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Titre :
Radiomonde et télémonde
Éditeur :
  • Montréal :[Radiomonde et télémonde],1952-1960
Contenu spécifique :
samedi 4 juillet 1959
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Radiomonde
  • Successeur :
  • Radiomonde (1960)
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Références

Radiomonde et télémonde, 1959-07-04, Collections de BAnQ.

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4 «¦•¦I;.»-:: j: x » * .: .y< < .•-¦•¦••>• ÙX ?**$#?*¦ Bïi, £ */ 4 gnjttM&l - ^MmÈSÉÈÊmÊÊÈÈtÉÈà mmk GUY HOFFMANN menacé de perdre la vue c a c h e ses yeux sous verres fumés adio MON MONTREAL, 4 JUILLET 1959 10* AUL DUPUIS AGNE INJONCTION^ CONTRE L'UNION Les procureur* de Paul Dupuis ont appris, tard lundi, que l'injonction demandée par ce dernier pour empêcher l'Union des Artistes de se désaffilier de CCAA avant la fin du présent contrat lui a été accordée.(On lira en page 3 le texte des conclusions du juge Paul-Emile Côté.) ARTISTES (Lire en page T Au Festival de Cannes, M.André Malraux, ministre délégué, chargé des affaires culturelles de France, tout en classant le Cinéma au rang de "premier art mondial" n'a pu s'empêcher de faire allusion à la perte d'influence que sa puissance inflige à la littérature et à la peinture.Voici un extrait de son discours qui ne laisse aucune illusion sur leur régression inévitable : "L'importance du cinéma, c'est qu'il est le premier art mondial.La puissance de l'image est victorieuse des différences de langue.(.) Que la puissance convaincante des images ne nous trompe pas I Elle ne tient nullement, vous le savez tous, à ce que le cinéma imite la réalité, mais à ce qu'il est le plus puissant interprète du monde irréel, de ce qui, depuis toujours, paraît ressembler au réel, mais à quoi le réel ne ressemble pas."Cela a été le monde du roman et plus encore celui de la peinture.Mais si le roman s'affaiblit d'année en année, si la peinture, figurative ou non, a renoncé à la fiction, c'est peut-être d'abord parce qu'aucune fiction n'est rivale de celle du cinéma.(Les soulignés sont de nous.) "Ce que le cinéma nous révèle chaque année davantage, c'est que les hommes, malgré tout ce qui les sépare, malgré les plus graves conflits, communient sous un même ciel étoilé dans quelques grands rêves fondamentaux."Et ce ciel-là se trouve dans tout film de talent, même dans ceux où on ne le voit jamais." (Fin de la citation.) Ce témoignage d'un lettré est réaliste mais il a dû coûter à son auteur une certaine dose de mélancolie — mélancolie de reconnaître que lettres et arts sont supplantés par un autre médium de propagation dans l'expression du rêve et de l'irréel .ou encore de la poésie dont l'homme maquille d'instinct la réalité pour vivre avec elle sans détourner la tête pour ne pas voir à toute seconde sa laideur.Et, dans ce domaine, quelle part capitale aura prise la Télévision dans dix, quinze, vingt ans?ADVERSAIRE .DE TAILLE ! Il faut l'admettre, la très puissante télévision a une rivale vigoureuse qui lui fait prendre" un rôle de deuxième plan de la mi-mai à la fin de juin, dans les centres urbains qui remplacent de plus en plus les fermes en bordure des routes nationales.Et cette rivale, c'est tout simplement la douce et antique horticulture dans ion sens floriculture, arboriculture et pelousoculture (si l'on peut dire 1 ! 1).Dès le repas du soir terminé, chacun s'emploie à enjoliver le terrain qui entoure sa maison.On aplanit les talus, on coupe le gazon, on taille lés haies, on soigne les jeunes arbres décoratifs et on plante et soigne les fleurs de jardins.Et toute cette joyeuse et saine activité se prolonge dans la soirée à mesure que le jour retarde de plus en plus son coucher.Ciseaux, bêches, tuyaux d'arrosage, tondeuse ont pour un temps plus d'attraits que le récepteur de vidéo.Et l'on rentre regaillardi par l'aimable travail à l'extérieur tout en s'exclamant » "Oh 1 on a oublié tel ou tel programme" et en se jurant bien de ne pas retomber dans la même distraction, ce qu'on fait FRANÇOIS LAVIGNE pourrait pratiquer ailleurs I 9j«> Propos Je transition 11 y a bien peu à dire de la télévision ou de la radio avec ce début de juillet.La saison d’hiver vient à peine de se terminer; la saison d’été commence.Nous sommes à cheval sur la transition.Tout ce qui devait être dit sur l’horaire révolu l’a été et' il est trop tôt pour discuter de celui qui suit.Aussi profitons-en pour donner quelques exemples de ce que le désir de trop bien faire peut coûter parfois à d’excellentes initiatives.Demeurons-en à ce que nous avons vu au petit écran, ces jours récents.Il y a eu le Gala des Sports, défrayé par la Société Radio-Canada et la brasserie Dow.Boxé, judo, lutte.Pour la Saint-Jean-Baptiste, Jean Rougeau est devenu champion des lutteurs canadiens-français; bravo et vive la race.Passons.Ce spectacular de longue durée, mais à temps limité, ne devait pas se terminer sur un match de lutte pour le championnat dont le résultat final, faute de temps, n’aurait pas été vu des téléspectateurs, oh non! la presque dernière minute au minutage, Wladek Kowalski gagnait, de la plus étrange façon, sur son adversaire Edouard Carpentier.La victoire a été si bizarre que l’arbitre s’est senti obligé d’expliquer la tournure de l’événement.Le minutage était sauf et il y avait eu conclusion au combat.Désir de trop bien faire?Le minutage a-t-il été la cause de certains moments de malaise au reportage télévisé — et de très belle tenue — des cérémonies de l’inauguration officielle de la voie maritime du Saint-Laurent?Etait-ce aux fins de respecter un minutage rigide que Sa Majesté et le président des Etats-Unis ont paru indécis, à maintes reprises, dans leurs discours de circonstances.Il était évident que, dans leurs textes à lire, il y avait des indications de temps d’arrêt en prévision des applaudissements de la foule.La foule ne démarrait presque jamais à temps, d’où des blancs dans le débit des orateurs.Il aurait fallu des chefs d’attaque pour indiquer où il fallait des manifestations populaires.•.spontanées.Désir de trop bien faire?Et puis la chorale qui a chanté; O Canada, devant la reine et M.Eisenhower (qu’a dû penser Mme Fairclough?), rendant honneur et solennité à notre hymne, pourquoi ne s’est-elle pas bornée à une seule strophe?Elle a imposé un second couplet.Pourquoi?La Marseillaise a plusieurs "couplets”; on ne chante que le premier dans, les cérémonies officielles.Désir de trop bien faire de la part des nôtres?Ces remarques n’ont rien de méchant; elles n’ont pour but que d’indiquer qu’il faut souvent craindre comme la peste l’excès dans la perfection ou sa recherche.(Suite) le lendemain soir alors qu'on se laisse prendre de nouveau par le charme du dehors et la clarté qui dure .Et puis la "terrasse" sera si belle pour l'été ., et chatouillera la jalousie du voisin qui, lui-même, jurera que son voisin envie son parterre .DECIDEMENT.ce baluchon va à l'aventure.De-vrait-il n'amasser que des choses sérieuses ?En est-il vraiment, pour l'heure, dans le domaine des ondes ?L'enquête parlementaire sur la TV est-elle sérieuse ou n'est-elle qu'une blague ?Et puis, il y o le vice-président de la Société Radio-Canada, M.Bushneil qui dit oui qui dit non (ou inversement) sur une même question ?Démissionnera-t-il ?Demeurera-t-il à son poste de président inté-rimaire ?Monsieur Davidson Dunton reprendra-t-il la direction de la compagnie de la Couronne (comme le souhaiterait la "Montreal Gazette") ou non ?Voilà tous des sujets "sérieux".Mais pourquoi les traiter puisqu'ils sont perdus dans une sorte de brouillard administratif qui ne nous laisse que le choix des spéculations en guise de matériel d'étude ?Aussi bien parler d'herbe verte, de folies fleurs et d'arbustes élégants .c'est rafraîchissant et du moins c'est clair et ça ne vous met pas dans la situation de faire fausse route .ladio -âcaBEEH élé Æ0EO5 "le seul périodique exclusivement consacré à la radio, à la télévision et à ses artistes" Rédaction of administration : 8430, CASGftAIN, Montréal DU.7*6218 MEMBRE DE L* B! ?> Abonnement : 33.50 par année lOf le numéro Autorise eoBUM enTcl posta) d* ta dsuxitm* class* par la Minlalèia des Postas.Ottawa RADIOMONDE, volume XI, numéro du 18 juin; Claire Duchesneau, élève de l’Ecole supérieure de Musique d’Ou-tremont, remporte le grand prix de $1,000 du Club social de Montréal.CKVL enlève à Québec l’annonceur et chanteur Léon Lachance, comme le signale Jean Boisseau, notre nouveau chroniqueur de la capitale.25 juin; Réunis en congrès ,les universités canadiennes expriment leur désir d’utiliser des postes qui leur soient propres "pour la distribution de cours et aussi pour des fins expérimentales”.Me Frédéric Dorion, candidat progressiste-conservateur dans Saguenay, proteste contre une émission de "Nos journalistes au micro”, programme diffusé par Radio-Canada et dont René Lévesque est l’animateur.Enfin à date.No du 2 juillet: Le département de l'immigration américaine empêche des musiciens canadiens d'aller travailler aux Etats-Unis.Lundi, 27 juin, grande animation dans tous les postes: on diffuse les résultats das élections fédérales.Jacques Normand est très fier de son séjour on France.Il a déjè fait une émission avec Michel Emer et Suzy Delair (Oh! boy.suivant son expression); i Radio-Luxembourg, avec Line Renaud: "Loulou Gasté, écrit-il, m'accompagne 1 la guitare.Je ferai aussi "Le Champ des Etoiles", l'émission dos grandes tétas couronnées de lar Chanson, le programme de la Saint-Jean-Baptiste, le 24, sur Télévision Paris-Inter.