Radiomonde et télémonde, 10 août 1957, samedi 10 août 1957
¦ i!'>y ¦¦ ' • «i w ïœSBSSBÎ^Sî-SSSiR: '•"•¦'¦¦¦'• '¦: ***: \, ; * V.' ' &S&Ï&-: T E L E M O M.D E ' - MMM •:-v'~: npg vi >V: ^ :> : Wm VOL.XIX - No 37 10* MONTREAL, 10 AOUT 1957 APRES ROLLANDE et ROBERT-JEAN et JANETTE, voici PAULE (voir page 3) Nos photos : LE PERE AMBROISE est parti pour l'Europe; JUDITH JASMIN en revient; et MICHEL NORMANDIN part à la recherche de talents nouveaux pour "La Couronne d'Or" mais revient chaque semaine pour ses programmes à la TV. adiomonde jetrT ELEMONDE 'le seul périodique exclusivement consacré à la radio, à la télévision et à ses artistes” x-: ¦y>x-.^^^0|0»>»y.>S-v- jggggfè» * M T Uvjmrat.rvv^irxi-1- I industrielle Bureau : | 2060 ¦ Mansfield 1 T*l.MA.9132 STUDIO Prop.GEORGES , TINGUELY MONTREAL -IL EST AMUSANT DE VOYAGER QUÀND ON EST POLYGLOTTE!" m __£ _l• r*Aiilure ntl un nflfft L'excellent annonceur-commentateur-présentateur-comédien Mivllle Couture est un gars „é, n.c l.«ux de sa race, c'est également un modeste .Revenu depu,.quel- nues^îours* seulement d'un traisiéme voyage en Europe.Mivill.ne voulo,.pas que souhgn.''qu'il est amusant de voyager quand on est polyglotte 1 (par HUGHETTE) Les auditeurs et les téléspectateurs qui ont coutume d’entendre Miville Couture passer du français à l’anglais, de l’espagnol à l’italien, pour terminer par l’allemand, les petits laius qu’il leur fait pensent souvent que celui-ci a appris ses différents textes pour l’occasion.-Bien sûr songent-ils, ce garçon-là a de la facilité pour les langues étrangères .I.” Ce qui est exact.Mais ce qui l’est davantage, c’est que Miville est surtout un travailleur.Les cinq langues qu’il connaît aujourd’hui il les a apprises, et pas sans effort, comme on serait porté à le croire .Quand on lui parle de la chose, Miville sourit, et il ajoute .‘ Vous savez je n’ai pas posé là un geste gratuit.Lorsque l’on parle plusieurs langues, c’est vous vous adressez à eux dans leur langue !” Et voilà pourquoi Miville a fait cette fois encore un très intéressant voyage.Ce qu’il a vu?Mais des tas de choses.Il s’est attaqué cette fois-ci, aux cathédrales de France,' d’Espagne, d’Italie, de Suisse d’Allemagne et de Belgique.Il précise d’ailleurs en souriant qu’à l’instar de Jean ffesprez.il en a même eu une indigestion ! Il a aussi au cours des six semaines qu’a duré son séjour, visité nombre de musées.de diverses catégories, comme on verra plus loin.Las carnets de voyage de Miville Miville a noté au cours de son voyage, toutes ses impressions, dans un petit carnet.Miville Couture, qui vient tout juste de rentrer d'une troisième voyage en Europe, a bien voulu nous ceder ces photos prises •n cours de route.Comme la majeure partie des Canadiens qui traversent l'océan, Miville sst^ allé a Pau .une protection.Si par exemple un jour moi, je perdais ma situation ou si je venais à vouloir tout plaquer, je pourrais aisément trouver autre chose.Garçon de bar ou garçon tout court dans un restaurant par exemple .Avec un peu de pratique il me semble que l’on m’emploierait !.” C’est un modeste vous dis-je .Pourtant il admet que lorsqu’il voyage sa connaissance de diverses langues lui est très précieuse.