Radiomonde, 4 juillet 1942, samedi 4 juillet 1942
WÊm .—.X JUI.LLt UU >o ~d VOL.XV .•••'* \ "•• ; v Cest bon de revenir à la BLACK La meilleure biere au Canada —produite par DAWES depuis cinq generations PAGE 2 Radiomondc 14 JUILLET 1942- indiscrétions femme un peu éméchée qui prend (Adolf) avait 100 complets et unite tramway de la Côte-des-Neige*, formée, 60 paires de chaussure* et et qui doit faire de* prodiges d a- 35 chapeaux.C'eat très joli, mai* combien de paire* de gants, de sous-vêtements et de chaussettes?Voilà un problème angoissant! Quant au papier de toilette, U parait que cet accessoire lui est gracieusement fourni par son partenaire Benito Mussolini.avec le la joie Mitzi Green était 1 invitée de* “Joyeux Troubadours”, jeudi dernier, à CBF.Sa visite était dûe à l'initiative (?) de Paul Charpentier, le jeune annonceur-chanteur de cette émission.Mitzi Green, qui a débute au théâtre à l'âge de quatre ans, et connait la célébrité au moment ou d’autres entrent dans la carrière, a été la vedette de nombreux films et de plusieurs comédies-musicale* sur le Broadway.Elle s'est exprimée en un excellent français et nous a déclaré quelle adorait les chansons de Charles T renet.Hé ! hé! ce n’eet pas si mal._ Comme elle quittait le studio précipitamment, une fois l’émission terminée, quelqu'un fit remarquer: — Que voulez-vous! Il est Mitzi et cinq!.* * * Un magasin montréalais annonce qu’il fournit des trousseaux de mariées depuis 1868.C’est ce qui peut s’appeler une maison responsable! * * * Un dentiste publie, dans un bulletin paroissial, qu’il est le seul propriétaire de son établissement.Il eût mieux fait de dire de son “palais”, tout comme le “pont” Jacques Cartier n’a qu’un seul propriétaire! * * * Petites figurantes qui voyagez par le train, prenez garde aux romanciers étrangers qui circulent dans les wagons, car vous connaîtrez le “vol de nuit”.* Ÿ * L’excellent comédien J -René Coutlée se révèle l’un des acteurs les plus souples de la radio.Sa versatilité s'exerce dans tous les rôles, et les plus difficiles.Il a été le partenaire adroit de Mme Elissa Landi dans "La fin de Mme Cheyney” et, depuis quelques se- Les RIVES NORD et SUD du BAS de QUÉBEC ÉCOUTENT 1230 ky.25( watt.Ste-Anne-de-la-Pocatière (Affilié an Réseau Français de RADIO-CANADA) maines, il fait des merveille* dans "Le Capitaine Bravo”, interprétant tour à tour un espion, un inspecteur de police et un vieux professeur.Là où réside la difficulté, dans le “Capitaine Bravo”, c'e«t que ces trois rôles ne forment qu'un seul et même personnage.a a a Puisque nous en sommes au chapitre du “Capitaine Bravo”, disons que son interprète, François La-Vigne est un heureux de ce monde.Il a découvert, aux environ* de Montréal, un véritable Paradis Terrestre où il passe les beaux jours de l'été.Aussi le voit-on arriver au studio, tous les mercredis, dans une tenue estivale qui e*.celle d'un châtelain.Le Capitaine Bravo est, à la ville, un véritable sportif.a a a Fable radiophonique.— Que faisiez-vous au tempe chaud?dit-il à cet emprunteur.— J’empruntais à d'autres pour mieux vous rembourser, ne vous déplaise! Et dire que c’est vrai.a a a Nous n'oublions jamais le* débuts de la colonie.Ah! certes, non! La preuve en eet que dans tous nos discours patriotiques nous payons un tribut de reconnaissance à celui-ci et à celui-là! a * * Elzéar Hamel qui, toute sa vie, fut un acteur de théâtre et n'est au micro que depuis deux ans a été fêté à la radio.Le premier acteur de radio qui fêtera ses noces d'or sera probablement fêté au théâtre.a a a Nos annonceurs parlent bien! — Et le programme va se clore avec le tango argentin de X.a a * Ah! dis! enclore! enclore! Lu dans le “Guide des Amoureux” (édition revue, corrigée et augmentée! ) : “Une lettre est souvent le noeud décisif du mariage.” Qui donc a dit que les grande* passions étaient muettes?a a a Ah! comme l’on se jalouse gentiment dans les postes de radio.Mlle Une Telle ne salue pas Mlle X., ou alors c'est un petit bonjour très sec, de raison?Elles veulent tous les rôles.Monsieur?.congratule abondamment un camarade.Pourquoi?Il espère jouer plus souvent à ses côtés.La course au trésor?Elle est bien à la radio, ne vous en faite* pas! a a * C'est José Delaquerrière qui a chanté "Le rêve passe”, à l'émission des “Mélodies Oubliées”.Quelqu’un nous ayant posé la question, nous tenons à préciser que ce ténor souple et facile est celui qui a martelé avec tant d'ardeur la célèbre chanson.Il faut admirer le souci avec lequel José Delaquerrière prépare son répertoire.Chez lui, rien n’est laissé au hasard.Sa copie de chant est soigneusement notée.On le taquine volontiers, car U a toujours en poche un crayon rouge et un crayon bleu.w a * José Delaquerrière, lorsqu'il ne chante pas, est un joyeux conteur.Il sait dire une histoire et puis une autre, avec une verve intarrisaable.Son répertoire d’histoire e*t aussi considérable que son répertoire de chant.Et, comme il est très observateur, José note les moindres réflexions qu’il entend.Sa dernière est celle d’une brave crobatie pour monter.Elle demande petit balais! au conducteur en rigolant: * * * — Un billet pour le cimetière! , ^ ^ ^ Décidément, on aura tout vu.Le ventriloque Edgar Bergen a Pour la Fête des Musiciens' gagné $282,000, en 1941, en faisant sainte parler son mannequin.( la ______ Cécile?) un établissement montréalais noue annonce que M.Higgins jouera un solo d’ "okarina (sic) et que M, Maurice Meerte jouera un solo de tambour avec ses dix musiciens.Vowvreuse Et si le testament n'ewt pas bien disposé ?* * * Don* son prochain film, Hedy Lamarr jouera le rôle d'une esclave, Sheba de son petit nom.Mlle Lamarr est-elle rendue Sheba que ça?Afin de nous donner une idée de ce que seia le concert d'une vedette du Metropolitan accompagnée par son mari, la phrase suivante est imprimée en-dessus de la photo de madame: "Ces deux artistes sont le plus fameux couple du monde musical d’aujourd’hui.” Donnez-moi donc une couple de Molson! L'OUVREUSE Il est certain qu'il a plus encaissé de la sorte que d'éminents violonistes qui, eux, ont fait parler leur instrument de bois.* * * Qu'est devenu Armand Marion, notre Bergen canadien?Au temp* d Armand et Charlotte, le ventriloque montréalais gagnait $28.20 pour faire en phis petit la même chose que Monsieur Bergen.H n'y a entre eux qu’une différence de plusieurs zéro*! u * * Un journal du dimanche noue a informé que le dénommé Hitler Mais oe n'est pas tout! Pour corser l'affaire, U y a un duo de trompette* (au pluriel) et un solo d’oboe.ce qui, en langage musical doit être un hautbois.Il ne manquait plus qu’un air de cello, un solo de trumpet et quelques scales sur le piano.Alors, la fête de* musiciens serait complète! à * * L’annonce d’une série de concerts gratuits par des fanfares montréalaises précise que cela est fait “en vertu des dispositions du testament”.Su Ile à milliner! I’I.um\ port*** l'F*t d«* smlnt Hubert.PAGE 4 "Mozaille, dont le nom est un juron”, écrivait naguère le fiuet ROB pour se donner le plaisir de vouloir avoir de l’esprit, est tout de même assez honorable pour recevoir de temps à autre des lettres d'appréciation.J’ai devers moi un "pli’’ de Varennea et qui se termine ainsi: “Mlle .X, qui lit toujours "Bruits et Sons”.Merci, Mademoiselle, vous êtes très bonne de m'écrire ainsi; votre lettre, indépendamment de son contenu, me donne la certitude d’avoir au moine une lectrice.Un lecteur sérieux, c’est quelque chose, et ça vaut plus que les 1,200.003 lecteurs hypothétiques du Baluchon, car “l’un est certain, les autres ne le sont pas”.Entre parenthèse, je reviens sur le sujet du chiffre 1,200,003 parce que ROB le répète à satiété.C’est de très mauvais goût.De plus, le pauvre homme ne s'aperçoit pas qu'il se condamne lui-même.Si l'on tient pour véridique sa prétention, cela veut dire que depuis deux ans il n'a pas eu un seul lecteur de plus.Et pourtant, on sait que ROB a entrepris des campagnes diverses et d'une grande salubrité publique.Doit-on en conclure que les gens sérieux se méfient un peu de sa prose jugée autrefois folichonne?Autre chose: le nom de Mozaille n'est point un juron, c'est un pseudonyme comme un autre et qui n'a aucune signification propre; il n est pas même la déformation d un mot noble.J’aime mieux m’appeler Mozaille que de faire comme certain négociant qui a donné le nom de Mozart à son établissement où l’on vend un peu de tou* Je m'excuse de toutes ces explications.