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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 17 mai 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1941-05-17, Collections de BAnQ.

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Alain Gravel annonceur a C'KAC (iAGNANT TROrill ItADIOMONDK l'lll ' % m ' w > VOL.Ill _ Nl'MKKO 22 MOXTRLA4 M MLVI UfU BHi CLüUTL nAXDUWâJUUstf' dix heures p.m.D'abord la présentation Ju Carrousel B.A.(typo, n'écris pas B.O., on m’accuserait Histoire de baguenauder, je me joignis, l'autre jour, à la cohue de ceux pour qui l'étrcnne annuelle lu parc Belmont marque l'avénement de l'été Après une brève exploration, las dos sollicitations des aboyeurs de ldosques, je me trouvai assis devant le manège des chevaux de bois.Ce cercle pivotant sur lequel montent et descendent sans repos —¦ sans doute pour enseigner aux hommes la grande et salutaire leçon des hausses et des baisses de la vie — des giraffes, des gorets, des autruches et autres bipèdes, solipèdes et auadrupèdes, a le singulier effet do me plonger dans une béate rêverie.Je peux passer des heures et des heures en contemplation abstraite devant l’hippodrome mécanique, les yeux fixes (et aveugles!) l’épanouissement des rotondités de jeunes femmes en robe claire chevauchant le rable verni des petits cochons aux nez paillards ou, centauresaes èmé-rillonnées, faisant corps avec les fringants poulains émaillés qui tournent et qui tournent .Je suis alors bien loin du pays du Tendre.Je vagabonde, en imagination, vers les jours de mon enfance où, pour moi, le maximum des félicités humaines était l'obtention des cinq sous nécessaires à la ballade en rond.Et puis je rêvasse, plongé dans une nirvana que ne contribue pas peu à approfondir l’étourdissement que me cause la giration constante de la machine et des êtres qu’elle transporte.Et les badauds jettent un drôle de regards à ce grand enfant que je fais, qui sourit bienheureusement à son lève.Pourtant, l'autre jour, mon contentement puéril fut de courte durée.J'étais bien devant le carrousel.Voici qu’au lieu de me porter à mes rétrospectives habituelles, il me dirigeait plutôt vers une méditation mélancolique.Le carrousel me reportait au programme que j’entendais, mardi soir, du poste CKAC.Le carrousel B.A.! Et je mis à cheminer parmi les considérations d’ordre pratique.Le carrousel B.A.est une émission que concède aux auditeurs de langue française la British American Oil, “compagnie”, d'après sa réclame radiophonique “des plus grands exploitants de gisements pétrolifères au Canada." Elle représente une des Industries les plus riches au monde.Elle n’a donc pas à compter quand elle se met en tête d'offrir une émission de TSF à sa clientèle.Or.attendrait, par conséquent, de sa générosité, une heure radiophonique transcende nte, dans la classe, disons des “Classiques”, du “Théâtre de Chez-Nous” "Sur tes Boulevards’’.“Visages de France", etc.Noblesse — fût-elle mercantile — oblige ! Que nous sert la B.A.au lieu du festin dramatique que la population automobiliste québécoise (M'% francophone) attend d’elle — et a droit d'espérer d’elle — ?Un ragoût — que dis-je, un brouet indigeste d'enregistrements sur disques chansons, fanfares, symphonies dont on nous rabâche oent fois, par jour, les oreilles, avec boniments entra chaque “numéro” par un annonceur trop intelligent pour ne pas gémir à la lecture d’un texte dont l’intention recherche les limites de la naïveté sinon de la mauvaise foi.Voyons voir, comme dirait l'autre ! Voici quelques notes que je pris rapidement, au sein de la plus grande stupéfaction, pendant l’émission du 6 mai vers les de malignité ! i dissertation intéressée sur les carburants, les huiles grasses, maigres et entrelardées, puis l’annonceur qui invito André Kosteianetz (ça fera plaisir a Coca-Cola ! ) à diriger un orchestre symphonique (musique enregistrée sur disque) .Autre petite réclame puis le speaker : “Ce n’est pas encore la saison des chapeaux de paille .mais j’en vois un là-bas .Oil ! c'est celui de Maurice Chevalier .mon ami, Maurice Chevalier .Allô! Maurice .vas-y Maurice .les lumières de la salle s’éteignent, les projecteurs se dardent (sic) sur la scène, la rampe s'allume .vas-y Maurice!" (et Maurice chantonne sur disque).Autre publicité.Puis le maître des cérémonies : “Ah ! ces rumeurs .voici un groupe joyeux, qui n’attend que l'instant de vous réjouir .Kay Ventura et ses collégiens .Les lumières de la salle s'éteignent .les projecteurs ae dardent (resic) sur la scène .la rampe s’allume .Ray Ventura et ses collégiens interprètent : “La Rumeur !" (toujours sur disque) et patati .et patata .et patati — et patata.Evidemment, pour sauver les apparences, un sandwich entre Ventura et Maurice Chevalier, Marie-Thérèse Lenoir, artiste invitée ( et payée ! ) .C'est accidentel.Et c’est ainsi que la British American Oil se dépense pour sa clientèle française.De qui se fiche-t-on dans tout ça ?Des artistes, des gens de la radio en général, du public canadien-français et des règlements.Des artistes ?Evidemment ! Ceux-ci, chanteurs et musiciens, —¦' disons ceux qui ont une voiture — achètent probablement des produits de la British American Oil.En retour, cette compagnie ne doit-elle pas les encourager en reterant leur coopération dans res programmes ?le commerce se base sur l’échange des services et des marchandises.Ce n’est pas certes pas Chfva’ier.Kosteianetz ou Ventura qui paieront de bons dollars, chez les distributeurs canadiens-frança:s pour changer l’huile du carter ou templir le réservoir de leur bagnole.Des gens de la radio en général : bruiteurs, annonceurs, techniciens, et autres.Eux aussi s’arrêtent aux postes d’essence de la B A.pour y donner leurs sous.Les collégiens de M.Ventura ou les musiciens de Kosteianetz apparais-sent-ils souvent dans le Québec ?Du public ?C’est clair, en a la certitude qu’il est si gogo qu’on peut réussir facilement à le convaincre du fait que MM.Chevalier, Ventura, Rairnbaud, Tranchant voyagent tous les mardis par “Clipper” de France jusqu'à CKAC pour donner aubaJe aux auditeurs de la demi-heure B.A.et qu’en chair et en os, ils s’avancent devant le micro quand “les lumières de la salle s’éteignent .les projecteurs se dardent (re-re-sic) sur la scène .et la rampe s'allume ! (A propos, pour les applaudir, il y a aussi un disque à claquements de main, aux fins de renlorcer l’illusion dans laquelle — avec une candeur ou un cynisme effarant — on croit noyer le bon radinphile c&nadien-fr&n-çais) ! Les règlements ?Il existe, si je ne m’abuse, un règlement qui prohibe, après sept heures p.m., l’émission de musique ou dialogue sur disque.On tend à relâcher son application.M.Jack Radford, directeur des relations étrangères de CBL est étrangement exorable quand une grosse combine le prie d’informer le îèglement susdit.C’est une indulgence dangereuse.jgjjl ANTOINETTE GIROUX et le Capitaine CHARLES ANDRE, dont le mariage a été célébré à Coteau, samedi, le 19 mal dernier.Si Radio-Canada, police (payée par le public) des airs laisse d’influents commanditaires comme B.A.prodiguer les enregistrements, le soir, pourquoi la Régie ne le permettrait-elle pas aux autres ! Et voilà qui suggère la disparition des émis, sions à comédiens ou à musiciens de chez nous ! Et puis, la Fédération des artistes de la radio — si sévère dans ses permissions en certains cas bénins — n’a-t-elle par le devoir pour la protection de ses membres, de faire considérer à la riche Eritish American Oil que c’est une fausse politique d'acheter des disques plutôt que de verser des cachots aux artistes de )a T.S.F.C’est économique mais ça n’a pas sa place ! Et voilà à quoi je pensai?en regardant les chevaux de bois et aussi les petits cochons de bois.Admettons pour l’instant que la B.A.a été mal conseillé pour la réalisation de son Carrousel et que ne voulant pas être accusée d'insouciance vis-à-vis sa clientèle canadienne française, elle revisera sa politique radiophonique, même si cela dût briser le coeur à un vendeur trop entreprenant mais pas assez scrupuleux envers les goûts de ses compatriotes.V A D’LA JOIE Le proverbe est juste : “Un bonheur n'arrive jamais seul !" Jacques Auger a décroché la médaille d'or de RADIOMONDE et, depuis jeudi, il est le père d’une ravissante fille, qui, dit-on, se nommera Jacqueline.Elle est née à l'hôpital Notre-Dame.Félicitations et refé-licitations à la charmante