“Tout d’abord, parler avec les gens du peuple que l’on visite, est assurément une très bonne façon de bien étudier et de bien comprendre le pays qu’ils habitent, et ensuite, il faut dire qu’ils hésitent à vous traiter en touristes et à hausser les prix, quand Nous aurions été curieuse de voir cela ! Mais le maître s’est gardé ses notes, comme on dit à Marseille.Toutefois il s’est aimablement prêté à nos questions.Suivons donc son périple, sans guide, Mi-ville pouvant très bien se guider lui-même.En France Il va de soi qu’il s’est arrêté à Paris.Et comme nous, il l’a trouvé américanisé, et comme nous it continue tout de même à l’aimer.Il a visité un coin peu fréquenté des touristes, “Oradour sur Glane.De là il s’est dirigé en Dordogne et conserve d’un restaurant “Le Gros-Magnan” un aimable divinement.Pas question de vins toutefois pour lui, car nouveau membre des “A.A.” Miville a eu le rare mérite de tenir ferme et de ne pas toucher une larme d’alcool en Europe.Ce qui est fort rare et tout à son honneur.Il a fait le tour des Châteaux de la Loire et a dû se rendre à Perpignan petit crochet de 500 kilomètres, parce que son passeport qui devait lui être expédié de Paris au Périgueux.avait pris cette direction, une légère erreur ayant été commise !.“Ça m’a fait visiter l’Espagne à l’enveçs de l’itinéraire que je m’étais tout d’abord fixé, a dit Miville, 3a ns un sou de rancoeur!” L'Espagne L’a beaucoup impressionné.“Pays de contrastes, est-il écrit, et combien c’est vrai.Les villes sont magnifiques, somptueuses, d’une rare propreté.Les habitants, même si leur budget est très modeste, sont élégants, ra-finés et fiers.A la porte des villes, des gendarmes en costumes, tricornes et fusil “acceuil-lent” les gens qui y pénètrent.Et c’est là je crois un symbole, pour bien faire comprendre que l’on pénètre dans un autre monde.A côté de cela, la campagne est très pauvre.Les gens vivent parfois dans des cavernes.Ils sont souvent en loques.Dans la cité au contraire, une loi permet aux agents d’arrêter quiconque paraîtrait dans un accoutrement trop débraillé.J’ignore cependant si cette loi est souvent mise en vigueur.Les femmes sont très bien vêtues et quels bijoux elles possèdent ! Il est étrange pour nous, de constater qu’à partir de 40 ans, elles s'habillent entièrement de noir., ., Elles sont élevées très strictement, on ne plaisante pas avec la vertu féminine dans ce coin là! A la campagne, les paysans sont étonnants.Bien que pour la plupart analphabètes, ils ont une philosophie de la vie, d’une personne qui aurait fait et digère ses humanités ! Ce qui frappe aussi chez eux, c’est le peu de voitures dont ils disposent.Souvent les routes sont désertiques, si l’on excepte, les mulets, les ânes, et les bergers accompagnant leurs troupeaux que l’on croise, en chemin.La cuisine est excellente.Les poissons surtout sont merveilleusement apprêtés.Une autre chose remarquable, il n’y a jamais do poivre sur la table, ce qui étonne d’un pays qui a expédié Christophe Colomb de par le vaste monde, à la recherche du pays des épices ! La musique et la danse ont plein droit de cité dans ces belles contrées spécialement en Andalousie.Et c’est un spectacle charmant de voir, les femmes jouer de l’évantail.Même les toutes petites filles ont ce geste gracieux de la main, pour le déployer, geste qu’elles conserveront toute leur vie.Et qu’elle vie nocturne, ces gens-là ont.Ils dorment leur nuit, en deux fois.D’abord à 1 aube, bien qu’ils se lèvent très tôt, et qu’on voit beaucoup de femmes Ici, "Mirville" a triché .Pardon, je veux dire : ici, Miville a triché .Puisque la borne kilométrique indiquait le nom de la ville de ''Mirville”, en Normandie et que notre'h»1””"' d'un geste désinvolte de la main, a balaye le r qui etai vraiment de trop", selon lui ! PUBLICITE nn -.M-m-m-+ PORTRAIT AERIENNE COULEURS Studio : 1231 ouest, te-Catherine (Suite à la lie page) PLUS DE CHARME