Radiomonde, 12 février 1949, samedi 12 février 1949
10 CENTS EE NUMERO ®SJ •ftps f&J SqSa88S8c #•.ÉPtT iTiOM î u/Ol ( ^ T/£ Sapristi! Je n'ai /km besoin de tant de monde que ça.ALBERT DUQUESNE pourrait jouer tous ces rôles-là à lui toiu seul.et puis nous sauver bien de la place!" Le seul périodique consacré exchisivement aux artistes de la ANNALES UE LA RADIO.J^A Direction de RADIOMONDE.en feuilletant avec autant de tendresse que de nostalgie, le premier volume de sa collection, qui en contient, maintenant, dix et dont le onzième est commencé depuis quelques semaines, a trouvé tellement de charme aux réminiscences de cette rétrospective, qu’elle a cru intéresser ses abonnés et leur plaire — peut-être même les émo-uvoir — en rappelant les ‘actualités’ de ce passé radiophonique, pourtant si proche de nous et qui semble déjà si loin — ce passé d’il y a dix ans.Pour cette raison, nos amis trouveront, en ce numéro, la première d’une série bi -ni en s u elle de chroniques, qui aura pour titre: Vous souvenez-vous T il y a dix ans.dans Ra-dioMonde.Ils y trouveront une compilation d’événements et faits, qui eurent leur minute d’importance et qui — si petits soient-ils — auront contribué à l’édification de cette puissante industrie de la T.S.F.canadienne, d'expression française dont nous sommes, à juste .titre, si fiers.Sous cette i-ubrique, le lecteur retrouvera les grandes nouvelles de ce temps-là, des potins qui eurent l’heur de crisper quelques personnes et de faire sourire les autres, des remarques données au cours d’interviews par des célébrités dont certaines ont disparu depuis et dont d’autres *e sont tenues au premier plan jusqu'à nos joins.On aura surtout, en jugeant quels ont été les progrès en ces quelques années, des postes et de leurs artisans, une image frappante de l'extraordinaire évolution des êtres et des choses, qui forment ce qu’il est convenu de désigner par le Monde de la Radio.Tel, qui débutait en 19.S9, est aujourd'hui producer admiré.Tel autre, qui alors était personnage important, est en I9j9 tombé dans l’oubli.Charnu a obéi à la poussée du temps—l'inexorable poussée qui peut construire ou détruire, à sa fantaisie.Nous croyons que grâce à ce retour en arrière, le radiophile aura une image saisissante de la rapidité de ses transformations, de la turbulence de ses réactions, du changement constant d’aspect, qui justement ont donné cette vitalité trépidante de no-re T.S.F., qui n’a cessé de réparer ses pertes ei de se créer de nouvelles valeurs.En deçà de toutes ces considérations, RADIOMONDE Ver a réjoui des résultats de sa présente initiative, m/me si notre journal n'arrivait, en la prenant, qu’à séduire l’attention de ses amis par l’évocation des jours disparus.U EEV.1949 RadioMonde i’AGL i Il est de mon devoir tf accomplir ma mission, tous l, s ânes de la radio de Montréal devraient-ils se changer en autant tf iroquois.» (avec «icum-» à M de MaUaaatiTt) ^?aJt cr'&’léC Cliquetis de téléphone qui se referme.Lord Oh! Oh! en fera un reportage plus élaboré la semaine prochaine, mais pour le moment, il désire souligner à l'attention des auditeurs la nouvelle émission "JKAN LALONDE REÇOIT”, qui vient de prendre les ondes par les moyens du poste CKAC.Elle va sur l’a! Robert CHOQUETTE Jean DESPRKZ f V // Zes Feux de la Rampe reviennent sur les ondes Une initiative de l’Union des Artistes pour venir en aide à leurs confreres malheureux.— Coopération du poste CKVL.