“Et ça finit là!” * * * La lettre de Mlle , .X a trait à ma protestation au sujet du traitement fait aux Canadiens fiançais dans l'Association provinciale des professeurs de musique, fondée récemment.En voici, au reste, le texte: “Aimant la musique et le théâtre, il me fait infiniment plaisir de voir mes compatriotes prendre les sommets dans le domaine des arts, surtout la musique qui en est la reine et que j’aime en dilettante, n'étant pas musicienne.Donc, Mai.tre Mozaille, vous comprendrez, je crois bien, que je partage votre virulente protestation dans “Bruits et Sons’’ de Radiomonde du 13 juin 1942.Mais, diantre, où est la caus; du mal?Serait-ce l’inaptitude de nos professeurs de musique de langue française dans l'art de se grouper?Ou dés la mise en réalisation du projet d'association, aurait-on manigancé pour que les Canadiens français soient à l’arrière plan?Comme ce serait pénible! Hé! vous avez bien raison de crier: “gare”.Je seconde votre opinion et j’espère que ceux qui ont à coeur la fierté de notre race penseront ainsi et agiront, s’il en est encore temps.Vous avez nommé vingt-six professeurs de musique de langue française et vous écrivez: “Qui est-ce qui a entendu parier deux?” Vous ajoutez amèrement: "Personne, assurément”.Iis sont certes trop méconnus, mais je ne puis croire qu’ils soient tout à fait inconnus.Ces adeptes de la musique, de la littérature, enfin, de tout ce qui est du ressort intellectuel, je les appelle, moi, mes compatriotes préférés.Car c'est par le talent de tous qu'on sent vibrer l’âme du pays, d’un peuple par conséquent.Je ne pense pas que mes idées soient uniques, et vous devez bien croire que mes sentiments sont partagés sinon par tous du moins par le plus grand nombre dans notre chère province.Voilà ce que pense Mlle .X (ici le nom qu'on me permettra de " Le jeune «maestro» au travail LUCIO AGOSTINI, le jeune maëstro que l'on entend souvent à Radio-Canada et CKAC, nous présente toujours des arrangements personnels de la musique qu'il dirige.le voici, au travail, à son piano.taire), qui lit toujours “Bruits et Sons”.à ¥ g Je souhaite que cette nouvelle protestation ne soit pas la seule qui me parvienne, non pas pour le plaisir d’avoir un lecteur de plus, mais pour que cette petite campagne de fierté nationale porte des fruits.Il est bien certain, Mademoiselle, que nos compatriotes, professeurs de musique (du moins ceux de Montréal qui pouvaient se déplacer sans trop beaucoup de frais) ont fait preuve de négligence en ne se rendant pas à l’assemblée au cours de laquelle on a élu onze directeurs dont trois seulement de langue française.En toute justice pour le Comité provisoire d'organisation dont la tête était Mile Edna Mary Hawkins, je dois ajouter que tous les professeurs de musique de Montréal avaient été régulièrement convoqués.Mais ils n'ont pas donné signe de vie, soit encore une fois par négligence, ou par indifférence.La solidarité sociale n'a jamais été le souci constant de nos compatriotes.Mais, malgré cela, il n'en reste pas moins vr-l que les réglements de la nouvelle Association ne conviennent pas à une province bilingue comme la nôtr- Je le répète une association provinciale de nos professeurs de musique doit avoir une repré- sentation adéquate des deux grands éléments de la population, et cela par district.Dans le Québec, province française, nos compatriotes devraient avoir droit à un plus grand nombre de directeurs, selon un chiffre inscrit dans les règlements de la nouvelle association Votre lettre, Mademoiselle, me suggère d’autres commentaires, que je ferai un jour ou l’autre.Je n’aime pas trop votre sentiment "d'aimer la musique en dilettante'.Le dilettantisme, savez-vous, a amené bien des abus.Je reviendrai sur le sujet, et comme on dit: ."A pJus tard le* choses sérieuses,” comme, par exemple, les examens du Prix d'Europe.Ah! ah! la bonne farce! Et je vous prie de me croire, Mad:moiselle, non pas un “éori-vaiUeur qui se vante d’avoir 1.200,-003 lecteurs — j’en ai aujourd'hui deux dont je pourrais nommer les noms — mais tout simplement un farceur.MOZAILLE Le PARNASSE MUSICAL LA CHUTE, QUE.Edition Canadienne de Musique Demandez notre catalogue.Mélodies Oubliées!!! Dimanche soir B h.30 —9 h CBF - CBV - CBJ - CKCH - CJ BR - CHNC - CHCB '• Rndiomonde ¦4 JUILLET 1942! La voix du souvenir “Mélodies Oubliées’* C’est Jeanne Maubourg qui, chaque dimanche soir, feuiilète r.et album inépuisable d'airs anciens.S'il vous arrive d’être à la maison, le dimanche soir, à 8 h.30, ne manquez pas de placer l'aiguille de votre radio au poste CBF pour entendre “Mélodies Oubliées”.La Société Radio-Canada n’a pas voulu que la période des vacances soit une période de chômage pour les auditeurs.Elle a imaginé une série de programmes de théâtre, de Jfelflf m m ÉfcÉP* J F.AVNE MAUBOURG, l’intelligente.et spirituelle narratrice des “Mélodies Oubliées”, à Radio-Canada.musique, et de variétés qui offrent un intérêt exceptionnel.La preuve en est cette émission des "Mélodies Oubliées" dont la réalisation a été confiée à Roger Daveluy.C'est un véritable charme que d'entendre Jeanne Maubourg nous raconter comment l'on vivait, il y a cinquante ans.Elle y met tout son art de narration et, à l'occasion, chante de façon incomparable ces vieux airs qui s’appellent “Le Temps des Cerises” et l’“Etoile d'Amour”.Jeanne Maubourg était toute désignée pour tenir cet emploi de narratrice.Elle détaille finement la moindre allusion et présente le spectacle avec une bonhomie constante.Le chanteur principal est Ecoatr* CHi.r •e jeudi 13 n 15 13 h.30 ACHKTKZ VOS non iis ici La Pairie Fleuriste.ias F.«t l.ivrftCH>n partout directement de notr.» «erre-chaude PL.1786 - 1787 LE CHARME D'UNE J EU VE MARIÉE IIKI'KMI I>B SA COHSKTIERK Brassières “A’LURE” OIT “Alphabet” CORSETS “LE GANT” OU “Nature’s Rival” aussi • Assortiment complet de lianilfM raédlenlf* -CAMP gUPPOEr Ordoianncfi de médecin* rempllrs flIMemMit.Mme J.-A.Bouré Esperte corset 1ère diplômée 7133 ST-DENIS TA.2717 Anale Jenn-Ttnlon Montrènl.José Delaquerrière dont la voix se prête si facilement à ces chansons où tout doit être détaillé : il fait preuve d'une sensibilité délicate et d'une diction parfaite.Parmi les solistes déjà entendues citons Mme Juliette Béliveau, une vraie révélation dans ce domaine de la chanson, et Mlle Germaine Giroux, émouvante interprète des refrains populaires du temps passé.Il faut aussi mentionner l’orchestre du maestro Agostini, lequel joue un rôle de premier plan dans cette rétrospective.Le choix des pièces est excellent : valses, polkas, menuets, le tout s’erchaîne le mieux du monde.Cette période de 1900 est à peine éloignée de la .nôtre et cepandant on l’oublie.Quelles ingérieuse idée de nous faire revivre cette époque où l’on faisait fête aux artistes, où le refrain du jour devenait vite populaire.Epoque du Parc Sohmer où Ernest Lavigne dirigeait un ensemble d’excellents musiciens et composait des mélodies que le temps n’a pas effacées.Roger Daveluy, le réalisateur des “Mélodies Oubliées” est un enthousiaste de ces chansons d’autrefois.On sait qu’en plus d’être un animateur excellent, Roger Daveluy est un colleotionneur averti.Il possède les disques et les livres les plus rares.Très renseigné sur tou* ce qui concerne la musique et les musiciens, Roger Daveluy possède une mémoire qu’il est difficile de mettre en défaut.Aussi son programme du dimanche soir est-il toujours au point, varié, intéressant et instructif.Le texte de l’émission a été confié à notre collaborateur Henri Letondal, dont le grand-père fut l’un de nos premiers professeurs de piano.Son père, Arthur Letondal, organiste de la Basilique, peut au besoin lui fournir une abondante documentation, ayant vécu cette époque florissante de la musique à Montréal.R.M.POINTES SÈCHES î A l’occasion de la "Semaine de l’Armée", certains restaurants montréalais annoncent des menus spéciaux pour militaires.Serait-ce l’habitude du “coup de fusil”?* * * ^ Durant l’été, les artistes ne s« re|iosent pas .ou du moins.Ils font semblant.Ils se préparent pour la saison prochaine.* * * if Lorsque les disques seront usés, songera-t-on à engager des artistes pour les remplacer?Il y a tant d’imitateurs de Tino Rossi, de ïjucienne Boyer et de Carmen Miranda! * * * if D’après un manuel de tout repos, les hommes et les femmes nés en Juin seront bien habiles de leurs mains, mats peu disposés aux travaux de l'esprit.Après tout, les travail* manuels valent bien les autres .# * * if Définition de l'amitié.“I.'amitié doit être avant tout un échange continuel de concessions et de dévouements.*1 O'est donc pour cela qu’il y a si peu de vrais amis Monsieur LAPOINTE QêsfeM ; » IE SOUFFLEUR Les gens de la radio vont se ressentir, comme tou* le monde, de l’échelle nouvelle des impôts.Met credi soir dernier, les figures étaient longues.La tâche d’expliquer à la population les décisions adoptées relevait à Radio-Canada du service des nouvelles et dos annonceurs.Inconsciemment, chacun prenait crayon et papier et étudiait son cas particulier.Cette guerre aura eu ça de bon quelle aura fait de nous des géographes.et mathématicien ~! * * * Avec «Madeleine et Pierre* V 6 *’’ d.i ¦ V.» •r if?#** Marcelle Barthe l’unique speak ¦-rine du réseau français de Radio-Canada est en vacances et on nous dit qu'elle prend “a busman's holiday".En d’autres mots, sa passion du métier l’a poussée à étudier 'es aspects nouveaux de la TSF pendant son congé.* * * Avec le mois de juillet on entre en pleine période de vacances.Certains programmes cessent, d’autres se poursuivent sans arrêt, mais on remarque que le sort de certains personnages, dans les romans-fleuves, se précise tout à coup de façon subite.Ils partent en voyage pour trois semaines, ils tombent subitement malades, ils sont victimes d’accidents, ils 3e font emprisonner, enfin tous les trucs que peut employer un auteur, pour permettre à ses interprètes de prendre congé y passent.* * * M.Léopold Houle est rentré de Québec où il a représenté Radio-Canada au congrès de la National Editorial Association.Il a eu de grands éloges à faire des rédacteurs en chef et des journalistes de la presse régionale américaine.Ceux-ci de leur côté, se sont dit émerveillés des oeuvres de guerre de notre province.Espérons qu'ils n’auront rien de plus pressé que de chanter notre mérite.Certains pantins de la radio voisine ne pourront plus dire, même pour faire une blague, que “Québec est au nombre des pays du monde qui ne sont jn»s encore en guerre”.