne des ondes montréalaise»» JULIETTE BELIVEAU joue le rôle important de Mlle Emilien au populaire roman radiophonique de Roger Ma rien “A l’ombre du clocher" entendu tons les soirs, du lundi au vendredi à 8 h.15, au poste CKAC.* Près des murs du.(suite de la page 8» Noël.Ses préparait^ vont bon trahi; U a déjà reçu plusieurs vaccins, fait tirer sa photo, rempli des formules de demande de passeport, etc.On lui souhaite un bon et fructueux voyage.• • • Puisqu’il est question de tournée, signalons que les Collégiens-Troubadours, quatuor vocal de la Vieille Capitale, en feront une en Floride, au début de l’an prochain.Sous le patronage du Centre d'Art de Ste-Adele et de sa directrice Mlle Pauline Rochon, ils .visiteront Tampa, Safety Harbour.St-Petersburg et Clearwater.Bon voyage, bon succès.• • • Lors d'une récente émission de “Maria Chapdelaine” à Radio-Canada, le réalisateur Jacques Gauthier a vécu des minutes angoissantes.En revanche, il a menacé de commettre un meurtre.radiophonique.En passant, signalons que cet ex-québécois manifeste beaucoup de courtoisie et d'obligeance envers ses amis de la Vieille Capitale qui lui rendent visite dans la métropole.• • • Pierre Boucher, directeur des Comédiens de Québec” et déjà vice-président de l’Uràon des Artistes vient de se voir confier le même poste dans une nouvelle organisation.Il s’agit de l'Asso-oiation des Anciens boursiers du gouvernement français.Félicitations, • • • Deux autres ex-québecois bien satisfaits de leur sort dans la métropole: Yolande Roy, tou- jours souriante et jolie; Albert Brie de CJMS qui envisage la prochaine saison avec enthousiasme et confiance.• • • ,C’est lundi prochain le 22 que Chris to Christy doit quitter Hollywood pour rentrer à Québec.Espérons qu’il reviendra satisfait de son voyage.• • • On peut travailler pour des postes concurrents et avoir des problèmes personnels semblables.A preuve, une récente conversation entre deux jeunes pères de famille: Georges Patry de CH-RC et André Duchesneau, de CKCV.Il semble que leurs rejetons ont des points en commun.• • • René Collard de Radio-Sport CKCV a fait un véritable "hit" avec son exposé, lors de la récente clinique de Broadcast News au Château Frontenac.• • • Parmi les ex-québecois présents à cette occasion on remarquait Clovis Dumont, de CHRD, Yvon Dufour et Claude B rousseau, de CK CH, Magloine Gagnon, de CK TR et Paul Boudreau, de CKAC.Marcel Dubé a débuté comme auteur dramatique à la “Jeune Scène", alors qu'il fréquentait encore le collège.Cette jeune compagnie a vu le jour grâce à la collaboration de Guy et Lorenzo Godin.Pierre Paquette et Louis-Georges Carrier, réalisateur à Radio-Canada, qui sera chargé de la mise en ondes de “Chambres à louer".De Marcel Dubé.on connaît “De l’autre côté du mur" et “Zone", qui a valu à son auteur 1« Prix Calvert 1953, et le trophée Bessborough.La version définitive de cette piece qui a consacré la “Jeune Scène”, et Marcel Dube comme auteur dramatique, sera probablement présentée cette année par la troupe.La “Jeune Scene” se propose, en outre, de ne présenter que des pièces canadiennes.“Nous croyons, dit son directeur, Marcel Dubé, que ce’st par les auteurs canadiens que le théâtre a le plus de chances de vivre.Nous voulons présenter des pieces qui soient simples et facilement accessibles à un vaste public.Nous voulons aussi noua entourer de gens qui sc donneront avec sincérité et désintéressement à notre mouvement".Les interprètes de “Chambre à louer" sont: “Moman", Blanche Gauthier; Albert, Jean Duceppe; Joseph.Jean Lajeunesse; Simone, Janine Sutto; François, Guy Godin; Francine.Monique Miller; Adrien.Jean Saint-Denis, Jack, Yves Létoumeau; Tit-Paul, Hubert Loiselle; Arthur, Edgar Fruitier; le Spectre du pere, Jean-Louis Paris.Monique Miller et Guy Godin, on s’en souvient, sont les deux interprètes qui ont créé les personnages attachants de Ciboulette et de Tarzan sur la scène du Gesù, à Montréal, de même qu'à Vancouver où eut lieu le Festival National Dramatique, en L’action de “Chambres à louer" se déroule, comme l’action de “Zone”, dans un quartier populeux de Montréal, dans cette périphérie anonyme des métropoles où se confondent a la limite prolétaires et bourgeois, dans uns même réalité: survivre.Ecoutons plutôt Marcel Dubé nous parler de sa nouvelle piece: ‘ Mon drame se passe dans uns famille canadienne française de Montréal.C'est en effet une famille mi-prolétaire, mi-bourgeoise, où régné un certain esprit, comme dans toute famille Le père est mort, mais les fils, la fille et la mere ont pris certaines habitudes de vie, certaines façons de se comprendre qui font qu ils sont “entre eux”.Et l’on verra comment cette intimité peut être vitale lorsqu’un autre personnage, dont nous nous en voudrions de révéler l’identité où le rôle dramatique qu’il joue, fera son apparition dans “Chambres à louer”.C’est Louis-Georges Carrier qui réalisera “Chambres à louer." Carrier est lui-mème auteur dramatique, puisqu’il a écrit “Don Quichotte”, que la Jeune Scène espère monter cette saison.Au Théâtre d’été, à CBFT.il a présente le “Joueur de bcules ”, une autre pièce où les sentiments sont constamment mis à nu.De plus, il a présenté n juillet dernier, au Sun Valley Farm, une comédie-vaudeville, “Papalon le dynamique”, qui fut interpretee par* la Jeune Scène.Il a également fondé une troupe qui a eu ses succès.“Les Comédiens du Mont-Royal".Avant de passer à la télévision, Louis-Georges Carrier a réalisé pour la radio des émissions comme la “Chronique des Pas-quier.On en fit une chanson et Ce pays que nous sommes.” Les décors de “Chambres à louer sont signés Jac-Peld.La réalisation technique a été confiée à Roger Morin.1952.Bientôt! B # Bientôt! 20 MOV, 1954 Radiomonde et Télémonde PAGE * O Vofei dès maintenant pouf votre tav Toutes les artistes de la radio, du Cinén de la Télévision, soit de Québec, Mon Ottawa, Hull, Sherbrooke, etc., sont blés.Remplissez le coupon ci-dessot faîtes-le parvenir à Rodiomonde , Gordon, Verdun.MONIQUE LEYRAC CHRISTIANE DELISLE Veuillez enregistrer mon vote pour & mon avis, devrait être couronnée 'Miss Radio-Cinéma-Télévision 1955”.Mon nom est Adresse Ce coupon doit être mi* à la^oslc avant minuit mardi prochain.Apre?cette date.U ne sera plus valide.No 4 MONIQUE CHAULER REJANE HAMEL Mariette duval CLAIRE CHOPIN PIERRETTE LACHANCE GABY LAPlANTE • Rodiomonde et Télémoode • PAGE 10 20 NOV.1954 f>Oi/POM DE i/om T/OA/ Homme de cent métiers Yvon LEROUX aspire à son cent unième Le beau temps de dimanche m'avait incité à aller faire une promenade.Je poussais donc ma voiture d'un coup allègre d'accélérateur vers le bas de la ville.J'adore le port de Montréal et ne manque jamais l'occasion, lorsque le loisir m'en est donné, d'aller rêver sur les quais.Les quais de Montréal ne ressemblent pas aux quais de Paris.Ils ressemblent aux quais des ports de mer.De sentir le fleuve qui coule comme une tranchée ouverte vers l'océan me donne des frissons de départ.j’étais donc assis dans ma voiture, rêvant aux escales lointaines .le ciel est bleu.la mer est verte, lorsque j’aperçus un homme.un pied sur le rebord du quai, en proie, me sembla-t-il, aux mêmes rêveries.Je poussai une exclamation en reconnaissant le comédien Yvon Leroux.—“Yvon!” criai-je, "Qu’est-ce que tu fais là?” Il se retourna, me reconnut, et vint vers moi en riant.—“Mais, mon cher, je suis ici T Il a le physique brun des danseurs de tango, la séduction des Don Juan qui rroulent les r, mais il voudrait jouer surtout les grands premiers rôles dramatiques.Et CYRANO aussi: "Je sais le rôle par coeur, et j’ai sur son interprétation des idées personnelles.Je le jouerai un jour.quitte à monter le spectacle moi-même !” dans mon quartier.J’habite rue Davidson, tout près des quais.D’ailleurs je les connais bien, ces quais, pour y avoir exercé un de mes cents métiers.” —“Cent métiers imaginaires .tu veux dire! Tu travailles un rôle de débardeur, je suppose?” —“pas du tout .je dis bien cent métiers.Et puisque tu parles de débardeur, je te dirai que j’en ai été un.un vrai.” Je l’examinai.C’était bien possible après tout.Son aspect physique dégage une impression de force musclée, de cette force réelle que cachent les faux maigres.Je l’imaginai, vêtu d’une chemise et de blue jeans, déchargeant la cargaison d’un navire.Très “Water Front”.C’était tout à fait vraisemblable.Il reprit.