Le nouvelliste, 21 juin 2014, Week-end
CT 9 UE^NQÜ^EULi|$iTE^24Tët^JÜINF2Qlr4! L ASAINT-JEAN-BAPTIS VUE PAR LES CHANSONS PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS WEEK-EN LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 E2 > Les idées de la semaine Promesses estivales Sorties DVD Sur les tablettes le 24 JUIN > L’Ange gardien > Contre-coups > Dans un océan d’images > 300: La naissance d’un empire > Avant l’hiver > Cette soirée là > Conte d’hiver > Ennemi > Fandango > Liens de sang > Le prix de la rédemption > Soumission Source: www.moncinema.cyberpresse.ca Sur disque À la même chaîne Aurélie Cabrel Parole de fille.et de son père.L’ombre de Francis Cabrel plane davantage sur le deuxième album de sa fille Aurélie que sur son précédent.D’abord à cause d’une chanson qui est dédiée aux fans de son paternel: Je ne suis pas jalouse, chante-t-elle au public qui le lui vole « 1 e temps d’une s o i -rée, le temps d’une tournée».Ensuite parce que ledit papa s’est davantage impliqué dans la création des chansons, apposant sa griffe sur trois d’entre elles.Sur la forme, toutefois, Aurélie Cabrel continue d’avancer sur une route différente de celle de son père.Elle a renoué avec le Belge Esthen, complice de ses À la une E3 Arts visuels ElO Cinéma E4-E5 Divertissements E8-E9 Livres E7 Musique E6 Télévision ElO Tourisme E11-E12 premières armes musicales, misant sur une veine pop plutôt léchée, mais pas nécessairement novatrice ni bien surprenante.D’une voix douce, la Française chante l’amour (et une certaine soumission dans la pièce-titre) ou la rupture, le temps qui passe et la nostalgie qui n’épargne pas la jeunesse.L’intérêt mélodique des pièces est toutefois inégal et les chansons plus lentes finissent par se ressembler.- Geneviève Bouchard Me.lAm Mariah.The Elusive Chanteuse Mariah Carey Recette de diva.Affublé d’un titre pompeux s’il en est un, Me.I Am Mariah.The Elusive Chanteuse est le 14e album studio de la diva capable d’ameuter les chiens du quartier en poussant les notes stratosphériques qui ont fait sa renommée.Carey a utilisé beaucoup d’ingrédients pour faire lever sa pâte, À SURVEILLER 1 SPECTACLE DE ZÉBULON Ce soir 20 h, Amphithéâtre de Saint-Mathieu-du-Parc LES PIROUETTES DE PIRANDELLO (COMICO-CLASSIQUE) Ce soir 20 h 30, rue des Ursulines ou au CM I en cas de pluie.3 VIDA FLAMENCA Demain 14 h, parc des Chenaux ce qui donne un produit bien riche et assez sucré.Prenez d’abord les moules habituels de ses chansons, dans lesquels vous ajouterez plusieurs invités (Wale, Nas, Mary.J.Blidge, Miguel, R.Kelly, Stevie Wonder), un mélange de balades et de titres plus rythmés, ainsi que différentes saveurs musicales (pop, disco, soul, R&B).Complétez avec la voix souple de Mariah et recouvrez le tout d’une p r o -duction très léchée.Vous aurez u n album formaté de style «adulte contemporain», ni génial ni mauvais, mais qui ne laisse aucun souvenir impérissable.Correct sans plus, comme dirait l’autre.-Josée Guimond AURÉLIE CABREL A LA JëSIJE r.HAÎMF À L’AFFICHE CETTE SEMAINE 22 Jump Street ickiti Comédie.Les agents Schmidt et Jenko doivent affronter de nouveaux défis: infiltrer l’université locale.Jenko rencontre son âme soeur sur le terrain de football et Schmidt s’intégre à la faculté des arts.Ces deux éternels adolescents doivent alors découvrir s’ils sont prêts à vraiment devenir des adultes.VOA, VF (CB, Cap, FdL) Apprenti gigolo irkir Comédie.Pour se sortir d’une impasse financière, Murray transforme son ami Fioravante en gigolo.Il devient la coqueluche des femmes esseulées de New York.Tout va bien jusqu’à ce qu’on fasse affaire avec la veuve d’un rabbin sur laquelle un homme de loi a l’oeil.VF.(TR) Dragons 2 (3D) n/d Animation fantastique.Les vikings sont acclimatés à leurs amis dragons et vont en masse à leurs courses.Hiccup préfère chercher de nouveaux territoires jusqu’à ce qu’il découvre une grotte où se cachent de nombreux dragons promis au terrible seigneur Drago assoiffé de pouvoir.Hiccup tente de lui faire entendre raison.(CB, Cap, FdL) Famille recomposée icki Comédie sentimentale.La première rencontre entre Jim et Lauren a été un cauchemar sans lendemain.Ils se retrouvent pourtant à cohabiter, par hasard, avec leur famille respective, lors d’un voyage en Afrique.Ils apprennent peu à peu à s’apprécier.Lauren en arrive même à ouvrir son coeur à Jim dans l’espoir de le guérir du décès de sa femme.(FdL) Ida kkki Drame.Anna est sur le point de prononcer ses voeux de religieuse.Elle rencontre sa seule parente, une tante qui lui parle de ses parents décédés pendant la Deuxième Guerre mondiale.Elles partent à la recherche de leur sépulture et dans ce périple, Anna découvre le onde, des secrets et la nature humaine.VOSTF(TR) Jersey Boys -kick Biographie musicale.Frankie a formé un groupe musicale dans l’espoir de devenir plus grand que Frank Sinatra.La popularité du groupe explose mais cause son lot de problèmes au membres du quatuor.(CB, Cap, FdL) Maléfique (3D) -kick Conte.Petite, la fée Maléfique s’est liée d’amitié avec un garçon, Stéphane.Bien plus tard, il la trahit pour hériter du trône.Furieuse, Maléfique jette un sort à la fille du roi, condamnée au sommeil.Le roi la confie à trois fées maladroites de sorte que c’est Maléfique qui veille sur elle à distance.(CB, Cap, FdL) Nos étoiles contraires -kick Mélodrame.Hazel a de graves problèmes respiratoires depuis l’enfance.Elle fait la connaissance d’Augustus, amputé d’une jambe à cause d’un cancer.lisse lient d’amitié.Augustus retrouve l’écrivain préféré de Hazel qu’ils rencontrent en voyage.Leur amitié se transforme en amour au moment où la maladie revient les hanter.(CB, Cap, FdL) La petite reine 'kick Drame sportif.La cycliste Julie Arseneau est sur le point de gagner la Coupe du monde.Elle est la fierté de ses parents et de son entraîneur qui partage toute sa vie.Des soupçons de dopage pèsent sur elle jusqu’à ce que son médecin la dénonce publiquement.Elle tente de réparer les dégâts et de se préparer malgré tout pour sa dernière course de la saison.