Radiomonde, 31 juillet 1948, samedi 31 juillet 1948
ÎO CENTS LF NUMERO ¦* «w rnm m'WBSfà : ' ¦' ¦ • • : mm , SI) >'¦¦ ¦ ¦'¦>+ ’¦¦¦¦¦''¦¦.# - STUDIO DESAUTEUS YOJL» X • No 34 • MONTKIAI^ SI JLJLEUE1 1!U8 REDIGEE PAR LE REPRESENTANT DE PRESSE ET D’INFORMATION A RADIO-CANADA Le nouvel émetteur de CBJ, Chicoutimi, inauguré le 26 août !•* directeur général de Radio-Canada, M Augustin Frigon annonce que l’inauguration officielle du nouvel émeteur de OBJ.à Chicoutimi, aura lieu le jeudi 26 août prochain.Il s’agit d'un émetteur de 10.000 watts, le premier que Radio-Canada ait jamais construit, qui remplacera un appareil de 1,000 watts dont le rayonnement ne suffisait pas à satisfaire la population de l’immense territoire formé par les régions du Saguenay et du lac Saint-Jean.On calcule que désormais le poste CBJ sera en meure de desservir un auditoire d’environ 200,000 personnes.L'inauguration du nouvel émetteur coïncide avec l’aménagement j de nouveaux studios dont CBJ a commencé de se servir il y a quelques semaines.Les nouveaux studioe et émetteur ont fourni aux ingénieurs et architectes de Radio-Canada l’occasion d’innover dans plusieurs domaines, notamment celui de la construction acoustique à surfaces polycylindriques et de la disposition d'une antenne dirigée à deux pylônes.Le poste CBJ.par la même occasion.célébrera son 15ème anniversaire.Fondé en 1933 par la Canadian Marconi, sous 1 indicatif CRCS, il est par la suite devenu propriété d e Radio-Canada et l’un des quatre postes à ondes longues ffoe la Société exploite dans ! la province de Québec.Sa fréquence est de 1580 kilocycles.DERNIER CONCERT DE LA MUSIQUE DES NATIONS” NOUVELLE SERIE DE 11 CONCERTS SYMPHONIQUES IjC dimanche 1er août marquera la fin de la série d'émissions enre-gisirées que le réseau français de Radio-Canada a présentée ces dernières semaines en collaboration avec la BBC sous la rubrique "La Musique des nations”.Ce concert, qui sera entendu de 9 h.à 9 h.30, nous offrira cette fois des oeuvres de l’Amérique latine.des Etats-Unis, de Yougoslavie, du Luxembourg et des Dominions britanniques.Rappelons que ces enregistrements ont été réalisés par l'orchestre de l’International Light Orchestra dont tous les instrumentistes ont été dans les forces armées au cours de la guerre.Cet orchestre est dirigé par Gilbert Vinter qui fut le directeur attitré de la Musique du Centre d'Entraî-nement de la R A F., de même que de la Musique du Commandement Côtier, également de la R.A.F.UN CONTE gaspésien par Tante Lucille AU COIN des JEUNES le SAMEDI, 31 JUILLET de 10 h.à 11 h.% RADIO-CANADA Les auditeurs du réseau français de Radio-Canada auront l’avantage j d’entendre une série de 11 concerts de musique symphonique dirigée par trois des plus gTands chefs d’orchestre britanniques de l’heure: Clarence Raybould, Sir Maicoim Sargent et Sir Thomas Beecham.Ces concerts ont été enregistrés par la BBC au moment où ils étaient diffusés par ondes courtes à l’intention de toutes les nations.Les orchestres qui ont participé à ces émissions et que l'on pourra entendre au cours de cette série sont: La Symphonie de la BBC, la Symphonie de Londres et la Symphonie royale de Londres.Plusieurs artistes éminents figureront également à titre de solistes aux divers programmes de la série.Ce sont: Kendall Taylor, pianiste, Frederick Riddle, altiste, Jean Pougnet, violoniste, Cyril Smith, pianiste et Betty Humby-Beecham, pianiste.Le répertoire comprendra des oeuvres des pius grands compositeurs classiques et modernes depuis Mozart jusqu’à Britten.La série commencera le mardi ! 3 août et se continuera toutes les semaines jusqu’au 12 octobre, de i 8 h 30 à 9 h.30 du soir.Le premier concert, donc celui du mardi 3 août, sera formé des oeuvres suivantes: Ouverture fantaisiste "Hamlet” .Tchaikovoaky Concerto pour piano en mi bémol Soliste: Kendall Taylor, pianiste .John Ireland Poème “Tintagel” .Arnold Bax he chef d’orchestre, Clarence I Raybould a la distinction d’avoir j été le premier à recevoir un baccalauréat en musique de TUniver-I sité de Birmingham.Après avoir été le directeur adjoint de la Beecham Opera Company, M.Raybould entreprit plusieurs tournées de récitals.En outre, pendant quelques saisons.11 fut directeur adjoint de l’Opéra de Covent Gardent à Londres et de la Symphonie de la BBC.LE CARNAVAL DES ANIMAUX Le réseau français de Radio-Canada se joindra encore une fois au réseau Trans-Canada le mercredi 4 août afin de présenter de 7 h.30 à 8 heures du soir un programme musical de haute qualité.Au cours de cette émission, l’orchestre de Radio-Canada, sous la direction de Geoffrey Waddington, interprétera le fameux Carnaval des Animaux de Camille Saint-Saëns.Ce n'est qiu’en des occasions très spéciales que durant sa vie Saint-Saëns consentait à présenter cette suite d’orchestre.Visiteur assidu du Jardin Zoologique, 11 l’avait composée comme une sorte de gageure afin de faire le portrait de ses amis les animaux qu’il voyait si souvent.L.e Carnaval des animaux, à l’origine, a été composé pour un petit orchestre et deux pianos et c’est dans cette forme originale que les auditeurs de Radio-Canada pourront l’entendre au soir du 4 août.LA DEMOISELLE ELUE DE CLAUDE DEBUSSY Le printemps dernier les auditeurs du réseau français de Radio-Canada avaient l’avantage d’entendre comme dernier programme d’échange avec la Radiodiffusion nationale française la présentation de “La Demoiselle élue”, une cantate de Debussy d'après le poème de