Le nouvelliste, 28 mars 2015, samedi 28 mars 2015
LE LEADER DE L’INFORMATION RÉGIONALE | ÉDITION WEEK-END DU 28-29 MARS 2015 | TROIS-RIVIÈRES, 95E ANNÉE, N° 126 TUÉE PAR UN BLOC DE GLACE ouvelliste.ca BLESSEE AU VISAGE PAR UN TIR DE GAZ LACRYMOGÈNE L’étudiante va poursuivre la Ville de Québec Fin tragique pour une Trifluvienne PAGES 14-15 PAGE 2 SALON DU LIVRE DE TROIS-RIVIÈRES En prison avec Senécal PAGE 37 Le sport à travers les livres PAGE 43 Gabriel Nadeau- Duboisen constante réflexion À LIRE DANS LE CAHIER WEEK-END m Reebok ECvAkbbM BUDGET: 2,8 M$ DE PLUS À COUPER POUR L’UQTR À court de solutions PAGE 3 BOXE CANADA LARGUE SIMON KEAN PAGE 44 PROMOTIONS DISPONIBLES 1 50® par mois de rabais ¦___________i Pour vos besoins en jogement • Domaine Les Rivières • Terrasses Seigneuriales W • Place du Centre Troisvert 819 379-9429 www.troisvert.com COMMERCIAL ET RÉSIDENTIEL 250, rue Médéric-Dufresne,Trois-Rivières Tel.: 819 379-1260 R.B.Q.: 8260-1055-25 LIONEL DESHAIES EXCAVATION a 13536 00002 o 2,20$ + TAXES Postes Canada-convention #40034151 813536000020 2 ACTUALITÉS ÉDITION WEEK-END DU 28-29 MARS 2015 Le IMOUVelMSte affaires 19 à 24 divertissement E12-E13 loterie 39 météo 39 nécrologie 34-35 opinions 16-17 petites annonces 27 à 33 sports 40 à 47 Un facteur argentin gardait plus de 7000 lettres à son domicile BUENOS AIRES (AFP) — UnArgen-tin de 29 ans, qui travaillait depuis six mois comme facteur dans la province de Cordoba a été arrêté hier après la découverte à son domicile de plus de 7000 lettres jamais délivrées.Le facteur, qui couvrait la ville d’Embalse, gardait en fait le courrier chez lui, allant des simples cartes postales aux courriers plus officiels tels que comparutions en justice, remises de cartes de crédit, papiers d’identité ou factures, au lieu de les remettre aux destinataires de la localité comptant quelque 15 000 habitants.La police a fait cette découverte presque par hasard, lors de la fouille de la résidence du facteur après une plainte déposée pour vol de matériel électroménager.Plusieurs sacs contenant les missives, pour la plupart jamais ouvertes, ont été retrouvés sur place.Le dérobeur de lettres encourt des poursuites pour violation du secret des correspondances.NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@lenouvelliste.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@lenouvelliste.qc.ca f FAC EBOOK facebook.com/ lenouvelliste RÉDACTION 819 693-5464 ABONNEMENTS 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca CHUTE D’UN BLOC DE GLACE Une jeune journaliste de Trois-Rivières perd la vie MARIE-EVE LAFONTAINE me.lafontaine@lenouvelliste.qc.ca «Déterminée, énergique, promise à un bel avenir.» Ceux qui ont connu Anne-Sophie Bois ne tarissaient pas d’éloges, hier, envers cette jeune journaliste de 23 ans qui est décédée tragiquement, jeudi, à Notre-Dame-du-Portage, près de Rivière-du-Loup.La Trifluvienne a perdu la vie coincée sous un énorme bloc de glace alors qu’elle s’adonnait à l’une de ses passions: la photographie.Accompagnée de deux amies, elle se trouvait derrière un amoncellement de glace sur le bord du fleuve Saint-Laurent, lorsque brusquement, un morceau s’est détaché et leur est tombé dessus.Il a fallu une heure et demie pour la libérer de sa prison de glace.Une des deux femmes qui l’accompagnaient a subi de multiples fractures tandis que l’autre souffre d’un violent choc nerveux.La jeune femme a notamment travaillé à L’Écho de Trois-Rivières et à l’hebdomadaire L’Impact à Drummondville.Guy Levasseur l’a côtoyée à ces deux endroits à titre de directeur de l’information.«Elle était extrêmement dynamique.Elle avait une joie de vivre incroyable.C’est une fille avec qui il était très agréable de travailler, mais c’était tout autant agréable de la côtoyer comme amie.» Il a aussi été marqué par son grand professionnalisme alors quelle faisait ses premiers pas dans le métier.