Le nouvelliste, 25 février 2012, Week-end
r T i * ij.¦'-aSmgB' ?32B JUKSK UNIT A DELIVERIE _¦ ., • *< f ¦ 'iiiV' ‘v,SV.•• w : HHHI LENWELLISTE g25!ElT*26?EEVRIERE201;Z Mona / LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FÉVRIER 2012 E2 WEEK-END > Les idees de la semaine A SURVEILLER CŒUR DE PIRATE â'Oi 80^ SOi Sorties DVD Sur les tablettes le 28 FÉVRIER Agnosie Hasta la vista Hugo Johnny English renaît v.f.de Johnny English Reborn L’élève Ducobu Le gamin au vélo Marécages Notre jour viendra Source: www.moncinema.cyberpresse.ca Sur DVD HUGO Drame de Martin Scorsese.Avec Asa Butterfield, Chloe Grace Morentz, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen.2h07 The Invention of Hugo Cabret de Brian Selznick est une fabuleuse lettre d’amour au cinéma.Hugo se déroule en 1931 à Paris, en grande partie dans la gare où vit Hugo Cabret (Asa Butterfield), orphelin de 12 ans qui s’occupe de l’entretien des horloges de l’édifice.Ses possessions sont maigres.Un carnet de notes qui lui vient de son père.Et un automate qu’il tente de réparer.C’est ainsi qu’il entre en contact avec papa George (Ben Kingsley), vieil homme aigri qui porte un lourd secret; et sa filleule, Isabelle.Ensemble, Hugo et elle découvriront ce que cache l’automate, et qui est en lien direct avec le passé de papa George.La richesse de cette production s’étend au moindre détail.La gare, avec ses passants, sa fleuriste, ses cafés, bref, sa vie; et le Paris de l’entre-deux guerre, aperçu des hauteurs de l’édifice, sont éblouissants.La Presse Le 2e voyage: l’île mystérieuse (3D) irtrk Aventures.Sean reçoit un message en provenance d'uneîle inconnue débordant d'étranges formes de vie, de montagnes d'or et de terribles secrets.Avec son beau-père, un pilote d'hélicoptère et sa fille, il se rend sur l'île pour y sauver son seul habitant avant que des oncles sismiques ne plongent l'île dans la mer.Acte de bravoure n.d.Film d'action.Un groupe de soldats s'engagent dans une mission pour sauver un agent de la CIA kidnappé.Alvin et les Chipmunks: les naufragés n.d.Comédie.Sur un bateau en route vers un événement musical, Chipmunks et Chipettes multiplient les mauvais coups.À la suite d'une blague qui tourne mal, tout le monde se retrouve à l'eau et atteint une île qui n'est peut-être pas aussi tranquille qu'il n'y paraît, d'autant qu'un trésor s'y cache peut-être.L'artiste ickickk Comédie dramatique.Dans les années 20, George Valentin, un acteur muet connaît une grande popularité qui dégringole avec l'arrivée du cinéma parlant.À l'inverse, une modeste figurante connaît dès lors une ascension fulgurante, jusqu'à dépasser Valentin.Les aventures de Tintin (3D) irkki Animation.Tintin achète un jour une réplique de la Licorne, célèbre vaisseau du XVIIIe siècle mené par Sir Francis Haddock.Il découvre que plusieurs personnes veulent mettre la main sur ce bateau.Le reporter part à la recherche d'indices pour retrouver le trésor perdu du navire.Il se rend au Maroc avec Sur DISQUE Tu peux dormir le temps nous veille Artistes variés WSmm Hi peux dormir, le temps nous veille Les berceuses de ;^g§g||g!§g INTERPRÉTÉES PAH: W*R|£.MICHELE DESJM5IERS FAUUY MiUETTEv HITSQll GÉLINAS MUIJ.ANpIlgg CAî.SIPY ClÏ JUUE SNYDER Bill MARIE-tlEHEF Ff I IFTÎPH .«*} Msm Les mots qui bercent Grâce aux livres-disques de La montagne secrète (Un trésor dans mon jardin, Un dimanche à Kyoto), de nombreux enfants ont pu se familiariser avec l’univers de Gilles Vigneault.Alors qu’un nouvel album rassemblant des berceuses du poète arrive sur les tablettes, on peut mettre en question la pertinence de la démarche.Par la douceur de ses voix et la qualité de ses arrangements acoustiques (signés Daniel Thouin), Tu peux dormir le temps nous veille réussit à convaincre.Quatorze femmes -chanteuses, comédiennes, animatrice - se réapproprient les mots de Vigneault, dans une atmosphère douillette et chaleureuse.Les interprétations sont un peu inégales: Fanny Mallette n’a pas la voix de Claire Pelletier ou de Marie-Denise Pelletier, Ima ou Mitsou n’atteignent pas la même intensité que Judi Richards ou Paule-Andrée Cassidy.Mais chacune peut charmer à sa manière.Dans ce cocon musical, seule la déclamation enjouée de Julie Snyder, sans être inintéressante, détonne un peu.Le Soleil le capitaine Haddock, seul à connaître le secret de la Licorne.C’est la guerre irki Comédie sentimentale.À la recherche de l'homme idéal, Lauren a deux candidats entre lesquels elle ne sait qui choisir.Elle ignore que les deux se connaissent et sont agents secrets.Ils décident de s'affronter pou l'amour de Lauren et tous les coups sont permis.La dame en noir irki Suspense d'épouvante.Un jeune notaire visite une maison lugubre réputée comme hantée dans un petit village anglais.Il constate qu'à travers l'histoire, plusieurs enfants y ont mis fin à leurs jours, poussés par une force mystérieuse.Il doit vaincre cette force avant que son fils ne vienne le rejoindre.Disparue n.d.Suspense.En rentrant chez elle un soir et en trouvant le lit de sa soeur vide, Jill Parrish pense que le tueur en série qui l'avait kidnappée deux ans plus tôt est revenue.La police ne la croit pas et Jill doit faire face seule.Ghost Rider: esprit de vengeance (3D) n.d.Aventures fantastiques.Alors que Johnny Blaze se cache en Europe de l'Est, il est appelé pour arrêter le diable, qui tente de prendre forme humaine.Goon: dur à cuire ?Comédie.Doug Glatt est portier dans un club de nuit.Quand il tabasse un joueur de hockey, il est recruté par son équipe de hockey préférée même s'il ne sait pas jouer.Il doit protéger le joueur vedette de l'équipe, traumatisé par sa dernière commotion cérébrale.Pour ce faire, il devra affronter le maître de la ligue: Ross «The Boss» Rhea.