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Titre :
Radiomonde
Éditeur :
  • Montréal :Radiomonde,1939-1952
Contenu spécifique :
samedi 12 avril 1947
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Radiomonde et télémonde
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Références

Radiomonde, 1947-04-12, Collections de BAnQ.

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lft CFNTS T,F NITMFRO 1‘HOTO I.AKOSK VOU IX — >•!» — MONTRKAL, 12 X\ U1L Util REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRE SsE ET D'INFORMATION A R A DK V».AN A DA Le Questionnaire de la Jeunesse Au Palais Montcalm à Québec SAMEDI.19 AVRIL à 7 heures p.m.Un jeu instructif et attrayant — Des prix fort intéressants.Pour les élèves des 6ème et 7ème années CBF CBV CBJ Radio-Collège est une aide à renseignement postscolaire au pays Un coup d’oeil sur l’année académique qui vient de se terminer.— La littérature étrangère au théâtre.DES INNOVATIONS POUR 1947 -48 CHAQUE SOIR à 6 heures 25 LUNDI au VENDREDI LA CHRONIQUE SPORTIVE avec JEAN-MAURICE BAILLY — à — CBF Radio-CoUèg* vient de terminer une autre saison consacrée aux émissions éducatives.Le programme de cette sixième année était composé de 300 émissions sur tes arts, les sciences, l'histoire, les études bibliques, la littérature, le théâ-j tre et la musique.Le rapport pour cette année académique indique que Radio-Collège a invité au mi-cro 40 conférenciers.237 musiciens et 7S>5 commédiens: la bibliothèque de ce service possède maintenant l >46 textes qui portent sur les di-; verses rubriques inscrites à ltiorai-] re depuis la fondation en 1941.; Treize titulaires ont collaboré à < cette oeuvre de vulgarisation littée j raire.scientifique et artistique préparée en marge de l'enseignement i officiel.j Radio-Collège n'a pas été conçu en vue d’étre incorporé au p.-o-’ gramme des études scolaires- le but i UN LAVAGE SPEC/AL > V.POOP L'OCCAS/ON '"A CHERS RADIOS.> B1AN.BLAH.PARO0N, CHEPS ARTISTES, \ 8LAN.BlAH.j f «GERARD»! LAVES AUSSI QUELQUES-UNES v DE TES .> HISTOIRES f SJf ue vous introduis ^ LA SENSATION DU QUÉBEC LA CHÉRIE DE MONTRÉAL, LA REINE DE LA RAû/C .\ «LUC/UE DUMONT»! à MA/S UE VOULA/S SIMPLEMENT LE TRIMER POUR L'OCCASION.«MR.LALONDE»" W/ JE ME ^ DEMANDE SI JE NE DEVRAIS PAS .APPORTER MA î FORTERESSE f 1 AVEC MO! ?J ' U’PEHSAtS UAMA/S QUE LE BRONTE.C'ÉTAIT SI PESANT .QUE CA / •’ MON CNE R «LORD OH'OH/» J'APPORTE \ C 'EST UNE MON DACTYLOGRAPHE )BONNE iPEE tn AU GALA / .MON S/EUR.TOUCH EL N PAS A CE.CHEVEU-LA! m* wm ‘ENFIN, U AURA/ UNE AUTRE OCCASION QUI ME PERMETTRA DE S.MASSACRER LES ARTISTES ET QU'EST-CE^ QUE TU EN FA/S , DU GALA DE ( LA RAO/O ?/ viens- tu ^ AU GALA, OU! OU NON ?LE MONDE EST PE T/ T, N ’EST-CE PAS .MES O AME S : SS PREMIEREMENT, LES SALONS DE L'HOTEL WINDSOR SUBIRONT LE GRAND NETTOYAGE.DE HAUTS PERSONNAGES PU MONDE OFFICIEL SERONT PRÉSENTS, PARMI LESQUELS SON HONNEUR«CAM/LL/EN HOUDE», MAIRE DE MONTREAL.PLUSIEURS DIRECTEURS,GÉRANTS ET PRESIDENTS PE POSTES ÉMETTEURS, DE LA GUILDE DE LA RAD/D, ETC., HONORERONT PAR LEUR PRÉSENCE, LA TABLE D'HONNEUR.NOUS Y VERRONS LE PRÉSIDENT DE L'UNION DES ARTISTES LYRIQUES ET DRAMA TIQUES DE MONTRÉ AL,«GERARD DEL AGE”.«PAUL L'ANGLAIS PEPRÉSENTER/J L INDUSTRIE CINÉMATOGRAPHIQUE CANADIENNE-.LE VICE PRÉSIDENT DE L'UNION FÉDÉRALE DES EMPLOYES DES POSJES SE PERMETTRA UNE SORTIE SPECIALE POUR ÉOCCAS/OfY.LE DIRECTEUR DE RA D/0 MONDE « MARCEL PROVOST » S'OCCUPERA ACTIVEMENT DU DÉMENA6EMENT DES PLAQUES ET TROPHÉES.a RENE-0.60/V/N» AURA ENF/N UNE OCÇAS/ON TOUTE SPÉCIALE DE REUNIR SON ALPHABET POUR ÉCRIRE QUELQUES ARTICLES FAMEUX.PLUSIEURS AOM/RATEURS 5 ‘OFFRIRONT MÊME UN DÉBAT DANS L ÉNTHOUSI-ASMIE DE L'ÉVÉNEMENT SOC!AL DE LA SAISON.«ALBERT CNA RT/ER» FERA PROBABLEMENT suivre Pinceaux et palette POUR REMPLIR DE NOUVEAU SES BAGAGES D'IDÉES .rBELLE OU MAUVAISE ROUTE, NOOS NOUS , RENDRONS r v e/EN / J -HAüL St-UeAn.l'HOTEL WINDSOR SERA L ENDROIT IDÉAL POUR RENCONTRER LES VIEILLES CONNAISSANCES, LES AMIS ET TOUS VOS ARTISTES ET ANNONCEURS.ET ENFIN.PLUSIEURS ANUS DES ARTISTES PASSERONT A TRAVERS DOBSTAOES INSURMONTABLES POUR DANSER SURLAMUS/QUE DES «MAURICE MEERTE»ET*RAYMOND PERMET —5 12 AVRIL 1917 mRadioMonde9 PAGE 7 «sss—9 566684 \\KH %Mdrr Humilie \\ HII KII.A\ KM < lair*.Martin avhil —^ • • -•X y-:*r.P ceft&jfe+nax/Kg TROUBLES FÉMININS, SYMPTÔMES OU CONSÉ- •.NERVOSITÉ, : FAIBLESSE, PALEUR, TONIFIEZ-VOUS EN PRENANT LES BONNES PILULES ROUGES POUR LES FEMMES PÂLES ET FAIBLES Cil CHtMIQU! FRANCO AMIRICAINI lîll 156» dut ST-DINIS.MONTREAL 11 4 Générations \de femmes nerveuses/ ont su fair* disparaître facilement \ IROO .la FAIBLESSE / MANQUE Rf.W QUENCES / D’APPÉTIT UfvjJ L'ANÉMIE Gastronomie il y a quelque temps Jean-Pierre Masson allait faire une \i-ite à l'iiôpital (pour voir quelqu'un qui lui est cher.c'eM son aimable épousé, tas Je curieux.) Comme Jean-Pierre a toujours faim, il a entortillé une bonne religieuse pour qu'on lui serve à ilîner à la cuisine (il a tant Je charme ce J.P.) Pendant qu'il mangeait, un interne Je ses amis s'approche et lui demande ce qu'il mange.Jean-Pierre, la bouche pleine, répond: “Je mange le foie d'un malade! Devant la stupeur Je l'interne J.P.ajoute avec nonchalance: '‘Il n'en voulait pas, il n'avait pas faim.*’ Lingeries La cliente- —- Une brassière “Voluptic’’ s'il vous plaît! La vendeuse.— Soutien ou camouflage?.Enfantillages Intéressante cette exposition îles nouveaux jouets.Avec les petits jeeps-jouets, un fabricant fournit gratuitement Je gentils petits piétons Je plomb.Etymologie.Le mot aspic, signifie mi mets délicat qu'affectionnent les femmes morphinomanes.Oh! Oh! Uette mystérieuse annonce parue dans un journal local, a, nous l’espérons, éveillé l’attention de cette vigilante Ligue du Sacré-Goeur.“Jeunes filles.Aucune expérience requise.Irai ail de nuit seulement.” A y e/.l’oeil messieurs! MAITRE GOGUENARD O res séducteurs! Get hebdomadaire rapporte que >ar suite des offenses répétées, le chef a donné ordre à ses hommes de “séduire” avec la plus grande rigueur”.Il s'agit de la briga.le des moeurs, évidemment.Douce pente .• .111 L'éditeur du roman de Roger Lemelin “Au pied de la pente douce” tient à remercier publiquement le sieur René Bergeron.Le prix de T Académie accordé à l'oeuvre de notre compatriote avait bien un peu aidé à la vente du livre, mais après l'article de Monsieur René, le “putride' roman de Lemelin vous a une vogue, mais une vogue! A'a même des méchants qui vont jusqu'à dire que c'est Roger lui-même qui a insisté pour que Bergeront y aille de sa petite crotte, histoire de corser la vente.Non, mais y a-t-il du monde méchant.Pierre, mon Dagenais, «lis merci toi aussi.Grâce à Monsieur Bergeron on a presque oublié l'Ecole des Femmes.“Douce pente, cher pays de mon .Toujours la pente Qui a laissé cette pelure de banane sur la pente douce.Cette pelure sur laquelle a glissé Bergeron dit René.L.st-çe toi mon taipiin de lemelin?Les belles citations On n'a rien sans veine — Paul Leduc.l'heure qu'il est .