Radiomonde, 9 novembre 1940, samedi 9 novembre 1940
O NINI DURAND une jeune oui promet ppl.uidio a l’Arcade ot dans Hlstoii I’AnwHir” — CK VC — (2 h.à 2 h.15) i‘lit>to“ t'ivniou» Studio' VOU U MONTREAL, » NOVEMBRE i>M %mMM: ' 4 “Pour vou4 Mi-wUmp*", FKRNAND PERRON chante tous Im matin» de 11 h.30 à 11 h.45, au Ponte CKAC.de ramasse .'UCDODTJ /Qa* Depuis l’avènement de Pompo-Tiette à CH LP, d’aucuns se demandent qui peut-elle bien être, cette enfant terrible qui harcèle son papa de questions parfois très embarrassantes.* * * Le pauvre papa, n’a jamais le dernier mot, et sa petite espiègle d’enfant lui en fait avaler à toutes les sauces.« * * Mais, Pomponette qui nous dévoile si facilement son petit caractère capricieux, tient mordicus à garder l’incognito.* * * Appelez-la tout simplement Pomponette ! Et puis, écoutez-la tous les soirs à 8 hrs.* * * Les maîtres de cérémonies s'obstinent à offrir des prix en argent.Celui qui, un de ces soirs, trouverait une nouvelle formule pour rayer l'inlassable “beaux dollars" de leurs boniments, celui-là mériterait qu'on lui fasse cadeau, de cinquante dollars tout court.* * * Qu’ils soient beaux ou non, ces dollars ont la même valeur ! Donnez-moi, par exemple, une liasse de vieux billets défraîchis, je saurai bien en faire usage ! * * * Et même s'ils sont souillés, attendu qu’ils nous tombent du ciel comme à l’improviste, c’est peut-être à cause de cela qu'ils sont beaux.* * * Dans l'intervalle, je vais consulter Rouaix, peut-être ce bonhomme là nous aidera-t-il à varier la for-mule, sans que ne soit compromise la bonne réputation des M.C’s.* * * Tiens !.Juste pour vous montrer l’indigence de notre langage qjrotidien, je vous cite un exemple que j’ai cueilli au vol, comme ça, la semaine passée.* * * Un monsieur se présente au poste, et demande à quelqu'un qu'il croise dans l'antichambre : J'peux t'y ouèr monsieur Untel ?.* * * Attendez, j'va ouèr ! * * * On sonne en haut : 'coût' donc ?Chose est-y-là ?.Va donc ouèr dans l'studio pour ouèr si tu l’ouc-rais pas ?* * * Décidément il va falloir écrire aux Quarante-z-immortcls et leur demander de bien vouloir accorder un peu de leur bienveillante attention au nouveau verbe (ouèr) si en vogue au Canada.¥ * * Si leur décision n'est pas en notre faveur, on pourra toujours leur rétorquer cette boutade de Piron : "Ils sont là, quarante .et ils ont de l'esprit comme quatre !” * * « Nous aurens peut-être une longue attente à faire, car, du train que vont les choses, l'esprit français est passablement démoralisé.Que voulez-vous il a reçu un si formidable coup d' “axe” ! ¥ ¥ ¥ Et toutes ces têtes supérieures, à l'exemple de celles qui ont voulu se redresser à l’époque du siècle sanguinolant de Guillotin, roulent l'une après l’autre dans le panier.* * * Par centre les orgies sanguinaires de Mirabeau, Danton ou Robespierre ne sauront jamais ternir la pureté du verbe français et nos braves compatriotes qju: cultivent leurs patates le long du St-Laurent finiront par apprendre un jour, que la vraie façon de prononcer “oèr” c’est tout simplement : VOIR.?* * C’est beau de voir travailler les ingénieurs .quand ils travaillent.* * * Dans une seule bourrée ils frottent, polissent et astiquent tout ce qui les entoure.— C’est beau, c’est luisant, ça fait propre.Déjouez le roi du clavier “ Pour vous Mesdames ” œWœm le programme “DEJOUEZ LE ROI DU CLAVIER”, diffusé tous les lundis soirs à 7 h.45 d-u studio A du poste CTI LP, est devenu depuis quelques semaines très populaires auprès des radiophiles.Sur cette photo on remarque, le Roi du Clavier, Willie Eckstein, Michel Normandin, le bonimenteur et maître de cérémonie ainsi que MM.René et Maurice Leduc.Le public est invité à assister à cette émission.Et pendant ce temps-là, les dés se reposent.¥ * * Marcel Tremblay a résolu de reconquérir son teint d’écolière, et pour ce faire, il boit du lait à la pinte, à même la bouteille.¥ ¥ ¥ O Spectacle édifiant, Marcel, de plus en plus A l’air d'un cupidon, un gros bébé joufflu.BIG CHIEF Madame LAURE Le plus fort medium d’Europe vient de recevoir le grand tarot Tunisien, l'oeil t|ul voit tout.Vous dira votre nom.votre réunit les séparés, facilite les affaires, ramène les amitiés perdues.Ile » h.A.M.à 9 h.P.M.513 Est.rue Duluth Clferrier 2469 Notre ami Clément Bourret POUR BIEH DORMir A la suite de l'affreuse nouvelle, mes idées se confondent, mon esprit est troublé et mon état actuel ne me permet pas de rendre à notre ami Clément l’hommage qu'il mérite.Ce brave copain est décédé après un accident, un horrible accident qui terrifia tous ceux qjui le connaissaient.Nous qui étions ses amis, nous ne pouvons pas encore réaliser que nous ne verrons plus ce sympathique compagnon, nous ne pouvons pas nous faire à la pensée que ce bon vivant n'égayera plus nos réunions, nous ne pouvons croire qu'il est maintenant sans vie lui qui était si plein de vie ! Clément avait une brillante personnalité, un esprit pétillant et moi qui l'ai vu qui lui ai parié quelques heures avant sa mort, je puis vous dire que malgré ses souffrances atroces, il avait encore le sens de l’humour et trouva le moyen de blaguer un peu avec moi.L’impression que m’a laissée ce brave type qui fit si généreusement le sacrifice de sa vie restera pour toujours gravée dans ma mémoire.Il donna sa vie comme il a toujours tout donné dans la vie, avec une générosité de gentilhomme.Il est mort en bon chrétien et ses derniers moments furent ceux d’un homme foncièrement catholique.Combien j’ai admiré son courage dans ses longues heures d’agonie ! Quel exemple de soumission il nous a donné ! Je ne puis écrire plus longuement.Au lieu d’un hommage à notre ami Clément, je ne pourrais en ce moment, que vous dire ma peine.G.D.EN VENTE DINS TOI TES LES PHARMACIES 1940 La Rhumba des Radio-Romans Dir.Guy Mauffette Emissions d’Actualités Did.Paul Leduc I.es Concert* Symphoniques Profils de Femmes Dtr.Thérèse Casgrain Sérénades pour Cordes I)ir.Jean Deslaurier» Les Cordes Mélodiques Dir.Alex.Chuhaldin I,es Variétés Françaises Dir.André Durieux Le Questionnaire de la Jeunesse Dimanche Dimanche Mardi Mercredi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi 1941 — 7.00 p.m.— 9.30 p.m.—10.00 p.m.— 8.00 p.m.— 8.30 p.m.— 8.00 p.m.— 9.00 p.m.— 7.00 p.m.C B F Montréal C B V Québec CB J Chicoutimi C J B R C H N C C K C H Rlmooskl NcwCarllfde Hull PAGE 2 • Radiomonde 9 NOV.1940 Rédaction et Administration Ch.36», Hôtel Ford MONTREAL Téléphone: Flateau 4186* Publié toutes les semaine* (Toutes !e« deux semaine* durant juillet et août) ABONNEMENT S 2.00 PAR AN Le soul périodique exclusivement consacré aux Artistes de la Radio vol.n NUMERO 17 MONTREAL, 9 NOV, 1910 EDITION FINALE Rédigé en collaboration Cinq sous le numéro De " .S.V.P.MOTRE }»ostc d’Etat nous sert de la symphonie sur disque le jour, nous fait entendre des musiciens le soir.Trop d’une bonne chose peut causer de l'indigestion.Nous avons trop de grande musique.Personnellement nous aimons cent fois mieux un bon disque d’orchestre symphonique que la prose de certaines gens et le bafouillage de certains interprètes.Mais si l'on aligne des chiffres, nous constatons que sur les 400,(KH) propriétaires d’appareils de radio, dans la province de Québec, 4,0(H) dans Montréal, peut-être 2,(HH) dans la ville de Québec et 2,(KH) dispersés dans la province sont assez friands de musique pour payer un billet de concert.Et cela d’après les chiffres de nos impresarii.Total, 8,000 personnes.Vous me direz qu'il doit y en avoir beaucoup qui adorent la musique et ne peuvent s'offrir le prix du billet?Très bien.Admettons qu’il y ait 20,000 personnes qui, les soirs de concert, rongent leur frein et gémissent sur leur misère.Cela nous donne un total de 28,000 amants des grandes oeuvres sVmphoniques.Il reste donc 372,000 quasi indifférents.On nous dira qu’il faut faire l’éducation du public, c'est entendu.Mais je le répète trop d’une bonne chose gâte la sauce.Et le public tourne la manette pour écouter Ti-Pit & Fifinc.Et notre poste d’Etat s’étonne qu’un poste privé soit trois fois sur cinq, plus écouté qu’il ne l'est, et que nombreux sont les commanditaires qui lui font encore grise mine.Radio-Canada a fait un pas énorme dans h» qualité de scs programmes, depuis deux ans surtout.Nous en sommes heureux et nous l’en félicitons.Mais d’un autre côté, nous regrettons profondément, cette année, la disparition de certaines émissions, classées au cours des deux dernières années, comme ce qu’avait présenté de mieux jusqu'ici notre Radio-Etat.Je veux dire, le I héatre Classique, l’Opéra et l'Opérette.Question de budget?Mais il me semble que plusieurs programmes seraient avantageusement remplacés par ceux-là.Non pas qu’il y ait à Radio-Canada, cette année, des émissions vraiment nulle» de valeur.Non.Mais quelques-unes ne disent pas grand-ci îosc.(Je ne parle pas, ici, des commerciaux, mais des programmes commandités par l’Etat.) La Rumba des Radio-Romans, par exemple, c’est gentil, c’est charmant, ça plaît.Mais combien d’auditeurs ne s'en dispenseraient pas avec plaisir s’ils savaient que ça contribuerait à ramener dans l’air, une demi-heure d’opérette par semaine, par exemple.Même chose pour It's “Tableaux d'Actualités" du jeudi soir.Franchement, deux sur trois de ces “tableaux”, jusqu’à date, n’ont pas valu grand’ebose.Ces deux-là seulement suffiraient presque à boucler le budget d'un des chefs-d’oeuvre de Molière ou d'Offenbach.Au nom de tous ceux-là qui nous écrivent et réclament les Classiques et l’Opérette, nous lançons un appel à qui de droit.Pascal GARNEAU NAZAIRE et BARNABE RESULTATS A DATE 9 10 hres a.m.