* * ¥ Marcel-H Estienne continue de prodiguer ses "conseils” au gouvernement canadien.Le directeur du “Jour” ferait mieux de confier sa rubrique à un des nôtres qui courrait au moins se prévaloir de sa citoyenneté canadienne.Admettons que les rôles fussent renversés, MICHELLE THIBAULT, la petil qui Interprète avec beaucoup de “Madeleine je ne m'imagine pas un capitaine canadien enguirlandant le gouvernement français sur ses oeuvres de guerre- Marcel Estienne.alias Marcel Benda, ferait beaucoup mieux de ranger sa plume et de se livrer à la philatélie, passe-temps agréable et qui peut devenir rémunératif.Un auditeur furieux s’est plaint lundi soir dernier à Radio-Canada que le service des nouvelles n’était pas à la page.“Je sors du cinéma, lança-t-il, on a interrompu le film pour annoncer que l’Invasion du continent était commencée— “Je me suis précipité chez moi, j'ai ouvert mon appareil de radio, j'ai écouté vos nouvelles, et vous n'en soufflez pas mot.” Kn questionnant le bonhomme on en vint à la conclusion qu'il s'était rendu au York assister à la représentation de “Joan of Paris".Au début du film, pour mettre les gens dans l'atmosphère, on liasse justement un bulletin truqué annonçant l’invasion du Continent par les armées britanniques, canadiennes et américaines.Le spectateur avait mordu, e’est le cas ou jamais de le dire.* * * Avant son départ de Radio-Canada, M.Gilles Sarrault, ingénieur régional a été l'objet d'une manifestation d'estime de ia part de ses collègues.On lui a présenté un superbe bracelet-montre, de même qu'une coupure du récent emprunt de la victoire.M.Sarrult devient professeur à la faculté des sciences de l’Université Laval de Québec.Il occupera la chaire de TSF.C’est une initiative nouvelle de Laval, initiative qu'on ne saurait trop louer.Gilles Sarrault ne fera ni plus ni moins que continuer le travail de pionnier qu’il avait en- p soeur de notre grande Olivette, talent le rôle de ‘‘Torture" dans et Pierre".trepris voilà cinq ans à son entrée à Radio-Canada.* * * Miville Couture a fait l’acquisition d'un caniche i>our son fils nouveau-né.Le caniche, âgé de six ou sept semaines, fera sans doute les délices du jeune Couture.Il est déjà très éveillé et bien amusant, mais il semble encore perplexe quand il entend la voix de sou maître à la radio.* » * La chatte Coutsi-Coutsi de notre ami Rob trouvera peut-être un adversaire sérieux en ce jeune caniche.* * * Les mariages abondent dans le monde de la radio.Après ceux do Guy Mauffette et Léon Lorrain, voici que Félix Leclerc aurait dé- cidé, lui aussi, de prendre de grandes décisions.Il doit épouser Mlle Andrée Vien, du service de la publicité à Radio-Canada, une eousino de l’épouse de Guy Mauffette.* * * Chose entendue “Et maintenant vous entendez la fanfare de St-X de Vaudeville".Le speaker voulait dire St-X de Viauville.C'ctait au coure de la description du défilé de la Saint-Jean-Baptiste.* * * .A propos de la Saint-Jean-Bap-tis-te on dit qu'un poste local s'est abouché, la veille du défilé, avec le comité d’organisation.On voulait procéder à un interview du jeune homme qui représenterait notre patron, le lendemain.On répondit au poste qu’il faudrait interviewer une statue.Mince, alors.Abonnez-vous à.C’eet meilleur moyen de roue aeniirer la leeture régulière de Radiomonde.Découpez le bulletin ci-deseoue et nietlez-le à la poste dès aujourd’hui, accompagné d’un mandat postal, à Radiomondc, 1434 ouest, Sainte-Catherine, Montréal.Veuillez, je vous prie, m’expédier wire journal à l’adresse suivante: Nom .Adresse .« VWe .pour.numéros, à partir de.Signé .— TARIF — 52 numéros $2.00 26 “ .1.00 13 “ .50* 6 “ .30* V.B.— Faire remise par bon de poste ou mandat- poste seulement.!4 JUILLET 1942* Radiomondc •' P AGE 5 O E'.zéar Hamel a été en vedette toute la semaine deinière, à l’occasion de son cinquantenaire de théâtre Ses camarades lui ont fait une belle fête dans les salons du Club de Réforme.Le Tout-Radio ©tait là, sans exception.* * * M.Palmier!, un des anciens, lui ©usai, fit un discours \raiment remarquable, émouvant et amusant, comme une pièce de theatre qui se respecte.* Ÿ * On a prit en photo un intéressant groupe de ces vétérans de la scène et du micro et un loustic coula dans l’oreille de Mme Auger: Des interprètes pour ’’La Marmaille ! * Ÿ * Mais non, reprit up autre aussi pince-sans-rire, une distribution de choix pour “Jeunesse Dorée”.Et tout ceci était dit sans malice, rien que pour faire rire.Les artistes sont gens d’esprit.* * * Avant la soirée du club.Elzéar Hamel avait joué, au Théâtre Lux, le rôle de curé, de “Mon Oncle et non Curé.Et on se rendit compte que 50 ans de théâtre pesaient bien peu sur ses épaules.* # * Mais c’est José Fcrgues qui fut ravissante!.La jeunesse en fleurs ! Et si gracieuse, si intelligente, aussi.A moins de dix-huit ans, José a déjà un long passé théâtral et elle y a gagné un métier sûr qui fait d’elle la plus ravissante de nos ingénues.ÿ ÿ ü Ses répliques portaient, parce qu’elles étaient dites juste, avec compréhension et intelligence.Nous en avons, parmi la jeunesse, des talents, et à revendre ! Quel jour réalisateurs le comprendront-ils sez sans aller regarder ce qui se fait ailleurs ?* * * Et elle était jolie aussi, José en longue robe blanche imprimée de petits bouquets de rose.Elle a remporté jeudi un de ses plus francs Succès.* * * Je la revois encore, lorsqu'elle Jouait les fillettes, dans les pièces de Mme Gouin.José avait alors les plus beaux cheveux lorgs du monde, que sa maman lui arrangeait «r.longues boucles souples.Et déjà.elle faisait preuve d'un raient qui ne fait que s'affirmer tous les Jours.* * * ' Quelle famille épatante que celle de José Forgoes.Quatre enfants, quatre talents transcendants.L’une qui est peintre, l’autre qui était la meilleure élève du regretté maître violoncelliste Fuermann.I-a troisième.notre José, et Bobby qui a déjà fait ses preuves, mais que les études immobilisent momentanément.Mais aussi, quelle mère Ils ont !.* * * Mme Forgues est aussi jeune que •es filles et elle est tellement charmante ! C’est une personne cultivée.qui a compris les natures ex-eeptionnelles de ses enfants et a tout fait pour développer leurs talents.Mais aussi, quel résultat.?* * Et vraiment, elle pouvait être Hère de José.Tout le monde la félicitait et certainement avec la plus grande sincérité.* M.Georges Landreau a fait un ©noie de Pavol très distingué, très vieille France qui tranchait sur la bonhomie du curé.Et Sita Riddez, belle à miracle en bleu pâle, une P&rure pour sa blondeur fai- et en- tes asr sait une Blanche sculpturale nuyée à souhait.Jt * * André T reich est l’heureux père d’un Bobb.v qui promet.L’autre jour, devant le hamlun, André Treich dit “oui, cela, c’est typique” .Typique et Fifine, de reprendre Bobby.* ¥ * André Davetuy m'a donné le secret du camion de CKAC.Il paraît qu'il a des lumières vertes, en haut, à l’avant, et des lumièies rouges à l’arrière pour ne pas que, vu sa hauteur, les avions s’accrochent dedans.* * * Paulette Cloutier, Iluguette Oli-gny, André Daveluy et George Ark'dis, de New-York sont allés à la pêche sur le Lms St-Louis.Ils ont bien pris quelques petits achi-gans, mais surtout, un monumental coup de soleil.’fiiYN* Odette OLIG\Y C’est la talentueuse Muriel Guil-beault qui a obtenu le rôle, presque aussi convoité qu’à Hollywood, de Scarlett O’Hara, au Lux Theatre de cette semaine.Cet hiver, cette jeune artiste fut une revelation.U nv a pas de doute que cette creation radiophonique lui ira comme un gant.* * * Fne belle nouvelle : Jeanne d’Arc fouet (pour l'amour du ciel, t.vpo, écrivez bien C et non G et n’oublie* pas le tréma) et Fernand Robidoux vont convoler en juste* noces le H août prochain.Nos sincères félicitât ions.Seulement, Mlle l*om|K>n-nette.vous saurez que cela ne se fait pas, dans les bonnes familles, nwiimt *on jH*re.* * * Pensez que le directeur de “Radiomonde” a eu la main heureuse quand 11 a publié, dans le dernier numéro, une ancienne photo de votre humble servante en robe de d ner, des fleurs à l'épaule et l’insigne du comité de l’AFRA.Il déclare que j'ai le sourire même a 9 h.du matin.J'ai protesté avec l'énergie du désespoir et en effet, il y a eu erreur, ce n'est pas ce cliché qui devait passer.* * * Qui n'a lias vu I>éo Gagnon avec sa barbe n’a rien vu.Ça vous lui donne un petit air artiste ! Il va être super-irrésistible ! ! !.* * * Des kodaks indiscrets, délivrcz-nous, Jésus!.et.à la semaine prochaine.Odette OLIGNY prima donna française du Metropolitan Opera et son mari, le réputé chef d’orchestre André K os t clan et*, le plus fameux couide dans le monde musical aujourd’hui, que la Canadian Entertainment» nous présentera pour son grand gala d’ouverture au Forum mardi soir, le 7 juillet.CALENDRIER DES ANNIVERSAIRES DES ARTISTES DE LA RADIO 1942 JUILLET 1942 DIMANCHE LUNDI MARDI MERCREDI HOROtSCOPE : Signe du Lion — Le* personnes née* en juillet ont pour jour favorable: le mercredi; Couleurs à choisir: Gris ou bleu; Pierre* propice*: Béryl ou jais; Parfume: Jasmin, muguet; Caractère: Inconstant, discret; Oracle: I ie sédentaire; Tempé-ament: Egoïste; Santé: Soigner particulièrement les Itournons et les intestins; Nombre • 9 5 6 Lurlle l.aporlf ahrirl l,;uu:li*4« 19 20 ft ¦3J JtU'que* (.