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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 16 mars 1946
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Radiomonde, 1946-03-16, Collections de BAnQ.

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i ¥ *•" mm j* j:*» I'.-ftfit*.*.y/ SftPT CUNTS !£ VTAfFTTO QQCKMKKBfl VOL.VIII — No 14 MONTREAL* 1« MARS UM* .¦ W» æ*s» PHOTO STUDIO DESAULTKIX i#*> Madame Raya Garbousova I»es sketches, do joyeux refrains, dos monologues, le choeur des Carabiniers et l’orchestre de ^ ______ Maurice Meerte.-— le MERCREDI, 20 mars à 9 heures du soir DIRECTION: PAUL IXDUC.CBF • CBV * f et les postes affilies RADIO-CANADA présente yMZ*, TOUJOURS UN BON PROGRAMME SUR LE RÉSEAU FRANÇAIS DE RADIO-CANADA CEI TE CHRONIQUE EST REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA Une violoncelliste de grand renom à Radio-Carabins Le Concours littéraire rie “Le voyageur sans bagages ' de Jean Anouilh Raya Garbousova a conquis les auditoires américains Madame Raya Garbousova, violoncelliste de réputation internationale, prendra part à l’audition de Radio-Carabins, le mercredi, 21 mars, à 9 heures du soir.Cette artiste qui est d’origine russe s'est conquis les auditoires américains et d’après un magazine de New-York qui a consulté son public lecteur sur l'autorité et la valeur des musiciens, elle a été considérée comme l'un des exécutants les plus remarquables de l’heure, Les journaux dans les villes où elle a donné des concerts lui ont consacré des articles particulièrement élogieux.On a parlé de son étonnante virtuosité et de la qualité de son interprétation.Ainsi Hadio-Carabins po\ir»uit une heureuse tradition en invitant à son audition du mercredi soir des jeunes artistes, les musiciens de renom.Paul Leduc nous a dit que Radio-Carabins présentera à ce même programme, des nouveaux sket ches portant sur l’actualité, des monologues, de joyeux refrains, sans compter le choeur des carabiniers et l’orchestre de Maurice Meerte.Ce programme consiste en par- tie dans une collaboration des étudiants de Montréal et de Québec.L’HEURE DU CONCERT Ethel Starke, violoniste et chef d’orchestre au programme.— Une oeuvre de J.-J.Gagnier.Ethel Starke, violoniste et chef d'orchestre, prendra par à l'Heure du Concert au poste de Radio-Canada, le mercredi, 20 mars, à lOh 30 du soir.Elle jouera “Nigun”, d’Ernest Bloch, "Allegro", de Picco, avec l’orchestre sous la direction de J.-J.Gagnier.L’orchestre jouera •‘Allegretto’’, de Marcello, “‘Impressions’’, de J.-J.Gagnier inspiré de Pastels, de Su-zor Côté et “Suite pour oordes", de Purcell.Mlle Starke, comme les dilettantes le savent, a fait ses études musicales à Montréal, études qu’elle a poursuivies au Curtis Institute de Philadelphie.Elle a fait des tournées aux Etats-Unis, toujours avec succès.Elle a fondé le Montreal Women’s Symphony Orchestra dont elle est le chef.Radio-Canada “En pleine nature” de Bleuet, tel est le titre de la dixième émission du Concours littéraire du 17 mars prochain.L’action se passe quelque part dans la région du Lac St-Jean durant la saison de la cueillette des bleuets.Ce sketch d’inspiration cornélienne fait partie de la section d’imagination du Concours littéraire.Une fois la série d’émissions terminée, les auditeurs sont priés de faire connaître leur choix des trois pièces qu’ils aimeraient voir primées dans chaque section du Concours, ce qui veut dire qu’ils devront indiquer six gagnants.Ils devront adresser ces renseignements avant le 10 avril à la Secrétaire du Concours littéraire, Mlle Louise Simard, 1440 rue Sle-Catherine ouest, Montréal, Des prix de $5 00 chacun seront offerts à dix des personnes qui devineront exactement le verdict des membres du Comité.Au théâtre de Radio-Canada -Avec une troupe de choix “Le Voyageur sans bagages", de Jean Anouilh, a été inscrit au programme du théâtre de Radio-Canada pour l’émission du jeudi, 21 mars, à 9 heures du soir.Ainsi la direction reste dans sa tradition en présentant les oeuvres les plus récentes tu théâtre littéraire.On a joué la semaine dernière “le Sauvage", du même auteur avec Madame Pitoëff dans le premier rôle, un rôle qu’elle a créé à Paris; on a joué “Les Mal aimés’’ et ‘‘Asmodée’’, de Mauriac.D'autres oeuvres apparaissent au programme de radio-théâtre qui témoignent du désir d’offrir aux auditeur* des pièces considérées de choix par la chronique dramatique.Les adaptations sont faites très soigneusement et par des gens de LE QUATUOR A CORDES McCILL Hervé Baillargeon, flûtiste, Réal Gagnier, hautboïste, Jacques Le-compte, trompettiste, et Lionel Renaud, violoniste se joindront au Quatuor a cordes McGill, le vendredi, 15 mars, à 10 h.30 du soir pour jouer le concerto Bran de-bourgeois no 2, en fa.Alexander Brott dirigera.Ce sera la dernière émission de cette série.métier.Les coupures dans certaines scènes répondent aux nécessités du temps accordé à l’émission et du décor sonore.Des scènes ou certains passages perdent toute leur valeur d’évocation, privés du visuel.Mais ici elles sont coordonnées avec un art qui ne perd rien de la logique de la pièce, “Le Voyageur sans bagages” groupera une troupe de choix.Berthe Lavoie Fortin dirigera.Pour l’écoute, les postes CBF, CBV, CBJ et les postes affiliés LES JEUNES DANS LA VIE ACTIVE Le sujet d'étude soumis aux in-ités de Radio-Canada, à la tribune "Préparons l’Aenir”, le dimanche, 17 mars, à 2 h.30, est d’actualité, n s’agit du rôle “des jeunes dans la vie active”.Ce forum groupera trois personnalités chez les jeunes.Ce sont Mlle Jeanne Ber.oit, présidente de la J.E.C.F., M.Maurice Rinfret, président de la Chambre de Commerce des Jeunes et M.Merrill Désaulniers, avocat.Cette séance terminera la série des émissions “Préparons l'A\e- l’AGE 2 JfadioMonda C' 16 M ARS 1946 LA MODULATION DE FREQUENCE Une déclaration du président du bureau des gouverneurs, M.Davidson Danton.Ainsi que les journaux l’ont annoncé, M.Davidson Dunton, président du Bureau des Gouverneurs de Radio-Canada a fait ces jours derniers une déclaration au sujet du système de modulation de fréquence.La Société Radio-Canada désire encourager le développement des émissions par modulation de fréquence au Canada.Elle croit que le nouveau procédé obtiendra les faveurs du public puisque la qualité de l’émission et de l’audition au Canada en sera par le fait même meilleure.M.Dunton ajoute que plusieurs questions que l’on se pose au sujet de ce système, recevront de meilleures réponses après un stage expérimental.C’est la politique de la Société de poursuivre aussi rapidement que possible le développement de ce système.Les usagers sauront utiliser à ce premier stage les appareils nécessaires dès qu’ils pourront évidemment s’en procurer.Ainsi donc, Radio-Canada est sur le point de mettre en opération des émetteurs de 250 watts de modulation de fréquence à Toronto et à Montréal.Les plans qui ont été faits permettront d'en installer à Winnipeg et à Vancouver, cela un peu plus tard.La Société pourra dans les prochaines semaines faire ses recommandations au sujet des permis destinés aux postes privés.La Société considère qu'un poste privé déjà en existence devra transmettre les mêmes programmes par ces deux émetteurs.mr ;»• H *r-y bagages Le voyageur sans dramatique de ANOUILH rc oeuv .11 le JEUDI, 21 mars, à 9 h.du soir ¦ UNE TROUPE DE CHOIX ¦ DIRECTION: BERTHE LAVOIE-FORTIN CBJ CBF • CBV • et le* postes affiliés ./-V 1 ““ i L » ,'J & • ¦ *«£ n*- • ' • ^: RADIO-JOURNAL CZiLii mi VOL.VIII — No 14 REDACTION-ADMINISTRATION : tel.PLATEAU 4186 MONTREAL, 16 MARS 1945 1434 OUEST, STE-CATHERINE, MONTREAL “Autorisé comme"envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes, Ottawa.” -Jie troisième Chiner- ,ooo, c’est-à-dire le coût d'une petite imprimerie, il sera possible au.v intéressés de béttir un centre radiophonique avec rayonnement de 50 milles.On conçoit quelle importunée cela aura.Les industries, les commerces, les milieux de culture locaux auront un débouché aérien qu'ils ne peuvent obtenir maintenant du fait de la congestion chez les posies métropolitains et aussi du manque d’intérét qu'auraient pour les citadins industriels certaines réclames ou causeries à objectif trop immédiat.Cela fait aussi songer i/ue l’on doit se préparer dans les milieux intéressés.Ce n'est pas tout d’avoir en main un permis, d’élever des antennes et d’établir un contrôle.Il y a la programmation a considérer! Celle-ci comporte l'éducation de speakers, l’édification d'une discothèque, l’instruction de scripters, la formation intelligente de la journée radiophonique.Dans celle-ci, on peut prévoir une spécialisation qui inclinera l’auditeur A délaisser parfois les ondes montréalaises pour capter celles plus proches.Il s'agit donc que les radio-pensants des petites tulles se documentent et soient préparés d la tâche future.Ils ont la possibilité de s’exprimer.Ils ont, aussi devant eux, une terrifiante alternative: soit de réussir ou soit de ruiner irrémédiablement la radio de province.Jusqu’ici, nous ne pouvons pas être très fiers de celle-ci.On peut excuser 0ses déficiences, du fait que la guerre l’a privée de bien des éléments — mécaniques et humains.Croyons que maintenant, elle comprendra son rôle et prendra de l’en-vergure.L’époque du "ça-passera-tou-jours” et du “je m’enfoutisme” s’éloigne à grands pas.Avec les concurrences prévisibles, seuls réussiront ceux qui voudront se donner de la peine.i ) Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio © 16 MARS 1646 • RadioMonde Q rAGF.3 Vous voulez vous faire une carrière de la littérature?Et.comme tout le monde, vous ave® décidé de faire votre apprentissage à la jmdio?Les commanditaires sont si peu particuliers.Et ça paie bien! * * * La commodité de commencer sa carrière littéraire sur les ondes est que l'auteur n'a pas besoin d’inspiration, d'imagination ou de vocabulaire.Pourquoi n'essayez-vous pas?Allons! Prenez votre crayon et essayons ensemble de tracer un roman qui rencontrera la faveur du marchand de savon et le bon goût des auditeurs.Il ne faut pas trop se faire crainte.Le marchand de savon ne sait pas le français et c'est un bon point pour l’apprend-auteur.Quant au bon goût des auditeurs.eh bien, la chose Importante est que le roman fasse pleurer les femmes, qu’il y ait une orpheline, une femme trompée et un Jeune premier qui, à l’heure du berger, prouve être le dernier des hommes.Les autres personnages seront complémentaires.Et ne vous tracassez pas pour la miae-en-ondes.Nos postes de radio vous fourniront un réalisateur d’expérience savonneuse, des bruits de portes qui s'ouvrent et se feiment, et un annonceur avec une petite moustache.* * * Il faut d’abord partir un peu sur quelque chose, j’entend* placer une première scène ou une première phrase.Car il a été prouvé impossible de commencer un roman à la page "2”.* H- * Disons donc que le sketch s'ouvre par le bruit d’une porte qui s'ouvre en grinchant, puis celui de pas qui marchent sur un plancher de bois franc.Ce bruit sera suivi d'un long effet musical; disons les premières strophes d’une marche funèbre pour créer l’atmosphère du grand roman qui va suivre.Et, après l'effet musical, l'annonceur lira avec des accents dramatiques les nobles avantages de laver "vos petits dessous” avec un savon que 96 femmes malpropres sur cent ont recommandé devant quatre-vingt-seize experts.Votre première scène est faite.Votre roman est présenté, commencé.Et vous voyez, vous n’avez même pas eu le trouble d’imaginer un texte ou dialogue.Qui a dit que c'était difficile «l'écrire un roman?Voici maintenant la scène II.Il vous faut bien maintenant faire entrer vos personnages.Autrement, l'annonceur va se mettre à faire des jokes plates pour remplir le temps.Disons donc que l'orpheline sera la première en scène.Et faites-îa pleurer tout de suite.Ça mettra l’auditoire en émoi.Pourquoi pleure-t-elle, direz-vous?Je ne le sais pas g>lus que vous.Mais, la raison de son oha-giin, nous le trouverons plias tard.¦ DÉ R AT1 «Société des I Débats Fantaisiste» Pour ou Contre LES DÉBUTANTES AU PLATEAU VENDREDI prochain BILLETS: Ed.Archambault, MA.B201, L.-N.Monsieur FA.3*41.Faisons la pleurer pendant (disons) trois minutes et quinze secondes.Pas plus long, car ça ne rencontrerait pas le minutage de l’émission et l'annonce de savon de la fin devra être cancelée.Et cela mettra le oonmianditaire en m.Et nous avons donc maintenant fini la scène II.Constatez comme c’est facile d’écrire un roman radiophonique.Dans cotte deuxième scène, vous n'avez pas eu à écrire plus de texte que dans La scène I! Voici cinq minute* de parties sur les quinze du sketch.Et les dix autres ne seront pas beaucoup plus difficiles à rttmplir.Or, ici à la cinquième minute, l’annonceur à les ordres oste de Radio-Canada, CBJ, de Chicoutimi.Sur la photo ci-dessus on remarque de g.à d.: Mme Jean .Pelletier, l’animatrice du programme, Mlle Bernice Rogers et M.Gaston Voyer, l’annonceur.menoé à 10 heures, parce que le vicaire est venu collecter pour les pauvres de la paroisse et il a poussé une veillée! Il me rerte assez pour payer le tramwr.y demain matin.Le 18.— Dimanche.J’ai été grippé toute la semaine.Après-midi, j’étais pour dormir, mais le petit m'a rappelé que je lui avais promis un bonhomme de neige s'il ne mettait plus les doigts dans son nez.II ne l’a pas fait depuis quatre jours, alors je lui ai fait un beau bohomme de neige.Le 19.