— “Je suis un enfant du peuple, moi.Je ne suis pas devenu comédien à cause de l’ambiance artistique qui a baigné mon enfance.Je suis né dans un milieu de travailleurs que je respecte.Je n’ai fait qu’une sixième année et le reste, je l’ai appris comme j’ai pu.J’ai obéi à un sentiment inté-rieui oui m’a poussé vers la comédie.Et puis, j’ai rencontré des gens qui m’ont fichement aidé.Mais mon véritable apprentissage je l’ai fait dans la vie.J’ai commencé jeune à travailler comme beaucoup d’autres.J’ai fait tous les métiers qui s’offrent aux jeunes qui n’en ont pas.J’ai été caddy au golf, commis-livreur d’épicerie, placier de cinéma, messager.Parfois en même temps avec une job le matin, une autre l’après-midi et une troisième le soir.J’ai connu les gros salaires de $12 par semaine.Dix dollars avoués et deux que le patron me refilait en cachette.Parce qu’il m’aimait bien, disait-il! Ja’i appris par la «uite qu’il faisait ça avec tous les employés.Ça donne une philosophie de la vie, ça!” — “Tu es né dans ce quartier?” —“Non, à Saint-Eustache.Ma famille est venue s’installer à Montréal, il y a douze ans.C’est ici.que j’ai travaillé comme débardeur, chapelier, menuisier, gérant chez un tailleur.après trois jours d’emploi — je n’ai jamais compris pourquoi!” —“Et çà a commencé comment, la comédie?” —“Par les- femmes, figure-toi.Je sortais alors avec une adorable petite blonde qui avait une tante bachelière.Cà m’impressionnait.Elle m’a conseillé de poursuivre mes études.Je me suis inscrit aux cours du soir à l’Ecole Normale.Il fallait bien le jour que je continue à travailler.Français, sténo, algèbre.C’est alors que j’ai connu Monsieur Durand, professeur à Normale.Il dirigeait une troupe de théâtre qui donnait des spectacles autour de Montréal.Il m’a demandé de jouer pour lui.Ça m’agréait.J’ai accepté.On sortait de la ville quatre ou cinq soirs par semaine.On jouait trois ou quatre rôles par pièce.Le vrai apprentissage, quoi! Je travaillais alors, le jour, dans un moulin à farine: comme balayeur.Tu te rends compte un peu de ce que ça peut être que de balayer le plancher d’un moulin à farine.J’en sortais le soir blanc comme un éperlan.J’aurais pu passer en scène directement et jouer les Pierrots sans autre maquillage.C’est alors que suis entré au studio de Sita Riddez.Cetait en 1949.Chez Sita, je me suis mis à travailler avec enthousiasme.L’at- , wS .£ V-.-:*-.-J Quand il le veut aussi, il quitte son air de gentleman.Le trench-coat savamment négligé, l’oeil chargé de noirs projets il ressemble à un voyou.L’homme aux cent métiers les oublient pour se mettre dans la peau de ceux dont la spécialité est de n’en avoir aucun.mosphère était merveilleuse.Sita savait sortir de nous tout ce qui pouvait en sortir.Nous avions eu une idée qui pour moi a été le coup de chance.Nous avions organisé des représentations d’élèves sous le titre THEATRE DEVANT LA CRITIQUE.Nous avions monté LA LIGNE DE COEUR dans le salon même de Sita.Cinquante chaises pliantes, un plateau de 12 pieds par 14, une seule porte dans le décor, celle du salon et sept personnages évoluant en scène dans un bal masqué.Nous avions invité Jacques Auger, Claude Sutton et Louis Morrisset.Six mois, oui, six mois plus tard, Claude Sutton m’appelle et me confie un rôle dans RACONTEUR TE CHEZ NOUS.Et c’est alors que se produit un véritable miracle, une chance inouïe que je ne m’explique pas encore.Trois semaines après, n’ayant à mon crédit que deux émissions, je me trouve, sept jours plus tard, dans la peau de Jean-Paul Renaud, un des personnages de METROPOLE Pour un débutant, un bleu, c’était une chance inouïe.J’en suis encore abasourdi.A partir de ce moment, ç’a démarré.J’ai pu bientôt quitter mon emploi dans la confection pour homme qui avait succédé, entre temps, à celui de balayeur dans le moulin à farine.Je suis devenu comédien, mon centième métier.” — “Est-ce qu’il y en aura un cent unième !” — “S’il y en a un, ce sera celui de la mise-en-scène.J’en ai fait.J’ai assisté nos meilleurs metteurs-en-scène: Pierre Dagenais, Robert Rivard, le Père Legault, Mario Duliani.J’ai aussi assisté Jean Doat pour “Jeanne au Bûcher”.J’ai aussi étudié la réalisation radiophonique avec Jacques Gauthier”.— “Et comme projet?” — “J’aimerais ressusciter une troupe que j’avais fondé avec mon meilleur ami Laurent: "Le Petit Théâtre de Montréal”.Cà viendra, t’en fais pas ! La dessus je te quitte, j’ai une émission qui m’attend à CKVL”.Et comme Yvon Leroux s’éloignait vers les petites maisons basses de la rue Davidson, je me dis en regardant sa silhouette mâle que sûrement il avait raison d’avoir confiance.Que ça réussirait puisqu’il avait tout réussi jusqu’ici.Urf métier de plus quand on en a déjà cent, il n’y a pas de quoi énerver un gars solide qui en a vu d’autres.Pierre SIMON.Un maître et vingt-sept conseillers municipaux à une représentation du Théâtre du Nouveau-Monde.C’est une chose vraiment unique dans l’histoire du théâtre canadien et dans l’histoire de notre municipalité.Mardi soir, le 9 novembre, lors de la première représentation, au théâtre du Nouveau Monde, de trois pièces en un acte de Molière, il y avait, dans l’assistance.Son Honneur Me Jean Drapeau.Maire de Montréal, ainsi que Mme Drapeau, accompagnés de vingt-sept conseillers municipaux, qui avaient cordialement répondu à l’invitation que le T.N.M.leur avait faite, de venir passer une soirée de théâtre, pour oublier les nombreux problèmes avec lesquels ils sont aux prises durant la journée.Le maire et les conseillers ont tellement aimé le spectacle qu’ils sont restes, après la représentation, à causer, pendant plus d'une demi-heure avec les directeurs du théâtre et les comédiens.Et tous parlaient J?»** | • I Photo prise le soir de la première des FARCES de Molière par le Théâtre du Nouveau-Monde, représentation auqueile assistaient M.et Mme Jean Drapeau et plusieurs conseillers.Sur notre photo, alors que ceux-ci étaient montés sur la scène après le spectacle pour remercier et féliciter les artistes, de g.à dr., en bas: Jean Gascon, Mme Jean Drapeau, J.-R.Ouimet, Pierre DesMarais, Jean Drapeau, Charles Mayer.Derrière: Pierre Gascon, L.Sigouin, G.-R.Sauviat, Dr.A.Guilbault.de la même chose: du spectacle qui venait d’avoir lieu et des projets de construction d’un théâtre municipal répondant aux besoins des troupes locales.Il faut dire que le spectacle que présente actuellement le Théâtre du Nouveau Monde, est un spectacle tout à fait exceptionnel.Dans un décor ravissant de Robert Prévost une mise en scène étourdissante de Jean Gascon et de Jean Dalmain, une musique de scène très jolie de Pierre Philippe, directeur musical des Frères Jacques, et une chorégraphie alerte de Marc Beaudet, onze comédiens, dont Guy Hoffman, Monique Leyrac, Henri Norbert, Germaine Giroux, Gaétan Labrèche, Gabriel Gascon et Monique Miller, jouent trois courtes pièces irrésistibles de Molière : Le Mariage Forcé; Sgana• relie et Jalousie du Barbouillé.En sortant de la représentation, tous les spectateurs tombent d’accord sur le fait qu’ils n’ont jamais tant ri de leur vie C’est un spectacle qu’il faut voir coijte que coûte.La BIBLE vous PARLE J’ai vu le méchant inspirant la crainte, il s’étendait comme un arbre verdoyant.J’ai passé, et voici qu'il n’était plus; je l’ai cherché, et on ne l’a plus trouvé.(Ps 37, 35-36.