Radiomonde, 5 novembre 1949, samedi 5 novembre 1949
¦ ' ¦ ¦ X aura* ï-'-üv.-.v' ÆSv - ï.«î> .J» '» &» ¦*, fiEM i^nî- %'.'4 *sr.v ' * .:• ^ > ,\'* V ¦ : mm p&& 'À ': .X 'r>: ¦'.¦•¦¦¦ '¦; \ jf*.*,*¦ ?ip >V'V ¦¦-:-• * « ¦2.'4 2 aww&jpvtf mlii; v 0%mËm .;' :- i' • Bwpÿ*:4: 81' ' - Vvt .^ Si Pi-.V-vV K^ùim #1 afi S® V$rt- ' •nçvv^.f wi é«PHl * f.gy'&'ÿ.Sac .*¦;:' :'4.‘^.X*3- ÏK-K- BjSs* w» .•'¦Ci/'- PS-;-® .V **» S«ft'4WE âLysfcs 'w à ^3|,| VOL.XI No 43 MONT»K\L.6 NOVKMBHE UHt> U) CENTS LE NUMERO r r, €ll est de mon devoir cTaccomplir ma mission, tous les ânes de.la radio de Montréal devraient-ils sa changer en autant diroquois.* (a ~ ITM eiroaea â M dr HilMurift) 1 Trop occupé à couvrir de poches •t de feuilles ses jolis arbustes du Bois-â-Fi'.lion et à déménager sa nombreuses progéniture, le directeur de RadioMonde n'a même pas eu la politesse de répondre à la lettre de démission que lui a fait parvenir le lard.Or, comme un contrat à vie stipule que celui-ci ne pourra pas abandonner son travail sans permission expresse de son employeur, le lard se voit condamné *d’accomplir encore sa mission fous les ûnes, etc., «tc._ E échouera probablement pour cela dans les cachots des unions sacrées (ou sacrées unions) et y passera les fêtes de Noël: ce qui sera très embêtant pour lui mais peut-être de bon débarras p-'Xî M.le directeur.* a * Vos grandes agences de dépêches ont parfois des manques de mesure dont la naïveté atteint souvent le fantastique.Ainsi, samedi soir dernier, soit le jour même du tragique accident qui a coûté la vie à 39 personnes, dont un fameux pugiliste français, les télétypes de toutes les chambres éditoriales de nos journaux et postes de radio commentaient de la façon suivante le malheureux incident: "D’autre part, malgré le choc que fut pour elle la nouvelle de la mort de Cerdan et malgré son chagrin.Edith Piaf a fait son tour de chant habituel dans le cabaret new-yorkais dont elle est la vedette, et lorsque s’éteignit la dernière note de sa dernière chanson, le public a rendu, par ses applaudissements plus nourris encore qu'à l’ordinaire, un hommage ému à la mémoire de son ami Marcel, disparu le matin même.’’ Et écoutez bien ceci."En France, a déclaré la vedette, je n’aurais pas chanté ce soir, mois, aux Etats-Unis, fai pensé quil était de mon devoir de le faire pour MON public.Mais cela a été un gros effort!” Pouahh! qu’en des termes stupides ces choses furent dites.Et, c’est la veuve et les deux pauvres orphelins de Casablanca qui ont dû être consolés d’un tel témoignage de sympathie et du GROS EF- I, .m / ; Heinz Présente y , ' .* ston excepté».C’est en 1940 — à vingt-trois ans — que Mario Nocturne"en°Fa diè^îSa- Salvador fut nommé à cette tribune, tout à la fois comme maître jeur, la Grande Valse Brillante, de chapelle et comme organiste.Il était alors titulaire de» l’Etude opus 10, No 3, Jardin sous org » s de St.Andrews à Chicago.Si le public en général n’kï la Pluie> de Debussy et Claire de ___ .i _ i ii- T i - - , _ Lune du meme compositeur.pas entendu parier de lui avant ces demieres années, c est que la guerre lui a imposé, comme à tout autre jeune américain, Evénements futurs — de Caire du service militaire en Europe.Comme tout naturelle- Aprèa une telle „ fal_ ment, il fut «lirigé vers 1 Italie où.entre ses heures de service, lait que la suivante soit presque il dQnna de» cours d’harmonie à Florence même, à l’Univereity aussi chargée.Bien des choses.Training Command.On lui demanda aussi une série de récitals *?ans doute il ne faut point passer d’orgue qui firent accourir les Florentins à la Basilique Sainte- compels anghdT Be n j am'Tn Croix.Britten à Montréal.Id a paru au Le Dr Salvador e»t un compositeur fécond.A son récital Concert du Ladies Morning Musi-«le lundi prochain, il exécutera l'une «le ses oeuvres, un Scherzo Sf1 Club avec le chanteur Peter à deux thèmes d’une grande difficulté de pédale.Il jouera aussi, de“ arrang^entHJlen^P^rcen, au meme concert.Y Etude «le Manari — eur le Salve Regina— des chansons de folklore arrangées qui passe pour un “cheval de bataille” et que Fernando Germani par lui, mais surtout des mélodies a donnée en rappel à l’ouverture de la saison de la Société Casavant, «'ette année.Bienvenue à Montréal, à l’organiste Mario Salvador.Eugène LAPIERRE de Benjamin Britten lui-même.Son succès fut notable.Il est vrai que ce Club musical n’admet que ses seuls membres.Le public aura l'occasion d'entendre Britten à une émission de Radio-Canada, le 9 novembre, à 10 h.30 du soir.Les réseaux français et Trans-Canada diffuseront le récital qu’il donnera également avec Peter Pears.Le programme se composera cette fois exclusivement de chansons du jeune compostieur.On sait que l’opéra de Radio-Canada vient de jouer ’Peter Grimes”, l’oeuvre qui a fait la gloire de Britten.Il faudrait aussi attirer l'attention sur le troisième concert de Nos Futures Etoiles”, dimanche le *>n*7C DADIwr Ali.6 novembr«, avec Jeannine Robi- 2075, rue PAPINEAU* CH.4877 taille, soprano, et Léo-Arthur Bro- deur, baryton.Jeannine Robitaille Wt.Ùüt.P„r«Jt licenciée du Conservatoire Royal Professeur de PIANO ?CHANT et Solfège — CLASSIQUE Méthode nouvelle POPII.AIRK SALLE du PLATEAU 2 Maurice Morenoff et 3 présente 1 - CHOPIN et LES MUSES Ballet romantique pour honorer le centenaire de Chopin 0 2—Anthologie des Danœries * E Moyenâge — Renaissance — Révolution Pages de l’histoire de la danse C E 3 — Divertissement Toute la gamme chorégraphique ARTISTES INVITEES M MARTHE LAPOINTE HUGUETTE BOYER (cantatrice) (pianiste) B 40 DANSEURS 40 R E PETITE SYMPHONIE Billsts *t informations —, _ p> rt Studio Laca««e-Morenoflr fl 11 1 ifl 590, ave «4e La Salle.J PAGE 4 RadioMonde S NOV.1949 *i-TU VU IE .moment Acore cjeWm- iMiouim r Y’tTM4*TU graethe, Bêla Boszormenyi-Nagy jouera avec l’orchestre “Le Troisième Concerto” pour piano de Bêla Bartok.Le grand musicien a tout juste eu le temps de teminer son oeuvre avant sa mort en 1945.Il y a constaté ses derniers' jours et ses dernières nuits, comme s’il sentait sa fin prochaine.Bêla Boszormenyi-Nagy a été l’un des premiers à jouer cette oeuvre.Avant de devenir professeur au Conservatoire de musique de Toronto, il dirigeait l’école de piano du Conservatoire de Budapest.