— J’ai cherché mon chapeau ce matin en partant pour l'ouvrage.Je l’ai trouvé sur la tête du bonhomme de neige.U a plu toute la nuit.Le 80.— Le club de bridge de ma femme est venu.J'ai fait des sandwiches et balayé tout 1 après-midi.Sur le divan, j'avais imaginé d’étendre une copie de “La Presse’’ pour cacher les taches de sirop La première arrivée l’a prise pour la lire.Je n’avais pas prévu cela.Quand elle l’eut finie, elle la plia et la mit sur la tabla.J'ai été embarrassé toute la soirée.Les petits se sont bien conduits toutefois.La petite a chanté sa chanson et le petit ne s’est pas mis les doigts dans le nez.U s’est servi d'un couteau de table.Le 83.— J’ai amené les petits faire une courte visite chez de* amis de la rue voisine.Le petit a dit tout haut que leur maison n'était pas aussi belle que la nôtre.J’aurais pu le battre.Au moins, leur maison à eux.c’est à eux! Le — Je voulais écouter la partie du Canadien, mais ma femme avait fait dormir les petits tout 1’a.près-midi, et ce soir.eh bien, j'ai dû leur raconter pendant trois périodes l’histoire du petit Poucet.Je voudrais bien être à ia place de Blake et de Richard.Us font vivre leurs enfants en s’amusant et ils gagnent dix fois plus que moi.U n'y a pas de justice.Le 85.— Le feu a pris dans le tuyau ce soir et je l’ai frotté avec une moppe mouillée.Ma femme n'était pas contente parce que j’ai pris la moppe neuve au lieu de ia vieille.Les enfants, eux, se sont bien amusés.Demain, il va falloir relaver le plancher.Le, ne.— La petite a l’est orna ç a l’envers depuis une semaine.La voisine a conseillé de lui donne: beaucoup de riz; une amie de ma femme, elle, a suggéré de lui donner une purgation (comme ai ça ne “marchait” pas déjà assez!) J’ai lu sur le journal que les enfants r’chigneux ont besoin des bonnes pilules du docteur Chose.Je lui en ai acheté une boîte et j'ai paye $.78.Les cochons! Ça n’a rien fait.Elle pleurait encore ce soir et ne voulait pas manger Elle était pâle, la pauvre petite.L» voisine de gauche est venue elle aussi et elle a dit que ça avait l’air de la diphtérie ou bien de la paralysie ‘enfantine”.La peur m’a pris.J’ai appelé le médecin en vitesse.II n'est venu qu'à 10 h.30.U est resté à peine deux minutes, m’a chargé $4.et il avait l’air de mauvaise humeur quand il est reparti.La pauvre petite! C’est sa première molaire qui perce.Je n'avais pas pensé à cela! Le 87.— Ça fond.Un premier trou d’eau devant la porte.Les petits l’ont déménagé dans la maison.Le 88.—Dernier jour du mois.Demain, c’est le loyer qui eat dû et le petit veut avoir une automobile à pédale comme le petit gars du haut de la lue.Tu parles s’il a bien choisi le moment!.La petite s’est endormie assise d^ins la chaudière à charbon, ce soir.U a fallu la laver (la petite).On peut parler des embarra* de M.King avec des espions! LORD OH! OH! “LA VRAIE BEAUTE” rejaillit d’une santé florissante.Oui, Me*-ilanip» et voua pouvez perdre 2 livres par semaine tout en améliorant votre aanté.Spécialité: CONTROLE DC 1*011)8.Pour renael.znementn, envoyer 2V à ROMEO OA-OENAIft, Kpéeiallnte beauté naturelle, :U2§, Adam.Montréal 4.Entrevue sur rendez-vous.Tél.rAM.Lisez bien ceci ies yeux ouverts La psychologie est une science offrant un intérêt à tous et à chacun.Ne livrez rien au hasard, car le succès auquel vous aspirez ne dépend que de vous-même.Pour connaître une réussite réelle et durable dans une entreprise, |l faut de toute nécessité développer certaines qualités morales, intellectuelles et physiques.La psychologie vous aidera à comprendre la raison des insuccès en affaires et en amour, les moyens d’être heureux, de réussir en tout, même au point de vue social.Bureau de I hre à 9 hrcs p.m.Professeur A.ROBERT 1373 MONT-ROYAL EST Téléphone FR.1032 PAGE 4 lo MARS 1916 Bonsoir les sportifs” Zotique L'Espérance, le commentateur des Nouvelles M o 1 s o n.— L’homme qui fait rager toutes les femmes.— Du Canadien, au club Mistassini.— La récompense du courage et du travail.- Bonsoir les sportifs!” —“I^e club Canadien a défait ce „,ir ie club Toronto au score de 6-2; ].s compteurs furent Richard, L;iTen8 des choses de sport sont moyenne de vingt-cinq tous les P»ec^ .mpart.aux et.prouvent tou-soin Tout cela arrive entre six Jours etre à point II est d une fran- heures et 11 heures, le soir.Il faut cbiac bruta,a s,°n % rafPe,,É\ sea travailler vite, vérifier, compiler, chroniques de «La Patrie’ ou il attendre en dernière minute les ré- ava,t drolt de dlre °P,n,on ^ sultats de cinq ou six joùtes impor- Eonne e- PAUL-EMiLK CO R BE IL vient de remettre sa démission au Directeur du poste CKAC, pour se consacrer à la réalisation indépendante et continuer ses activités à la direction de l’Union «!«'S Employés des Postes de Radio.LE POSTE CHEF est maintenant sur les ondes Le début du poste sera fêté sur les ondes de tous les postes de la province, jeudi soir le 14 mais, 1946, à 9 heures.L" Choeur Lavallée-Smith, accompagné d'un orchestre présente à Granby son premier grand concert de sa deuxième tournée Canadienne et Américaine, coïncidant avec l’ouverture du poste.Un vrai gala artistique sera présenté où le public, qui se rendra à l’Auditorium du Christ - Roi de Granby, le 14 mars au soir, pourront goûter la musique et le chant exécutés par un groupe d'artistes de la Région.Mentionnons qu’en outre de la Chorale Lavallée-Smith et de la symphonette qui accompagne le choeur, on pourra entendre la Ma-nécanterle de Granby, dont la réputation n’est plus à faire, la Chorale Ste-Familie qui a donné cet automne un concert qui fut un grand succès et pour ne mentionner que quelques vedettes locales, soulignons la présence de Mlles: Rose Brodeur, Cécile Dubreui), Marie-Berthe Racine, MM.: Armand Caron, Hector Rivard, etc., etc.tantes qui ne sont pas terminées à l’heure même de l’émission."On me reproche parfois de donner les résultats de sport trop vite, Vous allez demander quelle est son opinion présente du Canadien et du calibre de hockey de la N.H.L.Zotique est un peu amer sur ce de ne pas assez insister sur certains P°*n*- ne veut Pas admettre que événements sportifs importants”, de le Canadien de cette année e«t com-dire L’Espérance, "mais mon prin- parable à celui d’il y a une décade.cipe est de donner le plus de nou- ^ tricolore de 1946 a six bons velles possibles dans les quinze mi- Joueurs, nous dit-il, dont un ou deux nutes qui me sont allouées.Je crois seulement pourraient figurer avec que cela sert mieux les intérêts des avantage aux cotés de Morenz.Jo-amatcurs de sport.Si on m’appelle **at; les Cook et Shore si ceux-ci longue-distance de Mistassini ou étaient encore dans le hockey.Ses Dolbeau, j'ai à coeur de me rendre favoris sur le Canadien sont les six CARL DUBUC jouera au Canadian Art Theatre Cari Dubuc, qui tiendra le rôle-titre dans He Who Gets Slapped, de Leonide Andreyeff, que présentera le Canadian Art Theatre au Victoria Hall, les 19-20-21-22 mars.L«.distribution comprend aussi Andrée Marat, Suzanne Avon, d'Anjou, Bruce Raymond, Sam Hitel-man, Sydney Litwack, Leonard Desmarais; on remarque que plusieurs compatriotes y tiennent des rôles importants.L’action de He Who Gets Slapped se passe entièrement dans un cir- que.C'est l’histoire symbolique d’un homme de haut savoir et de grande naissance qui devient un clown pour échapper à sa vie passée et conquérir une nouvelle personnalité.I] tombe amoureux d'une ècuyere de cirqn» qui représente pour lui la beauté dans son sens le plus élevé; le désespoir fait de lui un criminel.Ce drame est rempli d'une grande fantaisie et on y sent lea accents d'une poésie extraordinaire, en dépit du cadre réaliste qui l’entoure et des luttes mesquines qui s’y livrent.• ON DEMANDE CORRESPONDANTS, CORRES-PON DANTES DISTINGU ES.pour renseignements, écrivez: Mme Dolorés, ( axe 108, Station Delorimier, Montréal.(Inclure enveloiipe affranchie pour réponse.) au désir de mes auditeurs et je sais que je leur fais plaisir en mentionnant leurs activités sportives et réguliers: Durnan, Lamoureux, Bouchard, Lach.Blake et Richard.Les autres ne sont que complé- SAVEZ-VOUS CE QUE SIGNIFIE leur nom dans le micro.J'ai l’im- mentaires , dit-il.pression par mon travail, de pro- Il croit que le Canadien rempor-duire un réveil sportif chez la jeu- tera le championnat, probablement nesse et cela m'est déjà une conso- après une dure lutte contre Boston, lation et un bonheur”.en finale.Il croit de plug que les Zotique admet que ses auditeurs équipiers du Canadien ont toujours lui apportent une belle coopération; meilleurs que leurs instructeurs."On a appris à me faire parvenir ï-8 façon dont le club est conduit ne les nouvelles d’une façon rapide et va Pa*s- .et *1 9e cache pas ses concise et cela m’est très important, sentiments à cet égard.Car il ne faut pas oublier que c'est Son équipe d'étoiles pour la sal-un genre d'émission pour lequel je son 1945-46?Ecoutez-là! C’est Zone peux préparer un texte d’avance, tique l’Espérance qui parle et vous Voilà pourquoi il m'arrive parfois pouvez être certain qu’il connaît de bafouiller, d’hésiter un moment, son affaire.Vous allez constater comme de me tromper.” aussi qu'il n’a pas l’esprit de do- ll faut avoir l'expérience des on- cher.des pour savoir combien est diffi- La voici! Buts: Durnan; dé.: Lamoureux et Jack Stewart; avants: Max Bentley, Bill Mozienko et Gaye cile ce travail de Zotique L'Espérance.L Art dan* les Fleur»** La Patrie Fleuriste Livrai»*) '"-«nie» le Jeudi (,'Hl.r 1* h.1B-1Ï h On ne le sait peut-être pas.mais Stewart, une proportion assez considérable Zotique avoue ici qu’il aurait con-des auditeurs des Nouvelles Molson sidéré le choix de Bouchard, si ce-est anglaise.Zotique reçoit tous les lui-ci n'avait pas eu un mauvais jourg des félicitations et des mots début de saison, dû à la maladie, d’encouragement des état, de l’est _„Et Maurlce Richard?e lui de.américain et de l’Ontario.Son vo- mandons.noua avec 8urprise.cabulaire est court, sans recherches, , à la portée de toutes les oreilles et Zotique est très catégorique, voire de ceux même qui ne savent —“Richard est l'un des plus pas le français courant mais qui en grands joueurs que connaisse l’his-ont quelques notions.C’est l’une des tolre du hockey, mais voilà juste-raisons du grands succès de l'émis- ment pourquoi tous ses adversaires «ion.s'acharnent à lui.C'est le joueur le Son expérience.Zotique L’Espé- plus surveillé de la ligue et on ne rance ne l’a pas puisée dans les li- 'e lalMe eR mesure de donner vres ou les journaux.Il a vingt *a pleine capacité.Voilà exacte-an.de journalisme derrière lui.A nient pourquoi Richard n est plus ses années d’étude, 11 était l'instiga- 'e compteur de 1 an dernier! teur de tous les mouvements spor- Mais, 11 est 10 heures 55.Tout tifs de l'école ou du collège.Il a en répondant, Zotique compile lea toujours vécu dans le sport, de nouvelles sportives qui arrivent de sport et avec des “sportifs’’.tous côtés.Et voilà probablement On ne le sait peut-être pas non pourquoi ce soir, il dira peut-être: plus, mais Zotique à deux beaux “k® c*u1’ Ste-Sophle à défait les enfants, de 5 ans et 3 ans et demi.pardon, mesdames et mes- Son seul désappointement dans une «leurs, je veux dire que les Lions ère de succès, c’est d'avoir à négll- d® Ste-Perpétue ont défait le club ger la vie de famille.Ses nombreu- Ste-Sophie”.ses activités le tiennent toujours Car Zotique L’Espérance est prosur “ la trotte", d’un bout de l’île bablement le seul sur nos ondes qui de Montréal à l'autre.va au micro sans un texte préparé.Zotique L'Espérance a la répu- Son gros bon sens et sa parfaite tation dans le monde sportif de connaissance du sport font son connaître plus que bien d’autres succès.Le Club du Succès Mensuel' Pour les amateurs de LECTURE SINON.Demandez noire offre du présent mois pour une période de cinq jours SAINS AUCUNE OBLIGATION.N’ENVOYEZ PAS D’ARGENT ! 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Ce serait cruel qu'on lui Miggérât de jouer à autre chose.Et puis, on ne sait jamais ce qui peut sortir finalement d'un tel jeu.Peut-être un solide auteur dramatique un jour?.C’est dans le domaine des possibi-lités.Moi, je l'ai vue le dernier soir.On dit qu on y a fait quelques transformations sensibles, et tout à son avantage.Voilà qui est une preuve d’intelligence de la part d’un auteur.Paul Rême est un fantaisiste, qui aime le paradoxe, et se moque des conventions.11 semble même chercher à les éviter.Il fait bien.S il n’a pas encore vraiment trouvé “une” formule, dans ses deux pièces, il en a effleuré plusieurs, ce qui nous laisse croire qu'un jour, il saura coordonner sa fantaisie, et nous donnera vraiment la comédie que nous attendons de lui.En attendant, félicitons l'Arcade de ne j amais hésiter à nous donner une oeuvre locale.C est vraiment faire preuve de bon esprit.Et constation intéressante, on .semble vouloir toujours accorder plus de soin à la création d une pièce pondue sur nos rives.C’est faire là une grande politesse à nos auteurs.Ils se doivent d en être reconnaissants.Mais plus de soin' ne veut pas dire qu’on mettra un mois à monter la pièce.De sorte qu’il faut toujours compter sur l'à-peu-près, à l’Arcade.Les comédiens le savent si bien qu’ils s arrachent le coeur pour suppléer à cet “à-peu-pres .Ils méritent donc aussi des félicitations.J ai aimé les décors cette semaine.Et comme si hauteur avait voulu faire plaisir à tous également, il est difficile de trouver la, ou.les vedettes du spectacle, tous ayant été servis, aussi agréablement et aussi généreusement que possible par l'auteur.Antoinette Cnrou et Janine Sutto.Marcel Journet, Armand Marion.Denis Drouin.Jean Duceppe et Mau-r ce Gauvin se sont partagé le boulot.