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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 8 février 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1958-02-08, Collections de BAnQ.

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jtmÆ: :Ç: M *>>-*• ****** *•?***' adio élé mm® Vol.* XX - No 11 MONTREAL, 8 FEVRIER 1958 ÎO* CLAIRETTE : "Eh oui ! Je m'en vais me marier à Marseille." GILLES PELLETIER consent (pour deux de nos reporters) à dévoiler les secrets et les images de FOYIR Papa regarde avec affection sa jeune pianiste.On verra plusieurs autres photos des Pelletier à l'intérieur de ce numéro.L'intrépide Michel Noël s'attaquera (armé) à ce lion ! (VOIR EN PAGE 6) DANS la revue "points de VUE", livraison de février, un sujet, parmi d'autres, a particulièrement retenu mon attention.C'est un article intitulé : "Les jeunes s'inquiètent", et signé Brigitte Louvain.Cette collaboratrice pose deux questions brûlantes : "Pourquoi les étudiants en art dramatique changent-ils si souvent de professeurs ?" et "Les professeurs sont-ils réellement consciencieux ?" .Mlle Louvain affirme que, pour apprendre "le moindrement" tous les secrets qu'un comédien doit connaître, il faut que l'élève change souvent de studio."Nous espérons toujours rencontrer" écrit-elle "un professeur qui pourrait satisfaire tous nos désirs d'étudiants mais, malheureusement, c'est plus difficile à trouver qu'on le pense."Nous voudrions avoir, à Montréal, un centre dramatique où il y aurait un accord entre les professeurs pour nous aider, nous qui nous destinons à la carrière théâttale." Plus loin : "Nous ne savons plus où aller.Dans certains studios, on se retrouve devant des professeurs bien installs sur un divan et qui, entre deux sommes, reprennent les élèves qui font la lecture.Ailleurs, on n'enseigne que la technique et le superficiel.(.) Nous ne payons pas un professeur pour le voit sommeiller, mais pour qu'il puisse corriger nos erreurs, pour qu'il nous aide à nous perfectionner-" Plus loin encore, elle généralise un peu trop à mon avis (mais qui sait ?) : "La grande majorité des instituteurs, bons ou mauvais, ne se donnent pas entièrement à leurs occupations en tant que professeurs.Nous sommes souvent portés à croire qu'ils donnent des cours pour amasser de l'argent plutôt que par amour de leur profession.Ils nous donnent des cours par routine." MISE EN SCENE Autre reproche : "Nous voudrions souvent nous réunir en petit groupe pour monter une pièce.Nous demandons aux instituteurs de nous aider à faire la mise en scène.On nous répond, la plupart du temps : 'Je n'ai pas le •temps de m'occuper de cela.Vous ne voyez donc pas que je suis occupé (e).Amusez-vous entre camarades.'" Je m'excuse auprès de "points de VUE" et de Brigitte Louvain de m'être si copieusement servi de cet article, mais il a, en moi, une résonnance que doivent capter tous ceux pour qui la préparation des aspirants-comédiens est un élément de première importance.La santé de l'enseignement de l'art dramatique n'est, sans doute, pas aussi mauvaise qu'on la dépeint.Nous avons d'excellents et dévoués professeurs, mais le malheur veut qu'il y ait auprès d'eux, pratiquant le même métier, des aventuriers, des improvisés, des intrigants et des cupides.Comment un jeune peut-il séparer le bon grain de l'ivraie ?C'est ciux autorités compétentes de voir à ce que cette dernière soit exterminée.DE CHOSES ET D'AUTRES Apropos de "points de VUE", je remercie la direction de m'avoir rendu un service- Elle me fournit deux identités dans le même numéro.PAGE 2 O O " C'est un enfant terrible ce Normand Hudon — Imaginez qu'il m'a fait ça hier pendant son émission." -x Elections et Radio-TV CHACUN avait la certitude qu'un jour au l'autre, l'électorat canadien serait appelé, de nouveau, au scrutin pour se choisir un gouvernement à Ottawa.Pour des raisons diverses, la plupart d'entre nous s'accordaient à dire que cette consultation populaire aurait lieu fin de mai ou début de juin.Le très honorable M.Diefenbaker en a fixé la date au 31 mars.Cette décision du premier ministre ne sera pas sans avoir des répercussions sur notre radio et télévision d'Etat- Des observateurs calculaient que, si le Parlement avait duré jusqu'au début de l'été, il aurait eu le temps de consolider, en quelque sorte, la position de Radio-Canada au point de vue financier et — peut-être — administratif.Le gouvernement aurait eu le temps, sans doute, de jeter un coup d'oeil sur le rapport de la Commission Fowler et sur quelques-unes de ses recommandations budgétaires, surtout en faveur de la télévision.Celle-cî, à l'heure actuelle, vit, aussi bien dire, au jour le jour, puisqu'elle n'a pas de budget à long terme et qu'elle ne peut obtenir de subsides que par des arrêtés-en-conseil périodiques.Quant à la radio, c'est le secret de polichinelle, sa caisse est à sec.Sans doute, cet état de choses va-t-il se prolonger.Alors qu'on espérait qu'il s'améliorerait avant la fin de la saison, maintenant il est difficile de le rêver.Le ministère, les partis auront bien d'autres chats à fouetter d'ici le 31 mars que de penser à la T.S.F.nationale.Il serait bien optimiste de croire que la prochaine session post-électorale puisse débuter avant le 14 avril — et encore! Ce qui porte à croire que l'étude et le règlement des problèmes de notre TV et notre radio peuvent être retardés vrqjsemblablement jusqu'à l'automne.Et, en conclusion, que ces organismes continueront encore un bon moment à fonctionner clopin-clopant, sans prendre des initiatives d'envergure, attendant ce que leur réserve l'avenir.'J (Suite) En couverture, je deviens l'Irlandais : .René O'Boivin; et à l'adresse : Boisvert, René-O.Ainsi, j'aurai à ma disposition deux 'alias" dont je pourrai prouver l'authenticité en produisant copie du magazine, en cas de nécessité.