SANS LES POILS SUPERFLUS.Laissez-nous les enlever de la FIGURE, BRAS et JAMBES * definitivement r f ï SUREMENT.Conmïahon ï SCIENTIFIQUEMENT ?ra/'“ " par ELECTROLYSE et ONDES-COURTES Dolores Sanscartier ELECTROLOGISTE DIPLOMEE 6748, rus ST-HUBERT.Montréal CR.7-9615 souvenir.Il paraît qu’on y m,ange «o AOUT ,M7 Rorfiomonde et Télémonde PAGE S En r'gardant la boîte aux images - par Raymond Guérin _________ Au meurtre l.L’écrivain américain Raymond Chandler, qui s’y connaît, éerivit déjà un article intitulé "The Gentle Art of Murder”, dans lequel il décrivait l’évolution et les techniques diverses du roman policier.On peut se demander dans quelle catégorie M.Chandler placerait ‘‘L’Assassin dans l’Hôpital”, que nous eûmes l’heur de voir dimanche dernier à CBFT.Il m’est difficile de juger de l’oeuvre en soi, n’ayant pas lu le roman original de Bertrand Vac.C’est, dit-on, un récit de plus de 200 pages.Le confrère Jean-Louis Laporte, qui en a fait l’adaptation dialoguée pour la TV, m’apprend qu’il lui fallut réduire l’histoire de façon considérable; en outre, aux dernières heures avant l’émission proprement dite — vers l’agonie, pourrait-on dire — le réalisateur Guy Parent constata que le texte était encore trop long.Il fallut couper.Résultat: l’étonnant Théâtre Populaire de dimanche.Il devrait exister, pour les productions de TV, un système de SSPs gmm LORENZO CAMPAGNA De l’entrain handicap, comme on en utilise dans les tournois de golf, de telle sorte que les mauvais programmes pourraient trouver leur compensation d’une manière relative.Malheureusement, il n’en est pas ainsi.Et il n’y a pas de barème qui puisse ramener les émissions à un niveau commun.Sans doute le roman de M.Bertrand Vac est-il clair et logique; sans doute ses personnages sont-ils bien découpés et bien justifiés.L’oeuvre n’a-t-elle pas été primée, n’a-t-elle pas remporté le Prix du Roman Policier?On imagine donc qu’elle a une valeur.Je dis bien “imagine”, car certains, eomme moi, qui n’ont pas lu le roman, auront A* SERGE DEYGLUN "Futur maître” ?.peut-être été bien fichus, eux aussi, de s’y retrouver dans ce galimatias hors-série, dans ce concours de déclamation raté que fut “L’Assassin dans l'Hôpital”.Le traître se cachait bien !.,.Il y a deux sortes de romans policiers, en principe : celui — traditionnel — où il s’agit de découvrir le coupable, où le lecteur, à l’aide des indications judicieusement distribuées par l’auteur, accompagne le détective dans son enquête; et celui où le coupable est connu dès le départ : il ne s’agit alors que de la poursuite, que du “suspense” proprement dit.Autant la vénérable Agatha Christie représente la première école, autant Chandler, Cheyney, Woolrich, Fredric Brown et autres descendants du “Black Mask” sont les protagonistes de la seconde.Chez les “aficionados”, il est considéré comme criminel de passer de la première à la seconde sans motivation, de changer son fusil d’épaule pendant la marche .“L’Assassin dans l’Hôpital” a pourtant commis ce délit.L’émission a enfreint la première loi du genre, en nous présentant, comme coupable, à la fin du programme, un individu que l’on avait à peine vu précédemment.Alors que l’on pouvait soupçonner alternativement le médecin, ou les infirmières, ou la famille de la victime, ne voilà-t-il pas que le criminel n’était que l’infirmier ?.L’infhmier, qui n’avait fait qu’une ou deux brèves apparitions, et qui n’était même pas en cause dans l’histoire.C’est là décevoir le public.Et c’est trop facile.Autant écrire un roman policier dans lequel le meurtrier serait