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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 7 juin 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Radiomonde et télémonde, 1958-06-07, Collections de BAnQ.

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MONTREAL, 7 JUIN 1958 No 28 Vol.XX LECLERC liisque chanteur toslilllets «cueilli pur u» fourea»-fMb) * »* rclMI Am retour d'un voyege de quelques semaine* .l'Espagne, puisqu'il «aut l'»PP*'" ***' venir* et d'histoires (sérieuses).mière émission de "Vive la gaîté" pour la • l'émission de vendredi der le mugissement de cet animal qu« DesBaillets ému .Pour eélé C'était complot.s'agit de faire une boni* i merveilleux voyage ei déclarer."H Mandai .1 |.n * ire annonceur Jacques DesBamoT* « .(antes corridas et des flamencos end^ arrivé jeudi dernier la tête pleine ££ ï crKVüL n'avalent*rUnTég'igé, ïa-T «£?i" ‘ • vivant.On réussit • était calme, r.u;.ïr.:«.ffÏH ,u1, n'y a rian » «P™- «£££ ” „„ DesBaillets s'en souviendra, comme ils# sou - - - - belle qu'il ait trouvée l'Espagne, ce a ne a P » "‘/^rendre à l'aimer; je n'.l jamais l mm M ON D E M O N D E LE Cercle du Livre de France, au cours d'un cocktail au Ritz-Carlton, lançait le premier des dix volumes qui composeront son "Encyclopédie du Canada français".Le tome I est l'oeuvre de Jean Béraud (Jacques LaRoche), membre de la Société royale du Canada £\ critique dramatique à "La Presse".Il s'intitule "350 ans de théâtre au Canada français".J'attendais beaucoup de cet ouvrage parce que je connaissais de visu l'abondance de la documentation de l'auteur et j'ai manifesté ici, à maintes reprises, mon impatience de le lire.Il ne m'a pas déçu — cet ouvrage, bien loin de là si ce n'est parce qu'il m'a semblé trop court.Si Jean Béraud avait livré tout ce qu'il a en main à l'éditeur, il aurait fallu que celui-ci imprime deux tomes plutôt qu'un.Et celui que j'ai sous les yeux compte 376 pages bien remplies de textes et d'illustrations.On raconte difficilement un ouvrage •ncyclopédique, surtout quand on a dû le lire en biais pour le besoin du compte rendu.Il faut le relire à tête reposée pour bien fixer dans sa mémoire les précisions d'un compendium destiné aux chercheurs.La liste des chapitres révélera la richesse et l'ampleur des renseignements fournis: "Les précurseurs" (1606-1804); "Les premiers théâtres" (1804-1859); "Auteurs pionniers; grandes tournées" (1850-1893); "Essais de troupes permanentes" (1893-1903); "Adolescence agitée, avec ou sans Sarah" (1903-1910); "Du boulevard du crime au Boulevard" (1910-1922); "L'ère des comédiens en visite" (1922-1928); "Le Stella, crise bienfaisante" (1928-1938); "Compagnons; Gratien Gélinas; Equipe" (1938-1947); ' Notre temps; les grandes espérances" (1947-1958).Que ce classement par ordre chronologique ne vous fasse pas redouter d'entreprendre une lecture difficile d'accès.L'auteur s'est bien gardé du genre didactique ou du ton doctoral.Son texte est souple; il n'est pas celui d'un historien de carrière, mais celui d'un journaliste de classe qui sait renseigner sans "que ça fasse mal".Au fil des pages* il glisse de petites onecdotes savoureuses qui apportent des moments de détente entre les paragraphes sérieux.Voici deux exemples entre plusieurs.Ainsi, en 1851, le directeur du Skerret's Bandbox, dans son annonce de spectacle dans la Minerve publiait cette note : "La presse seule est admise gratis et lorsqu'elle parlera favorablement de l'établissement, à la satisfaction du directeur." Ce brave monsieur n'aimait pas la plaisanterie .Et ceci.C'est une coupure d'un journal pourtant représentatif d'un désir tenace de survivance française : L'Avenir National, publié à Manchester, au New-Hampshlre.TIZOUNE .Sous le titre : "Tizoune attendra les retraitants", on lit cet avis : "Les personnes qui suivent les exercices de la retraite et qui désirent voir Tizoune, à la •aile Practical Arts ce soir, auront le temps de