\e vous méprenez pas.L'horloge électrique a quand iu«-me un “tic tac”- Un tic tac moral si vous voulez, mais tic tac tout «le même.Je «lis ceci pour tuer le temps.La prose impayable Ne jetez pas votre argent à 1 eau.je ne sais pas nager — Hector Charland.^ Jm*us(o IBS PROPOS PIQUANTS de Maître Goguenard PAGE 8 •RadioMonde• - w.- -• V Apre* une brillante tournée en Amérique du Nord et en Amérique du Sud, CHARLES TRKNET de retour en France, donna une série de récitals sur U Côte d’Azur, et notamment à Paris à la salle Pleyel où il eut un véritable triomphe.De retour à New-York, au fameux Club Embassy, la critique de New-York sVnthousiasme.Avant son départ pour Hollywood où il est sous contrat pour plusieurs films, Chari«»s Trenet donnera quelques récitals à Montréal, Québec, Sherbrooke et dans quelques autres centres de la province.Pierre 1 er le Grand aux Champs-Elyjéees \ Pierre le Grand, tzar de Russie (1682-1725) se fera connaître sous la plume de Gilles Bonour, le dimanche, 13 avril, à 9 h.du soir, sous la rubrique "Paptiste aux Champs Elysés”.Cette émission de Radio-Canada est à la fois instructive, attrayante et fort variée.L'auteur évoque ici les grandes figures de l’histoire dans le domaine des arts, de la littérature et des sciences.Pierre le Grand offre à l’auteur CH A RICS au TRENET MONUMENT NATIONAL les 28 et 29 avril A Québec: Palais Montcalm les 2 et 3 mai Imprésario pour le Canada: Henry DEYCLUN de cette série une source abondante de faits au point de vue historique et aussi au point de vue psychologique.Ce Pi erne L,e-Grand fut un despote, extrêmement violent mais non dépourvu d’intelligence puisqu’il tourna son regard vers la civilisation occidentale.Xi voulut d’ailleurs à la suite de ses nombreux, voyages dans l’ouest de l’Europe substituer au régime asiatique un état moderne.Mais si la Russie est devenue par lui une puissance européenne, elle reste, dit l’encyclopédie, un état barbare.12 AVRIL 1947 miii i ;,w Comédi apris film du e m o g r a n u n couturier ne trou pi Hïr-'ür - ¦ .*>* » ï tyy *.¦ J.-> v' Et îe Christ regarde le monde, et les élus regardent le Christ.Et sa nature d’homme qui surgit une fois l'an cette nature d'homme qui vient se mêler à son essence divine, et combat, et prend le dessus, ce jour-là, sa nature d'homme lui vaut des pleurs qui roulent dans sa barbe blonde.Et ses mains le font souffrir.Et son côté le fait souffrir.Et son front le fait souffrir.—“Mais à qjuoi donc ça vous a-t-il servi, Seigneur?” —“Ils ne savent pas.Ils ne savent pas encore.” —“Ils savent, Maître.Mais ils refusent.Car il n’est pires aveugles que ceux qui ne veulent pas voir.” Jean DESPREZ.fSur Nos Ondes.CBF, le vendredi 4 avril 19471.Un HOMME et son PÉCHÉ" EN TOURNÉE avec SERAPHIN, DONALDA, Bill WABO, etc., etc.I.es nombreuses demandes venant de tous les coins de la province et de la Nouvelle-Angleterre ont suscité l'auteur M.Claude-H.Crignon à écrire une pièce pomant être présentée dans les salles de 500 et plus.Cette pièce a pour titre “LA FIN I)F MONDE” avec les artistes authentiques de la radio- Ceux qui désirent présenter ce spectacle à leur public, devront s'adresser immédiatement à l'imprésario exclusif P.-D.RENAUD, 934 E., rue Ste-Catherine, suites 116-117, Montréal.Téléphone: I.Anrastor 5236.lp jour, dp 9.30 à 5 heures Téléphone: CI-airval 5624, le soir, de 6.30 à 9 heures.Juliette Duval, sec.Il n'est pires aveugles.’ Et quand il leur tendait ses paumes, et que les oiseaux venaient picorer le grain, et piquer, de leur bec, ce® mains où l’on planterait des clous, l'enfant blond souriait à sa mère: — Mais non!.mais non, ils ne savent pas ce qu’ils font.Marie avait-elle lu sur le visage de son fils, une douleur anticipée?—Iis ne savent pas ce qu’ils font.Et lorsque sur le® routes, il allait, bras tendus, gros d'amour pour les hommes, et qu’il disait: — “Laissez venir à moi les petits enfants!” et que tous se précipitaient souillant de leurs pieds boueux le bord de sa robe blanche: — Mais non, Us ne savent pas ce qu’ils font.Et lorsque, cloué sur la croix il souffrait dans sa ohair percée, non point par des colombes, et qu’il se sentait souillé, non point par des enfants, lorsqu'après avoir bu, jusqu’à la lise, son calice, lorsqu’après s’être soumis aux clous des bourreaux, tendu, désarticulé, sanglant, assoiffé, il penchait la tête vers tout ce qui grouillait à ses pieds: —Ils ne savent pas ce qu’ils font! Ils ne le savent pas, mon Père! Des siècles sont passé.Et dans toute sa gloire siège ie Fils auprès du Père, sur une trône d’argent au milieu des élus: —Ils ne savent pas!.Ils ne savent pas encore!.% I! a prêché l'amour?Sur les deux continents la haine grouille encore, tel qu’au pied de la croix, il y a dix-neuf cents ans.On cherche une doctrine où le pauvre et le riohe finiraient par comprendre que le plus pauvre des pauvres est celui que consume la haine du prochain.On ne la trouve pas.Et le pauvre hait le riche.Et le riche hait le pauvre.Et toutes les doctrines ensemble ne feront jamais que le pauvre accepte d'être pauvre avec noblesse.et que le riohe sache être riche avec simplicité.Il faudrait de l’amour pour comprendre, et c’est la haine qui dirige les hommes.Ils ne savent pas!.Ils ne savent pas! Il a prêché- l'humilité?Et chacun dans son orgueil se dresse.Et chacun veut dominer.Et chacun veut subjuger.On s’égorge et s’entre-tue pour régner.Alors qu'un seul devrait régner: celui-là qui choisit pour dominer le monde la hauteur d'une croix plantée sur un Calvaire.Mais Us ne savent pas!.II3 ne savent pas!.Il a prêché la vertu?Et dans une mare de boue se roulent ses frères.Et toujours plus grande et profonde est la.mare.On s'y vautre.Le plaisir est un maître.Le vice, un étendard que l’on brandit sans pudeur.On veut être libre de tout lien, de toute contrainte: obligations, devoir, famille, patrie! La monde est ma patrie, la liberté est ma loi.Libre?Qui donc est libre?Qui donc, sorti du néant, n’a pas de comptes à rendre à Celui qui l’en tira?Libre?Lorsqu'un Dieu, portant le poids des crimes de la terre, voulut mourir de mort lente pour le rachat de tous ceux-là qui sont venus, qui viennent, et qui viendront?Libre, quand on a soi-meme planté des clous?Et craché?.Et souillé?.Libre?Personne n’est libre, mais solidaire.Personne n’est libre, mais débiteur.Personne n'est libre parce que l’homme n'est ici que de passage, et pour passer d'un monde à l'autre, il eut besoin d'une bouée de sauvetage.Personne n’est libre de voler, de piller, de tuer, de souiller.Pas même libre de se souiller soi-même.Personne n'est libre, parce qu'il n’est aucun être vivant qjui n’ait planté un dou ou lancé un crachat.Personne n’est libre parce qu'un NOEL GAUVIN Réalisateur “LE HUITIEME ART : LA RADIO” au Studio d’Essai de CKAC Comme on le sait, cette série d’émission a pour but de donner aux réalisateurs l'occasion de présenter aux radiophile3 une émis-sicn d’une demi-heure qui concorde parfaitement avec l’idée qu’ils se font personnellement d’un programme hors-ligne.Jusqu’à date, on a assisté à des programmes-questionnaires, des émissions comiques et dramatiques, des bio-v graphies, des tranches de roman, etc.Voici que Noël Gauvin nous apporte un programme documentaire dont la formule est tout à fait nouvelle sur nos ondes locales.