Le nouvelliste, 6 février 2007, mardi 6 février 2007
TROIS-RIVIÈRES | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 WWW.CYBERPRESSE.CA 87eANNÉE | NO 82 | 750 + TAXES î,' lin V-^5 mT» «Ils veulent me sortir des ondes» Le Collège des médecins surveille Pierre Mailloux de très près G ENSOLEILLE MAX.: "13° MIN.: "23° Page 30 Si la Municipalité d’Hérouxville refuse de s’excuser en ce qui concerne sa position en matière d’accommodements raisonnables, le Congrès islamique canadien et le Forum musulman canadien entendent déposer une plainte à la Commission des droits de la personne du Québec.2-3 Le Nouvellist LEADER DE L’INFORMATION RÉGIONALE HÉROUXVILLE DOIT S’EXCUSER MOBILISATION POUR UN BAR GAI Sigama ferme ses portes Une trentaine d’emplois perdus 15 ATRAHAN Les syndiqués pas pressés de rentrer au travail 16 Semaine a "¦¦13536"00001 3 PHOTO: OLIVIER CROTEAU Plusieurs membres de la communauté gaie de Trois-Rivières et quelques sympathisants se sont déplacés à l’hôtel de ville de Trois-Rivières, hier, pour appuyer le propriétaire du Look Resto-Pub, Gaétan Ouellet.Celui-ci demande une modification de zonage pour lui permettre d’élargir les activités offertes à son établissement.En plus de la vocation resto-pub, qui ne lui permet un bar que sur dix pour cent de la superficie, il voudrait ajouter un piano-bar, des tables de billard et tenir des spectacles.Le comité consultatif d’urbanisme s'apprête à formuler une recommandation visant à ne pas autoriser le changement.> À lire en page 4 REVÊTEMENT DE BAIGNOIRE EN ACRYLIQUE et / ou MURS ADJACENTS SANS JOINT Installation par des professionnels en moins de 3 heures.Éprouvé dans des milliers de résidences et institutions.Pratique - Durable - Économique - Garantie écrite BAIN MAGIQUE ESTIMATION GRATUITE mmsm 813536000013 ACTUALITES LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 Stéphane Laporte Hérouxville est maintenant sur la map.Normalement, ça attire les étrangers.SOMMAIRE Arts et culture 28-29 Bandes dessinées 21 Économie 15 à 17 Gens d'ici 19 Horoscope 21 Loterie 18 Météo 30 Mots croisés 22 Mots mystères 20 Nécrologie 24-25 Opinions 8-9 Petites annonces 20 à 24 Sports 31 à 39 Sudoku 18 INSOLITE Des lapins géants pour contrer la famine Berlin (AP) — Un retraité allemand dit avoir été approché par la Corée du Nord qui souhaite importer les lapins géants qu’il élève pour résoudre son problème de famine.Karl Szmolinsky, un ancien chauffeur de 67 ans, a remporté le prix du plus gros lapin lors d’une récente foire agricole grâce à un spécimen de 10,5kg pour 74cm.Il élève ses «Géants allemands», des lapins gris de la taille de cockers, depuis 44 ans à Eberswalde, au nord-est de Berlin.Après sa victoire au concours agricole, il a reçu un appel téléphonique de la fédération régionale des agriculteurs.La Corée du Nord s’intéressait, semble-t-il, à ses gros lapins pour sortir ses habitants de la famine.Or, sur chaque «Géant allemand», il y a 7kg de viande à manger.«Ils sont vraiment bien pour leur problème de famine», a assuré M.Szmolinsky.» COMMENT NOUS JOINDRE?Le Nouvelliste 1920, rue Bellefeuille Trois-Rivières G9A3Y2 INFORMATION Téléphone: (819) 376-2501 Télécopieur: (819) 376-0946 lnformatlon@lenouvelllste.qaca ABONNEMENT Téléphone: (819) 376-2000 abonnement@lenouvellisteqaca PUBLICITÉ Téléphone: (819) 376-2501 Télécopieur: (819) 691-4356 PETITES ANNONCES Téléphone: (819) 378-8363 Téléphone: (819) 537-8363 vendu@lenouveMlsle.qaca DÉCÈS Téléphone: (819) 376-2323 Télécopieur: (819)376-8625 Besoin d'unrVnH çlestjaa véhicule.1 UCSüÛUl! Sans enquête de crédit wssszm-mm Des excuses ou une plainte Le Congrès islamique canadien et le Forum musulman canadien préparent une démarche contre la Municipalité Cindy Levesque cindy.levesque@lenouvelliste.qc.ca Shawinigan — Le Congrès islamique canadien et le Forum musulman canadien entendent déposer conjointement une plainte à la Commission des droits de la personne du Québec si la municipalité d’Hérouxville ne révise pas sa position en matière d’accommodements raisonnables.Le dossier de plainte, qui est en cours de préparation, ne sera utilisé que si la municipalité ne s’excuse pas.Or, jusqu’à maintenant, la demande du Congrès islamique canadien est restée sans réponse.«On a communiqué avec le maire d’Hérouxville depuis une semaine au moins et en même temps on a entrepris les démarches pour déposer la plainte», a confirmé hier le Dr Mohamad Sawan, membre du conseil d’administration du Congrès islamique canadien.Si la Municipalité persiste à ne pas donner signe de vie, les leaders musulmans iront de l’avant avec une plainte qu’ils déposeront à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec.«Si la ville recule, qu’elle s’excuse et dit qu’elle a fait du tort, tout est beau.Sinon, on est prêts à déposer la plainte dans les jours à venir, le temps que les avocats fassent leur travail», indique M.Sawan.La Fédération canado-arabe pourrait également porter plainte prochainement.Il a toutefois été impossible de joindre un représentant pour obtenir confirmation.Ni la Commission des droits de la personne du Québec ni la Commission canadienne des droits de la personne n’ont eu connaissance du dossier jusqu’à maintenant.Par ailleurs, le processus de traitement des plaintes est similaire dans les deux organismes gouvernementaux.Au Québec, la Commission des droits de la personne statue principalement dans des cas de discrimination et d’exploitation qui relèvent de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.«Lorsque quelqu’un téléphone ou se présente, on va d’abord vérifier si la plainte est recevable, c’est-à-dire si elle relève des compétences de la Commission.Si elle l’est, nous proposerons assez rapidement une médiation entre les parties, une étape qui n’est pas obligatoire.Si les parties refusent la médiation, il y aura enquête, puis décision», explique Diep Truong, directrice du service des communications.«Y a-t-il bien eu discrimination, ou pas?S’il y en a eu, on proposera des mesures de redressement à la partie mise en cause», conclut-elle.S’il y a accusation d’incitation à la haine, ou une référence à la Charte canadienne des droits et libertés, ce sera toutefois à la Commission canadienne de trancher, indique Mme Truong.» «On ne révise rien, mais on s’excuse auprès de certaines personnes» Hérouxville a adopté une résolution pour clarifier ses normes de vie PHOTO: ÈVEGUILLEMETTE EXTRAIT DE LA RÉSOLUTION 110 ¦ m «x f < \\ «Considérant qu’il n’était pas du tout dans ses intentions de partir en croisade, d’autant plus que les maladresses contenues dans ce document font, trop facilement hélas, dévier le discours en donnant prise à la caricature et au ridicule (.) il est résolu que ce conseil municipal, après analyse de la polémique qui sévit depuis plus d’une semaine, juge indispensable de redéfinir la charte dite des «normes de vie» afin de la clarifier et d’éliminer les nombreux malentendus qu’elle alimente.» (Sur la photo, le maire d’Hérouxville, Martin Périgny) Cindy Levesque cindy.levesque@lenouvelliste.qc.ca Hérouxville — Des plaintes ne feront pas reculer le conseil hérouxvillois sur la question des normes de vie, ont réitéré les élus devant leurs concitoyens hier.Le conseil a toutefois adopté sous les applaudissements une résolution demandant entre autres plus de clarté dans la formulation de cette charte.Pour André Drouin, les menaces de plaintes lancées par le Congrès islamique canadien et le Forum musulman canadien, entre autres, ne pèsent pas dans la balance.«C’est une joke», lance-t-il spontanément, en s’étonnant que les associations aient une telle intention.«S’ils me poursuivent, ils disent que je n’ai pas le droit de m’exprimer et qu’eux l’ont», analyse le conseiller.Lui-même a appris la nouvelle par les médias.La résolution adoptée hier, affirme-t-il, n’est donc pas en réaction aux possibles poursuites.«On ne revise rien, on s’excuse seulement auprès de certaines personnes qui ont dit qu’il y avait des erreurs», explique-t-il.Le maire Martin Périgny croit pour sa part que ces menaces visent seulement à faire peur aux élus, un point de vue partagé par plusieurs de ces collègues.«On ne recule pas», insiste-t-il.Le maire soutient d’ailleurs n’avoir reçu aucun avis de possibles plaintes, alors que le représentant du Congrès islamique canadien, Mohamad Sawan, affirme avoir contacté la Municipalité.«On n’a rien eu, on n’en a pas parlé», indique M.Périgny.Reste qu’Hérouxville est revenu sur ses normes de vie en adoptant à l’unanimité, et sous les applaudissements de la vingtaine de citoyens présents, une longue résolution précisant entre autres que le conseil «juge indispensable de redéfinir la charte dite des «normes de vie» afin de la clarifier».«Mais on n’a pas dit quand on allait le faire», a tenu à préciser M.Drouin après la séance.La résolution est d’ailleurs très claire sur ce point: pas question d’abandonner les normes de vie adoptées le 25 janvier malgré la polémique qu’elles soulèvent.«Il s’agissait de présenter, aux éven- tuels immigrants, nos valeurs les plus importantes, les plus fondamentales: l’égalité entre les hommes et les femmes, la tolérance, la dignité de tout être humain et la laïcité de la société québécoise», précise le texte, tout en reconnaissant que le document «a eu l’effet d’une bombe», qu’il n’a «aucune valeur légale» et que certaines formulations malhabiles font «dévier le discours en donnant prise à la caricature et au ridicule».Comme d’autres municipalités de la MRC de Mékinac, le conseil a également demandé aux gouvernements supérieurs d’agir dans le dossier des accommodements raisonnables, une position que plusieurs élus avaient prise à la suite d’une rencontre tenue jeudi dernier avec la ministre Julie Boulet.«On transfert tout, on a d’autres projets», a résumé le maire Périgny.» 3 LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 ACTUALITÉS RÉSOLUTION SUR LES «NORMES DEVIE» Unanimes.avec quelques réserves Cindy Levesque cindy.levesque@lenouvelliste.qc.ca Hérouxville — «II y a des éclairs dans la salle; il va faire mauvais», a lancé en riant le maire Périgny en pointant les médias dans la salle du conseil, hier.Tous d’accord avec le fond de la démarche, les quelque trente citoyens présents à la séance publique ne se sont pas gênés pour émettre quelques réserves au sujet des normes de vie.Le début de la séance ne laissait toutefois entrevoir aucune fébrilité.A peine quelques opinions lancées ici et là sur les fameuses normes de vie.La salle s’est toutefois rapidement divisée en deux groupes lorsqu’est venu le temps d’aborder officiellement la question: les purs et durs d’un côté et de l’autre, quelques citoyens venus exprimer aux élus leurs réserves concernant, notamment, le sondage réalisé en décembre et la maladresse de certaines formulations des normes de vie.Lise Larrivée fait partie de ceux qui croient à la nécessité du débat mais qui n’approuvent pas la méthode choisie, dont ce sondage qu’elle-même n’a jamais vu passer.Comme plusieurs autres après elle, elle a relevé que le sondage n’était pas très équilibré.«On ne pouvait dire non à aucune question.Est-ce qu’une femme peut La résolution adoptée a été accueillie favorablement.conduire.non!» ironise-t-elle.«Si on répond autre chose que oui, on a l’air d’un imbécile ou d’un raciste», analyse-t-elle, alors que d’autres citoyens et le conseiller André Drouin se sont portés à la défense du sondage.Son voisin de chaise, André Bourassa, tient le même discours, en précisant qu’il est tout de même d’accord sur certains points.«Je ne suis pas contre l’idée, mais ce n’est pas à nous de légiférer», dit-il en référence aux chartes déjà existentes.Une simple motion aurait été amplement efficace, estime pour sa part Mme Larrivée.La résolution adoptée a toutefois été accueillie favorablement par tous, suscitant des «bravos» bien sentis lorsque M.Drouin s’est déclaré «100 % d’accord».Le conseiller a même consenti à préciser certaines «maladresses» dont fait mention la résolution.«Ce sont PHOTO: EVE GUILLEMETTE les maladresses soulignées publiquement, comme l’extrait sur la lapidation des femmes», a-t-il convenu.M.Drouin a par la suite réexpliqué longuement son point de vue.Un spécialiste des communications nouvellement arrivé dans la région a par ailleurs offert ses services à la municipalité pour la suite des choses, y compris pour clarifier ses normes de vie.Là encore, tous ont applaudi.» PHOTO: ÈVE GUILLEMETTE Mme Lise Larrivée Bombe à retardement électorale Charest et Boisclair veulent clore le débat Aux gouvernements d’agir D’autres municipalités demandent l’aide des instances supérieures Trois-Rivières (CL)—Trois-Rives, Lac-aux-Sables et Saint-Adelphe ont adopté hier des résolutions demandant aux gouvernements supérieurs d’examiner la question des accommodements raisonnables et de réajuster les chartes de droits au besoin.L’initiative s’inscrit dans la conclusion d’une rencontre tenue jeudi entre les différents maires de la MRC de Mékinac et la ministre responsable de la région Julie Boulet.Plusieurs avaient alors convenu de ne pas statuer au niveau municipal mais de soumettre le débat aux instances supérieures.Sept municipalités de la MRC se réunissaient en conseil hier.«Nous avons demandé par résolution que les droits de la charte soient révisés par Québec et Ottawa et de ne pas brimer nos coutumes», a expliqué le maire de Trois-Rives Lucien Mongrain, hier soir.Lac-aux-Sables a suivi son exemple, alors que la municipalité de Saint-Adelphe y est allée d’une résolution plus fournie.Le maire Jacques Labranche et son conseil ont en effet précisé qu’ils sont d’accord sur le fond du problème, mais qu’ils n’appuient d’aucune façon l’adoption des normes de vie par les élus d’Hé-rouxville.A Sainte-Thècle, les accommodements raisonnables ont fait l’objet de discussions pendant la période de questions, mais aucune résolution n’a été proposée, précise le maire André C.Veillette qui dit ne pas vouloir «surfer sur un dossier mal préparé».Les maires de Saint-Séverin et de Grandes-Piles n’ont pas retourné nos appels.Alors que le sujet figurait à l’ordre du jour du conseil de Saint-Séverin, Grandes-Piles n’avait rien de prévu en ce sens en fin d’après-midi hier.