(Déjè à la TV!) Les annonceurs s’attirent un compliment de notre Auditeur malcommode (Pierre Lefebvre).Il a écouté les reportages sur les résultats des élections; "Je dois dire que nos annonceurs font bonne figure dans l’improvisation”, dit-IL L'ARCHIVISTE Télemonde PAGE 2 % Dupuis gagne contre l'Union Le comédien Paul Dupuis vient de gagner le plus grand combat légal dans l'histoire de l'Union , Artistes de Montréal.La Cour supérieure vient en effet de lui accorder raison dans l'injonction qu'il avait arise il y a quelques semaines — par l'entremise de son procureur, Me André Antonuk, assisté de Me René Duranleau, C.R.conseH - pour empêcher l'Union des Artistes, présidée par Jean Duceppe, de se désaffilier du Conseil canadien des Auteurs et des Artistes (CCAA).On sait qu'au cours de la récente greve des réalisateurs, u rf AA n'a dos appuyé l'Union des Artistes, qui sympathisait avec les réalisateurs; immédiatement apres la grève, Jean Duceppe a demandé en assemblée qu'on se désaffilie du CCAA.La résolution fut odoptée por l'assemblée générale.C'est à ce moment que Paul Dupuis est entré en scène.N a demandé une injonction en Cour suoérieure pour empêcher les officiers de l’Union des Artistes de procéder contre le CCAA, parce que ce serait, lelTn lui, rendre un très mauvais service aux artistes.M.Dupuis vient de se voir accorder I injonction par le juge Paul-Emile Côté, de la Cour supérieure.PAUL DUPUIS r .va* v .T.i: mm mÆ IMi?Au jeu, à Verdun! C'est au parc de l’Auditorium de Verdun que se déroulera le 6 juillet, la prochaine émission Au jeu.René Lecavalier et son collègue Jean-Maurice Bailly surveilleront, cette fois, une discipline sportive d’un genre assez nouveau dans notre province: une course de bagnoles fabriquées par leurs propres chauffeurs.On se souvient que c’est dans l’Ontario et dans les provinces bûté ces courses de petites vot-anglaises du Canada qu’ont dé-tures fabriquées par les jeunes.Ii semble que ce sport ait fait tache d’huile et qu’il se répanda de pjjis en plus parmi nos écoliers.Ces courses auront lieu de 5 à 6 heures sur piste et pelouse.Au jeu, une émission sportive pour les jeunes qui a fait suite aux Olympiques de l’été dernier, est réalisée au réseau français de télévision de Radio-Canada par Jean-Louis Béland.Une magnifique composition de Jean Besré (22 ans) dans “La Jarre” de Pirandello, qui a été donnée en reprise récemment.On sait que Jean Besré a remporté le trophée du meilleur acteur du Festival Régional 1957 à Trois-Rivières et que, dans la pièce primée (“Ma Petit#Ville”, de Thornton Wilder) où il tenait le rôle de George Gibbs, il gagna le trophée du meilleur acteur de soutien du Festival National 1957 à Edmonton (Alberta).Jean Besré quitta Sherbrooke en octobre 1957 pour Paris.Il joua dans “Tartuffe” aux côtés de son professeur, Pierre Bertin.Cette année, aux cours Raymond Girard, un jury composé de sept membres de la Comédie Française, lui attribua le Premier Prix de Comédie.Un engagement au Vie Festival de Bourgogne dans “Les Cenci”, de Shelley, l’obligea à ne venir au Canada que vers la fin juillet seulement.Il rejoindra, en septembre, le Théâtre Poétique de Paris pour une tournée au Maroc avec “Protée", de Paul Claudel.Jean Besré est Canadien et • appris son métier avec François Rozet.Ce qui veut dire que i L'UNION DES ARTISTES ET SfiS OFFICIERS - SOUS PEINE DE MEPRIS DE COUR - NE DOIVENT PAS ET NE PEUVENT PLUS DONNER SUITE A LA RESOLUTION DE DESAFFILIATION D'AVEC LE CONSEIL CANADIEN DES AUTEURS ET DES ARTISTES.M.E.L.Bushnell, vice-président de Radio-Canada, annonce la nomination du lîeutenant-colon-el René-P.Landry, contrôleur de l'administration à Radio-Canada depuis cinq ans, au poste d'adjoint au président de la Société.En plus de continuer à exercer ses fonctions administratives dans la direction du bureau central et les domaines connexes, le colonel Landry secondera le président et le vice-président surtout en sa qualité d'agent de liaison de la direction dans ses rapports avec l'extérieur.Fils du major général J.-P.Landry, C.M.G., il est né à Montréal, en 1888.Il fit ses études au Mont-St-Louis puis fréquenta le Collège militaire royal de Kingston, où, à sa sortie en 1918, il reçut son brevet d'officier dans l’artillerie royale canadienne, dans laquelle il servit jusqu’en 1921, au Canada et outre mer.Après avoir démissionné de la milice permanente en 1921, il continua à servir dans la 6e brigade (Québec et Lévis) de l’artillerie canadienne puis en devint le commandant.D prit sa retraite en 1934.Dans la vie civile, le colonel Landry travailla pendant 12 ans à Montréal et à Québec pour des entreprises financières.En 1933, un jury spécial, nommé par la Commission du service civil du Canada, le choisit parmi 197 candidats pour assumer les fonctions de secrétaire de la Commission canadienne de la radiodiffusion.A la création de Radio-Canada, en 1936, il était nommé secrétaire du nouvel organisme.Pendant la guerre de 1938-45, il fit partie du comité de coordination de la censure et était le chef de la censure radiophonique au Canada.Revenu à Radio-Canada en 1942, il s'occupa de la gestion des services du personnel et de l'administration, jusqu’à sa nomination, en 1944, au poste de directeur de ces services.En 1953, il est promu directeur régional du Québec et, le 1er avril 1954, il devient contrôleur de l’administration.RENE LECAVALIER, co-commentateur de “Au jeu”.Voici tes conclusions du jugement : Considérant qu'une injonction intérimaire a été accordéa pour demeurer en vigueur jusqu'à ad- judication sur la requêta an injonction interlocutoire; Considérant qu# la cautionne-ment du requérant a déjà été fixé à la somme de trois cents dollars; PAR CES MOTIFS : ACCUEILLE la requêta du ra-quérant; maintient à la somme de trois cents dollars le cautionnement du requérant; ENJOINT é l'intimé ou à ses directeurs ou officiers et/ou représentants et/ou membres de ne pas donner suite à la résolution adoptée par le conseil de l'intimé le 14 mars 1959 et approuvée par résolution de ses membres à leur assemblée du 19 mars 1959, en vue de se Point de vue de "Radiomonde et Télémonde" Comme je le déclarais dans Radiomonde et Télémonde en février et en mars dernier, nous avons toujours été et sommes encore contre l'affiliation do l'Union à toute centrale syndicale.Nous espérons qu'au terme de la présente entente avec le CCAA, l'Union redeviendra libre.Marcel PROVOST désaffilier du Conseil Canadien des Auteurs et des Artistes et de cesser toute poursuite^de l'opération en désaffiliation, sous toutes peines que de droit, jusqu'à adjudication finale sur le mérite de la présente instance; le tout, frais à suivre, PAUL-EMILE COTE, juge de la Cour Supérieure Jugement est appelé le 29 août.Belle promotion au Colonel Landry à la Société Radio-Canada l Z 4 JUILLET 1959 Radiomonde et Télémonde P* GE 3 sk:s k J •N;:;.; fl'iWB *****:• rijwi in».i '~7 — splÜ ; y < W$èM* ¦v.'x Sfegï?mm „$;• x^l ‘ y'^' ••*>!• iS*WË«$i3s3sK8 > V«i On les confond sons arrêt.Vous les aurez sûrement reconnus car vous faites partie d'un public averti.Il s'agit, à gauche, du producer bien connu Bernard Goulet et, à droite, du non moins célèbre éditeur Pierre Tisseyre.Sito Riddez affiche un sourire heureux.C'est qu'elle est au milieu de ses élèves, à l'issu du récitol que ceux-ci ont donné à l'Anjou, Il y a quelques jours.PAGE 4 Quand une reine se mire dans la glace d'une autre reine.Michelle Tisseyre retouche sa coiffure dans le miroir de lo chambre mise à la disposition de la reine d'Angleterre lors de son passage à l'hôtel Mt-Royal en fin de semaine.Radiomonde et Télémonde II ###/## =5 4 juiuet i»s» [* Michelle Tisseyre n'est pCis en vacances sur la Côte d'Azur; elle y séjournera un peu plus fard dans la saison.Pour l'instant, elle se contente d'admirer le décor de la nouvelle boîte de Clairette, que l'on voit à ses côtés.Pour marquer l'avènement au trône de notre Souveraine, Michelle Tisseyre et son époux, \ prince Consort, étaient les hôtes de Mme Audoubert, propriétaire de la Côte d'Azur.On les voit ici en compagnie de Mme Audoubert, de Clairette, l'animatrice de la boîte, fl A MirnAla  lïr) AtiKârf ¦Anne amm a a! Ja pe-i ¦ __I__ de Michele Audoubert, jeune comédienne, et de Raymond Laplante.Voici les princes royaux, tous trois dignes de figurer dans un album de contes de fée.Ils ont vécu, le soir du couronnement de leur maman, Michelle Tisseyre, une soirée qu'ils ne sont pas prêts d'oublier.N'est-ce pas qu'ils sont à croquer.C'est Armand Caron qui les a habillés.JOURS.PHOTOS. " / m Nt Vj&WW .