Radiomonde, 16 novembre 1946, samedi 16 novembre 1946
10 CENTS I JL NUMERO VOL.VIII — No I* — MONTREAL 1« NOVUCBM *44 y//////// £:?-w: ¦ fJJJJjpW //////?/A REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA sa 'Bien faire et essayer de toujours faire mieux " Le directeur général de Radio-Canada, M.Augustin Frigon, accorde une interview à Jean Desprez.— Le rôle du bureau des gouverneurs et celui de U direction générale.“ SUR NOS ONDES ” Jean Desprez a interviewé ces Jours derniers M.Augustin Fri- ARTISTES DE RENOM MERCREDI SOIR à 10 h.30 — à — RADIO - CANADA le 13 novembre JEW DANSE RE AU, pianiste.le 20 novembre LIONEL DAINAIS, baryton.le 27 novembre NOEL BRI NET, violoniste.ICI Radio-Canada gon.directeur général de la Société Radio-Canada.Cette émission a été transmise sous la rubrique “Sur nos Ondes” le jour même où M.Frigon était fêté au Club de Réforme par le monde de la radio à l'occasion du lOème anniversaire de la Société Radio-Canada.Comme on le sait, cette rubrique est transmise tous les matins, sauf le samedi et le dimanche de 9 h.45 à 10 h.15.Le premier quart d’heure, c’est-à-dire de 9 h.45 à 10 h.est transmis par le poste CBF et l’autre quart d’heure par les postes du réseau.Voici l'interview en question: Desprez: Chers auditeurs, à l’occasion du dixième anniversaire de la Société Radio-Canada, j'ai obtenu de M.Frigon, qu’il vienne encore une fois sur Nos Ondes.pardon.sur ses Ondes.M.Frigon: Pardon.Jean Desprez, mais vous devriez dire: Sur vos Ondes.Radio-Canada.C'est l'affaire du peuple canadien, des auditeurs.Desprez.Merci de cette mise au point, monsieur Frigon.Donc, Sur Vos Ondes ce matin, chers auditeurs, monsieur Augustin Frigon.Compagnon de St-Michel | et de St-Georges.A propos, savez-vous, chers auditeurs, qu’être Compagnon de St-Michel et de St-Georges, c’est tout un honneur, parce que c’est la plus haute décoration qui puisse être accordée à un civil, par Sa Majesté le Roi.Et je continue.Monsieur Frigon, docteur ès Sciences physiques de LES ATELIERS DE RADIO - CANADA Documentaire sur le Service des Nouvelles DIMANCHE, 17 NOVEMBRE à 9 HEURES du soir 1936-1946 l'Université de Paris, s’il vous plaît! Savez-vous, chers auditeurs, que Monsieur Frigon fut le premier Canadien à recevoir un doctorat ès Sciences de cette Université?Monsieur Frigon, ingénieur civil, ingénieur électricien, et finalement directeur général de toute la Société Radio-Canada, de Vancouver à Halifax, avec le Service des Ondes Courtes en plus.Et depuis quand, monsieur Frigon, ètee-vous directeur général?M.Frigon: Depuis septembre 1944.Desprez: Mais vous êtes avec la Société depuis »a fondation, n'est-ce pas?M.Frigon: En 1936, on me nomma directeur général adjoint, alors que le major Gladstone Murray était directeur général En 1943, je devins directeur général intérimaire, et finalement directeur général.Desprez: A remarquer, cher* auditeurs, que M.Augustin Frigon, bien Canadien français, d'origine, de coeur, de mentalité, est également respecté, et par l'élément anglais et par l’élément de langue française au Canada.Desprez: M.Frigon, est-ce que vous nous expliqueriez l’organisa-un gouverneur général, n'est-ce tion de la Société?Il y a d'abord pas.ou plutôt non, il y a un bureau composé de gouverneurs?M.Frigon: A la tête duquel se trouve M.Davidson Danton, le President du Bureau des Gouverneurs.qui consacre tout son temps à Radio-Canada.Desprez: Et les huit autres gouverneurs?M.Frigon: MM.Howard B.Chase, René Morin, Adrien Pou-liot, Mme T.W.Sutherland, F.J.Crawford, W.J.Parker, B.K.Sandwell, Dr G.Douglas Steel.Desprez: Il n'y e pas très longtemps que fut nommé le président du Bureau des