Radiomonde, 3 janvier 1948, samedi 3 janvier 1948
'¦ ¦ :W >*fï'; j, >Jai -.v >*> '- >* PHOTO : STUDIO DESmm VOL JANVIER LMB MONTRE REDIGER PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA Le théâtre du jeudi soir, neuf heures A partir du HUIT JANVIER adaptation à la radio des plus belles pièces du cinéma français.AVEC DES COMEDIENS DE RENOM Le théâtre FORD aux postes du réseau français de RADIO-CANADA TRISTAN ET ISEULT.DE WAGNER.À U RADIO De la scène du Metropilitan Opera House de New-York.— Helen Traubel et Lauritz Melchior dans les principaux rôles.Helen Traubel et Lauritz Meî-j chior tiendront les premiers rôles | de ‘'Tristan et Iseult” de Wagner, ! que le Metropolitan Opera a mis à l’affiche pour le samedi, 3 janvier, à 2 h.de l’après-midi et dont Radio-Canada fera le relais.Trau-I bel et Melcnlor sont les grands interprètes de Wagner.Melchior ; a rempli le rôle de Tristan pas I loin de 200 fois depuis une quinzaine d'annéee.Fritz Busch sera au pupitre de chef d'orchestre.Aux entr'actes, jeu du questionnaire musical et commentaires par des critiques, le tout sous la direction de Roger Daveluy.la légende de Tristan est française.Elle est tirée des lais bretons qui ont été traduits en français à l’époque de Christian de Troyes, Béroul et Thomas.C’est surtout du Tristan de Thomas que Richard Wagner s’est inspiré.Tristan a reçu mission d’amener par mer Iseult en Cornouailles où elle doit épouser le roi Marke.Pendant la traversée, la suivante, Brangaine, fait boire aux deux jeunes gens un philtre d'amour qui les lie à jamais au lieu du breuvage de mort réclamé par Iseult.Marke pardonnera, mais Tristan, blessé d'un coup d’épée par un chevalier, vengeur de l’honneur royal, meurt et entraîne Iseult dans la mort.MA MERE L’OYE’ L’oeuvre de Ravel aux postes de Radio-Canada Les grands concerts d’orchestre sur les ondes de Radio-Canada • LUNDI, à 8 h.p.m.et à 9 h.p.m.MARDI, à 8 h.30 VENDREDI, à 8 heures SAMEDI, à 6 h.30 p.m.DIMANCHE, à 12 h.30 p.m.(Service International de R.-C.) TOUS LES JOURS, à 3 heures p.m.Sauf le samedi et le dimanche.-LES CHEFS-D’OEUVRE DE IA MUSIQUE”.(Discothèque) TOUS LES SOIRS, à 11 h., Adagio DVORAK ET TCHAIKOWSKY Au concert de l’orchestre symphonique de la NBC.L'orchestre symphonique de la NBC, à son concert du samedi, 3 janvier, concert relayé par Radio-Canada, exécutera l’o uverturc “Carnaval” de Dvorak et la Symphonie No 4 en fa mineur opus 36 de Tchaikowsky.L’ouverture “Carnaval” de Dvorak fait partie d'une trilogie.Celait en effet l’intention du compositeur de grouper trois ouvertures "In der natur”, "Othello" et "Carnaval” lors du premier concert et les avai* intitulées "Nature”, “Vie" et "Amour”.Ce groupement est un peu inattendu en raison du style mais il se rattache par le thème qui est en relief dans les première et troisième ouvertures.Quoiqu'il en soit, l’ouverture “Carnaval” évoque, dans sa féerie sonore, l'aventure d’un cheminot qui arrive vers minuit à la ville où le carnaval bat son plein.L’ouverture est remarquable par son brûlant.La symphonie No 4 en fa mineur est celle que Tchaikowsky a préférée à ses autres oeuvres.Elle est à peu près la seule exécutée avec humour, du mot d'un critique, alors que le compositeur était fort déprimé.Erich Kleiber dirigera.ici L’ON CHANTE” Voici le programme que les artistes de Radio-Canada à Québec, ont préparé pour l’émission d”Tci l’on Chante” du dimanche, 4 janvier, à 8 h.30 du soir.1 — Colette et Roland “En voulez-vous ou n'en voulez-vous pas?” 2 — Colette et Roland “En valsant dans tes bras” 