¦ : -:V ¦ 1 tenani Trade! î Le grand "Come Batk"! On pourrait aussi intituler ce "papier" : "Si Fernand Trudel m'était conté".En effet, âgé peine d'une trentaine d'années, le jeune fantaisiste a déjà connu une longue carrière artis-tiaue qui lui procura autant de joie que de peine.S'il avait suivi les conseils de sa famille, Fernand serait aujourd'hui avocat et jouirait d'un certain bien-être.Comme il se plaît à dire, cependant, "un sang d'artiste coulait dans ses veines".Il ne lui restait donc plus qu'à suivre ion inspiration.Trudel débute Qui ne se souvient pas des refrains à succès que Fernand Trudel reprenait chaque soir, à des endroits différents, à la demande d’un public, qui voyait, en ce jeune artiste, sorti on ne savait d’où, un des grands fantaisistes ?“Chantons, Madeleine”, “Le soir”, etc., et Fernand se retirait dans les coulisses, sous une avalanche d’applaudissements, qui nécessitait deux, trois et même quatre rappels.Souriant, blond, les cheveux légèrement ondulés, les yeux enfantins, Fernand s’exécutait toujours avec sa bonne humeur qu’il communiquait à l’auditoire.Un jour, le numéro de Trudel terminé, un vétéran de la scène le remarqua : “Je me demande qui s'amuse le plus.lui ou le public ?” Fernand Trudel vivait son rêve : il se donnait à la chansonnette, à la fantaisie, à cette foule qui l’acclamait.Trudel et l'université Après avoir terminé un cours classique chez les Pères Ste-Croix, au collège St-Laurent, Fernand Trudel, obéissant aux désirs de sa famille, s’inscrivit à l’université de Montréal.Pendant un an, il suivit régulièrement les cours de droit, sans trop d’enthousiasme.Puis, un jour, on annonça aux étudiants la tenue d’auditions en vue de sélectionner des participants pour la revue “Bleue et 0r\ Trudel s’amena un des premiers et il fut un des premiers acceptés.Le soir de la première, Cari Dubuc, qui assistait à la représentation, remarqua le numéro de Fernand Trudel et lui offrit un contrat de six mois à CKVL, pour un programme qui, justement, s’appelait “Bleu et Or”.Plus tard, Paul Leduc, réalisateur du programme “Radio-Carabin”, réclama ses services pour les “carabiniers”.Il conserva ce poste jusqu’au jour où il devait rencontrer la chance qu’il espérait.Un certain mercredi soir, Trudel s'amena aux studios de Radio-Canada, comme il le faisait à chaque semaine.L’horloge marquait 5 heures et le programme passait à 8 heures.A ce moment, un télégramme parvint à Laurent Jodoin : Lys Gauty (de passage à Montréal) ne pouvait prendre part au programme.Une mauvaise grippe la retenait au lit.M.Jodoin, qui accordait à Fernand beaucoup de talent et d’esprit, proposa alors son protégé en remplacement de Mlle Gauty.Maurice Meerte, le chef d’orchestre et le réalisateur Paul Leduc, quelque peu sceptique au début, acceptèrent tout de même la suggestion de Laurent Jodoin.Le public applaudit ce jeune inconnu et, deux semaines plus tard, Jacques Normand, lui permit de marquer son grand départ.Un contrat de 18 mois à CKVL le fit participer aux programmes Chanteville, Jouez Double, La Pause qui Rafraîchit et plusieurs autres.C’est ainsi qu’il donna des spectacles aux côtés de Lucille Dumont, Rolande Dé-sormeaux, Guylaine Guy, Monique Leyrac, etc.A toutes les semaines, on l’entendait aussi au Music-Hall de Jacques Normand.Aujourd’hui, Fernand avoue qu’il doit beaucoup à Jacques Normand et lui conserve toute son amitié et son admiration.D’autres programmes plus tard suivirent.A l’antenne de CKAC, Chansons canadiennes, l’émission de Léo Lesieur et plusieurs encore qu’il serait trop long d’énumérer.Puis, Fernand accepta des contrats dans des clubs de nuit locaux et à la seule mention de son nom, le propriétaire s’assurait de remplir ses salles i capacité.Fernand Trudel en province Et du jour au lendemain on n’entendit plus parler de Fernand Trudel.Parti pour une tournée d’un mois en province, il y sé- journa une trentaine de mois.Ses succès qe se comptaient plus; à ses amis qui lui conseillaient de revenir dans la métropole, il répondait ; “Je désire avant tout acquérir une technique, un nouveau répertoire et un tour de chant tout à fait i point.” Fernand Trudel aurait dû revenir à Montréal à intervalles réguliers afin que les gens se souviennent.Etant cependant très jeune dans le métier, il ne croyait pas que le public, si chaud, si sympathique hier pouvait devenir froid et rigide le lendemain.Ça, Trudel l’a appris à ses dépens.Après une première tentative à Montréal qui remporta un demi-succès, le fantaisiste se remit au travail; il réalisa à ce moment-là l’erreur que peut commettre un chanteur qui s’imagine que “son” public l’attendra éternellement."D'autre* arrivent et prennent la place." Loin cependant de se décourager, le fantaisiste persista et après quelques apparitions préliminaires, il se prépara à “la rentrée” lorsqu’il apprit la triste nouvelle : sa mère, malade depuis plus d’un an, venait de rendre le dernier soupir.Fernand s’empressa de retourner à Shawini-gan, d’où il était originaire, et en ressentit un chagrin tel qu’il en aura des répercussions six ¦mois plus tard.Sa mère, la seule femme au monde qu’il avait aimée, celle qui l’avait encouragé alors qu’il désirait quitter ses études en droit, celle, la seule, qui avait toujours conservé en lui une confiance inébranlable.Sa mère ne se trouverait plus à ses côtés; même éloigné d’elle, à des centaines de milles, alors que tout allait mal, Fernand Trudel se souvenait toujours des encouragements qu’elle lui prodiguait.Elle partie, que lui restait-il maintenant ?Après les funérailles, la même journée, Fernand quitta Shawi-nigan pour ne plus y revenir.Il allait errant, sans but précis, d’une ville à l’autre.et toujours le souvenir de “maman” Le violon d'Ingres de Fernand Trudel est un banjo.A chaque jour il garde quelques moments libres pour pratiquer cet instrument.le hantait.Quelque dix mois plus tard, on dut l’hospitaliser: Fernand Trudel souffrait de dépression nerveuse.Plus rien ne semblait l’intéresser.Fernand Trudel et le grand retour Après des soins médicaux et des encouragements moraux de la part de parents et amis, l’hôpital lui signifia son congé.Trudel prenait du mieux, mais il ne voulait plus continuer une * carrière artistique.Il offrit ses services à une mercerie de Montréal et rencontra Gina Leclerc; le béguin se transforma vite en amour sincère et fidèle.Dix mois .après s’être rencontrés, ils s’é- j pousaient.Et lentement, patiem- | ment, Gina incita Fernand à re- j tourner vers ce qu’il préférait le plus: le “show-biz”.Il redevenait fantaisiste; sa bonne humeur réapparaissait.De nouveau le soleil brillerait pour lui et sa famille.car, entre temps, Gina lui avait fait cadeau d’une gentille petite fille, qui possédait des cheveux blonds et des yeux bleus comme son papa.Un après-midi, il rencontra Jacques Matti, qui a aidé tant de jeunes débutants.Fernand ne représentait pas un nouveau venu pour lui, mais il devait réapprendre.Trudel se remit donc au travail.Il se sentait en pleine forme, comme aux beaux jours de ses débuts.La santé ne laissait plus à désirer, U était heureux et s’engageait gaiement dans cette voie qui lui avait procuré jadis ses plus grandes joies.En ce moment, tout est à point et il attend à la saison prochaine pour accomplir cette rentrée, qu’il prépare depuis plus -d’un an.Fernand Trudel à la maison Il vous prépare un plat, tel un vieux “cordon-bleu”, préfère la lecture et le cinéma aux soirées bruyantes.Il dOore son épouse et sa petite fille Guylaine, qui fêtera bientôt son deuxième anniversaire de naissance.Nous avons sûrement oublié des détails importants sur le fantaisiste Fernand Trudel, mais nous aurons l’occasion d’y revenir en septembre prochain, alors que le vrai Fernand Trudel des beaux jours recevra les ovations d'un public qui lui est tout de mémo demeuré fidèle.Hasta Luegol j.-marc PROVOST CONSERVEZ Pour promptes informations sur programmes de théâtre, boîtes de nuit et autres endroits d'amusement .I APPELEZ VI.4-4401 i i i i i i L.lundi au v.nd.-edi d.S h.30 à 10 h.30 p.m.Satn.di et dimanche de 3 h.à 10 h.30 p.m.AROUND THE TOWN CO.REG'D.DECOUPEZ Un.Ml.famille au complet : maman, papa et la petite fille.Un pour tou., tou.pour un.I * juillet 1959 Radiomonde et Télémonde Camp des Lutins ST-EMILE-DE-MONTCALM Le camp des Lutins est dirigé par les Pères du T.S.Sacrement de Terrebonne.Ce camp accueille 200 jaunes garçons de 8 à 15 ans.Est ouvert du 28 juin au 22 août.Actuellement places libres du 26 juillet au 22 août.Pension : $20.00 per semaine.Information : Séminaire S.Sacrement, Terrebonne.— Tél.: N0.6-3251 - 6-3338 PAGE S i mm * • .j W&Ë liiüilp WÊ8M mm .vs.4 H Iv/lv.-.vM-'Æ :jXX;X ^; ty- **> Ur**.:'::>;'.%vrvi'$f:j \w* .-r->- üi^ :us.Il y en a certainement des leilleurs et des moins bons, mais a ne peut plaire à tout le monde fi même temps, et cela fait de i variété .Je regarde les téléromans ré- ulièrement.Je ne manque jamais "A la 4 JUILLET Nous sommes un groupe d’amies qui aimons bien Michelle Tisseyre et qui avions hâte de la voir dans ses atours de Reine, le soir du Gala des Splendeurs, car nous savons combien elle est chic, combien elle est belle à ravir.Hélas! ce qu’on a vu fut affreux.Son visage semblait être de plâtre.Quel maquillage, mon dieu, quel maquillage! Je suis certaine que, si elle n’a pu dire un mot à la télévision, c’est parce que sa bouche était contractée par le maquillage.