mère, Mme Jacques Larocque-Auger et à son chanceux do mari.OUF : OUF ! El OUF ! Pour finir, trois choses extraordinaires.La ’ Presse”, cette bonne "Presse” bedonnante et benoîte, a transformé le comédien Albert Cloutier en dessinateur commis au service de l’illustration du Service de propagande à Ottawa .Ce bon Albeit en est resté comme d< ux ronds de flan .La “Presse ’ toujours précise dans ses informations!, avait négligé de s'assurer de l'identité du promu, peintre bien connu pourtant .Kclouticz ! .pardon écoutez, messieurs de la “Presse", du sérieux!.Voici une innovation : “Mademoiselle Loranger a célébré son enterrement de vie de “garçons” au Club Canadien, mercredi, le 14” .Si ça ne vous en bouche pas un coin ! ! .Une autre victoire du .féminisme, sans doute ! .Et le mot de la fin :.Au programme Carnation, mardi soir (13), le bonimenteur : "Le lait évaperé Carnation est le plus répandu au monde”.Et ben.celui-là, s'il n’a pas assez d’être évapoé qu’il faille qu’il sc répande le plus au monde ! .On peut par là calculer sun débit dans le commerce! Well, goodbye, comme on dit en français de Toronto .'La Maiaon de Confiance du Nord” HjV'fe T • 5/1 l/Pin?RADIOS, LAVEUSES ELECTRIQUES, POELES, REFRIGERATEURS.MEUBLES, MACHINES A COUDRE ELECTRIQUES.8 BEAUBIEN EST-CAlumet 1122 • COIN BEAUBIEN ET ST-LAl RENT A L’ARRET DE .L’AUTOBUS • Profitez des “OCCASIONS” Très Spéciales OFFERTES CHAQUE SEMAINE VOIR— “La Presse du vendredi et les journaux du dimanche, et voue y trouverez des aubaines véritables! Rudiomoude 17 MAI 1941 é PAUL 2 >;W ,x> * «*****' : - V:V\ '*¦ N> Air ?$§* ' - Redaction el Administration 1431 ouest, Ste-Catherine MONTREAL Téléphone: PLateau 4186* Publié toutes les semaines (Toute» le» deux «enuilne» durnnl lulllet et août) ABONNEMENT $ 2.00 PAR AN O RASBIOnONDH Lp seul périodique exclusivement consacre aux Artistes de la Radio VOL.III NUMERO St MONTREAL, 17 MAI 1!MI EDITION FINALE Cinq eon* le numéro Rédigé en collaboration Une date.pour Radiomonde $ 1,0! H MORISSET, qui deviendra n;dacteur en chef de "Radiomonde" aussitôt que sa saiil.' et ses nombreuses occupation le permettront.O’ici là il écrit le feuilleton “Grande Soeur” et occasionnellement des inter, ions et des articles toujours intéressants et au point.El GENE LAPIERRE, Ooeteur en ilusique et 1H recteur du Conservatoire National de Musique, nous revient chaque semaine avec sa Chronique musicale, toujours le fruit de ses connaissances et de ses études approfondies.C’est notre centième numéro et la réalisation d’un rêve.Que de remerciements nous devons à nos collaborateurs de la première heure: Henri Letondal, Paul de Saint-Georges, André Ver-ail le*.Roger Haulu, Eddy B au dry.A ces pionniers vinrent se joindre: Roger Provost, Marcel Haulu, Paul Gélinas, Armand Goulet, Ai Michel, Marcel Ouimet, Louis Morisset, lean Gillet, Jean Desprez, Marcel Gagnon, He jane Des Rameaux, Ferdinand Biondi, Camille Dueharine.Lionel Daunais, Eugène Lapierre, Reiié-O.Boivin.Gilles Duhamel et Jeanne •Rochefort, de Québec, et, à tous ces amis des art.tes et de leur eause, qui se sont joints à î.oiiis, non à cause de la paye, qui n'existait à peu près pas au début, mais bien pour promouvoir l'avancement des artistes et de la radio au pays du Québec.Merci à nos lecteurs de la première heure et à ceux qui sont venus grossir les rangs des ain:s des artistes.Leur constance à patronner notre journal a fait que pour la première fois dans 1 histoire d’un magazine canadien, 95^é des copies vendues sont achetées au numéro.Durant ces quelques JO mois de publications, Radiomonde a pu, grâce à ses collaborateurs et a ses fidèles supporteurs, mener à bonne fin plus d'une campagne qui a contribuée à I amélioration du sort des artistes et de la radio dans le Québec, notamment.“Aidons nos artistes et le théâtre canadien” mot d’ordre qui, en raison de la rareté du film français, a abouti a une repri-e inespérée des activités théâtrales, etc., etc.LA MEDAILLE D’OR DE RADIOMONDE Instituée dès la première année de publication, la Médaille d’Or de Radiomonde est devenue un peu.pour les artistes de la province de Québec, ce qu’est l’“Academy Award ou le “Photoplay Cold Medal” pour les artistes d’Hollywood.Elle est adjugée, chaque année, après referendum populaire, à 1 artiste de la radio le plus populaire.1 es titulaires furent: ('.ration Gélinas en 1939.Albert Clloutier, en 19-10 et Jacques Auger, qui la recevra pour 1941, au cours du programme “Théâtre de ('.liez Nous Pepsodent”, à CRAC, le 30 mai prochain.MISS RADIO Le litre le plus convoité chez les artistes féminines est sans contredit celui de Miss Radio.La titulaire est choisie par le vote publie, de la même façon (pie pour la Médaille d’Or et couronnée au cours du grand bal annuel de la Fédération des Artistes de la Radio.TROPHEE RADIOMONDE Etabli l'an dernier, le Trophée Radiomonde, est chaudement disputé chez les annonceurs de la radio.Décerné l’an dernier à Roger Bauilu, le titulaire pour 1941 sera Alain Gravel, qui le recevra au cours du programme “Café-Concert Kraft”, irradié par CK AC, le 27 mai prochain.LA PLAQUE DE BRONZE RADIOMONDE A l'occasion do son 100e numéro, Radiomonde crée un autre trophée, qui connu*?le- précédents sera l’objet d’une emulation de bon aloi chez les artistes.Il ne sera pas donné à date fixe, mais bien chaque fois qu’un réalisateur, un interprète, un directeur ou même un poste de radio réalisera un effort important ou posera un acte d’éclat.Ce trophée sera décerné par un jury secret assemblé par le directeur de Radiomonde.Cette année, deux artistes de la radio recevront chacun une Plaque de Bronze pour leur travail consciencieux, leur souci de perfection et les beaux résultats qu’ils ont obtenus dans l'interprétation des personnages qu'ils incarnent.Ce sera d'abord Hector ( harland, l'inimitable interprète de Séraphin Poudrier, du sketch de Valdoinbre, irradié par Radio-Canada, “Lu Homme et son Péché " et Georges Bouvier, le suave Fulgence du sketch d'Ovila l.égaré: “Nazaire et Barnabe”, irradié par CKAC et CHRC.Ces deux interprètes ont été le choix unanime du jurv et recevront leur trophée au cours des programmes du vendredi 30 mai.ET L’AVENIR?Tout cela, ajoute aux responsabilités du directeur et des collaborateurs de Radiomonde.Ils comptent sur la coopération et l'indulgence de tous pour pouvoir toujours a’ier de Pavant.Devant la sympathie qu'ils reçoivent, ils ne doutent pas que le succès couronnera leurs efforts: améliorer le sort des artistes et de la radio oanadienne-française.Si pour cela ils doivent blesser les susceptibilités, ils s*cn excusent à l'avance en protestant de leur sincérité et de leur bonne volonté.Marcel PR< IVOST ¦ MICHEL qui (('acquitte de son fourrier et de se» tntervlou» de si admirable façon.ARMANI» “Big Chief” GOULET qui “ramasse tout” chaque semaine depuis près de deux ans.MARCEL PROVOST, fondateur et directeur de “Radiomonde”.PAUL DE ST-GEORGES, un autre des eollaherateiirs de la première heure, fidèle au poste chaque semaine.•r— IENKI LETONDAL, un des collaborateurs de la première heure, nous revient chaque semaine avec soit un article au point un un potin comme lui seul |>eut en tourner.C’est aussi à M.Letondal que nous devons la fructueuse campagne: Kn faveur des nôtres au théâtre.JEAN DESPREZ, dont la plume fougueuse et rapide trace les mots qui vont droit au but.On peut dire que les articles de Desprez sont “The Splce of the Program”.EDDY IIAUDRY, auteur des deux volumes sur “Rue Principale" publiés en feuilleton dan* nos pages.17 MAI 1941 Radiomonde PAGE 3 V n V ROMAN TIKE DE L’ADAPTATION JU GRAND SUCCES RADIOrilONIQCE par LOUIS MORISSET I on dirait que.quelqu'un veut acheter la pour me permettre une chose pareille! Mais Claire parlait sans conviction Elle ferme.A «• moment, ils entendirent s'ouvrir la savait bien que François n'avait rien de XIX La lettre anonyme romanesque, donc rien qui pût intéresser Miche.' — Je voudrais bien qu’il ait un peu plus de tête, continua Roméo.Je le mettrais en charge de ma poterie si je le croyais assez - Personne n'essaye de l'acheter.P°rie d'entrée.Puis, la voix de Micheline qui criait : Il ajouta presque durement : _ ^ , — Personne ne me l'enlèvera ! Ça je vous — Qui.je suis ici, chérie, le jure!.Claire, je crois fermement que — Préfères-tu un chow mein au poulet Quelques jours plus tard, Claire eut le Jacques s'est fait à la "Ferme Lointaine ’ ou un shashlik ?blaisir de voir arriver chez elle à 1 impro- une réserve de forces qui peuvent bien _ Qu’est-ce que tu me racontes ?viste Roméo Lenoir, ce brave Roméo tou- l'aider à se rétablir complètement.Aussi, — quc yeux-tu, un dîner russe ou chinois?