3-—Madeleine Lachance “Jolie petite étoile” 4 — Madeleine Lachance “Grand-père n'aime pas le swing” 6 — Roland Gosselin “Chanson à répondre” 5 — Paul Létourneau “Besoin de vous” 6 — Roland Gosselin Chanson à répondre 7 — Orchestre “Ma dernière rhanson” 8 — Orchestre “Aux quatre coins de Paris” 9 — Orchestre “Un p'tit soulier, Madame” 10—Ensemble “l ’a dTAmour” La GRAND’MESSE DE L’HEURE DOMINICALE Le directeur de l’Heure Dominicale a informé Radio-Canada qu’il n’y aura pas de messe radiodiffusée, le dimanche 4 janvier, à 10 heures du matin.La prochaine messe sera transmise le dimanche, 1er février, à l'heure habituelle, c’est-à-dire à 10 heures.L'orchestre de Radio-Canada, exécutera sous la direction de Roland Leduc, le dimanche, 4 janvier, 7 h.30 du soir, "Ma Mère l’Oye”, de Ravel.Ma Mère l’Oye a été écrite d'abord pour piano à quatre mains (1908) puis orchestrée.Les sujets sont tirés des contes bien connus de Perrault et de Mme d’Autnoy.Petit Poucet, c’est le second morceau.Deux motifs, an hautbois et au cor anglais, y alternent sur le chuchotement des violons.Laide-ronnette, Impératrice des Pagodes porte le no 3.Elle se meut sur un thème de marche, d’allure exotique, à la petite flûte, émergeant d’un fouillis léger et clair, étoffé d'une pédale grave aux contrebassas.MESSAGES DE LA BBC Radio-Canada trqpsmettra le premier de l’An, de 5 h.à 6 h.du soir, une version française de "l'actualité européenne” préparée par la BBC.de Londres.U s’agit d'une série de communications venant des principales villes d’Angleterre et du continent européen.C'est une tradition de donner oette version d'année en année.Discours de M.Philippe Cantave A l'occasion du 145e anniversaire de l’indépendance nationale de la république d’Haïti, Radio-Canada diffusera, le 1er janvier, à 4 h.45 de l’après-midi, une causerie de M Philippe Cantave, consul général d’Haïti au Canada.NE MANQUEZ PAS si vous voulez vous distraire Le Petit Train du Matin AVEC SES JOYEUX COMPERES Miville COUTURE René LECAVALIER et leur invité • Marcelle B ART 1 JE et ses RECETTES CULINAIRES • du lundi au vendredi, de 9 h.à 10 h.du matin ICI.RADIO-CANADA Reprise des cours de Radio - Collège DIMANCHE, 11 JANVIER • HISTOIRE - LITTERATURE ARTS ET SCIENCES.• Avec la collaboration de maîtres de l’enseignement, de pédagogues et d’artistes CBF CBV CBJ et les postes affilié PAGE 2 RadioMonde < 3 JAN V.1948 résiæL u S&L dcwüCoeiC Èâzi.Li SgSMs 3 J ANY.m8 RadioMonde PAGE 3 Le seul périodique consacré exclusivement aux arti de la radio VOL.X No 4 MONTKEAL, 3 J AN.1948 MEMBRE DE L A.B.G.I Oc le No — $3.50 par année îjotr» plioto-couverlurt Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERINE, MONTREAL TéL: PL.4186 - MONTREAL * Autorisé comme envol postal de la deuxième daeec Ministère des Poste* Ottawa'*.Aline Dansereau iofjrano ALINE DANSEREAU est née à Ahuntslc, le le 14 mal 1923.Son père, Napoléon Dansereau, bien connu dans tous nos cercles musicaux, est violoncelliste, et sa mère est douée d’une très belle voix de soprano.Elevée dans un tel milieu, la jeune Aline, alors qu'elle n’avait que 6 ans, étudiait déjà le piano et, jusqu’à l'age de 17 ans, elle sembla destinée à en faire une carrière.En 1944 cependant, sur les conseils de Mme C.-A Desmarais, professeur réputé, elle opta décidément pour le chant, étudiant le classique avec Mme Desmarais et la culture vocale avec Léo LeSieur.C’est sur les conseils de celui-ci qu'en 1945, Aline Dansereau, qu’on avait entendue dans quelques émissions radiophoniques, — "Jeunes artistes de demain”, "Variétés Musicales’’, "Harmonies et Poèmes”, "Paris-Montréal", etc.