«Ça ne sera pas plus qu’une résolution demandant au gouvernement d’examiner les chartes de droits», a toutefois précisé le maire Marcel Bélanger hier.Deux jeunes citoyens de Grandes-Piles ont également déposé, hier, une pétition comptant une quarantaine de noms et demandant aux élus de ne pas adopter des normes de vie.» La Presse — La question des accommodements raisonnables risque de s’inviter dans la prochaine campagne électorale, au même titre que la santé et la souveraineté.Une perspective qui, clairement, n’emballe pas plus les libéraux que les péquistes.Hier à Valcourt, le premier ministre Jean Charest, qui s’exprimait pour la première fois sur la question, a voulu tirer un trait sur toute la controverse.«Le débat est allé trop loin», a-t-il tranché après la sortie étonnante d’André Drouin, conseiller municipal d’Hérouxville.En conférence de presse hier, M.Charest s’est montré impatient et a souligné qu’il s’agissait «d’un point de vue auquel n’adhère pas du tout la société québécoise».Il a ajouté que le débat doit s’inscrire dans le contexte de la Charte des droits et libertés de la personne.Ces derniers jours, le chef du Parti québécois, André Boisclair, a aussi ajouté son grain de sel.Sur plusieurs tribunes, il a critiqué le «manque de leadership» de Jean Charest dans le dossier et attaqué la «démagogie» du chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont.Un débat payant pour l’ADQ Ce dernier a été le premier à prendre position sur la question des accommodements.Dans une lettre ouverte publiée à la mi-janvier, M.Dumont a proposé de doter le Québec d’une Constitution qui énoncerait les «valeurs communes» des Québécois.Ses interventions sur la question ont eu des résultats tangibles dans le dernier sondage Léger Marketing qui montrait une poussée importante de l’Action démocratique du Québec.En fin de semaine le chef adé-quiste en a remis en disant comprendre le «cri du coeur» des citoyens d’Hérouxville, exaspérés par la mollesse du gouvernement, selon lui.Antonia Maioni, directrice de l’Institut d’études canadiennes de l’Université McGill, n’est pas surprise que seul Mario Dumont ait fait ses choux gras du débat sur l’accommodement à l’approche d’élections.«Il s’adresse principalement à un électorat rural, conservateur, loin de Montréal, qui voit l’accommodement d’un mauvais oeil», note-t-elle.Pour Jean Charest, le terrain est plus glissant.Traditionnellement, les libéraux tentent de gagner autant des circonscriptions en milieu urbain, où la diversité culturelle est marquée, qu’ailleurs dans la province, où l’immigration est moins présente.Au Parti québécois, ajoute l’experte, le défi est tout autre, plus idéologique.Dans ces positions sur la gestion de la diversité, André Boisclair devra satisfaire à la fois les défenseurs des droits de l’homme, les nationalistes et les fidèles aux principes de la «social-démocra-tie», expose la politologue.Québec Solidaire semble avoir compris ce message.Hier, en entrevue avec La Presse, la porte-parole du parti de gauche, Françoise David, a annoncé que son organisation fera connaître son point de vue sur le sujet samedi.«Le débat est mal parti.Ça se fait de manière à opposer les uns aux autres.Nous croyons que ça peut être beaucoup plus serein», a-t-elle avancé hier.» 4 ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 MOBILISATION POUR UN BAR GAI À L’HÔTEL DE VILLE DE TROIS-RIVIÈRES Un resto-pub veut diversifier ses activités PHOTO: OLIVIER CROTEAU Le propriétaire du Look Resto-Pub, Gaétan Ouellet, tente d’obtenir une modification de zonage qui lui permettrait d’élargir la gamme d’activités offertes dans son établissement de la rue Saint-Georges.Il s’est adressé, hier soir, au maire et aux membres du conseil municipal de Trois-Rivières.Martin Francœur martin.francoeur@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — C’était salle comble, hier soir à l’hôtel de ville de Trois-Rivières.Une soixantaine de personnes avaient répondu à l’appel lancé par le propriétaire du Look Resto-Pub, un établissement qui accueille une clientèle composée majoritairement d’homosexuels.Gaétan Ouellet voudrait obtenir une modification de zonage pour diversifier les activités de son établissement, ce à quoi n’aurait pas consenti le comité consultatif d’urbanisme.Le propriétaire du bar, situé rue Saint-Georges en face de l’hôtel Delta, voudrait créer ce qu’il décrit comme étant un «complexe gai».Actuellement, les activités de restauration sont le principal usage autorisé dans cet établissement, avec une possibilité de bar sur une superficie ne dépassant pas 10 pour cent de la superficie totale.«On vous demande une dérogation pour permettre de continuer à opérer le resto-pub, mais aussi un piano-bar, des tables de billard et une salle de spectacles», a expliqué M.Ouellet hier soir aux membres du conseil.Il semble que le comité consultatif d’urbanisme (CCU), qui a été saisi de la demande du propriétaire du bar et locataire de l’immeuble où il se trouve, ne serait pas enclin à changer le zonage dans ce secteur précis du centre-ville.Le CCU s’est réuni le 17 janvier dernier et aurait formulé une recommandation de refus qui doit norma- lement être entérinée par le comité exécutif de la Ville.Le maire Yves Lévesque a indiqué qu’il y avait, sur le territoire de la ville, des endroits où l’usage discothèque est permis et que le petit bout de la rue Saint-Georges entre Notre-Dame Centre et Badeaux n’est pas un de ceux-là.Or, il semble toutefois y avoir une mauvaise communication entre les propriétaires du Look Resto-Pub et les autorités municipales quant à la nature du projet.«Il y a un comité d’urbanisme qui étudie ce genre de demandes.Si vous voulez transformer totalement en discothèque, je pense que la réponse sera non», a indiqué le maire.Le propriétaire du bar a indiqué que la demande qu’il a adressée à la Ville n’a pas pour but de demander la transformation en discothèque.Les parties ont convenu de se reparler au cours des prochains jours.Gaétan Ouellet se dit conscient qu’il y a des endroits précis, notamment sur la rue des Forges, pour des discothèques.«Mais nous on a fait le choix d’être un peu plus à l’écart.On est en minorité et on n’aime pas provoquer.Si on était sur des Forges, je ne suis pas sûr qu’il ne pourrait pas y avoir, à l’occasion, de la bisbille avec quelques têtes folles homophobes à la sortie des bars», remarque-t-il.Le maire Yves Lévesque a rappelé qu’il est nécessaire, pour des gens d’affaires qui souhaitent ouvrir un établissement ou un commerce à Trois-Rivières, de bien s’informer des activités qui sont autorisées par le règlement de zonage.«Il faut que quelqu’un achète ou loue en connaissance de cause.Venez pas nous pointer du doigt si vous saviez quels usages étaient autorisés et que là, vous voulez modifier votre projet», a lancé le maire.Dans la salle, le nombre impressionnant de clients et de sympathisants - qu’ils soient gais, lesbiennes ou hétérosexuels -avait fait chuter la moyenne d’âge des assistances aux séances du conseil.Deux d’entre eux sont intervenus.«Dans plein d’autres champs d’intérêt, il y a eu des dérogations accordées.Pourquoi pas pour nous?Ce serait un resto straight que je suis sûr que vous approuveriez la demande de changement de zonage», a laissé entendre Éric McDonald.Le maire s’est dit impressionné par la mobilisation à laquelle a donné lieu l’intervention de Gaétan Ouellet.Il croit que les propriétaires du bar auraient intérêt à recommuniquer avec le service de l’urbanisme pour reformuler leur demande.» Pas un sou Dour sauver a prière Un citoyen demande de ne pas «défendre une cause déjà perdue» Martin Francoeur martin.francoeur@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Il semble bien que la Ville de Trois-Rivières ne dépensera pas un sou dans une lutte juridique si jamais la question de la prière aux séances du conseil est soulevée et qu’une plainte formelle est déposée.C’est du moins l’assurance qu’a obtenu, hier soir, François Champoux, un citoyen de Trois-Rivières qui est venu interroger le maire sur ce sujet précis.«Je ne sais pas où vous en êtes rendus dans le débat sur la prière, mais je vous demande de ne pas engager d’argent provenant des fonds publics dans des procédures judiciaires à ce sujet-là.C’est une demande que je fais comme simple citoyen», explique M.Champoux.Selon lui, il s’agit d’un sujet qui fait déjà l’objet d’une jurisprudence.Le maire, sur ce point, lui a donné raison.«C’est un dossier qui a coûté 250 000 $ à la Ville de Laval.On ne fera pas la même chose, c’est certain», assure le maire.L’intervention de M.Champoux, à qui le maire a bien failli ne pas donner la parole, a donné lieu à plusieurs remarques déso- PHOTO: OLIVIER CROTEAU François Champoux bligeantes de la part de citoyens dans la salle qui croyaient que le citoyen remettait en question le maintien de la prière aux assemblées du conseil.François Champoux a toutefois mentionné que son intervention visait simplement à s’assurer qu’il n’y aurait pas de fonds publics dépensés pour cette question.Il a aussi affirmé qu’il n’allait pas être celui qui allait déposer une plainte formelle au sujet de la prière aux séances du conseil.» SCHÉMA DE COUVERTURE DE RISQUES La Ville rejette les soumissions pour deux casernes Martin Francoeur martin.francoeur@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Le conseil municipal de Trois-Rivières a rejeté, hier soir, les soumissions reçues pour le réaménagement des casernes de pompiers de la rue Laviolette et de la rue Rochefort.La Ville a par contre octroyé le contrat pour l’agrandissement et le réaménagement de celle du secteur Pointe-du-Lac, au coût de 700 000 $.Le rejet des soumissions pour les casernes du centre-ville et du secteur Cap-de-la-Madeleine survient dans le contexte où la Ville peut maintenant, conformément à l’accord en ce sens donné par Québec, étaler sur neuf ans l’application de son nouveau schéma de couverture de risques en matière d’incendies.Cette modification du calendrier d’application du schéma a des impacts considérables sur la construction ou la réfection des casernes, de même que sur l’embauche des pompiers à temps plein.La Ville, on le sait, ira de l’avant avec la construction de la nouvelle caserne du secteur Trois-Rivières-Ouest, sur le boulevard Jean-XXIII.Les travaux, évalués à 2,4 millions $, devraient débuter à la fin mai et la caserne elle-même devrait être opérationnelle en juin prochain.Du même coup, on procéderait à l’embauche d’un premier bloc de 21 pompiers à temps plein.Pour ce qui est de la caserne du secteur Pointe-du-Lac, le contrat des travaux, au montant exact de 699 441 $, a été accordé à la firme P.A.Bisson.Celle-ci a accepté de reporter à plus tard, vers la fin de cette année, le début des travaux.Il est toutefois de la volonté de la Ville d’entreprendre les travaux cet automne pour que la caserne de Pointe-du-Lac soit pleinement opérationnelle au début de 2008, avec une garde interne 24 heures sur 24.Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, avait expliqué au «Nouvelliste» que la Ville allait procéder au rejet des soumissions pour les casernes de la rue Laviolette et de la rue Rochefort pour remettre ces travaux à plus tard.Ce n’est qu’en 2009 que la Ville retournerait en appel d’offres pour entreprendre les travaux à son centre de prévention, qui logera à la caserne de la rue Laviolette.On souhaite que les préventionnistes y soient logés et que la caserne soit fonctionnelle en janvier 2010.Quant à la caserne de la rue Rochefort, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, elle devra attendre à février 2010 pour voir commencer ses travaux de réfection.On veut qu’elle soit fonctionnelle en janvier 2011 selon les nouvelles normes du schéma.C’est d’ailleurs à ce moment que sera embauchée la deuxième cohorte de 21 pompiers à temps plein.Enfin, on prévoit entreprendre la construction de la nouvelle caserne du boulevard des Forges, près de l’actuel quartier général de la sécurité publique, en janvier 2014, pour qu’elle puisse être opérationnelle en janvier 2015.Un dernier bloc de 21 pompiers sera alors embauché.» LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 ACTUALITÉS LA GRIFFE à Beaudoin Jean-Marc Beaudoin iean-marc.beaudoin@lenouvelliste.gc.ca Du Super* Bowl aux Pseudos Boles À prendre avec des pincettes Le maire André Berthiaume déplore la «mauvaise presse» sur Saint-Mathieu-du-Parc En quittant l’Embuscade, dimanche soir, où j’étais allé m’embusquer avec des copains pour regarder sur écrans géants le Super Bowl, j’avais déjà perdu mes premières illusions de la soirée.Je sais que je ne faisais pas oeuvre de grand connaisseur et que j’étais plutôt mal avisé de prendre pour les Bears, mais je n’avais guère le choix.D’abord, je n’y connais plutôt pas grand-chose dans le football américain.Ensuite, mon bon coeur me poussait à préférer les négligés.Et puis, oui, s’il faut tout avouer, le pool dans lequel j’avais embarqué m’avait attribué un pointage de 13 à 9 en faveur des Bears.Il était clair que je ne pouvais pas aller très loin avec un tel score.Ça donnait la chance aux «amis» de se bidonner sur mon sort.Quelques petits sarcasmes bien lancés, ça peut faire du bien.N’empêche que j’ai bien ri quand les Bears ont retourné le ballon d’envoi et marqué le premier touché, avec quatorze petites secondes dans la partie.J’ai ri encore de bon coeur quand le super-botteur des Colts a raté sa transformation.J’ai repris beaucoup d’assurance, chips, hot-dogs et hamburgers aidant, quand les Bears ont de nouveau marqué.J’étais presque dans les points de mon pool, assez pour au moins empocher le «pot» de la demie.Pour calmer mon euphorie ou pour faire disparaître un visage un peu trop nargueur, Léo Monfette n’a pas hésité à me coiffer d’un casque des Patriotes.Qui a pris le bord quand les Colts m’ont ruiné en marquant un deuxième touché.C’en était assez pour moi du Super Bowl.J’ai traîné mes petites désillusions jusqu’à la maison en me disant que j’allais probablement en connaître d’autres avec les autres Super Boles de la télévision, celles de Tout le monde en parle.J’étais convaincu que le conseiller André Drouin, d’Hé-rouxville, par qui les explosives normes de vie sont arrivées, allait se faire mettre en boîte, qu’on allait le piéger, le ridiculiser, rire de lui et le faire mal paraître.J’avais eu mes premiers gros soupçons vendredi soir quand Luce, l’épouse du conseiller, rencontrée sur le plateau de Radio-Canada Mauricie, m’avait confié: «Je ne sais pas ce qu’ils peuvent faire au montage, mais ils ne pourront certainement pas couper les rires moqueurs de l’assistance.» Louise Cousineau, chroniqueuse-télé à La Presse s’était elle aussi inquiétée samedi matin.