(Texte choisi par la Société catholique de la bible).POUR LES PETITS u Les SAMEDIS de ZEZETTE COURS DE CHANSONNETTES ENFANTINES DE PARIS avec JEANNE COUËT PREPARATION A LA SCENE — A LA TELEVISION Tel.WE.6827 — après 6 heures p.m.Au Théâtre du Nouveau Monde tous les soirs à 9 heures sauf dimanches et lundis '~]twJl.UN ECLAT DE RIRE CONTINU PRIX DES PLACES: $2.25 et $1.75 (taxes incl.) .6-5711 REFRIGERATEURS S^^Ç.OO s o y yi A u avec : ans S*|^^00 LA CIE A C REFRIGERATION LTD.»j., , , j ; jutST N 0 T P f • 0 A V t 20 NOV.1954 ^ • Radiomonde et Télémonde • PAGE 11 la chronique de mimi (Testée LES QUAT’FERS EN L’AIR: j'aurais voulu vous en parler au lendemain de la première, mais j'avais tant de premières à vous raconter qu’il m’aurait presque fallu deux colonnes.J'ai eu beau essayé de tasser les paragraphes, quand le rédacteur les a mis en rangs, même serrés comme des sardines, il a fallu couper dans mes textes.Je me suis donc résignée à attendre cette semaine pour vous parler du barbier Exubert, de sa femme et de ses amis.GRATIEN GELINAS dans un nouveau spectacle toutes les semaines, c’est une rentrée qu'on attend depuis le départ de la radio du "Train de Plaisir’’ qui devait partir pour ne plus jamais revenir.Un spectacle genre revue, fait de traits d’esprit, de 'gags’, sans relations entre eux et la vie des personnages, a semblé à Monsieur Grelin as, un tour de sorcier au-dessus de ses forces, il a cru pdus prudent (à l’exemple de Jackie Gleason) de s’appuyer sur une trame, sur une histoire: celle des aventures domestiques d'un personnage et de son entourage Il nous est donc revenu un Gélinas plus humain, un auteur moins intéressé à la phrase-flèche, qu’à: la peinture d un milieu réel, à des tranches de vie croquées sur le vif, à des instantanés d’un barbier, martyr bienheureux de sa douce moitié, qui gouverne sa maisonnée à coup de dizaines de chapelet.Un salon de barbier ou s'agite tout un petit monde archaïque, coloré délicieusement naïf, riche d'un bagout sonore, alimenté par l’inépuisable esprit d'invention de l’auteur, qui enfin consent à partager avec ses interprètes les flèches de son génie comique, car il, est à remarquer que dans cette première émission, il avait pris soin de distribuer équitablement des munitions à chacun de ses personnages et c'est JULIETTE HUOT qui pour cette première bataille mettait le feu aux poudres, et quel feu ! Je crois que j’ai déjà eu l'occasion de signaler le jeu de cette belle interprète et dire quelle saveur elle peut donner: a la peur, a la colère, a la bonté, a l'amour, toutes ses mimiques sont comme mouillées de bonté, même ses colères sont attendrissantes.JEAN-PIERRE MASSON dès l'ouverture a donné le ton, si je puis dire, il crachait du salpêtre.EDDY TREMBLAY déploya tant de bonne humeur avec son authentique bedon qu’on oubliait le joueur de saxophone pour applaudir à un nouvel interprète comique, et ici j'ouvre une parenthèse pour féliciter le directeur qui s'est donné la peine d'élargir le cercle des acteurs de compositions, pour chercher à l’orchestre chez les bruiteurs des nouvelles figures qui ne tarderont pas à devenir de nouvelles étoiles de la joie.MARCEL GIGUERE virtuose des bruits radiophoniques, prend soudaui une belle revanche sur les premiers prix de diction.Les bégaiements (.naturels?de Marcel lui valurent la moitié de sou succès PAUL BERVAL dans son Italien était parfait, (et combien j’ai regretté qu'il renonça si vite à cet extrait d'opéra).HENRI POITRAS et les autres tous les autres méritent les plus vifs éloges.GUY PARENT a décroché depuis longtemps ses lettres d'investiture de chevalier de la réalisation, il vient de gagner un nouveau galon.un seul regret.trop de plans éloignés, je regrettais de ne pas voir mieux les jeux de physionomie, de ne pas voir plus gros, plus grand, c’est-à-dire: davantage.au fait, j’en aurais bien regardé une demi-heure de plus ! ?B ?C'ETTE SEMAINE en rentrant de 'T4 rue de Galais” ou je laissais ANDRE GIROUX consoler une JANINE FLUET atterée, désolée d’avoir si bien» joué son rôle de tigresse, d’avoir si bien torturé l'oncle Albert qu'elle s'est vue reprocher ses infidélités par les caissières d'un Steinberg.En rentrant dis-je, j’ai ouvert ma télévision assez vite pour apercevoir une seconde LIONEL DAUNA1S le nouveau chambreur’ du barbier Exubert.Bravo ! Daunais.J’ai enfin pu regarder LA PORTE OUVERTE sur JACQUES NORMAND, un Jacques plus en forme, plus en voix, plus ailé que jamais.Hier, au milieu du ballet de Mme Ludmilla Chiriaeff, j’avais comme idée que Jacques allait entrer dans la ronde d'empoignades, d’étreintes.de fuites et se mettre à danser avec eux.GILLES PELLERIN dans son monologue a été pour moi une révélation, je l’avais bien déjà remarqué l’hiver dernier dans les défuntes caves de St-Germain-des-Prés, mais jamais comme hier soir.Puisqu il faut des comparaisons pour goûter les choses et les gens, je dirais qu'il a le secret du génie comique d’un JACKIE GLEASON doublé da l’esprit d’un GELINAS (sans l’amertume).PELLERIN est le premier chansonnier canadien né du Canada .sauf erreur, je crois qu'il n'a jamais mis les pieds dans une boite à chansonniers Parisien.Pour fermer La porte ouverte' la très jolie voix de RICHARD VERRE AULT.?m ?J'aurais voulu aussi vous dire un mot sur les ballets de vendredi soir, qui ont ouvert leur saison avec Esquisse' de LUDMILLA CHIRIAEFF réalisation JEAN BOISVERT.Une présentation originr.le: un artiste dessine à grands traits décors et costumes, qui entre parenthèses étaient extrêmement photogéniques.Les esquisses s’animaient et c’était un enchantement de pas.de sauts, de poses alanguies, de voluptés frémissantes, vêtus en ‘libéllule' EDITH LAUDON, en ‘polichinelle’ ERIC HYRST et en diane, CHRISTINA MACDONALD.FANTAISIES CANADIENNES réalisation: JEAN LEONARD, rivalisaient elles aussi en ivresses chorégraphiques avec le ballet de JACK KETCHUM.Décidément avec l’avènement de la télévision, les ballets semblent refleurir comme au plus beau temps de la Russie Blanche et c’est tant mieux qu'ils se réveillent ou plutôt que le public se réveille au plaisir de l'harmonie et de la danse qui se joue de toutes les lois de l'équilibre, pour n'être plus qnq ‘pointes’, ‘zig-zag’, ‘jetés-battus’ grâces et envolés.ROBERT CHOQUETTE présentait une fantaisie dramatique ‘Portraits d’Ancètres’: un petit acte poétique, chantant le charme des vieilles maisons de pierre, des choses qui les habitent, des fantômes qui les hantent, des voix qui chuchotent, de portraits qui parlent.WILLIE LAMOTHE est particulièrement fier de cette photo qui orne son nouvel album.Elle a été prise récemment, alors que notre cow-boy canadien et sa compagne Rita Germain faisaient partie d'un spectacle présenté au Forum, dont Gene Autry était la vedette.pp?# Maureen Forrester à Fantaisies Canadiennes Maureen Forrester, contralto, sera l'artiste invitée à Fantaisies Canadiennes, une émission télévisée de CBFT qui connaît le meilleur des succès.Fantaisies Canadiennes, dimanche 21 novembre, à 7 h.30 du soir, nous propose: Maureen Forrester, dans des chansons de Michel Perrault, Maurice Delà, Hector Graton, Pierre Boutet et Sylvi aLacharité.Fantaisies Canadiennes nous propose en outre un ballet d'Eric Hyrst, "Symphonie" sur une musique de Murray daskin.Fantaisies Canadiennes nous fera aussi entendre le pianiste Samuel Lévitan et, enfin, un texte dramatique signé Rudel-essier, mettant en vedette Jean et Gabriel Gascon, Roger Gar-c e a u.et Françoise Faucher, sketch intitulé ‘‘Le füs de son père’’.Fantaisies Canadiennes est une réalisation Jean Léonard.La BIBLE vous PARLE Tiens-toi en silence devant Dieu et espère en lui; ne t’irrite pas au sujet de celui qui prospère dans ses voies, de l’homme qui fait aboutir ses mauvais desseins.(Ps 37, 7>.(Texte choisi par La Société catholique de la Bible) GOMME pour MAIGRIR Vous pourrez maigrir jusqu'à S livres par semaine sans danger ni régime avec la délicieuse gomme à mâchsi du docteur Pinkham! Un essai de Une provision 12 jours de 25 jours $2.00 $4.00 Adressez : Produits Hollywood Enrg, Cas* Postale 636, Sherbrooke, Que.Commandes remplies Immédiatement.Payez en arqent ou mandat de posie.Les C.O.D.sont acceptes! SLSULSLSLSLSLJLSLSlSLSLSLÿ de Ia BELLE BIJOUTERIE NOUVELLE abondance chez W.RIOPEL o "Un bijoutier de confiance* o 902 est.Bélanger — DO.0640 ?'Imnnnmnnnn^^ Une nomination chez Max Beauvais Limitée Monsieur LOUIS RENAUD, avantageusement connu dans le domaine du commerce de vêtements pour hommes, qui vient d’être récemment nommé gérant de Max Beauvais Limitée.fri ÉiÉlÉÉPP#t y.'n, PAGE 12 Radiomonde et Télémonde 20 NOV.1954 GDUROEDdeQAnOMONDE felicitations de la part DES LECTEURS A: Lucile Dumont, Denyse Pelletier, Jean-Paul Nolet, Jean-Paul Dugas, Colette Bonheur, Janine Mignolet, Jean Duceppe, Gisèle Schmidt, Estelle Caron, Denis Drouin, Mimi d'Estée, Maurice Gauvin, Robert Gadouas, Isabelle Richard.Janine Fluet.