présenté pour la première fois aux lecteurs à la dernière page (Mark Twain l’a déjà fait pour parodier le genre).Du policier à l'anglaise Je ne prétends pas qu’il en soit ainsi dans le roman de M.Vac.Assurément, au travers de ces deux cents pages, l’infirmier doit accomplir de fréquentes apparitions; son travail et ses occupations doivent être décrites.Mais nous avions à apprécier, dimanche, la version télévisée .O fut peut-être le manque de temps, d’espace, qui fut cause de cette lacune.Elle fut quand même à déplorer.Un autre aspect de l’intrigue, qui ne manqua point de me surprendre: pourquoi tous ces noms anglais affublant les personnages?L’auteur voulait-il situer son récit dans un milieu étranger?Pourtant non, si l’on en juge par le fonds de l’histoire (cette question de mines et de prospection).Le public aurait été beaucoup plus rapproché du drame si le sergent-détective ne s’était pas appelé Selfkind, mais Dubois ou Morin, et si Mme Juliette Huot avait porté quelque nom de “cheux-nous”, ainsi que cela lui convient davantage.Mémoire — et déboires Quant à l’interprétation, ma foi! le mot semble un peu fort pour certains des acteurs qui vinrent péniblement se triturer la mémoire devant nous.Pour ses débuts dans un rôle de premier plan à la TV, Lorenzo Cam-pagna fit une remarquable composition: l’entrain et l’allant ne lui manquaient pas, il avait du genre, il était raisonnablement consistant dans son rôle.Avec l’expérience, nul doute qu’il pourrait devenir l’une de nos vedettes les plus originales, les plus différentes.Serge Deyglun, un peu plus guindé, un peu plus compassé que son compère (question de tempérament, aussi), est quand même parvenu le plus souvent, à faire preuve d’assez de naturel pour nous faire croire à son personnage.C’était assez amusant, cette trouvaille (qui revient à Jean-Louis Laporte) des deux étudiants, l’un en médecine, l’autre en droit, poursuivant une enquête pour leur compte personnel.Mais, alors que le caractère de M.Campagna était raisonnablement découpé, et pouvait prêter à de l’humour, celui de M.Deyglun était plus terne, assez anodin: il était plus difficile de lui conférer un aspect individuel.A ce compte, aucun des autres personnages n’était vraiment marqué d’un trait distinctif.On eut aimé retrouver ehez chacun des protagonistes quelque marque d’identification, si légère soit-elle, qui l’eut rendu plus humain, plus personnel.Mais céla, il aurait fallu l’inclure dans le texte — un texte fort chargé, que les comédiens, par ailleurs, avaient déjà suffisamment de peine à dire .J’attribue au manque de préparation l’exhibition lamentable qui fut donnée par la plupart des comédiens, dont certaines étaient pourtant de vieux routiers.Si, collectivement, l’on a joué si faux, c’est qu’on n’avait sans doute pas approfondi son rôle; et cela devient une question de mémoire.Il existe peut-être d’autres motifs à cette débâcle, mais celui-ci semble, à prime abord, le plus évident.Quoi qu’il en soit, ce fut là l’un des fiascos les plus remarquables de l’arjiée.Il ne vaut pas la peine d’insister, les comédiens le sachant fort probablement eux-mêmes et ne tenant pas outremesure au rappel de eette douloureuse expérience.On trouve des roupes d'amateurs, en des salles paroissiales, qui peuvent faire beaucoup, beaucoup mieux .Tout ça est bien dommage-pour le confrère Laporte; pour le réalisateur Guy Parent et pour Bertrand Vac, qui ne le méritaient pas.