Le nouvelliste, 6 novembre 2010, Week-end
PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Week - end LE NOUVELLISTE - 6-7 NOVEMBRE 2010 ¦A FÉE DESPAGES COUVERTURES seulement GRATUITE 100% régional NOUVEAU look Fini les pertes de chaleur, ' ¦ _ f':cnangez vos portes et fenêtres ^T ' H M n3TÛ7.VAI IC I I1 par semaine Hâtez-vous Installation avant l'hiver._ Quelques places disponibles .Paÿer moins cher « c’est garanti » iJouff' *Basé sur un achat de 5000 $, financé sur 5 ans, sujet à approbation du crédit.Tous les détails en magasin S3 B HORIZON Portes & fenêtres' ENTREPRENEUR GÉNÉRAL & SPÉCIALISÉ 5050, BOUL.ROYAL, SHAWIIHIGAN • 819-539-5464 | 1135, LAVÉREMDRYE,TROIS-RIVIÈRES • 819-694-0783 | WWW.nhi.qC.Cj LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 6-7 NOVEMBRE 2010 E2 WEEK-END > Les idées de la semaine Sorties DVD Sur les tablettes le 9 NOVEMBRE >Act of Dishonour > Antéchrist > Californication Season 3 > Charlie St-Cloud > Grandes personnes > Lie To Me Season 2 > Mirador: Saison 1 > Le père de mes enfants > Piché: Entre ciel et terre > Têtes à claques, tv: Volume 4 > Les Tudor: Saison 3 > The Tudors: Season 4 Source: www.moncinema.cyber presse, ca LesTRESORS WEB LES IMAGES DE DENIS RHEAULT Trois-Rivières (MJM) — Depuis plus d’un an, le Trifluvien Denis Rheault alimente un blogue dans lequel il partage des illustrations de son cru, composées d’images numériques qu’il travaille avec des logiciels tels Photoshop et Illustrator.Il a publié 128 illustrations en 2009 et près de 200 jusqu’à présent cette année.Ses images où jonglent formes franches et couleurs vives sont accompagnées d’une petite réflexion.L’adresse?denisrheault.blogspot.com.* Sur DISQUE SYLVAIN CDSSETTE Volume 3 70s Vol.3 Sylvain Cossette Encore meilleur Le chanteur à la barbichette se serait-il — volontairement — enlisé dans un genre dont il aura peine à s’extirper quand viendra le temps de revenir à ses compositions?Saura-t-il s’arrêter?N’empêche que la voix de Sylvain Cossette, qu’il ne craint pas de pousser dans un registre rare dans les mélodies (?) d’aujourd’hui, se prête admirablement bien au pop-rock d’il y a 40 ans.Le troisième volet de son incursion dans cette musique échevelée est la suite logique des deux précédents, encore mieux réussi même, notamment du côté de la direction artistique.De Elton John (Saturday Night’s Alright) à Led Zeppelin (Stairway to Heaven), Cossette et ses musiciens jouent la carte de la nostalgie.Brother Louie (Stories), Maggie May (Rod Stewart), Solsbury Hill (Peter Gabriel), A Horse With No Name (America) et 25 or 6 to 4 (Chicago), sont toutes des bijoux de relecture fidèle.Facile de comprendre pourquoi on en redemande.Michel Truchon (collaboration spéciale) À SURVEILLER 1 Nicolas Pellerin et Les Grands hurleurs Aujourd’hui, 20 h, au Magasin général Le Brun 2 Karen Young, Sylvain Pronovost et Normand Guilbeault Aujourd’hui, 20 h, au Moulin Michel de Gentilly 3 Son et brioches Demain, 10 h, au Centre des arts de Shawinigan PRIX ORANGE Je vais me permettre d’offrir mon prix orange de cette semaine à mon confrère Claude Savary, décédé subitement samedi dernier.Chaque semaine, le lundi, il se pointait à mon bureau pour commenter ma chronique et mes prix orange et citron.Je veux lui faire ce coup de chapeau et lui dire que ce petit moment hebdomadaire entre lui et moi va me manquer.PRIX CITRON Après avoir fait une sortie publique contre le Journal de Montréal, en lock-out, qui a révélé au grand jour des aspects de sa vie privée qu'il souhaitait garder secrets, Joël Legendre a accepté, une semaine plus tard, d’accorder une entrevue parce qu'il a un livre à vendre.Un gros manque de cohérence.Une preuve que l'appât du gain est parfois plus fort que les principes.Dommage! À la une E3 Arts visuels E8 C’était hier E12 Cinéma E4-E5 Disques E9 Divertissements ElO-Ell La passion du goût E13 Livres E6 Télévision E7 Tourisme E14 à E16 CINÉMA-À l’affiche Activité paranormale (3D) ?Horreur.En 2006, Katie et Micah emménagent dans leur maison de banlieue de San Diego.Katie croit être victime d'une hantise de jeunesse et pour accumuler les preuves, Micah installe une caméra dans leur chambre à coucher.Au cours des semaines qui suivent, la caméra enregistre d'étranges phénomènes qui menacent le couple et effraient tout spécialement Katie.Alpha et Oméga ~kirt Animation.Humphrey et Kate sont deux jeunes loups, amis depuis toujours.Quand Kate revient de son entraînement pour devenir chef de meute, elle ne peut plus s'amuser avec Humphrey, un simple chasseur devant ramener de la nourriture au groupe.Capturés par des chasseurs et emmenés à des kilomètres de chez eux, les deux canidés tenteront de retrouver le chemin de leur territoire aidés par deux oiseaux étranges.Au-delà ?Drame fantastique.Georges est un ouvrier américain capable de communiquer avec les morts.