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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 30 décembre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1944-12-30, Collections de BAnQ.

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SEPT SOUS LE NUMERO «vwi gpSjîlHS 5&.Jrvf -0?$ Ire-X NBNBl iPPf fife®!* »>,s wSfSfc jÉÇjfc* V tes.•;w -s fiæs V»f «* •iiîi'V*}^ WüM Îâîi'zfaa ¦ i.'Æi~i j&gfttiSge Æig* mmm mêmm > ÿM] • ¦ •• V, .'A ®Mï r< F#.:4Üli * ’ •;: •v ^?aW BsiMls r’ ' .i *'S'ïM v: ¦>¦¦ i&isg ' v ^Pifl pisiip Wmm& .¦ « f I.¦ ’• FERNAND DERRON .H XX.* LÉO LE SIEUR crrnui VOI.VII — No I — MONTHKAI* M DMKMI1KK 1944 RADIO-JOURNAL TOUJOURS UN BON PROGRAMME SUR LE RÉSEAU FRANÇAIS DE RADIO - CANADA CETTE CHRONIQUE EST REDIGEE PAlflJi REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADKH A N ADA ELZÉAR HAMEL Des gens plu» autorisés que moi écriront à l'oeeasion du déeês du bel artiste Elzéar Hamel.I-a mort vient de l’emporter alors qu’il donnait encore à certaines compositions (à la radio) son talent toujours fécond et sa conscience professionnelle toujours en éveil.Avec la disparition d'Klzéar Hamel, on ne peut s’empêcher de songer aux artistes qui luttèrent ferme pour conserver à Montréal un théâtre d’expression française! Et notre coeur se serre et notre pensée dit tout haut: “Encore un”! Ce grand camarade de Fred Barry, d'Antoine Godeau, de Fi-lion, de Palmiéri, et de plusieurs autres qui durant les beaux jours du théâtre à Montréal, avaient su affirmer leur talent et conquérir un public peut-être un peu moins “précieux” mais à coup sûr plus enthousiaste et plus fervent.Elzéar Hamel était un soldat héroïque de la “vieille garde” du bon temps, mais comme il avait su demeurer jeune et nous cacher son bel âge par une énergique tenue devant les événements de la vie, malgré les années difficiles, malgré l’isolement! Elzéar, (U me permettra cette familiarité) était jeune et aimait la vie.Il l’a aimée malgré les tristesses qu’elle nous offre tous les jours; il l’a aimée malgré la cruelle maladie qui le tenaillait depuis longtemps! Il l’a aimée parce qu’il a cru en elle jusqu’à la fin.N’était-il pas.Ici, au travail, il y a moins de trois semaines?Je l’ai rencontré dans l’ascenseur et il paraissait tenir le coup contre le mal qui s'était acharné à lui avec férocité! Il ne voulait pas admettre que cette maladie le coucherait sur un lit d’hôpital et qu’elle l’emporterait un jour.Je sais qu’il a pensé à mourir debout, ici même à la radio peut-être! Je sais qu'il a pensé cela secrètement.J’en ai la conviction aujourd’hui! Mais le mal FRANÇOIS ROZET reprise sur les ondes de Radio-( .anada.le 8 janvier, à 10 h.30.l’a terrassé et à l’hôpital — le lendemain de Noël — il a fermé les yeux pour toujours.Je trouve cela admirable d’avoir voulu ce qu’il a voulu et je ne suis pas le seul à partager cet avis.Elzéar Hamel nous aura donné une leçon de courage et d’énergie et Dieu sait si nous en avons besoin de nos jours.Jamais il ne s’est départi de sa bonhommie proverbiale! Certes, 11 savait élever la voix, mais c’était pour donner plus d'expression et de force à ses souvenirs! Il n’a pas voulu “déranger” les autres! 11 aurait préféré l’isolement jusqu'à la fin! Ce besoin d’être seul tenait beaucoup plus de son tempérament que de son caractère! Il voulait maintenant laisser la place aux autres et il ne demandait à la vie qu’une petite part.à peine suffisante pour lui donner le bien être! Mais il s’étalt retranché derrière ses souvenirs et sa bonne vieille camarade: sa pipe! S’il avait voulu la placer sur une tablette pour quelque temps, peut-être serait-il demeuré encore un peu parmi nous?Mais le sort a voulu que cette FIDELITE ne lui lit pas de bien.Oh! Loin de moi la pensée de lui en tenir rancune! Le repos qu’il trouvera auprès de ses vieux camarades, là-bas, lui sera une compensation pleine de douceur et de paix.Je laisse à d’autres — ceux qui l’ont connu au fort de ses succès — de souligner ce que fut sa vie magnifique et la passion qu’il avait pour le théâtre.Sa carrière est toute pleine de dates que l’on voudra sortir des programmes du temps! Pour nous, les plus jeunes, nous garderons le souvenir d’un homme que les années avaient blanchi sans le vieillir, le souvenir d’un gentilhomme jovial et sans prétention et d’un homme qui aimait la jeunesse et lui voulait beaucoup de bien! Notre hommage est empreint d’une profonde douleur et nous désirons que ses parents, ses amis, ses camarades trouvent, ici, l’expression de nos condoléances les plus vives et les plus sincères.le théâtre perd un de ses plus sympathiques et plus dévoués artistes et à ce seul titre le théâtre est en deuil! Ernest PALLASCIO-MORIN M.Noël Brunet à Radio - Carabin LE RETOUR DE Félix Leclerc Radio - Canada une nouvelle série ‘L’ENCAN des RÊVES’ Les VENDREDIS, à 8 h.30 p.m.