Dante Gabriel Rosetti.L'orchestre de Radio-Canada était alors sous la direction de Jean Beaudet.Le mercredi 4 août, de 9 h.30 à 10 h.du soir, Radio-Canada présentera de nouveau cette oeuvre si poétique de Debussy, mais cette fois sous la direction de Cesar Borre.C’est en 1887 que Debussy composa cette cantate qu’il devait publier six ans plus tard, he poème, traduit par G.Sarrazin, datait déjà j d’une quarantaine d'années.Les solistes de “Le Demoiselle élue” seront Frances James, soprano et Margaret Ken', mezzo-soprano.Le programme se terminera par une oeuvre de Franz Liszt, "Die Lorelei”.Reportage en marge de la convention libérale La Société ** Radio-Canada, d’accord avec une politique récemment énoncée, diffusera des échos de la convention du parti libéral qui doit se réunir à Ottawa les 5, 6 et 7 août prochain afin de procéder à l’élection d'un successeur à M.! Mackenzie King.Dans sa déclaration en date du 2 juillet 1948, le Bureau des gouverneurs de Radio-Canada annonçait que la Société croyait d'intérêt public de diffuser les principaux discours prononcés aux mettre à la disposition des partis politiques convoqués pour le choix de nouveaux chefs.Afin de rendre justice à tous, Radio-Canada s’est engagée par la même occasion à mettre à la disposition des parits adverses la semaine suivante des périodiques équivalant à la moitié du temps consacré à la convention.Le réseau fiançais se propose de diffuser au cours de l’après-midi du jeudi 5 août le discours du premier ministre, suivi d’une version française.Il en sera de même le samedi 7, alors qu’on pourra entendre le nouveau chef du parti libéral.De plus, Radio-Canada diffusera des commentaires et des reportages les jeudi et vendredi 5 et 6 août, de 6 h.45 à 7 h.du soir, ainsi que le samedi 7, de 7 h.30 à 7 h.45 du soir.L’ORCHESTRE DU HOLLYWOOD BOWL Le deuxième concert de la Symphonie du Hollywood Bowl que le téseau français de Radio-Canada (sauf CBF) diffusera le dimanche 25 juillet, de 3h.à 4h.30 de l'après-midi, sera entièrement consacré à des oeuvres de Tschaikowsky.Cs sont: l’Ouverture "Roméo et Jul! ette” et la Symphonie no 5 en mi mineur.Au pupitre, Eugène Ormandy.PAGE 2 • RadioMonde • À RADIO CANADA Récitals Dimanche 10.30—1 l.OOa.m.Du lundi au vendredi 4.30— 4.45 p.m.Lundi 8.45— 9.00 p.m.9.30—10.00 p.m.Mercredi 10.30—11.00 p.m.Vendredi 10.30—11.00 p.m.Symphonies Dimanche 3.00— 4.30 p.m.Du lundi au vendredi 3.00— 4.00 p.m.Mardi 8.30— 9.30 p.m.Samedi 3.30— 4.30 p.m.6.30— 7.30 p.m.¦ Chansonnettes Dimanche 10.45—11.00 p.m.Lundi 7.30— 7.45 p.m.Mardi 7.30— 7.45 p.m.Vendredi 7.30— 7.45 p.m.Variétés Dimanche 8.30— 9.00 p.m.Lundi 7.45- 8.00 p.m.Mardi 7.45- 8.00 p.m.Mercredi 8.00- 8.30 p.m.Jeudi 7.30- 9.30 p.m.Vendredi 7.45- 8.30 p.m.Samedi 8.00 — 9.00 p.m.31 JUILLET 1943 • No 34 ÿ/LLt VOL.X MONTREAL, 31 J OILLET 1948 MEMBRE DE LA-B.C.10c le No — $3.50 par année Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHERINE, MONTREAL TéL: PL.4186 - MONTREAL "Autorisé Mmme envol postal de la deuxième class* Ministère des Postes Ottawa’*.OJa X effare OVILA LEGARE, un de nos artistes les plus populaires, est né à Montréal le 21 juillet 1901.Dès 1915, il débutait comme acteur au Théâtre Royal.En 1933, il faisait ses premières armes >nune auteur dramatique avec 'Tit-Tur Aubin”, bientôt suivi de "Chacun sa destinée”, "Le Mouton Noir”, "Le Tour Pendable”, et enfin, “Dé-ouement fatal”, qu’il créait en février dernier.Entretemps, Ovila Légaré s’était révélé ex-( ellent chanteur de folklore, enregistrant de nom-' reux disques, lesquels devaient le faire connaître et apprécier jusqu’en Europe.En 1934, à la demande de Robert Choquette, Ovila Légaré créait, à la radio, le mémorable personnage du "Curé de Village”, rôle dont tous les t idiophiles ee souviennent, et qui est resté le p s agréable souvenir de celui qui eût l’honneur d n être l’interprète.Depuis lors, Ovila Légaré a écrit d’innombrables sketch et joué une mul-¦ tude de rôles.Sa série radiophonique la plus importante et la plus sensationnelle fut, sans n urun doute, “Nazaire et Barnabé”, petite histoire sans prétention, qui connut un succès extraordinaire.Au théâtre, parmi les nombreux rôles qu'il a eu !e plaisir d'interpréter, Ovila Légaré garde un souvenir ému du personnage de César, créé par le grand Raimu.dans "Marius” et "Fanny”.Ovila Légaré, qui a épousé une camarade de théâtre, Jeannette Deguire, est père de quatre enfants qui, tous, s’intéressent à l'art dramatique.tout ceux cjii intéressent (es écoiiers canadiensJrançais de (a dddashatcheu/àn L'Association catholique franco-canadienne de la Saskatchewan a l'honneur de vous solliciter en faveur de l’oeuvre de renseignement du français aux écoliers canadiens-français de la Saskatchewan.Cette oeuvre, qui date de plus de trente ans, dépend uniquement, pour se poursuivre, de la charité de nos frères du dehors comme du dedans de la Saskatchewan, Elle restera nécessaire tant que les autorités provinciales ne reconnaîtront pas l’enseignement du français, aux Canadiens français, dans les écoles établies et.soutenues par les Canadiens français.Car notre oeuvre a précisément entrepris cette tâche; pourvoir à la déficience pratique de nos lois scolaires relativement à l’enseignement du français aux écoliers canadiens-français, Le lourd fardeau que représente pareille entreprise est difficilement supputable pour ceux qui n’y sont point immédiatement engagés.Il vous est possible de vous en faire une idée, cependant, si