—* — 1—Parlez-moi de Marc Favreau et de Jean Boisjoli.2 _Dans quels programmes jouent-ils ?3 _Duels sont les vrais noms de Denyse St-Pierre, Janine Mignolet, Roger Garceau, Paul Alain et Lucile Dumont?JE VOUS REMERCIE BEAUCOUP 1—MARC FAVREAU est né à Montréal un 9 novembre.Il mesure 5 p.8 pces, a les yeux gris et les cheveux bruns.Il a étudié l’art dramatique au théâtre du Nouveau-Monde avec Jean Gascon, Guy Hoffman, Jean-Louis Roux et Dalmain.Il a épousé Micheline Gérin, le 2 octobre dernier.JEAN BOISJOLI est né à Montréal un 19 janvier.Il mesure 6 p.1 pce, a les cheveux et les yeux noirs.Son sport préféré est la chasse.Ses professeurs d’art dramatique furent le regretté Marcel Chabrier et à New-York, Pescator.Il a épousé Monique Venne le 28 juin 1953.ILs ont un fils qui se nomme Stéphane.3—Marc Favreau est l’interprète du rôle d’Emile Lussier de “Jeunesse Dorée’’ de Robert Samson de “14 Rue de Calais” (TV) de Beau-Blanc du “Survenant” (radio) et il fait également partie du programme télévisé “Séances en Pantoufles” avec Fernand Séguin.Jean Boisjoli interprète les personnages de Raymond Lapalme de “Jeunesse Dorée” et de ceux de Panpan, l’Ours et la Police dans l’émission “Pepinot” à CBFT.3—Denyse St-Pierre, Janine Mignolet, Roger Garceau, et Lucile Dumont portent leur nom véritable tandis que Paul Alain est un nom de théâtre.—h — I—Pourriez-vous me dire pourquoi Jean-Louis Roux ne fait plus partie de la distribution du programme “Vie de F emmes” ?UN GROS MERCI.1—Jean-Louis Roux a été remplacé par Roland Chenail et les raisons sont sans doute personnelles aux directeurs de ce roman radiophonique.1—Pourriez-vous me dire à qui est marié Jean Duceppe et quels sont le nom et l'âge de ses enfants, s’il en a ?Z—J’aimerais savoir les prénoms du petit Sylvain Bailly.3—A qui et quand Marjolaine Hébert s’est-elle mariée et quels sont le nom et l’âge de ses enfants, si elle en a ?ADMIRATRICE DE JEAN DUCEPPE ET MARJOLAINE.1— Jean Duceppe a épousé Hélène Rowley.Ils ont 5 enfants: Gilles qui a eu 8 ans (le 22 juillet), Claude, 5 ans (le 30 juin), Pierre, 4 ans (le 19 octobre), Louise qui aura 3 ans le 25 mars et Monique qui fêtera son premier anniversaire le 26 octobre prochain.2— Le fils Bailly porte les prénoms de Joseph, Martin, .Sylvain.3— Marjolaine a épousé Robert Gadouas le 10 décembre 1946.Ils ont un fils, Daniel, né le 1er octobre 1947.•— ?— 1— Pourriez-vous me dire en quelle année Jean Coutu a-t-il débuté au théâtre ?2— Parlez-moi de Jean Boisjoli et dites-moi le nom de son épouse et l’âge et le nom de ses enfants ?ADMIRATRICE DE JEAN COUTU ET JEAN BOISJOLI.1— Jean Coutu a débuté au théâtre dans “Le Chant du Berceau” un spectacle des Compagnons.Il avait alors 17 ans.2— Jean Boisjoli est né à Montréal un 19 janvier.Il mesure 6 p.1 pce, a les cheveux et les yeux noirs.Son sport préféré est la chasse.Ses professeurs d’art dramatique furent le regretté Marcel Chabrier et à New-York, Pescator.Il a épousé Monique Venne, le 28 juin 1953.Ils ont un fils qui se nomme Stéphane.• —A — 1—Voulez-vous me dire si François Bertrand est parent avec Janette Bertrand ?2 _Voulez-vous me dire si les artistes suivants portent leur vrai nom: Robert l’Herbier, Nicole Germain, Lyse Roy, Lucile Dumont et Denyse St-Pierre ?3— Gerard Pelletier, Gilles Pelletier et Denyse Pelletier sont-ils frères et soeur?UN QUI VOUDRAIT SAVOIR DE VALLEYFIELD.1— Aucunement.2— Lucile Dumont et Denyse St-Pierre portent leur nom véritable.Robert L’Herbier, Nicole Germain et Lyse Roy sont des noms de théâtre.3 _Gilles et Denyse sont frère ét soeur, mais non Gérard.—A — 1—Voulez-vous me parler des annonceuts du poste CJSO, Sorel ?SORELOISE.1—Avec Joie, mais je devrai, à cause de l’espace plutôt restreint consacré au courrier, vous donner cette semaine la biographie de 4 des 9 principaux annonceurs de ce poste et vous revenir la semaine prochaine avec la biographie des 5 autres.SUZANNE BEAUDET, née un 28 mars à Sorel.Yeux noirs, cheveux également noirs, 5 p.4 pces, 130 livres.Etudes: Daines de la Congrégation de Sorel, Conser-toire Lassalle de Montréal (Médaille d’Or, Médaille de Vermeil et Diplôme Académique), Cours de piano à l’Institut Pédagogique de Montréal.Speakerine à CJSO depuis octobre ’53.Anime une émission d’intérêt féminin qui porte son nom (Ici Suzanne Beaudet) tous les après-midis, à 3 hres 45.Interprète du rôle de Ré-jane Lavallée dans le roman-fleuve “L'Etrangère”.Participe également à des émissions de variétés comme chanteuse de genre.Chante également, à l’occasion, en province et à Montréal.Célibataire.CLAUDE BOULARD: né à Joliette un 17 août.Yeux bleus, cheveux châtain jîâle, 5 pi.10 Vi pces, 140 livres.Etudes: Mont-Saint-Louis.A l’emploi de CJSO depuis le 20 juin ’53.Après un stage de quelques mois aux studios de Joliette, se joignait à l’équipe de production de Sorel.Anime et réalise “Chez Baptiste” (6 h.30 a.m.), “Le Club 1320” (4 h.p.m.) et “Pays et Nations” (lundi, 3 h.p.m.).Passe-temps favori: la trompette.Se joint d’ailleurs occasionnellement à certains ensembles de la région.Célibataire.LORENZO BROUILLARD: né à St-David d’Yamaska un 25 août.Yeux bleus, cheveux châtain foncé ondulé, 5 p.10 pces, 150 livres.Etudes: cours classique à Trois-Rivières et Nicolet OU VAS-TU ce*A ME CA?CA FAIT CINQ FOIS QUE1 TU FAIS LS TOOK.DU Bloc en courant FAIS QUE CDüR'K.C=»c=j Autour pu ©t.oc ! Ecoutez "Les Amis de Charlotte" présentés par Kellogg's à 9 heures le samedi matin sur les postes CKVL - CKCV - CHLT - CKTR - CJSO - CHEF 2= 20 NOV.1954 • Radiomonde et Télémonde • ^ PAGE 13 ANDRÉ DUBÉ AH OUI/ JE SUIS HEUREUX 0'APPRENDRE ÇA.JE VAiS LUI POSER UNE QUESTION OUI ME PERMETTRA DE JU6ER SON INTELLIGENCE TU SAIS QUE TON ONCLE ARTHUR, LE' PROFESSEUR DE PSyCH0L06IE, VIENT NOUS RENDRE VISITE CE SOIR.S'IL TE POSE DES OUESTiONS, TACHE DE LUI RÉPONDRE INTELLIGEMMENT.•* * POUR DIRE VRAI MON VIEUX UE N'AI PAS AME.PLAINDRE OECE CÔTÉ L'A.ZÉZETTE EST DEVENUE TRES SÉRIEUSE DEPUIS QUE: TU L'AS VUE LA DERNIERE FOIS.JL ECOUTE BIEN CECI MA PETITE FILLE.IL SE DIRI6E OROIT VERS SON BUT IL A|E REGARDE PAS'A , GAUCHE OU À DROITE, MAIS VA DE L'AVANT ESPERANT ATTEINDRE AU PLUS TÔT SA DESTINATION.NUL AMi OU ' ENNEMI NE PEUT LE RETARDER OU L’EMPÊCHER DE SUiVRE SA COURSE.TOUS CEUX OUI CROISENT SON CHEMIN,LE FONT‘A LEUR PROPRE PÉRIL.COMMENT, APPELLERAIS-TU UN JEL HOMME ?73 MAIS BONDANCE, CHAUFFEUR DE TAXI.V Ecoutez "ZEZETTE" présentée par l'Antiseptique Listerine et la' Pâte à dents Antizyme le vendredi soir aux postes CKVL — CKCV — CJSO — CHEF — CHIT — CFOA — CKTR Of'/vo/ J£ //e*ss &OA/^ •Iî.m.j’ *S;;i;àw.ivawji Vu}»'//// IëIs/'/t «H M\K\\ k il " lin:: i üi ill iwil liai «il ij««a T/j ///F r/COsV/Y/p/Jp/f jz>/r ///rMêe^ &c/rs/cc?s//> ^///[ y s) Wa Y c wr soe/ y—Æ, cjsr^oüFj/ S/?/S- TP F A//7/S In 71 «•¦in PAGE 14 Radiomonde et Télémonde 20 NOV.1954 KJKM ' Mm3 's&X vt»:, Jv*p.3ff5*5 .v; *$$88 Æ33&- :• :' ;£&:¦ R 4 •>-y.;X V-.V * ?Kif> ”14, RUE DE CALAIS" a confondu les experts! Il est impossible, disaient les experts, de retenir l'attention du public avec une émission à suivre, à la télévision.D'après les experts, on peut (et c'est même un avantage) bâtir une émission autour de personnages réguliers, mais il faut que chaque émission soit un sketch complet, qui se termine avec l'heure, la demi-heure ou le quart d'heure."A suivre" étaient, de l'avis des spécialistes, des mots tabous à la TV.Regardez les .grandes émissions américaines où les mêmes personnages reviennent chaque semaine et vous trouverez la même formule: le sketch commence et finit au cours de l’émission.Le dénouement n’est jamais laissé en suspens et remis à la semaine prochaine, comme dans les romans-savon.Pensez à Jackie Gleason, toujours entouré d’Art Carney et d’Audrey Meadows.Sa formule est typique de tous les programmes établis d’après la recette à succès: un sketch complet à toutes les émissions.C’est la même chose à “Our Miss Brooks”, dans le cas de Betty Hutton, Desi Ar-naz, de Syd Ceasar, etc.La formule est même tellement établie, elle est devenue un dogme si indiscutable qu’au début, on n’accordait à André Giroux, l’auteur, et à l’équipe de comédiens dirigée par Jean Boisvert à peu près aucune chance de réussir.Il faut dire que la première année a failli donner raison aux experts.André Glroux n’avait pas su, comme Roger Lemelin, • trouver du premier coup le sésame magi-qui qui ouvre les portes du succès.Il faut dire aussi que “Les Piouffe” sont construits strictement d’après la recette qui fait la recette de “Our Miss Brooks”, etc.S’il a mis plus de temps.