Le nouvelliste, 3 novembre 2006, Cahier spécial S
CAHIER SPÉCIAL • L’ACTUALITÉ DEPUIS 1920 .i** - r* -*¦ wm >ï Ai3S Votre quotidien Le Nouvelliste est au coeur de l’actualité depuis déjà 1920.Nous vous offrons une édition spéciale de 96 pages portant sur des faits marquants et des moments insolites qui ont façonné la vie des citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec au cours des dernières décennies.iectwie! L’ACTUALITE DEPUIS 1920 POLITIQUE | LES GRANDES TRAGÉDIES | ÉCONOMIE | CULTURE | URBANISATION | RELIGION | AEEA1RES MUNICIPALES | ÉDUCATION | SANTÉ | MONDE | SPORTS Le Nouvelliste LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE La toute première édition du Nouvelliste ¥ n'asi lie*} 6 «fit» état ___tld il ni travailla pn ».veleur i ne ,/n /mire.^ Bulletin mététSTOloglqil'! IVruAini—P**u *l PREMIERE ANNEE—No TROIS-P.IVIERES, SAMEDI 30 OCTOBRE 1920 REDACTION ET ADUMBRATION U »J7.RUt DJJ PLATON, Tno!S,RI\'IEnES.telepiioses : Rfv'.l"" *» .\fJOiiaiilraLtua i,0 DEUX SOUS LE NUMERO REVELATIONS ; L’ENQUETE i DU JUGEDÊSY • .9 J*L Frtrn» Fortier étdtont m» là 14île C& pain et no travaillaient pti A pour la *1!1« LE MAIRE TEMOIGNE ‘ : T«uler déclarer qu*L n'a pat oiilu pi a'-ir d'arfant dans la ¦j* “TSrae Ri vara Fur” L'Épquète .royale, autorise 4, La séant* de Iuhdl “jr .—— L'enquêta Royale H • Jwmü sprésriaidi ._________________ :• • Meigrieyrtrin tn Juga Df,yr/occupait I' siège d® cofflniîswire-enqTiyltecr.De ;i JC&‘3Ar /témoin* afdaAiprtv dan* la Vflllo dà tA'Coir Bupérleurjrf L* Wemlïre e c aji s Lion/i»>rtéo contre liTijatnbert enUndne 4 ^«Ue séanco «yt i nu'il £l^fî- allé, à V» çh»jÀ*a * Al*s.kiaon^f »n cmnpsgnle.di Vnr/ Raxoseo, ingo-I niedf' en'cbef de In^t-Manririr laimber, Hon%6 ÊévIçPT, Uû plo^muBleipei, n rnpçorv ge nap- rpomtion heures.Frs.¦: UNE AUTRE GREVE La* mineur» de 1a région n»îl la rue- Pour trouver une.solution ù la *in» du temps de pierre, u été votée hier 4 la chambre dre Communes el a reçu immédiatement apré» l'appro-bntîuti 4q Roi.Cette lot avcnL été urrirjilfy :iu parlement en rsi»on ri* la grève dm roîileura et dans tu crainte qoe le.» employé* de* chemin* de fer et .Je* ouvrier* dre transport» ne »e joignent mu gré ï rite*.TSërvïcc de b» Prcsuc Cnnadtmnc) 1 AJiidres.:50.- Iji grévn de» mita or» d'Angleterre et rie* Galle* rel réglée On en est venu 4 uHr eittcnte.jeudi après-midi.Les mineurs, tou'ef-os*.seront appelé* n Voter ‘ Une seance du rahirtet avait été convoquée d'urgence, le matin, pour considérer la Hltiuition rt df* f* début ôn avait -spoîr de réussu 4 régler la difli* rullé fédérale, H a pratiqué t* GrandAtèrc.Maartnot- AUTOUR DU CERCUEIL Una batailla a lieu A Holy Haad (Service de ta FreHse Cauxdîmuc) Holy Head, (Irlande) 30.— A t'ar-rivp ici du train portant le corpe de McSwincy, une conférence dons Ip hiirrnn du ebr/ de.«tstxia eu lieu et le chef de garé prenait les arrangements nevresarrro pour fa iron diriger le corps cl rrux qui raccompagnaient Sur Cork, via KüipUuwn.quand nn vint lui dire que le suriniendHnL de ta police désirait Jui parler.Quand Ir chef de gare revint, il déclara : "Mes ordres «ont nue ta edrp* doit être placé A bord du vapeur Itathmorp.pour ôtra cspédic sur Coci.crs otdrre teront executes nu'nin s'B cat nécessaire riVniplnycr- li> force.I-a député maire de Cork M.O'Cal-1 laghanniontrnnt le ooing au cher de gare rl déclara ‘‘Vous et votre gouvernement être dre voleurs de ends* vit.Vous nJlea porter a» main sur une dépouille mortelle cl nous nous refusons ù suivra votre m'-tfrrile ci-pédilion.Ln chef de garo se rendit alors au foorgnn dre bagarre ou te trouvaient nrormblé autour du rcrcuril couvert ri* fleurs les membres de lo fqmine du défunt et ordonna de tran#p6rtéf“ rotix* dam» le v*|>ctrr.Qaaha dire «ilcliua'cnt cct ordre.Annir.rt Mary M.'Swiney, Ire Vir«n> du défunt s’e-cfii-rant ¦ ''Vous ave* tué nntre frère et voue n'rictj pas | our rairir Mil cn- fService rie I» Prv«o Conadienur) liondrre, 30,—I-* journaux n,nmtcii> lant l'arrangement intervenu entre ta* propriétaire* dre mines dé charbon*, les mineur» çl le guuvrrnrmcnl, arrangement qui est Murat* ù la fnliGealion dr* ouvrier» mineur», «ml tin* ni me* A rn.connaître que q fail remarquer que eét\jHT*«pe- j ««nrinll jusqu'au ftaè* du hslnu.eu BMI ouvra UTM èré do pais pour ave.- qn pafaq-il rot tairaf » I*mp4 *1 rWmw» du rtwtbon intradfiil «ne1 H>ré dAn* L.famiBe rt nouvelle méthode dont toute e*;ndu*- n rrn\ rjiii mVi>mi'>vniilmt lr i trire ru Anglrtom protRefunt‘protra-4 rriirjwnV et d'romt prèndre ta inori»,' urnay-nnc: Ceux qui nn-ompegnaienl le cofjis détendirent nu* porteur* d'y loucher et ht police uynnt rtijoint ù cre^ dernier* rte quitter le wngnn se ntît en devoir fl'ety- exputarf eenx qpï .ondnî-Maient 'é^legil.Une hatnrita cri règle s'rngngae nlor» et la*' pullf'Vra furent nfvfîgre ita.jurllre sabre su clair.Afritao An me rt Afar y AlcSwirtey furent fnMvfcfl mm ronnatreaniT au forai il» franpjcm el délenrèfréit |»nr ta -iritp que I* jfnfiee 1c< avait m»- Cotumîssiôn de* Logemetda >.lea famille* _uv rien et j»usri favoriser.________ qui vivent nombreuses’dons d'ctioite* mnison* faute rte JogcrnenL*.l-n kw telle qu'adeptre au dcbi comportait, tz n intérét de 5% tout Iv> capitol qxupfunté '20 nns, rféant.un loyer mi rinblr.Àujoard'huî avec en-consrél passé dans la di, raoipc de septetubre, l'intérét .porter que nur la balance jdu ç'e*t-Ldïru que chaque année,”, prunte'ur serra à dimumér jjoa t'intéréL .du montant qu'il'aui sbr «ru vayriteL Ce spnl rt.IRventugre pour relui qui vcuti tritfré.i Sous avuos ipprii, da tagedi officielle.( ni**inn*' < voritofit Fachau imméi St-Jean-Baptist4- -l-XxYU/.L'UNION NATIONALÈc^^^- a',?}* Ça jouait dur quelques jours avant l’élection provinciale de 1952. S5 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE POLITIQUE JeÆwellisfe lèÆuvcllisiè Bans quelques tieares Pour M.Dupiegsis, un retour définitif La province tonte entière s’unit à l’hommage ultime des Trifluviens Ds tout un peuple Duplessis (Voir en page :ède à FA Paul Sàuvé suco aunir bien servi sa i tonte autre.a»a «pppp it mm.oent.m* lïfcwiB tm ew© ***£*£:* loges if**.!!».litiww mm m msîati* II* U vk, êi /eÆuvelliste TRdïs-üïvnraæâ èi avril ïwo ‘ CHARS USAGES KIMBALL AUTOMOBILE LTKE Depuis hier soir les femmes du Québec ont le droit de vote Deux nouveaux projets de loi présentés à la Chambre'US,^.L’imi l’a été par l’htm.Rnnhutte Depute vingt an# le iiiit du suffrage fén Le Québec après les autres 1940- LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE POLITIQUE SU Parti Québécois Parti Libéral ¦Union Nationale •Ralliement Créditiste ¦Parti National Populaire service un jour • Trois-Rivières VAUGEOIS (PQ) • Champlain GAGNON (PO) • St-Maurice DUHAIME (PQ) • Lavioiette JOUVET (PQ) • Maskinongé PICOTTE (L) • Berthier MERCIER (PQ) • Iticolet-Yamaska FONTAINE (UN) • Arthabaska BARIL (PQ) • Richelieu MARTEL (PQ) le premier ministre; René Lévesque Balayage du PQ 1976 - le nouvelliste ¦ 68e année, No 3' ' Trois-Rivières, lundi 2 novembre 1987 lun.au ven.50', Six personnes sur le pa Un incendie d'une très grande violence a presque entièrement détruit une maison de q gements, samedi vers 23h, au 1783 avenue Sainte-Anne à Shawinigan.jetant ainsi six pt sur le pavé qui ne possédaient d'ailleurs aucune assurance.Il s’agissait du cinquième d'importance à survenir en Mauricie depuis le début de la semaine dernière'.Un premier d'origine suspecte est survenu à Trois-Rivières en fin de soirée, le dimanche 25 octobre, le lendemain, à Cap-de-la-Madeleine, un autre à Shawinigan, Ferma Shine, et l'avant-1 ' Pierreville.— NOUVELLE ET PHOTOS EN P, Généralement ensoleillé, _minimum.de moins_.6.,_ ma-_ ximum de 10.Demain: plu-tflt nüageux.VOLVO! Trois-Rivières PREVENEZ LES MAUVAIS JOURS signification de dormez trop SUCCOMBE A UN INFARCTUS : MONTREAL (PC) — L’ancien premier ministre du Québec, M.Réné Lévesque est décédé, hier soir vers 22h 35, d’un malaise cardiaque,^ l’hôpital.Général de Montréal.Il était âgé de 65 ans.- M.Lévesque se trouvait à son domicile de Elle des Soeurs en compagnie d’un groupe d’amis quand il a soudainement été pris d’un malàise.Les techniciens d’Urgence Santé ont tenté de le ranimer sur place mais en vain.Ces derniers l’ont alors transporté à l’hôpital où les médecins ont aussi tenté de le ranimer à l’aide de médicaments.M.Lévesque serait décédé vers 22h.Son épouse Mme Corinne Côté a accompagné son époux jusqu’à l’hôpital et était à son chevet au moment du décès.M.Lévesque était père de trois enfants, Pierre, Clâude et Suzanne issus d’un premier mariage.- , .— NOUVELLES EN PAGE 36 CENTW BQUTtOt DE LA BALAI ,374~Ô8f Automobile: Annonces classées: Arts et spectacles: Bandes dessinées: Chère Louise: Economie / finan Editorial: Feuilleton-JEAN-PAUL GET Horoscope: Le monde: Mots croisés: Nécrologie: Photos et mots: René Lévesque n’est plus 1987- La figure emblématique de la lutte pour la souveraineté du Québec, René Lévesque, succombait à un infarctus le 1er novembre 1987, laissant dans le deuil toute la génération qu’il avait guidée dans son projet indépendantiste et influencé par son charisme et sa fougue.Le Nouvelliste du 3 novembre publiait des réactions de «l’homme de la rue» face au décès de l’ancien premier ministre du Québec.L’éditorial de cette journée associait René Lévesque à l’«incarnation du Québécois».Un autre reportage rappelait que l’électricité avait été un des plus grands combats de ce pilier du Parti québécois.Le lendemain, le journal mentionnait que la veille, pas moins de 25 000 personnes avaient rendu un dernier hommage au disparu exposé en chapelle ardente.René Lévesque avait dirigé le gouvernement du Québec du 25 novembre 1976 au 3 octobre 1985.* JEAN BERTRAND f SE RETIRE DES AFFAIRES -page 15 feMmeHste VOLVO L PRÉVENEZ LES MAUVAIS JOURS Au lendemain de l’élection du Parti québécois le 15 novembre 1976, un seul visage à la Une de tous les quotidiens de la province.Celui de René Lévesque, nouveau premier ministre du Québec.La veille, son parti fondé en 1968 a balayé le Québec en remportant les élections avec 41,4 % des voix.Avec cette première victoire, le PQ fait entrer 71 députés à l’Assemblée nationale contre 26 pour le Parti libéral de Robert Bourassa.La déferlante péquiste n’épargne pas la région qui fait élire, avec presque partout des majorités écrasantes, sept députés sous la bannière du PQ.Seul les électeurs de Maskinongé et de Nicolet-Yamaska ne suivent pas la vague provinciale.À Trois-Rivières, le péquiste Denis Vaugeois déloge aisément le député libéral sortant Guy Bacon avec une majorité de 2 808 voix.Les autres députés péquistes élus sont Jean-Pierre Jolivet dans Lavioiette, Jean-Guy Mercier dans Berthier, Jacques Baril dans Arthabaska et Marcel Gagnon dans Champlain.Dans Saint-Maurice, Yves Duhaime conserve le siège qu’il occupe depuis 1970 alors que dans Richelieu, Maurice Martel surprend en battant aisément le ministre libéral des Ressources naturelles Jean Cournoyer.Le député libéral Yvon Picotte résiste dans Maskinongé et conserve son siège avec 411 voix d’avance.Nettement moins que sa majorité de 5 300 voix obtenue en 1973.Surprise dans Nicolet-Yamaska avec la victoire de Serge Fontaine, candidat de l’Union Nationale qui déloge le député sortant Benjamin Faucher.• Lévesque exposé au Salon rouge ce soir UNE FOULE EMUE 25,000 marques de sympathie I Un nombre impressionnant de Que- üü ^ Athlétisme L'audacieux pari de Marion Jones tient toujours OQP - Les Olympiques pages 25 à 28 «K I Le Nouvelliste RUDEAU 1919-2000 La mort de Trudeau 2000 - Le 29 septembre 2000, Le Nouvelliste annonçait la mort de Pierre Elliott Trudeau, qui avait été premier ministre du Canada de 1968 à 1979, puis de 1980 à 1984.La carrière de cet homme politique libéral aura été marquée par divers événements, dont le rapatriement de la Constitution canadienne en 1982, teinté par ce qui fut appelé la Nuit des longs couteaux.Le premier ministre inclut à la constitution la Charte canadienne des droits et libertés et institua le bilinguisme dans la fonction publique fédérale.Né à Montréal le 18 octobre 1919, Trudeau est aussi connu pour avoir mis de l’avant le bill Omnibus légalisant le divorce, l’avortement et l’homosexualité, alors qu’il était ministre de la justice sous Lester B.Pearson.Le journal a aussi témoigné des funérailles de l’ancien premier ministre la semaine suivant son décès.» ¦ aJ / -t Grand-Mère L'entreprise de couture Cupidon n'existe plus Cahier spécial d’emploi 4.Formation et mobilité du personnel - A lire aujourd'hui Le Nouvelliste Justin frappe au coeur et à l'esprit Des funérailles grandioses pour Pierre Elliott Trudeau i Deux pages spéc 11 et 12 S12 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE LES GRANDES TRAGEDIES POLITIQUE | LES GRANDES TRAGEDIES | ECONOMIE | CULTURE | URBANISATION | RELIGION | AEEA1RES MUNICIPALES | EDUCATION | SANTE | MONDE | SPORTS Le Nouvelliste LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE CAHIER SPECIAL • L’ACTUALITE DEPUIS 1920 ^0'm If, .fjsr •••t Le pont Duplessis s’effondre 1951- Dans la nuit du 31 janvier 1951, quatre arches du pont Duplessis se sont effondrées, entraînant quatre hommes dans la mort.Le journaliste Rosario Blanchet qualifiait l’événement d’«une des plus grandes catastrophes de l’histoire des Trois-Rivières».Le pont avait été ouvert à la circulation le 21 décembre 1947, soit plusieurs mois avant l’échéance prévue des travaux de construction.Le lendemain de l’incident, le député de Trois-Rivières et premier ministre de la province, Maurice Duplessis, évoquait un geste de sabotage pour l’expliquer.Le premier ministre était ainsi cité: «Nous possédons des renseignements incomplets, mais nous avons raison de croire qu’il s’agit de sabotage».De son côté, le maire de Trois-Rivières, J.A.Mongrain, assurait que «personne ne croit à une intervention criminelle parce qu’aucun indice ne permet pareille conjecture».Le maire disait avoir pu faire le tri entre les nouvelles «véridiques» et celles «fantaisistes» ou «fausses».En commentant l’ordonnance d’une enquête pour élucider les causes et circonstances de l’effondrement du pont, le ministre des Travaux publics de l’époque, Roméo Lorrain, rappelait qu’il était plus sage d’examiner l’accident dans le calme et hors des cadres politiques.En Chambre, le ministre Lorrain déclara qu’«à date, l’Union nationale a construit environ 900 ponts qui donnent entièrement satisfaction et qui suscitent l’admiration de toute la population.Ceci suffit à démontrer que les plus grandes précautions ont entouré ces constructions.Mais la science humaine est toujours inférieure à la science divine, et sur ces 900 ponts, l’un d’eux s’est en partie effondré».Le ministre énumérait par la suite l’effondrement de plusieurs ponts dans la province, à diverses époques, pour appuyer la thèse de l’accident.Le pont Duplessis a finalement été rouvert à la circulation à l’automne 1955.* Quatre ans après son inauguration, l’orgueil des Trois-Rivières, le Pont Duplessis, s’effondrait dans la nuit du 31 janvier 1951.Quatre automobilistes périrent lorsque quatre arches de la structure reliant Trois-Rivières à Cap-de-la-Madeleine s’effondrèrent dans les eaux de la Saint-Maurice.Alors que le député de Trois-Rivières et premier ministre de la province Maurice Duplessis cria au sabotage commandé par les communistes, la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur l’événement exonéra de tout blâme les entrepreneurs et le gouvernement.Les causes exactes du tragique accident ne furent jamais précisées mais il semble que le brusque changement de température ait pu affecter la construction.Dans les heures ayant précédé le drame, le mercure aurait chuté de 28 degrés Celsius en moins de six heures, affectant du coup la structure métallique du pont.* LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE LES GRANDES TRAGEDIES S13 LE NOMBRE DES VICTIMES MONTERAIT A SIX 1E TEMPS OB'U FERA ; ‘ En*o1*l lté ; Utt P*u mnim Chsrbonnerle Lté» fila» Ou Fleuve Téléphona! 437 Qualité Quantité SERVICE APPELEZ 437 W '.TroU*R‘vl*i« et Vent* !é»*r*.Maximum, Ici.Û, U* Tuçuo, iû.COLETOISIE DIS LA Charibonneri© St-Laurent, Lté© Rue Qu FTauva Téléphone! 437 31« AI^NEE - No, 76 extra TROIS-RIVIERES, MERCREDI 31 JANVIER 1351 EXTRA CINQ CENTS LE NOMBRE DES VICTIMES MONTERAIT A SIX L'écrouhmenf du pont Ùuphssh Les victimes sont Henri-Paul Gendron et «fiii — P.Fiset, de Montréal (Par Rosario Bltmdbei.Faal-Eatile Plouf!© .ot TefflMBid Gagnon i .Un peu aprte-raldi on a décidé de fuaprro-' .àm tontes les rachexdboe pour retrouver do nouveau* cadavres dota lea mm du Saint Maurice,.pent?penÉettre è In police de faim enquête sur b cas de Noël Douent demi l'auto est dons b Bouat-Maurice.On croît qtT4 y avait trois autre* d© ms compagnons de ttà-vatll avec lia dont Becruœl me # été repêché ce matin.A l'heure actuello < midii U sembi© assuré que î'éoouiement du pont Duplessis no tera pat plue que quatre victime».Trois ont défa été'fitttnb de Veau et tÿn continue les recherches pour retrouver te cadavre de M.Mail Doacet un employé de la Canada Iron F sundries.demeurant au Cap-dvlaMadeiei-ne dont Faute a été identité dan# la» eaux du St Maurice.le» trois victimes identifiées jusqu'ici sont H«rut Paul Gendron, conducteur de taxi, du Cap-d« la Madeleine, dont le coda vio fat rôtira de la rivière vers huit heure» et detain ce *nâjin: un nomme Beaumier, du Cap-dela-McdeWmo dont le prénom est encore incçnnu ©t P- Ftset, TM St-Germain.Ville Saint-Laurent Montréal Son cadavre a été retrouva vere dix heures et demie.On avait parlé de la présence au nombre De» scènes pathétique® ee nom déroa* '¦ -Mes au Club Radiason ou de* parente - des victimes sont' venue réclamer les cadavres.¦ _ :( Toute» les forces policières de la ville fiant en alerte sur les lieux, La police municipale, la sûreté provinciale et la Circulation provinciale y ata délégué des représentants qui accomplissent un travail exceptionnel dans les drconstancea.Mois la plus grande mention revient encor® aux constables municipaux dirigés ' car le noue-chef Roy avec raide de M.Meunier.Son honneur le maire ï-A.Morigrain est aussi but les lieux, depute; peu de ’ temps après l'effroyable catastrophe.H a aidé aux opérations de secoure ©F s'est efforcé de consoler les parents des pauvres victimes, ¦ ' ’ ' ‘ Le sous-chef Roy et fins bénévoles ont souffert d'engelures sérieuses.Mate rien.ne peut arrêter leur travail.Après quelques minutes de répit entre chaque voyage sur le Saint-Maurice, il» s© sont remis courageusement à la tâche.Le» difficulté» seront gronde» pour tirer la Coi-fliemo victime.Il est possible qu'on soit obligé de scier la carrosserie de la voiture pour en sortir l'occupant Le travail commence au moment de mettra sOua presse L oigueti de Trois-Rtvière» a été réduit en ruine» entraînant dans sa chute la m art de trois personnes au moins.Il -«srpasfltbl» qfl® crrmuun |mn m.n mm J "Mleny été engloutie» mai» ce n'esi qu'a i oicrt de conjecture.Q on craint qu'une quatrième cache s'écroule crujoetd'hui.Une des plus grande» catastrophes de îbistcixo des Trois-Rivières s'est produite ce matin.Quatre arche» du pont Duplessis ont croulé dan» la rivière Saint-Maurice! La tragédie a'est produite à 3 h- moins 5 et le tracas a été tel que plusieurs citoyens des environ» ont cru à un violent tremblement de tone.720 pied» de béton et d'acug &o sont détachés soudain d'un des pontées plue magnifique» de la province de Québec - un pont neuf datant de 1948 - et ont entraîné dans leur chute, en plus d'une immense perte matérielle, la vie de plusieurs personne» dont on ignore encore U sombra et las SOtafi.' - Quatre autos tombent avec la pont Quatre automobiles au moins sont tombées dans le Saint-Maurice avec le pont On os connaît le» survivants que d'an seul do ce» automobiles, très blesses qui ont été transporté» à l'hôpital Saint Joseph immédiatement après l'accident, Depuis on a ro-fcèuvé doux cadavre».Les bote autres voitures reposent dans quelques pieds d'eau, mai», la chute du pont ayant tracassé la glace de la rivière.U a été impossible de les approcher crvcmt le lever du jour.Les trois conducteurs au moins auraient perdu la vie.La mail© dirige les recherches Son honneur le moue I-A Mongraln M îe sous-chef Antonio Roy, de la police muni-ci pale, ont dirigé tes recherche» sur la rt* viere entre 3 h.30 et S h.ce matin par ira froid de 26 sous sera.Une équipe d'uns quinjtmne d'hommes -policiera municipaux, ambulanciers Saint-Jean et employés d© la Çarf&dit bon - sont parti» du Club de 'canotage Radiason.quelque» centaines d© pieds en aval du pont Duplessis et ont tenté, même avec Faide d'une chaloupe, d'approcher les automobiles, dont un# partie apparaît au-dessus du niveau de l'eau, mate peine perdue, le risqtrS^de leurs vie» aurait été inutile dan* pareil cas.' La chute de ce pont évalué à bote million» d© dollar» et qui faisait l'orgueil des Troie-Rivières aura des conséquences considéra-M@» qu'Ü e«t impossible encore d'évaluer.- £11© a lnterrompu tout trafic sur la route no 2 qui relie Trois-Rivières à Montréal et d Québec, Ole a isolé tune de l’autre le» vü-lee-soeurs de» Trois-Rivières et du Gop-de-lo* Madeleine qui constituent une entité économique inséparable à l'embouchure du Serin t-Mauriee, Elle a aurai Interrampu le* services de la.Compagnie de telephone Bail .entre les deux ville», en plue de couper 1© service téléphonique mterrurbain entra Trois-Rivières et l'est de la province, " Depute la tragédie, te trafic routier doit pour panser d'une rive à Foutre du Saînt-Maurics, faire un détour de quarante k&iQea par fSravrtnfgtm* -‘-i _ Lcr police est alerté ' Dès ctprè» Fécrbulemeni en retour d'un* rien-, que quelqu’un ¦fle 'eandneteur; était ttppoaslbte de conduire i'auto-rJal opte une visite à aon ; visite, A mon périr jgravemem ma- iu into Suri è aidé-é''Sortir-de rà rraririte,1 .-$;'cm%>nèUf d* Si- chai f**n» ; ii.;; «üA.été ’ mmne W- i a pt« •tteairirérie féa'lfi^ Jto- [le c_________________________ _.,.-,._ .r.j”e- le iT-marè dernier, Jusque j-raras*», »u Cap, M.Surprenantj vîien dte miimtefi.Q»nmv smgifips * M était recteur du séminaire (accepta avec plaisir de léteser «dp-îww* «mifigloni iar te weende rt'stf | né.?à «me lui M f jü fa4 rr : mi 4 11* ft il fm ni ' nTti«: &* Aw?! fm* J^crèHCpeuf lilBS mmmm Wmi&ÊÊÊËIMÊmÊÊËgi i S14 LES GRANDES TRAGEDIES LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE 1955, l’année des L’année 1955 n’aura pas été la meilleure dans l’histoire de Nicolet.En huit mois, un terrible incendie et un glissement de terrain majeur ont changé le paysage de la municipalité de la rive sud et éprouvé sa population de façon importante.Le 21 mars 1955, Le Nouvelliste rapportait en «Dernière heure», la consternation qui régnait à Nicolet après qu’une grande partie de son centre se soit envolée en fumée au cours de la nuit.«Le soleil montre dans toute sa hideur un spectacle d’Apocalypse.Un secteur, hier le plus achalandé de Nicolet, et aujourd’hui noir et triste comme un charnier», décrivait le journaliste.Au lendemain de l’incendie dévastateur, Le Nouvelliste parlait de la destruction par le feu de 60 maisons et 22 commerces, jetant sur le pavé plus de 250 personnes.Le 22 mars, le journaliste Guy Fournier indiquait que les flammes avaient ravagé au moins 35 maisons et édifices, touchant ainsi 230 personnes.Aucune perte de vie n’était déplorée, mais on estimait les dommages matériels à quelque 800 000 $.Le feu avait débuté au restaurant Bar-B-Cue peu après minuit dans la nuit du 20 au 21 mars, et s’était rapidement propagé aux édifices voisins.Les services d’incendie de Drummondville, Saint-Grégoire, Pierreville et Saint-Léonard, entre autres, étaient venus en aide aux sapeurs de Nicolet.On disait que la lueur du feu était aperçue de Berthier à Champlain, et de Drummondville jusqu’à Sorel.Plaidoyer pour un pont L’incendie de Nicolet a fait ressortir l’intérêt de construire un pont reliant les deux rives du Saint-Laurent.Dans le texte «Dernière heure», le journaliste affirmait que «l’absence de communications entre nos deux rives a empêché nos pompiers de se porter au secours de la ville sinistrée».On m reconstruit pas à 77 ans.«J'ai fait ma vie, je me suis fié sur la divine Providence et, du jour au lendemain, me voilà sans maison, sans le sou.» M.Joseph Peaudoin, un vieillard à l'allure frustre, au sourire ironique comme celui que devraient avoir nos ancêtres, était en «habit de semaine» hier, à Nicolet.Comme bien d'autres, il a perdu tout son avoir, une petite maison de bois perchée sur la rive douce de la rivière Nicolet.&uy Fournier, Le Nouvelliste NICOLET LA DEVASTATION A apiif SSfSISfiï 3fjpÉ , .- ' ¦ -, ' lt ffcM»8 OTTÎt FEMM ! gjgsf&aftmrïe 9t-teurun#, Liés JèÆuvelliste Faite* quélquo chose ta* infirme* an achetant Timbres de Pâques Né- /«tournes pas les timbras.Envoyer d* forgentl CANNEE-No.118 TBOIS-KV1EIÏE& MARDI 22 MAIS 1955 CINQ SOUS LE NUMERO 230 sans-foyer et 3 édifices rasés - Des dégâts de 3700,000?fPar Guy FOU«NIE8> Nicotef, ISpétiafe) — Le» mmtbtm de 46 fsrailfec il» ta vilfo Wicolot, dur la rhm Sud, ont pateé une autre «vît et* dehors de four* ffeyèt**, mata «étta fols-ct bien 4 i'abfè.La conflagration qui a rasé ta centre commercial de Nîcotat a détruit su moine 35 maisons et édifices et fêté sur lo pavé plus do 230 personnes, Las déféfs, que personne n'a pu évaluer encore avec précision, seraient de l'ordre de $800,000 •» d'environ 35,500,000 si l'on ttant compta de ta baisse mévitebfe que subir# le commerce local.