érar MarrHIe I^fort JEUDI propice: 2 Armand iJh-mt Ollvbr f'arinnan f^rard Vllmlnkri Hrnrl I « tonda] VENDREDI SAMEDI 3 4 t Judith JiiMitin 11 l>«»n NoM do Tilly I.uclrnnr IMval 24 25 30 31 PAGE 6 Radiomonde !4 JUILLET 1942! Avec l’inimitable Jovette “Comme tout l’monde !” Jovette Bernier crée un nouveau programme sous les auspices de Radio-Canada Jovette serait-elle en passe de devenir notre Fridolin féminin?La chose est possible, surtout depuis qu'elle a entrepris ce programme "Comme tout l'monde” qui passe, tous les lunlis soirs, à 8 h.30, à Radio-Canada.Jusqu’ici, l’esprit de Jovette se confinait à son émission "Quelles nouvelles” et des collaborations ("Un coeur à chaque étage”, “La JOVETTE BERNIER, auteur et interprète de l'émission "Comme tout le monde” d CBE.Rhumba”).Voici que l’occasion lui est offerte de faire grand.Et Jovette n'a pas été effrayée.Car, de l'esprit, elle en a.et même à en revendre! L’émission “Comme tout l’monde”, c'est Jovette à son meilleur.Elle écrit le texte en s’amusant et elle le joue pour notre plaisir.Est-il rien de mieux?Jovette est un petit bout de femme que la vie amuse au possible.Oh! certes l’animatrice de “Comme tout l'monde” a ses tristesses, mais elle sait les utiliser à son profit: c’est-à-dire qu'elle en fait un objet de satire personnelle! Si vous n’avez jamais vu travailler Jovette, vous pouvez être con- Dans le Bas Fleuve vaincu qu’aucune de ses répliques n’est laissée au hasard.Elle note tout, écrit, rature, recommence, détruit, rebâtit, et cela sans se lasser.Car, pour faire un métier pareil, il faut l’aimer.Jovette est journaliste: elle sait l’importance qu’il faut apporter à la frécision, à la justesse et à l’information.Or, son coup d’oeil est exercé à cette observation presque cruelle de tous les instants.Elle se juge elle-même, encore plus sévèrement que les autres et son talent est fait de ses doutes, de ses angoisses, en un mot de son coeur.Jovette Bernier nous décrit les tribulations d’Yvonne Duvai et de son mari, Eugène.C’est tout d’abord le problème du logement, puis celui du rationnement.Elle nous fait assister à des scènes de ménage qui sont d’un comique très savoureux.Son partenaire est Gaston Dau-riac, acteur au talent souple et nuancé.Il sait mettre en valeur le texte qui lui est confié.Les autres interprètes sont Bernard Hogue, Juliette Béliveau et François d’Al-laires.A chacun Jovette communique sa fantaisie, sa verve et son entrain.Et, en cela, elle est admirablement aidée par le réalisateur, Paul Dupuis, lui-même acteur et homme d’esprit.Quant à l’orchestre, il est confié à Maurice Meerte dont le rythme est toujours impeccable.Cet orchestre ne • se contente pas de jouer le thème et d’accompagner les chansons de Georges Charron, un ténor de la meilleure venue, mais il fait partie de l’action, collaborant étroitement avec le texte.“Comme tout le monde” est la trouvaille de la saison d’été.Si vous souffrez de neurasthénie, si vous avez des idées moroses, ne manquez pas d’écouter Jovette.Elle vous fera passer une demi-heure divertissante au possible.Et cela nous rappelle les beaux soirs où Fridolin exerçait sa verve à la radio.Jovette y apporte un esprit qui ne devrait laisser personne indifférent.R.M.[V___ & tout le monde écoute CJBR RIMOUSKI Depuis environ deux semaines la direction du poste présente Wilfrid Angot qui.au cours de l’émission "REVERIE”, nous exécute de jolies mélodies de caractère langoureux et.adaptées au poème à l’affiche.“REVERIE” est une émission de quinze minutes qui procure aux radiophiles une détente complète, elle nous repose la tète, longuement secouée par cette musique criarde et endiablée qu'est notre "jazz” ou “swing” moderne.Pour vous remettre des fatigues de la journée, écoutez à 10 h.45.tous les soirs l'émission : “REVERIE” — un quart d'heure de poèmes et de musique.* * * Scène entendue et vise : Décor : Studio.Personnages : Visiteurs (?) X.W.— (énervée) Vrhalle moé donc pas toé (où est votre diction).Y.Z.— Okay .remember this."Viens Jama.me d‘mander un’ cigarette".W Je ramasse .UODCLDU 'fA**' sgi Me.MURI ELLE GLTLBAULT, qui interprétera le rôle de Scarlett O'Hara, au dernier programme de la saison du " Radio-Théâtre Lux”."Je devrais, par la royauté, avoir commencé mon ouvrage .” aurait dit La Fontaine.(Es-tu content, ROB .et ai-je bien, cette fois, écrit ce nom illustre avec un grand L doublé d’un grand F?— Enfin, comme il ne faut pas associer le Baluchon à la Besace de sire Jean de Ia Fontaine, je me permets, ici, une bifurcation.Et, automatiuemeqnt, je reviens au grand fabuliste .“Je devrais par la royauté avoir commencé mon ouvrage ., admettre notre poste au cyola charmeur de ceux qui sont à la recherche de ce qui intéresse, de ce qui persiste.Je n'ai pas besoin de te souhaiter bonne chance .tu l'as dans ta manche.Tout ce qu'il te reste à faire maintenant, c'est augmenter ton prestige en haut lieu .en d’autres termes .tâche d'avoir plus de "pull”, comme l’a si bien dit Lord Oh! Oh! .et ainsi, on ne viendra pas te ravir une Pressante série destinée aux grandes ondes.— "Justice enfin rendue, que ne t’a-t-on?” p'AMWIf Ma chérie, Il ne me reste qu’à partir et les larmes sont superflues, puisque la partie est perdue, il ne me reste qu’à partir.Rien ne servirait de parler, toutes paroles ont été dites, même si tu crois que j’hésite, rien ne servirait de parler.J’avais pourtant rêvé d’amours moins éphémères, et d'un bonheur qui durerait, hélas le passé disparait, j’avais pourtant rêvé d’amours moins éphémères.Il ne reste plus rien qui puisse consoler, il ne reste plus rien qui vaille que Von vive, nous espérions trop, quand la débâcle arrive, il ne reste plus rien qui puisse consoler.J’avais pourtant rêvé de vieillir près de toi, te voyant toujours ferme et toujours plus jolie, je croyais prolonger l’initiale folie, j’avais pourtant rêvé de vieillir près de toi.J’ai de beaux souvenirs et je ne veux pas plus, je m'en vais attristé mais pourtant sans rancune, de mes illusions il ne reste pas une, j’ai de beaux souvenirs et je ne veux pas plus.Il ne me reste qu’à partir et les larmes sont superflues, puisque la partie est perdue, il ne me reste qu’à partir.JEAN Eh, oui .Et, la preuve, c'est que l'autre soir, j'écoutais une tranche radiiophonique provenant de la plume copieusement trempée de mon bon ami Hervé de Saint-Georges .et je me suis dit, tout à coup .“Ce bonhomme-là, possède plusse que de l'encre au bout de son stylo .Son style alerte .la vivacité de ses réparties .le naturel happé sur le vif de ses personnages nous laisseraient croire qu’il a ohservé, INCOGNITO, les allées et venues de certains figurants des drames quotidiens, les quels n’ont rien tant à coeur que baisser les stores et de fermer les persiennes, lorsqu'il s': .de tramer quelques complots dont l’unique but serait de détruire la réputation du voisin .ou, tout au moins, de lui gober son magot.O n'est pas parce que Hervé de Saint Georges soit devenu mon copain depuis quelques jours .au fait, je ne lui avais pas dit que j'écouterais sa “Tranche” .Je l’ai, ni plus ni moins que pris par surprise .Eh bien, figurez-vous que toute la surprise fut la mienne, .non pas que j'ai jugé mon alter-ego Hervé d’être incapable de nous émoustiller de la sorte .mais, franchement, j'ai ressenti une joie esthétique plus forte qu'à l'ordinaire .quand j’ai prêté une oreille attentive au “Coeur de Bohême” oeuvre d’un simple journaliste.Mon cher Hervé .tu n'as pas besoin de mes commentaires pour te créer une réputation .qai’il me suffise de te dire que ton apport à certaines réalisations de CHLP.1 amplement suffi pour Le sort vient de me ravir ma secrétaire, mademoiselle Julia Kat-to ., .Julia ou tout simplement Julief tout court), pour les intimes Son départ de CHLP laissera un vide qu’il ne nous sera pas facile de combler.Après neuf ans d’un travail continu, besognant dans l'ombre sur les tabourets pivotants de la téléphoniste ainsi que sur les chaises à bascules préposées aux dactylos, Julia a passé son temps à faire les messages .à rédiger les horaires de façon à ce que tout le monde soit content .à courir ici .à se trouver là quand il fallait qu'un SPOT de la dernière heure passât à l’Heure Féminine, à Méli-Mélo ou à Radio-Annuaire .enfin, celle que l’on trouvait partout quand il s’agissait de rendre service à quelqu'un .elle est partie ., .elle ne sera plus là .Pour ceux de la gent radio-phile qui ne s’en tiennent qu’à la voix des annonceurs et à celles des interprètes, peut-être cette saillie passagère d’un publiciste comportera-!] elle des réflexions sans conséquences .mais ceux qui vivent la vie de la radio, et surtout ceux qui font partie de notre petite famille à CHLP comprendront, après coup qu'avec le départ de Julia, nous perdons la collaboration, le geste spontané et l’aimable ambiance d’une consoeur dont la seule ambition n'a toujours été que d'être de quelque utilité à ceux qui faisaient partie de son entourage.Mademoiselle Ratto ne quitte pas cependant le domaine de la radio .Elle passe à CKAC, et nous savons qu'on lui fera là l'accueil qu'elle mérite.Tous nos meilleurs voeux l'accompagnent.