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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 25 mai 1957
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1957-05-25, Collections de BAnQ.

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mm jOtT E L E M O N VOL XIX - No 26 MONTREAL, 25 MAI 1957 MH Fernand ROBIDOUX (enfin !) consent à tout révéler sur démêlés avec (LIRE EN PAGE 5) mrnmmmm m m VAV.ÀJ'-' m x %* ri- wm 7 H- îm -e*** , V mm '*Vj # SK Ils nous représenteront duns I Ouest .- encours rigi.no.du F„.ivo.Dr.m.«r.«M¦ tr^Sono*T*!ÏÏ^ ^^“S**"* « d.uK groupes siporis.U ^ «“«S ^ du meneur en K* ne Pou.Buissonneou. adiomonde ^eXrT ELEMONDE 4le seul périodique exclusivement consacré à la radio, d la télévision et à ses artistes” Rédaction ot administration : 8430, Casgraûi, Montréal - VE.6218 MEMBRE DE L 1C; le numéro Abonnement : $3.50 par année Autorisé comme envol postal de la deuxième class* pat U Ministère de* Postes.Ottawa ÇA BOUGH souvenez-vous .DANS RAD10M0NDI EN marge du Festival national d'art dramatique, Jean Desprez écrivait : "Il faudrait qu'un jour, ce concours soit strictement canadien, non seulement par ses interprètes mais aussi par le fond, c'est-à-dire par les pièces à l'affiche.Et, pour cela, il faut écrire des pièces canadiennes." Et, plus loin, elle reprochait à nos auteurs d'être pusillanimes : "L'un d'eux, à qui j'en parlais, me disait qu'il était imprudent à ceux qui gagnent leur vie avec le dialogue de s'exposer à la critique dans un concours d'amateurs.Et puis après ?.Est-ce qu'on peut n'accumuler que des succès dans la vie ?.Même si on 'écope', une fois de temps en temps, on n'en meurt pas pour tout ça I On n'a qu'à relever ses manches et recommencer." L'Association des postes d'entreprise privée du Québec a formé son nouveau bureau de direction : MM.Phil Lalonde, président; Paul Lesage, vice-président et trésorier; Joachim Grenier, secrétaire; Thon.Hector Au-thier, J.-Narcisse Thivierge et C.-Arthur Berthiaume, directeurs."Variety", la "bible" du spectacle aux Etats-Unis, choisit Marc Thibeault comme son correspondant du Québec.EUGENE LAPIERRE déplore le sort que nous faisons à nos musiciens : "On continuera, écrit-il, à trouver 'distingué' de favoriser d'abord les artistes étrangers.Les compositeurs canadiens-français continueront à être 'absents' des programmes des concerts symphoniques.Les chefs d'orchestre de chez nous n'y seront pas tolérés de longtemps encore".Le collège Saint-Laurent célèbre ses cinquante ans de "théâtre".Le R.P.Elias Vanier fut le premier animateur dramatique de cette institution.L'ARCHIVISTE L_ b PTL (C\ â \ Y LE CONCOURS de pièces dramatiques lancé par le Théâtre du Nouveau Monde et dont l’oeuvre d’André Langevin : “L’oeil du peuple” est sortie victorieuse, nous apporte un élément de surprise et de ravissement.Tout optimisme mis à part, nous n’aurions jamais osé prédire que le nombre des concurrents eût été aussi élevé : 79.79, c’est un chiffre, si l’on tient compte du caractère de l’épreuve.Ecrire une pièce de longue haleine n’est pas une sinécure.C’est une tâche ardue, souvent ingrate dans son exécution et dont on ne saurait jamais dire si elle aura du succès.En effet, combien de “nav ts” ont été glorifiés par la mode du jour ou le caprice du public quand d’authentiques “bijoux” disparaissaient dans l’indifférence générale ?Malgré tout, 79 auteurs ont soumis des textes ! Et ce qui est plus enthousiasmant encore, c’est que ces manuscrits ne proviennent pas d’un seul centre, mSis de tous les coins du Québec.39 sont de Montréal et banlieue; 13, de Québec; 17, de diverses localités de la province; Saint-Luc, Terrebonne, Chambly, Bouchette, Saint-Vincent-de-Paul, Berthierville, Drummondville, Loretteville, Arthabaska, Granby, LTslet, Waterloo, Sainte-Adèle, Wilson Corners, Saint-Benoît et So-rel; 1, d’Ottawa; 1, des Etats-Unis et 2, de France (citoyens canadiens).Si on ne trouve pas là une preuve que le Canada français — et non seulement un petit groupe — s’intéresse activement à la poursuite de l’art, il faut être aveugle ou de mauvaise foi.Cette sorte de sondage de nos ressources intellectuelles, en quoi s’est un peu transformé le concours du T.N.M., nous est une source de joie et d’espoir.Sans doute, nous parviendrons à constituer un répertoire dramatique canadien ! Trop de bonnes volontés s’unissent pour y parvenir pour que tant d’efforts soient vaincs.Félicitations au Théâtre du Nouveau Monde qui annonce déjà un deuxième concours dont la date limite sera le 31 décembre, 1957.René-O.BOIVIN a JÉSUS DE Nazareth.CET HOMME QUI M'A GUERI ?to Alors le miraculé ne se gêne pas ; il crje \ Qui veut Lenten dre : |-:- ~ —-,, Çest Jesus de Nazareth qui m'a guéri J'étais infirme DEPUIS 38 ANS.Il M'A GUERI O'UNESEULE PAROLE \ Les ennemis DE JÉSUS ONT ENTENDU.Ils ONT TÔT FAIT DE SE RASSEMBLER,ET DE CRfriQUER: Comment: Il ose! GUERIR LE TOUR du Sabbat.Vous AUTRES, VOUS N'HESITEZ PAS A CIRCONCIRE CE TOUR-LÀ ?