«J’espère que le conseiller d’Hérouxville, André Drouin.ne sera pas cloué au pilori par le pape de la télé.» «D’abord, M.Drouin n’est pas un spécialiste de la communication.Ensuite, ses propos sur les étrangers qui s’installent chez nous ne sont pas racistes.Ne pas accepter certaines coutumes déraisonnables de nos immigrants est un réflexe de santé mentale.Accommodants les Québécois, mais pas déraisonnablement.» Dès les premiers moments de l’émission, j’ai compris ce qui allait se passer avec les petits sourires narquois, les insinuations, les questions faussement mielleuses, les rires d’une assistance complice.On avait l’air de dire: «Ce soir, pour vous distraire, on vous présente un rural, un vrai.Regardez ce que ça a l’air du monde de la campagne québécoise.» En oubliant que la résolution d’Hérouxville, peut-être maladroite, a crevé un abcès et soulevé un débat que le Québec se doit de tenir, mais qui est aussi d’actualité dans le monde entier.Lepage avait beau retrousser le menton, il ne digérait probablement pas d’avoir en face de lui un homme simple, mal à l’aise avec les mots, conseiller d’une petite municipalité de la Mauricie, qui a eu avec sa prise de position un impact mondial qui sera toujours pour lui hors de portée, malgré toutes ses prétentions.Si on avait voulu intellectualiser le débat, on aurait pu inviter Denise Bombardier, qui prenait fait et cause samedi pour Hérouxville en dénonçant le «règne des cons» qui se moquent d’eux.On aurait pu inviter Neil Bissoondath, qui a écrit «Le Marché aux illusions» pour illustrer l’échec du multiculturalisme canadien.Ou simplement écouter ce qu’allait leur dire un peu plus tard l’auteur et philosophe Pascal Bruckner.Il allait exprimer les mêmes inquiétudes qu’André Drouin, mais avec une plus belle forme.Tout simplement.Mais on s’est bien retenu d’en faire le rapprochement.» Guy Veillette guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca Saint-Mathieu-du-Parc — Le maire de Saint-Mathieu-du-Parc, André Berthiaume, insinue que des «articles sans fondement» ont noirci l’image de sa municipalité au cours des dernières semaines.Sans jamais le nommer, il laisse entendre que le conseiller Mario Gervais fait partie du problème.Hier soir en assemblée publique, devant une quarantaine de citoyens, M.Berthiaume a voulu crever un abcès.Au début de la période de questions, il a invité les contribuables à dire publiquement ce qui ne tournait pas rond dans leur municipalité.La très grande majorité des témoignages entendus vantaient les mérites du conseil municipal élu en novembre 2005.Son dynamisme, son intégrité revenaient dans les commentaires.A tel point qu’on pouvait se demander à quels problèmes M.Berthiaume pouvait bien faire référence.Ne sachant visiblement pas quoi faire avec cette pluie d’éloges, le maire a insisté.«En lisant les journaux, on a la perception que ça va très mal Brigitte Trahan brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — «Gratte-moi le dos et je gratterai le tiens», dit l’expression anglaise populaire.C’est ce qu’ont commencé à faire, le 2 janvier, la Régie de gestion des matières résiduelles (RGMRM) et la MRC de l’Erable, ce qui donne lieu à une entente nouveau genre dans le domaine de la gestion des déchets et du recyclage au Québec.La RGMRM a en effet terminé la construction d’un centre de transbordement à Plessisville au début du mois où toutes les matières résiduelles et toutes les matières recyclables de la MRC de l’Erable seront systématiquement acheminées puis recueillies par les camions de la régie mauricienne pour être acheminées au lieu d’enfouissement sanitaire de Saint-Etienne-des-Grès, d’une part et chez Récupération Mauricie d’autre part.Mais dès l’été prochain, les camions de la régie ne partiront pas vides de Trois-Rivières.La régie lancera une collecte de pneus hors route (ceux des tracteurs, des camions et des vélos) par le biais de ses éco-centres.Ce type de pneus de cadre pas actuellement avec les programme Recyc-Québec et se retrouvent le plus souvent dans la nature, mais à Plessisville, il existe une entreprise qui recycle les pneus hors route.En se rendant là-bas, les à Saint-Mathieu-du-Parc», men-tionne-t-il.«J’aimerais que les gens expriment clairement ce qui ne va pas.C’est la place pour laver le linge sale!» Peine perdue.Tout au plus, deux citoyens ont mentionné qu’il y avait quelque chose de sain dans toute opposition, en autant que les débats demeurent honnêtes.M.Berthiaume ne lâchait pas le morceau.Il en a remis en parlant «d’acharnement», sans jamais préciser à quel dossier il faisait allusion.S’agissait-il de l’ahurissant mouvement de personnel observé au bureau municipal l’an dernier?De la démission du conseiller Pierre Bellerose?Du processus d’embauche controversé du nouveau directeur général?Du dossier du guichet automatique?Du retour possible de l’ex-maire Daniel Petit autour de la table du conseil?Impossible d’en savoir plus long.Après la séance, M.Berthiaume a cavalièrement refusé de répondre aux questions du Nouvelliste.Quant à Mario Gervais, il est visiblement pointé comme l’empêcheur de tourner en rond autour de la table.Des citoyens camions de la régie en profiteront pour apporter avec eux ces pneus et les porter à l’entreprise.Les infrastructures du centre de transbordement ne seront pas payées par les contribuables de la Mauricie, tient à préciser le directeur général de la RGMRM de la Mauricie, Robert Comeau.Le régie a établi une entente de cinq ans, renouvelable pendant 20 ans par la MRC de l’Erable selon laquelle les infrastructures seront payées sur une base de tonnage.Si la MRC quitte l’entente, elle s’engage à payer les infrastructures aussi, dit-il.C’est une entente qui profite présents hier soir l’ont pris à partie.Un homme l’a même soupçonné de souffrir d’un «complexe d’infériorité»! Au cours des derniers mois, M.Gervais a soulevé l’ire du maire en votant contre l’embauche du nouveau directeur général, Sylvain Tousignant.Sa dissension avait aussi été enregistrée lors du dépôt du budget.«J’agis dans le meilleur intérêt de la population», assure le conseiller au siège 1.«Mes décisions sont prises selon mes convictions.Je suis élu pour quatre ans et j’ai bien l’intention de rester.» Rencontré après la séance, M.Gervais a déploré que la résolution qu’il avait proposée au sujet de l’embauche de M.Tousignant ait été «amochée» au procès verbal.Selon lui, dans le préambule, il énumérait précisément les faits de ce processus controversé.Mais cette partie n’apparaît pas au procès verbal, à sa plus grande déception.Rappelons qu’à l’automne, M.Berthiaume avait dû utiliser son vote pour trancher l’embauche du nouveau directeur général, puisque les conseillers étaient divisés également sur le sujet.» aux deux partenaires.«Ce n’est pas juste une entente de poubelles.C’est intéressant pour les deux parties», explique-t-il.Pour la régie, qui a déjà un centre de transbordement à La Tuque, ce nouveau genre d’entente est une première.Le centre de transbordement comprend un mégadôme où sont entassées les matières recyclables.Pour ne pas mélanger les déchets avec la récupération, il existe deux endroits bien séparés où les camions sont alimentés de déchets, d’un côté et du fruit de la collecte sélective de l’autre.» DANIELLE LAMBERT d.d.Un service personnalisé en prothèses esthétiques DANIELLE LAMBERT Denturologiste Fabrication et réparation de prothèses dentaires Sur rendez-vous seulement 370-1916 61, Nancy, Trois-Rivières Entente nouveau genre en matière de gestion des matières résiduelles ACTUALITÉS LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 «Ils veulent me sortir des ondes» Le Collège des médecins avertit Pierre Mailloux de surveiller ses propos PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS =['?£ " MES Pierre Mailloux a reçu une lettre du syndic en chef du Collège des médecins l’avertissant de surveiller ses propos sous peine de se faire accuser de pratique illégale de la médecine.Pierre Mailloux estime que le syndic agit ainsi dans le but de lui faire perdre sa tribune téléphonique.Trois-Rivières — «Ils veulent me sortir des ondes.C’est clair.C’est ferme ta gueule et sors de là.» Au grand dam de Pierre Mailloux, même après sa radiation temporaire, le Collège des médecins continue de le surveiller de près, même de très près.Le syndic en chef du Collège, le D1 François Gauthier, lui a d’ailleurs fait parvenir une lettre le sommant de surveiller ses propos s’il ne voulait pas éventuellement être accusé d’exercer illégalement la médecine.«Depuis votre radiation, vous ne pouvez ni directement ni indirectement évaluer ou diagnostiquer toute déficience de la santé de l’être humain, ni prévenir ou traiter les maladies dans le but de maintenir la santé ou de la rétablir, quelques soient les circonstances, y compris sur les ondes.Ces activités sont réservées à l’exercice de la médecine, comme le prévoit l’article 31 de la Loi médicale.Les conseils ou commentaires diagnostiques ou thérapeutiques à toute personne qui vous fait part d’un quelconque problème de santé physique ou psychologique sont donc à proscrire», peut-on lire dans cette lettre.Ainsi, le 26 janvier dernier, lors de sa tribune téléphonique, M.Mailloux aurait évoqué la possibilité que la fille d’une interlocutrice puisse présenter une déficience intellectuelle.Il lui aurait notamment recommandé un placement en famille d’accueil.Des propos imprudents étant donné sa radiation temporaire, selon le Dr Gauthier.«S’il n’était pas prudent d’agir ainsi sur les ondes alors que vous étiez médecin, il est encore moins prudent, et même illégal, de le faire depuis que vous êtes radié», écrit le syndic en chef.Une missive qui évidemment a fait bondir Pierre Mailloux.«Quand est-ce que ça va devenir du harcèlement criminel?Ce n’est pas anodin.C’est une lettre de menaces.Il insinue qu’il va me poursuivre pour pratique illégale de médecine.» Il estime que toutes les procédures intentées contre lui par le syndic du Collège des médecins ne visent ultimement qu’à lui faire perdre sa tribune téléphonique qui est diffusée sur le réseau Corus.Il s’attend d’ailleurs tôt ou tard à recevoir une accusation de pratique illégale de médecine.«L’histoire des patients (qui auraient reçu des doses excessives d’antipsychotiques), c’était un écran de fumée.Ce n’était qu’un vulgaire prétexte pour me sortir des ondes», déplore l’animateur.Pierre Mailloux n’a pas l’intention de se laisser faire.Il a demandé une rencontre d’urgence avec le comité de discipline.Il veut le mettre au fait de nouveaux éléments qui démontreraient que ses patients sont laissés à eux-mêmes depuis sa radiation.«Je prétends avoir assez de preuves pour démontrer que le syndic (adjoint) Mario Deschênes a menti au comité de discipline.Le comité de discipline s’est gouré à cause de lui.Il a fait croire, avec la lettre de Yves Lamirande (directeur des servi- ces professionnels du CHRTR), que les patients seraient pris en charge à Trois-Rivières, alors que c’est faux, et il savait que c’était faux.« Est-ce que Pierre Mailloux va changer sa façon de faire maintenant qu’il a été bien averti de tourner sa langue sept fois avant de parler lorsqu’il est en ondes?«C’est comme si vous me demandiez si j’allais changer mon moi-même.Avec la face et l’âge que j’ai, mon moi-même, je vais devoir vivre avec encore un bout de temps», affirme-t-il.«J’ai toujours dit depuis 1999 que ce n’est pas un ti-coune qui va me sortir des ondes, c’est le public», ajoute-t-il.Et pas question d’abandonner le micro même si cela lui permettrait peut-être de redorer son image auprès du Collège et d’ainsi retrouver ses patients.«Pour le bien-être de mes patients, est-ce que j’accepterais qu’on me pose une muselière?Ma réponse est non.La vie est trop courte.(.) Je vais me taire lorsque je serai mort.» Pour sa part, Corus réitère qu’il a été clairement établi au cours des dernières années que les gens qui appellent Pierre Mailloux à sa tribune téléphonique sont des auditeurs et non pas des patients.«Ce n’est pas une consultation, c’est une émission de radio», affirme M.Mario Cecchini, vice-président de Corus.» Marie-Eve Lafontaine marie-eve.lafontaine@lenouvelliste.qc.ca «Ça frise la négligence criminelle» Pierre Mailloux déplore qu'aucun psychiatre ne le remplace à Louiseville Marie-Eve Lafontaine marie-eve.lafontaine@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Pierre Mailloux ne sera vraisemblablement pas remplacé par un psychiatre au Centre de santé de Maskinongé à Louiseville, mais bien par un omnipraticien.Une façon de faire qui ne répondra pas aux besoins de ses patients, soutient-il.«C’est épouvantable.(.) C’est des cas beaucoup trop sévères pour un généraliste.La mesure suggérée n’a aucun sens.C’est démentiel.C’est totalement irresponsable et ça frise la négligence criminelle», s’indigne celui qui comptait 320 patients - dont plusieurs cas lourds - avant sa radiation temporaire.M.Mailloux s’inquiète notamment pour les enfants qui le consultaient.«La vingtaine d’enfants psychotiques - autisme ou schizophrénie infantile - on fait quoi avec eux?C’est le généraliste qui va s’en occuper?