* * ¥ (ÿean-paut .Sartre: Dimanche après-midi, au Windsor.Jean Paul Sartre nous parlait de la littérature française née au cours de cette période coincée entre la panique d’une France abasourdie d’être à terre, et la certitude actuelle d une survie de la pensée.Le sujet était vaste.Le conférencier l’a résumé en termes concis nous donnant une idée Il y avait là sûrement deux mille personnes.Deux cents qui s y étaient rendues pour entendre parler littérature.la moitié du reste, parce que c était bien vu d’être là.et l autre moitié, parce qu elles avaient des amours de petits bibis à étrenner.* * * X !Lt J,, Vol.ears : Une soirée délicieuse avec les Compagnons de Saint-Laurent.Il y en a qui vont au théâtre pour retrouver des sensations qui leur soient possibles, se plaisant à se reconnaître dans les personnages.Ceux-là aiment le théâtre réaliste, que ce soit du Bataille ou du Géraldy.Il y en a qui ne vibrent que par la sensation facile dans la violence.Ceux-là n’aimeront que le bon vieux mélo.Il y en a qui vont au théâtre que pour voir le pli d un pantalon, ou la robe de mademoiselle X.Ceux-là aimeront n importe quoi II y en a qui vont au théâtre parce que les hasards de la vie sont les seuls responsables de leur métier de critique.Ceux-là n aimeront rien.Mais s il en est qui vont au théâtre pour oublier, sourire, rêver, voir des lignes et des couleurs, goûter la plastique des corps et la musique des voix, et le chatoiement d une pensée.eh bien, ceux-là aimeront Le Bal des Voleurs de Jean Anouilh.Et ils reviendront enchantés, amoureux des voleurs, amoureux de cette fraîcheur, de cette adorable idiotie, amoureux de ces hurluberlus de Compagnons qui nous ont donné là leur travail le plus soigné de l’année.Et il y avait de 1 équilibre dans la mise en scène.Mais il y avait aussi des faiblesses dans la distribution.Ils manquent du métier nécessaire pour conduire à la perfection ,cette loufoquerie qui exigerait non seulement l amour du théâtre, le talent chez les uns.et la bonne volonté chez les autres, mais qui exigerait, des comédiens.1 expérience qu'ils ne posséderont que lorsqu'ils n'auront plus la fraîcheur de coeur et de corps, pour l'exécution de cette cabriole artistique.Car telle est la rosserie de ce métier qu’on n’est vraiment comédien que lorsqu’on n’a plus vingt ans.A tout prendre, pour ce genre de théâtre, j’aime encore mieux des maladroits de vingt ans.Trois étoiles à Lady Hurf.deux étoiles à Edgar, à Hector et à Juliette, une étoile à chacun des autres.Une boucle d'honneur à Elizabeth Leese.Et la palme au père Legault.* * * très nette de 1 ébullition des écrivains qui ont surgi des décombres.Ils ont souffert, et dans leur souffrance, ils ont cherché la vérité, et une forme nouvelle pour eprimer ce qu ils croient avoir trouvé.Le public semblait déçu que Sartre s’abstînt systématiquement de nous parler de son oeuvre et de sa philosophie.En homme sage il nous parla des autres, nous laissant le plaisir de le découvrir, lui.à travers les autres.rare .à l Université : Les étudiants ont négligé d'envoyer des billets à RADIOMONDE, j avais donc complètement oublié la première.C’est avec les compliments de la direction (du journal), que j’aurai un siège mercredi.Nous en parlerons la semaine prochaine.Jean DESPREZ DU LUNDI AU SAMEDI “ LE RÉVEIL PROVINCIAL ” CK AC CK AC °"1 - 16 MARS 1046 _i ¦¦¦¦¦¦L.f RadioMonda O (erand gala de chant français Les amateurs de beau chant ne manquent pas à Montréal.Et ils seront servis à souhait le 2 avril, alors que Choeur de France donnera un grand gala de chant français en ta salle St-Stanislas.Très varié et fort substantiel, le program me comprendra alors des chants classiques, de ia chansonnette française, de vieux airs de France.des -mélodies qu'on aime toujours et qu’on ne peut s'empêcher de fredonner.Ces chants seront présentés par le choeur composé de 100 voix mixtes, sous l'habile direction du grand artiste qu’est M.José Delaquerriè-re, officier d’instruction publique de Paris, et par des solistes de choix.Ce sera une véritable fête du chant français.où il y aura de la jeunesse, de la joie, de l’enthousiasme.Pour créer N-une atmosphère bien française, les chanteurs et chanteuses porteront de jolis costumes normands.Ceux qui assisteront à cette fête du chant français en repartiront le coeur joyeux, rempli de soleil et de chansons.Car les jeunes chanteurs et chanteuses de Choeur de France leur auront communiqué cet entrain irrésistible qui jaillit des vieux airs de la chanson de France.Entre autres pièces, ils chanteront des mélodies de vos auteurs favoris: Chopin.Franck.Misraki.etc- JOSE OKI AQI'F.RKIEItE Tous les fervents de beau chant doivent se donner rendez-vous au gu'a de chant français, le 2 avril, en la salle St-Stanislas.Cette fête sera unique en son genre! M.Henri Leroux organiste à Notre-Dame-des-Srpt-Doulems, de Verdun, sera au piano d’aooompagnement.On peut se procurer d*vi billets dés maintenant chez Ed.Archambault.LUNETTES, LORGNONS et Reparations! OPTIC IEN M OItlMlN \ AN < ES LICENCIE prescriptions d’oculistes Domicile sur flamande 6528 St-Denis B PREAU.Tous les jours.10 a.m.à 9 p.m TEL.CA.9572 • Kxoept«* lundi et jeudi, jusqu'à 8 p.m.# Au Ml captivant théâtre qu’à la radio Un Homme et son Péché T«‘xte entièrement noU\eau à la arène TROISIKMK PA VS A N N MCI f; de < l:iud* Henri Grignon Mlv en nef ne de Fred Harry meme s artiste* que vous entende?A |» radio: Heetor < Itarland — Estelle M au f telle — Fred Bar.y — Juliette Béliveau — Eugène Daigimult — Jeannette Teasdale — Adju-tor Bouré — Colette D’Orsay.Soirées: 28, 27, 28.29.70.31 mars; 1, 2 avril.Matinée: 30, 31 mars.?V PAGE 7 -LLB # owin'If wwims) La Gioconda Une cause de Me Gérard De loge Il y a encore des gens qui insistent pour que la Vénus de Milo ait ses deux bras comme tout le monde.Certains y tiennent tellement, que des procédures ont été prisés en bonne et due forme contre Mme Joseph Homérique qui aurait vendu dit-on.* * * I.E JUGE.Accusée, levez-vous.Levez-vous madame! ELLE.Je suis debout Votre Honneur.RIRES DE LA FOULE — BUILD UP AND FADE OUT ELLE.Pardon, pardon Votre Honneur.M.' Dulac auiait accepté la statue, si sa femme.LUI.Quand on fait l'acquisition d'une femme.pardon d'une statue, on ia veut toute entière! n'est-ce pas messieurs les jurés?Les déesses ne doivent pas être manchottes.ELLE.Je vous jure Votre Honneur.Mais c'est risible à la fin.C’est triste Votre Honneur de ne pas connaître l’histoire de la statuaire de la Grèce antique.LUI.Pardon madame, avez-vous déjà été.ELLE.Oui Votre Honneur.Je suis allée en Grèce.LUI.Pardon madame, avez-vous déjà été condamnée ?ELLE.Jamais! Votre Votre Honneur.LUI.Eh bien assoyez-vous, vous allez l’être.LUI.Madame Joseph Homérique, vous êtes accusée d'avoir vendu à monsieur Dulac, une statue en mauvais état.ELLE.Pardon Votre Honneur, pardon.LUI.Vous demanderez pardon tantôt madame Homérique.Pour le moment i] s'agit d’avouer votre supercheria de commerçante.Le 14 avril dernier, vous avez vendu à monsieur Dulac une statue avariée, détériorée, enfin une statue qui n’était pas intacte.Est-ce vrai ou faux ?ELLE.C’est faux Votre Honneur.LUT.Non madame! vous vous parjurez honteusement.La dite statue avait les bras casses.Les Jeux bras cassés! ELLE.Oui, Votre Honneur, parce que c'est la Vénus de Milo.LUI.Que ce soit à n’importe qui, la statue n'avait pas de bras.ELLE.Naturellement que la statue n’avait pas de bras, c’est la Vénus de Milo, Votre Honneur.LUI.Et Milo fait des statues sans bras?c’est idiot ce que vous dites là madame.Alors vous avouez que la statue n’avait pas de bras?ELLE.Naturellement non, Votre Honneur, puisque.LUI.Alors si elle n’avait pas de bras cette statue n'était pas intacte! ELLE.Elle était intacte Votre Honneur.LUI.Silence! madame.C'est assez’vous jouer de la Justice.ELLE.Je sais ce que je dis Votre Honneur, la Vénus que j’ai vendue à monsieur Dulac.LUI.Est-ce que monsieur Dulac a vue la statue avariée avant de l’acheter?ELLE.Non Votre Honneur, monsieur Dulac m'a écrit pour me demander la Vénus de Milo.LUI .E vous lui avez envoyé.ELLE.Je lui ai envoyé la vraie Vénus de Milo comme A me la demandait sur sa lettre, je la connais, il m a dit que c'était pour faire un cadeau à sa femme?LUI.Dans quel état était-elle?ELLE.Elle était malade.J'ai agi en toute bonne foi Votre Honne\ir, parce que dans mon magasin j’ai beaucoup de Vénus, j'en ai de Milo, puis j'en ai de.j’en ai de.LUI.De mille autres! ELLE.Votre Honneur! Votre Honneur, c'est la femme de monsieur Dulac qui a refusé la statue, c’est une malade et une femme capricieuse.LUI.Alors pourquoi madame Dulac a-t-elle refusé la statue?ELI.E.Parce qu’elle est mal faite Votre Honneur.LUI.Voilà! la statue est mal faite.ELI.E.Pardon' madame Dulac.Madame Dulac est mal faite et puis en voyant la Vénus de Milo, elle a eu peur que son mari lasse des comparaisons, alors, en jalouse qu’elle est elle :«a refusé la statue.LUI.Alors i! lui manquait quelque chose! ELLE.A qui?LUI.A la statue, madame! Il manquait quelque chose à la statue?ELLE.Il lui manquait les bras, Votre Honneur, parce que.naturellement.LUI.Voilà, avouez-le madame! ELLE.Parce que je vous le répète, je me tue à vous le répéter Votre Honneur, c'est la Vénus de Milo .vous la voyez?.c’est une déesse.LUI.Alors c’était une déesse usagée.ELLE.Pardon elle était flambant nue.pardon, neuve.LUI.Neuve avec des bras cassés.Vous voyez ça messieurs les jurés?Accepteriez-vous ça messieurs les juras une déesse mutilée?ELLE.C’est tout de même pas ma faute, Votre Honneur si la Vénus de Milo.LUI.Laissez-moi donc tranquille avec votre Milo, madame.Que ce soit vous ou un autre qui ait cassé les bras de cette Vénus do Milo.l'acheteur monsieur Dulac a droit a une indemnité.,T O V E T T E Zinka Milanov dans le premier rôle.— Le livret d’après une oeuvra de Vicier Hugo.Aux entr'actes, explications, commentaires et jeu du questionnaire.Les habitués du théâtre lyrique, à Radio-Canada entendront le samedi, 16 mars, à 2 heures "La Gio-conda” de Ponchielli de la scène du Metropolitan Opéra.Zinka Milanov rendra le premier rôle.On trouvera à ses côtés Richard Tucker dans le rôle d'Enzo Grimaldo, Margaret Harshaw dans celui de La Ciera, Rise Stevens dans celui de Laura et Leonard Warren dans celui Barnaa.Le livret a été écrit d’après l’oeuvre de Victor Hugo, "Angelo, tyran de Padoue".L’héroïne, La Gioconda, refuse l’amour de Bar-naba, un espion au service de l’Inquisition.Celui-ci décide de se venger en accusant La Cieca, mère de La Gioconda.— une aveugle — de sorcellerie; l’infirme échappe à la fureur de l’espion grâce à Laura, l’épouse même du chef Je l’Inquisition.Banaba prépare une nouvelle vengeance en dénonçant au duc d’Alvise l’amour de son épouse, Laura, pour Enzo Grimaldo, un noble déguisé.L’action dramatique est très intense et les scènes s'y succèdent avec une rapidité et une vigueur qu'on rencontre rarement à l'opéra.Quant à la musique, étroitement liée à l’action, d'une orchestration plus riche et plus près de la facture symphonique que tout ce qui se composait alors en Italie, elle est un exemple du mouvement dont Ponchielli était un des principaux chefs, et qui avait pour ut la renaissance du théâtre lyrique en Italie.Les mélodies de "La Ciocon-da" bien qu’elles s’adaptent parfaitement aux personages et à l’action sont en elles-mêmes fort jolies et invitant au "bel canto”.Aux entra’actes, il y aura des explications des différentes scènes et des commentaires sur l’oe’'vre, le tout sous la direction de Roger Daveluy.L'oeuvre " spécialiste et vous y gagnerez.JUGE DE PAIX J.U.LAGARDE, Comptable vérificateur public et breveté 1104 est, ST-ZOTIQUE Tél.t Bnreso Rés.no.m.u Tl.2575 TAGE 8 ¦O RadioMonde 9! 16 MARS 1940 2 L 'eux nouveaux recuei Je (a bonne chanson l.a Bonne Chanson de Saint-Hyacinthe, qui maintient à < k\< des programmes hebdomadaires, vient de publier deux nom eaux recueils qui marquent un progrès sensible sur les |,r.Y.',lents, déjà très répandus.Il nous est .«rrix * d'entendre formuler parfois des critiques contre les publications de la Bonne Chanson.PU,., étaient injustes.Mais cette fois, ceux qui v.,nt critiquer sont des grossiers ou des traîtres, hoi n-il»le de rêver un cahier plus “à la main”, plu- -oigne, plus éducatif que “l’Album des ( hauts Populaires” avec ses refrains triés, clnn-i-.historiés, spécialement mis à jour pour l'utilité pratique des terrains de jeux, des colonies de vacances, des excursionnistes, des families, etc., etc.Il est d’une toilette tvpogra-p|ii,|in remarquable et d’un format réduit, plu, commode que le format de lutrin.E.Laplfrre, D.M.( ombien regrettable que si peu de nos compatriotes aient ],.