À SURVEILLER 1CŒUR DE PIRATE Ce soir, 20 h: au Centre des arts de Shawinigan.2 STEVE HILL Ce soir, 20 h, au Théâtre du Cégep de Trois-Rivières.3 TOUPIE ET BINOU Demain, 13 h et 16 h h, à la salle J-Antonio-Thompson.PRIX ORANGE J’écoute souvent la radio universitaire CFOU et j’aime bien l’émission Tout ou lien (lundi 17 h et dimanche 15 h).Les animateurs Alex Drouin et Maxime Tanguay tentent de faire des liens entre les pièces musicales présentées.Une lettre, un chiffre, une syllabe.de les entendre tenter de trouver des liens est vraiment amusant.Ça donne une émission musicale différente et variée.PRIX CITRON À Star Académie, Ginette Reno est en train de faire la démonstration qu'elle est une excellente chanteuse, mais un professeur avec bien peu de pertinence.Sérieusement, ses ateliers sont gênants tellement c’est décousu et parfois même déplacé.Ses allusions sexuelles créent définitivement un malaise.À la une E3 Arts visuels E13 Cinéma E4 à E6 C'était hier E9 Divertissements E10-E11 La passion du goût E9 Livres E7-E8 Mégagrille E12 Tourisme E14 à E16 Monsieur Lazhar kkkk Drame.Les élèves d'une classe de sixième année doivent se remettre du suicide de leur enseignante.Un immigrant algérien est engagé pour la remplacer.Ignorant des réformes du système québécois, l'homme devra oublier ses propres drames pour se concentrer sur l'instruction des enfants.La peur de l'eau ~kirk Drame policier.Aux îles de la Madeleine, un policier peu dégourdi mène son enquête personnelle sur un sordide cas de meurtre confié à un spécialiste de Montréal.Le refuge irirk Suspense.Matt Weston est frustré par le petit poste d'intendant d'un lieu sécurisé, opéré par la CIA, qu'il occupe à Cape Town.Il cherche l'opportunité de démontrer ce dont il est capable et la chance se présente le jour où son unique protégé se révèle être l'homme le plus dangereux qu'il ait jamais côtoyé.Un monstre à Paris (3D) -kirki Animation.Après une expérience ratée, le livreur Raoul transforme une puce en un monstre géant.La bestiole terrifie Paris mais un soir qu'elle chante dans une ruelle, elle attire l'attention d'une grande chanteuse qui décide de l'intégrer à son spectacle.Ça se complique quand le préfet de la ville part en guerre contre le monstre.Le vœu ?Drame sentimental.À la suite d'un accident de voiture, une jeune mariée sombre dans le coma pendant que son mari veille sur elle.Lorsqu'elle émerge et ne se souvient ni de lui ni de leur mariage, il tente de reconquérir son coeur.• Langevin eric.langevin@lenouvelliste.qc.ca En 1995, j’étais étudiant au Cégep de Jonquière.Un matin de septembre, on avait reçu une convocation pour une assemblée générale prévue le lendemain midi.Un seul point à l’ordre du jour: journée de débrayage et manifestation.La réunion se tenait à la salle François-Brassard, l’auditorium du cégep qui peut contenir 940 personnes assises.Le sixième de la capacité aurait été suffisant puisque nous n’étions pas 150 à assister à la rencontre.Ce qui représentait moins de 5 % de la population étudiante de l’époque.Je me rappelle très bien du discours enflammé de la présidente de l’Association générale des étudiants.Elle tenait des propos fort pertinents et convaincants en faveur d’une journée de grève pour dénoncer la hausse des frais de scolarité.La proposition avait été acceptée avec une forte majorité.La journée venue, moi, pourtant pas très chaud à l’idée mais bien solidaire de la cause, je me suis présenté à la manifestation.On était une vingtaine au gros maximum.Une minorité d’étudiants avait choisi d’aller tout de même en classe alors que la très grande majorité avait trouvé le bon prétexte pour rester à la maison.Mon militantisme s’est arrêté là.J’ai été désillusionné.En plus, quand j’ai questionné mes confrères de classe - pourtant des étudiants en journalisme -bien peu étaient informés des raisons véritables pour lesquelles ils avaient ou pas emboîté le pas.Les mobilisations étudiantes se répètent chaque fois que le gouvernement menace ou met à exécution ses intentions de hausser les droits de scolarité.Depuis deux semaines, ce mouvement fait l’actualité parce qu’il prend de l’ampleur.Même si mon expérience personnelle de la solidarité étudiante m’a laissé un goût amer, je trouve rafraîchissant et sain de voir qu’un groupe d’individus partageant des intérêts et des préoccupations se regroupent pour revendiquer.Dans le contexte où le cynisme politique règne et où même la corruption évidente n’arrive plus à indigner les électeurs, j’aime voir que certains se tiennent et espèrent que la pression sociale va faire changer les choses.C’est cependant lorsqu’on s’attarde aux arguments des étudiants actuels que je commence à décrocher un peu.Oui je conviens que le gouvernement planifie une hausse importante de 325 $ par année jusqu’en 2017 et que cette décision va changer considérablement les droits de scolarité.Mais on promet, en contrepartie, d’ajuster de la même façon les programmes d’aide financière.Je ne doute pas du tout que, au final, l’endettement soit plus important et cela peut constituer un frein pour les études à long terme.Par contre, peut-être que ces frais plus importants vont forcer ceux qui errent pendant des années au cégep et à l’université, sans savoir trop quoi faire de leur vie, à s’arrêter et à enfin terminer quelque chose.Par ailleurs, j’avoue que de payer 3800 $ en 2017 au lieu des quelque 2100 $ cette année en droits de scolarité va venir