(CB, Cap, FdL) Un été en Provence ick Comédie dramatique.Trois enfants débarquent chez leur grand-père en Provence pour les vacances mais ce dernier n’apprécie pas du tout leur arrivée.Tout le monde apprend tranquillement à cohabiter alors que les enfants se découvrent des amis.(TR) Un jour sans lendemain (3D) ickici Suspense de science-fiction.Les Terriens affrontent des extraterrestres en Europe.Un major y est tué mais il se réveille bientôt la veille de sa mort comme si rien ne s’était passé.Il revit alors sans cesse la même journée.Il trouve de l’aide auprès d’une soldate ayant possédé des dons spéciaux.(CB, Cap, FdL) La vénus à la fourrure -kicki Drame.Lors d’auditions Thomas, metteur en scène de la pièce La vénus à la fourrure, est découragé par les propositions.Jusqu’à ce qu’une actrice modeste le convainque de la laisser auditionner pour le rôle principal.(TR) Les voisins -kick Comédie.Un jeune couple un peu attardé est forcé de vivre à côté d’une fraternité universitaire après la naissance de leur bébé.(FdL) X-Men: jours d'un avenir passé (3D) kkkk Aventures fantastiques.Dans un futur alternatif, les mutants ont été élevés par des êtres malfaisants.Ces derniers les entraînant à tuer un sénateur important, menant ainsi à un avenir peu glorieux où tous les mutants sont chassés par les Sentinelles.(CB, FdL)- Tapis Rouge (TR) Fleur de Lys (FdL) Cinéma du Cap (Cap) Place Biermans (CB) Langevin eric.langevin@lenouvelliste.qc.ca Chaque nouvelle année, j’ai l’habitude de prendre des résolutions et même de me compromettre en vous les exposant ici.Des engagements qui m’ont valu toutes sortes de commentaires — lire ici des reproches — quand au final, comme toutes les résolutions liées à l’activité physique, je ne les respectais pas.Je prends un angle différent aujourd’hui pour cette dernière chronique avant la pause estivale.Cette fois, c’est vous qui allez devoir vous compromettre.Il est établi que la région regorge d’activités.Mais sommes-nous les citoyens que l’on devrait être pour notre région?Avons-nous le niveau d’engagement souhaitable aux yeux de ceux qui se démènent à organiser les événements en Mauricie et au Centre-du-Québec?Voici donc six engagements auxquels il est possible de se soumettre.Les suggestions qui y sont rattachées ne sont là qu’à titre indicatif.Il vous est possible de les moduler sans problème, sans crainte de pénalités, mais un manquement à l’un d’eux pourrait entraîner de graves conséquences.Les festivals tu fréquenteras Quand on regarde le calendrier des festivals dans la région, il n’y a pas une semaine qui n’est pas rattachée à un festival.De la truite mouchetée à la poutine en passant par le Festivoix, le Festi-beach et le Mondial des cultures, il y a autant de prétextes que de types de festivaliers.Exit l’argument monétaire.On ne peut pas s’appuyer sur une telle défaite pour ne pas assister à un festival.Le coût moyen d’un passeport ou d’une entrée dans un tel événement est souvent moins cher que celui d’un seul billet en salle pour un humoriste.Exit aussi l’argument que les spectacles ne correspondent pas à vos goûts.L’objectif de la participation à un festival est souvent d’aller voir un spectacle, mais les événements satellites sont parfois encore plus intéressants que le programme principal.Prenons le Festivoix par exemple.Le simple fait de marcher pour vous rendre à la grande scène peut vous permettre d’être en contact avec deux ou trois spectacles qui risquent de vous charmer.Alors si rendu à la grande scène ça vous plaît moins, vous aurez quand même passé une belle soirée.Alors au moins deux festivals dans votre été pour les découvertes possibles et pour le prix souvent très abordable.Les spectacles tu encourageras Chaque grande ville déploie des efforts considérables pour mettre sur pied un produit d’appel inté- ressant pour attirer les touristes.Notre réflexe premier est de regarder hors de la région parce que ça nous fait faire une petite escapade à l’extérieur.Mais avant tout, on devrait s’interroger si on a fait tout ce qu’on pouvait faire dans notre propre région.Que ce soit Québecissime - De Céline Dion à La Bolduc présenté à la salle J.-Antonio-Thompson ou Amos Daragon à la Cité de l’énergie de Shawinigan, il faut choisir d’abord la région avant d’aller à l’extérieur.Et parfois, il suffit de regarder un peu plus largement pour découvrir autre chose dans notre région.Cette année, je vais tenter de mettre le cap sur Saint-Mathieu-du-Parc où l’amphithéâtre au Cœur de la forêt prend vie plus que jamais avec huit spectacles cette année.Sur le lot, il y en a certainement un qui va vous plaire.De la bonne musique dans un décor hors de l’ordinaire, ça ne peut que fonctionner.Les musées locaux tu fréquenteras Je pourrais répéter les mêmes arguments que les deux promesses précédentes quant à l’importance de fréquenter nos institutions locales.Dans le cas des musées, ce que je trouve de particulier c’est que souvent on est tellement collé sur eux qu’on oublie de les fréquenter.Deux expositions exclusives sont à notre portée: La petite vie au Musée de culture populaire du Québec à Trois-Rivières et 1984.je me souviens au Musée des religions du monde de Nicolet.Allez, deux jours de pluie et c’est réglé pour ces deux attractions.Les produits locaux tu dégusteras Profitez de l’été pour déguster des produits frais, notamment en encourageant les producteurs d’ici.Laissez aussi de côté de temps à autres les restos connus et populaires pour des endroits plus spécialisés qui travaillent les produits d’ici.C’est plus facile à trouver qu’on le pense et si parfois la facture est plus élevée que la moyenne, dites-vous que la qualité a un prix.De la visite tu accueilleras Enfin, la finale parfaite à toutes ces promesses, ce serait de les réaliser en compagnie de gens de l’extérieur.La planète est de plus en plus petite et notre cercle de connaissances est inversement proportionnel.Je pense qu’il serait assez simple de convaincre des amis de séjourner dans la région.Invitez donc au moins quatre personnes à découvrir notre belle région au cours de l’été.Avec les suggestions précitées, il est certain que personne ne s’ennuiera chez nous.Encourager les événements et attraits d’ici, c’est investir dans leur vitalité et leur pérennité.Je vous laisse les dix prochaines semaines pour remplir ces promesses.On se reparle de tout ça à la reprise de cette chronique en septembre.Bon été!» LE NOUVELLISTE I EDITION WEEK-END 21-22 JUIN 2014 A LA UNE Le Québec qui se dit dans ses chansons Patricia Powers jette un regard sur la chanson nationaliste québécoise francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Peut-on imaginer une célébration de la fête nationale du Québec sans chansons?