nous vous disons que nous nous occupons d’environ 5000 écoliers répartis entre quelque 200 écoles dispersées aux quatre coins d’une province d'une superficie habitée de 60,000 carrés.S’occuper de ces 5000 écoliers, cela veut dire tout organiser pour qu’ils reçoivent l’enseignement le plus adéquat qui soit possible: placement et direotion du personnel enseignant, établissement de programmes d’études aux douze degrés, visite des écoles, examens annuels, avec organisation de la correction des copies, distribution des prix et des diplômes, etc.Ce lourd fardeau, les Canadiens de la Saskatchewan en portent la plus grande part.Mais ils ne peuvent le porter seuls.Nous vous remercions d’avance de tout ce que vous pourrez faire pour nous.Et nous vous assurons, en retour, du secours de nos prières.Pour le COMITE DE L’ENSEIGNEMENT DU FRANÇAIS Le président, Mgr Maurice BAUDOUX, P.D.S.V.P.adresser les remises au Secrétariat de l’A.C.F.C.Vonda, (Sask.) ~V'~ s I éw/t/en Il n y a jtas moyen de se fier aux artistes.ça change d'ides' comme ça change d chemise L'amie de la cousine de la secrétaire particulière de Phil l.alonde m'a confié avoir su de très bonne source que ROBERT C A DOUAS passera U ses vacances ici,.” VERS LA “CHAIRE” UNIVERSITAIRE J^ES Services extérieurs d’Education sociale de l’Université Laval viennent d’instituer, pour cette .saison d’été, des fours de radio.On initiera un contingent d’élèves en nombre suffisant pour un début.Un communiqué a déjà fait connaître ici l’objet de ces cours.Les uns viendront pour apprendre et les autres pour satisfaire leur curiosité, comme cela se voit dans d’autres cours.On veut découvrir ce mystère qu'est la radio.Ce terme de mystère est par trop hyperbolique.Il n’empéche que beaucoup de jeunes aspirants se plaignent qu’il n’est pas fait facile de pénétrer les arcanes des ondes, qu’il y a des privilégiés, qu’ils n’auront pas l’avantage, d l’exception des cours donnés à Québec, de faire l’apprentissage de ce métier si envié de "réalisateur’’, de s piqueur et des divers emplois nécessaires d la bonne tenue d’un poste.Faut-il leur rappeler que chef s, sous-chefs et auxiliaires, d divers titre que ce soit, ont fait leur apprentissage dans un poste, même sans jamais avoir postulé et, reçu, du moins la très grande majorité d’entre eux, des diplômes universitaires.Ils profitèrent donc à ces cours de l’expérience acquise par les "professeurs” dans les domaines qui leur furent assignés soit par leurs aptitudes soit par quelque hasaid heureux.Ainsi donc, ces cours donnés d Québec, à partir du % août, auront du bon puisqu’il s’agit d'enseignement pratique.J’imagine que les postulants auront reçu, au préalable, une formation scolaire ou collégiale.Tant mieux pour eux; tant pis pour les autres.Un jocrisse me dit un jour: ‘Je ne sais pas pourquoi j’ai réussi à faire mon p'tit bonhomme de chemin à la radio mais c’est peut-être parce que je n'ai rien appris d l’école, que j’étais un cancre et que par conséquent quand on ma engagé, j'étais tout neuf, pas moulé, pas falsifié.” Il faut dire que son stage d la radio n'a pas été de longue durée.Il fout féliciter l’Université Laval d’avoir pris cette initiative et d'avoir donné un bel .exemple d d’autres institutions.Et l’on ne peut pas ne pas s'étonner de ce que Laval a pu damer le pion d l'Université de Montréal, — dans cette métropole qui est le coeur et le foyer par excellence de la radio au Canada français?Mais ne désespérons pas.Il y a en effet des mouvements révélateurs qui nous le permettent.Le consacré exclusivement aux artistes de la radio ¦31 JUILLET 1918- RadioMonde PAGE i /> « II est tie mon devoir daccomplir ma mission, tous les ânes de la radio de Montréal devraient-ils se changer en autant diroquois.» «avec r»ru«ra à M.d* MaLon neuve) Ce qui va suivre pourrai «intituler: "UNE FOIS POUR TOUTES".Ou bien encore, d'après le mot de Louis XIV: "SI JE FAIS UNE FAVEUR A UN COURTISAN, JE ME FAIS NEUF* ENNEMIS ET UN INGRAT".Lord Oh! Oh! ècr:t cas mot*, sans l’autorisation ni la permission de Radiomonde.Il souhaite seulement que la direction du Journal lui laissera expliquer les faits s-ms trop les rogner, et ceci dans l'intérêt de la publication elle-même, de ses journalistes et des artistes de la radio.Us ne seront pas méchants.Ils tenteront seulement de mettre les choses au point.Comme attaché à la redaction de Radiomonde.Lord Oh! Oh! a comme besogne de remplir un certain nombre de colonnes, chaque semaine, parfois une histoire ou deux.L'espace des vingt pages est ainsi réparti, sur une base d entente préalable que dicte le directeur de la publication, comme le font tous les chefs des Nouvelles de nos quotidiens ou périodiques: —"To , tu vas écrire une histoire sur l'émission "Au Pays des h es .Toi, tu vas m'obtenir une entrevue Charles Magnat! Toi, tu vas aller voir le gérant du poste XYZ et lui demander de nous parler du dixième anniversaire de son organisation”! Et, ainsi de suite, Parfois, le reporter suggère lui-méme le sujet de 1 article, de 1 entrevue ou de l’histoire et le patron dit:_"O.K.! Cest un bon diable que Timothée Sansfaçon” (ou encore: “C’est une émission de mérite que “Les clochers de Çhez-nous“J\ Ecris une histoire là dessus et tâche d'avoir des photos!” Voilà d’haibitude comment on procède, et Lord Oh! Oh!, qui a sa part à écrire de ces “histori és spèciales” veut ici souligner le fait que jamais, la direction de Radiomonde ne lui a forçé une besogne.Si la g.du bonhomme à inter- viouer ne lui plaît pas, il le dit au patron et celui-ci de répondre: __"Très bien alors, trouve m'en un autre, mais fais quelque chose pour le poste ABC, cette semaine, ne parle pas toujours des gens du même poste ou des mémos artistes, IL FAUT DONNER JUSTICE A TOUS.C’EST NOTRE POLITIQUE!” * * * Prenez le cas de l’édition de cette semaine.Les ordres sont, pour Lord Oh! Oh!, une histoire sur le Service International de Radio-Canada, une autre sur Raymond Laplante, l'annonceur très populaire.et une troisième sur Bernard Goulet, l'un des piliers des programmes de CKAC.Pour une raison ou une autre, ¦pax.c/do-zeô 0A- / * Lotion Tulipe Noire Celte 1 «j lion y-.