(J* blague, bien entendu !) * * * • En marge du projet de tourner un film d'après une pièce de Molière, on a proclamé que M.Jean Meyer, metteur en scène, était — ou serait le premier -à oser porter à l'écran une oeuvre de Poquelin.Cette affirmation est fausse.Je me souviens d'avoir vu, en projection privée — et, il y a des années : "Monsieur de Pourceaugnac", comédie-ballet du même auteur .* * * A propos de cinéma, j'ai vu à l'écran de la TV quelques épisodes de l'adaptation de "Dame Nature", pièce d'André Birabeau.Il m'est revenu en mémoire un de ses propos- Il disait: "Une pièce n'a atteint sa majorité que quand elle peut être mal interprétée sans inconvénient." André Rivoire remarquait: "On.peut aimer en vers, on se marie en prose." Et voici sur quoi se termine la mienne .de prose.adio^élé “le seul périodique exclusivement consacré à la radio, à la télévision et à ses artistes” Rédaction et administration : 8430, CASGRAIN, Montréal DU.7-62 1 8 MEMBRE DE Abonnemenf: $3.50 par annéo 10< le numéro Autorisé comme envoi postal de la deuiièffi» classe par le Ministère des Postes, Ottawa II y a dix ans dans 'S ' ' , £J*; 11 EUGENE LAPIERRE, à la suite du récital de vingtième anniversaire de fondation du choeur des Disciples de Massenet, exprime le désir que cet ensemble choral dônne bientôt "Jean le Précurseur” de Guillaume Couture.Il note : "Jean le Précurseur” est le premier oratorio qui ait été écrit en Amérique et, publié en France, à cause de son excellence.Or, cet oratorio national n’a pas été joué ici depuis 1928; ce qui veut dire que la première oeuvre de la civilisation canadienne-française et catholique est encore ignorée de toute une génération.C’est simplement désastreux pour la formation et la fierté des nô- A.v.?.'->'v.v.^.v.v.T .tt.: s,.ÿv -.s Cy., W *¦ très.” (Cette oeuvre ne pourrait-elle pas entrer dans les cadres du Festival de Montréal?) Au Festival dramatique régional les honneurs vont aux Compagnons (trophée Martha Allan), à Thérèse Cado-rette, Guy Provost, Denise Vachon et René Verne.Simone Flibotte s'embarque sur le "Vulcania" à destination de l'Italie et, particulièrement, de Milan où elle fera un séjour d'études.Bernard Goulet, chef des réalisateurs è CKAC, prononce une conférence sur "la vie et le procès de Louis Riel".s 'î +£.i I ¦ APRES avoir entendu "Marie-Didace" Mavis Gallant, chroniqueuse de la radio au "Montreal Standard”, décerne cet éloge à Juliette Huot: “Je ne sais pas ce que vaut l’anglais de Juliette Huot, mais il serait bien que les réseaux anglais l’engagent, ne serait-ce Que pour donner une leçon vivante de jouer et d’être humain en même temps.” ••• Après avoir vu Jean Coutu dans divers rôles à un spectacle coupé des Compagnons, notre critique juge que l’acteur "est le plus prometteur comique à from que nous possédions chez les jeun.e*r‘ (Prophétie, si on en juge par son Ti-Me des “Plouffe”?) L'ARCHIVISTE Radiomonde et Télémonde 8 fevriér l’ss turn m s PiJkY Le Festival d'Art dramatique débute avec éclat, lundi soir, au Théâtre Orphéum C'est devant une salle enthousiaste, qui remplissait le théâtre Orpheum, que s'est ouvert, lundi soir dernier, le 25e Festival d'Art dramatique national.Des personnalités du monde de la radio, de la télévision et tous'les grands critiques des journaux de Montréal y étaient.Mme Pauline McGibbon, présidente du Festival d'Art dramatique national, était venue spécialement de Toronto et occupait la loge d'honneur avec MM.les juges Edouard Rinfret et André Montpetit et M.Yves Bourassa, un des vice-présidents nationaux du Festival."En attendant Godot" La troupe des "Jeux et des ris”, qui inaugurait cette semaine avec la pièce de Beckett, "En attendant Godot”, a remporté un grand succès.Mais laissons parler l’adjudicateur, M.Richard West, selon ce que rapporte la Presse Canadienne : M.Richard West n’a eu à peu près que des éloges à formuler à l’endroit de la petite troupe du •Théâtre des jeux et des ris”.Celle-ci inaugurait, en effet, hier soir (lundi), au théâtre Orpheum de Montréal, le Festival pour la région de l’ouest du Québec en présentant une des oeuvres dramatiques contemporaines les plus controversées : "Eri attendant Go-dot”, de Samuel Beckett.Dans son adjudication, M.West a déclaré que ce mélange de comédie et de philosophie constituait une pièce difficile à jouer parce qu’elle présentait un grand danger : celui d’ennuyer le public."Mais, avec beaucoup de talent,” dit-il, "ils ont réussi à nous intéresser du commence- Monique Gaube nous écrit en ungluis (?) de Floride , La jeune chanteuse franco-canadienne Monique Gaube est présentement aux Etats-Unis.Elle chante au "Palm Beach Tower”, un des établissements les plus chics de la Floride ensoleillée.C’est d’aiHeurs de cet état qu’elle nous envoie avec beaucoup d’humour (et dans un anglais typique) la lettre "enregistrée” que voici : "Hello, the gang, this is Monique ."I arrived here en fin de semaine, via un airplane magnifique who has transported me from the cold Montreal to the sunshine Palm Beach, in the heart of Florida."Florida is wonderful."What they had told me about Florida is right.It is un paradis du rêve."Tell the lecteurs of Radiomonde (I noticed that you now insist on calling your paper Radiomonde et Télémonde, on account of la popularité de la TV, probably) that I am the most happy girl in the world."Sauf que je manque mon Guy.Mon Guy, pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est mon mari.He habitually follows me everywhere, but this time, he could not.I hope he is happy à Montréal, and that he is tranquille ! "When I arrived here Saturday and a few hours après, I was on the stage of the Palm Beach Tower.They introduced me as a ‘French girl from France’.I told them that I am from Canada, but they insisted that I am from France.What do you want me to do ?They pay me so good.“Mon tour de chant semble leur avoir plu, because they have applaudi me very much.More than that, the boss (j’espère que je n’épelle pas ce mot en anglais comme signifiant "autobus”) m’a demandé to stay more than the two weeks there are in the contract.He wants me to stay here three weeks."Will I or will I not ?That is the question."Rufi, je veux te dire une chose : je commence au El Morocco le 10 mars.Now that this is said, I will keep on talking to your lecteurs.“I love Florida."I love it so much that je vais demander à Guy de me laisser venir ici tous les hivers.Comme la majorité des Canadiens,’je n’aime pas l’hiver; ici, ce sera bien.“Well, I think c’est à peu près tout pour mes impressions de la Florida.Tu m’avais demandé de t’écrire par lettre enregistrée aussitôt que j’y serais ?J’y suis; je t’ai écris."Bye to all the lecteurs of Radiomond* et Télémonda (tu vois, mon cher, que je respecte la consigne!), and I will se>e you again In about trois semaines ! ” ' Yours truly, Monique GAUBE ment à la fin, et je leur offre mes plus chaleureuses félicitations.” “L’interprétation des rôles d’Es-trago et de Vladimir” a-t-il ajouté, "n’était pas exagérée, ce qui n’était pas facile.Et ces jeunes comédiens ont fait preuve de la qualité qui, selon Jean-Louis Barrault, est la plus importante, c’est-à-dire la sensibilité.” De Pozp, il a dit que son style était bien assuré, bien qu’il était un peu jeune à son avis, mais que c’était là une opinion tout à fait personnelle.' De Lucky, il a dit qu’il était formidable, et il a eu aussi des mots fort aimables pour le petit garçon "très naturel et très à l’aise, qui apportait avec lui une atmosphère de charme”.Enfin, pour ce qui est des décors, il les a trouvés, dans leur sobriété, soignes et plaisants à leur façon.La distribution comprenait François Guillier et Albert Miliaire, dans les rôles d’Estragon et de Vladimir, Claude et Jacques Thibault, dans ceux de Lucky et Pozzo, et le jeune Jean-Pierre Morel, dans celui du jeune garçon.Voici le programme d'ici la fin de la semaine MERCREDI, le 5 février Les Satellites présentent "Les Embardées”, une pièce originale de Pierre-André Boucher! Mise en scène de Mme Janou Saint-Denis.JEUDI, le 6 février "Voulez-vous jouer avec môa ?”, une pièce de Marcel Achard, présentée par le Théâtre Omega.De gauche à droite : Richard West, adjudicateur du Festival régional d'Art dramatique; Janine Beaubien, membre du Comité du Festival; Jean-J.Gourd, gouverneur honoraire du Festival; et Jacques Languirand, toujours aussi attaché au Festival d'Art dramatique depuis que sa pièce "Les Insolites" l'a lancé.Jacques Kanto- Mise en scène rowski.VENDREDI, la 7 février “La cuisine des anges”, une pièce d’Albert Husson, présentée par l’Union Théâtrale, Inc., de Sherbrooke.Direction : Lionel Racine.SAMEDI, le 8 février "Ciel et mécanique”, une pièce originale de Luc Durand, présentée par Le Guignol à Moustache et dirigée par l’auteur.Samedi soir également, aura lieu la presentation des prix.Réservez vos sièges immédiatement : $2.00 et $1.50 — Billets des étudiants : $1.00.Billets en *vëftte au guichet de l’Orpheum, VI.9-2153.Photo prise au coquetel de presse offert par Calvert pour présenter le juge du Festival d'Art dramatique, M.Richard West.De g.à dr.: M.Jack Clifford, de Calvert Distilleries; M.Richard West; et Me Raymond Décarie, membre du Comité du Festival.Voici quelques-uns des élèves de l'école des Beaux-Arts qui ont exécuté les panneaux-réclame qui ornent la devanture du Théâtre Orpheum pour le Festival d'Art dramatique.On reconnaît, sur la photo, MM.Richard Nallette, Roland Robichaud et Pierre Lapalme, fils du caricaturiste.• février 1958 Radiomonde et Télémonde PAGE 3 ttiiiiiiiiiiiiiimiiniii.it - ! I,, .if : f ' r £ it & ¦ ! I r h •; .!¦ 1 %î x ' , ^ ?