‘ .Tard encore hier soir, de* millier* de evrtaux défilaient devant tas ruines, à pied et en automobile, et des tapeurs s'affairaient à faucher tas cheminées et ta* pan* de mur que les flammes n'avaient pat réussi à coucher.Mleetet est devenu une vffta-fonteme épris que ses citoyens eurent vécu vingt-quatre heures d'angota** ®t d'herreur, accentuées encore par le bruit sinistre «tas sirène* et ponctuées par de légères explosions.Quoique* heure* seulement âpre* que la tau eût laissé tant .da personnes cens abri et détruit 22 établissements commet-( deux, on a dressé un fonds de secours aux victimes.On a demandé à chacune de» familles éprouvées de faire ta bilan de» portos et de s'enregistrer pour obtenir de l'aide, , Dojà- quelques vile® de te région «et lait parvenir leurs souscriptions et S, £ Mgr Albortu» Martin, évêque du diacè-*e de Nicolet, a ouvert te ccnppagne avec un don de, 35,000.A notre arrivée sur tas lieux, hier matin, à 6 heures, 200 pompiers volontaire*, fourbus, rendus à bout, travaillaient avec achornsment pour éteindre les flammee qui oouvedem *»«* tas débrie.I» chef Sâomrû B*»ata*.0* altrtboo Vàtmsm «te W**te* sa fait ram ton à Us«atte 4 tait ta tear O» ta rtlte.«oui», Uréna «* ' vas*.pour prévenir te» ^ftogHUMk Un vtetimw «04 évaeoé fear, «temaurr» «s «rJ*®**, «a «te* fi# Bâti.v*tw» qci ê‘»m paletot, qai O1 or» «teUto nnM trswtee «a toward 0» ta «ver», q«tat»s totem* p»« tard, mm paon* tfétectrtdté pte»s«sit tant l-âteeufete teste te teite* éclairée par te bsrtftaate tetttr sp#» ïkhappait 'du tewfer.Cette Imat était mpotçts» ée Berthter & Chataplain et «a UmmmeÿMH ptKpfr Sorti Item te pta* faut 4o «tataBv, «m n-tfefet»»» 4* te eeaamomoté fie mmm Grtae* ét M«VW ««Mutent mr tes t&afees» «m ****** fia te itévérewto Mère MMgtrwtte crrmvffie.EtteBfe* par b bnsH, tes’ waventiD» «et récita ém prfèm afin que Mwr rttfe U fat> a été tars de tonirote doraat *ta h*«m *t a «troH fi» famé es «owbte mut pktio fi* matimt.Lee nomljieuw# ' 'communauté* rriigteo#** fié Nicole» ont Jètié un P*r.fi rôfe dîna les opération» fit sauvetage.l«a frère* drs «coie* tàréUer.Rf» ont dé* te* premières minutes fourni fis l’ata* à te brigade ta pompier#- tatefltalm.' , , ’• •- ^ On «'aurait probablement pas pu maltrtier l'tncendte sans r*idt «font-apportée Jm service* dlflctnd!» fit Dnuwnondvilte, 8t-aré*oirt, ttamai* e* «-Woaard., ' Le travail «mwieccteux des votonUlrw, comme «lui fie» fié'.*-fivwente fie te Sûreté provinciate arrivé* sur te* lieux m»feue* sWrartesj îte».tard, ont empêché toute panique ou pUlafie, .j ta capitaine Afiricn tamée, % DrummortavUle, a reçu le* prt-feen soins aorte s'étta enfon'Cé un w d*n* î* ptefi- tas immeubles détruite étaient «Uwtt ««¦ 1», ta» Nolre-Iteme^ Pamt.St-PW«ppe et Jtartand.0'istt*» furent avarié», Mfej lent «neere debout*, Pâte ***** typUjut, une’seule maison alwét pré* prêtre fie l'Evéché tx»< a révélé quo i astartaiwv à te wte*se aveu été plus ooœbrease, hindi matin.A iHétel-Oiaq.toux le» tes étatest ea prttaes.fie mê-tSoite k 11 i»g» lft> Un pont aurait sauvé Nicolet La tragédie qui vient d«, frapper la ville de Nicoltt démontre hors de tout doute J* ncccttité d an pont entre .le* deux rives.Si ce pont avait lté construit, Nicolet aurait «te sauvée.La ville de* Trois-Rivières est la plus rapprochée de celle de Nicolet, et c'est cependant tâ seule qui fut dans l’impossibilité de loi apporter le moindre secours parce que Its communications entre les deux rives du Saint-Laurent étaient entièrement interrompues.La population des Trois-Rivières far forcée- pendant «ne .nuit entière à demeurer dans l'inaction, les pompiers, les associations de secours, les parents et amis des sinistrés ne purent que ronger leurs freins er attendre, alors-que *, «Suite i Ifi page JS» -• ¦ - - S15 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE LES GRANDES TRAGÉDIES catastrophes à Nicolet L’article mentionne aussi que «nos photographes et reporters ont été obligés d’entreprendre un long détour cette nuit pour arriver sur les lieux du désastre.Ils ont été forcés de se rendre jusqu’à Montréal pour traverser le fleuve, car tous les services de passeurs étaient démobilisés pour la nuit.Un voyage épuisant de quatre heures en pleine nuit pour arriver finalement presque en face du point de départ».Le 22 mars, dans le suivi de la couverture du désastre, un article titrait «Un pont aurait sauvé Nicolet».On faisait remarquer que «La ville des Trois-Rivières est la plus rapprochée de celle de Nicolet, et c’est cependant la seule qui fut dans l’impossibilité de lui apporter le moindre secours».Un tableau comparait les distances entre les localités entourant Nicolet, révélant que Trois-Rivières était située à 8,7 milles (14 km) de Nicolet si les deux municipalités étaient reliées par un pont.En comparaison, les localités de Saint-Léonard-d’Aston et Pierreville étaient situées à 18 milles (29 km) de Nicolet, Sorel à 30 milles (48 km) et Drummondville à 39 milles (63 km).Une autre épreuve Plus tard dans l’année, en novembre, un important glissement de terrain a aussi affecté Nicolet, engloutissant l’évêché, l’Académie commerciale, trois maisons, un poste d’essence et quelques hangars.Trois personnes ont péri dans l’éboulis, et les dégâts matériels étaient évalués à 5 millions $.Encore une fois, on réclamait la construction d’un pont reliant les rives du fleuve, mais cette fois, pas seulement pour des raisons de secours.«Jamais plus qu’en fin de semaine on a souffert de l’absence d’une voie carrossable entre Trois-Rivières et la rive sud.S’il en est qui en savent quelque chose, ce sont les mille automobilistes trifluviens et des environs qui ont dû emprunter la traverse hier pour se rendre à Nicolet et en revenir après avoir satisfait leur curiosité», lisait-on.* «Ce qui compte, c'est que nous sommes tous sortis vivants de l'Évêché, et encore, c'est que le nombre des victimes du désastre est très bas.Quelques heures plus tôt ou quelques heures plus tard, p'aurait pu être une véritable hécatombe», a déclaré Son Excellence Mgr Albertus Martin, évêque de Nicolet, en commentant la disparition de son Évêché et la menace qui pèse sur l'église cathédrale.Roland Héroux, le Nouvelliste tikm «vu.rut* TELEPHONE .4-8221 m—^ ; QuiUu .qtiantitr • èemet Chtrbomwri* St-Laurant im Lté* rw du Ptari* A voire servie* heures par Jour depuis M 16, ANNEE No.12 TROIS-RIVIERES, LUNDI H NOVEMBRE 19» CINQ SOUS LE NUMERO .ISMST leron Ovilo Boucher ndu le 3 février PAGE 9 Le forg< La fin de semaine fait 4 morts dans la région PAGE 11 M.Laurent Letourneau décédé hier à 75 ans PAGE 11 Propriétaires en faveur de l'enquête stir la ¦police PAGE 9 Un trou béant dont il n* rest* rien .Dur révtll pour Nicolet Le gouffre qui a fait 3 morts tt plusieurs blessés 3 morts, $5 millions de dégôts j Un évêque qui n'a plus que son sourire î Quand le malheur frappe la musique cesse !7 Encore une fois le besoin du pont s'est fait sentir 12 La cathédrale de Nicolet devTQ être reconstruite 10 Le tragique panorama d'une ville aux abois 14*15 Courage et confiance, Nicolet î 4 35 photos 11 fi H :§ ***** : ¦: 1 1 V.* Mbjr* i * •y ~ r «feu / r' J¦ * ,,• * A*]?* MsflSSj S16 LES GRANDES TRAGÉDIES LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE COMMUKMm OHttriw.J 1*5 MASMNtWCB** J DloCittdeTiflli nivicrci mUMgPMMEMrt POWINICAUii 'DIMANCHE! Jh W'IItllJ f-:—- - ~~ EjfeJ ytirX.LAMORT DE PRÈS Une explosion a failli emporter notre photographe Sylvain Mayer - page 4 QUEDESRUINES Des allures de «Ground Zéro» - page 3 TROIS-RIVIÈRES, LE SAMEDI 15 JANVIER: POINTE-DU-LAC EN FLAMME^ CAHIER SPÉCIAL DE 10 PAGES / VISION IOCALYPSB Témoin d’une Sylvain Mayer est photographe au Nouvelliste Nancy Massicotte nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca D’aussi loin qu’il se rappelle, Sylvain Mayer ne ratait jamais une occasion de suivre les policiers et les pompiers lorsqu’il entendait une sirène hurler à Shawinigan.Tout jeune garçon, il se souvient d’avoir pédalé jusqu’à Saint-Georges de Champlain où une brasserie avait explosé, tout ça, pour satisfaire sa curiosité.Depuis, les années ont passé, mais ses photographies sont restées.À titre de photographe poulie quotidien Le Nouvelliste depuis bientôt 20 ans, Sylvain Mayer a été le témoin privilégié de plusieurs tragédies qui ont secoué la région.L’un des moments les plus marquants de sa carrière demeure bien sûr l’incendie de la Place du marché à Shawinigan en 1990, qui avait fait cinq morts dont un policier-pompier de Shawinigan, un pompier, deux locataires et un adolescent qui observait les flammes de la rue.«Rien n’annonçait cette tragédie.C’était un incendie comme bien d’autres mais il y a eu une grosse explosion.J’ai reçu une brique sur mon appareil-photo qui s’est brisé.Puis, j’ai appris qu’il y avait des morts notamment les deux pompiers que je connaissais très bien», a-t-il raconté.Grâce à ses photos qui ont été déposées en preuve à l’enquête du coroner, on a pu faire la lumière sur cet incendie.«Le feu était pris depuis une vingtaine de minutes quand les secours ont été appelés.Il avait donc eu le temps de se propager, comme le montraient les photos.A l’arrivée des pompiers, il était trop tard.Aujourd’hui, si je vois de la fumée sortir par la brique, je me pousse très loin.Je sais que c’est dangereux», a-t-il ajouté.Avec émotion, il se rappelle également de la noyade au parc des Chutes des deux jeunes de l’école Val-Mauricie en mai 1997, de meurtres sordides comme celui du journaliste Daniel Brosseau où il avait vu pleurer pour la première fois des journalistes à chaudes larmes, de drames humains comme celui de Chantal Soumis, une femme battue accusée d’avoir tué son mari et celle aussi du trafiquant Mario Padou Paris, abattu en pleine me à Shawinigan.Très souvent, ses photos, au style percutant, ont fait la une de tous les journaux du Québec.«La première fois, c’était en 1987 ou 1988.Il y avait eu un feu au 8e étage du CHCM, dans l’aile psychiatrique.Il avait fallu évacuer tout l’hôpital.Imaginez le branle-bas de combat.J’avais photographié un livreur de Molson qui était allé chercher son nouveau-né en courant.Il était ressorti avec le bébé serré contre lui et sa femme à ses côtés.Aujourd’hui, quand je rencontre cette famille, elle me parle encore de cette affaire», soutient le photographe.L’une de ses photos s’est même retrouvée dans le Weekly World Horreur et consternation L’art d’être au bon endroit au bon moment.Sylvain Mayer était dans un restaurant de Shawinigan, en présence d’une policière, lorsque cette dernière a reçu un appel pour un incendie qui faisait rage à quelques coins de rues.En avril 1992, Sylvain Mayer a pris ces impressionnants clichés sur le boulevard Pie-XII, dans la Baie-de-Shawinigan, alors que l’incendie criminel avait été allumé quelques minutes plus tôt.Le 26 mars 1987 vers 16 h, une voiture plongeait dans les eaux glacées de la rivière Saint-Maurice, non loin de Shawinigan.Trois jeunes hommes assistaient à la scène.Ils s’étaient alors empressés de sauter à bord de cette chaloupe et de ramer avec leurs mains jusque vers le blessé pour le tirer de sa fâcheuse position et le ramener sur la terre ferme.Les trois hommes avaient été décorés quelques mois plus tard lors d’une cérémonie à Québec, pour souligner leur geste de bravoure.Une église décapitée de son clocher.C’est la scène qui s’est présentée dans l’objectif du photographe Sylvain Mayer à la suite du passage d’une tornade dans le village de Maskinongé.Nous sommes à la fin du mois d’août 1991 et les journalistes également appelés à parcourir la zone dévastée n’oublieront jamais cette image pour le moins impressionnante. S17 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE LES GRANDES TRAGÉDIES multitude de tragédies depuis près de 20 ans News, un journal américain, à la suite d’une avalanche survenue à Saint-Mathieu-du-Parc dans les années 80.«C’était à l’occasion d’un camp de jeannettes.Deux fillettes avaient été ensevelies sous la neige.L’une s’en était tirée mais l’autre était morte.Les policiers avaient interrompu la messe du samedi soir pour que les gens les aident dans leurs recherches», se rappelle-t-il.Une photographie prise sur les lieux d’un incendie à Saint-Georges de Champlain avait pour sa part suscité beaucoup de réactions.«On y voyait une dame ensanglantée, vêtue seulement d’un t-shirt et d’une petite culotte.Elle agrippait un policier pour demander du secours.Ses deux enfants et un troisième qu’elle gardait avaient tous péri dans l’incendie de la maison.Dans les jours suivants, les gens s’étaient plaints de cette photo parce qu’à cause d’elle, ils se sentaient maintenant obligés de se coucher en pyjama au cas où un incendie éclaterait dans leur maison.La dame avait par la suite été accusée d’incendie criminel», précise-t-il.À titre de photographe de presse, il ne peut chiffrer tous les accidents qu’il a couverts au fil des années.Des visions d’horreur qui, quelquefois, ne pouvaient même pas être publiées.«Les pires sont arrivés sur la route 155 qui mène à La Tuque.J’y ai vu tellement de morts: des enfants, leurs parents, des camionneurs, des motocyclistes, etc.» ajoute-t-il.En fait, il a été de tous les événements qui ont marqué le Québec ces dernières années comme le tremblement de terre de 1989 (il avait pris des photos du barrage tout de suite après), la crise de verglas (une photo prise à Saint-Jean-sur-Richelieu lui avait mérité un prix), la tuerie de Polytechnique et la tornade de Maskinongé en août 1991.Plus près de nous, il lui est difficile d’oublier le drame qui a secoué la municipalité de Pointe-du-Lac le 14 janvier 2005 à cause d’une fuite de gaz.Il s’est retrouvé bien malgré lui aux premières loges.«L’une des explosions est survenue à 50 pieds de moi.Je suis parti en courant, en laissant tout tomber.J’avais l’impression que toutes les maisons allaient exploser.Cette fois-là, je peux dire que j’ai vraiment eu peur», a-t-il conclu.» Photographe depuis près de 20 ans au Nouvelliste, Sylvain Mayer a été témoin de plusieurs tragédies qui ont secoué la région.Dame Nature réservait une bien mauvaise surprise aux habitants de La Croche, en Haute-Mauricie, le soir du 17 août 1990.Une mini-tornade avait balayé plusieurs résidences du secteur, causant de sérieux dégâts comme en témoigne cette photo de Sylvain Mayer.La population avait été fortement ébranlée par l’événement.¦4rvv* v VÆ»>éi ¦ — i- r ¦ h.e -¦ >1 t M Durant les années 80 et 90, Shawinigan a connu une période noire en matière d’incendies.Le plus ravageur a certainement été celui de l’Hôtel Shawinigan et de la Place du marché.Une dame habitant l’un des logements en haut de la Place du marché avait mis le feu à son appartement durant la matinée du 19 mars 1990.Rapidement, les flammes s’étaient propagées à tous les appartements de l’étage, à l’Hôtel et à la Place du marché.Les pompiers, occupés à sortir les résidants de l’immeuble, ont rapidement été dépassés par l’ampleur du brasier.Le 5e étage de la bâtisse avait finalement explosé, projetant des briques et des pierres partout aux alentours.Deux pompiers avaient été ensevelis sous les décombres, tout comme un jeune étudiant du Shawinigan High School.Les trois avaient trouvé la mort, tout comme deux personnes habitant dans les logements.L’un d’eux n’a jamais été retrouvé, tellement les flammes avaient été intenses.Cinq jours plus tard, lors des funérailles des deux pompiers, leurs collègues se rassemblaient devant les ruines de l’incendie, pour rendre hommage aux disparus.Le 5 mai 1985, un individu barricadé dans une buanderie avait tenu les policiers de Shawinigan en haleine pendant près de 5 heures.Le malheureux s’était enfermé avec une arme dans le commerce de la rue Tamarac et tirait un peu partout.L’intervention de la Sûreté du Québec avait été nécessaire.«Dans le temps, lorsque la SQ débarquait dans les villes, c’est que c’était grave», fait remarquer Sylvain Mayer.Sur la photo, on voit l’agent Pierre Gendron de la SQ, venu donner un coup de main aux policiers municipaux. S18 LES GRANDES TRAGÉDIES LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE Budget Landry % Des maires .insatisfaits ¦ page il y |, cou Municipalités Québec pourrait per les vivres - page 28 Canadien .‘ Un précieux ,3$! point-page 19 “1 Details: page 36 .e Nouvell liste SOeannée, No113 Trois Rivières, le vendredi 17 mars 2000 65$ plus taxes Sept bambins tués Tragédie à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet £i*ilEs£\|sï' Wayne ¦ Kroeker sous le choc —page 2 Une image difficile à oublier — page 3 Appel aux Ùtjbàé ] spécialistes [Ær des sièges d'enfants ÆW ; 1 Autres textes et photos — pages 5 à/0 Les manoeuvres des partisans de Martin jettent de l'ombre sur le congrès libéral Les Oscars Saint-Georges Sports Retrouvés dans jjpi Horizon Environnement Le Canadien les poubelles ¦ page 23 j ' abandonne ¦ page 31 '*- v trébuche - page 17 Météo Maximum: 7 M ni mu ni: 0 Détails: page 32 Le Nouvelliste Un dernier adieu ¦de Kevin, ¦ t ii-A à Funérailles émouvantes pour quatre des petits anges simiiii! cathédrale de Nicolet, parents et amis ont pleuré ¦ Message d’espérance aux proches de Frédérike — page 2 ¦ «Une peine du coeur incroyable» ¦ Le maire Tremblay veut commémorer la tragédie — page 3 ¦ Des témoignages — page 7 Pellerin réclame «Votre région la tutelle pour ne performe pas Grand-Mère fci* Id comme elle devrait» , j Bernard Landry s'engage à privilégier sed;cos,?»™iundS, les dossiers de la Mauritie iiÜSi! s: PeUerin, pjge 2 is’A.Ti'ss.'.Tjs"""p*!“ ~“• ’ a .a n - n i - .'A.,- II • g- S J i 1 «La tragédie des anges» a bouleversé la région, et même le Québec, en mars 2000.Huit enfants avaient alors perdu la vie.L’émotion pure 2000 - Appelé «La tragédie des anges» par- l’éditorialiste Ginette Gagnon, l’accident qui a entraîné huit enfants dans la mort à Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet, le 16 mars 2000, a engendré un mouvement d’accablement collectif et suscité une sympathie répandue bien au-delà des frontières de la communauté de la rive sud.Le Nouvelliste du 17 mars racontait que sept enfants âgés entre deux et cinq ans avaient perdu la vie dans un accident survenu à 9 h 15 la veille sur la route du Port.Un huitième bambin avait succombé à ses blessures le 23 mars.Les enfants prenaient place dans la minifourgonnette de la directrice de leur service de garde, Jeanne Auger, en chemin pour une activité à la cabane à sucre.En route pour rejoindre les autres enfants et éducatrices au point de rendez-vous des Galeries de Nicolet, Mme Auger a perdu le contrôle de son véhicule, qui a percuté une autre camionnette.Huit des dix enfants installés dans la minifourgonnette ont été projetés à l’extérieur de celle-ci, leurs petits corps se retrouvant dans le champ bordant la route.Le traitement de cet événement malheureux s’est engagé sous le ton de l’émotion.L’édition du 17 mars donnait la parole à des proches de victimes, à une automobiliste témoin de l’accident, aux ambulanciers ainsi qu’au personnel médical des établissements hospitaliers de Nicolet et de Trois-Rivières.L’horreur de la tragédie émanait des récits de ces gens bouleversés à divers degrés.Le 18 mars, le suivi de la tragédie faisait état des mesures d’aide aux familles éprouvées par la mort d’un enfant, et d’une démarche de soutien aux policiers, techniciens-ambulanciers et autres secouristes intervenus sur les lieux du drame.La communauté de Nicolet, ébranlée par ce malheur, exprimait de la compassion à l’endroit de Jeanne Auger, qui avait aussi perdu son fils dans l’accident.«Le mauvais rêve n’a pas disparu au petit matin, un goût de larmes dans la bouche, les traits tirés, bien des gens ont dû affronter la triste réalité: sept petits sont partis à tout jamais.Toute la communauté de Saint-Jean-Baptiste-de-Nicolet est en deuil.Un village entier pleure ses enfants», écrivait la journaliste Marie-Eve Lafontaine, qui avait recueilli les sentiments qui animaient la population au lendemain du drame, quelques jours avant le décès du huitième enfant.* LES GRANDES TRAGÉDIES LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S19 Le pilier du pont Laviolette explose 1965 Les travaux de construction du pont Laviolette ont été marqués par un accident qui aura coûté la vie à une douzaine d’ouvriers.«Hécatombe sur le chantier du pont», titrait Le Nouvelliste du 8 septembre 1965 pour témoigner de l’ampleur de l’explosion du pilier N-2.Le lendemain de l’explosion, le nombre de victimes était encore inconnu.La version officielle de la compagnie Dufresne-McNamara faisait état d’un mort et de 11 disparus, et plus tard, on aura la confirmation que 12 personnes avaient péri.La cause de la déflagration n’était pas encore connue non plus au lendemain du drame.Alimentés des témoignages des gens présents sur les lieux, les journalistes du Nouvelliste relataient ainsi les événements: «La partie ouest du N-2 fut soulevée d’une trentaine de pieds et les tourelles d’acier coiffant chacune des 24 cellules retombèrent en vrac, pendant que volaient jusqu’à 300 pieds dans les airs le coffrage de bois et des bouts de ferraille».«Trois menuisiers virent le coffrage éclater juste à côté d’eux.Ils se lancèrent sous une puissante grue mécanique alors que s’écrasaient à côté d’eux cylindres et poutres d’acier.À quelques pieds d’eux, un compagnon de travail tombait à l’eau après avoir été projeté à quelque 30 pieds dans les airs.» Cinq journalistes et deux photographes avaient couvert cet événement survenu dans l’après-midi du 7 septembre.L’explosion allait provoquer des retards dans les travaux de construction du pont, et, le soir de l’incident, on estimait les dommages à deux millions $.• '-LE TEMPS QU‘IL FERA EmolsItW.8V« "périodes nuaçwsM.Avers** dlïper-tét%.Minimum.«S maximum » Trols-RIvlèrés iü et '7®, La Ttiqüa SS et M.CH âR B S if H EH lE ST-lâ W B E IT SÎE UEE le nouvelliste 45e année, No 251- Ïirois-Rivières, mercredi le 8 septembre 1965 Le nombre des morts pourrait atteindre ia quinzaine -Hécatombesuri chut 3#' JjL .Ci Sérieux [Maids oa portés à la marche des travaux - $2 millions de dommages "Le nombre des morts causés par l'explosion survenu à 4 h.05 hier- après-midi, sur lé pilier N-2 du-'pont de Trois-Rivières pourrait at-' "teindre la quinzaine.Hier soir, on n 'avait sorti des décombres qu'un seul corps, H s'agissait de M.Gilles Arvisais, 28 ans de'Mont-Carmel, marié et père d’un enfant^ .¦ _ On.avait également, dénombré six fessés dont seuternentt.dfica:.i~:z." talent hospitalisés, hier soir: George Laponse de Cornwall.Ont, souf-.frant d'un choc nerveux et de cont, usions multiples et Don Walkér.45 ans de Montréal, soutirant de fractures aux côtes, au pied droit et contusions au bras droit.-H4iff-«Hr^nju-CQnsidEraiR.miiurm.-d£finitIm m en 1 p'tr rf il V lés sur Ion'.V-:: sept hommes qui travaillaient a 84 p ieds sous le niveau de l’eau au moment de.la déflagration alors-que cing autres environ manquaient à-l'appel.f -A".1 __H.semble, impossible de terminer pour le moment lieux, nu parlait d'une fi s: vu -re-possible- d'une ries 24 cellules du pilier.Inrioemmcnt.on peut remarquer sur sa partie -sud, uns large iisinre_dani_l£ ciment, La moitié du pilier a été touchée par'la déflagration Voir autres photos et 4_ nouvelles en pages compagnons travattiànl à en tiron Si pieds sous le niveau de l'eau.Violemment secoués peltSWi.16s MBtruisiersm®." -sistant chef, dsp arnups.Gahrifi!— Hamel attendait avec anxiéti UNE HORRIBLE TRAGEDIE s'est pro^jjiio sur les chantiers du pont de Trois-Rivières, filer, en.fin "d'oprès-midl, alors qu'une explosion a fortement endommagé le caisson N-2.Tard, hier soir, les dirigeants des 3, 17,21 et 22 "alors que 1 autre parue en place.Au moment de l'accidem, on sê "préparait â modifier la méthode de travail 11 ne res-4a4t gtsiau-a-^-cgmplél££.gu’une„ ! - ;_42{Ph6ttrRnt'and-t*tmret-— travaux déclaraient qu'il y avait un rriorf et onze disparus, présumés morts.On remarque, ici, dé nombreux , secouristes s'affairant sur le caisson, quelques minutes après la tragédie.* « : trois pirriv"a laqueb le on dêvsii procédai- aujotir-d\hui_ même.Le caisson avait Ontparticipéàce reportage : Claude- Héroux .Version officielle de la compagnie Un mort et-onze- rus ta Compagnie Dufresne-McNamara a é.fflis_ug_çga^ mué officiel, tard hier soir, relativement a la trage-qui s'est produite dans l'apres-rrudi, sur les chantiers onstruction du pont sur le St-Laurenf à Trois-Rivières."Vôîc,ï"Té" communique.—exon encore de cause inconnue s sectionné en deux Tapjpèr'ët"on’'craint qu'elles ne soient mortes.de sauvetage s été organisée dans Te but.rte ' rPily qu'il est.pnssihlp d'avoir corps ries victimes à Ja surface.Les plus proches parents sont avisés aussitôt que de nouvelles informations sa produisent.____________ ." - .Pierre L-Desàulniers Pierre Courteau Jacques Da'llaire Renée Lacoursière ils ne subirent que de “pintiSFècraflecrÈs-: de la compression trop Tap de nue provoqua sur eux lé platement du cmivercle de 1 décomp arrivée de son frère un., casque - qi rapportèrent corps, celui c hit ramené S'ils avaient été dans U 2e vait ëfé projeté dan*-le*—air» La terre a tremblé! 1908- Plus habitués à voir à la télévision les dégâts causés par des tremblements de terre qu’à les vivre personnellement, les Québécois ont eu toute une frousse le vendredi 25 novembre 1988 quand un de ces phénomènes naturels a secoué la province.Le séisme, dont l’épicentre se trouvait à 35 kilomètres au sud de Chicoutimi, avait atteint le degré 6 sur l’échelle de Richter.Louise Plante rapportait dans Le Nouvelliste du lendemain que le tremblement de terre avait été ressenti de la région de Sept-îles jusqu’à New York et Toronto.Des pannes d’électricité et des perturbations du service téléphonique avaient suivi les inquiétantes secousses.