-POURQUOI M'EN VOULOIR SI TE RENDS LA SANTE \ QUELQU'UN LE TOUR DU SABBAT?On LE SENT eiEN : PLUS LA MISSION DE JÉSUS AVANCE,(PLUS IL A/A SON CREDIT DE PRODIGES,DE BONTÉS,) PLUS LES PHARisiENS ET LES Scrîbes sont taloux.Maintenant, ILS NE CESSENT JE CHERCHER X LE PRENDRE EN DEFAUT ET DE "MONTER* LE PEUPLE CONTRE LUI.Il EST MEME QUESTION DE L'ARRETER X L'OCCASION oe la *Fete des Tentes" qu! a, LIEU AU MOIS DE SEPTEMBRE.JESUS MONTE DE NOUVEAU X JERUSALEM POUR CETTE FÊTE Qüi EST UNE OES PLUS POPULAIRES ; ELLE DURE UNE SEMAINE ET RAPPELLE QUE OlEU A VOULU LONGTEMPS SE LOGER LUI AUSSI SOUS LA TENTE.ON LOGE ALORS SOUS DES HUTTES DE BRANCHAGES, DE ROSEAU, DE VERDURE.La nuit, Il va OE GRANDES manifestations: LE TEMPLE EST Illuminé par DES TORCHES, ON CHANTE EN CHOEUR, ON DANSE MÊME, TRES RESPECTUEUSEMENT.y Le dernier tour oe la fete, on DEMANDE LA PLOlE.C'EST TRÈS NECESSAIRE DANS CE PAYS CHAUD ET FACILEMENT TROP SBC.LE GRAND-PRETRE PUISE DE L'EAU DANS UNE.CRUCHE CfOR A LA FONTAINE DE ÔILOE .A suivez Ecoutez "L'HISTOIRE DE DIEU" d 1 h.30 les dimanches, à CKVL - CKCV - CJSO - CHEF - CFDA page 4 Radiomonde et Télémonde mzzmsSi js mai m? Fernand Robidoux nous entretient de sa passion: "la chansonnettes française" et de.ses escapades ! (par Elise POULIOT) Fernand Robidoux, que la guigne poursuit depuis son retour au Canada, vient de remporter un grand succès Chez Gérard.tl a conquis son auditoire en interprétant *des chansons toutes nouvelles de Chares Hgmel.Alain Romans, Georges Sellers, Louki et Lemel Marc Fontenay des ppèmes de Moune Victor, sans oublier ses propres compositions : "Je regarde passer les fil es et Le enfant que j'étais^'.Debout, seul -sur la scène, il dégage un air de simplicité avec son ^rir.qui démasque une den.cassée.se.main, qui nous font voyager, e.ses yeux grands, si noirs, si expressifs, qui gardent toujours une lueur de mélancolie.».aLïssursawî ïtt = MMSTSÏS que, rite te' poUce a té.éphoné » tes pas de talent, de grâce, de rvthme, d’ensemble ni d’aisance.% Les trois violonistes et l’accordéoniste nous ont, en.particulier, permis, avec un charmant pot-pourri, de faire un voyage autour du monde : de Vienne, avec la valse, jusqu’à Mexico, avec la raspa, en traversant Paris et ses Cancans.Nous avons pu passer une soirée d’autant plus agréable que le tout était couronné par le charme du MC Yvette Chantal et le 'sensationnel ensemble de Gloria Marcon.* * * J'ai eu le privilège de rejoindre Fernand Robidoux à travers ses nombreuses activités à Québec.II passe, en effet, ses journées à travailler et à rencontrer ses amis, entre autres Magella Alain, Jean Boileau, Christo Christi, St-Georges Côté et Louise Leclerc.Nous avons, d’abord, causé des vieux pays, de ses succès à Paris, de ses tournées en France, pour en arriver à ses impressions de retour au Canada.-mJe fus très heureux de retrouver mon beau pays mais, ce qui m’a fait le plus plaisir, c’est de constater l’essor qu’a pris la chansonnette française.Son enthousiasme est des plus justifiés lorsqu’en jetant un coup d'oeil en arrière, on se rappelle à quel point il s’est battu pour cet essor ! —Comment la chansonnette canadienne est-elle accueillie en France ?—J’allais justement vous en parler.Il m’a été donné de converser, là-bas, avec des directeurs -de programmes, des critiques, etc., qui avaient pris connaissance car tout succès français dans le monde les «réjouit.—Quelle fut leur opinion ?—Us ont trouvé les lignes mélodiques excellentes et déclaré que nos interprètes n’avaient rien à envier aux leurs.Lucille Dumont eut une mention toute spéciale.Il leur a toutefois semblé que les poèmes péchaient un peu par manque d’originalité et de nouveauté dans le sujet ou dans le développement.Il faut aujourd’hui travailler les poèmes plus que jamais.On n’est plus au temps où l’on peut faire rimer caresse et ivresse, toi et moi, amour et toujours.Et, bien entendu, il faut déiaissel le sujet “Depuis que tu m’as quitte .et tous ses dérivés ! Comme ma curiosité de femme débordait, je le questionnai alors directement sur ses ennuis avec la justice.J’obtins, à ma grande satisfaction, les explications de-taillées et claires que voici: “Comme vous savez; je fus arrêté à trois reprises lors de mon arrivée.En raison, tout d abord, de billets de stationnement non réglés.J’ignorais en avoir reçu car j’avais, lors de mon départ, laissé ma voiture à un copain qui a récolté, lui-même, tous les billets en question.Il a eu, en plus, un accident avec ma voiture qu’il dut vendre comme paquet de ferrailles.Il me fallut,, en plus, régler $125 de billets pour clore l’incident de façon définitive.’ % Comme j’insiste, il me regarde comme son bourreau, soupire et continue : “La seconde plainte, faite par ma femme, fut basée sur refus de pourvoir les enfants en octobre 1954.Entre temps, pendant mon séjour en France, l’affaire s était quel zèle la police a téléphoné à ma femme avant de m’arrêter, je n’en sais trop rien.Elle eut beau dire : ‘Laissez-le tranquille on est venu m’arrêter quand même.Elle fut autorisée par la suite à retirer sa plainte.“Quant à l’histoire de la soirée de variétés avec voiture comme prix de présence, je ne peux pas en discuter car l’affaire est encore pendante.Vous savez toutefois, sans doute, qu’en mon absence mes deux associés ont comparu et été acquittés.Ma défense est la même que la leur !” _____Je vous souhaite bonne chance.Tout semble d’ailleurs vouloir se régler à votre avantage.Maintenant, quels sont vos projets ?—J’espère placer à la radio canadienne une série d’émissions de disc-jockey, que je pourrais réaliser soit ici sur place soit à Paris, grâce au service de neuf maisons de disques de Paris.