Ça, c’est mettre la vie du public en danger alors qu’il n’y avait aucune plainte de patients.» Bien qu’aucun psychiatre ne devrait se rendre au Centre de santé, des intervenants de première ligne, comme des omnipraticiens et des infirmières, devraient être sur place pour accueillir la clientèle.Quand des cas le nécessiteront, ils seront référés aux six psychiatres du Centre hospitalier régional de Trois-Rivières (CHRTR).Il semble que cette façon de faire est similaire à ce qu’on retrouve à plusieurs endroits dans la région et dans l’ensemble du Québec.Plus de deux semaines après la radiation temporaire de Pierre Mailloux, le Centre de santé et le CHRTR devraient préciser les mesures mises en place pour assurer le suivi de ses patients d’ici la fin de la semaine.Rappelons que le Doc Mailloux a été radié temporairement le 25 janvier dernier par le comité disciplinaire du Collège des médecins.Cette ordonnance de radiation, qui est considérée comme une mesure exceptionnelle, prive le psychiatre de son droit d’exercer sa profession avant même qu’il ne soit déclaré coupable des gestes qui lui sont reprochés.Cette décision n’est donc pas permanente, mais elle sera effective tant et aussi longtemps que le tribunal n’aura pas rendu une décision sur les 12 accusations qui pèsent contre lui.Cela devrait prendre plusieurs mois.» IMPLIQUES DANS LEUR MILIEU Kiosque communautaire Les Rivières - Le Nouvelliste_ Collecte de fonds pour la N FONDATION DU CANCER DU SEIN du 1er au 25 février Organisée par Rock Détente , Une collaboration: LesRivières Le Nouvelliste LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 ACTUALITÉS La Couronne réclame neuf ans de pénitencier Un père incestueux a agressé sexuellement deux de ses filles et une de leurs amies Claude Savary claude.savary@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Un père de famille de huit enfants, qui a commis Tinceste avec deux de ses filles et qui a agressé une amie de celles-ci, a vu la Couronne réclamer une lourde sentence de neuf ans de pénitencier, hier, au palais de justice de Trois-Rivières.La procureure de la Couronne, Me Hélène Carie, a demandé des peines consécutives de quatre ans chacune pour les incestes et une année supplémentaire pour la troisième agression ainsi que pour des dossiers de production et de trafic de stupéfiants.De son côté, le procureur de l'accusé, Me Pierre Spain, a soumis une suggestion de deux ans de pénitencier pour son client compte tenu que ce dernier a purgé l'équiva-lent de huit à dix mois (les parties ne s'entendent pas) de détention préventive.Ce père de famille a nié en bloc, depuis son arrestation, tous les chefs d'accusation portés par la poursuite.C'est ce qui explique, selon son avocat, qu'il n'a exprimé aucun remords, aucun regret, comme l'a plaidé Me Carie.Le juge Carol Saint-Cyr n'a cependant pas cru aux prétentions de l'accusé et l'a reconnu coupable.La preuve l'a convaincu qu'il y avait eu inceste sur une des filles pendant une période de 10 ans, entre les âges de 4 et 14 ans, et inceste égale sur l'autre fille pendant six ans entre les âges de 10 et 16 ans.Quant à la troisième victime, le juge a conclu qu'il y avait bel et bien eu des attouchements à caractère sexuel.Une des victimes était devenue une véritable esclave sexuelle qui devait satisfaire les fantasmes de son père dès qu'il le demandait.Les deux filles de l'accusé ont dû se soumettre à des relations sexuelles complètes.À partir d'un certain âge, l'accusé utilisait un condom pour ne pas mettre ses filles enceinte.Me Spain a souligné que jamais il n'y avait eu de violence ou de contraintes physiques à l'endroit des victimes mais Me Carie a souligné que les jeunes filles ont vu littéralement leur jeunesse volée par cet individu.«Alors qu'elles auraient dû s'attendre à la protection de leur père, elles ont plutôt vécu l'enfer», a-t-elle mentionné en ajoutant qu'encore aujourd'hui leur vie est bouleversée.La mère des filles a souligné qu'elles sont encore très fragiles, qu'elles ont peine à faire confiance à un homme, qu'elles sont renfermées et qu'elles expriment très difficilement leurs émotions.Une des filles a fait reproche à sa mère de ne pas l'avoir protégée.Mais elle ne pou- vait se douter que pendant ses sorties, le père en profitait pour satisfaire ses bas instincts.La procureure de la Couronne a demandé au juge Saint-Cyr de rendre une sentence exemplaire et dissuasive compte tenu qu'il s'agit dans cette affaire de crimes odieux.Elle a insisté sur le fait que les agressions sexuelles se sont produites régulièrement et sur une longue période.Elle a aussi mis l'accent sur le fait que l'accusé n'a absolument aucun remords et s'est comporté tout au long du procès comme s'il était au-dessus de tout cela.En réplique, Me Pierre Spain a tenté de nuancer les traumatis- mes qu'auraient vécus les victimes.«Il n'y a pas de preuve claire que les victimes sont incapables de bien fonctionner», a-t-il plaidé en soulignant que la demande de la poursuite pour une sentence globale de neuf ans de prison était nettement excessive.«Je ne vous demande pas une sentence dans la collectivité mais une sentence de deux ans de pénitencier», a ajouté Me Spain.«Le cas de mon client n'est pas le plus grave et celui-ci n'est pas le pire des délinquants», a-t-il conclu.Le juge Saint-Cyr rendra sa sentence le 26 février.* J u ste à tem ps b o ur?1 là 'amt^^Êahf0h Grand choix d’idées-cadeaux •Cadres • Meubles d'appoint •Miroirs • Bibelots Jusqu'à 50% de rabais sur luminai 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LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 POUR NOUS ÉCRIRE : PAR LA POSTE: Le Nouvelliste, C.P.668,Trois-Rivières G9A5J6 > PAR COURRIEL: opinions@lenouvelliste.qc.ca Le PQ et les syndicats Jean-Guy Dubuc jg.dubuc@lenouvelliste.qc.ca On accuse abondamment André Boisclair de maladresses : normal que le Parti québécois s’inquiète et que les libéraux se réjouissent.Il ne faut pourtant pas accuser le chef péquiste de manque total de lucidité : quand il dénonce le « copinage » du gouvernement avec les syndicats, c’est qu’il en connaît la réalité.Ce n’est peut-être pas, pour le PQ, le moment de la dénoncer, mais c’est à la population de s’ouvrir les yeux sur une des situations les plus gênantes de notre système politique.L’engagement partisan des centrales syndicales envers un parti politique risque fort d’alimenter ce « copinage » qui fausse le jeu démocratique.On sait que les syndicats québécois ont exprimé sans ambiguïté leur option politique; conséquemment, ils se lient à un parti.Aux dernières élections, ils ont officiellement appuyé le PQ, comme lors des campagnes provinciales antérieures.Il s’ensuit que les syndicats risquent alors de « faire de la politique » à l’intérieur de leur action syndicale; le PQ, au pouvoir, conserverait une lourde dette de reconnaissance envers ses alliés.Ou encore, les syndicats pourraient obstinément créer des situations conflictuelles face à un gouvernement libéral par fidélité à « leur » parti.De là à fausser les relations de travail, autant que les enjeux politiques, il n’y a qu’un pas bien facile à franchir.Conséquemment, les deux groupes, syndicats et PQ, profitent de cette entente avec ce qu’elle comprend d’obligation : chacun sait ce qu’il doit à l’autre.Et si, par exemple, l’enjeu politique devient une campagne référendaire, il est évident que l’engagement syndical peut fausser ses résultats.Avec l’énorme dette que l’appui suppose.Aussi, les intérêts des uns et des autres peuvent toujours faire dévier les négociations et les conditions de travail quand elles concernent le gouvernement.La relation privilégiée d’un gouvernement envers des sociétés commerciales et ceux qui les dirigent sont toujours considérées, et avec raison, comme nuisibles à la crédibilité du gouvernement et à l’exercice de la démocratie.La population en est consciente; l’est-elle quand la relation concerne les syndicats?Chez nous, la formule Rand rend obligatoire la perception à la source des cotisations syndicales.Or, de cette entente convenue entre les syndicats et le gouvernement péquiste en 1977, est née la tradition, non prévue par la loi, du syndicat unique pour une catégorie d’emplois.Quand le syndicat est de telle allégeance politique, les membres doivent-ils l’être aussi?Certains observateurs craignent la formule française où un travailleur peut choisir entre un syndicat communiste, chrétien ou autre.Chez nous, pas : on s’exempterait ainsi de plusieurs ennuis de cotisations ou autres, dit-on.Peut-être, mais l’employé ne serait-il pas plus libre et le syndicat moins lié?On éviterait peut-être les accusations de copinage.André Boisclair a déclaré qu’il ne voulait plus se trouver otage des syndicats.Parce qu’il est évident qu’un gouvernement ne peut appartenir à un groupe de la société : il ne peut favoriser un groupe particulier parce que ce dernier l’appuie dans ses options.Le PQ et les syndicats peuvent bien s’entendre, c’est un souhait.Qu’ils soient dépendants l’un de l’autre, c’est une anomalie.M.Boisclair s’en est rendu compte et il en paie le prix à l’intérieur de son propre parti.Que les syndicats le lui reprochent, c’est normal.Mais sa maladresse, pour les syndicats, est peut-être clairvoyance pour la population.» Commentez l’actualité et allez Chaque semaine, Le Nouvelliste attribuera, parmi le courrier reçu, une paire de billets de spectacle - ' .liSSuSæ OPINIONS DES LECTEURS Des précisions s’imposent Tous les professionnels du Québec sont soumis à un code de déontologie.Celui-ci énonce les règles que chaque membre de l’Ordre professionnel doit suivre.Les médecins n’y échappent pas.Le syndic de l’Ordre est celui qui est chargé de faire respecter le code.Il est indépendant et ni le président de l’Ordre, ni le conseil d’administration ne peuvent intervenir dans son travail.Lorsqu’une plainte est déposée par quelqu’un du public qui considère qu’un professionnel n’a pas respecté son code de déontologie, le syndic l’étudie et si elle est fondée la dépose devant un comité de discipline qui jugera de la question.Le comité de discipline du Collège des médecins est composé d’un président (avocat) et de deux membres (médecins).Cet organisme est aussi indépendant de l’Ordre professionnel.Dans le cas qui nous occupe ici, une plainte a été déposée à l’égard du D1 Pierre Mailloux.Celle-ci concernait son exercice professionnel.Après étude, le syndic a jugé qu’il y avait lieu de la porter devant le comité de discipline du Collège des médecins.Le comité de discipline, après avoir entendu la cause, a décidé de radier provisoirement le D1 Mailloux dans le but de protéger le public.Ni le président du collège (le D1 Yves Lamontagne) ni le conseil d’administration du Collège des médecins ne pouvaient intervenir et ne sont intervenus.Dr Guy Dumas administrateur du Collège des médecins du Québec, régions Mauricie et Centre-du-Québec.Saint-Léonard d’Aston C’était la vieille garde Quand on analyse les reportages dans les différents médias, j’ai remarqué que ceux qui se sont prononcés ouvertement ou à mots cachées contre le leadership d’André Boisclair étaient tous de la vieille garde.Je n’en suis pas surpris car un journaliste un peu futé, sait très bien qu’on pouvait obtenir ce que nous avons entendus en les questionnant.Ce qui nous donne l’apparence d’une tempête au Parti québécois.C’est quand un bateau prend l’eau que l’on peut juger de la valeur de son capitaine.Laissons donc le caucus du Parti québécois faire son travail.Roger Kemp Trois-Rivières f • ¦ Dr Pierre Mailloux André Boisclair VOUS VOULEZ PARTICIPER À laTRIBUNE des lecteurs ?Les lecteurs sont invités à partager leur opinion sur des sujets d’actualité.Les lettres doivent être clairement identifiées du nom complet, de l’adresse et du numéro de téléphone de l’auteur.Des renseignements qui demeurent confidentiels.Nous ne donnons pas suite aux lettres anonymes ou incorrectement identifiées.N’apparaîtront dans le journal que le nom complet et la municipalité de l’auteur.Le Nouvelliste se réserve le droit d’abréger et de refuser des lettres Le Nouvelliste Fondé le 30 octobre 1920 Président et éditeur Raymond Tardif Directeur ventes et marketing Yves Neault PRÉIMPRESSION ET INFORMATIQUE ABONNEMENT ETTIRAGE ADMINISTRATION ET FINANCES Rédacteur en chef Alain Itarcette Cahiers et projets spéciaux Ginette Panneton Directeur Raymond Pitre Directeur Patrick Giataon Directeur Marc Auger Transcontinental T.R.Offset Directeur de l'information Stéplian Frappier Les petites annonces Martin Lavidoiro AdjointsJacqueeGrenieretJeanLemiro Adjoint Daphnie Pépin Contrôleuse Marie-Claude Leduc Directeur Pierre Côté LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 PINIONS Montrez-nous les chiffres ! L’auteur; Guy Mercure, est l’exdirecteur général du Festival international de l’art vocal.Transparence, quel beau mot qu’on se permet d’utiliser dans les officines municipales de Trois-Rivières.Que, tout en refusant de dévoiler les chiffres de la dernière édition, le nouveau président de l’International de l’art vocal, Marc Brunelle, se permette de dire à Jean-Marc Beaudoin « que l’an prochain nous pourrons regarder les chiffres » est tout à fait aberrant.D’ailleurs, c’est Denis Simard, le président de l’époque, qui devrait dévoiler les chiffres de la dernière édition et indiquer d’où provenaient les sommes qui ont permis d’équilibrer le budget de l’International.Il est vrai que M.Simard est occupé à gérer, avec des fonds publics encore, une nouvelle lubie du maire, la Ferragosto, qui se déroulera durant le Grand Prix du maire.Décidément.Il y a un peu plus d’un an, après que l’International de l’art vocal eut mérité le prix Coup d’éclat pour son originalité parmi tous les festivals du Québec, le maire Lévesque s’est permis de remercier cavalièrement la majorité des membres bénévoles du conseil d’administration (sauf ses amis Denis Simard et Pierre Catellier) sous prétexte des mauvaises performances financières de l’organisation.Par la suite, ce fut à mon tour, à titre de directeur général, de me faire montrer la porte.Et la nouvelle Dans la controverse entourant les accommodements raisonnables, il me semble que seuls Jean Charest et les libéraux ont eu de la classe.Les libéraux - au contraire des bloquistes, des péquistes et des adéquistes - ne se sont pas laissés sombrer dans la démagogie et n’ont pas cherché à gagner un vote en exploitant la xénophobie et l’ignorance des uns face aux autres.Je leur en suis reconnaissant et j’aurai une bonne pensée pour eux lors des prochaines élections.La Charte des droits et libertés fait pleinement partie de notre identité québécoise.Nous sommes reconnus dans le monde pour nos libertés et non pour nos ceintures fléchées.Cela permet à des investisseurs étrangers, entre autres, de s’intéresser à ce coin de la planète où nous ne nous sommes pas encore étripés pour des questions religieuses.Le Québec est une terre d’accueil et doit le demeurer.Ce qui n’est pas négociable dans notre identité québécoise, c’est justement la liberté.Ceux qui croient que la liberté est la source de tous nos maux devraient parfaire leur éducation et voyager un peu.Nous ne vivons pas dans un Etat ethnique ou confessionnel, mais dans un Etat de droit axé \ \ Stéphane Boileau organisation présidée par M.Simard et son nouveau directeur Boileau, un autre ami du maire, ont bien tenté de discréditer mon travail et celui de toute une équipe en faisant valoir un lot d’insinuations, ils ont même fait mention d’une possible enquête.Pas besoin d’une enquête, messieurs, montrez-nous