“Mam'zelle Nitouche" Fort amusant, le dernier épisode de l’opérette “Mamzelle Nitouche”; de la comédie bien donnée, des airs bien chantés; et du mouvement tout au long — sauf pour une finale assez lente, et qui n’était vraiment pas facile à régler.Michel Noël, arrivant déguisé en “Shadow”, et se cognant sur les décors, a été fort drolatique; le numéro de M.Lionel Daunais dirigeant l’orchestre était divertissant.Et la demi-heure a paru courte bien remplie: un excellent point pour le réalisateur Francir Coleman.Jacqueline Plouffe possède une voix bien charmante, et une forte agréable personnalité.Et toute la distribution entra Complices avont le fait : Jean-Louis Laporte (à gauche), le directeur technique Noël L'Ecluyse et le réalisateur Guy Parent W» droite), préparant le coup de dimanche soir dernier au Théâtre Populaire, à savoir la présentation de "L'Assassin dans PHâpital".MONIQUE LEPAGE Sombre intrigue dans le jeu avec entrain; ©n a noté particulièrement une composition fort bien placée de Huguette Garneau.H y aurait tout de même lieu d’améliorer la présentation de ces opérettes en préparant, d’une semaine à l’autre, une sorte de rappel de la trame et des événements passés.Somme toute, il s’écoule sept jours entre deux actes successifs d’une même oeuvre; le public a tout le loisir de voir bien autre chose, de se meubler amplement l’esprit; et cela peut prêter à confusion.Ne pourrait-on écrire et faire passer au début du programme (via l’action du “drum”) un très bref synopsis de l’action précédente ?Ou encore — ce qui serait plus simple — ne pourrait-il y avoir quelque personnage, comédien ou autre, apparaissant devant le rideau (ou dans le décor) et expliquant l’action ?Là, ce serait vraiment nécessaire.Tandis qu’à d’autres programmes, au Théâtre Populaire, par exemple, on ne voit pas beaucoup l’utilité du rôle qu’y joue Mme Nicole Germain.Un bon "policier“ "L’inspecteur Biaise”, dimanche soir dernier, a été Fune des meilleures émissions qu’il nous ait été données de voir depuis longtemps à CBFT.Une scénario solide, étoffé, construit de façon étanche; intéressant du début à la fin, sans être lourd, et contenant tout juste la note humoristique finale qu’il fallait; et un jeu sobre, fin, nuancé des interprètes, parmi lesquels il faisait plaisir retrouver M.Jean Dalmain.“Le Château Historique” est un modèle du genre .du genre policier qui ne se prend pas au sérieux.On devrait le redonner plus tard.-4- C'est la vie Les fins gourmets seront servis à souhait lors de la prochaine émission de “C’est la vie”, mardi 13 août à 9 heures du soir, à la télévision.En effet, ce soir-là, l’émission portera sur le rôle du “chef” dans un grand restaurant et on retrouvera l’animateur de “C’est la vie”, Alban Flamand, en compagnie d’un invité passé maître dans Fart du bien manger, M.Edouard Lelarge, propriétaire du “i00”.PASi • Radiomonée ef Télémomie » août iw Oe-ci» d®' ca la p’tilc du populo mem .y.: ***£* Jot-aS*" ¦j&giy.Wim •£&&&£ JÊÊÊR^RŒ *wmtM POTINONS SIMPLEMENT On ne se croirait jamais &u début d’août en voyant s'allonger la liste des partants pour les vacances d’été.En général tout le monde quittait Montréal en juillet.Mais cette année, il en va autrement.A-t-on fini par comprendre que les canicules nous arrivent généralement en cette période, ou est-ce parce que la saison débutera plus tard cette année.Je ne sais.Quoiqu’il en soit, on fait ses bagages présentement dans plusieurs familles.Dans la grande famille du Christ, dont le Père Ambroise est l’un des plus fervents militants, “pack sac" et godillots ont été rangés.Le Père Ambroise s’en va-t-en France.Il sera de retour parmi nous très bientôt.Ses petits