••Radiomnnde’’ eut Mité par les Publications Radio Limitée, 1434 ouest, Balnte-Catherlne.PLateau 4186* et imprimé par La Compagnie de Publication de “La Patrie” Limitée, 180 fSnnte-Catherine Est.PAGE RudioMonoe Les deux prochains concurrents du concours NOS FUTURES ETOILES, Jeannine Robitaille, soprano de Montréal et Léo-Arthur Brodeur, baryton de Saint-Boniface, seront entendus au réseau français de Radio-Canada, le dimanche 6 novembre, à 9 heures du soir.Rappelons que ceux qui veillent s’inscrire au concours ont jusqu'au 15 novembre pour le faire.Us doivent s’adresser au réalisateur du programme, Mme Berthe la voie, Société Radio-Canada, 1231 rue Sainte-Catherine ouest, Montréal 25.riERRC DAOENAISl OUteUr «t vedette do progrown# .UNDI AU VENDREDI INCLUSIVEMENT Z K AC MONTRÉAL CKCH HULL CK RN ROUYN CKVD VAl D’OR CHAD AMOS C H R C QUÉBEC CKRS JONQUIÊRE C J F P RIVIÈRE DU LOUP C J B R RIMOUSKI C K B L MATANE 7.45 b 8 hres P.M.CH N C new CARLISLE .6.45 6 7 hr*» P-*** â NOV.1949 JeiaêcLQ à ecaaneiteô la Salle oms i L'Auditeur malcommode UN VIEUX REFRAIN u bataille menée députa quel- prêtée dans un but commercial que* années pour la creation de que ce soit à la radio, sur la scène ta chanson canadienne a certaine- ou dans un club de nuit Je crois ment, à date, donne quelques re- qu’il n’en coûterait pas tellement jultats.On écrit des chansons a cher aux propriétaires de ces é a-Montréal.Sporadiquement, c est en- blissements et aux commanditaires tendu, mais il faut un commence- d’émissions radiophoniques de ré-roent à tout.Et il demeure que tribuer ainsi le chansonnier dont l'expérience a ete tentee.Ecrites ils utilisent le talent.Nous savons et lancées par des artistes français gu un pareil système existe présen-ou canadiens (peu importe l’ori- tement en France, et que les chanoine du chansonnier, pourvu qu’on sonniers s’en trouvent très bien (à s'efforce de faire canadien, tant preuve: leur verve sans cesse re-par le choix du sujet que par la nouvelée).Pourquoi ne pas dernan-façon de .e traiter), certaines de der à la Législature provinciale de ces chansons ont acquis très vite mettre au point une législat’on qui une grande popularité.Il y en a assurerait la protection des au-même qui sont chantées en France teurs de chansons, comme on as-présentement, ce qui montre le sure depuis longtemps aux écri-chemin parcouru.vains une part des bénéfices qui Mais les résultats acquis ne per- r^su‘tent de la diffusion de leurs mettent pas encore de prédire un oeuvie^- E* pourquoi, avant tout, .—à cet art nouveau 8 chansonl“ers ne ï ÏÏÜÏ-Ï-.- et 47> M^«U9e Boy’ Bo,and® Hésortneaux et Lucile Dumont, seront les vedettes du programme TAMBOUK BATTANT qui reprendra l’affiche du réseau Iran Badio-Canada vendredi prochain, le 4 novembre, à 9 h.30 du soir.encore français de brillant avenir à cet art nouveau “,°“lw““era "e s'organisent- chez nous.Car on a négligé jus- ’8„***?en .„une ®°rte de Guilde-qu’ici l’aspect pratique de l’affaire, P .ravailler p!us efficacement je veux dire les moyens à prendre ,e %ns?de eurs intérêts com- pour faire de la composition d une 118 ertea- nous n espérons pas chanson une affaire intéressante ?, e,s .chans°ns canadiennes aussi bien au point de vue maté- .ner! a Polpser Par douzaines riel qu’au point de vue de la sim- .P?.68 Pavas er ^eaucouP, que Jacques Nor- chanson n'est pas présentement, mand a l’étoffe dune vedette une entreprise de pure gratuité, ««onciale, s il veut bien travailler Mais les sommes perçues sont tel- un peu, et fuir tout cabotinage.lemer.t m.nimes, et si peu propor- ^e^od3 Que dans cinq ou six ans.tionnées au succès de la chanson, ma’s j espère que ces lignes n’iront qu’il faudrait de toute évidence pas lui compliquer la tâche, pour trouver autre chose.Une chanson ce Qui est du cabotinage!.Ah, peut être très populaire pendant ces artistes, c'est tellement dange-un mois, être chantée dix fois par reux de laisser échapper le moin-jour à la radio et entendue dans dre excès d'enthousiasme pour toutes les boîtes de nuit, et se ven- *eur talent! dre médiocrement chez le mar- I! y a de la CATHEDRALE dans chand de musique.Car le nombre l’air cette saison-ci.Celle de Maies gens qui achètent des disques dame Desprez a soulevé un tel est encore très limité: et le nom- tourbillon de protestations et d’in-bre de ceux qui se procurent la cidents que je me suis trouvé inti-musique en feuilles d'une chanson midé, et par crainte de recevoir est encore plus réduit.Voilà donc quelque malencontreux coup de une situation qui n’est plus de na- trique au cours d’une représenta-ture à stimuler la verve des chan- tion, j’ai préféré m’abstenir de m’y sonniers.Le meilleur moyen de rendre.Cependant, les remous se corriger cet état de choses serait calmant un peu, j'aurai peut-être de percevoir, au profit de l’auteur, l’occasion d’en parler dans ma (ou des auteurs: paroliers et musi- prochaine chronique: Un journa-ciens) une certaine somme, chaque liste doit prendre des risques.Mais fois qu'une chanson serait inter- après que Madame Jean Desprez -—aura fait baisser le rideau sur la dernière représentation de sa pièce (ce qui pourrait tarder, étant don- né l'inévitable curiositée suscitée En eff t on a rendre dans le public par tout cet eclat), ^ u en écoutant l’avant-pre-on commencera à parler du Meur- mière de ce .journar dimanche tre dans la Cathédrale de T.S dernifiri à CKAC, que ,-auteur est EUot, que .es Compagnons doivent bien déoidé à ne pas déroger à sa journaliste, pamphlétaire et romancier qu'est Claude Henri Gri- front.et-s’engage à fond dans la lutte avec toutes ses énergies.