— 5 novembre Miss Radio 1941 I Lefort, Marcelle BrLnd’Amour, Yvette .436 5 Jasmin, Judith Lapointe, Marthe .Thibault- Olivette .Basilières, Andrée .•' 424 I-aporte, Lucile .423 Giroux, Antoinette ,.Schmidt, Gisèle .339 Jf Poitras, Lucie Germain, Nicole Mauffette, Estelle Sutto, Janine ! Lebrun, Armande .Millard, Muriel .Felland, Lucette Dumont, Lucile Teasdale, Margot .183 D’Arcy, Nita .135 J; Bernard, Jacqueline .134 II Thierry, Marthe .130 I Moins de 100 votes: Bour - J ret, Laurette; de Courval, | Paulette; Soeurs Gingras.Des ! ; Rameaux, Réjane.Mme Minti d’Estée, (Miss Radio 1940) est hors concours.Un bon mot d'Ovila Légaré.Juliette Béliveau lui demande: — Et .qu'avez-vous fait de votre cheval?— Je l'ai mangé’ Et il ajoute: — J'ai encore un fer sur l'estomac! ¥ ¥ ¥ Nouvelles de guerre: Alain Gravel a une commission.Flavius Daniel répare les casques.Pierre Ranger va aux nouvelles.Yves Bourrassa a le sourire.Et le tout-militarisé de la radio manifeste une activité étonnante.¥ ¥ ¥ Roy MaLouin a été nommé chef annonceur.Cette nomination n'a surpris personne, car Roy est un des plus vieux (et des plus jeunes) annonceurs de CKAC.Ses confrères ont applaudi .ce qui prouve que Malouin et un chic type et qu’il a l'approbation de tous.Victor Francen est la vedette de l’heure.Paraîtra-t-il à l'heure des vedettes?* * * Une dame se trouvait à l’étalage d’un libraire.— Avez-vous des livres convenables pour les jeunes filles?— Ah! oui, madame, nous avons “Monsieur, Madame et Bébé!” — Merci, dit la dame, piquée! Pourquoi pas "Les cinq jumelles Dionne”?¥ ¥ ¥ Le “Capitaine Bravo" fait parler de lui.A sa sortie du studio, lundi soir, François LaVigne fut assailli par une foule d'admiratrices qui voulaient absolument savoir s’il allait être brûlé vif ou s'il serait sauvé.— Je n'en sais rien, dit-il.Demandez à l’auteur! ¥ ¥ ¥ Une gentille lectrice m'écrit pour me demander si Henri Poitras est costumé, à chaque émission de “La Mine d'or”.Non, Mlle, le sympathique contremaître de “La Mine d'Or" n'est costumé que lorsqu’il chante aux “Variétés Lyriques".* * * Emile Bouffard est le prince des régisseurs.Il est parfois si occupé qu’il n'a pas le temps de manger.— Songez, disait-:!, à la première de “ija Flamme”, je m'appelle Bouffard.et je n'ai pas encore bouffé! Ÿ * Ÿ Les combats héroïques.Fred Barry luttant avec une armure.On sait que l’inimitable Fred a des goûts belliqueux.Se trouvant en face d’une de ces armures si décoratives, Barry se mit à lui parler.et comme l'armure ne lui répondait point, Fred lui asséna un magistral coup de poing.Inutile d'ajouter que cela se passait à “un" partie d'huîtres et que Fred voulait faire une bonne blague! ¥ ¥ ¥ Une épidémie d'entrevues s’est abtatue sur le domaine de la radio.Mais la plus vivante entre toutes a été celle de la petite Michèle Laza-reff par Ginette Letond&l.Cette petite française, interviewée par une petite canadienne, était la chose la plus exquise au monde.Il fallait entendre la petite Michèle raconter à sa cousine du Canada comment on jouait les pièces, au Châtelet: "Le coffre-fort vivant" et "Le tour du monde en quatre-vingts jours".C'était charmant ! * * * On suit que Victor Francen adore tout ce qui est canadien.Son plus grand plaisir est de promener dans les rues de Montréal où il est déjà venu, alors qu'il était tout jeune comédien.Et d'entendre parler le français, cela l'émeut et le rapproche telle, ment du pays qu’il a quitté ., Ÿ ¥ * Les beaux témoignages: Pierre Lazareff.le grand animateur de “Paris-Soir'' dont il porta la circulation jusqu'à deux millions d'exemplaires, a déclaré ceci à la radio: “Aussi incomplets qu'aient pu être les reportages ou les articles qui ont paru en France sur le Canada, c'est grâce x eux que j'ai pu me rendre compte des trésors d'affection que notre pays possédait sur cette terre d'Amérique trop oubliée par lui.Et si /a France, selon le mot de Voltaire, vivait heureuse sans Québec, j'étais de ces Français qui ne se consolaient point de n'avoir pas encore été à Québec ., et à Montréal.” N'est-ce pas un beau témoignage, sincère et vibrant?¥ ¥ ¥ La “Parade du Samedi Soir", à CKAC, attire tellement de monde qu'il va falloir bientôt louer le Forum ou quelque vaste saüe de même calibre.La formule est excellente: trois programmes dans un! Et le public se divertit abondamment aux "Chansons-Express, aux "Chansons Animées", aux "Deux Commères" et aux “Diables Rouges".Aazaire sort son “ B A ZOU ” L'OUVREUSE Par N AN G \\[ n/£N3EZ VOUS fÀlGfc UD TOUQ D/ddS MOU KO UV-EAU —- BA20U-/C Poi'RQdOÎ cest N Que tu dépassés pas c'tbuck -ù "DOMC?.ELLE EST Dim Bem; 0a\s ttfciiol ta fctST ui QlÛiMOUS TQAINe- Jt ptux /won-eue est N uotet - maïs y a Pas aaouÎlu Dessus Depuis , .cxnr -fil »; / QUE J'LAi 9 NON .1910 • Radiomonde # PAGE 3 514 PREMIER CHAPITRE L’ESPOIR ROMAN TIRE DE C’A D A P T A T 1 O N DU GRAND SUCCES RADIOPHONIQUE peu piès.Ce fut lui qui rompit le silence: — Et alors, Micheline, ma jolie, êtes-vous prête à assumer vos nouvelles fonctions?— Non.justement je ne suis pas prête! — Ça ne fait rien.Je suis sûr que vous ne prendrez pas grand temps à finir vos valises D’ailleurs nous ne sommes pas pressés! Il y a des trains en quantité.Savez- par LOUIS MORISSET (Suite) line qui, troublée, frissonnante, commençait à tiouver l’épreuve plus dure qu’elle beau coup?ne l'avait pensé! — Georges, taisez-vous! Non, je ne comprends pas.Je ne sais plus que croire! Vous semblcz si sincère, si gentil, si bon! C’est bien simple.je.je ne puis vous laisser.— Il vous semble donc impossible qu'un Non?.Alors qui a bien pu faire ce — Grande Soeur, j’ai des choses graves à te dire.Le docteur Langevin est un homme merveilleux.Il est exactement de ton avis! — Ne parle pas si fort, Micheline! Tu vas réveiller ton frère Micheline, se plantant devant le lit, prononça d'une voix assourdie en scandant les syllabes: — Je n’irai pas à Ot-ta-wa! Ebahie, Claire se redressa sur son oreiller.__Ah! Ma petite, si tu savais comme tu me fais plaisir! Je pensais bien que le docteur Langevin réussirait à te convaincre.Ce fut pour Miche comme si la foudre était tombée sur le modeste appartement de la rue Paint-Denis.Elle resta un moment sans rien dire, savourant sa désillusion avant d’éclater.Puis: — Ah' C'est ça?C'est TOI qui lui a DEMANDE de me parler! Eh bien, je dois avouer qu'il a su s'y prendre.Et comment! On aurait bien juré que j'étais seule à lui avoir inspiré tout le joli sermon qu'il m'a débité.Cachant sa déception sous un ton moqueur: — Eh oui!! Le grand, l’unique docteur Jean Langevin a si bien joué le rôle que tu lui avais soufflé qu'il a réussi à me faire ¦tfoir combien il était absurde que j'aille chercher à Ottawa la gloire et la fortune quand le joli petit oiseau bleu du bonheur était ici! Elle reprit haleine tout en retirant ses vêtements qu'elle enlevait un à un et lançait à travers la pièce.— Je sais à quoi m'en tenir sur sa sincérité maintenant! Mais je n'irai quand même pas à Ottawa.— Ah! Ma chérie! Rien qu'à l’idée que tu allais me quitter, si tu savais combien j'avais de peine.— Dis donc, tu dois être rudement contente que ton ambassadeur se soit si bien acquitté de sa tâche! Figure-toi qu'il était si convaincant, si ensorcelant même, que je ne me suis pas douté un seul instant qu'il était délégué par toi! Elle enfila sa chemise de nuit: — Je me figurais que le docteur Langevin m'engageait à ne pas aller à Ottawa parce qu'il s’intéressait particulièrement à moi.Je constate qu’il l'a fait parce que tu le lui as demandé En un mot, parce que c'est toi qui lui es tombée dans l'oeil! — Voyons, Micheline.Ce que tu racontes est absuide.La seule chose qui intéresse le docteur Langevin est de rendre service.11 ne faut pas le considérer autrement que comme le médecin de Jacques.Micheline sauta dans le lit, s'enfouit sous les couvertures —Et moi qui croyais qu’il était surtout un homme charmant! Je vois qu'il me faut changer souvent d'opinion ces jours-ci! — Bonsoir! il CONFLITS 'La voiture était prise dans un de ces embouteillages si fréqurnts dans certaines rues trop étroites de Montréal.Rue Craig, ce jour-là tous les records de lenteur étaient battus.Depuis un moment Georges Laurin, indifférent, se taisait.On n'entendait que le ronflement du moteur de la voiture.Micheline, mal à l'aise, se demandait comment elle allait lui apprendre la nouvelle.On avançait à cinq milles à l'heure à vous que j’ai même pensé à y aller en au- homme ait le désir de vous aider, de vous donner un coup d’épaule dans la vie, sans pour cela.Elle coupa très vite, sans le regarder: __Georges, j'essaie depuis tout à l’heure de vous dire.que.je.ne vais plus à Ottawa! Georges sursauta et, la lâchant brusquement, dût rattraper son volant à deux mains.Dans sa surprise il venait de faire une véritable embardée.