“Le huitième art: la Radio" Dieu fait homme est mort pour, nous, _ et qu’en mourant il nous a donné une chance, et que cette chance-là même est la chaîne qui nous lie.Personne n’est libre, et tout le monde rendra des comptes.On devrait le savoir depuis le temps! Dix-neuf cents ans!.Et sur son trône d’argent le divin sacrifié regarde le monde.Et les élus autour de lui regardent cette victime consentante.—C’était un jour comme aujourd'hui.un vendredi.Et chacun vient s'agemoufller.Chacun baise les stigmates.—C'était un jour comme aujourd’hui! sera diffusé mercredi soir, le 9 avril, à 9 h.30.Il serait assez difficile de décrire ici tout ce qui se passera au cours de cette demi-heure; qu’il suffise de mentionner qu’il s’agit d'une trame sonore qui illustre d’une façon originale tout ce qui peut passer dana la tête d’un réalisateur qui a à bâtir une émission radiophonique.Le programme emprunte des éléments a tous les genres: drame, comédie, satire, parodie, etc.; la variété ne connaît pas de limites et l’on peut Imaginer facilement qu'une large partie du travail de studio revient aux bruiteurs qui auront à se surpasser pour créer l'atmosphère adéquate à chacune des parties de l’émission.Parmi les interprètes, il convient de mentionner Roland Che-nail et Robert Gadouas qui jouent un rôle prépondérant dans ce documentaire.Le narrateur sera Gaétan Barrette et Jacques Lié-nard-Boisjoli remplira les fonctions d’annonceur et d’interprète.Encore une fois, ritn ne sert de vouloir préciser davantage et le mieux que nous puissions faire est d’exhorter fortement les audi-teurs de syntoniser CKAC, mercredi soir, le 9 avril, à 9 h.30.Une demi-heure radiophonique du plus haut intérêt les attend.Les GUEUX au PARADIS chez les Compagnons Les Compagnons qui, à la suite de leur vif succès au concours régional du Festival Dramatique National, viennent d’être invités aux finales de London, Ontario, pour le début de mai, réservent à leurs amis une oeuvre nouvelle, de création récente, pour la terminaison de leur série régulière de spectacles à Montréal.I!s ont en effet substi- tué au "Roi Cerf" de Gozzi, annoncé en début de saison, et qui ne peut être joué paur des raisons incontrôlables, une comédie de G.Martens et André Obey intitulé “Les Gueux au Paradis”, qju’il ne faut pas confondre avec las Entants du même lieu.On la verra dès le 9 avril, à la salle du Gesù, 1200 rue Bleury.M.André Boat, dans "Masques”, nous a laissé prévoir le plaisir que l’on peut prendre à cette oeuvre.“Sans trop avancer, a-t-il écrit, nous croyons que le publie aspire à des oeuvres élevées, mais il boude à voir reprendre sans cesse sur scène des problèmes qui le hantent continuellement.A en juger par le plaisir qu’il a pris à applaudir les traductions étrangères offertes a s>a joie cette saison écoulée (Les Gueux au Paradis, Arsenic et Vieilles Dentelles, Le printemps de la Saint-Martin), nous pouvons en inférer sa préférence pour le® pièce® gaies, spirituelles, voir même baroques, mais non point ennuyeuses.'1 On a demandé à M Jean de Bel-leval de préparer les décor3 hautement fantaisistes de ce dernier spectacle de la saison.‘L’Art dans les Fleur*” MFHtf Flaunste La Ste-C atàerlue s.,n partout I si 'to 86 FL reoutez le Jeudi Cltl.F 12 h.15-lî k.12 AVRIL 1917 *RadioMonde€ PAGE y Un Carabin anx écoutes^.Rêverie pour un dimanche de printemps Délicieuse journée de printemps.Souffle tiède qui soulève du soi humide des effluves de végétation naissante.Un soleil tout neuf qui se grise de sa jeune force, ht ce je ne sais quoi de printanier qui fait que tout le monde se sourit et qui fait que même "les vieilles demoiselles ont un petit air effronté", comme dit la chanson.Non.décidément, il n'y pas moyen de résister à cette vague de fond d'optimisme.Oubliés, les projets de critique et d'analyse de quelque pauvre réalisation radiophonique.On est prêt à toutes les indulgences, à tous les espoirs.On rêve les plus beaux avenirs.Mes rêves, naturellement, ont porté sur les réalisations futures de la radio.En avant, donc, pour le "wishful thinking" pour les grandes imaginations gratuites et à peu près certainement inutiles.téressants que Robert Choquette et Claude-Henri Grignon consacrent la plus grande partie de leurs efforts à la réalisation de programmes de radio.Mais ils s'essoufflent dans des suites interminables qui les mènent à la facilité et à la répétition.D’autre part, Félix Leclerc semble se desintéresser temporairement des ondes et tout ceci fait que l'on ressent un certain vide.Ce qu’il faudrait, c’est que nos meilleurs auteurs soient invités, chacun leur tour, à travailler à des émissions ou à des séries d'émissions en quatre ou cinq tranches au plus; de cette façon, Hs pourraient concentrer leurs efforts sur quelqfuechose de ramassé, de cohérent, et ne pas se disperser dans ces grands récits servis au compte-goutte quotidien qu’on appelle les romans-fleuves de la radio.ANTALGINE On annonce à l’instant que les scripteurs américains de la radio viennent de se mettre en grève.Cette nouvelle me laisse un peu rêveur.Car à mon avis, la nature dee textes entendus sur les ondes américaines ne milite aucunement en faveur d'une augmentation des revenus de Messieurs les scripteurs.Il serait plus naturel que le public américain se mette en grève contre les scripteurs pour protester contre la médiocrité de leur production.Pierre LEFEBVRE Je nourris des rêves vastes et audacieux pour la radio canadienne-française.Comme je ne crois pas beaucoup à la réalisation ou même à la possibilité d’une industrie cinématographique locale, et que d’autre part je constate chez nous une mentalité plutôt réfractaire au théâtre, j'envisage la radio un peu comme notre activité artistique principale.Je la vois libérée de ses faiblesses présentes, et se risquant pour une bonne fois dans le neuf et l’inédit.D'abord, un outillage et une organisation technique ultra-moderne, (et dans un domaine comme la radio, ce qui date de quatre ou cinq ans eSt déjà vieux).Comme nous en sommes aux rêveries, pourquoi ne pas imaginer un poste de télévision dans chacun des deux grands centres de la province, et un puissant poste à ondes courtes qui apporte aux pays lointains le message pa.ticulier du Canada-français, de ses artistes et de ses auteurs.Secundo, je rêve de voir la radio attirer, de façon occasionnelle au moins, les meilleures plumes et les talents les plus intéressants de noire littérature.Ceci existe un peu actuellement, mais sur une trop faible échelle; des auteurs aussi in- New York Florist (Depuis 1Ü20) FLEURS pour toutes les circonstances ' Direction J personnelle i -es— DE Gérard G E L 1 N A S Prop.817 est, Mont-Royal FA.2955 Ces .