À l'autre bout du monde, Marie, une journaliste française voit sa vie bouleversée après avoir frôlé la mort.Et quand Marcus, collégien londonien, perd la personne la plus proche de lui, il a désespérément besoin de réponses.Dans cette quête de vérité, leurs trois chemins vont se croiser.Date prévue irtck Comédie.Peter Highman attend son premier enfant.Il doit se dépêcher pour prendre un vol afin d'être avec sa douce pour la naissance du bébé mais ses espoirs s'envolent quand il est forcé de partager un véhicule avec un aspirant acteur qui l'entraîne dans une ballade pour le moins mouvementée sur les routes sinueuses qui mènent à la maison.Décadence VII (3D) n.d.Horreur.Alors qu'une bataille mortelle fait rage pour l'héritage de Jigsaw, un groupe de survivants du jeune machiavélique tentent de trouver leur gourou et allié Bobby Dagen, un homme dont les lourds secrets pourraient entamer une nouvel le vague de terreur.Incendies ?Drame.À la lecture du testament de leur mère, une jeune femme et son frère apprennent qu'elles ont unfrère vivant au Moyen-Orient dans le pays d'origine de leur mère.Celle-ci leur demande de le retrouver, ainsi que leur père, inconnu d'eux, pour leur remettre à chacun une lettre.Jackass (3D) ?Film à sketches.Pour la fin d'année, Johnny Knoxville et sa bande de déjantés débarquent pour la première fois sur grand écran et en 3D.Megamind 3D n.d.Animation.Megamind est le super-vilain le plus méchant de la Terre et le moins crédible.Il tente de conquérir la ville de Metro de toutes les façons mais est bloqué systématiquement par le super-héros Metro Man.Après avoir réussi à éliminer cet ennemi, Megamind se retrouve sans but et décide de se créer un nouvel adversaire: Titan.Celui-ci découvre cependant qu'il est plus plaisant d'être vilain.R.E.D.?y Comédie d'action.Frank Moses, un agent retraité de la CIA, vit une existence paisible et anonyme avec sa femme.Tout bascule le jour où un assassin expert en technologie tente de le tuer.Son identité est alors compromise et la vie de Sarah, la femme qu'il aime, est en danger.Il réunira alors son ancienne équipe afin de retrouver le malfaiteur.Le réseau social irtckf Chronique.En 2003, MarkZuckerberg, étudiant à Harvard et génie de la programmation s'est mis à travailler une nouvelle idée.Ce qui n'était que des équations informatiques au départ, a pris la forme d'un réseau social global et d'une révolution en matière de communication.Six ans et 500 millions d'amis plus tard, il devient le plus jeune milliardaire de l'histoire mais pareil succès est aussi synonyme de problèmes personnels et légaux.Reste avec moi ?¦/ Drame.Tandis que Wilfrid s'occupe de sa femme mourante, Simon et Sophie sont désemparés que l'enfant qu'ils attendent pourrait être trisomique.Laurie s'occupe de sa fille qui se demande pourquoi son père les a laissées.Maggie, elle, combat son alcoolisme pendant que Youssef et Fatima attendent de faire venir leurs enfants au Canada.Tous ces destins se croiseront quand un malheur commun les frappera.Route 132 irirki Drame.Incapable de faire le deuil de son fils, Gilles part pour le Bas-Saint-Laurent avec Bob, un ancien ami devenu petit criminel.Bob fait la rencontre d'une femme dont il tombe amoureux mais Gilles n'arrive toujours pas à faire son deuil et, de passage chez une tante, il se remémore avec elle sa jeunesse passée près du Saint-Laurent.La vie, tout simplement ?Comédie sentimentale.Deux célibataires deviennent les tuteurs d'une fillette devenue orpheline lorsque leurs meilleurs amis mutuels sont morts dans un accident.Une LIM modifiée génétiquement Langevin eric.langevin@lenouvelliste.qc.ca ai eu un double choc.Le premier est survenu lors de la conférence de presse annonçant la nouvelle saison de la Ligue d’improvisation mauricienne.Moi qui ai frayé pendant quelques années, à titre d’arbitre, avec ce groupe de joyeux comédiens, je me suis retrouvé au milieu de gens que je ne connaissais pas ou très peu.J’ai perdu mes repères.Où sont maintenant les Cindy Rousseau, Marie-Andrée Leduc, Martin Francoeur, Eveline Charland, François Laneuville et les autres figures emblématiques de la LIM?Us ont tous disparu.Du moins, ils ne portent plus le chandail de l’improvisateur.Us ont cédé leur place.J’ai bien vu quelques visages familiers des dernières années, mais une foule de nouveaux venus composent maintenant les quatre équipes de cette ligue.