“Le journal de Claude Henri Grignon” sera donc édité à la façon du pamphlet .avec quelques nuances peut-être.Il comprendra “un article de tête”, non pas un éditorial, car notre compatriote prétend ne pas connaître ce qu'est un éditorial.Pour lui, l'éditorial s’appelle “un article de tête” parce qu’il prend la tête du journal.Dans cet article de fond, l’auteur du “journal” s’engagera, selon sa propre expression.Ça veut tout d-ire.et tout peut arriver! Cet article portera sur la politique, la littérature, la situation internationale, etc.Et ensuite, le “journal” contiendra une critique littéraire, “où je m'engagerai.Selon moi, telle oeuvre est.” Un critique à la Grignon, quoi! Troisièmement, Grignon traitera d'un sujet d'actualité internationale et il terminera par une anecdote, un souvenir personne!, raconté en quelques lignes.L'auteur suivra, somme toute, la vieille formule française, S et RELIGIEUSES Ce Galen, drier indique de tttçon claire et precise vos jours fertiles et vos Jours stériles.POUR ADULTES SEULEMENT En librairie: *1.00 fur poste: *1.10 EDITIONS NOSSIOP CMe *7.Station “B’-, Montreal.Aux Pharmacie» Montreal.HA 72*1; Sarrazln A Choquette, PL.9622; — Demande* notre Catalogue de PRIMES contenant des centaines de CONSEILS PRATIQUES.Il est GRATUIT.ON DEMANDE CORRESPONDANTS, CORRESPONDANTES DISTINGUES pour renseignements, écrivez: Mme Dolorès, Case 108 Station Delorimier, Montréal.(Inclure enveloppe affranchie pour réponse) gnon, ne manqueront certes pas du journal personnel, d’épicer cette émission d’une fa- Il est donc superflu de s’étendre çon un peu spéciale et contribue- plus longuement sur les mérites de ront sans aucun doute à en faire cette nouvelle émission que le pos-un programme qui sera écouté te de La Presse présentera sur ses avec un intérêt passionné, discuté - avec chaleur et qui donnera encore une fois, l’occasion à M.Grignon de “se rendre insupporta- Confiez vos spectacles à la TROUPE ’ 0VILA LÉGARÉ composée de Comédiens réputés de la Scène, de la Radio et de l’Ecran.Conditions raisonnables.S'adresser à Ovila LEGARE, 8918 Lajeunesse, Montréal 12 Tel.: DU.6580 présenter en février.Toutes ces politique bien connue, de “dire ce cathédrales! C’est le moyen âge .Et de ^ ** en de3 nui î» MnntrPfll .qui renaît à Montreal Pierre LEFEBVRE LOUPA P_I LA C A D E M I F DU BON PARLE* MANÇ/lS 2ième matinée: LA POESIE ROMANTIQUE ET BAUDELAIRE Hôtel Windsor, 13 nov., 3 heures Interprètes: Marthe Massé, Béatrice Picard, Huguette Uguay, JuRen Bes-s«Ue, Fernand Choquette, Raymond Fafard, Robert Rémillard, Jean-Louis Paris, René Verne.Artistes invités: Monique Manuel, du Paris Théâtre Guild.RENSEIGNEMENTS: FI.6614 terme3 non équivoques, sans mots ronflants, mais dans la langue du peuple, dans SA langue, forte, imagée, satirique, virulente.Au cours de cette avant première, le reporter des événements spéciaux à CKAC, M.Jean-Louis Gagnon, un vieux camarade de Claude Henri Grignon, l’a intervioué et lui a posé de nombreuses questions touchant la composition de son journal.Grignon lui a répondu sans ambage, en donnant une idée bien nette de ce que les auditeurs de CKAC peuvent s’attendre au cours de son émission à venir du “journal de Claude Henri Grignon”.L’auteur des pamphlets de Val d'Ombre, a déclaré: “je suivrai mon idée et je la dirai, sans bel- VOLli MES TRANQUI OUEST CATHERINE 5 iNOV.1919 RadioMonde © PAGE 7 ” • ¦ w.- * KCtx*^‘ Votez dés maintenant pour votre favorite.Toutes les artistes de la radio, soit de Québec, Montréal, Ottawa, Hull, Sherbrooke, Trois-Rivieres, Rimouski, Samte-Anne-de-la-Pocatiére, Chicoutimi, etc., sont éligibles.Remplissez le coupon ci-dessous et faites-le parvenir' à "Radiornonde", 1434 ouest, rue Ste-Catherïne, Montréal.Monique LEY RAC Muriel GUILBAULT Paulette de COURVAL Andrée BAS1L1ERES Madeleine LACHANCE (Q.) Lucile LAPORTE COUPON de VOTATION Rita EMOND (Q ) Veuillez enregistrer mon vote pour qui, à mon avis, devrait être couronnée Miss Radio 1949' Mon nom est Adresse Ce coupon doit être mit à la potto arrant minuit mardi prochain.Après cette date, il ne sera plut Talido.Ces quelques photos d'artistes sont publiées à titre de suggestions seulement.Lecteurs de "RADIOMONDE", h vous appartient le plaisir de choisir l'artiste de la radio canadienne-française qui devra être couronnée "Miss Radio 1950".Denise PELLETIER y* * • RadioMonde • PAGE 8 S NOV.1949 •«A Ci 'à * H ¦ ' 9SL n: -i> ¦, 4.• '• . EST TRES RARE de voir un hnn,™ ^ domaines tout-à-fait opposés comme le théâtre" ' iTs™*?danS d?UX nïp nn pnrnro 1e> ___ i .^ *€ Sport, par CXeiïl- cf MMric "Richard sont*InternatJonaicne aî le hockey, mais il n’ont pas encore nr connus dans le baseball et Toscanini peut conduire d'une baquette les nhis^6 pouvoir chanter Werther; mais demandez-lui de ma„i“ru„ab8âU(eo"eJrbaSeba'î!TeUX °tCheS,reS du no"d'l Pourtant, nous avons à Montréal danc modestes, il est vrai, un jeune homme qui depuis „ne proportlons ,un Peu plus son nom alternativement dans les page^ artistiques et da'^T”6 d anneeSl a vu de nos journaux.P 9 artistiques et dans les pages sportives Son nom est Louis Bourdon, joueur de baseball professionnel, chanteur de nos rampes et de notre radio très en vue et.fleuriste de profession.Et Louis Bourdon sourit quand nous soulignons devant lui cet extraordinaire rapprochement de talents.