les chiffres.Le directeur Boileau affirme avoir augmenté lors de la dernière édition le niveau des dépenses de près de 600 000 $.Je n’ai aucune difficulté à le croire.Augmenter les dépenses quand on sait que la Ville est là pour financer, cela n’est pas très difficile.Là où j’ai une sérieuse interrogation, c’est comment cette sur la souveraineté de la personne.La Constitution canadienne garantit la liberté de culte, c’est-à-dire la liberté de porter un voile, un col romain ou un kir-pan.Aucune religion ne doit avoir préséance sur les autres dans nos institutions publiques, dans la mesure où nous reconnaissons la liberté de culte.C’est clair, net et précis.Bref, c’est la loi.Il est malhonnête, intellectuellement parlant, de remettre en question ce modèle réussi d’intégration et de tolérance dans lequel nous vivons.Nous ne sommes pas en situation de guerre civile et tout un chacun peut trouver au Canada et au Québec un havre de paix pour vivre la vie qu’il souhaite mener, peu importe son orientation sexuelle, la couleur de sa peau ou sa manière de prier.Nous vivons dans un pays libre, et nous devrions en Yves Lévesque organisation s’y est prise pour augmenter les revenus de 650 000 $ alors qu’elle n’a rien reçu de nouveau de la part des gouvernements provincial et fédéral.Oh bien sûr Simple Plan a rapporté un beau 300 000 $ (30 000 $ de profits), et l’augmentation du coût du passeport et le festival de bières ont pu rapporter un autre 200 000 $ selon les dires de M.Boileau au lendemain de l’événement, mais il en manque encore beaucoup.Ne soyez pas égoïste, monsieur Boileau, dans votre transparence partagez votre grande expertise et vos recettes secrètes, les autres organismes de notre région en ont bien besoin.Montrez-nous les chiffres.Et s’il vous plaît, arrêtez de parler du déficit de être très fiers, d’autant plus que la liberté n’est pas une règle universelle sur cette triste planète.La grande majorité des catholiques, des juifs, des musulmans et des athées passent inaperçus dans notre société justement parce qu’ils sont intégrés à la communauté et gardent leurs sermons à la maison.Les intégristes sont des marginaux dans toutes les communautés du pays, même à Hérouxville.Et pour le moment, il n’y a vraiment pas péril en la demeure.Je crains bien plusles nostalgiques de l’Union nationale et du Crédit social que je ne crains Samir, Mordecai ou Fatima.Ceux qui souhaitent sauver l’Eglise et la nation en reprenant les discours du maréchal Pétain me font craindre le pire.Nous devons combattre ces isolationnistes rétrogrades qui carburent aux faits divers l’ancienne organisation, vous avez vous-même avec votre ami le maire annoncé une contribution exceptionnelle de la Ville au printemps dernier, contribution ayant pour but de radier définitivement ses anciennes dettes.Et vous, monsieur le maire, qui galvaudez si bien ce fameux mot transparence, doit-on ressortir cette épaisse revue de presse où vous mentionnez votre propre transparence et cette rigueur pour que les organismes subventionnés par nos taxes en fassent preuve aussi ?Allez-y, en bon leader que vous êtes, en maire qui exige de la rigueur et de la transparence, demandez au vérificateur général de dévoiler les chiffres que cette organisation camoufle.Il serait trop facile de verser des centaines de milliers de dollars de subventions, à partir des taxes des citoyens, à des organismes paramunicipaux et de les soustraire à l’obligation de rendre des comptes.Cela n’est pas signe de transparence.Imposez-vous comme le gardien de nos taxes, vous qui avez toute notre confiance; il faut régler ce dossier et montrer à la population qui mène dans cette ville.Cet organisme doit aussi faire preuve de transparence.Exigez que l’International de l’art vocal dévoile cette nouvelle et inestimable source de revenus, à moins que vous ne le sachiez déjà et préfériez garder le tout secret, ce qui serait toutefois contraire à votre superbe transparence.» pour distiller leur haine envers les membres des minorités visibles.La liberté ne se trouve pas dans la meute, mais dans l’expression individuelle de sa différence, de son originalité et de ses talents.Tous ceux qui se cachent derrière les «libertés collectives» finissent généralement par abolir la liberté pour chacun.Créer des lois ségrégationnistes par-dessus nos libertés individuelles relève de la bêtise à l’état pur.Ce n’est pas ce babillage de bons aryens qui va attirer des investisseurs en Mauricie.Cela va sûrement attirer des médias cependant.Des médias qui, par les temps qui courent, sont plus que jamais à la recherche de Québécois «profonds» pour casser du sucre sur un juif ou un musulman qui a refusé de manger du jambon à la cafétéria de l’hôpital.Si ce n’est pas de la propagande haineuse, je me demande bien ce que c’est.Merci M.Charest de garder la tête froide face à ces emportements identitaires et racistes.Merci aux immigrants d’être ici pour contribuer à faire de ce coin de planète un pays libre, prospère et ouvert sur le monde.Gaétan Bouchard Trois-Rivières Que faisons-nous pour protéger la planète ?Nous sommes tous inquiets de l’avenir de notre planète.Il paraîtrait même que l’environnement est la principale préoccupation de la population canadienne.Mais alors que nous en voulons tous au gouvernement parce qu’il n’en fait pas assez, que faisons-nous individuellement pour protéger notre petite boule?Nous prenons presque tous notre propre voiture pour aller au boulot, pour ne pas perdre de précieuses minutes à faire du covoiturage; à l’épicerie, nous consommons des sacs de plastique par dizaines, pour ensuite pester contre le gouvernement qui refuse d’honorer l’accord de Kyoto.Faut-il vraiment attendre que le gouvernement légifère avant d’agir, comme en Irlande avec la Plas Tax de 0,15 € pour chaque sac de plastique distribué ?Commençons dès maintenant à faire de petits efforts individuels pour sauver la planète.Par exemple, en cessant d’utiliser des sacs de plastique, même si ça nous oblige à prendre une petite marche jusqu’à la voiture dans laquelle nous avons oublié notre sac de toile.Claude Larocque Shawinigan Boisclair et Charest dans le ring Nous avons tendance à sous-estimer M.Charest parce qu’il ne révèle sa vraie nature qu’en combat extrême.Souvenons-nous lors du dernier débat des chefs comment, après de sournoises salutations, il a attaqué M.Landry sur l’erreur de M.Parizeau lors de la dernière défaite référendaire.Sa prestance était digne des grands acteurs.Seul M.Bouchard (un politicien extrêmement complet) a su le vaincre, mais seulement par la peau des dents.C’est ce monstre politique que M.Boisclair affrontera dans le ring.A-t-il des chances d’éviter ses coups meurtriers ou se dirige-t-il tout droit vers l’abattoir?Examinons les forces du prétendant aux plus hauts pouvoirs du Québec.Ce qui plaît à première vue chez l’homme, c’est son aisance à incarner la modernité.Il faut lui pardonner l’affaire du crucifix à l’Assemblée nationale.Sa pensée et son action ont comme référence un modèle de société supérieur où les gens homosexuels ne seraient pas raillés jusqu’en chaire.L’inestimable ouverture d’esprit caractéristique du civilisateur saura nous faire sentir plus libre et plus confiant en l’avenir, un peu à l’instar des Français de cette haute époque où Victor Hugo se consacra à la politique.Jean Rousseau Trois-Rivières Merci M.Charest Jean Charest ACTUALITÉS 10 LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 Un «risque calculé» pour Charest La capacité des tiers partis à maintenir leur vote décidera du gagnant, selon les sondeurs La Presse — Jean Charest prend un risque en déclenchant les élections dans quelques jours.Mais il s’agit d’un risque «calculé», estiment les sondeurs.Une réalité demeure toutefois, le chef libéral met en partie son avenir entre les mains de.Mario Dumont.La capacité de l’ADQ et des tiers partis à conserver des appuis actuellement «stationnés» en dehors du PLQ et du PQ sera déterminante sur l’issue du scrutin.Des récents sondages, un constat s’impose: libéraux et péquistes sont virtuellement à égalité, après une lente remontée des troupes de Jean Charest amorcée l’automne dernier.Selon l’enquête toutefois, les résultats de l’ADQ sont forts différents.Ils atteignent 24 % des intentions de vote selon Léger Marketing, et ne font que 14 % sur l’écran radar de CROP.Mais les deux maisons se rejoignent quand elles observent qu’un électeur sur trois, grosso modo, n’est ni péquiste ni libéral.«C’est un pari pour Jean Charest de se lancer en campagne.Mais c’est moins risqué qu’à l’automne dernier.Son parti n’est pas si fort que cela.bien moins populaire qu’au printemps 2003.Mais son avantage est que le Parti québécois perd des plumes à chaque sondage», observe Claude Gauthier, vice-président de CROP.Même s’il se trouve devant «une fenêtre intéressante», M.Charest doit se préoccuper de voir l’ADQ monter trop haut.«Le risque est qu’il y a toujours une majorité de gens qui veulent changer de gouvernement.Mais ces mécontents ne s’entendent pas sur le parti à appuyer», observe M.Gauthier.Actuellement, l’écart séparant libéraux et péquistes est seulement de trois points de pourcentage, mais la tendance observée depuis l’automne est clairement favorable aux libéraux.Même si au PQ on martèle que des élections la semaine dernière auraient porté André Boisclair au pouvoir, la campagne électorale est susceptible d’accélérer un processus qui a permis au «Le risque est qu’il y a toujours une majorité de gens qui veulent changer de gouvernement.Mais ces mécontents ne s’entendent pas sur le parti à appuyer.» PLQ de devancer le PQ dans les intentions de vote.Surtout, prédit M.Gauthier, l’argument des libéraux voulant qu’un retour du PQ au pouvoir mène vers un nouveau référendum marque des points.En outre, André Boisclair représente une inconnue pour les électeurs.Finalement, la tradition des deux mandats, une constante qui n’a connu qu’une exception depuis 1960, est un autre facteur susceptible de rassurer les libéraux, dont le gouvernement a traîné PHOTO LA PRESSE C’est un pari pour Jean Charest de se lancer en campagne.pendant trois ans des taux d’insatisfaction record.Quand ils regardent les plus récents résultats, les sondeurs observent une dif- férence surprenante; pour CROP, l’Action démocratique du Québec a 14 % d’appuis.Selon Léger, le parti de Mario Dumont obtient 24 %.Quelques différences entre les enquêtes peuvent expliquer cet écart.CROP propose le Parti vert dans son choix de réponse aux répondants, et la formation environ-nementaliste récolte 9 % d’appuis.Autre différence, en interrogeant les électeurs, Léger mentionne le nom du chef, Mario Dumont, dans le cas de 1ADQ, un élément qui a du poids plusieurs jours après que le jeune politicien a défrayé la manchette sur les accommodements raisonnables.Les enquêtes s’entendent pour fixer à 42 % environ le potentiel de vote des libéraux, et à ce niveau, le PLQ en aura assez pour l’emporter, théoriquement, note Jean-Marc Léger.Mais les choses se compliquent quand on constate que les tiers partis «ont un vote par anticipation.Ce n’est pas un vote très enthousiaste» même pour l’Action démocratique.Ces électeurs «mous» maintiendront-ils leur position jusque dans l’urne?Difficile à prévoir, puisqu’en 2003, bien des adéquistes avaient glissé du côté libéral, scellant le sort de l’élection pour Bernard Landry.«On voit actuellement un préjugé favorable à 1ADQ.Cela va-t-il devenir des votes le jour du scrutin, ça reste à voir.» Actuellement, «le vacuum est tel que tous les partis peuvent espérer la Coupe.Une lutte à trois, c’est plus compliqué qu’on pense», constate le sondeur.» Dion ne s’en mêlera pas La Presse — Le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, n’a pas l’intention de faire campagne au Québec aux prochaines élections provinciales pour donner un coup de main au premier ministre Jean Charest.M.Dion a indiqué hier que M.Charest est parfaitement capable de défendre son bilan contre le chef du Parti québécois, André Boisclair, qui s’enlise, selon lui, dans son option sécessionniste.«Non, non, non (je n’ai pas l’intention de m’en mêler).M.Charest, je suis sûr, est en mesure de défendre son bilan qui est très bon.Je lui souhaite bonne chance s’il y a des élections.On verra bien», a affirmé hier M.Dion.Ces propos de M.Dion viennent confirmer qu’il existe un certain froid entre les libéraux de Jean Charest et ceux de M.Dion depuis qu’il a été élu chef du Parti libéral en décembre dernier.PLQ: Fini les vacances La Presse — Les députés libéraux doivent mettre abruptement fin à leurs vacances pour retourner dans leur circonscription rapidement en prévision du déclenchement imminent des élections générales au Québec.Au moins deux députés se trouvent en Floride.Jean Dubuc, La Prairie, et Maurice Clermont, Mille-Îles (une des cinq circonscriptions de Laval), sont à Margate et ils prendront incessamment l’Autoroute 95 pour retourner à leur domicile.De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Michel Bissonnette, qui s’était rendu à la fin janvier dans cette partie des Etats-Unis pour quelques jours de vacances est retourné au Québec la semaine dernière.Les communications téléphoniques pour rappeler les députés libéraux ont commencé le week-end dernier, à la grande surprise de tous.ADQ: course contre la montre Québec (PC) — Avec une soixantaine de circonscriptions encore «orphelines», l’Action démocratique du Québec (ADQ) entreprend une course contre la montre en prévision d’une élection hâtive.«Nous sommes en mode accélération», a convenu hier le président de l’ADQ et candidat dans la circonscription de Chauveau au nord de Québec, Gilles Taillon, en entrevue à la Presse Canadienne.Même si le temps presse, M.Taillon assure que son parti sera en mesure de présenter des candidatures de «qualité» dans les 125 circonscriptions du Québec en vue d’un éventuel scrutin le 26 mars.