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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 29 avril 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1944-04-29, Collections de BAnQ.

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SEPT SOUS LE NUMERO • ' R i I) D I I § i ¥ A r‘HOTO! STUDIO DESAUTKIJ» AVRIL 20 — MONTREAL, •' .-i-: P&>.- * ' * - ¦ *¦ >'" Paul Leduc Directeur Scenario graaciucmei nar la Cic France ¦r.,.-.- •; wt: V.* t $sr Radiomondc $ 29 AVRIL 1944 PAGE 2 VOLUME VI — No 20 MONTREAL, 29 AVRIL 1944 2JLL& REDACTION-ADMINISTRATION : 1434 OUEST, STE-CATHERINE TEL.PLATEAU 4186 MONTREAL 3 i/onâ faites un 0 /• / /Jardin de Kj lierre.Cette année, les cultivateurs agrandissent leur jardin et les citadins qui n'ont jamais vu pouss-er les légumes ailleurs qu’au marché, songent eux aussi à devenir maraîchers.Tandis que la rationnement resserre son étreinte, on fait savoir que la production agricole ne saurait être trop forte.C'est pourquoi il doit y avoir des jardins de guerre.Ce serait une splendide affaire si l'amateur de laitues ou de petits pois n'avait qu'à dire : "Que le jardin soit !” Il n’en est malheureusement pas ainsi.Le moindre lopin de terre cultivée demande du travail, des soins, des rudiments de science agricole.Et voilà perplexe le jardinier novice.Pout se tirer d’embarras rapidement, il n'a qu'à t'«u*fter la manette de son appareil de radio.S'il écoute, comme le fait le cultivateur compétent, le programme du "Réveil Rural", il acquerra vite les notions d'agriculture dont il a besoin.Quand 1 étude l’aura fatigué, il se reposera en écoutant des airs anciens.Car c’est par une chanson qu’on lui apprendra à “planter des choux à la mode de par chez nous”.Le programme du "Réveil Rural est diffusé tous les jours, sauf le dimanche, entre 12 h.35 à 1 heure, p.m.par les postes français de Radio- Canada.e malheureux si on n'encaisse pas S1S0 par semaine, que cela soit ou non au détriment de la radiophonie.Il ne reste plus qu'à freiner cette gourmandise dangereuse.C’est là, je ci\>is, un pouvoir de la Guilde des directeurs.Celle-ci est une réunion des principaux réalisateurs, c'est-à-dire des personnes qui, en définitive donnent des engagements.Cette Guilde ne considérerait-elle pas de son devoir d'instituer un système coopératif par lequel, chaque directeur s'engagerait à ne pas faire jouer un interprète à moins qu’un laps de temps ne se soit écoulé entre le rôle à offrir et le dernier qu'il a tenu dans la journéeT Système facile à établir, je crois.Il suffirait de dresser un tableau des émissions de tous les postes et d'y inscrire le nom des interprètes.D’un coup d’oeil, un préposé à cette compilation pourrait t) ouver le détail des activités quotidiennes de chacun des a’listes et les réglementer.Peut-être arriverait-on ain.si à laisser aux réalisateurs le loisir de mener des répétitions convenables; aux artistes, un moment pout respirer; et an public, la satisfaction d'écouter des programmes où l’improvisation n'aurait plus sa place et qui seraient d'une qualité meilleure.L’industrie de la radio s'en porterait beaucoup mieux.René-O.BOIVIN consacré exclusivement aux artistes de la radio « 0 Jfadiomondc % d 20 AVRIL 1014 PAGE 3 SIMONE FLIBOTTE Interview exclusif à Radiomonde Elle est jeune, elle e*t jolie, elle a du talent à en renvendre !.Elle est Simonde Flibotte ! Une lectrice demandait l’autre jour : “Pourquoi ne pas interviewer plus souvent des vedettes féminines de la radio ?” Eh bien, elle est servie ! Elle ne nous blâmera certes pas de notre choix pour cette semaine ! -\n.1786 Fronted le jeudi ('IlLP 12 H.lft-12 h.30 “ÇA RAVIGOTE" “LE PETIT CAFÉ DU COIN” Le sketch le plus amusant de la - saison - CKAC MONTREAL 7.00 P.M.MARDI-JEUDI CHRC QUEBEC 6.45 P.M MARDI-JEUDI cès.Si on l’interroge, elle s'exclame aussitôt: “vous ferlez peut-être mieux de ne pas dire ceci.ou cela.Ditee-en le moins possible.Juste le nécessaire.voulez-vous?’’.Mais tout Journaliste se doit d'être indiscret.11 doit peneer avant tout à informer ses lecteurs Pour ceux qui aiment les précisions, et ils sont légion, nous commencerons par une description physique, ceci pour plaire à ceux qui attendent impatiemment ia télévision.Nous résumerons, car.après tout, c’est de peu d’importance.Disons toutefois qu’elle est grande, soit 5, 8 pouces, bien proportionnée, éblouissante de jeunesse et de santé, athlétique; qu’elle a les yeux pers et les cheveux bruns ondulés, très soyeux: un sourire charmeur, qu'elle adore tous les sports, surtout la natation.ia bicyclette et le tennis, mais qu’elle a peu de loisirs pour les pratiquer, le consacrant tout à l’étude du chant et du piano.Née à St-Pie de Bagot, elle vint habiter Montréal alors que très jeune .Elle est neé le 10 février 1922 ce qui lui donne à peine 21 ans.Elle fit sas études anglaises et française chez les Soeurs Jésus-Marie.Dès l’âge de 8 an6, elle commença à s'intéresser à l'étude du piano, continuant plus tard ses études avec Mlle Lefebvre et, aujourd’hui, Mme Choui-nard.Elle étudie le chant depuis plus de 5 ans.Elle est l’élève de José de Laquerrière’ après avoir travaillé avec Salvator Issaurel et M.Roberval.Elle fait partie du choeur de France dont M.Dela-querrière est directeur.Ajoutons qu’elle chante non seulement en anglais et en français, mais au sel en italien et en allemand.Elle suit des cours de solfège et d'harmonie à l’Ecole de Musique d’Ou-tremont.A maintes reprises, elle chanta comme soliste dans plusieurs institutions de la ville de Montréal.Félix Bertrand, organiste bien connu et membre du personnel de CKAC, est l'un de see plus habiles professeurs.Elle lui est redevable en maints points de sps rapides succès, ce qu’elle se plaît d'ailleurs â reconnaître.Ses débuts à la radio Ce fut en 193 9 qu’elle fit ses débuts à la radio.On voit qu’ils sont tout récents.Elle se présenta au programme “Nos Talents Locaux’’, avec comme annonceur le sympathique Michel N'orman-din, du Poste CHLP qui lança tant de vedettes sur nos ondes.Puis ce fut à CKAC avec Ken Solde.Chaque fols, elle remporta le premiers prix.Plus tard, elle fit une tournée des camps militaires avec les artistes de CKAC.Son premier programme important fut au mois d'août 194 2 au programme “Première Audition’’ à CKAC sur l’invitation de Paul-Emile Corbeil, un autre qui n’a jamais manqué d'encourager les nôtres bien doués au point de vue musical.Elle chanta, lors de ce programme, “Mon coeur s’ouvre à ta voix”, "Le Colibri” et “L’Ha-banera” de “Carmen”.Sa voix riche de “mezzo - ooprano” fut très goûtée des Aidiophiles.Elle eût par la suite deux récitals, toujours à CKAC, puis elle fut invitée comme artiste au programme de Félix Bertrand, le dimanche soir, et le samedi soir (CKAC) aux “Charmes de la Solitude” et à “Hommages”.Simonne Flibotte fait partie du Choeur de l'Opérette: elle suit de plus les Cours d’Art Dramatique de Mme Dorsenn.Ses râres loisirs, elle les occupe à la lecture.Ses auteurs préférés?.Lamartine, Hugo, Longfellow, Bordeaux, et autres classiques ou auteurs des mieux connus.Ses projets d’avenir?.Faire plus tard de l'Opéra et du Concert- Mais elle sait très bien que pour arriver à ce résultat, elle doit étudier et encore étudier.C'est pourquoi elle est toute heureuse de partir le 1er mai prochain jKHir Philadelphie où eli'e a été récemment invitée à subir une audition, ce que son talent - té.C’est à ce même Institut Curtis qu’est présentement une autre gentille et très jolie concitoyenne que nous avons entendue à la première émission de L’Heure de la Victoire, Pierrette Alarie Nous ne voulons pas terminer cette entrevue, style un peu trop “télégraphique”, vu l’espace restreint, sans oublier de dire que Simone Flibotte fut l’une Jes artistes invitées &u concert d'adieu (en attendant un prochain au revoir) de Claire Gagnier, le 31 octobre 19 13.Lee applaudissements qui l’aecueiiilirent furent une preuve de plue que les mélomanes montréalais savent apprécier les leurs.Le 3 novembre 194 4, elle fut l'une des