— se décidait à auditionner au "Curtis Institute”.On sait le reste.Depuis septembre 1946, Aline Dansereau suit les cours de cette Institution universellement réputée et y remporte chaque mois de nouveaux lauriers.De retour dans sa famille pour les Fêtes, notre jeune compatriote se fera applaudir aux Soirées de Chez Nous.Elle sera également entendue lundi, le 5 janvier, au Concert Molson”.Dès le lendemain, accompagnée de sa jeune soeur Lucille, qui poursuit elle aussi, une carrière musicale, Aline Dansereau repartira pour Philadelphie.Bonne chance Aline, vous faites honneur au Canada Français.oonneetHeureUs ANNÉE à tous les LECTEURS Je RADIOMONDE V/f/c7/ j i *Tu [Hirles (Tune célébration! Tu m'avais juré que Clément Latour sérail là avec scs Joyeux Troubadours.LE PUBLIC VOUS AIME; RESPECTEZ LE PUBLIC! IL EST UN FAIT que les artistes oublient trop facilement: c'est qu’ils doivent leur subsistance au jrublic.Celui-ci leur réserve une large part de ses pensées, il va même jusqu’à les idolâtrer.Le public a bon coeur, mais il n’est ¦pas dépourvu d’intelligence.Il peut élever un peu vite dans son estime certaines vedettes, mais il les laisse tomber plus rapidement encore quand celles-ci ne savent pas respecter celui qui les adule.Ces considérations réalistes nous reviennent après avoir dûment cons- _______________ taté comment les chanteurs — à quelques e x c e p t i ons près —affichent une morgue, un mépris, un dédain extraordinaires pour le radio-phile.Parmi les artistes, les chanteurs sont les êtres les plus privilégiés.Il leur a suffi d’avoir été doués par la nature d’aptitudes physiolo-gi q u e s pour le chant, d’avoir suioi — et ce n’est pas toujours le cas — un cours sérieux de solfège, et enfin de s’être constitué un répertoire en général limité, dont, dans la plupart des cas, ils ne sont ni les compos.leurs ni les paroliers.El de tout ça ils se sont fait un capital-intérêt qui ne demande, par la suite, qu’un peu de gymnastique vocale pour rapporter.Les véritables artistes du chant comprendront, sans plus d’explication de notre part, que ces propos ne s'adressent pas à eux.Nous en avons contre ceux qui se présentent au micro sans préparation, pour y recevoir le denier d’une rengaine, dont ils ne savent ni le sens, ni la mélodie; qui viennent solfier, comme un enfant balbutie ses premiers mots, pour l’harassement de milliers d’auditeurs; qui faussent, faute de pratique comme bêlent hors de ton les agneaux naissants; qui copient et imitent le genre des autres comme un caricaturiste ferait d’un Rembrandt.Qu’on nous pardonne cette virulence.Elle nous vient d’un mois à écouter les émissions — .surtout de chansonnettes populaires—.Quel massacre! Et combien de favoris montrent déjà les signes d’un effacement prochain.Non, messieurs les chanteurs, non mesdames les chanteuses, celles et ceux à qui ces blâmes s'adressent — vous n’avez pas le droit de desservir le public A l’écoute.Vous n’avez pas le droit de vous montrer à lui, qui vous a glamourisés, dans toute la VMl-garité de votre paresse.Pas plus, diseuses, que vous n'oseriez paraître en scène avec des bigou-dis et en savates du matin, pas plus vous ne devez oser vous présenter aux studios, sans avoir fait la toilette et de votre voix et de vos chansons.Pas plus, chanteurs de charme, vous ne risqueriez de signer un autographe avec des doigts aux ongles de crasse, pas plus, vous ne devez risquer de scandaliser vos admirateurs radiophoniques par le débraillé d’une mauvaise .tenue sur les ondes. * Il est de mon devoir d’accomplir ma mission, tous les ânes de la radio de Montréal devraient-ils se changer en autant cTiroquois.» (avec excuses & U.de Maisonneuve) Joe a la face longue depuis le Jour de Noël.Une mélancolie illogique dans toutes ©es foules bruyantes, parmi tous ©es vigagee souriants.