— Comment, Micheline! Mais j’avais votre promesse.C'est impossible! Je compte sur vous, vous entendez.Ah! Je comprends.C’est votre soeur qui a enfin réussi à vous convaincre.Elle fait de vous tout ce qu'elle veut.__Ma grande soeur n'a rien à voir là- dedans.Georges, je vous en prie, ne soyez pas fâché! __Fâché! Vous en avez de bonnes, vous! Je suis infiniment blessé et déçu.Tenez! Je me refuse encore à le croire.Je ne peux pas m'imaginer qu’à la dernière minute vous allez me laisser tomber comme ça.Tous ces projets je les ai faits à cause de vous, petite sans coeur.Vous ne pouvez pas m’abandonner simplement pour faire plaisir à votre soeur.D'ailleurs je ne la laisserai pas ainsi ruiner votre vie, vous entendez! — Puisque je vous répète que Claire ne m a pas le moins du monde influencée! — Mais oui! Elle a eu raison de vou3.Elle ne m’aime pas, ça se voit assez! Et elle tient à vous garder sous sa tutelle.Elle veut sans doute que vous marchiez sur ses traces en devenant une vieille fille dans son genre.— Claire n'est pas une vieille fille.Elle est belle et bonne.C’est au contraire, la personne la moins égoïste.Je vous lai déjà dit cent fois! — Vraiment?En tout cas je suis convaincu qu'elle sait très bien s'y prendre avec vous.Voyons, enfant que vous êtes! Si elle ne vous dominait pas complètement, vous ne feriez pas la bêtise de refuser une offre comme la mienne.Vous ne voyez pas tomobile?Comme ça j’aurai ma voiture quand j'en aurai besoin.— Mais je veux vous dire que.— Plus je pense à cette affaire, ma petite chérie, plus je m'aperçois que ça peut devenir une cho«e splendide.J’ai l'impression que je peux arriver à faire de la succursale d’Ottawa un bureau presque aussi important que celui de Montréal! Georges Laurin parlait avec suffisance.Georges Laurin, que son frère, le président de la Compagnie Laurin supportait seulement par esprit de famille, posait au gros homme d'affaires.— Je vous le souhaite! dit Micheline.— Il n'y a aucune raison pour que je ne réussisse pas.Nous commencerons évidemment sur une pius petite échelle.Mon frère, Henri, est prudent, vous comprenez.11 ne me laisse pas tout T’argent que je voudrais.Micheline objecta: — Vous m'aviez dit avoir mis toute votre fortune dans les entreprises de Henri Laurin.Vous avez tout de même la possibilité d'en retirer un peu si vous en avez de besoin?Il ne put cacher son embarras: — Non!.Euh.vous ne comprenez pas! Je.je ne peux pas faire une chose pareille à Henri.Bien qu’il soit souvent injuste à mon égard, je ne veux pas lui rendre ses mauvais procédés.D’autre part, je veux que cette entreprise d'Ottawa soit une oeuvre indiscutable! Et à vrai dire.Miche, vous êtes bien la seule avec qui je voudrais partager ma réussite.Vous êtes l'unique personne à qui j'accorde de la loyauté et de la bonne foi.Il y a des jours où j’ai l’impression que tout l'univers se dresse contre moi.Mais vous.vous.— Georges.je ne sais comment vous expliquer! Il passa un bras autour de la taille de la jeune fille.— M'expliquer combien vous êtes émue?Vous n’avez pas besoin de parler, mon petit oiseau.Vos yeux sont si expressifs! Je connais vos ambitions et votre désir de devenir quelqu'un, d’aider votre famille! Et je suis jout ce à quoi vous renoncez en permettant désespérer?bien heureux de vous dire que je suis qU-pn vous sépare de l’homme qui a pour l’homme qui vous permettra d’accomplir uniqUe but de vous rendre heureuse! tout cela.ji était furieux.Il voyait sa proie lui — Oh! Georges! Georges, comprenez donc échapper.— jusque-là, pourtant, tout avait que vous me rendez la tâche trop difficile.^ ^té gi facne; tout s'annonçait si bien! — C’est le docteur Langevin! Georges Laurin devint cramoisi.— Langevin?Jean Langevin?— Oui! — Eh bien, voilà qui est Intéressant! Mais attendez donc.Si je vous disais un peu ce que je sais, moi, de ce joli monsieur! — Vous me le direz une autre fois car me voici chez moi et il faut que je monte immédiatement voir mon petit frère malade.Au revoir, Georges! Sans rancune.Sidéré, Georges Laurin frisait le coup de sang lorsqu il repartit.Micheline entra en trombe dans l'appartement.—Où est Jacques?Claire semblait un peu abattue.— U se repose dans sa chambre des émotions de la journée.— As-tu appris quelque chose depuis que je t'ai téléphoné cet après-midi?— Oui! Quand tu m’as téléphoné je ne savais encore rien.On était en train de le radiographier.Maintenant je suis renseignée.— Et alors?— Et alors, il va falloir attendre avant de tonter l’opération.— Attendre! Pourquoi?— Parce que le docteur Langevin a découvert que la chose était plus compliquée qu'il l'avait prévu! — Ah! , Le ton ironique de cette seule interruption de Miche fit rougir Claire qui reprit vivement : — Oh! Je ne crois pas qu'il soit à blâmer, Micheline.— Mais je n’ai rien dit! — Je croyais que.Elle s'arrêta.Ne recevant aucun encouragement de sa soeur, elle reprit: — J'aurais voulu que tu sois là lorsqu'il m'a annoncé la nouvelle.Il était sincèrement désolé.Je r.'ai pas très bien compris ce qu’il voulait dire mais il m’a déclaré qu'il avait à coeur la guérison de Jacques parce que notre petit frère lui rappelait un enfant qui lui était cher.C'est pour cela qu'il ne voulait rien tenter au hasard.— Mais enfin, que compte-t-il faire?Il ne t'a tout de même pas dit qu'il fallait — Mais non, votre tâche ne sera pas difficile du tout.Je verrai à ce qu’elle soit la plus douce possible.Je mettrai mon bonheur et ma joie à donner à la femme la plus adorable tout ce que son charme mérite.La petite employée dédaignée, la petite travailleuse modeste va disparaître pour faire place à la plus délicieuse jeune femme qui soit! — Georges, j’essaie précisément de vous dire que tout cela n’est pas possible.La voiture avançait maintenant un peu plus vite.— Je me rends compte, ma petite, combien il vous est difficile de me dire ce qui se passe dans votre coeur! Cet embarras, je l'éprouve moi-même.Mais, songez, Miche, que vous me permettez en quelque sorte de me réhabiliter à mes propres yeux.Jusqu'à présent, j'ai pu faire le mal, j’ai pu — Je vous assure que vous vous trompez absolument, Georges! — Ah! Je me trompe! Très bien, ma chère! Donnez m’en la preuve.Tenez, analysez un peu ce que votre grande soeur fait pour vous! Rien, si ce n’est qu’elle veut vous garder ici esclave du fait que vous êtes le seul soutien de la famille.Car il est bien vrai, n’est-ce pas, que c’est vous qui faites bouillir la marmite avec le maigre salaire que Henri vous paie.Voyons, Micheline, ayez le courage d'avouer la vérité! — Mais.Presque machinalement, il tourna, rue Saint-Denis.Et, s’adoucissant: — Voyons, venez à Çttawa avec mol.Et nous saurons montrer à votre vieille fille de soeur qui a raison.— C'est inutile, je ne partirai pas.Claire.— Encore Claire! Ah! Mais j'en ai assez! détester certains êtres et même quelquefois Je vais aller lui dire, moi, de se mêler de trahir mes amis.quel est l’homme à qui ce n’est pas arrivé?.Mais, si vous êtes heureuse grâce à moi, il me semble que j'aurai un peu réparé tout cela.Votre bonheur, votre succès sont aussi importants pour moi que pour vous.Comprenez-vous, chérie?D’une pression presque imperceptible il avait rapproché de lui le corps de Miche- ce qui la regarde! J'en profiterai pour lui déclarer aussi ce que je pense d'elle’ Et ce n'est pas parce qu'elle est votre soeur que Je vais me gêner! — Vous n'en ferez rien parce que ce n'est justement pas Claire qui m’a fait voir combien il serait dangereux pour moi d’aller à Ottawa.— Non! Au contraire.Ce n’est qu’un retard.Il veut que Jacques se repose beaucoup.Puis dans quelque temps on verra.Ce qu’il y a de pire c'est qu'il recommande même un séjour à la campagne.Micheline leva les bras au Ciel.— Ma foi, ii ne doute de rien! Avec quoi, grands dieux, pourrions-nous payer à Jacques un séjour à la campagne?— C'est cette quasi impossibilité de suivre l’ordonnance du médecin qui me désole! — En tout cas, en tant que l’opération elle-même, ce n'est que partie remise n’est-ce pas ?— Oui, heureusement! — Oh! Pendant que j’y pense, Roméo Lenoir a téléphoné.Il m'a demandé si je t’autorisais à sortir avec lui, à condition que tu acceptes, bien entendu! — Ah! Mon Roméo! C’est l’homme le plus dévoué et le plus respectueux depuis que je l'ai gift lé pour m’avoir serrée d’un peu près.A propos, tu sais Georges est absolument furieux que je n'aille pas à Ottawa! — Ça ne m'étonne pas! (à suivre) "GRANDE SOEUR” est irradié tous les jours (lundi au vendredi) à 10 h.15, par les poste* CKAC, Montréal; CHRC, Québec; f’.IBR, Rlmoiiskl et CHNC, New Carlisle.PAGE 4 Radiomondc 9 NON .1910 Nos familles radiophoniques Les “de Varennes” Lorsque deux ou trois membres de la même famille adoptent la même carrière, celle du théâtre, le fait, bien que assez banal, vaut la peine d’être remarqué, mais lorsqu'il s'agit de sept personnes, le père, la mère et les.cinq enfants, c’est quasi extraordinaire, bien que ce soit le cas de la famille De Varennes qui, depuis un quart de siècle, voit son nom occuper le premier plan, tant sur la scène qu’à la radio ! Le fait est d'autant plus intéressant à noter que M.et Mme Roméo De Varennes furent parmi les pionniers du théâtre à Montréal, puisque dès 1903 ils apparaissaient déjà dans plusieurs succès dus à la plume des meilleurs dramaturges français.