À quoi tient donc ce lien inaltérable?On a posé la question à Patricia Powers, une amoureuse passionnée de la chanson québécoise, sujet qu’elle enseigne d’ailleurs à l’UQTR.Première évidence qui saute à ses yeux, c’est que la chanson québécoise a toujours suivi étroitement le développement social et politique du Québec à travers son histoire, unique et singulière.«D’abord, la chanson nationaliste s’est toujours incarnée dans la langue française, dit la spécialiste.Même après la conquête, les Canadiens français ont emprunté des musiques, des rythmes aux chansons anglaises tout en conservant la langue française, ce qui n’était pas rien considérant notre situation géographique.C’était un acte de résistance, d’une certaine façon et une façon de conserver notre identité.» À preuve, quand, au XXe siècle, les moyens de diffusion ont explosé, nous exposant aux nombreuses et puissantes influences extérieures, le réflexe québécois a été de reprendre des chansons américaines en les traduisant.«Les années 70 correspondent Patricia Powers enseigne la chanson québécoise depuis plusieurs années à l’UQTR.Elle propose quelques réflexions sur la chanson patriotique au Québec.PHOTO: FRANCOIS GERVAIS Voici une sélection de chansons faite par Patricia Powers qui célèbre l’âme québécoise, sa particularité, ses caractéristiques, sa langue.> Les gens de mon pays de Gilles Vigneault > Il me reste un pays de Gilles Vigneault > Mommy interprété par Pauline Julien (Gilles Richer/Marc Gélinas) > Bozo les culottes de Raymond Lévesque > Le plus beau voyage de Claude Gauthier // > L'Hymne au printemps de Félix Leclerc > Mon pays de Claude Léveillée > Québécois (1969) du groupe la Révolution françak&v^jl > La marche des poètes de Jean-Pierre Bérubé > Un peu plus haut, un peu plus loin de Jean-Pierre FerlanfczSÎ0^-^ > Un musicien parmi tant d’autres d’Harmonium > Le cœur de ma vie de Michel Rivard > L’inventaire (texte d’Hélène Pedneault et musique de Sylvie Tremblay) à une explosion de la chanson québécoise et on a tendance à associer la chanson patriotique ou nationaliste à cette période non seulement à cause de la diffusion mais aussi parce qu’à la suite de la Révolution tranquille, on sentait un profond besoin de s’affirmer, de s’exprimer, de s’affranchir d’un contrôle étroit exercé notamment par le clergé.Tout s’est ouvert à cette époque et là, on a commencé à nommer ouvertement le pays.C’est là que la chanson nationaliste ou patriotique a vraiment pris son envol.» Dans cette volonté des artistes de parler du pays, de leurs espoirs et aussi de qui ils sont, l’ensemble des Québécois se sont reconnus et la chanson a été un vecteur de ferveur nationaliste.Si celle-ci a connu des variations d’intensité à travers le temps, avec, notamment, une certaine baisse d’intensité dans les années qui ont suivi le premier référendum, la chanson est restée au cœur des célébrations de l’identité nationale.«La fête nationale est d’abord et avant tout un rassemblement de tous les Québécois et de toutes les Québécoises qui viennent célébrer leur culture, leur identité, leur héritage, analyse Patricia Powers.On y chante une chanson bien de chez nous qui reflète ce que nous avons à partager.Que nous chantions Beau Dommage, Gilles Vigneault ou la chanson d’aujourd’hui, c’est le Québec qui s’entend de diverses façons.Nous célébrons alors ce que nous sommes.La notion d’engagement des années 70 s’incarnait dans un contexte social qui désirait faire valoir l’idée d’un pays; cette idée s’est transformée avec le temps.Le nationalisme chansonnier s’est vécu autrement par la suite.» La chanson nationaliste actuelle est encore le témoin de son époque.Elle continue d’être identitaire bien que cette identité ait changé.«La culture témoigne de son peuple.Le métissage qu’on constate aujourd’hui dans notre chanson témoigne de l’apport de différentes cultures à la nôtre et à notre chanson mais la chanson nationaliste permet encore aux Québécois de se reconnaître, de célébrer ce qui les unit, ce qu’ils ont en commun.» Malgré les influences en provenance de partout, malgré l’ajout de thèmes sociaux et politiques qui caractérisent notre époque comme la préoccupation pour l’environnement, les enjeux sociaux et planétaires de toutes sortes, il existe encore et toujours une volonté manifeste de conserver une chanson en français ici.La chanson continue de refléter une volonté des Québécois de se dire.