Radiomonde, 20 janvier 1951, samedi 20 janvier 1951
L-'ttük mm > , * , ¦ JULIETTE JOYAL.diseuse Vu», xm - Wo 7 MONTREAL, 20 JAN.1951 imù*, t.ÉÊÊÊÊÊÊÊÊêêêêi lomonDE Le seul hebdo du monde des artistes \DAIMS ilOEIL I £ BUliEAU DES GOUVERNEURS de la Société Radio-Canada, sicgant à Montréal la semaine passée, a fait, en accordant deux permis de radiodi/funon française au Saskatcheumn et un pour un poste bilingue à Timmins, Ontario (bilingue d'apres le quota suivant : 80°o, joui et soir en français; 20% en anglaisJ un grand plaisir à la province de Quebec.Celle-ci, dont la population totale est au moins S5més toute la journée.On télévisera, dans les deux villes susdites, deux heures par jour et cela coûtera, au poste de chacune d'elles.$1,000,000.par an.On se rend compte, n’est-ce pas, que le spectacle à la maison n'est pas pour demain.UN LIVRE PRECIEUX Il y a quelques jours, Monsieur Pierre Tysseire présentant à un groupe d'invités, au salon Agnès Lefort: «Les vingt premières années du caricaturiste La Palme », une splendide édition de luxe par « Le cercle du livre ».Si ma mémoire est bonne, on n’a pas donné pareil recueil de caricatures depuis celui consacré à Henri Julien, artiste du début du siècle et on n'a pas réussi présentation de la sorte depuis le temps de Carrier.C’est un objet de collectionneur.La Palme a autographic son oeuvre pour les invités, trouvant pour chacun un mot aimable ou.rose.J’ai été bien servi.Le livre, que je possède, est dédicacé: «au garrocheux des roches ».LES FILMS Il est toujours question — il en est depuis deux ans question — que Québec Productions tournent: «Le Mortel Baiser» de Paul Gury.Rien n’est encore décidé, malgré les rumeurs qu'on se plaît à répandre.Peut-être en viendra-t-on à un parti avant le départ de l’auteur pour la France, au mois de février.Vers la fin du même mois, la version anglaise de « Mon copain » sera présentée au public.Les vedettes sont Patricia Roc.René Dary et Paul Dupuis, comme dans le film français.Monsieur Paul L Anglais prétend que «Mon copain» en anglais (il reste à en trouver le titre parmi les vingt-deux qui ont été soumis) sera supérieur au français.Dans le montage, on a déjà coupé 2,600 pieds et la projection durera une heure et 25 minutes.POUR FINIR N’étant pas sûr de la longueur de texte qu'il me faut pour remplir les nouvelles limites attribuées à cette chronique, je vais citer quelques exercices de diction, qui permettront toutes les coupures au metteur en page et tortureront les badigoinces de ceux qui les feront: — J aime ton ton pompeux et ta rare tar-monie.— Si ces six sangsues sont sur son sein sans sucer son sang, ces six sangsues sont sans succès.— Si un gendarme rit dans la gendarmerie, tous les gendarmes rient dans la gendarmerie.— La cause est cause de 1 effet, mais aussi 1 effet est cause de sa cause.En effet la cause ne serait pas cause si elle n’avait pas d'effet; c est donc grâce à son effet, c'est donc à cause de son effet que la cause est la cause: et donc 1 effet est cause de la cause autant que la cause est cause de l’effet.Répétez trente fois, sans arrêt.et bon vent.PHOTO COUVERTURE Cette semaine, en page-couverture, RadioMonde publie la photographie de l’une des chanteuses les plus en vogue de nos ondes : JULIETTE JOYAL, la vedette des grandes émissions Le Prix d’héroïsme I)ow (CKVL) et co-vedette (avec Claudette Jarry et Hilda Gonthler) de Chansons 57 (CBF).En plus de cela, elle est de l’émission Jouer, doiihl,.au poste CKVL, sans compter qu’elle apparaît souvent comme artiste invitée sur plusieurs autres programmes d