—Quelle formule avez-vous l’intention d’adopter?_Ce serait une émission sur bande qui épouserait un peu la formule française pour ce qui a trait au découpage et aux commentaires.Cette manière de procéder serait nouvelle, même si je n’affirme pas qu’elle soit supérieure à ce qui se fait actuellement.—Comptez-vous rester au Canada de façon permanente?—Mon intention est de me partager entre la France et le Canada, six mois là-bas et six mois ici.Cet intéressant dialogue fut interrompu par un ami de Fernand Robidoux, M.Théo Turgeon, mais l’intérêt n’en fut qu’augmente, car j’ai bien rigolé en les écoutant évoquer les souvenirs com-'m F : ' r m Fernand Robidoux, à bord de l'Empress of England, lor* de ton arrivée dans I# port de Québec.muns de leur camp d’entraînement d’officiers à Brockville.Même si M.Turgeon prétendait qu’ils avaient gagné la guerre à eux deux, l’impression qu’il» m’ont laissée à ce sujet en est plutôt une de farceurs que de vainqueurs.¦'> + W ‘¦J-* Jeanne d'Arc Charlebois fait actuellement, en Europe une carrière éblouissante.Toutes les grandes capitale* I ont applaudie.Elle vient de rentrer de Suède et de Finlande, en compagnie de ses deux fils, Richard et Marc, que I on aperçoit Ici, et qui, d'après ce que nous en écrit leur mère, parler • désormais le finlandais.«•-v W" A i l Æ H ATTENTION MESDAMES et MESSIEURS, AVEC VOTRE AUTOMOBILE, VOUS POUVEZ ALLER CHERCHER UN REVENU TRES INTERESSANT PAR VOS SOIRS DE LOISIRS.Demandez M.Cury TEL.: RA.2-1967 Farnand Robidoux, “ por (nnombrob.4 ‘°r"* l'Olympia, où II obtint un succè* incontesté.** **^*6m Radiomomle et Télémonde PAG* I OK UAI 10*7 - y.i v:-: En r'gardant la boîte aux images par Raymond Guérin Une fille architecte , .1 Du naturel et de la simplicité chez les interprètes, surtout chez Onia Légaré et Thérèse Arbic, qui disaient avec bonheur un texte solide et sensé de Pauline Lamy: voilà qui nous a fait passer une bonne demi-heure vendredi soir dernier à "Profils d’Adolescents”.Si toutes les émissions se déroulaient de la sorte .C’était une petite histoire aisée, dépouillée d’artifices et ne s’ornant pas d’une parure inutile; une histoire ordinaire qui, sans crier au dramatique et avec toot juste la pincée d’humour nécessaire, étalait les données d’un problème domestique et familial, qu’un brave homme avait à résoudre.Problème normal et pas le moindrement insolite: Ovila Légaré incarnait un épicier, il aurait aussi bien pu remplir un Ovila Légaré Sobre et retenu autre office.C’était l'affaire de Monsieur-Tout-Le-Monde.Honnête commerçant, heureux père de famille, Légaré avait à décider de l’avenir de sa fiUe.Devait-il ou ne devait-il pas défrayer les études professionnelles de celle-ci?Car Edith (Thérèse Arbic) caressait depuis longtemps l’espoir secret de devenir architecte.Elle n’osait en souffler mot, sachant bien que son père n’avait pas les ressources de lui offrir l’université en même temps qu’à son frère.Mais ce dernier prenant soudain la résolution d’abandonner là ses études pour s’associer au commerce paterne^ elle croit maintenant justifié de faire sa demande.La somme d’argent prévue pour la formation post-• collégiale du fils ne peut-elle lui être maintenant dévolue?Un jeu retenu Et le père de se gratter la nuque.Une “fille architecte”, „ voilà qui est désarçonnant! Cela représente plusieurs milliers de dollars, lesquels pourraient être consacrés à l’agrandissement du commerce.Et en quoi de telles études seront-elles vraiment profitables?La jeune fille les exploitera-t-elle de façon pratique?Si elle se marie, abandonnera-t-elle sa profession?.Il n’y a pas lieu ici de disséquer cette situation en soi, d’en soupeser le pour et le contre.Il suffit de reconnaître qu’elle est vraie, qu’elle surgit dans la vie courante; partant, elle formait bonne matière pour “Profil d’A- dolescents”.Pauline Lamy a trouvé une fin heureuse pour la jeune fille à son récit; nul doute qu’il n’en est pas toujours ainsi en réalité, mais cette affaire n’est pas la nôtre.Ce qui nous concerne, c’est la transposition du problème sous une forme dramatique, sa présentation à l’écran.Ce fut donc une réussite pour le réalisateur, Jean-Pierre Séné-cal.Pas un mot superflu n’était venu surcharger le texte.Et la vérité du dialogue a été servie de façon magistrale par Légaré, dont le jeu retenu, la sobriété ont formé l’un des plus beaux exemples d’“underplaying” jamais vus ici.Le reste de la distribution a travaillé au même rythme: Mlle Arbic et Antoinette Giroux dégageaient toute la conviction qu’il fallait; tandis que Pierre Dage-nais, en narrateur-interlocuteur, était le partenaire idéal pour recueillir les confidences de cette petite famille.Mais pourquoi, encore une fois, lorsque la pièce se termine, croit-en nécessaire de nous présenter quelqu’un qui vienne dogmatiser sur ce qui a été joué?Pourquoi jeter par terre, d’un seul coup, le bel édifice qu’on vient d’échafauder?Que le Dr Mailhiot veuille bien ne pas prendre ces remarques en mauvaise part; elles ne mettent aucunement en doute sa valeur, sa compétence personnelle.Seulement, il n’est pas essentiel de tout récapituler, de raconter par le menu détail (jusqu’à l’incident du chapeau acheté par la femme de l’épicier).A quoi sert-il de jouer la