énergique.C'est pourtant un garçon qui a jours amoureux, toujours déçu et toujours Grande Soeur, je voudrais que vous me pro- Micheline les cheveux ébouriffés fit son pas mai d'initiative quand U s'agit de ses fidèle.Ensemble ils allèrent rendre visite mettiez une chose.C'est que désormais vous entrée au salon.à Jacques à l’hôpital.De retour à la maison considérerez la Ferme Lointaine comme — Le shashlik se fait avec des morceaux de Claire ils s’entretinrent, évidemment de votre maison de campagne.Et que, dès que d'agneau grillés à la broche, commença- Jaequ*s pourra voyager, vous l'amènerez là t-elle.passer tout le temps qu'il vous plaira ! Mais elle s'interrompit : — Comme vous êtes gentil ! — Tiens, bonjour, Roméo ! Il la regarda, les yeux tristes : Monjour, Miche ! — C'est malheureux que vous ne puissiez Jacques.__ Ce petit a certainement bonne mine, opina Lenoir.— Mais Roméo, il est si pâle !.— Allons ! Cette pâleur n'est rien ! Vous n’avez pas vu comme ses yeux brillent ?Ah ! C'est un petit bonhomme plein de courage, aussi.Il eut une hésitation pu», se décidant : — Savez-vous, Claire je me demande quelquefois si.— Vous vous demandez quoi, Roméo ?— .si je n'aurais pas eu plus de chance en étant pauvre et sans un sou! _ ._____________________ ____._____________________ ______ .— Mais vous savez bien que vous n'ètes dresse _ vous aCcordez à un homme que charmant qui avait nom Paul Orloff.pas dire ça avec plus.d'émotion! — En tout cas, je le dis avec conviction ! — Je sais, nous sommes des camarades, affaires personnelles, mais il ne sait pas du tout commander.Voilà justement pourquoi il n'a pas d’énormes succès comme ingénieur.Il se tut car déjà Micheline revenait.Toujours pleine d'enthousiasme elle s'écria, en — Figurez-vous que Paul Orloff est dehors ., ._ .„ -a.- entrant dans la piece: — Eh bien, tout est décidé au sujet du pas de ceux qui restent abattus.dans une voiture qu’il a empruntée pour venir me chercher à l’hôpital.Il vient de faire une vente qui lui a rapporté cinq dîner ! reprit-il.Claire, je n'aurais jamais cru qu’un dollars et il a décidé d'acheter à dîner et — je regrette de ne pouvoir rester, mais homme pût avoir autant d'amitié pour la de venir manger ici.Qu est-ce que tu accepteriez-vous toutes les deux de dîner „„’ii aime ' préférés, un dîner russe ou un dîner chinois?, , , „ „ femme qu il aime.avec moi, demain?proposa Romeo.__ je vous en suis infiniment reconnais- Claire ne put se retenir de rire.Micheline santé, Roméo! lui réservait toujours les surprises les plus — Ah! Epatant!.Claire va accepter — Je ne veux pas de votre gratitude, invraisemblables.Et encore plus t#ie jamais sûrement dit Miche.Quant à moi, les Saint- Claire.Je ne veux qu'un peu de cette ten- depuis qu'elle fréquentait je russe, jeune et Vincent mont invitée chez eux.Je n’ai pas dit oui, et je n'ai pas dit non.Mais si vous votre foi vous défend d’époeser.Ah! — Alions-y pour le dîner à la russe! dit Peut-être ! Tout de même, Claire, je CJajre comme je voudrais que vous m'aimiez Claire.crois que vous vous intéresseriez plus à moi si vous sentiez que j’ai besoin de vous.— Mais Roméo, vous n'avez nullement besoin de ma pitié ! — Cependant si vous n'aviez pas cette idée que.je pourrais toujours me relever sortez avec Claire, alors je dirais oui.comme vous l'aimez, lui ! — Vous êtes invité, Roméo, fit Micheline.— Dites "Oui" avec enthousiasme, Miche- ¦— La femme qui vous aimera, Roméo, — je voudrais bien pouvoir rester, mais line, lui dit Roméo, avec un empressement devra vous aimer beaucoup, car vous le j-aj promjs a Henri Laurin que je dinerais comique méritez.avec lui ! — Merci, Claire ! Mais comme je souhai- Micheline fit la grimace : (Suite à la semaine prochaine) Tout J vl v.u UV • • • J V j/v U a a a* a o — —— — J —— — , ., et poursuivre ma route, je crois que vous terais que ceUe femme fut vous ._ ^ ^ seriez plus facilement touchée.Et ma cause de meme, vous ne pouvez ni empe er ^ aller rendre compte à Paul de notre déci- — Oh! Dans ce cas!.Attendez je vais serait probablement plus facile à gagner.sion au sujet du dîner et je reviens tout de APPEL à toutes les DAMES qui ont du temps libre.APPUI, a toutes les vendeuses à domicile.APPEL à toutes celles qui ^ __ - -o pérer qu’un jour cela pourrait arriver?.Roméo ne manquait jamais une occasion Pourtant je me dis quaujourdhui vous gujte pour VQUg djre bonjours convene- de faire sa cour, un peu gauchement il est n'épouseriez pas Jean Langevin, meme s il blefncnt .vrai, à Claire qu'il adorait.rendait libre.Mais qu il le devienne ^ ^ ^ ^ — Vous ne pouvez plaider une cause meU- et vous verrez ce qui arnvera ., désirent se faire de l'arpent leure que la vôtre, car elle n'a qu'un point - Roméo je vous demande je vous a.- Je suis contente que Miche ait trouve Pfra‘nr|, '‘àmmISde.fiible * lui dit Claire avec un sourire.supplié.de ne pas parler de cela.et quelqu un qui lui plaise, dit Claire a Romeo, üaSt Lingerie pour Dames, Mes- _ Oh, je sais! Le point noir c'est que vous continuez quand même! dès que Micheline eut disparu.Mais l’avez- ^fanU RIKN «B PLUS vous ne pouvez rien changer à vos renti- H eut un air de faux repentir : vous vue tre«tiUir quand vous avez parle ^Vre'^agnmque Cat^o.u^a.u,- tolont3 — C’est par un dernier reste d espoir que de Henri Laurin .tré contenant échantillon des TJ cni’iin netit rire tri«te je le fais, vous savez.Les affaires vont mal — Pauvre petite ! Elle ne peux pas oublier matériels.Satisfaction assurée ou — C'est bien ça Roméo.a nia fabrique et maintenant que Jacques Georges et pourtant il ne mérite pas qju'on argent remis.Généreuse commis- .» .I • % - — A._ —.__ t L.1 A m .• _ 4 m mm .riAM n a .1 a 1 .1 Ta *.a.«^ mm 1a WÎam a» «AM O ! t_M I .— Vous m’avez pourtant déjà dit que est hors de danger, il est possible que je se souvienne de lui.Je voudrais bien que »ous m’aimiez bien.parte pour Grand'Mère bientôt mon neveu François ait un air un peu plus — cJ vous aime trop bien pour accepter — J'espère que vous n'avez pas retardé décidé ; c’est un charmant garçon mais il tout ce que vous m'offrez quand je n'ai rien votre voyage simplement pour nous ! manque d'aplomb.à vous donner en retour ! D'ailleurs, nous Lenoir mentit avec la conviction des gens — Mais non, Roméo, et moi je ne serais du monde : pas étonnée si François vous causait une — Je suis un trop bon homme d'affaires fameuse surprise un de ces jours ! avons discuté tout cela ! — C’est-à-dire que nous en avons parlé.Ah ! Claire, je vous connais si bien.Le simple fait d'avoir vécu sous ie même toit que vous.— Cest vrai!.Ce n'était peut-être pas très juste, pas très bien de ma part d'aller vivre chez vous.— Pas juste, Claire?.J'ai vécu là le mois le plus beau, le plus parfait de ma vie.Le fait que vous ayez visité la maison paternelle des Lenoir donne à cette maison une nouvelle valeur.Cela y ajoute des souvenirs qui sont sans prix ! Volontairement et pour des raisons que lui seul connaissait, Roméo appuya là dessus.— Personne ne peut m'enlever la "Femme Lointaine”.Personne ne pourrait m'offrir une somme assez élevée pour que je l'abandonne.maintenant que vous y avez habité.— Mais que voulez-vous dire, Roméo.— Rien !.Rien du tout, fit-il évasivement.— Vous prenez un ton tellement grave.Ecrive* ImmC.l Internent fiotir votre eatnlogue tlrnti* ( Lingerie du Jour 1649-5 AMHERST Monfrftl > 'VJ défia A .- V GRATIS une magnifique montre Mercury.Rf|*ondez à la question que \ous posera l'annonc-etir au cours du programme, attachez-y le coupon ci-dessous et mettez le trut à la poste a ••Radiomondc”, 1434 oueM, 8te-Catherine, Montréal.RFtil.EMKNTH !/• lettres régnés ne sont pas miseries.Files seront drposCe* dans ane boite »pé-« iate et jasle avant Témls-kim la premiere lettre qui sera tirée de la boite et qi*l contiendra la réponse exacte vaudra à la personne qui l'aura euvayfe use magnifique montre Mercury piaqn-e or.Il est necessaire, cependant .que chaque émoi snü accompagne du coupon un-memte ci-bas.