* ^ ‘%'*'»*'' K&raraaSil R'GARDANT LA BOITE AUX IMAGES ¦niiuiiiiimimiitiin RAYMOND GUERIN Un bon numéro M.Michel Conte, l’émacié et sinueux danseur-chorégraphe, possède aussi d’agréables dispositions pour la chansonnette et, comme disait’ Mme Bolduc, il est capable de nous “pousser un air” avec assez de talent.Rien qui enfonce les partitions (sans calembour), mais du travail bien accompli, ainsi qu’on l’a constaté dimanche soir dernier à “Music-Hall”.Je ne sais si l’apparition de M.Conte comme interprète chantant relève d’une décision de dernière heure.Chose certaine, c’est que “La Semaine à Radio-Canada”, le terne hebdomadaire de la Société, avait inscrit à l’horaire de “Music-Hall” la présence de la diseuse Lucille Serval et que celle-ci n’apparut pas.En revanche, “la Semaine” n’avait pas annoncé que M.Conte ferait un tour de chant et qu’il nous présenterait ses danseurs; la surprise en fut d’autant plus agréable.Ce fut là, me semble-t-il, le meilleur morceau de l’émission.L’interprétation de “Je t’aime tellement” par M.Conte fut plaisante, les danses furent bien réglées et l’on put noter au travers de tout cela la compétence de l’excellent pianiste qu’est M.Edmund Assaly.Et l’idée de nous faire mieux connaître les danseurs et danseuses, de nous les faire voir, pour une fois, sous un autre aspect que celui de marionnettes quasi-mécaniques — ce fut là une heureuse trouvaille.La voix de M.Harbour Le programme comptait également, parmi ses vedettes, M.Denis Harbour et ce fut une sage politique de la part de Jacques Blouin, le réalisateur, que de le présenter au tout début; cela conférait un prestige, une force immédiate au spectacle.M.Harbour possède toujours sa belle voix et l’exploita à plein rende- MICHEL CONTE, danseur, chorégraphe, chanteur.ment dans des airs variés — bien que, faut-il dire, la finale de “Je sais que vous êtes jolie”, avec choeur et orchestre, fut totalement ratée.Que M.Harbour permette une observation: il aurait intérêt à cultiver un certain sourire ou tout au moins un regard plus décontracté, par-ci par-là, tout en chantant, quand son masque lui en laisserait le temps et le loisir.Voilà une mimique à laquelle il s’adonne trop peu souvent.C’est un excès de sérieux, cadrant mal, parfois, avec le refrain interprété.Raymond Lévesque : du nouveau Nous avons eu aussi le plaisir de revoir Raymond Lévesque, l’un de nos compositeurs les plus prolifiques, les plus goûtés et les plus sympathiques, revenu ici pour un bref séjour, après un stage prolongé et heureux, semble-t-il, à Paris.M.Lévesque — un personnage relaxé et peu compliqué, s’il en fut — est sans doute plus^ à l’aise dans l’intimité d’une boîte qu’à la télévision, car il parut un peu rigide, dimanche soir.Il nous donna deux chansons: “Il faut faire avec” et “Héritage humain”.Le titre de la première relève, évidemment d’un affreux anglicisme (“Do with — do without”): formule philosophique signifiant qu’il faut s’habituer à l’état des choses, à se contenter de ce que l’on a.Pareille phrase n’est pas en vogue ici.Elle l’est peut-être à Paris, ce qui n’aurait rien d’é-tonnant.La chanson elle-même n’est malheureusement pas extraordinaire et M.Lévesque la termina sur une note fausse qui nous écorcha les oreilles.Son second refrain, “Héritage humain”, fut très beau et d’un tout autre calibre; voilà où l’on a retrouvé Lévesque d’antan, poétique, humain, tendre; là encore, des notes fausses.Mais M.Lévesque sait bien, autant que nous, qu’il est bien meilleur compositeur qu’interprète! Sketches nécessaires Egalement au programme: les Delta Rythm Boys, visiteurs perpétuels à Montréal, toujours en forme, toujours synchronisés à la perfection, toujours étonnants à entendre; “Los Collegiales” dans une inoffensive parodie de corrida; Tommy Scott et Marlene Delle, danseurs, elle toute menue, lui charpenté comme un leveur de poids, tous deux s’exécutant sous un décor quo’n eut juré fait d’oripeaux; Leon et Luba, jongleurs; et un sketch où Clairette, Rolland d’Amour et Camille Du-charme se partageaient une maigre pitance.Mais l’idée du sketch est bonne, en ce sens que “Music-Hall” peut tirer profit, chaque semaine, à présenter un intermède drolatique.Au fait, les sketches devraient être régulièrement inscrits à l’horaire.Déjà, d’ailleurs, la chose survient fréquemment, puisque, la semaine précédente, l’on voyait Gilles Pellerin dans son plus récent monologue.Voilà qui, tout en n’étant pas une oeuvre à plusieurs personnages, remplissait tout de même la formule.La salle : "off-camera" ! Cependant, le public canadien-français est notoirement peu facile à dérider, surtout quand il ne contemple pas un programme américain (il a parfois raison, d’ailleurs, le public).Là-dessus, “Music-Hall” y gagnerait, à tout prendre, si la réalisation abandonnait définitivement, carrément, une fois pour toutes, cette politique de nous montrer les gens de la salle.Non seulement cela n’ajoute aucun intérêt au programme, ça lui en enlève.Ces prises de vues de l’auditoire sont déprimantes au possible! Si tout au moins l’on nous montrait des gens heureux, des gens détendus, des gens qui s’amusent .des gens qui paraissent un peu goûter ce qu'on leur offre! Mais allez-y voir.pas du tout! Ce que l’on aperçoit, ce