«Il y a dans notre chanson, une histoire de famille.C’est quelque chose qui nous ressemble et, par le fait même, qui nous rassemble.» Notre interlocutrice en arrive à se poser la question à savoir s’il est nécessaire, dans une fête nationale, de favoriser des chansons qui véhiculent un message patriotique.Elle réfléchit avant de répondre: «Je pense que oui.C’est dans ces circonstances que le Québec doit se chanter, chanter son pays, sa langue et ses ancêtres aussi puisque nous ne pouvons parler de ce que nous sommes sans référer à nos racines, à nos ancêtres, à notre histoire qui nous ont forgés tels que nous sommes aujourd’hui.»» À l’aube des activités de la Fête nationale des Québécois, nous avons demandé à quatre chanteurs de nous livrer le top 5 des chansons incontournables à interpréter lors d’un spectacle de la Saint-Jean-Baptiste, de même que leur meilleur et leur pire souvenir de l’un de ces spectacles.LES OUIDIRE Propos de Sylvain Guimond, chanteur du groupe Top 5 > Le vieux dans l’bas du fleuve de Gaston Madeville > Mon Joe de PaulPiché > Les ailes d’un ange de Robert Charlebois > Labittà tibi de Raoûl Duguay > Y'a pas grand-chose dans l'ciel à soir de Paul Piché Meilleur souvenir: Le show de la Saint-Jean que nous avons donné et qui a été le plus marquant pour moi a été le 23 Juin 2005 au vieux port de Trois-Rivières.Une foule de 25 000 personnes, des spectateurs à perte de vue qui criaient pour ne pas qu’on arrête de jouer.Ce sont des souvenirs mémorables dont je me souviendrai toute ma vie! Pire souvenir: Sans dire que c’était le pire, nous avons joué en 2004 à Blainville.La scène qu’ils avaient choisi n’était pas couverte et comme si c’était écrit dans le ciel, il a plu à partir de notre 3e pièce.Nous avons attendu durant 1 h que la pluie cesse.Nous avons repris le spectacle pour trois autres pièces et la pluie a recommencé.Toute cette préparation pour n’avoir joué que six chansons.Le groupe Les Ouidires est en spectacle le 23 juin à 22 h sur les terrains du centre photo: les ouidires de ski de La Tuque.¦* ERIC MASSON Top 5 > Gensdupaysde Gilles Vigneault > Y'a pas grand chose dans l'ciel à soir de Paul Piché > Le vieux dans le bas du fleuve de Gaston Mandeville > Le petit bonheur ou un bon vieux classique de Félix Leclerc > Promenade sur mars d’Offenbach Meilleur souvenir: Difficile à dire mais depuis dix ans, pendant toute l’année, j’ai hâte de revenir jouer chez moi à Saint-Maurice pour jouer devant ma famille et mes chums.Ce sont de belles retrouvailles annuelles.Pire souvenir: Ça ne se peut pas ça un mauvais souvenir de la Saint-Jean.Tout le monde est de bonne humeur cette journée-là! * PHOTO: STEPHANE LESSARD Éric Masson est en spectacle le 24 juin à 20 h au site des loisirs Hector-Neault de Saint-Maurice.BAPTISTE PRUD’HOMME * PHOTO: EMILIE O’CONNOR Baptiste Prud’homme est en spectacle le 23 juin à 20 h au parc portuaire de Trois-Rivières et le 24 juin à 20 h au parc municipal de Grandes-Piles.Top 5 > La Danse à Saint-Dilon de Gilles Vigneault > Le tour de /7/e de Félix Leclerc > kyoye d’Offenbach > Le grand de six pieds de Claude Gauthier > Le chant d’un patriote de Félix Leclerc., Meilleur souvenir: Je garde un très beau souvenir du show à Trois-Rivières en 2009 avec Fabiola, Linda Lemay, Manu Trudel, Julie Massicotte, les bateaux sur le fleuve et les feux d’artifice.Puis, chaque année depuis sept ans dans mon village à Grandes-Piles c’est toujours magique et majestueux dans le décor de notre petite vallée du Saint-Maurice.Pire souvenir: Le pire show que je n’ai pas réussi à donner, c’est à l’époque où je jouais au café-bar L’enclume à Grand-Mère.La veille, j’étais à la fête de Saint-Boniface ou jusqu’aux petites heures du matin nous avions chanté et festoyé jusqu’à plus de voix.Heureusement aujourd’hui, je suis beaucoup plus sage et j’arrive presque à me discipliner.LES FRERES LEMAY Propos de Michel Lemay Top 5 > Bleu et blanc de Robert Paquette > Un vieux dans l’bas du fleuve de Gaston Mandeville > Mon Joe de PaulPiché > La bière au ciel de Jim et Bertand > Un musicien parmi tant d’autres d’Harmonium Meilleur souvenir: Saint-Boniface 2007, on jouait avec Les Vilains Pingouins! Pire souvenir: Je ne me souviens pas d’un mauvais show de la Saint-Jean! Toutes les Saint-Jean sont parfaites! « PHOTO: OLIVIER CROTEAU Les Frères Lemay sont en spectacle le 24 juin à 20 h au parc municipal de Grandes-Piles CINEMA E4 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 Un éclat de nostalgie Maude L’Archevêque La Presse Surtout destiné aux fans du groupe The Four Seasons et à ceux qui étaient adolescents dans les années 60, Jersey Boys est avant tout un exercice de nostalgie.Mode, voitures, musique, c’est toute une époque qui est rappelée à notre souvenir à travers les tribulations de Frankie Valli (John Lloyd Young) et sa bande.Adapté d’une comédie musicale qui a cartonné à Broadway, le nouveau film de Clint Eastwood retrace l’ascension et l’éclatement Drame biographique JERSEY BOYS (V.F.: Quatre (autres) garçons dans lèvent) De Clint Eastwood.Avec John Lloyd Young, Vincent Piazza, Erich Bergen, Michael Lomenda et Christopher Walken.2 h 14.PHOTO: WARNER Les numéros musicaux sont présentés avec un réalisme étonnant.du groupe par l’entremise de ses plus grands succès (Sherry, Walk Like A Man, etc.).L’esthétique carton-pâte qui traverse le film rappelle bien les origines scéniques du matériel, tout en créant une ambiance légèrement décalée.L’histoire est d’ailleurs racontée sur un ton comique, presque badin, qui ne prend pas son sujet trop au sérieux.Peut-être à cause de cette approche toute en facticité, les moments plus dramatiques du film laissent froid, et ce, malgré la belle énergie déployée par les acteurs jouant les Four Seasons, à commencer par Vincent Piazza dans le rôle de Tommy DeVito.Dès la scène d’ouverture, ce dernier n’a besoin que de quelques mots pour créer tout un univers et transporter le public dans le New Jersey des années 50.Les numéros musicaux sont présentés avec un réalisme étonnant vu la théâtralité extrême de l’ensemble.Lorsque John Lloyd Young entonne Can’t Take My Eyes Off You, on a presque l’impression d’assister à une captation télévisuelle de concert.Le potentiel allégorique des chansons se trouve ainsi sous-exploité.Ce n’est qu’au générique que Clint Eastwood se décide enfin à nous offrir un numéro musical réellement jouissif où les acteurs-chanteurs-danseurs peuvent se déchaîner.On en aurait pris plus, et plus tôt.» LA VÉNUS À LA FOURRURE Le grand jeu Éric Moreault Le Soleil On reconnaît les grands réalisateurs à leur façon de s’approprier un genre cinématographique pour le mettre à sa botte - chose à laquelle Roman Polanski excelle.Sa Vénus à la fourrure, qui offre un fascinant jeu de miroir dominant/ dominé sur les relations homme-femme, en est une brillante démonstration.Le sulfureux réalisateur livre