— Et le Guid’ .aussi.BIG CHIEF A RADIO-CANADA l émission CARTE BLANCHE INSTRUCTIVE ET GAIE DU LUNDI AU VENDREDI 9 h res — 9 hres 30 a.m.Réalisation Marcelle Barthe — Marcel Paré CBF CBV CBJ ( hkontlml CKCH CJBR HhII CHNC Nfw-r»ril*lf »4 JUILLET 1942! Radiomondc PAGE 7 ' V.MI ET UN' SOI K &F ' 0* ELZEAR HAMEL au Radio - Théâtre lux» Voici les artistes qui prirent part à l’émission de “Mon Oncle et mon Curé” au Radio-Théâtre : Alfred BRUNET, Sita RIDOEZ, Alice ZI-A TA, Jeannette TEASDALE, Elzéar HAMEL, Josée FORGUES, Georges LAN'DREAU, Simon L’ANGLAIS, ass.-réalisateur, Irène CAPRI, Guy BEAUDRY, bruiteur, Jimmy HAMMOND, ingénieur, Avila CUSSON.(Assis); Alain GRAVEL, annonceur et Paul L’ANGLAIS, directeur.Elzéar HAMEL, Josée FOUGUES et Georges LANDRAU, les vedettes de ‘ Mon Oncle et mon Curé” causant avec Paul L’ANGLAIS, à l’issue du Radio-Théâtre Lux.te Comité d’organisation de la Fête Intime offerte à Elzéar Hamel, au Club de Réforme, jeudi dernier.De g.à d., (1ère rangée) : Son Honneur le maire PRATT, du Comité d’Honneur et le héros de la fête.(2e rangée): Blanche GAUTHIER, Gérard DELACE, président, Guy BEAUDRY, Paul GUEVREMONT, Adrien LAUZON, Fred BARRY et Rollande LA B ELLE.(Se rangée) : Marcel PROVOST, IV Em lie COKBEIL, Guy ST-PIERRE, RenéO.BOIVIN et Henri POITRAS.PAGE 8 ** ** 4+4+++*******, Le Jubilé d’Or remporte un suer Ce fut une série de fêtes qui établissent la pu monde artistique.—Le discours de Palmieri.— Hamel.— Les trois mousquetaires en chapea bourse au jubilaire.— Demi - heure dédié La réception intime au Club de Réfon Le Jubilé d'Or artistique d'Elzéar Hamel est entré dans les annales du théâtre canadien-français.Il a eu l'éclat que la carrière du gTand acteur suggérait.Pendant toute la semaine, les postes de radio, les réalisateurs, les acteurs se sont unis pour manifester à leur camarade toute l’admiration et toute l'estime qu’ils ressentent pour lui.Comme le disait M.Hamel, lui-même, ‘‘ces manifestations formèrent un couronnement étincelant de sa carrière”.La fête, proprement dite, avait lieu, jeudi soir, au Reform Club, rue Sherbrooke.Près de deux cents personnes, parmi les quelles les vétérans, comme Palmieri, Julien Daoust et autres, attendaieit le héros pour l’acclamer à son arrivée du programme du théâtre ‘‘Lux Français”.Elégant, pantalon blanc et gilet sombre, Hamel se présenta, tout sourires et visiblement ému.Une acclamation l’accueillit.Chacun se précipitait pour lui serrer la main.Et les premières minutes de la réception se dépensèrent en effusions spontanées.Après des instants voués à la conversation, M.Hamel fut invité à prendre un fauteuil pour entendre les discours de quelques-uns de ses amis et admirateurs ainsi que pour accepter la bourse d’argent qu’au nom des souscripteurs, M.Gérard Delage, président de la Fédération des Artistes de la Radio, devait lui remettre.Au nom de tous, M.P.Archambault, Palmieri de son nom de théâtre, lut l’éloge du jubilaire: “Mon cher et vieux camarade,” dit-il, "lorsque je m'arrête et que je regarde les quatorze lustres qui éclairent tes 50 ans de théâtre professionnel, c'est la splendeur d’une auréole artistique qui s'offre à ma vue; c’est la noble figure d’un gTand pionnier qui apparaît sur l’écran de notre histoire théâtrale.” FAI BOURG QUEBEC Hamel! Voilà un nom qui s’identifie à l’essence même de ce grand faubourg Québec centre de la famille canadienne-française de la métropole.A chaque angle des rues de l'est montréalais flotte, tel un drapeau, des lambeaux de la gloire artistique de notre vieux camarade .Jadis, sur "la Catherine", on voyait passer une élégance, un citoyen sur la figure duquel le mot franchise brillait avec éclat, un Canadien portant le front haut et fier, un homme intèigre et franc, un 'grand acteur, et tous en le regardant disait: c’est Hamel .LE "TRAITRE" Mais comme toute médaille a un revers, ce nom d’Hamel est aussi synonyme de criminel et de meurtrier, car l’ami Elzéar est un assa-sin qui, au cours de sa longue carrière théâtrale, a zigouillé bien des victimes! Hamel fut un troisième "couteau” terrible, effrayant, sanguinaire, mais il a par le fait même rendu un grand service à la société.Notre nature humaine est faite pour ressentir des passions, des violences, des ardeurs, des épouvantes; nous possédons des facultés destructives dont la société n’a pas su trouver l’emploi.Vous voyez sur la scène un criminel, notre ami Hamel, par exemple; vous Trois joyeux invités : Josée FOUGUES, Gratkn OELINAS et Muguet to OLIGNY.Radiomondcj -4 JUILLET 1942! le détestez assuiét même temps par u( tre, vous vous confo certaine mesure, avl me, qui est commijf Elzéar, c’est un pcL juste assez pour quMes sassin qui sont en vU ainsi satisfaits et i soin de s’employer f H Hamel, en scène, V.™ spectateur.Notre mre fut pendant cinquaM a émissaire, il porta Its d’Israël.” TROIS MOUSQlrrA "U y eut, autrefd , National un giand français; Hamel, qt ce soir; Filion que la douleur de perd d’un an et votre ht devenu le grand éch series nationales.Or mé ces trois aflts mousquetaires en clfreat tor du faubourg Qébec fut un beau et fier «îott son port altier faisai l’ai de toutes ces damesJLor: tes les belles de l’es m( regardaient passer cfbra quetaire, droit, plant; sur perbe cheval gris, ellâ ép comme un besoin es(entr moison.L’AGE D’OR DI M Hamel est né actfeur.artiste, on ne le détient fut un de ces Canadiens maître, sans conservtjtoin seule force de son talent, teindre les sommets: son tera gravé en lettres d’or tispice de nos archi'J Dès le dchut du dans la métropole, vieux camarade appûait mier rang.C’était lâge di romantique, l’âge des ^rom et d’épée, l’âge du bjpn v lodramo.Hamel, a\^éisa ' veilleuse, y e.xceBt^WyJf < avons fait couler de orme époque.Mesdames que d’eau! que d'eau d’or des marchands, h m iter un fait qui vois déi un mélodrame pejt pa idrcr un voudcvMlf| 1 n rlétés, nous jouiijng lodrnme dont le m m m Je ne puis, mesdalnes sieurs, résister au disjr de conter un fait qui voÿ déi qu’ur gendi Variéti mélodrame dont le p m (nous en avons jou der nés).Vous savez tp s qu nier acte de toucmri dcan respecte, le traître, e i couteau" se trouve « i fac ros.C’est la minutl déc minute solennelle du trio: la vertu Aux VarU c notre héros s’avaJ "Enfin te voilà ” misérable lâche PP "udi. iir* , ’Elzéar Hamel ès mémorable ssatice de la solidarité qui existe dans le age d'or du mélo.—Les succès d’Elzéar de castor du faubourg Québec.— Une à M.Hamel par le poste C.K.A.C.sous les auspices de Radiomonde ht, mais en 1 loi du théâ-^ez, dans une lui.Le cri-lir notre ami Ivotre crime, es dons d'as-| se trouvent kt plus be-ila vie .pour le Ave camarade Æ ans le bouc ¦is les péchés qktaires fs un gros m m’échappe «es centai-s qu'au der-mme qui se è "troisième face du hé-décisive, la triomphe de , Ç, ce soir-là, A |et s'écrie: “ ha r la présence, et des amis.B.Pinkerton, opéra tour, part lui aussi, dans une direc tion inconnue, ainsi que M.et Mme Roland Lelièvre.A CKCV, St-Geor-ges Côté m’apprend qu’il s’en va n'importe où.là où on est assuré de ne trouver ni micro, ni radio, ni antennes, ni rien de tout ce bazar.(qu’il retrouvera avec enthousiasme après sa quinzaine).Lucien A.Bernier, vendeur commercial, va aussi aller chercher un peu de paix et de repos.A tous, bon voyage, heureux retour ! a s s Et je suis sure que j’exprime un voeu général en demandant à chacun de ces heureux villégiateur* do nous rapporter des souvenirs concrets de leurs vacances: des photos pour nos pages de Radiomonde.C’est promis ?Merci d'avance ! à à * A CKCV, j'ai rencontré notre ami Christo Chirsty.Avec la philosophie qui lui est coutumière, il a réussi à obtenir, sur les plages dee alentours, le même teint bronzé que les camarades qu’il n'a pu accompagner dans la magnifique excursion en bateau à voiles, vers le bas du fleuve Christo Christy dont le programme régulier est en vacances ne peut cependant s’offrir de longs voyages en dehors de la ville, étant donné que les cinémas Victoria et Cambrai l’ont chargé d’une émission spéciale, le vendredi soir.Et je tiens à en parler car il s'agit d’une collaboration très intelligente entre ces deux puissances que sont la radio et le cinéma.Ainsi la "voix de Hollywood", durant un quart d’heure, explique le détail des films à l'affiche de ces cinémas, avec notes biographiques et autres commentaires concernant les acteurs en vedette.Ceet intéressant à la radio, et sûrement très efficace pour les commanditaires.* * * Je voudrais pouvoir vous décrire l’explosion de "mots”, de regards, de sourires, qu’a provoquée Suzanne Bégin, pianiste, la charmante Suzon du programme "Suzon î Madelon", quand elle nous a déclare BIENTÔT ¦ Inauguration officielle du nouveau poste émetteur 1000 watts Québec I- 800 kc.PAGE 10 Radiomonde >tM • .* M H hTt» qu’elle irait en vacances à Waterloo.lTne petite ville délicieuse, c’est certain, mais que ce nom géographique est lourd l’histoire, pour les frêles épaules d’une jolie jeune fille! Il est vrai que pour répondre à ceux qui la taquineraient de trop près, Suzanne peut toujours avoir recours à un mot tout désigné.non moins historique.Bon voyage, Suzon ! « * * Nous sommes assurés que tous les radiophiles, d’un bout à l’autre du pays, s’uniront dans un même sentiment, pour offrir des voeux de bonheur à l’une de leurs artistes préférées, Violette DcLisle, soprano collaratura, récemment fiancée au docteur A.C.Couture, de notre ville.Félicitations et meilleurs souhaits.