-, ns des qualités d'une édition réussie! Aux Etats-Unis, tout au contraire, il nous est arrivé la semaine dernière, de montrer ,-ct ouvrage, et les commentaires qu’on nous en a faits donneraient vraiment bien du courage au directeur de La Bonne < liaii-on.l'abbé Charles-Emile Gadbois.Dans le Québec, d'autre part, nous n’avons pas la louange très déliée, très avertie.Nous ¦a, \o\ons pas les traits qui sont à notre avantage.11 faut trop souvent que les étrangers nous désignent par leur étonnement ou leurs commentaires enthousiastes, ce que nous avons à notre actif.Le malheur de cette situation psychologique, c’est que normalement les étrangers ne sont guère enclins à inventer la publicité des autres.Raison de plus pour les en croire quand d aventure ils nous signalent, avec désintéressement, des éléments de progrès qui leur sautent aux yeux.A ce titre, il paraît que le dernier album des (.liants Populaires de La Bonne Chanson e,l un modèle caractéristique tout à l’honneur de “ce qui se fait dan» la province de Québec.L’autre ouvrage récemment sorti des presses de Saint-llvaeinthe s'intitule: “Accompagnements de la Série des Jeunes*’.Il faut expliquer que “La Série des Jeunes” désigne un recueil «le chansons, publié il y a déjà quelque temps et qui s'adresse particulièrement à la jeunesse.La Bonne Chanson a confié la "imposition des accompagnements de ce recueil à M.Conrad I etendre, organiste, harmoniste et professeur bien connu, diplômé de l'Ecole de Nazareth.On ne pouvait mieux choisir, «ar ce musicien est parmi les rares auteurs qui ne substituent pa.» leur vanité propre à l'esprit d’une pièce.N’avons-nous pas rencontré l'autre jour, un blanc-bec qui voulait “améliorer” I O ( anada! Evidemment, tous ne vont pas à pareilles extravagances.N’empêche qu’il est bien rare de signaler un musicien aussi respectueux que M.Letendre, d’une mélodie et de sa modalité.Et quelle suprême simplicité! Parfois le seul schéma harmonique, mais le vrai! Tant et si bien que l’ouvrage constitue même un recueil de petits morceaux charmants et formateurs pour les première et deuxième années de technique du piano.La présentation mélographique est remarquablement réalisée puisqu'on l'avait confiée au studio Chapdelaine.Souhaitons que La Bonne Chanson continue sa marche en avant par tous les moyens à sa portée.Nous répéterons ici, à notre bon ami l’abbé Gadbois, qu’il est le seul au Canada français, voire au Canada tout court, à pouvoir organiser de façon pratique, ce qu'on appellerait en France la “messagerie” de 1 edition musicale.Avec son réseau de plus de cent mille adresses de centres spécialisés ou orientés vers la musique, ce jeune prêtre a peut-être en main, présentement, les véritables atouts du succès d’une musique régionale.Puisse cette question de la “circulation" des oeuvres et de l’information sommaire “de ce qui se publie”, éveiller chez lui d’autres projets qui tendent a mettre en valeur ce que notre verve musicale peut produire et ce que nul éditeur n'a encore réussi comme lui l’a fait.Nous formulons des voeux, en lkant les deux derniers albums de La Bonne Chanson, pour que cette oeuvre unique progresse et accomplisse les innovations qui nous sont si nécessaires à tous.Eugène LAPTERRE JE me trompe, tu te trompes.le typo se trompe et voilà une accumulation de sottises toutes plus sottes les unes que les autres.Enfin ! Dans ma dernière chronique, au tout début, je parlais de chanteur qui ne pouvait chanter, le soir du concert, à cause de laryngite, et je finissais par souhaiter qu’il n’arrivât pas un sort similaire aux danseurs du Ballet Théâtre qui viennent au His Majesty’s, du 18 au 25 mars, c’est-à-dire qu’ils ne dansent pas sur leurs Trains au lieu de danser sur deux pieds.Et voilà que le typo, sans doute pour ajouter du cachet aux mystères qui m’entourent, compose “enfants” au lieu de mains.Ce qui me faisait dire que j’espérais ne pas voir les danseurs, danser, en cas de maux de pieds, sur leurs enfants 1 Brave typo, tu peux aller en paix.Monsieur L’Académicien a toujours sa vieille rancune contre moi, rancune que je ne mérite vraiment pas.Mais que voulez-vous ?Et c’est à cause de cette rancune, sans doute, qu’il me gratifiera d’un petit nom doux : Mozaillette.Oh la la! J’espère que les Trois X et madame l’Ouvreuse n’en mourront pas de jalousie ! Une expérience Le pianiste Artur Rubinstein vient de tenter une expérience, lors d’un récital à la salle Carnegie, en jouant devant le public sans programme préalablement établi et imprimé.Il annonça chaque pièce immédiatement avant de la jouer.Et les chroniqueurs de dire que ce ne fut point un récital impromptu, l’artiste ayant une idée générale de ce qu’il allait jouer, mais, ajoutent-ils, cette façon d’agir a permis à Rubinstein de tâter, si l’en peut dire, le goût du public et de le satisfaire.Voici, d’ailleurs, ies explications de M.Rubinstein lui-même: “J’ai donné de3 concerts de cette façon dans plusieurs autre* villes où je savais que je ne serais point taxé d’originalité excessive et de chercheur de publicité.J’ai cru que New-York était aussi large d’esprit.Si l’on me demande pourquoi j’abandonne la méthode habituelle de jouer d'après un programme imprimé, je dirai: l’expérience m'a appris qu’un choix d’oeuvres fait d’avance était de nature à empêcher l’artiste à s’exprimer librement”.M.Rubinstein ajoute en substance que les artistes sentent d’habitude le climat de l’auditoire et qu’ils peuvent plus convenablement, en dérogeant à la tradition, se livrer à l’inspiration du moment.Et l’on nous fait savoir que ce récital-nouveau-genre eut un grand succès.Les oeuvres, choisies au gré de l’interprète, d'après les réactions du public, étaient, les unes excellentes, les autres, médiocres.L’on avait l’impression générale cependant que toutes les pièces n’étaient pas heureusement choisies.Pour résumer, M.Rubinstein croit avoir fait une expérience nouvelle.Il ne semble pas apparemment savoir que la regrettée basse russe, Fedor Chaliapine, faisait la même chose aux environs de l’année 1921, en venant annoncer lui-même les compositions qu'il allait chanter devant son auditoire.Non seulement, il annonçait les poèmes, mais il allait même jusqu’à les traduire dans plusieurs langues.Comme on dit: nihil novi sub sole — rien de nouveau sous le soleil.Ville généreuse La ville de Grand’Mère doterait l’Union Musicale de nouveaux uniformes.(Les journaux).Us ont le coeur généreux, les édiles de Grand’Mère.C’est, parait-il, le gérant de la Ville.M.Jean-J.Béique, I.C., qui a proposé aux conseillers de demander des soumissions auprès des marchands de la Ville pour le.fourniture de 40 uniformes neufs, tout rutilants, s’apparentant au costume des officiers de la marine américaine.Le budget de 1946 prévoit d’ailleurs, dlt-on, l’octroi d’une somme de '$2,000 pour l'achat de ces uniforme*.Ce montant est en plus de la subvention mensuelle de $84.50 de la Cité à cette musique fondée en 1936.Voilà une ville qui comprend toute la valeur de la publicité.Ne serait-il pas temps que Montréal s’avisât qu’une salle de concert municipale, digne de la Métropole, contribuerait à faire le bon renom de la Cité?Et comment !.“Les Amis de Chopin” ont présenté récemment à Québec, au Palais Montcalm, le pianiste Jean-Hector Dansereau.Sur les affiches on lisait: “Deux spectacles dans un”, “Conférence-concert”.Je te cré.Simple rappel Les grands quotidiens de Montréal ont publié, en fin de semaine, les conditions ou concours de piano Debussy, sous la signature de leurs chroniqueurs musicaux attitrés.Rien de bien neuf à ce sujet.Mozaille dans le “Radiomonde” du 28 février en parlait avant tous les autres.Je rappelle tout simplement cela pour faire plaisir à ceux de mes lecteurs qui sont friands de primeurs.Bien réussie La réalisation et la mise en ondes de Verts Pâturages dont CBF nous donnait le premier acte, dimanche, à l’émission “Radio-Collège”.L'adaptation française de la pièce d’Eugène O’Neill est très intéressante.J’en parla pour rendre hommage au directeur de l’émission, qui s’est véritablement surpassé.Poisson.En parlant poisson, on se demande souvent qui est bien le plus poisson de nos jours.Ceux qui en mangent ou ceux qui sont mangés De toute façon, pour aujourd'hui chers lecteurs, j'aurai une excuse pour terminer ma chronique en queue de poisson.C'est le carême! MOZAILLE debàTTviixte Vendredi soir prochain le 15 mars, la Société de» Débats Fantaisistes présentera au Plateau son troisième débat de la saison.La titre de cette joute oratoire sera “Pour ou contre les débutantes” et sera traité par Mlle* Lucie Bé» land et Jovette Bertrand, Mms Jean-Marc Poulin et François Léger.Jean St-Denis, de l'Equipe, présentera les orateurs tandis que Jean Desprez rendra le verdict du jury.Le PARNASSE MUSICAL LACIIUTB.QUE.R-'ilifeiira de musique rite LA M ED AILLE D'OR.Mon nom est .;.Adresse .Mon annonceur favori est .Ce coupon doit être mis à la poste avant minuit mercredi soir prochain.Après cette date il ne sera pas valide.m» o Silrf»«M-lf h ‘•HniIlon»onorte, parce que lui, je vous jure que ça m’ost bien égal qu’il dorme bien ou ma'.Mais je peux vous dire qu'il était pas mort parce que je !’ai entendu aller et venir, et même parler.Parler, vo « dites" Il y avait donc quelqu'un avec lui?Il y avait C ;ar.son chien.Il parlait à son chien.- Au second couchent madame Pinson et.— Et monsieur.Deux chambres qui communiquent par une salle de bain.Mais la porte du côté de madame, elle est toujours barrée.— Et au troisième?— Faut dire qu'au second, à côté de la chambre de monsieur Pinson, il y a un petit salon où couche la Germaine Dubord quand il la garde Ici, et qu'ils travaillent tard tors les deux.Mais faut dire aussi qu hier, elle a fini sa journée à cinq heures, et qu'elle a dégue: pi.A matin elle est revenue.Je l’ai vue rôder dans la maison vers les onze heures et demie, ou midi.— Elle a donc une clef pour entrer?— Tout le monde a une clef.Je suis toute seule, moi, pour tenir ces quatorze pièces on ordre, servir tout ce monde-là et avoir soin de madame.Comme je suis pas une engin, je peux pas aller courir à Va porte chaque fois que.— Donc ce matin, à sept heures et demie, tout le monde semblait dormir.— Oui.Au deuxième puis au troisième où couchent madame Landry et sa fille.— Continuez.— Je suis redescendue, puis j’ai préparé le café.Elles prennent que ça.le dimanche, avant d'aller à la messe, Marie-Perle et sa mère.Puis, je suis descendue dans la cave, rapport que je me promettais de profiter de mon dimanche matin pour arranger toutes mes confitures puis mes cornichons, p ris mon catsup.J'avais pas encore eu le temps de coller lès étiquettes dessus.C'est ce qui fait que j'ai passé une partie de l'avant-midi à la cave.Je me suis pas aperçu, ni quand madame Landry, ni quand Marie-Perle ont pris leur café.je sais plus trop à quel moment j’ai trouvé deux tasses vides sur la table de la.cuisine.Je me suis dit que ça devait être leurs tasses, et qu’elles devraient être parties pour la mease.J’ai été dérangé que par le neveu ensuite.— Raymond Boisvert ?— Oui.Il avait oublié sa clef.J'avais pas entendu son coup de sonnette, alors, il avait fait le tour de la maison, et m’est apparu dans la porte de la cuisine.Il était onze heures moins quart à peu près.Pas tout à fait.Moins dix-huit exactement.— Comment pouvez-vous préciser?— Parce que Ça m a étonné de le voir paraître si tôt p/n dimanche matin.D’habitude, ils dorment, les Boisvert, le dimanche matin.Ils viennent souper des fois, le dimanche soir, mais jamais le midi.Isabelle dit que c’est son jour pour dormir.Je me suis toujours dit qu'ils devaient aller à la grand-messe.Mais voilà qu’i] me dit, ce jour-là, qu’ils avaient été à la messe de neuf heures, puis qu’ensui-te il avait eu l’idée de venir voir comment allait son oncle.Je lui ai fait remarquer que c'était sa tante qu'était malade et pas son oncle.Et que sa tante dormait encore, mais qu* son oncle devait être réveillé, rapport que je venais justement de remonter, vers les dix heures, et que j’avais rien entendu dans la chambre de madame, mais que j’avais entendu monsieur Pinson fureter dans sa chambre.— Vous êtes sûre de l avoir entendu aller et venir dans sa chambre à dix heures, ce matin?— Aller et venir, et parler à son chien.— Alors, Raymond Boisvert est monté auprès de son oncle, le sachant réveillé?•— Non.Parce qu’avec monsieur, les ordres sont les ordres.Et celui qui s aviserait de paraître dans sa chambre le matin, avant qu'il ait appelé, celui-là, serait mal reçu.— Voilà pourquoi voue ne vous êtes décidée à monter que vers une heure?— — A une heure tapant.Fallait tout de même qu'on mange! Le dimanche, moi, c’est le seul jour où je peux aller aux vues.Madame Landry s’impatientait aussi, dans la salle à manger.Elle voulait sortir.Je suis montée.Dans le passage, pas loin de la porte de monsieur, il y avait madame qu’était là, plantée debout.l’oeil égaré.et qui me montrait du doigt la porte de son mari.Et que j'entre dans la chambre parce que la porte était pas complètement fermée.Et que je vois!!} Il était là, monsieur, étendu.Ah! si vous saviez!,.J’ai jeté un cri, et je suis sortie en courant, de la chambre.J'ai descendu, et comme Germaine Du-bori était là, je lui ai dit ce qui se passait, et elle s’eet occupée d’appeler la police, moi j'étais trop excitée g g f ' Miohaud vaudrait interroger immédiatement la veuve du défunt, mais on a dû appeler le médecin auprès d’elle, et ce dernier exige qu'on laisse à sa patiente, quelques instants de repos, avant de “Jeunesse Dorée” est irradié du lundi au vendredi, à midi, par le* poste* CBF, Montréal; CBV, Québec et CBJ, Chicoutimi.la soumettre à des questions qui ne pourraient qu’ajouter à sa nervosité présente.— Je vais donc passer les témoins de moindre importance.En-voyez-moi la jeune femme de ce Raymond Boivert, Bigras.Je serais étonné que ce Boisvert eût mis sa toute jeune femme au cou-ran* de ses affaires.Tout de même, comme elle était dans la voiture, à la porte de la grille.Faites la venir Bigras.