* ¥ * “On me connaissait alors simplement sous le nom de Juliette”, nous dit Mme De Varennes, en revivant ces souvenirs qui nous parlent presque d’un autre siècle, tellement les événements se sont précipités depuis.Je débutai avec Roméo, mon futur mari, qui était l’auteur de la pièce interprétée devant notre premier public montréalais, puis vint en 1904, “La conquête d’un baiser”, par Rodolphe Girard.Roméo jouait alors les jeunes premiers.Nous avions comme invités les membres de la troupe du National.J’étais tellement intimidée que je n’eus guère conscience de ce qui se passait sur les tréteaux.Paul Coutlée était aussi à ses débuts.Le public en avait pour e n argent ! Il y en avait pour tous reconnut un tel talent qu'il devint une vedette.” Roméo De Varennes avait quelque expérience puisqu’à l’âge de 16 ans, il acceptait des petits rôles au “Palais Royal" où se rendait alors l’élite de Montréal.Parmi ses camarades, on remai quait Clara d'Artigny, Cartal, Louis Vérande.Aramini, et autres.Lors d'une SIMONNE DE VARENNES les goûts, chant, acrobates, duettistes, comédie ou tragédie.“Il faut croire que le public nous appréciait, continue Mme De Varennes, car tous les mois, on nous revoyait au “Ouimeloscope” où nous avions fondé un cercle dramatique.En 1905, mon futur mari laissa le drame pour la comédie.Il avait alors 22 ans.Il fit du café-concert avec des artistes tels que Dubuisson, Lucie Pezès, Gabriel Chaume, Lillian Doris, etc.On lui Feu ROMEO DE VARENNES tournée, un artiste tomba et on confia son rôle à Roméo qui le savait par coeur.“En 1907, ce café-concert ferma ses portes.Mon mari alla alors au “National." En septembre de la même année, le “Rochon-Osoope” organisa une troupe nouvelle dont il fit partie avec Dubuisson, Cartal, Rolland, etc.* ¥ * “Quant à moi, je faisais du théâtre par nécessité, histoire de gagner quelques dollars de plus : j’étais souvent en butte au trac et souvent, j'avais envie de pleurer.J'avais déjà mon premier bébé et je ne savais guère ce qu'étaient les loisirs, tellement il me fallait travailler sans relâche.Cependant, ce qui m'encourageait était le succès que nous remportions partout là où nous allions donner les pièces de notre répertoire.J’avais comme camarades Paul Hébert, Raoul Collet, Pétrie.Ce dernier acheta pour quelques dollars, un simple règlement de dette minime, un théâtre où Roméo et lui organisèrent une autre troupe formée de Condi, Joubé, Ducange, Pratte, mon mari, moi-même et quelques autres.Ce fut alors presque l'âge d'or, tellement les recettes dépassèrent nos espérances.Nous Jouions trois fois par jour et il fallait refuser du monde.Encouragés par le publie, nous avons décidé de faire encore mieux en faisant venir de France des artistes réputés.Julianny, Fréjus, etc.Nous fîmes assez d’argent pour acheter le “Canadien.” Malou, Granier, Verteuil vinrent s'ajouter à notre troupe.“Puis, Roméo décida de voyager : ceci ne m’était pas facile avec deux enfants!.Mais je le suivis pendant deux mois pour continuer ma carrière sur la scène de plusieurs théâtres.Il serait trop long d'énumérer le nom des pièces qui faisaient alors fureur : “Le Drapeau de Carillon", “La Griffe", “L'anglais tel qu'on le parle" étaient trois des plus applaudies.“Je jouais alors les ingénues, dit encore Mme De Varennes, et mes fillettes, Berthe et Simone, m'accompagnèrent souvent sur la scène dans de petits rôles.C’est dire qu'elles firent comme moi dès leur enfance.Nous étions certains de ne jamais manquer de travail.Mon mari était alors à Québec avec sa troupe, et moi, je devais demeurer à Montréal avec la mienne.* * * “Vint un troisième enfant, mon fils Camille, maintenant aviateur dans la Royal Air Force.Lui aussi, lorsqu'il fut grand, fit un peu de théâtre.Il avait dix jours à peine lorsqu'on me demanda d’urgence pour jouer le rôle de l'esclave, dans “Monte-Christo”, puis un autre rôle dans P“Arléslenne”, pièce qui servit de début à Raoul Léry, alors âgé de 17 ans.De ce théâtre, je me rendis à Québec pour un séjour de trois mois.Ma jeune fille Simone, qui n’était déjà plus une fillette, avait suivi la troupe de Bella Ouellette et de Fred Barry, troupe qui faisait ses débuts.L’accompagnaient Antoinette Giroux, Mme Dubuisson, Palmery, Suzette et Vital, etc.“Je me joignis moi-même à cette troupe avec une de mes autres filles, Germaine, qui elle aussi faisait ses débuts artistiques.Elle joua successivement dans “Le Roi de l'Argent” et dans “Les Deux Orphelines.” Nous allâmes ensuite au “Majestic” sous la direction de Petitjean.Nous y demeurâmes six mois.“C'était alors au début de la dernière Grande Guerre.Mon mari dut partir comme soldat et quant à moi, entrai comme souffleuse au théâtre “Canadien” pour la saison d’opérette, dirigé par Roby.A l’automne, une tournée fut faite sous la direction de Léo à l’“Arcade." Je retournai ensuite comme souffleuse au "Canadien” où la troupe de l’“Alliance Artistique” connaissait les plus beaux succès.L'arrivée de Becman nous causa quelque trouble financier en divisant notre public, mais les saisons MADAME DE VARENNES fille, joua le rôle-titre d’Aurore, dans “Aurore l’Enfant Martyre”, rôle qu’elle tint pendant deux ans.Mme DeVarennes eut ensuite pour camarade de la scène Gaston Dauriac, Juliany, Girardin, Castel, etc.Elle fut ensuite mère une cinquième fois.Son fils cadet, Marcel, maintenant âgé de 16 ans, suivit les traces de ses parents et fit lui aussi partie de quelques troupes où on lui confia de petits rôles.Le petit Marcel égala le “record” de sa soeur Simone qui subissait sa première expérience sous les feux de la rampe à l'âge de 3 ans, dans “Froufrou”.* * * Mme DeVarennes continua sa carrière au “Chanteclerc” aveo Barry, Duquesne, Marthe Thierry, Jeanne Max et René D'Armor, puis avec la troupe Tremblay avec Si-( Suite à la page 11) Abonnez-vous à O CAMILLE DE VARENNES qui suivirent furent quand même satisfaisantes.Pendant la saison 1917-18, mes trois filles allèrent au couvent et je retournai à l’Arcade, puis au “Chanteclerc”.Bref, je travaillais sans relâche pendant les 365 jours de l'année.” Mme De Varennes continue le réçit de sa carrière artistique en ajoutant qu’elle joua successivement dans presque tous les théâtres de Montréal où l’on offrait les succès du répertoire français: elle occupa diverses situations, celle d’actrice, de caissière, de souffleuse, d'habilleuse, de couturière, enfin toutes celles qui lui permettaient de faire vivre sa petite famille en l’absence de son mari.La saison de 1920 fut plus dure que les précédentes.En 1921, elle ne perdit que 15 jours de travail dans toute l’année.Cette même année, Simone, sa RM»QMC0fDE C’est le meilleur moyen de vous assurer la lecture ! régulière de Radiomonde.Découpez le bulletin ci-dessous et mallez à la poste dès au jourd'liui, accompagné d'un mandat postal, à Radiomondc, Hôtel Ford.Montréal.Bulletin d’Abonnement ï'cuillez, je vous prie, m'expédier voire journal à , F adresse su i tari le : M.pour.numéros, à /tarlir de.Signé.52 numéros .$2.00 13 numéros .50 sous 26 “ .1.00 6 “ .30 sou s N.B.— Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement.9 NOV.1910 Radiomondc PAGE 3 A “LA MINE D’OR” Photo prise au cours du programme radiophonique ‘Ta Mine d'Or.” On remarque Henri I.KTONDAI, et Henri POITRAS.Comme on le sait, ce progra mme, à partir du 8 novembre sera irradié tous les vendredis de 10 h.à 10 h.30 au lieu du dimanche soir.-fcût Quebec mêe saute! Les amis du poste CKCV ont été secoués d’émotions violentes ces derniers jours.La fête tout à fait gentille qui avait été organisée en l’honneur du mariage de René Arthur battait encore son plein, quand parvint la nouvelle du terrible accident de chasse survenu à l’un de leurs meilleurs amis: Clément Bourre t.* * * Les suites fatales de ce triste accident firent que le même matin où l’un se mariait en l’église St-Do-minique, l’autre était inhumé à St-Jean Baptiste.Poignante image de la précairité de la vie humaine, nous rappelant qu’il faut toujours avoir présent à l’esprit que l’amour et la mort se réclament constamment des part égales en nos coeurs.* * * Au poste CKCV, Clément Bourret fut l’un des plus brillants équipiers des programmes encyclopédiques du Professeur Toc.Il collabora pendant quelque temps avec Gilles Duhamel, au regretté programme: Les Interviews dans la Rue.Il fut souvent conférencier des dîners de , la Chambre de Commerce des Jeunes, etc.* * * Et la vie continue.Pour les réalisateurs radiophoniques, annonceurs, et autres, qu’elle soit exultante de joie ou chargée de peine, elle appartient avant tout à celui qui écoute .indifférent à ce qui n’est pas sa propre joie ou son tourment personnel.* * * CKCV a présenté mardi dernier la première d’une série d’émissions de VARIETES.Ces programmes de chant de musique, de blagues, semblent de plus en plus populaires auprès d’un certain public.Berthe CHRC est le pionnier de la radio à Québec — Des enquêtes désintéressées établissent son immense popularité auprès de l’auditoire.184,380 J oilà le tableau îles lettres reçues jtar les corn• maudit aires à CHRC durant les neuf premiers mois de l année 1940.Est-ce assez concluant?CHRC — — Québec P.Q.ECOLE de DANSE MARY BEETLES Art dramatique — Musique — Jardin de l'Enfance JEANNE RODIER, directrice de ballets Les nouveaux studios sont ouverts 4956, boulevard Dé-carie ( pres I li«•niiu Heine-Marie) INSCRIPTION COMMENCEE — ELwOod 5170 ck12bdkmiovid& Pur Puni GÉLINAS “La Confidente par excellence des Radiophiles” Cantin et Jacques I^irochelle firent excellente impression, lors de cette première émission.