changer les priorités financières des étudiants.Cela signifie peut-être que plutôt que de participer à la dizaine de partys organisés par leur association étudiante, ils devront en choisir deux ou trois.Vous pensez que j’exagère.J’ai fait une petite vérification sur le site Internet d’un bar populaire de Trois-Rivières et le calendrier des événements compte pas moins de neuf partys entre le 8 septembre et aujourd’hui et cela, pour une seule association universitaire.L’UQTR en comte une trentaine de ces associations! Imaginez que quelqu’un participe aux neuf partys répertoriés et qu’il y dépense 40 $ chaque fois.On s’entend que ce budget est des plus raisonnables (moins J’aime voir que certains se tiennent de huit consommations) pour un étudiant en pleine forme qui a le goût de s’amuser.Multiplier comme vous le souhaitez, mais 9 X 40 $, ça fait 360 $.On vient de trouver où récupérer la hausse de la première année.J’admets que mon raisonnement est plutôt simplet.J’amène cette caricature pour montrer que ce n’est pas chose impossible que d’absorber les hausses prévues par le gouvernement.Ce n’est rien d’agréable, mais je crois que c’est inévitable.Même si les étudiants ne veulent pas le voir, les droits de scolarité au Québec sont parmi les moins coûteux.Enfin, aux étudiants qui débraient, je ne sais pas qui vous souhaitez pénaliser par vos gestes, mais ce ne sont pas vos professeurs (qui continuent d’être payés quand même), ni les administrations (qui vont vous refiler la facture tôt ou tard).Les seuls qui y perdront en bout de ligne c’est vous puisque vous aurez peut-être à prolonger votre session ou encore à reprendre carrément des cours, ce qui aura comme effet d’allonger votre séjour sur les bancs d’école.Et je ne sais pas pour vous, mais mon objectif quand j’étais aux études, c’était tout de même d’aller sur le marché du travail le plus rapidement possible.D’ailleurs, peu importe les frais de scolarité, sur le plan financier, une année de salaire sera toujours plus rentable que d’allonger indûment les études.» A L’AFFICHE CETTE SEMAINE E3 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FÉVRIER 2012 À LA UNE Toujours près des fans Après un tour du monde, Simple Plan sera à Shawinigan mercredi Au milieu de sa tournée mondiale, le groupe Simple Plan sera en spectacle au Centre Bionest de Shawinigan ce mercredi 29 février.> / 'Æ \ %: Marie-Josée Montminy marie-josee.montminy@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Depuis mai 2011, les gars de Simple Plan ont visité 24 pays et en mai 2012, le total atteindra 32.«C’est quand on se fait rappeler des statistiques comme celles-là qu’on réalise qu’on est chanceux», confiait Sébastien Lefebvre au début du mois, quelques jours après le retour du groupe d’une tournée en Asie, et à quelques semaines de son passage au Centre Bionest de Shawinigan.Le calendrier des spectacles de la formation depuis le début de la tournée Get Your Heart On est révélateur du développement international de sa carrière: entre des spectacles à Tokyo, Varsovie, Paris, New York, Londres, Prague, Frankfort, Melbourne, Sao Paulo, Mexico, Taipei, Hong Kong, Shanghai, Kuala Lumpur et Jakarta se glissent des dates à Rimouski, Chicoutimi et Shawinigan.D’ici mai prochain, le tour de la planète sera complété par des escales en Espagne, en Autriche, en Russie et en Scandinavie.Depuis le lancement de leur premier album en 2002, les cinq membres de Simple Plan ont présenté des spectacles dans 45 pays.Cet intérêt planétaire s’est manifesté assez tôt puisque, comme le rappelle Sébastien, la première tournée du groupe à guichets fermés s’est déployée au Japon.«Tout ça rend très humble.Quand on va en Asie et qu’on est dans l’avion pendant 24 heures, on se souvient qu’on était un band qui jouait dans un sous-sol de banlieue et on se considère extrêmement chanceux.Ça n’a aucun sens!», répond Sébastien quand on lui demande si ses compagnons et lui auraient pu imaginer, dans leurs rêves les plus fous, remplir les arénas et auditoriums des plus grandes capitales du monde.A 30 ans, Sébastien Lefebvre est le plus jeune des cinq tren-tenaires qui composent le groupe formé au tournant des années 2000 tel qu’on le connaît aujourd’hui.Pierre Bouvier et Chuck Comeau avait déjà joué dans un groupe ensemble au milieu des années 1990.Le batteur Chuck Comeau a rencontré les guitaristes Jeff Stinco et Sébastien Lefebvre après avoir quitté le groupe en question, puis a retrouvé Pierre Bouvier, guitariste et chanteur, par la suite.Le bassiste David Desrosiers s’est joint au quatuor pour former Simple Plan.Du premier album (No Pads, No Helmets.Juste Balls) sont issus les succès I’m Just a Kid, I’d Do Anything et Perfect.En 2004, un second album paraissait, Still Not Getting Any., ajoutant Welcome to My Life à la liste des titres que «Nous sommes là pour eux, ils sont là pour nous.On est fiers d’être accessibles.» les fans entonnent à l’unisson lors des spectacles.Le troisième opus a vu le jour en 2008, et le plus récent en juin 2011.Qu’ils soient coréens, australiens ou suisses, les fans de Simple Plan expriment leur ferveur sans différence culturelle marquée, selon Sébastien Lefebvre.«A la base, les gens qui viennent à nos spectacles sont des fans.Ils chantent, ils sautent.Mais.à bien y penser, au Brésil, par exemple, c’est juste carrément fou.Les fans crient, nous courent après! Au Japon, ils sont tous cordés et ils chantent avec nous, mais gardent le silence quand on parle entre les chansons», observe-t-il après réflexion.Et dans tout ce dépaysement et cette effervescence interculturelle, comment le quintette per-çoit-il un concert à Chicoutimi ou à Shawinigan?