trois artistes que Mme Sarah Fischer présenta à la Galerie des Arts entendue précédemment à l'Ermitage.Elle interpréta lors de ce concert “Printemps” “Beau soir”, de Debussy, “J'ai pleuré en rêve”, de G.Hue, et “Le Printemps”, de Rachmininoff.puis un extrait de ’ Samson et Dalila” et _ de® mélodies de Chausson.Tous ceux qui souhaitent ou qui aiment voir les nôtres s’affirmer dans !e domaine musical par leur talent réel, souhaiteront à Simone Flibotte la meilleure des chances dans la carrière où elle saura sans aucun doute nous faire honneur, car, répétons - le, eOle est jolie, elle a de ia personnalité, elle est ardente à l’étude, ce qui compte avant tout.C’est pourquoi Simone Flibotte REUSSIRA! - rcau.on s’en souvient, a été retenu au lit pendant quelques semaines mais sa santé s'étant grandement améliorée il sera en mesure de donner son récital le 8 i îai prochain.Le récital Jean Panseieau aura II teste encore d’excellents billets chez Willis et chez Ed.Archambault.Récital JEAN DANSEREAU le 8 mai lieu le 8 inai prochain à l'Audito rium du Plateau.M.Jean Darse Les Chants du Jour! DEMANDEZ LES DELA NOUVELLES MELODIES I ersiort française de.'A Alys ROB1 Le Chemin de la Victoire |y (The Road to Victory) C’est ça l'amour (It’s Love, Love, Love) En vente au comptoir de musique chez DUPUIS FRERES LIMITEE.8G5 est, Ste-Catherine, Montréal.THEATRE ARCADE du 12 au 18 MAI (matinées et soirées) VIE DE FAMILLE 1944 ou C’EST UN MAUVAIS GARÇON Comédie dramatique en 3 actes par HENRY DEYGLUN en vedette MARCEL JOURNET avec RENE VERNE M I A R 1 D D E Z HENRY HUGUETTE OLIGNY RENEE L O R R A 1 N E DEYGLUN VENDREDI ET SAMEDI 19 ET 20 MAI A DRUM MON DM I,LE DIMANCHE le 21 MAI à STANSTEAD MARDI le 23 MAI à DONNAI'.ON A LUNDI le 22 MAI à CHATEAUGUAY MERCREDI le 24 MAI à TROIS-RIVIERES PAGE 4 Radio ni on de 29 AVRIL 1944 /?nt A U MiCRO ET SUR US RE ANCHES aZe /HêcuÂJLy BILLET du JEUDI Avez-vous déjà pensé, chers lecteurs, à la somme de courage qu’il faut parfois à un artiste pour réussir dans sa carrière?J'ai déjà écrit pour RADIO MONDE un •billet du jeudy dans lequel je retraçais quelques faits émou-vents à ce sujet.Dan« son livre '•Journey among warriors”, qui est un magnifique reportage sur les fronts alliés, Eve Currie nous raconte, entre mille anecdotes, le courage duo artiste polonais.Par son illustre mère, Eve Currie possède des attaches familiales en Pologne, ce qui explique tout l'intérêt qu elle a toujours porté a ce malheureux pays.De passage à Kuy-byshev, notre aimable journaliste rencontra des soldats polonais qui s’étaient joints à l'armée russe, pour combattre l'ennemi com- E1 rade demanda à l'un rourquoi il était e au lieu d'être champ de ba-ivec sas canin-.itc C^harfes (fêoijcr choisi comme prince Boyer.C’est lui qui demande, qui pu passer pour «pertinente, fut bien cueillie par le soldat ii répondit: Je suis venu tout du front pour inner, ce soir, un ré-lal de piano.Ah! vous êtes pia-ste .c'est très sant.Il y a quelques années j’ai été l'heureux gagnant du prix Chopin à Varsovie.Mes compatriotes et moi, qui sommes en Russie, avons pensé qensé que la meilleure façon de faire connaître l'âme polonaise était de jouer notre musique aux soldats alliés.— Avez-vous trouvé un piano, au moins?Oui Mademoiselle, j'ai pu localiser un vieil instrument qui ma donné toutes les peines du monde pour être accordé, je crois qu'il tiendra le son jusqu'à la fin de la soirée.Cet homme, nous dit Eve Currie, manquait visiblement de tout: hâve, déguenillé, 11 avait eu, durant l’hiver, les doigts partiellement gelés: à force de courage et de ténacité 11 avait pu, à la longue, les ranimer et s’en servir convenablement.Devant un parterre d'officiers et de soldats russ-s, son récital fut un immense succès.Malgré la guerre! la captivité de son peuple! musicien courageux était venu pour accomplir un' mission, celle de faire revivre l’âme polonaise dans sa gé-musique.nialc En mars dernier, j’assistais à la soirée de Marianne, en exil, a consort le célèbre Charles représente la France à Hollywood.C’est lui qui représente l'art cinématographique français, dans le momie entier.Marianne a bien choisi.Jamais prince plus élégant, plus charmant ne pouvait lui servir de ministre plénipotentiaire.II en a l'allure, il en a les moyens, il en a surtout la culture.Charles Boyer, ce n'est pas un vulgaire cabot dont le succès a été bâti à grand renfort de publicité.Avant d'être reconnu à Hollywood, il avait été reconnu par le cinéma français.Et, bien avant d’être consacré par le cinéma, il était acclamé par les habitués des grands théâtres de Paris.Je me souviens de l'avoir applaudi lorsqu'il créa “Le bonheur", d'Henry Bernstein, avec Yvonne Printemps, au Gymnase.Je me souviens qu'après le spectacle, il pleuvait, et qu'en dépit de la pluie, la foule s'était groupée à la sortie «les artistes, pour acclamer son favori.Je me suis joint à la foule.I)c ma vie, seuls, Charles Boyer, Victor Francen et madame Secoml \ cher, on fait de moi un badaud.Boyer enfin parut.I.es mains étant occupées à tenir le parapluie, le sac.les gants, le programme ou le chapeau, on n'applaudit pas.Mais on cria: “bravo!" .l u vieux monsieur, à côté de moi, fit à mi-voix: “bravo, petit!" puis il rebroussa chemin on toussottant.Charles Boyer, le col relevé, le chapeau rabattu «tir un oeil, courait sous la pluie, entre la double haie «l'admirateur* qui allait de la sortie jusqu'à la portière de sa voiture.Là, il se retourna, d’un coup «le l'index, il releva son chapeau, offrit à tous le charme «le son sourire et dit: “Merci .merci mes amis.Mais vraiment, pourquoi vous enrhumer sous la pluie?’’ Et line ancienne habituée «lu café de la Madeleine «le «lire, avec le plus pur accent «le la Butte: “Ce «ju on s'en fout, «le s'enrhumer, tu penses, «piand il s'agit de reluquer ton sourire!” Mais Boyer était dans sa voiture.Avant de fermer la portière, il nous fait à tous un geste amical de la main.Et chacun prit pour lui, le bonsoir collectif de la grande ve«lette.Et la poule «1 ajouter: “Qu*est-ee que tu veux, moi, je le g«»be, ce petit!” Et moi aussi je le gobais.Et je le gobe «lepuis ce temps-là.Je revoyais Charles Boyer, de près, pour la première fois, à la conference de presse «pi'il donnait au Bilz.jeudi matin.Nous étions là.une douzaine.I ne douzaine de muets.On nous avait «lit I, Quel»ce.a LISEZ BIEN CECI La psychologie est une science offrant un intérêt à tous et à chacun.Ne livrez rien au hasard, car le succès auquel vous aspirez ne dépend que de vous-même.Pour connaître une réussite réelle et durable dans une entreprise, il faut de toute nécessité développer certaines qualités morales, intellectuelles et physiques.I.a psychologie vous aidera à comprendre la raison des insuccès en affaires et en amour, les moyens d’être heureux, de réussir en tout, même au point de vue social.Bureau de 1 lire à 9 lires p.m.Professeur A.ROBERT 157.1 MONT ROYAL KS I Abonnez - vous à.CV»I le meilleur moyen de voue assurer la Icclnrtf régulière île Radiomonde.Découper le bulletin ci-des«ou# et mettez-le à la poste dèê aujourd'hui, «ecompagné d’un mandat postal, à Radiomonde, 1134 ouest, Sainte-Catherine, Montréal.— TARIF — f adresse 52 numéros $2.50 /Vom 26 “ 1.25 13 “ ,70t de ses musiciens peut donner à réfléchir et à es[>éror.Avec un nombre restreint d'instrumentistes, Koste'a-netz obtient des effets inouïs: en-tr'autres une sonorité extrêmement plaisante.Sans compter l'économie de moyens .* * * A méditer: les pages du plus haut intérêt que Stokowski a écrites sur ce sujet: la musique et le côté tech-niqu de la radio.Simple conseil aux réalisateurs et ingénieurs, s’ils ne l’ont pas déjà fait .* * Ÿ .J’ai parlé d’orchestre radiophonique.II y a aussi la “musique radiophonique”.Un très bel exemple du genre nous a été donné lors du demie- concert “En service commandé”, lundi de cette semaine.Sir Ernest Mivc’-ülau a dirigé un arrangement de Lueio Agostini de vieux airs américains de !8!M1.C’était extrêmement bien trouvé; Morton Gonld n'aurait pas fait mieux.Ce n’est pas un mince compliment .