— "Tu es fatigué!.Es-tu malade?.Prends mieux soin de toi-même*, lui disais-je l’autre jour.Et il répond simpiternellement: “Oh, oe n'est rien.je n’ai rien, moi.peu importe ce qui m’arrive à moi!” — 'Mais enfin.il doit y avoir quelque chose____ ce n’est pas nor- mal ces airs dans Ig temps des fêtes, dis-moi.qu’y a-t-il?” — 'Ah.c'est le petit!.Il n est pas heureux.” Joe baissa la tête comme s'il allait dire quelque chose de bien stupide.— "Tu vois”, continua-t-il, "le Canadien traîne presque la cjteue, ça va mal, et le club engage n’importe qui par les temps qui courent.Pourquoi qu'ils ne donneraient pas une chance à mon fils?” Et Joe fit un sourire qui sembla lui faire mal aux joues.Et son fantastique espoir, Joe nie l’expliqua à sa manière de phrases haohàa*, balbutiées de miséreuse tristesse.— “Bien, ça s’est passé comme ça”, finit-il par expliquer."Cette année, je m’étais promis que les petits auraient un beau Noël, qu’ils auraient tout œ qu’ils voudraient, que pendant une semaine je ne leur refuserais rien, que je les gâterais.oh, ils ont bien le temps d’apprendre qu’on ne peut tout avoir dans oe monde!.Bh bien, je t’ai compté le vol de l’arbre de Noël, Va peur et le fun que nous avons eu tous les deux à commettre le crime.Ouai, ça a bien commencé! lie 23 au soir, l’arlire était là, gras, soyeux dans ses lumières et couleurs vives.II ne restait plus qu’à emplir le dessous.Bon!.” Et Joe devint plus précis, plus loquace.— "En tout cas.le 24 au matin, le plancher était vide sous l’arbre de Noël.Seulement du beau papier rouge retrouvé des années dernières et que j'avais repr* ssé.J'avais encore 24 heures devant moi.Et tu sais, moi, je ne suis pas aseez bête pour commencer mes achats de Noël de bonne heure.J'attends toujours à la dernière minute.Ça fait plus Noël et.ça rencontre d’ailleurs mieux.tu sais ce que je veux dire!" “Donc, l'avant-midi de la veille de Noël, je fis la visite de mes deux créanciers en ville.L’un était à son bureau, l’autre y était pas.En tout cas.au lieu de faire les dépenses d’un dîner, j’allai chez Eaton.Il y a trop de pères infâmes qui pensent à emplir leur ventre au lieu de penser aux petits!.Mais, j'avais mal calculé mes prévisions quelque part.Chez Eaton, je n’étais pas seul!— Je n'ai pas compté le monde qu il y avait là.y.t>a*.(yA./ ddd,/ i '"li Ht JONCS - BAGUES A DIAMANTS et tou»* CADEAUX nppropriéM cher W.RIOFEL “l;n bijoutier de confiance” 902 EST.BELANGER T)011ard 0640 mais c’était.paqueté.Ffffiou!.T’aurais dû voir ça! — "En tout cas, i’élévateur m’a enfin rendu au 4ème étage.Mais là, c’était encore pire.Et t’aurais dû voir l’ensemble du plancher, les centaines de comptoirs, les milliers de parents qui, je l’avoue, avaient dû avoir eux aussi le coeur de ne pas manger pour acheter des be-belleis à leurs per its.Il y avait des décorations partout, des lumières, du vacarme, de la musique, des jouets par milliers!.Mosus que c’était beau! Je devrais alter dans les magasins plus souvent! Tu paries s’il y a chez Eaton des oho-ses que je n’ai pas à la maison".— "En tout cas, une fois au 4ème, je réalisai que je n’avais pas fait de plans quoi acheter.Je regardai partout au hasard.quand U y avait quelque chose de tentant, c’était trop cher, ou bien ça ne» valait rien, ou bien c’éta t quelque chose qui ne ferait pas plaisir aux petits.parce que tu sais, je les cornais pas mal tes petits Mu-us !