voir à l'oeuvre le fameux comédien car la représentation commencera un peu plus tard afin de permettre |\Xv ".et dire que Jean-Maurice Bailly porte un NOUVEAU complet chaque semaine, lui I " Un centre de confraternité DANS une autre page, nos lecteurs apprendront la nouvelle de la création prochaine de l’Ordre de Saint-Genès, institution qui a pour objet de réunir vers un même idéal tous ceux qui appartiennent au Monde artis-tique ; radio, cinéma, télévision, théâtre, afin de servir et protéger leurs intérêts sociaux et moraux.Quand on aura lu le programme d’activités que propose la prochaine corporation, on comprendra aisément qu’elle ne peut être la propriété d’un seul individu ou d’un seul groupe.Par son envergure même, elle écarte toute idee d’organisation ou de direction exclusives.Pour fonder et mettre en exécution un projet aussi immense dans ses ramifications, il faut la collaboration de tous les.secteurs du domaine artisti-que : interprètes, auteurs, réalisateurs, techniciens et artisans.Et c’est de cette coopération de tous et chacun que surgit l’idée maîtresse de base, ai l’on veut — de l’Ordre : serrer les rangs des multiples composants qui forment le monde du divertissement, en faire une famille une elite, une classe de la Société.A l’heure présente, chaque groupe a son syndicat qui veille sur ses intérêts matériels et c’est très bien ainsi.Mais chaque groupe n’a pas beaucoup 1 occasion de frayer avec les autres.Il est nécessaire que les uns et les autres apprennent à se mieux connaître et comprendre.Pour cela, il faut un Centre où chacun peut fréquenter è 1 abri des différends unionistes éventuels et discuter de mesures propres à améliorer, sur un plan supérieur, le travail et le prestige artistiques.Ce Centre, l’Ordre de Saint-Genès, se veut vouer à l’établir.L’initiative est louable en tous points tant dans son principe que dans ses fins réalistes : aide aux jeunes artistes, maison de retraite, création d’une bibliothèque spécialisée, organisation des loisirs de ses adhérents et coetera.Nous souhaitons ardemment que dans peu de temps, l’Ordre de Saint-Genès hisse le pavillon sur le foyer de "sa famille”.(Suit*) aux retraitants de voir le programme en entier." Ce qui me rappelle au souvenir qu'il n'y a pas très longtemps, au moment que "Les Plouffe" avaient atteint un sommet de popularité à la télévision, un curé de paroisse de Montréal annonça à ses ouailles : "Ne manquez pas votre retraite mercredi soir; vous sortirez en temps pour aller voir 'Les Plouffe'." Ce«| est authentique, je vous le jure.Enfin, "350 ans de théâtre au Canada français" ne peut manquer de séduira tous ceux qui s'intéressent à l'art dramatique chez nous : fervents de la scène, comédiens, professeurs et dilettantes.Nos félicitations à Jean Béraud, présentement en Europe.La collection I'"Encyclopédie du Ca-nada français" paraît être de bonne tenue.Elle est présentée avec couverture cartonnée sous toile grise et noire.Sa composition, sans être fantaisiste dans sa typographie, est nette.Le prochain ouvrage qui sera publié sera : "L'histoire du roman canadien", de Dostaler O'Leary, journaliste de carrière lui aussi.Je me suis attardé, peut-être, sur le tome un, mais c'est parce que je crois que cette histoire est le premier document complet sur les jeux dramatiques (anglais et français) de notre province.qdio^élé 111 i I —.MONDE "le seul périodique exclusivement eonsacré à la radio, à la télévision et à ses artistes” Rédaction et administration i 8430, CASGRAIN, Montréal DU.7-6218 MEMBRR DR L* Abonnement: $3.50 par année lOl le numéro Autorisé coir.m* envoi postal de la deuxième classe par le Ministère des Postes, Ottawa ans dans "Radiovnonde »r SOUS le titre : “C’est l’époque des concours”, Eugène Lapierre fait le dénombrement des diverses bourses distribuées à Montréal pour mérites artistiques, au cours de mai-juin.Puis, non sans malice, 11 écrit : “Le Club Social de Montréal, qui