une comédie dramatique à l’humour caustique et jouissif, bien jouée et servie par une mise en scène fluide, qui évite sans faute les maladresses du théâtre filmé.Le film, qui a été présenté l’an passé en compétition officielle au Festival de Cannes, est une adaptation de la pièce de David Ives à propos du livre torride du même nom de Leopold von Sacher-Masoch (qui a donné son nom au plaisir de la soumission sexuelle).Il se concentre sur Vanda (Emmanuelle Seigner), une actrice écervelée qui arrive en retard à une audition où il ne reste que Thomas (Mathieu Amalric), le metteur en scène phallocrate.Elle est, en apparence, vulgaire et délurée et Thomas s’en agace.Il consent avec réticences à lui PHOTO: FILMS SÉVILLE N\ Tant Emmanuelle Seigner que Mathieu Amalric offrent des performances renversantes, une revanche pour l’actrice qui souvent été clouée au pilori par les critiques.donner la réplique.Mais lorsqu’il s’aperçoit qu’elle connaît la pièce sur le bout des doigts, il va rapidement être dominé.Ils vont jouer leurs rôles respectifs, et les inverser, jusqu’à ce que s’embrouillent les frontières entre la «fiction» de la pièce, où Thomas met en scène ses fantasmes, et la «réalité» de leur affrontement dans ce théâtre où il n’y a qu’eux.Ajouter à ça que Mathieu Amalric ressemble à s’y confondre à (un jeune) Polanski, qui tourne un film avec sa femme dans le rôle de Vanda, et vous avez un véritable jeu de miroirs et de mise en abîme sur la domination.Polanski réalise un excellent film en huis clos avec une forte tension sexuelle, où ses deux protagonistes vont chercher à tirer profit de la situation.La séduction est aussi affaire de domination.Or, l’adaptation de Polanski de la pièce La Vénus à la fourrure est férocement féministe.Vanda y apparaît à la fin comme l’incarnation de la Femme qui prend sa revanche sur l’Homme.Le film vaut pour sa mise en scène rigoureuse.Elle a d’ailleurs valu à Polanski son quatrième César du meilleur réalisateur, un record.Or il n’aurait pu y arriver sans l’implication totale de ses deux acteurs.Tant Emmanuelle Seigner que Mathieu Amalric offrent des performances renversantes.Il faut les voir passer d’un personnage à l’autre en un clin d’oeil avec une maestria remarquable: une métamorphose instantanée.Le spectateur sait immédiatement quel personnage il voit à l’écran, dans le changement de posture, de voix et de regard.La chose n’est pas étonnante pour Amalric, un grand acteur, trois fois couronné aux Césars, notamment pour Le scaphandre et le papillon (de Julian Schnabel).Elle l’est pour Seigner, dont les talents sont très limités.Elle prend ici sa revanche sur tous les critiques qui l’ont souvent clouée au pilori.La Vénus à la fourrure est un grand cru de Polanski, un cinéaste qui en a pourtant plusieurs à son répertoire: Répulsion, Tess, Chinatown, Le pianiste.Il se déguste avec beaucoup de bonheur.» Comédie dramatique LA VÉNUS À LA FOURRURE Réalisateur: Roman Polanski Acteurs: Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric Classement: 13 ans + Durée: lh36 On aime: le duel d’acteurs, l'humour caustique, la réalisation fluide On n’aime pas: - LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 CINÉMA E5 L’essentiel, restons-en à l’essentiel Ida a pris Taffîche hier au Tapis rouge François Houde francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Nous sommes dans les années 60, en Pologne.Dans le décor d’un couvent d’une sobriété qui confine au dénuement, des religieuses novices se préparent à prononcer leurs vœux définitifs.La Mère supérieure convoque l’une d’elles, Ida, pour l’intimer d’entrer en contact avec sa tante, sa seule parente, qui s’est pourtant toujours refusée à venir la voir dans ce couvent où la jeune fille a été recueillie et élevée.La femme d’âge moyen qu’elle découvre, Wanda, est quelque peu acariâtre mais démontre néanmoins un intérêt à l’égard de sa nièce qui découvre qu’elle est Juive.Les deux femmes partent sur la route à la recherche de l’endroit où les parents d’Ida sont morts pendant la guerre.Le conflit a laissé de profondes cicatrices et le village natal d’Ida est pauvre, perdu.Peu de gens sont prêts à les aider.Elles retrouvent la maison où la famille a habité et Wanda, une femme forte, occupant un poste assez prestigieux de juge, se débrouille pour délier les langues.La démarche prend un certain temps qui permet aux deux femmes de tisser des liens.Ida découvre en Wanda, une femme blessée, moralement à la dérive, qui masque mal dans ses excès, un douloureux secret.Ni cela, ni la troublante découverte de ses origines et du monde qui l’entoure, ni même la rencontre d’un séduisant musicien ne semblent ébranler Ida dans son désir de se consacrer à Dieu.En peu de mots Ida fonctionne à l’économie: peu de dialogues, peu d’effets visuels, pas tellement de musique et guère plus d’action.Cela n’en fait pas un film contemplatif pour autant.Le récit ne s’offre pas le luxe de temps morts mais donne à chaque scène son juste poids.Il y a un souci constant d’aller à l’essentiel dans DRAGONS 2 - 3D (G) Ven.& Sam.: 15h10 - 21h10 - 23h20 Dimanche au Jeudi: 15h10 - 21h10 22 JUMP STREET (13+LV) Ven.& Sam.: 13h00 - 15h25 -19h00 - 21h25 - 23h45 Dimanche au Jeudi: 13h00 - 15h25 - 19h00 - 21h25 LA PETITE REINE (GDJE) Ven.& Sam.: 13h05 - 15h20 - 19h00 - 21h20 - 23h35 Dimanche au Jeudi: 13h05 - 15h20 - 19h00 - 21h20 NOS ETOILES CONTRAIRES (G) Ven.8.Sam.: 12h50 - 15h25 - 18h55 - 21h25 - 23h55 Dimanche au Jeudi: 12h50 -15h25 -18h55 - 21 h25 MALÉFIQUE (GDJE) Ven.& Sam.: 13h05 - 15h15 - 19h05 - 21h15 - 23h20 Dimanche au Mercredi: 13h05 -15h15-19h05 - 21 h15 Jeudi: 13h05 - 15h15 - 19h05 UN JOUR SANS LENDEMAIN - 2D (GDJE) Ven.