Le nouvelliste, 12 juin 2010, Week-end
LE NOUVELLISTE TROIS-RIVIÈRES ÉDITION WEEK-END 12-13 JUIN 2010 Week-end LENOUVELLISTE.CYBERPRESSE.CA Cinéma Les amours imaginaires: mon ménage à trois E4 ;'r ï Apres la poesie et le roman, l’auteur lance une nouvelle série jeunesse PHOTO: OLIVIER CROTEAU Michel LIVRES Lectures d’été en toute simplicité VIVE i IVüCUMÎtë V TELEVISION Gentilly-2 sous la loupe À NIC0LET, en grande première nord-américaine À LA VIE, À LA MORT LIFE BEFORE DEATH L'EXPOSITION Présentée par: Corporation f \J J des thanatologues Corporation des thanatologues du Québec « Je vais mourir, moi ! Et dès que je suis seul, ça occupe toutes mes pensées.» Heiner Schmifz Des photographies extraordinaires de Walter SCHELS.Un sujet touchant,des visages inoubliables et un point de vue totalement différent sur la mort.19 MAI au 6 SEPTEMBRE 2010 musée des religions du monde En collaboration avec : CR ÊJV T 819 293-6148 900, boul Louis-Fréchette, Nicolet museedesreligions.qc.ca * t * WEEK-EN LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 12-13 JUIN 2010 E2 JJ.'U'H.'.ILTl AVEC MARIE-JOSÉE MONTMINY Quoi faire?À QUÉBEC OU MONTRÉAL QUOI FAIRE A QUEBEC com, * quoi fai reau j ou rd h ui, com 11 ”*r ,c* mercredi 09 juin 2010 pT ““ ¦ 1 s s 55 55 s s a FÜJÜTT'.u» F.l«un.r 2) ¥ ===¦=¦•;— “ -S ¥ =V aué L’été arrivant, les vacances, les congés, et même juste les fins de semaines donnent envie de sortir.Pas besoin d’aller loin.Des escapades d’une ou deux journées à Québec ou à Montréal peuvent satisfaire un besoin d’être ailleurs, de se divertir dans un autre environnement.Le site www.quoifaireaquebec.com répertorie les activités au programme quotidiennement dans la capitale nationale.Musique, spectacles, sports, expositions, activités familiales, conférences: le tour d’horizon de ce qu’il y a à faire à Québec est varié, complet, détaillé et bien présenté.La description de certains événements est complétée par une vidéo.Moins bien structuré, le site www.quoi-faireaujourdhui.com est dédié aux activités programmées à Montréal.On peut y consulter une liste sans regroupement thématique des expositions, spectacles, visites guidées, spectacles de théâtre, musique ou danse.Evidemment, d’autres sites comme ceux de Tourisme Montréal (www.tourisme-montreal.org) ou de Québec Ville et région (www.quebe-cregion.com) comprennent des sections «Quoi faire» utiles, mais les deux sites précités méritent d’être consultés pour l’aspect rapide: quoi faire aujourd’hui précisément.Pour une expérience plus complète, les sites officiels de tourisme peuvent proposer de l’information complémentaire sur l’hébergement et les restaurants, par exemple.J’attire aussi votre attention sur un site intéressant, du type blogue collectif.Québec t’aime (www.quebectaime.com) regroupe le partage de découvertes dans les secteurs de la bouffe, de la culture, de la mode, des sorties en général et des sports.Un festival qui vous en donne «en gore» plus DANS DES SITUATIONS.Aussi dans le «Quoi faire», mais d’un autre registre, certaines sections de sites peuvent être très utiles dans des circonstances qui, heureusement, n’arrivent pas à tous les jours.Par exemple?Quoi faire lors du décès d’un proche?Le site de Services Québec offre un bon résumé des démarches (www.deces.info.gouv.qc.ca).On y évoque la déclaration et l’inscription du décès, les questions de services funéraires et de sépulture, les enjeux de succession, les prestations, rentes et autres indemnités, les changements, transferts et annulations.Un peu moins dramatique/ définitif, Service Québec peut aussi renseigner sur «que faire avant, pendant et après un sinistre» (www.securite.info.gouv.qc.ca).On y parle entre autres d’assurances, de plans d’évacuation et d’aide financière, en abordant des situations telles des incendies, tremblements de terre, inondations ou tempêtes de neige importantes.» mistre A SURVEILLER CE WEEK-END 1 Imbert Imbert Aujourd’hui, 21 h, au Café-bar Le Zénob Juke-Box Aujourd’hui, 20 h, au Centre des arts de Shawinigan 100e anniversaire de Notre-Dame-de-la-Présentation Aujourd’hui, 20 h, à l’église de Notre-Dame-de-la-Présentation - Plusieurs spectacles Pro-Musica Demain, 14 h, à l’église Notre-Dame-de-la-Visitation Mozaïka Demain, 14 h, au parc des Chenaux À la une E3 Arts visuels E12 C’était hier E14 Cinéma E4-E5 Divertissements E10-E11 Les vins E13 La passion du goût E13 Livres E7 Télévision E6 Tourisme E15-E16 Tout est dans la manière Langevin eric.langevin@lenouvelliste.qc.ca Avant la présentation du projet de l’amphithéâtre, le directeur des arts et de la culture de Trois-Rivières, Michel Jutras, était bien songeur.Peut-être était-ce la nervosité?Quoi qu’il avouait lui-même avoir fait cette présentation des dizaines de fois.Sauf que celle-ci était différente.Elle était prévue mardi matin, soit au lendemain d’une séance peu édifiante à l’hôtel de ville de Trois-Rivières alors que, manifestement, tout avait été prévu pour que les opposants au projet soient refoulés à la porte.Pas besoin de se rappeler que tout cela a fini en bousculade avec des policiers en civil, douze en uniforme, un gardien de sécurité et dans tout ça, et les images de la télévision peuvent en témoigner, un maire qui sourit au moment de son entrée alors qu’il reçoit une ovation debout -et là le pléonasme est volontaire et d’insistance - de la part des partisans dans la salle.Peut-être était-ce ces images que Michel Jutras avait en tête au moment où les représentants des médias entraient dans la salle où avait lieu la présentation.On avait déployé les grands moyens.Pas simplement pour nous impressionner, mais aussi parce que la télévision communautaire captait la séance pour en faire un montage d’une