«Nous serons prêts, c’est très clair que nous aurons des candidats partout», a-t-il dit, précisant que l’ADQ fera une série d’annonces dans les prochains jours pour compléter sa liste de candidats.Les députés reviennent chez eux rassurés Louise Plante louise.plante@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Les trois députés péquistes de la région sont revenus rassurés de leur rencontre avec André Boisclair en fin de semaine dernière, et surtout soulagés d’avoir enfin en main des éléments importants de la plateforme électorale de leur parti.Autant Noëlla Champagne, Claude Pinard que Michel Morin ont dit leur admiration face à la façon dont leur chef a fait face à la musique.Si tout le monde a eu l’occasion d’exprimer ses doléances envers le style de leadership défaillant de M.Boisclair, les députés se sont aussi fait dire par leur chef de ne plus tirer sur leurs propres troupes.Le député de Nicolet-Yamaska a qualifié de succès le caucus de jeudi et vendredi qui aura permis aux députés de renouveler leur confiance envers leur chef.«Les gens ont parlé dans un climat de confiance et de tolérance mais aussi de franchise.Cela a été bien reçu par le chef.» Les députés ont aussi eu l’occasion d’analyser les derniers sondages.«Et si on analyse comme il le faut, on aurait gagné l’élection selon ces derniers sondages», assure Michel Morin.«La confiance est revenue et la confiance est très bonne.Samedi, avec les présidents, ce fut aussi excellent.Le discours de M.Boisclair a été très bon et on a eu une bonne idée de la plateforme électorale.» De son côté, Noëlla Champagne résume les trois journées en disant que députés et partisans ont donné «une bonne claque dans le dos» d’André Boisclair: une claque d’encouragement s’entend.«Je l’ai bien écouté et j’ai observé les gens qui l’écoutaient et on a senti qu’on avait un chef d’Etat devant nous, soutient-elle.Ceux qui n’étaient pas là ont manqué quelque chose.On est sortis de là avec le goût d’aller de l’avant.» Elle dit espérer que M.Boisclair gardera sa spontanéité, quitte à ce que de temps en temps ses sorties étonnent ses partisans.Pour sa part, Claude Pinard, n’a pas caché son admiration face à la façon dont son chef est passé à travers cette grosse tempête autant interne que médiatique et a souligné à quel point ces moments peuvent être difficiles personnellement pour la personne concernée et pour son entourage proche.Le député de Saint-Maurice est revenu dans ses terres convaincu que le grand projet du Parti québécois était toujours aussi important pour André Boisclair.Par ailleurs, les trois députés seront prêts pour les élections puisque l’assemblée d’investiture dans le comté Nicolet-Yamaska pour trouver un remplaçant à Michel Morin aura lieu le 11 février tandis que celle du député de Saint-Maurice est prévue pour le 21 février ce qui, fait remarquer le principal intéressé, ne pouvait mieux tomber.Quant à l’assemblée d’investiture de Noëlla Champagne, elle a eu lieu en septembre dernier.• «Je l’ai bien écouté et j’ai observé les gens qui l’écoutaient et on a senti qu’on avait un chef d’État devant nous» -Noëlla Champagne LE 1 1=1 1 1 JUSQU'AU 28 FÉVRIER (MODELE ELANTRA G LS MONTRE) COMPAREZ AVEC LA COMPETITION ET PARTEZ GAGNANT AVEC HYUNDAI! HYurmm Va de l'avant"" ELANTRA GL 2007 Transmission manuelle PDSF : 15 595$ LOCATION A PARTIR DE par mois/60 mois 179 $ COMPTANT MENSUALITÉ 0 $ 199 $/60 mois 1 161 $ 179 $/60 mois Moteur 4 cylindres de 2,0 litres à 16 soupapes CWT de 138 chevaux Suspension indépendante à l'avant et à bras multiples à l'arrière Volant inclinable et colonne de direction à absorption d'énergie Direction à pignon et crémaillère à assistance électrique Glaces teintées Deux coussins gonflables frontaux à déploiement contrôlé Radio AM/FM/CD/MP3 Antenne intégrée au pare-brise Gicleurs triples des lave-glaces Phares halogènes translucides Dossiers arrières rabattables 60/40 ÈIMCLUS 0$ DÉPÔT DE SÉCURITÉ TRANSPORT ET PRÉPARATION* PLEIN DE CARBURANT TAPIS PROTECTEURS GARANTIE ANS 5 ans / 100 000 km Garantie globale limitée* Garantis complète de Hyundai sans franchise.Toutes les marques de commerce sont la propriété de Hyundai Auto Canada Corp.O c < o O -J ACTUALITÉS 12 LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 La plus froide.ou presque Il faisait -35 °C hier, avec le refroidissement éolien à Trois-Rivières Paule Vermot-Desroches paule.vermot-desroches@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Difficile de passer à côté de la vague de froid qui sévit actuellement au Québec et, par conséquent, dans la région.Le sujet était sur toutes les lèvres hier, alors que l’on connaissait la journée la plus froide depuis le début de l’hiver.ou presque.En fait, un réchauffement des températures en soirée hier a fait grimper le mercure à -17 degrés à Montréal, alors que l’on avait enregistré le plus bas maximum le 26 janvier dernier avec -18 degrés, faisant du même coup tomber toutes les prédictions de «journée la plus froide de l’hiver jusqu’ici».Quoi qu’il en soit, records battus ou non, il a fait extrêmement froid partout dans la région.Hier matin, à Trois-Rivières, le refroidissement éolien laissait une sensation de -35 degrés sur la peau, a expliqué André Cantin d’Environnement Canada.Par ailleurs, pour un 5 février, les records de températures ont été pulvérisés à travers la province.A Québec, le record du plus bas maximum datait de 1969 et a été battu avec un maximum de -17,8 degrés hier.A Dorval, ce même record datait de 1988 où l’on avait observé -16,5 degrés.Hier, le mercure n’a pas grimpé au-delà de -19,9 degrés.Une autre journée de survoltage fort occupée pour les remorqueurs et le CAA-Québec.«A la fin de la soirée, nous devrions avoir effectué 5000 survoltages pour toute la province», a indiqué Roxanne Héroux, porte-parole de CAA-Québec.Une journée très occupée, mais qui ne battra pas celle du 17 janvier dernier, où 7200 survoltages avaient été enregistrés.En Mauricie, un peu plus d’une centaine de membres du CAA-Québec ont eu recours à leurs services.«Il faut dire que 75 % de nos membres se trouvent concentrés à Montréal et Québec.Le reste est partagé sur tout le territoire québécois», a précisé Mme Héroux.Pas de cours à Sainte-Ursule Avec un froid aussi intense, ce n’était pas le temps que le système de chauffage ne r.52 -Æ PHOTO: FRANÇOIS SERVAIS Pas facile de travailler dehors par des températures aussi froides! Denis Tardif était tout de même bien équipé pour travailler sur la démolition du pont ferroviaire entre Saint-François-du-Lac et Odanak.nous laisse tomber.C’est pourtant ce qui est arrivé au pavillon Sainte-Ursule de l’école secondaire des Pionniers, alors que la section de l’école qui accueille les étudiants de 4e et 5e secondaire a connu un problème d’alimentation en chauffage.Les élèves de ces niveaux ont donc été reconduits à la maison par le transport scolaire.Quant aux élèves qui habitaient à l’extérieur de Trois-Rivières, ils ont été regroupés dans des locaux adéquats pour le reste de la journée.Les cours pour ces deux niveaux, ainsi que pour tous les élèves, reprendront normalement dès ce matin.La suite Le système dépressionnaire qui se trouve sur l’est du Québec et qui amène actuellement cette masse d’air froid par des vents d’ouest et du nord-ouest restera en place encore quelques jours.En effet, Environnement Canada prévoit encore des journées très froides pour aujourd’hui et demain.Le mercure devrait se réchauffer jeudi et vendredi, avec des températures oscillant autour des -10 degrés.Un mercure encore sous la normale de saison, qui se situe à -6 degrés.Puis, le froid intense devrait revenir samedi et dimanche.» zoon 09 ‘O 11 IJ?lj CONTINUEZ LA BELLE VIE A OBLIGATIONS A TAUX PROGRESSIF OBLIGATIONS A TAUX FIXE OBLIGATIONS BOURSIERES OBLIGATIONS SÉCURI+ OBLIGATIONS A ESCOMPTE OBLIGATIONS D'ÉPARGNE ÉPARGNE FLEXI-PLUS PLAN ÉPARGNE PÉRIODIQUE OBLIGA EPARGNE votre PLACEMENTS 5Üa QUEBEC GARANTI À100% 1 800 463-5229 I www.epq.gouv.qc.ca DONNEZ-VOUS LES MOYENS DE CONTINUER À FAIRE CE QUE VOUS AIMEZ.OBLIGATIONS A TAUX FIXE + Choix d’échéances variant de un à dix ans.+ Taux d’intérêt fixé en fonction de l’échéance choisie.+ Remboursables à l’échéance.+ Aucuns frais de gestion et d’administration.BONI DE 1% la première année pour les nouveaux fonds REER TERMES TAUX ANNUELS* 1 an 2 ans 3 ans 4 ans 5 ans 6 ans 7 ans 8 ans 9 ans 3,50 3,70 3,80 3,85 4,00 4,05 4,10 4,15 4,20 j 4,25 ¦'Excluant le boni de 1 % la première année pour les nouveaux fonds REER.Les taux annoncés peuvent varier en fonction des conditions du marché.Epargne Placements Québec an 4303177-3715 S* H»I> FUSION www.ford.ca FORD FOCUS ZX4 S 2007 PS 12 999$" Bien pensé FORD FUSION SE 2007 TRES BIEN EQUIPEE A PARTIR DE 299$/mois Location 48 moist Mise de fonds de 1 695 $ Dépôt de sécurité de 0 $ Frais de transport et de préparation inclus 22 999$ à l’achat 0 % de taux de financement jusqu’à 48 mois* • Moteur Duratec de 160 ch • Boîte automatique 5 vitesses • Lecteur MP3 et 6 haut-parleurs • Tableau de bord raffiné unique • Console centrale avec accoudoir • 4 sacs gonflables • Climatisation • Commandes audio au volant • Groupe d’équipements électriques La Ford Fusion, la voiture intermédiaire la plus attrayante de sa catégorie selon J.D.Power and Associates aux États-Unis1"1"1.équipée pour séduire Jetez un coup d’œil à nos autres offres.FORD FOCUS ZXW SE 2007 229$ /mois Location 48 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et peuvent être annulées en tout temps sans préavis.Votre concessionnaire Ford peut louer ou vendre moins cher.Détails chez votre concessionnaire Ford.**Selon les données préliminaires de Ford pour le modèle 2007 (moteur à 4 cylindres et boîte automatique).mLa Ford Fusion a obtenu la cote la plus élevée dans la catégorie des voitures intermédiaires dans le cadre de l’étude américaine 2006Automotive Performance, Execution and Layout StudfM (étude sur la performance, la construction et l’aménagement automobiles 2006) menée exclusivement par la firme J.D.Power and Associates.Cette étude, basée sur les réponses fournies par 63 607 propriétaires américains de nouveaux véhicules, vise à évaluer 251 modèles et les opinions et perceptions des consommateurs après 90 jours de possession du véhicule.Le sondage a été effectué de février à mai 2006.Votre propre expérience peut varier.Détails à jdpower.com.LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 13 14 LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 Lb'J ÉJi.ÉJ j J.ES MM m Efl ûüiwte* EH AVEO LS 2007 COBALT LT 2007 Le modèle LT peut être gagne dans le cadre de la promotion OPTRA5 2007 HHRLS2007 ?Sécurité 5 étoiles5 EQUINOX 2007 ?Sécurité 5 étoiles5 MENSUALITE 289$ Comptant: B 647$ Location: 48 mois 368$ Comptant: 0$ Location: 48 mois Préparation et frais de transport de 1150$ INCLUS Ce véhicule ne peut être gagné dans le cadre de la promotion.PRIX A L’ACHAT 12990* Le meilleur prix de sa catégorie3.MENSUALITE 206$ Comptant :1 512$ Location: 48 mois 239 Comptant: 0$ Location: 48 mois Préparation et frais de transport de 1 095$ INCLUS MENSUALITE 189$ Comptant: 1 748$ Location: 60 mois 221$ Comptant: 0$ Location: 60 mois Préparation et frais de transport de 1 095$ INCLUS Ce véhicule ne peut être gagné dans le cadre de la promotion.MENSUALITE 249$ Comptant: 1 970$ Location: 48 mois 292 J4 Comptant: 0$ Location: 48 mois Préparation et frais de transport de 1 095$ INCLUS Ce véhicule ne peut être gagné dans le cadre de la promotion.Nouvelle année, nouvelle gamme.Redécouvrez Chevrolet.chevrolet.gmcanada.com CHEVROLET H Rene Moisan arrête Le sympathisant des Hells était recherché depuis mai 2004 Trois-Rivières (MEL) — Un sympathisant des Hells Angels du chapitre de Trois-Rivières, René Moisan, qui était recherché depuis plus de deux ans, a été arrêté au cours des derniers jours dans la région de Vancouver, en Colombie-Britannique.Moisan était recherché par l’Escouade régionale mixte de la Mauricie à la suite d’une importante opération policière menée contre le réseau de distribution et de vente de stupéfiants des Hells Angels en mai 2004.Près d’une cinquantaine de personnes avaient alors été arrêtées.Il n’a pas été possible d’obtenir de détails sur les circonstances de son arrestation, hier.Il semble toutefois que c’est une information émanant de banques de données utilisées notamment par la Sûreté du Québec qui a contribué à le localiser.La Gendarmerie royale du Canada l’a arrêté.Un policier de la Sûreté du Québec est allé le chercher à Vancouver pour le ramener dans la région.Moisan devrait d’ailleurs René Moisan comparaître, ce matin, au palais de justice de Trois-Rivières.Il sera vraisemblablement accusé d’avoir participé aux activités d’une organisation criminelle.Notons que deux individus sont toujours recherchés relativement à l’opération menée en mai 2004 contre les Hells.Il s’agit de Simon Deshaies et Marc-André Hinse, le chef des Hells Angels du chapitre de Trois-Rivières.» ¦^w.buuwce LAVIOLETTE ARRET PHOTO: STÉPHANE LESSARD Trois blessés Trois personnes ont été légèrement blessées lors d’une collision impliquant deux véhicules, hier, vers midi, à l’angle des rues Laviolette et Marguerite-Bourgeoys, à Trois-Rivières.La victime est identifiée Saint-Maurice (MEL) — La victime de l’accident survenu vendredi soir sur l’autoroute 40 à la hauteur de Saint-Maurice a été identifiée.Il s’agit de Jean Tardif, 43 ans, de Blainville.La passagère de 30 ans, également originaire de Blainville, a été gravement blessée, mais sa vie ne serait pas en danger.Rappelons que leur véhicule a heurté de plein fouet un orignal.» ÉPHÉMÉRIDES (6 FÉVRIER) 2004—Le gouvernement Charest suspend le projet de centrale au gaz Le Suroît, à Beauharnois.2002 — La reine Elisabeth II célèbre le cinquantième anniversaire de son accession au trône.1998 — Hydro-Québec rebranche les derniers foyers privés de courant par le verglas de janvier.1977 — Rentrant de chez son ami Yves Michaud, le premier ministre René Lévesque heurte mortellement le clochard Edgard Trottier, couché sur la chaussée, la nuit, chemin de la Côte-des-Neiges, à Montréal.1918 — Une loi adoptée à Québec rattache Maisonneuve à Montréal.1903 — A Montréal, les employés des tramways entrent en grève.1899 — À Washington, le Sénat ratifie le traité par lequel l’Espagne cède, pour 20 millions $, Cuba, Porto-Rico, Guam et les Philippines.1778 — A l’instigation du ministre Charles Gravier de Vergennes, la France signe un premier traité avec les colonies anglaises insurgées, les futurs Etats-Unis d’Amérique.1577 — Henri de Navarre, le futur roi Henri IV, devient chef du parti huguenot français.» LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 OR 650,90 +4,70 ECONOMIE S&P/TSX 13166,69 +55,12 S&P/TSX VENTURE 2974,80 +3,18 $ CAN 84,560 US +0,21 DOW JONES 12661,74 +8,25 S&P500 1446,99 -1,40 NASDAQ 2470,60 -5,28 Sigama ferme ses portes L'entreprise du secteur madelinois comptait une trentaine d'employés Marc Rochette marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca d usinage eî de fabricatio une- aivisiw do ^oil1 -J Canada Ltée PHOTO: STEPHANE LESSARD Sigama tire sa révérence après avoir oeuvré pendant une vingtaine d’années dans la fabrication de produits mécanos soudés en aluminium, en acier inoxydable et en cuivre, de même que dans la fabrication, la réparation et le balançage de rouleaux.Trois-Rivières — C’est sans tambour ni trompette que la compagnie Sigama usinage & fabrication ltée, de Trois-Rivières, a fermé ses portes le 26 janvier dernier.Cette décision de mettre fin à cette aventure d’affaires d’une vingtaine d’années a pour effet de provoquer la perte d’une trentaine d’emplois.Située sur la rue Saint-Laurent, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, l’usine était spécialisée dans la fabrication de produits mécanos soudés en aluminium, en acier inoxydable et en cuivre, ainsi que la fabrication, la réparation et le balançage de rouleaux (mandrins).Sa présidente, Isabelle Emard, avait même participé à l’automne 2005 au 3e Sommet économique Québec-New York, à Albany.