Radiomonde, 16 juin 1945, samedi 16 juin 1945
SEPT SOUS LE NUMERO ÿmm vt‘% T'V.'ri/ Vv It'S 'fa, 4f i • W3W- ^nvsr r* *• t'>* iil*i ir>v uy >' V « * s -y'r 3S&&S 'V.V ()# ?/.•?:-r-ü -.‘ir.iiu! ÏSE!' /ii-Trt: ai® tes; iüiiüi [gtsifr: nsi a-fta |«îî!;iaj Saaauaa isaiteagaa juyir; lürii IrafeEa: l»i «I# '•¦ Sii iW ^ «I POT :W« §1PM 5P&M is:-v V>*%; IMfr-’Y Utj»*:-:- PHOTO : STUDIO DESAUTELS VOL Vil No 27 MONTREAL, 16 JUIN 1945 I k L RADIO-JOURNAL * TOUJOURS UN BON PROGRAMME SIR LE RÉSEiU FRANÇAIS DE RADIO-CANADA ¦*- ¦r CEI TE CHRONIQUE EST REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMA tÎoN A RADIO-CANADA L’ORGANISATION DU CONCOURS LITTÉRAIRE RADIOPHONIQUE de la SOCIÉTÉ RADIO-CANADA Les conditions de ce concours.— Les candidats qui pourront y prendre part.— De magnifiques prix.LES MEMBRES DU J URY La Société Radio-Canada organise un concours dont l’objet est d'encourager les littérateurs et de découvrir de nouveaux écrivains pour la radiodiffusion en langue françai- La Société Radio-Canaîa désigné comme membres du Comité du Concours littéraire radiophonique Monseigneur Olivier Maurault, M.Maurice Hébert et M.Robert Choquet *.Le jury d’examen sera formé du Comité du concours, auquel seront adjointes deux autres personnes choisies par ce comité pour leur compétence en la matière.Le Comité du concours a recommandé à la Société Radio-Canada les dispositions suivantes: * * * REGLEMENTS l- Le Concours, qui est accessible à tout sujet canadien de naissance, reposera sur le choix des meilleurs sketches radiophoniques (texte dia-logués en prose) qui seront soumis 2 Les auteurs dont les ouvrages ont été utilisés plus d’une fois avant Je 15 juin 1945 par la Société Radio-Canada.soit dans des programmes commerciaux, soit dans des' programmes de soutien, sont hors concours.3- - Le concours sera divisé en deux sections: La première comprenant deux sketches d’une demi-heure chacun sur des sujets historiques.La deuxième comprenant deux sketches d'une demi-heure chacun sur des sujets d’imagination.4— Les oeuvres soumises devront atre originales.Toutefois, l’on acceptera les adaptations inédites d'ouvrages publiés au Canada à la condition qu'elles soient faites par les auteurs.5— Un affidavit sera requis pour chaque manuscrit, attestant qU3 celui-ci est bien l’oeuvre du candidat.L’affidavit devra être certifié par un commissaire de la Cour Supérieure ou un Juge de paix ou un notaire.6- Des formules d'inscription au concours, auxquelles seront atta- chés des affidavits, seront envoyées sur demande.7—Le Comité du concours assurera l’anonymat aux candidats Jusqu’au moment de la proclamation des gagnants.A cette fin, les candidats sont priés de ne pas signer les manuscrits de leur nom, mais de se servir de pseudonyme (jui devra être différent pour chaque texte.Chaque manu-Jcrit devra être | accompagné d’une enveloppe ca-\ ch iée contenant la formule d'ins-j cription et l'affidavit correspon-i dont à l’oeuvre soumise.I! est im-I ioi tant que l’on inscrive lisible-m:nt sur l’enveloppe le pseudonyme choisi.Les enveloppes ne seront pas ouvertes avant que le jugement final ne soit rendu par le jury du concours.Les envois devront être expédiés sous pli recommandé, car la Société Radio-Canada ne sera pas responsable de :a perte des documents.8 Un candidat pourra soumettre des travaux dans les deux sections sous un pseudonyme différent pour chaque ouvrage.9- Une copie certifiée de l’acte de naissance du candidat est indispensable afin d'établir sa nationalité.10- -Les manuscrits devont être adressés à la Secrétaire du Concours littéraire radiophonique, Mlle Louise Simard, Société Radio-Canada, 1440 rue Sainte-Catherine ouest.Montréal, avant le 15 se^ tem'are 1945.Chaque manuscrit devra être en six exemplaires écrits à la machine.Les* auteurs qui n’ont pas ¦ e machine à écrire à leur disposition pourront envoyer leurs manuscrits à la secrétaire du concours gui s’occupera de les faire copier.11- Des prix en argent, offerts sur la recommandation du Comité, eront pour chaque section: Premier prix $200.00 Deuxième prix $150.00 Troisième prix $100.00 Si deux concurrents méritent un premier prix, ils recevront chacun UC Les Disciples de Massenet Radio-Carabin LE JEUDI 14 JUIN à 9 heures $175.000, et alors il n’y aura pas1 de second prix.Toutefois, la Société Radio-Canada ne s Engage pas à décerner de prix si, de l’avis du jury, aucun texte soumis n’a d’intérêt radiophonique.12 Le jury fera le choix dca six mel.'eura sketches.Ceux-ci seront enr .3 —Lodif fuses au réseau français de la Société Radio-Canada.Plusieurs Jb;u anonymes, chc'-is -par le Coml'é du concours parmi les radiophiles de la province de Québ:'.eront invités a écouter ces émissions et à faire parvenir leurs commentaires.Tout en conslu-.ant l’opinion de ces collaborate.' anonymes, le jury restera 'e seul Juge des décisions en de*.er lieu.Tout*' ?s, au cas où.de l’avis du jury, aucun des sketches soumis n’aurait suffisamment.de valeur radiophonique, la Société Radio-Canada ne s'engage pas à radiodiffuser aucun d’entre eux.13— Les sketches devant être diffusés seront remis par le Comité au Directeur gin ’-al de la Société Radio-Canada avant le 15 décembre 1945.La diffusion des sketches commencera vers le 15 janvier 1946.La pr.olamation du résultat fine’ iu concours aura lieu vers le 31 mars 1946.14 La Société Radio-Canada pourra seule mettre en ondes les sketches choisis par le jury et elle désignera à cet effet les réalisateurs, le personnel et les artistes qu'elle jugera le* mieux qualifiés.15 -Tous les frais de production et d’in.erprétation seront assumés par la Société Radio-Canada.16— ijft Société pourra se servir gratuitement des oeuvres primée*.Toutefois, clic se réserve le droit d'utiliser pour des program *cs radiophoniques les autres travaux soumis pour lesquels les auteurs recevront les cachets d’usage.17— Les concurrents conserveront à leur bénéfice tous les droits de reprod Action et de publication prévus par là Loi se rapportant aux oeuvres soumises au concours.18 Les décisions du Comité et du jury du concours seront définitives et sans appel.18— La Société Radio-Canada choisira dans les trois mois qui suivront la fin du concours