\ M.NOEL BRUNET, violoniste.Prix d'Europe 1939 prendra part à l’émission “Radio-Carabin", le jeudi, 4 janvier 1945.Les duettistes Roger Gareau et Lucien Coutu reviendront au micro dans leur répertoire de chansonnettes françaises ainsi que Jean Vincent, un autre jeune chanteur fort applaudi.Paul Leduc, le directeur de la série nous fait part du fait que les sketches comiques qui seront joués ce soir-là s’inspirent de l’actualité.Au programme également, le choeur des carabiniers et l’orchestre de Maurice Mcerte.LE SOLDAT CANADIEN ADMIRÉ DE TOUS Ce qu’en dit M.Marcel Ouimet, correspondant de guerre de Radio-Canada.— Des pages émouvantes.UNE SERIE DE CONFERENCES.QUI SONT-ILS?1 ) Il naquit à St-Malachie.II se destinait au droit, le micro l’a capté (comme tant d’autres).Il est doué pour l'imitation.Il commande ses consommations en cinq langues.Qui est-il ?2) Il habite la Suisse canadienne.Il sait camper un personnage comme pas un dans le métier.Fait remarquable, il sut être maire et pamphlétaire.Qui est-il?3) Il se proclame “le doyen des jeunes comédiens”.Il fut applaudi par sir Wilfrid Laurier en 1914.Il fit ses premières armes galantes avec notre premier magistrat.Il fut un des rares éléments canadiens-français dans le film “Maria Chapdelaine”.Qui est-il?4) Il est baryton, parfois ténor, toujours compositeur, scripteur, “gagman”, comédien.Il verse dans le lyrisme.Qui est-il?5) Elle “reçoit” de 9 à 5, mais ne “sert" jamais rien.Elle dira par intérim et par fil: Ici Radio-Canada, mais jamais par sans fil.Qui est-elle?Réponses en page 16 Créditez 20 pointa par réponse juste.100% brillant.80% excellent.80% bon.40% médiocre.M.Marcel Ouimet, correspondant de guerre de Radio-Canada en Europe, est actuellement en congé de repos dans sa famille à Montréal.Les dix-huit mois qu’il a passé au service de presse de l’état-major des pays alliés constituent des pages émouvantes.Les auditeurs qui ont entendu ses reportages le savent.Mais il est des faits d'un caractère tragique que notre correspondant ne peut raconter au micro et qui entreront dans son journal après la guerre.Marcel Ouimet a quitté ie service de radio-journal qu’il dirigeait à Montréal en juin 1943 et depuis lors, a suivi l’armée canadienne dans tous ses grands engagements: Sicile, Italie, France, Belgique et Hollande.Il a fait partie de la première équipe de journalistes qui, en juin, 1944, suivit l’armée d’invasion.Il fut également de la première équipe de journalistes à mettre le pied sur le territoire allemand.Il raconte avec une vive émotion les scènes déchirantes qui se sont déroulées à Paris, scènes auxquelles il a assisté lors de l’entrée des alliés dans cette cité.Parlant de nos Canadiens, il dit qu'ils sont acclamés partout où ils passent.On les admire pour leur crânerie, pour leur modestie et aussi pour la correction de leur tenue.Monsieur Ouimet parlera de toutes ces choses lors de conférences qu’il donnera l’une, le 5 janvier, à l’Alliance Française à Montréal et la deuxième, le 10 janvier, au club Saint-Laurent Kiwanis, également à Montréal.Il parlera également a d’autres cercles de la métropole et d’ailleurs à des dates qui seront annoncées plus tard.Sa première causerie a pour titre “Impressions de la campagne de France.” Il va de soi qu’il donnera également des causeries au micro de Radio-Canada.IL ETAIT UNE FOIS’ Des contes à Radio-Canada pour les enfants sages.Marcelle Barthe qui dirige cette émission de Radio-Canada."Il Etait une Fois” nous fait connaître les sketches qui seront joués ces jours prochains, sketches destinés aux enfants sages et aussi à leurs parents.Ces sketches se recommandent tous par leur valeur littéraire.Voici l’ordre des émissions prochaines: Mercredi, 27, à 5 h.30 — “Le Mouton Noir”, par Marguerite Lescop.Vendredi, 29, à 5 h.30 — Polichinelle n’est pas venu, ae George Fétol&s.Lundi, Premier de l'An — La Vierge s’en va promener, de Cecile Chabot.Mercredi, 3 janvier — Frontenac, de Pétolas.Vendredi, 5 janvier — Conte des Rois, par Cécile Chabot.La directrice d”‘I) Etait une Fois’* nous fait part que Radio-Canada donne deux prix par émission à ceux et à celles des auditeurs qui auront le mieux commenté les sketches en question.Récital de chant par M.Turgeon M.Marcel Turgeon, baryton, chantera d Québec pour i’audi-toire de Radio-Canada, le vendredi, 29 décembre, à 10 h.45 du soir, Je t’Aime de Grieg, Chant Hindou de Bemberg, Give a man a horse he «an ride d’O’Hara, et I love life de Mana Zucca.RADIO-CANADA présente L’Esclave Blanche d’après le film français avec ?FRANÇOIS ROZET et ?MIA RIDDEZ 3 JANVIER sur tout le réseau français de Radio-Canada A 9 HEURES Réalisation: PAUL LEDUC Scénario f'rarirnsement prêté, par la Cie France-Film PAGE 2 Radio Mon de 30 DEC 1944 1 O VOL.VU — No 3 RED ACTION-ADMINISTRATION TEL PLATEAU 4186 MONTREAL, 30 DECEMBRE 1944 1434 OUEST, STE-CATHERINE MONTREAL a « PU Bailly /va Jlo - (Carabin our l^4n Qui \Jient line élève de feu Léo Pal Morin et de Claude Champagne.