* * * Si le mardi soir est le soir des émissions populaires, genre: Tourbillon CKCV à 8.30, La Danse des Piastres, CHRC, même heure, ce qui est dommage, Variétés à 9.30 de CKCV, le mercredi soir est encore plus riche et plus prometteur.Après la Pension Velder, CBV, UN HOMME ET SON PECHE, CBV, nous avons Profils de Femme, CBV, puis La Course au Trésor CHRC, et revenons à CBV pour GRADS S.V.P.ça continue en beauté avec ICI L’ON CHANTE, pour se terminer des plus agréablement avec La Situation ce Soir en compagnie de Louis Francoeur.* * * Décidément, il n’y a pas moyen de sortir ce soir-là, surtout si l’on ajoute que nous n’avons pas mentionné les charmants intermèdes présentés de CKCV, et qu’il importe de capter entre-temps.* * * Nous comprenons que beaucoup de gens souhaitent d’avoir plus d'un appareil et plus de deux oreilles .* * * Que dire ensuite des délices de la fin de semaine.L’âme encore toute vibrante du concert du samedi soir, nous nous envolons vers Carnegie Hall à 3.00, le dimanche après-midi.Encore des moments où il faut se défendre de prendre aucun engagement, si ce n’est avec des gens aptes à goûter la musique, à se laisser emporter par elle."La musique parfois me prend comme une mer” (Baudelaire).# * * Après ces captivantes régions musicales, il n'est pas de pays où l’on découvre plus d'HUMAIN que dans les PAYS D’EN-HAUT.Sacré Valdombre va ! * * * Les amis de Montréal ont été bienvenus d’accourir pour participer aux agapes de CKCV.* * * Gérard Arthur a aussi été vivement apprécié et applaudi dans sa conférence: Ce que j'ai vu à Paris et à Coudre**, présentée au Palais Montcalm de Québec.Le rôle de Marguerite Paquet, contre-alto complétait la soirée de la façon la plus charmante.10 12 13 14 12 3 ?ru 4 5 I 6 7 8 m » 10 11 12 J 13 14 u 1 WTT U i ! I JL JL ?BJ ?i WD ITT ¦ J ?! B ŒM ?I U ?JU B m i I ?Œjl 1 ¦ ¦ I u ?ej|| ¦ i i nrrr ?I JL i i rrr B ! ?L ULU ?U i a ?LU ?B cm ?¦B ?¦?LU ¦ru ?HORIZONTALEMENT 1—Deux mots du nom de la confidente d’une foule de radiophiles.2.—Qui forme un axe.— Texte d’un auteur qui diffère de la leçon communément admise.3.—Qui concerne un solide dont la forme approche celle d'un globe.— Ce que les soldats apprennent actuellement au camp.4.—Rivière d’Alsace — Urnes, réceptacles.— Anagramme de LAÏC.5.—Genre d'ophidiens famille des pythonidés.— Espace de temps — Se truovent dans "Estaminet".6.—I.e milieu .de “SUIVI" — Nom d'une rue d’Outremont.7.—Etoiles de cinéma — Fit halte (épelé à l'envers).8.—Ce commencement de tout oeuvre.— Adjectif possessif.9.—Enlevées.— Blesser, léser, en anglais.10.—Fleuve de Géorgie, qui se Jette dans la mer Noire — La langue que nous parlons.11.—Une grande ville du Canada.— I>es consonnes de 'LA NI SETS".12.—Préposition — Qui se rapporte à la poule.13.—Dévidoir qui sert à tirer la soie des cocons.— Serin jaune.14.—Attaché, lié.— Ce que le juge prononce.VERTU ' \CEMENT 1.—Adverbe signifiant: ras, près.— Jeune orme.tout 2.—Actions de mettre en oeuvre, des bois, des mindb, des champs.3.—Ville de Moravie, connu aussi sous le nom de Iglnu.— Agent politique de Lou is XV.— Temps du verbe pouvoir.4.—Sorte de bière anglaise — Sa>* vant allemand, né à Cennep.5.—Fortes, vigoureuses.— Coup* de baguettes sur le tambour.fi.— Rame, en anglaisé — Ce qu’on introduit dans ia serrure.(Ce mot est épelé à l'envers).7.—-Cherche à «teindre.— Rendis un son enroué.8.—Grand bassin naturel — Prénom féminin.9.—Met de niveau les assises d'une construction — Moitié d’un nom qui signifie "onbon" dans le langage des enfants.10.—Sorte de massue.— Mot anglais sign.: "Courte durée” — i,e contraire de noirceur.(Sauf dernière lettre).11.—Celle-IA, en latin — Art de tirer les cartes.12.—Qui est opposée au réqitm des habitants de Malte.13.—Celui qui professe un système de morale qui place dans l’intérêt particulier la règle de nos actions.14.—Genres de composés comprenant des herbes annuelles, communes en Europe.— [.es nègres aiment k jouer à ce jeu.M A R C E L lL E B A R TTh" E E T B R N U Ie ï A I T ¦ iE N E T 0 U R N E A U X a a|r C R E ' R E i-.¦ T E B E sis A T I ' Q G E Is H R Z M PA I E N U L I I a 11 s s ¦ D P E S MARCELLE N c r m s B R E S T BARTHE S L A V E 0 A B R H 0 S 1 E R R I 0 T E 1.a| 11 E T ¦is A D E N 0 M I n| A 1 T E U r|s m E N T R E T o| I | S 1 R A 11 T e| T ¦ E M il T r| A 1 I M A T | El S ISflUE S T * ¦1 cil ¦ > T ii S S E Z Solution du 2 novembre ; PAGE 6 Rudiotnondc 9 NOV.1910 wmm *vB j k REVIENS DE MON VILLAGE Niché sur une haute falaise, enveloppé dans les érables, mon petit village dort peletonné sur son bonheur comme l'hirondelle dans les pigeons.Le ciel bleu, tout près, lui fait un toit; en face, il y a le fleuve rieur, tranquille; en arrière, une forêt de sapins qui sent bon.Mon village n'a que trente maisons, sa vieille église couverte de mousse, une seule route bordée d'herbes folles, son cimetière ombragé, sa grève sauvage que caressent les vagues lentes.Le lilac et la vigne y croissent en désordre, dans tous les coins; son seul tapage est le gazouillement des oiseaux et le murmure de deux ruisseaux.Dans mon village, on vit sans façons, sans soucis, de l'air du temps tout simplement.Les vieilles femmes égrennent des chapelets et, le coeur gonflé de souvenance, suivent le couchant.Les jeunes chuchotent tout bas une prière et, les yeux pleins d'éclats, boucles blondes au vent, scrutent le levant, — celui très rose de leurs rêves bleus.En été.les gens de mon village regardent les arbres et les blés d’or se balancer mollement à la brise; à l'automne, on aime voir danser les crépuscules tougeâtres sur les tapis de feuilles mortes; en hiver, les bûches flambent dans la cheminée et la lueur va, par la fenêtre endente-lée de givre, dire au reste du monde que là, on ne demande rien de plus.Moi qui ai vu l'Angleterre et ses verdures.New-York et ses palais, les troublants soleils du Sud; moi qui ai chercher sur deux continents, par delà les mers, dans le fracas de ;a guerre, par tant d'espace, le mets que saurait digérer mon coeur malade, le baume à mon éternelle fièvre, je n'ai jamais su plus reposant moment, connu plus enivrante extase, goûté plus sain émoi, qu'à revoir mon village par quelque matin clair, qu'à écouter son Ange'.ua dans le calme tiède des soirs.Comme ses érables, j’ai pris racine dans mon village.Tant de fois, j'ai voulu transplanter ailleurs ma pauvre tige ! La terre nouvelle ne lui allait pas, elle s’anémiait.mourait lentement.Chaque fois, j'ai dû revenir.Mon village!.Le massif parfumé de sapins, les sentiers complices de mes amours passées, le sanctuaire et la flamme timide des lampions dans le silence pieux, le cimetière où dorment ceux qui m'ont aimé, la maison grise au tournant du chemin, la chambre à larges poutres sous l'alcôve, le haut poêle et la bombe ronflante, Ih grosse chaise qui berça tant de fois mes jeunes illusions, le parterre ombrage où flottent encore les échos d’autrefois les joies de mon enfance.Combien de fois j'ai pleuré sur ces images dans les nuits de mes exils ! Mon village n'est pas sur la carte géographique.On n'en parle pas dans les journaux ni dans les livres.Personne ne le voit, personne ne le sait là, mais quand je reviens de mes aventures lointaines, les petites langues de fumée blanche qui serpentent sur tant de feuillages et lèchent ce point de l'horizon nie disent à moi que là est le repos, là est l'oubli, là est le bonheur.là est mon village.* * * Aujourd'hui, de retour dans le vacarme et la poussière de la ville, j ai mal au coeur, mal aux nerfs.Je trouve Ste-Catherine mal pavée, les studios moins beaux que l'étable de notre voisin.Les arbres de l'ave-nue.j'ignore leur nom, je déteste leur' symétrie.Ce palais de granite du grand square, je ne le changerais pas pour la maison grise où grimpe la mousse.Ces éclats éblouissants, ces lueurs fantastiques au sommet des édifices.J'aime mieux la lune pâle de mon village et ses traînées douces sur le tapis des feuilles.Et il y a aussi l'élévateur qui grinche, ces visages pâles qui rôdent dans les corridors tortueux, des airs de jitterbug du studio “C”, le p'tit vieux du premier qui m’attend avec un compte.Le nez collé contre la vitre sale, je regarde vers l’est.Un nuage blanc, pareil à un flocon de ouate, glisse dans l’air bleu, par-dessus la vill’, par-dessus les monts, pardessus les plaines, vers l'immensité indécise où le ciel se confond avec la terre, vers là-bas, vers le petit village dont la vie m’a arraché c-t dont j’entends l’appel.Mon âme miséreuse lui confie un message, mais peut-être ne se rendra-t-il pas.peut-être est-il trop lourd — il est chargé de tant de nostalgie.