— Oui, en effet”, dit-il, ' je joue sur les losanges, à la rampe, devant les micros et.avec les corsages! Du moins, avec les bouquets de corsage”, précise-t-il d'un clin d’oeil.Et le plus intéressant dans cette personnalité toute de contradictions, c’est qu'il a excellé ou excelle encore dans les quatre domaines.Essayez d’en faire autant MM.DiMaggio, Richard, Toscanini et al ! — Pourtant, je ne suis pas le seul qui ait réussi dans deux champs si différents” de s’excuser avec modestie l'un des plus aimés de nos chanteurs."Regardez le cas de Ralph Branca, le fameux lanceur des Dod- F qers de Brooklyn.Cette semain*, il est chanteur-vedette d’un grand club de la Métropole”.— Oui, mais il n’est pas fleuriste que nous sachions”, suggérons-nous.— Ça, c est vrai! ’ d’admettre Bourdon.•f- :*r V JOUEUR DE BASEBALL Louis Bourdon est l'un des rares athlètes canadiens-français qui ait percé dans le baseball professionnel et l'un des encore plus rares qui aient reçu des offres du club Montréal de la Ligue Internationale.Lin accident mit toutefois temporairement fin à sa carrière sportive et^ il n alla jamais aux ligues majeures, lout de même, c’est le seul artiste de théâtre et de WfëÈBI ra.Lo de Montréal qui ait reçu l’honneur de telles 0 res.Et, ce fut probablement aussi bien peur lui comme pour ses admirateurs.C’est surtout avec le club Dow, des ligues locales.; St-Jean Ja Ligue Provinciale que Louis Bourdon s’est signalé comme lanceur.C’était un gaucher et pour cela on 1 appelait très poétiquement /-c/fy, à la manière de la phraséalogie du baseball.Il fut en plus 1 un des seuls lanceurs dans l’histoire du circuit provincial a réussir l'exploit d’une partie sans points ni coups sûrs.C’est à la suite de cela que l’organisation des Dodgers lui fit des offres pour ailer a la période d entraînement des Royaux de Montréal.L’ARTISTE Comme le soulignait, il y a quelques temps Roland Prévost, un autre journaliste, Louis Bourdon est un de ces types qui ne se croit pas obliqé de jouer a la vedette .r 3 I ant d autres chanteurs qui n’ont de voix que dans leur imagination cultivent une popularité acquise à coups de coudes.nous allions dire à coups de gueule ! Louis Bourdon n a jamais voulu se laisser emporter par la facilité, par ie don que la Providence lui a accordé.11 sait bien que toute réussite durable, méritée, repose sur un travail acharné, méthodique, constant.Le grand éceuil que rencontrent beaucoup de gens”, dit-il, , fai* accompli.C’est-à-dire qu’ils se croient au bout de leurs études, 1,1U )°ur le hasard ou l’amitié ou l’arrivisme les amène devant le micro, tombent dans le gâtisme prématuré de beaux talents”.Ce n est pas et ce ne sera jamais le cas de Louis Bourdon, qui a autant c < onscience artistique que d'honnêteté tout cours.Il aurait pourtant pu, plus que nombre de chanteurs se contenter d’exploiter sa voix aux sonorités enaudes et vivantes.Dès son enfance, il vécut dans un milieu favorable.Son père, décédé '* ans, était maître de chapelle et directeur de fanfare à l'Epiphanie; sa Diere est pianiste; sa soeur, Mme J.Ratel, est encore aujourd'hui organiste à 1 Epiphanie; une de ses tantes est aussi excellente pianiste; son oncle, l'abbé Bleau, principal de l’Ecole Normale des filles à St-Jérôme, a été directeur de chorale au Collège l'Assomption.Et pendant ses études à cette institution, Louis Bourdon chantait en toutes les occasions et était Cornettiste-sohste de la fanfare.Il a beaucoup étudié et il étudie encore.Il a été l’élève d'Alfred Lamou-reux, de Mlle Céline Marier.A LA RAMPE En 1935, Louis Bourdon débutait à l'Opérette.De ce moment, on devait ! entendre dans un grand nombre de récitals et de concerts, à la radio et sur ki scène.11 fut Lothario de Mignon.Escamillo de Carmen, le bailli de Werther, LOUIS BOURDON Joueur de baseball, artiste de la scène et de la radio et.fleuriste ! le Mephisto de Faust, et il fut 1 un des principaux interprètes du Messie de Haendel, de L’Evangeline de Xavier Leroux, des Impressions musicales d Henri Miro, etc.En 1937, il devient lauréat de L’Académie de Musique et remporte un très beau succès au Festival de Québec et on lui offre une bourse d études à Londres; il la refuse toutefois pour terminer ses études de pédagogie.La même année, on lui offre une course à-la Juilliard School, mais il la refuse pour la même raison.En 1940, son mauvais état de santé le contraint à abandonner temporairement la carrière artistique.Il accepte Je poste de Principal de l’Ecole Sullivan, près de Val d'Or.Il y passe quatre années, sans abandonner toutefois complètement le chant.Dès son retour à Montréal, on lui offre des engagements importants.En tête de ses meilleurs concerts, il mentionner le programme de CBF Ma Chanson (avec Jeanne Desjardins).i / w< c est si un Ainsi LA RADIO Depuis ces jours, Louis Bourdon fut vedette d un grand nombre d’é-, missions radiophoniques; I! serait trop .ong de les énumérer toutes, mais citons Rendez-vous musical" avec Agostini.Plu-fjf sieurs, fois, il fut artiste-invité aux émis- V sions brontenac White Cap”, ”Chantons f T £Ze*rA' et Radto Mélomane Disoma".-¦i ., ,on 1 entendit dans "Le Carous- .n .*> 3 Fa,ef.l et "Pauvre Papa".A Radio-< Canada, dans Sur les Boulevards" et "La brise vagabonde .A CHLP, dans "Promenades Igjr musicales .Plus récemment.Louis Bourdon chanta aux émis-sions Connaissez-v ^ la musique" (Radio-Canada, 8 heures le vendredi soir): "Au Coin du feu" (CKAC samedi soir, a 7 heures).Il a en plus donné un qrand nombre de concerts dans la province.Il n a pas abandonné pour cela la scène.Membre mères années dans "LesrnntT^F^T* depu£19 ans- i! chanta ces der-'Andalousie", etc! * Ll,xcmbotlrff > L* Mascotte"Paganini." JEUNE HOMME MODESTE accepte sans fanfare" sans'prétenponjl arT'E^ df ,,alen,p.