— Ce qu en ont dit Léopold Stokowski et Arthur Rubenstein.Mlle Paule Bailly, pianiste, prix d'Europe en 1939, qui poursuit actuellement ses études au Juilliard School of Music à New York, pte-ndra part à l'audition de Radio-Carabin, le jeudi, 28, à 9 heures du soir.Mlle Bailly est diplômée de l'Ecole Supérieure de Musique d'Outremont ayant eu comme professeurs, feu Léo Pol Morin et Claude Champagne.Léopold Stokowski et Arthur Rubenstein devant qui elle se fit entendre lors de son arrivée à New-York l’ont complimentée sur sa remarquable préparation et son sens artistique.Les duettistes Roger Gareau et Lucien Coutu reviendront au micro d; * s leur répertoire de chansonnettes françaises ainsi que Jean Vincent, un autre jeune chanteur fort applaudi.Paul Leduc nous fait part que les sketches comiques qui seront joués ce soir-là s'inspirent de l’actualité.Au programme également, le Choeur des Carabiniers et l'orchestre de Maurice Meerte.I Mon Dieu, bénissez la nouvelle année Qui vient si parée Nous parler d'amour; Qu'elle reste pure et douce et vibrante Et nous soit clémente Jusqu'au dernier jour.De nouveau, je bois à cette folie Qui veut qu'on oublie Les larmes d'hier; Et je ne veux plus savoir à cette heure Que sur terre on pleure, Et que c'est l'hiver.A quoi bon souffrir, la vie est un songe Et tout est mensonge Si ce nest mourir.* Les espoirs qu'on cueille aux plus douces lèvres Ne sont qu'une fièvre Et doivent finir.Mon Dieu, bénissez la nouvelle année Qui vient si parée Nous parler (Tamour; Qu'elle reste pure et douce et vibrante Et nous soit clémente Jusqu'au dernier jour.(Fx.“Brunes & Blondes”, de Jean Gillet) r i/v 1 lt>/4 «1 v o> ^ ¦» ‘Oscar, t'es jtaf! C'est pas le QUATUOR ALOUETTE qui chante, c'est le TRIO LYRIQUE!" JA TRADITION ordonne d cette époque d’échanger des voeux de bonheur, santé et prospérité.Quelle que soit la situation du monde, la tradition maintient son exigence ! Elle traduit, là, cet espoir indestructible de bonheur qui soutient l’humanité, même dans ses déboires.PAN DANS L’OEIL a, encore une fois, accepté l’agréable soin d’exprimer au nom de la direction de RADIO-MONDE et des collaborateurs de notre journal des voeux: aux artistes dramatiques; anx chanteurs et chanteuses; aux réalisateurs et au personnel tech-¦ yyrr wique des postes, aux **nliLL directeurs de ceu.r-ci et aux.annonciers.BONNE ET HEUREUSE Après avoir accompli cet agréable devoir, RADIOMON DE tourne son attention vers ses lecteurs.Tous ceux que nous avons nommés précédemment dépendant du grand public radiophoniqute dont nos abonnés sont les plus intéressés.A nos lecteurs donc, Bonne et Heureuse Année! Que chacun dans son foyer, dans la réunion des siens, goûte un moment de détente dans cette atmosphère de guerre et de sang qui trouble l’existence du monde.Que chacun, à la chaleur du sourire de ses proches, reserre ce lien d’amour les uns ponir les autres qu’il faut garder intact en dépit des événements passagers, qui tentent d’ébranler les fondements de la famille, base de la patrie.Que chacun, apporte un peu de félicité autour de soi au moment que tout se ligue pour ne créer que dissensions.Paix au sein de la guerre, paix intérieure née du sentiment du devoir accompli malgré tout ! Paix aux âmes tendues devant l’effort sut humain et égal à la tâche.Paix aux enfants à qui leur âge a épargné l’anxiété qui étreint leurs ainés.Joie à tous! C’est sur ce voeu qu’au nom du journal, cette chronique répète encore une fois BONNE ET HEUREUSE ANNEE à tous.Que le bonheur règne chez nos amis de la radio et du théâtre et chez ceux qtii les admirent avec tant de constance.Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio 30 DEC.1044 RadioMondc PAGE 3 LA SOCIETE RADIO-CANADA à l’aube de l’année 1945 prie ses auditeurs et ses commanditaires, ses collaborateurs et les directeurs des postes affiliés à son réseau d agréer ses voeux de BONHEUR et de SUCCÈS dans leurs entreprises respectives.CBF CB V (Québec) (Montréal) ( Chicoutimi) ICI RADIO-CANADA! mm PAGE 4 RadioMonde 30 DEC.1944 A la Palestre Nationale Brillante inauguration de l’Ecole d’Art Dramatique A l’occaaion de la première réunion de l'Ecole d’Art Dramatique Je Montréal, une cinquantaine d’élèves étaient présents à la Palestre Nationale, le 16 décembre dernier.Après quelques mots de bienva-nue aux élèves.Henri Letondal présenta les invités d’honneur qui étaient M.et Mme Paul D’Anglais et M.Marcel Provost.Parlant de MM.L’Anglais et Pr> vost, le directeur - fondateur de l’Ecole rappel aqu’ils étaient les parrains spirituels de la nouvelle institution destinée à former des artistes pour le théâtre, la radio et la télévision.M.Marcel Provost, directeur le RADIOMONDE, rappela la nécessité d’une pareille école.‘‘Je su's même étonné, dit-il, qu’elle n’ait pas été fondée plus tôt Car nous avons un besoin urgent d’artistes spécialement préparés pour le métier qu’ils auront à exercer.C tta école vient donc combler une lacune.Elle est appelée à rendre des services indispensables au théâtre et à la radio.M.Henri Letondal est assurément celui qui peut le mieux vous guider dans ce domaine.’’ M.Paul L’Anglais, directeur de “L’Art dam les Fleurs” La Patrie Fleuriste 168 Est, Ste-Catherine Livraison partout L directement de J V notre serre-chaude J iâ PL 1786 jA Trouiez le >endl CHI P lî h.IS-t* h.30 “Radio-Programme Producers", a dit qu’il se réjouissait de voir l’Ecole d’Art Dramatique de Mor.