% rie magnifique muni re “Hi reury’* 17 pierre», plaquée or, 14 karats — ronde — pour dames et m-ourbee poor VAI.EIR “GRANDE SOEUR" est Irradié tous les jours (lundi au vendredi) à 10 h.15, par les postes CKAC, Montréal; CIIRC.Québec; CJBR, Rimouski et CHNC, New Carlisle.CBF TOUS I.ES JEUDIS MIDIS CHRC CJBR CKCH CKCV Montreal SIX hrrs Québec MIDI RI *non ski MiniSO Hall ONZK-45 Quebec MIDI CHLN Trois- Kblém MIDÏ-45 Répondez à la question qui du programme et adressez Mon nom est.Adresse.a été posée au cours ce coupon sans retard 31 PAGE 4 Radiomonde 17 MAI 1941 Chronique Musicale par Eugène Lapierre Les concours de chant grégorien LES COLLABORATEURS DE “RADIOMONDE Récemment, au poste C K A C, !a chorale de Saint-Jacques donnait une courte audition de chant liturgique pour inaugurer le festival grégorien qui, du 6 mai au 25, nous permettra d’entendre plus de cent chorales d'églises, de Montréal à Sherbrooke.L’audition avait été préparée par M.Camille Duquette et M.Ethclbert Thibault, p.s.s.Il va s;ms dire qu elle était très au point et toute à la louange du choeur pa-i oissial de Saint-Jacques.Nous n insisterons pas, nous voulons consacrer notre chronique aux concours proprement dit.Peu de gens savent que l’idée des concours grégoriens est venue ¦ lUx organisateurs parce que, jamais, nos excellentes chorales d'cglises ne se rencontraient.Elles sont occupées aux mêmes heures et aux mêmes offices dominicaux.Jamais d'émulation réalisable entre elles, sur le terrain du chant liturgique.Or.on le sait: là où il n’y a point d'émulation, la routine ne tarde pas i surgir, non pas tant par défaut d'un sentiment d’orgueil et de fierté auquel il est bon de faire appel, mais surtout parce que la nécessité de polir, de soigner, d’améliorer les exécutions, rend nécessaire le tetour aux manuels.Le but second était de donner à nos choeurs et chorales une occasion de choix d’étendre leur réputation.Quand un groupe de trente musiciens, se donnent la peine, une fois pat semaine, de passer toute une soirée à se perfectionner en musique religieuse.n’est-il pas juste que les qualités artistiques ainsi acquises aient l’occasion, ne fut-ce qu'une fois l’an, de se manifester à des auditoires plus au couvant que les paroissiens habituels?Un choeur comme celui de Saint-Jacques, par exemple, doit pouvoir être entendu de temps à autre dans le grand public, cela ne fait aucun doute.Ces avantages extéreurs des concours grégoriens ont été compris.En six ans, les concurrents, d'en- viron vingt-cinq la première année, sont devenu cent quinze (115) aux assises de cette année.D’abord limitées au seul diocèse de.Montréal, les activités de la Commission des Concours se sont bientôt étendues aux diocèses voisins.Un diocèse comme Sherbrooke contribue à lui seul, cette année, de cinquante-cinq (55) groupes de paroisses et d'institutions enseignantes.A cause d'une entente des plus équitables, c’est à Sherbrooke que sera disputé, le dimanche, 25 mai, le prix Saint-Grégoire de cent dollars (don de Casavant Frères) et le prix Pie X, de cinquante dollars (don de Edmond Archambault Enrg.) Entre les groupes scolaires les épreuves comportent entre autres prix, un drapeau papal, don de Son Excellence Mgr Joseph Charbon-neau, archevêque de Montréal.Il y a une ombre au tableau.Les chorales paroissiales de l’ile de Montréal ne semblent pas, depuis deux ans, attacher assez d’importance au mouvement.Il y a à cela, plusieurs causes.L’enrôlement militaire entraîne des fluctuations dans les effectifs.Les choeurs, encore à cause de la guerre, se proposent des voyages de fin d’année moins coûteux et ainsi sont moins attirés par les récompenses pécuniaires.Enfin, il y a l’absence d’esprit sportif, trait qui nous caractérise tous.Un choeur qui n’est pas arrivé premier, dans un des concours, ne revient jamais, quelles que soient les recommandations des Papes sur l’étude du chant grégorien dans l’Eglise universelle! Quoi qu'il en soit de ces petites défections très humaines, l'organisation du concours grégorien, est dans son ensemble, une réalisation remarquable.On la cite avec louanges, aux Etats-Unis, où l’on étudie présentement, des organisations similaires.Grâce à ce mouvement, la province de Québec garde sa réputation de choix, dans le domaine du Chant Grégorien.Eugène LAPIERRE.docteur en Musique.in 111 / CAMILLE DICIIARMK, qui a toujours un poème au point à nous communiquer chaque fois q u 'il n événement important survient dans le monde de la radio.JEAN GILLET, poète, membre de la Société des écrivains canadiens, qui adresse aux lectrices de " Radiomonde ” des ‘Mots d’Amour' chaque semaine.LIONEL DAUNAIS, poète uses heures comme ont pu le constater les lecteurs de ‘Radiomonde’.M.Daunais nous a promis d'autre* de ses oeuvres pour très bientôt.Horaire quotidien des Nouvelles de Radio-Canada 7.15 — 8.00 a.m.Ia situation, hier soir Louis Francoeur 8.00 — 8.13 a.m Nouvelles 9.55 — 10.00 a m.Nouvelles-éclair 12.13 — 12.30 p.m.Nouvelles françaises de Louis Francoeur la BBC.12.45 — 1.00 p.m.Nouvelles 4M — 4.05 p.m.N ou veil es-éc’.ai r (i 30 — 6.45 p.m.Nouvelles et chronique des sports 7.30 — 7.45 p.m.Nouvelles françaises de la BBC.8.55 — 9.00 p.m.Nouvelles-éclair 9.30 — 9.45 p.m.La situation, ce soir Louis Francoeur 11.00 — 11.13 p m.Nouvelles et chronique des sports ( BF-CBFW Montréal CHNC New Carll.lc* CBV (l né ber CKRN Itou.» B CBJ Cblmttmi CKCH Il nil CJBR Itlimrimkl OlIGB ftte- \nnc-«le-ln-l*oratlère Par le titre de cette nouvelle chronique, on constatera qu'il s’agit de bruits et de sons.Qu'est-ce à dire?Au mot "bruit”, le dictionnaire donne la définition suivante: son confus produit par des vibrations irrégulières et où l'oreille ne perçoit rien de musical: le bruit des chariots, des armes, de la blitzkrieg, comme on dit communément.Le terme ne serait donc guère approprié à une chronique qui entend faire écho aux faits musicaux.Qu’à cela ne tienne, le dictionnaire donne plusieurs autres sens au mot "bruit”: rumeur de querelles, nouvelles répandues dans le public.A propos des musiciens il peut arriver de faire écho aux bruits injurieux ou floc-turnes; gare aux artistes noctambules.Les seuls bruits dont il ne sera pas question, ce seront les bruits sans fond, les bruits cardiaques, respiratoires, vasculaires et musculaires.De ceux-là il vaut mieux n’en point souffler mot.Voilà bien des raisons pour racheter la définition générale du mot bruit.Ce n’est pas assez clair?Ajoutons-y le mot "son”, que le dictionnaire définit: bruit rythmé, produit par vibrations sonores qui se succèdent régulièrement: le son des cloches, même du Big Ben de Westminster, qui est intacte malgré le noircissement des bombes nazies.Un son rythmé: mais nous voguons en pleine musique.PAS TRES STRIDENT En fait de bruits, il y en a qui ne sont point très stridents, par exemple, ceux que la radio nous offrait il y a une couple de jours, par la présentation d'un quart d'heure de chant grégorien par la Schoia du Grand Séminaire de Montréal.Qui dit grégorien dit vol plané.On vous promène à travers le Graduel, les prières lita-niques avec la plus grande simplicité et le moins de bruit possible.Bien entendu, ce n’est pas du “swing.” Comme premier voyage du printemps, on a chanté les gloires de l’Epiphanie.N’empêche que J.-N.Charbonneau a bien du mérite.LES FESTIVALS Ouf ! Le Festival Beethoven est fini.Qu’on le veuille oui ou non, il a eu sa grande répercussion dans notre vie musicale.Désiré Defauw, que certain "bonhomme” (sic) considérait comme un être de peu d'importance, sans doute pour favoriser rien moins qu'un petit âne blanc”, est sorti vainqueur de la rude épreuve de conduire de façon transcendante les neuf symphonies du grand Beethoven.Bravo, M.Désiré.Peut-on espérer vous revoir la saison prochaine comme directeur régulier des Concerts Symphoniques ?Notre petit doigt nous dit que oui.Sachons attendre ce qui s'en vient d'important.Une chose certaine, Radio Monde sera le premier informé.AUTRES BRUITS Pour revenir aux Festivals, il faut dans leur préparation de ia patience et des exercices.Au cours des répétitions du Festival Beethoven comme de celui de Montréal, il s'en est passé de bien bonnes.Il s'agissait de la Neuvième : dans le Final, lors de l’apparition de3 voix, Beethoven fait appel à toute l’humanité.Musiciens et chanteurs ne semblaient pas le comprendre.Alors Désiré Defauw de dire : "êtes-vous fait de béton ?Il ne s'agit pas de mineurs sortant de puits soutci rains, c'est l’humanité qui s’ébranle, et l'humanité forte, ce n’est pas .elle dec villes mais celle des campagnes où l'on vit avec la nature.En ville, on préfère la calorifère, les cocktails; on fait de la musique, mais on ne la comprend pas.” — Oh ! yeah ! de dire un couple de musiciens mal élevés.Malgré la vivacité du chef, on l’adore.Le Festival de Mont-i-éal a.lui aussi, ses répétitions, quand Sir Thomas Beocham veut bien se déplacer.L’autre jour, tous les musiciens étaient à la répétition, mais Sir Thomas, homme très modeste, n’y était pas.Consternation générale, la présidente a dit; ça ne se répétera plus.