-séries d'émissions seraient préparés avec le plus grand soin, un peu comme des films.La musique de fond serait composée, spécialement pour le sujet traité, par des musiciens de chez nous.On viserait à la perfection artistique, à tel point (je rêve toujours) que des enregistrements sur disques de ces émissions pourraient être répandus dans le public comme on le fait pour les opéras ou les symphonies.Quant aux interprètes de ces oeuvres, on exigerait d'eux la plus grande perfection; au lieu d'être choisis au petit bonheur parmi les troupes d’amateurs comme on fait actuellement, ils devraient avoir subi le polissage d’une sorte de Conservatoire radiophonique, où ils auraient appris, grâce à des cours d’art dramatique et à des leçons spéciales sur tous les effets possibles devant un micro, à posséder leur métier.Avec ce système, l'auditeur serait sûr d’avoir, quelques fois par semaine, le plaisir d’écouter des oeuvres de grande classe.la; reste des émissions, au lieu d'être livré à la rapacité et à la* rage de publicité criarde des commanditaires, serait presque aussi soigneusement préparé que les grandes émissions dont je viens de parler.Répartis entre les différents genres; récitals, chansonnettes, revues, etc., ces programmes seraient marqués au coin du bon goût et de l’esprit.Quant aux annonces commerciales, s'il n’y a vraiment pas moyen de les faire disparaître, ils se transformeraient en textes courts, humoristiques et où on éviterait par-dessus tout l’insistance morbifiante sur le nom du produit et les descriptions hystériques des joies qu’il procure.Ces rêves printaniers ne se permettent même pas d'être des espoirs.Laissons-les s'envoler comme cette poussière qui commence déjà à tourbillonner dans la rue.Et revenons à la réalité.Nous avons assez de bon dans notre radio pour ne pas se décourager.Et l’avenir ne manque pas de promesses.De jeunes interprètes et metteurs en ondes commencent à prendre au sérieux le magnifique champ de réalisation artistique qu’ils ont dans la radio.Que l’on continue à leur donner des encouragements, et ils se chargent du reste.Y MANX DE TÊTE ^ MIGRAINE NERVOSITÉ MAL OE DOS «LEURS PÉRIODIQUES Soulagés A ' efficacement avec/m ANTALGINE f ¦ !'y.«*v GINETTE BFRGER se remet graduellement d’une grave opération.ARMANDE LEBRUN était venue rendre \ isite à son amie, à l’hôpital S te-J us ine, comme notre photographe passait par là.Une nouvelle émission de CKAC: “LE JOURNAL DE MON CURE” Depuis lundi soir de cette semaine, les auditeurs de CKAC peuvent entendre une nouvelle série d’émissions intitulées “Le Journal de mon Curé".Ces émissions passent sur les ondes du poste de la “Presse" du lundi au vendredi inclusivement à 7 h.45 du soir.L’auteur et le réalisateur en est M.Ernest Pal- 4EAN-PIERRE MASSON interprète le rôle du curé à l’émission ‘‘I,e Journal de Mon Curé” présenté sur les ondes de CKÂC du lundi au vendredi inclusivement à 7 h.45 du soir.lascio-Morin dont les lecteurs de "Radiomonde" ont pu lire la biographie la semaine dernière.Il faudrait se garder de faire des rapprochements avec d’autres émissions qui traitaient d’un sujet analogue; “Le Journal de mon Curé” entend bien exploiter un filon d’intrigues tout à fait nouveau sur nos ondes locales.Il s’agit, en effet, d’une jeune prêtre récemment nommé curé de la paroisse St-Médard-Exlension, une nouvelle paroisse dont les limites seules sont définitivement établies; tout est à bâtir.L’abbé Joseph Dolbeau est un homme de haute culture, qui aura à déployer son zèle apostolique auprès d’une population de travailleurs honnêtes mais' qui ne s’en font pas outre mesure en matière de religion.On peut imaginer toute la gamme des sacrifices qu’aura à s’imposer ce dévoué curé qui, par tempérament, préférerait s’adonner à la musique, aux arts et aux lettres.Il aura donc à s’adapter à cette classe, à la comprendre et à gagner son coeur s’il veut y faire fleurir les différentes oeuvres paroissiales qu’il se propose.Ce curé sera la principale vedette de cette série d’émissions et les auditeurs assisteront à la tâche immense qu’il a prise sur ses épaules en voulant bâtir de toute pièce cette nouvelle paroisse.Loin de tomber dans la voie facile des intrigues sans saveur et des tranches de vie sans intérêt, cette série de programmes contituera une magnifique illustration de la doctrine sociale de l’Eglise et se permettra, à l’occasion, de corriger une foule de petits travers de notre population à ce sujet.Aux côtés de l’abbé Joseph Dolbeau.on retrouvera sa mère Mme Dolbeau, dont le ton aubrritaiic et "ingérence incongrue font un intéressant contraste avec l’humilité confiante du curé à son égard.Vivant avec sa mère, on retrouve Jacqueline Dolbeau, la soeur du curé.C’est une personne qui a eu une rude expérience avec l’amour et qui affiche un caractère d'indépendance qui contriste vivement sa mère; elle a cependant bon coeur et le prouve éloquemment dans ses relations avec Jacques "Jim” Locas, son amoureux, un “gambler” de profession.Ce dernier n'est pas un mauvais garçon, au contraire, mais il ne connaît, pas le travail, retire de grosses sommes de scs paris sur les courses de chevaux, et apprécie toute chose d’après sa valeur monétaire.Le bedeau Fidèle Bournlval, est un personnage bien caractéristique; il est irréprochable au point de vue de ponctualité et de dévouement mais sa superstition et sa défiance en font un être qu’on ne peut que difficilement manier.Mme Mathilde Mercier est la servante du Curé Dolbeau, son dévouement est exemplaire mais on ne peut en dire autant de sa discrétion.Au fur et à mesure que les épisodes se dérouleront, on connaîtra tour à tour le maître de chapelle, le docteur de l’endroit, les personnages les plus en vue de la paroisse qui apporteront leur quote-part à l’intérêt Je cette série d'émissions.Les principaux Interprètes du "Journal de mon Curé” sont Jean- Pierre Masson (le curé); Jeanne Demons (la mère du curé; Mia R:d-dez (Jacqueline Dolbeau, la soeur du curé); Paul Guèvremont (Jac-que “Jim” Locas); Roland Bédaid (le bedeau); Blanche Gauthier ( Mme Mathilde Mercier, la ménar gère du curé).Comme on peut le voir, cette série d’émissions réserve des moments très agréables pour tous les auditeurs du poste CKAC; il ne faudra donc pas manquer d’être à l’écoute à 7 h.45, du lundi au vendredi inclusivement.LE BAL DE VIMY La section Mt-Royal, No 65 de la Légion canadienne, nous prie de vous annoncer que son 10e Bnl de Vimy aura lieu le 19 avril prochain, dans l’Auditorium de la Légion canadienne, 1191 rue de la Montagne.Ce bal est pour venir en aide à nos vétérans des deux dernières guerres, qui sont dans le besoin.Réservez vos billets én appelant chez L.