Le nouvelliste, 16 avril 2016, Week-end
[" Le Nouvelliste édition week-end du 16-17 avril 2016 El facebook.com/ lenouvelliste m* i.LaTrifluvienne Chloé Leriche a réalisé le premier long métrage entièrementen langue atikamekw.Le film s\u2019intitule Avant les rues et est présentementà l\u2019affiche au Tapis Rouge.- photo: la presse CHLOÉ LERICHE PRÉSENTE AVANT LES RUES, PREMIER LONG MÉTRAGE DE FICTION ENTIÈREMENT EN LANGUE ATIKAMEKW Une porte d\u2019entrée vers une autre culture FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES-LaTrifluvienne d\u2019origine Chloé Leriche a exploré diverses avenues dans sa carrière de cinéaste mais l\u2019expérience au sein du Wapikoni mobile a probablement été déterminante.Peut-être est-ce dû à la part de sang autochtone qui coule dans ses veines, mais son parcours de cinéaste semblait la guider vers les Premières Nations et Avant les rues ce premier long métrage tourné entièrement en atikamekw, avec pour interprètes des membres de la communauté de Manawan.«Mon but premier était de permettre aux Québécois d\u2019entrer en relation avec les gens des Premières Nations.Il y a dix ans, quand j\u2019ai commencé à écrire le projet, il était beaucoup moins question d\u2019eux dans les médias et c\u2019était plus pertinent de mettre de l\u2019avant certaines des problématiques auxquelles ils font face.» «Avec plusieurs événements très médiatisés, dont la commission de vérité et réconciliation, mon idée a quelque peu évolué.l\u2019ai voulu davantage destiner le film aux jeunes autochtones pour leur offrir des modèles forts.Simplement leur montrer qu\u2019ils peuvent exister sur grand écran.Que ça se fasse dans leur propre langue, c\u2019est aussi un symbole puissant et un important motif de fierté.» Son intérêt pour les gens des Premières Nations n\u2019est ni feint, ni anecdotique.«Ça date de mon travail au sein du Wapikoni mobile.Quand je suis allée à Obidjiwan, le premier jeune à qui j\u2019ai proposé de faire un film m\u2019a fait visiter la communauté et une vague de suicides avait déferlé peu avant.Il avait perdu plusieurs de ses proches et amis.Ça m\u2019a bouleversée et j\u2019ai voulu faire quelque chose pour eux parce que je trouvais ça important.» Pourtant, l\u2019artiste a écrit un drame humain tout simple comme véhicule.«Comme citoyenne, je souhaitais aider les jeunes dans les communautés, mais comme cinéaste, je voulais essentiellement raconter une bonne histoire, le voulais présenter lame humaine avec toute sa complexité mais c\u2019est vrai que l\u2019histoire aurait pu se dérouler n\u2019importe où.Ça nous rapproche d\u2019eux quand on les voit aux prises avec des coups du destin qui pourraient nous frapper nous aussi.l\u2019aurais pu situer mon histoire dans n\u2019importe quel milieu et suivre la même courbe dramatique sauf pour ce qui est du rapport à la tradition.» Suite en page E3 E2 WEEK-END ÉDITION WEEK-END DU 16-17 AVRIL 2016 Le Nouvelliste SORTIE DVD SUR LES TABLETTES LE 19 AVRIL >\tlp Man 3 >\tNormand du Nord >\tLa dame à la camionnette >\tLe revenant À SURVEILLER VALÉRIE MILOT Demain, 16 h, à la Maison de la culture Francis-Brisson STEFIE SHOCK Ce soir, 20 h, à la Maison de la culture Francis-Brisson FRANKLIN ELECTRIC Ce soir, 20 h, au Théâtre Belcourt MATTHOLUBOWSKI Ce soir, 20 h, au Magasin général Le Brun À E ÉCOUTE Weezer WEEZER Après le bleu, le vert et le rouge, voilà le blanc.Weezer vient de lancer son quatrième album éponyme, qui fait très bonne figure dans sa discographie.Il semble en effet que Rivers Cuomo et ses complices n\u2019ont pas tout dit, ce qu\u2019ils indiquent clairement avec California Kids, en ouverture, en proposant un rythme soutenu et des choeurs évoquant les Beach Boys.Les Américains exploitent régulièrement les allées de la power pop et du pop punk, le plus souvent avec adresse, mais se permettent aussi de sortir un peu des rangs.À défaut d\u2019être transcendant au plan poétique, le simple Thank God For Girls, qui n\u2019a pas été tellement bien accueilli par les fans de longue date, amène le groupe dans une zone presque hip hop qui lui réussit curieusement bien.Du reste, Weezer demeure dans sa zone de confort et, en dépit de petites baisses de régime ici et là, l\u2019ensemble est solide jusqu\u2019à la fin.Nicolas houle, le soleil ?Renaud RENAUD «Je suis retapé, remis sur pied, [.] ressuscité», assure Renaud sur Toujours debout, la pièce-titre de son nouvel album.Pour ce retour inespéré, lechan-teurfrançais ne pouvait ignorer lefaitqu\u2019au cours des six dernières années, il s\u2019était muré dans un silence, fruit de la dépression et des excès d\u2019alcool.Il en cause donc, non sans égratigner les paparazzis qui l\u2019ont pourchassé.Il traite aussi de la nostalgie du passé et de l\u2019enfance, source de ses tourments, fait des clins d\u2019oeil à son garçon Malone et revient sur les attentats terroristes qui ont secoué Paris.Le tout est livré dans un emballage principalement acoustique, empruntant à la folk celtique ou à la chanson française, et parfois rehaussé d\u2019accents rock ou même jazz.On ne se le cachera pas: c\u2019est avec un Renaud vieilli qu\u2019on renoue.Nicolas houle, le soleil A LAFFICHE CETTE SEMAINE TAPIS ROUGE (TR) FLEUR DE LYS (FDL) CINÉMA DU CAP (CAP) PLACE BIERMANS (CB) HOSTILE N D- NORMAND DU NORD ASSAUT SUR LONDRES\t?Film d'action.Un groupeterroriste profite des funéraillesdu premier ministre britannique pour attaquer Londres.Leseul espoir pour arrêter les terroristes repose sur les épaules du président américain, du chef des services secrets et d'une agente du MI-6.(Cap, FdL) AVANT LES RUES\t?Drame.Shawnouk, un jeune Atikamek west chômeur et sans avenir.Il se retrouve lié à des gens peu recommandables qui l'entraînent à commettre un vol à main armée dans laquelle quelqu'un perd la vie.En fuite, Shawnouk s'enfuit en forêt où il renouera avec de vieiIles tra-ditionsspirituelles deson peuple.VOSTF (TR) BATMAN VS SUPERMAN: L\u2019AUBE DE LA JUSTICE (3D)\t?Aventures fantastiques.Craignant les débordements d'un superhéros aux pouvoirs infinis, Batman affronte Superman sous le regard du monde entier qui se demande quel superhéros lui convient lemieux.Pendant cette guerre, une nouvelle menace se dresse, mettant le monde entier en péril.(CB, Cap, FdL) LE CLAN\t?Drame, En Argentine, les Puccio ont tout de la famille parfaite.Le père cache pourtant un secret qu'il ne partage qu'avec l'aîné de ses enfants: il fait partie d'un groupe criminel qui kidnappe des gens pour obtenir des rançons et les garde dans la maison familiale, La vérité risque d'éclater et d'ébranler la famille pour toujours.