sont des physionomies passives, des visages mornes, des mines éberluées ou ahuries, des regards fades et sans vie, perdüs en d’obscures contemplations.C’est triste ça! comme écrirait M.Laurendeau.Le bon peuple de chez nous en plein divertissement dominical! Et toute l’apathique assistance de s’éveiller tout à coup — oh! bien peu — sur commande ou par politesse, et d’applaudir mécaniquement, mollement, parce que le numéro est fini, parce que c’est le temps d’applaudir, parce que l’entraîneur, le “booster”, est là, en coulisses, qui leur signale frénétiquement de s’anitner, et parce que, sait-on jamais, la lentille peut nous prendre en gros plan et qu’il faut bien montrer aux parents et amis qu’on çst là: —Oubliez pas de r’garder “Music-Hall”, dimanche soir — vous allez p’tête bien nous voir! Eh oui! Et ce sont de telles prises de vues que l’on appelle ironiquement, chez les réalisateurs, des “reaction shots”.Une détention ?Ajoutez quelques gardes de studio, debout tout autour de l’enclos, en uniforme, et vous aurez parfois la singulière impression que le spectacle se donne au profit des détenus de pénitencier.Mais je suis méchant: nul doute que les clients transitoires de nos institutions pénales apprécient autrement les “variétés” qu’on donne chez eux! Pour tous ces motifs, donc, il semble que “Music-Hall” et les autres programmes du genre pourraient se passer des images de la foule.Le risque est grand et nos voisins l’ont compris.Regardez le “Perry Como Show”; jamais vous ne verrez le public.Vous vous souvenez de Jackie Gleason?Même chose.Quant à Ed Sullivan, il n’exhibe la salle qu’au moment de présenter telle personnalité distincte placée au sein de l’auditoire.Ils étaient trois MM.André Fouché et François Rozet, dans une scène de “Nous étions trois”, l'oeuvre de Jean Sarment présentée ou dernier Théâtre Populaire.là qu’en des traits secondaires, suggérés tout bonnement aux auteurs par les découvertes d’une civilisation récente ou par des introspections cérébrales plus hardies.Et la genre pessimiste nouveau remplaça les lamentations d’antan.Les mots et l’accent changèrent, mais les tendances générales demeurèrent les mêmes: le néo-romantisme “moderne” (post-1925) fusionna au théâtre avec l’ancien.On en eut la preuve dimanche soir dernier.Mais il y a loin — de là jusqu’en 1958! Et pourquoi, de tout le répertoire de Sarment, avoir choisi cette pièce-là, qui est l’une de ses moins bonnes?On a négligé la fantaisie et l’imagination de “La Couronne de Carton”, du “Pêcheur d’Ombres”, le charme farfelu de “Léopold le Bien-Aimé”, les qualités de “Je suis trop grand pour moi”, “La Madeloni, “Bobard”, la franche comédie de “Le Discours des Prix”, la sobriété, l’harmonie, l’humanité poétique et discrète de “Les plu* Beaux Yeux du Monde” Eh non.nous avons eu “Nom étions Trois”.Le plus récent Théâtre Populaire nous a présenté “Nous étions trois”, de Jean Sarment, adaptée pour CBFT par Mme Berthe Lavoie et réalisée par Bruno Paradis.Le moins qu’on puisse dire de cette oeuvre, c’est ^ qu’elle accuse déjà un certain âge.Jean Sarment fut l’un des auteurs de théâtre qui ont fait leur marque à Paris après la guerre de 1914-18.Il a été l’un des plus militants zélateurs du romantisme ou tout au moins du néoromantisme de l’époque.On accueillait avec grande sympathie, parfois avec enthousiasme, ses comédies au lyrisme délibéré, peuplées presque toujours de personnages fringants, ardents, cyniques en apparence et néanmoins tendres, sensibles, douloureusement nostalgiques, avides d’aimer, qui provoquaient bien souvent des désastres autour d’eux, sans jamais rencontrer le bonheur.De la mansarde au bar On a même allégué que Sarment fut à peu près le seul des écrivains d’après-guerre qui demeura fidèle à l’ancienne formule: inquiétude, dédoublement de la personnalité, nostalgie d’horizons lointains, d’autres climats.Il y avait évidemment une certaine différence entre les héros du véritable romantisme (Manfred, Fantasio, etc.) et leurs descendants “sarmentiens”, lesquels étaient d’une essence non seulement sentimentale, mais cérébrale aussi ou intellectualiste: aux jeunes premiers promenant leur désespérance sur des grèves solitaires ou bien agonisant dans des mansardes, en succédèrent d’autres que Sarment et ses pareils nous montrèrent courant les bars, gémissant au son des phonos, de la radio, exhalant leurs plaintes sous la clarté brutale îles arcs de studio.Mais la différence n’a existé Un cas d'assoupissement .Une oeuvre sans guère d in' térêt, qui fut interprétée au surplus sur un rythme traînassant, ne variant jamais: un cas d’assoupissement! Ces dialogues-là ne sont plus d’aujourd’hui; encor moins sont-ils télévision; encor moins répondent-ils à la formu du “Théâtre Populaire” — la(ïueli le formule, il me semble, a e bien davantage transférée a -série “Quatuor”.M.François Rozet a bien 3°“ ! Mme Tania Fédor aussi; M.Anoj Fouché fut souvent faux, et - • Marcel Cabay souvent juste, images de M.Paradis furent w» nés, mais ce n’était pas P changer le ton de la Piece' i0.pression générale: de la m0 .nie.L’émission fut trop c0 de quelques minutes et, pou( elle fut encore trop longue- irtant, page 