éaf obtenir un tel succès à ses débuts.“Je n’ai pas besoin de vous précis rr votre mission.Vous avez compris l’importance d’un ensei g n e m e n t comme celui-là, d’un enseignement pratique qui sera pour vous, comme pour les producers d’un bénéfice immédiat.Vous ne venez pas ici pour apprendre à dire des compliments, mais pour apprendre v:‘ra métier.Et.puUque je suis le parrain de cette école, je ne manquerai pas de faire appel à votre talent, sitôt que votre directeur mass.: a que vous êtes en mesure de jouer un rôle.Je vous encourage donc fortement à travailler et à déve'jp-per votre talent sous une direction qui, j’en suis sûr, ne vous épargnera ni son temps ni ses dévoués conseils.” L’Ecole d’Art Dramatique de Montréal a donc, à l’heure présente, deux semaines d’existence.Au cours de l’entrevue que lui offrait Mme Jeanne Frcy, à l’émission du "Moulin de la Chanson’’, M.Henri Le-tondal s’est dit enchanté dis premiers résultats obtenus, au point de vue de l’assistance et du travail des élèves.Commencer un enseignement en pleine période des fîtes semblait une gageure, mais le concou-s des élèves fut si spontané, si enthousiaste que trois classes d’ensemble sont déjà établies pour te-pondre à la demande d’inscription.Et puis, il y a la télévision.Dn sait que M.Phil Lalonde, directeur du poste CKAC, a confié la direction artistique de la nouvelle station de télévision à M.Henri Le-dontal qui aura précisément pour objet de former des interprètes, -es scripteurs, et des régisseurs pour la télévision C’est le cas de dira que l’Ecole d’Art Dramatique de Montréal vient à son heure.F1LI ATR AULT Lauréat du Conservatoire royal de Bruxelles Professeur à l’Ecole de musique de l’Université d’Ottawa, à l'Ecole Normale de Musique de l’Institut Pédagogique et à l’Ecole Supérieure de Musique d’Outremont.Emission psyslologique, les données du Dr de Paris.?STUDIO D’ART VOCAL 1405, me MACKAY M Arquette 2519 i ap**ès ¦ Fêtes Joyeuses HEUREUSE ANNEE A TOUS Whitehall Broadcasting Ltd.EDIFICE DOMINION SQUARE, NçSLl MONTREAL 1943 30 DEC 1944 K* •r> , ; c *Ajêi Mme ADELA LESS A RD-BOÏ-Vl\, présidente des “Jeudis littéraires et artistiques” de Québec qui vient de publier un volume intitulé “Tableaux d’autrefois".La Parole est aux Auditeurs Montréal, 88 déc., 19H-RADIOMONDE, Montréal.M.le Directeur, Est-ce que Boileau n’écrit pas quelque part à Racine que la critique de Pyrrhus lui permit de brosser avec plus de perfection le caractère de Burrhus!.Ainsi m’appuyant sur l'autorité de ce grand maitre, je me permets d’apporter ma critique, que vous voudrez bien publier en tribune libre, sur Choc de Choeur, sketch de René-O.Boivin, diffusé par CKAC an Théâtre de Chez Nous, mercredi le tO courant.Nous avons eu l’occasion d’ap-, précier une fois de plus le beau talent de M.Boivin, il mérite aussi des félicitations pour l’intéressant article qui parait chaque semaine dans RADIOMONDE.La distribution de "Choc de Coeur” était des mieux répartie, mais.est-ce que Ton improvise au Théâtre de Chez nous?.Si ces artistes ont trop d faire pour ‘répéter’, pourquoi ne pas confier les rôles à d’autres qui ne demandent qu’à travaillert Et pourquoi ne pas seconder ces réalisateurs (trices) qui ont pris l’heureuse initiative d’aider à développer des talents qui plus tard feront peut-être la gloire de notre paysf.Ces jeunes manqueraient d’expérience, me direz-vous, mais ils auraient soin de ne pas faire du programme une lecture à première vue., car l’expérience ne peut remplacer les “répétitions.” La scène du sauvetage entre autre, manquait de naturel, n’était pas assez halletante.pas assez coupée.Les interprètes ne couraient certes pas un réel danger!.on du moins les auditeurs avaient peins à se l’imaginer.Je vous remercie sincèrement pour l’attention que vous voudrez bien porter à ma lettre.Je demeure, Votre très obligé.Marcel LAMBERT, N.P.C.N.¦" Fameux Epilatoire —— ROY-MAR Pommade I Enlève pour la vie barbe chrt la femme.poitrine poilue rhei l'boninir.poils jamlies, hr.iv, aissHIrs.Satisfaction garantie.COMMENCEE TRAITEMENT Al MOI Kl» Hi I.$8.52.taxes et i malle comprises.Demandes le h votre pharmacien.Distributeurs en gros.Cas grain A ChartM»nn**an.Montréal.Ecrire ERODE ITS ROY-MAR Casier 2t1.Qt EBEC.• ______________________R # RndioMondc R L’opéra Norma, de Bellini, au Metropolitan et à ltadio-Canada Une oeuvre que l’on voit rarement à l’affiche.— “Un caractère étrange et pittoresque à la fois”.“NORMA", de Bellini, que Radio-Canada fera entendre le samedi, 30 décembre, par relais du Metropolitan Opéra, de New-York, est une oeuvre que l’on voit rarement à l’affiche, une oeuvre qui néanmoins possède, dit un critique, “une inspiration mélodique, une poésie naturelle et sans recherche et touche directement le coeur’’.Pendant longtemps, les orchestres, au temps où les “sélections’’ primaient au programme des concerts populaires exécutaient des passages de cet opéra.Vuillermoz raconte que Bellini tout en restant dans la tradition “a su donner à sa partition un caractère étrange à la fois mais toujours pittoresque”.Puis il ajoute que le rôle de la principale héroïne, celui de Norma, nécessite un parfaite vocalisation de l’accent dramatique et, outre dos qualités de cantatrice, celles de tragédienne.