«Ça fait chaud au coeur.C’est juste le fun de jouer devant des fans loyaux».L'importance des fans Le mot «fans» revient souvent dans le discours du guitariste de Simple Plan.Une visite du site Internet du groupe démontre l’importance qu’ils revêtent pour Sébastien, Chuck, Jeff, David et Pierre.L’onglet «communauté» regroupe des centaines de vidéos et des milliers de photos prises par des admirateurs, en plus des espaces de discussion où ils peuvent s’exprimer.Les onglets photos et vidéos comprennent également des items captés par des fans.«C’est à cause d’eux qu’on est là.C’est comme un cercle.Nous sommes là pour eux, ils sont là pour nous.On est fiers d’être accessibles.On est le genre de groupe qu’on aurait aimé avoir comme fans», soutient Sébastien, en soulignant que des séances de signatures d’autographes sont toujours prévues après les spectacles.Ce lien entre Simple Plan et ses fans a été exposé dans le documentaire Je suis fan, réalisé par Yanie Dupont-Hébert.Diffusé en janvier à RDI, entre autres, le documentaire montre l’intensité de la relation qui unit les admirateurs de Roch Voisine, Paul Anka et Simple Plan à leurs idoles.On peut y voir la proximité qu’entretiennent les membres de Simple Plan avec leurs fans, dont certaines les suivent depuis une décennie.Cette intimité, Simple Plan est même allé jusqu’à la solliciter pour l’écriture d’une des pièces du dernier album.Inspirés par la multitude de lettres d’admirateurs exprimant l’influence que leur musique avait eue dans leur vie, les gars du groupe ont lancé un appel via Twitter disant, en gros: Confiez-nous comment notre musique vous a accompagnés à travers les années et nous en ferons une chanson.C’est avec une sélection de la multitude de tweets reçus que This Song Saved My Life a été écrite.» L’implication sociale Trois-Rivières (MJM) — En évoquant la création de la Fondation Simple Plan, les membres du groupe mentionnent encore leurs fans.«Nous avons lu des milliers de lettres et de courriels de nos fans, provenant des pays les plus divers; nous les avons aussi rencontrés lors de nos spectacles.Nous savons donc très bien à quel point le passage à la vie adulte peut parfois être difficile pour ces jeunes», peut-on lire sur le site.«Cela nous brise le cœur de voir qu’autant d’entre eux doivent lutter pour leur survie, alors qu’ils se sentent déprimés, perdus ou malades.Nous voulons que notre fondation les aide à trouver leur voie, en leur rappelant qu’il y a toujours de la lumière au bout du tunnel, que les choses peuvent s’arranger.Nous croyons sincèrement que tous les enfants, partout dans le monde, ont droit à une enfance heureuse», est-il aussi écrit à propos de la fondation créée en 2005.Le groupe s’est entre autres associé à des causes comme MADD (Mothers against drinking and driving), Educ’alcool, Rêves d’enfants, Make a Wish et Leucan, en plus de participer à des activités de financement d’organismes tels le Centre de cancérologie Charles-Bruneau ou pour venir en aide à des populations affectées par des sinistres dont celui qui a frappé Haïti en 2010.«Nous sommes très privilégiés d’être rendus où on est.On a visité des jeunes dans des hôpitaux, et la maladie a touché des membres de nos familles, alors on a voulu aider plus concrètement avec la fondation.On aide principalement des causes qui touchent les jeunes malades ou qui vivent des troubles sociaux», explique Sébastien Lefebvre au bout du fil.En septembre dernier, Simple Plan s’est uni à l’Orchestre symphonique de Montréal, le temps d’un concert dont les profits ont été versés à la fondation du groupe.Et plus récemment, les membres se sont associés à Sher-Wood Hockey et Equipements de hockey Pro Hockey Life pour PHOTO SYLVAIN MAYER Les fans revêtent une grande importance pour les membres de Simple Plan.Une chanson a même été créée à partir de twits envoyés par des admirateurs.On voit le groupe ici lors de son passage au Festival d’été de Shawinigan en 2009.la création d’un bâton de hockey profits des ventes seront versés à unique identifié au groupe.Les la Fondation Simple Plan.» CINEMA E4 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FÉVRIER 2012 LE VŒU Passé décomposé Rachel McAdams et Channing Tatum tiennent la vedette dans Le vœu.Normand Provencher Le Soleil D’entrée de jeu, on sait que ça va bien se terminer.Que la fille et le gars vont se retrouver et poursuivre là où ils avaient laissé avant le drame, c’est-à-dire dans la béatitude de l’amour avec un grand A.Dans les circonstances, tout le reste ne sert qu’à jouer sur la corde sensible de la spectatrice (le féminin l’emportant ici sur le masculin) en mal de romantisme, ce que s’évertue à faire, sur le pilote automatique, le drame romantique Le vœu (v.f.de The Vow), ce film que plein de gars ont vu avec leur blonde depuis deux semaines, Saint-Valentin oblige.