est â l’origine du Gala-Concours du Plateau, est composée d’un« cinquantaine d’hommes d’affaires de la métropole.Imaginez qu’ils ont eu la fierté de trouver insolite que nos étoiles du chant soient obligées d’aller se faire consacrer dans l’Ontario !.Us se sont cotisés entre eux et offrent trois prix extrêmement importants aux candidates (chanteuses) de cette année: $1,000 à la première lauréate; $500, à la deuxiè- me; $250, à la troisième.On annonce même des prix de moindre importance et qui se chiffrent, en nombre,-autour de la douzaine.” Le Club social avait été fondé par M.Edgar Charbonneau.Félix-R.Bertrand vient de confier, aux Montréal-Editions, son volume Intitulé : "La musique è la radio".Jean-Marc Audet inaugure ses Studios d'enregistrements, rue Mountain.A New-York, Marthe Letondal, le soeur aîné* de Lucienne et Ginette, obtient un succès remarquable sous le nom de Madelon Massey.On prévoit qu'elle fera, un |our, carrière au cinéma.Adrienne Choquette publie un roman PAGE 2 Radiomonde et Télémonde aux éditions Pilon.Elle est la cousin* de Robert.ENTENDU sur un programme-questionnaire.Annonceur : “Mademoiselle.Cléopâtre, Napoléon, Victor Hugo, Marie-Antoinette et Hitler ont, dans l’histoire, une caractéristique en commun.pouvez-nous nous dire quelle est cette caractéristique ?” La réponse qu’on attendait c’était: “la gloire”.La candidate répondit : "Ils sont tous morts”.Il fallait bien lui donner le prix.La salle rigolait tant qu’on pensa un moment à arrêter l’émission.L'ARCHIVISTI 7 JUIN 1958 L'ordre de Saint-Genes, un mouvement magnifique Il veut réunir en une grande famille tous ceux qui forment le Monde des arts.En moin» de vingt an», U monde artistique du Canada français a pri» un e»»or fulgurant et des proportions presque inespérées.La radio, le théâtre, le film et la télévision ont ouvert des champs d'action à un nom-bre de plus en plus grand de collaborateurs.Suivant leur fonction, Ils se sont rangés dans divers syndicats pour défendre leurs Intérêts matériels.Des compagnies dramatiques se sont formées et se maintiennent.Les gouvernements ont, enfin, compris que l’art est aussi essentiel à l'homme que le pain.Ils ont accordé des subsides pour le développement de la culture musicale et dramatique, ainsi qu’à d’autres manifestations du souci de la beauté.Tout récemment, le lieutenant-gouverneur de la province de Québec accordait son patronage officiel et ses Médailles d’Or, d’Argent et de Bronze, réservées jusqu’ici aux facultés universitaires, aux méritants de la télévision et de la radio.Un autre pas en avant L’heure est maintenant venue de renfermer dans une superstructure tous les composants du monde artistique et de lui donner le caractère d’une élite professionnelle qui aura sa place désignée dans la société.C’est dans ce but que, par la voix, huit notables du domaine du spectacle (sous quelle que forme qu’il se manifeste) vont prier le lieutenant-gouverneur de leur accorder une charte, suivant la Loi des compagnies de Québec, pour la création d’une corporation dont le nom sera OR- DRE DE SAINT-GENES.Les requérants, délégués de diver* groupes, sont MM.Eugène Cloutier, Gérard Delage, Paul L’Anglais, Adrien Lauzon, Marcel Provost et Mme Mia Riddez.Une famille unie Notons, dès cet instant, que l’Ordre de Saint-Genès n’a rien de commun avec le caractère d’un syndicat ou d’un super-syndicat.n a pour objet de “réunir, en une seule corporation provinciale, les artistes lyriques et dramatiques, les auteurs, les réalisateurs, les musiciens, artisans et techniciens de la radio, de la télévision, du théâtre et du cinéma de la province de Québec” — c’est-à-dire en former une grand* famille vivant dans l’entente et l’harmonie et dont les prérogatives sociales et morales seront défendues.Sa* but* L’Ordre de Saint-Genès se trac# un# lign# d# conduite sévère #t de grand rayonnement.Ses but* sont : —Former un# organisation bénévole et fraternell# entre 