à réussir, André Giroux a quand même gagné la partie.Il a confondu les experts et justifié, du même coup, la confiance qu’on avait mise en lui.Soyons justes, cependant.Tout le mérite ne revient pas à André Giroux.S’il est un cas où le terme “réalisateur” prend toute sa valeur, c’est bien celui-ci.Réaliser, strictement, c’est prendre ce qui est inexistant et en faire une chose réelle.C’est exactement ce qu’a fait Jean Boisvert aidé de son assistante Marie Raymond.Misant sur des jeunes, Jean Boisvert avait trouvé (c’est le cas de le dire) de jeunes comédiens de talent mais sans aucune expérience ou presque.Paul (Roland Longpré), Hélène (Isabelle Richard) et Suzanne (Andrée Lachapelle) manquaient de métier lorsque Jean Boisvert leur a confié un rôle de premier plan dans sa nouvelle émission “14.rue de Galais”.Jean Boisvert a dû se faire répétiteur en plus de réalisateur pour que l’émission donne ce qu’il en attendait.Sans doute Jean Boisvert avait-il entouré ses “jeunes” de comédiens d’expérience, comme Maurice Gau-vin.Mimi d’Estée, Robert Ga-douas et Paul Hébert, sans doute avait-il eu le mérite de discerner le talent encore incomplètement développé de ces jeunes, mais il reste qu’il a, grâce à son travail, “réalisé” l’émission, au sens propre du mot.Maurice Gauvin a été, dès le début, un “natural” à la TV.Le public a accepté d’emblée son personnage de l’oncle Albert.Mimi d’Estée joue la comédie depuis près de 20 ans, depuis son adolescence pour dire vrai.C’était, pour Jean Boisvert, une interprète sûre.(Ouvrons ici une parenthèse pour dire que Mimi d’Estée, bien connue des Montréalais, a été, en dehors de la métropole, une révélation.Grâce à “Rue de Galais”).Quant à Robert Gadouas.c’est, malgré son jeune âge.un comédien chevronné, dont la souplesse est reconnue du public et admirée des réalisateurs.Pendant les vacances d’été, Jean Boisvert avait rencontré André Giroux.Toute une semaine de temps, le réalisateur et l’auteur avaient “épluché” les textes de l’an dernier et revu les kinés des émissions passées.Jean Boisvert est un bûcheur, André Giroux aussi.Après cette semaine de travail ardu, les deux principaux responsables de “Rue de Galais” avaient convenu que, pour la saison nouvelle, il faudrait des personnages nouveaux et une intrigue plus corsée.Ces discussions portèrent fruit, puisqu’ils amenèrent deux nouveaux personnages: Lucie Brodeur, modiste (Janine Fluet) et Jules Picard (Bertrand Gagnon), espèce de souteneur qui se sert de sa jolie “amie” pour arracher son “foin” à l’oncle Albert.Cette intrigue nouvelle, que les experts déclaraient impossible à la TV, est justement ce qui a valu à “Rue de Galais” un regain de popularité.Jean Boisvert, et André Giroux, avaient vu juste.Disons que les personnages de \ Lucie Brodeur et de Jules Picard obtiennent à la télévision le genre de succès qu’ont connu une Dodo Leclerc, du temps où elle était “méchante” et Séraphin, à l’époque où il maltraitait tellement la pauvre Donalda.Deux petits incidents illustreront ce succès dans le genre antipathique.L’autre jour, Jean Boisvert recevait un appel téléphonique d’une téléspectatrice, qui lui disait combien elle aimait “Rue de Galais”.— Je vous remercie, dit Jean Boisvert.Justement, j’ai à mes côtés un des interprètes.Bertrand Gagnon, qui joue Jules Picard.— Oh! celui-là, voulez-vous lui lancer des tomates pourries pour moi! s'exclama son interlocutrice au bout du fil.Ceux qui connaissent Bertrand Gagnon savent que, dans la vie, c’est un garçon charmant, sobre, travailleur, comédien consciencieux et bon père de famille.L’aversion qu'il fait naitre chez le public prouve qu’il joue bien son rôle et qu'on lui en veut,, comme on en voulait à Séraphin.L’autre incident concerne Janine Fluet.Elle faisait, l’autre jour, ses emplettes pour toute la semaine dans une grande épicerie.Coiffée d’un petit béret tout simple, revêtue d’un manteau de coupe sport, elle ne s’attendait pas à être reconnue.Elle s’y attendait si peu même qu’arrivée à la caisse, elle ne comprit pas quand la caissière dit, entre ses dents, à la caissière voisine: “C’est pas d’valeur .avec l’argent du p’tit vieux!” La comédienne ne comprit ce qui se passait que lorsque la caissière se mit à malmener sa laitue et ses biscuits comme si c’étaient autant de coups à Lucie Brodeur, modiste à “Rue de Galais” qu’elle portait.La caissière ne faisait pas le partage entre l’actrice et le personnage.Elle vengeait l’oncle Albert sur des fruits et des légumes.Ces réactions du public prouvent que Jean Boisvert et André Giroux ont réussi, envers et contre les experts.Le public s’intéresse à la vie de la famille Delis-le autant qu’il a pu suivre les personnages des romans radiophoniques.La formule du sketch complet à chaque émission est bonne (elle est trop éprouvée pour qu’on puisse en douter) mais elle n’est pas la seule qui soit viable.Clément FLUET.Les trois enfants Delisle: Paul (Roland Longpré), Hélène (Isabelle Richard) et Louis (Robert Gadouas).La coiffure d'Isabelle Richard, ainsi que celle de Janine Fluet, sont signées Bernard.la* coiffeur est vena retoucher leur coiffure dans les studios, entre la générale et la représentation.L’onde Albert (Maurice Gauvin), Mme Delisle (Mimi d’Estee) et Lucie Brodeur devant la maquette de la fameuse maison sise au “14, rue de Galais”.La famille Delisle est très unie à l’écran.Dans la vie, lin sentiment de camaraderie et de solidarité, non moins fort, unit les interprètes.Entre deux répétitions.Paul Hébert parle à Jean Boisvert et Marie Raymond, son assistante, de son Théâtre D’Anjou.Il a dù se produire un incident comique pendant qu’on répétait “On purge bébé”.On était-ce “La peur des coups”.20 NOV.1954 O Radiomonde et Télémonde PAGE 15 I duCC Hcnm Le Manteau d’Arlequin dissimule dess surprises.9 # # Ainsi Denise Pelletier s’y est confirmée grande comédienne.C'est là une surprise pour personne.9 # * Mais elle s’y est révélée aussi poétesse à ses heures et passée-maîtresse dans l’art de l’improvisation en oadenoe.9 9 9 Au lieu de se reprocher un blanc qu elle a été la seule à constater, Denise Pelletier devrait tirer gloire d’avoir surmonté le pire obstacle du comédien.Ce fut pour elle et pour les quelques privilégiés qui l’ont compris un triomphe de la tradition du théâtre sur la faiblesse humaine.9 9 9 The show must go on.9 9 # Bravo, Denise, et félicitations.# # 9 J’ai profité de mon dimanche pour admirer les jeux d’expression des interprètes de La Maison dans la Nuit.9 * * Fernand Quirton, qui ne fait jamais à moitié les choses, s’était d’abord surpassé dans sa distribution.# 9 # Il s’est surpassé aussi dans l’uti- PIERRE FRANCIN SOCIOLOGUE Confident et conseiller Spécialisation : difficultés conjugales éducation des enfants Sureau : après-midi et soir : DU.1-6996 'La solution à vos problèmes est basée sur Dieu, l'expérience et la science." Courrier personnel si désiré Ecrire à Case postale 4 Sore*j de poste d'Youville, Montréal lis&tion des expressions que ses interprétas pouvaient lui donner.9 9 s Ce que l’oeuvre de Thierry -Mau In ter a perdu eti mouvement.elle l’a gagné en profondeur.# 9 9 Cette • soirée de téletheàtre nous porte à pardonner l’après-midi des cirques romains que la télévision nous fait passer 9 9 9 Jusqu’à dimanche dernier, les téléspectateurs avaient le choix entre deux émissions culturelle*: Le football et le hockey.9 9 9 Cette synchronisation me parait doublement mauvaise.Elle empêche les véritables sportifs de pratiquer le sport, le dimanche après-midi.9 9 9 Et elle empêche les autres de s'intéresser à la télévision.# 9 9 Quand j’ai entendu l’autre soir à la radio le discours du président du Conseil des ministres de France, ma première impression fut de reconnaître un camarade.tt 9 # Je croyais entendre Henri Norbert dans un texte bien écrit où il jouerait un homme d'état.9 * * Le texte n’était pas écrit et oe n’était pas un jeu que cet homme d'état.# # * Mais on y reconnaissait le timbre et les accents si naturels d’Henri Norbert.9*9 Aux jeunes comédiennes trop douées par la nature pour la silhouette haricot, Lilian ne Qor-senn prêche un régime très simple mais quelle dit très efficace : 9 9 9 Le jus d’un citron dans de l’eau tiède tous les soirs au coucher.Et bon appétit ! 9 9 9 Gilles Pellerin est a l'entrain?-ment pour son grand combat de boxe à l’Auberge de Denis Drouin cette semaine.Sa devise: Dans les petits pots les bons ooups de poing.9 9 9 Ce n’est pas une raison pour manquer les Reflets du mercredi soir.9 9 9 Mais Reflets, mon émission préférée à la télévision ne devrait pas vous empêcher d’entendre mon émission préférée à la radio.9 9 9 Cette semaine surtout un jeune artiste s’y fait entendre tout frais d’un an d’Europe et presque mûr pour la carrière qu’il semble affectionner.9 9 9 n s’agit évidemment de mon fils Roch et de mon émission préférée : 9 9 9 “Les Secrets de la Vie” avec .Henri POULIN.LES “PROPOS DU DOCTEUR”.