— Oui chef.Et l'agent sortit pour revenir trois minutes plus tard.— Madame Raymond Boisvert, annonce Bigras, en ouvrant et fermant la porte sur Isabelle qui Isabelle qui s'avançant non sans insolence.— Je ne sais rien de cette histoire, monsieur, et je ne veux rien savoir.Je ne veux surtout pas y être mêlée.Je oommence à en avoir assez, moi, de la famille de mon mari.Avec cette bande d’énergu-mènes, on.sort d'un embêtement pour tomber dans un autre.— Vous appelez embêtement, la mort de votre oncle?— D’abord ce n’était pas mon oncle.Et puis ensuite, croyez-moi, il ne sera pleuré par personne.Personnellement, tout ce qui m’intéresse c’est de savoir si le notaire Boudrias est de retour, et si nous connaîtrons bientôt le chiffre de la fortune de l'oncle, fortune dont mon mari doit toucher le tiers.Et si je vous parais cynique, ça m'est égal.J’ai assez lu de romans policiers pour savoir que tout va sortir, au cours de cette enquête, et que vous allez finir tôt ou tard par apprendre que j’aime bien mon mari, mais rien de plus, et que je l'ai surtout épousé dans l’espoir de faire une vie que je n’ai jamais faite jusqu’ici.— Voilà qui est clair, net et précis.Vous n’auriez pas assassiné l’oncle de votre mari, par hasard, pour activer les événements qui auraient pu prendre un peu trop de temps à votre gré?— Mais non.C’est, ridicule ce que vous dites là.Je ne l’ai pas assassiné pour la simple raison que je ne suis même pas entrée dans la maison, ce matin.Ça ne se fait pas par autosuggestion, que je sache! — Vous pouvez prouver que vous êtes restée dans l’auto, tandis que votre mari allait prendre des nouvelles de son oncle?Et d’abord, pourquoi n’êtes-vous pas entrée également?— Parce que je ne voulais pas rencontrer Gaétane Landry qui me tape sur les nerfs.Je l'évite autant que je le peux.__C’est dans les habitudes de votre mari, de pousser la sollicitude jusqu’à venir, le dimanche matin, aux nouvelles?— Non.— Et aller à la messe de neuf heures, ça fait partie de votre programme du dimanche?— Non.Quand on va à la messe, c'est à onze heures.Et nous aurions bien dû nous en tenir à nos habitudes.Nous ne serions pas mêlés à cette affaire.Mais Raymond, qui a mal dormi la nuit dernière, m’a sortie du Ut à sept heures ce matin.Nous avons déjeuné, nous sommes allé* à la messe de neuf heures, nous avons roulé un peu dans Westmount, et Raymond a eu soudain l’idée de venir voir comment ça allait.J’ai dit que Je n'entrerai* pas.Il m'a promis de ne pas être longtemps.Il y avait un journal sur la banquette de l’auto.Je me suis mise à lire.— Vous avez vu entier votre mari?— Il avait stationné la voiture devant la grille.L'allée qui conduit à la maison est en si mauvais état.et avec le$ pneus que nous avons.— Vous ne l’avez donc pas vu entrer.• # — Il est entré sûrement.— Votre mari est-il un homme distrait d'habitude?__ Distrait au point de m’appe'er parfois Jeanne ou Yvonne au lieu d’Isabelle.Eh bien, qu’est-oe çfu'U y a de drôle là-dedans?— Rien Madame.Continuez.— J’ai répondu à votre dernière question.Mon Mari est un homme distrait.— Donc ça serait possible qu'il eut oublié ses clefs et qu’il ait été obligé de faire le tour de la maison pour entrer par la porte de la cuisine.— Oui, parce que lorsqu’on sonne, Toinette n’entends pas, ou ne veut pas entendre.Ce qui est arrivé ce matin d’ailleurs.Il me l’a dit.— Et vous pouvez prouver que vous n’êtes pas entrée dans la maison avec votre mari?— Je peux prouver en tout cas que j’étais dans la voiture en train de lire le journal.Paulo Giguère a franchi la grille quelques minutes après mon mari.Il m'a vue.M’a dit bonjour.— Vous pourriez fixer l’heure de l’entrée de ce garçon dans la maison?— Pas la moindre idée.La messe a fini à dix heures, nous nous sommes ballades un peu.une demi-heure, peut-être, avant d’arrêter devant la maison de la rue Patterson.— Vous n’avez vu personne autre, entrer ou sortir de la grille?— Non.Je lisais.je n’ai pas fait attention.Et puis la voiture était arrêtée un peu plus loin que l’entrée.J’ai vu le jeune Giguère, paroe qu'il venait du côté de Côte-des-Neiges.Mais quiconque serait venu du côté opposé ou serait sorti de la grille pour se diriger vers l’avenue du Parc, par exemple, eh bien je ne l’aurais pas vu.Je peux m en aller?— Vous pouvez retourner au salon.Bigras, raccompagnez Mme Boisvert et si Mme Pinson peut me recevoir, je monterai.Sinon, aine-nez-moi la secrétaire.— Eh bien, vous allez perdre votre tempe avec celle-là aussi! — Ah oui?— Tu parles! Elle est la seule à tout perdre, avec la mort de l’oncle Anatole.— Elis pourrait peut-être nous donner quelques renseignements intéressants.Faites oe que je vous dis, Bigras.Miohaud regarda sortir la faible moitié de ce couple énigmatique.— Une femme de tête qui n'a pas une parcelle de coeur dans la poitrine, ça fait quelque chose de curieux à étudier, mais pas très joM à voir.Pas très jolie, la belle Isabelle! Il est tiré de ses réflexions par l’entrée de Germaine Dubord.Malgré lui, le sergent détective Mi-chaud ressent une grande pitié pour oette vieille fille longue et sèche, qui, à aoixante-et-neuf ans, après des années de dévouement pour un maître qui n’a pas dû toujours être commode, *e volt à la seul* merci de ceux qui voudront bien, un jour, lui jeter un os.— Ah mademoiselle Dubord!.Venez vous asseoir, mademoiselle.» Là, dans oe fauteuil.Je sais qu/e la mort de votre patron vous affecte tout particulièrement.Vous êtes seule au monde, n'est-ce pas?— Oui.et ne me parlez pas de la pension de vieillesse.Quand on a gagné sa vie depuis toujours, l’idée de cette charité publique vous répugne.— Vous trouverez sûrement à vous placer.Les bonnes secrétaires sont rares.— Pas à soixante-et-neuf ans, monsieur.— Vous êtes au service de monsieur Pinson depuis fort longtemps, n’est-ce pas?— Depuis 1805, monsieur.— Racontez-moi brièvement ce que vous connaissez des événements de cet avant-midi.— Peu de choses, monsieur.Comme monsieur Pinson m’avait dit qu’il n’aurait probablement besoin de moi que dans l’après-midi — — Ça vous arrive souvent de travailler le dimanche?— Monsieur Pinson n’avait pas d’heure, monsieur.J’avais appris depuis de longues années à me tenir à sa disposition.Même le soir et même le dimanche.Je ne suis allée qu’à la messe de huit heures.Ensuite, comme il faisait beau, je suis allée me chausser de souliers confortables.J’aime beaucoup me promener .sur la montagne.L’automne surtout.J’ai dû me mettre en route vers neuf heures et quart.Je suis bonne marcheuse, vous savez.J€ me sms rendue jusqu’au chalet.— Vous êtes entrée au chalet?Je suppose que vous aviez envie d'une bonne tasse de thé chaud?— Non monsieur.Je n’y suis pas entrée.— Continuiez.— Je sui3 redescendue par le versant opposé.Vers onze heures et cinq, onze heures et dix, je ne saurais dire au juste, comme je me trouvais non loin du Musée de Cire, je me suis dit que j’étais aussi bien d’aller manger un'sandwioh à La Petite Chaumière plutôt que (Suite à la page 16) BEAUTE DU BUSTE TRAITEMENT DE “Madame Moscova” Ce traitement comprend dca tablettes à base de glandes mairnn tires et de Mamçioil, huile vita.ninve.Ijes jeums filles ou dames sou* ci eu ses Oe leur apparence devraient essayer le traitement de MADAME MOSCOVA.Son emploi est facile et sans danger.Tablette*: 1» botte 1.25 Huile: „ Hoi-t-in* 1.25 double grnndean Traitement complet 9.75 AUX PHARMACIES SUIVANTES: Adam, 1350 Ontario, est.Fllloa, 7499 8t-Denis.Fabien, 3681 Wellington.Hebert, 4077 Ste-Cathrrtne.est.Mont-Royal, 1200 Mont-Royal, est.lapalme, 3038 Masson.File, 414 Jarry.Houssin, 8700 St-Hubert.et nu* Pharmacie* Modernes.LABORATOIRE LASSALLE t utor po.lal *, Static» “R”, Montreal PAGE 12 RadioMondq 16 M VRS 1916 ?! ¦*¦ H ip Quelques-uns d«* esprit* ies p]lls brûlants de cette épo-nur poètes, romanciers, es-.J.• écrit Paul Dermée dans 4H ( l^ria "étaient l’autr e ^,0lef invues des "Editions de Cuit”, dont on connaît le role glorieux joue dans la ^sistance de Lwit pendant l'occupation (.) •Francis Cremieux qm "servait „ micro voulut alors, en bon re-*ter faire parler à tour de role „ux qui se trouvaient réunis là, ,n raison même de leur révolté intellectuelle contre les destructeurs de otut humanisme.Mais Crémieux eut beau se dépenser, mettant l’un puis l’autre en scène avec esprit et les provoquant à parler de ce qui leur tenait le plus à coeur, la plupart séchèrent’ d’une façon assez étonnante.Car c'etaient des hommes et des femmes d'esprit, habitués à s'exprimer, et qui brillent dans la conversation! .Faudrait-il supposer que le trac du micro — si différent de celui de la scène ou de la tribune aux harangues — les eût soudain tous pris à la gorge?C’est difficile à croire.Je pense plutôt qu’ils ne savaient que dire.Parce qu’ils s’imaginent, comme tout le monde, qu'il faut prononcer devant le petit appareil indiscret des paroles historiques et (Louk.JEUNES ARTISTES demandés (¦arçon» et fille», Jusqu'à 16 an», avec e\pérlen«*e c o m m e i H WTKI RS, DANSm RS, Ml sl< 1ENS, COMEDIENS, pour le Théâtre Les Bons Enfants Enrg.»ous la direction de MME DI AM D’ARGKNTAL.^'adresser cher A.-J.Boucher, I?:i0, rue St-Déni».Tel.: Ij%.3001.Von* «erra certainement ROI dan» ton* le* domaines par I* Auto-Suggestion Enseignée par an professeur de r*8 année* d'expérïenee.Venez me *«»ir ou écrives pour en juger par vous-même, «irâee à ma nouvelle méthode II von* sera p o « * I b le d'améliorer votre avenir, obtenir ee que voit désires, con-' ai acre les autres à votre gré.avoir le tour d'acheter ou vendre, atteindre an succès, vous faire estimer, etc., etc.Quels que soient vos troubles: ivrognerie, ta-hae, gêne, timidité, etc., tant disparaîtra sans remède ancun Prof.FORTIER, 1923, rue DeLorimier, Montréal 24.(Près du Stadium) deux alternatives: m'assoupir pieusement ou encore prier ce bonze d’aller écouler sa verve ailleurs.Ce même homme, vint-il s’asseoir dans , .,, ,.mon foyer pour m'entretenir aima- décisives.Et, parbleu, elles ne s 1 - bIement du mème sujet, en lan- provisent pas! Cette idee ausse parlée, c'est-à-dire sans recher- est d’ailleurs responsable de toutes che n’aurais plus d'autre ces lourdes declai-ations, lues a chojx que de lu- prèter l’oreille et longueur de semaine a nos micros.de m'ébahir du fait que la soirée "11 faut qu'on arrive a compren- ^ déjà écoulee.dre dans tous les milieux, que ce .qui intéresse avant tout le* audi- J « aln*' àe U .rad‘° °" leurs c'est le petit prélèvement de oublie trop que sa premiere qualité ZÏÏantaîé deP pense* que est l’intimite.On ne refléch.t pas j i_ assez sur la vente que 1 intimité Pr“"nterviewés, 'le grand secret de a sa langue et son style_ Dan.un vos prochaine* performances est de ouvrage publie en 1944.Roger Lu-pa.1er comme si nul vous écoutait.” t.gneai.x insiste sur cela.Il ra^ J’ai cité la plus grande paitie de P®11* d abord le truisme.y cet articulet intitulé: "Pas de pose deux langues differentes, la lan-au micro’’ parce qu’il réfléchit l’o- *ue écrite et la langue parlée.La pinion que je me suis depuis long- prmmere est fixee sur le papier et temps faite en écoutant une ribam- « adresse a /« vue.Elle ne convint belle de conférenciers à la radio.au micro qui cherche loieil^ Je m’étais posé cette «hSmi: "rant donné l’impossibilité “Pourauoi.en general, sont-ils si , f rou q = pour 1 auditeur de revenir en ar- lourds et.tellement endoimants., .,n i* u D’habitude leur sujet choisi est Hère, comme U le ferait s il était Intéressant Leur style est correct, à lire un texte au cas ou il n au-K débi d’après les normes de rait pas compris instantanément la rhétorique apliquée, est accep- UJie Phl’ase' table.Que leur manque-t-il donc?Ea langue qu il faut utiliser est Je préfère que ce soit par un donc la langue parlée.Et M.Luti-journaliste français que leur vienne gneaux précise encore plus.L’ora-oette réponse.Monsieur Dermée ex- teur, précise-t-il, ne peut parler que prime si bien ce que je pensais et dix minutes.C’est suffisant et snp-a l’autorité de l’homme lointain, portable.Il faut condenser.Densité Ce qui leur mancjue, c’est de par- et clarté sont les deux règles ester "radio”.sentielles.Ne pas employer de Ce qui fait teur défaut, c’est d’ap- termes rares.Exclure les descrip-pliquer des techniques stylistique tions, les énumérations.Eviter tes et oratoire profondément engon- affirmations non étayées, digies-côes dans leur formation culturelle, sions, allusions et tours ironique, parfaites si on les applique à l’art tes mots d'esprit ne passent pas littéraire ou à l’éloquence, mais in- au micro.Par contre, on peut répe-compatibles avec la radio.ter tes mots ou les membres de ¦i phrases, ce qui est courant en con- Celle-ci exige une manière (jui 4 lui est propre.L’orateur qui croit vel ° • devoir prendre un ton de tribune Le meilleur conseil pratique, je faillit pitoyablement, 1e haut-par- crois, est encore de dire au confe-leur ne s'adressant pas à une cham- rencier d employer un secretaiie-brée mais à deux, trois ou quatre sténographe dans la composition de personnes réunies autour de lui.son laïus.En dictant — a moins Celles-ci d’autre part ne sont pas cfue son essai soit compose en ma-dans l’ambiance d’une salle de dé- jeure partie de citations livresques bats.Elles noteront donc avec rattachées l’une a l’autre par quel-beaucoup plus d'ironie tes éehap- ques mots il sera porté, maigre pées de voix et les insistances du soi, à se servir de langue pailee.foudre Elles s’en amuseront d'a- U se rendra compte, d abord pai boré, puis ensuite s'en lasseront, l’ébahissement de la sténo de la laissant infructueux les excellents difficulté d'audition de ses propos, desseins du tribun.