«Elle était très persévérante et travaillante.Elle ne comptait pas ses heures.Elle avait un grand potentiel.Elle était professionnelle jusqu’au bout des doigts.» Elle a notamment travaillé avec le photographe Éric Beaupré à L’Impact.M.Beaupré l’a guidée alors quelle commençait à aborder la photographie.Ils sont rapidement devenus amis et même si elle était maintenant à Trois-Rivières, elle lui demandait régulièrement conseil, elle qui ne manquait jamais une occasion de parfaire sa technique.«Quel triste coup du destin.Ça n’a aucun sens.Ce qu’on me disait à la Sûreté (du Québec), tV 4 Le décès d’Anne-Sophie Bois a causé une onde de choc dans la région.- PHOTO: TIRÉE DE FACEBOOK La jeune journaliste a perdu la vie tragiquement lorsqu’un bloc de glace acédé et lui est tombé dessus.- image fournie par radio-canada c’est que ce n’était même pas un geste téméraire.Elles n’ont pas été imprudentes.La glace a cédé.Elles étaient vraiment à la mauvaise place au mauvais moment.Je suis sans mots», confie le photographe.Il croit que c’est son intérêt pour la photographie qui l’a amenée à se rendre sur le bord du fleuve jeudi.«Elle a développé une passion pour la photo.C’est pour ça probablement quelle était là.» Comme les autres collègues qui ont croisé sa route, il croit qu’elle était promise à un bel avenir en journalisme.«Anne-Sophie, c’était quelqu’un qui avait une drive de fou.N’importe quel défi quelle se lançait, elle y arrivait.Elle était fonceuse.En peu de temps, elle s’était développée d’une façon fantastique autant comme journaliste que photographe.Elle avait tellement de potentiel et l’envergure pour aller loin là-dedans.C’était une jeune femme fantastique.» Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a commenté le décès de la journaliste sur sa page Facebook.«Anne-Sophie était une jeune femme rayonnante et très professionnelle.Journaliste de talent, elle a contribué positivement au rayonnement de Drummondville et avait à cœur de bien informer ses lecteurs.Encore récemment, j’ai pu discuter avec elle de ses projets d’avenir.Cet avenir, il était très prometteur pour elle, qui est vraiment partie trop tôt dans un malheureux accident à Notre-Dame-du-Portage.» «Elle était très persévérante et travaillante.Elle ne comptait pas ses heures.Elle avait un grand potentiel.Elle était professionnelle jusqu’au bout des doigts.» Marc-André Pelletier, vice-président de la FPJQ-Mauricie et journaliste au 106,9 FM, était aussi un ami d’Anne-Sophie Bois.Il s’est inquiété alors quelle ne répondait pas à un de ses messages.«Je savais quelle était partie voir une amie.Je lui avais texté: “Bonne route, sois prudente”» Il n’a jamais eu de réponse.«Quand je l’ai appris, je n’y croyais pas», lais-se-t-il tomber.Elle ne travaillait plus à L’Écho de Trois-Rivières depuis à peine une semaine.La jeune femme avait toutefois plein de projets dont un voyage en Amérique centrale en avril.Cette volonté de toujours aller de l’avant fait partie des souvenirs quelle a laissés.«Elle partait en voyage pour se ressourcer, vivre.C’était une passionnée.Tout ce quelle faisait, elle ne le faisait pas à moitié», mentionne M.Pelletier.La nouvelle de sa mort a été un choc.«C’est une triste nouvelle pour la communauté journalistique dans la région.C’était une fille qui démontrait déjà un grand potentiel», note M.Pelletier.«Je l’ai appris à 3 heures du matin.Ça m’a affecté énormément.Elle avait une passion dans le travail.Une passion qui venait de son amour pour la vie», conclut M.Levasseur. Le Nouvelliste ÉDITION WEEK-END DU 28-29 MARS 2015 ACTUALITÉS 3 UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À TROIS-RIVIÈRES Des coupes supplémentaires de 2,8 M$ La rectrice de l’UQTR, Nadia Ghazzali.- photo: François gervais GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES - Lescoupes budgétaires ne cessent de s’accumuler àl’UniversitéduQuébecàTrois-Ri-vières (UQTR), compliquant énormément latâchedes dirigeants.Le budget libéral déposéjeudi entraîne des compressions supplémentaires de 2,8 millions $.Résultat, l’université trifluvienne devra faire des pieds et des mains pour réduire son budget de 10,2 millions $ par année.