— La sérié de sketches radiophoniques des "Propos du docteur” est présentée trois fois la semaine le matin à 10 h.55.sur les ondes du poste CK.AC.Bruno Cyr tient le role du médecin qui vieut raconter chaque fois quelques-uns dea souvenirs les plus palpitants de sa carrière médicale consacrée au soulagement de la misère humaine.Nos meilleurs artistes montréalais dramatisent ehaque récit présenté le lundi, le mercredi et le vendredi à cette même heure ¦ % ¦ JEAN-LOUIS ROUX sera le Gé-ronimo du “Mariage Forcé”, une des 3 farces de Molière que le T.N.M.met à l'affiche du Gesù jusqu'au 27 novembre.Bientôt! POUCE SECRETS Bientôt! OE M'SMS PAS RITA, Mais s’ilæ* i^e’vi&kjmekjt, R/S VOMI R2APPEK UM DUKS SON CHEVAL Ht TA GERMAIN PAR CHARLES eeuuET ilJ I BIEN OUI * ON Oit^AiT un ouka WSM Qui S'élève / f •H /// V.vJE NC CROIS PAS G1L>C CES VOLEURS J?€VlBN NEW T DANS CE’TTE TEMPET6 » PAGE 16 Radiomonde et Télémonde 20 NOV.1954 *41 A PAUVRE RICHESSE VWWVWAV.mmmmmimm 11111111111M111111111 Madame Max tin, vine femme proprette, très guindée dans sa robe noire, «toute simple, de flanelle qu’elle n’avait plus quittée depuis la mort de son pauvre mari, qui remontait à plusieurs années, avait profité ce samedi matin là d’une courte absence de sa fille Rosange, qui était allée au coin de la rue prendre des nouvelles de sa tante Eulalie grippée, pour donner un dernier coup à son menage.Le petit appartement que les deux femmes habitaient, n'était pas grand.Il se composait d’un vivoir assez grand, qui servait également d’entrée, d’une cuisine très spacieuse et de deux chambres à coucher.Le tout arrangé avec beaucoup de goût.Un bon goût même, où dominaient des couleurs nuancées et une sobriété de bon aloi.De son côté, madame Martin entretenait tout cela à grands coups de balai, de cire, de chiffons quelle passait sur les meubles et sur les boiseries, car elle était une ennemie acharnée de la poussière.Elle la pourchassait consciencieusement, partout où elle pouvait se nicher.Depuis que Rosange avait trouve une nouvelle place dans une grande compagnie d'assurance Suisse, où elle avait pu faire valoir ses qualités d’ordre et son habilité de sténo-dactylo, la situation s’était améliorée.Les deux femmes, avec l’aide de ce que feu M.Martin leur avait laisse, vivaient dans une tranquille aisance.Tout à coup on entendit un coup de sonnette.Surprise, à cause de l'heure matinale, madame Martin redonna un coup d'oeil final à ses meubles pour s’assurer qu’ils étaient bien reluisants, et alla ouvrir la porte.Ce fut pour elle une grosse surprise.C'était monsieur Charles Durand, un homme entre deux âges, de taille moyenne, au visage glabre et presque grave, qui depuis plus de six mois courtisait Rosange avec, disait-il, des intentions serieuses.accompagné d’un autre monsieur, grand, maigre, portant des binocles.M Durand s’empressa de s’excuser et d’expliquer qu’il s’était permi d'amener son ami avec lui, qui était-de passage à Montréal et qu’il désirait ardemment présenter à Rosange.D'ailleurs, il avait parlé souvent de lui à la mère et à la fille.En attendant il le présenta à madame Martin elle-même: C’était monsieur Charles Dupont, “agent d'affaires” établi à New-York, à la tête d'un bureau important.Madame Martin, qui avait fait un accueil enthousiasme à monsieur Durand, serra également avec une grande cordialité la main à M.Dupont, et demanda aux deux visiteurs de bien vouloir s’asseoir sur les deux fauteuils du vivoir, et de bien vouloir attendre quelques minutes.Le temps pour elle d’aller au coin de la rue chercher Rosange qui, ajouta-t-elle sera ravie de les voir.A peine madame Martin eut fermé la porte, monsieur Durand Les noms et les caractères des personnages des romans publiés dans Radiomonde sont absolu-ment fictifs et ont été choisis au hasard S'il y a ressemblance de personnages et de faits, c’est une pure coïncidence.Nouvelle inédite de Mario DULIANI tourna un coup d'oeil rapide vers son ami, avec une expression interrogative.— Je vous félicite, fit monsieur Dupont qui entre-temps avait ins-pectionné d’un regard scrutateur la pièce.C’est un petit intérieur, certes modeste, mais propre et agréable.On sent que les deux femmes qui l’habitent sont douées de l'instinct familial.— Et remarquez, fit monsieur Durand avec une pointe d’orgeuil, que toute la décoration de la maison a été faite par Rosange elle-même.Sa mère n’y est absolument pour rien ! Et comme monsieur Dupont ne semblait pas en dire davantage, vous voyant, vous.Alexandre Gorgan, le fameux, le grand banquier Gorgan .ici, dans le modeste appartement d’une petite employée, en train d’attendre comme un collégien, le retour de la jeune fille qui est parvenue à faire battre votre coeur ! — Je conviens que le moins que pourraient faire ces gens, ce serait de rire de moi, acquiesça le personnage qu’on venait d'appeler Alexandre Gorgan.— Non, protesta l’autre, parce que les sentiments sincères n’inspirent jamais le rire .Mais surpris !.Ah ça, très surpris.Aussi.souffrez que moi, votre meilleur ami, que vous avez mis dans qui est popularisé par les revues et par les journaux .fait que partout où vous allez, vous entendez, vous devinez dans le regard des gens, l’envie, la convoitise, le désir ardent de vous échafauder n’importe quel subterfuse pour vous soutirer une partie de cette fortune que l’on sait vous appartenir, et que vous pouvez donner.Alors, mon cher ami, on finit vite par ne plus croire à rien, ni à personne.On se sent plus misérable que le dernier des misérables ! On perd confiance en tout.Dans les paroles du monde, dans l’amitié des hommes, dans l’amour des femmes .— Vous cherchez un pretexte à W » monsieur Durand ajouta: —Vous avez l’air légèrement ironique, à propos de cette aventure.Je vous assure, pourtant, qu’elle est tout ce qu’il y a de plus sérieux.— Mais je n’ai aucune ironie en moi ! protesta Dupont.Ma surprise est plutôt due à l’impression très curieuse que je resens en voyant un ami tel que vous plongé en plein dans une aventure qui rappelle les beaux temps du romantisme .Car, en somme, on ne .et il s’interrompit pour demander: Vous permettez que je vous parle avec franchise ?Sur un signe muet d’invitation à parler, monsieur Dupont poursuivit : — Songez donc à ee que diraient Les hommes d'affaires qui viennent vous voir chaque jour.et les gens qui vous connaissent.et les hommes politiques, les puissants du monde, que vous menez à la baguette par la force de votre immense et colossale fortune, en la confidence depuis un certain temps déjà, je reste un peu.étonné devant la réalité des choses, auxquelles je me refusais jusqu’ici de croire.— Vous vous demandez, répliqua alors l’autre, comment se fait-il que moi, Gorgan, j’ai pu dédaigner toutes les femmes élégantes, appartenant à des familles très haut-placé, que j’ai connues, pour m’amouracher d’une petite sténo-dactylo ainsi que vous le disiez vous-même tout à l’heure ?Pourtant la chose est facile à comprendre.Et la voix de cet homme étrange prit un accent de rancune presque, pour poursuivre: .— Si vous saviez comme la situation d’un homme trop riche n’est pas enviable .comme elle est triste et nullement agréable !.Lorsque la situation sociale vous met en possession d'une fortune trop grosse, cette fortune vous reste attachée comme une tunique de Nessus.Votre visage, votre aventure, fit l'autre en riant.— Non ! fit M.Gorgan, car c’était bien lui monsieur Gorgan, le fameux banquier de renommee mondiale.J'ai peut-être forcé la note, mais admettez que ce n’est pas drôle d'étre un des hommes les plus riches du monde.Et il ajouta avec une moue de dégoût: —La richesse est une bien pauvre chose ! ' — Je vous plains.Avec réserve, toutefois ! fit celui que l’on avait présenté comme monsieur Dupont mais qui en réalité s’appelait Oscar Janet et était un des plus brillants avocats internationaux .Mais je dois ajouter que vous n’étes pas absolument à plaindre, car vous avez eu le bonheur de rencontrer et de connaître mademoiselle Rosange .seulement excusez mon indiscrétion .Comment l’avez vous connue, exactement ?Gorgan sourit avec une visible complaisance: —Oh, de la ma- nière la plus simple et la plus banale.Cela remonte à l’ete dernier.L’affaire du nouveau chemin de fer Mexicain, m’avait ramené à Montréal, pour quelques jours.Un dimanche après-midi, ne sachant pas quoi faire, je me suis mêlé au public qui allait à la montagne.A côté de moi, sur le tramway que j’avais pris pour me rendre compte de la manière de penser du peuple, il y avait Rosange et sa mère Un petit incident fit que nous entamâmes la conversation.On parla de choses et d’autres.Cette petite me plut tout de suite.Avant de la ’quitter une idée me vint à l’esprit.Celle de jouer le rôle d’un autre personnage.Je me suis fait passer pour expert comptable du nom de Durand.Je l’ai revue, et peu à peu je n’ai pas été capable de me passer d’elle.Quant à la mère, vous l’avez vue n’est-ce pas ?Une femme unique.Elle aussi, d’une autre époque.Monsieur Janet — alias Dupont — éclata de rire.Ah ! Ah ! Ah ! Ne soyez pas fâché, ajouta-il en voyant la mine surprise de son ami.Je ris parce que je pense à la tête que fera cette jeune Rosange lorsqu’elle apprendra qui vous êtes réellement.