Ça faisait vraiment un méchant coup d’oeil à la TV.Et cette peignure affreuse! On aurait dit qu’elle n’avait pas de cheveux sur le dessus de la tête et qu’elle en avait trop sur les côtés.Ce n’est pas que je ne l’aime pas: j’ai voté pour elle.Mes amies aussi.L’a-t-on fardée ainsi pour cacher ses rides, son âge?Quand on n’a pas 20 ans, les gens ne s’attendent pas à ce qu’on les paraisse.Visage de cire, rue Mignonne, Valleyfield, P.Q.Pan! dans l'oeil d'un journal jaune Je viens ici protester contre le plus sale reportage jamais écrit dans un journal: celui paru dans "Vedettes” sur le Gala des Splendeurs .1‘Vedettes”, à mon sens, est le plus jaune de tous les journaux.On y ment sur toute la ligne.On s’est aussi permis d’insulter Hughette Proulx, disant, par exemple, qu’elle "cachait un Cadillac”, et on a publié une photo prétendant que la salle était vide, photo prise alors que tout était terminé et que le public sortait.A Hughette Proulx, je dis bravo.Il vaut mieux être grasse et remplie de bonne volonté que d’être comme ces Français: petits et remplis de vous devinez quoi.Le public devrait protester en bloc pour que la direction de "Vedettes” nous débarrasse de ces mange-Canayens que je maudis.Un ancien lecteur de "Vedettes", Roger Marcotte, 1601, rue Sicard, Montréal, P.Q.Pan! dans l'oeil! d'André Roche.nstein Votre journal a suscité l’admiration de tous les gens de bien de notre province, en publiant l’article magnifique de madame Desprez, cette semaine.Vous êtes des gens courageux, qualité que je réservais jusqu’ici aux journalistes de "Nouvelles illustrées”, malgré les exagérations et les erreurs qu’ils font.En nous permettant de lire l’article de Mme Desprez, vous nous avez dit qu’un étranger s’impose dans le Québec, un Français (?) aux yeux jaunes, à la langue épaisse, aux appétits gloutons, aux ambitions de vedette qui, après la guerre, vint échouer sur les rives de notre St-Laurent.Il devint imprésario d’artistes, épousa une perle qu’il assombrit, procréa et fit de la politique.La zone tempérée reste la piscine d’action des anguilles.Et tous, avant de quitter le ghetto, passent l’épreuve.Votre avenir, comme le mien, dépend de ces larves.Veuillez agréer, monsieur le rédacteur en chef, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.Paul Palardy, agronome à ta retraite, Montréal, P.Q.SEANCE AJOURNEE t "JOS MONTFERRAND // N.D.L.R.: La querelle autour de "Jo* Montferrand", la chanson de Jacques Labrecque que la radio et la TV se sont en général abstenues de passer pour raisons de censure, a suscité encore cette semaine des commentaires parmi nos lecteurs.Nous croyons cependant que la discussion autour de cette chanson a assez duré et que, pour empêcher qu'elle s'éternise, nous devons demander è nos correspondants d'y mettre fin.Nous accusons réception des quatre dernières lettres à ce sujet: celle de "J'aime la musique", de Québec (qui enguirlande les adversaires de "Jos Montferrand"), celle de Mme H.Roy, de Hull (qui prend également la défense de Jacques Labrecque), celle de Mme B.B., de l'Ancienne Lorette (qui, à son tour, prend è parti ceux et celles de nos lecteurs et lectrices qui avaient condamné "Montferrand" et Labrecque) et enfin celle de M.Blondeau, de Ste-Foy (qui fait l'éloge du compositeur de la dite chanson).fn 2 mots Merci, merci à "Radiomonde” pour le magnifique reportage et les magnifiques photos sur le Gala des Splendeurs.C’était merveilleux.M.et Mme E.Baril, Montauban, P.Q.éloquentes défenses d'une télémission Marjolaine serait une détestable 1) (N.D.L.R.: Nous devons éliminer votre long paragraphe sur "La plus belle de céans" madame, cette discussion ayant assez duré et votre lettre étant passablement longue par ailleurs.Nos excuses.) 2) On parlait de faire disparaître “La lutte” de la TV.Il serait temps car ces spectacles sont immoraux pour la jeunesse qui se passionne vite pour cela.^ Si on veut voir de la lutte, qu’on aille dans les arénas.Remplaçons la télédiffusion de la lutte par un bon film, les téléspectateurs en seront mille fois plus heureux et la morale sera en même temps sauvée.3) Quant aux trois reines qui ont refusé d’être du cortège de Michelle Tisseyre, j’ai ceci à dire.Encore un coup de tête de Marjolaine Hébert, cette comédienne détestable au possible avec son petit air de bébé; elle n’a pas l’air d’une femme dans son rôle au programme “Marie-Didace”.En ce qui a trait à Monique Miller, elle est en train elle aussi de devenir insupportable.Je suis enfin très surprise de Denise Pelletier, que nous aimions tant dans “Les Plouffe ; le public se souviendra de cette dernière méchanceté.Je félicite Lucille Dumont, Muriel Millard et les autres qui n’ont pas eu de rancune.J’ai trouvé leur geste magnifique.4) Pourquoi, dans les “interludes”, fait-on chanter des étrangers ?On en a assez des chanteurs parisiens ! Qu’on passe plutôt des chansons de Yoland Gué-rard, par exemple; il y a tant de chansons canadiennes sur film ou sur kiné.J’aimerais tant revoir Yoland Guérard dans “Viens valser avec papa” alors que la petite fille s’endormait sur son épaule.Qu’en pensez-vous ?Mme I.Monast, St-Mathias, Co.Rouville, P.Q.Il a été rumeur, ce printemps dernier, que le programme “Je vous ai tant aimé” allait quitter les ondes de la TV.Je ne sais jusqu’à quel point le projet est considéré sérieusement par Radio-Canada, mais, à titre de téléspectatrice, je me permets de vous donner mes impressions.N.D.L.R.à "Jeannot", d'Ou-tremont : nous ne pouvons publier votre lettre, car elle ne renferme pas votre nom véritable et votre adresse exacte.Les lettres que nous publions dans cette page DOIVENT être signées; à demande, nous protégeons l'identité de l'envoyeur mais nous DEVONS garder son nom et adresse dans nos filières.C'est, il nous semble, une loi élémentaire de la probité et de l'honnêteté journalistiques.Au plaisir de vous lire è nouveau.Je ne comprends pas pourquoi on laisserait tomber ce programme.C’est le seul qui nous amène un souffle de notre Gaspésie, si pittoresque géographiquement et humainement.Le seul qui sait mettre en relief les qualités d’expression de ce canadianisme bien particulier de ce coin de notre province.En plus petit, ne vous fait-il pas penser à tout ce qu’on aime à voir et entendre des Marseillais parce que ceux-ci font classe à part avec leur situation géographique, leur port, leurs bateaux, leurs boutiques, leurs dévotions et, bien entendu, leurs expressions ?Si ces choses n’ont pas encore été comprises du public, je crois qu’il faudrait lui donner une chance de les saisir et de les apprécier.Le programme prend de la maturité; les scènes extérieures qu’on y ajoute maintenant le situent davantage dans son magnifique décor naturel et lui donnent plus de force.On en vient à anticiper l’entrée de ce programme avec le bruit des vagues et le chant des goélands; on devient curieux de connaître la philosophie de ces compatriotes isolés mais liés par une tradition solide et des intérêts communs.(Suite à la 18e page) 1959 Radiomonde et Télémonde PAGE 17 .^Mimi GARANTIE FRAICHE COMME LE PRINTEMPS « m^i: •''••s' «mm UpP •XXvSSv Mf** é Le Stampede de Calgary à la télévision Le bruit d’un galop sur une pente ravinée, l’image fugitive d’un cheval hennissant, deux pistolets, une cartouche impressionnante et un chapeau à large bord, le tout disparaissant dans un nuage de poussière ocre : le cowboy passe ! Qui fuit-il ?Que poursuit-il ?Type légendaire, le cowboy s’est fait, à tort ou à raison, une réputation stéréotypée.C’est un dur à cuire, jovial à ses heures, un tantinet bluffeur avec un rien de sentimental, surtout le soir quand, assis à l’entrée de son ranch, il se joue un air d’harmonica ! Naturellement, le cowboy habite la région des Prairies, a le regard perçant, le poing terrible et le don de camper une silhouette très photogénique lorsque, droit sur sa selle, il surveille la vallée du haut de son rocher t Or nous sommes conviés à la plus grande fête de cow-boys jamais célébrée dans le monde.En effet, grâce au réseau micro-ondes transcanadien, les auditeurs et téléspectateurs du réseau français Une aventure d'aujourd'hui 1 Tous les dimanches à 2 h.30, Pierre Nadeau anime l’émission Panorama du jazz, diffusée au réseau français de Radio-Canada.Panorama du iazz est une série d’été de treize émissions qui sont plus particulièrement destinées aux automobilistes, aux familles en vacances et aux groupements de jeunesse.Aussi l’animateur veut-il faire entendre une musique qui soit agréable et de qualité.Il fera peu de commentaires, mais présentera chaque disque en le situant dans une “chronologie” du jazz.Pierre Nadeau tentera de montrer l’unité fondamentale du jazz par la diversité des styles et des musiciens.Partant du blues des origines pbur aboutir à la toute nouvelle vague, il révélera ce qui fait se rejoindre à trois ou quatre décades d’intervalle une Bessie Smith ou un Louis Armstrong et, passant par Duke Ellington, Lester Young, Art Tatum, puis Charlie Parker, les très grands musiciens actuels que sont un Miles Davis, un Thelonious Monk, un Charles Mingus.?Nos lecteurs.