«Tout est sur la table [pour y faire face] », affirme en entrevue la rectrice de l’institution, Nadia Ghazzali, qui demande la participation de l’ensemble de la communauté universitaire.Cela pourrait même aller jusqu’à des demandes de compressions salariales.À l’instar du président du conseil d’administration de l’Université, Nadia Ghazzali indique que 80 % du budget de l’Université -130 millions $ sur 160 millions $ - correspond à la masse salariale.«Peu importe les mesures qu’on va prendre, il y aura un impact», note-t-elle.«Le 130 millions $ de la masse salariale, c’est ça qu’on doit discuter avec nos syndicats et nos associations.» Les chefs des établissements du réseau de l’Université du Québec ont rappelé hier que les gouvernements de Québec ont amputé les budgets des universités de la province de plus de 270 millions $ ces dernières années.Les nouvelles coupes annoncées dans le dernier budget s’ajoutent au fardeau des universités.Les recteurs du réseau de l’Université du Québec, dont Nadia Ghazzali, affirment «qu’il est illusoire de penser que les seules fonctions administratives peuvent absorber les compressions: des programmes d’études risquent d’être abandonnés, des emplois supprimés et des embauches reportées ou annulées».L’UQTR devait déjà couper 7,4 millions $ dans son budget 2014-15.Le budget du Québec présenté jeudi prévoit toutefois des coupes supplémentaires de 73 millions $ pour l’ensemble des universités de la province pour 2015-16, dont près de 2,8 millions $ pour l’UQTR.Le nouvel objectif de réduction des dépenses pour runiversité trifluvienne est donc de 10,2 millions $.«On commence à être serré, c’est plus de 10 millions qu’on doit couper en 2015-16.C’est çalaréalité de l’UQTR», précise Mme Ghazzali.L’UQTR devra déployer des efforts pour faire face à ces coupes.La rectrice affirme que tout est actuellement sur la table.«Il y aura un travail très, très important à faire auprès de toute la communauté, car à la direction, on ne peut pas être les seuls à imposer des mesures de façon unilatérale.Et de toute façon, ce n’est pas dans notre intention», explique-t-elle.«Ce n’est pas comme ça qu’on va s’en sortir et passer à travers.» La direction de l’Université affirme quelle devra s’asseoir avec les représentants syndicaux et l’association des cadres «afin de voir quelles sont les mesures qu’on peut mettre en place pour ne pas hypothéquer notre mission universitaire».«Est-ce qu’on peut encore se permettre d’avoir des petits groupes?le ne sais pas.Est-ce qu’on peut encore offrir des cours à des élèves aux profils très différents?Est-ce qu’on peut répéter des cours à l’automne et à l’hiver?Ce n’est pas sûr», se demande la rectrice qui avoue par la même occasion que si des changements de cet ordre sont apportés, cela réduirait de surcroît l'accessibilité aux études alors que l’UQTR connaît une importante croissance.«En 10 ans, nous sommes passés de 6000 étudiants à 14 500.Mais ça prend du soutien pour ces étudiants.Il ne faut pas seulement des professeurs et des chargés de cours.Les professeurs ne peuvent se transformer en technicien ou secrétaire, quand ils font ça ils ne font pas ce pour quoi ils ont été embauchés [enseignement, soutien des étudiants et recherche].» Québec subventionne chaque étudiant universitaire.Plus le groupe est grand, plus le financement est important.Or, l’UQTR nà pas beaucoup d’auditoriums pour avoir des classes de centaines d’étudiants, comme c’est le cas dans plusieurs universités de la province.«Nous nàvons pas l’infrastructure.C’est pourquoi nous avons la moyenne cible dans la convention collective des professeurs qui prévoit qu’au-delà de 33 étudiants, le cours doit être dupliqué», explique la rectrice.