* * * — “Fais de la copie pour “Vie de Famille”, pour “La Marmaille”, pour “La Situation Aujourd'hui”, que m’dit le bass.La “Situation Aujourd'hui!.Quel cynisme ! Et sur mon clavigraphe, je me surprends à écrire ; “elle est sale, ça va mal, c'est triste, c’est plat, la situation n'a jamais été pire depuis le début de la guerre.” Car tout le temps, j’ai mes états-d'âme au bout des doigts.De "Vie de Famille", de “La Marmaille", j'accumule des mots pour les pages de journaux : “Merveilleux”, “Rien comme ça", “Quel spectacle”, “Fameux”, “Si reposant”.Car tout le temps, j'ai la pensée de mon village au bord du coeur.* * * Madeleine Carroll, la vedette de cinéma, était récemment de passage à Montréal.Elle est blonde comme une aurore de mon village, encore plus belle que nous le dit l'écran, elle est charmante, d'une simplicité absolument plaisante.Mais nous avons ici dans Québec une raison de plus de l'aimer.Car, quoiqu'en ait dit la propagande, Madeleine Carroll est irlandaise par son père et française par sa mère.Et, elle a insisté sur ce point.Aux journalistes venus l’inter-viouer, elle ne voulut parler qu'en français — et le plus pur des français.Quand l’un des reporters lui fit remarquer qu'il ne comprenait pas le français, elle répondit : —-“Vous devriez l'apprendre, vous êtes en pays bilingue!”.Et.elle continue sa conversation en français.Nous avons jusqu'ici quatre bons amis de notre langue : Le Roi d'Angleterre, la Reine d'Angleterre, le Premier Ministre de l'Angleterre .et Madeleine Carroil.Peu nous importe les autres ! * ¥ ¥ Aux studios de Radio-Canada, Madeleine Carroll reçut un accueil dont elle se souviendra longtemps.A sa sortie du studio “H" où l'avaient interviouée Tony Leclerc, Norbert Bowman et Ruper Kaplan, l'artiste se vit tout à coup face à face avec une foule d'admirateurs et de chercheurs d'autographes.Le vestibule du Kingshall et la rue étaient littéralement bloqués.Fallut-il que l’escorte joue des coude3.La cohue pressait sur quatre faces: on voulait parler à la belle Madeleine, on voulait la toucher (sic), quelqu’un tira la manche de sa robe jusqu’à presque l'arracher, une jeune fille défit même quelques mèches d'or à sa tête.Voire, un homme de police voulut lui aussi lui faire signer son livre d’autographes.Elle ne le put.Ce qui fit remarquer à quelqu'un : — “Tu parles d’une police démontée !” * * * A propos de célébrités.On sait peut-être déjà ce mot d'un professeur.— "Madame, à votre place, je retirerais votre fils de l’école, il n’apprendra jamais rien, il ne fera jamais rien de bon dans le monde !” Le fils en question devait être plus tard le grand Edison.(Un simple conseil de prudence aux professeurs et employeurs!).* * * OU EN EST RENDUE I.A PUBLICITE COMMERCIALE ! L’annonceur : — “ Mesdames et “Messieurs qui m'écoutez!.Vous “ êtes-vous jamais arrêtés à réflé-“ chir, aux heures de détente ou de “ rêverie, de la nécessité qu’a pris “le papier à t.dans la vie mor-“derne?.Dites-moi franchement, “ mes chers auditeurs, s'il n’y a pas “ dans votre proche voisinage une “ personne qui ne doive son succès "ou son insuccès en affaires, dans “ les arts, et — dirais-je — même “ dans les choses du coeur à la mar-“ que de papier à t.dont il fait “ usage, ou, si vous me permettez “d’ajouter.à celui dont il ne fait " pas usage.“ Eh bien ?Mesdames et Mes-“ sieurs ! Je ne vous citerai que le “ cas d’une dame que je connais “bien.Cette dame, donc, réalisait “ graduellement que son mari “ n’était plus le même.Il était de-" venu boudeur, nerveux, morose, il “ ne semblait plus s’intéresser à ses “enfants, et son affection pour la “ compagne de ses jours paraissait “être étouffée par un souci.un "problème secret.Alors, mes “chers auditeurs, cette épouse qui "était très intelligente et intuitive, " crut un jour deviner le drame qui “ qui se jouait dans l’âme de l’autre.“ Et, un matin, après le départ de "son mari pour le bureau, elle prit “ un large morceau du papier à “t.en usage dans la maison, le " posa contre l'ampoule électrique " et découvrit avec chagrin, voire "avec horreur, que sa fab.ii.aüuii “était de qualité nettement infé-" rieure et qu’il était aussi rempli "d’irrégularités qu'une route de " gravelle.“Vous comprenez alors comme “ moi, Mesdames et Messieurs, de “ l’importance qu'il y a pour la fem.“ me de maison de se procurer le “papier à t.“Tantan”, dont la “qualité de tissue ne connaît pas “ d'égale en ce qui concerne sa dou-“ceur, sa résistance et la pleine sa-" tisfaction qu'il vous donne.Les “fabricants du panier à t.“Tantan” ont passé, des années, “ mes chers amis, à étudier sur tou-“ tes ses faces le paDier à t." idéal et à en établir l’utilisation “ publique sur une base plus nette." Mesdames et Messieurs, il C3t “ un fait reconnu que les grands "criminels, les dictateurs et les ré-" prouvés de la civilisation sont de-" venus ce qu'ils sont parce qu'ils “ n'ont pas su employer le papier à "t.qui convenait à leur type.Et, “ il n’est pas exagéré de dire que “si le papier à t.“Tantan” eut “été inventé quelques siècles au-“ paravant, il n'y aurait jamais eu “de guerres sur notre globe.“ Mesdames et Messieurs, loin de “moi l’idée de vouloir forcer votre “ choix, mais quand vous irez à “l’épicerie du coin, insistez pour “ vous faire montrer et expliquer le “papier à t.“Tantan”.Exi-“gez une démonstration.Il est “ soyeux, il est facile à manipuler “ et, surtout, U dure plus longtemps "que tout autre.Mesdames et "Messieurs, vous allez maintenant “entendre Mlle Euphémie Tranche-“ montagne vous chanter le grand “air de Samson et Dalilah, etc.” * ¥ * Marcel Paré, le vôtre Mesdemoiselles, le nôtre, le Marcel de tout le monde s'en va porter le verbe de Québec en Ontario.Ou, pour résumer, Marcel Paré voit enfin son talent et ses indéniables qualités reconnus.II est promu.Il nous quitte et tous ses nombreux amis de la radio montréalaise ont célébré, l'autre jour, à la Palestre Nationale la bonne chance qui arrive à l’un des annonceurs les mieux aimés de nos postes locaux.Il y a belle cause pour lui à faire au poste de radio de Hull : montrer le français à la population française d'Ottawa.Patriote, érudit, raffiné, puriste.Marcel Paré fera par là beaucoup de bien.* * ¥ RADIONETTES.— A entendre parler de la fécondité (littéraire) d’Ernest P.Trait d'union, cela rappelle le mot de cette maman qui disait : “Ma fille est bien plus musicienne que la vote.Madame, elle joue le Prélude de Rachmaninof en trois minutes !” Ou celui du bonhomme qui avait une montre bien meilleure que l'autre bonhomme.“Elle fait l'heure en cinquante- cinq minutes !”.Roland Beaudry et Jacques Des-bâillets nous donneront bientôt les joutes locales du Canadien sur les postes français de Radio-Canada.Tous deux sont bilingues parfaits .Ce n’est qu'une opinion personnelle mais Gérald Duranleau, de l'émission “Voulez-vous savoir.Mesdames”, est l'un des chanteurs les plus plai- sants à écouter.Ditto pour Lucille Laporte.Marcelle B.utho demandait l'autre jour (31 octobre, 11 heures a.m.) à ses auditrices : “Comment s’appelait l'épouse de Samuel de Champlain ?Lord Ah ! Ah ! réclame le prix accordé pour la bonne réponse.C'est : Madame Samuel de Champlain.Les Frontiersmen s’en retournent vers la frontière.Madeleine Carroll leur a fait perdre le nord.Quand une photo en groupe fut prise dans un studio local, la belle artiste vit elle-même à tourner le microphone et les lettres d'identification du poste face au camera.Personne n'avait pensé à cela.Fallait-il que ce soit l'invitée d'honneur qui ait le tact de partager sa publicité personnelle avec la marque de commerce de ses hôtes.Quand elle entendit tant de français autour d’elle, elle échappa un mot d’enthousiasme : “Ici, Radio-Paris” ! A ce moment, le camera fit son déclic et c’est pourquoi la photo nous montre de beaux sourires sur la figure de certains personnages qui ne sont pas beaux du tout.(Regardez “Radiomonde" de la semain» dernière) .Dans la course au titre de Miss Radio 1941, une concurrente dépasse ses rivales d'une poitrine au premier détour de la piste.Le Trio Lyrique (Lionel Daunais, Anna Malenfant et Jules Jacob) revient sur les ondes le 15 novembre avec une nouvelle émission de Radio-Canada î “Détente” .L'armée italienne s’est fait sonner de nouveau.Cette fois, parce qu'elle a marché sur la graisse et n'a pas assez bien protégé ses derrières.LORD AH ! Ail ! Jean Dickenson à Radio - Canada ¦ JEAN DICKENSON que les auditeurs de Radio-Canada ont le plaisir d'entendre tous les dimanches soirs à 10 h.30, à l'émission “Album of Familiar Music.” Mlle Dickenson fut interviewée lundi soir aux studios de In société par Norbert Bowman.9 NOV.1940 9 Radiomonde § PAGL 7 -C RUE PRIIKIPALE LIVRE DEUXIÈME JEUNESSE hb—a—^ 'pah otite chambre et tous les soirs, en me couchant, je pourrai m’endormir en contemplant vos yeux (!!!).Cher monsieur M.ne refusez pas cela à votre petite admiratrice".(signé) F.P.S.— J’inclus un de mes portraits bien petit pour vous donner une idée de qui je suis.(Dans les plis de l'enveloppe se trouvait, ô désespoir, le portrait d'une jeune fille assez attrayante, sauf qu'en découpant sa silhouette elle avait oublié d'effacer le bras de son chevalier servant, entourant sa taille.) * * * UN BON MOT.C’était l'heure de “Pension Vel-der’’.Dans la salle d'attente de Radio-Canada Altert Cloutier, Guy Mauffette, Hector Charland, et plusieurs autres causaient.Juliette Huot, la tête penchée vers le haut-parleur installé dans la salle semblait très captivée.— “Juliette, écoutes-tu la “Pension Velder".demande Mauffette.