Radiomonde, 15 février 1947, samedi 15 février 1947
10 CENTS IJ: NUMERO fSrry'M VOL.IX — No 10 — MONTREAL, IS FEVRIER 1M7 ITIOTO : STl'MO DESALTERS -> f.t/ * • Kv « f '+ REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRE FT D’INFORMATION A RADIO-CANADA Ces demandes de renseignements à Radio-Canada Le courrier que reçoit chaque Jour Radio-Canada lui apporte «ou-, vent des surprises.On peut dire la J nie nie chose du service téîéphoni- '¦ que.Pour plus^urs, les stations de j Radio-Canada deviennent des bureaux de renseignements comme si c'était son objet.Les renseignements ainsi demandés portent sur ; les '¦hoses s les plus in- J vraisemblables, de sorte qu’il n'est guère possible aux chefs de service, j malgré leur bonne volonté, de ré- j pondre à tous.Mais à côté de ces questions, il y , en a d'un genre sérieux: elles témoignent chez ceux qui les posent du souci de s'instruire, du goût des j 4 / BAPTISTE aux CHAMPS ELYSEES n Les aventures de Bernard Palissy physicien et naturaliste par Cille BOSHOIR DIMANCHE, 16 février à 9 heures du soir ICI RADIOCANADA choses artistiques.C'est ainsi que les auditeurs prieront le directeur de la discothèque de faire entendre à l'heure "des plus beaux disques” l’oeuvre d’un grand maître, comme Beethoven, comme Franck, comme Fauré, ou demandent, pour en faire un sujet d’étude, les textes d’une causerie littéraire ou scientifique.Disons que la Radio officielle est heureuse de répondre aux demandes de ses auditeurs du moment ou'elies servent la cause de l'éducation, du moment qu’elles sont d’in-térét général, du moment qu’il s’agit d'éclairer sur les faits de l’heure.Jean Desprez répond le matin de i> h.45 à 10 h 15.du lundi au vendredi inclusivement, — SUR NOS ONDES- à nombre de questions qui lui sont posées quant aux artistes de Radio-Canada, quant aux programmes, enfin à tout ce qui se rattache au monde radiophonique.Cette tribune constitue une source de renseignements for appréciée du public auditeur si on en juge par le courrier.Mais il vient aussi et cela heureusement en nombre infime, des lettres anonymes.On sait ce que cela veut dire.Ces lettres n’offrent aucun intérêt et son jetées au rebut.Les téléphones anonymes ne valent Pierrette Alarie à cette audition de l'Histoire de la Musique L'orchestre de la NBC, à son con-; cert du Jeudi soir, 13 février, a 11 h.30, dont Radio-Canada fera ie relais sous la rubrique "Histoire de la Musique”, rappellera dans , le sens musical "le mariage à l’opéra”.Est-ce à dire que le compositeur se fait une conception de la stylistique dans le genre en question?Nous le saurons lors de I ce concert radiophonique que dirigera Frank Black.Il est intéressant de signaler LE TROUVERE, de Verdi à Radio-Canada, le 15 que notre jeune compatriote, Pierrette Alarie, soprano du Metropolitan Opera House, a été invitée à prendre part à ce concert.Frank Black a donc inscrit, à ce programme, l’ouverture à l’opéra "le mariage secret” du compositeur italien Cimarosa."Introduction et Procession nuptiale” tirée de l’opéra de Rimsky-Korsakoff, "Le Coq d’Or”.Pierrette Alarie chantera "Una Voce Poco Fa" du Barbier de Séville, de Rossini.Pour terminer, l'orchestre jouera l'Ouverture "La fiancée Ven due” de Smetana.LE CHOC DES IDÉES RADIOCANADA ?LUNDI, 17 FEVRIER à 7 h.30 du soir SUJET: lh la scène du Metrojwlitan Opera i ROMEO et JULIETTE” — Milanov et Kurt Baum dans les premiers rôles — jeu du questionnaire musical d’Hector Berlioz Le Marché domestique On a mis à l'affiche pour l'audi-d toire de Radio-Canada, le samedi, 15 février, à 2 heures, par relais e la scène du Metropolitan Opera, de New York, “Il Trovatore” ou "I-ss avec un gros problème.— "Monsieur.je • • pourrais-t-i! .Je voudrais.Bien, je vais vous dire.Je.__ ‘‘Qu’est-ce qui te prend, Joe.Tu ea tout pâle' Fais vite, je suis pressé! Radiomonde sort cet après-midi et ta page n'eflt même pas faite! Qu’est-ce que t'attend?__ "Bien.je voudrai» voua demander tout de suite si.si je pourrais pas.J'ai peur que vous disiez non.et puis.— "Bin voilà des manière»! Qu'est-ce que tu veux?Comment veux-tu que je dise oui ou non si j'sais pas ce que tu veux?Joe ramasse son courage et.très vivement, comme s’» avait peur de ne pas se rendre au bout de sa demande: ___ "J'pourrais-t-il avoir conge vend redi prochain ?— "Hein?.Congé vendredi?.La grosse journée?.Tu es fou! __ “je le sais, monsieur! Mais, vous aussi __“Quoi?En voilà de l’insolence pour un homme qui demande une faveur! Joe passe U porte' __ "Bien des pardons, monsieur- Je voulais seulement dire qfue vous aussi.vous êtes père.J’avais pas fini ma phrase.