— Première émission, lundi le 14 février de 8 h.30 à 8 h.55 p.m.Afin de grossir la Caisse de leur fonds de secours, les membres de l’Union des Artistes Lyriques et dramatiques, avee le concours du poste CKVL reprendront, lundi prochain, au poste de Verdun la série des émissions “Les Feux de la Rampe”.Comme on le sait les cachets entiers des réalisateurs, auteurs et interprètes de ces séries d’émissions sont verses à la Caisse du fonds île secours des artistes.Tous les interprètes viennent tour à tour faire leur part.Cette année les Feux de la CARLING’S Jean Laforest, directeur et réalisateur de la nouvelle émission “lyes Feux de la •K *»detti catta «MttiiM R; GEORGES ipe Le Jeudi *oir à §.00f les plu* grande* vedette* français** .Yves Montant.Lilli FayoL .Andrea •t antre*.Eddie Sanborn et **e 22 musicien*.Guy Mauffette et Jean Coûta- CHAQUC Jet/M 9 HRIS P.Al.CKACCHRC FEVRIER 10 el 17 Félix LECLERC Louis MORISSET Henry DEYGLU N ., T I____|____m veau ses mots comme quelqu’un ‘Les Joyeux TrOUUOuOUrS qui prendrait une large mordée _______ dans une grosse pomme fameuse, et rentrant de nouveau les mots de l’index et du pouce dans les crevasses du microphone, il dit, avec accompagnement en sourdine que Vel nettoie les crasses les plus épaisses et que Colgate fait disparaître les morceaux de viande des (Suite de la page 11) réalité, il n’a pas de chapeau du tout, mais ça les auditeurs ne le savent pas.Puis, c’est Bailly qui a le dernier mot.Il semble parler tout le temps.Mâchant de nou- coins de la mollaire, puis il termine.— "Les for/eux Troubadours”, de Colgate Palmolive.une réalisation Paul-Emile Corbeil, vous quittent à regret, mais vous reviendront demain matin a la même heure,” A regret, c’est une façon polie de parler aux auditeurs, car tout le monde a faim et c est l’heure du lunch.Rampe offriront, en rappel, les meilleurs sketches des auteurs faisant partie de la Société des Auteurs dramatiques.C’est ainsi que les radiophiles pourront entendre les meilleures oeuvres de Louis Morrisset, René-O.Boivin, Jean Desprez, Félix Leclerc, Robert Choquette, Jean Lato rest, Henry Deyglun, Yves Thériault, Louis Pelland, Paul Gury, Rudel Tessier, etc., etc.La mise en ondes et la direction de ce programme sont confiées à Jean Laforest.Ber- *LUC1LLF.DUMONT vous enchantera Vos A rtistes CANADIENS PRÉFÉRÉS Venez les entendre au "MUSIC BAR" su, iî.c.a.VICTOR Proc u res- vo u s ces “Ballades sen fini en ta les ’ ’ POUR UN BAISER D’AMOUR CHEVEUX AU VENT 56-5 165 MON COEUR EST AU BAL LE PETIT COUSIN 56-5141 NOTRE-DAME DES AMOURS GUITARE A CHIQU1TA 56-5135 LE REGIMENT DES MANDOLINES BAL D’AMOUR 56-5155 * JACQUES NORMAND Vous charmera BRIN D’AMOUR BABALOU IL CHANTAIT TOUT L’TEMPS 56-5136 LA MER 56-5162 nard Brisset des Nos sera le bruiteur officiel.“LE HAMEAU FANTOME” La pièce à l’affiche, lundi prochain le 14 février sera une oeuvre de Louis Morisset: “I>e Hameau Fantôme”.Louis Morisset est bien connu fies radiophiles pour son roman feuilleton “Grande Soeur” et par la série de programme présentés à Radio-Canada, l'an dernier, sous le titre de: “Ecrit la Nuit’’.Il est aussi le président fie la Société des auteurs dramatiques.LE P’TIT BAL DU SAMEDI SOIR UNE FEMME SOUS UN PARAPLUIE CE N’ETAIT PAS ORIGINAL 56-5142 BEBERT 56-5157 LE GROS BILL C’EST LOIN TOUT ÇA C’EST SI BON 56-5150 CHAPEAU A PLUMES 36-3 167 Ecoutez sur CKAC l’émission “Jean l^alonde reçoit” irradiée tous les jours directement tie notre rayon de radio de 1 h.30 à 2 h.p.m.MAGASIN OUVERT TOUS LES JOURS DE 9 A.M.A b P.M.VENDREDI 9 A 9 P.M.284 EST, RUE STE-CATHERINE LA.7275 Nous expédions à l'extérieur de Montréal toutes commandes de disques Quelques-uns des auteurs dont les oeuvres seront interprétées au programme “Les Feux de la Rampe PAGE 10 RadioMonde 12 FEV.1949 De g- à d.: Paul-Emile Cor-beil.directeur du program-me ; Margot Prud'homme ; Raymond Denhez.directeur musical : André Rancourt : Jean-Maurice Bailly ; Eddy Tremblay; Clément Latour, m.c.; Lionel Renaud ; Raymond Forget ; Saturno Gen-tHetti ; et Mlle Germaine Leclerc, réalisatrice."Les Joyeux Troubadours ont huit ans! JJ Eî comme tous les petits gars de cet âge, ils sont Irondeurs, siffloteurs.et pleins de fun.