* * * Un annonceur qui annonce une pièce de musique en déformant le nom du compositeur ou de l’exécutant n’a aucune sorte d’excuse.Il est aussi coupable, au fond, que l'imprésario qui laisserait imprimer un programme ide concert annonçant un récital de M.Robert Pardessus (pour Casadesus).Un artiste a autant droit au respect de son nom lorsqu’il joue sur disques .Aux Etats-Unis, l’annonceur de programmes musicaux doit en général connaître et les oeuvres et les musiciens qu’il présente à l’auditoire.V * * I,e passage d’Eugène Ormandy à Montréal nous rap|M-IV une piquante anecdote.Il y a plusieurs années, Ormanry était venu diriger l'orchestre de Philadelphie au Forum.Après le concert, plusieurs jeunes s’étalent rendus dans les "coulisses” féliciter le brillant maestro.Un d'entre eux prit soudain un petit air pincé et s’adressant à Onnan-dy: "Pourquoi, demanda-t-i!, ins-crivea-vous toujours de la musique de Johann Strauss à vos programmes?” .Le jeune homme étr>t mal tombé; Ormandy lui répondit pif paf! que la musique de Strauss était de la musique au même titre que n’importe quelle autre et qu’il continuerait à en diriger pour le plus grand plaisir de son auditoire .Le bon vieux valseur de Vienne a dû sourire d'aise et de joie au Paradis .* Ÿ ¥ Le Quatuor du Conservatoire a donné son 2e concert depuis son existence.Souhaitons maintenant que Radio-Canada le fasse connaître bientôt à son auditoire.CINQ-MARS p'AMfUty Le Collège St-Laurent au poste CHLP Les auditeurs du poste CHLP auront le plaisir d'entendre dimanche après-midi de 5 h.15 à S h.30 au cours du programme des corps de cadets de l'armée canadienne, la fanfare du collège St-Laurent, sous l’habile direction du révérend Père Quenneville.Ces concerts de musique militaire ont été rendus possibles grâce à l'amabilité et à la courtoisie du lieut.-colonei Louis Chicoine.commandant en charge des cadets de l’armée canadienne.Ces programmes ont un intérêt tout particulier pour un grand nombre d’auditeurs, parce que tous les exécutants des différentes fanfares que nous avons le plaisir d’entendre tous les dimanches après-midi au poste CHLP de 5 h.15 à 5 h.30 sont des membres des cadets de l’armée canadienne, et leur âge varie entre 14 et 18 ans.Monsieur Marcel Lefebvre, le directeur-gérant du poste CHLP, est très heureux de pouvoir mettre à la disposition de l’armée les microphones du poste, car son but principal a toujours été l'avancement des jeunes et la réussite des nôtres dans tous les domaines.Un appel spécial est lancé à tous les radiophiles pour encourager cette émission dominicale .Toutes les semaines des centaines de lettres attestent irrévocablement la popularité toujours grandissante de ce quart d’heure, mais cela ne suffit pas .ces jeunes ont besoin d’en-ouragement et tous et chacun d’entre nous devrions faire notre part .Donc, radioohlles.n’oubliez pas d'écouter tous les dimanches après-midi au poste CHLP de 5 h.15 à 5 h.30 le programme des cadets de l’armée.Ma chérie, J’espérais contre tout espoir que l’histoire n’était pas close, que n’était pas morte la rose, J’espérais contre tout espoir.Je croyais, malgré la logique, qu’un jour tout recommencerait, que notre amour refleurirait.Je croyais, malgré la logique.J’étais sûr, malgré les années, de vivre encore un peu pour toi, d’occuper tes rêves parfois.J’étais sur, malgré les années.Et je ne m'étais pas trompé.Aujourd’hui, tout se réalise; j’oublie soudain les heures grises et je ne m’étais pas trompé.Tu reviens et j’entends ta voix redire les choses anciennes dont mon âme était encore pleine.Tu reviens et j’entends ta voix.Tu reviens, je vois tes cheveux voler dans la lumière douce, tels une palpitante mousse, tu reviens, je vois tes cheveux.Tu reviens et je prends tes doigts comme aux jours premiers du beau songe.Non, ce ne peut être un mensonge, tu reviens et je prends tes doigts.Tu reviens, pleine de jeunesse, les beaux jours sont donc reparus.Mon printemps à moi m'est rendu, tu reviens, pleine de jeunesse.JEAN MAIGREUR, OBESITE et CONSTIPATION "N instruction* pursuitni-lle* pour frmmes, hommes, enfants.Envoyez.2;V en bon de poste à ROMEO DAGENAIS, 3429, rue Adam, Montréal, gradué en culture •hysique et en diététique de l’Institut ^ Macfadden.y AU SERVICE de L’AMOUR 1 Dr.J.CARNOT Edition Beaulieu, l’ara I* ,»r.s3lon Librairie PON1 C’est un médecin qui parle et qui a écrit cs;s paftés à l’intention des jeunes filles et des jeunes gens de plus de dix-huit ans II faut se rappeler que R temps est venu "de représenter l’a moût avec un flambeau, et nnn avec un bandeau’ C'est un livre propre, clair, net .VOLUME DE 256 PAGES, FORMAT BIBLIOTHEQUE Prix du volume .$1.00 Par la poste .fl.10 LIBRAIRIE J.A.DONY ® siu.Hte LIMITEE 5M, Rte-C’atfierine est, Bijouterie Religieuse Pour Cadeau de 1ère Communion Médailles scapulaires et autres, Chapelets, JBmaaaa ••statuettes.Crucifix et divers objets de “1^ p,é,é- bijoutier AtSSI de Livres de Prières W.RIOPEL 902 EST, rue BELANGER - DOIIard 0*540 (2 porte* k 'V»t «o St Hubert) ’# R a di o monde 29 AVRIL 1944 PAGE 8 UH HOMME(J 0tjfünîHi£L Lord Oh! Oh! se fait fier de publier pour la première fois (probablement) en Amérique le chant d(.„ partisans” français que Conrad Thibault a présenté la semaine dernière aux ondes de Radio-Canada.Liaons-le, sans plus.Il parle par lui-même.Ami, entends-tu le vol noir des Corbeaux sur nos plainesf Ami, entends-tu les cris sourds Du pays qu’on enchainet Ohé! Partisans, ouvriers et Paysans, c'est l'alarme ! Ce soir l’ennemi connaîtra le Prix du sang et des larmes.,.Montez de la mine, descendez des collines, camarades Sortez de la paille les fusils, les mitrailles, les grenades.Ohé! les tueurs A la balle et au couteau, tuez vite.Ohé! sabotteurs, attention à vos fardeaux, dynamite.C’est nous qui brisons 1rs bancaux des prisons pour nos frères.La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse.La misère.K a des pays où les gens Aux creux des lits Pont des rêves.Ici, notes, vois-tu, ou on marche On on tue, ou on crève Jri personne sait ce qu’on veut Ce i/u’on fait, où l’on passe.Ami, si tu tombes, un ami sort De l’ombre A ta place.Demain, du sang noir séchera Au grand soleil sur les routes.Ohé! compagnons dans la nuit La liberté nous écoute.Ami, entends les cris sourds , Du pays qu’on enehaine.Ami, entends-tu le vol noir Des corbeaux sur la pbiine.¥ ¥ ¥ Voilà se qu’on fredonne actuellement dans '‘l'underground" de Francs.ce que sifflotent les gamins au nez des Boches.Ce qui sera demain le grand hymne de ralliement des légions en révolte.¥ ¥ ¥ La rime n’est pas riche.les pieds sont infirmes, mais la faim, la rage, la misère ne nourrissent pas la poésie par les temps qui courent en Fiance.Du sang, des larmes, couteau, tuer, les Partisans appellent ça sang, larmes, couteau e,t tuer sans autres fleurs de rhétorique.* * ¥ Mais c’est cette mélodie d’une monotonie étrangement uniforme, mystérieuse, qui vous surprend d’abord, puis, à mesure que changent les versets, vous captive, vous saisit, vous gèle les nerfs, et vous fait battre le coeur.Ce qu’il doit avoir mal, ce qu'il doit haïr, le génial compositeur du chant des "Partisans” de la France envahie! Il est anonyme naturellement.Je ne sais qui a monté ce choeur derrière Thibault, l’autre soir à “l'Heure de la Victoire”, mais il semble n’y en avoir jamais eu de plus beau sur nos ondes.* ¥ * N'en déplaise à qui que oe soit, ce fut le meilleur numéro du programme et un bien plus fort appel à la France que le rôle d’amoureux du sexagénaire Adolphe! Incidemment, Robert L’Herbier, pourquoi n’adoptez-vous pas le chant des “Partisans”?Cela remplacera bien “Le Rêve Passe”, que tout le monde sait d’ailleurs déjà par coeur.D’ailleurs, il est passé le rêve! Demain, du sang noir séchera Au grand soleil sur les routes.Lord Oh! Oh! sifflote ces deux vers par ces vents humides du printemps.A bon entendeur, salut ! et.entends-tu le vol noir Des corbeaux sur ta tête* Dis, entends-tu?