Ça me fait peur un peu.Je suis comme ça moi.Je suis bien dans un décor, dans des paramètres et avec des gens que je connais.Sinon je me désorganise.Je contrôle assez bien maintenant mes épisodes schizophréniques qui accompagnaient les moments où je suis déstabilisé, mais j’ai encore quelques malaises.Je blague, évidemment.Mais tout ça pour vous dire qu’il y a un changement de garde important au sein de cette ligue d’improvisation, la troisième plus vieille au monde.Comme s’il y avait eu mot d’ordre - on jure pourtant que ce ne fut pas le cas - plusieurs vétérans ont quitté l’im-provisoire cette année.S’il n’y a pas eu mot d’ordre, il y a certainement eu effet d’entraînement et c’est juste normal.Quand des amis en voient d’autres partir, il est plutôt naturel que ça donne l’idée à d’autres.Ceci dit, une telle défection aurait jadis été mortelle pour la LIM.Longtemps la relève se faisait très rare, mais ce n’est nettement plus le cas.Les écoles secondaires, le Cégep de Trois-Rivières et l’UQTR ont tous des équipes et des ligues bien organisées qui forment des improvisateurs.La répercussion a été grande sur le camp de recrutement qui fut l’un des plus fructueux des dernières années.Et le talent est encore bien là.Mardi dernier - oui mardi.parce qu’on a délaissé le dimanche) - au match inaugural de la 28e saison, on a eu la chance de voir évoluer toutes les équipes.Là j’ai commencé à me sentir mieux.C’est rassurant de voir qu’il y a une relève et qu’elle est talentueuse.Je sens tout de même un léger manque de profondeur dans le jeu des comédiens, une notion qui est peut-être attribuable au premier match.Sinon, on ne peut que souhaiter que cet aspect de leur jeu s’améliore.Mon premier choc passé, il va falloir que je surmonte mon second.Tout a changé à la LIM.Les arbitres sont presque sympathiques et surtout, ils décident eux-mêmes quelles improvisations seront jouées et dans quel ordre.Où est passé le baril dans lequel on tirait des thèmes au hasard?Passé date lui aussi.Le complet hasard qui dictait l’allure de la soirée, c’est un aspect du jeu que j’affectionnais de l’im-pro moi.Mais tout le monde, même les vétérans disparus, semblait en accord avec ce changement qui, dit-on, va permettre d’avoir un meilleur spectacle de façon générale.Tant mieux si c’est le cas, mais je demeure tout de même avec une petite réticence.U faut dire que je suis attaché aux traditions.Quand j’avais l’honneur de porter le chandail rayé pour mettre de l’ordre dans les matchs de la LIM, il avait été question de changer l’hymne national à l’improvisation qui ouvre chacune des rencontres.Depuis toujours, on chantait V Hymne à la feuille d’érable, chanson qu’avait choisie la Ligue nationale d’improvisation et qui a fait école.Or je fus parmi les fervents opposants à l’idée de changer cet hymne, un peu longuet je l’avoue, pour en écrire un qui serait propre à la LIM.Je brandissais le drapeau de la tradition, de l’importance de garder le jeu tel que Robert Gravel l’avait pensé et de l’attachement à des paroles qui résonnent depuis toujours dans le cœur des improvisateurs.Avec le recul, c’était vraiment n’importe quoi.L’hymne qui est toujours en vigueur à la LIM est tout à fait correct.Les paroles et la musique de Manu Trudel et les arrangements de Pierre Verville sont en cohérence complète avec le jeu qu’est l’improvisation et on a réduit la durée de cette partie de l’avant-match à 45 secondes au lieu des quelque quatre minutes de l’ancienne chanson.Mardi, il y avait évidemment une frénésie palpable dans la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture.Mais tout ça semble de bon augure.Je suis rassuré de voir que cette tradition de longue date va poursuivre ses activités avec des acteurs différents, mais qui ont tout autant de cœur et de dévouement que l’ancienne garde.Une preuve que l’ADN de la LIM colporte une bonne séquence et qu’elle peut être génétiquement modifiée sans trop de danger.Gardons tout de même le code-source au cas où! On ne sait jamais quand on aura besoin de revenir aux bonnes vieilles valeurs.