1#* adhérents; __Fonder un# centre intellectuel, artistique et social au climat distingué; __Organiser le# loisirs sociaux de» artistes afin qu’ils puissent mieux se connaître et s’apprécier.Ced représent# l’objectif général.Pour le* jeun#* L’Ordre précis* sa volonté de promouvoir, aider ou lancer tout mouvement de théâtre, concert ou cinéma qui aidera les jeunes artistes à se perfectionner.Pour l#s moin* jeun#* L’Ordre se propose d’instituer une maison d’accueil ou de retraite pour les artistes dans 1* malheur ou incapables, du fait de la maladie ou de la vieillesse, de continuer leur carrière.C’est une institution dont le besoin se fait urgent et qui ne peut être que méritoire.Autre* activité* L’Ordre prévoit aussi la fondation d’une bibliothèque spécialisée, où les membres trouveront documentation ou littérature sur leur art particulier.Il verra à recevoir de façon hospitalière et amicale les artiste» étrangers, de passage parmi nous, pour le plus grand bien des nôtre» qui visiteront les pays d’où vieiv nent ces artistes.Il veillera à établir des relations cordiales avec les autorités municipales, provinciales et fédérales afin d’obtenir les subsides ou octrois qu’elles destinent à la cause artistique.Enfin, il (toujours l’Ordre) fera campagne pour la création d’un Panthéon où hommages seront rendus aux célébrités artistiques canadiennes.Voilà les grandes lignes d# conduite de 1’ “Ordre de Sainb* Genès”.C’est un programme magnifique qui ouvre des horizon» prometteurs aux nôtres.Les "Bohémiens" du ont perdu leur "Bon Af.Jean Bertrand et "Music-Hall" Tout Montréal a parlé, depuis un# semain#, d# la situation ftnancièr# d# "Music-Hall", la «ompagnl# d# disque* canadienn# lancé# par M.Jean Bertrand, il y a plu* d'un an, dan* 1# but d# donner au vrai talent du Canada fronçai* la chanc# d# s# fair# #nt#ndr# *ur le* table* tournante*.Sauf le soussigné, tout I* monde ?n a parlé à tort et à travers.J* le dis avec autant d» netteté pour une raison bien simple : un confrère, Serge Brousseau — qui est beaucoup plus occupé à chercher noise qu'à faire de# examen# honnêtes — m'accuse dans ses colon es, cette semaine, d'avoir été l'instigateur de cette rumeur de , "faillit* Music-Hall".| Faux.’ Le 28 mai, à "Rufl sur l'Onde" (CKVL, 1 heure), |e disais ceci t "La compagnie de disques Music-Hall, dont les enregistrements avaient fait fureur lors de leur lancement (et qui sont encore très écoutés) convoquera une assemblée des créanciers, voulant prévenir la faillite possible.Chantent pour Music-Hall : Jean Pa-quin, Estelle Caron, Lucille Dumont, Yoland Guérard, Rin# Ketty, Dominiqu# Michel et plusieurs autres.L# directeur de Music-Hall, M.Jean Bertrand, est présentement à New-York; l'assemblée des créanciers aura lieu le 13 juin prochain à Montréal." — (Copie de ce texte, filière 28 mai, station CKVL).Des auditeurs, déformant la phraséologie d# la nouvelle, ont semblé vouloir induire d'autres stations radiophoniques de Mont* réal en erreur, puisque, quelque* heures aprè* CKVL, deux poste* annonçaient "la faillit# de Music-Hall".Qu'on n'impute pas, de grâce, à CKVL tous les péchés d'Israël I SI d'autres stations construisent mal leurs phrases, si elle# donnent des nouvelles inexactes, Il n# faut pas s'imaginer que CKVL se fera I# gardien de leurs Imes.M.Jean Bertrand lui-même, qui • vérifié l'authenticité d# tout# l'affaire, est le premier à recon-naître que le soussigné a été I# seul à donner la vraie version sur sa situation financière.Serg# Brousseau requlescat In pace.André RUFIANGI (par Mario DUUANI) L#s acteurs, les auteurs, l#s metteurs #n scèn# et, #n général, tou» l#s "toqués" du théâtr# sont habités par un# âme murgerienn#.Evidemment, la bohèm# artistique d# Montréal 1958 n'#st pas comparable à cell# d# Paris 1830.Quoiqu'ils fassent, leurs héros n# A Montréal n était logique #t fatal qu# nous ayions eu aussi à Montréal (surtout au cours de ces dernier» vingt-cinq