¥ ¥ ¥ Dorénavant, Lord Oh! Oh! sera devenu “Camarade Oh! Oh! ¥ ¥ ¥ Voici quelques-unes des dernières réponses au concours des dix plus beaux mots de la langue française: ¥ ¥ ¥ Montréal, 11 avril.Mère — Charme — Désir — Emoi.Coeur — Ami — Ciel — Gloire — Victoire — Paix.Mme M.D.Lavallée, rue St-Clément.¥ ¥ ¥ Montréal, 17 avril.Or — Jardin — Marquise — Brununte — Symphonie — Pastoral Jouvence — Rêve — Mirage, — Subtil.A.C.LEGRIS ¥ ¥ ¥ Montréal, 17 avril Amour — Fleur — Miel — Belle — Ivresse — Caresse — Débonnaire— Musique — Lune — Soleil.Une qui aime sa langue.F.D.¥ ¥ ¥ Pine Tree State, Maine, 16 avril.Amitié — Bonté — Charité — Fermeté — Fierté — Gaieté — Honnêteté — Sagacité — Sérénité — Ténacité.Arnica Bel lus et Veritas.Montréal, le 11 avril, t944.Lord Oh ! Oh ! Radiomonde, Montréal, Canada.Mon cher Ijord, Auriez-vous l’amabilité de bien vouloir corriger les erreurs qui se sont glissées dans ma lettre et mon article sous le pseudonyme “Lady Hi ! Hi ! ! Voici.Au lieu de “cet” enquête, j’ai bien écrit "cette”.Et main-nant, il faut lire “acception” et non pas "acceptation” comme on me le fait dire.Je vous prie d’agréer, Milord l’assurance de ma très haute considération.LADY HI ! HI ! ¥ ¥ ¥ Car c’est celui qu’on trouve au (front de VIdéal.Créateur de Beauté, je vois Ison sceau royal Sur toute oeuvre artistique, l immuable et féconde.Il est la Paix, la Foi, l’Amour , 1 qui surabonde, L'Extase qui ravit l'artiste génial.Il est l'Aile qui fait notre être I crucial.Et la douleur qui rend notre làme si profonde.Poésie, ô Fleur nue, ô loque (de lumière.Qu'on accroche à son coeur, (aux murs de sa chaumière, Et qui fait que la vie a toujours [des clartés.Québec le ti avril t»44 Lord Ho ! Ho ! RADIOMONDE, Uct4, ouest, rue Ste-Cathcrine, Cher monsieur, Je me suis amusée à rimer un sonnet où j’ai signalé dix mots qui sont parmi les plus beaux, car les beaux mots sont si nombreux qu’il me semble impossible de les nommer tous.Je fais des poèmes A forme fixe, des vers réguliers, je m’occupe encore de Ui rime et de la césure.dois-je m’en excusert Dans notre siècle de liberté, de cahin-caha, de laisser-aller, la mesure et la régularité semblent tellement périmées que je me sens un peu gênée.Quoi qu’il en soit, je me permets de vous envoyer mon poulet afin que vous sachiez que les poètes lisent assidûment RADIOMONDE.Je vous prie de me croire, cher monsieur, avec toute ma considération, Une femme et son idée poétique.Reine MALOUIN, 16.1, 6e rue, Québec.¥ ¥ ¥ LE PLUS BEAU MOT.A Lord Ho ! Ho! Poésie: est le mot le plus joli I du monde ! Prends l’homme dans tes bras (et montre-toi sans voiles! Ah ! s’il pouvait goûter à tes I baisers d’Etoiles, Comme il comprendrait mieux (le ciel des voluptés S Reine MAIAHUN, de la Société des Ecrivains Canadiens.13 avril 1944.Al’PROl VE PAR I,ES AI TOKITK8 re I i aie uses et médicHles Calendrier DES Maternité Permet h toute femme de eonnnttre en toute sécurité se* jours de “EE* COVDITE" et «es Jours de “STEM II-PTR".En vente aux pharmacies ou envoyé franco sur réeepton de $1.00.IIP ouest.Mont-Royal, TOI.: LA ««!*!.• r-*\ L’HEURE ' '' VICTOIR * ¦•¦tte émission, irradiée «le la scène dti théâtre > I -DENIS, à Montréal, est retransmise sur tous les postes «le langue française de la province.f.c Comité National des Finances de Guerre • Annonceur: Jacques-I.iénard Boisjoll.• Narrateur.Jean-Maurice Bailly.• Realisation: Ferdinand Biondi et Lucien Theriault.?ESTELLE MAUFFETTE et ?ALBERT DUQUESNE dans un sketch de CLAUDE-HENRI GRIGNON ?LUCIEN MARTIN violoniste ?GERMAINE JANEL et ?AURETTE LEBLANC pianistes ?LEOPOLD SIMONEAU .ténor ?PAUL-EMILE CORBEIL basse ?HUGUETTE OLIGNY ?Mme JEANNE MAUBOURG ?L’Orchestre de la VICTOIRE ?G.AGOSTINI directeur musical ?ANDRE DURIEUX directeur des choeurs Claude DAUPHIN Ethel Barrymore COLT artiste du cinéma français dans une pièce “L’Elévation” de Bernstein soprano vous présente ce soar, (jeudi) de 8 h.à 9 h.Séraphin Poudrier Gail PATRICK \______________ Hector CHARLAND 55?29 AVRIL 1944 #Radiomonde % PAGE 9 *% >*• rk?:.f f * **:>';' ’ >; gp» « MT' mkur .¦ • ïZJ&i smm PIMÀNCHË LUND) MARDI MERCRtOI JEUDI VENDREDI SAMEDI .1 'an l.nl.mdu Drrf^r Albert f tmitiri TméfM •liiiin» UvlalrUf CKmr Rastlrn Flr^ar ftimrl IHICRO-JOURNAb Nouvelles de l'un des 78 postes d'entreprises privée Claude DAUPHIN et Gail PATRICK à l'Heure de la Victoire, CKAC Îæ troisième "HEURE DE DA VICTOIRE", présentée tous les jeudis soirs, à 3 heures par le poste CKAC et tout le réseau français des postes de la Province nous présente une fois de plus une brillante constellation d’étoiles de la radio internationale et locale.La distribution “tout-étoiles” de l’émission de cette semaine nous permettra d’appiaudir comme invités extraordinaires trois grandes vedettes de l’écran et de la radio, soit Claude Dauphin, le sympathique interprète du role principal de tant de films français, Gail Fatrick, une étoile du firmament d Hollywood.et Ethel 3arrymare-Colt dont il n'est plus besoin de faire la biographie, étant donné qu’elle appartient à l’une des familles les plus illustres de l’écran américain.Pour seconder comme il le convient oe trio de vedettes internationales, nos plus brillants artistes locaux paraîtront aux côtés de nos j t visiteurs de marque.C’est ainsi qu’on entendra Hector Charland, Albert Duquesne et Estelle Mauf-fette, dans un sketch de circonstance écrit par Claude-Henri Grignon; Lucien Martin, violoniste; Léopold Simoncau, ténor; le duo de pianistes si connu Germaine Janelle et Aaurette Leblanc; Paul-Emile Corbell.basse; Mme Jeanne Maubourg Roberval; l’orchcstrc de G.Agostini et le choeur mixte, dirigé par André Du ri eux.Il serait bien difficile d’exiger davantage d’un programme radiophonique, cela va sans dire.Tous Deux nouvelles émissions sur les ondes de CKAC La toilette de printemps de Gladys Swarthout CLAUDE tvu ces artistes prêtront donc leur concours pour faire de la campagne du sixième Emprunt de la Victo re un succès sans précédent.Ils seront entendus en personne sur la scène du théâtree St-DenU, d’où sont diffusés tous les programmes de )’“Heure de la Victoire”.Comme d'habitude, l'arnonceur attitré du programme sera Jacques Boi3joli, le narrateur Jean-Maurice Bailly, et rémission est réalisée conjointement par Ferdinand Bion-di et Lucien Thériault.Dans le but de continuer sa politique de toujours en présentant le meilleur en fait de productions radiophoniques, le poste CKAC offre à ses milliers d'auditeurs, à compter de cette semaine, deux nouveaux programmée du jour.Ces deux émissions, qui seront entendues en séries de 5 par se- La jolie vedette du programme “The Family Hour” GI, AD VS SWARTHOUT, porte ici l'ensemble printanier quelle s’est pmenrée pour la grande parade annuelle de Pâques cetfe année.L'ensemble est de couleur beige tandis que les aeeessoires de couleur Moire tranchent bien sur le corsage de fleurs blanches porté par l'artiste de Columbia.Comme on le sait, le programme “The F' a in i I y Hour” est entendu tous les dimanches après-midi, de 5 h.à 5 h.45 sur les ondes de CKAC.“L’HOMME EN NOIR” rôde à 10 heures “L’HOMME EN NOIR” .ce sinistre personnage qui hantait les ondes de CKAC depuis quelques mois, tous les mardis soir à 10 h.15 a besoin de chaque minute pour accomplir ses forfaits.C’est pourquoi.à compter de cette semaine, il entend bien s’accaparer des micros de CKAC pour y raconter sas récits terrifiants un quart-d'heure plus tôt que par le passé, c'est-à-dire de 10 h.