__ "En tout cas, c'est de ma faute à moi si je suis père et.— “Je sais monsieur.ce n'est pas ma faute ! Mais moi.je.je.• — "Je.je.je!.Dis-le ce que tu veux! Pourquoi veux-tu avoir congé vendredi?— "Bien.c’est gênant! J’ai un p’tit gars.— "T’avais rien qu’à pas n'avoir de p’tit gars! — "Je sais, monsieur! J'avais pas le moy.n.mais Ça coûtait p^s cher à ce temps-là et c’est un sauvage qui l’a donné à ma femme.— "Hein?.En tout cas.t’es pas le seul qui a un p’tit gars et qu’est-ce que ça peut avoir à faire avec vendredi?— “C’est sa fête, Monsieur! Il va avoir 5 ans vendredi et je lui ai promis d'aller passer !a journée avec lui! — "En voiilà des façons! Aller passer la journée avec son p'tit gars! Moi, le mien, quand c'est sa fête, je travaille pareil! '^aJt “L’Art dan* les Fleur»’' La Patrie Fleuriste LSI Fat.Ste-Catherine Idtmisoa partool directement *• autre sorrr rit tide PL HW rVantra te Jnidl CHU* lï k.t»-t* *• *• MONTRES HI lova A OMKfiA • TISSOT • n ma I^m font ilerniern muddle* i nu** ni Bijouterie fn * h Ion alite pour toilette» printanière» W.RIOPEL “Un bijoutier de confiance” 902 EST.BELANGER - DO.0040 — “Oui, monsieur! Mais le mien est hien plus fia qpue le vôtre et.— ‘‘Joe! Sor» d’ici! — “Excusez, monsieur! Je voulais pas dire ça!.Je voulais.— “Plus fin que le mien?Entendez-vous ça?.Mon gars, toute la famille admet qu’il est fin!.En tout cas, pas de congé vendredi! T’avais rien qfi'à attendre une couple de jours pour le fàire naître! Dimanche, ça aurait rien dérangé! Ouste!.Va faire ta page, je suis pressé! — "Très bien, monsieur le Directeur, mais U va pleurer! * * * Une heure plus tard.Joe frappe timidement à la porte du patron.— “Que veux-tu oette fois-là, Joe?— “Si je faisais tout mon ouvrage d’avance, M.le directeur! Je pourrais-t-il.— "Non, Joe!.Non! Non! Et non! Vendredi, j'ai besoin de toi! — “Vous couperez la journée sur mon salaire, Monsieur! — “Si tu continues à me bâdrer, c'est plus que ton salaire que je vais couper, c'est ta tête! — “Vous disiez, hier, que j’en avais pas de tête, monsieur ! — “J'ai pas dit ça! J'ai dit que t’avais pas de cervelle! — “Alors, si j’ai pas dfe cervelle, j’peux pas écrire dans votre journal et j’peux m’en aller vendredi.— “Ça fait rien, c'est les journalistes qui n’ont pas de cervelle que les lecteurs demandent et.pas de congé vendredi! T’entends?— “J’y ai promis que son oheva] serait là, monsieur! — “Son cheval?— “Oui, monsieur! U m’appelle sa vieille picasse, parce qu’il me met une bride, me fait marcher à quatre pattes! — “Ça doit être beau de te voir à quatre pattes ! — “Oh oui, monsieur! Tiens la dernière fois que j’y ai été le voir, on était deux chevaux, son grand-père et moi, et le p'tit a dit que je courais bien plus vite que le vieux.Et puis, il m’a attaché par le cou à la poignée de la porte.et quelqu’un est entré et le p'tit m'a dit de ruer.J’ai rué, mais c’était une dame qui venait en visite.elle avait pas l’air de bonne humeur et le p’tit, lui, il a bien ri!.Le même soir, M m’a étrillé avec la brosse à plancher.C'était le fur,! — “As-tu déjà mangé de l’avoine, Joe?— “Oui, monsieur! L’été dernier! Vous?.— “Joe! Ces histoires-là m’embêtent! Veux-tu bien me laisser travailler?— “Oui, monsieur le directeur!.Alors.vendredi.vous voulez pas que.— “Vendredi, tu restes icitte!.Ton p’tit fera ruer son autre cheval! — “Il est pas capable, U est trop vieux pour ruer, monsieur le directeur! * » * Le cheval retourna dans son coin de bureau.H sortit un mou-ohoir car il sentait quelqlueohose de chaud qui glissait à sa joue.Puis, le cheval mit ses pattes d’avant sur le ciavigraphe.Il essaya de pondre.Mais ça pond bien mal un cheval qui a les pattes sur le olavigraphe et le coeur gros! B fallait écrire au petit.Lui expliquer cela.Trouver un prétexte.Mentir.Car le petit aillait pleurer de ne pas voir son cheval c* jour-là.Joe se reprit plusieurs fois."Mon cher petit!.Ton cheval s’est rué dans le front et U a une grosse bosse."Non!” pensa Joe.Le petit est trop smart pour croire qu’un che- val se rue lui-même dans le front.D’ailleurs, ça pourrait lui faire de la peine.Il essaya donc autre chose.•CMon pauvre petit!.La secrétaire de ton cheval a beaucoup d’ouvrage.Elle aide ou cheval tous les soirs, ça fait que le chutai ne pourra pas .“C’est-y bète,” pensa Joe, “c'est sa mère qui va lire la lettre!” Il se reprit donc sur une autre feuille."Mon petit Jésus adoré!.La grosse tempête a bloqué toutes les routes et l’Angleterre qui se bat toute seule, elle aussi, contre une grosse grosse tempête, a fait la conscription de toutes les pelles canadiennes, ce qui va m’empêcher."S.