¦\ (Suite de la 17e page) Enfin, je crois que la qualité de ce programme vaut que nous le gardions sur nos ondes quelque temps encore; nous ne faisons que commencer à le goûter.Les lecteurs seraient-ils de mon avis ?Madame C.P., Québec, P.Q.?* ?Depuis trois semaines déjà, je désirais faire part, à l’auteur, au réalisateur et aux interprètes du programme “Je vous ai tant aimé”, de mon appréciation.Les émissions du 19 et 26 mai, notamment, ont été des meilleures.Malheureusement, hier, le 2 juin, nous avons été privés des belles Images du bas du fleuve et de ses sympathiques habitants.J’espère que Radio-Canada trouvera le moyen de nous redonner cette émission.Continuez dans cette veine et “Je vous ai tant aimé” sera sûrement aimé de tous.Mme L«-G.Arcend, Montréal, P.Q.de Radio-Canada assisteront, le jeudi 9 juillet, de 9 h.30 à 11 heures du soir, au fameux Stampede qui se tient chaque année & Calgary, en Alberta.Ce reportage, qui passera à la radio comme à la télévision, sera transmis directement des lieux où se dérouleront, en présence de Sa Majesté la reine Elisabeth II et de son époux le prince Philippe, les différentes épreuves et manifestations inscrites au programme du Stampede 1959 ! L'événement promet d’ètre pittoresque à souhait.'"wv,.w>Wv C’est que le Stampede donne lieu à de nombreuses réjouissances populaires.Ses fêtes durent plusieurs jours.Un grand défilé d’indiens, de cow-boys et de chariots décorés en marque l’ouverture.La force, la rapidité et l’audace des cow-boys sont mises ensuite à l’épreuve dans une série de compétitions originales et devant une foule de curieux venus de tous les coins de l’Amérique et même d’Europe.H y a, par exemple, la célèbre course de chariots où les équipes, constituées chacune de quatre cavaliers et d’un cocher conduisant un chariot que tirent quatre chevaux, se disputent l’honneur d’arriver les premières à la fin d’un parcours semé d’embûches et long d’un quart de mille.Autre compétition typique du Stampede, un cow-boy attrape au lasso une vache rétive et la maintient immobile tandis que son compagnon s’efforce de traire au moins un pouce de lait directement dans une bouteille qu’il devra remettre aux juges dans une course à pieds, n ne faut pas oublier non plus les rodéos de toutes sortes depuis la capture d’un taureau sauvage jusqu’à la chevauchée parfois dangereuse, d’un chevai non dressé qui rue dans tous le» sens ! Ce spectacle, comme on peut s’en rendre compte, avec ses attractions aussi nombreuses qua variées, est vraiment un produit typique de l’Oüest.Pour nous le décrire, jeudi soir, nous aurons Henri Bergeron Jacques Fauteux et Judith Jas! min à la télévision, avec Gérald Renaud, réalisateur du reportas* télévisé.^•X’O-XvCSv Douce et invitante comme une journée de printemps,,, vive et limpide comme un rayon de soleil.Dow est la bière préférée de tous ceux qui mènent une vie active.&SUI.B OOW B 8 T • * O L I M A T I S É Radiomonde ©t Télémonde 4 juillet 1959 PAGE 1« mm On o soustitré le dernier défilé de la Saint-Jean : le show d'Eddie Quinn I Cela, évidemment, à cause de la présence dans le défilé d'Yvon Robert, Edouard Carpentier, Johnny Rougeau, Yvon Ourelle, Michel Normandin et Jack Sharkey.A propos, que venait donc faire Sharkey dans ça ?Qu'arbitrait-il là ?.la plus belle fille de la parade fut sûrement Colette Boky, tandis que l'apparition la plus ahurissante fut celle des deux camionnettes de Rothman's.Le plus applaudi : Maurice Richard .Le plus drôle : Casson (il avait perdu son casque) .Le plus nerveux mais le plus sympathique : le petit Ouellet, baptiste d'un jour.Vous savez comment les artistes appellent maintenant Jean Duceppe ?"Président de la Désunion des Artistes".Pas mal trouvé.Le fait d'avoir rapporté cela ici nous vaudra un autre mot de Cambronne sur les ondes du poste de Madame Du Tremblay.Duceppe, cependant, a tellement multiplié les injures depuis quelques mois qu'elles ne portent plus, n'ont plus aucun effet.Monique Gaube, qui eut ses heures de gloire au Canada, songe à retourner en France .Fernand Martel, bronzé comme un Miamien, a encore une fois dit adieu à Montréal .De retour d'Europe, Abramo Carfagnini aimerait se trouver du travail à la TV (pour les $$.$) et au Grand Opéra de Montréal (pour la joie de travailler) .BERNARD : Silence : DUFOUR : FAUTEUX :.pas là OLIVIER une perte un noble agæjjfe ^ Qu'est donc devenu le Père Bernard ?.Gilles Pellerin retournerait bientôt sur les ondes de CKVL .Le gérant Jean Nadon, de CJMS, a maintenant un assistant.Mike Stephens et son "Club 800" (CJAD) seront de retour au Parc Belmont tous les samedis à partir du 4 juillet.L'hélicoptère de CKVL a fait sa réapparition, le dimanche, dans le ciel de Montréal.C'est de là que les reporters donnent aux auditeurs des informations sur les conditions de la circulation .Les gens de La Tuque espèrent que leur nouveau poste sera prêt à opérer avant Noël.Le poste de TV de Trois-Rivières veut grossir sa puissance .Ses occupations nombreuses empêcheraient Yvon Dufour, l'an prochain, d'être de la troupe de cabaret de Jacques Lorain et Denyse Filiatrault.Le chanteur André Bertrand, qui a déjà failli devenir hockeyeur professionnel (il appartenait aux Rangers), aimerait maintenant se destiner vers le golf professionnel .La CBC reste muette à propos du programme de TV qu'elle confierait à Olivier Guimond à l'automne .Muette aussi à propos des projets que Jacques Normand prétend lui avoir bel et bien déjà vendus .Encore quelques jours et Muriel Millard pourra sauter dans sa toute nouvelle piscine, à l'arrière de sa résidence de Fabre-ville .Deux émissions-consoeurs de radio, "Chez Miville" et "Les Joyeux Troubadours", ont pris fin vendredi, mais toutes deux reviendront à l'automne.Probablement avant i le 31 Goût.On sait que le théâtre de la Poudrière, à l'île Ste-Hélène, a été cambriolé ($1,500) il y a deux semaines.Les voleurs sont encore une fois venus dans la nuit de samedi, apportant quelques argents, des costumes et des effets personnels, dont la caméra de Yoland Guérard.Ce dernier nous demande, à ce propos, d'adresser aux voleurs le message suivant t "Gardez ma caméra si vous voulez, mais retournez-moi le film à 12095 Lachapelle".Frenehy Jarraud partira le 4 juillet pour Paris .René Ferron, célibataire endurci, trouve que l'élégance et le confort coûtent trop cher pour se le permettre à deux .Jacques Fauteux, selon wa voisine,est le plus grand gentleman de la radio-TV."Il a été fait," dit-elle, "pour être riche et vivre en noble." "Gef that," Jacques .André RUFIANGE WM ¦ HUGUETTI "After Hours" ou AU SECOURS* Mountain Playhouse DES ARTISTES une 4ème semaine La séduisante Hu-guette Oligny a occupé toutes ses heures libres ces jours derniers, non pas à jouer au tennis sur table ( comme on la voit, à gauche, dans une photo prise il y a plusieurs semaines) mais à vendre à ses camarades et au public des billets de tirage dont les profits seront versés au Fonds de Secours des Artisans de la radio et de la TV.L’enjeu : une automobile Peujot 403 et une cape de vison platine.Le tirage aura lieu mercredi le 1er juillet, à la Comédie Canadienne, lors d’une manifestation appelée "Festival du printemps”.Nos lecteurs y sont conviés.La comédie musicale ”Afte» Hours”, i l’instar de la revu* "Off Limits”, présentée l’année dernière, attire des foules record* au pittoresque théâtre d’été Mountain Playhouse, situé sur la montagne près de la Côte-des-Neige*.Cette revue, écrite par six auteur» de la télévision canadienne-an-glaise, garde l’affiche pour une quatrième semaine et semble en bonne voie d’égaler le record établi l’an dernier par "Off Limits”, qui attira les foules durant pas moins de 10 semaines.“After Hours”, dont la mise en scène a été assurée par Norman Jewison, met en vedette l’extraordinaire comédien Jack Creley ainsi que la blonde Char-mion King, Don Francks, Norma Renault, Betty Robertson et Allan Blye.Il y a représentation tous le* soirs, sauf le dimanche.A cause de la très forte demande de billets, on a ajouté un spectacle le samedi soir, alors qu’il y a représentations à 6 h.30 puis à 9 heures."After Hours”, aprèa son succès à Montréal, doit être présenté'au Festival de Stratford, cet été.Re: Cécile Devile, ses airs sexy.et un article de Rufi Dans notre édition du 13 juin, a paru un article de Rufi sur la chanteuse française Cécile Devile (surnommée "La Brigitte Bardot de la chanson") qui, de passage à Montréal, avait scandalisé plusieurs téléspectateurs lors de son apparition à "G.M.vous invite ." et au "Club des Autographes".Dans son article sur Mlle Devile, Rufi parlait des "bonnes gens" qui avaient protesté contre le décolleté de la chanteuse.Il avait mis les mots "bonnes gens" entre guillemets, ce qui a semblé narguer les bonnes gens sans guillemets.Voici trois lettres a cet effet qui nous sont venues de lecteurs mécontents : M.André Rufiange, a/s "Radiomonde”, Montréal.Monsieur, Je viens tout juste de lire votre article sur Cécile Devile et je viens ici faire une petite mise au point.Vous qualifiez de "bonnes gens”, sous-entendu "les scrupuleux”, ceux qui ont protesté auprès de Radio-Canada après le tour de chant de cette fille.Je vous ferai remarquer que se scandaliser de tout et de rien n’est pas le terme juste en ce qui concerne Cécile Devile.Vous préférez sans doute les "bonnes gens”, tout court, qui gobent tout sans jamais approuver ni blâmer quoi que ce soit.Malheureusement pour vous, je fais partie, avec mon mari et beaucoup d’autres, de ceux qui félicitent Radio-Canada pour ses bonnes productions et ne lui cachent pas leur mécontentement devant celles qui sont, pour le moins que l’on puisse dire, dépourvues de bon goût et de convenance.Puis-je au moins vous demander d’admettre avec moi que la tenue de cette diseuse était très inconvenante.Elle serait tellement plus à son aise dans les boîtes de nuit qui ont toute la clientèle voulue pour se régaler de ces sortes de spectacles.Je ne suis pas vieux jeu, ni scrupuleuse mais il faut tout de même savoir différencier ce qui est beau et convenable de ce qui est franchement irrespectueux et indécent.On peut être très belle, bien mise et attrayante sans pour cela être vulgaire; exemple : Mme Nicole Germain.Bravo pour le scripteur des "Joyeux Troubadours”.Mme Denise Durend, Montréal.?