«> ceux-ci sont trop difficiles et en- Le micro est un confident sug- suite, par ses propres reactions au-gestif.Il s’adresse familièrement a ditives.Que certains rhéteurs es-l'ouïe.Il est 1e prototype mécani- sayent de ce stratagème.Ils que du causeur.Le causeur doit constateront vite qu ils s humamse-utWiser de familiarité dans scs pro- ront et, par consequent, seront pos.Personnellement, ei un bon- écoutés.Il n est^ jamais pratique homme venait chez moi pour m’y pour un parleur a la radio a avon lire en termes doctes, un savant P°ur succès celui de pousser les ouvrage, j’aurais te choix entre gens à se brancher sui un au ie _______________________________________poste que ceJui q|ui le reçoit souvent pour d’autres raisons que son talent.Et ceci s'applique, en général, à l’émission radiophonique.On s é-tonne parfois que telle pièce, fort appréciée au théâtre, donne si pauvrement à la radiodiffusion.Son style n'est pas radiophonique! Des jeunes, enthousiastes d'intellectualisme, accusent ie public d'amor-phie devant ce qiu'ils décrivent comme des oeuvres d’art.Leur style n’est pas radiophonique.Moi-même, j’ai tonné contre certaines émissions dramatiques de haut intellectualisme.(Sur cela, il faut s’entendre!) Peut-être à la lecture, étaient-elles captivantes.Elles n’ont pas ‘passé’ 1e haut-parleur, parce que leur style ne le permettait pas.Je m’excuse de cette longue dissertation.Il y a longtemps qu'elle me courait dans le'sprit.Voilà, elle a atteint ces colonnes.Mais, j'imagine, qu’elle ne sera pas totalement inutile aux conférenciers.ceux qui ne veulent pas simplement faire la roue devant 1e micro par un souci de narcissisme morphologique, mais retenir la plus grande tari ie de l'auditoire.ROB 16 MARS 1946 RadioMondo O- 277 Ste-Catherine 2211 LA.eat.rue DIAMANTS I) E L A I* I.U S B E L I, E E \ I) — chez — W.RIOPEL “Un bijoutier de, confiance” 902 EST, RUE BELANGER — DOllaré 0040 1(2 porte* h Test (le St-Hllbert) François BRUN LT, Bolorès DROLET et Marcel SCOTT, le trio (le chanteur que nous entendons à “Mosaïque Musicale” tous les mercredis soirs à Kadio-Uanada.PAGE 13 C’est le meilleur moyen de vous assurer la lecture régulière de RADIOMONDE.Découpez ie bulletin ci-dessous et mettez-le à la poste dés aujourd'hui, accontnagné d'un mandat postal, à R XDIO-MONDE, 1434 ouest, teinte-Catherine, Montréal.Veuillez, je vous prie, m'expédier ’¦otre journal à l'adresse suivante: Nom .«.Adresse.Ville .pour.numéros, à jmrtir de.Signé.TARIF 52 numéro» 52.50 26 numéro* $1.25 13 numéro* .70 N.B.— Faire remise par bon de poste ou mandat-poste seulement I.K.Til K.VT K K K\l)IOI‘IIOMQl t: km I’KOGHTS A CH lit Que c’est donc atrcahl*- d'avoir à écrire de» choses agréable*! Kt je mets d'autant plus d'empresse-ment, j’éprouve d’autant plus de joie à souligner la satisfaction éprouvée à l'ecoute des sketches irradie^ a lit Kl cette semaine, que j’avai» cru necessaire ces derniers temps de faire certaines restrictions.Ai-je besoin de préciser que ce m’est toujours pénible, que je ne le fai» jamais sans serrement de coeur.BRAVO HENRI MERCIER: Le sketch présenté à l’émission “Le Théâtre de CHRC" ie mardi soir à 8 heures, était de M Henri Mercier, un nouvel auteur radiophonique.Ce sketch, sorte de petit drame en un acte, compte parmi les meilleurs sketches du genre présenté sur les ondes depuis assez longtemps.J'ai grand plaisir à re-feliciter M.Mercier et à l’encourager à continuer à écrire.Les interprètes; Mariette Ratté, Marguerite Marnell, Rolland Lelièvre et Fred Ratté.Réalisation: Nana Dauvilliers q"e j'ai plaisir à féliciter egalement pour le progrès sensible que marquait cette réalisation sur d'autres que nous avons connues d'elle.L’atmosphère était très réussi.I.E TRAVAIL DES INTERPRETES Du côté masculin, lionne interpretation, rien à ri-dire.Marguerite Marnell nie parait s’appliquer à bien faire ce qu’elle fait.Elle a pratique la phonétique, cela est sensible, niais il lui faudrait travailler encore, car elle a tendance à être monotone.Et Mariette Kat-tcï Elle a joui- la vedette de cette piece.Mariette Rath1 serait toute designee pour jouer les vedettes.Et même les grandes vedettes.Elle a un Instinct du théâtre merveilleux.Un tempérament dramatique, plus merveilleux encore.Et quelle belle voix radiogénique! On l’écouterait des heures, si.Oui, il y a un si.des si.Et je le dis, parce que J’ai beaucoup d'estime et une grande admiration pour cette petite comédienne.Mariette Ratté, dans son application à bien parler! fl «*He y réussit d'une façon convenable) donne tous ses “a" brefs, dans les négations “pas” où le “A” doit être grave, dans le verbe passer.même dans les mots où le “a” est surmonté d’un accent circonflexe.Ex.tache an lieu de tâche, relâche au lieu de relâche.etc., etc.Ce n’est pas joli du tout.Deuxièmement, Mariette Ratté déplace continuellement l’accent tonique, appuyant toujours sur la premiere syllabe.ce qui est une grosse faute, l’accent tonique devant porter sur la dernière syllabe sonore des mots.Simples détails, mais qui ont une telle importance |>o*ir l'oreill,.de l’auditeur.Que de beaux talents parmi nos jeunes artistes québécois qui ne donnent qu’une demi-mesure, parce qu’ils n'ont pas étudié.fiarce qu’ils travaillent sans guide ni directive.C’efa fait vraiment de la peine à ceux qui s’intéressent à l’avenir du théâtre à Québec, à ceux qui voudraient les voir briller au premier plan, sachant qu’ils en seraient capables.LA MARIEE DE JUIN J'ai aussi écoute, mercredi soir, à 8 heures, à CHRC, l'irradiation du premier sketch de la série ’’L-a Mariée de Juin', série écrite et réalisée par madame Aline Fortier.Autre sketch charmant, présenté de façon originale.L'annonceur commercial.Majella Alain nous aide à oublier que la matière commerciale est assez abondante au cours de cette demi-heure.Les interprètes: Georgette Paquet.Michèle Derny et Pierrette Fortin, Georges Powell et J.-C: Côté.Georgette et Michele Derny sont tout simplement délicieuse^ dans leur role de jeunes filles, récemment démobilisées, et qui recommencent l’apprentissage de la vie de jeune fille.Deux comédiennes de talent qui possèdent une belle diction et savent mettre un texte en valeur.Pierrette Fortin est la maîtresse de pension toute designee.elle donne beaucoup de couleur a son role.Georges Poweil continue de faire des progrès.Ce jeune artiste est bien doué, et il met tant d'application à travailler de façon probe et propre.Réalisation, très au point.Félicitations à tous! Et, entre nous, M.Thivierge, ces émissions valent sûrement mieux que certaines productions retransmises de CKAC par votre poste.Pourquoi emprunter du médiocre quand vous avez tout en mains pour confectionner et vendre de l’excellente marchandise.UE PHILOSOPHE DE L’AIR A CBV- Mcrcredi soir à 6 h.4.5, puis, vendredi soir, à la même heure, les auditeurs de Radio-Canada pouvaient entendre les débuts d’une nouvelle série d'émissions.la première sérié de théâtre (?) présentée du poste CBV, de Québec.Cinq minu- CKC V TOUS LES JOURS à 5 h.55 P.M.» Nouvelles de la dernière heure préparées par la Presse Canadienne Présentées par la Maison MAURICE POLLAC K Ltée les.Deux fois lu semaine.Depuis si longtemps que Ie» artiste* de Québec ont le coeur et les mains tendus vers le i»oste de la Société Uariio-t anada, surtout le* comédiens qui depuis des années n’y ont accès que pour y visiter les plus beaux studios d’irradiation du Canada.ces comédiens ont éprouvé la joie de leur vie, quand iis ont pu lire dans la page publicitaire de Radio-Canada à RadioMonde, la semaine dernière, qu« de* propos de l’Oncle Gaspard, — sous le titre “le Philosophe de l’Air’’ — seraient interprétés par des artistes connus de la vieille capitale.Mais tous, les mieux connus comme les moins bien connus, ont pu écouter de riiez eux les deux premiers sketches interprétés par M.Maurice V aliquette, gerant du poste CBV, réalisateur et propagandiste au même poste, par M.Doris Lussier (?) professeur à l’Université laval, je crois», et Rolland Lelièvre, annonceur à CBV, DE LA COMEDIE A CKCV J’aime beaucoup les contrastes.Parlons donc un peu de programmes comiques.Par exemple de celui que les commanditaires lévi-siens, par amour des contrastes, egalement, nous offrent le lundi soir à CKCV, à la suite de la présentation du “Bossu de Lagardère”.Il s'agit de sketches comiques, écrits et réalisés par René Cons-tantineau.Il arrive que ces sketches soient trs bien écrits et bien interprétés.On y reconnaît par exemple Paulette de Courval, dans de diicieuses compositions, Kené Mathieu, l'un do nos plus souples talents, Laurette Bouret, Denise Lapointe ou M.Constantineau.Cependant, j'ai quelque fois l’impression d’un certain relâchement dans cette seconde partie de l'heure de la Rive-Sud.Pourquoi?Est-ce qu'on aimerait moins réaliser des programmes comiques que des sketches dramatiques?Les deux genres ont pourtant leur place sur les ondes.Et il doit sûrement y avoir autant d’auditeurs intéressés à l'un qu'à l'autre.Cette baisse de ton après la partie dramatique est illogique.On devrait au contraire hausser le ton.Et, en avant la musique! Rions, c'est l’heure! Et en faire une demi-heure aussi homogène que la première de l’Heure de la Rive Sud.C’est possible, assurément, avec toutes les ressources dont on peut disposer.VOLIÆZ-VOUS QUE J’VOUS RACONTE! L’est à 8 heures, le dimanche soir, à CKCV, que le* radiophilcs peuvent désormais écouter les, contes dits P*r André Serval.En dépit d'une très vilaine grippe, il nous a offert dimanche dernier, deux contes de Daudet, et dimanche prochain, nous l’entendrons dire “La Mère Sauvage’’ de Guy de Mau-passant.Ce beau programme artistique est une gracieuseté de la Cle Whistle.COLLETTE ET ROLAND A CKCV Aux mêmes comma nditaires, nous devons également d'entendre chaque sétnaine “Colette et Roland’’, les délicieux duettistes toujours si aimés du public radiophi-le.Voilà plus de quatre ans que “Colette et Roland" chantent a CKCV.Présentement, leur programme est irradié le mardi soir a 8 h.30 à CKCV.CHRC ET CHEF.A l’occasion de l’inauguration officielle du poste CHEF de Granby, le poste CHRC retransmettra le programme de circonstance origi-nant de chez ce nouveau frère cadet.de.l'industrie .radiophonique d’entreprise privée.Plusieurs poste* d’entreprise privée se joindront RadioMonde Mlle FLO ROBICIIAUD, chanteuse de chansonnettes populaires, qui a gagné le premier prix, dans le récent concours dees “Montagnards I-au contiens" de CHRC.A elle seule, Mlle Robichaud a recueilli 4,837 votes.En tout, le concours des “Montagnards Laurentiens” a apporté à CHRC, un total de M>.6I4 votes.également à ce réseau pour saluer la naissance de CHEF.Ce programme spécial sera irradié sur un réseau couvrant toute la province le jeudi soir 14 mars, à 9 heures.Comme on le sait, M.Jacques Thivierge, fils de M.J.-N.Thivierge, directeur-gérant de CHRC, est gérant au poste CHEF.Bonjour de Québec à Granby! LA FETE DE SAINT-JOSEPH A CIIRC Le poste CHRC informe son auditoire que le 19 mats une irradiation sera faite des cérémonies se déroulant, en l’honneur de la fête de Saint-Joseph, à la chapelle-ora- toire, chemin Ste-Foy.A compter de trois heures de l’après-midi, les radiophiles pourront entendre de* chants religieux, un sermon de circonstance par Mgr Georges-Léon Pelletier, ainsi que le salut du Très Saint-Sacrement.UNE RUMEUR.A CKCV Daine rumeur se baladant à CKCV veut que c« poste nous ramené bientôt sur les ondes Lèl Trois As, ensemble musical comprenant une contre-basse, une clarinette et une guitare.Très prometteur.(Suite à la page 18» La Voix du Vieux Québee PAGE 14 16 M\RS 1046 desOndes : pur P.Lefebvre Le quart-d'heure de Jovefte Un petit air entraînant.un roulement de tambour.et c’est Jovet-te qji nous revient avec un plein quart-d’heuie du plus fin humour que l’on fasse à Montréal.Dans tous les foyers, les premières notes de "Quelles Nouvelles?” déterminent un branle-bas général; Madame soit de »a cuisine, Monsieur interrompt ses doléances sur le patron et l’existence en général, grand-père cesse pour un instant de barboter dans son potage et chaque visage s'illumine d’un sourire attentif.C'est que l’harassante banalité de l'existence sera bousculée par quinze minutes de saine fantaisie et de blague tonifiante.En effet, c’est Jovette qui vient amuser tout le monde par ses sketches et sa gaîté.Depuis quelques années, Jovette est devenue une des figures les plus connues et les plus populaires du tout-Montréal.Son nom connaît une vogue assez grande pour être utilisé comme en-tête par un magazine ou comme designation pour des produits divers.On comprend facilement cette célébrité: le nom de Jovette n’est-ij pas synonyme de la grâce souriante et de l’ironie féminine à son meilleur?Ce renom de Jovette serait-il dû à ses livres?Malgré l’indéniable valeur de ceux-ci, je crois que des oeuvres comme “La chair décevante" et “Mon deuil en rouge” ne justifieraient pas l’estime générale qui entoure notre spirituelle scripteu-se.Il faut bien admettre que ses apparitions au programme "Le mot s'il vous plaît” ont très peu contribue a rehausser cette estime.Non, il ne faut pas chercher aille rs qu'à l’émission “quelles nouvelles"?pour expliquer une si vaste popularité.Mais on peut se demander pourquoi les sketches de cette émission plaisent, autant aux publics les pl s divers.Comment cette merveilleuse Jovette parvient-elle à re-nou\eler sans cesse son répertoire par des tableaux pleins de fraîcheur et d'imprévu?Sa technique est très simple: elle OYEZ.