ans) de* “fous du théâtre” ayant risqué un argent qu’il» n’avaient pas pour monter de» spectacles, des “saisons” entières, jouant quitte ou double( parfol», sur une production artistiquement excellent#, mai# qui n# pouvait Me Maurice Gou-drault, fumant la pipe à I'll# Perrot, dans le vivoir de la maison d'été des "Orner Renaud", vieille de 17S ans.y juin 1*M connaissent pas cett# "faim" qui, d'après I# peintr# Vian!, •st I# produit "d'au moins un# longue anné# d'appétits refoulés".Et s'il y en a, parmi eux, quî "mangent de la vache enragée", c'est plutôt parce qu'ils sont végétariens 1 Néanmoins, si le fameux roman de Henri Murger — dont le» protagonistes ont réellement existé — semble dater d’avant le déluge, combien de gens, même dans le Pari» d’avant guerre, se sont brûlé financièrement les aé les avec où à cause du théâtre?Il suffit de citer Firmin Gémier, Dullin, Loui» Jouvet et le grand Antoine, tous sauvé# grâce à dee appuis officiels.et pas donner des profits à cause des dépenses excessives qu’iis étaient obligés d’engager et de la lenteur du public à bouger.H y eut ainsi des déficits très lourds.Je ne citerai qu’un de no» meilleurs comédiens et metteurs en scène, qui solda ses initiatives par la perte de quinze mille dollars! Naturellement, les fournisseurs, qui avaient fait facilement crédit avant, devenaient exigeant» au lendemain de la déroute.Et comme les débiteur» travaillaient presque tous pour Radio-Canada, ce fut ici que commencèrent à pleuvoir le# saisies et le* oppositions.Heureusement pour eux, les “poursuivis” avaient, san» même le savoir, un ami compréhensif, adroit, tolérant, silencieux, gagné d’avance à leur cause.C’était Me Maurice Goudraulh i.i.Maurice Goudrault Né à Arthabaska — pays de Sir Wilfrid Laurier — dans l’une des années de la “Belle Epoque”, Maurice Goudrault se fit recevoir avocat et "pratiqua sa profession dans l’une des études légales les mieux connues de la métropole, jusqu’à sa nomination à Radio-Canada, en juillet 1938.Il y fut chargé de l’interprétation de la loi sur la radiodiffusion et de la mise en vigueur des règlements de la radio nationale.Les postes privés n’eurent qu’à se féliciter de leurs relations avec lui.Très rares ont été les problèmes auxquels Me Goudrault — bien connu pour ses idées libérales en toutes choses — n’a pas trouvé de solution satisfaisante pour les partie» en cause.Depuis cinq ans, à cette charge, il s’en était ajouté une autre: celle d’aviseur légal, ce qui le mit en relation constante avec tout le personnel de la Société et le monde des artistes, à qui il a prodigué — avec cette pointe d’humour qui lui est particulière — non seulement son estime et son amitié, mais aussi ses conseils et ses avis, afin de trouver des solutions à leurs pe-tits et grands problèmes.Départ discref Le premier mai dernier, Me Maurice Goudrault a pris sa retraite .Avec la discrétion et l’élégance de manières qui le caractérisent, il est allé vivre avec sa charmante épouse Léa sur les hauteurs de Sainte-Adèle, dans une maison qu’il s’est fait construire à son goût et qu’il quitte un jour par semaine afin de venir voir ses nombreux amis de la métropole, qui ne veulent pas oublier ni sa gentillesse ni sa bonne grâce.Heureusement, un jeune, Me Antoine Tachereau, suivant les traces de son prédécesseur, s’affirme déjà digne de sa lourde succession.Et les “Bohémiens ’ du théâtre ont d# plus en plu» l’impression qu# l’esprit ‘ Bon Apôtre” est resté dans le bureau du nouvel aviseur légal.PAOI t immuiiiiiiiiiiiiiii' Par RAYMOND GUERIN Wmm iiiiiiiiimmiiiimïi ^ ,‘iiw ¦>•¦'¦¦¦ miwm.> ¦¦¦ y ¦¦ y lllllll ¦ ¦ .-: :•: ¦ < < < >.'