___Puis, je me mis à avoir chaud, et apréss une heure je transpirais .comme une éponge.je rôdais sans rien voir, en rond, dans les allées.” — “En tout cas, j’arrivai finalement à un comptoir où il y avait plus foule qu’ailleurs.quatre à cinq rangs d’épaisseur pour m'empêcher d’approcher.tout le monde semblait excité.C’était des tanks.des vrais petits tanks, camouflés comme des tanks, qu’on montait avec un ressort et qui crachaient de vraies petites flammes en grimpant par-dessus les objets du comptoir.Tous ceux qui étaient là voulaient en acheter .Moi aussi, décidai-je.le petit à une âme de héros et de tueur comme moi.c’est ce qu’il va aimer.Je tentai alors d’approcher, montrant daux misérables piastres à l’une des vendeuses.Mais, elle ne me voyait pas.elle empaquetait sans cesse pour les autres pères.elle avait l’air fatiguée .” Puis, une voix dit par-dessus les autres: — "Il n’y en a plus, nous avons épuisé tout le stock! Des murmures furent entendus.de petites altercations s’ensuivirent.mais moi, je ne dis rien, car le désappointement était pris dans ma gorge comme une grosse noix.” Et, à oe moment, un sourire de fierté filtra aux lèvres de Joe.Et ii continua: — "Sois-tu alors oe que j’ai fait.Tu sais comme je pense vite.Je vis l'une des vendeuses sortir de l’enceinte du comptoir et se diriger vivement vers un autre coin du plancher.Je courus après elle.Je pr is son coude mi dans ma main.Elle se retourna et me regarda sévèrement.J’enlevai mon chapeau.Oh, si tu avais vu la belle fille.blonde comme les couchers de soleil de septembre.des yeux verts et.Oh Gee !.Les épaules, la belle taille.” — "En tout oas, mon problème prit le dessus sur mon émotion et je lui dis comme ça.— "Mademoiselle, pardonnez-moi.et regardez-moi, vous voyez que je ne suis pas habillé en homme riche comme tous ceux qui sont là et.Bile retira alors son coude et, un peu sèchement, elle répondit: Faites vite, monsieur, je suis pressée, que voulez-vous ?.Crois-le ou non, mais je fus brave, je repris son coude.oh, que c’était le fun tenir ce bras-là.tu aurais dû voir.il était chaud et.” Joe s’arrêta, un moment comme s’il avait eu honte.Et il reprit: — “En tout cas, je la regardai dans les yeux et je lui dis: — "Mademoiselle, j’ai un petit garçon de mx ans.il «et infirme et il est malade au lit et le médecin dM que c’est la tuberculose.U ne vivra pas six mois de plus.et.je voudrais avoir un tank comme ceux que vous avez montrés.Mademoiselle.vous ne me refuserez pas cela! Mon petit en a demandé un au bonhomme Noël et le chagrin va le tuer cinq mois avant le temps si.Sais-tu, mon vieux, que j’ai découvert là que j’ai un talent dramatique que devrait exploiter le poste CKVL!.En tout cas, moi qui connais les femmes, je lus quelque chose de très sombre et de très doux dans le vert dies yeux de la jolie fille.Il me sembla qu'elle ne voulait plus retirer son bras de mes doigts.Elle se pencha légèrement vers mon oreille et me dit: Attendez-moi ici un instant.Ne bougez pas d'ici.seulement pour deux ou trois minutes.je vais revenir.Et je la vis alors s’en alleu porter ses paperasses à un autre comptoir.Je la suivais des yeux, des pi.de à la tête, pas encore par peur de la perdre de vue que pour d’autres raisons.” Joe fit une pause pour reprendre 9on souffle.