“La Vie en Rose” na faisant partie «le A »re cli il» de çorrcNpoa-tlance liange, distrac- i t»on, nouveaux ami», etc.Prix fl.041 par année.Kt-iiHciitnementi gratte.“La Vie en Rime", C aee 43, St-Roch, Québec, P.Q.I —.Poudre Tulipe Noire Uno poudre délicatement parfumée q u i redonnera k votre peau son velouté naturel.A ous retrouverez u ri teint satiné et doux.Toutes les élégantes la recherchent.LIPE N9IRE pe VHENAR17- saisit un calembour à la mode, une scie d actualité; et elle le développe à l’aide d’un dialogue bouffon qui se termine abruptement sur un mot à l’emporte-pièce.Ou bien, elle mettra en scène avec une ironie lucide et féroce quelqu’un des travers et difficultés ordinaires de la vie en ménage.Ou encore, ayant observé un tyng social très particulier, elle le fera vivre durant cinq minutes avec une réalité et une intensité déconcertantes.Ses scènes de prétoire sont parmi ses meilleures.Tout le monde se rappelle te] au tel sketche où l'on voit un magistrat ennuyé cherchant à tirer la vérité d’une aimable personne qui fait la bète et cherche des faux-fuyants, à la grande joie d’une assistance tapageuse.Une mise en scène extrêmement limitée; des réparties saugren-ies frisant parfois la gauloiserie, voilà la manière où excelle Jovette.Ses sketches sont évidemment inégaux: il y en a d’étincelants; d'autres tombent plutôt à plat.Mais l’un rachetant l’autre, l’ensemble du programme parvient à être toujours intéressant.La musique légère et .les chansonnettes qui servent d'intermèdes contribuent à créer un atmosphère entraînant.Il faut noter aussi la façon élégante avec laquelle sont conçus les longs commerciaux qu’elle doit inclure dans son programme Elle les transforment tout simplement en petits sketches pittoresques, en renouvelant chaque jour leur présentation.Jusqu’à il y a quelques mois, Jovette se chargeait elle-même d'interpréter ses sketches avec l'aide de Jacques Desbailiets.On peut affirmer qu'ils formaient to.s deux l’équipe idéale pour le genre de comique de "Quelle nouvelle”.Dans la bouche de Jovette, chaque répartie devient savoureuse, chaque rôle prend l’aspect d une caricature accomplie.En épo:se inquiète, en paysanne placide, en vieille fille collet-monté, ou en fiancée pleine d’appréhensions, notre Jovette savait camper son programme avec une étonnante exactitude.Jacques Desbailiets n’a pas cette versatilité.Dans tous ses rôles, il garde toujours sa personnalité.Mais cette personnalité est tellement amusante et spontanée qu'on riait même des erreurs qu'il faisait en lisant son texte.Pour des raisons que le public ignore, ces deux interprètes ont été remplacés l'un après l’autre, qui par M.Miville Couture, qui par Janine Sutto.Le premier est excellent et dépassé même Desbailiets par un souci de rendre parfaitement chacun des personnages qu’il incarne Une choSe lui fait pourtant défaut: l’originalité pleine de verve de son prédécesseur.Janine Sutto est une des plus exquises interprètes de la scène et de la radio montréalaises.Toute jeune, avec la voix incertaine d’une adolescente, elle joue à la perfection les ingénues ou les gamines.Mais chaque fois qu’elle s'essaie dans le rôle d'une matron-ne, son jeune âge la trahit; on la sent mal à l’aise dans toute interprétation qui n’est pas fraîcheur et jeunesse.Le public n'a pas moins d'admiration pour elle, mais on comprend qu’il espère entendre de nouveau la voix sympathique de Jovette nous dire “quelle nouvelle” blague va faire rire tout Montréal.On entend "Quelle nouvelle?” tous les jours du lundi au vendredi inclusivement: à CBF, le midi, de 12.15 à 12.30 heures.C'est un programme que les psychiatres devraient recommander aux mysan-thropes, paranoïaques et névropathes en général, s'il est vrai que la gaieté est un sérum infaillible contre l’épuisement des méninges.P.LEFEBVRE Grande Soeur (Suite de la Page 10) par les réalisateurs de la radio.A peine avait-elle prit d'assaut les ondes, que les habitués des Theatres Chanteclerc, Saint-Denis puis Stella, demeuraient attentifs à l’é-ooute afin d'écouter la voix sincère, sympathique de Mimi d'Esté.Us n avaient qu’à fermer les yeux près de l’appareil récepteur et ils voyaient défiler, dans leur esprit, celle qu’ils avaient admirée sur la scène durant plusieurs saisons.Depuis 1938, Mme d’Esté joue avec beaucoup de bonheur le rôle de la sympathique “Grande Soeur".Un de nos romans radiophoniques les plus écoutés.La mise en ondes est de M.Wilfrid Char land qui, en 1940, passa le flambeau à M.Claude Sutton.Les textes sont de M.Louis Morrisset.Mme Mimi d Esté est surtout connue comme Grande Soeur et on ne saurait entendre cette émission, celle qui porte son nom, sans reconnaître la voix vibrante de notre jeune artiste.N’oublions pas les tournées faites dans la province, dans toute la province et même chez nos frères du sud qui ont contribué à populariser la personnalité attachante de notre grande soeur, celle de tous les radiophiles.Dernièrement, notre grande amie, notre grande soeur à tous, réalisait un succès sans précédent dans le rôle titre de "La patronne” au théâtre Arcade.Là encore elle n’a eu que des éloges tant des spectateurs que la critique.Les amants du théâtre qui suivent depuis des années les pièces qiue l’on présente à Montréal, et les nouveaux venus dans le domaine des auditeurs intelligents, ne cessent de réclamer Mimi d’Esté.Cette artiste est incontestablement celle qui, à la radio, .est la plus populaire et est populaire depuis le plus longtemps.Que ce soit lors des émissions de Nénette et Rintintin qui bloqua littéralement la rue Sainte-Catherine, devant le Petit Versailles, un samedi matin, jusqu'au couronnement de la reine de la radio.Voilà en quelques mots, un schème biographique, sur la Grande Soeur de tous les radiophiles.A.P.;\ /A ri m mur JJ ." FRIDOLIN, parait-il, nous prépare des si.pascales.Il iiarait que nous allons nous “de-carêmer”.1200 kc., sera inauguré le même soir avec le concours d’artistes de la métropole et de la région de Granby.Le directeur de ce poste est M.Jacques Thivierge.mars, Le Bal des Voleurs de Jean Arnôuilh.Les 23 et 30 mars, La nuit des Rois de Shakespeare.Les hommages de Radio-Canada au nouveau poste C.H.E.F.Au cours de son émission théâtrale, le jeudi, 14 mars, à 9 heures du soir, alors que l’on jouera "La Sauvage”, d’Anouilh avec Ludmilla Pîtoeff dans le premier rôle, Radio-Canada présentera ses hom-maoges au nouveau poste CHEF, de Granby.poste privé, un poste de 250 watts, avec une iongeur d’ondes de “LES AMIS DE L’ART” Les trois derniers récitals-causeries de la saison que donnera Jean Dansereau auront lieu à l'Auditorium du Plateau les dimanches, 31 mars, 14 avril et 28 avril, à 3 hrs p.m.précises.Les musiciens à l’étude seront Chopin, Mendelsohn, Rachmaninoff et Debussy.A l’Ermitage, 15 mars, 9 p.m.La Société des Festivals de Montréal présente Le quatuor à Cordes McGill.Au Salon Prince de Galles de l’Kôtel Windsor, samedi, 16 mars, de 4 à 5 h.p.m.Victor Brault présente L’heure musicale consacrée à Schuman.A l’Auditorium du Mont-St-Louis, 21 mars, 8 h.15 p m.récital par Jean Le Tourneux, pianiste-compositeur de 10 ans.Au His Majesty's, 28 mars, en matinée, Les Ballets Russes.A la Salle du Gesù, les Compagnons présentent, en matinée, 16 OÙ .¦ fl —Jeu le.4 nn Ns- // ' * CO RS ELU RE IJ’EXPERUi.CE peut trouver le vêtement - fondation qui convient à votre élé-giftice et sied à votre personnalité.?Confiez - vous à une experte corsetière diplômée.?Toutes les marques réputées en magasin.MmeJ.A.Bourél L#» salon recherché de» élégante* 7153 ST-DFNIS Tel.TA.2717 Tous les autobus arrêtent A la porte LE NOUVEAU STYLO REYNOLDS L’ÉCRITURE f RÉVOLUTIONNE • AUSSI, COMME TOUTE NOUVEAUTE.EST-IL FOMPONNETTE EN VENTE CHEZ voies LES PRINCIPALES CARACTERISTIQUES DE CE MERVEILLEUX STVI/I (TVt M* X Sert à deux fins: com- X Ecrit clairement à travers me plume-réservoir et crayon automatique.6 feuilles de carbone.xw Ne fait pas de pâtés.X L’eau ne l’affecte guère; XH Ecrit sans effort — sans arrêt.l’écriture ne s’affaoe pas.Ecrit sur tout papier ou tissu.X Sèche Instantanément.ir Ecrit une ligne fine et nette.X-j Ne coule pas.NTT A L’USVGE r ANS, SANS RI y—^ gara DEVX AU COMPLET avec porte-plume de bureau et jolie boîte fantaisie.BIFXVE l’essayer M K à venir r hex POM T In voir et ONNKTTK 1 4-54 Q E PENDANT ^—-yr eaiPLissAGE! CHEZ ow -r $2 .1.BRASSARD, prnp, îi'O K.Ste-C'ntherlne IA 6933 16 MARS 1946 RndioMondo ©• PAGE 15 «Suite de U page •*) I NK REALITE PALP VB1.K Au poste CKCV, le jeudi soir, à 7 h.45?Une réalité palpable?Non, ce n'est pas la moustache de Saint-Georges Côté.Pensez-y bien, c’est de l’argent que vous pouvez gagner.Et c’est Saint-Georges Côté qui vous l'offre au Marathon musical.La participation à se programme est très facile, et il paraît que le payeur a beaucoup d’argent en caisse en ce moment.LA MUSIQUE A CKCV Aux heures où on doit tourner AUTOSUGGESTION Psychologie et psychoanalyse.Professeur reconnu depuis 35 ans.— Method»* enregistrée.— Consultation gratuite.Mme G.du Printemps S88* Parc-I.afontaine des disques à CKCV, on en tourne de très beau et toujours parfaitement agencés.la journée du dimanche, par exemple, est fort aimable et très reposante à l’écoute de CKCV.SOUS LES PALMIERS Au poste concurrent il nous est également donné d’entendre des émissions de bonne qualité, qui sont composées de disques variés.Les amateurs de musique hawaïenne, par exemple, ne peuvent manquer de goûter "Sous les Palmiers’’, irradiée les dimanche et jeudi soir à 9 h.45, à CHHC.Il y a aussi la présentation "Au Meuble Moderne”, chaque soir de la semaine à 10 h.45.MARGUERITE PAQUET ET JEAN GREGOIRE SOLISTES D’UN CONCERT SACRE Marguerite Paquet, mezzo-soprano, dont nous connaissons tous la belle voix, et Jean Grégoire, ténor, jeune artiste de talent qui poursuit sérieusement des etudes, seront les solistes d’un concert sacré MAUX DE TETE, MIGRAINE, NERVOSITÉ, MAL DE DOS,1 DOULEURS PERIODIQUES Soulagés promptement et efficacement avec les capsules Antalglne.Pour connaîtra les causa* des maux de tête tiaez a circulaire incluse dans chaque boite de capsules Antalgine.t.n vente partout 2Se et 75e donné par tes membres de la chorale Saint-Paul, que dirige Paul-Emile Ro.v.LES AUDITIONS A CBV M.Maurice Valiquette m'informe que les auditions des artistes dramatiques de la vieille capitale, en présence de MM.Paul Leduc et Marcel Chabrier, je crois, de Montréal, de M.Valiquette et d’un représentant de l'Union des Artistes, se feront les 22 et 23 mars.Les artistes qui ont déjà été convoqués le seront de nouveau.Bons succès à tous! Jeanne ROCHEFORT Ne Manquez pas le Départ! VENDREDI SOIR CKAC—9hres 30 LA COURSE AU TRÉSOR" $100.00 en partant 9 hres p.m.14 mars Inauguration officielle du Poste CHEF (GRANBY) sur les ondes de toute la province Jeunesse Dorée Suite de la page 12) de rentrer chez moi.Vers onze heures et trente, ne sachant plus que faire de moi, j’ai cru que le mieux encore était de me rendre à la maison de la rue Patterson, afin de relire les notes que monsieur Pinson m’avait dictées hier.Ce que j’ai fait.Ce n’est pas très loin, la maison de la rue Patterson.Vers midi j etais rendue.Je suis rentrée avec ma clef.— Vous n'avez vu personne au cours de cette excursion sur la montagne.— Oh! des gens que je ne connais pas.A la petite chaumière, par exemple, j’ai causé avec la caissière qui me connaît de vue.Ce n’est pas la premire fois que j’y vais.— Vous êtes entrée, dites-vous.— Vers midi.Je suis monté au petit salon que j’occupe, près de la chambre de monsieur Pinson.— Vous n'avez rien remarque d'anormal?— Dans le petit salon ?Non monsieur, rien.— Au deuxième étage?— Oui.oui j'ai remarqué quelque chose.La porte de la chambre de madame Pinson était ouverte.— C’est une chose extraordinaire?— Non.Ce qui l’était par exemple, c’est qu’elle ne se trouvait ni dans son lit, ni dans sa chaise roulante qui était près de la porte.— Et madame Pinson se sert toujours de sa chaise roulante?— Depuis des années, je ne l’ai jamais vue ailleurs que dans son lit ou dans cette chaise roulante.Naturellement, j’ai supposé qu’elle se trouvait dans la salle de bain.— La salle de bain qui est située entre sa chambre et celle de la victime?— J’ai supposé.mais je ne me suis pas arrêtée à considérer la chose plus avant.Je suis allée déposer mes vêtements dans le petit salon.— Et dans la pièce voisine.dans la chambre de la victime, vous n’avez rien entendu alors?—Rien du tout.Même que j’ai été étonnée, et que je suis descendue pour demander à Toinette si monsieur Pinson s’était trouvé assez bien pour sortir, ce matin.— Vous n’avez pas frappé à la porte de sa chambre?— Monsieur, les ordres sont de ne le déranger sous aucun prétexte à moins qu’il ne vous appelle.— Alors vous êtes descendue voir Toinette Ducharme.— Qui était dans la cave.Monsieur Pinson n’avait pa« encore sonné et il n'était pas descendu.S’il était sorti, elle l'ignorait.Mais ça l’étonnait qu’il fût sorti sans au moins prendre une tasse de café.Je n’avais qu’une chose à faire: attendre qu’il sonne.Je suis allée m’installer dans la bibliothèque et je me suis mise à lire.