* Tornade à Sainte-Thècle 1938- Le 3 août 1938, la nature se déchaînait à Sainte-Thècle.Une tornade allait balayer le village, causant des dommages estimés à 150 000 $.«Une tornade qui a duré à peine une dizaine de minutes a causé des pertes sérieuses à plus d’une trentaine de citoyens du village de Sainte-Thècle, en plus d’abattre les deux clochers de l’église, d’endommager le couvent, de renverser et briser le chemin de croix du cimetière et les plus beaux monuments funéraires», décrivait le correspondant du Nouvelliste dans l’édition du 4 août 1938.On racontait que l’un des clochers de l’église avait été renversé sur la route, tandis que l’autre avait été transporté 400 pieds (122 mètres) plus loin, tout près d’une voiture dans laquelle cinq personnes prenaient place.On disait aussi que la voiture d’un boulanger avait été «enlevée à une centaine de pieds plus loin sans que le cheval ni son conducteur ne soient blessés».Le reportage nommait tous les citoyens de Sainte-Thècle ayant subi des dommages à leur propriété et détaillait ceux-ci.Toitures envolées, hangars démolis, granges déplacées, bâtiments écrasés, et même maisons complètement démolies constituaient le paysage de la petite localité après le passage de la tornade.Le lendemain de la tempête, les autorités de Sainte-Thècle sollicitaient l’aide du gouvernement provincial.«On demandera au gouvernement de garantir le coût des matériaux nécessaires aux réparations et à la reconstruction des divers édifices détruits, la population étant heureuse de fournir gratuitement son travail au moyen de corvées», écrivait-on.* LES GRANDES TRAGÉDIES LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S20 Une tornade mémorable Dame Nature a montré sa force en août 1991.Les orages ont fait des siennes un peu partout dans la région, mais c’est la localité de Maskinongé quia été touchée le plus durement.Le spectacle était désolant au lendemain de la tornade.- J*1 ‘.Si'.' ) ¦ v • * & ¦ HsÆ .lit ' «• • * 'l ' \ * ï.V> ' • Afr-.•«t/j / ^ 1991- Le 27 août 1991, Dame nature abattait ses foudres sur la région.De Shawinigan à Notre-Dame-de-Pierreville en passant par Trois-Rivières, des orages d’une rare intensité avaient affecté la région, apportant vent, pluie, grêle, inondations de sous-sols et de tunnels, arbres déracinés, pannes d’électricité et autres.Mais c’est le village de Maskinongé qui aura été le plus durement touché, en subissant les effets d’une tornade comme on n’en avait jamais connu.«En fin d’après-midi, la nature évoquait une vision de fin du monde telle que nous en promet la Bible», écrivait Louise Plante pour décrire l’ensemble des dégâts de la tempête s’étant abattue sur la région.«Le retour à la maison, vers 17 h, a pris des allures d’aventure homérique et même de cauchemar.C’est le cas particulièrement de Maskinongé, dont la moitié du village est pratiquement détruit», relatait la journaliste.Un autre reporter, Yves Champoux, détaillait les dégâts causés par la tornade à Maskinongé.Il citait notamment le centre d’accueil pour aînés le Manoir Jésus-Marie, dont les résidants avaient dû être évacués.«Des bâtisses, dont celle de l’ancienne industrie Gervais, des maisons, des commerces comme le bar-laitier Saputo-Caillette, l’église paroissiale, ont aussi subi d’importants dégâts», énumérait Yves Champoux.«Des arbres déracinés, des poteaux d’Hydro-Québec brisés, des fils électriques arrachés, de nombreuses automobiles endommagées, des débris dans les rues du village complètent le portrait», ajoutait-il.La Sûreté du Québec avait érigé un poste de commandement pour seconder les agents de la région et une unité d’urgence de Montréal dépêchée sur les lieux.Le lendemain de la tornade, Louise Plante retournait à Maskinongé pour constater l’ampleur des dégâts.«Un paysage rappelant un lendemain de bombardement», illustrait-elle.Le ministre des Affaires municipales du temps, Claude Ryan, s’était déplacé pour voir, lui aussi, les ravages de la catastrophe.«De mémoire, on n’a jamais vu cela», avait déclaré le ministre.Pour sa part, le député et ministre Yvon Picotte avait survolé le village en hélicoptère.Après avoir exprimé un soula- gement devant le fait que personne n’eut perdu la vie dans ce déchaînement de la nature, il avait affirmé: «J’invite ceux qui ne croient pas au miracle à venir à Maskinongé».Dans un suivi de l’événement, Isabelle Légaré rapportait que plus de 550 maisons et 150 voitures avaient été déclarées endommagées au Bureau d’assurance du Canada, qui avait aménagé un point de service de fortune à Louiseville.Le montant estimé des dégâts s’élevait à 12 millions $.Les employés d’Hydro-Québec avaient travaillé jour et nuit pour rétablir le service d’électricité aux abonnés de Maskinongé.Les frais d’équipements et de main-d’oeuvre pour cette opération étaient évalués à 500 000 $.Trente-cinq techniciens de Bell Canada venus de Trois-Rivières et de Shawinigan avaient contribué à redonner le service téléphonique aux 600 abonnés qui n’avaient pu utiliser le téléphone pendant au moins 48 heures.» ¦ i WÆ La population de Maskinongé s’est retroussé les manches au lendemain de la tornade quia balayé le village en août 1991.Le député et ministre Yvon Picotte participait aux travaux de nettoyage des lieux sinistrés.Il avait par ailleurs survolé le village en hélicoptère pour ensuite déclarer: «J’invite ceux qui ne croient pas au miracle à venir à Maskinongé».Le Nouvelliste 60e Maskinongé et Notre-Dame-de-Pierreville durement touchées La nature se déchaîne •»; •• ' Jë 3§ AS ?HSI Uj" ManM Rhéauna T9 I.egll.se rir Ih paraisse Sain Joseph4eMjsk!nu.it-f A*e.Le râuiiU au pied temple S da contaminé 1?vingtaine de chalets soufflés a Pierrevule Quelques blessés à Maskinongé page 3 'we ,* L «ndvm4l Haie* ™ Salnt-Louk SMra»E ïfc-ar-’ !ï siarlre du petit déjeuner ^Asdrofefl la [imiii v«-Ol|> I4ïl V|VTB^«IU Tactuaiité aujourd'hui Dut onsorg/rorfi dm* povrsaltn ov Dr Ûwy Boinlalr — I Lsi rmiKii Hrmlnémi pour Jatqu*t Ram sommaire spécial erections Encore 35 jours «vont le 8 juillet .- ” - —; —- erre.demi lui- h.H dura Eu tks- dm pn nA M • tBurnmi Is l.urft à la demande de bois de chauffage .sssksss ISlSiifS ïilsSül Les bouchées doubles.et triples pour Câble Alcan cïSEisSS 5É=2HS*i - ËgsPg |^|Ë|i§ d’uigenie» Le verglas -f-jéa- lannijld^SWaran Lundi 19 janvier Le retour Coccinelle - e la | « EZjj.| ü- atc h des étoiles autre festival fensif-page 15 ¦ TV, N*' *4.' > VTfWifo-K-'A'- s- r! *b.> ¦r-s'5 -’' V, LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE ÉCONOMIE S25 Shawinigan, berceau industriel Ville prospère à son époque, Shawinigan a traversé des périodes plus sombres en vivant le déclin des industries qui avaient mû son essor.Sa renaissance parle développement du tourisme était déjà envisagée au début des années 1970.En janvier 1928, Le Nouvelliste rapportait que Shawinigan se classait au troisième rang des villes manufacturières du Québec, derrière Montréal et Trois-Rivières.On comparait la situation de Shawinigan à celle de la ville de Québec, en soutenant que le capital des 18 industries shawiniganai-ses doublait celui des 186 industries de la capitale nationale.On mentionnait aussi que la moyenne des salaires payés était supérieure à Shawinigan, puisque 2512 employés des industries y recevaient annuellement 3 220 515 $, tandis que les 7211 employés à Québec se partageaient 5 797 071 $ par année.Un autre article constatait la hausse de la population de Shawinigan, qui avait bondi de 2776 au début du 20e siècle, à 10 625 au recensement de 1921.Le recensement effectué par les curés et vicaires de Shawinigan en 1926 dénombrait 13 371 âmes.Des industries florissantes En 1957, on célébrait les 40 ans d’existence de la Shawinigan Chemicals.Une journaliste de la Presse canadienne rappelait que cette usine avait été fondée à Shawinigan Falls en 1917, au moment où la Marine Royale cherchait de nouvelles sources d’acétone pour la fabrication d’explosifs.La demande pour cette matière chuta après la guerre, mais la compagnie, grâce à la recherche, orienta sa production vers de nouvelles résines synthétiques à la base de l’industrie plastique.Filiale de la Shawinigan Water & Power, l’usine fabriquait entre autres des produits chimiques que l’on retrouvait dans les piles sèches, le verre incassable et certaines formes d’isolants électriques.L’année suivante, en 1958, c’était le 60e anniversaire de la ¦itafr-c*' v-vt.vfc y s** £ !«*.' ]£» , -T* .** ^ w.—.* _ ü le parc national comme voie d'avenir «La waiw-d'oeuvre sera 1 moins nombreuse pour le fonctionnement de parc national mais très considérable pour l'aménagement du Bas Saint-Maurice.Les services qui emboîteront le pas au déferlement touristique et parmi lesquels il faut compter sur la création d'une nouvelle hôtellerie, l'aménagement de terrains de camping et d'endroits de villégiature, représentent autant de facteurs d'emplois et à la longue d'investissements nouveaux.» L’usine Alcan a joué un grand drôle dans l’histoire économique de Shawinigan.Alors que d’autres industries ont disparu du paysage du Centre-de-la-Mauricie dans ses années plus difficiles, l’aluminerie est restée debout et a traversé les décennies.Le premier lingot d’aluminium produit au Canada a été coulé à l’aluminerie Alcan de Shawinigan en octobre 1901.L’usine était alors exploitée par la Pittsburgh Reduction Company, et s’était installée à Shawinigan en signant un contrat avec la Shawinigan Water & Power.Les installations de la première aluminerie ont été consacrées lieu historique national en 2002.Notons qu’au bas de cette photo représentant l’usine Alcan on aperçoit l’ancienne église Christ-Roi, convertie en restaurant (Au Cénacle) en 1994 avant d’être démolie en 2001 pour faire place à la construction d’une pharmacie.Shawinigan Water & Power qui était souligné.On faisait ressortir son grand rôle comme important fournisseur d’énergie hydroélectrique ayant favorisé le développement de plusieurs autres industries à Shawinigan.Aussi en 1958, Le Nouvelliste traçait un portrait de la Belgo Canadian Paper Company, qui mit sur le marché sa première pâte mécanique en 1901, et débuta sa production de papier journal l’année suivante.Désormais une division de la Consolidated Paper Corporation, la Belgo, en 1958, pouvait produire 260 000 tonnes de papier à l’aide 750 personnes affectées à sept machines.Le tourisme contre l’essoufflement En octobre 1971, Le Nouvelliste titrait: «Shawinigan: une ville essoufflée?» et sous-titrait: «Jadis prospère, la ville se rassoit».Le dossier brossait un tableau du déclin industriel, du taux de chômage et du vieillissement de la population de la ville.Mais déjà, on entrevoyait un salut par le développement des richesses naturelles du territoire.On parlait plus précisément du Parc national de la Mauricie et de l’aménagement du bas Saint-Maurice.«Les services qui emboîteront le pas au déferlement touristique et parmi lesquels il faut compter la création d’une nouvelle hôtellerie, l’aménagement de terrains de camping et d’endroits de villégiature, représentent autant de facteurs d’emplois et à la longue d’investissements nouveaux», soutenait l’article de 1971.* Premiers guichets automatiques 1982- Ils font maintenant partie du décor, et certains jeunes consommateurs n’ont jamais connu l’époque pré-guichets.C’est en janvier 1982, que la Fédération des caisses populaires du centre du Québec inaugurait les fameux guichets automatiques.Lors de la conférence de presse annonçant l’implantation de cette nouvelle technologie, les autorités de la Fédération des caisses affirmaient que 17 000 des quelque 100 000 membres des caisses de la région pouvaient alors utiliser leur carte.À cette date, les guichets automatisés étaient disponibles aux caisses Sainte-Catherine-de-Sienne, de Trois-Rivières, les Boulevards, Châteaudun et Sainte-Madeleine.On annonçait une extension du réseau, avec l’implantation, dans les mois suivants, de deux installations à Shawinigan, une à Grand-Mère, deux à Victoriaville et deux à Drummondville.Les guichets étaient en fonction de six heures le matin à minuit le soir.* passas* Julie BOULET est née.Le 16 juin 1959 La Une du Nouvelliste cette journée-là: >La me Fusey et le boulevard Royal pavés bientôt >Formation d’un comité spécial pour le quartier Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle: Adoucir les obligations des futurs propriétaires >Les terrains de Notre-Dame-de-la-Paix sous le contrôle de la coopérative d’habitation >La Dubro Oil découvre une couche de gaz à 2700 pieds à Baie-du-Febvre >L’Union musicale inaugure ses concerts d’été S26 ÉCONOMIE LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE L’A.B.1.met Bécancour sur la carte ym.' lemonKsti SILENCIEUX S.M.87o 375-0995 autoroute Gaétan Saint-Martin, Marcel Dubois, Denis Milette, Gaétan Boudreau et Raphaël Brousseau ont participé à la construction du convoyeur de 1,8 kilomètre.AVEC L’INAUGURATION DE L’A.B.I.—Deux pages spéciales sur l’A.B.1., p.12 et 13 1986 En septembre 1986, on procédait à l’inauguration de l’Alumine-rie de Bécancour.Le Nouvelliste titrait qu’«Avec la venue de 1A.B.L, Bécancour s’est créé un prestige mondial».Le journaliste Roger Levasseur faisait remarquer que l’introduction du mot Bécancour dans la raison sociale de l’entreprise était une «association gratuite et inespérée, un très rare privilège concédé par une société d’envergure internationale».«La population de Bécancour doit être fière de cette marque de distinction qui identifiera pour des générations futures et de façon indélébile la production de l’aluminium et la ville de Bécancour», ajoutait le journaliste.Le président et chef de direction de l’usine à l’époque, Jean- Paul Chareton, indiquait que la construction de l’usine s’était réalisée dans le respect des objectifs financiers et des échéanciers.Les travaux de construction de l’usine avaient débuté en avril 1984, et devaient être complétés en décembre 1986.Lors de l’inauguration, deux des trois séries de cuves étaient fonctionnelles, et on attendait la fin de l’aménagement de la troisième série.On estimait à 5,8 millions d’heures-hommes travaillées pendant la période de construction de l’usine, ce qui représentait une masse salariale de 203 millions $.La valeur des contrats pour la construction s’élevait à environ 400 millions $.Roger Levasseur rapportait que l’usine avait coûté 1,1 milliard $, et qu’elle embaucherait 800 employés permanents.» La production en 19S6 «Chacune des deux séries d'électrolyse de l'usine peut produire 115 000 tonnes métriques par année, soit 250 000 tonnes métriques d'aluminium de première fusion pour l'ensemble de l'usine.» Lors de l’inauguration de l’A.B.1., de grands noms se sont rencontrés: le président et chef de la direction du groupe Pechiney, Jean Gandois, le premier ministre de l’époque Robert Bourassa, l’ex-premier ministre René Lévesque et le ministre du Commerce extérieur du Développement technologique à ce moment, Pierre McDonald.On peut également apercevoir l’ex-ministre des Finances Yves Duhaime.l " -• - - Iv-Ç'l.i-V.SiK3P£ Ill—; L’Aluminerie de Bécancour a été inaugurée en 1986.La construction avait été amorcée en avril 1984.L’usine de production d’aluminium, qui a coûté plus d’un milliards à construire, a contribué au rayonnement de la Ville de Bécancour. LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE ECONOMIE S27 Essor et chute de la Wabasso Le 27 décembre 1927, Le Nouvelliste mettait en lumière l’essor de l’usine de textile Wabasso, implantée à Trois-Rivières 20 ans plus tôt.La manufacture fondée par Charles Whitehead et ses associés employait 2500 personnes à la fin de 1927 et détenait une succursale à Shawinigan, qui elle, employait alors environ 500 personnes.«Cette compagnie, par son établissement aux Trois-Rivières, a été le plus puissant facteur dans le développement industriel intensif dont le district de la Vallée du Saint-Maurice a joui au cours des deux dernières décades», pouvait-on lire en décembre 1927.«Toute l’histoire de la Wabasso durant les 20 années de son existence peut se résumer dans l’unique mot progrès.Depuis ses débuts même, en 1907, il s’est à peine passé une année où la compagnie n’ait eu à agrandir un tant soit peu le théâtre de son activité journalière», mentionnait l’article.En 1947, une autre usine était ouverte à Grand-Mère.Elle ferma en 1971, soit 14 ans avant la fin définitive des activités de la compagnie.Le 13 février 1985, Ginette Gagnon retraçait l’histoire de l’usine dont la fermeture allait marquer la fin d’un époque.«Une page est tournée dans l’histoire industrielle mauricienne.Un géant qui tombe», formulait la journaliste.«Wabasso, c’est 78 ans d’une existence tourmentée, tantôt portée vers les sommets, tantôt aux prises avec les syndicats, tantôt minée par les difficultés financières, tantôt éprouvée par le feu», ajoutait-elle pour résumer les événements ayant ponctué le parcours de la compagnie.A travers l’expansion, des mouvements d’agitation ouvrière ont coloré les relations de travail.Les employés ont entre autres protesté contre le travail pendant les jours fériés (en 1920), tandis qu’en 1935, les travailleurs s’indignaient devant le remplacement d’un certain nombre d’hommes par des femmes.La compagnie avait alors accepté de privilégier l’embauche d’hommes mariés.Un incendie avait ravagé l’entrepôt de la Wabasso en 1947, et en mars 1973, l’usine de la rue Saint-Maurice flambait à son tour, provoquant des dégâts évalués à 19 millions $.L’usine fut reconstruite, mais peu après, ses autorités commencèrent à lancer des appels à Ottawa en faveur de la limitation des importations.Les difficultés financières de la compagnie allaient s’aggraver avec les années.Accumulant dettes et déficits, jonglant avec les mises à pied et les rappels, Wabasso vendit trois quarts de ses installations à Dominion Textile en 1985.«Wabasso, au bout du rouleau, annonce qu’elle s’est tournée vers Dominion Textile qui accepte d’acheter la nouvelle partie de l’usine trifluvienne et d’y poursuivre des activités réduites avec La majeure partie des installations de la Wabasso Cotton de Trois-Rivières a été la proie des flammes le 21 mars 1973.La compagnie employait 1500 personnes à l'époque.un personnel de 375 employés.Dom Tex n’a que faire des usines désuètes de Shawinigan et de Trois-Rivières.La Mauricie est poignardée au coeur: 1125 emplois perdus», constatait Ginette Gagnon.Finalement, l’usine de la rue Saint-Maurice sera démolie en 1986.* Les travailleurs s'indignaient en 1935 devant le remplacement d’un certain nombre d’hommes par des femmes.fjTT' ifiOseï ., A : è?T\ iSMifc Li 11;lui [i'ç! tlii ®i,;i il Bt ;li| ulBü.9G '¦ Ba BEE IBEKI tïïEC lia tac n mi ibis ssii iiii.un.3 •.'JBBks - r! UIÈ.B V " K; /tv-J hETt» u—MM ¦ ' i ; V"’ % \ç ¦ ' L’usine de textile Wabasso à la fin des années 1945. S28 ECONOMIE LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE CENTRE DE DONNÉES FISCALES Comme un moulin à papier 197$- Le 1er avril 1978, le journaliste Jean-Marc Beaudoin faisait le point sur la construction du Centre des données fiscales (maintenant nommé Centre fiscal) à Shawinigan-Sud.Et c’est avec une analogie empruntée à Jean Chrétien qu’il a dépeint le projet.«Il a fallu plusieurs mois à Jean Chrétien, pourtant habile à déceler les expressions qui font image, à trouver pour le Centre des données fiscales en construction à Shawinigan-Sud, le cliché-choc qui ferait prendre conscience à la population de la région de l’importance du projet», commençait Jean-Marc Beaudoin.«Il lui a fallu plusieurs mois, mais il l’a trouvé il y a deux semaines.‘Le Centre des données fiscales, a dit Jean Chrétien, c’est aussi important qu’un moulin à papier’», poursuivait le journaliste.Avec les 1500 personnes qui devaient travailler au centre en 1980-81, celui-ci deviendrait le plus important employeur au Centre-de-la-Mauricie, après la Consolidated Bathurst, dont les divisions Belgo et Laurentide employaient entre 1800 et 2000 travailleurs.Le salaire annuel des futurs employés du centre fiscal varierait entre 8000 $ et 12 000 $.On estimait qu’en 1978-79, le centre emploierait 400 personnes, dont 200 à temps plein.Les effectifs seraient doublés l’année suivante, pour obtenir le plein rendement en 1980-81 avec 1400 salariés, dont la moitié employée pendant toute l’année.Les ressources temporaires travailleraient de trois à six mois par année.On précisait que la plupart des emplois seraient occupés par des gens de la région, et surtout des femmes, à cause de «la nature des emplois».«La dextérité naturelle des femmes, quand il s’agit d’actionner un clavier, les favorise, car le travail sera essentiellement clérical», écrivait le journaliste.Le centre, dont on estimait les coûts de construction à 16 millions $, devait être complété le 31 octobre 1978.» Construction de l’édifice fédéra! à Shawinigan-Sud LE NOUVELLISTE, le samedi, 1er avril 1978 / 33 " A Le Centre, c’est aussi gros qu’un moulin à papier par Jean-Marc BEAUDOIN Il a fallu plusieurs mois à Jean Chrétien, pourtant habile” à déceler les expressions qui font image, à trouver pour le Centre des données fiscales en construction à Shawinigan-Sud, le cliché-choc qui ferait prendre conscience à la population de la région, de l’importance du projet.Il lui a fallu plusieurs mois, mais il Ta trouvé, il y a deux semaines.“Le Centre des données fiscales, a-t-il dit, c’est aussi important qu’un ^moulin à papier’’.Fallait y penser.Et du coup, l'implan-.tation du Centre des données fiscales frappe l'imagination et atteint la taille de sa réalité.L’image est assez juste car avec les 1,500 personnes qui devraient travailler au centre en 1980/81, ce sera le plus im- M.Marcel Leblond emploi créé, deux autres le seront.Le maire Dominique Grenier, de Shawinigan, croit cependant, pour sa part, que le facteur multiplicateur sera d'au moins trois, comme s’il s’agissait d’une industrie de transformation.Et le nouveau directeur du centre, M.Marcel Leblond, est porté à croire qu’il en sera ainsi.bien qu’il en plus de biens de consommation ou en améliorer la qualité qu’il ne sera destiné à l’épargne.“C'est de l’argent versé directement dans l’économie, de l’argent qui roule” observe M.Leblond.Effets d’entratnement Une des conséquences de l’implantation du centre se fait déjà sentir.A Shawinigan-Sud, exemple, il y a en préparation le projet de l’entrepreneur Yvon Lemire qui veut construire un centre commercial.C'est directement Hé à Fim-qjlantation du Centre des données.Et puis, pour la municipalité, les revenus en compensation pour taxes, que nous allons recevoir du gouvernement fédéral pour le centre, vont atteindre les $200,000.Ce On remarque, cependant, que le développement a tendance à s'intensifier plus qu'ailleurs à proximité du centra Le secrétaire-trésorier de la municipalité, M.Jean Normandin, s'attend que le nombre des permis de construction s'accroisse de façon sensible.“Ca ne s’est pas encore manifesté vraiment, mais on s’at- J*i ¦ m.rythme de pointe si élevé.” Pour le maire Grenier, l’implantation du centre des données fiscales se mesure de façon globale.“L’Impact de l’implantation du centre est difficile à saisir.Mais on est sûr que lâ portée sera grande parce qu’il y aura beaucoup d’emplois, que ces emplois seront stables, et assez bien rémunérés.Si on n’avait pa^ le centre, il y aurait sûrement une carence d’emplois dans l’agglomération”.Sur ce point, le mairg Grenier a raison car la majorité des travailleurs du centre proviendra du milieu.On croit qu’une centaine d’employés seulement viendront de l’extérieur de la région.Il s’agit cependant des employés qui seront les mieux rémunérés.Des gens d’ici D'une part, l’embauche doit se faire selon les Tègles établies dans la fonction publique fédérale, ce qui implique des affichages et le droit pour lés fonctionnaires, déjà en poste, d’inscrire leur candidature si un emploi les intéresse.Mais surtout parce que pour assurer un démarrage rapide et productifdunouveau centre, il faut pouvoir compter sur un personnel compétent, bien $ûr, mais en plus expérimenté dans le domaine.C’est-à-dire, des cadres qui sont déjà familiers avec l’administration gouvernementale et, si possible, avec le traitement des données fiscales.Le p’tit poisson, une mine d’or pour Sainte-Anne La pêche au p’tit poisson est à chaque année, et depuis longtemps, prétexte aux rencontres et à la fête, comme ce fut le cas ci-haut dans les années 1960./ 11 .' -•r E*\ v m Les salaires il y a 70 ans.En juillet 1935, les salaires des différentes catégories d’ouvrières de l’industrie du textile étaient augmentés par la Commission du salaire minimum.«On note encore une amélioration dans le salaire et dans les conditions de travail des employés.Ceux-ci, au lieu de travailler 55 heures par semaine, travailleront pendant 48 heures», apprenait-on.Une hausse de trois sous l’heure pour les trois catégories d’ouvrières, faisait grimper les salaires horaires minima à 12 cents et demi pour 10 % des ouvrières, 17 cents pour 25 % des femmes et 21 cents l’heure pour 65 % des employées de l’industrie du textile.En décembre 1935, on annonçait qu’à compter du 26 février 1936, la nouvelle ordonnance de la Commission du salaire minimum des femmes allait entrer en vigueur pour les travailleuses de l’industrie de la chaussure.À Trois-Rivières, cette ordonnance signifiait que 20 % des ouvrières recevraient hebdomadairement «pas moins de 6 $», 15 % des femmes gagneraient pas moins de 7,50 $, tandis que 65 % des travailleuses mérite- 1955- Le 29 janvier 1955, le journaliste Roger Tessier rendait compte de la saison de la pêche au poulamon à Sainte-Anne-de-la-Pérade.