— Une émission dont la fantaisie et la jolie musique préparent bien l’estomac au lunch 'OlLA huit ans qu’ils sont sur les ondes, et plus ils changent plus .ils ne sont pas pareils ! Neuf mois par année, cinq jours par semaine, trente minutes par jour (de 11 h.30 à midi), ils sont là autour du micro, fantaisistes, frondeurs, ricaneurs, toujours plus amusants d’une journée à l’autre.Ce sont eux, “Les Joyeux Troubadours" (ou appelez-les "Clément L.atour et ses Troubadours" si vous préférez) qui vous préparent l'estomac pour votre lunch en .brisant la monotonie routinière de votre journée.Et puis, ils scandent toute cette bonne humeur de jolie musique, de chansons.On les écoute une fois, et puis on écoute encore le lendemain et on s’en fait ensuite quotidiennement une habitude.L’autre matin.Lord Oh! Oh! descendait la Côte-des-Neiges.Le froid lui pinçait l'oreille du nord-est, et comme il n'est pas n vigoureux quand il a vent devant, il décida d'en-rer se réchauffer un peu à rmit.ige.t.est une salle publique et, d’ailleurs, le lord n’est pas beaucoup ‘.onnu dans les résidences du voisinage.Et bang !.Vous parlez s'il a frappé une coïncidence ! "Les Joyeux ¦«Jours étaient tous en scène à donner les dernières retouches à leur ion quotidienne.Le Lord avait oublié que les Troubadours résidaient tenant à 1 Ermitage, quand l’oreille gelée du nord-est l'amena y chercher refuge.Oui ! Elle était toute là la gang : Clément Latour, maître de cérémonies ; a.ii-hmile Corbeil, réalisateur de l'Agence Spitzer & Mills; Mlle Germaine ei erc, assistante-réalisatrice, de la même firme ; Georges Dufresne, repré-io tnt de Radio-Canada qui diffuse le programme ; Jean-Maurice Bailly, annonceur et fantaisiste ; Raymond Denhez, chef d’orchestre ; Eddie Tremblay, saxophoniste, flûtiste et al ; André Rancourt, le jeune-premier-chanteur de ces cames ; Lionel Renaud, violoniste virtuose ; Raymond Forget, contrebassiste : yiturno Gentilletti, accordéoniste et "linguiste" ; Marguerite Prud'homme, l’une 1 c s pianistes les mieux aimées de nos ondes.Lord Oh ! Oh ! les a écoutés depuis le début, "Les Joyeux Troubadours .jours de Radio-Canada, il était dans la chambre de contrôle du H-8, tous Cs ^atins, entre 11 h.30 et midi, quand les boss le cherchaient.Mais, depuis t'lh l(îue temps, il les avait forcément perdus de vue.De la première gang que dirigeait Henri Letondal, il y a huit ans, seuls axtnond Denhez et Eddie Tremblay n’ont pas manqué une seule émission.sont les deux vétérans de l’équipe et, à part un peu de développement dans a région de la ceinture, ils n'ont pas changé en bonne humeur ou musicalement.hiais, la formule du programme a évolué, elle.Elle a naturellement conservé sa base de fantaisie.Ce n'est pas à raconter des tristesses qu on prépare 1 appétit des gens, ça les Joyeux Troubadours" le savent et leur émission, ils la conduisent encore avec originalité.Et, ce matin-là, ils étaient particulièrement en verve, en voix et.en cordes, les Troubadours.Leur demi-heure est appuyée sur cinq