* E3 LE NOUVELLISTE | ÉDITION WEEK END 6-7 NOVEMBRE 2010 À LA UNE SYBILINE Des pages et des pages d’images qui voyagent Linda Corbo linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca Shawinigan — Ceux qui ont lu les romans ou qui ont simplement vu les pages couvertures des livres de la série Chère Laurette, de Michel David, connaissent déjà le travail de Sybiline.Même chose pour ceux qui ont parcouru les trois tomes de Lili Klondike, de Mylène Gilbert-Dumas, ou les quatre Irma, de Pauline Gill.Dans la gamme des romans jeunesse, sa feuille de route est encore plus élaborée, elle qui a illustré la page couverture des différents tomes des séries Les Sorcières de Salem, Les enfants de Dracula ou Les Chroniques de Robin Hood, pour ne nommer qu’eux.Depuis 1995, les œuvres de Sybiline sont à l’honneur sur les pages couvertures d’une panoplie de romans qui circulent à travers le Québec.Or dans la vie, c’est à Shawinigan qu’elle a créé le tout, plus précisément au deuxième étage de sa maison qu’elle a transformé en atelier.À cet endroit précis, elle peut passer facilement 80 heures par semaine à perdre la notion du temps à travers les univers qu’elle s’applique à illustrer sur tableaux.Sur ses toiles, on retrouve des peintures réalistes, souvent des portraits, sa passion.«Le portrait, les trucs très traditionnels, les vieilles peintures m’ont toujours attirée.Je suis une grande rêveuse.Plus jeune, je voulais retourner au 18e siècle», sourit-elle.Régulièrement, les éditeurs font appel à elle pour la touche historique qu’elle donne à ses dessins, en se nourrissant de tous les détails qu’elle retrouve dans les livres d’histoire qui remplissent sa bibliothèque.«J’adore les costumes d’époque et tout ce qui est élégant.Quand je tombe dans les robes de filles, je suis dans mon élément.» souffle-t-elle.D’ailleurs la plupart du temps, c’est elle-même qui confectionne les costumes que portent les personnages qui apparaissent sur ses pages couvertures.Ses tableaux, elle les crée tout d’abord en chair et en os dans son atelier, en faisant appel à des modèles vivants pour poser devant elle, vêtus de ses costumes.«Je les place, je prends des photos, je choisis mon décor, ma source de lumière.» Souvent, elle fait appel à des adolescents pour ses romans jeunesse.«Les filles capotent, mais les garçons sont un peu plus durs à aller chercher.» L’artiste les choisit par instinct, selon le personnage qu’el- lüT-A, ^ PHOTO FRANÇOIS GERVAIS Depuis 1995, on retrouve les toiles de Sybiline sur les pages couvertures de bon nombre de romans québécois, que ce soit en littérature jeunesse ou adulte.le devra peindre.«Les traits physiques d’une personne correspondent beaucoup à des caractères, à des passions», observe-t-elle.Sybiline s’appliquera par la suite à traduire le tout sur sa toile, dans la quiétude de son atelier, au sein même de la demeure qu’elle a racheté de ses parents.«Je suis née dans la pièce du fond.», sourit-elle.Les heures s’y suivent et ne se ressemblent pas.Dans la douceur de ses propos et dans la passion tranquille qu’elle reflète, il ne fait aucun doute.La jeune femme de 35 ans y est tout bonnement heureuse.Et pour cause.Cette carrière, elle l’a souhaitée longuement avant de la concrétiser.Pendant près de dix ans, malgré ses études en arts, elle a été fonctionnaire au Centre fiscal de Shawinigan, un emploi qu’elle partageait avec un autre boulot à Espace Shawinigan.Mais juste avant d’atteindre ses dix ans d’ancienneté au centre, elle a quitté, sans laisser d’adresse pour être bien certaine qu’on ne la rappelle pas.«J’ai laissé mes deux emplois pour me tirer dans le vide et j’ai demandé à mon employeur de me rayer de leur liste.Je voulais vraiment être laissée à moi-même, et j’ai monté ma petite entreprise: Sybiline.» Pour partir le tout, l’artiste avait déjà approché les Éditions Soulières, au Salon du livre de Trois-Rivières.«Cette maison d’édition était plus petite que les autres alors l’éditeur était présent.J’allais le voir chaque année.Chaque année, il me disait qu’un jour, il allait m’appeler.Et il m’a appelée.» Robert Soulières lui a donné un premier mandat en 1995, puis un deuxième coup sur coup, et conserve ce rythme de deux com- mandes annuellement depuis.Les autres maisons d’édition n’ont pas tardé à répondre aux avances de la jeune femme de Shawinigan.Si bien qu’aujourd’hui, elle fait affaire avec une panoplie d’éditeurs.Actuellement, son expertise commence d’ailleurs à s’étendre.Cette semaine, sur sa table de travail, ce n’est pas un, mais une série de tableaux qu’elle s’apprêtait à finaliser, pour illustrer un album pour enfants complet qui sortira en librairie dès la fin novembre sous le titre Rosa-Noire Lerouge.Mais encore, dans un autre coin de son atelier apparaît également une affiche de théâtre commandée par une troupe montréalaise, et une autre, qui illustrera bientôt la pochette du nouvel album rock du groupe Orizon, de Shawinigan.