& Sam.: 13h00 - 15h20 - 19h05 - 21h25 - 23h45 Dimanche: 19h05 - 21h25 Lundi au Jeudi: 13h00 -15h20 -19h05 - 21 h25 d’Ida) et Agata Kulesza portent les contrastes qui les opposent avec grâce et talent, en totale harmonie avec l’approche privilégiée par le cinéaste Voici un film certes austère mais tout à fait remarquable, d’une facture peu commune mais d’une bienfaisante efficacité à ne traduire que l’essentiel.Quelle maîtrise du récit et de la narration.L’antithèse du tonitruant cinéma commercial américain qui apparaît, après ça, douloureusement puéril et insignifiant.Il est présenté en version polonaise sous-titrée mais ça ne doit en rien être vu comme un obstacle pour apprécier ce très beau film présenté au Tapis rouge.» CREDIT: EYESTEELFILM L’actrice polonaise vétéran Agata Kulesza, à gauche, donne la réplique à une remarquable nouvelle-venue en la personne d’Agata Trzebuchowska dans le film Ida qu’on présente au Tapis rouge.la façon, brillante, dont Pawel Pawlikowski a conçu son film.Il a choisi le noir et blanc et un singulier format d’image carré.Noir et blanc?Non: son film est en gris.Un gris intense qui s’épargne les contrastes du noir et blanc et traduit avec une troublante efficacité la triste Pologne communiste des années soixante, en hiver, de surcroît.Un contexte en symbiose avec la profonde tristesse des personnages.Pawlikowski filme avec une pudeur extraordinairement révélatrice.Il n’appuie jamais ses effets, mais témoigne sans faux-fuyants d’épisode parfois sordide avec énormément de doig- té.Il n’épargne rien mais nous épargne constamment, semble-t-il.Sous l’œil d’autres cinéastes, certaines scènes auraient pu être insoutenables, elles sont ici rendues sans compromis mais sans affectation inutile non plus et s’intégrent parfaitement à l’ensemble tout en conservant leur sens propre.Il a aussi la délicatesse de laisser à notre discrétion l’interprétation de questions en suspens.La sobriété du noir et blanc se marie à la perfection à une photographie tout aussi austère mais riche et jamais insignifiante.Le format ramène à la verticalité dans les cadrages, laissant une imposante place au ciel dans les scènes extérieures comme le témoin de la présence de forces transcendantes à défaut d’y voir Dieu.Ces cadrages étudiés ramènent discrètement l’attention vers les personnages plutôt que les situations.Ça aurait pu être étouffant, ça ne l’est pas.Les deux actrices principales, Agata Trzebuchowska (une formidable débutante, dans le rôle Drame IDA De Pawel Pawlikowski avec Agata Trzebuchowska, Agata Kulesza et Dawid Ogrodnik.Une orpheline élevée dans un couvent retrouve une tante inconnue et part à la recherche de la tombe de ses parents.Un film sobre et brillant réalisé avec une extrême maîtrise où chaque scène apparaît essentielle.?KARL FILION, CINOCHE.COM DELPHINE LAROSE, POINT DE VUES «UN FILM FORMIDABLE, SURPRENANT ET EFFICACE! COUREZ-Y!» RENÉ HOMIER-ROY, ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE “Un éblouissement”®1 TÉLÉ RAM» D’une beauté à couper le souffle”(SU Inoubliable Version originale avec sous-titres français 9;-.' ; 500 000 spectateurs en France ! un film de Pawel Pawlikowski L CINEMA C ET PIS ROUGE ¦' ^ www.cinematapisrouge.com CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS « w ¦ wm lAURENCE LE PATRICE ROBITÂILLE LA PETITE REINE INSPIRÉ D UNE HISTOIRE VRAIE UN FILM D’ ALEXIS DURAND BRAULT D’APRÈS UN SCÉNARIO DE SOPHIE LORAIN ET CATHERINE LÉGER PRODUIT PAR RICHARD LALONDE LAPETITEREINE-LEFILM.COM B CHR&TAL technicolor FORUM CanadS «UN FILM RYTHME, PALPITANT, BIEN JOUE ET HABILEMENT RÉALISÉ.» MAXIME DEMERS, LE JOURNAL DE MONTRÉAL PRESENTEMENT A L’AFFICHE G ^AYouIB LesFilmsChristal MUSIQUE LE NOUVELLISTE I EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 E6 Tout ça grâce à Fred David Portelance vient de lancer son premier album François Houde francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Trois-Rivières — Dans le monde de la musique, il n’y a pas deux carrières semblables.Certains chemins sont plus longs et tordus que d’autres et celui de David Portelance fait certainement partie des plus étonnants.L’auteur-compositeur-interprète vient tout juste de lancer son tout premier album en carrière intitulé Tenir la route.Or, le musicien est âgé de près d’une quarantaine d’années.Plus étonnant encore, c’est que certaines de ses chansons sont déjà très connues pour avoir été chantées par d’autres et avoir fait un tabac.Un des autres en question est un certain Fred Pellerin, conteux de son état et chanteur par la magie du hasard.L’histoire d’amitié entre Portelance et Fred remonte à 2003 alors que le premier était concurrent au Festival international de la chanson de Granby alors que l’autre agissait à titre d’animateur des galas.Laissons à Portelance le soin de raconter la rencontre.«On a jasé en coulisses et on a senti une complicité.Nous sommes deux gars différents mais la poésie nous a rapprochés.SwBaligilMi ¦ K.ypgÿ WSI -TENIR ü ROUTE Je pense qu’il a aimé mes textes.Nous partageons une même quête d’identité à travers nos racines, je crois.Quand Fred a fait son premier album, il m’a appelé pour obtenir les droits sur deux chansons qu’il a mises sur son disque.Il a pris deux de mes chansons sur les trois que j’avais interprétées à Granby: Tenir debout et Au com- mencement du monde.» «Moi, à ce moment-là, j’avais pas mal mis la chanson de côté et l’album de Fred m’a redonné le goût de m’y mettre.Pour son deuxième album, il m’en a demandé d’autres.Si moi-même j’ai fait un album, je le dois essentiellement à Fred.C’est lui qui a tiré la couverte pour que ça se fasse.Il m’a invité à Saint-Élie, m’a présenté Jeannot Bournival.On a enregistré un démo dans le studio de Jeannot et Fred m’a présenté Isabelle Vincent qui est devenue ma gérante.Les choses se sont enchaînées par la suite mais je ne pense pas que l’album se serait fait sans Fred.Je lui en dois toute une et j’ai pour lui une infinie reconnaissance.» Sur son album, Portelance reprend sa propre chanson Tenir debout.La situation est quelque peu ironique.«Quand d’autres ont chanté mes chansons, j’ai eu une certaine angoisse à savoir comment ils allaient les interpréter.