(TR) DEADPOOL\t?Aventures fantastiques.Wade Wilson, un ancien des forcesspéciales est en phase terminale, Il accepte un traitement du machiavélique Ajax qui le transforme en mutant défiguré.Il devient un super héros sous le nom de Deadpool etse lanceà la poursuite du terrible Ajax.(FdL) demolition\tirkki Drame psychologique.Davis a perdu le goût de vivre depuis la mort deson épouse dans un accident de voiture.Lorsqu'il adresse une lettre de réclamation, suivie de plusieurs autres, à une compagnie de distributrices automatiques, il noue une relation avec la responsable du service à la clientèle et retrouve ainsi goûta lavie.(CB,TR) Action fantastique.Ramenéà la vie par sa femme, Henry est amnésique.Il a une armée de mercenaires à ses trousses.Capturé, il s'échappe mais doit retourner chercher sa femme, toujours captive dans une Moscou qui lui est parfaitement étrangère.Saura-t-il remettre les morceaux du casse-tête ensemble?(CB, Cap, FdL) KUNG FU PANDA 3\t?V Animation.Le diabolique Kai s'est enfui du royaume des esprits et cherche à conquérir le monde.Seul le panda Po peut l'arrêter mais il doit maîtriser une technique spéciale et arri-verà enseigner le kungfu.Posuitson père biologique dans la vallée des pandas pour reprendre contact avec les siens mais l'apprentissage est plusarduque prévu.(FdL) LE LIVRE DE LA JUNGLE (3D)\tN.D.Aventures.Mowgli, petit homme élevé dans la jungle par des loups, n'y est plus le bienvenu depuis le règne deShere Khan.Mowgli part en voyage guidé par Bagheera et Baloo.Ils rencontrent notamment Kaa le python et le roi Louie qui cherche le secret du feu.(CB, Cap, FdL) MADE IN FRANCE\tickkl Drame policier.Journaliste, Sam a infiltré une mosquée en banlieue parisienne.Liéà des Algériens pour créer une cellule d'Al-Qaïda, ils ont pour mission de massacrer des trafiquants d'armes.Sam doit avertir la police mais celle-ci voulant obtenir le plus d'informations possible le pousse à poursuivre son mensonge.(TR) LES MAUVAISES HERBES\t?Comédie dramatique.Jacques, un acteur de théâtre, se sauve à la campagne pour échapper à un créancier.Il se retrouve sur laferme de Simon qui l'oblige à l'aider dans sa culture de cannabis, Une amitié naît mais elle est perturbée par l'arrivée d'une jeune femme qui participe à l'entreprise mise en péril par l'arrivée du créancier de Jacques.(Cap) MON ROI\tkki Drame sentimental.Alors qu'elle se remet d'une blessureau genou,Tony se remémore le passé et son coup de foudre pour Georgio de même que leur relation tumultueuse pendant laquelle cesamoureux passionnésse rapprochent ets'éloignentconstamment.(TR) Animation.Normand est un ours polaire de l'Arctique qui parle le langage des humains.Quand des humains veulent construire des condos sur les glaciers, il se rend à New York pour les convaincre de protéger son habitat.Sesamis lemmings et la responsable du marketing du projet de condos l'accompagnent.(Cap, FdL) LAPATRONNE\t?Comédie, Michelle Darnelle, une femme extrêmement riche, purge une peine d'emprisonnement pour fraude, À sa sortie, ruinée, elle s'installe chez Claire.De ce petit appartement modeste, elle compte refaire son empire financier.Une recette de biscuits au chocolat lui offre cette chance et celle de prendre sa revanche sur l'entreprise à l'origine de ses malheurs.(CB, Cap, FdL) LE REVENANT\tirkki Western, Dans une Amérique profondément sauvage, le trappeur Hugh Glass estsévère-ment blessé et laissé pour mort par ses compagnons.Avec sa seule volonté, Glass doit affronter un environnement hostile, un hiver brutal et des tribus guerrières dans un intense désir de vengeance.(FdL) LA SÉRIE DIVERGENCE: ALLÉGEANCE\t?Science-fiction.Tris et Quatre s'aventurent dans le monde extérieur, au-delà de la clôture, etsontfaitsprisonnierspar une mystérieuse agence dénommée le Bureau de la protection génétique.(CB, Cap, FdL) LES VISITEURS: LA RÉVOLUTION ?Comédie, Godefroy de Montmirail et Jac-quouille sont projetés en pleine Révolution française, au moment de laTerreur, alors que les descendants de Jacquouille, révolutionnaires, ont confisqué le château et les biens des descendants de Godefroy, aristocrates arrogants.(CB, Cap, FdL) ZOOTOPIA (3D)\tkirki Animation.Zootopia n'est unevillecomme les autres puisqu'elle n'accueille que des animaux et que chacun peut devenir ce qu'il veut.Judy Hopps devient la première policière lapine dans un corps policier peuplé de gros et forts mammifères.Elle sautesur l'occasion de résoudre un crime quitte à faire équipe avec Nick Wilde un renard escroc.(CB, Cap, FdL) EN LIBRAIRIE GUILLAUME GUILLAUME MUSSO La fille de Brooklyn XO ÉDITIONS L\u2019auteur français le plus lu propose un nouveau thriller à ses nombreux lecteurs.Guillaume Musso maîtrise sans conteste l\u2019art du suspense.Il sait comment accrocher le lecteur, qui ne peut que s\u2019en réjouir.Dans son plus récent roman, La fille de Brooklyn, il pose la question suivante: est-ce que les membres d\u2019un couple doivent tout savoir l\u2019un sur l\u2019autre?Anna et Raphaël doivent se marier dans trois semaines.Raphaël est convaincu qu\u2019il aimera Anna même si elle avait commis le pire.Lorsqu\u2019elle lui montre une photo de ce qu\u2019elle a fait, il a un dégoût et part.Il sait que cette révélation a changé leur vie pour toujours.Gabriel delisle Le Journal SIPP Diable Les secrets d\u2019Alfred Rosenberg, le cerveau d\u2019Hitler OttSD ROBERT K.WITTMAN ET DAVID KINNEY Le Journal du Diable MICHEL LAFON Alfred Rosenberg est considéré comme le penseur de la solution finale.Il était un des amis intimes d\u2019Hitler et un des dirigeants du parti nazi à l\u2019origine de l\u2019extermination des Juifs.Chargé de l\u2019opération Barbarossa, il est également responsable de millions de morts sur le front de l\u2019Est durant la Seconde Guerre mondiale.Durant presque toutes les années où les nazis ont été au pouvoir, il tenait un journal qui se révéla après la guerre une preuve accablante de sa culpabilité lors du procès de Nuremberg.Après son exécution, son journal a mystérieusement disparu.Retrouver en 2013 par un ex-agent du FBI, il est maintenant révélé dans Le Journal du Diable.Il s\u2019agit sans contredit d\u2019un document majeur du IIIe Reich.Gabriel delisle TEXTES INEDITS JACK KEROUAC La vie est d'hommage JACK KEROUAC, TEXTES PRÉSENTÉS PAR JEAN-CHRISTOPHE CLOUTIER La vie est d\u2019hommage BORÉAL Jack Kerouac, l\u2019auteur de On the Road, a parlé exclusivement en françaisjusqu\u2019à l\u2019âge de six ans.Toute sa vie, il a continué de le parler chez lui, dans la communauté franco-américaine de Lowell au Massachusetts, et avec sa mère.Les premiers textes de l\u2019auteur ont d\u2019ailleurs été écrits dans sa langue maternelle.Certains de ces textes inédits sont rassemblés dans La vie est d\u2019hommage, publié chez Boréal.Gabriel delisle in Bi PLUS PASSIONANT QUE JAMAIS BRUNETTI DONNALEON Brunetti entre les lignes CALMANT-LÉVY Plusieurs livres anciens et de grande valeur de la bibliothèque vénitienne ont été endommagés ou sont disparus.Un chercheur américain est soupçonné d\u2019être l\u2019auteur de ces méfaits, mais le commissaire Guido Brunetti sait que quelque chose ne va pas.Enquêtant sur les allées et venues des clients réguliers, Brunetti conclut que le malfaiteur n\u2019a pas agi seul.Lorsqu\u2019un suspect est retrouvé mort chez lui, le policier est immergé dans l\u2019univers du marché noir des livres rares et antiques.Gabriel delisle Le Nouvelliste édition week-end du 16-17 avril 2016 A LA UNE E3 La magie du hasard Chloé Leriche, la cinéaste d\u2019Avant les rues, a nourri son long métrage de beaucoup d\u2019intuitions et de la richesse du hasard.