gouverneurs, n’est-ce pas?Et sa présence à Ottawa vous soulage sûrement de bien des obligations, comme par exemple, des relations extérieures.M.Frigon: Précisément.Et de toute réglementation concernant la politi«© U lm: ?» jr “ Hum .vous n’cte* plus à St-Hyacintb« avec PAUL L’ANGLAIS, tous «avez ”, Aï ses invités d déjeuner, le service des programmes de CKAC proposait, mercredi, un concours dont Vidée est depuis longtemps chère d monsieur Phil Lalande.Il s'agit d’un tournoi de mise en ondes pour lequel la direction remettra d quelque vingt-six réalisateurs findépendants ou attachés à CKAC) un budget uni/orme et donnera l’usage de ses studios pour des émissions individuelles d’une demi-heure.Le conçut rent aura toute liberté d’action.Il aura A sa disposition l’équipement sonore, la discothèque et le personnel spécialisé.Il adoptera le genre qu’il voudra: sketch, musique, quiss, variétés, causerie, etc.Il choisira son auteur, pratiquera la technique de son choix, illustrant ainsi sa formule préférée avec toutes les trouvailles qu’elle peut contenir.Bref, aucun obstacle d l’expression de son méfier.Un jury de connaisseurs attribuera la victoire à qui aura montré le plus d’originalité — et dans le sujet et dans la forme, — le plus d ’i n n o v a t i o n, de __________ goût et d’instinct du public.Voici, on ne saurait trop le dire, une louable initiative.Elle ne peut être que profitable à l’industrie de la radio.En effet, rien comme une joute pour secouer les indolences, tendre les énergies et réveiller les routines.L’indolence s’installe vite où n’est plus le besoin de lutte.Il reste aux réalisateurs maintenant de traiailler.Qu’ils ne craignent pas l’issue.Quel que soit le vainqueur, ses rivaux n’auront pas d se sentir humiliés.Ils auront fourni leur effort complet pour triompher, apportant, par là même, leur quote-part d l’amélioration de notre T.8.F.Qwi sait s*, de œt .ensemble de travaux, ne jaillira pas un élément nouveau — ce nouveau dont non seulement au Canada français, mais dans les provinces anglaises et aux Etats-Unis, la Radio a tellement besoin.Et maintenant qu’on nous permette une .suggestion pour plus tard.Pourquoi un poste ne lancerait-il pas un concours, dans le même genre, mais s'adressant aux scripters et leur don-dant l’opportunité de révéler leurs conceptions d'une émissionf En somme, le mécanisme serait assez fa ile.La direction n’aurait qu'à fournir au concurrent, à son choix, réalisateur, bruiteur, ingénieur.Les techniciens auraient instruction de suivre à la lettre les indications de l’auteur du texte.Le public aurait M aussi des programmes qui ne manqueraient pas d'imprévu.Fussent-ils sots, fussent-ils intelligents, ce serait IA la grâce ou la disgrâce du responsable.En pareil jeu, il ne faudrait s’adresser qu’aux professionnels comme CKAC, dans son offre, ne vise que les spécialistes.Le professionnel pourra manquer de talent, mais il aura du métier.Pour revenir du projet d la réalité, répétons nos louanges à CKAC et souhaitons succès d tous les concurrents.Le seul périodique consacré exclusivement aux artistes de la radio I 16 NO Y.1946 •RadioMondem PAGE 3 REGARDE-MOI BIEN DESCENDRE CET ECUREUIL!^ si Ci SOIR UNE OU DEUX ROBOL - ( I SUIT AT DEMAIN MATIN 25C IA SOIT! \\v > m ASSURE-TOI QUE TU AS MIS LE VERROU DE SURETE SUR TON FUSIL,OU TU POURRAIS FAIRE SAUTER LA CERVELLE DE TON AMI AU LIEU DE SA CASQUETTE.¦*3C.dX, 'P/ « // esl de mon devoir d'accomplir ma mission, tous les ânes de la ratlin de Montréal devraient-ils se changer en aillant if iroquois.» iavee exclues & M.de Maisonneuve) ^ ^ -, — Une cig faK^eui £%/
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