«Le p’tit poisson est une mine d’or pour les gens de La Pérade», titrait le journal.On comptait quelque 450 cabanes sur la rivière cette année-là.Pour pêcher, il en coûtait entre 1,50 et 3 $ par personne ou entre 6 et 12 $ par cabane selon la période de location.raient un salaire minimum de 9,50 $ par semaine.La période de travail à laquelle ces taux s’appliqueraient était fixée à 48 heures par semaine.En février 1937, on étendait le nouveau barème de salaires minima pour toutes les femmes employées dans les industries non encore assujetties à une ordonnance de la Commission du salaire minimum des fem- «Les hôtels locaux ont fait de magnifiques affaires depuis la fin de décembre.Durant les fins de semaine, les hôteliers étaient même débordés», relatait le journaliste, en ajoutant que les restaurateurs et commerçants aussi profitaient de l’affluence de touristes.«Cette année, un restaurateur de Sainte-Anne offre même des repas complets, qu’on va porter à la cabane.Plusieurs restaurants demeurent ouverts 24 heures par jour, afin d’accomoder la clientèle nuit et jour», précisait-on.» mes.Dans les villes de la taille de Trois-Rivières, ce salaire correspondait à 12 cents et demi l’heure pour les apprenties (6 $ par semaine), 17 cents pour les ouvrières ayant douze mois d’expérience (8 $ par semaine), et 21 cents l’heure pour les employées possédant une expérience de deux ans (10 $ par semaine).» LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE ECONOMIE S29 L’innovation des centres commerciaux i” ; -r- ¦ ï-r^Tv-.- -* ->¦ U *m= K#à£i$£ ¦‘gffiraSl ¦ ,-J «àBjsSaalrf ,' Z^ ‘ ^ ' SâEw, __; -rffSi sffiMPr .< *_¦ ¦ •fcS BafcV» l Tir- [j*\L flfn Σ cici .occasion r*\ ee de meubler votre «., » c »' i Tapis tîsrriln tv.dsl 190'1 Acriian.Resist?.'- aux taches et ne marquant pas.De plus U est 4 raies.Choir; de jaune cel!;-: •—‘ -J- ‘•l-’ i sage, brun, bleu calhed S> AT© € 1932 Fumez [hamantf tipius d'étage* spontanés «» dan» toutes (os classes ém la société—qu'aucun* autre cigarette.1934 | 'F JjèÆuvellistë ~ "Y"' ~ ; T-”'" 7: - ; ~'~VT' 23maiTs, CETTE VENTE DE MAI ARRIVE A SON HEURE ELLE VOUS PERMETTRA DE SALUER LES BEAUX JOURS AVEC I UH ACCOUTREMENT NEUF — ACHETE A BON COMPTE Durera Tes 24-23 et 26 mai — Jeudi, Vendredi, Samedi Uii- minime aperça coupures rde - prix effectuées au F-lP^ RAYON DE LA CONFECTION JOLIES PARURES DE COU POUR DAMES -AÜtgL' i Costumes en crêpe de Saine pour Dames ^ - ^iCn COmmC *a p^J! Ïimplr.p2T:;- 6é Ùri tafil soit -.peu -vï.illbte, Tap- , P*’cl ' ' H.inlj.t-nllcla de fenlaiak, 7 ^ÊÊÊBÊ^Ê -n.Taille*, rie 14 à 40.Vrfeurr joM.u'à "*20XSO.' 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Son bouquet est celui d’un grand vin.C’est le genre de bière que Fon trouve dans les clubs et les restaurants élégants.Elle coûte peut-être quelques sous de plus que la bière ordinaire-Hrnais elle les vaut bien! ¦ï: .v «Mil: lairw tm.1 ms-mi SPAGHETTI Cuit quel bon plat de CARÊME pour la famille/ Pantoufles pour Dames Pantoufle» de bondolr en enir- Ytrai aolr^ trèn confortables de de»»!» attrayant, .garnie* d*un pompon de coulrnr, amorties.Semelle» rembourrées et talons de caoutchouc, jPointures de 3 à 7.Une valeur de îfl.90.H l’ECIAL POUR CETTE VENTE valeur régulière de ïl.chaussures ont 1 SUPERBE AUBAINE AU PRIX REDUIT Ijsl&sjh mousse Mus DURABLE EFFÏCÀGfTE^ jmmm/E MùSORANDE ÉCONOMIE- mm'Êmmw® MAIS DANS LA MÊME BOÎTE BIEN CONNUE ET PLUS DOUX .POUR LES MAINS VOUS NE VOUS ] CONTENTEREZk PLUS JAMAIS D'AUTRE CHOSE QUAND ., VOUS AUREZ VU IA BLANCHEUR RINSO BFP/CÂCJ rous~trouverezàchacun de nos magai un choix complet de cette fameuse marque de chaussures.fpANK ^LBuq-j.7 * CUSHION SOLE X (ongoleum ^ SS RUG Obligations DE LA VICTOIRE ACHETEZ DES 1943 99® MESSIEURS z les fameuaei chau»«ur / ./ rmw'- PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE.SOCIÉTÉ D’HISTOIRE RÉGIONALE Les ponts se sont multipliés au-dessus des cours d’eau de la Mauricie à travers les années.On remarque sur une photo le pont suspendu de Grand-Mère, inauguré en 1929.Cette photo fut prise vers 1930, à une époque où le passage sur le pont était payant.L’autre photo présente le pont Radisson, ouvert à la circulation en 1971.U - i»; l La construction de ponts et leurs pompeuses inaugurations ont fait l’objet de nombreux reportages à travers les années.Le 29 octobre 1921, Le Nouvelliste signalait la fin de la construction du pont de Batiscan, «le plus considérable qui ait été construit dans notre province depuis le pont de Québec».On notait que la réalisation de l’infrastructure allait coûter environ 450 000 $.Cette année-là, on calculait que 37 000 véhicules-moteurs avaient traversé la rivière Batiscan sur le bac «qui va disparaître et qui constituait la seule entrave à la circulation des véhicules sur la route Montréal-Québec».L’année précédente, le bac avait permis à 27 000 véhicules de traverser la rivière.«Le petit village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui s'est rendu célèbre dans le passé à cause de l'héroïne Madeleine de Ve rc hère s, attirera de nouveau l'attention de tout le Dominion et même des États-Unis.» Une méthode nouvelle Le pont enjambant la rivière Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, était vu comme techniquement révolutionnaire, en 1936.«La construction du pont de Sainte-Anne ouvre la voie à un procédé», titrait Le Nouvelliste du 1er octobre 1936, avant d’expliquer que les diverses pièces, au lieu d’être rivées ensemble, étaient soudées entre elles au moyen de l’électricité.«Ce procédé, employé pour le première fois au Canada, l’a été à Sainte-Anne-de-la-Pérade par la compagnie Dominion Bridge», lisait-on.«Le petit village de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui s’est rendu célèbre dans le passé à cause de l’héroïne Madeleine de Verchères, attirera de nouveau l’attention de tout le Dominion et même des États-Unis.Des revues techniques de notre pays et de la république américaine donneront une vaste publicité à notre région en publiant d’ici peu des études sur l’exploit réussi par la Dominion Bridge», ajoutait le journaliste.Le pont Duplessis, ultramoderne Le 8 juin 1946, on annonçait que «La construction d’un pont sur le Saint-Maurice au coût de trois millions de dollars commencera incessamment».Le premier ministre Maurice Duplessis circula en voiture sur la structure presque terminée en décembre 1947.Puis, le 6 juin 1948, le pont fut inauguré en grandes pompes.«C’est demain dimanche que se dérouleront aux Trois-Rivières les cérémonies imposantes de la bénédiction solennelle et de l’inauguration officielle du magnifique pont ultramoderne construit entre la cité trifluvienne et le Cap-de-la-Madeleine par le gouvernement du Québec», écrivait Le Nouvelliste du 5 juin 1948.Le pont Duplessis s’est effondré dans la nuit du 30 au 31 janvier 1951, et fut rouvert à la circulation à l’automne 1955.Entre-temps, les ponts Baileys ont servi d’alternative à la traversée entre Trois-Rivières et Cap-de-la-Madeleine.Un vote pour un pont! En septembre 1962, c’était le pont de Shawinigan qui était inauguré par le premier ministre du Québec Jean Lesage.«Ce pont, vous le devez à la ténacité de votre député», avait déclaré le premier ministre en parlant du député René Hamel.Le minis- tre des Travaux publics, René Saint-Pierre, avait pour sa part qualifié le pont de «monument qui témoigne de la liberté de parole et de vote des gens du comté».Le journaliste Jean-Claude Beaumier rappelait à cet effet qu’«en 1956, le premier ministre du temps, Maurice Duplessis, avait demandé à la population du comté de Saint-Maurice d’élire le député de l’Union nationale si l’on désirait avoir un pont qui était demandé depuis au moins 1952.Cependant, c’est René Hamel qui était élu député libéral.Et le pont devait attendre».* Les coopératives d’habitation, pour construire à moindre coût Dans les années 1940, particulièrement après la guerre, le principe des coopératives d’habitation a permis à plusieurs familles triflu-viennes d’acquérir une maison à des coûts moindres que par les voies traditionnelles.La Coopérative Sainte-Marguerite Le principe de la Coopérative Sainte-Marguerite voulait que des salariés gagnant leur vie à l’usine ou au bureau construisent eux-mêmes leur maison dans leurs temps libres.La coopérative, gérée par le curé Chamberland, s’est mise en marche en 1944.En 1949, une cinquantaine de maisons à logements étaient construites.Au départ, les maisons coûtaient environ 3000 $ à bâtir et en 1949, ce montant était de 5500 $ puisque des ouvriers étaient désormais engagés pendant le jour.Dans une entrevue publiée en 1949, le curé Chamberland décrivait ainsi les critères de sélection des coopérateurs acceptés dans le projet: «Nous choisissons de préférence des pères de familles nombreuses qui nous donnent des garanties morales et matérielles suffisantes; de bonnes moeurs, du travail à l’année, un salaire modique et de la bonne volonté».L’appui des femmes était par ailleurs nécessaire pour le bon fonctionnement de l’entreprise, selon le curé Chamberland, qui affirmait qu’«il faut avoir les femmes pour soi.Il arrive parfois que les femmes, si elles ne comprennent pas parfaitement l’oeuvre à faire, deviennent de mauvaises conseillères.Pas par méchanceté, mais par ignorance».«Quelquefois, quand la besogne a été harassante à la maison et qu’elle peut espérer un moment de détente avec son mari, après le souper, il arrive que la brave ménagère trouve que son homme se dépense un peu trop pour les autres», ajoutait le curé, en précisant qu’il avait acquis cet appui féminin.Les femmes s’impliquaient même en exécutant des «besognes faciles» comme la pose de laine minérale ou de couches de peinture d’apprêt, le lavage des fenêtres et le grand ménage.Le Carré des Pins Une autre coopérative créée en 1944, le Carré des Pins, s’adressait aux employés de la Canada Iron and Founderies.La col- laboration de l’usine a permis aux ouvriers d’acheter un terrain vendu 20 500 $ par la Consolidated Paper.Les coopérateurs ont remboursé ce montant à l’employeur à raison de 200 $ chacun, en versements sur 16 mois.Les lots de 60 par 100 pieds étaient acquis par les coopérants pour une somme de 190 $.La compagnie a prêté de la machinerie aux ouvriers qui ont effectué la majeure partie des travaux de construction.En 1949, 17 maisons avaient été érigées.Des maisons qui auraient dû coûter entre 8500 $ et 9000 $ à bâtir pouvaient être construites pour des montants oscillant entre 6500 $ et 7000 $.La Coopérative Laf lèche En 1944, 50 «chefs de famille» se sont groupés en coopérative d’habitation.En août 1945, dix maisons étaient construites et habitées dans la paroisse Sainte-Cécile.Les maisons, construites au coût de 7500 $ chacune, possédaient huit pièces et se dressaient sur des lots de 65 pieds par 112.Ces 60 arpents de terrain avaient été cédés à la coopérative par la Consolidated Paper pour 13 000 $.Le chanoine Louis-Joseph Chamberland - ' V WÊm iluP Le Centre Mauricien La coopérative d’habitation Le Centre Mauricien a aussi vu le jour grâce à l’acquisition de terrains de la Consolidated Paper en 1944.En 1949, 129 coopérateurs étaient propriétaires de terrains mesurant en moyenne 58 pieds par 141, acquis au montant de 240 $.Dix-sept maisons étaient construites et on annonçait l’érection de 22 autres demeures.* LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE URBANISATION S37 HS4M i ¦r-m PHOTO: APPARTENANCE MAURICIE, SOCIÉTÉ D'HISTOIRE RÉGIONALE Le réseau routier de la Mauricie s’est enrichi entre autres grâce à l’aménagement de l’autoroute 755 (de Francheville), qui traverse Trois-Rivières depuis le milieu des années 1970.On voit ici la voie rapide au début de sa construction, puis lors des dernières phases des travaux précédant son inauguration.«À l’heure des grandes villes» Le réseau routier de la Mauricie allait se compléter avec l’aménagement progressif des tronçons de l’autoroute 40 vers l’ouest et vers l’est, ainsi que par la construction de l’autoroute 755, traversant la ville de Trois-Rivières.Le Nouvelliste a entre autres couvert l’inauguration des travaux pour la réalisation de l’autoroute 40 entre Trois-Rivières et Berthierville, le 10 juin 1972.Le ministre de la Voirie, des Travaux publics et des Transports du Québec, Bernard Pinard, était sur place pour lancer les travaux dont les coûts s’élevaient à un peu plus de 27 millions $.Ce tronçon de l’autoroute devait être terminé à l’automne 1973.L’autoroute 40 avait été complétée entre Montréal et Berthierville en 1967.Le 1er octobre 1977, Le Nouvelliste assistait à l’ouverture de l’autoroute 755.«L’autoroute de la Mauricie (la 755), laquelle, d’une longueur de 8,3 kilomètres, assure un lien routier moderne, rapide et sécuritaire entre les trois villes soeurs», écrivait Jean-Marc Beaudoin.Un des textes titrait «À l’heure des grandes villes» parmi les rapports de l’inauguration de cette voie rapide urbaine pouvant être empruntée depuis l’autoroute 55, près du pont Laviolette, jusqu’à la rue Thibeau au Cap-de-la-Madeleine.Le 6 septembre 1984, c’était la portion de l’autoroute 40 entre Cap-de-la-Madeleine et Québec qui était inaugurée.On notait alors qu’il avait fallu 17 ans pour compléter les 200 milles (322 km) séparant Montréal et Québec.La route reliant Trois-Rivières et Québec était en chantier depuis 1977.Le journaliste Roger Noreau écrivait que des événements telles les fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, les manifestations de Québec 1534-1984 et la venue du pape Jean-Paul II avaient fait accélérer les travaux pour la construction des derniers tronçons.* De La Tuque à Saint-Tite en voiture Le 11 septembre 1925, Le Nouvelliste témoignait de l’inauguration de la route qui reliait La Tuque à Saint-Tite.Le chemin, dont l’aménagement avait débuté quatre ans plus tôt, couvrait 78 milles (125 km).On voyait dans cette route un instrument qui allait favoriser l’essor de la région du Haut-Saint-Maurice.La description du journaliste, presque poétique, est éloquente: «Tout le long de la route, c’est l’alternance des hauteurs et des vallées où se trouvent des lacs nombreux, c’est la forêt avec son mystère, car de La Tuque à Saint-Tite, il n’y a que quelques maisons de colons qui s’offrent de temps à autre aux yeux du voyageur.» «Chaque mont révèle un horizon enchanteur, un paysage grandiose propre à attirer les touristes en quête de pittoresque ainsi que les pêcheurs et les chasseurs.Le pays que traverse cette route a un caractère saisissant de grandeur et tous ne peuvent qu’y trouver leur contentement», poursuivait le reporter non identifié.Un échevin de La Tuque, Ernest Desbiens, soutenait que toutes les villes situées en bordure de la rivière Saint-Maurice allaient bénéficier de la nouvelle route.Cette partie de la province était pour lui «la véritable terre promise des touristes, des pêcheurs et des chasseurs».M.Desbiens faisait remarquer qu’à 37 milles (60 km) de La Tuque se trouvait «l’immense domaine de Mme J.A.-Stillman, qui y possède un château magnifique».«Cet endroit, Grande-Anse, est renommé par les avantages qu’il offre aux chasseurs, aux pêcheurs et aux touristes.La propriété de Mme Stillman longe le Saint-Maurice sur une longueur de quatre milles», précisait-il.Le «gérant» de la ville de La Tuque, Napoléon Langelier, rappelait que la localité possédait en son territoire l’usine Brown, qui employait 900 hommes à l’année.«Notre ville offre de grands avantages aux industriels et elle est prête à offrir des conditions avantageuses à toute industrie sérieuse», indiquait M.Langelier.Les travaux d’asphaltage En juin 1952, des photos montraient les travaux de retraçage et d’asphaltage de la route que l’on appelait route numéro 19, ou Voie royale du Saint-Maurice.On prédisait que le chemin d’environ 105 milles (169 km) entre Trois-Rivières et La Tuque serait entièrement pavé avant l’automne 1953.«Depuis son inauguration en 1925, la route de La Tuque représentait un casse-cou continuel pour les automobilistes», mentionnait Le Nouvelliste.Des travaux réalisés à grands frais avaient fait disparaître les côtes de Pointe-à-Mine, les côtes à Giguère, la côte à l’Oiseau et «autres points célèbres de rencontre avec la mort».Ne restait plus que la côte à Martineau à contourner.«À La Tuque, M.Lucien Fillion, président de la Chambre de commerce, et M.Vincent Spain, du Jeune commerce, caressent, au nom de leurs collègues, l’espoir que l’ouverture d’une route entièrement pavée grandira à La Tuque et dans tous les autres centres de la Mauricie, le commerce touristique et l’hôtellerie.»* La première cabine Bell 1946- Voici une photo de la première cabine téléphonique extérieure installée à Trois-Rivières par la compagnie Bell en 1946.La cabine, peinte en bleu et blanc, était adossée au mur extérieur du marché aux denrées.«Les cabines téléphoniques pour usage extérieur existent depuis quelque temps à Montréal et à Québec.Un journal de Montréal faisait récemment grand état de la présence de telles cabines dans la métropole et affirmait que c’était là une modernisation de très bon aloi.Il est heureux qu’à Trois-Rivières, l’on puisse compter aussi sur un tel service», pouvait-on lire sous la photo publiée le 17 avril 1946 dans Le Nouvelliste.Un quai pour Bécancour 1970 - Les travaux de construction du quai de Bécancour débutaient à l’été 1970.Le journaliste Roger Noreau rapportait dans Le Nouvelliste du 4 septembre 1970, que «pour la première fois dans son histoire, le gouvernement du Québec fait construire un quai en eau profonde sur le fleuve Saint-Laurent».Cette première était rendue possible grâce à une entente avec le gouvernement fédéral, habituellement responsable des installations portuaires.Le quai construit au coût de 4,5 millions $ allait pouvoir desservir le parc industriel de Bécancour.On prévoyait que le quai pourrait recevoir ses premiers navires en août 1971.La structure était constituée de sept caissons pesant chacun 4000 tonnes, ainsi que d’une jetée d’un mille (1,6 km).* S38 URBANISATION LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE wi :Èï$MiÊÈM mm MM mm L’AUTO DE DEMAIN )reveté aux prix les plus bas aa Canada.Lignes fuyantes Stores.* 7i) milles à l'heure.* Nouvelle carrosserie tlmt-acier.500 livres de poids en moins.Lr^tltn îe» pîos basses—versements w«n* cette- voiture sur îës jurandes “routes^ les saels les ÿiaa bas—frais de licence et d'as* chemins rabotons et dans les rues où la sarance fo- pim bas! ht Wîiiys *?ïM est clirculatîoft est intense,-Voua ^onststerez ~~vfrriubT^**rrirfmrKïr¥^^ —g«U àctttliM-—.— • -j^-.— wljewiitr- - On »e fera un plaisir de vous donner on® Fris îripartirirfe $345, avecT|vfal^!>i* à-'ln- démonstration; «be® h’ïmpbrte queldepa* aine, à Toronto.Meteur flottant Uiiza-mOï Livré à Toronto, taxe» en gin® THRIE BIVERS SPECIALTY, LIMITED lu G.CHARTRAY.G,r»nt.T~—Troi*-Rivière* iV Q.A.V TelépTione iSOÎ ssasiv-Jan^ DANS LE OUVEAU CHRYSLER sont Agréablement différent, dm entree entoe.Différent, par la Ma.Faw beenx-Pta* «imite.Ht» ¦tf1**- ^ua aoup'w fc t’accéléretîôii; Ha* r *" l*"***- «“Twlle* » «»*« » et à contrôler.C'eet ;«a* «ffteaaee que TOuipooTOirerçentfr.Etc’eet eutei 1*$® ailf4ï$n06 doat VOUS jèù 'rm.{ , * Regarde,, antour de ¦ toijj." Eramtr.^ auto»!*.,™.a^rte « Antre», Eaaayei-ea le».nns aprèa ie, autre*.Le* oomperawon* tous eonvencront que aenla tes iogén’eur* wf» peuvent tou» procurer les résultat* que voua oMwm» d'as Ouy, te.- .Av; - SL/AV Br • mXlttjwler pour tante, le» boureee .t tou» le.beA *rfn*~.Voue n ave, qu'i eonduire ua Cïuyêler pour »p- - premia T .,TtT;A^!a ' : CH*YS"”" CL’-=• ¦ :• .-i.U,«-,:.- .Vÿ^, v' Trob-Rlvitr« Dodga Cuttom Sit do 1938.Sodmn do Touritma Quatra-Poriilraa wy*; m.11^ .1191 ;1iigé«i$@yr de Locomotive «onnalt Sa Constryctioss m Acf«r ©t 1© freinage ¦ ML N.T.BCItJûSSTDN éêclwéï _ Durant mea trente-cinq années comtn&Tngénieur de loctanotive, au couina desquellea Je n’ai eu ni accident nijnarquc noire, j'ai appris quclquc choic en- matièf^dc transptwfe Le paint lmpbrtant-est la séctiritdT-r.Je ne ctmnais rion quî purssc égaler ^Dodge en fait-d^arrétg .Un-4ngénlfur -= —= o.! L’Eglise est düm le deuil Résumé en quelques lignes de la carrière remplie par sa Sainteté le pape Pie XI es Loyalistes se rendront le 18 fév.Il fut celui qui mit fin au douloureux problème de la “question romaine” sans solution depuis 59 ans.— Il se fit le champion invincible de l’Eglise en dénonçant la persécution religieuse, l’athéisme et le nationalisme exagéré.DEPUIS 1922 Pic XI est l’un des pontifes les plus rcmarq domes.^11 a pour le Vatican Je’Poui Achille Ratti.monta sur Je trf dignité de chef de l’Eglise C;.plus tard il devenait le premii pontife, depuis lo Pape Pie IX, régner temporellement et spiri ' “ lent, le premier pontife e.à accueiUir paternellement ‘ le premier chi Cdst le 25 juillet 1929 que la Le Souverain Pontife a rendu son âme a Dieu à 11 heures et 31, (temps de FEst) ou 5 heures et 31* ce ma** tin (temps de Rome) FIN PAISIBLE ET DOUCE Le Père des Fidèles, qui était le 266e évêque de Rome, était entouré de son neveu, de cardinaux et de prélats, de ses deux médecins Pie XL 1922-1939 RELIGION LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE S45 Bwlktïn météoroiogiqu* Tri* ' froid aiwjtmni’hui mi 4m- D*0 \ .Si- • 1 • •?: p» ¦ipà.'m 'h, 4*mrii ïiiicroifi h mitpiv dts pen- du }at~ .çum BwlmriHe, if»w Msi:mdtlk le Roi '• Vive la JJ ÉÉ mmsmmmmmtsmmimmM missis! ««sis® msmmm wêÉmnatta «l«É8S8*Sl OUÏ le peuple de te Maurieîe porté «ont encore aux Trois-Rivières et ceux qui m rendirent il y a une m&mm*-: ,«.-v «**»**»- * demain trentaine Camée» à Ja gare du Üi;t ' M.i- • IwuËàf à la dieu saluer leroi ïo tdi, autour du .* .¦-•y —“ p— ."-—— p ' p .«M i l mv .i.m'~ gare du Pacifique Canadien, pour tea du Canadi au noble titre de Prince et Prin-présenter ses hommages à nos cesse des Galb, Plu» tard, à diverse» reprises, gracieux souverain», te roi Geor- ce fut encore ti même titre de Prince de Galles te — ’ï et k reine Elizabeth.Ce futur roi Edcsard VIII que te Canada avait te constitue une date unique grand bonned d’accueillir.Il y a quelque vj«gt-rhïsfoire de te Mauricie eix ans, te ducl’York, cadet naval à bord du n#vi-" ’ *’ “ k^»rre Untnbejland” faisait un couil.sta- sauraient se «sparer içr-ïfi aassf* * deu*1*! , No»»,sooviant de» liens qui depuis pris de “;.ï^Jieux 1 deux siècles nçfeunfeMat & k Couronne hritan-181 ¦¦¦¦';¦' ' niques et a WM i* dans tea augustes personnes de enserre encore leurs majestés i roi Georges VI et la reine Eli-rtnee de Galle» xabeth nous acédlons au Canada “le roi et la rei-at de noke «è- »e” dé notre pète, c’est de tout coeur que nous mm d'Edouard klswron» jailhlde no?poitrines l’antique cri : «VIVE LE RGll VIVE LA REINE J” comme d’aflleurs du pays entier.famille royale d\ ¦Gtw.à-Prin- dten.Avant la fin du tréa< ième fil?de "Pégase” à Halifax et plus tard son cadet, le duc de K< de régner giorij - ;V, wmssÉsiÊ ajassgjgrss mm .§SH mm WSgÈm -'-i mm m ItMîi ims MW Halte de 15 minutes en 1939! Le roi George VI et son épouse Elisabeth se sont arrêtés à la gare de Trois-Rivières en mai 1939, pour une halte d’une quinzaine de minutes.Selon le journaliste du Nouvelliste, une foule de 75 000 personnes s’était massée à la gare et aux environs de la voie ferrée pour apercevoir le couple royal et le saluer dans une «délirante acclamation».Le train avait aussi passé dans quelques localités de la région.Les citoyens de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Batiscan, Pointe-du-Lac, Yamachiche et Louiseville s’étaient pressés aux abords des gares pour voir les souverains.De la visite royale à Trois-Rivières 1959- a cité de Trois-Rivières a vécu, hier, des moments inoubliables, une journée qui s’inscrira en lettres d’or dans son histoire», exprimait le journaliste Paul-Émile Plouffe, dans Le Nouvelliste du 25 juin 1959, en évoquant la visite de la reine Elisabeth II et de son époux à Trois-Rivières.La visite de la reine et du prince Philip concordait avec les célébrations entourant le 325e anniversaire de fondation de Trois-Rivières.La souveraine avait profité de son passage pour dévoiler l’inscription historique à la base du Flambeau au centre-ville.«Une multitude en liesse acclame le couple royal», titrait la Une du Nouvelliste pour témoigner de cette grande visite.«Touchés de l’accueil cordial qui leur a été fait, les visiteurs royaux ont traduit leur satisfaction par une application constante à s’adresser en français à ceux qui ont eu le plaisir de leur être présentés», faisait remarquer le journaliste, qui rapportait aussi que des journalistes qui suivaient la reine depuis son arrivée au Canada n’avaient pas vu d’accueil plus enthousiaste que celui réservé au couple par les Mauriciens.Paul-Émile Plouffe écrivait également que «vivement impressionnée par l’hospitalité trifluvienne, la reine du Canada a causé longuement avec le premier citoyen de la cité pour se renseigner sur les activités industrielles, religieuses, sociales et culturelles de notre ville».Dans un autre texte, «Une reine est venue parmi nous», Claire Roy, avant de décrire en détails la toilette de la reine, affirmait: «Il ne fait aucun doute que toutes les mamans, toutes les épouses ont reconnu une soeur en cette personne infiniment gracieuse, plus jolie que ne la représentent ses photos, souriante, sereine et parfaitement naturelle dans ses gestes et ses sourires».Pour sa part, Gérard Boulay traitait des préparatifs et du protocole entourant la venue de la reine et de son époux, arrivés au port de TroisRivières à bord du yacht royal.Il mentionnait entre autres qu’«au hangar numéro 3, où sont descendus les personnages royaux, on avait nettoyé, peinturé, astiqué et tendu de banderoles les espaces où est entreposée la marchandise».