4 Radiomonde et Télémonde • février ms # GILLES PELLETIER ouvre sa porte au photographe ! Pendant longtemps, au point,que certains de ses amis journalistes se sont mépris sur son attitude, Gilles Pelletier ne se laissait photographier qu'au travail.Par contre, fl trouvait toujours moyen d'esquiver les photographes, lorsqu'il s'agissait d'aller croquer des instantanés, dans son intimité.Dernièrement, Gilles a fait quelques rares exceptions à la règle qu'il s'était imposée et, comme l'une de ses exceptions s'appliquait au photographe de "Radiomonde”, nous .avons cette semaine le privilège, assez peu fréquent, de vous faire voir la petite famille de Gilles Pelletier.Elle comprend Mme Pelletier (prénom : Cécile), une fillette Claude et bébé Simon.mmmm • üsis * » s ¦ $2 t- w*.?; ?< "v.ÇSftÿi: mm : %¦ M : la publicité, même en dehors de son métier.” Et Gilles d’expliquer que son but à lui n’est pas celui-là: son ambition est d’être acteur pour le reste de sa vie et de devenir meilleur à mesure qu’il avancera dans la carrière.Par conséquent, raisonne-t-il, la publicité faite autour de l’homme vaut moins que celle qu’on fait autour de l’acteur.‘‘Je suis assez vaniteux pour aimer qu’on publie une photo de moi dans un journal”, me disait-il.Mais il précisait aussitôt que la photo devait le montrer dans un rôle.Qu’un journal publie une photo du capitaine Aubert ou du Dr Banting ou du soldat Joseph et Gilles Pelletier en sera ravi.Qu’air contraire, la photo le montre dans une soirée, au volant de son auto et Gilles avouera qu’il n’y croit pas.De la même façon qu’il a des idées très nettes sur la publicité-carrière versus la publicité-homme, Gilles a aussi des opinions très nettes sur son talent, ses limites et ses dons.Pendant des années, Gilles fut la partie ignorée de la famille Pelletier.Bien qu’il ait fait ses débuts à peine quatre ans après sa soeur Denise, il y a belle lurette que Denise est vedette de premier plan, alors que Gilles commence à peine à l’être.Pourquoi?Il y a d’abord la différence de caractère.Même dans un second rôle, Denise percerait et passerait au premier plan.Et pourtant, Dieu sait que, dans un rôle de premier plan, comme celui de “Un simple soldat”, Gilles s’est royalement tiré d’affaire.Malgré cette réussite — qui La plus fervente admiratrice Le plus étrange, c’est que Gilles est le premier à reconnaître l’importance et l’utilité de la publicité.& lui sur la forme que doit prendre cette publicité.“Tout dépend de ce qu’on veut faire, dit-il, pour expliquer son Camp d'été et projets de voyage au long cours S’il n’a pas toujours été compris point de vue.Celui qui veut de-par les photographes, c’est pré- venir vedette et gagner beaucoup cisément qu’il a des idées bien d’argent a raison de rechercher mm Une épouse très jolie, un poupon très robuste : Cécile et Simon.reste une date dans l’histoire du Téléthéâtre et de la TV canadienne — Gilles Pelletier est convaincu qu’il n’est pas et ne sera jamais l’acteur-vedette des premiers rôles.S’il paraît exagérément modeste, Gilles Pelletier n’est pas, pour autant, d’une modestie passive et-résignée.Au contraire, puisque, l’instant d’après, il affirme: “Tu verras si, dans dix ans, je ne suis pas devenu un excellent acteur de soutien et si je n’ei pas assoupli ce corps qu’on me dit xaide.” Et nous revenons du coup à son ambition première: jouer la comédie toute sa vie, tout en poursuivant la perfection.Personne qui le connaît n’oserait relever le défi que Gilles Pelletier se lance à lui-même, au fond car Gilles est connu comme un bûcheur, un travailleur et un sincère.Jean-Paul Fugère — qui doit certainement être très fier de ce qu’il a tiré de cet acteur dans “Un simple soldat” — reconnaît que Pelletier, comme acteur, mû- rit lentement ses rôles.Au début des répétitions, il lui arrivera même d’être carrément médiocre.Mais chaque répétition marque un progrès, à mesure que l’acteur mûrit son personnage, le repense et le reconstruit».Gilles lui-même admet qu’il est incapable de travailler autrement.“Quand j’ai (Suite à la 21e page) mmmm Une ou deux ROBOL ce soir effet demain matin PUBLICITE COMMERCIALE INDUSTRIELLE Bureau : 2060 Mansfield Tél.VI.9-9132 STUDIO MONTREAL PORTRAIT AERIENNE COULEURS Studio : 1231 ouest, Ste-Catherine Prop.GEORGES TINGUELY .*«.•-o~o-e-#-*a SOYEZ BELLE ET SEDUISANTE • Mesdames et mesdemoiselles, pour votre ligne, rien de mieux que la culture physique • Vos hanches, vos jambes, vos cuisses seront parfaites • Chez Olyvine, chaque cas est étudié individuellement (et dis crètement) 0 LEÇONS POUR $9.00 CheiOLYVINE Court du lout it du tolr 10 a.m.