(Votre revanche s’en vient, les mecs, avec Goon.) Le vœu est l’histoire d’un long passage à vide.Celui que traverse une jeune mariée (Rachel McAdams) après un accident de voiture survenu sous une belle neige romantico-poudreuse.Sortie du coma la mémoire amochée, Paige prendra le grand amour de sa vie, Léo (Channing Tatum), pour.son médecin.Elle a tout oublié de cet homme pour qui elle brûlait pourtant d’un amour incandescent avant la tragédie.Dès lors, le musicien s’éver- tuera à tenter de reconquérir le coeur de sa bien-aimée, tiraillée entre le souvenir d’un ancien fiancé toujours dans les parages (Scott Speedman) et les manigances de ses parents (Jessica Lange et Sam Neill) pour qu’elle abandonne sa vie de bohème et ce mari qu’ils ne trouvent pas assez bien pour elle.Tout cela est bien triste, d’autant que le scénario s’inspire d’une histoire véridique, mais à moins d’une malencontreuse poussière, l’œil reste désespérément sec.Héroïne du «cultis-sime» Les pages de notre amour, Rachel McAdams joue avec plus ou moins de conviction la fille troublée, alors que Channing Tatum, la nouvelle coqueluche hollywoodienne, passe le plus clair de son temps à se morfondre dans l’espoir que la mémoire revienne à sa douce moitié.Qui travaillait avant le drame au café LE VŒU (THE VOW) Genre: drame romantique Réalisateur: Michael Sucsy Acteurs: Rachel McAdams, Channing Tatum, Jessica Lange, Sam Neill et Scott Speedman Classement: général Durée: lh44 On aime: faire une petite visite de Chicago On n’aime pas: le jeu couci-couça des acteurs, le scénario mielleux, la mise en scène conventionnelle, voir Jessica Lange vieillir au générique.?Mnemonic, ça ne s’invente pas.Un film qu’on oublie facilement.Jusqu’à la prochaine Saint-Valentin.* UN MONSTRE À PARIS Gentil cloporte UN MONSTRE À PARIS Genre: comédie d’animation Réalisateur: Bibo Bergeron Acteurs: avec les voix de Mathieu M- Chedid, Vanessa Paradis, Gad Elmaleh, François Cluzet, Ludivine Sagnier et Julie Ferrier Salles: Le Clap Classement: général Durée: lh22 Normand Provencher Le Soleil Oubliez le titre évoquant une créature susceptible de donner des cauchemars aux enfants.Celle de la comédie d’animation Un monstre à Paris est plutôt une.puce, du double de la taille humaine, que prend sous son aile protectrice une chanteuse de cabaret.Un film 3D pour toute la famille, à l’enrobage visuel soyeux, qui propose une joyeuse virée dans le Paris de 1910.Fait historique et véridique intéressant, la capitale française de cette époque est aux prises avec d’importantes inondations.Alors que la Seine déborde, la puce mutante, fruit d’une expérience scientifique ratée, s’échappe du jardin des Plantes pour trouve refuge dans un cabaret de Montmartre, L’oiseau rare, où se donne en spectacle Lucille (voix de Vanessa Paradis).Or, non seulement la puce géante n’est pas dangereuse, mais elle est dotée d’un talent musical extraordinaire (celle de Mathieu Chedid, alias M).En duo avec Lucille, la bestiole fera un malheur sur scène.Mais la créature (baptisée Md*S -1ÏI V DU REALISATEUR DE , eme de requhis iflDELflfflLEH Regardez-nous sur You Tube Vivafilmofficiel facebook / VflflLSSfl PfllcflDlS ?» « Débordant de trouvailles visuelles, d'humour et de poésie « Un joli rendez-vous pour les grands et les petits » ÎTÏRES version française québécoise de GOON SEANN WILLIAM SCOTT MARC-ANDRÉ GRONDIN AUSSI DISPONIBLE EN 2D GOON-DURACUIRE-LEFILM.CA PRESENTEMENT A L’AFFICHE! G Am ¦ m p| ¦ m m ¦ i une mm biehmmno 11 i-leuh ue lto-1 LArFICHE! IshawiniganItrois-rivieres PHOTO ALLIANCE Un film 3D qui propose une joyeuse virée dans le Paris de 1910.fin ¦ t • Francœur, du nom de la rue où elle a été recueillie) n’a pas que des amis.Un vil politicien en mal de publicité a fait de sa capture une promesse électorale.Lucille et Raoul (voix de Gad Elmaleh), un inventeur exubérant mais secrètement amoureux de Lucille, lui seront d’un précieux secours pour lui échapper.De retour de son exil californien, où il s’est fait la main sur les productions d’animation La route de VEldorado (2000) et Gang de requins (2004), le réalisateur Éric «Bibo» Bergeron propose un divertissement de choix, campé dans un Paris enchanteur, mer- veilleusement mis en valeur.Entre poésie, impressionnisme et film d’épouvante, Un monstre à Paris survole une large palette de styles.Si le film tarde quelque peu à prendre son envol, en revanche, l’idée de situer l’action dans le Paris du siècle dernier, alors que le Sacré-Coeur de Montmartre était en construction, donne lieu à quelques scènes d’action rondement menées.Les mélodies accrocheuses du duo Paradis-Chedid (dont la magnifique La Seine) ajoutent à la magie de ce film que petits et grands sauront apprécier.* I i 1 DES PRODUCTEURS DE INCENDIES T 1 1 lfcl* rv ^ i NOW MAGAZINE THE GAZETTE ?JOURNAL METRO LA PRESSE ?PRESENTE IVIIOI-lU_£>OUKt MONSIEUR LAZHAR D’APRES LA PIECE BASHIR LAZHAR D’EVELYNE DE LA CHENELIÈRE Qmonsieurlazhar WWW.MONSIEURLAZHAR.COM 31?E@?H CÜitfSTAL M PRESENTEMENT A L’AFFICHE ! El LES FILMS CHRISTAL CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES | DES CINÉMAS LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FÉVRIER 2012 CINÉMA E5 Grotesque et même pas drôle Goon: dur à cuire reprend la recette de Slap Shot sans invention I Vr \ - ¦ - snDH V 3__ PHOTO ALLIANCE Le film Goon: dur à cuire nous ramène dans les vestiaires d’équipes de hockey pour dénoncer par l’absurde la violence au hockey./ ' * francoi$.houde@lenouvelli$te.qc.ca Trois-Rivières — Slap Shot a atteint le statut de film culte, au Québec en tout cas.C’était la première fois qu’on traitait le hockey avec pareil humour et autant de vulgarité.On y dénonçait par l’absurde une violence inouïe inscrite dans une époque, celle des années 70.Les choses ont changé.Tant que ça?Ce n’est pas ce que suggère Goon: dur à cuire, un film canadien - Slap Shot était américain - arrivé sur les écrans hier.A bien des égards, Goon: dur à cuire est la version 2012 de Slap Shot.On y décrit le même milieu des ligues semi professionnelles dont les équipes sont installées dans de petites villes, souvent industrielles, où les fans se recrutent essentiellement dans les milieux populaires.Le film est réalisé par Michael Dowse sur un scénario de