«On avait tout prévu.Même dans cette section du hangar où devaient passer Sa Majesté et son royal époux, les autorités du port avaient été priées de protéger les ampoules électriques avec des paniers de broche au cas où l’une d’elles se détacherait», pouvait-on lire dans la section «Les à-côtés de la visite».Elisabeth II avait accédé au trône en février 1952 à l’âge de 25 ans, à la suite du décès de son père, le roi George VI.» LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE XH3 S65 L’année de l’Expo et du «Québec libre» 1967- L’Expo 67 aura marqué un tournant dans l’histoire sociale du Québec.Elle aura semé les germes d’une ouverture sur le monde.En plus de faire découvrir et rayonner Montréal et le Québec à l’échelle internationale, l’événement allait permettre aux Québécois de faire connaissance avec d’autres cultures tout au long de l’été.Le 27 avril 1967, Le Nouvelliste annonçait l’ouverture officielle de l’Expo, prévue cette journée-là à 16 h.Trois mille invités, dont 1100 journalistes et 1200 dignitaires, étaient attendus pour les cérémonies d’ouverture de «la vaste entreprise de 660 millions $ que constitue l’Expo 67».Le 30 octobre 1967, au lendemain de la clôture d’Expo 67, le journal indiquait que 60 306 648 personnes avaient visité «Terre des Hommes».Le journaliste de La Presse Canadienne parlait de cette journée de clôture comme d’un «jour qui a mis fin à six mois de plaisirs extrêmes, six mois qui ont su rehausser notre culture et surtout notre fierté nationale».Le maire de Montréal Jean Drapeau avait été ovationné à plusieurs reprises par les 16 000 personnes qui assistaient à la conclusion de ce grand événement.De Gaulle à Trois-Rivières Le général Charles De Gaulle, président de la République française en 1967, a visité le Québec l’été de l’Expo, répondant à l’invitation du premier ministre Daniel Johnson.Son célèbre «Vive le Québec libre!», proclamé du balcon de l’hôtel de ville de Montréal le 24 juillet, fait maintenant partie des annales du Québec.Avant d’arriver dans la métropole cette journée-là, le général De Gaulle avait complété le trajet entre Québec et Montréal sur le chemin du Roy.Trois-Rivières comptait parmi les arrêts prévus au parcours du président.Cinq mille personnes s’étaient massées dans la cour du Séminaire Saint-Joseph, sur l’heure du midi, pour entendre le général lancer des affirmations telles: «Nous sommes maintenant arrivés à l’époque où le Canada français devient maître de lui-même.Il le devient pacifiquement pour Le général Charles De Gaulle, président de la République française, s’est arrêté au Séminaire de Trois-Rivières en juillet 1967 pour y prononcer un discours, en chemin vers Montréal, où il proclama son fameux «Vive le Québec libre!».- * OTTAWA i PCI — U prmfe» rüdrfr* il C»Md».H- Pétrin ««rail Mi yraH>ietni4-< LE SOURIRE DU rrrrr dejeuner 0«v< chiheid» M-* Vv, J-E.Ce'K.» Théodore JdMOC.J .AWct» l«|g»vlr, IM4 trféiy Mitai, Mm* Vv* U Mtiijnin, M.Area dm «surir».M.Gao'gai Trudal, M.Lean -Call V po> MONTREAL (PC) — Balayan) tout* équivoque quant au massage qu^iapporfait au Canada fran-f°r* par la vi»Ha comment** dimanche, le général de Gaulle a crié devant plucieuri milliers de personnel à Montréal: "Vive le Québec libre." Lo général a lancé ce slogan séparatiste d’un balcon de l'hStel de ville attenant au Champ de Mars d'où une foule l'a acclamé à fout rompre."De Gbullu a vaincu Wolfe", déclarait une affiche que le général o pu apercevoir.Le chef d'Etat français a aussi comparé pour ion auditoire l'atmosphère qu'il avait sentie durant toute lo journée effectuant en aura le trajet Québec-Montréal par le chemin du Roy, A celle de la libéro- Par GERARD AlARIE tien dé fa Franc» à la fin de lo Deuxième Guelfe mondiale qui lui permettait d'entrer triomphalement dam Paris, libéré» d'une occupation allemande prolongée.La réaction immédiat» d'une partie de l'auditoire du chef d'Etat français au discours qu'il venait de prononcer en a été une d'étonnement.—"II va trop loin", ont dédoré spontanément des personnes rassemblées sur les terrasses de Khblel de ville et qui avait été mb, pour l'occasion, A lo disposition d'environ 400 personnalités montréalaises.?es journalistes assignés depuis le début A la visite du général de Gaulle au Québec e> A Ottawa ont commenté pour loue pari que si set discours précédents, à Québec ot dans diverses municipalités le long du che- min du Roy, sa prêtaient à des Interprétations diverses, celui de Montréal dissipait taule ambiguïté.Aperçu dans un corridér de l'hôtel de ville, un groupe de politiciens atlif» membres de l'Assemblée législative du Québec ou de la fonction publique québécoise n'a pu exprimer qu'un énervement joyeux d'avoir entendu le général do Gaulle utiliser un îlogan indépendantiste dans un discours odressô A des Canadiens.1» maire Jean Drapeau, de Montréal, a dit au président français, après qu'il eut entendu ten mes-, sage: "Je ne serai pas îurpris qu'un jour un chapitre de l'histoire s'intitule: "En remontant le chemin du Roy".Le cher d Hit frinçais es: arrivé i Montréal sur k coup dr TE JO lundi soir, arcuunl sur son horaire un retard «Tune demi-fleuri.H avait quitté Québec I* malin, rayaftranl sous la plut* par moment, cl dam une chaleur humide tnt en-k.ne montrant la fatigue qu » un* r1»pe de son voyage, ctlle de Bcrüikr-Mlle, où dans le discours qu'il a adressé A la foule, il a toussé a plusieurs repri- L'accueil débordant à Montréal par au-delà 4e 15000 peiwnnu.qui H menls et des accords avec blement pour l’indéper- Après au'a Montréal ü (orT“ apparente d'entendre les res lunettes d'une poche le Canada anglais.denre nslionare'.ènl fill sieh un slogan in- Après une cérémonie A ens 'Libération’’.dr son uniforme militaire ™«j_fwndani ce trajet A TroisRIricrcs.a dé- dépends ru isle M.Ben* Lé- l'intérieur de l’hételd* vil- Monté fus sa voiture, et a lu- Uracrlpiton qui a ' '*•*" — —I—ai— - j»—né et observa- > i Montréal où II a signé debout, il n remarqué mal provoqué sur sâ figure une te livre d’or de la ville, le une grande affiche qui s’é- expression dé coûtante- rtl.des- levin tout prés et dlsehi ment «scalier “Le Québec «si tout Iran- il a sagaft s* résidence .—r- ,_____________________y-, v, ferme, çâ|s".Le général dont la privée i Montréal, qui est du fassent- disposer de tui-méme’ .cela n'ent-Û pas asses rayonnent, tout à la toi» Mie est mauvais», a uni celle du commissaire géné- —-.-«ni Huvuccou munis ne son auuiscirc leur poimqne averti r « livre a or ee la n • a** a la Mail* du gé "Ceat le génie- dé notre -ommcnté devant des inli- général en est sorti *!*i I*1' temps qui veut que chaque mes.s* frottant 1rs mslns cordant 1* haut «t * «L'11.»«¦!»¦ peuple, où qu’il nil, doit d’aise: “Comme crescendo, d’un pas lent et I rai de la Franco 1 l'Exposition universelle.1 8 heures et demie, dans un chahut que contenait mal un double cordon de police Pendant eu moins deux rniiui- De Gaulle à Trois-Rivières “La France aidera le Canada français” qu'il « declare que la France réveillée'-, te sent obligée d* concourir à l'effort d* progrès, d» développement e( par roué, q'itnt.d'affranchissement, que vous accomplissez".le chef d'Ktat Irsnçau s est présente lundi en personne à pris, estlme-l-on de 100.640 «lovons de la rive nord du Saint-Laurent entre Montreal et Québec en compagnie mnalanle du premtur ministre M Daniel Johnson, qu it a décrit_ aux foules comme étant' tqp parcours ut accentue à drague elspe la pnrjce de ton mesLagc qui à Quebec était de proposer au Canada français l'affranchissement total moyennant des arrangements et des remédiât.le Canada anglais.A Lonucou.municipalité sue à une trentaine do milles dé Québec, premiè- pav Ooorpéa Lamorv TROlSRTVfÈRES — "La France a le devoir d arder le Canada français dans son développement vi elle a déjà rouan erré a le faire grâce a des accords, et cela In en m poursui- C'est ce qu'a assuré le president de là République IrJnÇAu* qui - était arrivé .quanta, aflicluiiil un retard d’environ cinquante quelque» S.W> Bien des communautés vi .dit si bien, A s'émanciper."C'en tu génie, l'esprit de notre temps, a-t-il affirmé.qui veut que chaque i peuple quel siuil nwL doit : disposer do lui mèrae Je iec'«stce s français devient maître de ion destin.impliqué pour lut et pour la France de grandes responsabilités".Ftuc.le g.r.éral de Gaulle a mis en relief L'essor du Canada Français et la pb-~ -ui lui revKnt.i-l-U dévoilé.que si .en progrès, et c'est h que ton passage i Trois-RJ v te.vous êtes Vnu» sum * re*, un souvenir moubiii.concourir avec vos fille».h te”, vos savants, vos Ingénieurs ad-il pwirarivi, au a la tribune d'honneur, progrès du vieux pays.L* or.remarquait la pTésercc Frarrr l'altcud oq vous d« plu rieur» ministre?qué-pour demain'1.t-xon dont MM Clément Vincent.Maurice Eellcma.En remerciant au nom re.Marcel ftlas-c et Vres 4« ta France.U population G J 614.» aUk cbtéi du Pro- de Trois-Rivières, rc géité- mlcr riunLMre Daniel John- ral de Gaulle a dalremvni son.(Voir nouvelles et photos en pages 3,9,10,11 et 18) Le Jong de le général m r etsie 4 vall laissé f Télé» _____ H proposition prévoyant d» arrange- avancer, el lo Champ de Mare retenlissail des crit "Le^ Québec aus Quàbe- La ehumin du Ray Quoique W.OW qeébfa rois on| acclamé hier, on dépit d» ta pluie et de U chaleur, le président de U Etépubllqur française, le général Charles do Gaulle, qui a parcouru “le chemin au Roy".soil b routa No 1 outre Québec cl Montreal, une distance d'environ lîfl milles Dans tous les endroits jù le cortège s'est arrêté Te - roule pavoisé» aux couleurs de la f ran et et du Québec, lo général a distribué des centaines de pitances do mains, a été chaudement accueilli aux cru de "Vive de Gaulle".'Vive la France” et a répété que le peuple du Québec détenait malm do son destin »l qu'l! pouvait compter mr la France dans l'srbrmtne-nicnt vers crrfta Liberté.n'a |ss parlé d ment Ïct terme* “ta Nen-selie-Frarce',1 *'!» peuple du Québec" nu encore 'cc Pearson prolondément troublé De Gaulle livre un message d’indépendance VIVE LE OIIEBEC LUI le bien des communautés voisines, pour l’honneur de la France et du Canada français».En remerciant la foule s’étant réunie pour entendre son discours, le général De Gaulle avait assuré qu’il emportait de son passage à Trois-Rivières «un souvenir inoubliable».Tout un accueil! Dans son compte rendu, le journaliste Georges Lamon écrivait: «Jamais encore -excepté au Mexique, peut-être, où la population est par nature exubérante - le président de la République française n’avait reçu un accueil aussi enthousiaste, aussi délirant, aussi stimulant, aussi triomphal à l’étranger».Le journaliste avait suivi De Gaulle de Québec à Berthierville.Le trajet comprenait des arrêts à Donnacona et à Sainte-Anne-de-la-Pérade.«De toutes les villes et municipalités que le président français a traversées, hormis Montréal, bien sûr, c’est la ville de Trois-Rivières qui lui a manifesté la plus grande acclamation et peut-être son plus grand attachement à ce pays qui est encore resté dans le coeur des Trifluviens», notait Georges Lamon.* dURMHUIlt SÏ.LlUHKï *88 j asmsM«A"fe «or.: tttan “ «r-wr hp J —"v— r;-.-—rrrr; - mr - ¦ -• " GXp0fi7 T*™d»5bmrrri/Mcnièlt, C*vKb,î9lvlir-3Ti>3c,l,-».1«T p =( ' le nouvelliste ri nul» |>Ot't 47e année, Ne 140 Trois-FUvièrM, vsEdreût le 28 avril 1987 3,000 invités assistent à l'avant-première L'Expo est ouverte Pearson allume le flambeau symbolique [j—v- Coup d'oeil sur l'Expo ÿ tu Pearson emménagent MONTREAL (PC) — Le premier ministre canadien et Madame Pearson ont emménagé •1 hier dans leur appariement du complexe de lavements ullr^noderu* et avant-gardiate i d'Bablta! '87.jj Comme tous les Incabires.l'une des pro-fj mière» choses que le premier ministre fit en p entrant fut de jeter un coup d’odi par 1» feai-! tre sur je SainUjurerL Hommages de Wilson Téal était trique dun*rébt>tvl- P'wr pmc* 4# cadeb Citncill unlvcrsrBcs, ¦ rS*vé b r»jw Muntrétl et kl Cart*», ht 4ii le inliéaïiF gènér «mponé dans le bcc."L* ir.M déù.» dk M- Exswtilwi fil l-ap- pel île ikplvyilsil Oil'll »8{*C Iltru «ul k.co-TOubMire «toéret AcccutllsFit la tru et tuj'rTjiVmr ont1 du Québrr.qui du Crtrjdi.i qut ki unit ' poeve-Éiiune M Tlapiy CsnÇiitM».l'ciiiidr wiwttre U Ictcbe à dira «j auÿxrdtnd et pour etc canadienne Je vlee-rot.SI.demi', oetto Véte-Ham M.Drapeau, toquai U Jfma à XI, Daniel Jni run * proraiec mif.uire Ou Qùébee k ehemsteonont ejnrté “P»f “des Plu» forte» psuiMHtés d'unio brn'dtaH ccfliovri quand il mulllpll- {vas qumikd i dejoinjouna» i ¦Mass 1» trivaii Pat oro-jlee» L'inauguration dé l’Expo en détails (nouvelles «t photos en pages 11,12 «t 13) Cimbrau de Ceu pour que tei fcnrnmee rMdrj.Sewnaéros.deo tt>r.civ- Kkoce b'i l'être pas prêts Jeu de reprit" «u'eet était à b le» Ile* de ITv qtfofl-iiiTa Cria, awjjunllim.dUléreui».prouvin que n al- lettre «o une misljtrsk ivriLhrie.' tna» de dr b pib Hther- I* défi rrkvé rappelé pact eutt pa» «e«* aortlg du lit du Salcl-LatinM.cb des difflculiH lerhutqùr», tlsjnck- u'éire ros i>èt» l'rmps; iHUdtlt noq» pcnjoca joiife- tu CunikiBBe caradkooc pâtée entre ta» de «nnlOs- la «riKnd y» l'craplt- tf PREAUEB MlNISTBf du Conodo.rp d-Amérfqt Plot d* 3,000 intfu i»riii»rj-i]»' mi SAICO.V t PO - Tandis que -j Erik tau admettaient vsir perdu autre irions au >p d-Amérfqt Plot d* 3,000 qui I# dércuteic SU' >0 Plue» du dotloe» Xord-Vietnan giube, près pertjiua- dè raid» MONTREAL (PC) — “Le plut 'om« moment d'un» fête, dit un sag* chinois, c'est la veille " Et cette grande fête que le nuire Jean Drapeau agad commencé à préparer dans les esprits, 11 y a plus de quatre ans, a connu hier une veilla ponctuée de «hès de canons, trac veille digne-do la communauté des hommes, concentrée par, loiftes ses fibres.i l'Expo ’97- Fendant que les milliers d'invités prenaient pbee', privilégiés du jour, un grand vent soufflait ïur les lies du Séint-Unirent, et il fessait un peu Insquot par MARC MORIN malgré le soleil à son plus chaud dans un elél à son plus bleu.Pub, i mesure quelles Invités d'honneur pariaient • 1 b, foute, il «t passé sur la Place des Nations un mistral de fraternité et d'humanisme chaleureux.Présédant l’arrivée des dignitaires.I* garde d'honneur du Royal 22e régiment s'est déployée devant l'estrade fleurie d'où les hides de l'Exposition devaient présenter au monde la synthèse de son L'arrivée du gouverneur général Rotund Miche- uer fut saluée par le “God Save the Queen".Le , nouveau ucc-r.n passa en revue la garde d'honneur du 220 régiment.L’humaniste qu'e________________ général do l’Exposition, universel! Sors présenter comme produit fini celte Terre dés Hommes dont il .c'est fait, depuis (rois ans, Tombas-aadèur A travers lo monde, conviant les citoyens de la terre A celte synthèse magistrale du génie deThomme.- .LONDRES (AFP) — Le premier minis Era britannique, M.Harold Wflson, a adressé aujourd'hui aux 30 millions ''d'amis Canadians" its félicitations du petfple britannique A l’occa-*lon do l'ouverture de l'fepo 67."C'est une splendide façon de célébrer le cetilenatre du Canada et je vous envole mes meilleurs voeux de grand succès,1' écrit SI Wilson.Malencontreux incident MONTREAL (FO — Un malencontreux la-eidoui a provoqué l'indignation de certains 3ri-tin niques hier durant la cérémonie d'inauguration de l'Expo '67.St Pierre Dupuy avail déjà fait l'appel de 61 pays participants, et 61 drapeaux avalent élé déployés au haut de leurs mâts.Puis, il nomma la Grar.de-Brelaer.» el Jall.til à son mbt l'Union Jac'c, mais la télé en bas.ce qui est !c signal de détresse des navires britanniques en détresse.On se MU de descendre les couleurs d'Albion pour les remettre * l'endroit, mais des milliers de lélésperUteura avaient déjà aperçu 1» méprise.Mao critiqué Révoltes en Chine T0K10 (PA' — Le» r :r» 04 lu»PI on KViikt m ccm» 4e ' Wkb éllllKM fckr 1 », K ' l On semble ne voir que des filles et des femmes dans cette pataugeuse du parc des Pins en 1944.C’est possible, puisqu’à cette époque, la mixité dans les piscines et sur les plages n’était pas dans les moeurs.Elle était même interdite, sur les plages, par une loi municipale votée en 1936 à Trois-Rivières.¦ '•7-r mu 7- v - .mMm ¦ to*' mm mm mm.S ' ?La piste de courses du terrain de l’Exposition de Trois-Rivières était très appréciée par les propriétaires de chevaux, comme en témoignait un article du Nouvelliste du 10 mars 1949.Cette scène a été croquée en avril 1956.Un hippodrome apprécié! 1949- ous ne froisserons personne en écrivant qu’aucune piste de courses en cette province n’offre des possibilités d’accomoda-tion comparables à celle du parc de l’Exposition aux Trois-Rivières, commençait un texte d’Albert Gaucher dans Le Nouvelliste du 10 mars 1949, concernant les activités de l’hippodrome triflu-vien.Le terrain de l’Exposition avait été transformé par les travaux de chômage initiés par le gouvernement provincial pendant les dures années précédant la Deuxième Guerre mondiale.Le journaliste vantait entre autres l’estrade en béton armé pouvant contenir 8000 personnes.Les écuries vieillottes avaient fait place à des stalles modernes.«Il y a place pour loger près de 140 chevaux aux écuries de la piste de l’Exposition aux Trois-Rivières.La plus grande de toutes, portant le numéro 9, comprend 22 stalles et a coûté la somme de 17 000 $», précisait le journaliste, en ajoutant que 44 chevaux logeaient dans les écuries à ce moment.Selon ses renseignements, il en coûtait 1000 $ par année pour l’entretien d’un cheval.Il avançait également que Trois-Rivières était probablement le seul endroit où les propriétaires de chevaux pouvaient abriter leurs bêtes et même leur personnel en tout temps de l’année.«La vie est active, cet hiver, à la piste de l’exposition.On dirait un petit village où jockeys et entraîneurs vont et viennent, se croisent, s’interpellent, se taquinent.Une ruche bourdonnante!», décrivait le reporter.* LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE SPORTS S75 Un tremplin olympique pour Charland e jour où nous aurons aux Trois-Rivières un tremplin olympique, Jacques Charland aura contribué singulièrement à faire de sa ville la capitale ou métropole du saut en ski au Canada même et dans toute l’Amérique du Nord», pou-vait-on lire dans Le Nouvelliste du 1er avril 1958, dans un article consacré au champion de saut en ski trifluvien Jacques Charland.Charland revenait des tournois d’Oberstdorf, en Allemagne, où il avait mérité une médaille d’or grâce à un saut de 442 pieds (134,7 mètres), «à 15 pieds près du record mondial».Le skieur avait décroché la sixième position mondiale dans cette compétition de la Fédération internationale du ski.«Charland a été formé chez nous, au Cap-aux-Corneilles, sur un tremplin vétuste qui répond bien imparfaitement aux exigences de la profession», écrivait le journaliste du Nouvelliste.Celui-ci rappelait que Charland avait représenté le Canada aux Jeux olympiques de 1952 et de 1956, ainsi qu’aux tournois de la Fédération internationale du ski en 1954.La renommée méritée par le skieur en Allemagne favoriserait, selon le reporter, «la propagande du tremplin olympique qu’on projette de construire au Cap-aux-Corneilles».«Après quoi Trois-Rivières possédera tout ce qu’il faut pour devenir la métropole du saut en ski en Amérique du Nord, et pourquoi ne serait-elle pas en mesure d’accueillir des tournois de calibre olympique?» concluait le journaliste.Le 9 février 1960, Le Nouvelliste rapportait que Jacques Charland avait été désigné athlète de l’année par l’Association des sportsmen de Trois-Rivières, afin de souligner ses performances de 1959.Cet honneur était rendu au sauteur en ski pour la cinquième fois.En 1959, il était le premier «Canadien français» à remporter le championnat international des États-Unis.Il avait également gagné le championnat canadien à Sault-Sainte-Marie en Ontario.Un article du 18 décembre 1963 mentionnait que Jacques Charland avait remporté sept fois le championnat canadien et avait obtenu la deuxième place quatre fois, entre 1952 et 1963.Lors de son passage aux Jeux olympiques d’Oslo, en Norvège, en 1952, il s’était classé 25e sur 60 concurrents.» Météo Détails: page 36 Le Nouvelliste 80e année.No 180 Trois-Rivières, le lundi 29 mai 2000 650 plus taxes Un deuil national La population pourra rendre hommage à Maurice Richard au Centre Molson François Lemenu Montréal (PC) nous avons communiqué avec les différents services du protocole à Ottawa, Québec et Montréal, ainsi qu'avec l'Archevêché et le Service de police de la Communauté urbaine Maurice Richard aura droit à des funé- , ^ railles nationales, la famille ayant de Montreal (SPCUM) accepté l'offre du premier ministre Demain, la dépouille de Maurice Richard du Québec, Lucien Bouchard.Les funérailles sera installée sur le plancher du Centre Mol-auront lieu en la basilique Notre-Dame, mer- son.Deux grandes photos du célèbre numéro credi, à 10 h 30, et seront célébrées par l'ar- 9 accueilleront le public.Le cercueil sera ou-chevêque de Montréal, le cardinal Jean-Clau- vert, à la demande de la famille, de Turcotte.« Le tout sera fait avec beaucoup de digni- Le Rocket est décédé samedi en début de té, a répété Pierre Ladouceur.L'aménagement soirée des suites d'un cancer de l'abdomen.Il sera simple, sobre et beau.Il permettra à la était âgé de 78 ans.population de défiler et de rendre un dernier La population sera associée de près aux hommage au Rocket.Nous voulons que le pu-cérémonies puisqu'un écran géant sera instal- bllC S01t asS0Cle de Pres fauX «remontes.» lé à l'extérieur de la basilique, Place d'Armes.Des rues fermées De plus, les admirateurs du Rocket pourront L'organisation de funérailles nationales lui rendre un dernier hommage alors que sa exige d'importants préparatifs.Le comman-dépouille sera exposée en chapelle ardente au dant du SPCUM, Marc Parent, l'a rappelé lors Centre Molson, demain, de 8 h à 22 h.Howie du point de presse qui s'est tenu hier, au Cen- Morenz, l'ancien numéro 7 du Canadien, avait également eu droit à pareil honneur au Forum à la suite de son décès en 1937.Un registre a été ouvert pour recevoir les signatures et les marques de sympathie du public.Ce registre sera accessible, jour et nuit, jusqu'à 18 h, mercredi.On pourra se présenter au Centre Molson où une tente a été érigée dans la Cour Windsor située entre le Centre Molson et la gare Windsor.Déjà, des centaines de personnes ont signé un registre ouvert à l'Hôtel de ville de Montréal.Tous les drapeaux de la ville sont en berne jusqu'à mercredi.Dans la simplicité L'organisation des funérailles a été confiée au Canadien à la demande de la famille Richard.«Nous voulons que les cérémonies se déroulent dans le respect, le recueillement et la dignité, a déclaré le vice-président du Canadien, Pierre Ladouceur.Nous voulons qu'elles respectent l'esprit du Rocket.Déjà, Le Rocket « v Maurice Richard mît 2000 >9 Vjfciae Le Nouvelliste A lire: cahier souvenir —Autres réactions en pages! à 5 et 19 à 21 tre Molson.«Notre rôle est d'aider la famille ainsi que l'organisation du Canadien, a-t-il dit.Nous devons assurer la sécurité et veiller à ce que tout se déroule dans la simplicité.» Plusieurs rues seront fermées à la circulation au cours des trois prochains jours.«Les rues Drummond, Stanley, Peel et de La Gauchetiè-re seront fermées.Nous recommandons aux gens d'utiliser les transports en commun», a indiqué M.Parent.Selon le commandant du SPCUM, les funérailles de Maurice Richard pourraient dépasser en importance celles de Jean Drapeau, Jeanne Sauvé, Robert Bourassa et René Lévesque.«On s'attend à ce qu'il y ait beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde», a-t-il dit.Le trajet du cortège fu- Deuil, page 2 7 IAHBEAl S PEùven (Photo - PC) Un jeune garçon examine les cartes et les fleurs déposées autour de la statue de Maurice Richard, à Montréal.Le Rocket n’est plus 2000- La mort du joueur de hockey Maurice Richard, en mai 2000, a mené à ce que Le Nouvelliste a titré comme «Un deuil national».L’expression était juste, puisque l’ancien numéro 7 des Canadiens de Montréal aura eu droit à des funérailles nationales, proposées par le premier ministre de l’époque, Lucien Bouchard.Le Rocket est décédé le samedi 27 mai d’un cancer de l’abdomen à l’âge de 78 ans.Le journal rapportait que la dépouille de l’ancien joueur allait être exposée en chapelle ardente au Centre Molson et que les funérailles auraient lieu à la basilique Notre-Dame le mercredi 31 mai.Le quotidien régional publiait aussi, le 29 mai, un cahier souvenir retraçant la carrière du hockeyeur entré dans la légende, en plus des nombreux témoignages et réactions à son décès.» Le Rocket est décédé le samedi 27 mai d'un cancer de l'abdomen à l'âge de 7$ ans.agBagsg mm • ¦ ¦ ¦.¦ il « Le CIO prendra des sanctions MONTREAL (PC - Lt Comité Internattornl otyai- ta üataU te façon a ptttriK des ahUoeb pku rfUaMt rentre I» pass « Is MU' 1 moot tué» tor.Is lignes dt recWf® fçtw Anne.La fille de la souveraine TbII partie d'affaires, Ne etieneele* pas.CANCER (M JvH-iî Juiltam évitât et' chercha: trop loin, soyez conservateurs.Evitez les voyagea et con-centrez vos forces.Ouvrez tes veut.Co quo von* cherchez est I fa pariée de la main.* H UOH m AriMM AaBOt Etudia* le-massag* du Can-car.Uni Habilité * motionnant est très importante, Soyez forts.et cas capriteux.Attention au Budget.Sinon vous-éprouverez de la difficulté.VIERGE (I* AeOt-a Septembre): Raisonna pour éviter les .Impulsions du montant.Faltéi-vou* des pian* *f dM prosets.Ne craignez pa* las défais.La chance vous favorise.Aolssez selon vos connaissances.