* * Au sujet de Cécile Devile : Oui ! bénies soient-elles, celles qui se scandalisent de tout.car, sont sûrement pas bénis ceux et celles qui ne se scandalisent de rien.Plus la femme est osée, plus l’homme est heureux et la trouve belle !.Telle la mouche à vers sur un tas de fumier, "plus il y a de pourriture, plus ça sent bon !.Et dès que la femme décente et modeste montre son indignation, de suite elle est taxée de jalouse, d’étroite d’esprit, de ci, de ça !.Messieurs ! mieux que quiconque, vous savez que le corps humain est fait pour être caché et plus on va, plus on le découvre, oubliant qu’il est le tabernacle de l’âme.Mais pour les sexuels, sans âme et sans pudeur, il ne sera toujours que le tabernacle de la déchéance et du vice.Pourquoi vous, Messieurs, qui êtes toujours si bien vêtu, cherchez-vous sans cesse à déshabiller la femme ?"Evidemment, celles qui, sans amour propre et sans conscience se laissent faire” ensuite, jetez-vous la pierre à la femme pudique et décente qui se scandalise devant l’exposée de sa semblable ?.Messieurs, c’est notre sexe que l’on dégrade ! et ce sont nos soeurs qui nous font rougir de honte et de dégoût; et ce sont no* deniers comme ceux des autre* qui les soutiennent "ces femme» vipères” et nous avons le droit de réagir.Laure Sauvé, rue Melrose, Westmount * ?* L article intitulé : Cécile a scandalisé nos "bonnes gens", paru dans le journal du 13 juin, est l’écrit d’un gaffeur dans la veine de certains réalisateurs, artistes et journalistes.Vous en avez plein votre stylo de cet entre guillemet narquois .nos "bonnes gens".au fait qui sont-ils donc ?.Tout simplement les gens de gros bon sens et de bon goût qui veulent éviter à nos gamins canadiens l’occasion de siffler d’admiration en voyant à la TV des filles, style DEVIL(e).Ils sont ceux qui savent distinguer entre un décol-té audacieux (Jean Bissonnette) qui fait foutre par terre l’installation de lumière organisée par le réalisateur !.et le grand dé-eolté modeste de Miss Bentzell (à "Music-Hall”, dimanche le 14) qui suggérait le chic et non l’au-daee.On ne se moque pas de nos "bonnes gens", M.Rufi, car ils forment ce public en or qui aime bien mais qui parfois châtie bien.Nos "bonnes gens" devront-il* demander à votre patron de vou* censurer.ou de vous remplacer ?Vos futures sornettes nou» dicteront notre conduite.QUORUM, Québec, P.Q.4 juillet 1959 Radiomonde et Télémonde PAGt 19 ./ .ill Jean Gascon en 33 tours .Une nouvelle expérience vient d'être tentée dans le domaine du disque canadien.London offrira bientôt aux amateurs de théâtre un microsillon spécialement conçu à leur intention et réalisé par Norman Spunt, avec le concours d'un de nos comédiens les plus prestigieux, Jean Gascon.Les autres participants seront Alice Gastice et Claude Ducharme.On trouvera, sur ce disque, plusieurs sketches et monologues d'une veine très légère et très amusante.Ce long-jeu s'intitulera d'ailleurs "Le cabaret du sourire".Tous les textes ont été écrits par Alice Gastice, auteur français établi au pays depuis quelques années.Les disques de ce genre sont chose courante en France, mais c'est la première fois que l'on en produit ici.Ce microsillon sera lancé dans environ trois semaines et, s'il s'avère une réussite ($$$), Norman Spunt nous assure que cette tentative aura des suites.On s'inquiète .Dans une récente livraison du périodique "La Discographie Française", on s'est livré à une vaste enquête sur la situation actuelle de la chanson française.Ce numéro spécial, ayant pour but d'honorer la mémoire du célèbre éditeur Raoul Breton, décédé dernièrement, nous a appris que les auteurs, compositeurs et interprètes s'inquiétaient beaucoup actuellement de "l'envahissement de la chanson étrangère en France" .Les importations américaines et italiennes, surtout, sont très en vogue actuellement et on trouve, au "hit-parade", sept chansons étrangères contre trois françaises.L'industrie de la chanson française (car c'en est une) traverse donc une crise aiguë, à laquelle il est souhaitable de mettre un terme le plus vite possible.Interviewée sur cette invasion de la chanson étrangère, Line Renaud a proposé, comme remède au problème : "Fermons les frontières ." Pour sa part, Dalida soutient que toutes les jolies chansons — quelle que soit leur provenance — ont droit de cité.Plusieurs autres compétences apportent également leur avis sur le sujet et il rassort de cette enquête que les grands responsables de la situation actuelle sont certains éditeurs désireux de s'enrichir rapidement et qui préfèrent lancer, à peu de frais, des chansons qui ont déjà eu du succès dans le monde entier, plutôt que de consacrer une certaine somme à faire connaître les nouveautés françaises.Il y a encore de bonnes chansons françaises, mais encore faut-il les connaître .La chanson française en deuil Avec la mort du romancier Boris Vian, survenue la semaine dernière à Paris, la chanson française a perdu l'un de ses meilleurs artisans.Parlant de la mort de Vian, les journaux ont souligné qu'il s'était surtout rendu célèbre avec son roman "J'irai cracher sur vos tombes".Cependant, ces dernières années, il s'était surtout consacré à la chanson.Il a signé plusieurs refrains à succès, dont le plus connu fut sans doute "Le Déserteur", popularisé par Mouloudji.Boris Vian avait aussi enregistré lui-même — histoire de s'amuser — quelques chansons dites "atomiques".Enfin, il y a quelque temps encore, il était directeur artistique de la compagnie "Philips-Fontana" et avait réalisé les séances d'enregistrement de plusieurs vedettes de cette maison.De choses et d'autres .• Une carte-postale de New-York nous apprend que Claudette Jarry est retournée là-bas, afin d'y poursuivre les cours qu'elle avait entamés il y a quelques mois .A propos, le voyage d'Yvan Dufresne et de Michel Louvain à New-York n'aura pas été inutile.Il en résultera, semble-t-il, d'importants événements dans la carrière du jeune chanteur.On n'a pas voulu nous en dire plus long à ce sujet, mais nous avons cru comprendre que Michel Louvain fera un voyage en France prochainement.Nous en reparlerons .Fernand Robidoux a changé d'étiquette.De Sandryon, il est passé à "Dis-Q-Ton", une filiale de "Fleur de Lys", où il vient d'enregistrer "Les autres" (Moune Victor-Fernand Robidoux) et le succès "Ce serai! dommage".Sur "Fleur de Lys", Johnny Davis vient d'enregistrer, pour sa part, "Le soir" et "Pauvre amour", une chanson de Camille Andréa .Jean-Paul Filion, nous quitte.Il a l'intention de demeurer deux ans en Europe, afin d'étudier.Marcel Giguère, chanteur-bègue Ancien bruiteur, maintenant comédien, Marcel Giguère a décidé de faire des siennes dans la chanson.Sur l'offre de la compagnie "Fleur de Lys", il a même enregistré deux chansons sur disque.Ce disque, réalisé après des efforts laborieux (Giguère ayant beaucoup de difficulté à chanter trois notes justes de suite), porte deux chansons dont les titres laissent deviner leur ton amusant : "Les gros melonJ^et "Cerise".Marcel Giguère est attendu impatiemment sur nos tables-tournantes.A moins que la censure ne s'en mêle .- y 3* & - a*-* m *r:’‘ÿÿ v‘ ’ jy • • * a HHi Depuis le 17 juin dernier, le jeune et sympathique annonceur de CKVL Claude Boulard ("Les étoiles de demain") affiche une mine fière et réjouie.Il y a de quoi! Son épouse Lucile a donné naissance à une adorable petite fille de 7 livres et neuf onces, qui a été baptisée, dimanche dernier, des prénoms de Marie-Claude-Diane.On voit, sur cette photo, le père (pas encore remis de ses émotions), la mère (qui se porte è merveille) et bébé Diane, le premier enfant du jeune couple.A droite, une Infirmière de l'hôpital West-End, où Mme Boulard a été hospitalisée.Radiomonde et Télémonde 4 JU,tLET 1959 PAGE 20 Robyn : JEAN DESPREZ n'n pu, cette Mm«in», nous livrer sa chronique régulière.EU* s'en okcum au-p,*s do sot lecteurs.Le surcroît de travail que lui a occa-tionné la départ de sa nou-vella émission de Radio-Cane-do (9 heures, tous les matins) •st cause de cette absence.Que nos lecteurs se rassurent, cependant.Ils pourront recommencer à lire, dès la semaine prochaine et dans tous "JE NE SUIS PAS UN CRIMINEL" Un nouveau nom vient de faire son apparition chez les jeunes chanteurs de charme à la mode actuellement.C'est PIERRE ROBYN.'