- Courjon les mais i) croit que tout ceci lui fut far l f m j'UC 3 V1C 3 ^'en servi jus9u ici, il aime à rendre hommage, dans le domaine de' 1Opérette ?MM i,W n"*' “ et Charles Coule, gu.ont réussi 1 exploit de mâTmenfr l Opéiet ê u„Z7t niveau maintenu dans un Montréal où tout est si éphémère: dans le sport à M Hubert Rose, aujourd hui office! de la National Breweries: dans la radfo à tous les copains des differents postes qui l’ont aidé sans réserve.Aujourd'hui.Louis Bourdon concentre plutôt ses activités sur ses émissions radiophoniques et son commerce de fleurs, mais il trouve encore moven de faire du golf, et, en réalité, il est l'un des meilleurs golfeurs du monde de la radio et a remporté 1 un des plus beaux trophées du récent tournoi de la Radio tenu à lslesmere.Louis Bourdon a épousé Evelyn Leach et lecharmant couple à deux enfants: Louis-Jacques (3 ans ]/2); Lorraine (2 ans ]/2).,.,, T- VOUS P°uve2 d're q«e j’en ai deux et huit neuvième”, sourit-il.Et celui-Ia, sa maman a déjà décidé de l’appeler Pierre”.Car les Bourd^i ont decide que ce sera un autre garçon.Louis Bourdon a toujours obtenu ce qu .1 voulait ! Incidemment, si on a quelque mariage, anniversaire ou funéraille en vue, on n'a qu'à s'adresser au ”MARIE-ANTOINETTE”, 2363 Beaubien.Louis Bourdon verra personnellement à vous préparer un bouquet de corsage, mesdames.EÇvous, messieurs, ce sera la gérante, Mlle Huguette Gosselin (oui a fait incidemment le diadème de la Reine de la Radio), ou Mme L.Charron, qui vous serviront.Et voilà Ix>uis Bourdon, joueur de baseball, chanteur, artiste de la scène et du micro.etfleuriste ! '* " / 5 SOV.1949 RadioMonde PAGE 9 / r La Patrie Fleuriste 1U IM, Ste-Cetherlaa UvTauoa partout Pt» 178* MHI Mi % *#****¦ ’f"' Pour ne pas relever toutes les autres peccadilles de l’émission, seul le jeu de M.Henri Veilleux, qui interprétait le rôle de Karl de Stramberg.m'a paru trop inférieur à celui des autres membres die la troupe.Je ne connais pas M.Veilleux et j’ignore s’il s'agit d’un débutant.Il n’offre cependant aucun signe sensible de vocation.Son timbre de voix est mauvais et le tion est malhabile.A mon sens, il n’a pas comprit suffisamment le rôle qu’on lui avait confié.Je ne ferai que nommer rapidement les autres membres de l'équipe qui ont tous fait montre d’une suffisante compréhension du métier: En tout premier lieu.M.Fred Ratté, le directeur, sa fille, Mlle Mariette Ratté.Danielle Dei-val, Georges Ménard.René Ouellette et Laurier Plamondon.Le narrateur était Jean Boileau.Comme bien des auditeurs, il me charmerait d’entendre cette excellente troupe théâtrale présenter des oeuvres de meilleur goût, plus sérieuses et d'inspiration plus récente.Je suis sûr qu’e’le saurait briller avec plus d’éclat devant un public plus nombreux.A partir de la semaine prochaine, vendredi le 4 novembre, le poste CHRC présentera la troupe Fred Ratté dans une pièce due à la plume Je son directeur lui-même: ‘ La menace jaune”.Ce que seront le genre et la facture de cette nouvelle oeuvre, je l'ignore pour le moment ?“En furetant” à CKCV Avez-vous svnthonisé CKCV lundi soir dernier à 8 heures 30?Oui! Alors vous êtes de ceux-là qui ont eu le plaisir d'entendre Francine Pasquier et Marcel Perrier à leur émission hebdomadaire ‘‘En furetant”.N'est-ce pas que l'on y fait du furetage irté'essant! Ce soir-là, Marcel Leboeuf, je veux dire, Marcel Perrier, de la façon la plus simple et la plus sympathique, a lu l’admirable fantaisie de Michèle LeNormand, "Le petit train”.Aux premières lignes, j’ai cru que Marcel Perrier nous relatait un événement vécu par lui le matin même, tant la façon dont U racontait la chose était naturelle et sans emphase.Qu’il était charmant de voir circuler, tapageur, dans la maison, ce petit train aux boucles blondes! Cette simplicité du narrateur était telle que j'ai craint un instant qu’e'le n’affactàt le récit.N'eut-il pas fallu, parfois, se pencher de plus près encore sur ces adorables petits bonshommes, avec plus d'amour, avec plus de chaleur?Peut-être peut-être! Mais ne gâchons pas le souvenir de ces agréables instants! Francine Pasquier a lu, tour à tour, “Les nénuphares” de Franc Nohain, un sonnet d'Alfred de Musset, “Rêve parisien” de Beau-delaire, et un poème “lorsque ta main” dont le nom de l’auteur m’a échappé depuis.Mlle Pasquier, définitivement, déclame trop vite.Elle vous enlève parfois, le temps de savourer ces discours.Certains passages s’accommodent très bien de cette vélocité, mais par contre, d'autres en souffrent.Mais, en dépit de cette lacune, Francine Pasquier, pleine de grâces et de saveur, plaît, enchante et capcive, et, pour ma part, je ne suis qu'un grincheux.Depuis quand les taches du soleil ont-elles obnubilé ses rayons! Dans nos cabarets Le Monte-Carlo, par les spectacles qu'il nous présente, n'a pas encore pe'du sa place parmi les meilleurs cabarets de la capitale.Samedi dernier, comme toujours d’ailleurs, il y avait foule et j’ai dû parlementer avec un cerbère fort rébarbatif avant de pouvoir me glisser à l’intérieur.Mais la spectacle en valait la peine.L’extraordinaire changeur fantaisiste français Tristan est, à lui seul, tout un spectacle.D’un versatilité exceptionnelle et d'un dynamisme peu commun, et fantaisiste sympathique connaîtra sûrement plusieurs semaines successives de succès au Monte-Carlo.Quant à l'aimable chanteuse ai-gentnie, Yvette Souviron.je comprends aisément qu’elle revienne une fois de plus dans cette ville où elle fut si bien accueillie naguère.St-Georçes Côté, l’animateur, demeure ce qu’il a toujours été: déconcertant, pai fois décourageant et souvent choquant.Mais on dit que c’est ça qui fait son charme, un charme différent.Il n’est pas comme les autres et c’est bien plus marrant! (Ray Ventura).