les ouvrages qu’elle désirera utiliser.Les autres manuscrits seront retournés à leurs auteurs.Louise SIMARD, Secrétaire du concoure littéraire radiophonique.Le* “Mille et Une Nuits” Shéhérazade a trouvé encore une fols le moyen de séduire le sultan, son époux, par un récit aussi fabuleux que les précédents.Cette fois, lors de l’émission du mercredi, 20 juin, à 9 heures, elle racontera comment la magicienne au nom bizarre de Karakol a joué un rôle qui aurait pu être funeste au héros principal des “Mille et une nuits”.Elle dira comment la fée Pari-Banon est devenue l’épouse du neveu du Sultan et comment elle a obtenu de lui, grâce a son redoutable ascendant, un terrible secret.C’est ce mercredi également qu’on saura ce qu’est la “Fontaine aux lions”.Principaux interprètes: Sita Rid-dez, Jacques Auger, François La vigne.9 Texte: Guy Boulizon.Direction musicale: Victor Brault.Réalisation: Berthe Lavoie-Fortin.Les auditions du QUATUOR de la NBC à Radio-Canada Jacques Labrecque ténor, à “Sérénade” Jacques Labrecque.ténor, reviendra au micro de Radio-Canada, le dimanche, 17 juin, à 7 heures, en nous faisant entendre “A des oiseaux”, de Georges Hue, “If I Loved You” de la comédie musicale "Caroussel”, etc.Jean Deslauriers, chef d'orchestre de cette émission, — Sérénade pour Cordes, — fera entendre “Our Waltz” de Dave Rose, “Champagne Waltz”, de Drake et "Air de baüet” de Victor Herbert.Le Quatuor de pianos de la N|*.C, à son concert du samedi, 18 juin, à 11 heures a.m., concert dont Radio-Canada fera le relais, exécutera les oeuvres suivantes : Marche Rakoczy.I$< riiez Sarabande et Bourrée (suite 2, pour flûte et cordes Bach Marche Turque.Mi./art Finale, de la Symphonie Classique.Prokoflcff Danse paysanne.Beethoven K&mennoi-Ostrow .Rubinstein Boîte musicale .LLulov Rhapsodie roumaine No 1 .Knesco ‘IL ETAIT UNE FOIS” Percy Grainger exécutera une oeuvre de Grieg Percy Grainger, pianiste et compositeur, prendra part au concert de l’Orchrstrc symphonique de Toronto, le jeudi, 14, à 10 h.15 du soir, concert dont Radio-Canada Canada fera le relais.Grainger dont il est inutile de rappeler ici !a brillante carrière jouera le Concerto en Do mineur, de Grieg.Celui-ci considérait Grainger comme l'un de ses meilleurs amis.L'orchestre jouera sous la direction de Franco Antori l’Ouverture, de Tannhauser, de Wagner, et Pizzicato-Polka, de Stix.Antori dirigera également le concert du jeudi, 21 juin.ÉCOUTEZ LA CHRONIQUE SPORTIVE — de Radio - Canada L’EQUIPE : CHARLES MAYER JEAN-MAURICE BAILLY Cinq fois la semaine à 6 h.25 du soir le samedi soir à 7 h.30 sæJ L’émission qui, sous la rubrique “Il était une fois’’, a fait entendre au cours de crtte saison tai\t de jolis contes aux enfants sages, — et aux autres aussi, — se terminera le vendredi.15 juin, à 5 h.80 du soir.Son animatrice, Mlle Marcelle Bai 'ae, annci.ae çru’il y a une distribution de prix.C'est ainsi qu’on remettra au correspondant le plus fidèle l’Encyclopédie de la Jeunesse.Les autres prix sont également fort intéressants.Cette petite scène rad' r.-!a o.que nous reviendra la saison prochaine avec une novvelle série de saynètes et de concours originaux.PAGE 2 ¦£ RadioMonde (&1.¦ 16 JU\ 1945 O ~7 VOL.VU — No 27 REDACTION-ADMINISTRATION: TEL.PLATEAU 4186 MONTREAL, 16 JUIN 1945 1434 OUEST, STE-CATHERINE MONTREAL cr-CeJ cJb)i$cipleS de lasse net vont se \ ten dre fjouvJ k d ion near a un ^ranci arm des ^djrtistes de (a t\adi uo yaire eru Le» Disciples «le Massenet ont été invités à prendre [«art au programme «le Radio* Carabin, le jeudi, 14 juin, à neuf heures.M.Charles Goulet, fondateur-directeur de ce choeur, l’un des plus fameux au Canada, a inscrit au programme Bleu Danube, de Strauss et Le Merle, chanson «lu folklore canadien.Nos étudiants, «le leur côté, ont préparé des sketches dramatiques et comiques «lans l’esprit «le Radio-Carabin.L’orchestre de Maurice Meerte ajoutera s«'8 notes gab's à leur émission, car cette émission est bien la leur.Les Disciples de Massenet sont au nombre de quarante-cinq, voix d'homme et voix de femme.L’institution date de 1928 et groupe «les chanteurs recrutés avec soin.Aussi sa renommée est-elle grande partout dans la province.Les artistes de la Radio ont appris avec joie la nomination de l’Honorable Major-Général ’L.-R.LaFLECHE, le parrain des Trophées qui portent son nom, au poste de premier ministre du Canada, en Grèce, avec le rang d’Ambassadeur.L’entrée du général L.-R LaFlè-che dans la diplomatie couronne une carrière consacrée entièrement au service de son pays, soit sur les champs de bataille, dans le fonctionnarisme supérieur, soit encore dans le cabinet même, comme l’un des collègues du premier ministre Mackenzie King.Le ministre canadien à Athènes naquit à Sorel, Québec.Il est le fils de Zotique Richer La Flèche et d’Ida Lussier.Il fit ses études au Mont St-Bernard, de Sorel.Il épousa, en 1920, Mlle Jean Brady.Il a cinq enfants François-Richer.Pierre, Paul, Denis et Jean.I! servit en France durant la guerre • 1914-18.Il fut grièvement blessé.On le décora du D.S.O.et de la Légion d’Honneur de France.Il fut président de la Légion canadienne en 1929.On le nomma, en 1932, sous-ministre de la Défense nationale.Il devint, en 1940, attaché militaire canadien en France.Il fut à la formation du nouveau ministère des Services de g«ierre, nommé d’abord sous-ministre de ce département, puis ministre titulaire en 1942.Il démissionna du cabinet, à la fin de la dernière session.Nos meilleurs voeux à ce grand ami des artistes.I / Ht £ d h i c 'Il est beaucoup plus précoce que les autres — il y a longtemps que l'album des images sonores de Radio-Canada."IL ETAIT ÎJI\E FOIS" ne l'intéresse plus!" J^ES élections sont terminées! Merci, Dieu! Enfin nous pourrons laisser nos appareils fonctionner sans craindre le fameux préambule: "Le temps et les services de ce poste ont été retenus et payés par tel ou tel parti!" Voilà déjà une agréable perspective.Ce n’est pas la seule dont, nous de la radio, puissions nous féliciter.Nous sommes fiers — indépendamment de toute question politique — de constater que pour la première fois des agents actifs de notre radiophonie française aient été élus au Parlement d’Ottawa.Ce sont L.