À LIRE Budget: autres textes en pages 9 à 11 Les universités devraient par contre, selon le gouvernement du Québec, faire l’objet d’un réinvestissement à partir de 2016-17.La rectrice de l’UQTR se dit optimiste face à cet engagement du ministre de l’Éducation.La grève est rejetée à PUQTR TROIS-RIVIÈRES (GD) — Les 1155 étudiants présents lors de l’assemblée générale spéciale d’hier à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ont rejeté à majorité la proposition de tenir une journée de grève le 2 avril prochain à l’occasion d’une grande manifestation nationale.«Le résultat est d’environ 60 % contre et 40 % pour.Nous nàvons pas le décompte exact, car c’était un vote à main levée», explique le président de l’Association générale des étudiants (AGE) de l’UQ-TR, Mathieu Roy, qui précise que l’exécutif de l'association ne s’est pas prononcé en faveur ou non de la grève.Prévue à 13 h 30, l’assemblée n’a finalement débuté que près d’une heure plus tard, tant les étudiants étaient nombreux.Selon le président de l’AGE, le débat sur la grève s’est déroulé dans le calme dans le respect.«Il y a de la déception [des étudiants favorables à la grève d’une journée], mais en même temps c’est l’acceptation et le pouvoir de la démocratie qui a parlé.» Les statuts et règlements de l’AGE prévoient toutefois la possibilité de demander la tenue d’une assemblée générale spéciale dès que l’appui de 100 membres est recueilli.Il n’est donc pas exclu qu’une deuxième assemblée sur la grève soit demandée.«Ça pourrait arriver lundi.Nous n’avons aucun contrôle, ça dépend des membres», soutient M.Roy.Avant même la tenue de l’assemblée générale et du vote, des étudiants opposés à la grève ont déposé à la rectrice de l’UQTR, Nadia Ghazzali une pétition de 1121 noms.Le regroupement demandait à la rectrice «de prendre toutes les mesures à sa portée pour tenir l’institution scolaire fonctionnelle et sécuritaire adve-nant un vote de grève positif».«Ce que je trouve malheureux, c’est qu’avant que la démocratie ne ' ' \ Les étudiants de l’UQTR ont rejeté la proposition de tenir une journée de grève, le 2 avril prochain.- photo: Stéphane lessard s’exprime, on trouve déjà la contre- vote de grève», affirme le président mesure pour ne pas respecter le de l’AGE de l’UQTR.pr(ifiûn(Æjè MARCHE GODEFROY l/ioeHe.PAQUE S AU MARCHE GODEFROY! 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Plus de 70 saveurs en dégustation - Dépositaire exclusif des marques Gold Seal et Five Pawns 4889, boul Des Forges Trois-Rivières 819 841-1816 Lundi au mercerdi : 10 h à 19 h Jeudi etvendredi : 10 h à 21 h Samedi : 10 h à 17 h Dimanche : 11 h à 17 h Ouvert 7 jours semaine LE GOÛT DE BIEN MANGER Ben rythme CIO Cen ire-d u-Québec A2$A ^0^0992241 Le Nouvelliste ÉDITION WEEK-END DU 28-29 MARS 2015 ACTUALITÉS 13 Francis Boucher conteste ses nouvelles accusations DANIEL RENAUD La Presse MONTRÉAL — Francis Boucher conteste les accusations devasion et d’usurpation de personne portées contre lui.Le fils de l’ancien chef des Nomads, Maurice Boucher, qui s’est rendu jeudi soir après une cavale de trois jours, a comparu hier après-midi au Palais de justice de Montréal.Boucher, 39 ans, a été accusé d’évasion de garde légale, de liberté illégale et d’usurpation d’identité.Il est resté impassible dans le box des accusés, jetant un coup d’œil rapide vers l’assistance et les nombreux journalistes qui l’attendaient.L’enquête sur mise en liberté du détenu dans ce nouveau dossier a été fixée à lundi, pour la forme.Elle ne procédera pas, car Boucher doit d’abord terminer la sentence qu’il purgeait avant de quitter la prison de Bordeaux dans des circonstances retentissantes lundi et qui se terminera à la fin mai.Mais déjà son avocat, Me Dimitrios Strapatsas, a annoncé ses couleurs pour la prochaine Francis Boucher, fils de Maurice, s’est rendu aux autorités après trois jours de cavale.- photo la presse canadienne date d’audience.«INVITÉ À SORTIR» «M.Boucher ignorait qu’il était recherché durant un certain temps.Dans son esprit, on l’a invité à sortir.Moi j’aurais fait la même chose.Lorsqu’il est sorti, on lui a même donné une carte professionnelle pour effectuer du bénévolat dans un endroit situé Asphalte résidentiel et commercial - 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