heure.D’ailleurs, à la pause pour le repas du midi, un responsable de Cogeco avouait au directeur général de la Corporation de l’amphithéâtre qu’il allait devoir se casser la tête pour en faire un montage d’une heure alors que le tout avait duré plus de 90 minutes.Après avoir dit à Dubé qu’il allait le consulter sur les éléments à garder, le responsable de Cogeco a ajouté: «Moi, je garderais toute la période de questions.C’était interactif et intéressant!» Ce à quoi Steve Dubé a sèchement ajouté: «On s’en reparlera!» Il est certain que la Corporation de l’amphithéâtre n’a pas envie de voir et de réentendre à la télévision, communautaire ou pas, certaines questions des journalistes sur place.Revenons sur quelques-unes des questions.J’ai demandé à Michel Jutras comment la Corporation de l’amphithéâtre allait faire, conformément aux prévisions après cinq années d’opération, pour attirer entre 3500 et 10 000 personnes à 30 événements en 15 semaines.Si mon calcul est bon, ça fait deux événements par semaine en juin, juillet et août et, soyons bon joueur, ajoutons les deux premières semaines de septembre.Ce à quoi il a brodé autour du fait que plusieurs grands événements allaient aussi se servir de cet endroit pour tenir des spectacles en citant Danse Encore, le FestiVoix et l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières.Soit.Mais mon collègue Beaudoin a relevé un point pas banal du tout à savoir qu’aucune de ces organisations n’avaient encore officiellement appuyé le projet de l’amphithéâtre.Vrai, ne pouvait que répondre Michel Jutras.Mais il a dit une phrase qui voulait tout dire.«Us ne peuvent pas ne pas embarquer dans ce projet.Ce serait insensé.» Le directeur des arts et de la culture de la Ville ne pouvait aussi bien dire.En effet, Stéphane Boileau, dg du FestiVoix, Claire Mayer, dg de Danse Encore et Thérèse Boutin de l’OSTR ne peuvent pas faire la moue.Us n’en ont pas le luxe.Tourner le dos à l’amphithéâtre, ce serait signer l’arrêt de mort de leur organisation puisque, ne l’oublions pas, une grande part de leur financement provient de la Ville.Et le maire en a fait plusieurs fois la démonstration, en la matière, avec lui, c’est «crois ou meurt!» Si vous n’êtes pas avec lui, vous êtes contre lui.Ceci dit, je suis certain qu’au final, aucun de ces trois dirigeants, comme la majorité des intervenants de la culture d’ailleurs, ne souhaitent que tout cela soit un fiasco, au contraire.Je pense que tout le monde espère que ce projet, qui au demeurant est impressionnant - et je n’ai pas dit réaliste remarquez-le bien - fonctionne à plein régime.Mais ce que je comprends dans cette timidité à lever le drapeau pour appuyer le projet, c’est qu’il existe, à juste titre, un malaise quant à la façon de faire du maire et d’une partie du conseil de ville.Ce n’est pas tout.Une nouvelle structure d’importance dans la ville signifie aussi une menace importante pour d’autres.Je m’explique.La Corporation de l’amphithéâtre va invariablement solliciter des partenaires financiers pour commanditer les événements.Les entreprises ont souvent un budget fixe de commandites.Si on dit oui à un, ce sera pour dire non à l’autre! Ne croyez pas que je fabule, on m’a raconté que certains organismes ont, l’an dernier, perdu des commandites parce que le 375e avait tout raflé.«Va voir ton maire, je lui en ai donné de l’argent!» se plaisent à répondre certains commanditaires.Autre chose, sur papier, l’amphithéâtre est déjà rentable dès sa première année.Mais s’il advenait qu’un déficit apparaisse, où va-t-on puiser pour le résorber.Assurément dans le budget de la culture de la Ville.Qui va en souffrir?Les autres événements.De bien grandes inquiétudes subsistent dans cette aventure de l’amphithéâtre.Ne craignez pas, Michel Jutras peut, études en main, contrecarrer tous les arguments négatifs.Mais donnez les mêmes études à quelqu’un de moins convaincu, et il pourrait sans doute leur faire dire le contraire.Si vous avez assisté à la présentation de Michel Jutras mercredi dernier, vous êtes sans doute séduit par le projet parce que M.Jutras est un homme foncièrement convaincu par le projet et on pourrait difficilement douter de sa sincérité.Mais peu importe l’aboutissement de ce legs du 375e de Trois-Rivières, il n’en demeurera pas moins que l’amphithéâtre sera toujours teinté du fait que pour arriver à son aboutissement, il aura fallu que Trois-Rivières et son maire en particulier, torde la démocratie et invente des subterfuges pour bafouer les voix divergentes.» LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK END 12-13 JUIN 2010 E3 APRÈS LA POÉSIE ET LE ROMAN Pierre Labrie se lance dans la littérature jeunesse PHOTO: OLIVIER CROTEAU Après avoir publié onze recueils de poésie et un roman pour adultes, le Trifluvien d’adoption Pierre Labrie s’adresse cette fois-ci aux enfants de dix ans et plus.Trois-Rivières — Quinze ans après avoir déménagé à Trois-Rivières pour y étudier la littérature, l’auteur Pierre Labrie s’est replongé dernièrement dans son Mont-Joli natal, via sa plume et son imaginaire.C’est dans son patelin d’origine qu’il a campé l’univers de son tout dernier ouvrage et qu’il a, du coup, concrétisé un souhait qu’il caressait depuis belle lurette, soit une incursion dans le milieu de la littérature jeunesse.Après avoir publié onze recueils de poésie et un roman pour adultes, le Trifluvien d’adoption Pierre Labrie s’adresse cette fois-ci aux enfants de dix ans et plus et leur propose non pas un bouquin, mais une série de volumes, sous le titre Mistral.Au départ, c’est une commande d’une maison d’édition qui l’a mené sur cette avenue.Aux Éditions Zailées, on lui avait demandé de créer un petit roman d’épouvante pour nourrir la collection Zone Frousse, qui s’adresse aux 8 à 12 ans.Or chemin faisant, l’auteur s’est laissé prendre par la psychologie de ses personnages, ce qui l’a mené à changer ses plans pour plutôt proposer à ses éditeurs une série complète de petits romans jeunesse.