Jay Baruchel, réalisateur et scénariste de l’excellent The Trotsky, sorti en 2009, et Evan Goldberg d’après le roman dont le titre anglais est Goon: The True Story of an Unlikely Journey into Minor League Hockey qui porte sur l’histoire vécue de Doug Smith, un bagarreur des ligues mineures.Dans le film, son nom est Doug Glatt, benjamin des deux fils d’une famille respectable du Massachusetts dont le père et l’autre fils sont médecins.Doug, lui, est un demeuré confirmé mais sans malice, qui travaille comme portier dans un bar.Quand il pète la gueule d’un joueur adverse dans les estrades lors d’un match de son équipe favorite, celle-ci l’invite à joindre ses rangs.En même temps qu’il apprend à patiner, il devient le joueur le plus craint dans la ligue.On l’envoie même dans une équipe de calibre plus élevée, les Highlanders de Halifax où il est chargé d’agir comme pro- tecteur d‘un joueur québécois, Alexis Laflamme (Marc-André Grondin) devenu peureux et délinquant depuis qu’il a été assommé par le dur à cuire de la ligue: Ross Rhea (Liev Schreiber).Malgré tout le respect qu’il voue à ce matamore, Doug sait qu’il devra tôt ou tard l’affronter.Rien de tout cela ne compte tellement; tout est dans la façon.On a choisi d’attaquer la violence par l’absurde en la magnifiant.C’est une comédie outrancière, grossière et extrêmement violente.Tous les personnages sont de grotesques caricatures et les dialogues, d’une vulgarité innommable.Le film est un voyage dans les fantasmes de Don Cherry, une symphonie de dents cassées en hémoglobine majeure.Une cinglante insulte à l’intelligence.Tout y est au second degré, évidemment, mais le problème, c’est que c’est une comédie et que ce n’est pas drôle.J’ai ri pendant les cinq premières minutes en entendant les premières répliques d’une vul- garité confondante.Je me suis très rapidement lassé.Elle est où la frontière entre l’humour et la bêtise?Je ne sais pas mais elle a rapidement été franchie.Les blagues de graines et de touffes se répètent sans interruption notable pendant une heure et demie.Pour le reste, voyez vous-même: quand Doug se présente à son premier entraînement sur glace, il chausse les patins blancs de patinage artistique de sa soeur.Le genre de truc qui m’aurait fait rire quand j’avais dix ans.Aujourd’hui, ça me désole.Ce n’est pas la vulgarité qui me gêne, c’est la vacuité.Les blagues de pogos qu’on devrait se fourrer dans le derrière, ça ne me fait pas rire.Traitez-moi de rabat-joie.La traduction française, québécoise, plutôt, reprend très exactement la façon Slap Shot avec la litanie de sacres et la même vulgarité.Pire, même.Tout le film est donc grotesque.Que ce soit voulu ne lui confère ni valeur ni intérêt.Les scènes de hockey, sauf quelques exceptions grâce à un procédé d’accélération de l’action, valent à peu près celles de Lance et Compte.Les personnages sont sans intérêt sauf celui de Sean Rhea, très bien défendu GOON: DUR À CUIRE Comédie de Michael Dowse avec Seann William Scott, Jay Baruchel et Liev Schreiber.Un demeuré videur de bar est engagé comme joueur de hockey pour protéger une vedette traumatisée par une commotion cérébrale.Une comédie excessivement vulgaire et violente pour dénoncer, par l’absurde, la violence au hockey.C’est Slap Shot35 ans plus tard.?par un Liev Schreiber impeccable dans un rôle pourtant mince.On a d’ailleurs droit à une très bonne scène entre les deux matamores non pas sur la glace mais dans un petit restaurant.De loin le meilleur moment du film, ce qui est peu dire.Marc-André Grondin se débrouille, lui aussi, plutôt bien dans un rôle de vedette très douée mais à la dérive.J’adhère à la critique de la violence au hockey, mais je ne peux adhérer à ce film qui, à défaut d’être drôle, est navrant.Ça plaira à ceux qui ont vénéré Slap Shot qui avait, sur celui-ci, l’avantage de ne pas sentir la redite.» PRIX DU JURY AU FESTIVAL DE CANNES « UN THRILLER PSYCHOLOGIQUE PUISSANT.» NOMINATIONS AUX CESAR 2012 ME LLEUR F LM MikeAndrosky, ENTERTAINERS MEILLEURE REALISATRICE (majwenn) • MEILLEURES ACTRICES (marina fois et karinviard) POLISSE, UN FILM EVENEMENT Un drame puissant.Fort.Maîtrisé.Accompli.» Marc-And ré Lussier, La Presse LES PRODUCTIONS DU TRÉSOR PRÉSENTE V’IsKvwVVXf ‘SS assgS fete, m FlImsSevIlle LE LesFIImsSevIlle You® LesFIImsSevIlle disparue-lerlm.cgm Polisse-LeFilm.ca PRESENTEMENT A L’AFF CHE À L’AFFICHE DÈS LE VENDREDI 2 MARS ! n LES FILMS SEVILLE CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS CINEMA LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FÉVRIER 2012 E6 PHILIPPE FALARDEAU De Hull à Hollywood, en passant par.le monde! Marc-André Lussier La Presse Le Québec entier s’apprête à retenir son souffle demain soir, alors que l’identité du lauréat de la fameuse statuette attribuée au meilleur film en langue étrangère sera dévoilée.En sa compagnie, refaisons le parcours de celui qui, cette année, s’est particulièrement distingué sur la scène internationale.Comme son collègue Denis Villeneuve deux ans plus tôt, Philippe Falardeau est entré dans le monde de la réalisation par la porte de La Course destination monde.Dont il fut le lauréat de la saison 1992-1993.