“GENTLEMAN FARMER” Voilà ce qu'est maintenant notre Wilfrid Pelletier.Il vient de s'acheter une ferme dans le Connecticut.L'autre jour, il acheta 27 arbres fruitiers qu’il s’est agi de planter.Il en est sorti crevé, avec en plus une écorchure sur le pouce, ce qui ne l'a pas empêché de diiiger une émission radiophonique à laquelle prenait part Raoul Jobin.S'il avait été pianiste, ç'au-rait été différent : on n’a que le demander à Vladimir Horowitz, qui dû récemment remettre un concert parce qu’il avait le doigt malade.Et scs médecins ont dit tout simplement en anglais qu’Ho-rowitz souffrait de "traumatic tenossynovitis of the Flexor digit-orum sublimis and profundis muscle at the metacarpopha langeai joint.” MOZAILLE 938 Avenue MONT-ROYAL Est Prés Men hum FRontenar 3111 R ADIOS LAVEUSES POELES GLACIERES MeubleS TOUJOURS LES MEILLEURS TERMES • et les meilleures conditions d'échange # 17 MAI 1941 Radiomonde PAGE 3 ' * A la remise d'un souvenir du Gouvernement canadien à MM.WILFRID PKLLKTII'R et RAOUL JOBIN pour leur participation au programme radiophonique en faveur de l’Kpargne do Guerre.Voici les principaux membres du Comité radiophonique et les héros de la fête de gauche à droite: Henri Letondul, de CKAC, Raoul Jobin, Jean-Marie Beaudet et Gérard Arthur de Radio-Canada, Wilfrid Pelletier et Olivier Carlgnan de l’Agence Canadienne de Publicité.Qq ramasse Va* Après l'échauffourée qui a accompagné la période pascale, il s'est produit dans nos horaires, une accalmie qui a eu pour effet, de rendre monotones, les loisirs de certains des nôtres.* * * Va-t-il falloir pour cela, modifier Je règlement.va-t-il falloir s’en tenir à une diète sévère.s'abstenir de ci, s'abstenir de ça?.Non.non mesdames.comme dirait l'annonceur d' “Ah qu'c'est dull”.ne vous en faites pas.amusez-vous, distrayez-vous.apportez à votre existence ce rayon indispensable de soleil et de gaîté, un rayon qui jettera sur votre vie quotidienne un reflet joyeux de, au moins onze degrés teintomètre plus clairs et plus enthousiastes.* * Ÿ Ce qui fait un fort contraste avec ceux qui systématiquement, s'appliquent à broyer du noir et qui poussent la comédie (la tragédie) jus-qiu'à nous laisser entendre que nous allons perdre la guerre.* * * Allons donc.* * * Heureusement que nous ne prenons pas au sérieux.les déclarations de ces défaitistes.et de- Pour un meilleur choix de musique adressez-vous à La Chanson Française, Enrg.Spécialités: Musique en feuilles — Disques île phonographe 4453, RUE SAINT-DENIS MONTREAL Tél.IIArbour 3821 C.K.C.H.AFFILIÉ à RADIO-CANADA DE BEAUX PROGRAMMES DE BONS PROGRAMMES UN VASTE AUDITOIRE La Voix Française * qui atteint toute la région d'Ottawa vant leurs assertions, il nous prend une forte envie d’entamer ce refrain (Ah, si j'avais de la voix)."The're always be an England”.’* * * Tout ce verbiage.pour en arriver à quoi?.Tout simplement pour signifier que si certaines gens ont décidé de passer leurs loisirs à faire telle ou telle chose, au fond.c’est leur affaire.* * * Alors, on se lance dans les mots croisés!.Bravo.excellente façon d’enrichir un vocabulaire qui depuis longtemps avait besoin de ce tonique.* * * D’aucuns, par ailleurs, s'adonnent à d’autres passe-temps, parce qu’ils ont lu, quelque part que : "La vie c’est un coup de dé”.C’est tellement vrai, que moi-même, j'en ai fait l'essai.et je bénis encore ma “beginner's luck”.je ne sais pas trop si je ne m’y reprendrai pas.* * # On a fait, ces jours-ci, un chambardement, dans le bureau des annonceurs.Disposition nouvelle des tables de travail.et puis, en passant, avis aux lutteurs, de la part de Roméo.assoyez-/ous où vous voudrez, mais pour l’amour du bon ’ieu, ne vous assoyez pas sur mon bureau.* * * Dire rfu'on appelle ces gens-là, les AS du matelas, mais que diantre peuvent-ils ressentir de confort, en s'assoyant ainsi brutalement sur la dure paroi de mon pupitre.(C’est toujours Méo que je cite).* * * Si cela continue, c'est ben d’va-leur, mais je vous garantis qu’il y aura de la casse.* * * Vous n’êtes pas sans savoir que Michel Normandin doit bientôt s'enrôler dans le bataillon de ceux qu'on appelle communément.les gens mariés.On prépare, en sourdine, une petite réunion qui aura lieu le vendredi 23 mai, qui assemblera au poste CHLP, les amis de Michel.on s’en promet.si vous désirez être des nôtres, en cette circonstance vous serez les bienvenus.’turellement, il faudra la petite contribution.mais qui donc oserait refuser.Michel ne mérite-t-il pas que nous fassions ce petit geste pour lui ?* H- * Alors.c'est entendu.à bientôt.PAGE 6 Radiomonde # - Mme J.-A- Bouré EXPERTE CORSET1ERE DIPLOMEE Bas pour Dames Réparation de Corseta Appointement à domicile si désiré.7153, RUE ST-DENIS MONTREAL (coin Jean-Talon) Par Paul GELINAS “ L’autre", des “Deux Petites Soeurs ” 3 4 5 6 7 8 » 10 11 12 H 8 9 10 12 13 14 ju i i LJ î ¦TIH n » i 1 il U i J i ¦ l 1 \ il I 1 ï rn Q i i UEO# JLJ J J * 1 a j ?UQJ ?ZKZ i Tl nnn nn r n m TEDI i i i i ZŒMj i i i i h» gg*i L -jé j 1 M fei 1 1 1 1 i i i u u p * S .V ~rv r n i i L ?uu u ?ma u H ü nnn» nm rm~ r r nr L ?n s n j \ s j i 1—i • rrnrn 1 3 i i — — a 1 ï F J1 F" ¦ 'i m I !IOI«I/.0\TAI.KWI.\T 1.—Prénom de celle qui apparaît dans la photo du centre — “Oeuvre” en latin.2.—Ce que le prêtre dit avant de commencer l’offertoire.— Nom de famille de celle qui apparaît dans la photo du centre.2.—Part qui revient à.i liaque personne — Sonate d'exécution facile.4.—Oublier de fare, ne pas accomplir — Prophète juif, disciple d’Klie.5.—Symbole chimique du sodium — Ouvrage abrégé propre à rappeler facilement des faits ou des formules importantes.?î.—“Chemin” en latin — L’un des animaux les plus paresseux (plur.) 7.—Situations.endroits.— Les consonnes de "Nasale”.8.—Petite plante appelée “Oreille d’homme” (sauf dernière lettre — Laïque.9.—Maniai doucement — L’un des plus beaux sentiments.10.—Nom vulgaire du thymus du veau — Nom du commanditaire qui présentait “L'école de musique” A.CKAC — Négation.IL—"Celui-ci” en latin — Qui ne vaut rien — Aller ça et là, à l’aventure.12.—Tnaérera des feuillets blancs entre les pages d’un livre.13.—Temps d’un verbe pronominal signifiant: “Lancer de grands cris” — Fleuve cotier de France — Conduisis, guidai.14.—Qui a rapport au sternum — Murailles, cloisons.1- \ K II TIC \ LKMKNi -Qui établissent des colonie 'arfumais avec un*' ode ve — Le commnecement et de tout crédit.3.—Manie doucement — Tl y e n a 48 aux Etats-Unis.— Col ère.4.—Prononciation phon( *tlque de “ icheté” — Gâtera, av; striera.— —Joindre, associer.5.—Synonyme d’Estonie Fc nte •vnl qui se forme au sabot du ch* (Sauf dernière lettre) — “Dix” en anglais.f>.—Sale, vilain — Mamn iff ère S ol i- pède.7.—Qui est de feu — Qui *|>I >a.r- e n existe d’Al- l4M*i alunit tient à la campagne.8.—Affirma qu’une chè tait pas-Graminée agro.‘ gérie et d’Espagne.9.—Greffée.10.—Vedette du programme (ha Webster” du réseau (Nom de Fridolin.11.—Imparfait d'un verb fiant parer, décorer.—Epouser que -qu’un.12.—Compositeur italien, né Parente, mort à.Naples — Ville mm -ricaine, célè-bre pour sa loi sur .e divorce.13.—Psages, coutumes — Genre de légumineuses — Mesurerai à 1 aune.14.—Etre fantastique du sexe î -minin — Tournerais sur soi-mémo.famille) — La.blonde de igni- lâÊiit Solution (lu 10 mai c H A Rl P E N ï 11 e | r H a ijy R El M o| U L E R A 11 | E |N | T lÜfl E M | A U ¦ A T 0 M I | C 11 | T | E| D A| T El S ¦ A U B E | R | G | E | SJ I T E R | A T I V E ¦! E | R | N | E] R |0 U A I jÔTMl11 I T ¦ E | P S |E | N | A | Tj S 11 | CHARPEN- |A fN | NIA rTëIai E| S V|A L|E H [Rlül Il E | M | C A B R || L | A | I | E IV M | T 17 MAI 1941 x-.ISv-' m \yzjfr ¦ w>m êÊÊkë/w?.