«Ça commence à prendre d’autres voies», se réjouit-elle.«Depuis que j’ai quitté mon emploi, ça marche bien.»» Sybiline, la bouée de sauvetage de Chantal Lajoie ar PHOTO FRANÇOIS GERVAIS Dans la quiétude de son atelier de Shawinigan, Chantal Lajoie baigne dans la création.Shawinigan (LC) — Sybiline, c’est Chantal Lajoie.Une femme qui, à ce jour, trouve les mots pour traduire sa passion de la peinture, de la haute-couture, et des arts en général.Un profil à l’opposé de la jeune fille renfrognée qu’elle était, adolescente.«J’étais très timide, incapable de parler.Parier pour moi, ça ne se faisait pas.» C’est dire le combat qu’elle a dû mener lorsqu’une enseignante de la polyvalente Les Chutes s’est mise dans la tête de la faire monter sur scène, dans un tout petit rôle, celui du personnage de Sybiline.«C’est là que je me suis rendue compte que dans la peau d’une autre, j’avais le courage de faire les choses.» Chantal Lajoie était une perfectionniste qui ne se donnait aucun droit à l’erreur.«Mais comme Sybiline n’était pas vraiment moi, elle pouvait se permettre de ne pas être parfaite.Elle a été ma bouée de sauvetage», sourit-elle.Sybiline est donc née sur une scène de polyvalente, pour ne plus jamais la quitter.«Après, j’ai toujours signé mes œuvres Sybiline», dit-elle.«Elle me permet de rester dans l’ombre tout en présentant mes choses.Sybiline est à l’avant-plan, et moi je travaille.Ça a l’air un peu psychotique tout ça, mais ça ne l’est pas», rigole-t-elle.«Chantal Lajoie, c’est ma vie personnelle, mon terrain privé.» Toute son adolescence, Chantal Lajoie a baigné dans les arts, touchant tour à tour la danse, la poésie, le dessin et le théâtre, mais ce n’est qu’à 19 ans, au cégep, qu’elle a découvert la peinture.Un coup de cœur suffisant pour vouloir en faire sa vie.«Mon premier tableau a été une révélation totale.Je ne me souvenais même pas l’avoir fini.J’en pleurais presque.C’était concluant.Je ferais des tableaux.» À un seul moment, elle a hésité entre la peinture et la haute-couture, elle qui était également attirée par les tissus, mais après avoir négocié avec le public un bon moment en couture, elle a senti que la solitude de la peinture lui seyait davantage.Aujourd’hui, de son atelier de Shawinigan, elle négocie son travail avec les maisons d’édition à travers le Québec, et encore.«Mes démarches sont commencées aux États-Unis et en France.Ça m’a pris Soulières pour faire le travail ici, ça ne va m’en prendre qu’un seul là-bas.C’est le premier qui est le plus difficile.»» CINEMA LE NOUVELLISTE I EDITION WEEK END 6-7 NOVEMBRE 2010 E4 RESTE AVEC MOI Une bien jolie surprise automnale Linda Corbo linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Des dernières réalisations signées Robert Ménard, on se souvient particulièrement de Cruising Bar 1 et 2 et, plus récemment encore, du long métrage Le bonheur de Pierre.Rien qui nous laissait entrevoir la petite perle qu’il nous a réservée cette fois-ci sans crier gare.Avec Reste avec moi, Ménard propose cinq histoires sans lien apparent, cinq destins troubles de gens qui se retrouvent momentanément confrontés à des problèmes relationnels qui secouent leur vie, et qui nous entraîneront dans un film aux atmosphères aussi lourdes que belles.C’est doux, tendre et dur à la fois.Très touchant surtout.On en ressort remué.RESTE AVEC MOI Drame de Robert Ménard.Avec Gérard poirier, Danielle Proulx, Louis Morissette, Maxim Roy, Julie Perreault et Vincent Bilodeau.1 h 40 L’amorce du film est lente.En début de projection, on peut d’ailleurs être un bref moment dérouté de se promener ainsi entre les cinq milieux différents, rien toutefois pour nous empêcher de vouloir suivre les personnages proposés, qui se révèlent rapidement intéressants.Or sur leur route, on en sera quitte pour un crescendo de tension et d’émotions et pour des croisements parfois étonnants entre leur destin.Parmi tous ces gens, on retrouvera dès le départ Wilfrid, vieillard confronté à une solitude forcée lorsque son épouse se retrouve aux prises avec la maladie d’Alzheimer.Sous les traits de cet homme âgé, il fait bon revoir Gérard Poirier sur grand écran, et sous un profil de jeu diablement émouvant.Il est très fort.Dans un deuxième lieu, le couple Maggie (Danielle Proulx) et Florian (Vincent Bilodeau) ont maille à partir avec le profil alcoolique de madame.Danielle Proulx offre d’ailleurs ici une prestation saisissante d’une femme en chute libre, offrant un spectacle désolant.Louis Morissette et Maxim Roy incarnent de leur côté un jeune couple résolument urbain à qui tout réussit, jusqu’à ce qu’un malheur tombe, pour révéler la vraie V\Y étt V\V ^ y// ADRESSE.CODE POSTAL.MARINA ROY-LÉVEILLÉE MESSIE MAROTTE ORSINI -• ' CT+Aè?ILE D Y MA S T1E A SA TRAGÉDIE • .