& S BALANCE i» laptembr*.ft GcfeBre): h«ver*B:e i l harmonie.Recherchez les approches indirectes.«» vous pat roppositfon.Consultez l’horoscopél i SCORPION (» Octobre-ll Nevembre); Tendance I ro* chercher trop haut.,.ce sorte è ne plus atteindre voir* but.Extravagance du pitrenaira.Soyez luttai mal* termes.Soyez vigilant*.w vT.f SA GITA IRE ca Navtmbn.lt Décembre): EVuenca de prenions de responsabilité» accrues.Suivez le coura du temps.Observez.Examinez l’aspect légal d'up pnjat spécial.Ragardaz an avant ^ CAPRICORNE ta Décembre-If Janvier): Vous aurez du succès si vous recherchez la coopération des con* frères et des associés,.Confiez-vous * des amis fiables.Vous y gagnerez doublement g être bon aujourd'hui, VERSEAU (a Janvier-1» Février): Quoique Vous rat* Her, leltts-le i fond.Les demi-mesures ne vous tire-IqV rent pas d'affaires.Soyez positifs, créateurs.„ Donnez-mFtf vous vous-même, on vous le rendra >!*"- POISSOk cte Février-» Mars): Du bon tefnps B.!#• ÉÊ maison, N* laissez pas l'orgueil détruira vos plans.Si fi vous avez besoin d'a(d# de la part de votre familt» teites-ie savoir.Lé, te succès vous attend.C’est depuis le 1er mars 1966 que les lecteurs et lectrices du Nouvelliste peuvent avoir un aperçu de ce que les astres leur réservent.Depuis plus de 40 ans, l’horoscope est un incontournable du matin pour ceux et celles qui cherchent des réponses et des conseils dans la position des corps célestes.À noter aussi, Désiré meubles, qui commanditait la publication.La longévité de ce commerce trifluvien était-elle inscrites dans les astres?L’horoscope du 1er mars 1966 T Bélier (21 mars au 19 avril) Le dollar canadien au pair avec le dollar américain >La valeur de la construction pendant les six premiers mois de l’année s’élève à 542 145 $ >Des permis pour la construction de 128 nouveaux logis ont été accordés depuis le début de 1946 >Le gouvernement provincial va dépenser 15 millions $ pour améliorer le réseau routier LE NOUVELLISTE | EDITION SPECIALE S85 Aventures et sourires Certains lecteurs ouvrent leur journal à la page des bandes dessinées.Dans les moments dramatiques comme dans ceux plus heureux, ces «comics» font sourire ou stimulent l’imagination.Les aventures des superhéros ou les anecdotes de la vie quotidienne familiale sont des incontournables des journaux depuis longtemps.En 1945, alors que Le Nouvelliste soulignait la victoire des Alliés au terme de la Deuxième Guerre mondiale, les lecteurs pouvaient aussi ne rien manquer des aventures de Mandrake, du Surhomme, de Henri et de Blondinette.En 1966, Mandrake, Henri et Blondinette étaient encore là, avec Gigi, Le Fantôme et Julie, qui sont restés dans nos pages jusqu’à récemment.» DRAKE» LE MAiiiCILN Pur Lee Falk et PhiL Davis C’est Lothar 1 Nous le libérerons Vite Man- J dans la minute drake ! J Oui mais sans con naissan vivant Moi être bien ' Lothar, qu’est-il mainte- * L,-;™ ?nant M arrive Q’as-tu Moi avoir vu un chfT“ avec une épée dans la 2 Li SURHOMME r Surhomme vous n’avez rien ?5 Rien du tout.Je ne me suis f .% jamais senti mieux 'i T"* de ma vie.Ces trois millions de volts étaient sti- Trois millions de volts, non sens : Vous ne \ seriez pas là à nous raconter cela, si le Y Mais le" ^ broyeur d’atomes était en Indiscutable.f".'.' ¦?Mon cher M.le Surhomme - il est dentifiquement prouvé qu’aucun mortel e peut survivre à trois millions de volts.' avez résisté, donc la machine ne fesseur HENRI Par Cari Anderson ~~TV y ~~ Tgg Blondinette Chaque fois que je viens par la porte de devant, il m’arrive i ¦ auekiue chose.A Pour une fois, | j’entre par la / fenêtre / X' Quelque chose qui ne va (M5 CHÉRIE!^ ' suis pas nui Dde ~n r T^rÿij ^ !Pwi — — y RING ç II -pm k j- lî IfeCï1 IP Comment allez-vous, ie 1 ^ i viens vous faire connaître le nouveau V rafraîchissement «Pin tdes montagnes» Avez-vous un ; peu d’oxygène V aussi ?J sera /je seraiaüT> Înn[EUSe ^ I I Sj trÈS heU_ vous / \ reux de la .rencontrer / v ¥/ C’est la photo de Maggie ry Je ne me f /souvenais pas • qu’elle était si belle a: Elle est l’une des femmes li plus chamantes que j’ai rencontrées.CD \xU// Il Maggie, j’ai amené un ami pour te | voir, c’est un homme important.i Président du club des Menteurs ! ir 1/ i“T ¦ P* r! N -.1 a r Pou» r Pouvez-vous m’ jgj dre?Je vous er A enten prie laissez-moi entrer C’est «Réelle» F La petite folle.¥¦ Uh.non, p encore Boulet Sam, ou sont Pug et Ossie?Ont-ils trouvé l’espion?Que voulez- • vous ?« Je dois vous / voir tout de suite, Mandrake.Pas encore! Sf cette fois, c’est Vous avez déjà f vrai.Je vous en j* If essayé ce | prie, croyez-moi! f terribles! F T\T.Il n’y a pourtant pas d(Tî f Le voici! ; place pour se cacher ici! ’ n:““ i Qu’est-ce qui leur prend tant* de temjsZy BoiiTed nôusl kavons retrou-vé pug^ assome [ fdJne sorte de i squelette.une tête de mort! Sara n'est pas à .la maison, Claude.) t Et je t’ai dit.r Je ne veux pas parler de moi.ou de toi Je veux te parler de Sara Tu m’as dit que tu ne voulais pas me parler Robert TRUDEL est né.Le 12 septembre 1944 fe’6 La une du Nouvelliste cette journée-là: > Churchill et Roosevelt préparent l’écrasement du Japon >Les Alliés s’emparent du port du Havre >D’autres armées luttent déjà en territoire nazi >Les Soviets foulent le sol de la Prusse nazie >Les combattants tués au champ d’honneur auront un monument Solution des mots croisés de la page 84 , p E T A G :E RJ [eJ [f A i à\ L i M A L NJ \0\ F L il] ¦ ü 1 R ë pj lu E i T U 6 E R c U L 11 N i 1 R AJ 0 T R A £ TJ g ijd E JJ h* Ri EJ [s El 13 [71 \E "M [Tl 0 [e R E.ts] MM [c A l| R Ü 0 [si B LL N EJ 1 r' p f L H m 0 wm N e: • F E e\ \&i je fui m |Ëj S86 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE DE DELATRIÀ ISABELLE Plus de trente ans d’actualités «J'avais un gros contrat à remplir On s'habitue à un caricaturiste et les gens avaient adopté Tony.J'ai fait ma place graduellement.» -Jean Isabelle Marie-Pierre Paquin-Boutin Trois-Rivières Pour de nombreux lecteurs du Nouvelliste, la caricature est une petite bouffée d’air frais.Chaque matin depuis 39 ans, ce croquis éditorial en fait sourire, réfléchir ou rager plus d’un.Selon les générations, on se souvient des caricatures de Delatri ou de celles d’Isabelle.Deux caricaturistes, deux styles qui ont marqué les pages du quotidien.Premier caricaturiste du Nouvelliste, Anthony Delatri a sévi dans la page éditoriale de 1967 à 1995.Nombre de lecteurs se souviennent après toutes ces années des dessins parfois incisifs de M.Delatri.La preuve, des badauds l’interpellent encore aujourd’hui dans la rue pour lui dire qu’ils s’ennuient de ses caricatures.«Et ça fait dix ans que je n’ai rien publié», s’exclame-t-il.Pourtant, l’homme de 84 ans s’est interrogé tout au long de sa carrière sur la qualité de son travail.«Chaque jour après avoir terminé, je me demandais ‘est-ce que mon dessin est assez bon?’.Finalement, c’est grâce à cette peur que j’ai pu bien dessiner toutes ces années.À l’époque, je ne réalisais pas que je faisais ça si bien que ça», observe M.Delatri.Fervent partisan de la caricature de situation, M.Delatri se définit davantage comme un cartooniste qu’un caricaturiste.«J’aimais mettre en situation des petits bonshommes comme dans les comics américains.Quand on fait de la caricature éditoriale, c’est important de montrer des événements, des situations qui soient drôles et qui disent quelque chose en même temps», dit M.Delatri.Peut-être vous rappelez-vous de cette caricature illustrant sans fioritures l’impuissance des forces de police pendant la crise d’Oka en 1990.Tout est dit dans ce face-à-face entre un amérindien mohawk armé jusqu’aux dents et un officier de la Sûreté du Québec qui tient son arc et sa flèche.Autre génération, autre style Lors du départ de M.Delatri en 1995, un jeune caricaturiste tente de faire sa marque.«J’avais un gros contrat à remplir.On s’habitue à un caricaturiste et les gens avaient adopté Tony.J’ai fait ma place graduellement», raconte Jean Isabelle qui s’est mis à la caricature après des études en communication graphique à l’Université Laval.Autre génération, autre style.Le caricaturiste actuel du Nouvelliste indique qu’à la différence de son prédécesseur, il affectionne particulièrement les études de personnages.«J’aime m’attarder à plein de petits détails et préciser par exemple les traits de quelqu’un», dit M.Isabelle.«Alors que M.Delatri pouvait illustrer des situations générales, je travaille plutôt en étant collé à l’actualité du jour», ajoute-t-il.Pour cela, Internet est devenu un outil de travail indispensable.En quelques minutes, Jean Isabelle peut consulter nombre de sites d’information pour trouver une idée de caricature.En plus d’offrir une proximité de l’information, les nouvelles technologies facilitent l’exécution du travail des caricaturistes.«L’ordinateur est particulièrement utile quand je veux dessiner plusieurs fois un même personnage.Je gagne beaucoup de temps en faisant un simple clic de souris», remarque M.Isabelle.On est loin du pinceau qu’utilisait Tony Delatri pour fignoler JEAN ISABELLE La course pour la succession de Jean Chrétien.FflOK-DEPWT m** i Lors de son entrée au Nouvelliste en 1995, le jeune caricaturiste Jean Isabelle sent qu’il a fort à faire pour faire sa marque et s’imposer dans l’esprit des lecteurs habitués depuis plus d’un demi-siècle aux caricatures de Tony Delatri.Même si une révolution technologique le sépare de son prédécesseur et que les logiciels de dessin font partie prenante de son oeuvre, Jean Isabelle demeure un inconditionnel du crayon HB, son plus fidèle outil de travail! HiHôo Hol Hôo ffëjO QUt Çfl ?ïo noe cb 5éMT éoozAégu» ftutc la m m tto'iUSc Jr IL !.,1* À ! cjlÜiln iiniiii- Mi Univa »"!| llïïi ; l î 1111 min mm '!!!>' i il .m - .m .Mti Mi Us®,-! mm ¦N'3 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S87 en caricatures ses oeuvres! Autres temps, autres moeurs.Alors que M.Delatri venait porter en personne ses caricatures au Nouvelliste quand il ne les envoyait pas par camion de livraison, M.Isabelle transmet de chez lui ses croquis par courriel.Malgré l’omniprésence des nouvelles technologies, Jean Isabelle reste fidèle au crayon HB, son premier outil de travail.Pour lui, pas question de mettre au rancart cet instrument au profit de la souris.«Je commence toujours au crayon avant de scanner mon dessin et de le retravailler avec le logiciel Photoshop.Le contact du crayon avec le papier est très important, c’est comme le menuisier qui utilise encore à l’occasion son rabot pour faire une plus belle job.L’ordinateur ne pourra jamais reproduire la sensibilité de la main humaine», explique M.Isabelle.Mais où trouve-t-on son inspi- ration après toutes ces années?Unanimement, les deux hommes confient que les journaux constituent leur première source d’idées.«Chaque jour, je lisais cinq journaux», précise M.Delatri.M.Isabelle ajoute qu’une bonne culture générale est également nécessaire «pour être capable d’illustrer une situation actuelle dans un contexte historique et la mettre en perspective».Quoi qu’il en soit, certaines personnalités publiques inspirent plus que d’autres.C’est le cas du Doc Mailloux, de Jacques Parizeau ou de Jean Chrétien.Ce dernier constituait une «caricature en lui-même» de l’avis de Jean Isabelle qui s’ennuie de l’ancien premier ministre depuis son retrait de la vie publique.À souhaiter que d’autres colorés personnages émergent pour continuer à animer la page éditoriale du Nouvelliste!• ANTHONY DELATRI rRENfRgg SORTIE « rrrim iSSBalfli il'K _________wl_iuu____________________ * :.r~; I % PHOTO: STÉPHANE LESSARD Deux générations de caricaturistes du Nouvelliste, Jean Isabelle, caricaturiste depuis 1995, et Anthony Delatri, qui égaya la page éditoriale de 1967 à 1995.PORTRAIT FAMILIAL CONFEDERATION OTTAWA [JB5MII De ses premiers croquis éditoriaux à la fin de l’année 1967 à ses derniers dessins parus en 1995, Tony Delatri a toujours affectionné le style «comic américain» largement popularisé par la télévision dans les années 1960 et 1970. S88 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE DANIEL LAMARRE Pigiste à Grand-Mère Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca En terminant ses études en communication à l’Université d’Ottawa, Daniel Lamarre avait déjà six ans d’expérience dans le domaine, dont trois comme journaliste au Nouvelliste.Pendant sa dernière année du secondaire et ses deux années au collégial, le président et chef des opérations pour le Cirque du Soleil a travaillé au bureau régional de Grand-Mère, son patelin d’origine.«J’étais pigiste, donc je faisais tout ce que les autres ne voulaient pas faire», relate en riant celui qui pouvait couvrir une réunion du conseil municipal un soir, une conférence d’un club social le lendemain, et une partie de hockey le jour suivant.«J’étais payé ‘au pouce’.J’étais très prolifique! J’aimais les gens avec des longs noms et des longs titres, c’était payant pour moi!», ajoute-t-il aussi avec un sourire.Quand il songe à ses trois années au Nouvelliste, il s’amuse en repensant à l’enveloppe brune qu’il avait reçue du maire d’une municipalité qui voulait le remercier d’avoir écrit un article le mettant particulièrement en valeur.«J’étais évidemment très insulté.Avec les idéaux qu’on a à cet âge-là, j’ai très mal réagi.Ça a été assez dramatique», se souvient-il.«décrivais tellement que les gens pensaient que je travaillais à temps plein! Grâce à cette expérience au Nouvelliste, j'avais une longueur d'avance en arrivant à l'université.» ?v>v w»' iVttï iVA* WM ,v*:**v SJJjSjjV WAV.'.'.'.* XvIWA'At t>y*y*y«Y/ AWAWA •.VAVAVi îwmvA »AW.V.V| YdttAV.V, Vxv.vi y/f/ti WA V* * * ; Ç;.: - cy'Y- - ’¦ pfftgit assise • ' .' 5® Daniel Lamarre, président et chef des opérations au Cirque du Soleil, a travaillé comme pigiste au bureau du Nouvelliste à Grand-Mère.Des sports au Cirque du Soleil Passionné de sports, Daniel Lamarre recherchait particulièrement des affectations lui permettant de couvrir ce domaine.De son propre chef, il s’était rendu à Montréal, au stade où jouaient les Alouettes, croyant qu’une pratique s’y déroulait.Finalement, l’équipe était à l’extérieur, mais le quart arrière Sonny Wade, blessé, se trouvait au stade et lui a accordé une entrevue.«Le Nouvelliste a publié une page complète avec mon texte! Grâce à cette initiative, Claude Mongrain, directeur des sports, m’a assigné à la couverture des matches des Alouettes», raconte Daniel Lamarre, qu’on a pu lire dans le quotidien régional entre 1970 et 1973.Étudiant, il couvrait les événements et écrivait ses articles les soirs et les lins de semaine.«J’écrivais tellement, que les gens pensaient que je travaillais à temps plein! Grâce à cette expérience au Nouvelliste, j’avais une longueur d’avance en arrivant à l’université.Dès ma première année, j’étais pigiste à la radio de Radio-Canada et j’ai travaillé aux relations publiques pour l’université», indique celui qui a par la suite bifurqué vers le marketing et la publicité.Daniel Lamarre a entre autres dirigé la firme de relations publiques National, avant de devenir président du Groupe TVA.«Au Nouvelliste, Raynald Brière a été un de mes patrons.Quand j’ai été président de TVA, c’est moi qui l’ai engagé! André Provencher était là, aussi.On disait que Le Nouvelliste était rendu à TVA!», conclut M.Lamarre.* André Provencher, président et éditeur du journal Le Soleil.ANDRÉ PROVENCHER Une bonne école Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca Dans son curriculum vitae, André Provencher peut inscrire Le Nouvelliste pour évoquer deux épisodes de sa vie professionnelle.Une première fois comme journaliste de 1969 à 1975, puis en tant que président et éditeur de 2001 à 2003.L’homme natif de Baie-du-Febvre est maintenant président et éditeur du journal Le Soleil à Québec.«J’ai collaboré en 1969 au bureau du Nouvelliste à Nicolet, et en 1971, j’ai travaillé sept ou huit mois au bureau de Joliette avant d’arriver à Trois-Rivières», se souvient M.Provencher, qui a par la suite oeuvré pour l’Union des producteurs agricoles, Radio-Québec, Cogeco, CHLN, Télémédia, le Groupe Coscient et le Groupe TVA, où il fut notamment vice-président principal.En songeant aux événements qu’il a couverts pour Le Nouvelliste dans les années 1970, André Provencher mentionne l’implantation de la structure des CRSSS (conseils régionaux de santé et de services sociaux), dans la foulée de la création du ministère des Affaires sociales en décembre 1970.Les CLSC (centres locaux de santé communautaires) avaient été créés en Le Nouvelliste avait la réputation d'être une pépinière, une excel' lente école, un lieu où pouvaient s'épanouir des talents.Qa a changé, mais dans les années 50 et 60, les gens y venaient pour apprendre et aller vers de plus grandes salles de rédaction» juillet 1971.«Dans les années 70, les «buzz words» étaient participation et régionalisation, symbolisés par la naissance des conseils régionaux.C’était la prise en charge par des instances régionales», analyse-t-il.André Provencher se souvient aussi de la campagne électorale provinciale de 1973, pendant laquelle il avait suivi Robert Bourassa.«J’ai participé au panel des journalistes lors du débat.Ça a été une expérience assez fantastique», se remémore-t-il.M.Provencher a également rédigé une série relatant les événements de 1955 à Nicolet (le glissement de terrain et l’incendie), 20 ans plus tard.Une bonne école L’éditeur du Soleil qualifie ses années au Nouvelliste de «moments très précieux, très importants».«Le Nouvelliste avait la réputation d’être une pépinière, une excellente école, un lieu où pouvaient s’épanouir des talents.Ça a changé, mais dans les années 50 et 60, les gens y venaient pour apprendre et aller vers de plus grandes salles de rédaction», ajoute-t-il.André Provencher rappelle même qu’au début des années 70, quand le programme de journalisme a été créé à l’Université Laval, il s’y était inscrit.«J’ai téléphoné à Vincent Prince, qui était à La Presse, pour lui demander conseil, en lui disant que j’avais à choisir entre apprendre sur le terrain au Nouvelliste ou aller à l’université.B m’a conseillé Le Nouvelliste», raconte-t-il.* LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S89 Guy Fournier a été patron au Nouvelliste de 1952 à 1957.w f GUY FOURNIER Congédié par Duplessis ?Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca Guy Fournier n’a plus besoin de présentation.Le prolifique auteur dramatique est arrivé au Nouvelliste en 1952, à peine âgé de 20 ans.Mais plus encore que ses années de travail au journal, c’est surtout son départ du quotidien mauricien qu’il raconte avec sa légendaire verve.L’embauche d’abord.En 1950, Guy Fournier, natif de Waterloo, travaillait à La Tribune de Sherbrooke qui appartenait, comme Le Nouvelliste, au sénateur Jacob Nichol.Sous la proposition de celui-ci, Guy Fournier s’est retrouvé chef de nouvelles de nuit au quotidien trifluvien au début de 1952, à l’époque où le journal était vendu à Honoré Dansereau.«En 1953, je suis devenu chef des nouvelles le jour, puis en 1954, gérant de la rédaction.J’étais non seulement le plus jeune gérant de rédaction de toute l’Amérique mais aussi le plus jeune membre de la salle de rédaction, ce qui ne me facilitait pas les choses comme patron», raconte-t-il.Duplessis.En tant que patron au Nouvelliste, M.Fournier rencontrait Maurice Duplessis deux fois par mois.«Même si je n’étais pas Union nationale, Duplessis avait fini par me considérer de manière plutôt sympathique et agissait de façon presque paternelle avec moi», se souvient-il.À l’automne 1957, M.«J'étais non seulement le plus jeune gérant de rédaction de toute l'Amérique mais aussi le plus jeune membre de la salle de rédaction, ce qui ne me facilitait pas les choses comme patron» Fournier se rendit à l’inauguration du chemin de fer Sept-îles-Schefferville avec son amie Judith Jasmin qui couvrait l’événement pour Radio-Canada.Convaincu que «la vente du minerai de fer aux Américains à environ un cent la tonne ne faisait aucun sens», M.Fournier publia un reportage en deux parties sur le sujet.En décembre, il fut «invité» à Québec pour rencontrer le premier ministre.Laissons-le raconter l’épisode: «La secrétaire de Duplessis me fait entrer.Il ne me regarde même pas, occupé qu’il est à signer des documents.Je lui fais remarquer que je suis là.Sans me regarder, il se contente de me dire: «Qu’est-ce que t’avais affaire à aller à Schefferville, p’tit crisse!».Ce fut tout.Il n’ajouta rien d’autre et au bout de quelques minutes, je compris que je n’avais pas d’autre choix que partir».Le 31 décembre, M.Fournier était convoqué au journal, et raconte avoir dû choisir entre être congédié sans autre formalité ou démissionner avec deux mois de salaire.«Comme il était évident que ce congédiement brutal, je le devais entre autres à Duplessis, je m’étais bien juré d’aller cracher sur sa tombe le jour de sa mort.» Ce qu’il dit avoir fait, tard dans la nuit après les funérailles du premier ministre.Malgré les circonstances entourant son départ, Guy Fournier dit garder «un merveilleux souvenir» du Nouvelliste, et y avoir appris son métier de journaliste à la vitesse grand V.«Mais en 1952, alors que j’habitais sur le boulevard des Forges, j’ai fait installer une antenne de télé sur la maison et j’ai découvert la télévision.J’ai alors su que je ne ferais pas carrière dans les journaux, mais à la télévision», conclut-il.* RAYNALD BRI ÈRE Des leçons très précieuses PHOTO: LA PRESSE ' V \.ty Raynald Brière, président et chef de l’exploitation de Radio Nord Communications, a travaillé au Nouvelliste de 1972 à 1975.Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca Adolescent, Raynald Brière s’était déjà fixé l’objectif de travailler dans les trois médias que sont la radio, l’imprimé et la télévision.Mission accomplie pour cet ancien président du Groupe TVA, actuellement président et chef de l’exploitation de Radio Nord Communications, et qui a occupé divers postes au Nouvelliste entre 1972 et 1975.Natif de Jonquière, M.Brière a commencé sa carrière journalistique en Haute-Mauricie en 1968 à l’Écho de La Tuque et à la station CFLM.Migrant vers le sud de la région, il a travaillé à la défunte station CJTR avant d’intégrer les rangs du Nouvelliste à titre de chroniqueur à l’éducation.Il fut par la suite directeur des sports, chef de pupitre, puis adjoint au rédacteur en chef et éditorialiste.Parmi les événements qui ont particulièrement marqué le jeune journaliste Brière, il y eut sa première couverture à l’extérieur de la région, à Québec.Il dit avoir été impressionné par la manifestation de protestation en réaction à l’emprisonnement des trois chefs syndicaux Louis Laberge, Marcel Pépin et Yvon Charbonneau en mai 1972.M.Brière a poursuivi sa carrière à la station CHEM à Trois-Rivières et à la radio CHLT de Sherbrooke, avant de devenir directeur de la programmation à CKAC, directeur général de CJMS à Montréal et vice-président du réseau Radiomutuel.Il a ensuite oeuvré pour le Groupe TVA, notamment comme président et chef de la direction.Rigueur et humilité De son passage au Nouvelliste, M.Brière retient entre autres le souci de rigueur.«Le Nouvelliste avait un grand impact auprès des lecteurs, un grand taux de pénétration.C’est un journal de proximité.Ça m’a amené à réfléchir sur la rigueur dans les faits.Quand tu te trompais.» commence-t-il en insinuant que le droit à l’erreur était pratiquement nul dans un tel contexte.«J’ai aussi appris une leçon d’humilité», ajoute-t-il.Une enquête sur les habitudes des lecteurs avait dévoilé qu’une partie des gens commençaient la lecture de leur journal «à l’envers», par la nécrologie.«Comme journaliste, on a souvent l’impression que ce qu’on fait est donc important.Mais cette étude a démontré qu’on n’est jamais plus important que son produit, que son journal», analyse-t-il.Cette leçon aura inspiré le gestionnaire dans le reste de sa carrière.«Il vaut toujours mieux vérifier ce que les gens pensent de votre produit, savoir pourquoi ils le consomment.Ça m’a beaucoup servi après en télévision.Il faut aller sonder les gens et s’assurer qu’on répond aux besoins de notre clientèle», formule Raynald Brière.L’homme de 59 ans se souvient du Nouvelliste comme d’«un bon journal, proche de son monde.Une école incroyable».* «Le Nouvelliste avait un grand impact auprès des lecteurs, un grand taux de pénétration.C'est 1 un journal de ] proximité.» S90 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE LOUISE PLANTE Rome! MARC ROCHETTE Mémoire d’une Latuquoise Tout journaliste rêve d'accoler son nom à celui d'une grande capitale en début de texte.L'international, c'est la consécration, la preuve qu'on peut jouer dans la cour des grands même si on travaille dans un journal dit «régional».Je me souviendrai toujours du jour où mon directeur de l'information m'a demandé sur le ton de la blague si je savais dans quelle direction se trouvait l'Italie?C'est sans hésitation que j'ai pointé l'est.Le Nouvelliste m'y déléguait en 1992 pour couvrir la béatification du père Frédéric.Ma mission (si je l'acceptais) consisterait à suivre le groupe de pèlerins de la Mauricie, rapporter leurs faits et gestes, la cérémonie elle-même, la visite de Rome et d'As-sise.Je devais aussi, à deux reprises, entrer en contact avec CHLN, pour l'émission du matin, ce qui s'est avéré l'aspect le plus délicat du voyage, compte tenu de l'état de la téléphonie italienne et de l'unilinguisme des téléphonistes.Tout s'est bien passé, si on excepte mon ordinateur qui a sauté le premier jour.C'est donc «à la mitaine» que furent écrits mes textes quotidiens ensuite dictés au téléphone, en plein milieu de la nuit, en priant pour qu'il reste au moins une ligne téléphonique avec l'Amérique, ce qui fut toujours le cas.Un coup de pouce du père Frédéric sans doute.