-René Beaudoin, fondateur et conseiller juridique de l’Union des employés de postes du Canada et M.Roland Beaudry, directeur de Radio-Québec-Nord.Bravo pour ces ________________ deux personnages qui s’illustrent dans un nouveau domaine.Et tant mieux pour nous qu’ils y soient.Lorsqu’il s’a g ir a , maintenant, de pro-blêmes intéressant la radio québécoise, sans doute, là deux ur les discuter à notre LA RADIO A DEUX DÉPUTÉS AU FÉDÉRAL nous aurons, champions po avantage.En effet, voilà deux vétérans qui connaissent l’industrie en largeur, en longueur et en hauteur.Il n’y a pas de coins obscurs pour eux en celle-ci.Présentement, à Ottawa, il y a un Comité de la radio dont la puissance est d» considérer 'at large’ les questions qui lui sont soumises.Il n’a ni le temps ni la faculté de s’appesantir sur les particularités lorsqu’il s’agit de modifications strictement régionales.Notes aurons maintenant dans la députation deux hommes sérieux qui, eux, pourront signaler les retouches possibles dans notre système de TS F.camadien-français.Aux chargés fédéraux de son administration, ils apporteront une documentation prise sur le vif.Il est difficile de prévoir ce que les autorités préparent pour nous.Mais il est facile de comprendre qu’avec MM.Beaudry et Beaudoin, elles auront sous la main des informations précieuses.Encore une fois, RADIOMON DE est heureux, de féliciter les deux élus, tout en se libérant de toute influence politique, puisqu’ils sont du monde de la Radio et que tout ce qui advient de bon aux nôtres lui fait une immense joie.Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio 16 JUIN 1945 Radio Mo iule % ‘ PAGE 3 ¦! i*.A LA BRASSERIE rontenac limitée RENDONS A CESAR ! I-a reception de “Moi, j’ai dit ça” dont la photo a été publiée dana notre dernier numéro, avait en lieu cher, M.et Mme Campeau et non chez M.et Mme Rolland d'Amonr comme nous l’avions annoncé.On cite le cas d'un critique dramatique de dix-neuf ans qui, ayant à juger un professionnel, déclara qu’il jouait comme un amateur.La semaine suivante, son c’i-f a nouvelles lui ayant décimé au il se trompait le cr^ique en herbe consacra un article élog-eux au même acteur.Nuance, comme on dit, n'est-ce j) as?* * * Les albums d'autographes ont leur secret.pas très secret, puisque les personnes applées à signer dedans lisent ce que leurs prédécesseurs ont écrit.Le journaliste et auteur dr i-tique Léo Xnnrof écrivit à ce propos dans l’album d’une dame qui ne lui demandait qu’un vers: "Vous n'écrirez qu'un vers! — Peux mots, lien qu’un paragraph -!” "Parmi tous nos impôts, rjen n'est plus supporté "Que l'impôt, indiscret pourtant, de l’autographe! “Mais ce qu il est payé par notre vanité!” Et.de son côté.Maurice Monté-fçut, déclarait: "Les enfants écrivent leur noms Sur les murs."Les hommes l’écrivent e\> -4* A À*®’" De g.à d-.Alexandre Dupont, Mme Dupont, Bernard Goulet, Marcel Provost, Mme Bernard Goulet et Roger Turcotte.et Jean Fournier.De g.à d.: Paul Gélinas et Lucien Roy.De g.k d.: Roger Turcotte, Mme A.-II.Brouillette, Jacques Beaudoin, Jeannette Brouillet et Germaine Janelle.C RadioMonde 6 PAGL 8 16 JUIN '• :4- m mtêi : mm & i ü m mm :;ÿ-o «n»5 -*T ÇgijH x*.?r =/« IbucipLe WentaL fc.I .a pierre.DM.Nous avions promis dans un précédent article tie rexcnir là-dessus.Noua le faisons avec d'autant plus tie plaisir tpic l'étude d'un pareil sujet nous tient plus au coeur.La vie de société est nécessaire à la perfection de l'individu.C’est le seul genre d'existence où il peut, en échange de ce qu'il produit, obtenir et posséder tout ce qu’il ne peut pas créer lui-même.En passant, c’est là la vraie raison pour laquelle l’artiste a droit à l’aisance: il produit des biens et des plaisirs relevés ou intellectuels dont tout le monde a besoin, et cela de plus en plus.La vie de société a hélas! sa contrepartie et ses incommodités.11 faut, en particulier, vivre au milieu de gens trop souvent nuis, déprimants, accapareurs, égoïstes et bavards, qui rendent la production artistique difficile.On doit, à toute force, se prémunir, se défendre; et la seule façon île le dire est d’acquérir la discipline mentale.Qu’entend-on par là?La discipline de l’esprit consiste à savoir s'appartenir, à continuer de réfléchir même au milieu de la foule, à ne pas être le jouet de toutes les influences éparpillantes, enfin à pouvoir se constituer uni» retraite intérieure même au sein du tumulte.L'est tout un entraînement.Mais la production littéraire ou musicale est à ce prix, il faut dire qu’il y a des moyens d’y parvenir peu à peu.Nous en donnerons quelques-uns, au hasard.Liions d’abord la sobriété dans l’alimentation — et le boire, aussi, il va de soi.Tous les éducateurs constatent qu’on ne peut pas, à la fois, manger comme un bûcheron et se faire une réputation solide comme poète lyrique ou comme virtuose.On doit aussi mettre en ligne «le compte, dans le bon fonctionnement de l’esprit, les lois de la \ie normale et au premier rang la fuite instinctive du surmenage sous quelque forme qu'il menace.Tout cela est très bien; mais ce n'est pas encore assez.L’intellectuel, l'artiste, l'annonceur pondéré de la Radio ou le scripteur sérieux, doit contracter des ’ ’ s psychiques et mentales d'une nature bien définies.T.a plus importante de ces habitudes est «l'acquérir une espèce de tempérance «le toutes les pensées futiles «pii, à coeur de journées, nous assaillent ou nous sont imposées par l’ambiance.L'est ce que les étlucateurs français appellent la discipline mentale.L’un de c«“s «lerniers nous disait a nous-mt'me qu il fallait: “Etablir une douane sévère à la porte de son esprit"! L'est dans le même ordre d'idées qu'on a pu parler de l’imagination comme “la folle du logis”.Le premier bienfait à l’établissement «le pareilles ‘¦frontières” serait de diminuer, dans le monde, le troupeau «les gens qui pensent tout haut! .Quelle plaie «pie tous ces bavards incorrigibles qui se promènent l’esprit à nu! On 11e devrait pas parler comme «>n marche.La parole n’a jamais été autre chose «pi un clmix de pensées contrêdées par la raison.Et il 11e s'est jamais rencontré d’écrivain sérieux qui n'ait soumis, à ce crible severe, toutes les conceptions de son imagination, tous