importance.Comme on le voit, c'est une jeune personne passablement occupée, mais, malgré cela, elle trouve moyen de suivre des cours d'art dramatique, car son rêve est de faire de l’opérette.JULIETTE JOYAL (car JOYAL est le nom de son mari) est née à Kenogami, la jolie petite ville du Lac St-Jean.Sa famille y demeure encore : •on père, sa mère, une soeur et trois frères.Ce«t à Kenogami qu'elle fit ses premières classes, puis on confia ses jeunes talents aux Ursulines de Roberval où elle suivit ses prem'ères leçons de chant, et reçut un grand encouragement de ses institutrices.Quelques années plus tard, sa famille l’envoyait aux Ursulines de Québec, poursuivre scs études de chant, de grec et de latin.C'est-à-dire acquérir une instruction classique.Et, c’est de ce moment qu’elle s’intéressa plus directement au chant et à la musique.Et, dès ces années, elle chanta très souvent en public.PAGE 2 • RadioMonde • J20 JANVIER 1951! POUR VOS DISQUES, MUSIQUE EN FEUILLE, ACCESSOIRES ELECTRIQUES L'Herbier et Latour 2216 est, Bélanger GR.3014 Membre de V 10c le Numéro $3.50 par année Rédaction et Administration: 1434 O.STE-CATHKRINE.Montréal Tél,S PL.4186 - MONTRE AT, Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe.Ministère des Postes Ottawa." CLAVIGRAPHES A LOUER $4 00 par mois Underwood - Royal - Remington Sterling Typewriter Co.Spécialistes en reparation 2423, Bleury LA.8611 VOLUME XIII MONTREAL, 20 JANVIER 1950 NUMERO 7 Pourquoi être en retard de 25 ans sur la Nouvelle-Ecosse, en radio-scolaire?Comme /es Canadiens anglais, les Canadiens français ont droit à tout ce qui peut les aider dans leur préparation à l'avenir.A QUI LA FAUTE ?CERTAINS ronds-de-cuir, qui alourdissent le budget de la Société Radio-Canada du salaire de leur incurie de leur paresse et de leur suffisance qui ne reposent, d'années en années leur cerveau sur un fauteuil de fonctionnaire gavé que par leur suprême habileté à lanterner leurs chefs, sous prétexte de loyauté, sèment chez ce.x ci le bruit que notre enquête sur la radio scolaire n'a d'autre dessein que de brimer les directeurs et ne tendent qu’à attiser des mésententes.Ceci est faux! Ceci est archi-taux! Ce; tient de la plus basse, de la P' js sale et de la plus veule calomnie.0.on nous pardonne cette explorais cela devient trop fort.Le Sujet que nous traitons, est de trop gra oe portée pour l'éducation de notre tunesse canadienne-française pour que nous puissions nous arrêter un in s* irit à des préoccupations individuelles RADIOMONDE, en publiant cette enq -te accomplit le devoir d'un journal signaler à l'attention ce qui peut tendre a l'amélioration des conditions d existe ;e.Nous croyons que l'ensei-pne”- • radiophonique dans les écoles P' " lires de notre province améliorera >es conditions d'existence de nos enfants.Voilà! Maintenant, faisons le point! DES FAITS PROBANTS Depuis vinqt-cinq ans, les enfants de la Nouvelle-Ecosse captent des ¦nons régulières aux heures de classe; depuis 13 ans, ceux de la Colombie britannique, de par une collaboration entre la Canadian Broadcasting Corporation et le service de l'éducation de cette province, jouissent du même privilège; depuis plusieurs années, les autres provinces que le Québec offrent à leurs pupilles le même avantage.Pourquoi, seule entre toutes les provinces du pays, Québec n'o t-il pas.au service de l'éducation primaire, les mêmes moyens modernes de vulgarisation?Pourquoi nos écoles publiques ne sont-elles pas pourvues de haut-parleurs, comme la plupart de celles du pays?Pourquoi faut-il que l’enseignement à nos petits soit limité