ou six idées fondamentales : le film invisible ; le professeur de diction (Gentiletti); le professeur La Pensée (Eddie-Tremblay): le crooner bilingue (encore Tremblay); le Courrier de Folette (lu et commenté par Clément Latour); les chansons à répondre ; la blague du jour.Tout cela est entremêlé de mélodies, de chansons, en groupe ou en solo, et, naturellement aussi d'annonces commerciales auxquelles les Troubadours trouvent moyen de prêter de l’humour.C’est encore le meilleur moyen de les faire écouter, n’est-ce pas ?Et il faut voir Bailly, l'un des plus pittoresques de nos annonceurs, prendre littéralement les mots du script commercial entre le pouce et l’index et les poser par gestes drôles dans les crevasses du micro.Et Bailly a une façon à lui de présenter quelqu'un.Ainsi : ‘TIN.MONSIEUR ATTENDAIT”, commence-t-il l’émission proprement dite sur l’air de la chanson bien connue ; puis, après la longue pause, il reprend le ton de chuchotement pour dire ; .‘ Clément Latour”.Ça fait original et ça déclanche la bonne humeur de la demi-heure qui va suivre.Puis, c’est Saturno Gentiletti, le professeur de diction qui corrige les vers d’un poème que vient de lire Bailly.C'est très bien comme idée de faire l’apostolat du bon parler français, mais ce qui fait cocasse dans ce cas-ci, c'est que Saturno parle le français comme un Zoulou parle l'eskimo ; André Rancourt chante ensuite "A deux pas de mon coeur et il est probablement cause que bien des ménagères du Québec laissent prendre le ragoût au fond de la casserole à cette minute-là.Et après cette expression poétique de la chanson sentimentale.Bailly place la sage recommandation aux auditeurs de 'C brosser les dents arec la pâte Colgate, et il conseille aux dames d employer Vel pour lacer leurs petits dessous.Et, naturellement qu’après ce petit’brossage et ce petit lavage, les dames de l’auditoire aimeront entendre encore une mélodie sentimentale, et, cette fois, c’est Lionel Renaud, sur son violon, et Raymond Forget, caché par son violoncelle, qui donnent un duo pizzicato”, ou sur le bout des doigts si vous aimez mieux.C’est joli et ça doit scander étrangement le va-et-vient de la ménagère qui, dans dix mille foyers, recommence à brasser son ragout, et celui de l’autre qui s’en va étendre les petits dessous lavés contre le poêle.“que je dois cette soie à une si insignifiante petite bête !” Et “Oh ! de reprocher la voisine, "vous ne devriez pas parler comme cela de votre mari ! ” Vingt-deux minutes sont passées sur la demi-heure.Et il faut en remplir encore huit' Us auditeurs ne savent pas assez quel cauchemar c’est généralement pour un artiste ou un groupe d’artistes de remplir trente minutes de programme sur la seule improvisation.Mais l’expérience des Troubadours et leur talent du théâtre leur fait contourner cette difficulté.Ils ne semblent jamais en peine, et le proqramme ne tombe pas un instant.Bien plus, derrière le vitrage de la chambre de contrôle, l'assistance-réalisatrice Germaine Leclerc donne le signal typique de procéder plus rapidement car on n’aura pas \e temps de tout passer.Vovez-vous ça ! Bien loin d étirer leur formule, les Troubadours vont e re rtblioés de la rétrécir.