les rappels de sa mémoire, toutes les h v pot hèses de son raisonnement.Rien 11’est désarçonnant dans la vie sociale comme tous ces être* «pii pensent tout haut.Et ce sont d«>s gens qui pr«'s«jue toujours manient la gaffe avec béatitude! I.e premier point pratiipic de la discipline mentale est donc n Ellen Ballon, la fameuse pianiste canadienne, a été choisie par sir Thomas Beecham pour jouer le Concerto en Fa mineur de Chopin comme soliste avec l'orchestre Philharmonique de Rochester à Rochester même et en tournée.Mlle Ballon est la seule soliste à paraître Durant ses huit années d’études, au pensionnat Mont-Royal, à Montréal, Mine INABLA fit des études préliminaires «le piano, «l'orgue et d*1 chant.Tirs jeune «*neore, à sa sortie du p«‘nsionnat, «¦Ile continua ses études musicales; et suivit «les «'ours au conservatoire de Mlle Caroline Racicot.Lors d’un récital, à ce conservatoire, les juges, dont M.Arthur 4>tondal, lui d«‘«'ernaient un diplôme supérieur pour 1«* piano.Par la suite, elle «‘ontinua ses étud«‘S «l’art vocal avec les grands maitr«*s suivants: .Iran Ridd«‘z, Henri Pontbriand et Salvatore Issaiirel.Elle fit de l’entrainement avec Mlle Marie-Thérèse Paquin, et présentement, elle (ait du répertoire avec Mlle Mariette Gauthier.Elle fit aussi d«*s études en allemand et en italien avec les prof«*sseurs Cari S«'hriner et Nelli «le l’université McGill.Au début de «'«*tte guerre, Mme Inabla /> Nouvelles de l'un des 78 postes d'entreprises privée - 30 REDIGE PAR PAUL GELINAS, CHEF DU DEPARTEMENT DE LA PUBLICITE DE CKAC.C.K.A.C.CONNAIT UNE ACTIVITÉ SANS ÉGALE À SA SOIRÉE D’ÉLECTION" Le studio “A” du poste de la “Presse” transformé en une véritable ruche bourdonnante de travail.— L’élection fédérale occupe les “speakers” de CKAC pendant S heures sans arrêt.— Le premier rapport parvient à CKAC quelques secondes après G heures.— Une soirée vraiment exceptionnelle.S'il était permis aux milliers de radîophiles qui ont écouté la Soi.ée d’élection de CKAC.de venir donner leurs impressions sur la façon dont le poste CKAC a servi son public lundi soir dernier, il no fait pas de doute cjue les témoignages d’appréciation dépasseraient toutes les espérances.Il fallait se trouver aux alentours du studio "A" de CKAC pour réaliser combien le pionnier des postes fran; 1 d'Amérique avait tout mis en oeuvre pour fournir à son fidèle auditoire un compte-rendu aussi complet que rapide des rapports d’élect'on non seulement dans le Québec, mais encore à travers tout le Dominion.Annonceurs, rédacteurs, sténos, téléphonistes, compilateurs, ingénieurs, réalisateurs, messagers, tous se sont donné la main pour couronner de succès l’une des présentations les plus élaborées jamais offertes par le plus important poste d entreprise privée de la Province.Dès six heures lundi soir, pas ROY MALOUIN ' jT' • - ¦ moins de 30 personnes donnaient le signal d'un tourbillon d'activité sans pareille au studio du sixième étage de CKAC.Quelques présentations spéciales de nature à intéresser les auditeurs comblèrent les 'é* si ROBERT JOUCLET minutes libres entre les rapports d'élection, à plusieurs intervalles au cours de la'soirée.L'aide précieuse apportée par une équipe de rédacteurs du journal la "Presse” dirigée par M.Hervé Major, chef des nouvelles, permit au poste CKAC de transmettre les résultats du vote avec une rapidité quasi incroyable.En plus de M.Major, on remarquait MM.Roméo Leblanc, Roger Cham-poux, Alfred Ayotte, Raoul Desmarais et François Lalonde.Des rapports d’élections et autres bulletins furent transmis à tour de ! rôle par MM.Georges Langlois, correspondant de la "Presse" à Ot-I tawa, Roy Malouin, Robert Jou-glet, Ferdinand Biondi, Albert Duquesne, Alain Gravel et Claude-A.Bourgeois.M.Claude Ducharme FERDINAND BIONDI surveillait les trois fils de la Canadian Press tandis que Lucien Roy chef de nouvelles de CKAC, dirigeait tout le travail de ce service d'information.A la fin de la soirée, les résultats furent alimentés au réseau américain Columbia par M.Iiob: rt Kays’rüng directeur-géiant de la British United Press, directement des studios de CKAC.On peut donc juger de l'importance de cette SOIREE D’ELECTION de CKAC, puisqu'elle a fait naître l’une des rares occasions où le poste de la "Presse" vi< nt alimenter le plus important réseau de postes radiophoniques de l'univers Une vingtaine de représentants de CKAC se trouvaient de plus à l’oeuvre dans les quartiers généraux des 16 comtés de l’Ile de Montréal et auprès des principaux partis politiques de la campagne locale.C’est donc dire que le poste était couvert partout à travers la ville, ce qui lui a permis de recevoir les premiers rapports quelques secondes seulement après 6 heures, c’est-à-dire après la fermeture des polls à Montréal.là donc comment le poste de la “Presse" a voulu servir le public radlophile lundi soir dernier.Cette SOIREE D’ELECTION est certes destinée à faire époque dans les annales de CKAC et elle fera pour des semaines à venir le sujet de bien des conversations.“Mélodie* Chanceuies” avec Jacques Aubert Le populaire chanteur des ondes locales Jacques Aubert, vient de commencer une nouvelle série du programme "MELODIES CHANCEUSES" au cours duquel vous pourrez l’entendre dans les plus jolies mélodies de son répertoire.On pourra l’entendre du lundi au vendredi à 2 h.15 sur CKAC.En plus de fredonner ces grands succès de la chanson française, le soliste attitré du programme vous invite à participer au concours proprement dit de la "MELODIE CHANCEUSE”.C’est d’ailleurs très facile puisqu’il s’agit simplement de deviner le titre d’un air bien connu que Jacques Aubert fredonnera sans en chanter les paroles.De nombreux prix de valeur seront distribués à chaque programme, et si vous voulez en gagner un de la façon la plus facile qui soit, prenez part à ces concours à la fois agréables et intéressants du programme "MELODIES CHANCEUSES" présenté tous les jours sauf le dimanche de 2 h.15 à 2 h.30 sur les ondes de CKAC.-O- “L’Atelier Dramatique” la mardi soir, à CKAC La série des programmes de "L’ATELIER DRAMATIQUE" de CKAC.pour les mois d’été, commence la semaine prochaine au poste de la "Presse" et sera entendue tous les mardis soir de 0 h.