“NORMA” fut créé à la Seal a de Milan, en décembre 1931.Ce fut dès la première, un remarquable succès.Le sujet a été tiré d’une tragédie du même nom de "Soumet et Balmontet”, créée à l’Odéon de Paris.La scène se déroule chez les druides dans les Gaules.Norma, la fille du chef Arovéso.s’éprend du pro-consul Fillione qui la marie secrètement Deux enfants naissent de ce mariage.Clothilda, sa suivante, est la seule à connaître le secret de cette union.C’est au temps où les druides et les légions de la Rome impériale se font la guerre.C’est cet ensemble de situations qui crée le noeud de la pièce.Le compositeur a trouvé ici des éléments favorables à son dessin mélodique.Les principaux rôles ont été confiés à Mmes Zinka Milanov, Jeannie Tourel, Thelma Votipka.MM.Frederick Jagel, Norman Cordon.Allessio de Paolis.Chef d’orchestre, Cesare Sodero, Aux entr’actes, commentaires en français et jeu du questionnaire musical.19 45” ^ Que 1 An Nouveau I» apporte P?Joie, Santé, Prospérité Bi mS a tous nos BHAssAsti K Fidèles Clients pr,,p K ET AMIS Cadeaux de Bon Goût -chez La Parfumerie ) __—_ V-/)i Fami>x i /( 1 r-^.256 Ste-Catherine E.Coty, etc $1.00 à SS7.09 S près M-Denis.1 - L ttîF.B BIJOUTERIE — DIAMANTS Souhaits • & u rDF.Bonheur, Santé M /£ Prospérité 'r» rom $ %.“1945 A TOUS SOS AMIS ^ ET CLIENTS ^ La Photogravure Nationale Ltée MONTREAL PAGE 5 R “LE BOIS SACRE” au Radio-Théâtre français ECHOS DE LA COUR ET DU JARDIN £ Une jolie faute fie typographie a fait dire à un journal montréalais que le poste officiel de la radio luxembourgeoise “avait donné sa démission en langue allemande".Drôle d'émission, ne trouvez-vous pas?0 Le “Noël” d'Adolphe Adam, mieux connu sous le titre de “Minuit Chrétiens” a été chanté plus d'une dizaine de fois au cours des émissions américaines diffusées au Canada, alors que nos postes de la province fie Québec ont fait en sorte de ne pas trop abuser de ce chant célébré.Une bonne note en notre faveur.A II y a une explication à ce qui précède.Si le “Noël” d’Adam n'a pas été chanté plus souvent, la veille du 2ô décembre, c'est qu’il a été supplanté dans la faveur populaire par “La Charlotte prie Notre-Dame”.C'est d’autant plus curieux que le “Noël” d’Adam (considéré à tort comme un chant profane) est essentiellement religieux, alors que “La Charlotte prie Notre-Dame” est le monologue d’une fille fies rues qui grelotte fie froid et, n’ayant pas de “niché”, demande à la sainte Vierge de la recueillir dans le Paradis “où il fait chaud”.(Il y a évidemment un autre endroit où il fait plus chaud, mais elle n’en parle pas!) La prière de cette Charlotte qui, si elle vivait à Montréal, serait déjà depuis longtemps à la [frison fies femmes fie la rue Fulluin, est certes très émouvante, mais a-t-elle réellement sa place, au milieu fies cantiques fie Noël?A On pourrait atissi bien intéresser l’auditoire au monologue de cet ivrogne qui caracolait rue Craig, l’avant-vei lie fie Noël et tomba en travers des rails du tramway, incapable de se relever, et bloquant involontairement la circulation.Ce qu'il se disait à lui-même, à ce moment-là, et ce qu'il raconta à l’agent tie police qui le remit en route, fournirait à Jean Narrache un poème aussi pittoresque que celui de la Charlotte.© La succession îles disques, à la radio, est parfois troublante.C’est ainsi que, le jour de Noël, après une réédition du “Minuit Chrétiens” nous avons entendu la valse d’une goualeuse qui parlait de “mensonge” et de “baisers fous”, le tout suivi de 1’ “Adeste Fideles”.— Avec tout ça, disait un de nos amis, comment voulez-vous que nous fassions notre religion?A Après le succès île “Marius” et de “Fanny”, il ne reste plus à Pierre Dagenais qu'à nous présenter une pièce canadienne, essentiellement canadienne, où les acteurs n’auront pas besoin de prendre un accent.F.t d’ailleurs, pourquoi Valdombre n’écrirait-il pas le “Marins” canadien?pourquoi Robert Choquette ne se déciderait-il pas à écrire la “Fanny” canadienne?La chose n'est pas impossible.Nous imaginons que dans les beaux pavs d’en-haut, et dans la -Métropole, il y a fies sujets aussi passionnants.A L’Opéra du samedi, à Radio-Canada, a repris son intéressant questionnaire et ses propos île l’entr’acte.A noter l’amusante question de samedi dernier au sujet du père de Géraldine Farrar qu'il était “first hase” dans un club de baseball et qui s’appelait “Syd” Farrar.Mme Jeanne Maubourg, dont la carrière s’est déroulée non seulement au Théâtre Royal de Bruxelles, et à Covent Garden de Londres, mais aussi au Metropolitan, était en mesure fie répondre puisqu’elle a bien connu Géraldine Farrar qui fut sa camarade fie scène.Il serait amusant île dresser une liste de ce que furent les parents des vedettes d’opéra.En ce qui ci>ncerne Mme Maubourg, son père était chef d’orchestre à la Monnaie; et, comme elle l'a rappelé elle-même, au cours d’une précédente émission, son enfance se passa presque sur les planches, puisqu’elle accompagnait son père aux répétitions et obseivait la marche du spectacle, blottie à ses côtés.