___ Joe déchira encore la feuille."Pourquoi un cheval serait-» nationaliste?Le petit ne croirait jamais cela ” Le cheval laissa donc son clavi-graphe et retourna frapper à la porte du boas.— “Monsieur le directeur!.J’y pensais pas, mais je vais avoir deux billets pour la partie de hockey de samedi et.Le boss mit son cigare sur !e oendrier.Il regarde Joe.aimablement.— "T'en sers-tu, Joe?— “Bien!.Il va bien falloir Ça va être une bonne game et comme je ne peux pas partir de Montr éal, et bien.__ “Qui est-ce qui a dit que tu ne pouvais pas t'absenter de Montréal?Ai-je bien compris que tu voulais aller voir ton petit, vendredi.C’est logique pour un père d’ètre avec son petit le jour de sa fête.Je suis un père moi aussi, je comprends cela!.Tant qu’à faire le voyage, tu ferais plaisir au petit en restant aussi pour samedi!” Jot tremblait comme une feuille.U voulut tendre la main au boss, mais elle rencontra l’encrier et le renversa sur le sous-main du patron.— “Ah, ça fait rien.Joe! Un simple accident! Tien, j'ai des buvards en masse, je vais nettoyer oela! Mais dis donc, Joe, si tu n és pas ici samedi, est-ce q*ie.; les billets de hockey?.Est-ce que tu ne me les donnerais pas?— “Sûrement, monsieur le Directeur.Je vous les emporterai avant de partir!” Et le cheval avait un grand sourire quand 11 sortit du bureau.?* * Le cheval prit donc le train et, à 2 heures de Montréal, » réalisa qu’il avait oublié d’aller chercher les deux billets de hockey pour |n |VMC * LQHD OH! OH! Au cours de ces émissions, présentée»* a 10 h.30 de 1 a»ant-midi, du lundi au vendredi inclusivement, et le sam.-di soir a 8 heures, les auditeurs de CRAC peuvent entendre les plus reontrs chansonnette* française» interprétées par les grandes vedette» parisienne».Chaque jour, un événement important se produit dans la région métropolitaine; le reporter Gilles Hé-nault fait lui-même une enquête minutieuse, se rend sur les lieux et interviewe les personnes concernées.A 6 heures il revient au poste et fait le rapport de ses recherches personnelles à Lucien Roy.Il s agit donc, à vrai dire, d une conversation intime et sans prétention entre le Chef des Nouvelles à CKAC et son reporter spécial au sujet de l’événement du jour.L’auditeur est mis au courant de tous les détails concernant cet événement par un reporter qui a vu et entendu tous les aspects de cette affaire.Ce n’est donc pas seulement le récit Inanimé ou le compte-rendu impersonnel d’une émission de nouvelles mais bien le mpport palpitant et enflammé d'une personne qui a été témoin d’un fait sensationnel.Il ne faudra donc pas manquer d’être à l’écoute, tous les soirs à 6 heures pour connaître d'une façon vivante et intéressante les dé tails les plus suggestifs d-u grand événement du jour à Montréal la* programme "Montréal aujourd’hui’ est présenté du lundi au vendredi inclusivement à cette même heure Gaétan Barrette est l’annonceur et C’est une réalisation de Jeannette Brouillet.OYEZ.La Vie en Rose lainani chance Ké'iiHeMKnfinrnfs K l il I UlIt'OtM’ “Montréal aujourd’hui” à CKAC Voici une nouvelle émission de CKAC qui ne peut manquer d’intéresser vivement tous les radio-philes.Tous les jours, le poste de la “Presse” présente à ses auditeurs quinze bulletins de nouvelles qui contiennent tous les détails les plus inédits et les plus récents sur tous les événements Importants du jour, aussi bien à l’étranger que dan» notre pays.Les nouvelles sont tellement nombreuses qu'il n’est pas toujours possible de s’attarder longuement, même sur les principale», au cours de ces bulletins réguliers.C’est pourquoi.Lucien Roy, chef du Service d’information à CKAC, a mis au point une nouvelle formule de programme d’actualités qui sera diffusé tous le» soir», à 6 heures sur les ondes de CKAC.S.1230 0-12-55 P.tl LE DIMANCHE CKVL SUR L£ CADRAN Dfr VOTRE RADIO PAGE 4 •RadioMonde* 15 FEV.1947 DÉBORDEMENT D’ENTHOUSIASME DE CERTAINS AUDITEURS.LE BON EXEMPLE TKA»H POUR QUEBEC r "IL N'ET ftn PftS NECESSAIRE DALLER ft QUÉBEC POUR ENTENDRE* JULIETTE EXCLUSIVE BÉLIVEAU.ELLE AURAIT ÉTÉ AUSSI EXCLUSIVE EN L‘ ÉCOUTANT CHEZ NOUS ft LA RADIO/" KCUVEAU ____DROLE TOUT nr uÊ-ME.JE SUIS POSITIF QUE ^^mJCERT BILLETS POUR IE Caî^l «r QUATUOR ALOUETTE* OP.O nmiiniiiipi^niiiirtnTii'nrimmvn wiwflUi iC QxUÏu n QuaW-Q^^*- OUuOXi IL TEVPICn LE PLUS BEAU BONHOMME DE TOUS ET LE PLUS SENTIMENTAL COMMENTATEUR SPORTIF QU» EST maintenant papa d’un gros crM ; GARÇON DE HUIT LIVRES.dTlN* wmsmm < CE SERA TRES SIMPLE.NOUS ALLONS PROCEOER À L'OPÉRAT/ON COM-L'A FAIT * OV/LA LÉGARÉ * DANS * LE ME DEC/N DE CAMPAGNE»/ VWS N'AVONS TOUT DE MEME PAS EU BESOINo OU RADAR, DE LA RA CAO OU PROPULSION PAR' JET POUR LIVRER CELUI-CI A « MICHEL NORM ANDIN».'VVOUDRA/S QUELQUE CHOSE POUR ENJOLER O MAR/O VER DON».PAUL ‘LA FORTERESSE" DUPUIS nous quitte .O J ( 'BONJOUR CHERIE, IL ME FAUT REJOINDRE •PAUL» DANS SA CAB/NE.AUSSITÔT ARRIVÉ EN ANGLETERRE.UE T'ÉCRIRAI." IS FEV.1W7 •RadioMondem PAGE 5 J.