À ce jour, selon ses plans et les synopsis qu’il a établis, Pierre Labrie devrait écrire sept tomes de la série Mistral, profitant d’un bon coup de départ ces jours-ci avec la sortie conjointe des deux premiers tomes, Mistral-Laprincesse des mites et Mistral - Au pays des mouches.Paranormal et contemporain Contrairement à plusieurs séries publiées ces dernières années, Pierre Labrie ne remonte pas le temps mais campe plutôt ses personnages dans le contexte social contemporain.Ceci dit, il ajoute une note de fantastique au passage, avec une petite incartade dans le monde du paranormal.«Je joue toujours avec le doute.», indique M.Labrie.«Depuis que je suis tout jeune que je m’intéresse à tous les trucs paranormaux.J’écris les livres que j’aurais aimé lire à cet âge-là.» Mistral, c’est Cloé Mistral, une fille qui est en 5e année et qui a bien de la difficulté à s’adapter à sa nouvelle école, elle qui vient de déménager avec sa famille.Dans son nouvel univers, elle n’est pas aimée, et deviendra même la risée de l’école, d’autant plus que depuis son arrivée, des phénomènes étranges se passent au sein de son école, ce qui éveille les soupçons des enfants à son endroit.Heureusement, elle peut compter sur son ami et complice, Renard, un garçon de son école qui est lui aussi déjà en marge des autres élèves, et qui a toujours la tête dans les livres.Or c’est précisément dans ce personnage de Renard (il s’appelle Maxime Fox mais il n’aime pas son nom), que Pierre Labrie se retrouve un brin.«C’est un personnage très étrange et je suis moi-même un être bizarre», sourit-il.«À l’école, j’ai toujours été une espèce d’extra-terrestre pour les autres, et même dans ma gang.A 12 ans, je discutais de la scène politique du Québec.C’est ce côté-là que l’on retrouve dans Renard.Il fait office de rejet à l’école mais il n’est pas malheureux.Il fait ses trucs et il est bien.» Renard prendra d’ailleurs de plus en plus de place au cours des tomes suivants, dit-il, notamment dans le deuxième, où l’action se passera cette fois en Abitibi, avant de revenir à Mont-Joli au cours des tomes suivants.«Mont-Joli est le premier terrain de jeu de mon imaginaire, quand j’étais en 4e, 5e et 6e années.» À cette époque, avec quelques amis, Pierre Labrie avait déjà l’habitude de laisser libre cours à son imagination fertile.«On allait se promener dans les quartiers et on pouvait passer des journées à s’inventer des histoires, ou des semaines à espionner une maison.», dit-il.«D’ailleurs, je dédie chaque tome à un ami que j’avais à cette époque.» Trois-Rivières, où il habite depuis 15 ans, sera aussi le décor d’un autre bouquin jeunesse, qu’il prépare actuellement en compagnie d’un illustrateur de la région et qui se déroulera en partie dans le quartier Saint-Philippe.Mais tout d’abord, le tome 3 de Mistral devrait sortir autour de la période des fêtes alors que la sortie du quatrième est déjà fixée à la deuxième semaine de mai 2011, pour la fin des classes.* C’est la faute d’lron Maiden Trois-Rivières — «Si Iron Maiden n’avait pas existé, je n’aurais jamais écrit de ma vie.», observe Pierre Labrie avec le plus grand des sérieux avant d’élaborer son raisonnement.Adolescent, Pierre Labrie ne jurait que par ce groupe, un engouement qui l’a mené à pratiquer la guitare électrique, instrument qui l’a mené à participer à un groupe de musique, groupe qui l’a mené à écrire des textes de chansons, textes qui l’ont mené à s’intéresser à la poésie, qui l’a mené à publier des recueils, qui l’ont mené à l’écriture comme il la pratique aujourd’hui.Ainsi donc, si Iron Maiden n’était pas venu le hanter, «je serais devenu le gars de mathé- Pierre Labrie Pierre Labrie :$ mites r TTotncl m matiques que j’étais», conclut l’auteur.Car avant d’étudier les lettres à Rimouski, d’étudier la littérature à Trois-Rivières, de devenir poète, président de la Société des écrivains de la Mauricie, cofondateur de la revue Les Soirs Rouges, coordonnateur du Salon du livre de Trois-Rivières (2005-2008), adjoint à l’édition (La Bagnole en 2008) et recherchiste à l’émission du matin de Radio-Canada Mauricie, Pierre Labrie le cartésien était d’abord et avant tout un étudiant en génie civil.Aujourd’hui il en sourit.Et il Pierre Labrie propose une série de volumes sous le titre Mistral.en souriait d’autant plus l’été dernier, au moment où il écrivait sa toute première série jeunesse dans un chalet du village voisin de Mont-Joli, aux abords du Lac Sandy.«Je venais de terminer mon contrat avec Radio-Canada qui m’obligeait à me lever à 3 h 30 tous les matins.Au chalet donc, j’était levé très tôt.À 5 h du matin, j’étais sur un petit quai avec mon thé, mon bagel et des canards autour de moi.C’était le party dans ma tête! À 6 h, j’étais devant mon ordinateur, face au lac.» Avec, en arrière plan, la musique d’Iron Maiden.«C’est mon ambiance musicale, la seule musique que je suis capable d’écouter en écrivant.»