^ Ses intimes l'appellent Loulou.Elle est allée dans les Laurentides pour la Noël.Et elle ne s’est pas amusée du tout.La raison?Quelqu'un Ta reconnue et, comme elle est artiste de radio, on lui a demande de “faire quelque chose”.Elle a chanté, elle a fait des imitations .et elle a pris des consommations.Pauvre Loulou! LES TROIS X Les comédies parisiennes et fines, au dialogue étincelant de verve et d'esprit «ont toujours aimées du public qui a vite fait d'en discerner les brillantes facettes.Il serait difficile de trouver texte plus étincelant que celui du “Bois Sacré", que présente cette semaine le Radio-Théâtre Français.Qu'est-ce que le "Bois Sacré”?Y fait-on un rappel mythologique?Non pas.Le "Bois Sacré" c’est le surnom très parisien donné à l’administration des Beaux-Arts, celle qui tient dans sa main la destinée des artistes, des écrivains.La charmante Francine Marge-rie s’est “mise à écrire pour s’amuser” et, chose plus amusante encore, elie a eu du succès.Ses livres, d’aimables romans connaissent de forts tirages et elle est parfaitement heureuse et comblée.Comblée par la fortune, heureuse parce qu'elle a un brave homme de mari, Paul, et que tous deux s'aiment le plus sincèrement du monde.Naturellement quand on est jolie femme et écrivain à succès on connaît la griserie des hommages masculins.Francine, très honnête femme ne se laisse pas si facilement tourner la tète.Elle WgT ALBERT DUQUESNE fait connaissance un jour avec un type comme on n’en voit pas, le comte Zakouskine, Russe, certainement, Italien à n’en pas douter et doué en plus d’un talent extraordinaire pour la danse classique, pour le ballet.Cet homme danse sa vie au lieu de la vivre et son personnage est plus vrai qu’on ne pense.Il s’agit donc, au Bois Sacré, de la décoration d’une femme de lettres.Devenir chevalier de la légion d'Honneur, c’est tout de même quelque chose et pour savoir si la charmante Francine aura le petit ruban rouge, si cela la rendra plus heureuse et si elle préférera, comme le Grillon de la fable, “Vivre heureuse et cachée”, il faut écouter, jeudi, le Radio-Théâtre Lux Français qui présente “Le Bois Sacré”.Cette fois-ci, les auditeurs de cette émission auront une belle surprise.En effet, pour la première fois, ils auront le plaisir d’entendre, dans le rôle du comte Zakouskine le grand fantaisiste qu’est Henri Letondal.Capable de prendre tous les accents et de mettre en relief le texte le plus drôle, M.Letondal promet aux auditeurs du Radio-Théâtre Français une heure de rire franc.Pour les rôles de Francine, la charmante femme de lettres et de son brave mari, M.Paul Langlais, directeur-réalisateur de cette émission, a choisi la toujours parfaite Antoinette Giroux et le sympathique Albert Duquesne.# RadioMonde O ÿ - .li.' *’¦' Mlle CLAIRE GAGN1ER a été invitée à prendre part au concert de "Sérénades pour Cordes” le dimanche.31 décembre, à Radio-Canada.Comme on le sait., notre jeune et brillante compatriote |»oursuit ses! étudis» de musique ail .luilliard School à New-York.Son congé dix vacances lui a permis «le venir à Montréal.Elle chantera eutr autres# choses, "Contes des Forêts de Vienne-’, de Strauss.JEAN DES LAURIERS qui dirigera fera entendre "Silver Threads Among The Gold”, d'après l’arrangement de Cyril Scott, “Scherzo” en ml mineur, de Mendelssohn; "Charmaine”, d'Erno Rapee; 1’“Andante ' du concerto No 22, de Wienawskl et "A Pretty Girl Is Like A Melody NOUVEAUTE S Le livre le [tins révélateur d'aujourd'hui! ORAGE SUR MON CORPS l»»r \ ihI ré lt«‘h a nHI)1 n ne pas déranger ceux qui dorment gler c’t’affaire-la!” côté de la statue du Sacré-Coeitr en aui-ait suggéra pas Ti- Les bêtes passèrent devant nous comme des trompe# suantes.La Morel était debout sur le petit sleigh brun.Elle disait quelque chose à la pouliche.Adjutor suivait à longueur de queue et demandait en vain le chemin.Et ce pauvre Tibé, joufflu, suffoquant, rattatiné, glace, me parut en effet ’voir double” quand il s a-mena enfin devant la glande estrade.f LORD OH! OH! du village.— "Oui, et il parait que l’été.il se baigne!.Imaginez!” — "Et il va porter le bon Dieu en auto!” — “C’qui l’empêche pas d’être aussi bon curé que n’importe qui!’ On s’est répété tout cela du village au 3e rang, du Bois Clair à la Côte aux Puces.Le nouveau curé est jugé.La jeunesse de la paroisse respire a pleins poumons un air nouveau.Gars et filles échangent des oeillades d’optimisme à l’heure “de la malle”, devant le soleil couchant, g » » Timoine Lafrance, lui, se sacre des crépuscules mauves sur les sapins eneigés.Il a bâti sa grange vis-à-vis le bay-window de son salon, et monté son tas de fumier en ligne avec la courbe jolie du fleuve.C’est pas les beaux horizons qui donnent à manger! Et, à la grand’messe du diman- a pendant le sermon.