à 9 h.30.Les élèves de nos meilleurs professeurs montréalais prendront part à ces demi-heures de pièces spécialement adaptées pour la radio.A date, Henri Letondal, Mme Jean-Louis Audet.Alfred Brunet, Liliane Dorsenn, Henri Poitras, Géiard VIeminckx, ces deux derniers du Conservatoire Lassalle ont accepté de présenter leurs élèves les mieux doués dans une série de programmes hebdomadaires du mardi soir.C’est le groupe d'élèves d’Henri Letondal qui parait en vedette à la première émission mardi prochain le 19 juin.Ces jeunes artistes interpréteront trois sketches inédits de leur professeur.Nous vous'invitons donc à écouter régulièrement "L’ATELIER DRAMATI-soir de 9 h.à 9 h.30 dès la semaine prochaine.Au “Café-Concert” ROLAND BEDARD devra se plier de bonne grâce aux fantaisie» de» “Fusilier» de la Gaieté” lundi soir prochain 18 juin à titre d’invité spécial du “Café-Concert” présenté de 8 h.30 à 8 h.55 tous le» lundis an poste CKAC.L'émission du jeudi de la Chambre de Commerce Jeudi de cette semaine, le 14 juin, la Chambre de Commerce du district de Montréal présente ".a 5ème émission de son programme hebdomadaire "TRAVAILLEURS DE L INDUSTRIE ", de 8 h.à 8 h.30 sur CKAC.AVEC “NAZAIRE ET BARNABE” George Alexander est l’invité de» ‘‘Casimlrvillains” vendredi noir 15 juin, et il sera reçu officiellement par Nazaire et Barnabe selon le» meilleur» précepte» du civisme et de l'éti-c’pareeque—qurtte, comme dirait Ti-Clin.D tout se passe de 9 h.30 à 10 heure», vendredi, sur le» ondes de CKAC.DI MARCHÉ LUNDI MAR0I MERCREOi JEUDI SAMEDI VENDREDI 41 IN Aller Zlata 4ull'*ttr ( roteau 41 IN 4eannr Krey PAGE 10 RadioMonde 16 JUIN 194.Î mmïrM CbüUTL 'TAXDUsirzJULcstf' nA SKMAINE dernière a été chargée d'événements sociaux.D'abord le pre-1L n mier banquet de l’Union fédérale des employés des postes de radio du Canada, à 1 hôtel Windsor et l'enterrement de vie de garçon, au café Vauquelin, d ' Adrien Lauzon, trésorier de l’Union des artistes lyriques et dramatiques de Montréal.• Ce premier banquet fut un beau succès pour cette union relativement jeune.Il signifie le besoin niers”, par André Serval.Vous savez cette fameuse chanson dont le refrain est une eterne'.le répétition des mots “se casser la gueule” ! Je suis demeuré, je l'avoue, complètement épaté par le souci de détail que le jeune chanteur y a jeté.Tous les sentiments ont passé dans ce refrain, suivant le couplet qu’il suivait: ironie, tendresse, avertissement, menaces.Je souhaite bien qu’André Serval, dans un prochain programme, nous répète sa chanson afin que les juges pour les prochains trophées l’écoutent.Je crois qu'ils garderont en mémoire cette interprétation.A PROPOS DE QUEBEC que les artisans de la T.S.F.ont de se sentir les coudes et de se constituer en groupement.Il ne s’agit pas d’un syndicat qui se confine à Montréal.Il vise au bien-être des travailleurs des autres postes de la province.Comme les orateurs l’ont expliqué à une foule enthousiaste, les organisateurs veulent même porter sur un plan national le sens de leurs activités de telle sorte que dans cinq ans, leur union serve les intérêts de tous ceux qui font partie technique intégrante du personnel d'un centre d’émission — du moins, pour l’instant, les postes de gérance privée.Plusieurs discours furent prononcés, parmi lesquels ceux de Paul-Emile Corbeil, président, Me Louis-René Beaudoin, M.P., fondateur et conseiller juridique, Fernand Ber-gevin de CHLP, Gerard Delage, président de l’Union des artistes lyriques et dramatiques de la province de Québec, Hertel Laroque, représentant de la Guilde des réalisateurs et M.M.Swidlow, du Conseil des métiers et du travail.M.Jean Fournier de CHLP présenta ensuite des artistes invités: Mlle Jeanne Flibotte, David Rochette, Marie-Thérèse Lenoir et Jeanne Quémart.ET CE BRAVE LAUZON La capitale est en train de donner une leçon à la métropole du côté chanteurs légers.—Jeudi soir, à 7 h.30, j’ai écouté Andrée Dugal et son choeur de voix masculines, et un autre soir, Vanel et ses chanteuses féminines.Hum ! Il s’agit d’en tenir compte.Et ces gens-ià savent se bâtir un répertoire avec un emploi très minime d’airs américains.Leurs harmonies sont jeunes, vivantes et originales.Le texte de présentation n’est jamais terne.Voilà des émissions qui devraient retenir l’oreille de nos réalisateurs.A PROPOS DE.chansons!.A Montréal, à CKAC, cinq heures et quart, U y a un petit programme, sans prétention, qui fait son petit bonhomme de chemin depuis plus de cinq ans et qui se nomme: “Pierre et Pierrette”.On prend du temps à le remarquer quand on commence de l’écouter.Il est tellement sans façon, tellement sans ostentation.Puis il devient une habitude dont on ne se libère plus.C’est gai, c’est badin, c'est réjouissant.On ne sait jamais ce qui arrivera.Ça peut être banal, mais le plus souvent c’est neuf.Ensuite, la grande qualité, c'est que Pierre et Pierrette ne demandent pas aux gens l’at- • ¦ -isi pçs % ?* ' "üïTTIm I a~ r; ‘ # ' s'V- t Ï:éï mm m S : LE CONCOURS LITTERAIRE DE RADIO-CANADA Les membres du jury du concours littéraire radiophonique de Radio-Canada, concours dont ou trouvera dans une autre page, les conditions sont, de gauche à droite : Mile LOUISE SIMAKI), secrétaire du jury; M.ROBERT CHOQUETTE, poète et romancier; Mgr OLIVIER MACR.VULT, recteur de l’Université de Montréal; M.MAURICE HEBERT, directeur du tourisme dans le Québec, homme de lettres.tention.Ils ne posent pas de situations inextricables.Ils les charment simplement sans exiger rien d’eux.Et ensuite, leurs duos! Il est bien rare qu'ils soient moyens.U y a dans la conversation chantée des deux personnages, une telle bonhomie et un sens de l’humour si réel qu’il faut les aimer.C’est idiot, dira-t-on, de me donner tant de zèle pour faire l'éloge de cette série d’émissions.Que voulez-vous?Il y a cent fois que j’aurais dû le faire.mais je n’y pensais pas."Pierre et Pierrette” avait pris place dans ma pensée parmi ces choses familières qu’on ne remarque plus parce qlu’elles sont là mais dont on se sentirait privé diablement si elles disparaissaient ! POUR FINIR Et voilà ! Ce “Baluchon”, pour une fois, est baigné de mes sueurs.On bout au- jourd'hui!.Et dire qu’il y a des pour