“pour vous demander un autographe, un prêt,* votre main, une mèche de vos cheveux, un rendez-vous".Car il est reconnu que sur 100 lettres que reçoivent les vedettes de la radio, 99 demandent quelque chose ¦ IE METS LA MAIS à la plume et je .sauce la plume 1 dans l’encre pour vous demander votre photo, vous sures celle qui n paru dans le journal je ne sais pas quand, mais vous vous rappelez.Voudriez-vous aussi m’envoyer ' er, un bille1 de t-ï.que vous pourrez épingler après la jihoto.Je fais vivre ma famille et ma petite soeur, etc." Cette lettre naïve, et qui.dans sa franchise fantastique, ne manque pas d'être un peu poignante fut envoyée l'a.i dernier à un artiste bien connu sur nos ondes.La photo ! Un autographe ! Une boucle de cheveux ! l'n Rendez-vous ! Voilà les quatre choses les plus en demande chez nos artistes.C'est du moins ce que révèle une enquête dans la volumineuse correspondance que reçoivent certains jeunes premiers de nos grands romans radiophoniques, certains annonceurs, et, surtout (on le conçoit) nos blondes ou brunes petites vedettes du micro.Un fort pourcentage d'admirateurs demandent aussi de l’argent.Et, ce qui est étrange à constater, c'est cette froideur, cette impudeur, parfois aussi cette insolence dans le ton de la lettre."Vous pouvez vous passer de quelques piastres” dit l’une ; "Vous faites de gros salaires à ne lion faire”, s’imagine une autre.Quelques demandes du .nre décrivent pourtant des besoins pressants, des dettes à rencontrer, de la maladie à la maison : celles-là sont pitoyables et excusables.11 y a encore les maîtres-chanteurs qui profitent de la renommée d'un artiste pour essayer de lui extorquer de l'argent : "Cher Monsieur, Je vous ai vu la semaine dernière au club X.en compagnie d'une jeune femme qui n’est pas la votre.Si vous tenez à conserver ce qui vous est cher, si vous ne voulez pas voir votre prestige d'artiste trainer dans les pages de scandale, je vous conseillerais en ami de voir son aise cultiver ses talents littéraires aux rares heures de sieste.Il y a aussi une autre catégorie d'admirateurs : ces pauvres malheureux que la vie a ébranlés.Un jeune homme écrivait l'hiver dernier à une chanteuse îocalc renommée pour sa très jolie voix et les autres jolis dons que la nature lui a servis : “Mademoiselle, Vous ne voulez pas répondre er indice de la venue officielle ¦ | __JI.seiie sur les événements dont il a du Président Roosevelt .La des- 6ième année de l’Ecole Madeleine-été témoin pendant les longs mois CI ‘P*^on n aura pas l’étendue des d’Ailleboust, a remporté le concours qu’il a suivi la campagne des ar- reportages de la visite royale, mais du Cahier d’honneur organisé la niées allemandes.Plutôt jeune, c P n rn sera P®3 moins intére3- semaine dernière par “LE QUES-esprit vif.Scliirer est correspon- same.TIONNAIRE DE LA JEUNESSE”, dam européen depuis une quinzai- m * aux postes de Radio-Canada.d’années .U est d’ayw que H ^ ‘T?™!?* La jeune David avait Intitulé son RENE-O.BOIVIN, depuis quelques mois collaborateur assidu de ‘Radiomonde”.Au cours de la proenaine saison, M.Boivin, qui fait actuellement une étude fouillée de la situation artistique à la radio, saura nous faire part de ses constatations et probablement de ses suggestions.REJANK DES RAMEAUX qui à cause de ses nombreuses occupations a dû cesser la rédaction d JEAN M.HOTTE, BAO.O.O.D.OPTOMETRISTE — OPTICIEN Spécialiste en Examen de la Vue 4483 RUE SAINT-DENIS, près Mont-Royal MONTREAL CHerrler tHWM H Arbour 3817 1,1 IH.IIt (’HARROW, Prop.CHAMBRES “EUREKA* CHAMBRES CHARRON |{n«lio Installe don o Ouvert i«»nr et nuit ch n «tue rhnmlire GAHAGK 115li RUE AMHERST I.Mlt s(.vnilrû WKl Ile Mont Ipn y F.1021 - 1027 DORCHESTER E.«Eliiiinich# AUTOMOBILE LIMITEE JJ DEPOSITAIRE Service de mécaniciens experts 4590, Rue St-Denis (mi i»«* ii n n noril île MoiU-HiijrI) CHEVROLET, 0LDSM0BILE pLateau g835* NOM: TI-COUNE.IDEAL: Devenir “Farmer”.AMBITION: Etre agronome.EXPRESSION FAVORITE: Casquette! PREFERENCES: I-a réglisse! MAROTTE: Courrlr les bois.CAUCHEMAR: I-es anglicismes! SPORT FAVORI: L’équitation.PASSE-TEMPS: Jouer des tours aux petites filles! 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Pour beaucoup s'9ue tzigane.Nos meilleurs voeux! répondre très vite : “Le mariage d'artistes et de techniciens de la ^ est un sacrement qui sanctifie l*al- , „ .liance légitime de l’homme chré- Jean Bender, apres une semaine tjan et de Ia fomme chrétienne.de vacances, est revenu avec un les jours de 11 h.30 à 12 heures.C'est une réalisation : Charles Couture.radio .ce mot est pourtant devenu un vocable étranger.A CHRC, il parait qu’il n’existe que dans e ul ' icancej, est revenu avec un (U s’arrête, hésite, et repart _ dictionnaire.Et pour eux, chôma- eau btonze e.des eivthou- fond de train) auquel il est permis ge tu n’es qu’un vain mot!.siasmes renouvelés.Paul Richard d’ajouter une légère collaboration.SERVICE DE RADIO laMtulIntlon de li:m t-pnrlr ur* Réparations générales sur toutes marques de radios Livraison rapide de tubes et accessoires de radio par toute la ville.Roger ROCHON “|>| «tonner h voire e«ri» ,r| «lèlh-ale et «me rl ,î,.|»|rl Malle* ee oo«il»o" * 1 «IJ 4124 St-ll«i*»erf poor r «frtnilw irvofoGemenf.Votre nom .Adresse .PAGE 12 Radiomondc 17 MAI 1941 E*l pollf I fon»»*' |c;« il I LUNDI I» MAI 1941 MATIN • ;.titt , K Ao___lijSluin J'Jnfo.rmatiop*.• 7,25 .K I.*.quart d'heure de F Ora- LESMES ~-s.¦f * SOIR • -NouveUee et Intermède.• X.OO CBV.OBJ.CJBR, CRRC.CHNC, CKOH, CKCV — Itailio Journal.• M5 , .|i|-_B!ev«tlon* Matinales.Clllf—Prières du matin.• 9.15 CK AC, CHUT—Radio Journal.• 9.30 :s\r Tas duettlstee de la mer.• 9.45 i'KAC—Ch*n*onnette*.• 10.00 •HF, t'UV, CBJ—Vie de Famille, (sk.trh>.rHlî'-, rjBR—Radio Journal.• 10.13 , ¦ 111-.CBV, CBJ -OoWTler-Co_n.fi-dences.• 10.43 CKAC, (MUR, CHNi’, CHRC— ( Iran (le Soeur (sketch).• 11.15 CKAC—Courrier du Coeur.APRES-MIDI • 12.00 (HI'.('BV, CBJ, CKCH—Jeunesse dorée, (sketch).• 12.15 (H K, CBV, CBJ.CJBR, CllNC, CK (’ll — Nouv«01e*.N 1*1- ° i r I I Il « • \ v /poil r vou« Mefnla nies.pa 1 I unes | B ¦ CBV.CBJ— Quelles nouvefl- 1 * !1M || , • j ; p CBV.CBJ, CHLT, CHXC, ¦ ¦ : O K CBF.CBV.CBJ—Nouvelles et in-termed*».• 7.4.1 CULT, CKCH—Prière du matin.• s.im CB F CBV.CBJ.CH NO.CHI.T, CJ BR.CKCH.CH RC, CKI 'V—Radio Journal.• S.1# CBF.CRJ.CBV.CJ BR—Elévation» Matutinales.CH i.F — Nouvelles.CHIÎC—Prière» du matin.O ''-tut CHNG.CJBR.CKCH.CKCV-Ra-rto Journal.CHI.N—Prière du matin.• u CK AC.CHIJ’—Nouvelles.• :».:r> CKCH —Nouvelles.CK AC—I*es Vedette» de la Semaine.• 8.15 CKCV—Nouvelles.• lIMIO CBF CBJ, CBV—Vie de Famille (sketch).CHRC, CJBR.CKCV—Nouvelles.• km-.CBF.CBJ, CBV—Courrier-confidences.• in.15 CK AC, CHRC.CHNC, CJBR—Grande S leur (sketch) • l.ttn CBF.CBJ CBV—Voulez-vous savoir.Madame?• I I 15 CK AO—Le courrier du Coeur.• t 1.15 CK AO—Radio-Cinéma-Revue.CKCH—Le Moulin de la Chanson.APRES-MIDI • ¦2.(MI CBF.CBJ.CBV.CKCH—Jeunesse dorée (sketch) CHRC.CKCV—Le Moulin de la chanson.• >7.15 CBF.CBV CBJ.CJBR.CKCH, CH NC—Nouvelles.• 12.3* CBF.CBV.CBJ—Quelles Nouvelles?CKAC—Pour vous Mesdames.CJBR—Le Moulin de la Chanson.• 12.45 CBF.CBN, OBJ.CJBR, CKCH.CHNC, CKCV—Nouvelles.CHIA—Le Moulin de la hanson.• 1.00 CBF.CBB.T, CBV.CHNC, CJBR— La Métairie Raneourt.CH LP CKAC, H LT, CHRC—Radio Journal.• 1.3» CBF.CBJ.OB'V, CJBR, CKCH— Réveil Rural.CKAC—La Revue des Modes.• 1.55 CKAC—La Maison du Bonheur.• 2.00 CKAC—Histoires dAmour.• 2.15 CRF.CBJ, CBV—Rue Principale (sketch).• 2 :m CKAC—La Métairie Raneourt.• CKAC—La Femme et l’Actualité.• 4.00 CBF.CBJ CBV—Nouvelle».CHRC—Les Ga;s Lutins.• 4.03 CBF.CBJ.CBV—Juliette Beaudoin.mt-zzo-oprano.• 1.30 CKAC—Nouvelles et le Bulletin des Fermiers.• 5.00 ( l.V CRT.CRV, CHNC.CIIGB, C J R R —Fém i na.• 5.15 CKAC—Pierre et Pierrette.CKCR—Nouvelles.CJBR—Oncle Paul.• 5.30 CKAC—Rue Principale (sketch) CH RC—Ciné-Revue.• 3.45 CK AC, CHRC—Madeleine et Pierre CHIA’—Nouvelles.GELEE ROSE CHrt flÜM stimulante du système glandulaire d'un emploi agréable, exempte de praiase.ino’tîc*'sive et im disparaît immédiatement après application.Jkccommandable aux jeunes filles et aux dame»."¦.T 65c jJ* ment jarre ;;,S 1.10 Commandes portâtes on tèi»*ptooniqu*f exécutés*.rRonrm ntAWÇAM f.nig, 34113 Ace Am Parc.MONTKI’.AI,, IA.