“Puis, elle revint vers le comptoir des tanks où il ne restait plus que quelques clients qui tentaient encore de convaincre lautre vendeuse qu’eux aussi voulaient des tanks.La m.enne se faufila parmi eux en me jetant un regard entendu, "souriant cette fois.Je l'observai longuement quand elle se pencha derrière le comptoir.Deux instants, et elle se releva avec une boîte, l’ouvrit, et devant les autres clients ébahis, elle me dit finement: “Voilà le tank que vous avez retenu ce matin, je l’ai gardé pour vous!” Les autres protestèrent, mais la petite était énergique et moi aussi."Quand le paquet fut enfin prêt, je crus qu’il était 1 CALES et RELIGIEUSES.Ce Calm drier indique «le façon claire et préri** yok Jour* fertiles et vos Jours stérile* PO IR ADI 1 TES SKI l.FMKNT F.b librairie: $1.00.Par |>o«te: $1.»® EDITIONS NOSRIOP («m* 27.Station ‘B”, Mt.ntré»! Aux Pharrnhcie* Montréal; Ch.Rousnln; Sarrazin êt Choquette; Martineau et chez T.Eaton On.— Demandez notre Catalogue de PRIMES contrant des centaines de CON8EIL8 PRATIQUES il est GRATUIT.NOUVELLE SALLE A MANGER dans un atmosphère accueillant M.René Riopel y Invite scs amis et tous les FINS GOrn.METS Spécialités: — Spaghetti Italien .—Steaks, Poulet.* Cuisine française.P i^lV' 14 ,VV fl* v TABLE d’HOTE OH A LA CARTE Accommodations pour RECEPTIONS de tous genre*.3618 avenue du Parc — LA.6906 PAGE 4 RadioMonde 3 JANV.19*8 RENE LECAVALlER CHANTEUR FANTA«SISTC MUSIQUE GAIE EUGENE CLOUTIER DIRECTEUR mm V'*fÜ LARTlSTE INVITÉ ET SES CHOSES A RACONTER MARCELLE BAR THE ET SES RECETTES CULINAIRES DU MATIN KMLU r% »C.rN V.UUT«ru [PbUR VOUS METTRE EM TRAIN, LE MATIN , PRENEZ *LE PETIT TRAIN DU MATIN À RADIO - CANADA .IPauL-EMILE CORBEIL FINIT DE RAMASSER LES FEUTRES ET LES VIS DU PIANO FAMILIAL AVEC L'AIDE DE SON FILS.«” % » \ ^ % ^ f ! ¦! if f I -T^/„ &l/sA/P DERNIERES TRACES DU CHAMBARDEMENT DES BUREAUX RADIO-CANADIENS OU KING'S H ALI___ POPULO HÉI ssA-.V- ' JETS PLEINS Wi-.V- ' JOURNALISTE QUI PEUT TRICOTER TOUT AUSSI BIEN AVEC SA PLUME QU’AVEC SES BROCHES :/ UN AIR SOUCIEUX DE "MAURICE 6AUVIN " élaborant DES PRO-DE MÉRITES.-^ CESSE DE COURIR, GEORGES/VOICI UN AUTRE a NUMÉRO DE RADIOMONDE SI TU VEUX LIRE DE NOUVEAU CONTE FANTASQUE PAR LA PTITE DU.^-^=3 • — 3 jaw.i9i8 ——s-Hsasaa— • RadîoMonde • PAGE 5 .— # JANVIER -Marthe Thierry Adrien lAehanc fêêalita lion : Cf.u) Wauffetle a w jj — rv/i 'vff-?.xt I fcsa v ’ ¦JMfcui -.-*¦&•tKSfcdagSg Si MARTHE aani LETOURNEAU ‘7V^ ” Il y a eu en France, au commencement du \IXe siècle, un ftlailaiitliroj»o illustre qui s'appelait le comte de Montvon.Il F sua à I Institut de France, des sommes d’argent suffisantes pour '|ue.à perpétuité, des prix de mérite social soient décemég < liaque année, mettant en lumière des cas de dévouement obscur, de sacrifices insoupçonnés ou de valeur susceptibles de servir d'exemples à la jeunesse.IJ nous semble que Marthe Létourneau.le brillant soprano montréalais que 1 Opera Guild met en vedette la semaine prochaine, serait, en France, une candidate normale à un Prix Montyon.Des jeunes Françaises qui n’avaient guère plus de mérite qu elle ont déjà décroché tie ces prix.Marthe Letourneau a étudié la musique, 1 art vocal, la scène; elle s'est cultivée de remarquable façon; elle a obtenu toutes sortes de récompenses; elle s est enfin haussée au tout premier rang des chanteuses du pays, cela sans négliger le foyer familial, et tout en restant aux ••oies île ses parents et de ses frères et soeurs.Il fallait que ceci fut écrit, quelque part, un jour ou l’autre; et il nous semble que I occasion est bien indiquée, au moment précis où la jeune cantatrice va atteindre le sommet d'une