.mmmm ^Wi Qu'on se souvienne de ces artistes I Plu« «lie élague •es concurrents, plus elle approche de la fin, plus elle va s’amenuisant en achevant .son parcours, “La Couronne d’Or” revêt un “suspense” normal et attendu, qui peut quand même faire dévier de ce qui aura été sa véritable utilité.On en est aux finales.Il y aura des gagnants couverts de gloire et de récompenses, n est à peu près entendu que ce sera pour eux — pour ces quelques choyés — le début d’une carrière professionnelle assurée.Mais les autres ?Les réalisateurs, les imprésarii Vont-ils oublier tous ceux qui ont fait preuve de qualité, et de grande qualité, tout en étant éliminés par le jury de l’émission î II est à espérer que leur disparition du concours ne signifie pas forcément leur relégation dans l’oubli.Il est à espérer qu’on ne sera pas assez borné pour dire : “Eh bien ! M.X ou Mlle Y ont gagné la ‘Couronne d’Or’ — eux seuls méritent d’être employés.” Ce ne serait pas juste.Recrutement inutile ?Que les vainqueurs soient lancés dans la carrière, très bien.Mais qu’ils soient les seuls, non pas.Autrement, toute cette gigantesque mise en scène n’aura été qu’une folle dépense d’argent, à l’échelle nationale, pour le recrutement d’une simple dizaine de noms additionnels au rang de nos artistes .Les vainqueurs auront déjà cet avantage sur les autres d’être lauréats, portés aux nues et récompensés matériellement et substantiellement.Voilà leur distinction première.On en connaît bien quelques-uns, toutefois, parmi les concurrents éliminés, qui valaient bien leurs congénères plus chan-\,ceux.A la dernière émission, M.Donald Thompson te distingua au clavecin, dans une oeuvre de Rameau.M.Lenoblet-Duplessis joua brillamment, mais avec moins d’éclat qu’il ne l’avait déjà fait.Mlle Aline Gagné, une agréable diseuse de Matane, aurait peut-être produit plus d’effet si elle ne s’était assise au piano.Elle chante fort bien.Mais elle a ce défaut, propre aussi à Guylaine Guy, d’insérer des “H” partout dans ses paroles : “le ciel est hà moi”, etc.L’école haletante.M.René Jourdain, séduisant ténorino, fit quelques gestes plastiques en chantant "Pour un Peu d’Amour”.Automatisation Trop didactique, cette dernière présentation de “Temps Présent”, au chapitre de l’ouvrier spécialisé.Scénario et dialogues étaient assez bien construits, mais les acteurs manquaient de conviction.Et cette discussion finale entre M.Teddy Bums-Goulet et M.Chartier, toute méritoire dans sa conception, faisait un peu salle d’école.C’était long, pontifiant et entièrement dépourvu de naturel.Quand même, la série provient d’un' excellent motif qui passe bien avant ces lacunes.le temps des Roses Ce fut la comédie de quiproquos à son plus typique.“Deux Douzaines de sRoses”, une plai-sante oeuvrette, méritait à coup sûr de passer au Théâtre Populaire dimanche soir dernier : du théâtre badin, sans prétention comme sans génie, dont on pouvait deviner à l’avance toute la mécanique familière.Voilà bien le genre de pièce qu’il faut offrir à l’occasion, quand la fin de semaine tombe à son déclin et que les auditoires alanguis ne tiennent plus guère à “concentrer” sur des données sérieuses.Aldo de Benedetti, qui est, un peu, comme le Verneuil ou le Roussin d’Italie, n’était pas in- Deux films GINETTE LETONDAL En beauté connu des spectateurs de CBFT, car déjà deux de ses comédies “à situation” avaient déjà pris l’affiche au Théâtre Populaire (“La Jeune Veuve” et “Les Dernières Cinq Minutes”).Le confrère Mario Duliani a encore placé cette fois son talent de traducteur et d’adaptateur au service de Benedetti, pour nous donner une amusante version de cette histoire qui, au fond, était sans origine spécifiquement nationale .Elle se déroulait à Rome.Mais New-York, Paris, Montréal ou Sorel auraient tout aussi bien pu lui servir de décor 1 Pour faire diversion .Deux jeunes époux, tout en s’aimant, semblent un peu las l’un de l’autre.Il leur faut à chacun “un change”.Non pas qu’ils aient l’intention mutuelle de se tromper, mais une petite brisure à leurs habitudes ne peut que ragaillardir le conjugo.Madame décide donc d’aller aux jeux d’hiver à Cortina.Alors qu’elle est allée faire BRUNO CYR En voyage une course en ville, le téléphone se fait entendre.L’époux