-A.< n\ kikk Muriel GnIlbWlt l)p> «liin Henry :,n'lp l-«*hriin I.ik I.nne I-etond:tl f,VR|( Honoré David 10 "DUO " à l'Arcade par Roger DUHAMEL Toute l'oeuvre de Paul Géraldy est fondée sur l’amour qui demeure quoi qu'on dise, l'un des sujets les plus difficiles, les plus inaccessibles.Il est trop aisé de parler de l’amour, de reprendre sans cesse les lieux communs qu’on se passe fidèlement d’une génération à l’autre.Nous tommes volontiers exigeants et nous n'acceptons pas qu’on reprenne avec trop de banalité le sujet par excellence de tous les drames.Il serait vain de s’attendre à ce que Géraldy manifeste quelque vigueur dans le traitement d’un sujet.Il lui est arrivé une fois d'atteindre à une certaine grandeur avec I-fCS Grands Gardons, un acte d’une belle sobriété, mettant en relief l'inévitable conflit psychologique d’un père et de son fils.Sauf cette exception, Géraldy s’est confiné dans la confiserie sensiblarde à prétention poétique.N’est-il pas, pour l'éternité, l’auteur languissant et énamouré de Toi et moi, ce petit livre qu’on rééditera tant qu’il y aura des collégiens troublés par le mystère féminin et des fillettes en proie au mal d’amour.Au sujet de Géraldy, on a beaucoup parlé de théâtre poétique.Entendons-nous: il ne peut s'agir que d'une poésie toute mineure.Ne comparons pas le vieux crû de Claudel avec la piquette de Géraldy.C’est joliment écrit, c’est travaillé avec soin, mais ça ne casse rien.Duo, qui est assurément l'une de ses bonnes pièces, ne dépasse pas une honnête moyenne.Il aurait eu grand avantage à resserrer l’action, à ne pas se perdre dans d’interminables méandres, surtout au troisième acte où l’on n'en finit plus, où le démasqueinent, trop facilement prévisible, ne parvient pas à s'accomplir.Peut-être les interprètes eussent-ils dû emporter ces dernières scènes à un rythme plus rapide, mais il n’empêche que Géraldy demeure coupable de s'être vainement perdu en de trop longues conversations.Le thème est simple, mais d’heureuse inspiration.C’est une étude sur la jalousie, la jalousie qu'éprouve un homme qui aime sa femme.Donnée éternelle et toujours nouvelle.Alice et Michel forment un couple uni; tous deux travaillant dans leur propre maison de couture, elie comme dessinatrice, lui comme administrateur.Ils sont venus piendre quelques jours de repos dans une propriété qu'ils possèdent en province.Tout à fait par mégar-de, une lettre oubliée va déclancher le drame.Quç s’est-il donc passé?L'année précédente pendant que Michel était à Londres, Alice s’est donnée à Bordier, un soyeux lyonnais.Coup de tête sans conséquence, qu'elle a complètement oublié depuis lors.Obligée d’avouer, elle s’efforce de faire comprendre à Michel que cette minute d'aberration n’a nullement nui à leur intimité, que le bonheur demeure possible.On assiste aux ravages de la jalousie rétrospective dans le coeur ulcéré du mari.Il lutte vainement contre une passion qui finit par le terrasser.Malgré toutes les ruses qu’il prend contre lui-même, il ne parvient pas à se désintoxiquer du poison qui le mine.Finalement, pendant qu’Aliee, très lasse, s’est endormie dans son fauteuil, Michel se jette à la rivière.(Colette a traité un sujet identique dans un roman qui s’intitule également, si ma mémoire est fidèle, Duo).Antoinette Giroux et Jacques Auger se taillent un beau succès personnel dans cette pièce qui leur permet de tirer parti de tous leurs dons.Giroux campe avec une sûreté parfaite le type de la femme habituée aux affaires et qui ne se perd pas dans d’inutiles mièvreries, de la femme néanmoins fortement attachée à son mari, non pas de cet attachement juvénile et naïf, mais par la vigueur d’un sentiment épanoui et assuré.C’est une interprétation extrêmement humaine et souvent très émouvante.Le jeu de notre excellente comédienne a été rarement plus nuancé, plus lucide.C'est un rôle qui convient à tous égards.On peut répéter la même chose, et avec autant de justesse, pour Jacques Auger.Son allure puissante et virile fait bien saisir le contraste avec son désarroi intérieur, une fois qu’il a été frappé d'un coup dont il ne se relèvera pas.Irréprochable dans les scènes les plus dra-.