pièce, alors?N’est-ce pas un peu vexant, pour les spectateurs, que d’être considérés ainsi comme s’ils ne pouvaient exercer leur propre faculté de raisonnement, de jugement?Thérèse Arbic Un» professionnelle.Exit tlise “Quatuor” nous a présenté la fin d'“Elise Velder”, l’héroïne allant épouser enfin l’homme de ses rêves, Mina Latour étant enfin domptée et (raisonnablement) réconciliée à cette idée et tous les autres personnages retrouvant leur équilibre, leur sérénité, à la suite des tribulations qui les avaient bouleversés.Ce furent quatre demi-heures agréables et bien meublées.On aura applaudi Lucien de Vienne et sa forte personnalité; «Roland d’Àmour, homme d’affaires balourd et sympathique, qui donnait l’impression de s’ébrouer comme un bon gros Saint-Bernard; Robert Gadouas, Jeanne Quintal et Gérard Poirier, ce dernier svelte, débordant de distinction (parfois trop, en regard du type des parents); Michel Noël, sorte d’oncle Albert, l’ami de taut' le monde, Madeleine Touchette; et, naturellement, Françoise Faucher dans le rôle-titre.M.Robert Choquette a prouvé encore une fois qu’il était fin psychologue.Par ailleurs, elle semblait loin l’émission radiophonique d’antan qui a tant ravi nos familles au repas vespéral.“Elise Velder” a été une entité distincte, avec des qualités nouvelles.J’ai seulement moins aimé la scène d’amour entre Mme Faucher et M.Poirier, à la dernière: c’était nous gâter avec beaucoup de sucreries.“Pour ta bague de fiançailles, veux-tu que j’aille te décrocher une étoile?” Les lectrices de Magali en ont assurément été secouées.Scrutin ! Rien de plus stupide que l’intrigue au dernier “Théâtre du 'Mystère”, où voilà que la brave et vaillante journaliste américaine s’est arrogé le droit de vérifier les élections en Albanie.Les méchants rouges n’en devenaient même pas cramoisis de honte, tant ils trouvaient naturels de rendre des comptes à l’unique et fastidieuse représentante du Bon Droit-U.S.A.Le comble de l’idiotie.Un film mal joué, mal réalisé par surcroît.On regrette de ne plus avoir douze ans.Ces étudiantes.Les deux premières parties de l’émission étaient bonnes; mais à la fin, on a failli échouer au “Baccalauréat”, dimanche soir dernier.L’oeuvre de Ladislav Fodor, présentée avec une forte distribution, nous transportait dans un collège de jeunes filles et nous faisait voir l’une de celles-ci: I) prise en flagrant délit, avec une lettre d’amour écrite de sa main, mais sans mention du destinataire; 2) avouant secrètement, au directeur de l’institution, que ces aveux s’adressaient à lui; 3) se reniant ensuite pour expliquer qu’elle n’avait parlé qu'à titre général, symbolique et mystique, au nom de toutes see consoeurs; 4) quittant l’endroit avec son fiancé, laissant le directeur pantois, lui qui venait à son tour de révéleh son affection (véritable, celle-là) à la jeune fille.Sombre machination! L’oeuvre était sujette, me sem-ble-t-il, à deux acceptations différentes.La première, c’est celle de la collégienne qui ment effrontément au directeur pour le désarmer, pour éviter les réprimandes et les sanctions; le geste est à la fois cruel et inconscient, puisque le pauvre homme s’éprend, intérieurement, de la jeune fille.S’il n’y a là-dedans qu ’une ruse, alors Monique Miller aura joué son rôle avec beaucoup trop de foi intérieure, d'intensité et de sincérité pour que cela convienne au personnage.même un personnage qui se doit de bien mentir.Monique Miller Mystique ou hypocrite ?.% ¦ w m&SS % - Par contre, si l’on interprète le sujet différemment, si l’on reconnaît que la collégienne est loyale et franche et que son plus grave péché est d’avoir révélé un idéal mystique et symbolique — comme le font les adolescents — alors Mlle Miller a vraiment ressenti son rôle, elle a joué avec beaucoup de fini, mais, dans un tel cas, la pièce manque de logique: comment concilier cet état d’âme, qui est le fait d’une fillette dépourvue de maturité, avec celui de la femme suffisamment mûrie pour être fiancée?Les pions traditionnels A l’inverseT"pour un pédagogue épris de l’une de ses élèves, Paul Hébert, excellent comédien à l’accoutumée, m’a semblé manquer là de souplesse.Cette opinion est peut-être mal fondée; faut-il que le rôle de M.Hébert était peu facile — et que, dans l’ensemble, “Baccalauréat” est une oeuvre plus ou moins comestible.Les répliques finales, surtout, entre M.Hébert et Yvette Brind’Amour, ont été d’une grande mièvrerie.* Mais ce n’est que pour la fin.Durant tout le reste de l’oeuvre, Mme Brind’Amour a interprété avec compréhension son personnage de l’institutrice discrètement éprise du directeur.Autour d’elle ont évolué d’autres comédiens d’expérience, campant divers types de professeurs traditionnels: la vieille fille aigrie, souffre-douleur de ses élèves (Rpse Rey-Duzil), le vieux philosophe paternel (François Rozet), l’irascible et hargneux disciplinaire (Sacha Tarride).Il convient signaler particulièrement ces deux compositions, celle de M.Tarride surtout, très bien réussie.Ua chef ouvrier Un modèle de calme et de force intérieure: M.Roger Bédard, l’invité de la dernière “Conférence de Presse”, qui a exposé les revendications des grévistes de Murdochville à trois journalistes familiers avec le problème ouvrier: MM.Roger Mathieu, Roger Duhamel et Guy Lamarche.M.Duhamel