-¦• :•>*• JOURNAL DE MONTREAL « L'UNE DES EXPÉRIENCES LES PLUS DIVERTISSANTES QUE VOUS AUREZ AU CINÉMA CETTE ANNÉE!» -Chris Tilly, IGN «ORIGINAL, ÉLÉGANT EXCITANT.» -Dean Richards, WGN AMERICA « UN FILM À NE PAS MANQUER.VOUS ALLEZ RIRE AUX LARMES! » -Maria Salas, TERRA TV MOHhflILAMD MUSIQUE MJkRY-LOUISE www.resteavecmoi-lefilm.com WILUS FREEMAN MALKOVICH PARKER et MIRREN www.RED-lefilm.com PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! m dpr«mi™fait à t'Amm 1 CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS 1=^1 I fcflrlfcfl I #1 fc MmifflK • CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS LIVRES E6 LE NOUVELLISTE I EDITION WEEK END 6-7 NOVEMBRE 2010 AU CHAPITRE DES INCONTOURNABLES Grands noms et grosses briques W- Y** linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca L’automne est la saison préférée des éditeurs de partout pour sortir leurs plus grosses pointures.Même chose au Québec, d’autant plus qu’en novembre, on se retrouve à la veille du Salon du livre de Montréal.Voici donc quelques incontournables de la saison.Virginie Despentes À la veille du Prix Goncourt, qui sera dévoilé lundi, je débute par Virginie Despentes, qui se retrouve dans la liste des huit derniers candidats au célèbre prix.La romancière française, qui nous a donné Baise-moi, Chiennes VIRGINIE DESPENTES APOCA ©LYPSE è BEBE ROMAN GRASSET savantes, Jolies choses et Teen Spirit, entre autres, nous est arrivée avec un autre titre percutant cette saison: Apocalypse bébé.On y suit, ou plutôt on tente de suivre Valentine Galtan, une adolescente bien mal barrée qui, ne parvenant pas à se tailler une place au cœur de sa famille disloquée et embourgeoisée, prend la fuite.Sa grand-mère avait décidé de la faire suivre par Lucie, une détective privée sans talent mais, comble de malheur, cette dernière a perdu sa trace dans le tumulte d’un métro parisien.Lucie deviendra d’ailleurs la narratrice désabusée qui nous sert de guide en premier lieu, elle qui tentera de se sortir d’embarras en s’alliant la Hyène, une experte en la matière, mais aux méthodes particulières.Or dans la quête de ces dernières, de Paris jusqu’à Barcelone, on apprendra peu à peu à connaître les gens qui entouraient Valentine, avant sa fuite.Un chapitre est consacré à son père, un autre à sa belle-mère, et ainsi de suite dans un exercice qui, au final, nous permet de tracer un portrait élaboré non seulement du milieu d’où est issue l’adolescente, mais aussi de la société et de l’ambiance dans lesquelles elle vivait.Le tout servi par une plume habile et drôlement acérée.Il faut savoir que l’écrivaine est aussi réalisatrice et cette caractéristique s’observe dans le découpage de son roman.Au bout des 343 pages, on ne sait trop si ce qu’on vient de lire est un polar ou une puissante critique sociale.On sait toutefois pourquoi Virginie Despentes se retrouve candidate au Prix Goncourt.C’est publié chez Grasset.Philippe Claudel Depuis la parution de son Rapport de Brodeck en 2007, titre qui lui avait d’ailleurs valu le Goncourt des Lycéens, Philippe Claudel s’est fait tout un nom.D’ailleurs il a fait de même au cinéma avec son superbe premier film II y a longtemps que je t’aime, qui s’est retrouvé deux fois en nomination aux Golden Globe, en plus de remporter deux César.Son nouveau roman apparaît cette saison sous le titre L’Enquête, une enquête très particulière d’ailleurs puisque celui qui la mène doit trouver la source d’une série de suicides qui ont touché une entreprise.L’homme se butera toutefois à beaucoup d’hostilité au fil de sa recherche, jusqu’à se questionner sur les menaces qui pourraient aussi peser sur lui.Chemin faisant, on visitera les ambiances déprimantes de ces lieux de travail où chacun est anonyme.Même malaise à l’hôtel où il débarquera au beau milieu Philippe Claudel L’Enquête Stock d’un univers absurde, qui le laisse de plus en plus interdit devant l’ambiance qui sévit autour de lui, et qui l’entraîne dans une lente et pernicieuse déchéance.Procédé efficace pour renforcer le tout, ses personnages sont nommés par leur fonction (l’Enquêteur, le Policier, etc.), autant de titres qui se substituent aux personnalités.Quant au Lecteur, il en est quitte pour 278 pages d’un roman aux allures irréalistes et un peu cauchemardesques, sur les pas de la folie et de la déshumanisation, ce qui ne