îxatiques, Auger parvient difficilement à se détendre, alors qu’il fait effort pour simuler la jovialité.Quelques-unes de ses répliques, d’une ironie cinglante et féroce, portent très juste.Jean-Paul Kingsley se tire élé-gammenf d'un emploi difficile et ingrat.Comme toujours, il a le tort d’escamoter quelques phrases et il fait peut-être aussi un peu jeune, ]x>ur donner l’impression de 1 homme d’affaires à succès.Il manifeste toutefois beaucoup de naturel.Elisa Gareau complète la distribution dans un rôle de bonne tout à fait conventionnel.Une remarque accessoire: s'il est absolument nécessaire de subir, pendant les intermèdes, des pièces musicales, serait-il possible de changer les disques ou de changer l’aiguille?Cette cacophonie devient en effet intolérable.Roger DUHAMEL Le “CAFE-CONCERT" au Théâtre AMHERST Les personnes q|.ti avaient l’habitude d’assister à l'émission du "Café-Concert” tous les lundis soir à la Salle St-Stanislas voudront bien prendre note que oe populaire programme sera désormais diffusé directement de la scène du Théâtre Amherst, à Montréal.Il va sans dire que ce changement de local n’affecte pas du tout la formule orgirurte et pleine d’entrain qu’on se plaît à retrouver au cours de cette demi-heure hebdomadaire.L’humoriste Louis Pelland ne souffre d'aucun rationnement dans le domaine de la comédie et les animateurs réguliers de ce programme traduisent fidèlement sa pensée devant le micro.Lucilùe Dumont, Jean La-londe, Clément Latour, Marcel Gi-guère et le chef d’orchestre Raymond Denhez ne donnent jamais leur place lorsqu’il s’agit de rire et de chanter.Donc, le lundi soir à 8 h.00, c'est du Théâtre Amherst que vous parvient la pétillante émission "Le Oafé-Conoert”.Le poète Fernand Gregh, qui vient d’être élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’hon-nêur, fit son entrée dans le monde des Lettres à vingt-deux ans: il était secrétaire de rédaction à La Revue de Paris.Verlaine meurt.Chargé de faire l’article nécrologique, Fernand.Gregh assure qu’on ne devrait parler des poètes qu’en vers et poursuit en donnant l’exemple: Ia tristesse des menuets Fait chanter mee désirs secrets Eê" je pleure D'entendre frémir eette voix Qui vient de si loin, d’autrefois, Et qui pleure.Quelques fours après, dans un article du Temps, Gaston Deschamps cita ces vers, en affirmant que Verlaine les avait écrits dans sa meilleure période.C’est alors que Fernand Gregh réclama la paternité de la Tristesse des menuets.Du four au lendemain le jeune poète était célèbre.YVES BOt'RASSA réalisateur * * * SOUVENIRS D’ARTISTES au “Studio d’essai de CKAC” La série de programmes spéciaux présentés sous le titre général de “Studio d’Essai de CKAC” se poursuit toujours et cette semaine, les auditeurs pourront entendre "Souvenirs d’artistes” à 9 h.30, mercredi soir.Puisque cette série d’émissions a pour but de procurer aux réalisateurs l’occasion de présenter aux radiophiles une pièce “à leur gout”, il est intéressant de considérer les motifs qui déterminent ces réalisateurs dans le choix de leurs pièces.M.Yves Bourassa a songé, en effet, qu'on peut trouver sur nos ondes une place pour une série d'émissions consacrées à la dramatisation de la carrière de nos artistes locaux.Ces émissions, en plus de mettre en lumière la carrière de nos grandes vedettes, seraient une véritable leçon pour tous les auditeurs.On s'imagine trop souvent, en effet, que le talent suffit à lui seul pour mener au faite du succès.C’est une erreur; les faits prouvent, au contraire, que le talent doit être assaisonné d'une forte dose de travail constant et persévérant pour constituer une carrière fructueuse.“Souvenirs d'artistes” présentera aux auditeurs de CKAC le grand comédien de nos ondes Ovila Légaré.Tous les radiophiles canadiens connaissent depuis longtemps l’incomparable animateur de “Nazaire et Barnabé” et ils écouteront avec un vif intérêt la dramatisation de sa carrière que leur présentera Yves Bourassa, à cette émission de mercredi prochain, à 9 h.30 de la soirée.Les interprètes seront Ovila Légaré, Jeannette Deguire e* Georges Bouvier.Les transitions musicales seront ïntei prêtées à l’orgue et au piano par Louis Bé-dard.