-N.Messier, FA.3541 ou chez Ed.Archambault, MA.6201.Un orchestre de choix fera les frais de la musique et quelques artistes réputés ont offert leur concours.Donc, n’oubliez pas le Pal de Vimy, bal des vétérans.BOUTONS A4 V\T AMIES POINTS NOIRS 1*0 RES DILATES Dlnparaltnint comme par enchantement avec le llouble Traitement INIMIKI et IMHIKK-AID, dont l’action combinée »nr votre pran éliminera le» nouions, t omeiloiiH et l’orra lilial Cs.Kim ’IVitale cette méthode arlenliflime qui réussira oit Ira antrra ont (rlnaC, pour voua donner un teint tellement rlalr et attra.iant.le prix rat de niais Ira résultats que voua obtirndrrr.von* aon* une aura ni le do bas prix de era doublon traitoiiionta InapprPr ailles.Complet aver instructions ft.liO, taxe et port Inclue.(C.O.I*.— port et fraie en plue).McKEE DISTRIBUTING CO,.MONTREAL.Adresse Postale — ItCpt.C-3.Casier 11811, Place d'Armea, Montreal.xi PAGE 10 - +RadioMonde% 12 AVRIL È m / «.im- ?* * Vf- P’Sj; •>- Mme Juliette Béliveau-I-arue peut eonsacrer plus de temps à l’art eulinaire, maintenant qu’elle ne joue, exclusivement qu'une fois la semaine.Toujours le jeune Terry se tient près de la table de sa grand-maman quand il a la chance d'être là, en visite, lorsqu’elle s’apprête à faire la cuisine, fl s’intéresse à la confiture pendant que le chien jalouse le plaisir gastronomique de son jeune maître.(Photo exclusive de Radiomonde-Lafontaine) 11 n'y a que le mardi soir qu’une telle partie de cartes ne peut être jouée car Mme Juliette Béliveau joue en exclusivité son programme sur CKAC.On voit ici les invités qui s’intéressent grandement au jeu.De g.à d.: M.Eddy Charrette, secrétaire de l’Union des musiciens; M.Albert Larue qui revoit toujours ses amis à bras ouverts; Claudine I.arue- l>ee avec son bébé Brian, le jeune et intelligent Terry Oee ; Mme Juliette Bélivea.u-Earue et son beau-fils M.Boy I>ee.Mme Charrette n'apparait pas sur la photo ef Suranné était au ciné avec son amou reux cependant que Paul-André était retourné au travail.(Photo exclusive de Radiomonde-Lafontaine) Grand-maman avec ses deux amours de petits-enfants; Terry et Brian Dee, fils de Claudine Earue-Pee et de Roy Pee.(Photo exclusive de Radlomondc-iafontainei 12 ANRU.1917 •Radiomonae# Jusqu'à il y a une couple de mois, on voyait Mme Béliveau, soit en taxi, en tramway, au restaurant, à CKAC, à Radio-Canada, à la salle St-Stanislas, à pieds coins Peel et Ste-Catherine, entre les deux postes quand ce n'était pas dans les escaliers ou les élévateurs de CBF entre deux programmes.Maintenant qu'elle jou^ en exclusivité dans son programme qui porte son nom très populaire, programme qui dès la première semaine obtenait un fort, “rating”, maintenant qu’on ne l’entend plus qu’une fois la semaine sur nos ondes, elle doit certainement trouver qu’il y a un vide très grand dans son existence.Aussi, nous nous sommes empressés de suggérer au directeur de "Radiomonde” de rendre visite à Mme Béliveau, ehez-elle, et de s’enquérir à quoi elle occupe ses loisirs.Ce n’est qu’après plusieurs appels téléphoniques et même une correspondance échangée entre Détroit où nous étions et Montréal, qu’il a été possible de rencontrer Mme Béliveau qui a bien voulu nous recevoir malgré qu’elle attendait des visiteurs ce soir là, et au’au début de l’après-midi elle avait à compléter ses visites de la portion culte.Durant la journée, Mme Béliveau prépara le repas.— Vous faites tout le travail de votre maison?— Oui, avec ma fille cadette, Suzanne.Maintenant que je suis plus souvent à la maison, ce n’est pas moi qui suis en congé, c'est la bonne.Et Mme Béliveau regarde une troisième fois la quantité d'ingrédients qu'elle doit mêler dans la confection d'une tarte qui seni recouverte de crème.Elle nous parle, lit dans son livre de recettes, réponds aux multiples questions que lui pose sont petit-fils Terry, et, du coude gauche ou du pied, éloigne son chien, Queeny, qui s’intéresse aussi à la cuisine.I.e malexeur électrique est en marche, Mme Béliveau ajuste le chronomètre, jette un coup d’oeil au four et s’occupe déjà de la “mise en scène” du repas du soir.Quand tout est prêt, que la cuisinière cuit les aliments, la grand-maman parle à son petit-fils, elle essaie de lire — en anglais s'il vous des contes ou lui fait entendre des disques phonographiques, entre les appels téléphoniques auxquels elle doit répondre.Pendant ce temps Suzanne seconde sa mère au foyer et Paul-André est occupé k son commerce de restaurateur qui s’avère très florissant non loin de chez lui, coin St-Hubert et Duluth.Bon, les tartes sont cuites, il ne reste que le rôti à surveiller et à “innonder” de sauce de temps à autre.Mme Roy Dee arrive avec son dernier n; Brian.Mme Roy Dee est la fille uinée, Claudine (appelée ainsi en hemmage à la célèbre Colette) de M.et Mme Albert Larue.La grand-maman s’empare du petit, le cajole, l’embrasse et le petit-fils fait des joies.Elle s'occupe tellement de Brian pendant que Terry embrasse sa maman, que le rôti se sent bien seul au fond de la cuisine et attire l’attention de la comédienne-femme de maison, en lançant une arôme qui est le meilleur des appéritifs.Nous profitons de ces quelques instants pour demander: — Un seul programme par semaine! Vous irez certainement à la campagne cet été.Plus de “Baîconville” ou de “Galerie Beach”, comme vous aviez l’habitude de dire?— Oui.Je ferai un peu de "Baîconville”, mais je ne manquerai pas de faire une couple de petits voyages.— Où ça ?— Peut-être à Val d'Or, à Chicoutimi, peut-être ailleurs.— Chicoutimi, vous y rencontrerez sans doute Alfred Brunet qui y donne des cours de diction.— Probablement.Puis je ferai le tour du lac St-Jean.J’irai aussi à New York.— Vous y êtes déjà allé, vous qui avez même vécu quelques années aux Etats-Unis?— Je connais New York, mais je n’y suis pas allé depuis longtemps.M.et Mme E.Stone, mes cousins, viennent me voir tous les ans avec l’intention de me ramener à New York.I! y a même un autre couple de cousins M.et Mme J.Boudreau, qui est venu de Los Angeles pour me chercher.Mes occupations ne me permettaient pas de quitter Montréal.Mais c’est décidé, cette année j'irai à New York.— Et pourque.pas à Los Angeles, le sud des Etats-Unis.le “screen test”?La réponse de Mme Béliveau fut.un sourire.— Hélas, il est trop tard, dit-elle.Moi, je n'y crois pas.Mme Béliveau qui a donné beaucoup, n’a pas encore donné tout ce dont elle est capable.C’est une grande comédienne, mais on a jamais.ru l’occasion de la voir dans la tragédie.C'est peut-être que le public attend toujours la comique d’elle, et jamais la tragédie.Il serait très intéressant de lui voir interpréter le rôle de la maman dans “Bonheur d’Occnsion”.Elle n’interprétera pas ce rôle dans “Tin Flûte”, mais si jamais ce roman de Gabrielle Roy est présenté dans un film français, il n’y a que la TRAGEDIENNE Juliette Béliveau pour donner tous les impondérables de ce rôle.Si Mme Juliette Béliveau joue en exclusivité à la radio, elle fait du théâtre et nous la verrons sans aucun doute dans la prochaine revue de Fridolin et dans les différents sketches qu'on lui demande d’interpréter.Le public théâtrophile ne se doute pas qu'il a été bien près de voir jouer Mme Juliette Béliveau avec les Compagnons.En effet le R.P.