à des leçons pédagogiques, qui font appel à leur mémoire surtout, mais ne cherchent jamais à atteindre les jeunes raisonnements qui s'éveillent, par des appels à l'imagination et à la sensibilité co mne cela est la cas pour la jeunesse anglaise?ta radio est un fait moderne.Elle présente une grande aide aux professeurs.Pourquoi feindre qu'elle n'existe pas’ RADIO-COLLEGE I ' RESEAU français offre RADIO-COLLEGE, soit! Ce service accom-pbt un excellent travail.Il s'en tient ail< principes de sa création: "Le titre n mdique aucune relation entre nos colleges classiques et la radiodiffusion, mais ce groupe de conférences, qui seront presque des cours, méritait un titre franchement académique.(M.Frigon)."Il ne s agit pas ici toutefois de radio scolaire, car nos émissions sont destinées au public en général, et nous ne sommes pas particulièrement intéressés à ce qu'elles soient incorporées dans les programmes d'études.(Idem).Etabli à ces conditions, RADIO-COLLEGE a accompli proprement et de façon constante, le programme qu’il se donnait.Mais.mais, étant seul d'enseignement à l'horaire, il ne s'adresse qu'à des experts, des académiciens, des érudits — gens, qui d’habitude n'ont pas besoin des largesses de l'Etat pour se spécialiser.Lorsque nous considérerons les sujets traités, pour 1950-1451; par cette institution, nous verrons aussitôt qu'ils ne sont à la portée que d'une extrême minorité.Ah! si les ondes de Radio-Canada nous apportaient, le jour, en plus de RADIO-COLLEGE, une radio scolaire, comme celle de Canadian Broadcasting Corporation, nul ne pourrait regimber.Tout le monde comprendrait que la T.S.F.se doit à tous; qu'ayant, dans la matinée, donné des soins à la jeunesse étudiante, elle puisse plus tard servir la culture des bacheliers, des maîtres et des docteurs ès sciences, lettres ou arts.VOYONS LES RESPONSABLES CES OFFICIEUX, qui faisaient plus haut éclater notre colère, suggèrent que nous tenons Radio-Canada (et seule cette Société) responsable des privations que la jeunesse scolaire subit dans cette province.Cela n'est pas le cas.Dans la situation présente, la Société Radio-Canada ne peut faire autrement — tant que des ententes ne seront pac réglées entre les diverses parties, qui forment notre système éducationnel.De par la constitution du pays, le gouvernement fédéral (ou un organisme fédéral) ne peut pas se mêler à l'instruction primaire d'une province.Pour cela, la Société ne peut diffuser aux heures scolaires des émissions- intervenant avec le programme d'études provincial.Est-ce blanchir la Société de tout reproche?Non! La Canadian Broadcasting Corporation a réussi à conclure des traités avec les services d'instruction publique de toutes les provinces du pays à part la nôtre pour l'établissement de la radio scolaire.D'aucOns suggèrent que nulle conciliation n'a pu s'établir entre le gouvernement du Québec et la Société Radio-Canada.Cela n'est pas vrai puisque lors de la création de RADIO-COLLEGE, le ministère provincial était dirigé par Monsieur Godbout et que depuis, il l'est pas Monsieur Duplessis.La Société Radio-Canada aurait donc n djt qu>n servirent ses nouveaux camarades a une fort belle voix.De plus.—., , ., _aimerait uevemr ui tous les postes de radio que de se ,, Mai(( u .payer un peu la tete du "petit nou- P admet-il av veau”.S’il y survit, c’est qu il est 9___• • de CJBR.C’est une tradition dans ajmerait devenir un annonceur renonce pres-avec une philo- .’ Ce;1 qU" sophie un peu cynique, "il n’y a digne de devenir membre de la d
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