î1 ne faudra donc pas manquer d’être à l’écoute, mercredi le 12 février, pour entendre cette présentation de hçute qualité qu'offre le poste CKAC.Aux “Radio-Concerts Canadiens” Les Radio-Concerts Canadiens, que la Maison Molson met à l'ho îaire de Radio-Canada tous les lundis soirs à 9 heures, auront pour vedettes le 17 février Irène Moquin, raezzo-soprano de réputation internationale.et Ringuet, l'éminent écrivain canadien.Mlle Moquin, qui est née à Trois-Rivières, est bien connue des auditoires de la radio et des concerts, au Canada comme aux Etats-Unis.Sa voix chaude et sa technique impeccable lui ont valu les commentaires les plus élo-gieux d'un littoral à l’autre.Ringuet, membre de l’Académie canadienne et l’un des auteurs les mieux connus du Canada français, sera intervioué par Albert Duquesne.Chacun connaît "Trente Arpents”, l’une de ses oeuvres qui eut un retentissement considérable tant en Europe qu’en Amérique.L’orchestre de 45 musiciens, dirigé par Jean Deslauriers, présentera un programme choisi de musique populaire ou mi-classique.L’annonceur de Radio-Concerts Canadiens est le populaire Roger Baulu.Le calendrier de la femme d’spré» m Méthode OGINO-HMIlt Approuvée par les AUTORITES MEDICALES e* RELIGIEUSES.Ce Calendrier indique de façon claire et précise vos Jours fertiles et vos jours stériles.POUR ADULTES SEULEMENT.En librairie: $1.00.Par poste: *110 EDITIONS NOPSIOP Case 27.Station "B' Montréal.Dépt.Z 5.A la Pharmacie Montréal, HA.7251; Pharmacie Ch.Roussln, CR.2159.Demandez notre Catalogue de PRIMES contenant des centaines de CONSEILS PRATIQUES 11 est GRATUIT.Rollande Desormeaux, diseuse Albert Viau, baryton Artistes Invités à Mosaïque Musicale • MERCREDI 19 FEVRIER à 8 h.30 du soir ICI RADIO - CANADA r eu \porté Wotra -caille, tf/a clame, l'habilité et l’art rl'une corsetlère diplômée, ne sauront que rehausser 1 éclat de vos lignes.Les Femmes Artistes, comme toutes le» dame* bien avisées, visitent les studios fashionables et ultra modernes sous la haute dinafhon de Mme J.A.Bouré Experte eorsetlére diplômée /153 ST-DENIS Tél.TA.2717 T- ',N\\V-' ocXl *«r • PO’ ""»fV '*'l-T L ** ¦ ?Thérèse Pf.NISET ?Maurice MEERTE ?Alain GRAVEL ?Antoinette GIROUX ?Fred KILL ?Jack NORTON CHRC, CKCH Postes CKAC, Pié»enté pat DOMINION CORSET ana a ten n accepte j )le p(uô.'l fin) Done lei Canadiens n’acceptent ,plus, sans protester, certains plats tie la qualité de ceux qu’on leur a fait avaler jusqu'ici.JD n’acceptent plus.Ils se dre3-sen sur leurs ergots, et rouspètent.Et ne font pas seulement clamer leurs décision» de non-acceptants, mais se liguent, et coude à coude, font ban 1ère.Et qu'on n’appelle pas «a du chauvinisme.Il y a des chauvins, et des tas, chez nous, mais ceux-là se différencient des vrais non-acceptants, en ce qu’ils s’inclineront devant n’importe qui né sur les bords du St-Laurent (c’est le clan des dcnne-moi-tel-poste-je-te-donnerai-telle-médallle), alors que les vrai* non-acceptants refusèrent aussi bien l'indigène que l’importé.Donc, le Canadien français n’accepte plus, et en adoptant cette attitude, il fait enfin figure d'adulte.Bravo! .Mais se rend-il compte par exemple, qu’en réclamant tes droits d'adulte, il prend automatiquement l'obligation de donner en retour?Tant qu’on a crié partout cette phrase désuète, ‘‘nous sommes un peuple jeune” on pouvait agir comme l'enfant au berceau qui tend la main vers le biberon, sachant qu’on se doit de le lui donner.sachant aussi que personne ne s'aviserait d’attendre que le gosse ne paie en retour.Mats que l'enfant grandisse, et on lui demande de menus services en échange de son bol d'épinards.Que l’enfant devienne un homme, et il devra pay.t de son écot.chaque pomme qu’il voudra croquer.On n’a rien pour rien dans la vie à partir du jour où l’on est assez grand pour ptotester.refuser, choisir.Nous en étions, dan6 l’article précédent, à la mauvaise importation intellectuelle qui nous est venue de FiaïiCe, entre les deux guerres.(Je répète ici qu’il y eut d’heureuses exceptions.) Et que nombre de ceux qui soni venus chez nous se glisser dans notre enseignement, dans notre journalisme, dans notre mince littérature et notre théâtre plus mince encore, étaient souvent des ratés, chez eux.qui ont quelque peu réussi à nous donner le change.Nous aimons la France, et par le fait même, le Français.Son bagoût naturel prend généralement le Canadien an dépourvu.