à 9 p.m STUDIO DE CULTURE PHYSIQUE BanriliyTTM 6038, ST-ANDRE (coin Bellechasse) - CR.7-6213 • février 1958 Radiomonde et Télémonde PAGE 5 v •••: - i¦'> g y «¦NcWfe Jean Rigaux à Québec.C'est tout un festival! (Reportage : Eli** POULIOT - Roland DORE) En congrès à Québec — Pour les sportifs — A l'antenne de CHRC — De tout et de tous.En congrès à Québec Le Carnaval à Québec, occasion de réjouissance traditionnelle, engendre une atmosphère qui se prête à merveille a la présence de Jean Rigaux.Depuis dix jours, les clients de "Chez Gérard" ne dérident pas.De la politique en France aux Drive-In Theatres aux "United States", Jean Rigaux fait voyager les Québécois dans le "Transport en Commun du rire ! La direction de "Chez Gérard" a fait appel pour les circonstances à un M.C.au diapason, André de Chav.gny, qui obtient un vif succès dans son tour de chant et, en particulier, avec "Tit-Jean Nadeau".et son cure I On guinche ?O.K.I "Swing la bacaisse dans le fond de la boîte à bois ." On sait que la Vieille Capitale s’est acquis la réputation d’être une ville très recherchée pour un grand nombre de congrès.La plupart de ceux-ci trouvent leur .écho sur les ondes de la radio et de la TV.Mais il est plus rare que ces deux média fassent beaucoup de publicité autour de leurs activités.Pourtant, en plus de leurs émissions régulières, postes de radio et de télévision participent à la vie de certains organismes, et leurs reorésentants se rencontrent périodiquement pour échanger leurs vues sur certains problèmes qui leur sont communs et pour comparer leurs expériences.C’est ainsi que l’Association des Radiodiffuseurs de langue française tient un congrès annuel à l’automne, à Ste-Marguerite, et que l’Association Canadienne des Radiodiffuseurs tient le sien au printemps, soit à Montréal, Toronto ou Québec.Cette annee il se tiendra à Montréal du 30 mars au 2 avril.Cette semaine c’est un secteur très important de l’industrie radiophonique qui se réunit à Québec.C’est en effet à l’hôtel Clarendon qu’a lieu la cinquième réunion annuelle des chefs de nouvelles et commentateurs sportifs de langue française, mercredi et jeudi les 5 et 6.La rencontre est sous les auspices de Broadcast News Limited, une agence pourvoyeuse de nouvelles fondée par les postes eux-mêmes sur une base coopérative.Ceux qui ont pour fonction de renseigner le public radiophonique par les nouvelles générales ou les nouvelles soortives auront ainsi l’occasion d’établir des contacts amicaux avec des confrères du métier et d’échanger des vues personnelles.Mais comme dans tout congrès bien organisé, on leur a aussi préparé un programme d’activités qui permettra la meilleure utilisation possible du temps consacré à ces assises.La première séance, mercredi, est consacrée à l’étude du service fourni par Broadcast News.Elle est suivie d’une conférence donnée par Maître Daniel Johnson, qui doit traiter du Parlement de Québec, sa composition et son fonctionnement : Assemblée législative, Conseil législatif, Comité des bills privés, Comité des bills publics, etc.Les organisateurs de l’assemblée de cette année ont en effet voulu mettre en relief la valeur du Parlement québécois comme centre d’intérêt pour le public et source de nouvelles pour les postes.Une visite à l’Assemblée législative est d’ailleurs inscrite à l’horaire de l’après-midi.11 y a aussi possibilité d’une réception par le président de l’Assemblée législative; la chose n’est toutefois pas confirmée au moment d écrire ces lignes, non plus que ne lest la possibilité d’une visite au premier ministre jeudi matin.Après une autre demi-journée d’étude et de discussion, les congressistes sont l’objet d une re-.ception offerte par la ville de Québec.Bienvenue donc dans la Vieille Capitale à tous ceux qui vien- MM.Raymond Paré, bachelier en éducation et diplômé de l'Ecole Normale Laval, et Gaston Drolet, bachelier ès-Art* et diplômé en théologie et en chant grégorien.Tous deux sont professeurs de la Commission des Ecoles Catholiques de Québec et titulaires de la série "Initiation à la musique" le vendredi, à 3 h.30, au peste CHRC.nent se joindre aux délégués de nos postes locaux pour cette assemblée dont le but est avant tout de corriger si c’est nécessaire et d’améliorer dans la mesure du possible le service d’information à la TV et à la radio.C’est le public, en définitive, qui en profitera.Pour les sportifs Le poste CKCV, qui chaque dimanche soir depuis le début de la saison de hockey retransmet la description des joutes du Canadien à l’étranger, tient à signaler aux sportifs l’horaire de ces irradiations d’ici la fin de la cédule régulière.Toutes les parties seront irradiées à compter de huit heures trente, sauf les deux qui se disputeront à New-York, c’est-à-dire celle de dimanche prochain le 9, ainsi que celle du 16 mars.Toutes deux débuteront donc, sur les ondes comme sur les lieux mê-tnes, à sept heures.On rappelle en même temps qu’un concours vient se greffer à cette série de programmes.Il est très facile d’y participer.Avant chaque partie on envoie, avec son nom et son adresse, sa prédiction quant au résultat final de cette partie.Au cours de celle-ci une lettre est tirée au hasard et si la prédiction s’avère juste l’envoyeur reçoit des billets pour toutes les joutes de la série finale pour la coupe Stanley.C’est une faveur du commanditaire, la brasserie Molson Limitée.A l'antenne de CHRC Voici l’essentiel qui ressort des deux communiqués émis par le poste CHRC.Tous les soirs à neuf heures, le Café-Concert CHRC lève le rideau sur un grand spectacle musical, présentant un vif intérêt au point de vue variété.Passant du plus moderne au plus classique, s’arrêtant à l’occasion au ballet, à l’opéra, au music-hall, il traduit toujours