À chaque fois, j’ai été rassuré parce qu’ils les font d’une façon très S U P £ R G R Solution du No 628 1011 1213141516171819 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 1011 12131415161718 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 ms* PHOTO: OLIVIER SAMSON-ARCAND Le chanteur David Portelance lance son premier album, intitulé Tenir la route.différente de moi.Je ne me sens pas deuxième en reprenant mes propres chansons parce que mon interprétation est bien différente de celles de Fred, par exemple.» Lui qui a repris la route et les spectacles il y a quelques années n’a pas fait un gros travail de «Si moi-même j’ai fait un album, je le dois essentiellement à Fred.C'est lui qui a tiré la couverte pour que ça se fasse.Il m’a invité à Saint-Élie, m'a présenté Jeannot Bournival.» recherche quand il est entré en studio.«Je me suis contenté de faire du David Portelance, rigole- t-il.L’album reflète simplement ce que je suis et j’en suis profondément satisfait.Je ne pense pas que je l’aurais été si je l’avais enregistré il y a dix ans.Ma route a été longue pour me rendre jusqu’ici: j’ai acquis une maturité qui fait que je prends les choses comme elles viennent.Si ça fonctionne bien, tant mieux, sinon, je vais faire autre chose.» Portelance a eu sa propre entreprise de rénovation et il a aussi enseigné le français au secondaire.«À 30 ans, je n’aurais pas su garder les pieds sur terre.Aujourd’hui, oui: je ne m’emballe pas avec l’album.Il va m’arriver ce qui va m’arriver et c’est très bien comme ça.Je ne regarde pas loin en avant.J’ai des spectacles réservés pour cet été et j’en suis très content.Après, on verra.Il y a une bonne équipe qui s’occupe des aspects organisationnels et je me fie à eux.» Lui se contente de tenir la route, de chanter et d’entretenir une infinie reconnaissance envers un petit conteux à lunettes de Saint-Élie de Caxton.* Les sentiments inavouables Charles-Baptiste Légèreté d’été.Ils sont nombreux à voir dans ce jeune aux grosses lunettes et à la tête bouclée une sorte de plumeau musical qui «dépoussière la variété française».On ne peut nier que Charles-Baptiste est franchement doué pour servir des airs accrocheurs et des refrains qui restent longtemps logés au creux de l’oreille.Pianiste de formation classique, le chanteur nage dans la chanson pop comme un poisson dans l’eau, alternant les titres dansants et les ballades élégantes assises sur une base piano-voix.À défaut de toujours miser sur une grande profondeur, les textes qu’il chante ont le mérite d’être colorés et plutôt punchés.On ne s’ennuie pas dans cet univers léger au ton ICi SINIKCNTS NAVOUAUti • romantique ou mordant, résolument jeune, mais pas non plus dénué d’une certaine maturité (le constat amoureux qu’il brosse dans Rendez-vous en plein jour en est un bel exemple).On dit de Charles-Baptiste qu’il excelle sur les planches.À surveiller! - Geneviève Bouchard ? LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 LIVRES E7 Saison favorable pour les auteurs de la région Linda Corbo linda.corbo@lenouvelliste.qc.ca Petit retour sur le printemps en ce premier jour de l’été, les derniers mois se sont avérés fructueux en termes de sorties de livres en Mauricie, que ce soit sous formes de romans, d’essais ou de recueils de poésie.En voici quelques-uns qui permettront aux lecteurs de renouer avec certaines plumes connues et d’en découvrir de nouvelles.Surge Mongrain DEHORS,TOUTES VOILES DEHORS Editions du Nokmi Le poète Avec Dehors, toutes voiles dehors, Serge Mongrain propose son 16e ouvrage, un 14e recueil de poésie qui nous transporte dans les rues et les ruelles de la ville par le biais des observations d’un promeneur qui ne manque pas de mots pour décrire les diverses atmosphères de la cité.Ils nous permettent d’entrer dans son esprit vagabond et d’infiltrer ses promenades insouciantes et solitaires, le temps de longer le fleuve, de suivre son regard orienté vers la place publique ou l’activité des commerces, prenant toujours un recul sur le mouvement du flot humain et pénétrant des paysages dont il est «la seule anomalie».On se plaira à visiter ses observations et à suivre ses pas, une promenade vivifiante et intéressante via une écriture libre et leste.C’est publié aux Editions Noroît.Le prolifique François Blais, originaire français biais sam de Grand-Mère, s’impose ces années-ci comme étant un auteur plutôt prolifique, lui qui a écrit huit romans au cours des huit dernières années tout en conjuguant son horaire avec le métier de traducteur.L’homme habite désormais à Québec, mais par le truchement de son imaginaire, il revient souvent dans son ancien patelin de la Mauricie qui lui sert régulièrement de décor et qui semble lui offrir une palette de personnages colorés.Pour la qualité de son écriture et les traits d’esprit qu’il y glisse, Blais est un auteur drôlement plaisant à suivre.Son dernier-né, sorti ce printemps à la maison d’édition L’Instant même est intitulé Sam.C’est le nom que son narrateur donne à l’auteure du journal sur lequel il tombe.Une femme qui est originaire de Grand-Mère, tout comme lui, et qu’il perçoit comme étant celle qui pourrait combler sa vie.En fait, Sam parviendra à le passionner suffisamment pour le pousser à suivre ses traces, une trajectoire qui le mènera jusqu’à Parent, en Haute-Mauricie.Fait à souligner, on peut mesurer son humour à la lecture de son avant-propos dans lequel il explique aux membres de l’Académie des lettres du Québec pourquoi ils devraient tout bonnement lui attribuer le prix Ringuet.La nouvelle On la connaît comme étant la directrice de la Galerie d’art du Parc et de la Biennale nationale de sculpture contemporaine, mais dans ses temps libres Christiane Simoneau se plaît aussi à faire de la photo, du dessin et des encres.La dame a ajouté une nouvelle corde à son Christiane Simoneau MOTS VOYAGEURS Pôés* rditioiu untcKc- arc dernièrement en publiant le recueil de poésie Mots voyageurs, son tout premier livre.Mme Simoneau y couche sur papier les mots que lui ont inspirés ses nombreux voyages, une plume nomade qui s’est promenée en Asie, en Afrique, dans les Balkans, en Inde, au Moyen-Orient, en Europe et en