(Suite à la page 1Î) PAGE 11 — •Secret \u sortir du théâtre où l'on jouait Molière, l a ville oser chez -elle en train de jouer rant 14 représentations consécutives aux cartes et de lancer des yeux dans la même semaine, quinze interrogateurs à son beau-fils, par-jours seulement avant de donner tenaire à M.Eddy Charrette pen-naissance à son aînée.dant que l’épouse de ce dernier — Est-ce que je vous ai fait voir surveillait le jeu de M.Roy Dee.mes petits souliers, dit-elle en mon- Ce fut une visite inoubliable et trant la cheminée?le plaisir de raconter ces quelques Oui, nous les avions vus, lors heures dans un foyer comme celui d une entrevuç, il y a dix ans.mais de M et Mme Albert Larue, est cette fois ces minuscules souliers aussi grand que de les vivre.JACQUELINE qui ne chausseraient pas une poupée de grandeur ordinaire étaient au pied de la cheminée.C’est un souvenir très précieux que conserve Mme Béliveau.Elle devait bien les porter dans la vitrine de l'établissement de son père, aux Etats- En sortant, ie photographe de KADIOMONDE, remarqua la fleur de lys gravée dans la glace et souligna que le rire est une qualité bien française et, en laissant la grosse poignée de cristal qui ferme la porte, le représentant de votre Radlomonde” «n édité par les Publications Radio Unut.-r, 1434 ouest, Battre Catbcnn».Pl.atcau 41*4* et imprime pat Li Compaenle de Publication de "La l’airle ' (.Imitée, ISO Samte-Catbenne Est Montréal.Unis, lorsque U photo que RADIO- hebdomadaire préféré se disait: MONDE publia il y a un an.fut "une si grosse poignée pour une si prise.On sait qu’avec ses parents, petite main d’artiste!” lorsquelie était encore bébé, Mme Une main d’artiste qui vous a une Beliveau habita les Etats-Unis, no- si franche poignée de main! tamment Cambridgeport, Mars.a P.CK VL 9.30 Le Samedi SUR VOTRE CADRAN P AGF.12 •RadioMondem 12 AVRIL 191- LE FESTIVAL CASAVANT à Notre-Dame, les 15 et 16 avril La Société Caflavant présente au public cette année, pour «>n festival habituel de clôture, deux organistes qui ont une réputation universelle: Cari Weinrich, le grand réeitaliste américain dont la pureté de jeu est miraculeuse et, Charles ( oiirboin, le virtuose Ix-lgç, établi aux Etats-Unis depuis toujours et qui y a vulgarisé et popularisé le grand style à un époque où il était bien en danger de disparaître.Weinrich, autrefois de l'université de Princeton, enseigne aujourd'hui au collège Welle*! y et à l’Ecole Dalcroze de New-York.Courboin, «lont tous les radiophîTes se rappellent les concerts chez Wannamaker, «•st maintenant titulaire des grandes orgues à la Cathédrale Saint-l’atrick de New-York.Excellents interprètes, ils sont tous les deux extrêmement agréables de commerce et de cette espèce d'hommes de bien qui préviennent d'être pessimistes.Weinrich quitta Princeton il y a quelques années de façon spectaculaire sur une question de principes qui a étonné l'opinion.Et Courboin, nous en savons quelque chose, est le camarade parfait qui se prêtera toujours spontanément au triomphe de quelque conf rère.Le programme arrêté par \\ einrich pour son auditoire du L> avril à Notre-Dame va des vieux maîtres à Bach; alors que celui île Courboin, le mercredi 16, au même lieu, prend la littérature organistique à Bach et l'amène jusqu'à César Franck.C'est une série rare et qui va laisser dans l'esprit des auditeurs et des sociétaires une belle impression de synthèse.Surtout que ces deux grands virtuoses de l'heure sont des hommes de culture à qui rien de la tradition ne semble étranger.Pour notre part, nous entendrons avec beaucoup d’intérêt, en outre de la Toccate île Frescoba'ldi et des 1 ariations de Cabezon, le Ken edict us de Couperin et le limpide Prélude et Fugue en Sol majeur de Bach, dont Weinrich sait si bien mettre tous les éléments en lumière.LA CAMPAGNE de lamélodies qui lui ont dû tant de CroixrRouge canadienne succès! à Montréal, s’eet ternit- Parmi ces mélodies, il n’est que née ces jouis derniers, juste de mentionner les siennes Une fois de plus l’objec- propres.Elles sont loin d'être indi-tif de $600,000 est dépassé par gnes d'une étude attentive, et leurs une douzaine de mille piastres, premières qualités ne sont pas Tous ont contribué au succès de seulement d’être parfaitement écri-la campagne: la radio et les jour- tes pour la voix: il y a de la pen-naux ont fait leur part.A pro- sée en même temps que de l’am-pos, une industrie fai- pleur, un sentiment juste avec de sait paraître dans les l’élan lyrique, dans lee Rameaux journaux, au cours de la «dont le succès fut mondial), Bon-campagne, une annonce jour Suzon, I,es Myrtes sont flé-qui m’a fait sursauter, tris, l’Alleluia l'Amour, la Valse Elle commençait par les des feuilles, l'Enfant au jardin, deux vers suivants d’une Adieux à un ami, le Missel, et bien chanson qu'on attribuait d’autres «il en a «écrit 93).Plu-à Gabriel Fauré: "Va, charité, vierge pure et féconde.faits en tout lieu.Gabriel Fauré Une méprise! sieurs de ses pages religieuses ne sont pas moins attachantes et même d’un grand style, tels le .Crucifix, le Pie Jesu, 1*0 Saluta- •Va comporter tes bien- ^ Et avec quel 6tyle ausgi _ nous disent ses biographes — ne les chantait-il pas?Tl faut lire La Voix et le Chant, son oeuvre la plus impérissable, bréviaire de Il y a ici deux erreurs tous les vrais artistes, pour ap-impardonnables, qu’on ne prendre comment on doit chanter peut attribuer au typo à l’église, et tout autrement qu’au puisque tons les jour- concert et au concert tout autre-naux, qui ont publié la- ment qu’au théâtre, dite annonce, ont fait les J’ai cru que tous ces détails in-mêmes fautes; la respon- téresseraient nos lecteurs — ceux sabilité est plutôt impu- de la campagne particulièrement, table au rédacteur de qui connaissent le nom et les mé- l’annonce, qui confond laudies de Faure, plus en tout cas Jean-Baptiste Fauré et que ceux de la ville où l’on chan-Gabrlel-Unbain Fauré et te les derniers "hits” américains, qui n’a pas compris le Si au Canada la mémoire de Jean-sens du mot "comporter”, exclu Paptiste Faure subsiste ce sera de la chanson, car le vers véri- dans nos vinages où l’on conti- table se lit""comme suit: nuera toujours de chanter les Ra- ,__meaux et le Crucifix.Va, cours porter tes bienfaits MO/All L.F en tout lieu.” - phonique.Le 13, au Plateau, Jean Dansereau dans un récital commenté.Le 22, au Windsor, Sylvia Kelsey .soprano coloratura, accompagnée par Hervé Baillargeon, flûtiste et Edna Marie Hawkins, pianiste.Le 15 en l’église Notre-Dame la société Casavant présente Cari Weinrich et lé 16 Charles Courboin dans un programme couvrant la littérature de l’orgue à travers lee siècles.Les 24 et 26 avril au Gesù, les Compagnons dans "Les Gueux au Paradis”.Le 28, au His Majesty’s.Tito Schipa, célèbre ténor de nos temps modernes.Laissez-passer: Le 12.Ecole Supérieure de Musique d’Outremont.Le 15, au Ritz Carlton, Club Musical et Littéraire.Billets gratuits: Pour les membres qui n’ont pas profité de leur gratuité, billets pour le spectacle des Compagnons, le 19 avril seulement.LE PARNASSE MUSICAL LACHITE, F.Q.R«liteurn de musique «TfiM*if| ne t*t populaire Envoyer un timbre-poste d’un cent pour recevoir notre catalogue.MADAME ADELINA CZAPSKA Avec Courboin,- ce sera, à part la Passacaïllc de Bach et Y Allegro «le Widor, une démonstration frankiste.Belge tie naissance et ancien organiste «le la cathédrale de Sainte-Gudule, à Bruxelles, Charles Courboin a, par propension, étudié et approfondi Franck toute sa vie.Il nous en donnera la Pastorale .