“ Coupez Saturno ! ” suggéré Corbeil.b 9 Or on coupe Saturno, au sens radio du mot naturellement, et c est Latour et la gang qui chantent "Les P'tits Latour", une pièce amusante de notre folÏÏore Et Latour termine l’émission en chantant / a< un beau chapeau .En (Suite à la page Ht) M» 12 LEV.1949 RadioMonde PAGE 11 / ¦ âaBmgæë ¦ ' üüîîïîï:: THEATRE NATIONAL.A la prochaine session du Congrès d"s Etats-fiiis, un bill visant à rétablissement d'un Théâtre National sera présenté et secondé par deux chefs politiques de l'Etat de New-York.Le représentant Javits et le sénateur Ives proposent donc la fondation et l'opération subséquente aux frais de la république d'un organisme responsable pour l'avancement du théâtre, de 1 opéra et du ballet, la?comité ou jury comprendrait des membres de Equity, Dramatists Guild, league of New York Theaters, les unions.Drama League, ANTA, etc.Pourquoi mentionnons-nous cette nouvelle, excellente pour les artistes et techniciens (et aussi le publie) de la république voisine, mais peu profitable aux artistes canadiens ?La raison, c'est que nous pensons que le gouvernement fédéral du Canada — et même le gouvernement provincial du Quebec ne perdrait pas face en décidant d'imiter les chefs da nos voisins d’outre~45e et de doter les citoyens du pays — ou de la province — d’un théâtre semblable.Même, il serait encore temps de voter une loi pour la subvention de pareil Organisme avant que les Américains réalisent leur projet.Alors, nous aurions fait le premier pas dans cette direction ; ce qui serait tout à l'honneur de nos gouvernants ! Assurément, ce ne sont pas — on Ta assez répété — les talents qui manquent.Puis, en la personne de M.Grutien Gélinas, — oui, celui-là même qui lut “doctorisé” récemment par l'Université de Montréal, — un directeur habile et expérimenté est tout trouvé ! Donc, qu'attendent nos gouvernants — à Ottawa ou à Québec — pour établir un Théâtre National Canadien ?LE < A U N ET IVCN RADIOMONDAIN Eh oui, Ça ira plus vite qu'on ne le croyait en télév ision au Canada ! Ce sont les habitants de Toronto-la-Purée qui, en svntonisaru les postes de vidéo américains avec leurs appareils de télévision, auront hâté les magnats à établir des postes chez nous.Dans ce domaine, il y aura de grosses nouvelles prochainement .Voilà Jaoques Auger et Sita Riddez réunis de nouveau tous les vendredis soirs (9 h.30) au "Théâtre du Grand Guignol’’, sur les ondes CKVListes.Vrai, cela reste une aubaine de pouvoir entendre, une fois de plus, ces deux grands comédiens .Le dernier numéro RadloMondain venait à peine de paraître que Robert L’Herbier téléphonait à votre chroniqueur pour lui apprendre que lundi il enregistrait aux studios de RCA-Victor un disque de "Son Voile qui Volait”, un chant de folklore dont nous déplorions alors la rareté — voire l'absence totale — chez les marchands de disques canadiens.Pareille coïncidence, c'est ce qu'on peut appeler du flair chez un éohotier .Les Paul Gélinas ont donné un petit frère du nom de Pierre à leur fille Diane, ces jours derniers.Nos félicitations aux heureux parents .C'est samedi ic 12, au Domaine Barney Goulet, de Sainte-Rose-Ouest, qu’aura lieu le grand “Petty aux Beans", oui réunira parents et cama-rr 'ies.Ce sera l’un des importants événements de T.-.nnée, dit-on.l’OÏ'R LES GENERATIONS FUTURES Parce que la harpiste Céelle Préfontaine se fait entendre dans des concerts au miero et à la scène, c la ne veut pas dire qu'elle ait abandonné le piano.Au contraire, celle-là connaît présentement plus que jamais des succès pianlstiqucs.Même, on «¦¦prend que dans ouelques jours, cette musicienne s» rendra à New-York afin de repasser avec le maître Sacha Gornduitzki son répertoire pour le piano .Il y a sûrement du nouveau chez les Michel Noël ; car, vendredi dernier, on atte-'-'-It la Cigogne avec l'espoir d'un beau garçon .Gilles Hénault, autrefois nouvelliste CBiste et CK \Cirte, dirige maintenant «a propre agence de publicité.Nos meilleurs voeux de prospérité et de succès continus à ce confrère .la tronpe du “R’deau Vert” présentera “Les Innocentes”, une piètre en trois actes de Heilman, au théâtre des Compagnons, PAGE 12 — PAR — L’ACADEMICIEN ap*’" les 17 (jeudi) et 1» (samedi) février.Nous vous ncitons à assister à Tune de ces deux représenta-incitons à assister à l'une le ces deux représenta-formés, astiqués, et rendus plus accueillants que jamais.Une visite vous convaincra.Parmi les collectionneurs de tableaux au King's Hall, il convient de mentionner le sympathique Ernest Hébert qui possède aujourd'hui deux oeuvres du peintre J.-P.Pépin, l’artiste traditionnallste québécois.“UN HOMME ET SON PECHE” Pas plus que notre confrérot Lord Oh ! Oh I, nous n’avions reçu d'invitation pour la première du film de la Québec-Productions.Ainsi, bien décidé à voir ce qu’on voulait nous cacher (les journalistes qui ne sont pas invités à ces choses peuvent devenir très curieux !), nous nous sommes rendu au théâtre Saint-Denis.Grâce à l'amabilité du gérant Emile Bouffard (celui-là se souvient de nous) et de l’assistant-gérant Bouchard, on put voir la pellicule sans avoir à subir une longue attente au guichet (Merci MM.Bouffard et Bouchard).Voici les souvenirs que nous avons rapportée de la version filmée du radioroman "Un Homme et son Péché” : D’abord, une foule immense assistait à la représentation.Puis, nous avons vu un film qui possède sûrement des qualités, mais dont l'action est lente.L’intrigue ?Un scénario désappointant.La mise en scène de Paul Gury ?Extraordinaire par moments ; par ailleurs, ni bonne, ni mauvaise.C’est vrai qu'il faut penser que cette bande fut bouclée trop vite.Fa'ita d'argent, peut-être— mais, pourquoi lésiner sur quelques dollars?Voyons les interprètes : Charland, joue l'avare Séraphin avec la perfection qu’on espérait.Nicole Germain nous a été une véritable révélation (serions-nous en présence de l'une des plus grandes actrices de l'écran international ?Cela se peut fort bien !) ; toutefois, c'était une Donalda trop jolie, trop fraîche, dans cet accoutrement.Guy Prévost nous a agréablement surpris.(H a de l'étoffe, celui-là!).Henri Poitras est plus que remarquable.Ovila Légaré nous quitte trop tôt.Suzanne Avon donne une brillante interprétation d’Arthémise.J.-B.Tremblay est excellent.J.-E.Daigneault est peu sympathique, comme le commande son rôle.Juliette Béliveau, Julien Lippé, Adjutor Bouré, Arthur Lefebvre.Paul Guèvremont, Armand Lcguet.Mme J.-R.Tremblay.Blanche Gauthier.George Alexander et nombre d'autres sont intéressants dans des rôles de composition.Le dialogue du scénario est excellent, si l’Intrigue laisse à désirer.I«s décors, limités, sont bien, même s'ils semblent avoir été bâclés trop vite (encore l’histoire du budget).Les costumes restent dans la note jU3te, ce qui est beaucoup dire.La photographie est très bonne, quoique les scènes soient presque toujours prises aux mêmes angles ; la musique est très convenable.Enfin, on peut se demander si le parler “canayen” de la majorité des interprètes ne nous fera pas passer pour des "sauvages” lorsque le film sera projeté à l’étranger.Le meilleur dans tout ceci ?Voilà : nous croyons qu’avec le film "Un Homme et son Péché", la véritable voie du cinéma canadien a été découverte.De fait, rien à date a été réalisé avec un pareil cachet québécois.C'est la naissance d’un cinéma bien à nous, à tous les points de vues, scénario, mise en scène, interprétation, décors, costume et