\ merveilleuse captive par la distinction de ion arôme.C’est la solution idéale qui à votre p«-u toute su fraîcheur.Toute la noblesse des produits de beauté français.m LIPE NUIRE qb SZHENARI7 rien à avoir du Service International.Le sujet est trop délicat, parait-il; trop de susceptibilité* chatouilleuses ou quelque chose comme cela."Plus tard", s'excuse d’ailleurs avec beaucoup de tact l'un des dirigeants du Service.Bernard Goulet.Après une courte entrevue avec lui, on conclut à deux que toute son histoire aura plus de pittoresque (et pour cause) si on attend à la semaine prochaine.Quant à Laplante, ça marche, et vous en verrez le résultat dans une autre page de cette même édition.Ce lundi midi, le reporter est alors pris de court, quand il ne lui reste plus que quelques heures avant le "dead line”, c’est-à-dire avant le moment d’aller sous presse.Seulement une histoire sur Laplante, et si intéressant soit le bonhomme, il en faut une autre puisque Goulet n’est pas prêt et le Service International non plu*.Au restaurant qui avoisine les studios de Ste-Catherine ouest, il y a naturellement là beaucoup d'artistes, de réalisateurs, annonceurs.employés de studios, etc.Il y a là des personnages, Orner Renaud, Henri Deyglun, le charmant jeune couple Gadouas (Marjolaine Hébert), Roger Baulu et son ombre (ou soleil) Rudel Tessier, Jean Deslauriers, Miville Couture, Marcel Henry, le réalisateur, Monik Lepage, etc.etc.Qui de ceux-là pourrait inspirer une histoire à Lord Oh! Oh!?Et, ça presse! Deyglun, Baulu, Renaud.On en a déjà parlé et le boss a dit de ne pas toujours parler des mêmes.Les Gadouas se lèvent justement pour aller à la répétition de “Grande 8oeui'“.Il est trop tard Pourtant, ils auraient pu nous parler du bébé Gadouas.Il faut entendre la jolie Marjolaine nous parler de son bébé! Ça, cest une histoire que nous réservons pour plus tard.Tiens!.Une idée!.Monik Lepage, danseuse, dkeuse, talentueuse, jolie.Elle fait maintenant de la radio activement.Elle est jeune et pour cela les journaux n'ont pas encore beaucoup parle d'elle.Mais e-t-ce bête que la malchance?Au moment où le reporter va lui offrir une tasse de thé et la causer, elle est déjà partie elle aussi sans deviner que les auditeurs voulaient entendre parler d'elle.Peut-être la rejoindra-t-on au poste CK VL où elle joue ce soir.En tout cas, on prendra une chance.D’ailleurs, pour une raison ou une autre, le reporter aime mieux causer avec les femmes qu'avec les hommes.Ça inspire mieux.* * * Et là se termine la première phase du travail du reporter qui attend toujours à la dernière minute pour trouver les deux ou trois histoires que le patron lui a commandées, ou du moins qu’il attend de lui.Et, ici, à la sortie du restaurant, dans le portique du grand poste de radio, commence l’autre phase de son travail et de ses embarras.Cela se reproduit chaque semaine.C’est éternel dans sa répétition.On comprendra pourquoi ici nous n’emploieront que des noms fictifs.Pour éviter des joues rouges à quelques-uns.C'est d’abord un réalisateur bien connu qui s'amène.Pour bonjour, il vous dit: —"Parle donc de moi dans ton m.journal, j'en fais toujours bien autant que Philibert Latrémouiile et, à lui tu en as donné deux pages l’autre semaine”.—"Bien, mon vieux, chacun son tour.Si tu étais plus souvent à ton bureau, on pourrait te rejoindre et faire des histoire* sur toi.” Et voilà une sténo.Une vieille de la vieille (malgré su jeuneese) au grand poste ABC.—"Pourquoi que vous ne parlez jamais du poste ABC dans votre journal?C'est toujours les gens de CTIC qui ont leurs portraits.” —"Etrange, mais eux, les gens de CTIC, ils prétendent que c’est votre poste qui a toujours la preference.Voilà trois semaines de suite que nous parlons des vôtres.” —“Oh.exe usez-mol ! Le fait est que je n’ai pas lu Radiomonde depuis trois semaines, j’étais en vacances.” Et ici, le reporter s'impatiente un peu.—“Mademoiselle, je m'en viens justement interviouer l’un de vos annonceurs.Mais pourquoi faut-il que ce soit moi qui vienne chercher et faire des histoires sur les vôtres, quand vous avez une couple de publicistes bien payés.Ce serait à eux de nous donner des nouvelles de chez-vous!” Et la sténo, confuse et plus aimable, de chuchoter: —"Quant à cela, vous avez fichûment raison'.’’ Et, il y a encore ceux qui vous disent: —“Vous parlez toujours du poste DVA1 Donnez donc une chance aux autres postes de Montréal!” A ceci, le reporter répond: __"DVA prouve de l'initiative et son personnel est très en vedette par les temps qui courent.Si on me donne personnellement le choix entre une bonne nouvelle et une nouvelle sans intérêt, je vais là où est la bonne, car là est mon gagne-pain.D’ailleurs, prouvez-moi, faits en mains, que DVA a reçu, disons ces derniers six moi*, une ligne agathe de plus que n importe quel autre poste de l’île! Prouvez-moi le! Les ordres de la direction de Radiomonde sont de ne pas faire de préférences, de prendre la nouvelle là où elle est, là où elle peut être de réel intérêt pour les 35,000 lecteurs du journal, et d’aider un peu tous les artisans de la radio, où qu'ils soient, quels qu'ils soient si leur ca* mérite une histoire publicitaire.” Malgré toute cette bonne volonté, Radiomonde ne peut tout faire.Cette semaine, nous passons une histoire sur Raymond Laplante et Monik Lepage (si nous pouvons la rejoindre avant ce soir).Ceci signifie que trente autres annonceurs vont nous dire par les jours suivants (ou du moins le penser intimement): —"Moi aussi, je suis annonceur.qu’est-ce que La-plantc a que je n’ai pas?” Voilà vingt-neuf annonceurs désappointés.Puis cent quatre-vingt-dix-neuf danseuses, jeunes prem ères et diseuses vont dire: —“Monik Lepage .le reporter do t avoir l’oeil sur elle.Qua-t-clle que je n’ai pas?” Tout ceci, c’est naturellement un peu pour rire.Les jalousies et rivalités ne sont pas si méchantes que cela dans ce monde de la radio et il compréhensible que les artistes en vedette de nos micros ne soient pas insensibles à la publicité.Ils en ont besoin et elle leur est utile.Il faut qu'ils soient connus pour réussir et manger.Mais, dans ces propos, on comprendra aussi la tâche difficile de satisfaire cinquante annonceurs et trois cents artistes à la fois dans un journal de 20 pages.Il y a encore le nouveau petit annonceur sans carrière réelle, ou la petite jeune première à son premier rôle qui est désappointée, et souvent contrariée, du fait que Radiomonde ne lui accorde pas autant d’espace que, disons à Mme Mau-bourg, à Barry, aux Riddez, etc.,.Mais ça, c'est une autre histoire que nous vous raconterons un jour.Il y a encore ceux qui «ont blessés par des petites pointes d'hu- :d m ïrt/j C'est une scène paisible, une scène d'atmosphère Intime bien faite pour vanter le confort d'un foyer que le caricaturiste de CKAC) a dépeint dans ce joli tableau, ("est dans une telle atmosphère que les auditeurs de CKAC peuvent «’-coûter chaque semaine, le lundi soir à 8 h.“Monsieur et Madame”.Monsieur,.Madame, d’abord Madame, c'est Rolande Ib-sormeaux et Monsieur, c’est Robert L'Herbier.Tous deux chantent accompagne* au piano ou à l'accordéon.mour dans l'histoire qu’on écrit d’eux.Iis ne peuvent pas admettre cela.Il y a surtout le trop grand nombre qui ne semblent pas réaliser que Radiomonde est une forme d’affaires en même temps qu'une publication de secours aux choses et aux gens de la radio.Et ceux-là, ils ne pensent pas aux exigences de 35,000 lecteurs et auditeurs répartis par toute une province qù ne prennent pas comme nouvelle intéressante des potins ou longue* histoires sur la petite sténo ou l’employé de poste, qu’ils ne connaissent pas.C’est un point de vue peut-être discutable, mais qui a néanmoins sa signification que l’auditeur et le lecteur s’intéressent à leur héros ou à leur héroïne du micro et que c’est d'eux dont ils veulent entendre parler, et non pas de la téléphoniste du poste XYZ, si jolie et si charmante soit-elle.Le but premier d'un organe de publicité radiophonique est d'avoir autant de lecteurs que possible et pour avoir des lecteurs (et avec cela de l’annonce commerciale, sans laquelle aucun périodique ne peut vivre) le journal se doit de donner au peuple le pain qu’il demande.SERIE DE RECITALS DE DENIS HARBOUR Le réseau français de Radio.Canada est heureux d’annoncei à ses auditeurs que, tout comme leu dernier, U présentera cet été une série de récitals par Dénia Hat-bour, basse chantante, qui tout récemment encore se classait paimè les meilleurs concurrents de.* auditions du Metropolitan Opera.Ancien élève de M.Arthur Laurendeau, M Harbour a terminé au printemps sa troisième année d'études à l'Flcole de musique Jul-liard de New-York.1 Denis Harbour est orignaue d'Oka.Il est bachelier ès arts et bachelier en droit de l’Univei he de Montréal.Depuis 1942.il a été entendu fréquemment à la radio et à l’église.Doué d’une voix "profonde comme la mer", c'est un artiste à la personnalité très attachante.Ses récitals seront entendus tous les lundis soirs, de 8 h.45 à 9 heures, depuis le 26 juillet jusqu au 30 août inclusivement.MERCREDI - 8 h.30 p.ni.\\ n Coquetels-Chansons avec MURIEL MILLARD et MARGUERITE LESAGE organiste Textes: Roger HANCK PAGE 4 RadioMonde •31 JUILLET 1948* VOUS * ARRIVEZ JUSTE A < ' TEMPS POUT?VOIR «JACQUES NORMAND” >« GILLES PELLE RI N” , r ET «LE FANTOME -2- AU CLAVIER”' os ^ \ , Ce StJeW- i'AGb S \x\xNSxsn1 La Patrie Fleuriste ut m St^CatherbM LivraUon partout L directement 4* l V tolrc aerre-chaude A ¦L.ru nsa Æ TTCTTt i m & • - # .¦è*% V.‘tWw.