— “Non, j'attends l'annonce du savon”.Un commanditaire pourrait-il espérer plus de fidélité de ses artistes ?« » * UNE PERLE ! “La Presse", dans son numéro du 31 octobre publiait le portrait du soldat "Martial Maurice, fils, de M.et Mme Orner Maurice, de Montréal, dans l'armée canadienne, quelque part en France".Décidément la grande feuill'’ de M.du Tremblay a la spécialité des primeurs .Plus de quatre mois après la capitulation de la France elle nous annonce que nos soldats y sont encore ! ! ! “Le Jour", de Jean-Charles Harvey, qui se réclame d’être le journal le mieux rédigé de la province, a parfois ses coquilles, lui aussi.C’est ainsi qu’il nous annonce dans le courrier musical de la semaine dernière que “Mesdames Béique et Payne font venir le grand ténor danois Lauritz Melchior", etc.* * * CHOSE ENTENDUE.Un orateur sacré qui parlait ces jours derniers de “la rosse noble’’, au lieu de la nace.LE VIEUX MAÎTRE D’ÉCOLE est en ondes chaque semaine à CBF — Montréal CBJ — Chicoutimi CHNC — New Carlisle CKCH — HuH CJBR — Rimauski CHLN — Trois-Rivières CBV — Québec CHLT — Sherbrooke jj Tous les lundis, mercredis et vendredis matin à v 11 HEURES fheure avancée de l’Est] ! v Avec les hommages de la Maison THOMAS J.UPTON LIMITEE Importateurs des fameux thés ï.ipton Réalisation Vickers A Benson (Henri Gonthiei > - *d-~- -^ I c - 9 \OV.19N) • RaJiomondo $ PAGE 9 —üff— I DES VEDETTES | I>éo LrSIEl R, un des “Meuniers mélomanes", le nouveau programme qui prendra l'affi-che à Kadio-Canada le 14 novembre.Le Maître de cérémonies est Tony Leclerc et les autres Meuniers sont André Durieux et Paul David, l'n grand prix de $.50.00 et nombre d'autres prix en argent seront offerts.Direction : Olivier Carignan.GUY CARMEL, le brillant interprète du personnage principal, le Dr Morhanges, au programme “Les Secrets du Dr Morhanges" que l'on entend maintenant tous les mardis soirs à 8 h., à (BF.“Les Secrets du Dr Morhanges” Un des Meuniers Le Mystère de la Chambre Jaune Le père JACQUES, personnage en vue du drame policier "Le Mystère de la Chambre Jaune”, qu’interprête avec brio J.René Coutlée, vedette de ‘Ceux qu'on Aime" et de "C'est la Vie.” 9 Radiomonde % PAGE 10 9 NOV.1910 &SS8ÊÎ M£& â\é£ ¦ «iæjü ¦ J*i rtf* ^ m :màA &Æ:* msâ $* Propox do théâtre Les deux brillants artistes français, après d'excellents débuts ilans "La Danse de Minuit”> et "La Flamme" à l'Arcade, iront se joindre à la troupe de V ictor Francen.François ROZET et Jacque CATELAIN avec “Les Comédiens Associés” Répondant à l’appel de la direction des “Comédiens Associés”, Jacque Catelain et François Rozet sont venus d’Argentine se joindre à la troupe de l’Arcade qui connaît, depuis, une vogue à nulle autre pareille.Il est incontestable que la venue de ces deux artistes donne aux “Comédiens Associés”, une valeur plus grande, une solidité qui leur permettront d’aborder sans crainte FRANÇOIS ROZET, artiste de la de la scène et de l’écran, vedette de la saison des “Comédiens Associés", au Théâtre Arcade.les ouvrages les plus difficles.Ainsi donc, le théâtre est loin d’être mort au Canada français Bien au contraire, il manifeste en ce moment une vitalité extraordinaire.Les “Comédiens Associés’ ont débuté avec “La Rafale” dans laquelle un jeune premier de chez-nous, François LaVigne s’est taillé un légitime succès.Puis, pour les débuts de François Rozet et Jacque Catelain, l’on a joué “La Danse de Minuit” de Charles Méré.La saison ne fait que débuter et voilà que toute une série de brillants spectacles nous est annoncée.Cette semaine, l’Arcade a mis à l’affic'-.e “La Flamme”, une pièce dramatique d’un effet certain et qui a permit à l’excellente artiste qu’est Jeanne Demons d’interpréter l’un des plus beaux rôles de son répertoire.Viendront ensuite les représentations de Victor Francen, au Théâtre Saint-Denis.Le grand acteur jouera “Le Scandale” d’Henry Bataille et “Après l’Amour de Pierre Wolff et Henri Duvernois.Pour ces représentations, qui auront lieu du 9 au 16 novembre.Victor Fran-cne aura pour partenaires Antoinette Giroux, Mimi d’Estée, Jeanne Demons, François Rozet, Jacque Catelain, Pierre Durand, et les principaux altistes de la troupe des “Comédiens Associés”.Mais ce n’est pas tout! Pour la semaine du 22 novembre, on nous annonce une autre surprise.La venue à l’Arcade de Marcel Dalio, l’inimitable acteur français que nous "onnaissons déjà au cinéma où il a fait des créations importantes (“La Grande Illusion”, “Pé-pé le Moko”, “Le poignard du Maltais" et “Conflits”) le public montréalais aura l’occasion d’applaudir Marcel Delio dans “Beauté” de Jacques Deval et le principal rôle féminin de cette pièce sera tenu par la délicieuse vedette parisienne, Marie Mai-beau.On peut imaginer facilement l’intérêt manifesté dans le public par l’annonce d’une troupe aussi brillante, aussi complète.Décidément, le théâtre français va connaître un regain extraordinaire, grâce à l’effort des "Comédiens Associés”.Lionel DACNMS et Charles GOULET qui seront en vedettes dans “La Mascotte”, opéra-comique à l’affiche des Variétés Lyriques.Ils seront entourés de Marthe Lapointe, Irène Trudeau, Julien Lippé, Rolland Gravel et autres.Une dame s approche timidement d’un annonceur et lui demande: Poui rais-je avoir votre ortogra.plie?— Oh’ je regrette, madame, mais je n’en possède pas de très récente! # Ÿ I» L’huitre et la perle.A un banquet d’huîtres, un monsieur affolé s’adresse au gérant: — Ma perle, j’ai perdu ma perle! — Quelle perle, monsieur?-—Celle de ma cravate.Et le gérant de dire, placidement: — Oh! monsieur, rassurez-vous, nous la retrouverons dans l'estomac de quelqu’un! * ¥ Ÿ Dans les petits “beaux'' les bons onguents! La semaine dernière, à CKAC, le colosse du sixième (alias J.D.) a découvert qu'Alain Grave! était doué d’une force herculéenne.D'une simple poussée de la main.Alain étendit le colosse de tout son long.Goliath où donc es-tu?VARIETES LYRIQUES LA REINE DFS OPERETTES CLASSIQUES LA MASCOTTE 21-22-23-24 NOVEMBRE (en soirée) liureaii «le 10 heures à t) heures PF.ateau 9161* JACQUE CATELAIN, l’élégant jeune premier, en vedette an Théâtre Arcade avec la troupe des “Comédiens Associés".9 '¦feGû Radiomonde est à la page.C’est par ces paroles de la chanson de Radiomonde que le Moulin de 12 la Chanson revient sur h.30 à 12 h.45 à les ondes tous les jeudis midis, de Radio-Canada.Ecoutez et recevez G RA ris une mngnif itjiif montre Mercury.("eut tri1* facile, réponde* à In qiirNtion «|iie a oiim posern r«innoneenr.attachez-y le eiMi|»on cl-«le**«m* et millier, le tout à ••llnillomoiMle’*.Soyez «loue mi\ écoute*, les icutlis «le VI h.30 h VI h.45 sur le* poste* fr)nCBF-CBV-CBJ ^ Montrénl Qnéliec t hlcoutiml Répondez à la question qui a été posée au cours du programme et adressez le coupon sans retard Mon nom est .Adresse .¦ ¦ •SA I.cm lettre* rtçnt« ne sont pu* ou\erte.s.Mlle* seront tléposéf* «Inns une hoite spéciale et juste n a niit rémission In première lettre «inl sorti tirée «le In Ixilte et qui eonilendm In réponse c*i»«*te Anudrn à In personne qui l*nurn eniojée une mngnlf l«i«ir montre Mercury pln«iuéc or.¦ I est nécessnlre.rependiinl, qu«* chn«|tie eniol molt nccompngné du coupon «‘{-dessus! No 4 I* n e magnifique montre ••Mercury*’ 17 pierres, plaquée or.14 karats — ronde — pour «lames et reeour-bée pour hommes.VALE1 H 9 NOV.1910 Radiomonde PAGE 11 “ LA MASCOTTE ” aux Variétés Lyriques D ALIO!!! 15 ans de théâtre obscur — 3 ans de chômage et — la gloire.La troupe des Comédiens associés Tient de s’enrichir d'une figure nouvelle et combien sympathique.Afin que nos lecteurs se familiarise avec ce pittoresque artiste, voici un extrait d'un article paru il y a quelque temps dans "Cinêmonde”, sous la signature de Odile Gambier.Traître et mouchaid patenté, trafiquant d'armes, trafiquant de femmes, voué aux coups de pied vengeurs et aux ignominieuses exécutions, il semble sorti d’un ghetto oriental.Il est Français, Parisien de Paris, plus précisément, Parisien du 5e arrondissement.Ses parents exerçaient à l'ombre du Panthéon, la profession d’antiquaires et il a grandi, comme tant de gosses de commerçants, mi & l’école communale, mi dans la rue.Mais il n’avait pas huit ans que déjà la rue, pour lui, c'était le chemin qui vous conduit dans les coulisses des théâtres du quartier, dans les jambes des machinistes de l’Odéon.Il a l'air, aujourd’hui, d'avoir tout goûté, tout vécu.Ce fut pourtant un enfant un peu lent, assez timide, un élève médiocre.Rien ne le passionnait vraiment dans les programmes scolaires.Ni dans la vie.Hors cette atmosphère poussiéreuse de l'autre côté des toiles peintes, ce va-et-vient d'hommes en salopette, chargés d'arbres ambulants et de maisons tremblottantes.de rivières aux flots immobiles, de bancs sur lesquels on ne peut s'asseoir et de pelouses qui ne défleurissent jamais.Né avec ce siècle incohérent et tourmenté, Dalio — qui devait adopter ce pseudonyme dès l'ado- Benoit Drive Ur Self Les derniers modèles Plymouth - Ford - Packard tirer rndi o rl rhri’ifferrite PJLVS IMS PH IX II K LOCATION A HOMHKAI, Protection rie rnunrnnef REPARATIONS D’.UTOS Not rhius tout A rntre diftpOKitlnn durant In réparation de votre Miitoinoile Office: RKlair 1474 Rés.: CRescent 7916 4388, rue Saint-Denis, Montréal lescence — commence cependant très jeune à gagner «a vie.La guerre est pour beaucoup dans ces débuts précoces.Elle dure depuis deux ans lorsque le gamin entre au Conservatoire, décidé à devenir acteur.Tout de suite, il fait partie de tournées, pour remplacer ses aînés retenus par d'autres devoirs.Mais, en un an, il épuise cette veine.Il quitte le Conservatoire, s'engage.Trois mois de préparation.Le front.Il a dix-sept ans.Il en aura dix-neuf en revenant de la guerre.Sans attendre, il retourne au théâtre, ou plus exactement au cabaret.C'est d'abord l’Arlequin, devenu plus tard le Moulin Rouge, qui l'accueille, puis, en 1920, La Pie qui chante.Charles Fallot y est directeur et l'on commente, dans les coulisses, le départ imprévu d'un petit régisseur de rien du tout qui aborde le métier de comédien et qui semble voué au succès.Il s'appelle Jacques Baumer.Dalio est tout jeune, mais sa jeunesse ne lui sert à rien et personne n'a l'idée de l'employer tel qu’il est, à commencer par lui-même.La première revue de Roger Ferréol qu’il joue à la Pie qui chante lui offre un rôle de vieux gâteux à barbe.Pendant quinze ans.il se cachera derrière des masques de barbon.de dégénéré ou de fou, et H se fera à la scène une réputation d'acteur de composition, en jouant de nombreuses revues à Montmartre et sur les Boulevards.