à 10 h.30.Ceux qui l'ont écouté régulièrement depuis ses débuts sur les ondes radiophoniques, feront bien d’être à l'heure pour l'écouter à l'avenir de peur que L'HOMME EN NOIR n'exerce sur eux une vengeance terrible.QUI EST CELESTA ?Celesta?.Un nouveau personnage radiophonique dont l'apparition sur les ondes est venue changer la face des choses dans la vie de nos duettistes favoris de CKAC “PIERRE ET PIERRETTE”.Mais qui est “Célesta" au juste?.Ce nom lui a-t-il été donné à dessein ou signifie-t-il )« contraire de ce qu'il représente dans l’ethymo'logie de son mot.En effet “Célesta" qui doit sans doute ROV MALOUIN maine, c’est-à-dire du lundi au vendredi, sont les suivantes: “Corn Cobblers" le matin de 9 h.30 à 9 h.45, et “Le carnet de la ménagère" tous les midis à 12 h.15.Le premier de ces deux pro grammes noue fait entendre un quart-d'heure de musique ancienne et nouvelle jouée par un ensemble dont le rythme aura tôt fait de gagner ta faveur des radio-philes du matin à CKAC.Il ne s'agit pas ici d’un des meilleurs orchestre de danse au monde, mais tout simplement d’un groupe de musiciens qui font du mieux qu’il3 peuvent, avec les moyens limités qu'ils ont à leur disposition pour faire de la musique.Entre chacune des pièces des “Corn Cobblers" Roy Malouin, l’animateur du programme commentera, à sa façon sur tous \es sujets possibles, posant d’amusantes questions à son auditoire, racontant de savoureuses blagues, à la bonne franquette, pour maintenir une note constante d’hilarité et d'entrain durant tout le programme.Voilà donc qui promet beaucoup pour cette nouvelle addition aux programmes de CKAC.A l’émission du midi du “CAR-NET DE LA MENAGERE" c’est Alexandre Dupont que l’on entendra comme principal animateur.Il ne s’agit pas ici d’un programme de recettes die cuisine ou de potins domestiques, mais bien d'une nouvelle formule de questionnaire agrémenté de musique appropriée présentée dans le but de “faire changement”.Toutes les questions porteront sur des suggestions heureuses pour la ménagère, en lui apprenant des choses qu'elle ignorait depuis toujours.Une question sera posée, et les auditrices devront trouver la réponse pendant que l’animatrice jouera un disque.De cette façon on aura joint l’utile à l'agréable et le quart-d’heure passera chaque fois le temps de le dire.Les mélodies de chaque programme seront choisies parmi celles qui ont été demandées le plus souvent par les radiophiles depuis quelque temps.Il faudra donc être à l’écoute de CKAC pour écouter ces deux venir du latin du même mot signifiant “Céleste”, “divin", nous présente-t-il une personnalité angélique, un être débordant de douceur et d'aménité, ou encore la charité et la bonté personnifiées?Voilà autant de questions qui trouvent leurs réponses tous les jours du mardi au vendredi à 5 h.15, sur les ondes tfe CKAC, alors que Thérèse Lenoir et Roy Malouin présentent leur quart d'heure de PIERRE ET PIERRETTE".ALEXANDRE DUPONT nouvelles émissions commençant cette semaine, c’est-à-dire lundi le 24 avril.N'oubliez pas l’heure des programmes, soit le matin de 9 à.30 à 9 h.45 pour les “CORN COBBLERS", et le midi de 12 h 15 à 12 h.30, pour “LE CARNET DE LA MENAGERE’.PAGE 10 Radioman de &1 • 20 AVRIL 1944 CW , g fj'AI AUCUN remords d'ouvrir ce "Baluchon” sur un sujet qui n’est pas strictement "radiologiste”.Au contraire, j’y mets de la «prté pousque j'y fais écho aux declarations opportunes d'e deux *,« r.ds Canadiens sur une ques-•u.n d’inquiétude nationale.A wut ça, je ne vois pourquoi je chercherais excuse puisque la radio selon un ministre provincial, e*t’ un indispensable element de civisme., I>epuis samedi, j’ai relu a dix fois le» déclarations de l’honora-h,_ sénateur David et de l’honorable conseiller législatif Wilfrid Bovey.Mon admiration n’a cessé de grandir à l’égard du courage — en ce temps de guerre et de ma-j^jge ciVii _ de ces deux hommes A Au premier dîner du Club de bonne entente de la Chambre de commerce des jeunes et de la Young Men’s section du Montreal Boa id of Trade, l’honorable David a situé justement et définitivement les relations qui peuvent exister entre les deux peuples dominants du pays: L unité, a-t-il dit, est impossible, visons à la fraternité, qui est un sentiment bien différent et pourrait être facilement créé!” Voilà qui fait foutaise des théories dû “melting pot" que certaine presse à petit tirage prône.Puis ailleurs, Monsieur David a fait table rase de nos habitudes de vivre dans le souvenir: "J’ai dit et répéterai que dans notre province, où pendant plus d'un siècle, nous avons parlé de survivance, il est temps de parler de vivre le présent et qu’il est temps de préparer l’avenir et de devenir des maîtres du présent et non des esclaves du passé!” Ces deux politiques nous ont donné, si elle nous manquait, la confiance en nous et des raisons de l'avoir en même temps que de Un voyage à Marseille avec l’EQUIPE (jUCUTC 'TAXDLAsV'C t Radiomonde » est édité par les Pul' cations Radio Limitée, 1434 on st, Sainte - Catherine, PLateau 41 «6*.et imprimé par La Compagnie •le Publication rie n I»a Patrie» Limitée, ISO Sainte-Catherine Est, Montréal.GRATIS-AUX MUSICIENS Il mt» adr*»»i«*èt à aim nt gracieux, une copie de |» pièce musicale “CHATEAU DE RÊVE” à tout musicien qui en fera la demande.Bien écrire vos n>»m et Mdresse.Ajouter 5c en »mo pour frai* d'expédition.1 >»t là une valeur de luaie 40c! J.EMILE DUBÉ < P.Ï4, Montmagny, l’.Q.respecter notre langue.Alors que Monsieur David soulignait le fait que "il n'y a pas un Français loyal, ici présent, qui puisse hésiter à déclarer nécessaire la connaissance de l’anglais”.Monsieur Bovey affirmait: "Je ne peux comprendre comment un anglophone puisse se croire bon citoyen s’il ne peut pas se servir couramment de la langue de ces 85 p.c.(pourcentage de langue française au Québec) et de ces 40 p.c.(même pourcentage en ce qui regarde le pays tout entier) des citoyens du Dominion.(.\ .) Jamais vous ne pourrez me convaincre qu’un Canadien anglais du Québec, qui ne parle pas bien français, qui ne comprend pas les idées canadiennes-françaises, soit suffisamment muni pour la vie.Comment peut-il réclamer le titre d’homme instruit!” D’après un Anglais .Aussi bien que l'honorable David, l’honorable Bovey a fait une mise au point de caractère primordiale: “Ni pour moi”, a-t-ij dit, “ni pour personne le Canada n'appartient à l’Angleterre, et il importe de faire disparaître cette fausseté de tous nos livres; le Canada n’a.ppartient qu’aux Canadiens .” Voilà ce qui s'appelle ne pas mâcher les mots et ce qu’il vaut de souligner.Ces deux hom-mpj d'Etat ont fait plus pour solidifier l’équilibre national que bien des politiciens objurguants ou menaçants.Et le théâtre ?Dans “Radiomonde” ,il y a quelques mois, nous suggérions à la Chambre de Commei-ce des jeunes de profiter de leur congrès annuel pour demander au gouvernement d'abolir la taxe municipaio-pro-vinciale sur les admissions au concert et au théâtre.Ce groupe qui, décidément montre beaucoup de vigueur, vient de présenter une requête en ce sens, en utilisant une argumentation qui servit de base à notre article de rédaction.Je ne crois pas, s’il n’en tient qu’à Monsieur Perrier, à l’insuccès de leurs démarches.Le secrétaire provincial est toujours disposé à EN VENTE PARTOUT 29 AVRIL 1914 être propice aux choses de l’art.Il ne méritera que des louanges d’ailleurg s’il écoute favorablement la demande qu’on lui a soumise.Il y a un petit point, cependant, qu’il sied’ de relever.Dans leur proposition, les membres de la Chambre de commerce des jeunes paraissent avoir oublié le sort du théâtre.Celui-ci, aussi, est un élément de culture qu’il ne faut pas grever.En général — disons à quelques exceptions près — il ne poursuit de but mercantile que celui d’éviter le gros déficit.Le reste de son souci est la manifestation d’un art vieux comme le monde.Ne conviendrait-il pas que la Chambre ci-haut mentionnée incluât le théâtre dans ses préoccupations actuelles?Tout au moins, en ce qui concerne les initiatives purement artistiques et dont l’encaisse n’est pas le but immédiat?Que le gouvernement retire des profits de l’industrie du cinéma, fort bien.On sait que celle-ci s’enrichit facilement en utilisant des centaines de fois le même film dont finalement le coût de location est largement payé après quelques mises à l’affiche.On sait aussi qu’elle ne cherche que le commerce et se soucie fort peu des intérêts immédiats de la population.Mais que Monsieur Perrier et le cabinet accordent la sollicitude que la