•• *• i -> PAGE 6 RadioMonde • Lil JUILLET Le Billet de Jean Desprez Une mort qui fera pleurer la France et Paria en particulier, c'est celle de la grande Marguerite Moreno! On vous l’a annoncée, tous atez lu ici et là des brides de sa biographie, vous savez enfin qu’elle est morte d’une congestion pulmonaire, dans une propriété de famille qui date du Moyen-Age, et que cette grande dame a vécu soixante-dix-sept ans.I Ici, une parenthèse pour constater à quel point le monde est monde sur tous les coins du globe, et que, lorsqu’il s'agit de l'âge d'une femme, il n’y a rien qu'on aime mieux que d'ajouter au moins une décade à celui qu’elle avoue.Surtout chez les artistes.Madame Moreno avait soixante-dix-sept ans.11 n'est personne à Paris qui ne m’en ait parlé sans lui en donner quatre-vingt-cinq ou quatre-vingt-dix.Non pas qu'elle fît quasi centenaire d'apparence, mais bien à cause de sa longue carrière.Toutes les jeunes grand’mères de France se souvenaient de l'avoir applaudie dans leur jeunesse.) Elle avait soixante-dix-sept ans.C’était une vieille grande dame qui n'essayait, par aucun artifice, de se rajeunir.Elle était telle qu'on la voyait sur les écrans, avec ses cheveux poivre et sel, coupés court, presqu’à la garçonne.Elle n’était pas belle de visage, pas belle de taille, ne s’habillait pas particulièrement bien n’étant pas coquette le moins du monde.Et pourtant, elle était parmi les quatre ou cinq idoles de Paris.Jusqu'à la dernière minute, elle a travaillé d'arrache pied.L’an dernier elle a fait une création étourdissante, hallucinante de La Folle de Chaillot, une des dernières oeuvres de Jean Giraudoux.Ensuite elle a fait du cabaret.Simplement avec sa façon bien à elle de raconter ses souvenirs, elle amusait, émouvait le public durant près d’une heure.Elle se présentait devant ce public bien spécial vêtue d’une robe de diner, bleu saphir, une robe de crêpe toute simple de ligne, à manches longues.la même robe qu'elle portait au grand Gala des Artistes qui eut lieu au Cirque d’Hiver, le même soir qu’avait lieu à Montréal, le gala de nos artistes où l’on couronna la jolie Rolande Desormeaux.C’est là que je la vis pour la dernière fois.J’ai parlé tantê»t de l’amour des Français pour Marguerite Moreno, eh bien c’est justement ce soir-là que j’ai pu en constater la profondeur.Et elle aus- si.Son émotion était grande.I.a mienne aussi.Elle était sur la piste, tâchant de surmonter sou émoi.J’étais sur les gradins, le coeur battant.C’est tou jours un spectacle magnifique que celui de l’amour d'un peuple pour les êtres qui ont consacré leur vie a leur amusement.Et je songeais à l’ingratitude, à l'indifférence.à la méchanceté même qu'on rencontre généralement chez le Canadien-Français, pour les gens de théâtre.Voilà un point sur lequel nous ressemblons peu aux Français en dépit de nos origines latines.La salle qui ovationnait Marguerite Moreno était étincelante de lumières, de diamants, de perles précieuses.Le Tout-Paris avait sorti ses plus beaux atours.Us étaient venus au Cirque en robes “nioulouque” et en habit noir.Tous les gens du théâtre, du cinéma et de la radio étaient présents.C’était rempli jusqu'aux cintres.On devait se battre pour avoir des billets, même s'ils se vendaient cinq mille francs.Il s’agissait de travailler ce soir-là.et de s’amuser tout en grossissant la caisse destinée à adoucir les fins de vie des artistes, et tout particulièrement d’améliorer Pont-aux-Dames, leur maison de retraite.Mais pourquoi au Cirque, me direz-vous?Pourquoi amener les traînes de satin et les souliers de brocards dans le crottin?C’est qu'il s’agit pour les comédiens, d’offrir ce soir-là, uniquement des numéros de cirque.Ce que ça représente de travail, de répétitions, de mise au point!.Par exemple, la fille d’André Luguet qui étudie les Classique au Conservatoire, s’entraîna durant des mois (entre deux tirades d’Hermione) à nous donner un numéro sur fil de fer.Elle se montre digne de la grande tente des Barnum, avec son père qui fait le pître à ses pièces, en lui tendant les parasols, les mouchoirs etc.Il y a eu Fernand Gravey qui s’est présenté comme dompteur de chevaux sauvages; Georges Marcha] qui étonna l’auditoire par ses acrobaties; Jean Veber qui maîtrisa la magie des chiffres; Serge Lifar et les danseuses de l’Opéra qui dansèrent un ballet.montés sur bicyclettes; Jean-Louis Barrault dans un numéro de Haute Ecole, mima de façon ahurissante différents cavaliers montés sur différents chevaux, et cela, seul sur la piste, le haut de son corps se prêtant au jeu du cavalier, le bas du corps imitant le cheval.Il y en avait bien d’autres puis- que le spectacle commença à minuit pour ne se terminer qu’à quatre heures et trente du matin.Et il y avait aussi Marguerite Moreno.J'ai dit que l’auditoire était brillant.Juste à côté de nous, il y avait la jolie Irene Hilda; sur le gradin plus bas que moi, la tête blonde de Marline Car-roi; Boucot était derrière nous; pas très loin se trouvait la loge d'Edith Piaf et ses neuf Compagnons; il y avait Edwige Fenillère, et Annie Ducaux, et Janine Crispin, et.il y avait tout le monde, quoi’.Plus les anciens millionnaires français dans leurs habits luisants aux coudes, et les nouveaux (les B.O.F.) avec leurs “dames” tout endiamentées de zircons.Et Marguerite Moreno se présente là, devant cette foule qui l’attend, la réclame, s'amusant déjà par anticipation: au programme on lisait Marguerite Moreno sur Trapezes.Elle parut, dans sa robe bleue et son casque poivre et sel.Tout le monde se leva, et pour elle 6eule, vingt jeunes premiers firent une haie d’honneur, la saluant très bas au passage.La grande dame s’avança jusqu’au milieu de la piste.L’auditoire était debout, applaudissant tant et tant, qu’elle dût leur faire signe d’arrêter, de s’asseoir.Rien à faire.Alors, tournant sur elle-même MARGUERITE MORENO UN CAMP D’ART DRAMATIQUE Lacourcière et Madeleine Doyon dont les travaux de recherche ont contribué à faire mieux connaître Folklore et d'Art toute la richesse de notre trésor folklorique.Dans un message adressé au directeur artistique de l’Institut, le ministre de la Jeunesse, l'honorable Paul Sauvé, a félicité les participants et les a encouragés à répandre le folklore, qui est une partie importante de notre patri- “Le camp de dramatique pour adultes sera une institution annuelle”.C'est ce qu’a comme une lionne magnifique déclaré Madame Françoise Gaudet- étourdie par ce triomphe inu- ^n|* ^tsTo’ site, elle ne put que sourire, et pulaires au Centre Social de Claire-tendre les deux bras en signes Vallée, à St-Sylvère de Nicolet, de supplication, criant grâce ?lus ?,e cinquante personnes 11 ., .ont participe a ce camp de folklore - pour son coeur qui battait trop dont la direction artistique avait moin« national.fort dans sa poitrine.