— Grimé, dit-il, tout m'était possible, j’étais déchaîné, j'aurais fait n'importe quoi.Il m'a fallu un effort de volonté énorme pour me montrer tel que je suis, avec ma vraie figure, pour vaincre l'impression d'être tout nu ! La revue use ses interprètes.A force de composer, tous les types humains y passent, et l’on se trouve un jour dépouillé de possibilités.Ce jour-là vint pour Dalio.On lui offrit d'aborder le vrai théâtre Et ce sont I.es tricheurs, de Stève Passeur.Bourdet voit la pièce, voit Dalio.l'engage.Il jouera Les temps difficiles, à la Michodière.Tout va bien, songez-vous.Un rôle important, dans une grande pièce.Du succès.Beaucoup de succès.L'avenir s'éclaire.Quelle erreur.— Ce “dégénéré" des Temps difficiles ne m'a rien apporté, se souvient Dalio, mélancolique.Au contraire.Pendant trois ans, je n'ai plus rien fait.La misère ! La terrible incertitude du métier, la voilà ! A l'instant qui vous semble le plus favorable, pour on ne sait quelle mystérieuse raison, tout AU VIANNA GRILL î POUR CETTE SEMAINE SEULEMENT RICHARD TYROL | EN PERSONNE Célèbre ténor de Metro-Goldieyn-Mayer ?HAL HARTLEY et son Orchestre ?1961 RUE STK.CATHERI.YE EST — près Horion RÛ« >n(ltioil«l J FR.II *477 al minimum au Grill \ itunn J**» - ~ - "1;* ;; vous claque dans les mains.Il faut attendre que la chance tourne, ou bien crever.— J'ai senti ça sur moi, pendant trer.te-six mois.Dès que j'arrivais quelque part, avec ma gueule sinistre, je sentais les gens se rétracter, comme si j'avais le mauvais oeil.A force d'avoir été fou, on finissait par me considérer comme tel.Je crois bien qu’en me voyant, les directeurs se disaient : “Celui-là, il va grimper aux lustres !” —“J’ai tout fait : des kilomètres sur mes pieds las, pour décrocher un cachet de figuration, des démarches innombrables et vaines.C'est une chose affreuse.Changer de métier 7 J'en étais, j’en suis incapable.J'ai été nourri de théâtre, je mourrai là-dedans.Vous ne me voyez pas garçon du bureau, je n’ai pas la gueule assez sympathique ! Portefaix ?Je n’ai pas beaucoup de santé.Représentant ègaré et ses bout-en-tram.CKAC—Light Up and Listen.CKCV—Nouvelles.• 7.30 CBF.CBJ.CBV.CHLT, CHNC.CKCH, CHNC — Récital de CHLN —Propagande catholique.CHLP—Par chez nous.Cjbk—oncie Paul.CHRC, CKAC—Nazaire et Barnabè.CKCV—Cadence et romance.• 7.43 CBF.CBJ.CBV.CHNC CHKC—Nouvelles.CHLN — A mou r eux de Joyeu Seville.CHLP—La chanson du soir.CHLT—Sketch.CJBR—Un homme et son péché.CKAC—Le don Juan de la chanson.CKCH—Variétés.CKCV—Récital de piano.• 8.00 CBF.CBJ.CBV.CHNC, CKCH.CJBR—Profil de femmes.CHLN—Les ondes joyeuses.CHLP—Pomponnette.CHLT—Music you like to hear.CHRC.CKAC—Ceux qu’on aime.CKCV'—Chant et piano.• 8.15 CHLP—Norton and Kaye.CHRC—Pour les dames.CKCV—L’orgkniste.• 8.30 CBF.CBJ.CBV.CHLT, CHNC.CJBR.CKCH —Sérénade pour cordes.CHLN—Dan«e-O Manie.CHLP—Don Allan et ses musiciens.CHRC, CKAC—La Cour-, se au trésor.CKCV—Les Joyeux Québécois.• 9.00 CBF.CBJ.UBV.CKCH, CJBR SVP.CHLN—Concert, miniature.CHLP—Ecole de Musique.CHLT—Its a rocket.CHNC—Histoires de détective.CHRC—Le tour de mon pays.CKAC—Big Town.CKCV—Daus les mers du sud.• 9.15 CHLN—Cadence et Romance.CKCV—Présente.• 9.30 CBF.CBJ, CBV.CHLT, CHNC.CJBR.CKCH —Concert d'orchestre CHLN—Concert CHLP—ürch.de danse.CHRC—Fernand Martel, baryton.CKAC—Amos and Andy.CKCV—Les grands succès.• 9.45 CHRC.CKAC—Les gais lurons CHLT—Ici l’on chante.CKCV—Citation musique.• 10.00 CBF.CBJ.CBV, CHLT.CJBR.CKCH-Music Makers.CHLN—Nouvelles.CHLP—Orelt.de danse.CHNC—Variétés.CHRC—Orgue ou rêve.CKAC—Starr Theatre.CKCV - Club des Marchands.• 10.15 CHLN —Vie Fraser présente.CHI.P—Nouvelles.CHRC—Cécile Corrlvcau, planiste.CKCV—Musique de danse.• 10.30 CBF.CBJ, CBV, CHLT.CHNC, CJBR.CKCH, CKCV—Nou\ elles.C H LN—Sophist icated Swing.CHLP—Studio.CHRC—Album populaire.• in.|g CBF.CBJ.CBV.CHNC.CJBR.CKCH—Causerie.CKCV—Musical • 11.00 CBF.CBJ, OBV, CHNC.CHRC.CJBK.CHLT.CKCH.CKCV—Kadio-journal.CHOB—Rêverie du Sud.CHRC—Reporter de l’air.CKAC—Alio, alio ies sports.• 11.13 CBF.CBJ, CBV—Programme musical.CHLT—Monitor News.CHKC—Musique de concert.CKAC—Journal parlé CKCH—Nouvelles sportives.CKCV—Britain Speaks • 12.00 CKAC—Orch de danse (jusqu 4 2 h res).VANNEjll LE GLANEUR est de retour après quelques semaines de congé.Il espère que ses lecteurs ne l'ont pas oublié et qu’ils seront heureux de le relire.Comme par le passé, il va essayer de vous intéresser avec ce qu’il aura vu et entendu au cours de la semaine, dans les studios et les Salles.Il sera parfois sévère envers certains artistes ou certains programmes, mais ce sera toujours avec la ferme conviction qu’une bonne critique peut rendre des services appréciables aux comédiens et par ricochet, au public.Mais il espère que ses boutades seront toujours prises en bonne part par ceux d qui elles s’adresseront.Ils sauront peut-être en faire leur profit.* * * Samedi soir dernier LK G LAS'El'Il assistait au spectacle du M.K.T.Français.La pièce à l'affiche était “Ce que Femme veut.’* d’Etienne Key et Alfred Savoir.Très jolie pièce jouée dans des décors splendides.Madeleine Davis tenait le rôle de “Nicole de Beau-lieu’’.F.llo fut d'emblée la meilleure interprète de la pièce et il est malheureux qu'elle n’ait pas obtenu tout le support qu'elle était en mesure d'attendre de ses camarades.Faul Guévremont qui a fourni un bel effort a montré parfois de la lourdeur.Je m'étais imaginé le personnage de “Maxime de Saint-ilubert” beaucoup plus léger.Georges Dufresne a été assez faible dans le personnage de ‘'Charme”.Les autres rôles qui n'étaient qu'ac-cessoires n’ont pas toujours appujé les rôles principaux.Ça manquait de vie.Mais il ne faut pas croire que l’interprétation fut toujours très mauvaise, li y eut de l>on* moments, surtout au troisième acte.Ce fut le meilleur de la soirée.Mais il y a une chose dont jje veux parler.C’est la longueur des intermèdes entre chaque acte.Après avoir commencé avec une grosse demi-heure de retour, la pièce s'est terminée vers li h.45 alors que nous aurions dû sortir de là vers Il h.ail plus tard.La direction du M.K.T.devrait remédier à cet état de chose désagréable au possible pour ses clients.* * * Le programme Les Gais Luron» vient d’entrer dans sa cinquième semaine.Les amateurs du frano rire s'en donne à coeur joie et n« • 6.00 CB)’, CBJ.CBV—L» marmaille.CHLN—Marcel au micro.CtlL)—Meii-Meio.CHI.T -Orcpuicule.CHNC—Heure dea eou-baiii.CHKC—Nouvelles et variétés.CKAC —dobe-Trottera.CKCV—Tango du soir.• 6.15 CBF, CBJ, CBV—Récital de chant.CHLP—Radio-Journal.CHKC—Les mélodies du aolr.CHLN —Musique du aouper.CHLT—Nouvelles.CKAC—"lusique et pénombre.CJBR — Kadio-Journal.CHNC-Pinto Pete.CKCV—Musique du souper.a 6 30 CBF, CBV.CBJ, CHNC, CJBR.CKCH—Radio-Journal.CHLN—Le cinéma.CHI.P—Musique sur demande.CHLT—Programme Vogue.CHRC—Causerie sportive CKAC Mot j'ai dit ça'.’ Les Emissions de Nouvelles TOUS LES JOURS 8.00 A.M.— 9.57 A.M.— 12.15 P.M (B.B.C.) 1.00 P.M.— 3.27 P.M.— 6.30 P.M 8.55 P.M.— 11.00 P.M.DIMANCHE SEULEMENT 9.00 A.M.— 11.00 A.M.— 12.45 PAT.3.57 P.M.— 7.30 P.M.— 7.45 P.M.11.00 P.M.LOUIS FRANC0EUR NOUVELLES FRANÇAISES île la B.B.C.12.15 — 12.30 P.M.— Lundi au vendredi LA SITUATION AUJOURD’HUI 10.30 — 10.45 P.M.— Lundi au vendredi PAGE 16 Radiomondc.9 NO Y.1910 VANNE1 manquent pas d écouter chacune ,lcs émissions.L'auteur du sketch, Marcel Gagnon a su créer trois personnages typiques et les interprètes de ces rôles, Albert Duquesne, Armand Leguet et l’auteur défendent très bien le texte.Il y a aussi Lueile Importe qui vient de temps à autres mettre une note toute féminine au programme.Mais une grosse part de mérite dans la bonne tenue de cette émission à succès va sans contredit à Hector Gratton, le génial harmonisateur et musicien.En peu de temps il a fait de son Trio Vocal, un ensemble des plus homogènes.Plusieurs affirment qu’il s'agit là du Quatuor Alouette mais il n’en
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