* «Dans la liste des 14 étudiantes qui sont tombées sous les balles d’un tireur fou, mercredi soir, à l’école Polytechnique de l’Université de Montréal, on y retrouvait le nom de Mlle Annie Saint-Arneault, 23 ans, originaire de La Tuque.» Ce «lead» de mon texte de Une du 8 décembre 1989 constitue l’un des faits marquants de mon séjour journalistique dans ma ville natale, soit celle de Félix Leclerc, ce célèbre poète que j’avais d’ailleurs eu le privilège de rencontrer chez lui, à l’île d’Orléans, deux ans avant son décès.Quand j’ai su qu’une Latuquoise faisait partie des victimes, je voyais déjà la tâche qui m’attendait, au lendemain de la tue- rie.Non seulement suis-je loin d’être versé dans le style «faits divers», mais j’ai un malaise éthique à déranger les endeuillés pour leur faire dire ce que l’on sait déjà: ils souffrent de tristesse.Encore pire quand ce sont des gens que l’on croise à l’épicerie du coin.Le jour de la publication, Annie Saint-Arneault, qui s’apprêtait à compléter son cours en génie mécanique, devait se rendre à Jonquière pour y rencontrer les dirigeants de l’entreprise Alcan en vue d’un poste qui lui aurait probablement été offert à la fin de ses études.Le destin en aura voulu autrement.Et j’étais à La Tuque ce jour-là, parmi les siens.* rnÊmm ma GINETTE GAGNON Une enquête inoubliable ISABELLE LEGARE C’est ce soir-là Début des années 80.La police de Trois-Rivières est ébranlée par le scandale.Le sergent détective Denis Leclerc est condamné au pénitencier pour tentative de meurtre.Ça ne tourne pas rond à la Sécurité publique.Il est clair que l’incurie y règne en maître.Jeune journaliste, je me retrouve plongée dans la marmite en ébullition.Survient alors le plus gros hold-up de l’histoire criminelle de Trois-Rivières.Le vol d’un camion de l’Alliance blindée.La police de Trois-Rivières dispose lamentablement de l’affaire et témoigne d’un haut STÉPHAN FRAPPIER niveau d’incompétence au service des enquêtes.Le Nouvelliste en fait ses gros titres.Le juge Roger-Laroche s’en mêle en laissant entendre lui aussi, du poids de son autorité, qu’il y a anguille sous roche à la police locale.On commence à parler de la tenue d’une enquête publique.Dans le même temps, j’écris à Denis Leclerc, écroué à Saint-Vincent-de-Paul, qui m’envoie une lettre explosive dans laquelle il se dit prêt à vider son sac devant la Commission de police.J’aurai plusieurs entretiens avec lui à la pri- son qui m’en apprennent long sur les dessous de la police.Gros titres encore là.Il y a de la tension dans l’air.Le maire Gilles Beaudoin conclut qu’il faut faire le ménage et réclame courageusement l’aide de la Commission de police.Trois-Rivières vivra un électrochoc durant des semaines en prenant connaissance du cancer qui ronge sa police.L’enquête, présidée par le juge Denys Dionne, en 1982, est retentissante et fait l’objet d’une large couverture médiatique provinciale.L’état-major de la police sera finalement décapité et le service complètement rebâti sur des bases professionnelles.L’enquête aura été tapageuse, mais elle aura contribué à vider l’abcès et à donner à Trois-Rivières une sécurité publique digne de ce nom.* Une date mémorable dans ma carrière de journaliste: le mardi 27 août 1991.C’est ce soir-là où, en roulant sur un pont Laviolette se balançant au gré du vent (du moins, c’est l’impression que j’avais au volant de ma petite Mazda 323), j’ai développé une peur chronique des hauteurs.C’est ce soir-là où, en prenant la route de Notre-Dame-de-Pierreville seulement illuminée d’éclairs spectaculaires, j’ai appris à contourner des véhicules d’urgence, des arbres, des poteaux et des fils électriques tombés sur la chaussée.C’est ce soir-là où, toujours sur la route obscure longeant la rivière Saint-François, j’ai fait l’expérience de l’aquaplanage sur un régiment de crapauds écrasés ou en train de fuir.de fuir quoi au juste?C’est ce soir-là où, en faisant une entrevue à la chandelle avec des gens qui avaient aperçu un chalet être propulsé dans les airs, que j’ai compris pourquoi des collègues avec une expérience certaine prenaient plaisir à se moquer gentiment du diplôme universitaire que je venais tout juste d’obtenir.En effet, c’est ce soir de violente tempête et durant les jours qui suivirent, alors que j’ai eu à parcourir le village de Maskinongé également dévasté par une tornade, que le métier de journaliste m’a rattrapée de plein fouet.Un métier où, dans un même événement, se mêlent parfois la peur, l’excitation mais, surtout, le sentiment privilégié de rencontrer des gens courageux et déterminés quand le vent souffle trop fort.* La fierté de chez nous Le métier de journaliste est rempli de précieux souvenirs, de moments privilégiés qui nous font apprécier ce travail un peu plus chaque jour.Un fait divers de «senteux de pieds» par ci, une émouvante entrevue avec Marie-Élaine Thibert par là.Ce n’est pas le choix qui manque.Mais en y pensant bien, l’événement qui a éveillé le plus d’émotions en moi est assurément le jour où Éric Bédard a gagné sa première médaille olympique, en 1998, aux Jeux de Nagano.Ça se passait chez Meubles Jacob, à Sainte-Thècle, à cinq heures du matin.Tout le monde avait les yeux petits.Mais ceux-ci se sont ouverts rapidement quand le héros local a contre toute attente pris le troisième rang sur 1000m.Quels beaux moments de voir ces citoyens, réunis parmi les télés, les divans et les bibliothèques à vendre, crier leur joie en regardant leur Éric à eux devenir le premier médaillé de l’histoire sportive mauricienne.Moi-même, je me suis senti privilégié.Même sentiment lors du concert Desjardins symphonique présenté le 13 octobre 2004 au Centre Pierre-Charbonneau de Montréal.D’entendre toutes ces magnifiques chansons de Richard Desjardins apprêtées à la sauce symphonique d’un chef bien de chez nous, Gilles Bellemare, avait quelque chose de féerique.Un autre grand moment de fierté pour notre région.Dire que cet événement aurait pu être présenté dans notre propre cour si certaines personnes avaient fait preuve d’un peu plus d’audace.Comme quoi il n’y a rien de parfait, même pas dans le merveilleux monde du journalisme.* -y fa ¦¦ MARCELAUBRY Une cure de Jouvence Quand je pense à une action significative réalisée depuis mes débuts au Nouvelliste, il me vient immanquablement à l’esprit lesgestesposés sous l’administration de l’ancien maire (1970-1990) de Trois-Rivières, Gilles Beaudoin, durant la période où j’y assumais la couverture des affaires municipales.Sous la gouverne de cet homme de vision, la Ville de Trois-Rivières a procédé à un important programme de rénovation de façades au centre-ville qui a donné le ton à l’actuelle rue des Forges.Sous sa direction également, Trois- Rivières a mené à terme un projet d’acquisition d’immeubles qui a notamment permis la construction du centre de congrès jumelé à l’hôtel Delta.Un actif dont la région triflu-vienne pourrait difficilement se passer maintenant.Enfin, M.Beaudoin a piloté toutes les démarches qui ont rendu possible la réalisation par le gouvernement fédéral du parc portuaire, cette magnifique aire de promenade qui fait aujourd’hui de Trois-Rivières l’une des rares villes au Québec à présenter une fenêtre grande ouverte sur le fleuve Saint-Laurent, et ce, pour le plaisir des Trifluviens et des visiteurs.* LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S91 CLAUDE SAVARY Une histoire de juge LINDA CORBO Souvenir de Gérald Godin La carrière du chroniqueur judiciaire est souvent jalonnée de surprises.Mais aucune n’égalera celle du procès de Tracy Thébege, une jeune femme reconnue coupable du meurtre de son ex-conjoint en décembre 1995.Non pas pour le procès lui-même mais pour les paroles désobligeantes du juge Jean Bienvenue sur la violence des femmes et sur les Juifs des camps de concentration.Irrité par le résultat des délibérations des jurés, le magistrat de carrière avait carrément dérapé.Un deuxième procès fut d’ailleurs ordonné.La publication de ses propos dans nos pages a fait le tour du Canada et a soulevé l’indignation générale.Jean Bienvenue a dû comparaître devant le Conseil de la magistrature pour répondre de ses actes.Il a finalement remis sa démission.Je connaissais bien le juge Bienvenue et il m’arrivait d’aller discuter dans son bureau lors de ses passages à Trois-Rivières.Mais lorsqu’il m’a demandé, à titre de témoin, de parler en sa faveur devant le Conseil de la magistrature, je n’ai pu que répéter les faits dont j’avais eu connaissance au cours de ce procès.Une affaire vraiment mémorable que celle-là.* Septembre 1994, dans la foulée d’une série de grandes entrevues avec des gens qui ont marqué la région, je me rends à Montréal, dans le petit appartement où se pointe le député et poète Gérald Godin en fauteuil roulant, amaigri par la maladie, le débit lent, mais l’oeil brillant et vif.La santé est en train de lui faire ses adieux mais dans son discours se glisse une telle fureur de vivre.Il parle de poésie, de politique, de retours toujours possibles, glisse quelques mots doux à l’intention de sa mère, puis de sa Pauline (Julien) qui surveille l’entrevue de près.Je n’ai rien vu de la route lors de mon retour à Trois-Rivières.L’entrevue m’avait remuée, me laissant avec un mélange d’admiration extraordinaire pour l’homme rencontré, une tristesse certaine devant la mort qui rôde et un embarras sur la façon de rédiger le tout.Devant l’ordinateur, je suis restée un bon moment paralysée avant de trouver l’élan, la manière.Chaque mot était aussi pesé que le contexte était délicat, histoire de rapporter un portrait aussi fidèle que respectueux, consciente que ce serait sans doute le dernier.L’article est paru le 19 septembre 1994, et l’homme est décédé le 12 octobre suivant.Il y a de ces entrevues qui ne s’oublient pas.* ROYAL SAINT-ARNAUD FRANÇOIS HOUDE Voir son idole partir Je ne sais pourquoi mais quand je pense à Guy Lafleur, il me revient mes années à l’Université Laval et le moment béni de ma lecture quotidienne des activités du Canadien dans La Presse.Ce n’est pas tant le Canadien qui m’intéressait que Guy Lafleur.J’étais fasciné par Guy Lafleur.Quand, en 1988, il est revenu au jeu avec les Rangers, le sort a voulu que le camp d’entraînement débute à Trois-Rivières et que je sois affecté par Le Nouvelliste à sa couverture.Au premier match intra-équipe du camp, devant un Colisée bondé, en pre-m i è r e période, Lafleur avait filé à l’aile droite et, peu après avoir franchi la ligne bleue, avait décoché un lancer frappé que le gardien avait presque stoppé avant que la rondelle ne retombe entre ses jambières pour rouler dans le filet.Le premier but du camp.L’athlète avait manifestement ralenti mais ce qui en faisait une vedette, son inimaginable flair pour les grands moments, était intact.J’étais aux premiers rangs pour comprendre alors ce qui m’avait toujours fasciné en lui.Trois ans plus tard, mes patrons m’ont envoyé couvrir la soirée en son hommage au Colisée de Québec pour sa retraite définitive.Pendant les cérémonies, j’étais à deux pas de mon idole, sur le bord de la bande, à regarder la boucle se boucler.Toujours fasciné.Ce métier fait de bien beaux cadeaux.* GUYVEILLETTE L’heure du Étant du genre plutôt pragmatique, j’ai toujours été intrigué par le magnétisme que peut dégager un gourou devant une bande de personnes rendues un peu vulnérables par leur quête de spiritualité.En 1994, l’Ordre du temple solaire avait défrayé la manchette.L’affaire avait commencé par un suicide collectif à Morin Heights et en Suisse.Très vite, la presse québécoise avait envahi Sainte-Anne-de-la-Pérade, où se trouvait une cellule active de cette secte.Je me souviendrai toujours de cette frisquette soirée de novembre.La poussière commençait à retomber sur les tristes événements de l’OTS.J’avais pris la chance d’aller cogner à la porte de l’immense demeure sacrifice de la me d’Orvilliers, où se rassemblaient les adeptes locaux.Un type m’avait répondu.Ensemble, nous avions fait le bilan des dernières semaines.Cet homme me livrait ses impressions sans trop me regarder, le regard perdu dans l’horizon.Quand je lui avais fait remarquer qu’au moins cette histoire lugubre de suicides collectifs se retrouvait derrière nous, il avait lancé une petite phrase que je n’oublierai jamais.«Rien n’est fini», avait-il assuré, sans élever la voix.Moins de trois ans plus tard, en mars 1997, l’OTS renaissait dans l’actualité régionale.Cinq personnes périssaient dans un incendie à Saint-Casimir, dont Didier Quèze, un gentil boulanger.* MARTIN LAFRENIÈRE La vie continue Quand Jean-Pierre Courtois s’est présenté au Nouvelliste, un matin de décembre 1998, il ne se doutait pas que sa propre fille allait mettre en pratique ce qu’il demandait à la population.Ce monsieur du secteur Trois-Rivières-Ouest m’a rencontré pour parler de l’importance du don d’organes.Il avait une bonne raison pour sensibiliser les gens à signer le verso de leur carte d’assurance-maladie: Julie, sa fille aînée, souffrait d’une importante maladie du coeur.Son seul espoir de survie était d’avoir une greffe.En entrevue avec Le Nouvelliste, la jeune femme de 25 ans paraissait confiante de recevoir la greffe tant attendue.Hospitalisée à Québec depuis novembre, elle prenait soin de sa forme physique.Elle voulait être prête à subir cette importante intervention chirurgicale.Dans la nuit du 10 au 11 février 1999, la bonne nouvelle arrive après trois mois d’attente.Un coeur a été trouvé pour Julie Courtois.Quelques heures plus tard, les chirurgiens transplantent le nouveau coeur.Mais des complications surviennent à la suite de la greffe: son corps ne peut supporter la présence d’un coeur aussi solide.Elle meurt pendant la soirée du 11 février.Cette triste histoire renferme toutefois un aspect positif: les yeux et les os de Julie Courtois ont été prélevés de son corps.Elle avait signé le verso de sa carte d’assurance-maladie.* Le dernier espoir Je n’oublirai j amais son regard pétillant et plein d’espoir.Nathalie Fortin de Saint -Tite avait 18 ans, en février 1986, alors qu’elle s’est envolée pour le Mexique en compagnie de ses parents, pour y faire traiter son cancer aux poumons.C’était véritablement «le vol du dernier espoir».J’ai eu le privilège de l’accompagner là-bas à la clinique «Del Mar» dans le nord du Mexique.La jeune femme et ses parents espéraient que le séjour fort coûteux à la clinique mexicaine se traduise par une guérison.Le cancer de Nathalie avait été dia- gnostiqué incurable.Malgré cela, tous les espoirs étaient permis, la clinique «Del Mar» ayant déjà de prestigieux cas de guérisons à sa liste.Toutefois, le traitement «non chimique» à partir d’une technique allemande utilisant un produit naturel «l’amygdalin-leatri-le», était très rigoureux et très exigeant.La jeune femme n’a pas tenu le coup.Nathalie Fortin est décédée à la maison familiale en septembre 1986, à la suite de longues semaines de souffrances.Elle laisse dans ma mémoire le souvenir d’une jeune femme qui a courageusement mené le combat de sa vie.* STEVE TURCOTTE Semaine magique Ça se passait au beau milieu de l’été 2003.En pleine canicule, Simon Larose n’a eu besoin que d’une petite semaine pour devenir la nouvelle coqueluche sportive des Québécois.Les histoires de négligés qui se paient des géants, c’est du bonbon.Encore plus quand l’acteur principal est charismatique et spectaculaire, deux épithètes qui collent à la peau du tennisman.Larose avait bénéficié d’un laissez-passer pour accéder au tableau principal du Masters de tennis du Canada et dès la première soirée, il a embrasé le court central du parc Jarry en éliminant Gustavo Kuerten.Quelques heures plus tard, c’est José Acasuso qui était tombé aux mains de Larose.Puis est venu le tête-à-tête avec Monsieur André Agassi, un après-midi que je n’oublierai jamais.J’avais troqué ma place sur la galerie de presse pour un banc dans les estrades, aux côtés de François Giguère.Vivre ce moment en compagnie du premier entraîneur de Larose a été une idée de génie tellement Giguère était généreux dans ses commentaires.Évidemment, quand Larose a pris les commandes du duel lors des premières minutes, l’excitation dans le stade était palpable et Giguère était au bord de l’hystérie.Bon, Agassi a fini par redevenir.Agassi et Larose s’est incliné en deux sets mais non sans avoir procuré au Québec - et à un jeune journaliste - des émotions hors de l’ordinaire.* S92 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE ROBERT MARTIN 6 décembre 1989 LOUIS MENARD Une triste victoire Les yeux rivés au moniteur télé du Salon Michel-Bergeron, au Colisée, certains amateurs, qui assistaient à un match de hockey de l’équipe nationale du Canada contre l’URSS, constataient toute l’horreur du drame qui se jouait à l’École Polytechnique de Montréal.On était le 6 décembre 1989, et parmi ces gens une personnalité du hockey mondial, Vladislav Tretiak, qui ne mesurait pas encore toute la portée de cet événement dont on parle encore.Dans les minutes précédentes, avec l’aide du traducteur Michel Bordeleau, j’avais interviewé Tretiak.Une entrevue d’une bonne vingtaine de minutes au cours de laquelle l’ancien gardien de l’équipe nationale de l’ancienne URSS s’était montré fort sympathique, à l’image que je me faisais de ce grand bonhomme.Il avait été fort avenant, généreux dans ses réponses, souriant même.C’était à l’époque de l’ouverture des Russes sur le monde.Tretiak avait parlé de son pays, du changement de mentalité qui s’y installait, de ses gouvernants plus ouverts sur le reste du monde.A la fin de l’entrevue, j’avais, par l’entremise de Michel Bordeleau, remercié Tretiak en lui faisant remarquer que si nous avions réalisé cette entrevue cinq ans plus tôt, il n’aurait certainement pas répondu à certaines de mes questions.Lorsque Michel lui a fait la traduction, Tretiak s’était mis à rire.Je me demandais quelle imbécillité j’avais bien pu dire.Il m’a répondu de cette façon: «Il y a cinq ans, tu n’aurais même pas posé ce genre de questions!» J’était plutôt rassuré de sa réaction.J’ai donc deux bonnes raisons de me souvenir de cette soirée.* Été 1984, j’amorce à peine ma carrière au Nouvelliste.Coïncidence heureuse, c’était l’année du Championnat canadien à Trois-Rivières.Jean Hamelin, l’entraîneur des Aigles, avait soigneusement préparé son équipe pour qu’elle soit en mesure de faire plus que de la figuration en tant qu’équipe hôte de la compétition, notamment en misant sur un heureux mélange de recrues talentueuses (Danny Després, Gilles Bergeron, Mario Giguère) et de vétérans aguerris (Marc Gervais, Alain Noël.Patrice Gervais et Jean Dallaire).À la fin du mois d’août, dans un stade fébrile, les locaux ont amorcé la compétition sur les chapeaux de roue.La foule a répondu avec enthousiasme et plus la compétition progressait, plus elle se faisait présente.Les amateurs ressentaient une fierté particulière à s’associer à une équipe de la place qui devait se frotter à des équipes d’étoiles de toutes les autres régions du Canada.En finale, contre les représentants de l’Ouest qui leur avaient servi une correction plus tôt dans le tournoi, les Aigles ont pu bénéficier de l’appui inconditionnel d’un public acquis à sa cause.Quand la victoire est passée du rêve à la réalité, le stade, rempli à pleine capaci- té, a explosé.La joie, le bonheur, la fierté, la satisfaction du devoir accompli, tous ces sentiments étaient palpables dans les estrades.Dans le vestiaire, là où la fête aurait dû connaître son paroxysme, il y avait pourtant de la tristesse.Les joueurs des Aigles avaient appris, après la rencontre, qu’un des leurs, Alain Lesage, était décédé du cancer la veille.Son grand ami André Lambert, qui patrouillait le champ droit et qui s’était défoncé durant la compétition en pensant à lui, pleurait à chaudes larmes devant son casier.Le contraste était frappant avec ce qui se passait à l’extérieur du vestiaire.Si je n’avais pas été journaliste ce jour-là, je n’aurais pas eu l’occasion de vivre cette expérience bouleversante et de réaliser que l’homme a beau courir après la victoire, c’est la vie, et avec elle la mort, qui finit toujours par gagner.• SERGE L’HEUREUX Le pape sous la pluie Nous étions une vingtaine de photographes, sous la pluie battante, à attendre l’arrivée du pape Jean-Paul II à la gare de Trois-Rivières, ce lundi 10 novembre 1984.Devant nous les dignitaires de l’époque, dont le maire Gilles Beaudoin et l’évêque du diocèse de Trois-Rivières, Mgr Laurent Noël, attendaient eux aussi l’arrivée du train papal alors que, sur les toits et partout autour, des policiers en arme surveillaient le moindre mouvement suspect, y compris celui des photographes de presse, confinés dans un enclos d’où il était interdit de sortir, sous peine de se prendre une balle dans l’objectif.J’y étais moi aussi à titre de photographe pour Le Nouvelliste qui, pour l’occasion et vu l’ampleur de l’événement, avait recruté du personnel supplémentaire pour compléter l’équipe habituelle.Il pleuvait, donc, et nous attendions ce fameux train, en retard bien évidemment.Quand la locomotive s’est pointée à la gare, tout s’est déroulé très vite, trop vite.Jean-Paul II s’est arrêté quelques instants pour serrer la main des dignitaires avant de s’engouffrer dans la «pape-mobile» qui devait l’amener au sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.Nous l’avons à peine aperçu quelques secondes entre les épaules des invités qui nous tournaient le dos! J’étais affreusement déçu de mes photos, même si une ou deux s’est retrouvée dans l’édition du lendemain.J’ignore ce que sont devenus ces négatifs, mais mon souvenir de cet après-midi pluvieux reste encore bien vivant.* ÉRIC LANGEVIN Quelques minutes de trop ANDRÉ MERCIER La tragédie des pèlerins Jamais je n’aurais pu penser que ce qu’était en train de me raconter le photographe Sylvain Mayer était vrai : un homme refusé à l’urgence de l’hôpital de Shawinigan est mort dans son transport en ambulance vers l’hôpital de Trois-Rivières.Pourtant, ce qu’avait entendu le photographe sur son balayeur d’ondes allait s’avérer juste.Je ne connais pas la famille de cet homme, Claude Dufresne.Mais j’ai l’impression d’avoir pris part, avec eux, à dénoncer une erreur de notre système de santé.Le 19 juin 2002, Claude Dufresne fait un arrêt cardiaque à quelques pas du Centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie.Alors que l’urgence connaît des difficultés de couverture médicale, les autorités avaient pris la décision de détourner les ambulances vers Trois-Rivières à partir de minuit.Pour Claude Dufresne, cette décision a été fatale.Un médecin, Linda Cloutier, a dit non quand la réceptionniste des ambulances lui a demandé si on pouvait conduire le patient à cet endroit.Il était à peine passé minuit.Journaliste dans le secteur de la santé depuis tout juste un an, jamais je n’aurais cm que cette histoire révélée par Le Nouvelliste, et reprise par tous les médias au Québec, allait avoir autant de répercussions : l’Assemblée nationale a profité de l’affaire Dufresne pour contraindre par la loi les médecins à pratiquer dans les urgences, la doc-teure Cloutier a été réprimandée par le Comité de discipline du Collège des médecins du Québec et la famille Dufresne a poursuivi l’hôpital et son médecin.Depuis, plus aucune urgence au Québec ne peut restreindre ses heures d’ouverture.* L’expérience la plus marquante fut sans contredit cette horrible tragédie routière, survenue le 16 juillet 1993 près de Lac-Bouchette, où 19 personnes avaient perdu la vie.Ils étaient 17 pèlerins, de la région de Verchères, revenant d’un court séjour à l’Ermitage du Lac-Bouchette.Ces personnes handicapées ou à mobilité réduite et leur chauffeur ont toutes péri calcinés après une violente collision impliquant une camionnette tirant une remorque chargée d’un réservoir d’essence.Comme les pèlerins, les deux hommes à bord de la camionnette sont morts sur le coup lors de l’impact qui a déclenché une explosion et l’incendie des deux véhicules.Sur les lieux, l’odeur de la chair brûlée et la vision de ces cadavres, empilés les uns sur les autres, tous projetés à l’avant du minibus et sur lesquels on pouvait voir des restes de fau- teuils roulants, de manchettes et de béquilles qui témoignaient de l’horreur de ces courts instants.Ce qu’il y avait de surréaliste dans cette scène, c’était surtout le silence qui y régnaient.Nous tournions autour du minibus, le photographe Alain Berthiaume et moi, saisis par l’horreur de la tragédie qui venait de se jouer.Au retour, le silence s’est maintenu à bord de notre véhicule en direction de La Tuque.Après avoir sélectionné les photos les plus représentatives de la scène et les plus respectueuses dans les circonstances et puisque l’Internet ne faisait pas encore partie de notre quotidien, j’ai dû prendre la direction de Trois-Rivières en fin d’après-midi pour y livrer les photos et j’ai rédigé mon texte dans la salle de rédaction du Nouvelliste, après un voyage qui m’aura permis de prendre un peu de recul afin de traduire en mots ce que j’avais vu.