- photo: la presse FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES - Tourner le premier long métrage québécois en langue atikamekw constitue un défi.Il y a, bien sûr, celui d\u2019attirer le grand public, trop souvent effrayé par la seule perspective de sous-titres, mais aussi et surtout, il y a celui qu\u2019a dû affronter la réalisatrice qui ne parlait même pas la langue.Une difficulté accentuée par le choix de Chloé Leriche de travailler avec des comédiens sans la moindre expérience, «l\u2019avoue que c\u2019était beaucoup d\u2019ouvrage.J\u2019ai dû moi-même énormément jouer pour leur montrer les intentions que je voulais.Également, j\u2019ai décidé de tourner le film dans le déroulement chronologique de l\u2019histoire pour que l\u2019évolution des intentions des personnages soit plus facile à intégrer par les interprètes.» La réalisatrice a voulu que son film soit proche de la réalité des Atikamekws en allant chercher des membres de la communauté pour jouer sinon leur propre rôle, celui d\u2019un personnage qui leur ressemble.«Je voulais des personnages très ancrés dans la vie réelle.Dans mon film, il y a des scènes qui se déroulent dans une tente de sudation et j\u2019ai demandé à un homme qui a lui-même été gardien d\u2019une tente de ce type pour j ouer le rôle.Ça donne au film une authenticité que je trouve essentielle.» «Ce qui en est sorti d\u2019extraordinaire, c\u2019est que j\u2019ai été dépassée par le résultat en ce sens que tout ce qu\u2019on a tourné n\u2019avait pas été écrit et déterminé d\u2019avance.J\u2019ai fait une recherche très importante sur mon sujet et j\u2019y suis demeurée fidèle mais je ne voulais pas simplement reproduire avec le film une vision très précise et contrôlée.Pendant le tournage, j\u2019ai fait confiance à des intuitions, des idées et des hasards qui ont nourri mon histoire de façon inattendue et magnifique.Je pouvais changer ma prise de vue au moment de tourner simplement pour qu\u2019apparaissent dans le cadre des détails imprévisibles et impossibles à reproduire.» «Comme créatrice, c\u2019est une approche que j\u2019aime beaucoup.J\u2019aime la surprise, j\u2019aime que l\u2019œuvre dépasse mon contrôle, mes intentions.Je pense que ça vient de mon orientation, du fait que je me suis beaucoup intéressée au film d\u2019art au cours de ma carrière.Ça a certainement influencé ma propre démarche artistique.» Suite de la page El LA TRADITION La scénariste et réalisatrice a tenu à ce que le respect des traditions prenne une place prépondérante dans son récit conformément à la volonté exprimée par des aînés dans les communautés quelle a visitées.On retrouve dans Avant les rues le personnage d\u2019un jeune homme qui, devant une épreuve qui le laisse désemparé, sent le besoin d\u2019aller dans un lieu de ressourcement en compagnie d\u2019autres autochtones où ils s\u2019adonnent à des rites ancestraux.La façon qu\u2019a son personnage central d\u2019affronter ses problèmes a, finalement, beaucoup de similitudes avec les moyens que les non-autochtones expérimentent.Nous prenons part à des activités thérapeutiques, à des groupes d\u2019entraide, nous consultons des psychologues et autres types de thérapeutes.LAtikamekw Shawnouk, lui, rejoint un groupe isolé dans les bois où les participants partagent leurs sentiments et émotions en marge de séances de purification sous la tente de sudation.«Je l\u2019ai vécu moi-même, explique la cinéaste et c\u2019est une expérience très intéressante et étonnamment efficace.On y retrouve aussi des guides spirituels qui offrent un support basé sur leurs traditions et croyances.» Cela donne à Avant les rues une couleur unique.«La façon que mes protagonistes ont de vivre le drame reflète forcément leur culture.Les gens des Premières Nations sont très souvent des gens ayant une intense vie intérieure.Ce sont des gens très sensibles qui ont une spiritualité qui prend énormément de place, particulièrement quand vient le moment de vivre un drame.En cela, on peut certainement apprendre deux.» Chloé Leriche a cependant pris soin d\u2019éviter de dessiner des personnages caricaturaux ou unidimensionnels.«En général, j\u2019aime les personnages complexes.Shawnouk est un garçon qui a de la difficulté «En tournant le film en atikamekw, je fais vivre au spectateur le choc que moi j\u2019ai eu en arrivant dans les communautés sans comprendre leur langue.À ce moment-là, c\u2019est toi qui es l\u2019étranger.» avec l\u2019autorité et qui est confronté à son beau-père policier.Malgré une relation houleuse, ce dernier est tiraillé entre son rôle de policier et son désir de protéger le garçon des conséquences de ses actes.Les relations humaines sont faites de conflits qui cachent souvent des sentiments contradictoires.Entre ce qu\u2019on dit et ce qu\u2019on pense, il y a une marge.» «Je trouve que cette dualité enrichit le film.Ça lui permet d\u2019évoluer de sorte que Avant les mes peut être vu comme un drame psychologique.Je voulais suggérer sans tout dire aux spectateurs pour leur laisser une part de réflexion.» Ça en fait, malgré son indéniable spécificité, un drame suffisamment universel pour qu\u2019il ait été sélectionné pour la Berlinale où, selon Chloé Leriche, il a reçu un accueil très chaleureux.Le film suscite également beaucoup d\u2019intérêt de la part d\u2019autres manifestations cinématographiques internationales.Le film a aussi le mérite de suggérer, sans aborder le sujet de front, la difficulté de vivre dans des réserves pour les autochtones.«Ils y vivent des problématiques complexes mais aussi un sens extraordinaire de la communauté.La famille y est souvent tissée très serrée et on retrouve ça dans le film, estime la cinéaste.Les rapports avec la culpabilité, la justice, l\u2019éthique sont très présents dans leur vie et ont de quoi nous interpeller.» «En tournant le film en atikamekw, je fais vivre au spectateur le choc que moi j\u2019ai eu en arrivant dans les communautés sans comprendre leur langue.