— trop peu jouée dans son véritable esprit ; la Grande Pièce Symphonique — une splendeur; enfin, la Pièce Héroïque qui, pour être au programme des conservatoires, n'a rien de renfrogné ni de pédant.Il faut avoir une fois entendu tout ce que peut ajouter «1e panache à cette Pièce Héroïque, un musicien et un artiste comme Charles Courboin.En parlant de ces «leux maîtres, Weinrich et Courboin, a\«*c un enthousiasme qui est évident, nous avons presque 1 impression de faire injure aux amateurs montréalais et aux praticiens «le la musique religieuse.Il ne doit pas y avoir, dans notre ville, un seid habitué «le« concerts d'orgue, chez les anglophones comme chez les français, qui ne se soit dit en lisant l'annonce du F«‘stival Casavant qu’on prépare: “Voilà une aubaine et un régal authentique •.Le F«sstival Casavant aura cette année beaucoup «le succès!” Espérons que 1 événement viendra confirmer de si favorables augures.Eugène LAPIERRE Buffalo, N.-Y., 7 avril 1947.w "Pgp; H| Il 1JeJelloi invitées Hit] VI A Simone FLIB0TTE ?Jean DESLAURIERS |||1| fl ?Rollande DESORMEAUX* Alain GRAVEL V * Jean-Pierre MASSON ?Maurice MF.ERTE 1S1| TM Ut Postes CK AC, CHRÇ, CKCH, CHEF ubïmanch*, (e 13 avrit Je 8 à 8.30 p.m.Pr«i«nl* par IA COMPAGNIE IIMITÉE DOMINION CORSET fabricant* conels NwBocfc, L»ga* Lafong.D â A «I 4ts lo««i»« »oirb*a-go»g* OpAk Co»dlt« j Profpksrur de & K.30A.M du Lun.au Sam CKVL SUR VOTRE CADRAN Sa carrière Né à Moutlers, le 15 janvier 1830 «d’un père chantre), venu à Paris dès l’enfance et longtemps soprano réputé dans les maîtrises, puis choriste au Théâtre Italien, Faure entre au Conservatoire en 1850 et y récolte, dès 1852, les deux premiers prix de chant et d’opéra-comique.Le voici alors à l’Opéra-Comique, où il reste de 1852 à 1860.Il s’y façonne une voix d’une étendue et d’une souplesse rares, d’un nuancé de couleurs extraordinaire, d’une séduction irrésistible.C’est ce que nous disent ses biographies.Puis C’est l’Opéra (1861-1876) où Rossini le proclama son vrai créateur de Guillaume, dans Guillaume Tell.Ce qu’il fut dans les concerts, après sa retraite du théâtre, des Français de sa génération (qui vivent encore) en ont l’oreille comme enivrée.Combien d’airs et de Ce n’est pas la première fois LES AMIS DE L’ART que l’on confond les deux muai- ________ ciens français.Combien de fois Evénements artistiques: — Le n’avons-nous pas entendu à la avril, au Plateau, récital de Coradio un "speaker ’ annoncer Les ]ette Gaveau, pianiste française.Rameaux”, “Le Crucifix” de Ga- 12 au plateau, Matinée Sym-briel Fauré.Le simple écolier des rangs ne commettrait pas celte ' erreur, sachant les paroles des “Rameaux” par coeur et le nom de son auteur, car cette mélodie se chante dans les campagnes, tandis qu’on ignore à peu près tout des oeuvres de Gabriel Fauré, qui ne fut jamais un chanteur mais un compositeur.Jean-Bapiiste Faure Celui-là fut sans doute compositeur, mais il fut avant tout chanteur.Faure (1830-1914) fut l'une des gloires les plus pures de l’art du chant.L’Ecole lyrique française n'a pas d’artiste qui l’ho-nore davantage et à qui elle doive plus de respect et de reconnaissance.Elle le sait, elle lui a marqué, de son vivant, l’un et l'autre, et il en était profondément touché.Elle a gardé précieusement, après sa mort, la mémoire, non seulement de sa voix unique, de son talent hors de pair, de sa méthode bienfaisante, mais encore de sa-haute dignité d’artiste.CL 3641 Oxe-nden nt Tel.PL.6608 12 AVRIL 1947 - mRadioMonde* —” PAGE 13 COMMENEEl LA JOURNEE EN GMETÉ [COUTEZ Tous les matins de 5h.30à7h.3û i LE RÉVEIL PROVINCIAL CKYV .- '“«» »' puhlion» mtr le» Ifliros «innée* ou «le» r»>nniunieali»M» npnimpaVR^fa d niip lettre «innée «ver n’/v cesse donc de vouloir donner vie théâtrale à ce qui n’en a pas, qu elle ne veuille pas non plus nous faire croire en scène qu'elle est la femme de son fils (Mme Pitoëff joue le rôle de Marthe Layne; son fils, Sacha Pitoëff joue le rôle de Louis Lay ne, le mari de Marthe; sa fille, Varvara Pitoëff, interprète lady Elbernan, la rivale de Marthe) qu’elle ne s’en tienne point nécessairement aux spectacles montés jadis par son mari.Il y a encore bien des pièces et bien des rôles magnifiques pour ejle.C’est en nous les donnant qu’elle continuera le mieux de glorifier un nom illustre.” (17-1-47) Je ne suis parvenu à oublier la première et la seule question que nie posa, le jour de son arrivée à Montréal, dans le taxi qui la conduisait de la gare à l’hôtel.Madame Pitoëff: “Croyez-vous que les Canadiens sont assez cultivés pour admirer Claudel?” Je restai bouche bée devant une telle inconscience — peut-être désinvolture.A partir de cet instant, mes rencontres avec elle furent toujours marquées de la plus correcte froideur.Voici que le “pblic cultivé qui monte plein d’espoir à la Comédie des Champs-F.lysées ’ lui a offert la réponse que dans mon saisissement d’alors, je n’avais pu proférer.Monsieur Michel MOHR 1 nous saura gré, sans doute, de lui avoir apporté une impression de "salle parisienne" où “la profanation de ses souvenirs parait s être accomplie.ATTENTION! Il est des scripters — ou des personnes qui s’improvisent scripters — dont la conscience du bien d’autrui, en matière de composition dramatique, paraît dévoyée.Ainsi, il y a quelques années, un auteur de roman-fleuve radiophonique ne se gêna nullement d’établir un long récit en maquillant à la moderne et en situant dans un autre décor le roman de “Trilby”, ce qui nous servit quelques mois durant un mesmérisme à la Svengali aussi grotesque que scandaleux au point de vue littéraire.Cet auteur n’aurait pu plaider ignorance de la propriété littéraire et méritait qu’on le punit.Il n’en est pas de même d’amateurs qui envoient à la direction artistique des postes des pièces françaises dont ils croient être les inventeurs puisqu’ils ont changé 1“ nom des lieux originaux et canadianisé