Tadoussac.Sacré métier de gens chanceux comme Gérard De- journaliste.lage qui s’embarque ce soir, mardi, ROB Pas de beaux yeux sans de LONGS CILS.Vous pouvez avoir des C ils Longs qui ajouteront beaucoup à la beauté de voire visage.I ne application tous les soirs de la pommade “Longs C ils” vous aidera à obtenir ce résultat.Prix 50c.Commandes par malle expédiée* franco.Dépositaires: SARRAZIN & CHOQUETTE I,n plu» importante pharmacie eanadleane-franeaiae nu I anniin.921, rue Sainte-Catherine Est — PL.9622 Le lendemain soir, au café Vauquelin, les amis d’Adrien Lauzon, trésorier de L’UALD, était la victime et le héros d'un enterrement de vie de garçon de première classe.Malheureusement, U me fallait partir pour la campagne et j'ai eu le chagrin de n’être pas présent.Mais les potins qiui me sont venus de cette réunion ont aggravé mon dépit de n'avoir pu y être.Il paraîtra qu'on a fait déchausser le futur (conditionnel, samedi) et et qu’on l'a fait marcher dans du macaroni cuit, ce qui devait lui causer un certain frémissement, d'autant qu’il avait un bandeau sur les yeux et ne savait pas du tout en quoi consistait le sol mouvant sur lequel on l’engageait.Notez qu'on lui avait longuement parlé, auparavant, de pêche et de tous les accessoires grouillants attachés à ce spor.Plus tard, toujours aveugle, on le fit traverser ce qu’il dut prendre pour des fils d’araignée et qwi n'était que des cheveux fins et des bouts de ficelles.Ensuite, il eut à prêter serment en appliquant la main dans un plat de gélatine.Etc.etc.jusqu’à baiser les reliques! Enfin, on se chargea de lui meubler son futur foyer en lui offrant toute une panoplie d’articles pour bébé, sans oublier ce vase si gentil à contempler pour les parents heureux d’un premier né et qu'il ne faut pas confondre avec un pot à barbifier.Et voilà comment on prépare un prochain époux aux ravissements prochains.Sau-dit que j’aurais aimé ça être là ! UN PEU DU PASSE Maintenant passons à d'autres sujets.Surtout à une interprétation splendide qui nous est venue de Québec, vendredi soir (8 juin), «elle de la “Ballade des cordon- t RETOURNEREZ-VOUS À VOTRE ANCIEN TRAVAIL, QUAND VOUS —— .PARTIREZ D'ICI ?2 il U : DANS UNE TANNERIE ET VOUS ?ENFIN, C’EST POUR UNE BONNE CAUSE.LA LAINE EST RARE S I.N'BST-CEPAS£A VÉRITÉ ?ParW-t/os No 75 CELA N’A PAS ETE FACILE I Le problème auquel l’industrie civile eut à faire face durant ces cinq dernières années n’a pas été facile.La tnain-d’oeuvre et les matières premières étant restreintes, la demande a énormément dépassé l’approvisionnement.N’oublions pas cela, quand nous avons tendance à perdre patience à cause du manque de marchandises! JOHN LABATT LIMITED London Canada OÙ TRAVAILLIEZ-VOUS AVANT LA GUERRE, ^POUR SUR! LA PLUPART DES OUVRIÈRES EXPfRIMENTE'ES TRAVAILLENT DANS DES USINES DE GUERRE, ET fMOI, JE FAISAIS 1 ARCHER UNE MACHINE À TRICOTER SOYONS RECONNAISSANTES DE CE QUE LES CHOSES REDEVIENDRONT ENCORE NORMALES UN DE CES JOURS.ET J'ESPÈRE QUE CE JE SUPPOSE QUE OUI ! ON^ M'Y ATTEND IMPATIEMMENT P OUI, CE DOIT ETRE DUR) T POUR CES GENS-LÀ.N'AYANT QUE LA MOITIÉ DES OUVRIÈRES ET DES MATIÈRES [PREMIÈRES QU'IL LEUR FAUT 16 JUIN 1913 9 RadioMonde 9 —O PAGE 11 ShMH iOMMti Meets mmm^ :; \y££S~ '/S/S/Sj SSBB* «asMBs 5sass JE VOUS H£COMMANoe POUP5,OULAGEIÏ /e^ DOULEURS PÉRIODIQUES mm Radiosonde 16 JUIN 194.', (Suite! Francine en rentrant de l’école renseignée d'avionnerie.se trouve nez A nez Vous êtes pensionnaire des Vous le sauriez.Au Canada, — Une vieille dondonne qui ha- ivec Stella Renouard, qui, au bout b>te sur rue.Le plus rigolo des l une heure dans la pension de chapeaux que j’aie encore vus .doit en A d'une heure dans la pension __ _ famille des Rivard, s'était mise Et des diamants.E.lle tout à fait chez elle.avoir jusqu’aux doigts de pieds._ Oh pardon, madame, je.— Mathilda Bonerrfant.— Bonjour.— 11 ne Iui manquait plus que ce répond nom ridicule pou — Nous sommes voisines chambres à ce que je vois.— Je couche là, en tout cas.— Et moi ici.Pas mal comme pension de famille, cette maison.— Vous trouvez?— Pas vous?¦— Moi, je n'ai pas d'opinion, sourit Francine.— Evidemment, ce n’est pas le Olaridge.fait Stella, avec une petite moue dédaigneuse, mais, enfin.— Vous êtes Française?— Pas du tout.Je suis Canadienne.Mais j'ai vécu ‘.uinze ans en France.Depuis mon veuvage jusqu’à l'arrivée des grenouilles.— Des grenouilles?fait Francine.en ouvrant de grands yeux.— Oui, les Boches.l’armée d’occupation.C'est ainsi qu'on les appelait: les grenouilles.A cause de l'uniforme vert concombres salé3.— Ah o’ui?— Après ça, j'ai vécu à New York.Mais il y en a tant de réfugiées françaises à New York, quion nous prend maintenant pour de la monaie courante.Aucune saveur.— Qui est-ce qui vous a si bien fait Francine, avec un sourire enga- Rivard, vous aussi?ces malheurs-là se répandent rapi- — Vous êtes des plus aimables!.— Le ’’aussi", me laisse prévoir dement.__ qU6 vouliez-vous donc savoir que - maison s est enrichie d’un — Eh bien tant mieux.D’après encore?délicieux tableau.ce — Vous ne semblez pas le priser beaucoup.— Je î'ai en sainte horreur.Il m’hor-ipile.C’est peut-être aussi bien com- j'ai le plaisir de.— Moi.madame, je suis Francine Si j’ai l’espoir de vous y ren- Rivard ! — Grand Dieu! Evidemment que la mère de Gilbert aura beaucoup à faire main-et moi de tenant pour rattraper ses multiples gaffes.contrer, madame — Alors, kif-kif ! — Pardon?— Je veux dire, même.— Délicieux!.madame je vous baise les mains.Vous n’auriez (A suivre) compte par vous-même de la faus- 'ne Qa- Ca vous gardera bien avec fait admirablement bien le ragoût «etc de ces renseignements.Francine Rivard qui n’aimerait sû- de pattes._ oh! ce n'est pas qu’elle soit rempnt Pas, vous voirt enthous.as- — Oh! quelle horreur! Enfin, à méchante, à ce qu’on m’a dit, mais.‘ e, ofJ}u.savan ’ .la guerre comme à la guerre, tète d'oiseau, n'est-ce pas?Il parait , .' - a,- pourquoi gra n'est-ce pas?qu'après la débâcle financière, elle Dleu?dcmande Francine, etonnee.— N'est-ce pas?s'est mis dans la tète d’administrer Comment, vous ne savez pas?