À ce moment-là, c\u2019est toi qui es l\u2019étranger.Il y a là une culture qui a précédé celle dont nous sommes issus.Ça change profondément le rapport.» Comme le Québec francophone a semblé prendre sa place dans le monde quand le jouai s\u2019est imposé au théâtre, Chloé Leriche souhaite transmettre aux Atikamekws le message que désormais, ils vont exister, grâce à leur langue, dans la cinématographie québécoise. E4 CINÉMA édition week-end du 16-17 avril 2016 Le Nouvelliste MON ROI Un homme et une femme Mon roi repose énormément sur le jeu des deux acteurs et leur complicité, très crédible.- photo fournie par le festival de cannes.ÉRIC MOREAULT Le Soleil Il ne faut pas se surprendre si Mon roi vous dit quelque chose pendant la projection.Le film de Maïwenn a clairement une dette envers le cinéma de Lelouch, en particulier Un homme et une femme (Palme d'or en 1966).Son long métrage sur la passion et la dépendance amoureuse est vivant, parfois très drôle et contient plusieurs grandes scènes.Mais il manque de souffle et est miné par l'hystérie de son personnage féminin - qui a tout de même permis à Emmanuelle Bercot d'obtenir le Prix d'interprétation à Cannes, l'an dernier.Les amours impossibles, on en voit une tonne au cinéma.Mais celui-là ne manque pas de crédibilité - il illustre parfaitement ce qui se passe quand tombent follement amoureuses deux personnes que tout oppose.En l'occurrence l'avocate Tony (Bercot) et le fantasque restaurateur Georgio (Vincent Cassel).Dès le début, le frère de Tony pressent que ça va mal se finir.En fait, leur passion - qui donne lieu à plusieurs scènes mémorables et parfois très drôles - va vite se transformer en une montagne russe de dépendance affective.Une vraie relation toxique.Dès que Tony est enceinte, Georgio va s'éloigner pour continuer à vivre sa vie de noceur.Son interprète a tenté d'apporter de la nuance à son personnage de salaud.Ce qui n'empêche pas que Georgio est un narcissique doublé d'un irresponsable.Tony se refuse pourtant à voir ce qui crève les yeux: son mari ne l'aime que quand ça fait son affaire.Son déni se double d'une hystérie qui finit par être lassante.Sans compter que le film contient quelques longueurs.Pourtant, le scénario repose sur une bonne idée.Tony se retrouve dans un centre de réadaptation, après un accident de ski, où elle doit reconstruire son corps et son cœur.Elle aura l'occasion de réfléchir, par des retours en arrière, sur les raisons qui l'ont condamnée pendant dix ans à accepter cette relation destructrice.Sauf que ce segment s'éternise et se perd dans des scènes inutiles où l'avocate quadragénaire tente de sa la jouer cool avec de très jeunes hommes.Totalement superflu.À mon avis, Emmanuelle Bercot en fait trop (Cassel est plus en retenue, ce qui est étonnant de la part d'un acteur qui est habitué de beurrer épais).Ça n'a manifestement pas été l'avis du jury à Cannes, qui lui a donné le Prix d'interprétation ainsi qu'à Rooney Mara pour Carol (Todd Haynes).Soit.Vrai que Mon roi repose énormément sur le jeu des deux acteurs et leur complicité, très crédible.La réalisation très physique, parfois basée sur des improvisations, donne beaucoup de crédibilité aux grands moments de cette relation.Maïwenn (Poliss) accorde beaucoup d'importance aux regards, laissant parler les émotions plutôt que les mots.C'est bien, mais ça ne sauve pas le film de son manque d'originalité.Ni de son hystérie.En fait, Mon roi est le genre de film qui suscite une réaction épidermique: on adore ou bien on grince des dents, fe me range dans le deuxième groupe.Tout en lui reconnaissant de grandes qualités, le drame sentimental de Maïwenn m'a tapé sur les nerfs.Trop, c'est comme pas assez.Au générique Cote 2 Titre : Mon roi Genre : Drame sentimental Réalisatrice : Maïwenn Acteurs : Emmanuelle Bercot, Vincent Cassel Classement : Général Durée :2h04 On aime: La chimie des deux acteurs.La réalisation physique et naturaliste.On n\u2019aime pas : Le ton parfois hystérique.Le manque d\u2019originalité.LES VISITEURS - LA RÉVOLUTION Le rire guillotiné La Presse Une étrange crise de panique des producteurs a précédé la sortie du troisième volet des Visiteurs, l'un des meilleurs box-offices du cinéma français dans les années 90.Pas de projection pour la presse, des propositions d'entrevues sans avoir vu le film au préalable, une bande-annonce qui ne dit rien, bref, tout cela était de mauvais augure et donnait envie de fredonner un célèbre chant révolutionnaire autrement: «Ah ! ça n'ira pas, ça n'ira pas».Comme pour éviter que le film ne soit mené à l'échafaud avant le premier week-end en salle, le plus important pour les recettes.Avec pour résultat, en France, un bon départ aux guichets de la part du public curieux, et une critique unanimement assassine.C'est mérité.La critique ne boude pas son plaisir, cette fois, car on va jusqu'à se demander ce qui a pu se passer à la production pour accoucher d'une comédie où l'on rit si peu.Comme si un maniaque s'était introduit dans la salle de montage pour couper toutes les blagues et ne laisser que celles qui concernent la puanteur de nos deux héros: lacquouille la Fripouille (Christian Clavier, dont la grimace Au générique Cote :?Titre : Les visiteurs - La révolution Genre: Comédie Réalisateur : Jean-Marie Poiré Acteurs : Christian Clavier, Jean Reno, Franck Dubosc, Karin Viard Durée :1h50 est omniprésente) et Godefroy de Montmirail (lean Reno, perdu non seulement dans le temps, mais aussi dans le film).Après avoir visité notre modernité, les deux comparses du Moyen Âge sont encore coincés à une autre époque, soit en pleine Révolution française, alors que la Terreur révolutionnaire fait rage.Le noble Godefroy peut constater sans rien comprendre qu'on exécute de l'aristocrate à la pelle, même le roi.Il décide de sauver le dauphin pour le remettre sur le trône, en compagnie de ses héritiers qui tentent de fuir le danger, tandis que le descendant de lacquouille fait sa place aux côtés de Robespierre, Saint-fust ou Marat (toujours dans son bain), dépeints comme de sinistres politiciens assoiffés de sang.Mais cet aspect de l'intrigue n'a pas de suite, inexplicablement.Tout l'humour du film repose sur les dents pourries et l'haleine infecte de lacquouille, qu'on ne cesse d'appeler facques Couille, assez pour qu'on se dise «okayyy, on a compris!».Ce n'est pas qu'on a peur de la blague scatologique, mais il n'y a vraiment que ça, entre quelques déplacements de comédiens d'un endroit à l'autre.Les dialogues sont aussi anémiques qu'un paysan en manque de pain sous l'Ancien Régime, ça crie et ça gueule sans arrêt, le montage est parfois d'une maladresse gênante, les personnages secondaires ne sont pas drôles, bref, on dirait carrément qu'on regarde les rushes d'un film qui n'est pas fini.Il n'y a rien à comprendre dans cette comédie.Une comédie sans couilles ni tête, devrait-on dire, car la Révolution a pourtant un potentiel comique indéniable, pouvant jouer sur les classes sociales et les obsessions des Français, alors que la France ne va pas très bien.