«J’ai fait mes études en sciences politiques à l’Université d’Ottawa, expliquait-il à La Presse cette semaine.Une fois mon bac obtenu, je suis allé travailler deux ans en tant qu’analyste politique pour la Fédération des francophones hors Québec (aujourd’hui la Fédération des francophones et Acadiens du Canada).J’avais 21 ans.Je portais costard et cravate.Je voyais ma vie uniquement sous la perspective d’un travail intellectuel et académique.Je me disais pourtant que j’étais trop jeune pour ce genre de vie.Et j’ai eu envie d’aller voir ailleurs.C’est à ce moment-là que m’est venue l’idée de m’inscrire à la Course.» PHOTO LA PRESSE IA Y m 1 I.J Philippe Falardeau est entré dans le monde de la réalisation par la porte de La Course destination monde.PHOTO LA PRESSE Photo prise le 16 février dernier au magasin Sartorialto, rue Papineau à Montréal, alors que Philippe Falardeau fait des essayages pour les dernières retouches du toxedo qu’il portera à la cérémonie des Oscars demain.La course destination monde (1992 1993) «J’ai abordé la Course comme le ferait un journaliste.D’une part, je voulais me frotter à un travail de nature différente, plus concret, plus physique.Au début, mes films étaient très mauvais.J’étais obsédé par le sujet à trouver.Je n’avais pas encore compris qu’il était possible d’emprunter une approche plus impressionniste.Il n’y a que vers la fin de la Course que j’ai réalisé un ou deux films relevant davantage du cinéma que du reportage.» Pâté chinois (1997) «Grâce à la Course, j’ai pu faire un stage à l’Office National du film mais je suis d’abord parti en France pour aller réaliser là-bas l’émission Surprise sur prise.Ce fut d’ailleurs très formateur.A mon retour, j’ai fait différentes choses à l’ONF.J’ai notamment été caméraman pour Attendre, un film réalisé au Sud Soudan par Marie-Claude Harvey, lauréate de la Course l’année précédente.J’y ai aussi fait la rencontre de Jacques Godbout, avec qui j’ai travaillé au scénario de son film Le sort de l’Amérique.Nous étions d’ailleurs en repérage ensemble quand nous avons vu par hasard un vendeur ambulant de mets chinois.D’où le déclic pour Pâté chinois.J’ai parcouru le pays d’un océan à l’autre en m’arrêtant au hasard pour rencontrer des gens d’origine chinoise.Quand je regarde ce moyen métrage aujourd’hui, je trouve que c’est un peu n’importe quoi.Cela dit, il y avait là quand même assez d’idées et d’humour pour laisser entrevoir la possibilité d’un deuxième.» La moitié gauche du frigo (2000) - Meilleur long métrage canadien au Festival de Toronto - Prix Claude-Jutra du meilleur premier long métrage aux Genie - Jutra du meilleur acteur (Paul Ahmarani) «J’ai rencontré Luc Déry, qui a produit tous mes films.Il commençait dans le domaine de la production à l’époque.Je lui ai proposé un projet de documentaire sur l’information internationale.Je voulais aller filmer le théâtre de la médiatisation dans un pays en crise.Il m’a répondu que c’était trop ambitieux et trop cher.Mais il m’a demandé de lui soumettre quand même une autre idée.Je lui ai parlé de mon coloc qui était au chômage malgré son diplôme d’ingénieur.La moitié gauche du frigo est né là.Ce fut ma première incursion dans le monde fictionnel.Je n’avais pas d’attentes par rapport à ce film.Mais je me suis rendu compte que ma volonté de réalisation n’était pas épisodique.Et qu’il me fallait faire un deuxième long métrage.Quand je revois La moitié gauche du frigo, j’estime qu’il vieillit assez bien.Cela dit, il y a des anachronismes qui viennent quand même marquer le passage du temps.» Congorama (2006) - Cinq Jutra (dont meilleur film et réalisation) - Genie du meilleur scénario - Sélection à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes «Pour ce deuxième long métrage, je disposais de plus de moyens.A tel point qu’au premier jour de tournage, j’ai carrément eu l’impression de m’être trompé de plateau! Sur celui de La moitié gauche du frigo, nous étions huit ou neuf personnes en moyenne.Sur celui-là, nous étions 35! Je me suis vite rendu compte que j’entrais dans une autre ligue.Congorama est un film très technique sur le plan de la réalisation, car il est construit comme un puzzle, mais aussi très ludique.J’ai aujourd’hui le fantasme de revenir à ce genre d’écriture, très désinhibée.Quand Bertrand Tavernier, qui compte son bon lot de films avec des sujets impor- tants, m’a dit un jour avoir réalisé La fille de D’Artagnan simplement pour le plaisir de la chose, ce fut pour moi un déclic.» C’est pas moi, je le jure! (2008) - Grand Prix de la section Génération KPlus du Festival de Berlin «Je sais que ça peut paraître un peu étrange alors que Monsieur Lazhar est en train de connaître un parcours inespéré, mais C’est pas moi, je le jure! reste mon film favori.C’est celui qui, je crois, me définit le mieux.Et que je prendrai plaisir à revoir toute ma vie.Ironiquement, il y a un aspect plus profond qui n’a peut- être pas été saisi comme j’aurais souhaité.Je n’ai sans doute pas travaillé assez bien.Je voulais juxtaposer le drame et l’humour dans une même scène plutôt que de les enchaîner.C’est tombé entre deux chaises.Les questions métaphysiques du petit gars faisaient écho à celles que je me posais aussi quand j’étais enfant, mais peut-être que ces préoccu-pations-là ne rejoignaient pas les gens autant que moi.Je me suis posé beaucoup de questions après la sortie du film.J’en ai même été déprimé.» Monsieur Lazhar (2011) - Prix du public au Festival de Locarno - Prix du meilleur long métrage canadien au Festival de Toronto - Finaliste pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère «Sans contredit le film dans lequel il y a le moins d’artifices.Même si le destin de ce film est différent des autres, je n’ai pas le sentiment de changer en tant que cinéaste.En revanche, le regard des gens de la profession, si.A Hollywood, toutes les plus grandes agences artistiques se sont intéressées à moi.On me donne une clé me permettant d’ouvrir plein de portes.A moi de choisir l’édifice