«On veut justement commencer à faire du démarchage en énergie aux Etats-Unis», expliquait alors celle qui avait répondu à l’invitation de l’Association de l’industrie électrique.Faisant des affaires avec les compagnies hydroélectriques de l’Ontario et du Québec, elle avait rencontré des représentants de sociétés comparables à Hydro- Québec en plus d’avoir établi des contacts avec le Consulat général aux Etats-Unis et le délégué commercial du Québec à New York.«On fait des anneaux Corona, des beignes en aluminium pour les lignes de transport d’électricité», avait-elle résumé.Sur le site Internet de l’entreprise, on pouvait encore lire, hier, qu’au fil des ans, «Sigama a acquis suffisamment d’expérience et d’expertise pour concurrencer parmi les plus gros de l’industrie».La présidente Isabelle Emard, qui avait pris la relève de son père Claude, décédé en 2004 à l’âge de 56 ans, n’a pu être jointe hier pour connaître les raisons de cette fermeture.Quant à l’usine, deux à trois personnes y travaillent encore pour finaliser les dernières opérations.» CONSTRUCTION RÉSIDENTIELLE Vers un creux de six ans Ottawa (PC) — Le nombre de mises en chantier de logements au Canada diminuera cette année et l’an prochain, estime la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).En 2006, un total de 227 395 unités ont été mises en chantier.Leur nombre devrait descendre à 209 500 cette année et à 195 00 en 2008.Au Québec, qui a connu 47 877 mises en chantier l’an dernier, le nombre de nouveaux logements qui lèveront de terre devrait être de 42 650 selon les estimations de la SCHL.L’an prochain, il devrait y avoir 38 925 mises en chantier au Québec.La baisse escomptée est générale.En Ontario, par exemple, le nombre de mises en chantier devrait passer de 73 417 en 2006 à 67 000 cette année et à 62 750 l’an prochain.Selon la SCHL, le nombre de mises en chantier au Canada passera sous la barre des 200 000 pour la première fois après six années de suite au-dessus de ce seuil.L’économiste en chef à la SCHL, Bob Dugan, a expliqué hier que l’activité ralentira car la demande d’habitations pour propriétaire-occupant évoluera vers des niveaux plus susceptibles de se maintenir, ajoutant que la majeure partie de la demande refoulée qui s’était accumulée durant les années 1990 s’est résorbée.» ACHETEZ DÈS MAINTENANT UNE YARIS HATCHBACK 2007 ET NE PAYEZ RIEN AVANT JUIN 2007 OU RECEVEZ UNE REMISE ÉQUIVALENTE À LA 1RE MENSUALITÉ DE LOCATION* VOYAGEZ EN CLASSE 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mois, un rabais représentant le coût d’une mensualité basée sur un terme de 60 mois sera accordé (taxes incluses).Offre de 0 $ dépôt de sécurité à la location surtous les modèles Yaris Hatchback 2007 neufs en stock.Franchise annuelle de 24 000 km.Frais de 7 0 du kilomètre excédentaire.Immatriculation, assurances et taxes en sus.Le montant total exigé avant le début de la période de location est de 2 350,08 $, taxes incluses, t L’offre aux particuliers « aucun paiement avant juin 2007» s’applique au financement à l’achat effectué auprès de Toyota Services Financiers pour les modèles Yaris Hatchback 2007 neufs en stock, et débute à la date de livraison du véhicule à l’acheteur.Le nombre de mensualités choisi par le client n’est pas réduit, mais reporté de 120 jours.Aucun intérêt avant juin 2007.Après le 1er juin 2007, le montant du capital ainsi que les intérêts devront être payés en fonction du terme prévu au contrat.La remise à l’achat équivalant à une mensualité de location est basée sur un terme de 60 mois (taxes incluses) et applicable au financement à l’achat des Yaris Hatchback 2007 neufs en stock.Les deux offres ne peuvent être combinées.* PDSF pour les modèles Yaris Hatchback CE 2007 (JT923M AA) neufs en stock.L’immatriculation, les frais de transport, la préparation, l’assurance et les taxes sont en sus.** Le rabais aux diplômés (jusqu’à 1 000 $ de remise) peut différer selon le modèle, t Cotes de consommation (ville/route) basées sur l’année-modèle 2007 pour une transmission manuelle pour le moteur du modèle indiqué.Le concessionnaire peut louer ou vendre à prix moindre.Photo à titre indicatif seulement.Les offres se terminent le 28 février 2007.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant de la grande région de Montréal.TOYOTA ÉCONOMIE 16 LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 BOURSE DE TORONTO En tout temps, consultez les cotes boursières en direct sur lapresseaffaires.com S&P/TSX >12 mois *5 derniers jours : SOUS-INDICES FERMETURE VAR./M/ j Énergie 3 152,51 14,15 jl J* y i Matériaux debase 2474,55 -0,06 M JT i Prod, consom.de base 1 739,08 0,13 : Prod.consom.discré.1 346,22 4,21 T IA fV ^ : Produits industriels 1 254,58 -0,66 y : Services de télécom.878,95 2,68 : Services financiers 1 984,93 13,83 : Services publics 1 759,08 13,90 FERMETURE 13166.69 VAR.l AN 10.30% VAR.l JOUR 0.42% ; Soins de santé 526,16 -2,28 52 SEMAINES HAUT 13178.91 BAS 10 860.72 ; Tech, de l'information 279,36 2,86 LES 10 PLUS ACTIFS VOLUME CLÔT.($) VAR.W) BOMBARDIER/B (BBD/B) 4349548 4,73 -0,42 TRANSITION THERA.(TTH) 3 765190 2,01 6,92 CATALYST PAPER (CTÜ 3 658859 4,00 2,30 BEMAGOLD (BGO) 3 434300 6,82 0,44 KINROSS GOLD (K) 3 409575 15,52 0,71 GREAT LAKES CARB.(GLC-U) 3 129272 11,60 8,92 CELESTICA (CLS) 3 050767 7,72 4,32 AEROPLAN INCOME (AEP-U) 2527964 19,16 -2,25 ABITIBI-CONSOL.(A) 2891460 3,76 0,80 TALISMAN ENERGY (KM) 2890533 20,99 -0,24 TITRES GAGNANTS EN % VOLUME CLÔT.($) VAR.(%) IVANH0E ENERGY (IE) 1 690095 2,18 14,74 VERENEX ENERGY (¥HX) 367019 9,40 13,25 WI-LAN (WIN) 1 856809 6,69 12,63 EXC0 TECHNO.(XK) 3 800 3,80 11,77 NEWWEST GOLD (NWS) 1400 2,45 11,36 ENS VOLUME CLÔT.($) VAR.($) ALLBANCSPLIT/A (ABK/A) 1080 150,00 6,98 RESEARCH IN M0TI0 (PIM) 580780 162,00 4,73 WEYERHAEUSER (WYL) 2361 92,32 1,99 ASTRAL MEDIA (ACM/B) 1500 45,75 1,94 PETROBANKENESRES.(PBQ 891 823 22,09 1,64 TITRES PERDANTS EN % VOLUME CLÔT.($) VAR.(%) JAGUARMINING 0AG-W) 21 700 2,38 -20,67 NEW MILLENNIUM T.(MT-U) 2600 2,65 -11,37 PEBERCAN (PBQ 79600 2,51 -10,36 CV TECHNO.(CVO) 672885 2,32 -8,66 YGC RESOURCES (Y60 93 204 2,20 -8,33 ENS VOLUME CLÔT.($) VAR.($) POTASHCORP0FSA (POT) 325 275 177,46 -7,83 ECONOMIC INVEST.(EVT) 1387 95,76 -1,74 FAIRFAX FINANCIAL (EEH) 5432 207,22 -1,63 GILDAN ACTIVEWEAR (OIL) 154798 59,90 -1,43 RITCHIEBR0S.au.(PBA) 7806 69,47 -1,31 Pas pressés de rentrer au travail Les syndiqués cTATRAHAN veulent une convention collective satisfaisante Martin Lafrenière martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca Yamachiche — Ce n’est pas parce qu’ils commencent leur cinquième mois de grève que les syndiqués d’ATRAHAN Transformation sont prêts à accepter n’importe quoi pour rentrer au travail.Les 200 employés maintiennent leur piquet de grève depuis le 5 octobre.Et il semble bien que la longueur du conflit de travail n’a pas d’emprise sur leur moral.«On n’est pas pressé de retravailler.Ça ne se fera pas à n’importe quelle condition et surtout pas selon ce qui avait été présenté la première fois (par l’employeur)», mentionne Robert Bossé, un employé du service de coupe à cet abattoir de Yamachiche.Selon Mario Cyr, les grévistes s’accommodent plutôt bien de leur situation actuelle.«Ça va bien.On s’arrange avec les allocations de grève.Des gens se sont trouvé des «jobines».Je ne souhaite pas un règlement rapide.PHOTO: STÉPHANE LESSARD Mario Cyr, Robert Bossé, Jesse Bolduc, Dominic Barrette, André Giroux et Louis Fafard sont prêts à patienter le temps qu’il faut pour signer une convention collective satisfaisante.On est en vacances, on n’a pas de stress.» M.Cyr a beau ne pas être pressé par un retour, il suit ce qui se passe dans les négociations entre la direction d’ATRAHAN et le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce.Mais justement, les informations arrivent au compte-gouttes.«On n’a pas beaucoup de nouvelles des négociations.Dans la dernière journée de négociations (la semaine dernière), on a su que si Denis (Trahan, le président et directeur général de l’entreprise familiale) trouvait que les négociations allaient bien, il allait y retourner.Et les négociations ont repris aujourd’hui (hier).C’est bon signe», dit M.Cyr, en ajoutant que les syndiqués respectent toujours leurs horaires de manifestation.M.Bossé croit de son côté que les négociations vont bien finir par donner un résultat.«A force de négocier comme ils le font, ça va avancer quelque part.» Les négociations vont se poursuivre aujourd’hui et possiblement demain.Selon Mario Maisonneuve, les deux parties pourraient régler les clauses normatives dès aujourd’hui.«Ça avance sur le normatif.J’imagine qu’ils devraient le terminer au cours de la journée de demain (aujourd’hui).On l’espère.On se croise les doigts.» Le président du local 1991-P des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce ne veut pas s’avancer sur une date de règlement du conflit.Il ne croit pas que cela va survenir cette semaine.» Des employés en nombre insuffisant Martin Lafrenière martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca Yamachiche — Si un règlement survient chez ATRAHAN, les employés syndiqués doutent que l’entreprise retrouve à court terme un rythme de 3000 porcs abattus par jour.La semaine dernière, Georges Dulac soulevait qu’ATRAHAN pourrait avoir de la difficulté à relancer les activités de l’abattoir, après un règlement, par manque de personnel.Le président du syndicat des producteurs de porcs de la Mauricie soutenait qu’une bonne main-d’oeuvre est essentielle pour les activités d’un abattoir.Il était préoccupé par le départ de certains employés de cet abattoir pendant la grève.A ce sujet Mario Cyr croit qu’une vingtaine d’employés syndiqués d’ATRAHAN ont trouvé du travail ailleurs.«Si l’usine repart, on ne repartira pas à 3000 porcs par jour.Il manquerait de monde ou ce serait bien serré pour arriver.» Robert Bossé se demande aussi si ces gens accepteront de revenir chez ATRAHAN.«S’ils ont trouvé de meilleures conditions ailleurs, ils vont y penser à deux fois.» Louis Fafard pense également que le rythme d’abattage quotidien de 3000 porcs sera difficile à atteindre à la suite d’un éventuel retour au travail.Et il ne sait pas comment ATRAHAN pourrait faire pour mettre sur pied un deuxième quart de travail.Cette mesure a été réclamée par les producteurs de porcs pour écouler les bêtes qui seront nombreuses sur le marché à la suite de la fermeture annoncée d’abattoirs appartenant à Olymel.«Il va être obligé de prendre des gars du premier shift.On n’est pas intéressé à faire des 16 heures.Il a déjà de la misère à engager du monde pour un shift», souligne M.Fafard.Si ce scénario se réalise, M.Fafard craint de voir l’employeur affecter des employés à différentes fonctions à l’intérieur de l’usine sans respecter les échelles salariales qui s’y rattachent.«C’est sûr qu’il s’est fait pas mal d’argent avec ça pendant les trois années de la convention.Entre les classes, il y a une différence d’à peu près un dollar l’heure.A 50 gars dans la shop, ça fait un bon montant dans sa poche.» Robert Bossé affirme ne pas toujours avoir été payé selon le travail effectué en usine.Depuis deux ans, ses pertes seraient appréciables.«Selon mes calculs, j’ai perdu environ 2500 $ par année», pré-cise-t-il.C’est la raison pour laquelle ce dernier veut rentrer au travail uniquement avec une convention qui va corriger cette situation, tout comme la reconnaissance syndicale et l’état des relations entre les membres de la direction et les employés.» ÉCONOMIE LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 17 POUR NEUF USINES DE PÂTES ET PAPIERS DU QUÉBEC Des rejets toxiques à l’abri de poursuites François Cardinal La Presse Pendant des années, les usines de pâtes et papiers ont pu déverser illégalement leurs rejets toxiques dans les cours d’eau du Québec sans aucune crainte de se faire poursuivre par Ottawa, révèle la Commission de coopération environnementale de l’ALENA.A la suite du dépôt d’une plainte par les écologistes, qui prétendent que près d’un millier d’infractions ont été commises au Québec entre 1995 et 2000, l’organisme nord-américain a pondu hier un vaste rapport accablant pour le gouvernement fédéral.En se concentrant sur les opérations de cinq usines de pâtes et papiers durant l’année 2000, la Commission a pu démontrer qu’Environnement Canada n’a fait absolument aucune inspection, se fiant uniquement aux données fournies par lesdites entreprises.Or la politique à Ottawa était à l’époque de ne jamais entamer de poursuite sur la base de données provenant des usines.«La principale préoccupation était qu’une «Nous n’avons pas toute l’information nécessaire, mais, les choses n’ont pas vraiment changé» usine pourrait éventuellement contester la fiabilité des données qu’elle a transmises», note la CCE dans son rapport.Pour appliquer sa propre législation, Ottawa devait donc se fier aux informations fournies par Québec grâce à une entente fédé- L’industrie forestière reverdit La Presse —Tout ne va pas mal dans l’industrie des pâtes et papiers, qui a pu augmenter sa production de 20 % tout en réduisant sa consommation d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre au cours des 15 dernières années.A la veille de son congrès annuel qui s’ouvre aujourd’hui à Montréal, l’Association des produits forestiers du Canada vient de publier son premier rapport sur le développement durable qui fait état des progrès accomplis en matière d’environnement.