Éviter à ce point des blagues à saveur politique avec un tel sujet relève pratiquement de l'exploit, sinon du complot.On ne sait trop qui devrait être pendu à la lanterne pour un tel ratage.Aux armes, cinéphiles ! leNouvelliste\tpj[|f||f CRemstan VOUS INVITENT À GAGNER L\u2019UN DES 25 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE DU FILM A\tV JENNIFER ANISTON HUDSON ROBERTS SUDEIKIS V -y 'jmtM LA FETE DES MERES JEUDI LE 28 AVRIL À 19H00 AU CINÉMA FLEURS DE LYS POUR PARTICIPER, VISITEZ : REMSTARFILMS.COM CODE : KATE 25 gagnants mériteront un laissez-passer double pour la première du film.Les gagnants seront avisés par courriel.Une seule participation par personne par adresse.Règlement disponible sur demande.Tirage le 18 avril.Valeur totale des prix : 600 $ AU CINÉMA DÈS LE 29 AVRIL REMSTARFILMS Le Nouvelliste édition week-end du 16-17 avril 2016 CINÉMA E5 AVANT LES RUES Si loin, si proches Le film Avant les rues, qui ne semble pas promis à une grande diffusion en salles commerciales, mérite un meilleur sort.- PHOTO: GLAUCO BERMUDEZ ALR Mr Siey FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES - Chloé Leriche aurait pu faire un documentaire sur les Atikamekws de Manawan mais elle a préféré réaliser un long métrage de fiction.Excellente décision.Son film qui ne semble pas promis à une grande diffusion en salles commerciales mérite un meilleur sort.Évidemment, dans son souci d\u2019etre fidèle à une certaine réalité, Chloé Leriche a fait des choix que d\u2019aucuns qualifieraient d\u2019audacieux.Avant les rues est le premier long métrage de fiction entièrement en langue atikamekw et tourné sur le territoire de la communauté de Manawan.Les deux choix apparaissent parfaitement judicieux et c\u2019est bien pourquoi le film a pratiquement valeur de documentaire sans en avoir ni la forme ni la facture.Dans cette histoire toute simple, Shawnouk, un jeune adulte rebelle et déboussolé habitant Manawan avec sa famille est entraîné par un étranger à aller dévaliser un chalet des environs.Quand survient le propriétaire que Shawnouk connaît, les deux jeunes sont coincés.Une confrontation s\u2019ensuit et Shawnouk prend le parti de la victime du vol que son complice menace avec une arme à feu.Une altercation éclate, un coup de feu tue ce dernier.Shawnouk s\u2019enfuit dans la forêt pour échapper à la police.Sa culpabilité pèse lourdement sur ses jeunes épaules et quand il revient discrètement dans la communauté, son beau-père avec qui les relations sont pourtant tendues, l\u2019incite à vivre une expérience de ressourcement suivant une tradition autochtone comme premier pas vers la rédemption.PLUSQUELALANGUE Le film est en langue atikamekw et ce n\u2019est pas une bête approche pour simplement singulariser le produit.Au visionnement, on comprend rapidement que c\u2019était la meilleure façon de nous tremper un tant soit peu dans cette culture qui nous est étrangère et que ce bain est essentiel.Les sous-titres ne me dérangent jamais au cinéma et je les bénis quand les dialogues originaux dévoilent plus de vérité des personnages, ce qui est assurément le cas ici.Il n\u2019y a cependant rien d\u2019ethnographique dans l\u2019approche de la scénariste et réalisatrice: elle nous offre à voir un drame humain vécu dans un monde qui nous est étranger.le me permets d\u2019indiquer que ces gens sont nos voisins et que s\u2019ils nous sont étrangers, c\u2019est beaucoup parce que nous le voulons ainsi.Par souci d\u2019authenticité, Chloé Leriche a aussi voulu des interprètes vivant à Manawan.Des gens n\u2019ayant aucune expérience du jeu ou du cinéma.Le résultat est, là aussi, probant.Leur naturel convainc et les inévitables maladresses sont gommées par leur espèce de candeur et par leur sincérité.Sans compter qu\u2019elles confèrent aux interprètes une vulnérabilité qui n\u2019est pas sans offrir une dimension supplémentaire aux personnages.Avant les rues possède une autre belle qualité qui réside dans son scénario: il laisse des espaces blancs, s\u2019abstient de tout expliquer, nous laissant, en tant que spectateur, une marge d\u2019interprétation.Cela dit, on ne peut juger ces personnages et comment ils le vivent simplement selon nos critères habituels et ce recul-là est très intéressant.Le film ne m\u2019a pas profondément ému mais je l\u2019ai beaucoup aimé.Impossible, en le voyant, de ne pas penser aux problèmes que vivent les gens des Premières Nations dans tant de communautés à travers le pays même si ces problèmes ne sont pas ici directement évoqués.Quelle est la nature de leur profond mal de vivre?Il y a certainement un profond problème identitaire que le film reflète sans chercher à l\u2019exposer.Les jeunes se cherchent, au même titre que les plus vieux, écartelés entre les attraits de la vie moderne occidentale et leurs propres traditions.Doivent-ils suivre le sang, au risque d\u2019être ostracisés pour de bon ou peuvent-ils trouver une voie mitoyenne satisfaisante alors que leur identité est encore si fragile?Le sujet est fascinant mais la vraie force du film de Chloé Leriche est ailleurs: dans son humanité, son authenticité.Il mérite une diffusion nettement plus large qu\u2019une seule salle au Tapis Rouge, et pour peut-être une seule semaine.Sou-haitons-en lui au moins quelques-unes de plus.Au générique Cote:^^^ Titre : Avant les rues Genre: Drame Réalisateur: Chloé Leriche Acteurs : Rykko Bellemare, Kwena Bellemare Boivin et Jacques Newashish Durée :1h37 Une jeune autochtone cherchant la rédemption la trouve en se plongeant dans les traditions de son peuple.Un drame authentique et humain présenté avec doigté dans un scénario simple et accessible.«Profondément beau, boulversant et saisissant.» Marie-Pau e Grima di.Ciné-Bu es AVANT LES RUES cA.Generation UN FILM DE CHLOE LERICHE RYKKO BELLEMARE JACQUES NEWASHISH KWENA BELLEMARE BOIVIN MARTIN DUBREUIL Le tapis rougf 1850 BELLEFEUILLE TROIS-RIVIERES G9A 3Y2 h ILS SONT DE RETOUR! DÉJÀ PLUS D'UN MILLION D'ENTRÉE EN FRANCE CHRISTIAN\tJEAN\tFRANCK\tKARIH\tSYLVIE\tMARIE-ANNE 1RY\tILEX CLAVIER\tRENO\tDÜBOSC\tVIARD\tÏESTUD CHAZEL\tABITTAN\tIUTZ kÆÆA DIRECT MATIN TFT NEWS ?PRESENTEMENT A L'AFFICHE! I CINEMA FLEUR-DE-LYS 1 | CINEMA BIERMANS 1 FRANÇAISE ItROIS-RIVIÉREsI I shawinigan! O en.