l’empêchera pas de s’attacher à ce malheureux Enquêteur.C’est publié chez Stock.Marie Laberge Plus près de nous maintenant, on est plusieurs à se réjouir du retour de Marie Laberge dans sa forme originale.Après un petit polar moyennement réussi (Sans rien ni personne) et le roman épis-tolaire de Martha, la populaire écrivaine du Québec présente enfin Revenir de loin, un roman qui, encore une fois, nous invite à visiter les méandres de la psyché féminine.Dans cette brique de 614 pages, elle propose le personnage de Yolande, une femme qui se réveille après avoir passé 18 jours dans un coma profond.Le hic, c’est qu’elle ne se souvient de rien de sa vie d’avant.Double hic, cette vie qu’elle redécouvre ne lui plaît guère.L’homme qui se présente comme son conjoint n’a aucun attrait pour elle.Mais encore, elle renierait même sa fille.C’est dire à quel point la dame n’est pas pressée de retrouver les «siens», portée plutôt à plonger au cœur d’elle-même pour cerner une fois pour toutes les réels élans de son cœur et de son âme.Éprise de poésie, Yolande trouvera tout de même un coup de cœur à son réveil, dans ce jeune qui, à ses côtés, tente de se relever d’un accident de moto.Marie Laberge aborde ici un thème qui lui est cher, la vérité sans compromis et l’importance de se réapproprier sa vie, le tout avec cette plume qui bouleverse, quitte à devenir bien sombre par moments.Revenir de loin Marie Laberge roman ¦ Boréal Il s’agit de son dixième roman en vingt et un ans d’écriture plutôt prolifique.C’est publié chez Boréal.Ken Follett Celui-là, on ne peut certes pas le manquer cette année.Comment passer sous silence un homme qui a vendu 20 millions de livres avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin?» Loin d’être à bout de souffle, il reprend ça cette saison avec une autre brique de 998 pages.Et encore, on n’a là que le premier tome de son nouvel univers La Chute des géants.Ce premier tome est intitulé Le siècle et nous propose le destin de cinq familles confrontées aux tragédies du XXe siècle, des familles américaine, russe, allemande, anglaise et galloise.On débute le tout en 1911, quelques années avant la Première Guerre mondiale et la Révolution russe.Dans ces familles, ils sont des miniers, politiciens, comte et princesse, espion au service de l’ambassade ou encore collaborateur du président américain.Ils forment des clans qui s’entrechoqueront, que ce soit en amour, en affaires, en politique ou autres jeux de pouvoir.Au menu de cette fresque, tous les thèmes se croiseront, que l’on parle de haine, de rivalité, de passions, d’obstacles et de mille et un tourments.Pour traverser ce siècle agité, Ken Follett proposera trois tomes, qu’il a créés avec moult détails historiques réels, le tout servi toutefois sous la forme du thriller.Bref, voilà de quoi faire voyager l’imaginaire abondamment pendant les rudes mois d’hiver.Ce sont les éditions Robert Laffont qui publient cette fresque.D’ailleurs l’éditeur profite de la gloire de son auteur pour ressortir aussi, ces jours-ci, deux de ses titres précédents.On retrouvera donc de nouveau sur les tablettes des librairies La marque de Windfield (1993), qui nous présente l’univers d’une grand famille de banquiers, et Le pays de la liberté (1995), qui nous transporte dans le fin fond de l’Écosse, là où un jeune mineur combat pour gagner sa liberté.* KEN FOLLETT LA CHUTE DES GÉANTS -v CHOPIN : 200 ANS DE ROMANTISME Samedi 13 novembre à 20 h Salle J.-Antonio-Thompson OCOGECO Q^oStwc M Desjardins MERCURE Kaleidoscope CHOPIN ELGAR Concerto pour piano et orchestre n° 1 Variations Enigma www.ostr.ca • 1866 416-9797 DANANIGRIM Québec an JACQUES LACOMBE , fort» ORCHESTRE SYMPHONIQUE DETROIS-RIVIÈRES JACQUES LACOMBE DIRECTEUR ARTISTIQUE LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 6-7 NOVEMBRE 2010 TÉLÉVISION E7 GALA DE L’ADISQ Une deuxième Sévéroise en nomination Mmm mm t r: fi s-A à> PHOTO STÉPHANE LESSARD Évelyne Gélinas partage la scène avec Isabelle Payette, Jacinthe Dubé, Josianne Hébert, Mia Lacroix et le percussionniste Jean-François Berthiaume.Ensemble, ils forment le groupe Galant, tu perds ton temps, deux fois en nomination au Gala de l’Adisq qui sera présenté demain soir sur les ondes de Radio-Canada.Corbo r >m linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — On a longtemps attribué à la région du Saguenay la paternité d’une flopée d’artistes de la scène québécoise.Mais attention, au prorata de la population, Saint-Sévère n’a pas dit son dernier mot.Sur une population de 332 citoyens, ce petit bled de la