— Elle l’apprendra très très tôt !.fit Gorgan, mais pas aujourd’hui.Car j’ai un plan préparé à ce sujet.Mais.fit-il vivement en entendant la voix de Rosange et sa mère dans l'escalier, nous en reparlerons tout à l’heure.Rosange entra et son visage candide respirant l’innocence s’empourpra d’un rose exquis à la vue de monsieur Gorgan.à qui ce détail n’échappa point, et qui parut se rengorger de joie.Gorgan s’excusa d’avoir amené son ami “monsieur Dupont” dont il avait tant parlé et il expliqua: — Monsieur Dupont est venu tout exprès à Montréal, pour assister à une petite fête intime qv aura lieu entre nous, demain si vous le voulez, au Ritz-Carlton.— De quelle fête s’agit-il ?demanda toute surprise Rosange sans comprendre.— D’un dîner de famille .puisque vous inviterez aussi, de ma part, votre frère Arthur, sa femme, votre oncle Louis et votre tante Justine.Rosange sourit mais ne comprenait toujours pas: —Mais de quelle fête ?Pourquoi ce dîner ?fit elle curieuse.Gorgan se rengorgea : — Ce sera notre diner de fiançailles ! Madame votre mère sait depuis longtemps déjà quelles sont mes intentions envers vous.Elle a compris tout de suite que vous aviez affaire à un honnête homme.Je vous ai dit que j’attendais une promotion dans mon emploi car je voulais être sûr d’avoir les moyens de fonder un foyer sans aucune craintt et sans aucune préoccupation d’ordre financier pour l’avenir.— Hé bien ?demanda Rosange avec un éclat de joie, dans la voix, vous avez été promu ?— Oui.ma chère Rosange .Et à partir du premier du mois, je serai chef comptable de l’usine où je travaille ! La jeune fille ne put réprimer un mouvement de joie et elle s’écria frappant les mains: —Oh.que je suis contente.— Madame Martin crut bon (suite à la page 19) Ecoutez "Les Secrets de la Vie" le mercredi soir à 8 heures sur les postes CKVL — CKCV — CFDA — CKTR 20 NOV.1954 9 Radiomonde et Télémonde • « PAGE 17 p TIENS, 1 C’EST ROGER ROGER ÉtM mÊm.*ÆÊÊÊÊÊÊÉ%Êk '-zm •r/V üÉl® ’ti'MVïMti>.t',i> MAIS OUI, C’EST MOI.J’AVAIS UNE HEURE A DISPOSER.J’AI EU ENVIE DE VENIR VOIR MON PiLS, COMMENT ^d^ft|rr——-ÇA VAA*UDME.J*jEg4 W / CA VA BIENAbbV * /K TEXTE ET DESSIN DE ANDRE D U B E ( D'APRES LE ROMAN RADIOPHONIQUE DE JEAN DESPREZ ET QUELQUES MINUTES PLUS TARD, ROGER ETAIT AU COURANT DE LA SITUATION.JE FAIS MIEUX DE M’EN ALLER.ELLE PREND MAL TOUT CE QUE JE DIS.MA PRESENCE RISQUERAIT DE 6ÂCHER LA TENTATIVE DE PAPA.JE VOUS DIS DONC AU REVOIR.EN VITESSE, HEIN?ET VOUS AUSSI, ROGER.V MAIS POURQUOI?IL SERAIT PREFERABLE /i MAIS OUI, QUE VOUS NE SOYIEZ PAS 'J I POURQUOI PUISQUE ICI,QUAND ELLE ARRIVERA /MA PRÉSENCE N’EST (- —f V PAS DÉSIRÉE.7 tVffî VOULEZ-VOUS FAIRE CE QUE JE VAIS VOUS DIRE.SANS DISCUTER, NOUS N’AVONS .PAS LE TEMPS.OH MOI, VOUS 'SAVEZ.DEPUIS LE TEMPS QUE JE MARCHE EN | AVEUGLE.DANS CETTE MAISON JgSST 1^ mm ALORS, PARTEZ,MAINTENANT J SI ELLE EST SUR LE POINT ROGER.ET RE VENEZ 0ANS À D’ARRIVER, JE SUPPOSE QUE UNE 0£Mi-H£U*e.VOUS SEREZ A TABLE.ALORS œ&él mj JE MONTERAi DIRECTEMENT SP^T TJtnff : LA-HAUT.J rtj^rx—à mmm PLUS JE TE RE6ARDE Y ÇA ME FAIT Y MAiS QU’EST-CE VIVRE,PLUS JE T’E'COUTEJ PLAISIR CE / QUE VOUS FAITES PARLER.PLUS JE A QUE TU ME I LA?UN PEU DE DIS LA.) PUDEUR, MES ENFANTS./ Si LA BONNE VOUS VOYAIT/ TON PÈRE N’EST PAS ARRiVÉ?T’OBSERVE, PLUS JE T’AIME.i ^ I1' IL A TELEPHONE QU’IL SERA id D’UN MOMENT A L’AUTRE.AVEC SUZY, \9v SUZY.ET IL DEMANDE QU’ON LA REÇOIVE COMME Si ELLE ÉTAIT SORTIE,CE MATIN, POUR ALLER CHEZ LE COIFFEUR,PAR EXEMPLE.^ [ APRES CE QU’ELLE (etjla\\ nous a fait?.RAISON, /1 JE NE COMPREND JE CROÎS ( l PLUS TON PERE.MAMAN.}Vs- r~^ VOUS AVEZ ENTENDU?.ON TOURNE LA CLEF i DANS LA SERRURE.I MAiSOüi.OUi,ON " ENTRE.ÇA A NE PEUT ETRE I QUE TON PÈRE.4^ TON PÈRE AVEC A elle.Dr Claudine est irradié tous les mardis soirs de 8 hres à 8 lires 55 par les postes CKVL — CKCV — CKTR — CHEF —CJSO — CFDA et CHRL Radfomonde et Télémonde PAGE 18 20 NOV.1954 * Pauvre richesse * Du haut Je la Tour (suite de la page 17) prendre une attitude officielle et très sérieusement alla lui serrer la main: —Toutes mes félicitations ! Gorgan, complètement heureux, expliqua: —Je ne veux pas tarder plus longtemps à voir réalisé celui qui est le plus beau rêve de ma vie .Nos fiançailles 1 Et, pour ne pas perdre de temps, fixons la cérémonie de notre mariage, si vous le voulez bien, pour la fin du mois prochain.La jeune fille ne peut retenir un petit cri: —Que je suùs heureuse ! — C’est moi qui suis heureux de vous savoir heureuse ! fit galamment Gorgan qui, reprenant un ton grave, ajouta: —D'autant plus que je me réserve de vous faire demain soir une autre surprise.— Une autre surprise ?Laquelle ?Dites la moi vite.Ce fut au tour de Janet d’intervenir : — Excusez-moi, made- moiselle, de me mêler d’une chose qui ne me concerne pas directement, mais si mon ami doit vous faire une surprise demain, il ne faut pas qu’il vous l’annonce aujourd’hui.Les deux femmes s'accordèrent pour trouver cette remarque fort judicieuse et après un échange des quelques banalités mondaines habituelles, les deux messieurs prirent congé après fortes révérences et salutations.Rosange, une fois que les pas de Gorgan et de Janet se furent éteints dans l'escalier, se précipita à la fenêtre: —Je veux les voir partir ! fit-elle.Madame Martin la suivit en proie à un vif émoi: — Oui, moi aussi.Dieu, ils ont l’air pressé.Ils cherchent un taxi.Sur le trottoir monsieur Gorgan se retourna vers la maison de Rosange et aperçevant la jeune fille à la fenêtre, il lui fit un affectueux geste de la faim.Rosange, qui de toute évidence était folle de joie, lui cria: —Bonjour ! A demain ! Les deux hommes montèrent dans un taxi qui disparut rapidement.Les deux femmes quittèrent alors la fenêtre, et, soudainement toutes les deux semblèrent métamorphosées.Sur leurs visages, la joie de tout à l’heure avait fait place à une contraction des muscles, celle qui caractérise la grimace des athlètes victorieux, qui atteignent l’obstacle après avoir fourni tout l'effort dont ils en étaient capables.— Maman, maman! fit Rosange dans un cri.— Viens que je t’embrasse ma fille ! murmura madame Martin, avec une voix rauque et presque sauvage.Si je n'avais pas été là, pour te guider depuis le premier jour où nous l’avons rencontré, jusqu’à aujourd'hui, nous n'aurions jamais triomphé ! Il se serait méfié.— Voilà des mois que je joue la comédie ! avoua Rosange avec un grand soupir de délivrance et je n’en pouvais plus.Ma persévérance a été récompensée.Demain soir, enfin, il va m’avouer ce que je sais depuis le premier jour.Qu’il est le millionnaire Alexandre Gorgan et qu’il va devenir mon mari.— Tu peux dire que tu as été vraiment chanceuse, ma fille, ajouta alors la mère, car sans ce journal qui t’es tombé entre les mains à ton bureau, et dans lequel il y avait la photographie si ressemblante du fameux millionnaire Gorgan, tu pourrais croire que tu vas épouser le comptable monsieur Durand.— Oui, fit Rosange, en clignant de l’oeil malicieusement, mais crois-tu que je l’aurais épousé, monsieur Durand ?