* E4 CINÉMA LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK-END 12-13 JUIN 2010 LES AMOURS IMAGINAIRES Mon manège à trois Normand Provencher Le Soleil Un second film, surtout lorsque le premier, sorti de nulle part, a été porté aux nues, s’avère toujours un rendez-vous périlleux avec le public et la critique.Vu les attentes forcément plus élevées, on ne veut pas décevoir.On veut aussi (et surtout) prouver à ses détracteurs qu’on n’est pas un feu de paille.De la pression du deuxième film (le fameux «sophomore jinx»), sans doute Xavier Dolan a-t-il voulu se débarrasser le plus rapidement possible en tournant Les amours imaginaires dans la foulée du succès de J'ai tué ma mère.Comme les festivaliers de LES AMOURS IMAGINAIRES Genre: comédie dramatique Réalisateur: Xavier Dolan Acteurs: Xavier Dolan, Monia Chokri, Niels Schneider, Anne Dorval, Anne-Elisabeth Bossé, Magalie Lépine-Blondeau, Olivier Morin, Éric Bruneau, Gabriel Lessard, Bénédicte Décary et Patricia Tulasne Classement: 13 ans Durée: lh41 On aime: l’audace narrative et visuelle, les témoignages d’amoureux déchus, le petit rôle d’Anne Dorval On n’aime pas: l’abus des ralentis, quelques scènes qui tournent à vide .LUC DIONNE ALAIN LEFÈVRE VENISE ROBERT DANIEL LOUIS Cannes ont pu le découvrir le mois dernier, le jeune et précoce cinéaste n’a rien perdu de sa faculté à surprendre avec sa façon atypique de raconter une histoire, en l’occurrence celle d’un triangle amoureux où l’amitié est mise à N 1 IVI IA L’agence tous risques n.d.Film d’action.D’anciens combattants, condamnés pour vol, s’évadent d’une prisoin militaire et deviennent ainsi des mercenaires au service du bien.L’enfant prodige Drame biographique.Dès son jeune âge, André Mathieu a conquis son entourage comme son auditoire et a enflammé les salles.Adulé, acclamé, encensé, cet enfant prodige semblait avoir tout pour réussir.Du haut des sphères vertigineuses du succès aux tréfonds des tourments, la vie du «Mozart canadien» se fond dans sa musique.Romantique aspirant au bonheur, son histoire est pourtant jouée sur des notes tragiques.Iron Man 2 irki Aventures de science-fiction.Le monde est maintenant conscient de la double vie du milliardaire Tony Starck.Il subit des pressions de partout pour qu’il dévoile la technologie qui lui permet d’être un super-héros.Pour garder le secret, il devra forger de nouvelles alliances et affronter de puissants ennemis déterminés à causer sa perte.Le karaté kid ?Aventures.Un jeune Américain forcé de s’adapter Dans sa façon de brouiller les cartes et de servir de trait d’union entre les générations, Xavier Dolan aime transporter son film ailleurs, dans une sorte de monde rétro.mal sur l’autel de la passion.Essai sur le rejet amoureux, Les amours imaginaires relate l’aventure fantasmée de deux amis, un jeune gai, Francis (Dolan), et sa meilleure copine, Marie (Monia Chokri), à l’égard de Nicolas (Niels Schneider), un Apollon au charme mystérieux.Puisque l’objet de leurs désirs cultive une image trouble d’allumeur, ou du moins un refus de dévoiler quoi que ce soit de ses intentions, Francis et Marie ont beau jeu de se faire des chimères.Chacun des gestes et des paroles de leur amoureux imaginaire sera analysé à travers le prisme forcément déformant de leur (fertile) imagination romantique et sexuelle.Moins introspectif que J'ai tué ma mère, dépourvu également de sa rage sourde, mais tout aussi audacieux dans son étude des mœurs, le film se démarque par une volonté de son auteur à se forger une griffe de cinéaste, une vraie.Malgré ses quelques faiblesses et ses tics (les répétitifs ra-len-tis), cette seconde offrande permet de dire que Dolan est sur à une toute nouvelle vie en Chine est brutalisé par une bande de jeunes adeptes des arts martiaux.Les circonstances l’amènent à participer à un tournoi de karaté après avoir été entraîné par un sage.Marmaduke ?Comédie.Adaptation cinématographique de la bande dessinée Marmaduke.Marmaduke est le chien de la famille Winslow, un brin insolent et truculent à souhait.En clair, celui à qui on filerait bien une saucisse.Nouvelle espèce n.d.Science-fiction.Deux scientifiques spécialisés dans la manipulation génétique mettent au point des créatures afin de cultiver sur eux des remèdes contre des maladies mortelles.Contre l’ordre de leurs patrons, ils font une expérience avec de l’ADN humain.Ils créent ainsi un être doué auquel ils s’attachent mais en vieillissant, il devient un monstre sanguinaire incontrôlable.Prince of Persia: les sables du temps irtck Aventures.Un prince s’associe à une princesse rivale pour arrêter les forces du mal.Ensemble, ils seront chargés de protéger une dague ancienne capable de libérer les sables du temps, un cadeau des dieux à même de contrôler le temps et accorder à son possesseur la chance de diriger le monde à sa guise.Sexe à New York 2 ?Comédie.Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda croquent une nouvelle fois à belles dents dans la Grosse Pomme dans la suite du méga succès de l’été 2008.Shrek 4: il était une fin ?Animation.Au lieu de faire peur aux villageois comme avant, Shrek signe maintenant des autographes.Regrettant ses jours heureux de «vrai» ogre, il fait un pacte avec un marchandeur pour se retrouver dans une version alternative de Far Far Away où Shrek et Fiona ne se sont jamais rencontrés.Il tentera alors de tout faire pour sauver ses amis de ce monde malsain dans lequel ils sont tous propulsés.Tuer pour aimer irk Comédie noire.Un jeune homme abandonne sa carrière de tueur professionnel pour le compte des services secrets afin de fonder une famille.Mécontents de cette décision, ses supérieurs décident de l’éliminer.«UN THRILLER PUISSANT AUTANT SEXY " QU’EFFRAYANT.» Peter Travers, Rolling Stone «UN SUSPENSE TOTALEMENT SÉDUISANT.» Dennis Dermody, Paper Magazine M PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS ?«UNE HISTOIRE TOUCHANTE ET PEU COMMUNE.QUI SERA ASSURÉMENT UN SUCCÈS POPULAIRE.» la bonne voie.Charmant sans être totalement craquant, maîtrisé sans offrir une vision complètement aboutie — Dolan n’a que 21 ans, ne l’oublions pas —, Les amours imaginaires tire aussi son originalité par sa façon d’aborder les relations amoureuses à l’heure du grand melting-pot sexuel et technologique.En cela, l’idée de semer ici et là des anecdotes rigolotes de quidams sur leurs amours déçues, à l’ère des textos et des MSN, témoigne d’une œuvre en prise directe avec son époque.Dans sa façon de brouiller les cartes et de servir de trait d’union entre les générations, Dolan aime toutefois transporter son film ailleurs, dans une sorte de monde rétro, avec les costumes et les coiffures vintage de Marie, les scènes sixties à la In the Mood for Love, et une trame sonore qui réhabilite les Dalida (avec une version espagnole de Bang! Bang!), Isabelle Pierre et Renée Martel.Sur le plan visuel, l’utilisation d’une couleur spécifique, selon la chambre à coucher du protagoniste, apporte une autre note d’originalité.À n’en pas douter, l’électron libre du cinéma québécois, à force d’entêtement, d’acharnement et, bien sûr, de talent, est en train de devenir le cinéaste le plus séduisant de sa génération.* UN FILM TOUCHANT, DRÔLE, INTENSE et PRENANT.» SENSATIONNEL PATTY SPITLER, WTHR-TV/INDIANAPOLIS L’ENFANT PRODIGE «L’UN DES FILMS LES PLUS ATTENDUS DE L’ÉTÉ.» DANY BOUCHARD JOURNAL DE MONTRÉAL «UN FILM À VOIR.L’ŒUVRE EST GIGANTESQUE.» Patrick Drolet Marc Labrèche Macha Grenon Karine Vanasse Guillaume LeBon Lothaire Bluteau A L'AFFICHE! «LA COMEDIE FAMILIALE PARFAITE CET ÉTÉ.» JOEL AMOS, SHEKNOWS.COM (Version Française) a d A L’AFFICHE! Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants: cineplex.com, cinentreprise.com, enprimeur.ca B62C LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK END 12-13 JUIN 2010 CINEMA Un terrain de jeu de 3,4 millions $ Yves Pelletier présente son second film: Le baiser du barbu Trois-Rivières — Yves Pelletier a beau refuser qu’on ne l’identifie que comme cinéaste, c’est désormais sous ce chapeau qu’il fait parler de lui malgré qu’il mène d’autres projets dans d’autres sphères.Avec la sortie du Baiser du barbu, il présente un second film, après Les aimants dont le succès critique lui a, apparemment, ouvert des portes.Il n’a pas suffi que sa première oeuvre connaisse le succès pour qu’on lui ouvre toutes grandes les portes des coffre-forts de la culture étatique.Le budget du second était d’abord évalué à 4,4 millions de dollars et le réalisateur n’en a eu que 3,4.Il lui a donc fallu faire des choix.«On s’entend que c’est une différence énorme dans un budget; il m’a fallu couper un million de dollars en quelques semaines.Il n’était pas question que je touche à mon histoire, à mes décors ou à mes personnages.Alors, j’ai décidé de me limiter à 23 jours de tournage.On a travaillé dans l’urgence et le film est visuellement moins ambitieux que ce que je souhaitais.Une fois les décisions prises, je savais quelle était la grandeur de mon terrain de jeu et de là, je me suis dit: “Les compromis sont faits, maintenant, amusons-nous!”.«Heureusement, je pouvais compter sur une bande de comédiens extraordinaires et je conservais la richesse et l’originalité de mon histoire qui étaient, de toute façon, mes principaux atouts.Le film est léger et peut sembler anodin mais il y a beaucoup de choses intéressantes dans les détails.J’aime ajouter des petites références, des blagues cachées que le public ne voit pas forcément.J’ai toujours fait ça, même à l’époque de RBO.Par contre, dans trente ans, les gens vont encore découvrir certains de ces détails qui créent un univers riche et bien vivant.» Les dialogues pourront, à première vue, sembler badins.Pelletier les a voulus ainsi en s’assurant cependant que cette appa- Horaire du 11 au 17 juin 2010 539.8899 BieManS SHREK: IL ÉTAIT UNE FIN 3D (G) Ven.au Dim.: 12h55 - 15h05 - 17h10 Tous les soirs: 19h15 - 21h20 Couche-tardVendredi & Samedi: 23h25 LE KARATÉ KID (G) Ven.au Dim.: 12h50 - 15h35 Tous les soirs: 18h45 - 21h30 L'AGENCE TOUS RISQUES (EN ATT.) Ven.au Dim.: 13h00 - 15h25 Tous les soirs: 19h00 - 21h25 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h50 NOUVELLE ESPÈCE (13+) Ven.au Dim.: 13h05 - 15h15 Tous les soirs: 19h05 - 21h20 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h30 PRINCE OF PERSIA (GDJE) Ven.au Dim.: 13h00 - 15h25 Tous les soirs: 19h00 - 21h25 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h50 L'ENFANT PRODIGE (G) Ven.au Dim.: 12h50 - 14h55 - 17h00 Tous les soirs: 19h05 - 21h15 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h20 TUER POUR AIMER (GDJE) Ven.au Dim.: 13h05 - 15h15 Tous les soirs: 18h55 - 21h20 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h30 MARMADUKE (G) Ven.au Dim.: 13h00 - 15h00 - 17h00 Tous les soirs: 19h00 - 21h15 Couche-tard Vendredi & Samedi: 23h15 PHOTO: LA PRESSE Les dialogues pourront, à première vue, sembler badins.Pelletier les a voulus ainsi en s’assurant cependant que cette apparente banalité cache le sens profond des choses.rente banalité cache le sens profond des choses.«Il y a beaucoup de non-dit très significatif.Tu ne comprends peut-être pas immédiatement ce que ça signifie, mais on le comprend plus tard dans le film.Ça exige des comédiens chevronnés.» «Dans le fond, c’est un drame, un thriller: il est structuré comme un suspense.On présente un couple heureux puis apparaît un gros monstre poilu (la barbe du garçon) qui vient les séparer.Pour moi, c’est un film sur l’accomplissement individuel à l’intérieur des contraintes qu’impose un couple et la société.