été confiée à Jacques Labrecq^ie, le ________________ Ce n’était pas du cabotinage, célèbre interprète de nos chansons.L était le spectacle le plus beau présentées: Montréal, Drummond-qu’on puisse voir, que celui de ville, Sherbrooke, l’Abitibi, Trois-ces vedettes de tout âge saluant Rivières, Shawmigan, Valleyfield, une des leurs, celle-la peut-etre ^ programme du camp de fol-qui a le plus fait sa vie durant, klore comportait l'étude de nos pour le théâtre et pour les ar- chansons et de nos danses, de nos contes et légendes.Grâce à la collaboration de l'Office National du Film, il y eut séances de cinéma.Deux fêtes populaires ont réuni plusieurs centaines de personnes venues des régions environnantes.Un hommage spécial a été rendu tistes ses frères.Ils saluaient aussi une héroïne de la résistance.Enfin, elle put parler.De sa voix légèrement gutturale, avec des phrases saccadées (à cause à Marius Barbeau, notre plus cè- de la boule qu’elle avait dans la gorge) elle nous raconta avec finesse qu’elle avait tellement répété son numéro sur trapèzes qu’elle s’était levée ce matin si courbaturée.décidément, elle ne pouvait s’exécuter ce soir-là.Mais elle jurait de continuer son travail d’accroba-te, et promettait le numéro pour l’an prochain.L’an prochain, Marguerite Moreno ne viendra pas amuser ses auditeurs.JEAN DESPREZ •'Rndiomonde” rat Mite par 1er Publication* Radio Limitée, 1434 oueit, Sainte-Catherine.PLateau 4188* et Imprime par La Compagnie de Publication de "La Patrie" Limitée, 180 Sainte-Catherine Eet.lèbre flokloriste, ainsi qu’à Luc “L’Art dan» le» Fleur»’' la (ma cm.F u h.MPI» k *• LUNETTES ET LORGNONS PRESCRIPTIONS D'OCULISTES • REPARATIONS A DOMICILE SUR DEMANDE YEUX ARTIFICIELS — PLASTIQUES •ARANTIE POUR LA VIE • PLUS GRAND CHOIX A MONTREAL !5, Ait JACQUES LABRECQUE, photographié au moment où il interprète “LES RAFTMEN” une des chansons les plus pittoresques du folklore canadien-fr&nçais au World's Fair of Music, à N-w-York.Des milliers de personnes assistaient chaque jour aux représentations de cette Foire.ARTISTES INVITES A RADIO CANADA DIMANCHE, 1er AOUT: 10:30 a.m.Neil Chotem.pianiste 7:30 p.m.Thérèse Deniset, soprano —George Kent, ténor 8:00 p.m.Arthur Davison, vio7onisfe LUNDI, t AOUT: 8:45 p.m.—Denis Harbour, basse chantante MARDI, S AOUT: 4:30 p.m.-Pierre Brabant, pianiste 8:30 p.m.—Kendall Taylor, pianiste 10:30 p.m - Hyman Goodman, violoniste MERCREDI, !, AOUT: 4:30 p.m.—-Fernand Martel, baryton 9:30 p.m.Frances James, soprano Margaret Kerr.ni e zzo-sopra no JEUDI.5 AOUT: 4:30 p.m.—Mme Marcelle Monette-Dumontet, mezzo-soprano VENDREDI, 6 AOUT: 4:30 p.m.—Dr George Brough, pianiste 8:00 p.m.—Réjàne Cardinal, mezzo-sopra no SAMEDI, 7 AOUT: 8:00 p.m.— Denise.Beaubien, soprano ce que ce scripteur ferait au théâtre.Il me semble qu’il pourrait nous donner d’excellentes comédies.Quatre hommes., une femme.une demi-heure agréable et reposante par les chaudes journées d’été.NOS VOEUX LES MEILLEURS: .vont aujourd’hui.au vieillissant Guy Mauffette.atteint d'une crise de rhumatim’.et à Madeleine Bourdault, la gentille sténo radiomondaine qui va convoler en justes noces, samedi matin, avec Monsieur Albert GIo-bensky.Beaucoup de bonheur petite! 3e RECITAL DE FERNAND MARTEL Fernand Mattel, célèbre baryton canadien qui nous fait tant honneur à l’étranger et qui vient de donner deux récitals à Radio-Canada, en offrira un troisième le mercredi 4 août, de 4 h.30 à 4 h.45 de l’après-midi.M.Martel qui chantera des studios de CBV à Québec a choisi un groupe d’oeuvres du répertoire français contemporain.Les voici: 1.Chanson d’avril .Georges Bizet 2.Soir .G.Fauré 3.Le promenoir des deux amants .Claude Debussy (cycle de 4) a) Auprès de cette grotte sombre b) Crois mon conseil, chère Climène c) Je tremble en voyant ton visage 4.Fêtes galantes.F.Poulenc UN RECITAL DU JEUNE VIOLONISTE ARTHUR DAVISON Un jeune violoniste de Montréal a qui on prédit un brillant avenir, Arthur Davison, sera entendu en récital au réseau français de Radio-Canada, le dimanche 1er août, de 8h.à 8h.?0 du soir.Au piano d'accompagnement, Edna Marie Hawkin.M.Davison est titulaire d'une bourse du Conservatoire de musique de la Province de Québec.Il est de plus premier violon de l’orchestre de ce Conservatoire ainsi que de la Symphonie des jeunes.Il est sur le point de partir pour l'Angleterre afin de poursuivre ses études.Tout récemment, à Montréal, il a donné un récital qui lui a attiré des éloges unanimes des critiques musicaux de nos principaux journaux.On a tout particulièrement apprécié son interprétation des Variations de Corelli qui, on le sait, est une oeuvre exigeant une virtuosité peu commune.Le calendrier de la femme d’après la Méthode Ogitio-Knaus Approuvée par les AUTORITES MEDICALES et RELIGIEUSES Ce Calendrier indique de façon claire et précise vos jours fertiles et vos jours stériles.TOI K ADULTES SEULEMENT En librairie: fl.0H l’ar poste: fl.10 EDITIONS NO8SIOP Case 27.Station “B”.Montréal.Aux Pharmacies Montréal.HA.7251 ; Sarrazin & Choquette.PL.9622 ; chez T.Eaton Co., PL.9211.