* * * Au Cluo des Marchands, on présente au public une agréable petite chanteuse de genre, Jacqueline Beaulieu, qui tôt ou tard fera sa marque dans le monde de la chansonnette.Sa voix ferme, juste et forte, un peu claironnante, ne manque pas Je charme et d’expression.Je vous recommande ses "deux vieilles filles dans la nuit”.! L’animateur, Bob Boucher, donne des signes évidents d’inexpérience mais, par contre, montre de bonnes dispositions.Anatole Kitain au Club musical L’ouverture de la maison du Club musical des Dames fut marquée par un succès encourageant.Le souvenir du passage d’Anatole Kitain, le grand interprète de Chopin, restera longtemps gravé dans la mémoire des centaines de personnes qui ont assisté à son concert du 2G octobre dernier.Cet interprète de valeur ne craint pas de refouler sa P ACF 12 wÊM C’est un quart d’heure des plus agréables que l’on pass»» en compagnie de COLETTE & ROLAND les mardi et jeudi de chaque semaine à 5 h.15 de l’après-midi, à CHRC.propre personnalité de s’effacer afin d’obtenir une plus grande fidélité dans l’exécution.C’est un signe de compréhension et peut-être de courage.Pour une fois, U nous fut donné d’entendre les oeuvres du grand compositeur Frédéric Chopin, dans toute leur profondeur de sentiment et l’expression du style.Brailowsky au Palais Montcalm Après l’éc'atant succès remporté par le Ballet de Winnipeg la semaine dernière, les Soirées classiques ouvriront maintenant leur grande série de quatre concerts pour la saison 1949-50.Cette série débutera avec Alexandre Brailowsky.le célèbre pianiste russe, au théâtre Capitol le 8 novembre.Brailowsky est né à Kiev et c’est au Conservatoire de (4tte ville qu'il fit ses premières études.A Vienne, à l’âge de treize ans.il fut l’élève du grand Leschetizky.Brailowsky a dit de lui: Son respect pour la personnalité de l'élève fait de lui le plus grand des professeurs Au début de la Grande Guerre, le jeune pianiste passa en Suisse puis bientôt en France.Son premier récital à Paris lui valut les plus grands éloges et les offres d'engagement lui arrivèrent de toutes parts.Après avoir conquis l’Europe, Brailowsky s’embarqua pour l’Amérique où il ne devait connaître toujours que des salles combles.Depuis ce temps, il a visité les deux Amériques dans tous leurs recoins.L’Amérique du Nord est devenue sa patrie d'adoption et, chaque été, il trouve le repos et le calme dont il a besoin dans sa nouvelle demeure du Connecticut.Bien qu’il soit acclamé partout comme “L’interprète de Chopin”, le génie de Brailowsky ne s'étend pas moins à toutes les oeuvres des grands compositeurs pour piano.Si l’on songe que Brailowsky limite ses apparitions sur les scènes d’Europe afin de mieux remplir ses engagements en Amérique, on peut assurer que, parmi tous tes nombreux spectacles présentés à Québec cette année, celui-ci en sera un que les mélomanes de la capitale ne voudront pas manquer.Jean BOISSEAU DEUX OEUVRES D'ERNEST BLOCH L’orchestre philharmonique de New-York jouera à son prochain concert deux interludes qu’Ernest Bloch a écrits pour son opéra Macbeth.Le réseau français de Radio-Canada (sauf CBF) diffusera ce concert dimanche, le 6 novembre, à 3 h.30 de l’après-midi.Bloch avait écrit sa musique sur un livret du poète français Edmond Fleg, tiré du drame de Shakespeare.L’opéra n’a été joué que deux fois, à Paris en 1910, et à Naples en 1938.— • RadioMonde • — Avec Madelon Un jeune poète Dimanche soir, 24 octobre.Un auditoire québéooia remplissait la salle de théâtre du Palais Montcalm.Un jeune poète parle de la Vierge Marie ROGER BRIEN, qui était connu dans les cercles littéraires, il y a quelques années par des poèmes d’une induration beaucoup plus voisine des “poètes maudits” que de celle qui a pu inspirer Claudel dans “La Vierge à midi”.Une évolution qu’on devine assez profonde le conduisit dans un monastère.Il y passa quelques mois, pour ensuite redevenir laïc, mais d’un christianisme très ardent.Il se marie, devient père deux fillettes, Marie et Marguerite-Marie.Rédacteur de la magnifique revue “MARIE”, publiée par le Centre maria! canadien de Nioolet.Membre de l’Académie canadien-ne-française.Roger Brien entretint son auditoire d’un triple pèlerinage dans les sanctuaires européens: Lisieux en Normandie, Lourdes au Pays Basque et Fat'.ma au Portugal.Rome, où il est reçu en audience privée par Sa Sainteté le Pape.Il raconte ce voyage sur un ton d’enthousiasme où l’on sent à chaque instant revivre le poète mystique.Au cours de cette soirée le ténor RICHARD VERREAULT, qui a remporté un si brillant succès à l’Opéra de Québec dans “Faust” et qui s’est vu attribuer récemment une bourse d’étude du gouvernement de la province chanta aussi pour “Marie”.Lundi soir, 25 octobre.A Montréal, coïncidence curieuse sur les ondes de Radio-Canada au cours du programme “Théâtre Lyrique Moison” on chante l’Ave Maria de Schubert et pour clore l’émission, la voix de ROLAND CHENAIL se fait entendre: "O Marie, puisses-tu apporter au monde, une vision d’Espérance et de Paix!” DE LA COTE DE LA FABRIQUE AU CAPITOL Deux heures mercredi.Je déambule, sous ia pluie, avec mon parapluie dans la main droite et mes paquets sous le bras gauche; pressée d’en finir avec les emplettes.Je suis mon petit bonhomme de chemin qui m’apparaît long, monotone, et ne me promet pas le plus insignifiant des incidents, lorsque tout à coup, j’entends près de moi une voix qui m’appelle: — “Hé, MADELON, arrêtez-vous un peu." — “Ah! Bonjour, Monsieur Leboeuf.Mais que faites-vous ici à la porte du Capitol, par ce temps pour les canards?