™ http://www.azfilms.ca/accueil_fr.html E6 CINÉMA ÉDITION WEEK-END DU 16-17 AVRIL 2016 Le Nouvelliste MADE IN FRANCE Le mal incarné Made in France suit l\u2019infiltration d\u2019un journaliste de foi musulmane dans un groupe qui se radicalise et cherche à perpétrer des attentats terroristes à Paris.T - w; ERICMOREAULT Le Soleil Made in France n\u2019a pas été présenté au cinéma en France, et c\u2019est vraiment dommage, en raison de son sujet explosif.Le sixième long métrage de Nicolas Boukhrief suit l\u2019infiltration d\u2019un journaliste de foi musulmane dans un groupe qui se radicalise et cherche à perpétrer des attentats terroristes à Paris.Écrit bien avant les attentats des deux dernières années, il s\u2019avère un suspense diablement efficace dans sa forme, sans occulter son propos sur l\u2019extrémisme.Au film du temps, Sam (Malik Zidi) a réussi à apprivoiser un quatuor de jeunes musulmans plutôt inoffensifs - il n\u2019a pas encore assez de matière pour écrire.Ça viendra avec le retour d\u2019Hassan (Dimitri Storoge) du Pakistan.Il a des contacts et des ordres.Imposant son autorité, le sombre et paranoïaque Hassan convainc le groupe qu\u2019il est temps d\u2019embrasser le djihad.Sam est rapidement aspiré dans une spirale de violence qui en fait un complice (bien involontaire).Les flics le forcent à rester sous couverture pour découvrir qui se cache derrière la cellule qui planifie de faire exploser une bombe sur les Champs-Élysées.Le journaliste sous couverture ne sait plus quoi faire pour s\u2019extirper d\u2019une situation cauchemardesque.Made in France n\u2019est pas un film à thèse.C\u2019est sa principale force.Sous la couverture d\u2019un suspense - diablement efficace -, il laisse son récit illustrer la banalisation du mal incarné, soit comment un seul homme peut entraîner d\u2019autres à sa suite à perpétrer des actes barbares au nom d\u2019une idéologie et d\u2019une vision tordue.Boukhrief n\u2019accuse personne, il expose les rouages de la manipulation qui mènent à l\u2019extrémisme autant que la crédulité, les blessures personnelles et les injustices, fantasmées ou réelles, d\u2019hommes et de femmes qui ne demandent qu\u2019à être convaincus.Il dresse le portrait d\u2019un quatuor de pluralités sociales (immigrant récent, bourgeois catholique en mal de sensation, etc.) dont la radicalisation est aussi plurielle (prison, Internet, mosquée, etc.).Leurs motivations (et pour un, les doutes) sont aussi différentes que leur origine, mais ils sont unis par un même but: semer la mort et la destruction pour établir un nouvel ordre socioreligieux.Le portrait de Boukhrief (Le convoyeur) est nuancé - la police française n\u2019est pas sans tort et sans reproche dans son chantage \\(T ^\"1 > exercé sur Sam.Au contraire.C\u2019est d\u2019ailleurs là que loge la principale faiblesse du scénario.On comprend qu\u2019il veuille protéger la population en général et sa femme et son fils en particulier, il est tout de même difficile de croire qu\u2019il persiste malgré tout.Reste que la réalisation très maîtrisée, alternant les mouvements de caméra bien calculés aux plans plus courts et rapprochés, crée un climat anxiogène qui nous rive à notre siège - il emprunte aux codes du polar et du western pour puncher son efficacité.Le spectateur s\u2019inquiète autant pour Sam, auquel il s\u2019intensifie, que des répercussions des attentats.Malik Zidi, l\u2019interprète du journaliste, est bon, mais pas autant que Dimitri Storoge dans le rôle de l\u2019inquiétant Hassan.Le méconnaissable acteur de Belle et Sébastien livre une prestation d\u2019une intensité à couper le souffle.Son volcanique chef de groupe - dont la violence contenue effleure la surface de ses traits - s\u2019avère autant fascinant que terrifiant.Il y a, dans Made in France, une phrase terrible qui résume l\u2019état d\u2019esprit de ces terroristes en herbe: toujours avancer, ne jamais réfléchir.Heureusement, ce n\u2019est pas le cas du film de Boukhrief.Oui, il nous entraîne dans son récit.Mais quand on en émerge, il entraîne la réflexion et bien plus de questions que de certitudes.Au générique Cote l'k'k'k'A Titre : Made in France Genre:Suspense Réalisateur: Nicolas Boukhrief Acteurs : Malik Zidi, Dimitri Storoge, François Civil Durée:1h29 On aime : La très bonne trame sonore.L\u2019inquiétant Storoge.La maîtrise de la réalisation.Le portrait nuancé.On n\u2019aime pas : U n petit manque de perspective.«VINCENT CASSEL EST PARFAIT.» MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE ?«UN DES PLUS BEAUX ROLES DE VINCENT CASSEL.EMMANUELLE BERCOT EST ADMIRABLE.» ALAIN SPIRA, PARIS MATCH ?«MAIWENN DIRIGE MAGISTRALEMENT SES COMEDIENS, LES RÉVÉLANT COMME ON NE LES A JAMAIS VUS.» ROMAIN LE VERN, TF] NEWS CASSEL PRIX D'INTERPRETATION FÉMININE BERCOT MON ROI ™de MAIWENN MonRoi-LeFilm.ca r gÉfc™ UFW4BA.phwmi\t¦ cw*™&î ™u.:|3T [ VI m PRESENTEMENT AU CINEMA D ^ ES YbiiiB LesFilmsSeville osjr VIVEZ , LA ^lUSIQU^ Saison.2016 4P^2017 Orchestre symphonique de Trois-Rivières Jacques Lacombe, directeur artistique New York! New York! / L\u2019Oiseau de feu / Casse-Noisette / Célébrations Bach / Charles Richard-Hamelin et Chopin / Le requiem selon Brahms / Tosca / + Série Matinées en musique + Série Musique à St.James + Abonnez-vous! Abonnement à 3 grands concerts à compter de 63 $ coGeco QCvou%ec www.ostr.ca \u2022 1 866 416-9797 \u2022 J Le Nouvelliste édition week-end du 16-17 avril 2016 E7 fOUR LES ENFANTS MISE EN VENTE DES BILLETS AUJOURD\u2019HUI DÈS 11H BILLETTERIE: SALLE J.-A.TH0MPS0N AMPHITHEATRECOGECO.COM 819380-9797 il ij.Amphithéâtre ï&i ((())) COGeCO E8 ÉDITION WEEK-END DU 16-17 AVRIL 2016 Le Nouvelliste club de lecture Exceptionnel AAAAA Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter ?LE LIVRE DE LA SEMAINE A ï JH ANAÏS I BARBEAU-¥\t^ LAVALETTE ¦Jgm La femme qui fuit i MARCHAND La femme de feuilles qui fùît L\u2019histoire: Qui était Suzanne Meloche?Grâce à une détective privée et à des gens qui l\u2019ont connue, Anaïs Bar-beau-Lavalette réinvente la vie de sa grand-mère maternelle, qu\u2019elle a peu connue, à partir d\u2019anecdotes, de lettres et de souvenirs, le tout en marge de la signature du manifeste Refus global, précurseur de la Révolution tranquille.L\u2019auteure : Née en 1979, fille de la cinéaste Manon Barbeau et du directeur photo Philippe Lavalette, Anaïs Barbeau-Lavalette a étudié en études internationales à l\u2019Université de Montréal et à l\u2019Institut national de l\u2019image et du son.Elle s\u2019est d\u2019abord fait connaître comme réalisatrice en signant documentaires (Les petits princes des bidonvilles, Les petits géants) et fictions (Le ring et Inch\u2019Allah, Prix de la critique internationale au Festival du film de Berlin).En tant qu\u2019écrivaine, elle a publié Je voudrais qu\u2019on m\u2019efface et Embrasser Yasser Arafat.La femme qui fuit est son troisième livre.Il est en lice