Ça parle d’engagement, de serment, de trahison, de gens qui mettent fin à leurs rêves, etc.Je voulais mettre une crise de couple à l’écran en m’assurant que ça finisse bien.Le happy end faisait partie de mon propos.Je pense que c’est un fantasme personnel que de voir des conflits résolus dans la vie parce que franchement, je serais bien mal placé pour faire la leçon à qui que ce soit sur la résolution des problèmes.» Bien sûr, le film repose d’abord et avant tout sur David Savard et Isabelle Blais mais le public retiendra forcément le travail de Louis-José Houde, qui offre une caricature savoureuse.Malgré ce que certains croiront, les -BüfoSfc - RfflPu'D'ADFiBIAU*» -fw g «mm* 1 =3Jr ->¦ DECONSEILLE AUX JEUNES ENFANTS dialogues que rend l’hyperactif humoriste sont tous de la plume d’Yves Pelletier même si le style se confond avec celui de Houde sur scène.«Je considère comme un honneur qu’il ait accepté, dit le réalisateur/scénariste.Il n’a pas besoin de ça dans sa vie, mais il est hyper professionnel, très consciencieux et travaillant.Ce que j’aime d’abord, c’est qu’il est également sensible.» Ça semble une constante dans les choix du réalisateur puisqu’il a été touché aussi par la sensibilité de David Savard et Isabelle Blais.Assez pour travailler de nouveau avec eux.«Avec David, dans Les aimants, j’avais l’impression de ne pas être allé au bout de son potentiel et je voulais aller plus loin.Quant au personnage d’Isabelle, il fallait qu’elle soit constamment adorable en étant insupportable par moment ou même quand elle a un masque de crème dans le visage.Je ne voyais qu’elle pour donner toutes les nuances au personnage.» Loin d’avoir vécu une pression supplémentaire à son second long métrage, Pelletier en a plutôt profité davantage.«D’abord, j’étais sécurisé parce que contrairement au premier j’avais la preuve que je pourrais m’en sortir dans toutes les phases de la production.Même que je savais d’avance ce qui serait le plus plaisant: je l’ai vu venir et l’ai savouré encore plus.» Quant au travail artistique, il n’est peut-être pas très évident, mais Pelletier a pris soin de beaucoup de détails visuels comme la palette des couleurs dominantes «J’étais sécurisé parce que contrairement au premier j’avais la preuve que je pourrais m’en sortir dans toutes les phases de la production» dans son film, des tons de terre ou de vert qui correspondent bien au personnage de dandy du XIXe siècle qu’interprète son personnage principal dans une pièce de théâtre intégrée dans le film.«Je savais que la facture visuelle transporte le spectateur dans un univers particulier.Avec le recul, je peux dire que je suis content de mes choix.J’ai fait le film que je voulais faire avec les moyens que j’avais et j’ai exprimé ce que je voulais dire.»* MICHEL MAXIME LEFLAGUAIS SOPHIE PRÉGENT NORMAND D’AMOUR IAN SYLVAIN ANDRE LAUZON ARCHAMBAULT DUPUY E M T R_ E CIEL.ET TERRE GAGNER : 50 LAISSEZ-PASSER DOUBLE Pour participer, remplissez le coupon et envoyez-le par la poste à : Promotion Piché - Le Nouvelliste 1117, rue Ste-Catherine Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3B 1H9 NOM ________________________________________________________________________ CODE POSTALE A L’AFFICHE! Consultez les guide-horaires ou visitez les sites web suivants: cineplex.com, cinentreprise.com, enprimeur.ca Cette promotion est publiée les 11 et 12 juin 2010.Le tirage aura lieu le 18 juin 2010.Les gagnants recevront leur laissez-passer double par la poste.Règlements de la promotion disponibles chez TVA Films.Fac-similés refusés.Valeur totale des prix offerts : 1000$ AU CINÉMA LE 7 JUILLET *>»£- TÉLÉVISION E6 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 12-13 JUIN 2010 Tout le monde en parlait visite notre région La centrale Gentilly-2 sous la loupe î Grâce au travail d’une équipe de Radio-Canada Mauricie, les téléspectateurs pourront revisiter cette semaine l’histoire entourant la construction de Gentilly-2, dans le cadre de l’émission Tout le monde en parlait, mardi à 19 h 30.Corbo linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Radio-Canada Mauricie me donne aujourd’hui l’occasion de vous parler de l’émission Tout le monde en parlait qui, à mon sens, rivalise tout à fait avec n’importe quel cours de politique ou d’histoire du Québec.Le tout dans un format de 30 minutes, toujours réalisé avec rigueur et drôlement intéressant à regarder.Or si, comme moi, vous êtes peu enclin à ouvrir le téléviseur en saison estivale, je vous invite à faire exception mardi, 19 h 30, histoire de ne pas manquer un document qui nous concerne de près puisqu’il s’agit de l’histoire de la centrale Gentilly-2 de Bécancour.En fait, c’est tout le dossier de l’énergie nucléaire au Québec qui nous est présenté par le journaliste trifluvien Pierre Marceau et son équipe, qui ont fait un travail de qualité pour raviver la mémoire.Car ce qui est bien avec ce type d’émission, c’est qu’on nous livre un récapitulatif qui nous permet de prendre du recul sur les dossiers et d’analyser l’actualité du jour avec un regard passablement plus éclairé.Le phénomène se produit particulièrement ici, dans un contexte où, justement, on planifie la réfection de la centrale dès le printemps 2011, au coût de 2 milliards de dollars.Pierre Marceau a donc remon- té le temps pour nous jusqu’au début des annéesl970, alors que le Québec se retrouvait en plein questionnement quant à son avenir énergétique.Devant la crise du pétrole qui sévissait alors, combinée à une hausse constante de la demande et une crainte de ne pas pouvoir subvenir à nos besoins en électricité, la question qui se posait alors était la suivante: vers quelle énergie doit-on se tourner, les barrages hydroélectriques ou les centrales nucléaires?Il faut savoir, rappelle-ton d’entrée de jeu, qu’à cette époque, 80 % de l’énergie consommée au Québec provenait du pétrole, notamment pour le chauffage à l’huile.Pour visualiser et comprendre le sujet, on se retrouve dès lors devant un éventail intéressant d’images d’archives qui nous aident à cerner les débats de l’époque, aussi bien en écoutant les