— Et le service?elle-même les débris de la fortune.11 n'y a qu’une heure que je suis — Couci-couca, répond Francine.Elle qui ne savait même pas faire dans la maison, et je suis plus ren- en réprimant une forte envie de un bordereau! Peut-être que vous seignée que vous?Vous ne savez rire.l’ignorez, mais on m'assure qu’elle pas qu il y a qpieique chose entre Evidemment.avec la famille a été jusqu’à vouloir exploiter la e"c et ce.comment son nom?d'hurluberlus qui dirige la bouti- mine d’or.Jean Lavoie?que.Dites-moi, c'est vrai que le — Ce n'est pas madame Rivard Oui.bonhomme est.enfin, pas tout là?qui a eu cette sotte présomption, — Le maître de la maison est c’est Francine, sa fille, malade, en effet, madame.— Quelle idiote!.Mais alors, — Rien d'étonnant à ce que les dites donc, c’est vrai qu’ils sont profilles soient détraquées.priétaires d’une petite mine d'or?— Ah?On vous a dit que les — D'une concession où elles espé- m'a faite de la veuve Francine.filles étaient.raient bien trouver de l’or.— Ça, alors! — Il parait que la plus jeune est — On n'en a jamais trouvé?— Ça vous étonne?toujours dans les nuages.déc»p- —Elle a passé en d’autres mains :— Tellement, que je vais dès ce tion d’amour, m'a-t-on dit.C'est avant qu'on ait eu le temps d'orga- soir prévenir ce garçon de ne pas vrai?niser les travaux d'exploitation.laisser entendre des choses qui ne — Quelle est la femme qui n'a — Vous semblez bien renseignée, sont pas.pas, à son acquis, une petite dé- — Probablement, admet Francine.— Coyez-moi, il ne faut jamais ception d'amour?— Alors, voua allez me dire ou sr mettre le doigt entre l’arbre et — Oh' mais pas moi, ma chère, juste.je veux savoir à quoi m'en l’écorce.Ne vous en mêlez pas.Moi.j’en ai causé beaucoup, mais tenir ._ Trois mille pardons, mesdames, je n'ai pas permis qu’on me.— Toujours pour éviter les gaf- fait Amédée Rochon en s’inclinant, — Elle est au troisième, répond Francine.Je vais.— Mais pas du tout, ne vous dérangez pas, je vous prie, je l'appelle au troisième.A tout à l’heure, chère madame.— Au revoir!.Eh bien, au moins, il y a un homme dans la maison! continue Stella, tandis que Rochon s'éloigne.Mais dites-moi, pas d'attache?Pas marié?— Pas que je sache.— Mais jamais de la vie ! proteste Francine.— Je vous assure que je ne me suis pas trompée! J’ai causé avec ce garçon tantôt, et l'éloge qu’il JOUISSEZ d’une BONNE SANTE en nou* faisant corriger les pincements de nerfs dans votre épine dorsale.CHIROPRATICIEN Diplômé de Palmer 4553, rue Saint-Denis U CHIROPRATIQUE n’est ni médecine chirurgie ” obstétrique Tel.: HArbour 7524 — Je ne vous envie pas.fes?— C’est discutable.Alors, c'est — Toujours.vrai?.Lisette Rivard?— Allez-y, ce petit jeu m'amuse, “Jeunesse Dorée” est irradié du lundi au vendredi, à midi, par le* poste* CB F, Montréal; CBV, Québec et (-BJ, Chicoutimi.je regrette d’interrompre votre tête-à-tête, mais j’ai beau sonner.— Personne ne vous répond?Je vois que le service laisse à désirer n’est-ce pas, dans cette maison?— Oh! comment pouvez-vous dire, madame?Au contraire, assure Rochon.C'est la première fois que je.Proft îsseur N’HESITEZ PAS .A.Boris CONSULTEZ-MOI Si vous désirez réussir dans toutes vos entreprises, conquérir l'affection de ceux qui vous sont ehers et obtenir le bonheur tant recherché par tous les humains, confiez-vous à moi.Je vous ferai connaître la raison de vos faillite* en affaires et en amour.Nous étudierons ensemble sérieusement votre ca*.lu» psychologie est sans contredit le secret du succès.Satisfaction garantie.C.onstdtations tous les jours de 1 h.à 9 h.p.m.(Samedi et dimanche exceptés) 3920, rue ST-DENIS Téléphone: HA.9811.Montréal PAGE 12 I.cs iiniin de lu capitule — si I'on ,.„,|nt lit grandes manifestations religieuses de la fête du Sacré-Cœur célébrée ces jours derniers — les ondes de 1» capitale ainsi que la généralité des ondes du pays, depuis quelque temps, et aujourd’hui surtout, vibrent des fluctuations politiques que suscitent les élections générales.Cet état de tension, cependant, n’atteint au coeur qu'un nombre fort restreint d’artistes.lies artistes ceux de Québec comme ceux de tout les pays du monde, ce sont heureusement des gens quelque peu préservés en ce qui concerne la politique, ou autre incident accessoire de la vie courante.En dépit de tout et de tous, les artistes réussissent à conserver leur entité, et leur au thentité positive.Que tel ou tel parti arrive au pouvoir, qu’il fassse froid, qje le beurre se vende tel ou tel prix, l’artiste n'y voit que rarement des raisons particulières de se torturer les méninges.Mais, lui semble toujours d'une importance capitale le dernier rôle qu’il a interprété, aussi bien celui qu’on vient de lui confier.Une inflexion de voix, qui peut prêter plus de charme h sa chanson, ou plus de vérité ait texte dramatique qu’il doit débiter lui paraît de plus de conséquetce que le nombre de voix en faveur du candidat un tel., représentant tel idéal (?).Ainsi donc, ne m’en voudra pas trop si j’oublie les élections.si je glisse sur l'horaire des postes radiophoniques .— .horaire à modifier demain — pour vous offrir deux brefs reportages reflétant la vie authentique, le bon esprit et l's véritables sentiments de la généralité des artistes de la capitale.Un voyage avec .“L ES COUSINS RICHES” J'ai déjà eu l'occasion de signaler que nos artistes dramatiques, r.’ayant pas à )a radio — en été surtout — la part que devrait leur être faite, cherchant des compensations en jouant sur les petites scènes de la province.Voici que j’ai eu le plaisir de faire.avec l’une de ces troupes, le petit voyage.dont je veux vous parler.Quatre troupes québécoises, à ma connaissance, profitent ainsi Je la belle saison pour s’assurer de travailler.ce qui leur est aussi nécessaire au point de vue pécuniaire qu’au point de vue artistique.La troupe Fred Ratté voyage tout l’été du nord au sud.de l’est à l'ouest de la province, et jusqu’au Neau-veau-Brunswick ou en Nouvelle-Angleterre.Les autres groupements "Les Artistes du Terroir”, direction Maurice Beaupré."Les Artistes Populaires”, direction Lucien Jobin.et I.