est déjà vedette de la TV.M.Mathieu, adjoint au chef de l’information de la “Presse”, fut longtemps chroniqueur ouvrier à ce même journal; M.Lamarche, du “Devoir”, a déjà accompli des reportages sur place, à Murdochville.page « Radiomonde et Télémonde as mai M.Bédard a clairement et succintement parlé de ce que M.Gérard Arthur, dans sa conclusion diplomatique, a appelé “le point de vue de votre groupement”.Et les journalistes ont été délicatement incisifs.Quelques impressions sur deux programmes de variétés: “Chansons-Vedettes”: une sorte de “Hit-Parade” français en costumes.La mélodie “Pardon” était un rappel des plus beaux jours de la chansonnette sentimentale française d'avant-guerre et Yoland Guérard l’a fort bien donnée, malgré l’incongruité de son costume.Paul Berval a mimé et chanté “Sur i’perron”; lui qui, lorsqu’il “parle canaven”, réussit ce tour de force d’être rigolo tout en évitant la vulgarité, n’aurait-il pu conserver ce genre pour une oeuvre si typiquement canadienne?Des trouvailles très amusantes, voire satiriques, en auraient pu résulter.Mais M.Berval a chanté on ne peut plus correctement, de sa meilleure articulation.On vit aussi une demoiselle Caprice Chantal, le cou raide et l’air gourmé, chanter un calypso Variétés assorties J.-Paul Joannotto Vieux routier.en français.Ce n’était pas très joli ni élégant.Enfin, une autre demoiselle, Carmen Dorsay, a voulu jouer la journaliste, tout en gémissant je ne sais Rjus quelle mélodie.Une insulte au métier.“Music-Hall”: Micheline Manseau a fait preuve de talent, Nina Dova a donné d’excellentes chansons, Louise Darios et sa compagnie ont montré beaucoup de bonne volonté en interprétant des oeuvres de Jacques Blanchet, Moe B.et Ray Denis se sont étalés par terre avec un numéro qui aurait pu être drôle (et qui l’est peut-être dans un cabaret), et John Graham, pourvu d’une bonne voix, ne savait que faire ni comment se tenir; il semblait bien anxieux de terminer et nous partagions «on avis.Va sans dire que le clou du spectacle fut le duo d’Andrée Theriault et de Jean-Paul Jean-notte — numéro très professionnel, très réussi, dans des décors appropriée.Mlle Thériault chante bien, possède une très engageante personalité; quant à M.Jeannette, c'est un vieux routier, un professionnel depuis longtemps aguerri: aucune Inquiétude à son sujet.1957 -T‘~Y ae- ta mmmrnmI 0*-“' “W-O, W*-w~.couci-couça par la p’tile du populo • une semaine riche en bonnes nouvelles, fut celle de la semaine dernière.Au cours d’une conférence de presse, MM.Horace Marston et pierre Tisseyre, nous apprenaient une chose bien propre à réjouir le coeur des auteurs canadiens et de tous ceux qui s’intéressent à leur sort.On sait que “Le Cercle du Livre de France’* a fait beaucoup pour les nôtres.Eh bien, désormais, on fera encore davantage.Chaque année, l’éditeur Robert Lafont, qui est en relations très étroites avec Joilliard à Paris, éditera sans avoir pour autant droit de veto lorsqu'il s’agira de déterminer le gagnant du Prix du Cercle, l’oeuvre, primée.On voit assez, je pense, le retentissement qu’une oeuvre canadienne pourra avoir à l’étranger dans de pareilles conditions.C’est à coup sur, reconnaître que la littérature canadienne existe non seulement de fait, mais encore sur le plan international.De plus, M.Lafont entend éditer aussi une autre oeuvre canadienne puisée parmi celles éditées au Cercle.Et il commence avant les résultats du concours de cett^e année, par un livre d’André Langevin, ‘‘Le temps des Hommes”.Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains à cette très heureuse nouvelle.La seconde ét non moins importante bonne nouvelle, est celle que nous a apprise hier, au cours d’une conférence de presse, Jean Gascon, qui entend poursuivre au cours des années, son concours de pièces canadiennes, dont les résultats sont maintenant connus.Vous en lirez d’ailleurs tous les détails dans la chronique de notre rédacteur en chef, M.René-O.Boivin.On dira ce qu’on voudra, mais ça commence à drôlement bouger dans la province.Et, bien que je ne partage pas ses opinions politiques* et quoique je suis souvent en désaccord avec notre premier magistrat, M.le maire Jean Drapeau, on ne me sortira pas de la tête que son exemple, en matière artistique, a secoué l’apathie de plusieurs.On a dans certains milieux critiqué verement les réceptions qu’il offrait aux artistes à l’De Sainte-Hélène.Aurait-on préféré qu’il mette dans sa poche les deniers des contribuables?Et pourtant, le geste qu’il a posé a donné de l’éclat à notre capitale et créé, disons le mot, un certain snobisme qui a fait que certaines personnes qui n’avaient jamais mis le pied dans un théâtre se sont sentis obligées d’y aller et qu’elles ont découvert là, un art qui les intéresse vivement aujourd’hui.Tant mieux, crions bravo, et emboîtons maintenant le mouvement.Puisque ce mouvement-là est destiné à nous mettre sur la tnappe ! ET MAINTENANT, POTINONS Tout d’abord que je vons décrive la toilette que portait Henriette Gauthier-Duliani le soir du gala.C’était une création Raoul-Jean Fouré en taffetas pure soie avec Oh nous offre Maurice Côté de Radio-Cana da, qui quittera Montréal en septembre prochain à destination de l’Université de Calif or nie et de Los Angeles, pour y obtenir un diplôme en “Ma*k>n