Chambre de commerce des jeunes requiert pour le concert et le théâtre, nous en serions ravis.M.Perrier ne mériterait que mieux le titre de Ministre des Beaux-Arts qu’on lui confère officieusement et qu’offi-ciellement il mérite.Le dîner-gala .On en parle encore partout.Et je n’en parle que pour rendre à César ce qui appartient à César.M.Paul-Emile Corbeil, directeur artistique de CKAC, en organisant une table où les artistes avaient leur place a suggéré aux promoteurs de cette manifestation mémorable, une idée qu’ils mettront en pratique, l’an prochain.D’abord qu’on me permette un "scoop" une primeur de onze mois à l’avance, ré Diner-Gala-Dansç de la Radio aura lieu l’an prochain, au même endroit, le samedi de Pâques.C’est une information qui donnera amplement le temps à ces belles dameg de préparer une plus grande beauté encore.Et revenons à Monsieur Corbeil.La table qu’il avait ordonné ser vira d’exemple.Au prochain dîner-danse-gala, il ne sera plus possible de réserver de table à moins qu’un artiste soit parmi les convives.Ceux qui y voudront venir et qui n’auront pas avec eux un musicien, un comédien, un annonceur, un réalisateur ou un scripteur, devront se satisfaire de tables non retenues.Le nombre des billets étant réduit comme on l a remarqué, cette année, il faudra pren-dVe cette mesure afin que l’élément artistique aie la place d’honneur.ICI ET LA Au dernier spectacle de l’emprunt de la victoire (jeudi 20) l’étoile de la représentation, n’en déplaise à ces bons messieurs et dames de l’étranger, fut Denis Harbour, dans son interprétation de la "Marche des partisans” .Qui n’a entendu ce charmant concert de coups de marteau pendant la grande partie des programmes à CB F, vendredi.Il y avait un bon négociant qui avait décidé d’ajouter quelques décorations à son magasin au-dessous des studios.Et les réalisateurs eurent la joie d'avoir à laisser passer les martellements avec leurs émissions.M.Henry Deyglun a fait une sainte colère qui a passé par les ondes.Je comprend très bien son mouvement de dépit .Je ne comprends pas que la direction de Radiomonde •m.- «n iÊÊÈtl Tout est prêt pour le grand voyage «tue fera bientôt l’EQUIPK sons la direction rie lierre l'ngenais ft Marseille, cetue ville merveilleuse et unique.On sait que devant le nombre considérable de demandes de i>i|]ets le capitaine du vaisseau a décidé d'ajouter tirols autres traversées ce qui veut dire que le S.S.l'EQUIl’K fera la muette soix fois entre Montréal et Marseille.Les dates annoncées sont les suivantes: \ it 13, 14 et 15 mai en soirées, 13 et 14 mai en matinées.Le départ s'effectue au quai du Monument National.Tout ceci pour vous dire que le spectacle de MARIUS va remporter A Montréal un succès considérable et que cette pièce de Marcel Pagnol dérider» les plue moroeea e r les fera passer par toutes les gamines de l'émotion.On retrouvora avec plaisir Roland Chenail, qui vient1 de décrocher la Médaille de "Radiom unie”, dans le rôle dei l’anisse, Pierre Dugenais, directeur de PKQITPK, Jouera te rôle de Marius en plus de régler tout la m'se en scène.Fanny sera incarnée par Janine Si 111 o et point n'est besoin d’ajouter que retts* Jeune et versatile artiste s'acquittera avec honneur de sa mission Le personnage si sympathique de César sera campé par Ovlla Légaré .t l'on peut être asssuré d'une franche rigolai».Le reste de la.distribution comprend Camille Ihndiarme, Jean-Marc Audet Jcin-Pierre Masson, Robert tladuuas, J.an IgiJeunesse, Mine Rose-IN v Ou zi 1.René Chaput et toute la troupe.On réserve les billets ft MA.3353.CRF n'ait pas trouvé moyen de Valois, calmer les ardeurs de ce mercanti Et le qui faisait passer ses affaires plet.avant celle de milliers d'auditeurs.N'aurait-il pas pu faire sa be- _______________ sogne de nuit?Je suis sûr que Radio-Canada aurait avec joie déboursé le surcoût.Quelqu'un a-t-il pensé à ça.Ce serait curieux que la NBC ou CBS, par exemple, accepte une telle interférence! Nos commanditaires, véritablement sont la patience même de ne pas avoir protesté! .Suis allé au Baiiet-Music-Hall des Morenoffs au Monument National.Je n'ai rien à ajouter au compte-rendu juste et fort bien fait de Marcel Ce fut un succès complet."Baluchon" aussi est com- R O B .( OBKKSI OMIKZ POt K TltO» ' ER: Idéal.amour.ma ri age, fortune.detraction, connainnan cm, le i\ elles.Snrees garanti.dlnerètlon animée.Fcrlre P”"r detail: ,, ¦¦t luh do Bonheur .raaler 13M.Québec.rares*'’”"' o-A NE MANQUEZ PAS “ Je Mo Souviens ” a RADIO-CANADA Tous les dimanches soirs Huit Heures PAGE 11 ^üü 111111 ÿ?Yà >V.oO ,«wcy I I2\ id Micèa~.^y/yy/sitj-stssssssj s,fJ,j Mojito Ü ' "¦¦¦¦¦¦// s'A (Suite) __ Ne va pas te mettre des idées dans la tête, veux-tu, Marthe?André a quitté Lisette pour aller _ QUeiies idées voudrais-tu que.chercher Marthe comme elle le _ tu es intelligente.beaucoup •éclamait.Et lorsque Marthe revint plu;s intelligente que moi.Tu con-lans la chambre, elle trouva une duja un interrogatoire comme un disette penchée sur une lettre juge d’instruction, et de réponse lu’elle lisait à mi-voix, pleurant en réponset tu nous fais dire des les larmes qui tombaient dru sur cb09ea„ e papier mouillé.— Mais non, petite folle, je n’ai — Lisette, qu’est-ce que tu as" pas vouju poser en juge d’instruc-Vndré me dit que tu m'appelles?tjon et je n ai pas non plus voulu — Oui.oui.Marthe, je voulais te fajre dire des choses.» Tiens, lue tu fusses là.Je ne voulais plus ce qUe tu devrais faire en ¦ester seule avec lui.J ai table pendant le souper?Un sommeil, rop fort sur mes forces.Je ne nlon enfant.Ca te va?uis pas capable, Marthe.—C’est vrai que je suis lasse.— Pas capable de quoi?aj Jaesej — De me taire plus longtemps luand il me harcèle de questions.Ct il faut que je me taise, tu en- L’ne demi-heure plus tard.Marthe ends, Marthe?Il le faut! frappait à la chambre d’André et __ Qu'est-ce qu'il faut taire avec d’Adhémar qui étaient logés dans iutant d'énergie.Lisette?Qu'est-ce une pension no loin de l’hôtel.iu André et moi et les autres doi- — Vous êtes seul, André?ent ignorer?— Oui Marthe Adhémar est en __DpS choses.des choses que je train de faire la cour à la jeune >e dirai jamais.Tu entends?Jà- fitte du bureau de poste.Mais __entrez, chère amie.— Je suis contente de vous trouver seul.— Comment va ma Lisette?— Elle dort.— Ça va lui faire du bien.Elle a reçu un choc nerveux beaucoup D(mne , plus grave que sa foulure, laquelle — On s'est chargé de choisir pour disparaîtra en un rien de temps.Mais asseyez-vous, Marthe.__Quel est ce papier que tu tiens Merci, André.„» la main?~ Vous avez votre f.gure des — Rien.J°urs graves.— Qu'est-ce que tu fais avec ces — André.j'ai fait Quelque mx vieilles lettres’.’ chose d°nt ie n a> Pas ‘habitude _ je m'acharne à essayer de J'ai peut-être eu tort, mais c est mon amitié pour Lisette qui m a incitée à le faire.Tenez.— Qu'est-ce que c'est que ça?— Vous ne reconnaissez pas ces lettres?— Grand Dieu.1er, me donner au moins la chance comprendre.Pauvre petite Lisette! que je te dis.Pour l’amour de moi, je suis en train de faire?J'avais Comment mais c’est pour ça André, fais ce que Je te.juré de ne pas révéler ce beau qu’elle a ’voulu me sortir à jamais — Mais c’est absurde la terreur secret.Trop tard maintenant.J , n de sa vie et de son coeur?.Elle que t’inspire ce Lucien Ronald! ai trop dit.Ma chere petite Lisette, gardait pour elle ce gros chagrin?Quelle emprise a-t-il donc sur toi?savez-vous ce qu'est allé faire a Non je ne la reconnais pas là- — Il va monter, j’en suis sure.Chicago, ce bon Marc Dupre?Il dedans! Elle aurait dù m’en par- Et s'il te trouve ici, André.est allé tout simplement chercher __ Eh bien quoi?Il ne peut rien un bijou de famille.Oui, une pierre dire; Marthe est là! précieuse appartenant à sa mère, __ André, je-ne puis rien te dire, et qu'il fera monter sur platine.mais je te supplie.Quelle magnifique bague de fian- Tous les trois restent cloués sur Cailles vous aurez là, ma mignonne, place.La porte de la chambre vient —Lisette.Lisette, tu ne m’avais de s’ouvrir, ct Lucien Ronald vient pas dit.de paraître.