* * * la-s auditeurs de CH RC apprendront aussi avec plaisir le mariage de Mlle Madeleine Paradis avec Jean-Marie Bruneau, maître de cérémonie et comédien, à ce poste.Félicitations et voeux de bonheur.* * * La chronique mondaine nous a parlé de l’abondance de fleurs qui ornaient l’église et les salons de réception, lors du mariage de Guy Mauffette, mais elle n’a pas dit qu’une superbe gerbe, venue directement des Pays d’En-Haut, décodait la suite des nouveaux époux, lors de leur arrivée au Chateau Frontenac, à Québec.IJ n’a pas été difficile à l’auteur du programme mel M.Mauffette collabore inti-«i ment à titre de réalisateur, de créer Alexis qui a l’amitié aussi généreuse que délicate.* * * Un lapsus m’a fait écrire le nom de "Fernand” Leclerc à la place de Félix.la semaine dernière.Je relis pourtant mes copies plus d’une fois.Cela prouve donc que Fernand I>e-< 1ère est toujours vivant dans notre pensée.R.I.I».Et pardon à l’auteur des sketches de Je Me Souviens ! * * * Pour dissiper toute équivoque, je veux préciser ici que les vacances souhaitées à Roger Thorn, par l’un de ses admirateurs, sauraient concerner le programme dont il est actuellement le principal pilier.R s'agit là d'un domaine tout à fait à part, puisque Roger y chante exclusivement des extraits d'operettes.Et qu'il a un auditoire bien à lui, BOÎTE aux LETTRES Q.1 — J’aimerais savoir si l'acteur quo jouait le rôle de Pcpito dans "Princesse à Marier” est un annonceur de CKCVf t — Quel est son nom ?M'enverrait-U sa photo f S — Pourquoi G.B.a-t-elle dénigré les auteurs de cette comédie f Est-ce parce que ce n’était pas de Montréal, ou par vengeance personnelle contre le sexe fortf Merci et félicitations pour vos belles pages.J D.R.1 — Ce rôle n'était pas joué par un annonceur de CKCV.2 — Le nom de ce jeune acteur, dans ce genrt.D’ailleurs, ce n’est pas dans J'exercice modéré de son art qu’un chanteur se fatigue le plus, ordinairement.Ce qui l’épuise, ce sont les occupations auxquelles il doit se livrer, |>our faire vivre son art, comme dit l’un de mes amis, artiste-peintre.Qu’on n’oublie pas d'écouter "Concert Intime”, à CBV, le samedi soir, à 8 heures, mettant en vedette Roger Thorn, baryton, et une artiste féminine de la capitale.* * * Le Festival du Folklore, qui a été organisé par les efforts conjoints d'un groupe d'étudiants américains de l’Université de Montclair et le Bloc Universitaire de I^aval, a été couronné d'un plein succès.le Bal chez Boulé où l'on a vu les jeunes américaines dans toutes sortes de quadrilles, rigaudons, et rondes de la vieille France, fut une < hose parfaitement délicieuse.Et il est à souhaiter que nos éducateurs ne laissent pas tomber d’aussi salutaires leçons.I-a petite Maîtrise de Notre-Dame a aussi figuré avec avantage dans cette représentation.Marguerite Paquet, contralto, artiste bien connue sur les ondes, avait été chargée de diriger les choeurs, dans la partie québécoise du programme; elle a aussi été vivement applaudie dans une vieille chanson de France.Pierre Boucher, Jean Lefebvre et René Goulte dirigeaient cette partie du spectacle.Nos féli-eltations ! qui a un beau talent, est Jacques Morin.Voua pourriez communiquer avec lui par l'entremise de Lucien ou de St-Georges Côté, de CKCV.3 — Je relis deux fois votre troisième question.Savez-vous jusqu’à quel point vous me placez dans une situation délicate, en me demandant de vous expliquer les intentions d’une tierce personne?Je ne sais même pas si vous avez assisté à ce spectacle, mais ce que je vois bien, c'est que vous ne manquez pas d’une certaine hardiesse dans vos pensées aussi bien que dans le choix de vos mots.Je ne saurais que vous conseiller de vous méfier de juger ainsi des gens et de leurs intentions, gratuitement, sans savoir pourquoi.Pour ma part, je ne saurais que vous dire ceci: Si G.G.a porté contre ce spectacle des jugements aussi sévères, c'est qu’elle en attendait sans doute beaucoup.On est naturellement exigeant envers les gens que l'on estime et que l’on admire.C’est mon opinion personnelle, et je vous en fais part sous toutes réserves, car je ne sais rien des sentiments qui ont inspiré la chroniqueuse du Soleil.Mais, sachez, une fois pour toutes, ma petite amie, que vous vous faites plus de tort à vous-même qu’à quiconque, en parlant à travers votre chapeau, en allant chercher midi à quatorze heures.Ne vous fâchez pas, et revenez! Vous serez toujours la bienvenue! * Ÿ * Q.1 — Etant une lectrice assidue de votre courrier, je me permets de vous poser quelques questions, mais avant tout, je veux vous féliciter sur la manière dont les pages concernant Québec son rédigées et présentées.Vous êtes vraiment intéressante à lire.S — Pourriez-vous me dire qui est le jeune comédien qu’on surnommait "Pancrace” au programme "Québec s’amuse”f Quand verrons-nous sa photo dans RADIO-MOX DE T S — Ce jeune homme a-t-il d’autres programmes.Quel âge a-t-il f ^ — Qui est Margot du programme "Le Courrier de Margot”t Veuillez lui transmettre mes plus sincères félicitations.PETITE FLEUR TIMIDE.C.K.C.V.pré’sen te Ions 1rs lundis soirs à 9 heures DE LA MÉLODIE À L’OPÉRETTE Une réalisation de la World llroadeastinfi System R.I —< Vous aussi, vous êtes intéressante à lire, qjuand vous m’écrivez de si encourageantes appréciations.Merci! 2 — Il s'ag de Claude Boiteau, un jeure comédien de beaucoup de talent Dès qu'il voudra bien m'en fournir une.3 — Claude Boiteau joue dans différents sketches irradiés par CHRC.Si vous l’avez vu jouer, vous ne pouvez vous tromper beaucoup sur son âge.4 — Mlle Marguerite La berge.Je fais le message avec plaisir, et pour vous, en même temps que pour toutes les admiratrices de cette excellente chroniqueuse, je lève déjà le voile sur les pages de la semaine prochaine qui vous apporteront une interview avec votre amie.Revenez, petite Fleur! * * * A Suzette — Je ne puis répondre à vos questions, tant que les artistes de la troupe qui a interprété cette pièce à CHRC ne seront pas de retour de tournée.Ce sera vers la fin de juillet, m’a-t-on dit.Soyez patiente.Au revoir! •4 JUILLET 1942! R a di oui on de 4» «%| A * m M.et Mme JACQUES LABRECQUE (Jacqueline Plessis-Bélair) photographiés, à l’issue de leur mariage, samedi matin, en la chapelle particulière de l’église Saint-Viateur d’Outremont.Mme Labrecque est la fille de Me J.Plessis-Bélair, décédé, et de Mme Plessis-Bélair, et M.Labrecque est le fils de M.et de Mme Charles Labrecque.“Le Théâtre de la Peur” a RADIO - CANADA ECOUTEZ CES PROGRAMMES À 12.45 12 30 - * 30 - 9.00 - 10.00 .7.00 - 8 00 - p.m.8.30 - 8 00 - 5.15 - p m.10.15 - 11.00 minuit 11.15 - L’HORAIRE DU JOURNAL PARLÉ DE RADIO-CANADA nu LUNDI AU SAMEDI INCLUSIVEMENT 7 30— 7.35 a.m.8.00 — 8.15 a.m.9.57 —10.00 a.m.12.30 — 12.35 p.m.115— 1.30 p.m.8.30 — 3.33 p.m.6.15— 6.30 p.m.7.30 — 7.45 p m.7.30— 7 45 p.m.10.00 — 10 15 p.m.8 55 — 9.00 a.m.12.15 —12.30 a.m.6 30 — 6.45 p.m.7.30 — 7.45 p.m.10 00 - 10.15 p.m.Bulletin de nouvelles.Radio-Journal.Bulletin de nouvelles.Version française des nouvelles de la BBC.Radio-Journal.Bulletin de nouvelles.Radio-Journal Nouvelles françaises de la BBC.(lundi, mercredi, vendredi, samedi) Pour plus amples informations.(mardi et jeudi) Radio-Journal et Chronique sportive.LE DIMANCHE Bulletin de nouvelles.Version française des nouvelles de la BBC Radio-Journal.Nouvelles françaises de la BBC.Radio-Journal.“¦ PAGE 11 fâkl IA BERGERIE" f//////////M////////////////////////////^^ Roman tîré du DRnno succès RODiOPHoniQuc J£an desprbz (suite) Françoise Doré a fait appeler Ginette auprès d'elle.Pamphile est là.mal à l'aise, et surtout fort mécontent du rôle qu'on lui a fait jouer dans cotte histoire d’amour imaginaire.— La petite ‘bougrèse’ qu'il ne cesse de répéter entre ses dents.Mais Ginette fait une entrée aussi digne que le lui permettent les événements.— Vous m'avez fait appeler, mademoiselle Françoise?— Approchez.Ginette.Asseyez-vous.Vous connaissez Pamphile, n’cst-ce pas?Inutile de vous présenter.C'est bien lui, c'est bien cet homme-là qui vous a remis une lettre pour Viviane?Répondez:.Hein?.Non?.— Non.— Bon.Vous aviez donc menti?— Hem, hem.Et Ginette se mordille la lèvre supérieure.C’est toujours pénible d’être forcé d'avouer qu'on a menti.— Et qui vous a remis cotte lettre?— Personne.— Personne?Mais quelqu'un a dû l'écrire cette lettre! Qui est-ce?Personne encore?— Non, c'est.c'est moi-même qui l'ai écrite.— Mais savez-vous de quoi vous êtes cou «able, mademoiselle?Savez-vous à quel point ça peut être grave de fausser la signature de quelqu’un?Vrai, je me demande où vous vous arrêterez dans Va vie?Il n'en faut pas davantage pour faire pendre un homme parfois!.Vous allez donc immédiatement vous excuser auprès de Pamphile que vous avez entraîné dans une aventure aussi sotte que désagréable.Allons, faites ça tout de suite! C'est un déluge de larmes de la part de Ginette.Ce qui ne fait qu'ajouter à l’embarras de Pamphile.—Vrai, mam selle Françoise, moi, je peux pas voir pleurer.Pis vrai, moi.j'ai rien à pardonner dans toute cette affaire.Je serai pas pendu pour ça.c'est pas grave.Laissez-moi m'en aller.— Non, pas avant que.Allons Ginette.— Dans ce cas-là, puisqu'elle l’exige, la patronne, faites-moi rien qu'un petit sourire là, man’selle Ginette.et pis commencez: Pam-pam, voulez-vous.?Et pis Pam-pan va finir.Ginette se mouche, soupire, se re-mouche.— Voulez-vous me par.Pamphile eu un geste large: — Allez, mon enfant, je vous pardonne et ne pêchez plus.Je peux-tu m'en aller à c’t’heure?s’empreo-se-t-il d’ajouter.