— “Justement, profitez-en pour vous mettre à l’abri".Tout en souriant à l'idée, je me rends compte qu’on m’invite à me joindre à “L'HOMME DANS LA RUE”, dont MARCEL LEBOEUF passe à Québec est l’animateur.Prise au pièxe comme ce monsieur qui m’a pré^e dée, je m’y soumets.Questions et réponses se précipitent sur un tel rythme que mon coeur bat, ma respiration manque un peu et ïa nervosité me fait hausser la voix sur un ton aigu.Le soir même, (car après avoir fait les interviews sur la rue à 2 h.30 le programme passe le soir sur les ondes de CKCV à 9 h.) avec quelques amis aux écoutes, je m’amuse à m'entendre faire des notes hautes comme une soprano.Après cette épreuve, pour me réconforter, monsieur Leboeuf m'offre à monter au poste pour y prendre un café.Un café au posteT En effet, au poste CKCV, l’hospitalité est dans la règle, et, à tous les jours à 4 h.de l’après-midi on y prend le café.Me voici donc assise au milieu d'un bon groupe du personnel.On me fait observer que cette salle où nous sommes réunis, est la sa'.le des “Continuités”.Sur les murs s’étalent les photographies d’artistes féminins et masculins, encore en vogue ou déjà oubliés.En même temps qu’on me sert une ta-se de café, je fais la connaissance avec plusieurs visages nouveaux, j’entends des noms comme Mesdemoiselles Marthe Paradis, Béatrice Paquet, Messieurs Roland Châteauneuf, Albert Du-berger; je revois des visages familiers tels: Paule Vachon, Francine Pasquier, Christo Christy, Jean Bender, Jean LeRoy.En buvant l’excellent café, je tente de faire bonne figure, étant quelque peu intimidée, je souris à l’un, à l’autre et cherche en vain à démêler qui est Mademoiselle Paquet.c’est celle-ci, non celle-là?Et Mademoiselle Paradis?Mais c'est ma compagne de droite, qui depuis mon arrivée s'évertue à me mettre à l’aise, gentillesse appréciable vraiment.Dix minutes après, il est évident qu’ils retourneront tous au travail, il faut alors songer à les quitter et les remercier pour leur cordialité.Ceci fait, je m'apprête à m en retourner quand une idée lumineuse me retient sur place.— “Marcel, arrêtez un Peu.qrne penseriez-vous si, si.” — “Que désirez-vous, Madelon"’ — “Si j’en profitais moi aussi pour vous poser des questions?Voici comment quelques instants plus tard je laissais MARCEL LEBOEUF, Directeur des Programmes à son travail, emportant dans ma serviette de nombreuses notes sur les initiatives da ce futur gérant de poste radiophonique.Qui sait?Je lui souhate, car je l’entends encore perler avec chaleur de “Vive la Gaieté dont il est le réalisateur, des activités de CKCV, de sa spécialité dans le (Suite à la page 14) —CKCV- JEUDI - 9 hres 30 ?Le Prix d héroisme avec USE ROY — FERNAND ROBIDOUX — MARIO VERDON Le choeur et l'orchestre sous la direction d'ANDRE DURIEUX 5 NOV.1919 ."" f&y é9 »1 II s en passe de drôle, dans les studios et les couloirs des postes, mais nous n avons pas l'exclusivité de la fan taisie.Le Semaine radiophonique (Paris) raconte une’ «histoire de chiens », qui vaut d'être répétée: «Un article très sévère du Règlement affiché dans les studios de la Radiodiffusion française interdit dmtro du ire des chiens dans les studios.«Ce n’est pas toujours très facile à appliquer, comme le prouvent les deux histoires suivantes: La première aventure est arrivée, avant les vacances, à Camille Sauvage qui sortait des studios Montparnasse de la Radio Quand le concierge de l'immeuble aperçut son chien, resté dans le studio, i! alla quérir son balai, et, aidé de son instrument de travail, fit prestement sortir le pauvre animal La malheur voulut que l'un des coups de balai atteignit au lieu du toutou.Mlle Annik, bien connue des auditeurs du déjeuner du dimanche.«Le sang chevaleresque de Camille Sauvage ne fit qu un tour, son bras qu un geste, et son poing envoya à terre le pauvre concierge.«Jusqu'ici nous sommes en plein Guignol: par malheur.le concierge a des dents proéminentes, qui traversèrent sa lèvres, et vinrent s’imprimer sur le poing du chef d orchestre.«Tous les deux furent conduits à l'hôpital Neckcr, heureusement voisin.Le concierge en fut quitte pour perdre quelques dents, beaucoup de sang, plus d'une dizaine d’interventions chirurgicales pénibles.«La deuxième aventure est moins.dramatique: elle est arrivée, récemment à Jean Marais, au même studio.L’artiste de cinéma possède un magnifique chien.A un enregistrement récent, au même studio, le régisseur prétendit interdire à Moulouk, l'entrée du Temple.«Jean Marais se fâcha tout rouge, déclara qu’il ne jouerait pas, même si son chien était mis dans une pièce voisine et gardé par une jeune personne au coeur sensible.«Le régisseur restant inébranlable, Jean Marais s'en fut téléphoner à un personnage très haut placé de l’état-major de la R.D.F.Celui-ci donna au régisseur l’ordre de laisser le chien entrer dans le studio et l'enregistrement eut lieu.” Ah !, comme devait songer le brave régisseur, qu'il est difficile de retenir les cabots hors des studios ! DE LA MESURE.>.s.v.p.Voici la nouvelle, qui nous parvenait l’autre jour par la radio.Après une narration des émois sentimentaux d Edith Uiaf, en apprenant la mort accidentelle de Marcel Cerdan.boxeur français, le speaker nous rapportait ce propos de la chanteuse: « La mort de Cerdan est, pour le peuple français, un deuil national à l’égard de ce que fut, pour la nation américaine, la disparition du président Roosevelt!» La nouvelle de l’accident mortel survenu à Marcel Cerdan et à trente-sept autres personnes nous a profondément bouleversé, mais était-il nécessaire qu'on rapporte comme grande information les exagérations émotionnelles d Edith Piaf et n’aurait-on pas été mieux, même si elle a prononcé les paroles ou à peu près les paroles ctées plus haut, de lui en épargner le ridicule ?Sensationnalisme.EN L'HONNEUR DE CHOPIN DIans première semaine de décembre, Maurice La-tasse-Morenoff présentera, au théâtre du PLATEAU un c^or^9raphique dont le principal ballet: Chopin ç es Muses « honorera le centenaire de Frédéric Chopin.