pour le Prix des libraires du Québec 2016 ainsi que pour le prix France-Québec 2016.La vie derrière soi KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca L\u2019idée d\u2019une mère qui abandonne ses deux jeunes enfants est heurtante.Difficile à envisager et à comprendre.On n\u2019y voit que femme insensible, femme insensée.On n\u2019y voit d\u2019ordinaire que geste monstrueux.Quand on est soi-même issue de la lignée de celle qui a fui foyer et famille, il y a sans aucun doute un morceau de puzzle manquant.Une blessure qui saigne à l\u2019intérieur de soi.Aux racines.Anaïs Barbeau-Lavalette l\u2019écrit noir sur blanc : elle n\u2019aimait pas cette femme, sa grand-mère, qui avait fracturé le cœur de sa mère.Mais à la mort de son aïeule, elle se découvre l\u2019envie de la connaître.Elle retourne là où Suzanne Meloche a posé les pieds.Elle fouille, remonte jusqu\u2019à la source, jusqu\u2019à la petite enfance que Suzanne a traversée dans une campagne étouffante, auprès d\u2019une mère avalée par la maternité et la mornitude des jours.La langue choisie ici par l\u2019écrivaine est enracinée, incarnée, sans fioriture, mais pas dépourvue d\u2019images.À travers cette écriture vive, précise, presque nerveuse, la rencontre avec Suzanne Meloche/Barbeau se fait sans complaisance.Et la route est fascinante, tout comme l\u2019est la plongée dans l\u2019hier artistique du Québec, à l\u2019heure du Refus global, quand une poignée de créateurs (Borduas, Riopelle, Gauvreau, etc.) voulaient se réinventer en tirant la langue à la grande noirceur de Duplessis.Découpé en périodes temporelles d\u2019hier jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, le récit narré à la deuxième personne accentue cette idée qu\u2019on avance dans les pas de l\u2019artiste.Poétesse mariée à 20 ans à Marcel Barbeau, féministe éprise de liberté, elle a vite quitté une vie devenue trop petite pour elle.Militante pour les droits des Autochtones et, plus tard, pour ceux des Noirs, elle rêve grand, mais se réalise peu.C\u2019est tout le tragique de cette femme au destin brisé qui s\u2019est aliéné les siens en allant longtemps voir ailleurs si elle y était.?Celle qu\u2019elle aurait aimé connaître MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca Dans la fuite, il y a ce que l\u2019on fuit et ce que l\u2019on poursuit : l\u2019un ne va pas sans l\u2019autre.Artiste, passionnée, intellectuelle et ambitieuse, Suzanne Meloche a tout fait pour échapper à une vie trop traditionnelle, trop ennuyeuse et dans laquelle elle ne se reconnaissait pas.Elle court plutôt en direction d\u2019une révolution tranquille dont elle ignore le nom; elle s\u2019élance vers la liberté, vers la femme qu\u2019elle rêve d\u2019être, mais au bout du compte, trouvera-t-elle réellement ce qu\u2019elle cherche en abandonnant subitement mari et enfants?En imaginant la vie de sa grand-mère, Anaïs Barbeau-Lavalette fait la paix avec celle quelle aurait aimé connaître davantage.«Ton absence fait partie de moi», lui écrit-elle.Ce faisant, l\u2019auteure rend aussi hommage à une pionnière, une féministe et une artiste qui a trouvé sa tribu dans le groupe ayant donné naissance au célèbre manifeste Refus global.Contrairement au personnage principal, on ne fuit pas en lisant le roman; on s\u2019y aventure plutôt à grands pas, parcourant les très brefs chapitres les uns après les autres.On y ressent une grande sensibilité de l\u2019auteure, qui nous raconte près d\u2019un siècle d\u2019histoire comme si elle l\u2019avait vécu elle-même.Le rythme parfois trop saccadé de l\u2019écriture est heureusement contrebalancé par un langage brillamment imagé et qui sied bien à l\u2019héroïne de l\u2019ouvrage, ponctué ici et là de phrases coup de poing qui amènent une réflexion au-delà des pages du roman.À travers la vie réinventée de Suzanne Meloche, Anaïs Barbeau-Lavalette revisite une période charnière, mais pas si lointaine, de notre histoire et de ses protagonistes.?Vï ÉCHOS DES LECTEURS À propos des Hautes montagnes du Portugal de Yann Martel Tout comme L\u2019histoire de Pi, j\u2019ai adoré la lecture du livre Les hautes montagnes du Portugal.Je l\u2019ai lu avec un ravissement certain.Les trois intrigues principales (le voyage en voiture en 1904, la visite chez le pathologiste en 1939 et le sénateur qui fait l\u2019acquisition d\u2019un singe dans notre siècle) m\u2019ont questionné tout au long sur ce qui les reliait entre elles.J\u2019ai aimé l\u2019originalité des sujets, les détails et les descriptions, et comment la foi y est décrite de façon différente.Je le recommande à tous mes amis comme lecture.Michel Tremblay, Ottawa, Ontario VT\" Ce roman en trois parties m\u2019a laissé un sentiment étrange, mêlé à la fois d\u2019émerveillement et de déroute.Dans une écriture puissamment inventive, parfois humoristique, Yann Martel propose une exploration allégorique de la foi.Il recourt à un animal, le chimpanzé, pour symboliser le religieux et, de façon plus subtile, l\u2019art.Avec Martel, il faut s\u2019attendre à tout: au merveilleux, à une touche de poésie ainsi qu\u2019à des scènes délirantes portées par des protagonistes hauts en couleur.Quiconque aime les histoires simples doit s\u2019abstenir.Claire Desjardins, Gatineau XT' OÉcrivez-nous! Le Club de lecture se veut un lieu d\u2019échange sur la littérature.Chaque semaine, deuxjournalistes du Groupe Capitales Médias partagent leur appréciation d\u2019un livre.Et nous voulons aussi votre avis! Vous avez lu le bouquin dont nous parlons et voulez donner vos commentaires?Envoyez-nous un texte d\u2019environ 80 mots (500 caractères) avec votre nom et votre lieu de résidence à ciubdeiecture@gcmedias.ca Avenir LA SEMAINE PROCHAINE RUDYARD KIPLING LE LIVRE DE LA JUNGLE RUDYARD KIPLING Le livre de la jungle ARCHIPOCHE iothEoue des classiques' 30 AVRIL KIMTHÛY Vi LIBRE EXPRESSION 7 MAI MARTIN MICHAUD Quand j\u2019étais Théodore Seaborn GOÉLETTE Le Nouvelliste édition week-end du 16-17 avril 2016 E9 EN COULISSES Tom Jones - source: ap TOM JONES En deuil STRIKE BACK facilement des premiers rôles dans des films (elle est en tournage à Montréal cesjours-ci pour X-Men Apocalypse), elle est belle, elle a des amis célèbres parmi lesquels Lena Dunham, Adele, Emma Stone et Amy Schumer, et elle affiche une grande confiance en elle.