“s Amis du Bon Théâtre, direction Jean-Marie Bruneau, signent une vingtaine d’engagements par mois dans un rayon de cent milles.Us partent de Québec vers la fin de l’aprs-midi.et reviennent en ville le soir même.Mardi soir dernier, à 1 invitation de M.Jean-Marie Bruneau.j’accompagnai "Les Amis du Bon Theatre à St-Flavien de Lotbinière, ou nos artistes allaient interpréter “Les Cousins Riches”, oeuvre de ma lame Aline Fortier.Je retrouve dans l'automobile q’ e conduit M.Bruneau les sept personnages de la distribution de ce.-e pièce: madame Fortier, l’auteur, et qui en joue l’un des premiers ro.t h-;Vv\ x; I^s “Amis du Ben Théâtre”, avec M.Léopo.d lïoulé, auteur du “Presbytère en Fleurs”, pièce du répertoire de cette troupe.De g.à d., (debout): Georges POWELL, Mme Aline FORTIER, James PEACOCK, Jos.DUSSAULT, Léopold HOULE, Jean-Marie BRUNEAU, directeur.(Assises) : Michèle DERM, Mme M.ROBERT, Mme J.-M.BRUNEAU, Georgette PAQUET, Mme Louise COTE.sensible, qu’est la cousine de la ville Georges Powell, en jeune paysan sentimental, joue bien un rôle fait pour lui.Louise Côté tire un u .r, parti de son rôle de servante ac-corte et délurée.James Peacock sait être léger et sympathique, alors que Guy Roland, en notaire, se fait le narrateur de la pièce.Avec tous les spectateurs, j’ai beaucoup ri à voir jouer “Les Cousins Riches’; et j’en félicite, et j'en remercie madame Fortier et chacun des artistes de la distribution Je suis sûre que ce public, nouveau chaque soir, s en retourne chez lui satisfait, content d'avoir bien ri, et d’avoir passé une agréable soirée.Le lendemain, il rira encore, c’est certain, se représentant quelques-unes des situations typiques Je la pièce.Le rideau tombé, les artistes se démaquillent, endossent de chauds lainages, et on prend le chemin du retour.continuant souvent de jouer la pièce, en la commentant • t cherchant des moyens d’en améliorer encore l'interprétation.Voiià comment les comédiens que nous aurons l'occasion d’entendre à la radio, au cours de la prochaine saison (plus souvent que l’hiver dernier, espérons-’e) auront perfectionné leur métier au cours de l'été jouant à la fois le rôle de la ciga'.e qui s’amuse.et celui de la fourmi qui thésaurise.de l’expérience.Les Amis du Bon Théâtre ont aussi inscrit à leur répertoire de cette saison “ Le Presbytère en Fleurs”, de M.Léopold Houlé M.o.R.C.publiciste à la Société Radio-Canada, ‘Mon Oncle et Mon Curé” de Jean de la Brète, et “Le Seuva-gp du Manoir”, de Georges Pov !.La salle paroissiale de Saint-Fla-vien de Lotbinière est jolie, bien située.et offre tout le confort désiré pour la présentation d'un tel spectacle.Il parait que les comédiens trouvent les mêmes avantages dans la plupart des paroisses.C'est fort heureux pour ces populations qui, profitent de la radio à la maison et du théâtre nu village, n'ont p.« : grand'chose à envier aux populations urbaines.Au contraire, lorsqu'ils traversent ces jolis villages, baignant dans ure saine tranquillité, dans le bon air, et dans la paix qui semble descen dre sur la terre avec les derniers rayons du soleil couchant, et ia fraîcheur du soir, les citadins se sentent vraiment très cousins pauvres.venus visiter leurs cousi.s riches.Madame Aline Fortier a sans doute eu l'inspiration de sa pièce au cours de l’un de ces voyages.et c'est pour ça qu'elle a su trouver des accents si justes et si émouvants, sous leur aspect humoristique.Il y aurait encore un infères int reportage à écrire sur la magnifique travail que font les membres du Club Kiwanis, recueillant dis sous — sur une longueur d'un mille chaque jour — an profit des eolo-nies de vaeances.Notre ehanr.ante petite artiste Paulette de Couvai a été l'.irtiste invitée à une émission radiophonique an poste CKCV en faveur de ce mouvement.André Serval a eu l'occasion de faire excellente impression sur les élèves du lycée Regina Coeli.Louise Mathieu profess, ur de danse l'ayant invité à remplir le rôle de maître de cérémonie, lors du récital de fin d'année de ses élèves.Ce fut un charmant spectacle artistique.En passant, notre ami André Serval était bien ému < t bien content, après son émission de vendredi dernier, à ( BV Heures d’affaires 9 A.M.à 6 P.M.tow* le» jour» excepté le Vendredi — » A.M.à 9 P.M.le Samedi — 9 A.M.à 10 P.M.“LE GRAND MAGASIN A RAYONS DE LA RUE MONT-ROYAL'* J.-E.CADIEUX, président MONTRÉAL J.-C.AUBRY, secrétaire-trésorier Garantie absolue ARGENT REMIS SI LA MARCHANDISE NE SATISFAIT PAS VOICI QUELQUES SUGGESTIONS FORT À PROPOS MAGNIFIQUES CHEMISES DE LUXE Rien de plus apprécié qu’unç,de ces jolies chemises TOOKE, FORSYTH ou B.V.D.toutes blanches ou avec fines rayures de teintes assorties.Collets à même ou séparés, 13!/2 à 17.EN VENTE SAMEDI SEULEMENT POUR LA FETE DES PERES.BOITE DE FANTAISIE SI DESIRE .$2—$2.50— $3~$3.50 JOLIES CEINTURES \ ous n aurez que l’embarras du choix parmi cet assortiment exceptionnel de jolies ceintures CURRIE et S1EIN dans les styles assortis.Grandeurs 30 à 46 dans le gris, beige ou ™r.59 $1—$1.50 MOUCHOIRS DE FANTAISIE Vous serez assurée de lui plaire en lui présentant une boîte de fantaisie contenant de magnifiques mouchoirs FORSYTH ou TOOKE.Le choix en est superbe dans le tout blanc ou les teintes assorties.25—.50—$1.BAS TOUT LAINE Voici une qualité insurpassable de bas de fantaisie en très beau tricot de laine qui constituent un cadeau idéal.Jolies teintes nouvelles dans des motifs à grands losanges.Grandeurs 10 i 12.$2.50 ROBES DE CHAMBRE Un cadeau princier que ces magnifiques robes de chambres en belle flanelle tout laine dans le rouge marron si en demande ou dans les autres teintes à la mode.Fantaisie aux revers et aux poignets .$16.95 à $26.«50 SOLDE DE CRAVATES Si vous connaissez ses goûts, vous aurez de quoi les satisfaire dans ce lot spécial de jolies cravates de laine ou de soie, de marque TOOKE, FORSYTH ou CURRIE.Valeur de $1 à prix TRES SPECIAL.69 CHAPEAUX DE PAILLE Pour l’auto, pour la campagne, pour la marche, pour tous les jours, donnez-lui l'un de ces nouveaux chapeaux de paille Panama ou leghom, avec ruban uni ou fleuri.Grandeurs 6% à 7Vt.$2.45—$8.50 CE SERA BIENTÔT LA FÊTE DES PÈRES Dimanche le 17 juin C'est une occasion exceptionnelle pour nous tous Je montrer notre gratitude envers celui qui ne nous a jamais rien refusé.Sachons en être reconnaissants en lui procurant la joie incomparable de la gratitude.• ri •>•••*-
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