— En quoi la chose peut-elle __ Elle vous suppliait de sortir?vous intéresser, mon cher monsieur Pourquoi?Parce que j’arrive?Boileau?Mais voyons, me prenez-vous pour — Moi?En quoi ça peut.un bégueule?Me croyez-vous assez étroit d'esprit pour imaginer quoi que ce soit sur le simple fait que je vous trouve là?.Bonjour Marthe.Bonjour Lisette, Monsieur.Quelle température magnifique __Es-tu bien certaine d'avoir rai- on de t'acharner à te taire?__XI n'y a pas deux poids deux nesures.Il n'y a pas deux lignes :e conduite.__Es-tu bien sûre d'avoir choisi a bonne?André, calme-toi.Lucien Ronald invente cette histoire de touts pièce.— Mais pas du tout, ma petite Lisette.Vous verrez qu’à son re- LYDIA MARLOVA Je vais la voir de m’expliquer.tout de suite.* * étester André.— Tu ne réussis pas” — Parfois.— Tu ly réussis lorsque tu te relonges dan.s la lecture de ces let-res chiffonnées que tu semblés voir lues très souvent” __Pailons d'autres choses, veux- — Ne pleure pas ayons, Lisette! comme ça.mais où avez- vous pris ça?— Lisette les porte toujours sur elle.Je l'ai surprise à les lire tantôt.Elle pleurait.Je lui ai de-, mandé ce qu'elle faisait.Elle m'a Je' sul» rendue à la limite de répondu qu elle essayait de vous on possible.Et si ce n’était i’idee *_*• ^ ^ bu,eU écrits à Lydia l à rartir d' lundi je va s de\enir île à quelque chose, je vais aider - Dm"nt votlv séjour à T> rancine a subvenir aux besoin.ronto ihiver dernier.Qui est cette » Papa ^ aux caprices de maman.Mar,ova?!_bjente défends de continuer.- Ohl une vague danseuse que -Sois sans crainte, je ne me j'«i connue, la-bas.¦ .T , ._ T, —m-a — Vous souv; nez-vous de ce qu il era s pas.Lucien Kona.d m a j „ .1 t’Âinie y a dans ces lettres, i Vautre jour, que jetai» j i visage.j___ __ Non, mais ça ne peut etre lâche pour ca; moi je uis que op lacne i I ’ Voilà rien de grave, voyons! Jje n7Pcomprends pn-s Lucien - Assez pour faire énormément Je , YT.1 de peine a une femme qui les lit onald t a dit nue- .en so disant que de tels billets ne Lisette se rend compte quelle ^ ^ à c„e i a trop dit.Elle essaie de se rat- "IaU non voyons, entre Lydia aPPr- .et moi.il n'v a jamais rien eu qui - Mais, c’est a dire que.puisse -En quel honneur discutais-tu •* _ ^ ,ettr„ disent j* Con- n tel problème avec Lucien ,o- traira enfin, laissent penser le a‘d contraire.__C'est-à-dire que nous ne discu- ., , ons pas Ma.the, mais.~ ,Mais Ca "c tient pas debout! - De quel droit se permettait-il etals seul, la-bas.je m ennuya s .,__i9 comme un fou.Je ne «aïs plus 6 m""'11 ' \i tu, cv n'est nas °ù.ni comm nt j'ai rencontré cette - Mais non.Marthe, ce n estt pas mais.Enfin c cst vrai a.Je me suis mal exprimée.Il ne ., - .__ • ; 7i crie je 1 ai vue quelques fots.mais n a pas dit ça comme en.Il m c\- ., _ .simplement pour tuer le temps, iliquait.et meme gentiment.oui.- ,c jure dème très gentiment.il m ex pli- ’ J iuait que ca prenait beaucoup de Ce n es‘ Pas mo* T1 '* faut ourage pour.essay r do convaincre.— Je ninsi3te pas.Lisette.N’es- — Lisette?Mais dans deux mi-taie pas d'en expliquer davantage, nutes j’aurai réussi à lui faire quand madame Rivard m a demandé avec tant d'insistance de venir vous chercher, Lisette, vraiment, j’ai tout fait pour l'en détourner.Mais elle ne veut rien comprendre.Aussi, ai-je dû m’exécuter.— Comment, c’est tante Fernande qui vous envoie chercher Lisette?— De qiuel droit me serais-je permis de venir sans ça?— Tu avais dit à ta mère que nous venions à Sainte-Marguerite, Mais André so payait d'illusions.Lisette.Lisette ne fut pas si facile que Ça — Non' Y , , à convaincre laisse un billet lui disant simple- — Rends-moi ces lettres, André, ment que je partais avec toi pour — Mais non.nous allons les brû- Ia fin de semaine.1er.les oublier a jamais.Nous ~ Cette pauvre Mme Ruard allons recommencer en neuf notre était dans une inquiétude foUe.joli roman d’amour.Vilaine pe- -Puisque Lisette disait «ur le tite orgueilleuse qui ne voulais billet quelle était avec moi?_ même pas demander des explica- ~ Est-ce une raison pour qu une tions simple quand on s’explique! Une lettre, qu’est-ce que ça signifie, une lettre?On peut tellement donner des interprétations différentes à une phrase.— Je me le suis dit souvent.Quelle température magnifique ^our> ^jarc Dupré vous apportera pour un petit voyage dans le Noiu.^ preuVe tangible de son amour.Vraiment je vous comprends, mes yOU3 paratssez étonnée?N'avez-enfants.Je vous comprends! Aussi yous pas jusque chez lui, au Ritz, dans le seul but de lui dire que vous seriez heureuse d être sa femme?Lucien Ronald n’avait pas fini sa phrase que Boileau avait quitté la chambre.— André!.André, ce n'est pas vrai!.Marth\ rejoins André.Dis-lui que ce n’est pas vrai.dis-lui que.Et Lisette éclate en sanglots sous le sourire moqueur de Ronald.— Vous pouvez obéir à Lisette si bon vous semble, Marthe.Mot ça m'est parfaitement égal.—Rejoins-le, Marthe.Je t’en supplie, fais ça pour moi.— Bien.Je ne sais pas ce -que je dirai à ce malheureux garçon, mais je vais essayer de le persuader que.Et Marthe, à son tour, quitte la s demander des explica- Est-ce une raison P°ur qu une chambre laissant Lisette en tete- Tu vois comme tout est bonne maman ne s mqu.ete pas de avec* son infernal interlo- sa fille?cuteur.— Comment a-t-elle su que nous ., .étions venues à Ste-Marguerite?~ Trèf bien.1res bien.Je nu _ Je puis m’asseoir près de demandais comment je me debar ^7 rassurais de la cousine, vous avez V°Et Lucien Ronald vint s'asseoir trouvé le moyen à ma PÏ^e.Tres sur le bord du lit où Lisette était bien.Et maintenant, ma cheie, A-i,.à sur le Dora au m ou Andie.d parlons sérieusement.Croyez-vous — Alors, c’cst entendu?On brûle allongée.EIL jet e vous êtes raisonnable?Croyez- ces vilains papiers?Enterrée, la vilaine danseuse?On recommence à neuf?— Non.André.— Comment, non?— Les raisons que je t'ai données sont toujours là.Ces lettres ne servaient qu’à m'aider à oublier mon mal.— Les raisons que tu m’as données ne tiennent pas debout.' — Il y en a donc d'autres?— Ce sont les seules que je te sine Marthe donnerai jamais.— Il y en a donc d'autres?Mais voilà que Mat the fait irruption dans la chambre.— Lisette.André.Savez-vous qui vient d’arriver en bas?— Ici, à l’hôtei?— Lucien Ronald.Lisette pâlit.Elle tremble si fort que Marthe se précipite pour la soutenir.j que vous êtes raisonnable?Croyez- '-ras là, imbécile! bondit André, vous que vous nabusez pas un peu Oh' narlon de ma lx>hte?Etes-vous vraiment _ Vous ne voyez donc pas que honnête à mon égard?Vous me , - j ., ; f.promettez de ne plus revoir ce gar- - Comment, vous êtes blessée, Ç™.et dès que je vous perdsi de Lisette?Elle est blessée?Vous v«i, vous coures la campagne avec voyez comme votre maman avait h"?Je vous le dis en bon .^ j » Lisette.Vous le regretterez sei iru- raison de s inquiéter! ; ».—Ce n'est rien de grave.Lucien, sement.Seneusement! Ce que Un petit nerf déplacé en do.seen- Je d«teste le plus, ce «ont les gens dant la montagne, explique la cou- ma honnetes.Vous vous conduises malhonnêtement a mon égard.Je Descendre des montagnes! ««rai obli^ dc revenir sur la pr^ Quelle imprudence!.Docteur, Tje vous pa‘ .vous m’assurez que oe n est pas Petlte.e' Je n*‘ v< rpp' ur « de faire recommencer 1 enquete sur - 6a vous regarde?Francine.Et vous savez ce qu.- Tout ce qui regarde la famille vous attend si.Rivard ct Lisette tout particuliè- J atsez-vob®- rement me regarde ~ Sans compter que s.vous vous - Un i>,n Trop.J.trou,,.“»">"* 4 “ Po'"' m»." - Joun, vo„ ««b,.ties nerveux.Rassurez-vous, per- «avamage aes nir.11 cs nerveux, xvabsui e^-vuu», faiblesse — Mon Dieu André, je t en sup- sonne ne sauia que je vous ai trou- ^ J réclamai; plie, qu’il ne te trouve pas avec vé dans cette chambre avec Lisette.“Jriince^e Dorée”, programme d'Olivier C.ario*le* OR h Montréal: C.BV.Québec et C.B.I.C.liieoulimi.moi! — Mais Lisette! — Va-t-en.va-t-cn vite!.Et qu'il no sache même pas que tu étais à Ste-Marguerite! André, je t'en supplie! — Mais je voudrais bien savoir pourquoi j’aurais à cacher à ce monsieur que je suis venu à Ste-Marguerite?