Pictures and Theatre Arts” et par la même occasion pour acquérir des connaissances nouvelles dans lilélévision en cou leurs à la NBC Television City à Hollywood, aimerait sous-louer son appartement.Celui-ci comprend trois pièces et demie, grand living, chambre, cuisine et dinette, hall et salle de bains.L’appartement est chauffé et pourvu d’eau chaude à l’année, d’un réfrigérateur et d’une cuisinière électrique.On y a accès au service de la lessiveuse et du séchoir automatique.Le confort est assuré par une grande terrasse, service de concierge et garage si désiré.Toutes taxes payées.L’adresse : Le Crillon, 3500 rue de la Montagne, app.16 Pour tous détails on peut s’adresser à la prolétaire à cette même adresse ou à M.Côté lui-même.rayures de velours coupé verticales argent sur fond noir.Ligne fuseau.La robe était recouverte d’une cape en taffetas noir, avec bouillonné doublé de rougeê Accessoires argent.LES PETITS CHANTEURS , DU BON DIEU .vont célébrer cette semaine leur dixième année d’affiliation à la manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois de Paris.A cette occasion, l’on a réuni un ehoeur de 350 voix, composé des huit chorales suivantes : Les Petit?Chanteurs du Bon Dieu de l’école Saint-Jean-Baptiste; Les Petits Chanteurs du Rosaire* de l’école Jean-Talon; Les Petits Chanteurs de la Vierge de l’Ecole Saint-Jean-de-larCroix; Les Petits Chanteurs de l’En-fant-Jésus de l’école Saint-Louis; Les Petits Chanteurs de Louis Querbes de l’école secondaire Querbes; Les Petits Chanteurs de Sain t-Viateur de l’externat classique Saint-Viateur, et les Choeurs paroissiaux de Saint-Jean Baptiste et de Saint-Jean Berchmans.Ces 350 voix seront entendues jeudi soir le 23 mai à 8 h.30 à l’auditorium du Plateau.C’est certainement un concert à ne pas manquer.* * * .Zézette, la grande, est bien contente de ses Zézette, les petites.En effet, leur concert annuel a été un véritable succès.On sait que Jeanne Couët en plus des élèves qu’elle dirige dans plusieurs institutions possède en propre, cent vingt-cinq •jeunes élèves qui viennent en groupe ou en particulier prendre des leçons particulières.Du beau et constructif travail que Jeanne fait là.Et du travail qui s’imposait aussi JE VOUDRAIS UN JOLI BATEAU Samedi, en fin d’après-midi, les membres de la presse et quelques invités étaient conviés à se rendre à bord de l’‘‘Empress of England”, et à faire connaissance avec son capitaine.Naturellement, nous nous y sommes rendus.“L’Empress of England” est un bateau charmant, et ce qui nous frappe de prime abord, c’est l’impression de confort qui s’en dégage.On y a réussi une chose très importante: abaisser un peu le super-luxe de la classe première et élever celui de la classe touriste.On se sent vraiment très à l’aise à son bord, et plusieurs, samedi, aurait souhaité que par Un hasard vraiment extraordinaire, le bateau prit la mer pour ne déposer ses passagers que sur un continent lointain.Mais l’illusion fut de courte durée, hélas! puisque l’“Empress” était solidement ancré au quai numéro 8 ! Qu’importe,’ la réception valait le déplacement.DES NOUVELLES DE PARIS Jeanne d’Arc Charlebois noua fait signe ! Dans une courte lettre, Jeanne Darbois, comme on l’appelle là-bas, nous donne enfin des nouvelles de ses activités.Voici en résumé ce qu’elle nous dit : “Les enfants sont très bien et voyagent toujours avec moi.Hs étaient très contents de retrouver la Suède et la Finlande, à cause de la neige blanche comme celle du Canada ! “Ils sont très mignons.Tu devrais les entendre parler le finlandais ! Je serai de retour à Paris le 1er mai, mais juste le temps de laisser Richard et Marc et je me rends à Baden Baden, Allemagne, le 3 mai, pour deux jours à la télévision.Je reviens à Paris et je débute à l’Alham-bra, le 10 mai pour deux semaines.“Affectueusement, Jeanne.’ Ma chère cousine, J’ai bien hâte d’aller me rendre compte sur place des progrès de tes petits comme polyglottes.S’ils possèdent l’oreille de leur mère, je suis tranquille.Je suis heureuse de tes succès qui ne me surprennent pas.Tâche surtout de prolonger ton contrat à l’Al-hambra afin que je puisse aller t’applaudir.Explique au directeur de l’endroit, tes raisons de famille ! A très bientôt maintenant, Hughette.* * * D'AUTRES NOUVELLES ENCORE .Ma chère Huguette, En passant à ma banque, rue Caumartin, je tombe pile, il faut le dire, sur un “Radiomonde (6 aVril) où tu me réponds si gentiment.Je sous-entendais en effet ma déception de n’avoir pu former avant de partir une sorte de panorama de la chanson du Canada.Inconfiance, circonstances ?Peut-être aurais-je plus d’eau au moulin grâce à vos concours de chansons (on en.parle cette semaine dans un papier local et bravo!).Pour le moment, je rencontre Denise Pelletier, que l'on identifiait surtout, jusqu'à ce jour, à la télévision par son rôle de Cécile Plouffe, passera sous peu dans te clan du “Survenant”.Madame Germaine Guèvremont a en effet imaginé un personnage pour cette excellente comédienne.A son tour et à la suite de Germaine Giroux, Denise personnifiera une “acayenne".Il s'agira précisément d'une parente de la Grosse Madame qui viendra elle aussi s'installer au Chenal du Moine.Denise ne quitterait pas pour autant son personnage d'épouse acariâtre d'Onésime Ménard, mais elle ne paraîtrait, si