amis ne lui pardonneraient pas une trop longue absence.Ses grands non plus.Chez les Robert Riva'rd, branle-bas de combat.Robert Rivard qui ne s’était pas rendu en Europe depuis dix ans, s’est trouvé un excellent prétexte pour y retourner.Il avait en effet promis à son jeune fils, qui en est déjà à sa deuxième année à l’école, de l’amener & Paris, s’il arrivait premier aux examens de fin d’année.Celui-ci s’est aussitôt, mis à l’oeuvre.Et comme il possède le tempéramment sage de sa maman et l’ardeur au travail de son père, il est arrivé.bon deuxième avec une moyenne de 92% ! ! ! Robert vous l’affirme et d’ailleurs traine depuis ce jour le bulletin de son héritier dans ses poches .Devant un pareil succès, pre- mier ou non, Robert s’est vu forcé d’acheter trois billets d’avion.Que voulez-vous qu’il fit, le pôvre ?.De son côté, Pierre Beaudet est très affolé en ce moment.Comme U demeure Tun des dix hommes les plus élégants de notre colonie (entre parenthèses, nous reprendrons ce concours d’élégance en septembre) il a beaucoup de mal, à réduire à quarante-quatre livres, le nombre de ses valises.Lui aussi se rend à Paris.Le but de son voyage ?Travail et distractions.Pierre doit en effet “visionner" pour le compte de l’agence de Paul L’Anglais trois séries différentes de fils qui ont été tournés pour la télévision française.Selon qu’ils rpondront ou non à nos besoins, Pierre Beaudet, les retiendra pour le compte de la télévision canadienne.Il s agit en l’occurence de productions du type dit de : variétés.Les Paul Colbert et les Jean Gascon sont .partis passer quelques jours à Stratford, afin d y voir sur place, les pièces mises à l’affiche du théâtre d’été.Simon L’Anglais arrive de Gaspésie où il est allé se reposer et puiser une inspiration des plus authentique, pour son r°ma“ fleuve “Je vous ai tant aimé".On ne dira pas qu’il ne se documente pas à bonne source ! .Huguette Uguay a pris la clé des champs pour de bon .et s’est retrouvée au bord de la mer à Atlantic City, où elle fait dorer sa “peau de blonde” au chaud soleil américain.Normand Hudon, est revenu de la mer, les cheveux en brosse, dix livre en plus, et avec une C’est dimanche soir que les Robert Rivard sont parti.pour un petit tour d’Europe.Robert a eu l’aide non seulement de sa femme, mais également de son fils pour faire ses bagages .Et, le petit tenait mordicus à emporter quelques-uns de ses joujoux gentillesse qu’il fait bon retrouver, .Jacques Normand, Normand Hudon et Doris Lussier sont partis en fin de semaine afin d’aller donner des spectacles un peu partout dans la province.Ça n’a pas empêcher Jacques d’être à son poste dimanche soir à “Faites vos Jeux’’.Et le travail de vendredi soir, n’a pas empêché Doris Lussier d’avoir un franc succès à Sainte-Adèle samedi.Les trois faisant le mois, le Père Gédéon est rempli d’espérance pour “tout août’’.Jean-Louis Laporte s’est payé la plus belle de toutes ses vacances, écrire une adaptation pour la télévision.Et il a réussi le tour de force de faire distribuer ses rôles à vingt-deux artistes locaux.De mémoire d’hommes, je crois que ça ne s’était encore jamais vu ! .Rufi avait raison de dire que nous le maudiriions après son départ, le garnement est parti sans laisser une ligne de copie! Bien sûr il a promis d’expédier sa chronique de Cuba.mais il y a loin de la coupe de daiquiri .