* BRIGITTE TRAHAN Un drame inutile Comme journaliste, j’ai eu le privilège de faire du vol acrobatique avec les Snowbirds, l’escadron de démonstration des FAC.J’ai également eu la chance d’interviewer l’astronaute Julie Payette.De belles et fortes émotions, certes, mais rien en comparaison du jour où mon travail m’a fait aboutir, au début des années 1990, sur la scène d’un accident impliquant deux jeunes garçons.C’était un bel après-midi d’été ensoleillé et tranquille.Le balayeur d’ondes à côté de moi s’affole soudain.Les répartiteurs demandent aux secouristes de se rendre à l’ébénisterie Leclerc de Trois-Rivières-Ouest.En l’absence du propriétaire, deux garçons d’environ 12 ans s’étaient faufilés sans permission pour aller jouer avec des allumettes dans la cour de l’entreprise.Une cour bien clôturée mais remplie de produits volatils et explosifs qui ne font pas bon ménage avec le feu.Le pire venait d’arriver.Un des garçons est mort sur le coup.Je suis certaine que jamais de ma vie je n’entendrai quelque chose d’aussi horrible que les cris de douleur poussés par sa mère en arrivant sur les lieux.Quant à l’autre garçon, il avait trouvé la force de chercher du secours chez des voisins, le corps horriblement brûlé.Ébranlée par ces visions atroces d’un drame inutile, j’ai eu peine à trouver la force d’écrire ma nouvelle, ce soir-là.* LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S93 MARTIN FRANCOEUR Dans un enfer de glace Travailler comme journaliste aux faits divers, la fin de semaine, réserve souvent bien des surprises et, quelquefois même, de grandes expériences humaines et professionnelles.Tard un vendredi soir de janvier 1998, c’était peut-être même déjà samedi, j’étais attablé avec quelques collègues dans un bistro de Trois-Rivières.Le cellulaire sonne et c’est notre photographe à Shawinigan, Sylvain Mayer, qui m’appelle.Il m’informe qu’il y a beaucoup de mouvement dans un entrepôt du boulevard Royal, que personne ou à peu près n’avait jamais vu ouvrir.Je m’y rends et je constate qu’on est en train de sortir de cet entrepôt fédéral pas moins de 4000 lits de camp qu’on s’apprête à envoyer à Longueuil, Drummondville et Montréal.À ce moment-là, ces trois villes étaient presque totalement plongées dans le noir.Le verglas avait fait des siennes.La Mauricie, épargnée, devenait soudainement une région qui prêtait main-forte à ses voisines sinistrées.En pleine nuit, je réveille mon patron pour qu’il nous autorise, Sylvain et moi, à suivre le convoi pour aller voir à quoi ressemble la dévastation.Après avoir visité la base militaire de Longue-Pointe à l’aube, on a pu se rendre à Saint-Bruno, où on est tombé sur des monteurs d’Hydro de Trois-Rivières qui étaient en pause dans un centre d’entretien de la très occupée société d’Etat.Un d’eux s’appelait Jean-Paul Pépin.Sept ans plus tard, en janvier 2005, il a été un des deux premiers témoins des explosions de Pointe-du-Lac.À Saint-Jean-sur-Richelieu, nous marchions dans les rues impraticables quand on a vu un début d’incendie.Pas un seul policier, pas un seul pompier.Il nous a fallu les appeler.Sylvain a pris des photos saisissantes.Je me souviens d’avoir passé plus de 56 heures sans dormir et je me souviens aussi que çane m’avait pas dérangé.Raconter tout ce qu’on avait vu, cette journée-là, était impossible.Les mots manquaient.Les images sont restées.Un enfer de glace, avait-on titré à l’époque.Je crois que ces mots n’étaient pas trop forts.* MARIE-JOSÉE MONTMINY Un fait divers peu banal 23 février 2001.Je roule sur la route 157, en direction du bureau de Shawinigan, où je travaille.À Notre-Dame-du-Mont-Carmel, j’aperçois à gauche ce qui semble être la fin d’un incendie.Des véhicules d’uigence sont encore sur place, mais on ne voit plus ni flammes ni fumée.Par conscience professionnelle, je saisis mon téléphone cellulaire et laisse un message sur la boîte vocale du photographe Sylvain Mayer, pour m’assurer qu’il avait su qu’il y avait eu un feu à cet endroit.Habituellement peu concernée par les faits divers je me trouvais quand même «bonne» d’avoir pensé à appeler le photographe.J’ignorais à ce moment que Sylvain savait qu’il y avait eu un incendie dans cette maison et qu’il s’y était bel et bien rendu.J’ignorais encore plus qu’il s’agissait de la maison dans laquelle demeu- raient sa belle-soeur enceinte et le conjoint de celle-ci.J’ignorais surtout que le couple n’avait pas pu échapper aux flammes.Dans la journée, mes patrons m’ont demandé d’interviewer Sylvain pour qu’il nous raconte comment il avait vécu l’expérience.Souvent, dans mon travail, je me laisse émouvoir par les histoire des gens.Sensible, je me mets à leur place.Discrète, j’ai toujours détesté déranger dans des moments peu appropriés.Cette fois, en plus, il s’agissait de Sylvain, un collègue très cher.J’étais triste, touchée par le drame que vivait sa famille, et surtout, la dernière chose que je voulais était l’interviewer.J’avais seulement envie de m’excuser de lui poser toutes ces questions sur un événement qu’il devait lui-même assimiler, et dans un moment où on avait besoin de lui ailleurs.* NANCY MASSICOTTE ROLAND PAILLÉ Mon idole.et Gens d’ici Pas encore 20 ans au Nouvelliste, et des expériences, j’en ai eues des exceptionnelles.Des rêves qui se réalisent, même.Le plus époustouflant, c’est quand j’ai pu rencontrer, grâce à la complicité d’une représentante de Warner Bros., mon idole, Rod Stewart, le 25 novembre 1988.C’était avant qu’il monte sur la scène de l’ancien Forum de Montréal.En trois minutes, il avait une dizaines de personnes à saluer: des gens qui avaient gagné le concours d’une station de radio du genre «Rencontrez la star en coulisses.» une handicapée couchée sur un lit qu’il était content de revoir - ça m’a beaucoup touché -, et bibi.Pour m’introduire, j’avais apporté une photo que j’avais faite de lui dans le cadre d’un cours de photographie alors que j’étudiais en journalisme.Il a été vraiment surpris et m’a demandé comment j’avais fait mon coup.Après l’explication, le temps pressait, car il devait voir les autres personnes avant d’aller prendre place pour le début du spectacle.Et il ne restait qu’une minute et demie.Il a voulu me remettre la photo, mais je lui ai dit que je la lui offrais.Il était très content.(J’espère qu’il l’a encore.) Mais depuis trois ans, la chronique Gens d’ici me procure un fun quotidien.J’aime rencontrer les gens, les observer et noter des anecdotes cocasses, humoristiques, qui déclenchent un sourire aux lecteurs.Et quand je les revois et qu’ils me disent: «Roland, maudit que j’en ai entendu parler», j’en ris aux larmes.* PAULE VERMOT-DESROCHES Dire au revoir à un ami À l’été 2002, alors que je n’étais encore qu’une jeune stagiaire au Nouvelliste, je faisais la rencontre d’un grand homme lors des JMJ à Toronto.Et je ne parle pas du pape Jean-Paul II, mais bien de l’abbé Roland Leclerc, avec qui j’ai pu collaborer à plusieurs reprises pour mes reportages sur cet événement majeur.A notre retour de Toronto, nous avions gardé contact et développé une certaine amitié.Le 20 novembre 2003, l’abbé Leclerc était porté disparu.Sa voiture était repêchée des eaux du lac en Croix.Vingt-quatre heures plus tard, Roland Leclerc était retrouvé sans vie au fond du lac.Rarement aura-t-on vu un décès soulever autant de sympathies et de solidarité dans la région.Partout, les gens se sont sentis concernés par la mort de cet homme, qui avait compris que le message catholique dépassait largement les murs des églises.Durant les jours qui ont suivi, j’ai eu à relever un grand défi: celui de couvrir la mort et les funérailles de mon ami.Pas de larmes, ce n’était pas le moment.Mais une vision réconfortante que celle des milliers de personnes défilant devant son cercueil exposé au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.Des messages réconfortants que ces dizaines de lettres publiées dans nos pages durant plusieurs jours.Des personnalités de partout étaient venues lui dire au revoir.Plus de 3000 personnes avaient pris place au Sanctuaire, quitte à rester debout au fond de l’église.Les funérailles de l’abbé Leclerc avaient été retransmises en direct sur les ondes de RDI.Le Québec entier était tout aussi solidaire de sa famille, de ses paroissiens et de ses proches.Mon ami a eu droit à des funérailles grandioses, dignes de lui.* at MARIE-EVE LAFONTAINE Un drame inconcevable 14 janvier 2005.Il est trois heures trente du matin, le téléphone sonne.Mon boss est au bout du fil: «Il faut que tu ailles à Pointe-du-Lac, le village est en train d’exploser!» Toute endormie, j’affronte le temps glacial en me demandant si mon patron n’a pas trop écouté de films catastrophes.Mais en arrivant sur les lieux, l’ampleur du drame est incontestable.Même le photographe Sylvain Mayer, qui en a vu bien d’autres, est ébranlé puisqu’une maison lui a presque explosé à la figure.Des flammes fendent le ciel de toutes parts, des évacués pleurent dans des autobus et des gens cherchent leurs proches.Les pompiers sont partout.Les sirènes retentissent et la lueur des gyrophares semble bien faible à côté de la fureur des incendies.Des rameurs circulent que d’autres bâtiments pourraient exploser.Des barrières sont érigées pour éloigner les curieux.Un imprudent s’allume une cigarette malgré que des témoins disent déjà que le gaz est à l’origine de la catastrophe.Parmi ce chaos, j’essaie de saisir le flot d’informations qui coule de toutes parts.J’essaie de connaître les faits, de bien traduire les émotions qui émanent de ce drame inconcevable.Et comme c’est presque toujours le cas, les gens m’aident.Ils m’ouvrent leurs portes et malgré la peur et la tension qu’ils ressentent, ils me confient ce qu’ils ont vécu.Ils me font confiance même si j’étais une parfaite inconnue il y a une minute à peine.Comme toujours, je me sens privilégiée de pouvoir écouter et transmettre les histoires de ces personnes qui ont dû puiser au fond d’eux-mêmes courage et ténacité pour affronter un événement aussi tragique.Et encore une fois, le meilleur de l’homme jaillit de l’horreur: sauvetages héroïques, solidarité, espoir.Il n’y a pas que des histoires tristes à écrire sur cet incendie.* L’église Dans la nuit du 22 décembre 2001, trois jours avant Noël, le célèbre clocher de l’église de Bécancour a cessé de briller à tout jamais.Sous le regard ahuri des citoyens, un incendie a complètement détruit l’église de La-Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie, érigée en 1892.Avec une violence sans pareille, les flammes ont dévasté en moins de deux heures la vieille église, sans pitié pour sa valeur architecturale.Jamais je n’oublierai les visages en pleurs des paroissiens, leur désolation et leur incompréhension devant cet autre coup du destin.Jamais je ne pourrai chasser de ma mémoire l’air abattu des pompiers qui n’avaient pu sauver le joyau de la paroisse.Jamais je ne pourrai me sortir de la tête ces prières marmonnées par les croyants, ne sachant s’ils devaient maudire Dieu ou lui demander pardon.Cette nuit-là, j’ai vu dans le regard des gens que Bécancour venait de perdre une partie de son âme.Parce que ce patelin est également le mien, j’ai ensuite assisté impuissante aux déchirements d’une population concernant la reconstruction de l’église.En bout de ligne, il n’y a pas eu de gagnants, seulement des perdants.C’est l’argent seul qui a tranché.L’église a été remplacée par une salle froide, moderne, multifonctionnelle.Aujourd’hui, de ce fier passé, il ne reste que la croix et une cloche qui, grâce aux mains expertes d’un artisan de la place Marcel Cassan, ont eu droit à une seconde vie.* S94 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE Depuis un certain jeudi Jean-Marc Beaudoin LeNouvelliste C% était un jeudi de mai ' 1968.En plein milieu de semaine.J’aurais préféré commencer le lundi suivant, mais il y avait urgence.Le Nouvelliste manquait de journalistes.J’ai comme ça, même si j’étais plus jeune, pu revendiquer durant toute sa carrière chez nous, une ancienneté de cinq jours sur celui qui allait être pendant plus d’un quart de siècle mon plus vieux compagnon de travail, Jean-Paul Arseneault.Sans le savoir et sans même y songer, nous allions constituer le fer de lance d’une nouvelle ère du Nouvelliste.Nous étions les premiers d’une grande lignée de boomers à investir la salle de rédaction du Nouvelliste.Malgré tout, nous n’avions absolument pas à l’esprit de faire l’histoire et de révolutionner quoi que ce soit.Le Nouvelliste approchait de ses cinquante ans et avait été marqué par le passage de grands noms de la profession qui forçaient à l’humilité.Le monde ne commençait pas avec nous et surtout pas Le Nouvelliste qui jouissait d’un grand prestige parmi les journaux du Québec et dont la pénétration dans son marché était parmi les plus élevées des quotidiens du Canada.Quand quelqu’un lisait un journal, quel qu’il soit et où que ce soit, les gens de la région disaient toujours qu’il lisait son Nouvelliste.On devait cela à des gens de qualité comme Emile Jean, Raymond Dubé, Albert Plouffe, Rosario Blanchet, Paul-Émile Plouffe, Gérard DeCelles, Hervé Biron, Raymond Douville, Yvon Thériault, Gérald Godin, Hervé Biron.La liste serait encore longue et il y avait toujours en place pour nous rappeler ce grand passé d’hommes de lettres, de culture et d’esprit, de véritables monuments de la profession comme Fernand Gagnon, Sylvio Saint-Amant, Jacques Laberge, Albert Bolduc, Claude Héroux et son père Hector, et aux sports, Gaston Pépin et Claude Mongrain, qui nous racontaient les exploits des Albert Gaucher ou Armand Kid Martel.On ne pouvait se soustraire à un certain sens de l’histoire et de la continuité.On nous mettait la marche haute et la commande un peu hors de portée.Pour m’y aider, je portais avec beaucoup de fierté de belles lunettes à la monture dorée et aux verres petits et ronds qui avaient appartenu à Onésime Héroux, un homme qui avait marqué Le Nouvelliste à ses débuts et dont on parlait toujours avec beaucoup de respect.J’en étais fier et tout en me procurant un air d’intellectuel, j’avais ainsi l’impression avec ces lunettes de bénéficier d’une osmose secrète.et de pouvoir compenser un peu mes fortes lacunes de débutant.Le monde ne commençait pas Le monde ne commençait pas avec nous, mais il allait se transformer: 1968, c'était une année de grande effervescence dans le monde et le Québeccherchait à se raccrocher à la tendance mondiale.avec nous, mais il allait se transformer.1968, c’était une année de grande effervescence dans le monde et le Québec cherchait à se raccrocher à la tendance mondiale.Il y avait partout des mouvements de libération nationale, mais aussi de libération tout court, dans tout.La région, Mauricie et Centre-du-Québec, n’y échappait pas.Il fallait faire de la place aux boomers, partout.On créa l’Université du Québec et on fonda sa constituante de Trois-Rivières, on inventa les polyvalentes et les cégeps.Le marché du travail explosait, poussé par la force du nombre.Il fallait agrandir les villes pour faire de la place à ces nouveaux venus sur le marché du travail.Il y avait croissance partout, ce qui provoqua une fulgurante montée de l’économie.Ce qui aida nos maigres salaires qui passèrent de ceux de la vocation à ceux de la bourgeoisie.Il y avait aussi changement dans les mentalités.La société, jusque-là plutôt frileuse et repliée sur elle-même, devenait ouverte et sociale-démocrate.Les lois sociales se multipliaient.Il y avait partout de la contestation, partout des conflits, de travail ou autres, partout des revendications pour obtenir de nouveaux droits, de nouvelles conditions de travail et un nouvel ordre de vie.On descendait dans la rue au moindre non, au moindre peut-être.On était comme journaliste atteint et emporté par cette grande fièvre de société dont on rendait compte dans sa quotidienneté, avec une émotion pas toujours contenue, mais peu importe.C’était dans le ton.Le Nouvelliste a alors connu une forte croissance, profitant de la multiplication des ménages, donc du nombre de portes où laisser un journal, mais aussi du boum commercial sans précédent qui générait des revenus publicitaires considérables.Les vaches grasses.En quelques années, la salle de rédaction du Nouvelliste a compté plus de journalistes qu’elle n’en avait jamais eus.Elle était même, et de loin, la plus importante salle de rédaction des journaux régionaux du Québec et même plus grosse que celle de certains journaux nationaux, comme Le Devoir.C’est toujours vrai.Pour un jeune journaliste, cet éclatement généralisé ne pouvait qu’être enthousiasmant et nourrir tous les appétits que peut entretenir un jeune loup.C’était Jean-Marc Beaudoin vrai pour moi, c’était vrai pour peut être difficile, aujourd’hui encore comme hier, de se lever le matin sans installer Le Nouvelliste, quelque part entre ses toasts et le café.86 ans, quand j’étais jeune, c’était vieux.Aujourd’hui, je n’en suis plus aussi sûr.Pas parce que j’ai vieilli.Mais parce que nous vivons plus longtemps.C’est une bonne chose.Car l’intimité qui s’installe avec le temps entre celui qui écrit et celui qui le lit dure encore plus longtemps qu’autrefois.Le plaisir, mon plaisir, se prolonge.C’est un grand stimulant.La plus grande motivation des journalistes.Car je les connais un peu.Aujourd’hui comme hier, ils n’ont pas changé d’un trait sur ce point.Ils sont toujours les mêmes.Ils n’écrivent pas pour leur patron, quelle horreur! Peu pour eux-mêmes, ça serait gênant.Non, ils le font pour le lecteur, ce complice.* tous mes autres compagnons.Les cheveux nous tombaient aux épaules, les cernes se creusaient sous les yeux, les barbes poussaient aux mentons des uns et des autres, on se débarrassait des cravates, les consoeurs abandonnaient leurs soutiens-gorges en même temps que les féministes envoyaient les leurs aux orties.LeNouvelliste était alors installé sur la me Saint-Georges.Pour épancher les états d’âme qu’on ne pouvait étaler dans les pages du journal ou devant le patron, on pouvait au choix aller se plaindre au coin de la me devant un café au restaurant Royal ou se com-plaindre à l’autre coin de rue, à l’Auberge du coin, une taverne.On devenait les martyrs du «coin».Mais de quel coin?On célébrait la vie et on la rapportait dans Le Nouvelliste avec l’ardeur de la passion.Oui, nous étions de tous les combats de la société et nous étions là pour en rendre compte.Et le lectorat du Nouvelliste, qui explosait, en redemandait.Raconter la vie régionale, c’était une chose.Mais le journal est toujours allé un peu plus loin.Il a toujours voulu être associé aux grandes campagnes pour obtenir une université, pour développer le réseau routier, pour raffermir la fierté régionale, stimuler l’entrepreneuriat.Il n’a jamais négligé de faire corps avec les forces du milieu.Il en a même souvent été la bougie d’allumage.C’est pour cela sans doute qu’il Ou célébrait la vie et ou la rapportait dans Le Nouvelliste avec l'ardeur de la passion.Oui, nous étions de tous les combats de la société et nous étions là pour en rendre compte.?, V I wrairroïïî • T , ’ E-', L’actualité depuis 1920, édition spéciale Président et éditeur: Raymond Tardif Rédacteur en chef: Alain Turcotte Coordination: Stéphan Râtelle Rédaction historique: Marie-Josée Montminy, Marie-Pierre Paquin-Boutin Recherche: Bryan Hamel Conception et montage: Kim Rompré, Kim Alarie, Cindy Levesque et Claude Dessureault Soutien technique: Daniel Lafond Le Nouvelliste tient à remercier les sociétés d’histoire qui ont contribué à enrichir cette édition spéciale, particulièrement Appartenance Mauricie et Héritage Shawinigan.Remerciements également à la Ville de Trois-Rivières et à celle de Shawinigan. LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE S95 Promouvoir et informer [Te Mnuvellisicl dien régional.rain de la Et il prend les moyens pour y par- S-3JL Honoré Dansereau (1951-1968) Paul Desmarais (1968 à aujourd’hui) Joseph-Hermann Fortier (1920-1935) À l’emploi du journal jusqu’en 1953, M.Jean s’affirme à la direction.Il n’hésite pas à promouvoir la valeur du Nouvelliste auprès de gens d’affaires des provinces anglophones et de certains États américains.Il réussit à leur vendre l’idée que le marché francophone commercial ne se limite pas à Montréal et que Le Nouvelliste a le potentiel d’être un média de publicité nationale.Les affaires vont suffisamment bon train pour justifier de déménager les bureaux du quotidien dans des locaux dignes de ce nom.À compter de 1924, Le Nouvelliste loge dans une bâtisse appartenant à la Cité des Trois-Rivières.Cette bâtisse abrite aussi la manufacture de chemises Lampron, rue Sainte-Marguerite.Quinze ans après sa fondation, Le Nouvelliste est acquis par Jacob Nichol.Celui-ci se transforme d’un coup en véritable magnat de la presse.Le fondateur de La Tribune détient Le Soleil et L’Evénement de Québec.Avec l’acquisition du Nouvelliste, M.Nichol contrôle la presse écrite francophone à l’extérieur de Montréal.Jacob Nichol fait figure de sauveur quand il devient le grand patron du Nouvelliste.La crise économique de l’époque n’épargne pas la Mauricie.La situation financière du quotidien est telle qu’elle aurait pu entraîner sa fermeture.Mais en 1940, Le Nouvelliste célèbre ses 20 ans.Quelque 77 personnes y tra- vaillent, dont 14 sont à l’emploi de la Jacob Nichol (1935-1951) Le Nouvelliste s'est installé dans les locaux de la rue Bellefeuille en 1989.Le Nouvelliste a vu le jour sur la rue du Platon en 1920.Le journal a par la suite occupé des locaux de l’édifice Lampron (aux Cinq coins), de 1924 à 1954.Le journal a ensuite eu pignon sur rue jusqu’en 1989 sur la rue Saint-Georges.station de radio CHLN, un service mis sur pied par le quotidien.En septembre 1951, le journal passe aux mains d’Honoré Dansereau.L’annonce de cette transaction secoue la cité triflu-vienne.Comment un entrepreneur en construction, de Ville Mont-Royal, peut bien s’intéresser à un média d’information?Honoré Dansereau n’est pas qu’un pro du marteau.Il est aussi un homme d’affaires qui flaire le fort potentiel de rentabilité du quotidien.M.Dansereau arrive donc à Trois-Rivières avec l’idée de faire du Nouvelliste un véritable quoti- venir.M.Dansereau annonce et réalise la construction d’un édifice moderne, rue Saint-Georges.Toute l’équipe du Nouvelliste s’y installe au printemps 1954 avec l’objectif de doubler le tirage qui est de 24 803 exemplaires.À la mort d’Honoré Dansereau, son fils Pierre prend la relève de la direction en 1959.Ce dernier quitte le journal en 1968 et le tirage est alors de 46 102 exemplaires.C’est au cours de cette même année que Le Nouvelliste est vendu à la compagnie Valeurs Trans-Canada, propriété de la famille Desmarais.L’entreprise achète un vaste ter- rue Bellefeuille.L’idée d’y ériger un nouveau siège social est déjà dans la tête des dirigeants.Cette idée devient réalité en 1989.Le Nouvelliste s’installe rue Bellefeuille.La bâtisse offre une superficie de 27 000 pieds carrés et rassemble tous les services du quotidien régional.Dix-sept ans plus tard, Le Nouvelliste occupe toujours ces locaux.Membre du groupe de presse Gesca, dont font partie La Tribune, Le Soleil, La Voix de l’Est (Granby), Le Droit (Gatineau), Le Quotidien (Saguenay) et La Presse (Montréal), Le Nouvelliste emploie quelque 140 personnes.•• Martin Lafrenière Trois-Rivières En 1920, Trois-Rivières compte 22 000 habitants.Un homme d’affaires de Québec veut profiter d’un véhicule commercial pour augmenter le niveau de prospérité de ses entreprises.Joseph-Hermann Fortier décide alors que la capitale du papier doit miser sur un journal quotidien.M.Fortier est le président des magasins P.T.Légaré, spécialisés dans la vente de meubles et d’instruments aratoires.La chaîne a pignon sur rue à Trois-Rivières, à l’angle de Royale et des Forges.Selon le fondateur du Nouvelliste, ce journal a le pouvoir de devenir le grand stimulant de l’expansion économique et sociale de la région.Il doit aussi fournir de l’information aux gens d’ici, tout en étant libre de toute appartenance politique.L’idée de doter Trois-Rivières d’un quotidien n’est pas nouvelle.Le Clairon, paru et disparu en janvier 1884, et L’Ordre, qui aura survécu le temps de la distribution d’un prospectus en novembre 1896, ne laissaient présager rien de bon pour Le Nouvelliste.Mais J.-H.Fortier, qui possède l’Evénement - Journal de Québec, aura eu raison avec son aventure trifluvienne.Le 30 octobre 1920, la première édition du Nouvelliste est distribuée.Les bureaux de l’entreprise sont situés rue du Platon.L’édifice qui loge la compagnie naissante est chambranlant.Rasé par l’incendie de 1908, il est plus rafistolé que réparé.La preuve: en hiver, les quelque 10 employés du journal doivent chausser des bottes et porter un manteau pour y travailler.La gélatine des rouleaux de la presse fige à tout instant, ce qui retarde régulièrement la production du journal, dont le tirage est de quelques milliers d’exemplaires.M.Fortier mise à l’époque sur un personnage qui sera fort important dans l’histoire du journal.Fraîchement arrivé de Sherbrooke, Émile Jean est de l’équipe qui lance Le Nouvelliste.Successivement chef de la rédaction, directeur de la publicité et du tirage, il devient en 1923 le directeur-gérant de l’entreprise. S96 LE NOUVELLISTE | ÉDITION SPÉCIALE 3304993 ^ Tremblay ܧ^|E ET GERMAIN TREMBLAY, membres propriétaires depuis 16 ans NOTRE CAISSE PENSE À NOUS COMME PERSONNE Épargne.Placements.Financement.Assurances.Gestion des avoirs.Ristourne.Notre caisse pense à tout et nous offre des produits et un service vraiment pensés pour nous.C'est l'avantage d'être membres propriétaires.Ça vous intéresse?Allez vite à notre caisse rencontrer un conseiller.Vous verrez, c'est plus qu'une banque.Desjardins Les caisses de la Mauricie Conjuguer avoirs et êtres
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