.La télévision l'a découvert il y a quelques semaines seulement et, depuis, sa popularité est montée en flèche.La jeunesse en a fait un de ses préférés et, avec Michel Louvain et Claude Vincent, c'est le chanteur le plus en demande en ce moment.Sa voix et sa personnalité ont eu tôt fait de conquérir le coeur des adolescentes.Sous la nouvelle étiquette "Variétés", il enregistrait, récemment, deux chansons.Ce sont : "La cha-cha-cha de joie" et "Je promets", que l'on entend régulièrement sur les ondes.!•* numéros qui suivront, la prose du célèbre critique canadien.Pierre Robyn s’est révélé si rapidement que nous n’avons pas eu le temps de vous le présenter.C’est pourquoi ses admiratrices savent relativement peu de choses sur son compte.On le connaît Le Maire honore un jeune compositeur canadien Le maire de Montréal, l'honorable Sénateur Sarto Fournier, ci voulu honorer un jeune compositeur canadien-français, M.Adolphe Lapointe, qui a composé deux chansons en l'honneur de la visite royale.La photo fut prise dans le bureau du maire au moment où ce dernier félicitait M.Adolphe Lapointe qui venait de lui remettre des copies de ses compositions.A l'emploi du service des incendies de la ville de Montréal, M Lapointe occupe ses loisirs, depuis de nombreuses années, à composer des chansons.Ses oeuvres ont été couronnées de succès.Ses chansons ont gravi le palmarès de la chanson canadienne.Son premier succès gagna la manchette au "Western Hit Parade", sous le titre de "Trying To Say I Don't lave you", pendant près de deux mois.Il vient aussi de se signaler à deux reprises avec "Ils disent que l'on est fou" et l'étonnante composition de "Mon coeur dit non, non, non !', interprétée par la pétillante Denise Caron.Cette dernière chanson occupe présentement la troisième position au palmarès de la chanson canadienne et a été choisie le disque du mois.Les deux compositions que M.Lapointe a présentée* ou Maire de Montréal à l'occasion de la visite de la Reine *©nt "Come On And Honour Canada" et "Send Your Prayer To The Soldiers".si peu que plusieurs personnes l’ont confondu, ces jours derniers, avec un individu du même nom, beaucoup moins respectable, qui a défrayé la manchette des journaux en commettant un audacieux "hold-up’’ à Montréal.Pour l’information de ses nombreuses admiratrices, voici quelques notes sur ce jeune chanteur.Sa “carte d’identité” n’est pas du tout celle d’un hors la loi.La voici.Prénoms : Joseph, Charles, PIERRE.Nom véritable : Belzil.Date de naissance ; 1er février 1935.Lieu de naissance : Lévis.Profession du père : garagiste.Profession envisagée au départ : aviateur.Domicile : rue Crescent, Montréal.Activités actuelles : cabaret, disques, télévision.Activités futures : engagement à Asbestos et Gala en plein air, à Trois-Rivières, ' dimanche.Artistes préférés : Gilbert Bé-caud, Edith Piaf, Sinatra, Ca-terina Valente, Sammy Davis Jr.Sports préférés : natation, chasse, pêche.Passe-temps : apprendre de nouvelles chansons.Goûts culinaires: bifteck.Qualité dominante : sincérité.Défaut dominant : prompt.Situation de famille : célibataire.Rêve de sa vie : devenir un très bon chanteur et se faire connaître au-delà des frontières.SIGNALEMENT Taille : 5’11” Poids : 180 livres Cheveux : bruns Yeux : bleus Voix: baryton martin SOUFFREZ-VOUS de maladie de coeur, dépression nerveuse, de rhumatisme?Consultez Charles Choquette "Guérison absolument garantie" OR.1-4284 TV A LOUER POUR CAMPS D'ETE PRIX SPECIAUX CL.5-2918 ¦ Is , s * < tj s/ V ¦ m m l 1 lia - 4-: PIERRE ROBYN fSi-xSwï de BEAUPRE, Québec voici ce sympathique annonceur dons DEUX DE SES COMPOSITIONS ANDRE JEAN JE N’L’AI PAS CRU REVES D'AMOUR FL-150Z — 45 tours FL-150-78 tours Pour distribution : Trans-Canada Record Inc., 1811 ouest, rue Notre-Dame, Montréal WE.7-0131 4 juillet 195» Radiomonde et Télémonde if ##; PAGE 91 , fell* f>-.->.m&m ;•*.• ,.y:; WMM •X-ÿ?->K • §>:• .^ ^ ' , ' ' I < t-**à * ^3vSa«.pplll "MADEMOISELLE" EST A PPL AU DIE A LA TEMEDE A la comédie burlesque "Le Don d'Adèle", succède, à La Fenière, la comédie dramatique "Mademoiselle", de Jacques Deval."Mademoiselle" ne se rattache pas à un genre précis.Les situations vraiment vaudevil-tesqoes alternent avec des moments de fine comédie et certains passages dramatiques atteignent à la tragédie.Et, pourtant, a-t-on vu une pièce posséder autant d'unité ?Nous apercevons, ci-dessus, dans l'ordre habi- { tuel : Ginette Leclerc (Thérèse), Jean Pageau (Valentin), Louis Gauvreau (Christiane Golvoisier), Paul St-Pierre (Maurice Galvoisier) et Micheline Bernier (Hélène)."Mademoiselle" fait partie du répertoire de la Comédie Française depuis ! 1957.v Le metteur en scène, Henri Veüleux, a d'ailleurs pu applaudir De- nise Gence dans le rôle-titre, à Paris, le mois dernier.A Québec, le rôle de "Mademoiselle" est tenu par Martine Leblanc, que nous apercevons ici avec Christiane (Louise Gauvreau), dont elle est la gouvernante.On dit à Québec.-! - par Claire GAGNON -I MÿiS : - • * Ü) Nous apercevons, ci-dessus, Claude Beaudoin, chanteuse et danseuse québécoise de talent, alors quelle prenait pour époux Reginald Martel, étudiant en Lettres à Laval.La cérémonie nuptiale sest déroulée dans le cadre typique de l'église Notre-Dame-des-Victoires.La Centrale cTArtisanat a choisi un cadre approprié à Québec.Elle est installée dans l'ancienne maison Montcalm, sur la rue St-Louis.Les artistes et artisans qui sont en montre à ce comptoir sont tous des noms connus par ceux qui recherchent la beauté.Les sculptures sur bois, les céramis-ques et les émaux exposés sont gracieusement montrés par Mlles Auger et Lemay, les gardiennes de ce sanctuaire.Parmi les collections permanentes, il ne faut pas manquer d'admirer deux émaux absolument sensationnels : ‘‘le masque”, de Jordi Bonet, ainsi que ‘‘le cheval bleu”, de Jean-Baptiste Bergeron.* * * * Les Québécois voudraient bien savoir pourquoi l'émission “Carrefour”, qui est retransmise par tous les postes de la province, ne vient pas sur leur écran de télévision ?C’est une réalisation instructive pour tous les membres de la famille.* * * Jeen Gagnon, le chanteur préféré des jeunes filles sentimentales, souffre d'une très mauvaise grippe.* * * La visite de la reine de Shef-ferville à St-Lambert, près de Montréal, a été suivie minutieusement par Jacques Gauthier.Cet as du reportage à CHRC a intéressé tous les admirateurs de la royauté.* * * Freddy Grondin, du poste CKCV, s’envolera vers Paris le 15 juillet prochain, en compagnie de son épouse.Bon voyage au monsieur de “L’heure des quilles”.* * * Le directeur des programmes de CKCV, Michel Gariépy, passera le mois d’août sur les plages américaines.* * * La semaine prochaine, les amateurs de disques trouveront, aux comptoirs, une chanson de Jean Duchesne.* * * Le grand peintre Schyrgens est revenu, tout dernièrement, d’une tournée européenne.Quelle surprise nous.réserve ses prochaines toiles ?* * * A l’Exposition Provinciale 1959, St-Georges Coté fera une innovation.Chaque jour, un programme de télévision en direct sera télévisé pour le plaisir de ceux qui ne peuvent se rendre à la Foire.* * * Les immeubles du poste CJLR seront sur le boulevard Laurier, face au Bois de Coulogne.Les plans ont été faits par l’architecte Guy Laroche, en collaboration avec Jacques DeBlois.Cette construction de 100 pieds par 50 sera ultra-moderne, avec un équipement technique de premier ordre.* * * Le jeune organiste Robert Jenkins est très en demande dans tout l’est de la province.Il a fait, tour à tour, danser les gens de Sherbrooke, Drummondville, Ples-sisville, Montmagny, etc.Son sens du rythme et son habileté sur le clavier sont tout à fait remarquables.Pour les non initiés, il donne l'impression d’avoir des doigts de fer.* * v Dimanche prochain, le 5 juillet, de 5 h.30 à 5 h.45, on entendra, au poste CHRC, le ténor José Jermon Ce jeune chanteur est considéré comme l’un des artistes lyriques les plus doués du Canada français.Né à St-Victor de Beauce, il a étudié avec les professeurs les plus en vue de la province.On lui prédit une carrière fantastique.?* ?Les pèlerins de Ste-Anne-de-Beaupré peuvent se procurer, aux magasins de souvenirs, une médaille de la sainte faite par un NOMINATION Télévision de Québec (Canada) Limitée annonce la nomination da M.Guy Lemieux au département de la Publicité, de La Promotion et des Relations Extérieures des postes CFCM-TV et CKMI-TV.Guy Lemieux est bien connu à Québec pour ses activités comme journaliste, commentateur et artiste, et il fut l'une des figures les plus populaires depuis les débuts de la télévision québécoise.des plus grands émaillistes hollandais.* * * Les artistes de Québec seront très heureuses d’apprendre qu’elles peuvent bénéficier des conseils d’une spécialiste pour le maquillage de la scène et de l’écran.* * * Jacqueline Verreault revient d’un séjour d’études de plusieurs mois en Europe et les dames qui passent entre ses mains risquent de n’être pas reconnues par le mari ou l’amoureux.Les moins jeunes paraissent dix ans de moins, les autres deviennent irrésistibles.