répond.C’est une beauté romaine qui, à l’autre bout du fil, s’est trompée d’échange et, croyant appeler un fleuriste, ordonne qu’on lui envoie deux douzaines de roses écarlates.L’époux, jouant le jeu, accepte la commande: cela tombe pile.Puisque sa femme s’en va, pourquoi n’en profiterait-il pas pour se livrer à un divertissement innocent (dit-il), qui lui rappellera ses grandes manoeuvres de célibat?A chaque jour, il enverra donc des fleurs à la belle dame, histoire de ne pas se rouiller.Et chacun de ces envois sera accompagné d’un brûlant madrigal, signé “Mysterioso”.On verra bien où cela mènera, confie-t-il à un ami complice.L'école des maris .Il fait venir les fleurs, compose une épître sentimentale qu’il y attache.Il ne s’agira plus que de les envoyer à la dame.Il s’absente du salon.Sa femme revient, aperçoit le bouquet, y lit le message, croit qu’il lui a été expédié à l’insu du mari par un admirateur inconnu.C’en est fait: elle ne part plus pour Cortina! Et le mari est pris & son propre piège.Qui plus est, il nait en son coeur une sorte de “doutan-ce”, comme dirait Yves Thériault.Il veut donc constater jusqu’à quel point sa femme peut résister aux assauts de Cupidon.Renversement des rôles; c’est cette dernière qui recevra les fleurs quotidiennes, avec leurs billets doux.Bal masqué, promesse de rendez-vous, etc.Elle ignore encore que le séducteur est son mari.Mais les choses s’arrangeront, non sans qu’elles manquent tourner au pire.Comédie conventionnelle, où la logique en prend un peu pour son compte dans les scènes finales.Le tout fut joué rondement et consciencieusement — mais sans exploits — par Ginette Le-tondal et Jean Coutu, et de façon amusante par Roland Chenail qui, sans cette composition réussie qu’il donna à son personnage, aurait eu en vérité un rôle bien terne.Bonnes images de M.Bruno Paradis, avec d’excellentes transitions filmées.Ce n’était pas comme du vrai Shakespeare, mais c’était quand même du bon cinéma, cette version doublée du “Marchand de Venise”, avec Michel Simon, que nous présenta CBFT la semaine dernière.Au domaine du doublage, cependant, on s’est rendu compte dimanche dernier, avec la projection de “La Proie”, qu’il n’était pas toujours facile de rendre l’ambiance originale d’une oeuvre.L’on se souviendra peut-être que ce film, intitulé “Cry of the City” dans sa version originale américaine (il y a dix ans), était l’une des oeuvres les plus fortes, avec le plus d’atmosphère, que l’on ait vues dans ce genre.Mais l’on peut difficilement traduire la voix mordante de Richard Conte.Et puis, “Cry of the City” était de cette sorte de bande qu’il fallait voir dans le recueillement d’un vrai cinéma.D’autant qu’il y eut mélange dans le montage, dimanche dernier, et qu’une des bobines fut intervertie; ce qui n’aide pas à la gradation d’un “suspense”! JEANNE DESJARDINS En voix "Savez-vous." : 2e édition On peut tout de même prononcer un premier jugement sur la nouvelle version de “Savez-vous Voyager?”.Il y a sûrement progrès.M.Bruno Cyr est un animateur affable et bien disant; l’on a éliminé les “entrevues” personnelles avec les concurrents (“Qu’est-ce que vous faites dans la vie?” “Vraiment?” Ce doit être intéressant!”); toute l’émission roule à plus vive allure; et l’on “pitonne” beaucoup moins; de fait, de tout le branle-bas sonore autrefois employé, il ne reste que le timbre par lequel les concurrents proclament connaître la réponse.Tant mieux! Reste encore ce souci de compliquer un peu les choses.Mais il faut donner de l’intérêt à l’émission! Suggestion: si un participant doit se rendre en Italie, pourquoi n’emploierait-on pas un panneau géographique à l’échelle internationale, tout préparé, sur lequel seraient marquées les véritables routes qui peuvent y mener?Des trois ou quatre chemins principaux à prendre, le participant fe-rait son choix.Et alors, selon ce choix, les questions préliminaires s’appliqueraient à ce tracé parti-culier — toujours en partant du Québec.Autre suggestion: cette musique “d’atmosphère”, qui revient accompagner les méditations des concurrents, devient vite monotone, parce qu’elle ne change jamais.Pourquoi ne pas préparer une série de disques appropriée aux pays visités?On passerait de la czardas au bel canto avec plaisir.la Bêtise.On donnait l’opéra ces jours-cl au Forum; les té léspectateurs, de leur côté, ont été gratifiés d’un aria plutôt réjouissant composé et chanté par M.Jacques Brel au dernier “Music-Hall”.Ce “Grand air de la bêtise”, extrait de “La Vie quotidienne”, peut compter comme un chef-d’oeuvre ou comme une exhibition de cynisme gratuit — cela dépend des dispositions dans lesquelles vous vous trouvez.Il peut sembler le fruit d’une profonde méditation philosophique sur la condition humaine — comme il peut paraître tout bonnement le résultat d’une pensée quasi-adolescente, où il est de bon ton de “se révolter”.A chacun d’en faire sa part.Quoi qu’il en soit, il ne fait aucun doute que M.Brel possède un immense talent de satiriste et une grande autorité sur l’écriture parlée ou musicale.C’est un artiste tout plein, sans aucune erreur possible.Il écrit de belles choses, qui ne sont pas du tout aussi simples qu’elles peuvent le paraître.De là à la classer au rang de Léo Ferré, comme certains le veulent, j’estime qu’il y a quand même une marge — laquelle sera surtout comblée par la maturité de* ans.Kate Smifh ?Le même “Music-Hall” nous fit entendre Mme Jeanne Des jardins, dans quelques succès populaires américains (toujours agréables) et des extraits d’opérettes.Un peu à la gêne, semble-t-il, au milieu de toute cette vast* production dont a voulu l’entourer, Mme Desjardins nous a prouvé qu’elle possède toujours l’un* des plus belles voix que nous ayions.Paraît-il qu’on l’a déjà surnommée la “Kate Smith canadienne”» Cela devient ennuyeux, de toujours entendre ces comparaisons, de toujours chercher ailleurs des points de repère et se raccrocher aux gloires étrangères.Elle est Jeanne Des jardins.Voilà tout.Qu’on lui laisse, à elle comme aux autres, son individualité! paqi 4 Radiomondo ©t Télémonde l Juin 1958 IRDANT LA BOITE AUX IMAGES i *• ' _ j»b- »«•* PORTRAIT AERIENNE COULEURS Studio : 1231 ouest, Ste-Catherine Prop.GEORGES TINGUELT Cours de 4 mois Par correspondance de la 4e à la 12e année Diplôme et examens - $3.00 par mois Livres fournis gratuitement pour la durée du cours ECRIRE POUR RENSEIGNEMENTS AVIS» Les prochains cours débuteront le 27 juin.Aucune ___inscription ne sera acceptée après le 23 juin 1958.INSTITUT NERON — Dépt 9 — C.P.3094 ST-ROCH, QUEBEC.P.Q.TOUR DE CHANT CLAIRETTE vous offre la possibilité de mettre au point votre TOUR DE CHANT à des conditions des plus avantageuses.• POSE DE LA VOIX • PRESENTATION • DICTION et INTERPRETATION Enregistrement sur disque ou bande sonore Appelez CLAIRETTE WE.3-5734 dULl^Utf» Dltn uuiwyi IV —- 1 7 juin «»s* Radiomonda et Télémonde PAGE S JACQUES BREL: "C'est Félix Leclerc qui m'a poussé vers la chanson" SOYEZ BELLE ET SEDUISANTE • Mesdames et mesdemoiselles, pour votre ligne, rien de mieux que la culture physique • Vos hanches, vos jambes, vos cuisses seront parfaites • Chez Olyvine, chaque cas est étudié individuellement (et discrètement) 6 LEÇONS POUR $9.00 ChezOLYVINE Cours du lour st du soir.10 a.m.6 9 p.m.STUDIO DE CULTURE PHYSIQUE 6038, ST-ANDRE (coin Bellechasse) - CR.7-6213 A bord do "L'ILE DI FRANC!", paquebot sur lequel les membres de la troupe du TNM ont fait la traversée, avait lieu, la semaine dernière, une joyeuse fête pour marquer l'anni-versaire de naissance de Denise Pelletier.On voit id l'héroïne entourée d'Huguette Oligny, Jean Gascon, M.et Mme Guy Hoffman, Jean-Louis Paris, Jean-Paul Jeannotte, André Gascon, Jean-Louis Roux, Robert Prévost, Marcel Cayouette, Gaétan Labrèche et autres.page 6 Radiomonde et Télémonde 7 juin 1958 /P
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