^ oeuvre chorégraphique sera, nous dit-on, une fort .c location.Un second ballet ne pourra manquer d in-e[csscr vivement les amateurs de danse.Il a pour titre: * Ant**ologies des danceries » et est prétexte à une démons-ration de certains pas du Moyen-Age, de la Renais-,ancc et de la Révolution.Maurice Morenoff continue a!nsi son illustration pratique de l’histoire de la chorégra-[ P qui nous valut, ces années passées, de belles reconsti-|Y10ns des bals de cour, sous Louis XIV.L’école Lacasse-°rcnoff, qui a dépassé ses cinquante-ans d'existence.Poursuit vaillamment son travail et mérite appréciation.UN « CASTING OFFICE*.il existe aux Etats-Unis, ce qui s'appelle le « casting i M)V.1949 MTS 'm i 4L *?rMts;s «S!r I XL office », à 1 usage des artistes et de leurs employeurs, i out offre d’engagement est d'abord reçu par cet orga-nisme, qui tient à jour ce qu’on pourrait désigner par feuille de route de chaque interprète.Les producers — puisqu ici, nous traitons radio, — les producers et réalisateurs n'ont pas à chercher l'artiste, qu’il désire.Ils se mettent en communicafon avec la centrale, qui leur fait • savoir si 1 interprète est libre au temps requis.D autre part, les artistes n ont pas à s'inquiéter sur leurs engagements futurs, lin coup de téléphone à la centrale et ils savent à quoi s’attendre — ce qui est profitable encore plus aux acteurs ou chanteurs qui n ont pu obtenir l'usage d'un appareil à domicile.La ,!e njtrra‘,ur ¦*- centrale voit a ce qu,.ses adnerents soient libres pour |P de i.a Presse met à jw- tes repetitions aussi bien que pour les émissions.fiche le dimanche soir à 7 h.15, Depuis longtemps, il est question d'introduire chez “Le t*‘rrlb,e envahisseur”.Cette nous pareil système.|| „ ., deux ou trois ans.,1 en fut OTCSé ÎÏÏ discuté très sérieusement à l'ÎInion des artistes lyriques nullophUra de CKAC d'entendre et dramatiques.Le Bureau de direction fut d’accord pour approuver le projet.Des obstacles intervinrent à dramatique et philes leurs artistes préférés.J i 9l ï: sa réalisation.rédacteur en chef dé son journaL Le premier fut que la compagnie du téléphone ne V- est disparu à la conclusion put à l’époque, accorder un plus grand nombre de lignes d une journalistique.Il à 1 Union.On imagine qu'il faudra, pour que fonctionne e{ait a'*e en Europe, aux fins de bien 1 organisation, plusieurs numéros, plusieurs circuits.se documenter sur les événe- Le deuxième obstacle reposa sur une question d’ar- ?ien ?de 1 Annee Sa,nî«* A sa gent.L'Union des artistes, se rendant compte des frais "°us apportons 1 expres- importants qu’exigerait une permanence de distribution, slon dc toute nolre sympatliie.suggéra aux producers et aux directeurs de postes de contribuer à la dépense d’après le chiffre de leurs affaires.Cette proposition ne fut pas acceptée de tous, certains postes et certains directeurs d’agences, s’y opposant.L Union des artistes remit donc à plus tard la discussion.Or, dans les cercles radiophoniques, on parle de plus en plus de la nécessité d'établir un pareil service.Les réalisateurs ont à chercher partout les interprètes; ceux-ci ne sont pas toujours là, quand s’offre un emploi.De là, des pistages, qui deviendraient inutiles, si on avait le « casting office ».Postes et réalisateurs se plaignent aussi du fait qu ils doivent compter avec les engagements préalables des comédiens et des chanteurs, qui les empêchent de réjéter comme le veut le règlement imposé par l'Union, c'est-à-dire tant de répétitions par programme donné.Une réaction se prépare de ce côté — réaction qu’il serait peut-être préférable de contourner.Dans cette préoccupation, j’ai soumis le problème à Monsieur Gérard Delâge, président de 1 Union des artistes lyriques et dramatiques.Monsieur Delâge n'a pas caché son approbation à la création d'un « casting-office ».Après avoir fait la revue des empêchements passés, il a déclaré à peu près ceci: « Nous avions abandonné le projet pour les raisons que vous exprimez.Celles-ci n’existent plus — ou du moins sont moins impérieuses.11 nous serait plus facile maintenant d'obtenir plus de lignes de la compagnie de téléphone.Si les postes et les agences — sentant le besoin d’une protection mutuelle — veulent reconsidérer notre suggestion d un financement proportionnel, je crois que notre bureau de direction serait disposé à prendre des mesures immédiates ».Il reste, maintenant, aux intéressés d’exprimer de façon pratique leur désir d'une permanence de distribution.Il saute aux yeux que l Union ne peut défrayer, seule, le coût d’un service utile à toute l'industrie radiophonique.GUY JASMIN La nouvelle de la mort accidentelle de Guy Jasmin, rédacteur en chef du journal « Le Canada » nous a bouleversée.C’est une grande perte pour le journalisme de carrière canadien.Jasmin était un être admirable.11 était disert, racé, haïssant l'ostentation et le brouhaha.Il était arrivé à son poste élevé, par un travail °"' niiDienv assidu et tendant vers la perfection.11 a com- CURIEUX mencé dans de petits emplois dans les jour- Malt™ «h ceremonie» : naux pour atteindre avant la guerre une si- ULU tuation lourde de responsabilité au service Synthonisez RADIO-CANADA de l’information.La guerre finie, il devenait CBF MONTRÉAL les jeudis soirs à 8 HEURES En avant {AVWCffüô, Et place à LUNDI est le soir du KRAFT avec * Jenn-Pierre Masson * Marcel Giguère + Lucille Dumont * Robert L’Herbier * Roger Baulu et l’orchestre de Lucien Martin CKAC et CHRC-8 lires Tous les jeudis soirs à 8 HEURES (heure avancée) La compagnie '/3crd&M' présente : OKI RadioMonde i -A.^ V*, ,
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