— “Ecoute-lé! Y parle depuis trois quart d’heure!.— “Pi, y s’fâche pas! — "Y parle rien que des animaux de la crèche! — “Ma gager qu’il doit aimer les jouaux!” g g * Faire des trottes dans la paroisse!.Le lève d’un quart de siècle pour Titoine, Adjutor, cent millions du gouvernement.En été, c’était correct!.I-a route appartenait aux m’sieux de la ville!.Mais, en hiver.__ “Nous autres, les habitants, on paie toujours ben assez de taxes, décida le maire.Et deux jeunesses furent placées Tibé et à chaque extrémité du village pour Tréflé! dévirer la circulation par 1 ancien __ Ça fait vingt et queque’s an- chemin du Roi.nées qu’y faut aller se baraudcr à Le notaire Latulippe fut invité a St-Alban pi à Lcrette pour voir des mesurer le mille anglais avec sa trottes,” gémit Titoine à la sortie Ford.La ligne de départ serait était ben menee, y d’ré- une pour la passer toine, le connaisseur.g g g __ “Ouai”, admit Tréflé, “mais Les premières trotte, de mon vil- elle a pas d’accent comme la gran-lage! Elles eurent lieu l’après-midi des Rois sur la nouvelle route de de la messe.Tibé bourre sa pipe.— “Quand l’curé là va voir ma joument, y parlera pu des ânes pi des boeux de Lazareth!” Adjutor relève son collet et, pour que tous les groupes du portique l’entendent: “Ta joument!.Ta joument! la barrière du clos des vaches à Po-léon et celle d’arrivée le poteau de téléphone entre le tas de fumier de l’écurie de Titoine.g g g Quand je m’amenai pour voir les trottes, deux des concurrents étaient déjà à réchauffer leurs bêtes.Les narines des trotteuses Excite-toé donc pas avec ta lançaient des flocons de buée blan- * YiBONSE ANS EF.4 TOI 41 “la* bijoutier de confiance1 V« W.RIOPEL JÂ-HVJ EST, RUE BLUNGE Véltêiix |Hirtt“i à l’est «lu Saint-Hubert j, DOIlard o«40 JgSSfi.3 joument, Tibé!.Tout le monde sait que c’est une étampée!” — “Etampée ?.Etampée ?.J’voudraifi ben voére çpuelle ètam-pée qui a montré sa queue à la picouille d’Adjutor Lemay au Trè-carré, à matin!” — "J’cré ben! j’étais attelé sur grosse berline!” ’Et pi, y e.vait la grosse Eugénie dans la berline,” de ricaner quelqu'un.” Adjutor déboutonne son capot de chat, comme pour décongestionner sa dignité.— “En tout cas Tibé, j’t’en passe un papier qu'ma picouille a va prendre ton étampée quansse que tu voudras! C’est pas à cause qu't’a payé cent cinquante bidous pour ton jouai qru'ça veut dire.T'aurais été ben mieux d'faire lam- autre.che dans l'air vif de janvier.Un grand soleil flottait sur la fête.La poudrerie laissait du frimas aux croupes des chevaux, aux moustaches des juges montés sur la sleigh à bois de Titoine.Dix a quinze personnes étaient là à se battie les bras contre la poitrine, à taper des semelles sur le tas de fumier gelé qui servait de grande estrade.g g g — “Ous'qu’est Tibé, ce morveux-là?lança le mezzo-soprano de la Morel.— “J lai rencontré dans le grand Rang à l'angelus.sa joument était toute en nage!” — “Ouai! Tibé a pris un coup, pi y est monté dans les terres hautes pour la réchauffer expliqua un de noire à Adjutor.__ “De qu’y qu’y a eu c’betela'.Trois voix répondirent à la fois._ "Tu sais ben! Sa mère est la pouliche au Père Lanouette, de la Rivière-aux-Caetors, pi c’est la p’tite fille d'là joument au docteur Lapierre de St-Esprit l'Espoir.— "Ah ouai! Y en a dl'accent dans c’lignée-là!" g * * Un cri vint de quelque part.— "Les v'iont partis!” Tous les yeux se tournèrent vers là-bas, face à la poudrerie du Saure-Oaai.Titoine avança d’un pas.__"Quien! quien!.R’garde la joument à Tibé q|ui casse!.a casse.a casse! Une voix excitée continua.— “La Morel prend l’devant!” Moi, je l’avoue, à un mille de distance, je ne voyais qu'un ensemble de choses noires qui se confondaient à la poudrerie blanche et je n'avais plus de plaisir!.Le Saure-Ouai me coupait le visage en deux.g g g — “R'garde la venir!.R’garde la venir!” (OHKE8POISDKS POI K TKOUVEH: Ideal, am.wr, ma rtttgr, fortune, dlv traettoa» co—lwm' ee».nouvelle».Sun .s 1 garanti, dUerellon I urée.Ecrire pour | detail: “Club du Bonheur * ravier 13S1.Québec.r S1 Vous Enviez N Le Buste De Vos Amies Recourez n “BUST-O-LAC” lai Milk erème sur le marrhé qui l>|- YI I.OI'PK I.K Ml STE dan», trois H *• in u i n r s.TraitKXTI.KN K.Inofft-nwlf.l’a*» d#- pilule» h prmdrf.Traitement ronipkt avec ln»tn»etlnn .IM*.Envoyé < .0.1).si désiré.Discretion assurée.R.ALCO, Boite 183.Dêpt.RM.ST-HYACINTHK, Que.N brisser ta maison avec c't’argent-là!.Pi, y a pas rien que ma joument, y'a la pouliche à la veuve Morel qui va t'donner ça itou! Demande à Titoine! as?* * de CVt MAIS seulement aux deux magasins suivants: ouest, rue NOTRE-DAME ouest, rue NOTRE-DAME « VOIS bénéf iolerer.de* PH IX lili GROS MANTEAUX MANCHONS COLLETS, Etc.Dana lea tout dernier» atjle* et fourrure» la mode.\ ener.en profiter pour le» fête», t 'eut *2 — “Y va jamais à la messe, y va y arriver malheur!” La Morel passa le fouet à l'échine de sa pouliche.— “Tu parles d'un enfant de c.” cria-t-clle.Le hennissement de la pouliche et le grichement de la sleigh sur la route glacée sauvèrent la distinction de la veuve.g g g Mais quclqfue chose pointa sommet de la côte.