réalisation.Croyez-le, il vous faut voir "Un Homme et son Péché”, le premier film vraiment canadien ! LA DERNIERE BARRICADE A partir du 16 février, les “Comédiens-Unis”, sous la direction de ‘’Jean-Paul Kingsley, entreprendront tous les mercredis soirs de 9 à 10, une heure complète de théâtre sur les ondes du poste CKAC.A ces émissions, seuls les membres de la troupe seront de la distribution .Quelle merveilleuse idée que ce récital du 24 février au Théâtre des Compagnons au cours duuel se feront applaudir le ténor Jean-Paul Jeannette, le pianiste Pierre Brabant, et le comédien Robert Iladouas ! Assurément, voilà des jeunes et brillants compatriotes qui font du beau et du bon travail.Fernand Martel est originaire de Québec où 11 fit ses premières études.Après un stage dans l’armée canadienne, il se rendit à New-York pour étudier le chant avec Madame Que.ena Mario.Il décrocha une bourse d'études qui lui permit d'étudier au Juilliard School of Music durant trois ans.Quand le New York City Opera décida de présenter Peiléas et Mélisande en mars 1916 avec Maggie Teyte et Jaeoues Janssen, Fernand Mart *' fut choisit comme doublure vil qu’il avait travaillé le rôle de Pelléas avec Madame Teyte elle-même.Après que M.Janssen eut décommandé son engagement et qu’un autre ténor, appelé d’urgence pour le remplacer fut subitement indisposé, Fernand Martel chanta le rôle à vingt-quatre heures d’avis.Il remporta un énorme succès et fut aussitôt engagé comnv* membre régulier du New York City Opéra la plus Ir’oorlante compagnie d'o- ta en Amérique, après le Metropolitan.En novembre dernier, Fernand Martel donnait un premier récital au Times Hall de New-York, avec John Newmark au piano.A cette occasion, î! donna la première audition en Amérique d’un cycle de chansons du compositeur Arthur Honegger.Fernand Martel chantera Le cycle de La Bonne Chanson de Gabriel Fauré sur le réseau français de Radio-Canada à 10 h.30.mercredi, le 16 février.FAITES RÉPARER' Votre B LACELET-EX1ENS10N • Service rapide avec garantie ff# Attention spéciale aux commandes postales Prix de la réparation donnés gratuitement Prix spéciaux aux marchands VOTRE BRIOUET R0NS0N CONSULTEZ-NOUS /ÿpOMPONNOTto w Jj i.BRASSA ER, prop.256 estjSte-Catherine.LA.6933 VOTRE MONTRE Classical Institute of Dress Designing ECOLE DE COUPE ET DE COUTURE 1821 STE-CATIIERINE O., MONTREAL.Futur* de*Mlnatenrm et couturier*, réallae* ambition* en apprenant à eonfeetlonner too«-même* toi patron*, to* croquis et lea mille aecrcts «le la haute couture.EN 25 LEÇONS VOUS DEVENEZ UNE COUTURIERE COMPETENTE DIplAme reconnu décerné.f ours «lu jour et do aolr.Pro«peetu* envoyé* sur demande.Pour rendez-vous: FI.2908 MARGUERITE EOnTIElt, directrice.RadioMonde Vous souvenez-vous v.-i ï' nTY ¦ >*' 11 ï K t0 iN m tfV % feM ,'1* JjL WAt Æ .DANS RADIOMONDE En ilate du premier janvier, 1939, un nouveau journal apparaissait aux kiosques des camelots.H tenait du journal proprement dit et du magazine.Il avait *.-ize [>ages.Il devait être hi-ntensuel.C’était RADIOMONDE, maintenant hebdomadaire.En ce premier mois d’existence, ses iorces ne lui permirent qu’une sortie en public.Voici comment se h fondateurs le présentaient: « Nous vous présentons « Radio-Monde ».Il est né avec l'année, au son des cloches et il a déjà le sourire.Kegardez-le! Il est plaisant dans ses premières dentelles et a bien envie de vivre.