le plus grand souci de qualité et de bon goût.Le Café Concert CHRC ouvre ses portes du lundi au vendredi, à neuf heures du soir.Ensuite on signale comment on vient en aide aux gens qui ont un problème en apparence insurmontable et qui cherchent la personne qui pourra leur venir en aide.Seul un poste de radio pouvait tout arranger, et CHRC l'a fait au moyen d’une émission quotidienne "Qu’en pensez-vous?] diffusée à 2 h.30 de l’après-midi.L’animatrice, Mlle Elise De-Montigny, reçoit par la poste des problèmes de tous les genres imaginables.Elle les soumet à l’auditoire de CHRC et demande à ceux et celles qui ont une solution, de lui téléphoner.Quelques instants après, le tour est joué, une ou quelques réponses sont entendues sur les ondes.De tout et de tous Dans notre chronique précédente nous avons donné un aperçu de ce qui avait été prévu pour la réunion des Jeudis Artistiques et Littéraires.Comme il fallait écrire ces choses avant la réunion elle-même, il convient d’apporter maintenant quelques précisions.D’abord un changement : c’est M.Rolland G.Gingras qui a accompagné au piano le ténor Lucien Ruelland, cependant que Mlle Micheline Robitaille était accompagnée par la jeune pianiste Claudette Denis.Ensuite une surprise : Mlle Hélène Vrazian a lu "Moulin” et "Offrande”, deux poèmes primés de ' Simone Paré, de la Société des Poètes et ds qui les Habitues étaient les invités.* * * Dans son numéro de décembre 1957, le journal "La Floride française” a fait grand état d’une déclaration qu’une jeune Québécoise est supposée avoir faite en avril dernier à la TV américaine, programme Arthur Godfrey.Elle aurait prétendu qu’au Québec on parle un patois.Le journal a publié une vigoureuse protestation (reproduite la semaine dernière dans un quotidien de Québec) ainsi que des lettres de son public lecteur.L’une d’elle contient le paragraphe suivant: "Ou cette demoiselle n’est pas Canadienne française, ou elle n’est pas de Québec.” Voilà justement ce qu’il faudrait établir ! Encore une fois l’organisation du Carnaval fait largement appel, dans ses manifestations populaires, au talent des vedettes de la radio et de la télévision.Ainsi, à la cérémonie d’inauguration officielle par le Gouverneur-Général, les présentations au public étaient faites par Magella Alain de CHRC.Pour la Soiree de "Carnavalades” et du couronnement l’animateur était St-Georges Côté de CKCV (il était aussi animateur du Bal des Bijoutiers quelques jours auparavant).Pour les trois bals populaires du Bonhomme Carnaval, les animateurs seront respectivement Jean Boileau de CHRC, St-Georges Côté de CKCV, et Jacques Larochelle de CFCM-TV qui remplissait le même rôle lors de la Soirée Paysanne au Jeune Commerce.LE VEILLEUR boîte à bois.F w • FEVRIER 1958 Radiomonde et Télémonde Ii 2 ^ * * * * PAGE 23 kZAAAAMM 8 8 *&*• ¦ >:• •> ÿÿ‘:: j ¦:; • WMMB ¦mm V: / ^¦XvivX'iviviWvooe^i »** ^ :*• •• >:'•;*::•••• : :' ¦ m&m- WCM S*?#** ¦ w* c~ «£.Le docteur Wilfrid Pelletier regarde avec un intérêt très vif les détails d'acoustique auxquels s'est arrêté Gratien Gélinas, dans la reconstruction de notre théâtre subventionné : “A quand une salle de concerts aussi parfaite?'' a murmuré l'éminent chef d'orchestre.Et quel confort dans ces bons fauteuils, conçus, dessinés et réalisés spécialement pour la Comédie Canadienne.Lorsqu'on se lève le fauteuil se lève aussi à un angle de 16 pouces.Cela nous change des petites chaises droites de salles de paroisses qui furent l'apanage de nos pères.Scènes de la Vie de Bohême ^(>ryy^y>itC^yoOSC>9OO9C>O9^>9^OOOOOCOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO9OOOOOO^K^ La Comédie Canadienne Reportage Proulx-Tinguely Sur le "pent house" construit par-dessus le toit du théâtre et qur comprend deux pièces distinctes, l'une réservée à la climatisation de l'édifice et l'autre à l'éclairage.L'architecte André Blouin y * met une dernière ma'n.Ken Johnstone, l'adaptateur des "Plouffe" en anglais, s'intéresse vivement au théâtre.Le voici re gardant les nouveaux guichets, et l'emplacement de ce que doit être le vestiaire géant.Gratien Géti nas lui fait visiter les Maux qui seront bientôt connus de tous les Montréalais.Radiomonde et Télémonde 11 PAGE 24 s?.::: 3 FEVRIER 1958 Paul Hébert, qui assiste Gratien Gélinas à la Comédie Canadienne, nous fait voir une innovation dans le monde du spectacle montréalais.Pour permettre aux retardataires de voir et d'entendre une pièce sans déranger personne, on a posé dans le foyer un système de vitres isolantes.On voit, on entend et l'on ne gêne personne ! Le système des coulisses est aussi très f n g é n ieux.Les artistes peuvent faire leur entrée en scène par t r o I s voies différentes.Les larges marches plates de chaque côté peuvent supporter une passerelle sur laquelle les caméras de télévision peuvent aisément circuler le cas échéant.Tout i côté des deux loges qui se-r o n t réservées aux invités de marque.se trouve un orifice pratiqué dans le mur.Il permettra à l'éclairagiste de venir voir les effets produits par ses jeux de lumière.Il permettra aussi au directeur d'avoir une vue en plongée sur la scène.
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