— “C’est Tibé!.C'est Tibé!” Et, le quelque chose se rapprocha.Tibé passa devant la grande estrade avec sa jument en nage.Il avait de longs glaçons aux yeux et à la moustache.Il oscillait dangereusement sur le petit siège.La Morel était furieuse.— “Toé, mon maudit, tu vas BONNE é * " ' i ANNÉE “1945 1 8 one OCCASION' d’é«*onoml«er I \ DEAL pratique.s o r rachat d'un le ebie de no» Fourrure» et plume» c«n»tituent NOUVEAUX CHAPEAUX Tout pimpants et de suprême élégance CHEZ CHARLEBOIS 5?1153 est, Ste-Catherine I'>«9-1 «GO est.Mont-Royal 2850 Masson ««!« St-Hubert S* 3901-12*5 ouest, Notre-Dame 5133-9M2 ouest, Sherbrooke 4116 Wellington (Verdun) 0fr Fabrique: 708 ouest, rue NOTRE-DAME.S ê 9 ¦¦ ""•««« C’est le meilleur moyen de vous assurer la leeture régulière de RADIOMONDE.Découpez ie bul letin ci-dessous et mettez-le à la poste dès aujourd'hui, accor.inagne il’un mandat postal, à R ARIOSI O N DK.1434 ouest, iainlc-Catherine, Montréal Veuillez, je vous prie, m expédier votre journal à l'adresse suivante i dresse éros, à iHirlir dt .nuni pour N.B.— Faire remise par bon ou mandat-poste seulement poste T i PAGE 10 Radio Mon de 30 DEC.1941 US iNDiSCRinONS Dl /'OtWi£U&^ Victime de la Radio Au Monument National Ji a La plupart «les émissions du Jour de Noél étaient sur disque.Ce fut un repos bien mérité pour nombre d'artistes, de réalisateurs et de bruiteurs.Mais plaignons ceux qui durent, «ymnd même, se rendre au poste.Plaignons le pauvre annonceur qui dut "ouvrir” le poste, et le "fermer”.Félicitations à Paul Corbeil, directeur artistique du poste CKAC.Non content d’avoir chanté la Mease de Minuit et d’avoir entonné le "Minuit Chrétien” comme lui seul sait le faire, il a été le bon père Noél qui raconte de belles histoires aux petits enfants.Aussi félicitations à Jean Lalonde pour s'être levé si tôt.le matin de Noél, et avoir présenté les voeux du poste.?Figurez-vous que j’avais écris au Père Noél pour lui demander quelles étrennes i'1 offrait aux artistes, Dans le Bas Fleuve lout le monde écoute CJBR RIMOUSKI cette année, et je viens à peine de recevoir sa réponse.Evidemment, quand on habite le pôle Nord.Voici la lettre de ce brave homme : “Ma chère Ouvreuse, C’est avec une main engourdie par le froid que je vous écris pour répondre à votre demande indiscrète."Evidemment, les artistes auront des étrennes.Et je vous donne ci-dessous en fouie confidence un échantillon de ce que recevront quelques-uns d’entre eux.“Jean lalomle: une patinoire.“ Phil l.alonde : un poste de télévision.‘‘ Jeanne Maubtuirg : un mari.“ Amanda Marie : une tiottinette.“Juliette lluot.un plat de spaghetti.“ Paul L'Anglais : un destroyer genre Missinabi).“ Ovila Légaré : des disques de Raimu.“ Juliette Béliveau : une cafetière." Situ Kiddez : un manchon.“Jacques DesBaillets : le portrait de Jovette.“ Séverin Moisse : un piano à queue.“ Fernand Perron : une boîte de “Peg-Top”." Armand la-guet : un peu de "luck”.*• François Lavlgne : une paire de "snow-boots”.“ Mini! d’Kstéc : le piano de Mn e Béliard.“ Henry Deyglun : l’ombre du mort vivant.“ Pierre Durand : un dictionnaire anglais.“Jacques Auger: un recueil d’histoires comiques.“ Alain Gravel : un salon de coiffure.“ Liliane Dors«*nn : un chou farci, un bain.* “ Jovette : le portiait de la grand-mère Barsalou.“ Alfred Brunet : un extincteur chimique.“ Teddy Burns : une loterie chinoise."Yvette Brind'amour.des chaussons de danseuse.“ Lauret te Auger : un compagnon de Saint-Laurent.“ Jean-Paul Kingsley : le ‘‘vingt-six onces” de Noél de Tilly.•• Noël de Tilly : le “vingt-six onces” de Jean-Paul Kingsley.“ YV il lie Fréchette : un livre “doris-se” sur tranches.“ ltoger («arceau : les oeuvres de Paul Hervieu.“ Antoinette Giroux : un consulat.“ Germaine Giroux : un cheval blanc."José Delaquerrière.un crayon rouge et bleu.“ Georges Bouvier : un chasse-neige.“ Marcel Chabrier : un chat apprivoisé.“Janine Sutto : un petit monument national.“ Pierre Dagenais : un permis de jouer, le dimanche.“Gérald Duranleau : une vache contente.“Arthur Lefebvre, un contrat de mariage.“ Denis Drouin : une bonne d’enfants.“Andrée Ba'.ilières : une tasse de thé.“ Roland Chenail : la vie illustrée de Jean Desprez.“ Roger Baulu : le texte du discours du Roi.“ Albert Duquesne : une bonne vieille Molson.“Fred Barry: une coupe de cheveux.“ Voilà à peu près, vreuse, ce que j’ai pour vos artistes.(signé) alias Santa Clans “ P.S.— J’oubliais de vous dire que ma très chère et charmante amie Olivette Thibault ne m’a pas écrit.Elle doit avoir quelque chose sur le menu".On peut s inscrire ou, par lettre à 370 Pour le et pour théâtre la radio L’Ecole d’Art Dramatique e./.es JeuBv* filles ou dames nouciense* de leur apparence devraient essayer le traitement de MADAME MOSCOVA.Son emploi est facile et sans danger.TABLETTES HUILE Boîte simple - - - 1.25 Demi-Traitement (3 bolte*> .3.25 Traitement complet § :< •' :-' sv;* £>.*¦ V y.^si :>i* fy r‘ : >' >*»& ' • ¦:> gij&N > '
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