__“Qu’il parle donc bien! Et que ce doit donc être vrai tout ce qu’il dit!" Seulement voilà, le» moyens de transport sc sont multipliés de-iniis 1918, on voyage plus facilement.Beaucoup plus nonabreux sont ceux-là qui sont allés en Fiance, et qui en sont revenus en disant: “Mais non ce n’est pas ça le vrai Fiançais, ce n’est pas ce crâneur, ce hâbleur, ce profiteur.Le vrai Français, c’est quelque chose de beaucoup plus fin.de plus subtil, de plus intelligent.Il ne s'agit pas de parler avec 1 accent parisien pour être un pédadogue en diction ou en phonétique.Il ne e’agit pas d'avoir décroché un troisième accessit pour être une vedette des théâtres de Paris.Un professeur de lycée n'est pas forcément un critique littéraire.Et un barbouilleur de toiles n'est pas au- CONVERSATION ANGLAISE (’ours particulier*.Méthode pratique et rapide.profea-kfiir pourvue d'un diplôme pédagogique bilingue de l’Ontario.Mlle M.A.LEMAIRE Tel.: MA.18H« tomatiquement un fondateur d'école.” Et nous avons eu tout ça, chez nous.L’élimination »'e»t faite avec le temps, c’est vrai.Mais n’empè-che que plusieurs ont occupé des postes de commande dans des domaines où il s'est produit, par le fuit même, du sabotage de nos possibilités indigènes.Nous avons élevé la voix, et la France l’a si bien compris, que depuis la fin de cette dernière guerre, elle a trié sur le volet, les personnes qu'elle nous envoie pour nous parler de musique, littérature, peinture, etc.(U y a peut-être eu deux ou trois malndroits qui sont venus, mais par contre, il y a eu de bien belles figures.) La France a fait plus.E^ie a décidé d’inaugurer un système d’échange culturel en invitant des jeunes Canadiens à se rendre en France.Elle a donné pour la saison 1946-47, plus de cinquante bourses distribuées dans les neuf provinces.Et Québec a eu sa bonne part.Voilà un geste admirable et dont on n’a pas assez parlé, dont on n'a pas assez chaleureusement remercié la France.Mais ce n’est pas tout de remercier.Qu’avons-nous donner en échange?Avons-nous invité des jeunes Français, chez nous?.Leur avons-nous offert des bourses d’études?.Oui, trois, parait-il.Trois Français, contre cinquante Canadiens.I! n’y a pas là de quoi être fier.Je sais bien qu'on ne peut inciter le jeune Français à venir chez nous, faire des études de théâtre, ou parfaire ses études de musique, de chant ou de peinture.Nous avons encore trop peu à offrir dans le domaine des arts.Mais il n’y a pas que les arts qui intéressent les jeunes Français.Us pourraient venir étudier le commerce, l’industrie, les mines, l’exploitation forestière, l’exploitation des forces hydroli-ques.Us pourraient venir faire des échanges de vues dans le domaine de la médecine, de l’art dentaire.Ils pourraient venir apprendre l’anglais, les sciences politiques Internationales.et que sais-je?Le principal serait d'établir un courant d'échanges entre la France et le Canada, et cela par la jeunesse.Ainsi ces deux peuples qui se touchent par la base se connaîtraient mieux, et là-bas on finirait par ne plus nous prendre pour des sauvages, et nous, on finirait par ne plus juger la France en général par les données de certains énergumènes dont les phrases retentissantes parviennent jusqu'à nous.Jean DESPREZ La semaine prochaine: MON TRT ANGLE (La France, mon pays et moi).Le Questionnaire de la Jeunesse Le Questionnaire de la Jeunesse, le samedi, 15 février, à 7 h.du soir sera relayé du Palais Montcalm, à Québec.Les invités de Radio-Canada seront les premiers de classe des 8ième et 9ième.L'oncle Raymond interrogera les concurrente sur des sujets qui relèvent des matières qui leur sont enseignées.Comme on le sait des récompenses «ont.décernées aux vainqueurs.Le samedi suivant, c'est-à-dire le 22 février, le Questionnaire de la Jeunesse sfr a retransmis de la Satie de l’Ermitage, à Montréal, pour les élèves des 6ième et 7ième.A l’Issue de l'émission dp “Tour d’Horizon Canadien” dimanche dernier, les commanditaires i‘ur;-"l la délicate ntt ntion de présenter à Mme- JEANNE MAUBOCRO, dont on venait d'évoquer la brillante carrière, une magnifique gerbe de roses qui lyi furent présentée» par Alain Gravi I et Simonne 1 1.bribe.Oeuvre de Viiîa-Lobos Au concert de l'orchestre symphonique de Toronto — Eugène (Szenkar, dirigera Eugène Szenkar, chef de l'Orches tic Symphonique de Rio de Janeiro a été invité à diriger le concert de 1 Orchestre symphonique de Toronto, le mardi, 18 février, à 9 heures du soir, concert dont Radio-Canada fera le relais.Szenkar est l’une des grandes figures du monde artistique au Brésil.U dirige depuis quelque temps les concerts de la Symphonie de la NBC, à New-York.U partira sous peu pour l’Europe où Oi.l’a invité également à diriger.Sa visite à Toronto constitue un moyen d'échange culturel puisque sir Ernest MacMillan a été l’invité du Brésil au cours de