à la machine â écrire ! .Miville Couture qui vient de rentrer d’Europe a vu, Via Appia près de Rome, Madame Miko Skofi, mieux connue sous le nom de Gina Lollobridgida, penchée dans le jardin de sa villa, sur le berceau de son fils.Il y avait d’autres personnes, autour d’elle a souligné Miville, mais je n’ai pas eu le temps de les voir!!!” CEUX QUI RESTENT.Jacques Blanchet avoue avec beaucoup de gentillesse qu’il est très content de son premier recueil de chansons, mis en vente chez Edmond Archambault, depuis quelques jours.C'est Yves Thériault qui en a signé l’intelligente préface.Lorenzo Compogna, après la “dure épreuve" du téléthéâtre de dimanche soir dernier, n'a eu rien de plus prewe que de caresser ce chaton fétiche, baptisé du nom de Trtc-Trac .Le "trac” de l'émission passé, ’’trie" est reste .Astucieux, n'est-ce pas ?.Jacques Normand tient, en ce moment, une forme superbe.L’enfant terrible, qui avait fait ces temps derniers des bourdes si grosses qu’on avait dû le mettre en pénitence pour quelque temps, a solidement encaissé le coup.Il n’a fait ni bassesses, ni couardises pour rattraper la situation perdue.Il ne s’est plaint, ni n’a gémi, afin qu’on lève la sanction.Et j’aime à souligner qu’il a bravement supporté l’épreuve.Car ça en était une.On a tellement d’amis dans la prospérité qui sont aux anges lorsque vous faites une chute.Depuis son engagement à “Faites vos jeux”, Jacques a repris du poil de la bête.Alors que même ceux qui l’aiment bien craignaient pour lui ce genre d’émissions, Jacques a travaillé proprement et s’en est tiré haut la main.Et, il est en train de remonter une côte, où il grimpera plus haut qu’il n’était parti.Nous en reparlerons.En ce moment, et sans savoir encore où il se produira en public à l’automne, il monte son tour de chansonnier.Et, il faut dire qu’il aura la partie belle, avec les prochaines élections et tout le “tintouin politique" .Deux de ses mots, pour vous donner un échantillon de ce qui vous attend .“M.Diefenbaker a nommé une femme dans son cabinet.C’est normal.Convenez avec nous, que» nous aurions assez mal vu M.Louis Saint-Laurent emmener unq,.femme en chambre !” Parlant d’un jeune premier en vogue actuellement.“Je ne vous dis pas qu’il manque de culture générale.Il est très bien le gars.Seulement, lui.il croit que Malraux, ça s’attra-' pe ! * * * * .Jean Duceppe et Gratien Gélinas ne chôment pas, précisément en ce moment.Et, ils mènent, à l’A.G.V.A., une guerre froide, dont l’enjeu est très important.Jean, qui n’avait pas au début l’appui des membres du conseil de l’Union, a fini par les persuader, et ils lui ont voté un vote de confiance.C’est -ainsi que mardi soir, au Club Canadien, il y avait une réu- nion entre Jackie Wright, l’homme anti-compromis et le secrétaire national de l’A.G.V.A.; Smiley Harth, le représentant régional du même groupe; ainsi qua MM.Duceppe et Gélinas.Ils devaient y débattre l’intéressante question, à savoir s il est juste que, dans le Québec, nos artistes du “show bizz” aient à débourser $136 dollars ($100 d immatriculation et $36 par an); alors que les artistes américains travaillant chez nous n’ont qu à demander un permis de travail do $5 dollars à l’Union.Nous nous demandons ce qui va sortir de tout cela, mais nous faisons confiance à Duceppe et à Gélinas.La Bible Vous Parle La sagesse est précieuse plus que les perles, aucun des objets que tu désires ne l’égale.(Prov 3-13) (Texte choisi par la société catholique de la Bible).io aout 1957 Radiomonde et Télémonde PAGE 7 r / fee -r"' j^ ¦¦ .'¦¦ ¦'•¦.• *.»57 zé ééé éïM Radiomonde et Télémonde f s m PAGE 9 Avez-vous plus d'imagination que.HUBERT LOISELLE, JEAN YALE, YVON LEROUX ET P.PAQUETTE?ç^A-r^-x-ÿj: 4r.:* *¦ > ?» » * •.+ 4 ¦¥ 4 :V¦* » * :4.