Amérique du sud.L’éventail de ses inspirations se déploie ici, que son regard se projette sur l’extérieur ou qu’il se retourne vers l’auteure, le tout dans un ouvrage agrémenté de quatre encres-mots réalisés aussi par la dame.Son recueil est publié dans la collection Poètes planétaires, aux éditions Unicité.Le thriller psychologique Michel Leboeuf est originaire de Trois-Rivières, mais habite aujourd’hui Rosemère.Il a évolué dans la recherche scientifique, le journalisme, la littérature jeunesse, a rédigé de nombreux essais couvrant ses intérêts pour la botanique forestière, l’ornithologie et l’écologie et s’est révélé vulgarisateur scientifique en plus d’avoir écrit quelques romans pour adultes.Ces dernières années, il visite le genre du thriller psychologique par le biais d’un triptyque intitulé L’homme qui n’avait pas de nombril, publié aux éditions Michel Quintin et dont le deuxième tome est paru ce printemps sous le sous-titre Alter Ego.Dans ce deuxième tome, on se retrouve en 2042 au centre d’un monde qui doit négocier avec plusieurs turbulences, que l’on parle de crise de l’eau, de crise alimentaire ou de crise du climat, entre autres.C’est dans ce contexte que le lecteur sera appelé à MOBY DICK Nouvelle adaptation du roman de Melville Ûil (GD) — L’auteur américain Herman Melville a décidément la cote.Récemment dans ces pages, on vous relevait des adaptations en romans graphiques de quelques-unes de ses œuvres phares.Depuis, une nouvelle version de Moby Dick a fait son apparition sur les tablettes des libraires.Après Chabouté, c’est au tour d’Olivier Jouvray et de Pierre Alary de proposer une adaptation de cette célèbre chasse à la baleine.Publié à quelques semaines d’intervalle, il est impossible de ne pas comparer les deux.Et c’est justement là où le bât blesse.Le titre proposé par Jouvray et Alary publié chez Noctambule n’est pas dénué d’intérêt, mais n’a pas la finesse, la beauté et la profondeur de celui de Chabouté.Le scénario est lourd alors que les dessins se rapprochent davantage de l’esquisse que d’un travail achevé.Olivier Jouvray et Pierre Alary, Moby Dick librement adapté du roman de Herman Melville, Noctambule, 2014,123p.L'HOMME p LA VALLÉE DE L'EMPEREUR ALTER EGO MICHEL LKBGKl K tallOMS MIUII l AJUNIPi CjmlJilni suivre deux personnages, soit Tomi Thompson, leader d’une secte, et Alex Armstrong, PDG d’une grande firme d’exploration minière.Or, non seulement les deux se ressemblent, mais les deux sont aussi dans la mire du reporter Félix Aubin, qui ambitionne de mettre au jour leurs secrets.Et le petit extra-terrestre Chez Perro éditeur, C.B.Richard a dévoilé ce printemps la deuxième aventure d’Àourô, série jeunesse qui invite les lecteurs de 9 ans et plus à visiter le destin fantastique d’un jeune extraterrestre qui, éjecté de son univers sous l’eau, doit désormais conjuguer avec le monde terrestre.Dans ce deuxième tome intitulé La vallée de l’empereur, Àourô devra faire honneur à la confiance que les Anciens ont placée en lui et garder pied au cœur d’une guerre cruelle orchestrée par Zùharis, un empereur tyrannique.Du coup, l’auteur invite ses lecteurs à laisser voguer leur imaginaire pour déambuler à travers des créatures inconnues, des territoires étranges et de nouveaux peuples.Le tout forme un sentier semé d’embûches pour Àourô qui devra apprendre à faire face au jeu des manipulations et autres travers humains.» Recitals d orgue Basilique Notre-Dame-du-Cap t.f(ï 50e anniversaire Inauguration de la basilique et du grans orgue Casavant opus 2679 Tous les dimanches d'été de 14 h à 15 h • ENTRÉE LIBRE (Une contribution volontaire grandement appréciée) Notre programmation : 22 juin Philippe Bournival (Trois-Rivières) 29 juin Denis Gagné (Montréal) 6 juillet Suzanne Bellemare (Trois-Rivières) 13 juillet Claude Girard (Rivière-du-Loup) 20 juillet Jonathan Vromet (Montréal) 27 juillet Gabrielle Tessier (Saint-Lambert) 3 août Denis Bonenfant (Montréal) 10 et 17 août Relâche : Festival de l’Assomption 24 août Marc D’Anjou (Québec) 31 août Marie-Hélène Greffard (Saint-Nicolas) Bienvenue à tous et toutes! 626, rue Notre-Dame Est, Trois-Rivières 819 374-2441 ¦ www.sanctuaire-ndc.ca I VERTISSEMENTS E8 LE NOUVELLISTE | EDITION WEEK END 21-22 JUIN 2014 CITATION SECRÈTE par Isabelle Vadeboncoeur Placez les lettres de chaque colonne dans la case appropriée de manière à former une phrase complète.Les mots sont séparés par une case noire.Thème : Citation de Bernard Moitessier SOLUTION du dernier numéro Citation de Ovide : Les petits ruisseaux font les grandes rivières.L S U L S I E E S c L D E E C E S S S A T T R 1 T J N E O N O E S E U L S S R J M A T O A N 1 Q ¦ 4 ¦ 1 1 ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ MOT MYSTERE COMPOSITEURS - Un mot de 10 lettres N 1 S D U P R E R 1 L E Y N A R 1 T L L D 1 V A D M T 1 1 K E T A T U O D G G Y E U R K 1 V E O V 0 H R M L L Q A A 0 L 1 G A C Y 1 E E E A K A H L E L 1 U C S S V M H N S A R A B O L B A P E A L A 1 N S A 1 U L T E 1 T N N H R A H U U S K A R N K N 1 S E V E R A C S E L E 0 D E A C 1 P 1 M E N 0 C L B B L L U H P C Y R 1 B R A A 1 S 1 Y E M T E H C E B U N F E E S Z A 1 L A T R O P 0 A N R V Z 1 E T F T E V 1 L 0 J 1 N 1 T R A T R U O F U D A O Solution du dernier problème : DARIQUE ALAIN LEHAR AMY LEKEU AQUIN LIGETI AUBER LISZT AURIC MEHUL BECHET NIELSEN BIZET NIKOLAIS CERHA OHANA CUI OLIVER DAO PABLO DAVID PORTAL DUFOURT RILEY DUPRE ROSSI DYLAN SALIERI ELGAR SCHMITT ENESCO SEVERAC ESPINEL SHANKAR FALLA SHEPP FIELD TARTINI GLASS TAYLOR HEROLD TELEMANN IBERT VERDI ISAAK VIOTTI IVES YVAIN JANACEK JOBIM JOLIVET KUBELIK LALO LASSUS ÊTES-VOUS OBSERVATEUR Ces deux dessins sont en apparence identiques.En réalité, il y a entre eux HUIT petites différences.16067 16067 '6uo| sn|d ;se etutuoqj ep esjeqo e| ep 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idées.Parallèlement, le manque d’organisation et les tensions dans le camp adverse ne devraient pas nuire à votre cause.V
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