la dernière saison.Szenkar fera entendre la Symphonie No 1, de Brahms et Prélude Baehiann Brasileira, No 4.du compositeur brésilien Hector Villa-Lobos.A Toulouse, où U était étudiant, Mil jeune poète évoquait sa petite patrie, Revel, dans une charmante chanson dont voici la traduction: Oh! que le soir assis sur l’hcrliettc.J'aime dans t:s envirous parfumés, l>u pâtre enteudre la musette.De ton ciel admirer les clartée Et à l’appel du clair de lune J'oublie les peines du Jour Et laisse le coeur près de ma brune Chanter Revel et le Midi.De qui est cette chanson f D'un futur president de la République, de Vincent Auriol qui, à vingt ans, écrivait encore: Et tout ici, belle cité Des pâtres de tes montagnes.Les oisel.4* de tes campagnes, Chantent l’amour, la liberté.Signalons aux bibliophiles que Revel ou la Rebeloise fut publiée en langue d'oc par les soins des Editions M Mac-K night, place Dancourt à Montmartre, patrie des chansonniers.SUR UE cadran DE VOTRE RADIO Mme Victoria Ocampo, par le truchement des Nouvelles Epitres, nous parle de la revue Sur.Ve groupe de "Sur" a été formé par des hommes et des femmes qui s« sentaient le courage de faire face, dans le monde des lettres, à ces fatalités concentriques: êtres humains, modernes, Américains, Latins et même Hispano-Américains.Ces hommes et ces femmes ont accepté l’honneur de n'avoir pas une tâche brillante et facile.Ils ont compris que leur pauvreté hispano-américaine, si révoltante parfois, si dure toujours, était pour eux la seule gloire et le seul salut.Que cette hérédité acceptée les rendait dignes d’un héritage qui n’était point fait pour les parvenus, les parasites et les usurpateurs, que cette pauvreté temporelle était un noviciat nécessaire, non une indigence humiliante.Et que si jamais la culture européenne, par ce renversement ironique des choses si fréquent dans l’histoire de notre planète, tombait entre les mains des infidèles, ce serait à nous, Américains de l’avenir, de la délivrer et de paper une rançon.fob-tiooi* de* coueH NoBacl.Ligne Lclong D A A •t Je* Lmeu« *ovt'*n-go‘g» Go'll IC Co'dtti T WH» J » 15 FEV.1947 ?%RadioMonde• PAGE 7 - - — # ,V*' J v«*> DES\J ITft/NBS Le long de la route PAGE 8 +RadioMonde% 15 FLV.1947 calvaire de l’orphelinat de Ifuberdeau est l'un de* plus beaux et de* plus artistiques au Canada.Un mot du romancier Logan Pearsall Smith: — Il faut avoir deux huts dans la, vie: d’abord réaliser son idéal; puis n’en pas changer quand on l’a réalisé.C’est le deuxième effort qui est le plus difficile.• On découvrira toujours de nouveaux mots d’Oscar Wilde.Un comédien londonien lui disait un soir, avec suffisance: — Moi, je n’ai qu'-une idée: faire rire la salle! — C’est une idée, déclara Wilde, ce n'est pas un idéal! • Maurice Rollinat, dont on va célébrer le centenaire, composait sans avoir appris la musU/ue.Sait-on que c’est l'excellent compositeur Albert Chantrier, alors jeune organiste, qui recueillait et notait les compositions de ce si curieux "illettré” de la musique?Il fut souvent l’hôte de l’auteur îles Mévroses, à FresSelineS, où, apres déjeuner, il recueillait les airs qui, sous les doigts de Rolli->iat, s'échappaient du piano.• Anatole France trancha un jour la vieille querelle des critiques et des “créateurs” en faveur de Paul Hazard, qui venait d’écrire une délicieuse étude sur Manon Lescaut.L'homme, dit Anatole France après avoir lu cet ouvrage, l’homme qui montre tant d’art à analyser un chef-d'oeuvre eilt été capable de l’écrire.• Ce qui signala Léon Blum comme écrivain, car il est aussi un écrivain de beaucoup de talent, ce fut so critù/ue des livres à La Revue Blanche où il eut d’ailleurs un successeur digne de lui: M.André Gide.Ses Nouvelles Conversations de Goethe avec Eckermann, qui n’étaient qu'un artifice pour disserter des événements, le lancèrent définitivement.Lucien Herr, bibliothécaire à l’Ecole Normale, ami de Jaurès, l’entraina vers la politique, notamment vers le socialisme.Lucien Herr eut d’ailleurs une grande influence sur les jeunes in-tellectuels de cette époque, particulièrement aussi sur Péguy.• Quelqu’un semblait choqué dm prix énorme qu’avait de nui nilé le maréchal Montgomery à ses éditeurs anglais et américain pour ses souvenirs de guerre.Monty sourit joyeusement: — Ne savez-vous pas qu’un soldat doit vendre sa vie le plus cher possible t Il fallut trois séances pour arriver à un résultat.Il obtint finalement cinq voix sur neuf votants.Trois voix demeurèrent fidèles
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