— Oui.Je vous remercie, Pamphile.— Bien le bonsoir.Et mille excuses, hein?Mademoiselle Doré est maintenant seule avec Ginette.BEAUTÉDELAFORME geleeTrose Une crtme stimulante «lu système Rlandulalre d'un emploi agréable exempte de graisse, inoffensive et qui dl.paraît Immédiatement après application.Recommandable aux jeu -nés filles et aux dames.Heu le • CC a ,a ment 036 Jarre $1.10 PRODUITS FRANÇAIS Dépi R M.MU Are du Pare, MOVTRFAT.T.A.bbflb AumI en vente à la Pîiarmacle Montréal »t Du pu il Frères, Moniréal et au Studio Vénus, Trois-Rivières.— Et maintenant, Ginette, expli-quez-moi.— Oh! mademoiselle Françoise, je croyais faire une bonne action, je vous jure.Elle est si malheureuse, V /iane Lanctôt.Avec un visage comme le sien.elle est si.Et puis, vous m'aviez tant dit que vous comptiez sur moi pour lui enlever de la tête qu'elle était pas une petite fille comme les autres.Moi je voulais tenir ma parole.Elle me parlait toujours de mes lettres que je reçois de Bernard.Des lettres d’amour, elle en n'a jamais reçues, Viviane.Puis un jour qu'elle pleurait, je me suis mise à lui parler de Pamphile.Je sais pas pourquoi j'ai pris Pamphile.Peut-être que je me doutais que dans le fond, elle m'aurait pas ctuc si j'avais parlé d'un beau garçon comme monsieur Lapierre par exemple.Alors j’ai dit Pamphile, comme ça.sans réfléchir.J'ai commencé à lui dire qu'il m'avait parlé d'elle.Quand j’ai vu que ça prenait, que ça lui faisait plaisir, j'ai continué.Puis un jour j'ai pensé à lui écrire.J'ai changé mon écriture.C’était pas difficile.Je prenais dos phrases dans les premières lettres de Bernard, celles que Viviane n'avait pas lues.Je croyais pas.je vous jure, que ça se compliquerait.J’ai pensé qu'à une chose, vous faire plaisir en rendant Viviane heureuse.Et les larmes tombent.Tombent.C'est toute une dégringolade de chagrin et d'humiliations qui va se réfugier dans le mouchoir en boule.— Vous voyez comme vous n'avez pas réfléchi, Ginette.Maintenant il va falloir lui dire que ce n'est pas vrai.Que tout ça n'a été qu'un jeu.Vous voyez la peine que nous allons lui faire à cette pauvre Viviane?— Non, c'est pas possible.Faut pas lui dire.Sd vous saviez comme elle est heureuse!.Laissez-moi faire.J'ai inventé quelque chose tantôt, quand j'ai vu que ça tournait mal.J'ai écrit une autre lettre.J’ai eu du mal parce que je l’ai inventée êelle-là.mais si vous faisiez comme si rien n'était, si vous fermiez les yeux sur l'histoire, vous verriez que.— Montrcz-moi ce billet, Ginette.Et Ginette de sortir de son corsage une lettre dûment adressée à mademoiselle Viviane Lanctôt, aux soins de mademoiselle Ginette Trot-tier, à La Bergerie “Mademoiselle, Je regrette que mon billet vous ait causé tant d'ennuis.Je crois qu'il vaut mieux que je vous écrive plus On doit trop, vous et moi, à Mlle Doré et à tante Jeanne, pour leur déplaire, pas vrai?Je reste votre ami, mais un ami silencieux qui n'osera plus jamais vous parler ni vous écrire.Votre tout dévoué, PAMPHILE '' Françoise refréna un sourire amusé et un soupir d'embarras.Elle ne savait vraiment pas quelle décision prendre à travers oet imbroglio.— Laissez-moi lui donner ce billet.à Viviane.C'est mieux.Ça serait plus charitable que de lui dire que tout ça n'est pas vrai Dites, mademoiselle Françoise, vous croyez pas?— Mon Dieu que c'est difficile, ma petite Ginette, de savoir parfois ce qu’on doit faire quand on veut bien faire!.Enfin!.Oh! et puis c'est bon! Donnez-lui oe billet, et tournons la page.Et Françoise s'en remit à la Providenoe pour régler oe cas de psychologie amoureuse.Et la Providence ne s'en étonna pas le moins du monde.Elle en a vu bien d'autres, la Providence! Le problème GinetU-Pamphile-Viviane ne fut pas le seui à venir troubler la belle sérénité de Françoise, ce jour-là! Aussi, le soir venu, fut-elle bien aise de voir surgir inopinément ce gamin de René Fortier dans son bureau Les con- TJUGVETTE.ki tréaorière de ' i Bergerie.trastes s'attirent.La preuve?Cette sage Françoise et ce joyeux luron de René.— Alors, ma pauvre Françoise, la Bergerie devient un fardeau?— Une tâche un peu lourde peut-être, mais pas un fardeau.En tout cas, René, je te ferai remarquer que je ne m'en plains pas.Je constate, tout simplement Et je dois ajouter que je n'ai rien eu, jusqu'ici, qui dépasse mes prévisions.Je savais qu'une centaine de femmes réunies sous un même toit, ça ne serait pas une sinécure pour la direction.— Quand on pense qu’il y a maintenant un mois.— Cinq semaines, René.— Donc, un mois et une semaine, que toi et tante Jeanne avez réussi à mettre sur pied ce club de femmes.Au fait.tiens, l'électricité.— Non, non je t'en prie, ne me parle pas de chiffres ce soir.Quand on parle chiffres, ça me rappelle ce que nous devons aux Lapierre et.—- Tante Jeanne me disait, à propos de Jules Lapierre, qu’il en tient pour ta danseuse, Lili Parzy?Tant m’,:ux pour moi.Il me laisse ma Françoise pendant ce temps.— Et ce n’est pas moi qui m’en plaindrai, je te jure! Seulement, je crains des complications avec la mère Lapierre qui ne doit pas avoir prévu qu’une danseuse rentrerait un jour dans sa famille.— Comment, il est question de.— Mariage?Je le suppose.— Enfant! Enfant, laisse-moi rire! — Et pourquoi pas?Est-oe une raison, parce qu’une jeune fille n'a pas eu de veine dans sa jeunesse, pour qu'elle soit condamnée à vivre en marge de la société?— Toujours tes théories!.Elles sont trè3 belles et très courageuses, Françoise, mais elles sont difficiles à appliquer.— En tout cas, je te jure que si le beau Lapierre entretient à l’égard de Lili des intentions.enfin des intentions pas correctes, il aura affaire à moi.Cette jeune fille m’intéresse.Il y a du bon en elle.Je ne la lâcherai que lorsque je serai certaine qu'elle est entre bonnes main* __ Entre les mains d'un mari.__ Peut-être.Et puis, pourquoi pas?Elle est jeune.Jolie, elle plaît j’en suis sûre.Avec un peu de chance.__ Tu me donnes l’envie de le connaître davantage, cet oiseau rare.Elle est ici, ce soir?__ Elle est avec tante Jeanne en oe moment.Pourquoi?— Si nous l'amenions avec noua au cinéma?__ Mais est-il encore question d'aller au cinéma?A cette heure?__ Nous arriverons assez vite pour la dernière représentation qui ne commence qu’à neuf heures et quart.Et puis d'ailleurs, ce n'est pas pour venir causer de tes soucis que j'ai échoué à La Bergerie, oe soir.Au contraire, c’est pour t’offrir un moyen de les remiser, tes soucis.— Tu es gentil, René.Merci.— Alors, on y va?— Oui.oui je crois que je peux.Solange ne tardera pas à rentrer.Elle doit venir me remplacer à neuf heures.— La maîtresse de discipline?— Solange Massé oui.Nous nous partageons la garde, le soir.Elle, ou moi, ou tante Jeanne, sommes à tour de rôle dans ce bureau, jusqu’à oe qu'on voie passer la dernière de nos pensionnaires._____ Vous devriez avoir une gardienne de nuit.Cette station de sentinelle doit être une vraie corvée après les journées que vous faites.— Peut-être un jour pourrons-nous augmenter le personnel.Je t'assure que nous y avons pensé, mais.Excuse-moi, je monte avertir tante Jeanne que je sors avec toi.—Elle est couchée, tante Jeanne?— Elle s'est retirée dans sa chambre, oui.— Est-oe que tu ramènes ta Lili avec toi?— Ecoute, René.je ne sais si.Enfin, tu sais.j’ai vu Lili Parzy, tantôt.Elle semblait très lasse.Peut-être que.— Mais non, mais non! Ça lui fera du bien à ta danseuse, de se changer les idées.— Oui, tu as raison, René.Et je vais.mais tu sais.peut-être que.Et puis, ça va te faire des frais.— Non, mais viens ici, toi.ici! .regarde-moi.Tu vas être une femme infernale.— René! — De ces femmes jalotwe* qui empoisonnent la vie d'un pauvre homme.— Je t'en prie René, explique- toi.— Tu rumines actuellement une jalousie anticipée.Anticipée?.Pire que ça! Une jalousie présente.Et tu as peur.— Mais de quoi grand Dieu! — I>e ta Lili Parzy.De ses charmes.Tu as peur de l'effet de ses charmes sur ma faiblesse.— Tu es complètement cinglé, mon vieux! — Regarde-moi.Dis que tu serais jalouse.Dis que cette seule pensée te rend jalouse.Ça me ferait plaisir, Françoise.Peut-être qu'alors je finirais par croire que tu m'aimes autant que je t’aime.— René .voyons.N'a-t-11 pas été convenu que nous ne parlerions d'amour que lorsque.— .nous serions en mesure d'en parler sérieusement?C'est vrai.Mais tu ne trouves pas ça long, toi, l’attente?Tu ne trouves pas ça bête, la vie?— Ijal»se-moi, René, Je t’en prie! — Je t’aime, Françoise, je t’aime comme un fou! — René, on peut passer dans le couloir.On peut.Veux-tu bien me laisser! Trois coups sont frappés discrètement sur le cadre de la porte restée ouverte.Françoise n’a pu se dégager à temps de l’étreinte de René.L’exécrable Irma Laçasse est là qui sourit.Indulgente.Complice Françoise est maladroite.Elle n'a pas l'habitude des situations douteuse».Elle rougit, bafouille: — Mais oui., voilà!.Ah! t»m-soir madame Laçasse.Vous voue rentrez?Oui, à 1 instant.Et en passant je voulais vous prévenir que je m'absente en fin de semaine Week en à l'Ester©!.Ja'i besoin de char ger d'air.— Très bien.Et vous serez de retour?— Mais, lundi matin, pour le bu-roau.Si on appelle pendant mon absence, qu’on dise simplement que je ne suis pas là, voulez-vous?On peut être discret dans cette maison ?— Mais.