contestataires qui décriaient l’avènement du nucléaire au Québec qu’en prenant connaissance des positions adoptées par les gouvernements en place.Mais encore, l’émission nous propose de retrouver aujourd’hui certains acteurs qui étaient au cœur du débat à l’époque, notamment des militants écologistes comme Dorothy Hénaut et Michel Maldague; l’ingénieur Pierre Fortier, qui était le responsable de la construction de Gentilly-2, voire l’ancien ministre péquiste de l’Énergie, Guy Joron, rencontré en février dernier en Floride.Non seulement on en ressort avec une compréhension élargie mais on se surprend de noter qu’à une époque, on envisageait la possibilité d’ériger 44 centrales nucléaires le long du Saint-Laurent.Chemin faisant, on retracera les positions de Robert Bourassa, les discours de René Lévesque, les liens avec le développement de la Baie-James, les questions qui sévissaient déjà concernant les déchets nucléaires ou la technologie des réacteurs CANDU et les coûts associés aux divers projets.C’est la première fois que Radio-Canada faisait appel à l’équipe de la Mauricie pour concevoir un épisode entier pour alimenter son émission sur le réseau et j’ai l’agréable impression que la société d’État renouvellera la demande.Du moins c’est à souhaiter car le document est tout à fait concluant.Il est signé Pierre Marceau (journaliste-monteur et coréalisateur avec Guylain Côté), Claudine Drolet à la recherche et Alain Lebel au poste de réalisateur-coordonnateur.Pour réaliser le tout, il a fallu 30 heures de visionnement d’archives et une recherche exhaustive pour retrouver les intervenants de l’époque, une aventure d’autant plus complexe qu’à ce jour, plusieurs sont décédés.Or une autre difficulté rencontrée par l’équipe était de trouver des gens qui militent en faveur du nucléaire puisque «ces gens-là ne veulent pas apparaître en public», indique M.Marceau.Certains autres intervenants ont d’ailleurs accepté de témoigner à la condition de ne parler que du passé et non des débats actuels.Présentement, la même équipe est au travail pour concevoir une prochaine émission sur le flottage du bois en Mauricie.Notons enfin que la réalisation de telles émissions en région est rendue possible grâce au Fonds d’amélioration pour la production locale.» Compétition à la cuisine PHOTO RADIO-CANADA L’animatrice Julie Bélanger et le chef Daniel Vézina donnent la chance à de jeunes chefs de faire la démontration de leurs talents culinaires dans le cadre de l’émission Les Chefs! à Radio-Canada.Trois-Rivières (LC) — Radio-Canada propose un assortiment de chefs culinaires à son menu estival en mettant en ondes dès lundi, 20 h, une compétition qui se déroulera aux fourneaux ou, si vous préférez, dans la haute cuisine si l’on considère que le superviseur du concours est nul autre que Daniel Vézina et que, parmi les juges, on retrouvera dans le premier épisode le désormais célèbre Normand Laprise, reconnu pour sa gastronomie à son restaurant Le Toqué.Or dans le cadre du concours qui est ici proposé, on place justement les candidats en position de stress, dans une course contre la montre, à l’image de l’ambiance qui règne dans les cuisines des grands restaurants.L’émission s’appelle Les Chefs! et les participants viennent d’un peu partout au Québec.On les a recrutés ce printemps en audition et on a retenu les 14 aspirants-chefs les plus prometteurs.On parle ici de cinq jeunes femmes et neuf jeunes hommes qui ont soit une expérience professionnelle dans le domaine, soit une formation adéquate.Dans le premier épisode, on nous les présente avant qu’ils se retrouvent tous dans leur cuisine de 4000 pieds carrés, sous l’évaluation des juges, pour un premier exercice avec un ingrédient vedette, histoire de faire découvrir chaque semaine un produit issu d’une région du Québec.Or cette semaine, ils doivent briller en cuisinant un poulet biologique qui provient de la ferme Le Crépuscule, de Yamachiche.On aura d’ailleurs droit à un topo sur la ferme en question et une entrevue avec l’éleveur Jean-Pierre Clavet, qui doit être drôlement fier car Normand Laprise ne jure que par son poulet.Leur défi, lundi, est de réinventer un poulet à la Kiev, un poulet au cari, un «hot chicken» ou un coq-au-vin, le tout présenté en bouchées.Pour ensuite attendre le verdict des juges sur leur plat et leur savoir-faire, ce qui donne lieu à quelques reproches du genre manque de saveur, d’audace, de technique, d’assaisonnements, de raffinement, voire de modestie chez un concurrent qui fanfaronne un peu trop à leur goût.Cette semaine, aucun candidat ne sera éliminé mais dès la semaine suivante, un concurrent par émission devra quitter les lieux, jusqu’à ce que le grand finaliste rafle la victoire, avec des prix d’une valeur de 50 000 $.Le tout est animé par Julie Bélanger qui donne un peu de simplicité et de fraîcheur à la facture car dans l’ensemble, le ton est un peu trop officiel.D’ailleurs je me demande bien pourquoi, dans les concours du genre, on se donne toujours l’obligation d’adopter un ton grave et solennel, tout en moussant le suspense exagérément.Mais bon, pour ceux que la gastronomie intéresse, il n’en demeure pas moins que c’est une belle incursion dans le milieu, voire, une occasion d’y glaner un ou des trucs au passage.» LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK END 12-13 JUIN 2010 LIVRES E7 Lectures d’été en toute simplicité Trois-Rivières — Dans un esprit tout léger, voici quelques titres pour qui ne veut pas se casser la tête cet été.Attention coup de coeur C’est tout bonnement charmant comme roman, précisément mon coup de coeur ces derniers temps.Quand souffle le vent du nord est d’abord et avant tout une très bonne idée de