*9tH» Aua»i en vente à la Pharmacie Montréal et IHipuia Frères, Montréal, et au Studio Venus, Trois-Rivières.Dept.RM.racle.Elle ne se demandait pas pourquoi 11 l’avait choisie, elle, simple petite bonne femme sans instruction ni vraie beauté.Elle lui devrait tout.Comme elle l’aimerait! Elle l’aimait déjà!.Errol Flynn, ses yeux bleus, sa bouche fière, sa jeunesse éclatante, elle les oubliait.C’était son rêve confus d’hier.Léo Germont, avec ses quarante ans, fatigués, ses larges joues, ses yeux bruns rusés et rêveurs, était le seul, lui semblait-il, qu’elle eût jamais aimé.Sous la cruelle lumière filtrée du Bois, malgré sa patte d’oie, sa tête trop grosse, il lui apparaissait aussi beau que dans ses gros plans de cinéma.Elle croyait l’aimer et cet amour naïf était pour lui le meilleur maquillage.Il la reconduisit gentiment jusqu'à une station de métro, lui donnant rendez-vous pour le lendemain à la même heure.Et l'on commencerait tout de suite les visites aux couturiers et aux coiffeurs.Lily trouva là un prétexte à aimer Léo davantage.Comme il était discret! Il avait juste embrassé furtivement sa main, en la quittant.Il ne voulait pas la brusquer.Le lendemain, les roses, dans un pot à eau, près de son lit-cage, lui confirmèrent qu’elle n’avait pas rêvé.Elle mit la maison en ordre, pour que le grand-père ne soit pas trop perdu, quand il se trouverait seul, et s’en fut au bazar, en retard de pius d'une heure.Quand elle arriva, on la convoqua chez le patron, qui la mit à la porte immédiatement.Depuis quelque temps — comme les affaires n’allaient pas très fort — il était décidé à réduire son perse nnel.On vendait des têtes postiches à cent francs qui suffiraient largement pour la démonstration du bigoudi "Merveille”.Lily accueillit cette nouvelle d'un coeur léger.Ce renvoi lui épargnait la peine de faire les huit jours de préavis exigés par !a loi.Elle était libre! Et le bazar, les bigoudis, Bagnolet.tout ce qui avait été sa vie depuis quelle était au monde, lui semblait déjà étranger.Elle arriva une demi-heure trop tôt au rendez-vous.Elle osait maintenant regarder les belles vitrines.choisir parmi les chaussures à trois cents francs.Elie paya cent sous un bouquet de violettes de Parme sans parfum.La grosse horloge marqua l’heure fixée, et l’aiguille tourna, tourna .très lente, et cependant trop rapide, tandis qu’elle annonçait quatre heures, cinq heure.», six heures enfin.et la certitude qu’il ne viendrait pas.Sans doute avait-il été retenu.Il était si occupé.Oui, c’était ça.sûrement.On avait eu besoin de lui pour un film, il avait dû aller au studio, et n’avait pu la prévenir.Lily pensait avec terreur qu'il connaissait à peine son nom, qu'il ignorait son adresse.Il ne saurait comment la retrouver.Le seul moyen qu’ils avaient de ne pas se perdre, c’était qu’elle restât là.sans se lasser, aussi longtemps qu’il le faudrait.Elle attendit.Le mouvement de flux et de reflux de la foule lui donnait la nausée.Elle avait à peine mangé depuis deux jours, et la tête lui tournait.Elle attendait.Il était neuf heures seulement lorsqu'elle se résigna à rentrer chez elle.Elle se terra dans son lit, pour réfléchir.Elle luttait contre sa sourde peur d'avoir été dupe, trouvait mille raisons de se rassurer.Elle savait depuis longtemps l’éternelle histoire de la fille pauvre séduite par de belles promesses.Mais ce n'était pas le cas.Léo ne l'avait pas même embrassée.Et elle ne lui avait rien demandé de tout ce qu'il avait promis.Non, c’était sûrement un empêchement indépendant de sa volonté qui l'avait retenu.Dès le lendemain, elle chercherait son adresse, elle irait chez lui, et tout s’arrangerait.Il serait si heureux de la retrouver, après l'avoir cru perdue.Peut-être allait-il faire paraître une annonce, dans Paris-soir?Ou lancer des détectives à sa recherche, comme on le voit dans les filins américains?Elle s’endormit rassurée et le lendemain, ayant obtenu son adresse au bureau d'une magazine de cinéma, elle sonnait à la porte d’un très bourgeois appartement de la rue de l’Université.Elle fut reçue par un jeune homme à lunettes, blond, pâle et sec, qui était le secrétaire de Léo Germont.Elle n'eut que quelques mots à dire pour qu'il comprît.Il la fit entrer dans un bureau aux tentures sombres, qui sentait la pipe et le vieux velours.Sur la cheminée, il y avait un portrait de femme en robe de 3oirée.Le secrétaire parla sans ménagement.Il connaissait les faiblesses de son patron, et c'était lui, toujours, qui avait l’ingrate mission de les réparer.Marié, depuis son succès, à une femme assez belle, mais jalouse, orgueilleuse et très imbue de sa naissance bourgeoise.Germont gardait de son passé montmartrois le goût du trottin, des profils retroussés, des fraîches fillettes du peuple, et rien ne lui plaisait devantage que de les éblouir à peu de frais, de jouer, aklé par le prestige du cinéma et de son luxe de fraîche date, le rôle du prnee charmant près de Cendrillon.Eclipsé au cinéma par d’autres plus jeunes et plus séduisants, humilié chez lui par les amis de sa femme qui le traitaient en cabotin sans importance, il prenait alors une magnifique revanche.Parler, briller, promettre, quel beau rôle! Inconscient et féroce, il faisait taire ses scrupules en se disant qu’au fond, il ne leur faisait aucun tort, à ces petites.Il leur offrait une promenade en auto, des gâteaux, des roses, sans rien demander en échan- ¦CINDERELLA (suite) ge.Sa consciepce était en repos.H ne s’avouait pas que, s’il ne poussait pas plus loin ces aventures, c’était par frousse des histoires, des complications, des vengeances possibles.— Je leur donne une journée d’illusion, disait-il.Rien n'est plus précieux au monde qu'un peu d'illusion.Son secrétaire, témoin des larmes, des crises de nerfs, des injures des pauvres filles déçues, essayait vainement de lui représenter la cruauté de son jeu imbécile.Mais c’était inutile.Le cabotin médiocre aimait se jouer à lui-même la comédie C’était son vice.Lily demeurait écrasée, au fond de son fauteuil de cuir.Elle ne pleurait pa3.C’était un désespoir muet et farouche.Elle ne pensait même pas à partir.Pour aller où?Elle savait que jamais elle n’oserait retourner à Bagnolet.Elle n’avait pas un sou.Germont était parti la veille, en voiture, pour le Midi, avec sa femme.Loin de son faubourg, Lily se sentait seule, exilée, perdue.Pas d’issue.Elle ne réclamait rien, assommée par la brutalité de sa déception, résignée cependant à cette cruauté gratuite du sort.Elle était d'une race de filles battues, de filles trahies, abandonnées.Elle savait qu’il n'y a rien à attendre de la pitié des hommes.Le secrétaire, qui en avait vu d'autres et se barricadait de froideur méprisante, fut ému de cette détresse sans cris II lui glissa dans la main deux billets de cent francs.Elle ne remercia même pas.Deux cents francs, cela ne recule que de quelques jours le moment où l’on crève de faim.Il fit davantage Il griffonna sur un papier quelques mots de recommandation pour un régisseur d’un studio de Joinville.Lily était fraîche et jolie.Elle ne l'avait pas écouté, et cependant elle avait retenu ce qu'il avait dit.En sortant de chez Germont, elle descendit sur les quais, suivit machinalement la Seine.C’était toujours la radieuse douceur de juin.Mais Lily se sentait démunie et glacée, comme Cendrillon après le dernier coup de minuit.Mais il fallait bien recommencer à vivre, même sans carosse et sans postillon.Elle alla se présenter au studio de Joinville et se mit à faire de la figuration.Artus lui offrit un café, un jour mortel de novembre, où elle grelottait sous une mantille de car-mencita, dans un couloir de Billancourt.C'était un brave type, Artus.Il était long et maigre, avec des pommettes enflammées, un oeil rond comme les poules.Il jouait les comiques.Il était tendre et bon.Jadis, il avait passé des années misérables dans des caf’conc’ et des music-halls de province.Le cinéma, à quarante-cinq ans, lui avait révélé la douceur de la vie.Il avait le téléphone, une petite Peugeot, trois pièces aux Ternes et une salle de bains.Oh! il ne ressemblait pas beaucoup à Errol Flynn, Artus, mais quand on a été seule pendant longtemps, c’est bon d’avoir un ami.Il la fit tourner dans tous ses films, et elle fut la petite bonne des vaudevilles à surprises et la cantinière des fantassins vadrouilleurs.Elle tournait beaucoup, les collégiens et les petits soldats épinglaient au-dessus de eur lit ses photos un peu légères.Elle gagnait sa vie et n’avait plus guère d'ambitions, lorsqu'un jour un grand metteur en scène épris de paradoxe et d'originalité la choisit pour le rôle d'Elvtre dans Un grand amour de Lamartine.On lui cherca un nouveau maquillage et un nom, un nom pour future grande vedette inter-nationae.Ce rôle était pour elle un vrai baptême.A mi-chemin entre Bagnolet — hier — et Hollywood — demain — elle fut surnommée Cinderella.Un joli nom, qui sonne bien, dans toutes les langues.Sa pho passa en première page des hebdomadaires en héliogravure.Un jour qu'elle donnait une interview à un reporter d’un journal du soir, elle vit, dans un coin de la cantine du studio, Léo Germont qui, solitaire, buvait une tasse de thé.Il avait grossi, vieilli, et sa fantaisie démodée n'amusait plus personne.Il tournait peu et chantait à la TSF.Il était fini.Les journaux ne parlaient plus ce lui et les fillettes de Bagnolet ne l’auraient plus reconnu dans le métro.Il s’approcha, avec l’espoir d’être cité dans l’article.Et, tout à coup, il reconnut Lily.Elle avait toujours la cheville fine et la prunelle couleur noisette.Alors il se mit à parler beaucoup, très à l'aise, l'entourant de son bras d’un air protecteur.