nos sources d'information sont exactes, qu'une douzaine'de fois environ dans “la Famille Plouffe", au cours de la saison prochaine, puis-qu'apparemment M.Lemelin tient à nous affliger de ces abracadabrants Plouffe une autre année encore.Quoiqu'il en soit, nous lofons heureux de retrouver Denise dans un personnage qui, s il est seulement la moitié aussi savoureux que l'est celui de la bonne amie du père Beauchemin, ne pourra pas manquer de nous réjouir.HUGHETTE des auteurs doués ici et des chansons qui me plaisent.Et à l’instant, je canalise un peu ma nervosité dans l’écriture, car ce soir, je connaîtrai l’Olympia sous un autre angle, celui qui fait face au trou noir et terrible plein du public qui juge le mercredi soir.Presque du jour au lendemain me voilà semi-finaliste pour Europe Numéro 1 “de demain”.Les numéros 1 de demain.un autre pas ce soir qui sera dans le Sentier de Félix Leclerc avec ses chansons.Je n’ai qu’une claque pour moi le printemps.Mes concurrents sont des étoiles en flèche ici.Enfin, je plonge quand même ! Ensuite j’irai noyer tout ça pour un mois dans le soleil espagnol, ça c’est la part du peintre! Avec Antibes ensuite.Je t’écris de l’ex-coin de Lévesque, aux portes du Bois de Boulogne .je piaute donc quelques nuits entre mes valises à la Cité Universitaire.Bye, bye, Alain Denys.o * * .Au moment où je réponds à ces lignes, j’espère que l’expérience de l’Olympia a été fructueuse.Donne-nous en bien vite des nouvelles.Je ne peux vous répondre.- personnellement, vous êtes de véritables errants, un jour à Rome et le lendemain à Tombouctou, comme dit la chanson.Je vous envie bassement ! Et j’espère vivre assez vieille (je m’y achemine de façon certaine .) pour pouvoir un jour recommencer cette vite de nomade la plus exaltante de toutes ! La chance s’attache à tes pas! Et fais nous signe ! La P'tite du Populo PUBLICITE UN SIGNE DISTINCTIF DANS LA PHOTOGRAPHIE STUDIO COMMERCIALE INDUSTRIELLE anne PORTRAIT AERIENNE COULEURS Bureau: 2060, MANSFIELD - Tel.MA.9132 Studio : 1231 ouest, Ste-Catherine Prop.GEORGES tinguely \ venez eiéqante ele^L .et svelte • Culture physique pour dames et jeunes filles seulement • Amincissement des hanches, des cuisses et des jafnbes • Chaque cas est étudié Individuellement 6 LEÇONS POUR $9.00 Chez 0 L Y YIN l STUDIO DE CULTURE PHYSIQUE Cour» du Jour ot du »olr.10 o.m.6 » P-m- 6038, ST-ANDRE (coin BeHechosso) - CR.7-6213 25 MAI 1957 Radiomonde et Télémomie PAGE 7 I • •• lifriinuMCPr if PciniiiE urtm* i ~S ' CH»C, ¦x+t i.tïiïiPM OÔj-f j.j± mm, St-Georges et ses.pipes.— Claire France .très bien accueillie à Paris.— Petites nouvelles.ST-GEORGES et ses .PIPES Ceux qui auraient eu des doutes sur l’elficacité d’un appel à la radio pour obtenir un objet quelconque auraient trouvé une réponse péremptoire dans le succès remporté par St-Georges Côté la semaine dernière.Voici le résumé de cette “success story”.On sait qu’à son programme matinal sur les ondes de CKCV, le populaire annonceur transmet souvent des demandes d’auditeurs ou auditrices en quête de choses aussi surprenantes que des carrosses pour jumeau*, des meubles, etc.11 lui est déjà arrivé de trouver en peu de temps >un harmonium et même plusieurs jambes artificielles gauches, alors qu’il n’en réclamait qu’une seule.La semaine dernière, il demanda quelque chose de nouveau pour lui: des pipes.Un missionnaire lui avait en effet écrit pour qu’il fasse la demande d’une cinquantaine de pipes.Le religieux les destinait à ses ouailles africaines, pour qui ces objets d’une grande banalité pour nous deviennent un objet de luxe, un cadeau fort apprécié, une récompense sans pareille.C’est le lundi matin qu’il fut question des pipes pour la pre-.mière fois sur les ondes.Dès le lendemain matin, St-Georges Côté rapportait déjà une affluence de ces articles de fumeurs et fixait à son auditoire un objectif de cinq cents.Le mercredi, en rappel des résultats de la campagne du Grand Séminaire le dimanche précédent, il rapportait le succès respectif de chaque paroisse, car, à ce moment, il bénéficiait du concours des pompiers de tous les postes de la ville, où le public était invité à déposer ses pipes.Une compagnie spécialisée dans le transport et le déménagement faisait le tour des postes de pom-* piers chaque jour, puis assignait un employé à l’enveloppement de chaque pipe, une par une, et la mise en barils de tout le lot.Jeudi matin, l’objectif de cinq cents pipes était non seulement atteint, mais plus que doublé.Vendredi, le .résultat final indiquait que, d’une façon ou de l’autre, exactement 2,000 pipes étaient parvenues à CKCV.Le gérant général, M.Paul Lepage, s’offrit à défrayer le transport du tout jusqu’au Navrongo, dans la nouvelle république de Ghana, en Afrique.Le destinataire, qui ne s’attendait sûrement pas que ta demande reçoive une telle réponse, était le Révérend Père T.Buteau, de la Société des Pères Blancs d’Afrique.Il faut dire que les Québécois ne furent pas seuls à répondre à l’appel.De partout, on a envoyé des pipes par la poste; on est venu en porter à CKCV; un citoyen de Charny a recommandé aux enfants de cette localité d’en apporter aux écoles où il allait lui-même les chercher; enfin, différentes façons de procéder n’avérèrent toutes plus efficaces les unes que les autres, comme le prouve