(suite de la page 8) Son décorateur devait s’absenter pour cause de mortalité dans la famille, sa couturière était malade et il perdait une comédienne à dix jours d’avis.Tout semble maintenant être rfntré dans l’ordre.Jeanne Ber-th la urne y est pour quelque chose; elle a remplacé à la dernière minute Colette Devlin qui doit remplir des engagements à Montréal.Jeanne Berthiaume, ancienne sociétaire de la Compagnie des Trouvères, fait présentement partie des Dévots de la rampe.Elle a été prêtée au Pont Neuf par Pierre Patry, directeur des Dévots, afin d’y remplir le rôle de la veuve Grolot dans "L’Imbé-cile”.VISITE CHEZ MM.DUNTON ET MARCEL OUIMET La semaine dernière, je posais encore la question: “A quand le nouveau po6te de télévision?” La presse outaouaise, tant d’expression anglaise que française, en a fait autant.surtout lorsqu’une enquête révéla que le poste CBOT ne consacrait pas plus de 25% de ses télémissions au français, quoique la population que dessert ce poste compte près de 50% de télé-spectateurs de cette langue.La presse a fait beaucoup de tapage et nos associations patriotiques, dont la Société Saint-Jean-Baptiste, ont pris la chose en main.Une visite chez MM.Dunton et Marcel Ouimet résultera.Les délégués de nos diverses associations canadaeames - françaises discuteront deux questions avec oes messieurs.D'abord, hâter la construction du nouveau ¦poste émetteur, puis assurer une juste part au français dans.l’intérim.Espérons que justice soit faite une fois pour toutes.Si les pertes qu’on lit dans les journaux étaient réelles, que de beaux colliers je pourrais offrir à Madame ma Mère ou à une rousse de mou choix! Je me demande à quoi le publiciste du Canadian Repertory Theatre songeait en traduisant le titre de la pièce “Fly Away, Peter”.Sa réclame où on lisait “Envole-toi, Pierre”, a fait rire.Il faut avouer que c’est pousser les choses un peu loin .Un autre publiciste, cette fois du Pont Neuf, y est allé par quatre chemins pour nous dire qu’Armand Caron avait fait “ses débuts à la scène avec “un groupe d’élèves d’une école d’art dramatique et de diction de la région”! A mon nez, ceci sent le pas frais.Pourquoi ne pas avoir simplement dit qu’Armand Caron avait fait ses débuts avec l’Ecole de diction de l’Université d’Ottawa?C’est beaucoup plus simple et beaucoup plus direct.En essayant d'être évasif, souvent on se perd.Ce même publiciste a dû faire sauter deux comédiens lorsqu’il a parlé de Guy Lagacée (au lieu de Lagacé) et de Jeanette (au lieu de Jeanne) Berthiaume.(Il est cassant cette semaine le bon Victor), pensez-vous.Pas du tout.Mais si à l’exemple de Shakespeare vous me demandiez ce qu’il y a à un nom.je répondrais: "PLENTY, dear John, PLENTY!” .Si les journaux de Montréal étaient passés en revue (par moi!), que de perles, Seigneur, pour mes rousses, blondes et brunes ! ! ! DE CECI ET DE CELA .Le Foyer de l’art et du livre a quitté sa suite au Château Laurier pour aller s’installer au numéro 387 de la rue Rideau.L’inauguration officielle se fait ce soir par une exposition d’art chinois auquelle assistera l’ambassadeur de Chine .Bravo René Ferron ! J’ai écouté ton émission “Radio-Etudiante” et je l’ai bien aimée.J’en reparlerai plus longuement la semaine prochaine .Je le tiens de la chanteuse Madeleine Vaillant .L’opéra “El Trovatare”, quoique chanté en anglais par l'Ottawa Grand Opera Company, était un bel effort digne de mention .dm dm , CBFT — Canal 2 TT T 1 £ \ / 1 Ç 1 ^ 1 WMVT — Canal T CBMT — Canal 6 | ["1 T V I / j 1 V J \ \ WMTW — Canal 8 Dimanche, 21 nov.CBFT — Canal 2 1.30— Musique 2.30— Eaux vives 3.00— Hockey du Québec Mont.-Valleyfleld 4 45—Le Babillard 5.30— Péplnot 6.00— L'Actualité 6.30— Les Nations-Unies 6.45— Sur le vif 7.00— Le manteau d’Arlequln 7.30— Fantaisies can.8.30— Opérette “Véronique” 9.00— Le Nez de Cléopâtre 9.30— Télé-théâtre "Chambre à louer" 11.00— Dernières nouvelles 11.02—A l'affiche demain CBMT Canal « 12.00— Music 12.25—Today on CBMT 12.30— This Is the Life 1.00— CBC Farm Telecast 1.30— To be announced 2.00— Big Four Football 4.30— Burled Treasure 5.00— Small Fry Frolics 5.30— Peplnot 6.00— Exploring Minds 6.30— My favourite Husband 7.00— Our Miss Brooks 7.30— CBC News Magazine 8.00— Toast of the Town 9.00— Four Star Playhouse 9.30— C.G.E.Showtime 10 00—On the Spot 10.30— Musicale 11.00— CBC News 11.05—This Week 11.30— U.N.Newsreel WMTV — Canal 3 2 00—Pro-Football 6.00— This Is The Life 6.30— With The Marines 7.00— Range Rider 7.30— Jack Benny 8.00— Colgate Comedy Hour 9.00— Behind Locked Doors 10.00— Break The Bank WMTW — Canal 8 9.30— Test Pattern 1.15—Children s Theater 1.45— Red Grange 2.00— Chicago Cards vs Wash.Redskins 5.00— Omnibus 6.30— Name That Tune 7.00— You Asked For It 7.30— Pepsi-Cola Playhouse 8.00— Charlie Chan 9.00— Tomorrow’s Headlines 9.05—The Search 9.30— Rocky King, Detective 10.00— Father Knows Best 10.30— Your Star Showcase 11.00— Chronoscope 11.15— Sign Off Lundi, 22 nov.CBFT — Canal 2 3.00— Musique 5.30— Les récits du Père Ambroise 6.00— Musique 7.00— Ce soir à CBFT 7.15— Télé-Journal 7.30— Weston présente.7.45— Rollande et Robert 8.00— 14.rue de Galals 8.30— Quat’ fers en Pair 9 00—Porte ouverte 9.30— Long métrage 11.00— Dernières nouvelles 11.02—A l’afflohe demain CBMT — Canal 6 3.00— Music 3.55—Today on CBMT 4.00— Mr.Sweeney 4.15— Junior Science 4.30— Youth takes a stand 5.00— Hidden Pages 5.30— Howdy Doody 6.00— Our town 6.15— Bill Corum 6 30—Tabloid 6.50—CBC-TV News 7.00— My Hero 7.30— Living 8.00— Ceasar's Hour 9.00— Dragnet 9.30— Mr.Showbuslness 10.00— Studio One 11.00— CBC News 11.15—Duffy's Tavern WMTV — Canal 3 10.00— Test Pattern 3.00— Test Pattern 5.30— For The Ladles 5.45— Love of Life 6.00— Chuck Wagon Tales — Dusty Boyd 6.45— Sports Digest — Tony Adams ¦6.55—Weather Wise — Bill Mitten 7.00— Newstime — J.A.Sullivan 7.15— Armchair Adventure 8.00— My Hero 8.30— Big Picture 9.00— You Can Quote Me 9.30— December Bride 10.00— Monday Night Playhouse “Criminal Investigator’’ WMTW — Canal 8 9.30— Test Pattern 3.00— Test Pattern 3.30— Mid-Afternoon News 3.35—Hollywood Matinee “A Boy, A Girl and A Bike” — Patrick Holt 4.45— Love of Life 5.00— Adventure Serial 5:30—Mountain Playhouse 6.00— Trl-State News 6.10—Watch Your Weather 6.15— The Early Show — “Spring In the Air” — Edmund Gwenn 7.15— John Daly and the News 7.30— The Name’s The Same 8.00— Cavalcade of America 8.30— Voice of Firestone 9.00— I Love Lucy 9.30— The Star and The Story 10.00— Dartmouth vs Princeton 11.00— Tomorrow’s Headlines 11.10— Mt.Washington Weather 11.15— Sports Final Mardi, 23 nov.CBFT — Canal 2 3.00— Musique 5.30— La Boutique fantasque 6.00— Musique 7.00— Ce soir à CBFT 7.15— Télé-Journal 7.30— Suivez le Guide 7.45— Vous êtes témoin 8.00— Michèle Tlsseyre 8 30—Tour de Chant 9.00— Images d’Art 9.30— Long métrage 11.00— Dernières nouvelles 11.02—A l’affiche demain CBMT — Canal 6 1.00— Music 1.45— School Teieoaot, Literature “Star-back Valley Winter” 2.05—Music 3.55— Today on CBMT 4.00— Children’s Films 4.30— A Walk with Kirk 4.45— The World through Stamps 5.00— Let’s Go to the Museum 5.30— Howdy Doody 6.00— Industry in Action 6.30— Tabloid 6.50—CBC-TV News 7.00— Abbott and Costello 7.30— Film 7.45— Tele-Sports 8.00— Martha Raye 9.00— Pick the Stars 9.30— G.M.Theatre 10.30— House Party 11.00— CBC News 11.15— Crown Theatre WMTV — Canal 3 10.00— Test Pattern 3.00— Test Pattern 5.30— For The Ladles 5.45— Love of Life 6.00— Chuck Wagon Tales —D.Boyd 6.45— Sports Digest — T.Adams 6.55— Weather Wise — BUI Mitten 7.00— Newstime — J.A.Sullivan 7.15— Armchair Adventure 7.30— Elton Britt Show 8.00— Club Havana 9 00—Meet Millie 9.30— Letter to Loretta 10.00— Truth or Consequences 10.30— Sports Highlights 11.00— Charlie Chan Theater “Dangerous Money” WMTW — Canal 8 9.30— Test Pattern 3.00— Test Pattern - 3.30—Mld-Alteraoon News 3.35—Hollywood Matinee “Bees In Paradise” Jean Kent 4 45—Love of Life 5.00— Adventure Serial 5.30— Mountain Playhouse 6.00— Tri-State News 6.10— Watch Your Weather 6.15— The Early Show — “Ghost Train” — Wilfred Lawson 7.15— John Daly and the News 7.30— My Little Margie 8.00— Bishop Sheen 8.30— Fort Theater 9.00— Big Town 9.30— Theater Guild 10.00— Theater Guild 10.30— Stop the Music 11.00— Tomorrow's Headlines 11.10—Mt.Washington Weather • 11.15— Sports Final Mercredi, 24 nov.CBFT — Canal 2 3.00— Musique 5.30— Ile au trésor 6.00— Musique 7.00— Ce soir à CBFT 7.15— Télé-Journal 7.30— Chansonnettes 7 45—Encyclopédie sportive 8.00— Pays et Merveilles 8.30— La Famille Plouffe 9.00— Lutte 10.00— Reflets 10.30— C’est la loi 11.00— Dernières nouvelles 11.00— A l’affiche demain CBMT — Canal 6 1.00— Music 1.40—Today oc CBMT 1.45— Sohood Telecast Curent Events 2.05—Big Four Football 4.30— Super Circus 5.00— Alan Mille 5.30— Howdy Doody 6.00— Crossroads 6.30— Tabloïd 6 50—CBC-TV News 7.00— Favourite S
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