carrière qui date à peine de dix ans.VOEUX .sincere* pour le Nouvel An aux lecteurs de RTadiomonde, à ceux de Lord Oh! Oh! en particulier, car ils doivent bien aimer la vie!, à mes confrères féminins et masculins, sans oublier évidemment le Grand Manitou.et le comptable.Que tous voient en 1948 la réalisation de leurs plus chers désirs.Voeux également aux musiciens qui m’écrivent de temps en tempe pour me remercier du mot gentil que j’ai employé pour eux, oubliant que ma chronique n’est pas écrite dans le but de leur plaire, mais dans le Out de gagner mon pain, ou plutôt dans le but de de manger mon pain moins sec.Souhaits de prompt rétablis s e m e n t au professeur Alfred La-liberté.L’amitié est une fort belle chose, surtout si elle sait demeurer fidèle.Il semble bien que le Baluchon de Rob ne se dégonfle jamais.Que lui souhaiter alors?Au séduisant Académ i c ie n , plus de gousses d’ail que jamais dans ses coquetels.A Pierre Lefebvre, une java endiablée et pourquoi pas, une Javanaise?.A Ray-Ponse, quelques bonnes ponses au rye.A la P’tite r__ _____- .» » n., .m du Ropulo, un gamin comme celui Les representations de Rigoletto au His Majestv «, les 7 et de ce journai qui.la semaine pae- !i janvier, constitueront aussi pour huit ou neuf autres de nos eée dan* sa chronique, s'amusait chanteurs locaux, une superbe occasion de se produire.Et tous vant-Noeh' un “p'tit gamin‘phot^ apparaîtront aux côtés d artistes américains ou européens de graphe de 300 livres.A d'Iber-grande reputation, sous la direction d’un chef comme Emil *1 Eujèn?Lapiêrw!'"monTgTélble Cooper.A Mlle Letourneau échoit le redoutable rôle de Gilda personne comme éternelle voisine que tout le monde connaît.Verdi avait composé seize opéras, pour Quant a Lord Oh: Oh!., _ r " ’ mon DieU) un balcon pour avec plus ou moins de succès, quand il donna Rigoletto, à Venise, toutes les parades à venir.Et en 1851.Cette oeuvre fut la première du maître italien à passer volla’ c est tout et 'c’est blen sur les scènes étrangères et à devenir, de fait, une des oeuvres Grand concours pour pianistes favorites de tout le répertoire.La manière de Verdi s A retrouve Un grand concours est ouvert à son meilleur; élégance mélodique, effets dynamiques, éclats £^0“ LcTr^iier prbTde^ce subits du pathétique.Moins que Rossini, il verse dans le "bel concours est un beau billet neuf canto , il le tempère de procédés qui vont rejoindre Meverbeer.de $1,000, le deuxième gagnant re- l'nn linnio à __i .i i • i .cevra $300 et $200 seront donnés 1 1 on ajoute a cela, une partition orchestrale admirable qui „„ ., • •n-, i.‘ i, i m .1 au concurrent qui détiendra la vieillit décidément moins que celle de II I rovatore par troisième place.Ces prix sont don- exemple, on aura une idée du style de l’oeuvre que le tout nés par Mme Eleanor Pflugfelder Montréal ira bientôt applaudir.In chanteur, dans Rigoletto, de Lx}ng teland, New-York.Le s'en donner à ço.ur joie.El le.uuL II « £ SSIcCitf S presque rulicule «le I écrire tant les grands airs en sont connus Francisco.et aimés du publie.Les auditions finales seront te- vi, nues les 16.17 et 18 août à San \ est-ce pas ici le lieu de signaler 1 oeuvre qu accomplit a Francisco, Californie.Les concur-Al ont real, Madame Pauline Donalda et son Opera Guild?Son rents devront jouer de mémoire apparition dans le monde lyrique de cette partie du continent une heure de musique choisie de constitue une date de notre évolution musicale.Son dvnamismc 'ffni?osi.t.e“rs d« 1~mérl
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