le succès d'ensemble.Inutile de dire que, sur 2,000 pipes, on pouvait en voir de toutes les couleurs, de toutes les formes et de toutes les qualités.Pipes de bruyère, pipes de plâtre, pipes de blé-d’Inde, pipes turques, pipes en bois sculp- té, calumets, tous les genres étaient représentés.Un très grand nombre de ces pipes étaient flambant neuves.St-Georges Côté peut être fier encore une fois pour le succès qu’il a eu avec cette entreprise.Il a eu la preuve que son auditoire de CKCV lui est resté fidèle et qu’il sait toujours répondre avec enthousiasme et générosité à ses demandes à but charitable.Bravo! CLAIRE FRANCE BIEN ACCUEILLIE Depuis notre récent reportage au sujet de Claire France, auteur du roman “Les enfants qui s’aiment”, les nouvelles de Paris, où elle se trouve dans le moment, indiquent qu’elle y est accueillie très favorablement.Par exemple, le 9 mai, un grand cocktail en son honneur a réuni le tout Paris.De nombreux auteurs, académiciens et autres s’y étaient donné rendez-vous.Parmi eux, notre concitoyenne a pu causer tout spécialement avec François Maurois.Déjà de nombreux journaux lui ont consacré de grands reportages, notamment “Jours de France”, “Le Figaro littéraire”, même le “Canard enchaîné”, qui s’est donné la peine de publier des dessins dont elle était le sujet.On se propose déjà de traduire le roman de Claire Fran- ‘ ce en plusieurs langues.L’auteur a été invitée à quatre ou cinq reprises déjà à Ja radio et à la - tv.* La maison Flammarion, par l’entremise de M.d’Uckermann, s’occupe de rendre Je séjour de notre concitoyenne non seulement le plus agréable, mais aussi le plus profitable possible.On lui a, par exemple, facilité l’assistance à plusieurs premières de théâtre.Elle a aimé particulièrement la pièce de Jacques Deval intitulée “Mademoiselle”.Claire France reviendra au Canada dans la première semaine de juin; elle fera la traversée à bord de l’“Ile-de-France”, sur lequel se trouvera le président Coty.Grâce à Flammarion, il est probable que Claire France pourra assister à une réception offerte pendant la traversée par le président de la République française.PETITES NOUVELLES La Société des Artistes de Québec a tenu son assemblée générale annuelle la semaine dernière.Les nouveaux directeurs ont été désignés à l’unanimité et le président a été élu par acclamation.Les directeurs sont: MM.Laurier Plamondon, président; Roland Bélanger, vice-président; Marc Emond, trésorier; Laurent Gervais, secrétaire; Gabriel Vigneault, officier de service; Marcel Fournier, chargé d’affaires.Félicitations à ces élus.Deux conseillers d’office seront nommés prochainement par le Bureau jle Direction.„ * * * Les naissances se multiplient dans le monde radiophonique local.Après Jean Boileau et Claude Bernard, de CHRC, qui ont eu un fils nommé Pierre, ce fut au tour de deux employés de CKCV — à devenir papas.Fernando Bus-sières, opérateur, a baptisé son fiston Benoît, et les Freddy Grondin ont donné le prénom de Do- C'est la chorale de Jacques-Cartier, dirigée par le Révérend Frère Michel, qui a gagné le concours des chorales de l'émission radiophonique “Les Variétés Arctic" à CHRC.Sur cette photo, prise à l'occasion de la remise du trophée et d'un chèque de $100, nous voyons, de gauche à droite : M.Georges Cova, réalisateur de l'émission; M.Jacques Boucher, représentant de la Laiterie Arctic; l'un des jeunes membres de la chorale; le Rév.Frère Michel; et Yvon Goulet, l'animateur d» “Variétés Arctic".minique à leur fille.Félicitations Jacques Bïanchet, gagnant du à tous ces heureux parents.“Concours de la Chanson cana- Le chansonnier-compositeur dienne”, vient d’être éprouvé par la mort de sa mère.Nos sincères condoléances.LE VEILLEUR En~h)uk OCCéMcéHO Ou umi MOLSON et kÿfa&l Ce moment de détente^ vous l'avez bien mérité.Offrez-vous donc ce quil y a de meilleur: une Mol son.Généreuse el légère, elle constitue le rafraîchissement idéal entre les repas comme aux repas.Pour que la détente soit complète et plaisante, dites toujours: Ukfr MOL pOu/v faoi/f Ll (riltâ IfWtyûfo (U cltfj â •5* PAGE t Radiomonde et Télémonde 25 MAI 1957 ORMAN BROOKS POSSEDE NE VOIX DEJA CELEBRE Ceux qui auraient rêvé d'entendre chanter en français l'inoubliable Al Jolson seront is d'apprendre que son descendant artistique, le Canadien Norman Brooks, a enregistré écemment, pour la compagnie RCA Victor, quatre chansons qu'il interprète dans notre langue.uTdes deux disques faits par Norman Brooks est déjà sorti, et on peut l'entendre fréquemment radio et dans les "juke-boxes".Il porte sur ses faces deux succès américains, adaptés en français par Guy Bélanger, Un maître dans ce genre de travail._ français correct, l’a- chanter en français.Le jeune dise, celui-ci se défend très bien ^anS xt RrnnVc nom chanteur a trouvé la chose infi- en français.Jusqu a present, les gréable Norman Brooks nous niment plaisante Quoiqu’il en, succès de Norman Brooks dans résente “Berce bien ton enfant , __________ie domaine du disque sont no- écrit sur la musique de “Rock f -a bye your baby”, et “Blancs gpfft nuages", une adaptation de “April chnwprs”.' üiüiii Showers Une expérience nouvelle Pour Norman Brooks, c’est une | expérience toute nouvelle que de ) ,, MiLiJàZM .*¦ ÿ; ' ¦>:«
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