Mauricie, à proximité de Yamachiche, compte cette année deux artistes en nomination au Gala de l’Adisq.Pour égaler ce ratio, le Saguenay, avec ses quelque 273 000 citoyens, devrait donc en compter 1645.On s’entend que Saint-Sévère remporte la mise?C’est effectivement dans ce mini patelin qu’habite Denis Massé, du groupe Les Tireux d’Roches, qui était en nomination lundi dans la catégorie «Album de l’année - Traditionnel», à l’Autre gala de l’Adisq.Or dans ce créneau, une autre Sévéroise, Évelyne Gélinas, apparaissait aussi en nomination avec sa formation Galant, tu perds ton temps.Pas de veine, c’est leur voisin Nicolas Pellerin, de Saint-Élie, qui a remporté la mise.N’empêche qu’avec trois candidats sur cinq dans cette catégorie, on peut dire sans risque de se tromper que la musique traditionnelle se porte assez bien merci par chez nous.Mais encore, dans le grand gala qui sera diffusé demain soir, Évelyne Gélinas et son quintette féminin sont de nouveau en nomination, à deux reprises d’ailleurs, dans les catégories «Révélation de l’année» et «Spectacle de l’année- Interprète».Demain au Théâtre Saint-Denis, elle retrouvera d’ailleurs son comparse caxtonien puisque Fred Pellerin y est aussi en lice pour deux Félix, dans les catégories «Interprète masculin de l’année» et «Album de l’année - Folk contemporain».Fait particulier, Fred Pellerin, Denis Massé, Nicolas Pellerin et Évelyne Gélinas sont tous des connaissances et amis dans la vie.À la fin des années 1990 et à l’aube des années 2000, les quatre se tenaient à la Pierre angulaire de Saint-Élie de Caxton, là où certains se produisaient en solo, sinon avec Les Tireux d’Roches (Denis Massé et Fred Pellerin), ou Les Langues fourchues (Nicolas Pellerin et Évelyne Gélinas).Disons qu’un client de la place à cette époque peut avoir résolument un air de déjà-vu en regardant l’Adisq cette année.Après huit ans au sein du grou- pe a capella Galant tu perds ton temps, Évelyne Gélinas est tout bonnement ravie de constater la tournure des événements pour sa formation à saveur traditionnelle, qui prête ses voix aussi bien aux complaintes plus touchantes qu’au genre plus festif.En 2004, leur premier album les a fait connaître un brin mais depuis la parution de leur deuxième album, double celui-là, leur nom circule davantage dans le milieu de l’industrie.C’est que contrairement au premier album, produit maison, le deuxième a été entrepris par la maison de disques La Tribu, qui a augmenté leur visibilité.Demain soir, en apparaissant au petit écran dans deux catégories, le nom de ce groupe risque de devenir encore plus familier aux oreilles des Québécois.«La catégorie «Révélation de l’année» est vraiment intéressante parce qu’on se fait présenter comme une découverte, comme si on faisait partie des nouveautés de bon goût», apprécie la chan- teuse de Saint-Sévère.Il n’en demeure pas moins que c’est encore la nomination dans la catégorie «spectacle de l’année» qui les a pris de court.«Celle-là a été une surprise totale car on n’a pas tourné tant que ça jusqu’à présent.Mais c’est tant mieux car dans le fond, on fait toujours des albums dans le but de faire des spectacles», souligne Évelyne Gélinas.Or le plus surprenant pour eux, c’est que parmi les autres nommés dans cette catégorie, on retrouve des spectacles à grand déploiement.«Les Belles-Sœurs, 12 hommes rapaillés, c’est gros, alors que nous, c’est super modeste notre spectacle.» Il n’en demeure pas moins que l’artiste de Saint-Sévère se trouve bien choyée cette année.Elle a adoré son expérience à l’Autre gala, lundi soir, et se promet aussi une fort belle soirée demain.Quoiqu’elle voit le tout avec une certaine perspective.«J’ai hâte, mais ça reste une industrie.On fait la même chose depuis huit ans, sauf que maintenant, on existe dans cette industrie.C’est une belle opportunité pour nous de se faire connaître.» Quant à un éventuel mot de remerciement, rien n’a été préparé à ce jour.«Même en spectacle, c’est beaucoup d’improvisation.On est des filles qui aiment beaucoup placoter alors on va se mouler à l’ambiance de la salle.» À suivre demain, 19 h 30, à Radio-Canada.* JAc+iVifés ^ m • rev\cov\ife$ $ov\i 3hitv\ée$ p^rlP^frictelPbwers mom®, 7no^rctoie^des3oUIIlees dansl® i2.de SÔVVà0ï^e M0oïl DerveauttP dis ^ s.t»*' Le jeudi 11 novembre 2010, à 17 h 30, nous recevons Danielle Laurin pour son livre « Promets-moi que tu reviendras vivant : Ces reporters qui vont à la guerre » Éditions Libre Expression 0Veni.bte lancernentrf30' °FimieslLeb‘
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