— Et les notes que vous vouliez relire?— J’avoue que je les ai oubliées.Il y avait un peu plus de chaleur dans les radiateurs du premier étage que dans ceux du second.Cette maison est très humide, voue savez.— Et vous vous êtes laissée tenter par la chaleur.— C’est ça.— Vous étiez donc dans la bibliothèque lorsque.— Lorsque cette pauvre Toinette a poussé un hurlement à faire dresser les cheveux sur la tête.Je suis montée.— Et vous avez vu.— J’ai vu madame Pinson immobile dans le couloir, l'oeil hagard, qui pointait du doigt, la porte e*-tr’ouverte de la chambre de monsieur Pinson, Antoinette était déjà sortie de la chambre et me criait de ne Pas entrer.C’est tout.— Vous êtes redescendue dan* la bibliothèque et vous avez appelé la police.— Oui, monsieur.— Merci mademoiselle Du bord.— Monsieur.— Michaud.Sergent-détective Mi-chaud.— Est-ce que vous croyez vraiment, monsieur Michaud, qu’à mon âge, il soit encore possible d’espé- CHLN a eu la visite du consul de France à Québec, dimanche dernier.M.Paul Pierre Lorion a donné un interview des plus intéressants et qui a été goûté des ra-diophiles.U fait bon recevoir dans nos villes canadiennes - françaises des émissaires aussi sympathiques que M.Lorion.Ceci ne peut que resserrer le lien d'amitié ’ filiale qui doit exister entre nos cousins de France et nos concitoyens.1 est lundi prociiain que commencera à CHLN le nouveau programme qui sera connu sous le titre: “Le Banquier Spic and Span”.Cette nouvelle émission permettra à tous les résidents des Trois-Rivières de gagner cinq prix en argent tous les jours.Le Banquier Splc and Span se rendra directement dans la demeure des auditeurs par le truchement du téléphone et fera gagner des sommes assez rondelettes à ceux qui pourront répondre à une question facile.De plus, quand le montant n’est pas gagné tors d un appel, il s’augmente jusqu’à ce qu’un auditeur ait pu repondre correctement et ainsi gagner le gros lot.J'invite toutes les dames à faire bon accueil au Banquier Spic and Span.Adrienne Choquette, qui fait un travail considérable de composition à notre poste local, a dû faire une visite à 1 opticien, la semaine dernière.Les yeux d'Adrienne se ressentent du travail qu’elle accomplit A l'avenir, nous verrons donc Adrienne avec des verres qui protégeront ses yeux.Maurice Garon, de qui je vous ai entretenu la semaine dernière ne perd pas de temps dans sa réadaptation à la vie civile.Il a déjà fabriqué deux tables d'enregistrement et il s’attaque maintenant à trois tables de bruiteur qui seront probablement en service d’ict une semaine.Voilà qui fait plaisir à tout le personnel.Gilles Pellerin s'eet fait jouer un bon tour dans le train de Montréal.Gilles était allé reconduire quelqu’un et comme il est galant, il essayait de trouver un bon coin pour la dame en question.Le train étant bondé il eut quelques difficultés à trouver le siège où il voulait laisser cette dame.Mais l’heure du départ étant arrivée, le train partit vers la métropole amenant Gilles quelque peu dépité.Cependant, il ne s’en fit pas pour si peu et continua tout simplement jusqu'à Montréal pour y passer la fin de semaine.Pierre Stein, qui travaillait samedi matin jusqu’à dix heures et demie et qui devait être remplacé par Gilles Pellerin, eut la ties grande surprise de ne pa« le voir arriver à I heure dite.Il prit donc le telephone et appela Gilles qui, les J eux encore tout remplis de sommeil, lui demanda: Est-ce seulement pour me réveiller que tu m’appelles ou bien si c’est pour travailler Quand Pierre lui eut fait comprendre qu’il était onze heures moins vingt, Gilles s’écria: Et mes auditrices qui m’attendent! Sacha Guitry pense de même lorsqu’il a passé quelques minutes en dehors de la scène et qu'il attend sa prochaine entrée.Le programme des enfants, L’Heure Récréative, connaît encore cette année une vogue et une popularité que prouve bien l’assdstan- rer trouver du travail comme secrétaire?— Je vous l’ai dit, les bonnes secrétaires sont rares, mademoiselle.Bigras!.Bigras, allez reconduire mademoiselle Dubord, moi je monte auprès de madame Pinson.(A SUIVRE) ce enfantine.C’est toujours devant une salle comble que se déroule cette émission conduite par Charles Couture.Afin d»; faciliter la tâche à toutes les concurrentes de la Caisse de Vacance, Pierre Stein a changé le mode de procéder.Désormais les dames et les demoiselles pourront prendre part au concours tous les jours mais n’auront plus besoin d’envoyer la réponse tous les jours.Elles n’auront qu’à envoyer toutes les réponses le vendredi et leurs chances seront aussi bonnes que si elles envoyaient leurs lettres tous les jours.M.et Mme Emile Lacroix viennent d’être frappés par un deuil crue!.Madame M.Perron, mère de madame Lacroix, est décédée après une maladie de plusieurs années soufferte avec une grande résignation.A M.et Mme Lacroix, j’offre mes Plus sincères sympathies.J’écoute présentement Les Propos de ma Voisine tout en écrivant ma chronique et je crains que le poivre qui vole dans l'air ne se change en moutarde qui monte au nez.Voyez-vous d’ici ce que je vois.Ah! mais «e présumons pas trop.Comme les différends des Nations Unies, la mésentente des deux voisines peut Se régler à l’amiable.L’avenir le dira et surtout le prouvera.Imaginez-vous que ce matin j’avais mis mou petit chef-d’oeuvre de chapeau neuf et je m’aperçois que la pluie et la giboulée tombent à qui mieux mieux et j’ai bien peur que ma pauvre voilette toute menue n’en soit toute détrempée et ne ressemble plus qu'à une toile d’araignée qui a subi un gros orage.Mais que voulez-vous, je suis fière quand même, c'est le printemps qui chasse l’hiver à grands coups de vent.Yvette KAPLAN •Radtomor.de” est édité par les Publication;» Radio Limitée, 1434 ouest, Sainte-Catherine.PLateau 4186* et Imprimé par La Compagnie de Publication de “La Patrie” Limitée, 180 Sainte-Catherine Est, Montréal.JEAN RIVARD le défricheur est sans contredit le meilleur Radio- Roman de l’année Soyez à l'écoute TOUS LES MERCREDIS 8 hres p.m.CKAC PAGE 16 O RadioMonde O 16 MARS 1946 GOUSSES O JUDIOVILI.KTTK youbliez (tas d’utiliser le- coupon de votation ! Votre artiste préféré, votre annonceur favori, vous soront reconnaissant» ! .Evidemment, les Rudio-(anadieos du King'» Hall ont bien hâte de déménager l^ur*j pénates à cet immeuble de la montagne .; Si vous voyiez la nouvelle filière Kadiornondaine pour le-, vignettes de vos Idoles.Que de gentils minois ri de plaisantes gueules on y retrouve .Puis, Poul-bniile Corbeil délaissera ses fonctions de directeur artistique CKAClste, le 22 prochain .Quant j Marcel Marineau, il accapare toujours les ondes ( HLPicnues.On l’entend du matin au soir .A l'attention des artistes : “Pomponnette” échangerait son pi"d-à-terre de sept pièce* sis à Radio-vlllette pour un rez-de-ehaussée de même grandeur (avec cour pour bébé Michel) .Il y a Jacques IJénard Boisjoli et Jean Duceppe qui eherebent des appartements-4-pièc«8 en vue d’abriter leurs amours.S.V.P.un coup de main à ces tourtereaux.PAR-DELA LES RKMTARTS De nombreux montréalais reçurent des invitations pour ce banquet qui marqua l'ouverture du poste CHEF, à Granby .Que ce fut bon d’entendre la voix raffermie et assurée de Lucienne Letondal.Dès son retour de Chicago, elle n’oublia pas de téléphoner à son vieil ami L’Académicien .A notre avis: "Huis-Clos” avec les interprètes montréalais.recevrait un accueil excellent sur le Broadway.Allons, Pierre ! Comment pouvons-nous vous aider à réaliser pareille entreprise?.L’ex-CBFette Claire Martin, Outaouaise depuis son mariage.a séjourné quelques heures dans notre patelin au cours de la huitaine .Juliette Huot, rencontrée encore cette semaine avec une montagne de colis enrubannés .Croyez-le ou non! “Coquetels 1916" est déjà un sujet de conversation pour les Parisiens.Eh oui, après un articulet dans un quotidien de la Ville-Lumière ! DE CHOSES ET DE GENS INTERESSANTS Grâce aux talents du maestro Ray Denhez, le chanteur Fernand Robidoux put interpréter sa récente composition “SI Je Vous Disais” à ce superlatif programme du mercredi soir.Cependant, l’auteur avait eu soin d'épurer le récitatif afin de ne déplaire aux chastes oreillettes .Merci à Manollta Del Vayo pour ce petit bleu à la savour Colombienne.Et, dire que ie postillon lui-même en humait l’enveloppe lors de la livraison .Adrien Avon, ce rougeaud diablotin, garde un calme Imperturbable jusqu’à l’arrivt ¦ de l’ascenseur.Même s’il a attendu plus de dix minutes .Saviez-vous que le “scripteur” Roger Malien avait une bombe de fort calibre dans son cagibi CKAClste ?Sans blague, ce dangereux Objet repose sur une tablette de sa biblio .Diable ! Que fera une Simonne Qiuesnel complètement ret 'blic ?Avec cette cheville encore douloureuse, déjà elle sautille .POUR LES GENERATIONS FUTURES Après le nouveau succès de Pierrette au Plateau, Mme Sylva Alarie entreprendra son grand nettoyage du printemps au domaine fami'ial .Décidément, A v es Theriault s'est montré reconnaissant |»ai' cette énergique riposte littéraire parue dans un hrbdo local.D’aucuns ne lui reprocheront ce geste .Oh, la la ! Ce qu’elle nous a épaté, cette merveilleuse José Forgues, à la dernière “Musicale Mosaïque”! .“Pour un filet d’aiglefin, rien n'égale le LaSalle”, semblait démontrer le trio installé à une table voisine.Sûrement,’ vous ne voulez pas que nous nommions Marie-Thérèse I.enoir, Mlml Catudal et Jeanne Sauriol .11 y a vussl la CBFette Fleurette Cardinal qui possède un entrain remarquable à toutes les heures de la journée .LES DEBOIRES DC DOCTEUR CAME N BE RT (Avec nos excuses à un bon ami) Ils étaient deux à lutter contre le mal.Lui.Elle.Aasis sur ce banc à l'ombre des grands acacias.Et, si près l’un de l’autre; si près .A ce moment un oiseau passa en tirant de l’aile, comme pour saluer le dernier rayon de soleil.Sûrement, l’air embaumé ne pouvait q t'aiguiser ces appétits qui gonflent le coeur des mortels .Les figures des deux retardataires s’épanouirent davantage sous le charme du zéphyr printanier.Solennel devenait l’instant .On sentait dans l’air, un regain d’énergie î égéné-ratrice.Que d'excès auraient pu commettre des caractères moins réfléchis .L’homme, enfin, se décida et murmura les mots qui hantaient son esprit depuis quelque temps : "Hé, Mélanie ! As-tu acheté ces remèdes pour nos rhumatismes?” LE CARNET D CN RADIOMONDAIN Assurément, il ne faudra pas manquer eette “Troisième Paysannerie” de Claude-Henri, au Monum’ National en fin du mois ! Oui, toutes vos idoles sont de la distribution .Le portrait de la semaine: Suzanne “Radio-Programme-Producers” Avon et Cari Dubuc en tête-à-tête.Sans doute, ils répétaient leurs rôles pour la prochaine pièce anglaise du Canadian Art Theater “He Who Gets Slapped”! .Espérons que le CKACiste Albert Comean sera content de nous.Lui qui nous priait de remercier en son nom tous les camarades pour cette petite fête organisée lors de son retour aux fonctions quotidiennes .Les Jeunes Comédiens présenteront “Week-End” de Noël Coward, les 16 et 18 mai au Gesù.Direction artistique et mise en scène de Jean Scheler .Puis, “La Mouche” de Félix Leclerc, et "Offrande” de Cécile Chabot, seront interprétés par les élèves de Fernand Emery à ce récital du S mai.Au Gesù, également .CONCOURS POUR LA JAMBE SUPERLATIVE FRESQl ETTES ET FRASQCETTES "Plus il y aura de bons spectacles, mieux cela sera pour tous ceux qui aiment la scène plus qu'eux-11, Académicien) .Non, non, ce n'est pas possible ! Ovlla Légaré qui aurait maigri de quinze livres ?.Depuis la première du "Taxi 13 , Teddy Burns-Gouiet ne prend plus le tram.— I! marche .Le Maroon vient de perdre deux um.e.s clients à cause du vestiaire obligatoire.Dans 1 intervalle, l’oasis rival récolte .Puis, reion von Blais, il y a trois manières de réussir dans la s,,urire, sourire, sourire .Plus "d’Aventures ’ > la Discothèque”! Dorénavant, les annonceurs Devront garder leur sang froid .Et durant tout ri omps, Mich Normandin se délie la langue pour i1 • pu» haines élections.Avec ces reportages de joutes De gouret, bien entendu.Voici la troisième liste des concurrentes.longueur Alollet C he\ llle Ginette Letondal .30 JM fr, 8 Marie-Thérèse Alarie .28’i, 13Q 9 Renée Lorraine .31 , P» lS • “i Jacqueline Plouffe .26Rf .12’, 9 Monik LePage .28 [ 13 9 fi Gaby Pot vin .* 13 8’i Madeline Johnson .31 îr 12 8 Jeanne Raneourt .30 fi 19 fi 13 8’-, Denise Filiatrault .29 17 fi 12’i 9 fi Eliane Théberge .28 16 S Il ’i il H Rita Séguin .28'i 19 14 9 Pauline Bussière .30'i 17fi 12 9 Irène Bédard .25 fi i«fi 12’i 9 D'autres résultats seront donnés la semaine prochaine.¦tnam LA JEUNESSE AU MICRO TOUS LES SAMEDIS APRES MIDI -DE 2 A 3 HEURES- • Questionnaire — Chant — Musique Danse — Gaîté — Récompenses $50.00 en PRIX A TOUS, GENEREUSE PORTION DE CREME GLACEE “DOMESTIC” Garçons et fillettes de 6 à 15 ans, qui avez du talent pour chant, musique, danse ou déclamation, faites parvenir vos noms, adresses et numéro de téléphone au Programme DOMESTIC, aux soins du poste CHLP, le plus tôt -possible.- Ecrivez aussi pour laisser - passer.Première émission: 23 MARS G Ce programme est commandité par U Crème Glacée “DOMESTIC” « STUDIO “A” DU POSTE CHLP Edifice S un Life Dl MANCHE LUNDI SAMEDI JEUDI VENDREDI MARS MARS MARn •>
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