—- Demandez notre Catalogue de PRIMES contenant des centaines de CONSEILS PRATIQUES, il est GRATUIT.¦31 JUILLET 1943- RadioMonde TAGE 9 MORALITÉ de la COMÉDIENNE PU r cyCucien cjCijr rançoiJ Jacques Deval disait un jour: cite leur beauté professionnelle-réputation est ce qjue savent ment provocante, et à toutes les de nous ceux qui ne savent rien", tentations que leurs soupirants Ce mot n'a jamais trouvé d’appli- appellent à la rescousse.Mais si, cation plus équitable que lorsqu'il d’une part, il n’est plus obligatoire s'agit des comédiennes.Des siècles de passer par le divan du directeur de littérature, de chroniques pé- ou de l’auteur, pour obtenir un innées, de légendes et de préjuges, rôle, d'autre part, la grande majo-dressent une vitre déformante en- rité de celles qui adoptent une tre elles et le public.Un autre carrière dramatique, aujourd’hui, mur transparent, invisible, mais sont suffisamment armées pour se non moins déformant, est celui qui défendre contre les périls d'une sélèvede la rampe à la herse et vie publique.derrière ltquel une femme de chair, Le niveau moral du milieu thèâ-vouée comme toute créature hu- ^ral a monté, parce que son niveau s'élève de la rampe à la herse et intellectuel s’est amélioré.L’intel-aux impulsions de l'esprit, n'appa- p^-ence et la culture sont devenues lait plus dans les artificieuses pos- conditions quasi obligatoires de tures du théâtre.Enfin, ce qui ja réussite dans une carrière où.achève de dérouter les curieux jadis, un certain don et beaucoup dans les jugements qu'ils portent d'intrigues suffisaient.La cause en sur les héroïnes des planches, c’est est précisément au fait que les le tissu de mensonges dans lequel comédiennes se recrutent partout les dissimule une publicité dont aujourd'hui, et que de jeunes intel-elles sont plus souvent victimes lectuelles que les préjugés eussent que responsables.retenues jadis, créent de plus en La psychologie des femmes de plus, une salutaire émulation dans théâtre s’est fondamentalement les cours de diction et les conser-modifiée à mesure que se trans- vatoires où se dégrossissent les ta-formaient les conditions de la vie ients de demain.Que ces jeunes de société.Du jour où le travail femmes dont le bagage est solide de la femme ne fut plus considéré soient mieux armées pour se dé-comme blâmable exception, on fendre contre les grivoiseries de commença de se pencher avec ad- ieurs admirateurs et le libertinage miration sur leur vie laborieuse, de ceux qui les emploient, c'est L'état d'indépendance qu’elles y l’évidence même.L'école des bras-gagnaient ne fut plus un pretexte series de Saint-Germain des Prés, à les tenir à i’écart d’un monde qui 0ù une certaine jeunesse avide de avait cessé d'exiger de la femme monter sur les planches rencontre qu'elle ne dérogeât point à sa con- ies poètes et les philosophes d'une dition d’esclave.Sans doute une cer- élite en gestation, est moins ca-taine bourgeoisie nourrie de pré- naille, sinon toujours moins dan-\ entions garde-t-elle sa méfiance gereuse, que l’enseignement des à ces créatures brillantes dont le entremetteuses de la Comédie Ita-succès délivre d'autant la démar- jjenne ou des abonnée de l’Opéra, che, mais le temps n est P.us où jjne certaine licence est de bon ton Ton interdisait 1 accès des cime- parmj ceffe actuelle bohème; elle tières aux belles dépouillés de leurs ^ ^orne SOUVent aux propœ, à la corps, qfui avaient tant brûle.verdeur du langage, à une affecta- Les comédiennes ne sont plus équivoque, et pour quel- les femmes du Diable comme quas najves qui s’y laissent pren-les appelait encore, voici moins dpe beaucoup de saines jeunes d un siècle, Arsène Houssaye.Elles jeur opposent plus de réelles ne sont plus des hois ia loi.des verjus qUe bien des ferventes de irrégulières.Il est devenu naturel boogie-woogie qui cachent leurs de les rencontrer dans les valons coniportements risqués sous une les plus fermes ou elles se prUdente décence de paroles.Néan-tiennent souvent mieux que moins> une propension à transpor-leurs hôtesses.Et du fait de cette ^er dans la vie courante les jeux admission dans la société, non scu- pervers de la scène, un climat lement leur comportement s e-,t nerveux aussi, soigneusement en-trouvé soumis a des regies moms tre^enu nécessaire à l’extériori-exceptionnelles, mais encore leur 8alion des sentiments, un goût de recrutement, en s elai glanant, a in- i-extravagance, Du encore un cer-troduit dans leur monde naguère tajn romantisme naturel dans le plus circonscrit, des elements ve- fempgrament, peuvent inciter celles nus de toutes les classes, armes e .seron^ jes vedettes de demain leurs traditions et diriges par leur ^ avenfures auxquelles ne sont hérédité Si nombreux que soient encore point exposées la majorité des jeunes filles en fleurs.Parfois, ce aujourd'hui les pères qui redoutent sont ]à feux de paille.Plus souvent que leur fille fasse du eatre, 1 encore de précoces mariages, aussi n'en est plus guere pour les eh88- vjte défaits que conclus, naissent ser ignominieusement si des dons rencontres passionnelles.Ce qui est devenu la» grande exception, c’est que l’intérêt conduise ces irrésistibles les orientent dans cette \ofé.Simultanément, la décadence
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