« Radio-Monde est encore bien jeune.Acceptez-le comme tel.Il va se développer, il va parler mieux encore, bientôt.Il a déjà des couleurs aux joues, des vagissements pleins de promesses.Nous sommes ses parents.On nous pardonnera d’en être fiers, rt’est-ce pas! RADIOMONDE (qui a perdu 6on trait d’union au cours de* années, comme les enfants grandissant perdent leurs dents de lait) était, comme aujourd’hui, imprimé à « La Patrie» et avait ses bureaux à l’hôtel Ford, dont Radio-Canada vient de se porter acquéreuse.Il loge maintenant a l’édifice Empire, rue Sainte-Catherine (ouest).Tout en cherchant la sympathie des lecteurs sur sa naissance, RADIOMONDE exposait déjà son caractère combatif: « Radio-Monde » est publié par des Canadiens français et pour des Canadiens français.Son thème va en être un de chez nous.Il va essayer, dans ses pleines mesures, de réfléchir l’histoire de la radio dans notre province.La voix des ondes a pris une telle importance dans la vie quotidienne qu’elle semble peut-être incomplète et faible si elle ne se voit pas donner le support de l’autre puissance, la Quatrième ».A la page couverture, il y avait, dans une couronne des fetes, la souriante Lucille Dumont, qui donnait en page 13, un interview à un collaborateur qui se nommait: A.Koostick et qui avait intitulé son papier d’un drôle de titre, dans lequel il faisait dire à l’artiste: « J’ai 19 ans.les yeux bruns et quoi encore?Ce qui est une confession charmante dont le « quoi encore », à dix ans d’intervalle a de quoi laisser rêveur.Mademoiselle Dumont avait gagné, en juin, 1935, un concours d’amateurs et décrochait, en octobre de la même année, son premier contrat de professionnelle.On sait quel a été son succès depuis.Mademoiselle Dumont, interrogée sur sa vie sentimentale, disait: «Je ne suis pas en amour.J’ai plusieurs amis, mais aucun sérieux; d’ailleurs, je n’aime guère les mondanités.J'aimerais lire, mais je n’en ai pas le temps.Ln jour, je connus un jeune Espagnol Américain.Il devint éperdument en amour avec moi tant et ?i bien, qu’après m’avoir écrit deux ou trois lettres, il me demanda en mariage!.Je dus lui répondre que I étais trop jeune.Si je me marie, un jour,, je souhaite que ce soit un Canadien français.» Et voilà, un souhait réalisé puisqu’elle est devenue Madame Jean-Maurice Bailly, un Canadien pure laine.La manchette de notre numéro 1, volume 1 posait une question: «Jean Lalonde est-il amoureux?» On ne concluait p.is révélant seulement qu’il recevait 10 demandes en mariage par mois et qu’il était « réellement le Don Juan de la Radio ».M FIL DES PAGES: — Louis Morrisset, Roger Baulu 1 * b AG) et Christopher Ellis recevaient des menaces de groupements nazis pour leurs commentaires des nouvelles.Un reporter de Radio-Monde faisait grand ¦ tat d’avoir dansé avec Paulette Mauve, mais oubliait de révéler son nom.Pudeur journalistique ou crainte du rouleau à pâte conjugal.Roger Baulu écrivait un article sur Fridolin, alors vedette du programme « I rain de plaisir».On nous apprenait que M.Phil I alonde, directeur de C.KAC, avait fait partie de plusieurs orchestres dont celui de l’hôtel Clarendon.I/e roman-fleuve: « Rue principale » en est déjà à sa 300e emission.Gérard Arthur, maintenant du Service international de Radio-Canada, était assistant directeur du poste CBF.U déclarait avoir débuté à la scène, à l'âge de quatre ans et demi, auprès de Margaret Knight, à I Orphéum.I ! 11 TES BLAGUES: — Tl était étrange de voir l'autre jour Alain Gravel manger à la même table que Roy Malouin.___, _ ____, __.— _____ ° premier eut assez d’un demi-poulet et le second avait encore Loyonnet.Au Monument National, Mdo.iiPn’8 Un ,lemi b
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