— Moi Je suis toujours très discrète.mais j’aime qu'on me paie de retour.Bonsoir, mademoiselle Doté René fait des ronds bleus avec la fumée de la cigarette qu'il a allumée pour avoir une contenance.— Bh bien, mon petit René, tu en fais de belles, comme tu vois! Je vais être obligée de te demander de ne plus revenir ici, maintenant.— Tout de même tu exagères! Fuis après, même si cette péronnelle s'est rendu compte de quelque chose?Et de quoi après tout’ J'étais un peu trop près de toi ?Est-ce qu’on ne sait pas dans la maison que nous deux, c’est comme si.— Dans la maison je suis Françoise Doré, directrice de La Ber gerie.Mes histoires personnelle' n’ont pas à y être discutées.Quel.' affaire!.Comment veux-tu que je puisse avoir de l'autorité 3ur ces filles si je me conduis comme une collégienne! — Oe n'est pas celle-là en tout cas.qui peut te reprocher quelque chose.Son petit voyage à l'Esterel, oh ! là, là.on se doute.— Je n'ai rien à voir là-dedans Irma Laçasse est une jeune veuve en âge de se conduire elle-même.Elle a trente ans et ne nous a été confiée par personne.Ma tutelle ne va pas jusqu'à elle.Mais avec les autres.— Oh! écoute, ma petite F ran çoise.Oublions tout ça.veux-tu?Fais-moi plaisir, mets ton petit chapeau avec une plume.Tu sais, ton petit chapeau qui te fait res sembler à Peter Pan ?Je l'adoi e ce petit bibi, moi.Et avec toi en-dossous, c'e«t complet.— Tu es un grand idiot.Tas moyen de se fâcher avec toi.Allons, je monte avertir tante Jeanne et je viens tout de suite.(d suivre) FOURRURES de it Françoise Doré ?2— Séraphin Poudrier ?3— Quand paraîtra une photo de P a» il Charpentier ?MERCI A L'AVANCE l_C'est Estelle Mauffette.2 Hector Charland.3- Il en a paru plusieurs.A A A '—Quelles sont les deux Comméres ?2—Qui fait Innocent ?3—Madeleine et Hélène dans “Ceux qu aime" ?UNE DISCUSSIO! B Mme Alarie et Juliette Huot.P Le guitariste Georges Vincent.Madeleine : Germaine Lemyre.Hélène r Armand Lebrun.A A A Je désirerais voir en première page la photo de M.Davelity de CKAC et de M.Daveluy de CBF.__ —Avec qui Marcel Paré est-il marié ?-Quand verrons-nous la photo du nouvel annonceur de CKAC ?UNE QUI VEUT TOUT SAVOIR -Excellente suggestion, mais c’est le patron qui décide.-Avec Mlle Gertrude Bac hand, X Vous avez vu dernièrement les trois nouvelles recrues de CKAC.A A A 1— IJonel Parent est-U marié ?2— Qui est Mme IJonel DaunaU ?S—Comment avoir la photo de Roy Malouin ?CNE qui ECRIT pour la 1ère fois 1— Oui.2— Mlle Fernande Gauthier.3— Demandez-là lui à lui-même.1— Camille Dueharme est-ll marié ?2— Avec qui ?S—Est-elle aussi une artiste de la radio ?VISION FUGITIVE 1— Oui 2— Mlle Juliette Vanna Wilhelmy.3— Oui.Elle est chanteuse.A A A 1— Jacques Auger a-t-U un rôle dans “Jeunesse Dorée” ?2— Fifine reviendra-t-elle ?S—Qui joue Yvette dans "Vie de Famille”.JEANNY 1— Oui, celui du Dr Boileau.2— La question ne se pose plus.3— Ceet Mme Auger.AAA 1— Pourrais-je avoir l’adresse de Félix Leclerc ?2— Où avoir le volume “Jeunesse Dorée” ?S—Ce programme durera-t-il longtemps ?ANDREE 1— Ecrlvez-lui aux soins du poste CBF.2— Ce roman n'est pas mis en volume.3— J’espère.A A A 1— Pourquoi ne volt-on pas la photo de Pierre Ca val ?2— André Audet est-il le frère de Marc Audet ?S—Qui fait Madeleine Pinson ?THERESE de Drummondville 1— Cette, photo a paru.2— Oui.3— Germaine Lemyre.A A A 1— Ta traduction française de “Grande Soeur” est-elle en vente ?2— Voulez-vous demander à Paul Charj»en-tier de chanter pour moi en anglais ?S—M.et Mme Albert Duquesne ont-ils des enfants ?PHYLLIS aux yeux noirs 1— Non.2— La commission est faite.3— Trois petites filles.A A A 1— Ta chanson “J'entends” a-t-elle été composée avant ou après le 7 février?2— Pourquoi Armand Goulet n'annonce-t-il pas autant que les autres annonceurs ?3— Quel âge a-t-il ?EVELYN coeur sauvage 1— Je n’en sais rien du tout 2— 11 est surtout publiciste du poste CHLP.3— Ah ! non !.A A A .1—Verrons-nous la photo de Marjolaine Hébert ?2— Bernard Goulet est-il marié ?3— Jacques Auger cst-U le mari de Jean Desprez ?R VniOFIIILE ATTENTIF 1 la chose est du domaine des possibilités.2— Oui.3— Oui.A A A 1—Je voudrais avoir i'adresse de Pierre 2— Dites moi franchement son âge.S—Depuis combien de temps fait-il de La radio ?P.G.1—Ecrivez-lui aux soins du poste CBF.2.—Non.3— Depuis cinq ou six ans.A A A 1— Jovette est mariée, n’e«t-ce pas ?2— Avec qui ?3— Depuis quand ?ADMIRATRICE de RADIO ï—Oui.2— Avec M.Georges Rousseau, avocat.3— Depuis tantôt un an.A A A 1— Qui fait l’oncle Jean dans “Madeleine et Pierre ?2— Germaine Janelle est-elle mariée ?3— Avec qui ?LETTRE SANS PSEUDO .1—C'est Roland D’Amour.2— Oui.3— Avec Jean Forget.AAA 1— Qui fait Hélène, Henri Lanolx, le Dr Pinson, Marthe et Louise ?2— Germaine Lemyre et Yvette Brind'amour sont-elles mariées ?3— Qui fait Elise dans la "Pension Velder”?Admiratrice de MARCEL 1— Hélène : Armand Lebrun.Henri: Alfred Brunet.Le Dr Pinson : René Coutlée.Louise : Nicole Germain.2— Non.3— Judith Jasmin.A A A 1— Quelle est la couleur des yeux d'Alain Gravel ?2— Est-ce lui qui compose les textes commerciaux qu’il lit ?3— Domeure-t-H avec ses parents ?BRUNETTE aux yeux noirs 1— Alain a les yeux bleus.2— Non.3— Oui.A A A 1— Qui fait Jean Mourleff ?2— Réjane DesRameaux va-t-elle reprendre son programme ?3— Publierer.-vous une photo de Mlmi d’Esté et de ses enfants ?PETITE FRANÇOISE 1— Paul Gury.2— Ce programme est repris à CBF, avec une légère variante.3— La chose est possible.1— Où puis-je faire |>arvenir une lettre à 81 ta Riddez ?2— Avec qui Mia Riddez est-elle mariée ?3— De quelle nationalité es! Mi ville Couture?CURIEUSE de Chicoutimi.1— Ecrivez-Jul aux soins du poste CBF.2— Avec Louie Morriset.3— Canadien français.A A A 1— Comment s'appelle Mme Roger Baulu ?2— Mme Marcel Baulu ?3— Mme André Treich ?l'ne Abonnée de Uoretteville 1— Anita.Elle ne veut pas dire son nom de famille et c’est bien son droit.2— Elle pense comme sa belle-soeur.3 Mme Treich s’appelait Carmellc Loreto.A A A 1— Mimi d'Esté a trois enfants, n’est-ee pas?2— Quels sont leurs noms ?Petite Maman de 20 ans 1— Non, deux.2— Serge et Micheline.A A A 1— Est -ce \ rai que Donaida est morte, dans le programme “U'n Homme et son Péché” ?2— Marcelle Uefort joue-t-elle encore dans “Rue Principale" ?3— Quel â""e a Lucienne Letondal ?Une qui aime Marcelle Lcfort 1— Mais ncn.2— Oui, mais il y a eu beaucoup de nouveaux personnages.3— Encore ?A A A 1— Qui faisait Dolorès Diihnurg dans “Autour d'un Mystère”?2— Et Firmin I-atou pie ?S—Que! est le thème des aventures de Rouletabille" ?Un qui écoute les program mes 1— Huguette Oligny.2— Conrad Gauthier.3— fie programme a quitté les ondes.A A A 1—Qui interprète le rôle de Virginie Trudeau ?21 A* rôle du “Vieux loup de mer” ?3—M.Conrad Gauthier ir‘erprète-t il d’au-l-fes rôles que celui de M.Bernard dans “Rue Principale" ?GABY 1— Jeanne Roll.2— Ce rôle est interprété par l’excellent artiste qu’est Arthur Lefebvre.3— M.Gauthier est l'interprète de plusieurs rôles épisodiques dans différents programmes.A A A 1— Qui interprète le rôle de Johnny Macdonald ?2— Le rôle de Suzy Trudeau ?8—Le rôle de Pierre Richard ?1—Très bien n’cs‘.-ce pas cette interprétation de Johnny Macdonald.C'est Teddy Burns qui en est le resporsable.2 Le rôle de Suzy a été confié à Lucienne Letondal.3 Celui de Pierre est interprété par Alfred Brunet.A A A 1—Parlez-moi de Gertrude Niesen est-elle Canadienne ?î—Où peut-on l'entendre et voir sa photo ?3— Ktalt-ee elle qui accompagnait Paul Charpentier au Bal des artistes ?TANGERINE Que voulez-vous que je vous dise de cette artiste sinon qu’elle est une chanteuse de cabaret de passage à Montréal, pour remplir un engagement.Mais non elle n'accompagnait pas Paul Charpentier au Bal des Artistes.CKCH AFFILIE A RADIO - CANADA DE BEAUX PROGRAMMES • DE BONS PROGRAMMES • UN VASTE AUDITOIRE La Voix Française qui atteint la région (TOttawa *1 I JUILLET ioa'?-—g*# Radiomonde PALE 15 Chronique théâtrale /nir Hrné-O.BOIYCS Souhaitons i\\w des Canadiens français organisent, pour nos soldats, de bons spectacles Médaille de Bronze Il y a quelques mois, nous entreprenions une campagne en vue de promouvoir des spectacles pour les soldats au camp.Nous insistions surtout pour que les militaires de langue française obtiennent des divertissements théâtraux en leur langue.Si je m’en fie à un récent article de M.Morgan Powell, rédacteur en chef du STeiR.il faudrait aller plus loin encore, c'est-à-dire prier les autorités de donner du théâtre pour les soldats.Voici ce qu’écrit M.Powell: * * * “Depuis les débuts de la guerre, on a tenté d’offrir des divertissements variés aux troupes à l'entraînement au Canada.Plusieurs organisations de comédiens amateurs ont donné, gratuitement et généreusement, leur temps et leurs talents, dans le Québec comme dans l’Ontario et, en autant que je le sache, partout au Canada.“Les troupes de tournées ont été plus que généreuses et rien n’a été oublié qui puisse être un divertissement susceptible d’être présenté dans les camps.Cependant, il n’y a pas eu l'organisation d’une section de l’armée qui pourrait donner de façon pratique de spectacles aux troupes ici.On réussit mieux cette besogne aux Etats-Unis.Je comprends, cependant, que cette question est, pour l'instant, à l’étude Lancaster 8500 AUDET • 26 >' EST RUE Ir.H UG • ü.Réfrigération électrique moderne Réfrigérateur» Weatinghouae.Ornerai Kleetrlc et Norge rec«»n
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