«Je sens que parfois les gens sont intimidés par moi, mais je fais tout en mon possible pour enlever cette impression, a-t-elle dit en entrevue au Harper\u2019s Bazaar.Il n\u2019y a aucune raison d\u2019être intimidé par moi.Pas du tout.Mais en même temps, je comprends.» Après des relations amoureuses avec le chanteur de Coldplay Chris Martin et l\u2019acteur Nicholas Hoult, elle est désormais célibataire.Elle a appris à rester discrète sur ses amours.Sir Tom Jones a eu le chagrin de perdre sa femme Melinda dimanche dernier, décédée d\u2019un cancer.On a été étonné d\u2019apprendre que le chanteur de charme était marié depuis 59 ans à sa douce.Wow! Le couple s\u2019est rencontré à l\u2019école secondaire à l\u2019âge de 12 ans et ne s\u2019est plusjamais quitté.Jones a raconté dans une entrevue en octobre qu\u2019alors qu\u2019il était alité enfant parce qu\u2019il souffrait de tuberculose, il voyait Melinda à travers sa fenêtre.C\u2019est à ce moment qu\u2019il en est tombé amoureux.À17 ans, les tourtereaux se marient.Tom Jones est un chanteur inconnu à l\u2019époque et les parents du petit Mark peinent àjoindre les deux bouts.À partir de 1965, la carrière de Jones explose avec des hits comme It\u2019s not unusual et Kiss.Il y a peu de temps, Jones se confiait sur sa relation avec Melinda: «Notre mariage est fort comme un roc.Elle est la personne la plus importante dans ma vie.C\u2019est une femme incroyable [.] Linda est l\u2019amour de ma vie, elle le restera à jamais».Il ne faut toutefois pas croire que Jones a toujours été un mari modèle.Il a déjà déclaré avoir des relations sexuelles avec 250 groupies par année au faîte de sa gloire.Melinda l\u2019aurait même agressé physiquement une fois, poussée à bout par ses infidélités.Jones a même eu un fils avec l\u2019une de ses maîtresses.Mais l\u2019amour entre les deux a triomphé jusqu\u2019à la mort.JENNIFER LAWRENCE Intimidante À 25 ans, Jennifer Lawrence a tout pour intimider.Elle décroche «Tout ce que je dis sur les garçons est repris.» Lawrence ne croit pas avoir un type d\u2019homme.«Si je pense à mes anciens copains, ils ne sont pas comparables.» Pour le moment, elle fait cavalière seule.«Le sexe?Est-ce que quelqu\u2019un peut m\u2019expliquer ce que c\u2019est?» lance-t-elle à la blague.Quant à son apparence physique, Lawrence en a marre de se faire dire qu\u2019elle a un physique «normal».«Nous sommes tellement habituées à la maigreur que quand tu as un poids normal, on dit «Oh mon dieu, elle est ronde!» Le strict minimum serait de monter la barre.Au moins, je ne me sentirais plus la plus grosse».Voilà qui est dit! Le Soleil Sources: Paris Match, ET Online, Harper\u2019s Bazaar, Wikipedia, People,CNN Jennifer Lawrence Accès illimité: pour vivre au rythme de nos artistes préférés Céline Dion en compagniede Jean-Philippe Dion àAccèsillimité donton célèbre les cinq ans, ce dimanche, 21 h, à TVA.- photo: lapresse canadienne //// f ¦V&Y: mm \u2022 ¦à DANIELE L.GAUTHIER La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Au Québec, c'est bien connu, nous aimons choyer nos artistes.On les suit tout au long de leur carrière, on assiste à leurs spectacles, on se procure leurs albums, bref, on ne veut rien manquer de leur vie.D\u2019une certaine façon, ils deviennent nos amis «virtuels».Depuis cinq ans déjà, Anouk Meunier et Jean-Philippe Dion en ajoutent une bonne dose avec Accès illimité.On suit les artistes dans leurs préparatifs pour un prochain tour de chant, on les accompagne partout où ils se produisent dans le monde, on assiste aux instants de joie, de doute, aux moments difficiles, on reçoit parfois leurs confidences, on partage toutes leurs émotions.Durant ces années, on aura ainsi vécu des tranches de vie de 177 artistes.Ce dimanche, 21 h, à TVA, on revoit les moments forts tirés des cinq années de la série avec Céline Dion, Patrick Bruel, Mika, Marie-Mai, Rachid Badouri, David Guetta, Stromae, Véronic DiCaire, Louis-José Houde, Marc Dupré et plusieurs autres.De plus, il semble que les animateurs doivent s\u2019attendre à un retour d\u2019ascenseur de la part de certaines vedettes.PLUSÇACHANGE?Voilà une idée qui promet d\u2019être amusante.Le temps passe sans qu\u2019on le réalise vraiment, trop pris que nous sommes par nos activités quotidiennes.Mais depuis ces 50 dernières années, la société a-t-elle changé un peu, beaucoup ou pas du tout?Vox pop nous le dira.On recourt au vox pop pour connaître l\u2019opinion de l\u2019homme (ou la femme) de la rue sur différents sujets d\u2019ordre social ou culturel.C\u2019était le cas, aux débuts de la télévision et c\u2019est encore vrai aujourd\u2019hui, d\u2019autant plus que cette fois, il s\u2019agit de comparer les opinions d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui sur un même sujet.Les arctiives de Radio-Canada débordent de ces informations amassées durant les années 1950,1960,1970.Il sera donc bien amusant de constater si les opinions, les perceptions, les préoccupations des hommes et des femmes d\u2019aujourd\u2019hui ont bien changé.André Robitaille aura le plaisir de sonder les pensées des gens en plus de s\u2019entretenir avec une personnalité qui viendra commenter un sujet d\u2019actualité.Par exemple, le mardi 19 avril, 19 h 30, Dominique Michel y sera pour commenter une question lancée vers la fin des années 1960: peut-on porter la minijupe à 40 ans?TABAC: ENTRE LA VIE ET LA MORT Si le tabac est la cause indéfendable du cancer, chez certains Autochtones, le tabac est plutôt une planche de salut.Devenus des hommes d\u2019affaires dans le domaine de la cigarette illégale, ils pratiquent un métier dangereux, mais un ex-revendeur dira que ces «commerçants» ne savent rien faire d\u2019autre.Et grâce au tabac, les communautés autochtones d\u2019Akwesasne et de Kahnawake ont pu se construire une vie prospère pour le bénéfice de tous.Les Mohawks, ces «Marchands de fumée» sont d\u2019avis que le tabac leur a été donné par le Créateur pour aider leur peuple.Et ils n\u2019ont que faire de nos lois et règlements.À Télé-Québec, le jeudi 21 avril, 20 h.avec Soirée-bénéfice des Amis de l\u2019OSTR Sous la présidence d\u2019honneur de Monsieur Jean-Claude Fortin Place Belvédère Vendredi 22 avril 2016 à 20 heures Institut secondaire Keranna (6205, boul.des Chenaux, Trois-Rivières) Billets : 30 $ 819 373-5340 www.ostr.ca Résidence pour S&+ E10 ÉDITION WEEK-END DU 16-17 AVRIL 2016 Le Nouvelliste (NM^WIOSMOIO (Nn^miONcomo (NM'finsosooino Nn^lOIONOOOl NlMMNNNNNNCMnwnWWWnnnW^ ST q CI CO CO =3 X °\" ® S o ro CMCOTflOtDNCOOO CNco^incoNoocno CMM^inONOOQO (Nrt^lOÜNOOO) CM CM CM CM CM CN CM CN CM CM CO CO CO CO CO CO CO CO CO CO ^ CD O ÇD CD CD P CD CD 03 ; B -a -§ p 03 'CD CO b \"° 81 æ «> œ C ¦ T3 _ olalï 5-1= i 2fT icc « 2 fis E < C « CD =L 03 en KO -92 a a> c/} E ¦ « g J S g CT sS ¦S CD CO £ jl c O CO\tco 03\t-d B\t= Æ\t\u201c m\tS 03\t.-Q 1 « c O ô *03 CO -œ -S o n: : M £ ^ ¦s .2 î .2\" E \u2014 co ¦\tB : CQ >- ¦\t03 > \u2014 8 »- B =3 Q_ » CD E \u2014 03 CD '03 CO |s S Æ CD E CD \u2022 P P O \" § TS °\" 1 03 ¦\u2014\t' r~ n O.~ « e< E CD m - 03 CO Q3 '03 \u2014 C -^¦8® s
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