-:'-St- ¦+ ¦*¦:¦:& *¦ * ¦* >*-r % fr\ ¦:+:\ *¦ i* * * ¦4’- % * 4 % '¦>, % » ?4.•*.:* *•; % -> 4 » .4:4.4 *• *-;v # « '»¦ x* W 4* 4':* 4 :4 4 *¦ » :4\:4- > ':* •*.> V V il*-:* .?y*.- * : &*>*! * * Mi ¦*¦'¦4 •*• .¦*¦¦% ;•# ¦ C'est un petit jeu que nous avons inventé, pour voir si les vedettes de notre radio-TV pourraient se tirer d'affaire sans le concours de l'auteur dramatique ou du scripteur.Il s'agit pour eux de prouver qu'ils ont de l'imagination, en choisissant une citation et en l'illustrant à leur guise.Notre photographe, Georges Tinguely, se borne à prendre la photo telle que la veut le comédien, l'annonceur ou le commentateur, et le public des lecteurs peut ainsi juger de l'imagination de chacun.Ainsi, Hubert Loiselle seul a choisi d’illustrer “l’homme heureux n’a pas de chemise”.Pensant sans doute au financier et au savetier, Hubert a choisi une illustration à l’inverse.L’homme heureux n’a pas de chemise, alors celui qui en a trop sera malheureux.Pour cette illustration, dans les studios de CKVL, Hubert ne disposait pas des éléments voulus.Comme accessoires, il voulait d’autres chemises.Jean Yale et Yvon Ledoux offrirent de lui céder chacun la sienne, mais notre photographe, Tinguely, les fit sauter de l’image, ni l’un ni l’autre n’étant Tab Hunter ou Rock Hudson.Hubert resta donc seul avec ses trois chemises et un grand air pathétique.Le tour était joué; l’expression populaire illustrée.Jean De son côté, Jean Yale avait choisi d’illustrer “bête comme ses pieds”, une expression fort courante chez nous, avouons-le.Prenant son air le plus “concombre”, Jean Yale s’adjoignit deux camarades, Hubert Loiselle (ne lui avait-il pas, en vrai frère, prêté sa chemise?) et Yvon Le- Le bonheur tient à une chemise .avait un décor tout fait, puisqu’il se trouvait à CKVL; une cabine de réalisateur, une main en l’air et la photo était réalisée.Yvon savait ce qu’il faisait.Un autre qui doit une large part de sa réputation à la radio, quoique la TV nous ait montré ce beau grand garçon, élégant et capable de s’exprimer avec non moins d’élégance de langage, est Pierre Paquette.L’animateur de “Coquelicot” a la réputation d’un jeune homme cultivé, raffiné, mais pas spécialement d’un gars tout plein énergique.Il l’est peut-être, mais, s’il l’est, sa réputation auprès du public ne repose pas sur cet aspect de son caractère.Pourtant, quand il chercha un texte à illustrer, Pierre Paquette trouva “prendre le taureau par les cornes”.Mais comme il avait pas mal d’imagination et beaucoup de culture, il dénicha, plutôt qu’un vrai taureau, un album Pathé des oeuvres de Federigo Garcia Lorca orné d’un splendide toro andalou.Et voilà comment on prend le taureau par les cornes, quand on s’y connaît beaucoup en disques d’art.Clément FLUET Culture et bête à corne .roux, pour qu’ils comparent son air et ses pieds.La comparaison semble avoir été convaincante, s’il faut en juger par l’air de sympathie condescendante qu’arborent Hubert Loiselle et Yvon Leroux.Yvon A son tour, Yvon Leroux voulut lui aussi prouver qu’il avait de l’imagination, mais on peut se demander s’il n’a pas plutôt le sens du calembour ou du jeu de mots.“Il ne réalise pas ce qu’il fait” était le texte choisi, mais, pour l’illustrer, Yvon tricha un peu: il fit un jeu de mots sur “réalise”.nE termes de radio, réaliser signifie transformer un texte en une émission et le producer radiophonique est une réalisateur.Pour son illustration, Yvon Néo-rêalisme.PAGE 10 Les poèmes aussi ont des pieds.Radiomonde et Té lé monde août 1**7
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