dans lequel je veux entrer.Cela dit, il ne faut pas oublier que la porte d’Hollywood s’ouvre grâce à un film intimiste tourné en français à Montréal.Si j’avais réalisé aux Etats-Unis un film anglophone avec de gros moyens sans avoir droit au montage final, je ne serais pas aux Oscars demain, ça c’est certain.»» LIVRES E7 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 25-26 FEVRIER 2012 EN LIBRAIRIE MARIE-DOMINIQUE LELIÈVRE BRIGITTE BARDOT PLEIN LA VUE JULIETTE GRECO FRANÇOIS BLAIS 'Je suis faite comme ça ^ SS îarton 1 IJlmmut même imariin» TT V 'k Myriam Bacon jii£iam;bacon@lenouvelliste£C£a^^^^^^^^^^ Je suis faite comme ça Pour compléter une première incursion du côté des mémoires (Jujube, Stock, 1982), Juliette Greco fait paraître ce mois-ci Je suis faite comme ça (Flammarion).A 85 ans, la chanteuse et actrice française revient sur son enfance bourgeoise passée avec ses grands-parents maternels, sur la guerre et la déportation de sa sœur ainsi que de sa mère.Elle raconte le café de Flore pendant la guerre et le Saint-Germain-des-Prés dont elle devient la muse à l’après-guerre.Un parcours qui convoque à la fois Charlie Parker, Miles Davis, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Serge Gainsbourg, Françoise Sagan, Jean-Paul Sarte et Simone de Beauvoir.Le livre paraît en même temps que sort le nouvel album de Gréco, Ça se traverse et c’est beau (21 février).Brigitte Bardot Plein la vue Son image fascine, comme intemporelle.De ses premières séances photos pour le ELLE aux tutoriels de YouTube voulant donner les clefs d’un look à la Bardot, B.B.est l’objet du livre que lui consacre portraitiste française Marie-Dominique Lelièvre.L’ouvrage se veut davantage une enquête qu’un livre dont on admire les photos.341 pages basées sur différents témoignages et agrémentées de quelques illustrations.(Flammarion) Document 1 Document 1, est le sixième roman de François Blais.De même que dans La nuit des morts-vivants, le précédent roman de Blais, (2011, présélection du prix des Libraires), l’action se passe à Grand-Mère, d’où est originaire l’auteur.Tess, comme dans Tess d’Uberville, et Jude, comme dans Jude l’obscur de Thomas Hardy, veulent partir en voyage à Bird-in-Hand en Pennsylvanie.Tess travaille chez Subway et Jude vit de l’aide sociale.Pour financer leur projet, Tess et Jude imaginent écrire le récit de leur voyage après avoir demandé une subvention au gouvernement.En cela, Tess aura notamment recours à l’aide de Sébastien Daoust, docteur en littérature ayant consacré sa thèse au temps chez Valéry avant de devenir journalier chez Dorai.Entre le Bar chez Véro et le Centre Les Rivières, le lecteur de la région retrouvera nombre de lieux connus.Reste à savoir si Jude et Tess partiront pour Bird-in-Hand.D’une ironie piquante, surtout quand François Blais s’amuse à mettre en scène le milieu littéraire.Document 1, comme La nuit des morts-vivants, profite d’une première de couverture réalisée par l’illustrateur de la région, Pascal Blanchet.Editions L’instant même.» Pas de pitié pour les financiers Trois-Rivières (SLH) — Entre deux enquêtes du commissaire Montalbano, Andrea Camilleri fait une incursion dans le monde de la finance — sa toute première, nous dit-on — et du thriller économique avec Intermittence, un roman dans lequel il est question d’infidélité, de tractations boursières, d’infidélité, de manigances politiques, et aussi d’infidélité.L’économie à la sauce Berlusconi, en somme.Les romans de Camilleri ne s’écartent jamais du commentaire social, qu’il s’agisse d’un polar ou d’un traité d’économie, comme celui-ci.En cette période de bouleversements économiques en Europe et ailleurs, il s’attaque cette fois aux patrons d’entreprise et à leurs mani-g a n c e s honteuses sur le dos des travailleurs, avec la complicité de politiciens influençables.L’entreprise dont il est question, la Manuelli, manoeuvre en marge de la légalité pour absorber un concurrent en difficulté, l’Artenia, dont elle compte fermer les usines et mettre des centaines d’employés à pied.Mais il ne faudrait pas trop en parler.Enchaînant les retournements de situation et les épisodes savoureux, l’auteur peuple son récit de personnages pittoresques, à la limite de la caricature mais toujours très attachants, de sorte qu’on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer de l’univers de Montalbano.Intermittence est publié aux Éditions Métallié.» Andrea Camilleri Intermitr-eiioe rtsj rié=“:iifï EN SPECTACLE PRÈS DE CHEZ VOUS & PARTOUT AU QUÉBEC PRÉSENTE iiPMinB» AUTORISÉ PAR SERGE FIORI TV fri • TROIS-RIVIERES • DRUMMONDVILLE • jr w QUEBEC • MONTREAL • SHERBROOKE EXTRAITS AUDIO & VIDÉO www.partoutauquebec.com Premier Ciel présente Harmonium (autorisé par Serge Fiori) Salle J.-Antonio-Thompson Maison des arts Desjardins Drummondyiile Consultez notre page Facebook : Spectacles au Québec - Premier Ciel présente IV A \U\ f 5o\ ¦( 1 Jf — / m km! MJ [/ f / j ¦CXj v ' I \r,\ V Ml* » ÏÆ f LVJ ?LL U b N « 0 CD 2 -g g) e 0 ca .= ,m © —3 co , E -x -° ô 2ci ® «D 1 S -£ S -g ° J § i Q o iji J.E œ 15 sfigs p O) o Œ Q g O i »-5 • ¦=“ o p ib a.Q.C/D .i_ © S E E .fi "a.o 5 g g S.Æ 3 0 I— “LU ¦O ! 1 Q.fi © 30 r O C 0 o © -S 3 Q.O 0 03 "> © 3 m .o co .fi 0-00 8t | 0 0© Q.C/D O © & T3 0 03 F © -E -Q O © 0 S" © g -D 11 ai .o UJ E UJ -I g ir UJ > 0 « Q) V* 0 © O S cû c m m 1 o 1 ® I c i 2 .fi B S S Ie?o m, 0 0 ^ ^ S ®!o c g « ç « 0 '0 c T3 lis 2 8 C 0 3 -O fi — 3 © 0 > © C ‘0 O i-0 o "© 3 0 £\ç R ® 11 » c o ai ra ~ p “ 3 5?-as P tj o § 8.8 o o P J£ o LL o O (!) 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