— Cette petite, dit-il avec aplomb, c’est moi qui l’ai découverte, c'est grâce à moi qu'elle a fait du cinéma, n’est-ce pas?Ele vit ses yeux ternis, son teint blafard, sa bouche triste.Elle eut pitié de lui.Au fon d, il mentait à peine.Cétait grâce à lui — à cause de lui, plutôt — qu’elle avait quitté son faubourg, le bazar, les bigoudis, et qu’elle s’était lancée, comme on se noie, dans le cinéma.— Oui, dit-elle en lui rendant son sourire, M.Germont est en somme mon parrain.On publia la nouvelle dans tous les journaux.Germont reçut de T Argus une enveloppe pleine de coupures.Il en conçut les plus vifs espoirs et attendit avec confiance un rôle.Un rôle qui ne vint pas.En échange de l'illusion ancienne, Lily lui avait rendu une illusion semblable.aussi décevante.Ils étaient quittes.(Cinémonde) S.Ch.SOIR • 6.04» CBF.OBJ, CBV—Le Moulin '5?52 LAJEUN£5^ PAGE 16 Radiomonde 17 MAI 1941 VENDREDI 28 mai mi MATIN • ;.1 pont (5180 Résidence: IM'pont 5126 Jacques JÉROME Enr'g COIRTIKR D'ASSURANCE» 302 RUE JARRY MUSIQUE Studio Audair Intinimrnts - Accessoires \ iolon, tint* ni.n’1"' teeordt'on.saxo-lr,""pette.Innihoir, etc.*' ,u""* * louer ,C!)- Wellington Verdun IMtbank 7414 Et Its artistes québéquois?Messieurs, Je tiens d’abord à donner mon appréciation sur votre journal : tous les québécois l’apprécient fortement.Il nous fait mieux connaître les artistes et les capa- tatnement heureuse de constater cités, d’ailleurs excellentes, des qu’avec le présent numéro, nous artistes canadiens-français.Ce avons augmenter l'espace réservé journal peut aider à ua réveil de aux artistes de la vieille capitale.patriotisme en notre province.de nous procurer ces distractions amusantes.Je suis, Votre tout dévouée, lucille PAQUET, Québec.N.de la R.—Mlle Paquet sera oer- .K OBI o BV.CHLT, OH NC.OJBK—isr Métairie Raneourt.CK \o, ('HI.B, CH RC—Xouve-Hes.• 150 (T.F.OB.T, CBV.CHNC.CJBR.CKCH—Réveil Rural.CK A1 ' — O* rmaine Janelle, pianiste.• >00 CK AC Histoires d'amour.• Mi OBJ, OBV—Rue Principale • IM K.\, |„o Comme et l'actualité.CKCV—Nouvelles.• I.M ORF.CBJ.OBV, CJBR—Nouvelles.CHRC—Le quart d'heure den malade*.• (.03 CB F.OBJ.CBV—Roland Leduc, violoncelliste.• 4.3(1 CKAC—Nouvelles et Bulletin des Fr-nqlor*.• i.OO •F.CBJ, CBV, CJBR — Fémina.• 1.15 CK.VC—Pierre et Pierrette.•'KCV—Oncle Jean.• 5.30 ''HI.T—Blèves de Mile Labbé.CH UC—l'inè- Revue.CKCA—Ru, l’rincipale (sketch).'Kch—Programme pour lee e>n- rants • 5.45 CKAC, CHRC—Madeleine et Pierre.ce qui manque, hélas, avouons-le ! Montréal est, en étant la métropole canadienne, aussi la métropole artistique.Votre journal est très bien fait pour votre ville, mais avouez qu’il ne mérite pas le titre de Radiomonde, mois plutôt Radio-Montréal ! Sur environ to pages, une se rapporte à la ville de Québec et une petite colonne à Trois-Rivières, les 19 autres pages sont sur la vie artistique de la métropole.A Québec, il y a de grands artistes, aussi grands qu’à Montréal, mats ils ne sont pas connus.Pourquoi f Parce que fon ne leur en laisse pas la chance ! Songez qu’à Radio-Canada, CBV n’a que deux annonceurs ! Qu’il n’y a que deux ou trois programmes venant de Québec, par semaine.Notre ville, il faut que vous le réalisiez, Messieurs, n’est pas une campagne : c’est une plus petite cille que la vôtre, avouons-le, mais la capitale de votre province.Un annonceur ou un artiste en notre ville ne peut espérer une carrière purement artistique, Montréal l’oublie, il ne peut se faire entendre en une autre ville que Québec ! N’allez pas dire que les artistes manquent ! Des annonceurs, Gilles Duhamel, Guy Dumais, Jacques Côté et combien d’autres valent certains annonceurs montréalais Comme artiste : René Arthur, Marcelle Aubry, Marthe La-pointe, Jeanne Taschereau, Lucien Brillant, Paul Letourneau, Ga-brielle Bisson, Marguerite Paquet, etc.Ah ! Non ! Si vous croyez que je compte faire la guerre entre Montréal et Québec, vous vous trompez.Je n’ôte pas les talents des Montréalais, je serais dans le grand tort ! Je veux simplement vous rappeler qu’à quelques lieues de chez-nous il y a une ville importante qui n’est évidemment pas une campagne et qui a des artistes, elle aussi.Avant de terminer cette lettre, Messieurs, je tiens d vous féliciter La Tuque, Qué, 1er mai 1941.Le Baluchon aux Nouvelles, RADIOMONDE.Cher Monsieur Rob, Votre nouvelle drolatique parue en page 9 de RADIOMONDE du 26 avril, n’en était pas une ; ou peut-être, avez-vous été le seul à la trouver drôle.Si vous avez bonne mémoire, vous vous souviendrez qu’il était question du comédien O vila Légaré et de sa troupe, lors de la présentation de La Course au M o t o n à La Tuque.D’abord, cher Monsieur Rob, où étiez-vous le soir du 19 avril ! Pour ma part, je suis positive que vous étiez très loin de La Tuque ce soir-là ; ce qui expliquerait le thème fantaisiste et ridicule que vous avez brodé autour de l’arrivée des visiteurs en notre ville.Votre “Orphéon de village” en a fait sourire plusieurs, mais vous ignorez sans doute que le corps musical qui a salué l’arrivée de monsieur Légaré est la Fanfare du Collège de La Tuque, fondée l’an dernier seulement et qui a déjà fait ses preuves.D’ailleurs, monsieur Légaré s’est permis de féliciter nos jeunes musiciens et tout laisse prévoir qu’il était sincère.Le Directeur de la Fanfare, “cet homme chamarré aux impressionnants brangdebourgs” n’est antre que le Professeur Aubert Mongrain, un jeune de chez nous dont le nom n’est pas inconnu au Dominion College of Music de Québec.C’est beaucoup pour un "village” n'est-ce pas f Un "village” de plus de dix mille âmes, cela promet.Et dire que La Tuque n’a que trente et un ans d’existence ! Mais pour revenir à votre histoire.la scène du balcon est une trouvaille inédite.J’ignorais que l’Hôtel Windsor eût un balcon.A moins que, pour les besoins de votre reportage, il n’existât que dans vo- II y a aussi un certain passage du même article qui n’est pas très clair.Lorsque vous dites : “Le comédien ne sachant quoi dire regarda son interlocuteur avec des yeux égarés.Il comprit enfin.” etc.Quel est donc ce dialecte parlé par les gens de La Tuque et que monsieur Légaré a eu tant de peine A comprendre f Quel-pseudo chef indien en rupture de mascarade se serait donc payé la tête du visiteur f ! ! ! Espérons que, en guise d’autographe, il n'a pas réclamé set chevelure.Plus loin, nous lisons : “Il s'installa donc dans une voiture découverte”.autre écart de votre imagination.Décidément mon cher, elle vous joue de vilains tours.Cette voiture découverte était tout simplement un tari car, pour votre information, il eaiste même des taxis à La Tuque.N'est-ce pas inoui f Franchement monsieur Rob, vous avez poussé' l’ironie un peu loin.Si vous étiez un peu renseigné, vous sauriez que La Tuque est une ville — je dis bien — une ville très moderne, et malgré la distance qui In sépare des grands centres, distance vite franchie de nos jours, elle n’a rien à leur envier.Ici comme partout ailleurs, il y a une foule de gens intelligents et cultivés, et si vous avez cru pouvoir vous amuser impunément à leurs dépens, vous avez fait une formidable ericur.A l’avenir, je vous conseillerais, mon cher Rob, de sasser et ressasser le contenu de votre Baluchon aux Nouvelles, afin d'éviter qu’il ne s’y glisse d’autres inepties semblables.Vous savez n’est-ce pas qu’on juge un homme à ses écrits f Et puis, pour plus de prudence, ne décrivez rien sans avoir vu, comme disait Molière, vu de vos propres yeux.Qu’en pensez-vous monsieur Rob T Mme Bella M.Rochette, 130 rue Roy, La Tuque, Qué.N.de la R.— Notre chroniqueur Rob mettra sûrement les choses au point.SOIR • 6.00
de

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