— Je t'en prie, André, ne discute — C’est que je h1 sache, moi m’en fous qu'on de vous prêter.Si je les réclamais un jour, hein?Personne ne sait que cet ar- sache, moi.gent vient de vous.— Vous peut-etre, mais le fiance __________ Pardon.Frànc pas.ne demande rien, mais fais ce tendu, mais.Oh! qu'est-ce de ^mademoiselle Rivard vous demanderait sans doute compte de votre conduite! — Le fiancé?Quel fiancé?— Lisette est fiancée?A qui?— Mais non, Marthe; mais non, André, je ne suis pas.— Pas officiellement, c’est en- que — Pardon.Fràncinc le sait.— Oui, Francine.j'ai dû le lui dire.— Et fort gentiment elle m a écrit un petit billet dc remerciements sur lequel elle reconnaît en toutes lettres que ce n’est qu'un prêt à la famille Rivard.Mais non, (Suite à la page 14) PAGE 12 O Ifadiomondc Z 2’o* félicitations au Club inusi-fut pourtant rien d’alarmant, puis- ca| des dames qui a organisé une ¦ ‘ ” •*-‘— soirée spéciale, leur saison termi- Le 10 mai, loniste, avec loncelliste.que l’aimable fonctionnaire en question, membre du Casting Club, voulait tout simplement m’inviter au récital du Quatuor Alouette que ce Club présentait au Palais Montealm.Li» soirée fut un sueeès complet, j j.typique ensemble vocal qui nous offrit plusieurs couplets inédits, dut donner de nombreux rap-JH-Is.toujours de plus en plus chaleureusement applaudis.loi membres du Casting Club avaient également mérité toute» nos félicitations non seulement pour avoir permis d’entendre le célèbre Quatuor de M.O’Brien, mai» aussi Boite aux lettres née, pour faire entendre à ses membres le Quatuor du Conservatoire de Musique.A monsieur et Madame Roland McKinnon, heureux parente d’un second enfant, un fils, nos compliments et meilleurs voeux.Al-je besoin de spécifier, en terminant, que tout le monde est de bonne humeur, et plein d’esprit à Québec, cette semaine .A cause de Fridolin .et de ses Frido-linades .C’est une excellente Idée de non» venir comme ça chaque printemps .Fridolin & Cie .pour nous débarrasser de nos mélancolies de l’hiver.JEANNE ROCHEFORT.Q.1.—Voulez-vous me dire si André Serval est blond?2.—Quel est l’auteur des exploits de John Silver?3.—J’ai vu la photo de Saint-Georges Côté.C’est vrai qu’il est beau .et qu’il a un sourire moqueur.Dites-moi s’il est marié.4.—André Serval est-il marié?5.—Qui est Jane Bond dans Les Exploits de John Silver?Elle semble en amour avec le héros et je n’aime pas bien ça .AVRIL EN FLEURS R.1.—André Serval est plutôt châtain.2.—Charles Couture qui s’.v révéle très adroit dans la composition des aventures policières.3.—Vous voulez sans doute vous moquer de moi .ou de Saint-Georges Côté.On ne dit jamais comme ça d'un homme qu’il est beau ., .Quant au sourire, il est sans doute de circonstance, car M.Côté n’est nullement moqueur.Il n’est pas marié.4.—Non plus.CKCV en a de la chance, s’pas?5.—Ce rôle est interprété par Deny se Lapointe.Comme toujours, elle y est excellente, mais je ne vois pas pourquoi cela puisse vous Incommoder qu’une interprète rende exactement la pensée de l’auteur.Allons, un peu plus de sérieux, vous avez signé d’un si joli pseudo.Q 1.—Félicitations à Bob Boudreau de CHRC pour sa jolie voix.Est-il marié à Paulette de Courval?2.—Pierrette de Courval est-elle la soeur de Paulette?» J’AIME B.R.1.Mer»4 pour les félicitations.Mais non.qu’elle idée! Paulette de Courval est célibataire et habite mainteant Montréal.2—Oui.Jeunesse Dorée (.Suite de la page 12) ne vous trouvez pas mal, Lisette.Si vous êtes gentille, très gentille, un jour je déchirerai ce petit papier compromettant.Mais il faut être gentille, très gentille! Il faut m’apprécier à ma juste valeur.— Croyez bien que c’est ce que je fais.— Et maintenant voilà que je vous pourvois d'un mari.Peut-on demander davantage a un homme qui jadis vous a désiré comme femme lui-même?Vous l’avez refusé.Il aurait dû vous en vouloir à mort ! Au contraire, votre charme vous l’attache tellement qu'au lieu de vous poursuivre de sa haine, voilà qiu’il ne sait quoi inventer pour faire votre bonheur, coûte que coûte.Je dirai même malgré vous.Seulement, 11 faut marcher droit, ma petite fille.Il faut marcher droit.Et puis, tout de même, voyons! N’étes-v us pas honteuse d'avoir si peu d'amour-propre, qu’après ce que vous savez sur ce Boileau, vous i'admettez dans votre sillage?— Il n'y avait rien entre cette Lydia Marlova et André.Rien, vous entendez?— Comment le savez-vous?— Il me l’a juré.— Quoi?Qu’est-ce que vous dites?Mais alors vous lui LE THEATRE (Suite de la page 5) d'aller faire du travail de synchronisation à Hollywood, aurait des elianees de succès?— Mais certainement! ISons avons besoin de voix françaises.Nous ne gommes pas si nombreux, vous savez, là-bas.— Le fait d’être Canadien ne serait pas un handicap?— Pourquoi donc?Si un Canadien parle français sans accent, et surtout s'il “sait" jouer la comédie, il y a place pour lui.— Aucun ostracisme automatique n'a été dirigé contre les Canadiens?— Mais non, je vous assure.-— Vous me permettez d'écrire que vous, (diaries Boyer, m'avez déclaré qu'un Français du Canada serait bienvenu à Hollywood ,autant qu'un Français de France?— Mais certainement, vovons ! ! — Je vous remercie.Et voilà, je reproduis ici le dialogue tel qu'il fut.Que les intéressés s'en servent à bon escient.Jean DESPREZ Ici d 1ü DANS LES COULISSES du poste CH LP Attention.attention.André Werner.le fils du sympathique annonceur Fernand Bergevin, est venu nous rendre visite lundi dernier.c’était la première visite en nos studios de ce futur annonceur.comme son papa André.est très discret.il parle peu.mais lorsqu’on le questionne il répond avec une précision remar-quable.toujours comme son papa.il aime avant de répondre à apporter sa critique, peut-on l’en blâmer?et a nouveau, toujours parlé de ces lettres?Vous les lui avez montrées?— Non!.Non Lucien.non je n’ai.— Vous mentez.Vous mentez effrontément.Ah! vous allez me role.Ce n’est pas moi qui les ai montrées à André.— Mais qui alors?— C’est Marthe.Marthe qui, pendant mon sommeil, les a trouvées dans ma valise.Je les ai toujours avec moi, ces lettres.justement pour que personne ne les voie.Je prenais toutes les précau-sions possibles, Lucien.Je vous jure que je n’ai pas manqué à ma parole.C’est une malchance.— Une malchance qui va vous coûter cher, ma petite.Sait-on que c’est moi qui vous les ai remises, ces lettres?— Non Lucien.Non, ça je vous le jure.Je n’ai rien voulu dire.— On vous a questionnée?— On voulait naturellement savoir comment j’avais.— Oui, eh bien, ouvrez vos deux oreilles: qu’on soupçonne un jour la vérité et le procès, les cent mille.— Lucien, je ferai tout ce que vous voudrez, tout, maie je vous avez en supplie, ayez pitié! — C’est bien.Habillez-vous et venez.— Lucien.Je ne puis m'habiller seule.mon pied.— Bien.Je descends.Je vous envoie cette cousine de malheur.payer ça.vou-s! Ah! c’est ainsi que Habillez-vous, je vous attends en vous tenez vos serments.Lisette Rivard, hein?Eh bien, nous allons voir.— Lucien.Lucien, je vous jure que je n'ai pas manqué à ma pa- bas.Et que la cousine soit persuadée que c'est de gaîté de coeur que voüs partez avec moi pour Montréal.(A suivre) PAGE 14 Radiomo n d c comme son papa il se demande pourquoi on a donné le nom de carré DOMINION au quadiilateie compris entre les rues Ste-Cathe-rine, Peel, Dorchester et Mansfield au lieu de Carré CANADA, je crois qu’il y a beaucoup de bon dans cette suggestion.Marcel Tremblay.qui tous les matins, vient de sa voix sonore et quelques fois éraillée troubler les ondes C H L Piennes reçoit depuis une semaine des centaines de lettres pour chanter la version française de Pistol Packin’ Mama.“Baisse ton pistolet babe".oh! langue française pourquoi.oui pourquoi te faire subir de telles souffrances.à la semaine prochaine.>.¦'%, r/
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