* * * Le 29 juin dernier, Alex Da-meules, réalisateur au poste CFCM-TV, est entré dans le con-jugo.Le voyage de noces se fait à Paris.Bien du bonheur aux nouveaux époux.?* * Nicole Danis, la gagnante québécoise de la Plaque Radiomon-de, est maître de cérémonies à La Porte St-Jean pour tout le mois de juillet.* * * PALMARES DES CREATIONS DE QUEBEC 1— Entre les deux portes — Claudette Avril 2— Mon coeur est amoureux — Nicole Danis 3— Les lilas sont fleuris — Paul Landry 4— Dis-lemoi — Claudette Avril 5— Anita — Denis Walsh 6— Pourquoi s’en faire ?— Jean Duchêne 7— A Québec, au clair de lune — Marius Delisle 8— Viens mon ami — Coll.Troubadour 9— Bleu, blanc, rouge — Louisette Deschêne 10—Chaque jour qui naît — Claudette Avril U—Fernando mamba— Carole Cloutier 12— Une goutte de pluie — Coll.Troubadour 13— Un p’tit coin dans ton coeur — Denis Walsh 14— Line — Paul Landry 15— Sous les tropiques — Carole Cloutier 16— Un p’tit sourire — Jean Duchêne 17— Boubou — Marthe Lebon 18— Sérénité — Denis Walsh 19— Chiquito — Carole Cloutier 20— Dans le coeur des poètes — Jean Duchêne Les Petits Chanteurs sur les ondes Les Petits Chanteurs du Mont-Royal assumeront les frais du chant lors de la neuvaine d’actions de grâces qui se déroulera à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal du 1er au 9 août.On les entendra au sanctuaire à la messe de 9 h.du soir, de même que sur les ondes d’un grand nombre de postes qui ont accepté de diffuser la neuvaine.Les Petits Chanteurs sont des enfants pauvres recrutés dans des orphelinats de la province de Québec.IB sont à l’Oratoire pour ajouter à la beauté des chants liturgiques et pour ainsi aider les pèlerins h mieux prier.Voici à leur sujet l’opinion d’une haute personnalité du monde musical, M.Charles Goulet, docteur en musique et directeur des Disciples de Massenet: ".D’après mon expérience, je crois qu’il est pratique* ment impossible de trouver de* élèves de solfège et de dictée musicale aussi bien préparés pour la musique que cet ensemble - • PAGE 22 # ^ é é 2 Radiomonde et Télémonde 4 juillet 1959 mm •v.f.((*t| ' fÉil **£?*££***« ;,cc.-: : s s, ¦ artpMf ^?wv _^jC_ Original défectueux terrons-nous surgir un théâtre en rond avec l'arrivée d'Henri Veilleux?(por ELIS! POUUOT) Le 26 avril, Heur» Veilleux, chef de la rédaction à CHRC, metteur en scène, comédien et professeur de théâtre, montait dans un oiseau géant qui devait le traverser de l'autre côté de l'Atlantique.A l'aéroport, ses parents, amis et élèves ont tous censé : "H rapportera certainement de nombreuses idées nouvelles et profitables pour le monde du théâtre québécois ! “ Hui ne s'est trompé I Suivons Henri pendant ses pérégrinations .puisque les voyages forment la jeunesse .et nous le questionnerons ensuite.L’oiseau se pose d’abord deux odyssée ! La Côte d’Azur, Rome jours à Londres, le temps de se rendre au Music Hall pour ensuite aller applaudir la merveilleuse Tamara Toumanova.Un autre coup d’aile et nous voici à Bruxelles.Il ne faut pas rater Jean Weber dans “Les Amants” au Théâtre de la Monnaie.Et notre sympathique oiseau nous pose dans la ville de nos rêves, Paris.II ne faut rien manquer même si nous n’avons que trois semaines ! 30 spectacles en 20 jours, voilà une bonne moyenne ! Les plus importants?‘•Mademoiselle” à la Comédie Française, que M.Veilleux devra monter, dès son retour, pouF La Fenière; “La Vie Parisienne’» avec la compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault; “La Bonne Soupe” avec Marie Bell et Alfred Adam; “La Tête des Autres” à l’Atelier avec Mou-loudji et Claude Richard que plusieurs Québécois ont bien connu comme professeur de théâtre; “Ouragan sur le Caine”, au Théâtre en Rond avec Jean Mercure dans une mise en scène d’André Villiers.Le papier manquerait pour compléter l’énumération, alors continuons notre où l’on présente Topéra “Méphis-tophèles”, Madrid, Lisbonne, Santa Maria (Açores) et déjà Montréal.De surprise en surprise .— M.Veilleux, qu’est-ce qui vous a surtout frappé au cours de votre voyage dans les vieux pays ?— “La beauté” ! Je ne suis pas architecte, mais le souci du détail dans l’architecture m’a littéralement 'emballé ! — Quel fut votre coup d’oeil préféré ?— “Je ne pourrais vous décrire l’émotion que j’ai éprouvé du haut de l’Are de Triomphe ! Quelle perspective ! — Sans faire de comparaison avec le Canada, certaines choses ont dû vous étonner.— “En arrivant à Paris, j’avoue avoir été estomaqué devant la Place de l’Opéra que j’avais imaginée beaucoup plus grande et devant les gens qui ne s’habillent pas, même pour aller au théâtre.Sur un autre plan, je fus étonné de constater qu’une demi-bouteille de vin n’est pas plus dispendieuse que du beurre à table ! Henri Veilleux, comme tous les touristes, a été emballé par les terraces de café à Paris.Y a-t-il une façon plus agréable de regarder vivre les gens ?.— Et en dehors de Paris ?.— “A Marseille, j’ai pu visiter la Cité du Soleil de Corbusier.Malgré l’originalité et le magnifique plan d’urbanisme, cette cité ne me plaît pas.La façade me faisait penser â une cage à poules.J’ai bien rigolé lorsque j’ai Nous apercevons, ci-dessus, Henri Veilleux, è la porta du T béât r a en Rond de Paris.Nous soupçonnons voir biantét une photo semblable mais sur le seuil de son Théâ-tre en Rond de Québec.•• entendu le guide s’exclamer : “Et les résidants bénéficient d’un extraordinaire service de livraison par téléphone !’» — Vous vous êtes aussi arrêté à Nice ?— “Oui, mais je n’ai pu me baigner.Je n’ai pu me faire à cette plage de galais polis.Ce qui m’a frappé à Nice, ce sont les hommes habillés comme des cartes de mode se promenant pieds nus.et les petits gars en bikinis embrassant les petites filles en robes de première communiantes .— Avez-vous continué à avoir des surprises en Italie et en Espagne ?— “A Rome, je suis descendu dans un hôtel où l’on ne comprenait ni l’anglais, ni le français ! Je passai donc deux jours à manger des “Hot Dogs”.A Madrid, je fus enthousiasmé par le modernisme dans les plans d’urbanisme ! Beauchamp est son cicérone — Revenons au théâtre.En plus des trente spectacles auxquels vous avez assisté, il a dû vous arriver des anecdotes intéressantes.— “J’ai eu la chance d’avoir Beauchamp comme cicérone.C’est donc avec lui que je suis allé à l’Atelier, k théâtre de Dullin ! Tout le monde sait que Beauchamp a travaillé avec Dullin pendant près de vingt cinq ans.C’est donc ainsi que j’ai pu visiter k théâtre, les coulisses, l’ancienne loge de Dullin et causer avec ses machinistes et techniciens.Pour eux, Dullin vivra toujours.Il faut les entendre passer cette réflexion : “La mise en scène de Barsacq est très bien, mais si Dullin l’avait conçue.etc.— Beauchamp a dû vous ouvrir d’aubes portes ?— “Oui, î^les du studio de cinéma St-Mau>.e où j’ai fait la connaissance de Jean Marais çfB* se maquillait pour le rôle du “Bossu” dans le film d’André Unebelle.Par la même occasion, Beauchamp, qui doit aussi jouer un rôle dans ce film, fit l’essayage de différentes perruques avec différents maquillages .expérience «très fructueuse pour moi ! — Avez-vous rencontré d’autres personnalités du théâtre ?— “J’ai eu la veine de causer longuement avec André Villiers, théoricien du théâtre en rond, et metteur en scène de “Ouragan sur le Caine” au Théâtre en Rond de Paris.— Quelles ont été les conclusions que vous avez tirées de cette entrevue ?— “Qu’il ne serait pas impossible d’instaurer cette forme de théâtre à Québec.L’installation des plus économiques peut se faire n’importe où, aussi bien dans une gare que dans un hall d’hôteL — Qu’exige-t-on de la part du comédien ?— “Une entière sincérité chez le eomédien.La réadaptation n’est pas aussi ardue qu’on ne le croit Ce théâtre est, en lui-même, anti-cabotin.Naturellement un comédien ne peut pas y faire ses débuts.Il doit d’abord avoir une base solide.— Vous connaissez à Québec des comédiens à base solide ?— “Cette base solide peut être remplacée par l’ext>érience.— Et que demande-t-on au metteur en scène ?— “Une nouvelle poétique du théâtre, en plus d’une rigueur avec ses comédiens.—• Pensez-vous implanter le théâtre en rond à Québec ?— “J’espère faire des expériences en ce domaine au cours de la saison ! En attendant, je suis préoccupé par mes deux spectacles pour la Fenière, “Mademoiselle” et “La Lune est Bleue” et par la transformation de mes cours d’art dramatique.— Qui vivra, verra ! Nous nous suivons .Nous savons qu’il n’y a rien à votre épreuve !.4 juillet 1959 Radiomonde et Télémonde PAGE 23 t**.» Uaiîî (ffymnirmy rrffrTfiffnrri IS.n u r— ¦^*** 5afc*îssr ,T^?gy£ ^4v^> i«t J4>^v ^ !¦¦» a»*«*»» yj ^ ^ ^ ^ Radiomonde Telemonde et JUILLET 1959 Toutes ces images représentent des choses du passé! VENIR BIENTOTroger GOSSELIN, au nom du poste CK VL, téléphonera à une auditrice (ou à un auditeur) pour lui offrir le A A RADIO DE TABLE Marconi que IDUUGcKVL offre à ses fidèles auditeurs à raison de 5 par jour tous les jours.CKVL 24 HEURES PAR JOUR 850 AU CADRAN 50,000 WATTS .7
de

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