«On a fait un bon bout de chemin mais il en reste encore beaucoup à faire», convient Jean-Pierre Martel, premier vice-président, développement durable de l’Association, qui regroupe les principaux joueurs de l’industrie.Depuis 1990, les usines de pâtes et papiers du Canada ont réduit de 45 % leur consommation d’énergies fossiles, soit pétrole et gaz naturel.Elles produisent davantage d’énergie verte en brûlant des résidus de bois, et cette biomasse comble près de 60 % de leurs besoins en énergie.«C’est assez d’énergie pour alimenter une ville de deux millions d’habitants comme Vancouver», illustre Jean-Pierre Martel en entrevue avec La Presse Affaires.L’effort des papetières pour réduire leur consommation d’énergie est facile à comprendre compte tenu que l’énergie représente jusqu’à 25 % des coûts d’une usine de papier journal dans l’est du Canada et que le coût de l’énergie a beaucoup augmenté au cours des dernières années.En plus d’avoir réduit leur consommation d’énergie fossile, l’industrie a diminué de 18 % l’intensité énergétique nécessaire à la fabrication de pâte et de papier depuis 1990.Pendant la même période, plusieurs usines ont fermé mais la production totale de l’industrie s’est accrue de 20 %, souligne Jean-Pierre Martel.Le recours accru à la biomasse comme source d’énergie a eu pour effet de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 44 %.Les usines de pâtes et papier consomment aussi moins d’eau, soit environ 10 mètres cubes de moins par unité de production qu’en 1999.Les eaux qu’elles rejettent contiennent moins de dioxines et de furanes.Pour obtenir de tels résultats, des investissements totalisant 8 milliards de dollars ont été réalisés dans les installations de production au Canada.Le prochain rapport sur le développement durable sera publié en 2009.» raie-provinciale signée en ce sens.Mais là encore, il y avait problème: il peut s’écouler jusqu’à trois mois avant que les données arrivent à Ottawa.Or selon la Commission, un tel délai rend toute poursuite impossible: «Un enquêteur de la région du Québec était d’avis qu’au moment où Environnement Canada examine les données, il est trop tard pour que les mesures d’exécution ou même la transmission du dossier aux enquêteurs aient un quelconque effet.» Cette vaste enquête a été menée à la suite du dépôt d’une plainte, en mai 2002, par sept groupes écologistes canadiens dont le Sierra Legal Defence Fund.Ceux-ci prétendent que durant les cinq années étudiées, 960 infractions ont été commises par neuf usines de pâtes et papiers au Québec.Si le rapport de la CCE con- forte leur thèse, il ne le confirme pas tout à fait.En effet, le mandat de la Commission est de «promouvoir l’application efficace de la législation environnementale» et non de jouer à la police.Elle n’a donc pas le pouvoir de juger de la valeur des accusations comme telles.Elle n’a pas non plus le mandat de regarder ce qui s’est passé depuis 2000.La Presse a bien tenté de le savoir en contactant Environnement Canada, mais le ministère a refusé de répondre à nos questions, hier.Le porte-parole, semble-t-il, était absent.Pour les groupes écolos ayant porté plainte, la situation ne serait pas tellement plus reluisante aujourd’hui qu’elle l’était à l’époque.«Nous n’avons pas toute l’information nécessaire, mais selon ce que nous savons, les choses n’ont pas vraiment changé», a soutenu Rob Wright, avocat du Sierra Legal Defence Fund.Le Centre de contrôle environnemental du Québec, pour sa part, n’a pas voulu commenter le travail effectué par Environnement Canada.Il s’est contenté de noter que le rapport ne visait que le gouvernement fédéral et qu’il n’était en aucun cas visé.«On reçoit les données d’autosurveillance des fabriques et nous les transmettons au fédéral.Lui, il a appliqué sa réglementation», a indiqué Pierre Robert, directeur régional du Centre.Rappelons que depuis, en mai 2006, une filiale de la compagnie forestière Tembec a été contrainte de payer 750 000 $ en amende et en dédommagement pour avoir rejeté en 2002 et 2003 des substances toxiques dans la rivière des Outaouais.Cela faisait suite à une poursuite intentée par Québec.» ARCTIC CA PARTAGEZ NOTRE PASSION: A compter,de 7— __F* ¦ '< 7495$ ;VTT ArcticCat ,65014X45 < Acompterde 8495$ mm «ME VTT12006 arrives a ARCTICCAT PARTAGEZ NOTRE PASSION: Dans l'annonce du samedi 3 février, on aurait dû lire cette annonce.Toutes nos excuses pour ce contretemps.Concessionnaire de VTT et motoneiges Arctic Cat 890, route 153, Saint-Tite 418 365-6370 www.jmsports.ca Les 2007 sont! FINANCEMENT SUR PLACE 'Droit réservé de limiter les quantités et détails en magasin.nom nmüii immn m U imittH iMitim Minin au concours, ENVOLEZ-VOUS VERS BERLIN Concours LES NOMS DE MA RÉGION Jusqu'au 9 février, écoutez Jean-Sébastien Bernatchez, en semaine dès 6 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada et Nancy Sabourin, en semaine dès 18 h, à la Télévision de Radio-Canada et participez RADIO-CANADA TÉLÉVISION # RADIO PREMIERE CHAÎNE 96,5™ 103,7FM Trois-Rivières La Tuque www.radio-canada.ca/mauricie 3306697-P ACTUALITES LE NOUVELLISTE | LE MARDI 6 FÉVRIER 2007 18 CHANGEMENTS CLIMATIQUES Pas de consensus Brigitte Trahan i brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Chercheur en climatologie et en hydrologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, le professeur Ali Assani affirme qu’il est faux de prétendre qu’il existe un concensus scientifique au sujet de l’origine des changements climatiques en cours malgré les conclusions auxquelles est arrivé, vendredi dernier, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).Il existe plusieurs secteurs de la climatologie, actuellement, où se tiennent encore des débats fort houleux, rappelle-t-il.D’ailleurs, fait-il valoir, «la science n’avance qu’avec les débats.» C’est le cas, par exempe, de celui qui fait rage parmi les climatologues au sujet de ce qui cause l’augmentation ou l’intensité des ouragans.«Il y a deux camps.Ceux qui plaident en faveur d’une cause d’origine humaine et l’autre qui estime que cela provient de facteurs d’origine naturelle comme les effets Gulf Stream, par exemple», explique-t-il.«Certes, l’humain joue un rôle dans les changements climatiques, mais il ne fait qu’amplifier l’effet de phénomènes naturels qui sont en cours», affirme le chercheur.Le professeur Assani ajoute qu’il existe encore de nombreux éléments naturels pouvant expliquer les changements climatiques actuels mais au sujet desquels il n’y a que trop peu de recherches.«De nombreux scientifiques pensent, par exemple, que le soleil joue un rôle PHOTO: FRANÇOIS SERVAIS Le professeur Ali Assani de l’UQTR, spécialiste en climatologie et hydrologie.Si-'.mi très important dans les changements climatiques.L’impact du rayonnement solaire n’est pas encore très bien connu.La relation entre le soleil, l’atmosphère et la Terre reste à être étudiée», illustre-t-il.Selon lui, cette recherche est d’une grande importance puisque le soleil est la source de chaleur de la planète.«Il faut donc tempérer les affirmations du GIEC», estime-t-il après avoir pris connaissance du rapport de l’organisme rendu public vendredi dernier.Certaines conclusions de ce rapport laissent d’ailleurs le chercheur perplexe.Selon le GIEC, par exemple, le courant du Gulf Stream, qui apporte au nord une partie importante de sa chaleur, ralentira de 25 % au cours du 21e siècle mais la température continuerait quand même d’augmenter dans la région de l’Atlantique.Or, selon le professeur Assani, il est pourtant bien connu de la science que si le Gulf Stream ralentit, un apport majeur en chaleur océanique cessera de monter vers le nord et apportera dans nos latitude un phénomène de refroidissement important des températures.«De plus, en refroidissant, l’océan retrouvera une capacité accrue d’absorption du C02.C’est un phénomène chimique reconnu.Donc, voilà une seconde réaction qui fera baisser les températures.On appelle ça un phénomène de rétroaction négative.Je ne suis donc pas d’accord avec la conclusion du GIEC», dit-il.Le professeur Assani trouve aussi douteux que le GIEC ne se fie qu’à une période climatique très courte pour arriver à la conclusion finale de son rapport.«Le GIEC se fie à des températures depuis 1850, soit depuis qu’on a commencé à faire des relevés», constate-t-il.Selon lui, cette période est trop courte pour qu’on puisse en tirer des conclusions aussi affirmatives que celles du GIEC et que la science puisse comprendre le rôle des divers cycles naturels impliqués dans la régulation du climat.«Je vois le document du GIEC davantage comme un document de sensibilisation», conclut-il.» Les ouragans sous la loupe DES ANIMAUX DANS LES HLM Pas de référendum à Bécancour Paule Vermot-Desroches paule.vermot-desroches@lenouvelliste.qc.ca Bécancour — Il n’y aura finalement pas de référendum auprès des locataires de HLM de la ville de Bécancour afin de décider si ces derniers ont le droit de garder ou non des animaux à la maison.Rappelons qu’à la demande de quelques locataires depuis les derniers mois, la Fédération des locataires de HLM du Québec avait entrepris, il y a quelques semaines, d’approcher l’Office municipal d’habitation de Bécancour afin de leur demander de tenir un référendum sur la question.C’est d’ailleurs de cette manière que les OMH du Québec procèdent depuis 2002, dès que la demande est faite par les locataires.Or, le comité consultatif de l’OMH de Bécancour, formé de sept locataires des HLM, a jugé qu’il n’était pas nécessaire de tenir un tel référendum.Il faut dire qu’une semblable consultation avait eu lieu en 2002 et que la majorité des locataires de l’époque s’étaient prononcés contre la venue des animaux dans les logements.«Nous étions déçus de leur réponse, mais ce sont des locataires qui représentent leurs pairs et qui se sont prononcés à l’unanimité.Le processus était démocratique», a indiqué Robert Pilon, président de la Fédération des locataires de HLM du Québec.Une pétition?Monic Aussant était une des locataires qui avait manifesté le désir de garder un animal dans son logement.Déçue de cette décision, Mme Aussant envisage maintenant de tenir une pétition auprès des locataires des quelque 200 HLM de Bécancour au cours des prochaines semaines.«Si c’est vraiment la majorité qui ne veut pas avoir de référendum, alors j’accepterai cette décision.Mais je crois que tout le monde devrait d’abord dire s’ils souhaitent un référendum ou non sur la question», a-t-elle mention- Brigitte Trahan brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — La position rendue publique, vendredi dernier, par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) selon laquelle il est maintenant certain à 90 % que l’essentiel du réchauffement global est causé par les gaz à effet de serre émis par l’homme est loin de relever du consensus scientifique.C’est du moins ce qu’affirme le professeur Ali Assani de l’Université du Québec à Trois-Rivières dont les domaines de spécialisa- tion sont la climatologie, l’hydrologie et la géomorphologie fluviale.Pour étayer son affirmation, le professeur Assani cite en exemple le débat d’experts houleux qui a cours présentement parmi les scientifiques au sujet du rôle du réchauffement global dans l’intensité et le nombre des ouragans.«Il y a deux camps.L’un estime que ce phénomène provient de facteurs naturels tandis que l’autre plaide qu’il y a une cause d’origine humaine», explique-t-il.Les tenants des facteurs naturels, dit-il, croient que l’oscillation du courant atlantique observable sur des périodes de plusieurs décennies peut être en cause dans ce phénomène.Il existe en effet une circulation océanique sud-nord, dont fait partie le Gulf Stream, qui vient réchauffer nos latitudes et qui se fait encore plus sentir en Europe.Ce courant océanique, appelé circulation thermohaline, est caractérisé par des périodes de fortes et de faibles valeurs dont la périodicité peut varier de 20 à 70 ans.Pour le moment, explique le professeur Assani, nous sommes en période de fortes valeurs.«C’est ce qui explique l’augmentation des températures», dit-il.Les gaz à effet de serre induits par l’activité humaine ne viendraient qu’accentuer ce phénomène naturel, explique-t-il.Cette position est étayée, dit-il, par des recherches qui démontrent que la période de fortes valeurs du courant atlantique entraîne l’augmentation de l’intensité des ouragans mais aussi la diminution des précipitations et des débits sur le continent nord américain, dit-il.Ali Assani a voulu vérifier cette hypothèse en étudiant ce phénomène sur le territoire québécois.«Si la force des ouragans était causée par un réchauffement d’origine humaine (par les gaz à effet de serre), il devrait donc y avoir aussi une augmentation des précipitations car le réchauffement induit de l’évaporation.Or, à l’échelle de plusieurs décennies, on constate tout le contraire.Il y a une corrélation négative très forte entre les précipitations et les ouragans en Amérique du Nord», affirme le chercheur à la lumière de ses récentes découvertes.Bref, plus il y a d’ouragans, moins il y a de précipitations sur le territoire.Pour parvenir à cette conclusion, le professeur Assani analysé les précipitations de 29 stations météorologiques au Québec entre 1950 et 2000 de même que le nombre d’ouragans qui sont survenus durant cette même période et le nombre des ouragans les plus intenses (forces 3 à 5) dans le bassin de l’Atlantique.Il a parallèlement étudié le débit de 16 rivières au Québec.» ne.» 5 6 7 7 1 6 4 3 5 2 8 9 5 2 1 7 8 3 8 3 3 4 1 6 9 Niveau de difficulté : DIFFICILE 0490 Sudoku Placez un chiffre de f à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier sudoku 9 5 8 4 6 2 7 3 1 6 7 3 5 1 8 2 4 9 4 2 1 9 7 3 6 8 5 8 1 2 7 3 4 9 5 6 3 9 7 2 5 6 8 1 4 5 4 6 1 8 9 3 7 2 7 6 9 3 4 5 1 2 8 2 3 4 8 9 1 5 6 7 1 8 5 6 2 7 4 9 3 Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site www.les-mordus.com ou écrivez-nous à info@les-mordus.com Par Fabien Savary 0489 Résultats des tirages du 2007-02-05 Jour - Mois - Annee - Signe 04 JANVIER 95 TAUREAU @) 634 0) 4838 020607H151920232432 34 38 40 44 46 50 60 62 66 69 Nouveau au pays! 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