l’auteur allemand Daniel Glattauer.Une si bonne idée en fait que son oeuvre a déjà charmé près de 800 000 lecteurs.daniel glattauer quand souffle le vent du nord roman Le roman s’ouvre sur un courriel écrit par le personnage principal, Emmi, qui souhaite résilier son abonnement à un magazine.Puis d’un second, où elle réitère sa demande, et d’un troisième, celui-là colportant une petite montée de lait bien sentie devant le fait qu’elle n’obtient aucune réponse.C’est à ce moment qu’elle reçoit enfin un courriel, signé Léo, qui lui indique qu’elle se trompe d’adresse.Or plusieurs mois plus tard, Emmi se trompera de nouveau, cette fois en raison d’un envoi groupé qui était destiné à souhaiter un très joyeux Noël à tous ses Les spécialistes de la PETITE ANNONCE Le Nouvelliste LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE cyberpresse.ca 819 378-VEND-U 819 537-VEND^U «contacts».Il n’en faudra pas plus pour que Léo lui signale une fois de plus son erreur, non sans une pointe d’ironie.Et voilà le début d’une relation tissée au fil des mots, une relation pleine d’esprit qui se forge entre deux êtres qui vivent chacun de leur côté une situation de vie fort différente, mais qui se rejoindront dans une certaine solitude, jusqu’à devenir dépendants de leurs rendez-vous virtuels.Pendant 348 pages, c’est donc la correspondance de leurs courriels qui nous est présentée et rien d’autre, sans narration aucune.Or c’est si bien fait que comme les deux protagonistes, qui développent une quasi dépendance envers le courriel de l’autre, il en ira de même pour le lecteur, qui enfilera les pages avec un plaisir contagieux.C’est original, ravissant, plein d’esprit, et pourtant c’est un roman tout simple, qui se lit plus souvent qu’autrement avec un sourire accroché aux lèvres.Les démons de Los Angeles Léger aussi mais dans un tout autre registre, on retrouve Sabine Karsenti f LES DEMONS Los Angeles ROMAN S- Les dénions de Los Angeles, sous la signature de Sabine Karsenti.L’auteure est une comédienne de Montréal qui, dans un élan d’ambition et de rêve hollywoodien, décide d’opter pour Los Angeles, «la ville de tous les possibles», mais qu’elle surnommera plus tard «la ville de tous les désespoirs».Sous sa narration, on suivra ses pas dans cette cité où brillent les Julia Roberts et Léonardo DiCaprio, qu’elle croise d’ailleurs sur son passage.À travers ses mots, on entre dans la faune hollywoodienne, on la suit sur un plateau de tournage avec John Travolta, mais aussi et surtout dans les agences de stars et auprès des grands producteurs, qu’elle n’en finit plus d’essayer de séduire.Elle en ressort avec «un regard cynique sur les dessous peu glamour d’Hollywood», comme l’indique son éditeur, le tout sur fond de premières de films et de partys alimentés d’ecstasy.Bref, c’est un portrait peu flatteur du milieu que l’auteur décrit, tout en s’écorchant elle-même au passage.Sabine Karsenti a quitté L.A., depuis, et a joué tout dernièrement dans le film La Cité, de Kim Nguyen.Son autofiction est publiée chez Éditas.Le Journal de Carrie Eh oui, il s’agit bien de Carrie Bradshaw, de Sex and the city.Candace Bushnell, l’auteure du roman paru en 2000 avant de devenir le succès que l’on connaît via la série culte, propose ici la vie de son personnage, avant ce que l’on en connaît par la série.Carrie a alors 17 ans, vit dans une banlieue du Connecticut, rêve du grand amour et du statut d’écrivain et a le béguin pour un ténébreux qui fait tourner les têtes à son lycée.C’était bien sûr TOP LIVRES 4 Tout se joue à chaque instant X Pierre Lessard et France Gauthier Éditions La Semaine A Je ne veux pas mourir seul £ GilCourtemanche Éditions du Boréal A La trilogie berlinoise O Philipp Kerr Éditions Livre de poche Æ Infrarouge -R Nancy Huston Éditions Actes Sud (“ La voie la plus facile 0 Mabel Katz Éditions Le dauphin blanc ft R“ O KimThuy Éditions Libre Expression ^ André Mathieu # Georges Nicholson Éditions Québec Amérique A La fille de papier O Guillaume Musso XO éditions A L’excellence, une attitude à adopter «f Robin Sharma Éditions Un monde différent m A Les recettes de Papilles et molécules: cuisine aromatique et créative du duo MC2 lv François Chartier et Stéphane Modat Éditions La Presse Collaboration de la librairie Clément Morin de Trois-Rivières I Albin/Michel fiti qui, sur le bord d’une fontaine, retiendra l’attention de Jocelyn Verdier, médecin légiste mal marié qui sent sa vie basculer et que l’auteure nous présente à l’heure des choix.C’est avec ce thème que Marcelyne Claudais revient courtiser ses lecteurs et lectrices, 27 ans après avoir vendu 65 000 copies de son tout pre- Marcelyne Claudais Belle journée pour tomber en amour.avant de devenir la reine de New York et de rencontrer Big.L’auteure veut ainsi faire connaître aux fans comment sa Carrie, petite provinciale, a découvert sa vocation et trouvé le courage d’aller conquérir la Grosse Pomme.Le roman compte 448 pages et est publié aux Éditions Albin Michel.Belle journée pour tomber en amour.Avouez que le titre est accrocheur.Or ici, il s’agit d’un graf- 1-v gg§g| Par l'auKUfp du liesr-sel 1er Un jour la jument va parler.QUÉBEC AMÉRIQUE mier best-seller, au titre peu banal lui aussi: Un jour la jument va parler.C’est publié chez Québec-Amérique.* Pellerin les Grands Hurleurs SIMON LEPAGE - SIMON MARION www.nicolaspellerin.com www.michelinesarrazin.com «««a man En spectacle Le 18 juillet 2010 à 20 h Salle les Bizouneries Caxton 4091, route des Lacs, Saint-Ehe-de-Caxton Billetterie : Centre des Arts de Shawinigan 1 -866-666-5326 Réseau Ovation : WWW.OVatiOV1.qC.Ca 23 £§ conseil des Art» Québec 55 SODEC musicaction iunÊ
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