le dialogue.Ce ne sont pas de malhonnêtes gens, mais des naïfs.Il en est d’autres, comme dans le cas cité plus haut, qui s’imaginent n’être pas coupables de délit en utilisant le squelette d’une oeuvre et en modifiant la présentation épisodique.Nous en avons eu un exemple très lécent.C'est un )eu d’enfant.Le jeu d’un enfant qui prendrait un papier translucide pour copier les grandes lignes d une lithographie, par exemple, et qui croirait pouvoir signer son nom au bas de la nouvelle image parce qu il aurait ajouté de la couleur ou quelques lignes.Un scripter qui procède ainsi ne pourrait être pas accusé de plagiat net.mais de décalque et de pastiche.Le délinquant, dans pareille histoire, doit porter toute la responsabilité de son tour de passe-passe.On ne peut demander à un directeur artistique ou un réalisateur de connaître par coeur les quelque centaines de milliers de pièces théâtrales (françaises, russes, anglaises, belges, etc.) qui ont été publiées.Le fraudeur, lui, devrait réfléchir que sur vingt ou cinquante mille auditeurs, il s’en trouvera un ou dix qui, ayant pris connaissance de 1 oeuvre démarquée au cours de lectures, la reconnaîtront sous son déguisement.Que ces maladroits, ces naïfs ou ces aventuriers, dont j’ai décrit les artifices, se souviennent d’un fait notoire: seuls durent ceux qui ont les ressources de créer de toutes pièces.Les autres disparaissent pitoyablement même s’ils ne sont pas pris sur le coup.LE BEURRE Charles Goulet, des Variétés Lyriques, a joué un bon tour à ses artistes en rééditant pour eux une blague inspirée par la disette du beurre.Il les réunit, leur dit très sérieusement: "J ai du beurre à 48 sous la livre, sans coupon et ne venant pas du maiché noir! Qui en veut?" Cri général Moi, moi, moi!” Et chacun de déposer la somme voulue pour livraison à deux semaines.Les deux semaines passées, Monsieur Goulet réunit ses acheteurs et leur dit: “Voici, vous avez le choix ou de reprendre votre argent ou d’enlevei 1rs oeanuts dans le beurre!" et il procéda au remboursement, dans le silence écrasant.Comme poisson d avril, c’est fort en pistaches! ROB.Voici dans quels termes ce monsieur Michel MOHRT, que nous ne connaissons ni d'Eve ni d’Adam, écrit son compte rendu : Je ne 1 avais pas vue depuis une lointaine soirée d’avant-guerre, au Théâtre des Mathunns, dans La Sauvage.Je croyais voir encore surgir son mince fantôme, devant l’immense rideau du café, d un rouge cruel, sur 1 estrade des musiciens.Une petite pensionnaire en deuil; une figure de la révolte et de la douleur.Comment allais-je la retrouver?Quelles traces les épreuves de ces six ou sept années: la mort de Georges; l’exil; la lutte quotidienne avec le vieux démon du théâtre, avaient-elles laissées sur son visage, sur son corps de garçonnet chétif?En attendant le lever du rideau, je sentais monter en moi une crainte irraisonnée.Cette grande salle hostile et froide du Gesù (sic), curieusement disposée en amphithéâtre, se prêtait si mal, me semblait-il, à la naissance de l'émotion artistique!.Et je sentais autour de nous, la présence inquiétante de la grande ville étrangère, indifférente et sacrilège, avec ses immenses affiches, ses temples profanes au dieu d’Hollywood, son décor américain tapageur.Jaurais souhaité, pour Ludmilla Pitoëff, la ferveur d’une petite salle parisienne, au fond d’une rue obscure, comme on souhaite retrouver une maîtresse vieillie dans les lieux mêmes où on l’a aimée.Quel paradoxe avait-elle entrepris de réaliser ce soir?A quelle tentative désespérée allais-je assister> A quelle profanation de mes souvenirs?Je voulais fuir.” Suit une glorification de l’interprète qui s’illustre dans “Le Pain dur”.“Drame noir qui côtoie le ridicule pour toucher au sublime, avec des moments de lyrisme admirable et d'étranges répliques où le calembour évangélique et le grotesque pieux fleurissent, comme dans tout l’oeuvre de Claudel.C’est la sanctification du mauvais goût.(.) Ludmilla Pitoëff était entourée d'artistes qu’elle a formés elle-même pendant son séjour au Canada, au premier rang desquels il faut citer Jean Gascon et Jean-Louis Roux qui vont jouer tous deux à Paris.Qu'importe si la mise en scène était peu soignée, les décors laids, puisqu'il a suffi de la présence sur scène de ce page nocturne, messager des forces du destin, pour nous faire retrouver l’état de grâce (.)” Merci du peu! Evidemment, ce monsieur MOHRT est soit un touriste ou soit un nouvel habitant de Montréal puisque, malgré son adulation pour Madame Pitoëff, il ne l’a retrouvée que dans “Le Pain Dur", après qu’elle eût joué à la Comédie de Montréal, avec Les Compagnons de Saint-Laurent et autres."Le Pain Dur", un four noir, fut son adieu ou presque.Par amabilité envers ce critique qui aurait “souhaité” pour Ludmilla Pitoëff, une salle parisienne voici tout au moins un compte rendu publié dans “Les lettres françaises”, par Pol Gaillard, sous la manchette “MAUVAIS CHOIX”: “Je ne saurais donner tort non plus au public cultivé qui monte plein d’espoir à la Comédie des Champs-Elysées saluer le retour de Mme Pitoëff et dont L’Echange, de Claudel, transforme immédiatement l’enthousiasme en résignation la plus morne.Presque aucun applaudissement, des geps quittent la salle au premier entr’acte, l’ennui suinte de la scène où des acteurs, en qui nous ne pouvons une seule minute reconnaître de vrais personnages, déroulent les versets monotones d’un interminable poème uniquement verbal, grandiose seulement par éclairs.Il est triste de voir une actrice aussi justement célèbre choisir avec amour, pour son spectacle de rentrée, une des pièces les plus contestables de son répertoire, annoncer son intention de monter après celle-là toutes les oeuvres d un écrivain à la philosophie moyenâgeuse et qui ne parle plus à notre temps, s’obstiner enfin de vouloir jouer toujours les mêmes rôles de jeunes filles ou de jeunes femmes, malgré 1 injure trop cruelle thés années.La plupart des critiques, par déférence, n’ont pas voulu dire ces choses, et je les comprends, ma» il est nécessaire, je crois, de prévenir Mme Pitoëff qu aucun public ne pourra L suivre si elle continue dans cette voie: quelle JE VIENS de parcourir avec grand intérêt un échantillon du mensuel: Le Magasin du Spectacle”, revue du théâtre et du cinéma dirigée par Kleber Hardens et publiée a Paris.En ce numéro de novembre.1946, il y a de remarquables articles, particulièrement une étude de la technique au théâtre par Jean Vilar, ainsi que les deux premiers actjs d’une étrange comédie russe de Souhovo-Kobiline: "la mort de Ta-relkine”.Il y a aussi une Lettre du Canada, par Michel MOHRT, en marge d’une représentation donnée par Madame Ludmilla Pitoëff du Pain Dur de Claudel, au théâtre du Gesù à Mont- 12 AVRIL 1947 %RadioMonde% PAGE HKNKI POITRAS, maître de cérémonies au programme ‘•Banco” à CKAC.•y.•/
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