Le précurseur : bulletin des Soeurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception, 1 janvier 2018, Janvier - Mars 2018, Vol. 61, No. 1
[" JANVIER \u2022 FEVRIER \u2022 MARS 2018 F R EOlfMSiMJ R DEPUIS 1920 digne d'éloges Canada Mission catholique 1 chinoise de Montréal Dossier Descendre chez soi \t\t \tL _\t \t \t¦A\tVi, - U\t \\\t E \\ Y\t \\ v j!\t X ¦\t\\, \\\tX\t 4\t\\\t\\ . Le PRÉCURSEUR Défis-Intentions de prière SOMMAIRE VOL.61, N° 1 | JANVIER* FÉVRIER* MARS 2018 JANVIER 2018 Les minorités religieuses en Asie : Pour que les chrétiens ainsi que les autres minorités religieuses puissent vivre leur foi en toute liberté dans les pays asiatiques.FÉVRIER 2018 Non à la corruption: Pour que ceux qui ont un pouvoir matériel, politique ou spirituel ne glissent pas vers la corruption.MARS 2018 Formation au discernement spirituel : Pour que l'Église tout entière reconnaisse l'urgence de la formation au discernement spirituel, tant personnel et communautaire.Messes offertes à vos intentions dans les pays suivants : (Janvier) Canada (1) \u2022 (Février) Cuba (Mars) Philippines \u2022 (Avril) Haïti (Mai) Canada (2) \u2022 (Juin) Bolivie (Juillet) Malawi & Zambie (Août) Hong Kong & Taïwan (Septembre) Madagascar (Octobre) Pérou \u2022 (Novembre) Japon (Décembre) Canada (3) ^VIE SPIRITUELLE Zachée, descends !-André Gadbois CULTURES ET MISSION K«1 Interpelée par une diversité d'Églises - Pauline Boilard, m.i.c.JEUNES Un Ti-Moun Misyonè en progression - Gisèle Vachon, m.i.c.Les univers religieux de Montréal - Carole Guévin 11 14 16 DOSSIER: DESCENDRE CHEZ SOI À l'école de Jésus -Audrey Charland Un couronnement digne d'éloges - Lise Tremblay, m.i.c.Les danses africaines de guérison - Ruth Christine Nyalazi, m.i.c.18 20 À PROPOS DES MIC Mission chinoise à Montréal (100 ans) - Cecilia Hong, m.i.c.En route avec Denise - Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.LE PRÉCURSEUR Revue missionnaire publiée par les Sœurs Missionnaires de l'Immaculée-Conception Nos bureaux Presse Missionnaire MIC 120, place Juge-Desnoyers Laval (Québec) Canada H7G 1 A4 Téléphone : (450) 663-6460 Télécopieur: (450) 972-1512 Courriel : leprecurseur@pressemic.org Sites Internet: www.pressemic.org www.soeurs-mic.qc.ca Directrice Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c Adjointe à la direction Carole Guévin Agente de communication et de développement Audrey Charland Rédaction Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c Claudette Bouchard, m.i.c.André Gadbois Équipe éditoriale Audrey Charland LéonieTherrien, m.i.c.André Gadbois Révision / Correction Suzanne Labelle, m.i.c.Suzanne Lachapelle Service aux abonnés Yolaine Lavoie, m.i.c.Lucy Virginia Hung, m.i.c Michelle Paquette, m.i.c.Marcelle Paquet, m.i.c.Animation / Promotion Lucette Gilbert, m.i.c.Nicole Joly, m.i.c.Anita Perron, m.i.c.Comptabilité Elmire Allary, m.i.c.Conception graphique Caron Communications Imprimerie Solisco Couverture Lions chinois Crédit:Cecilia Hong, m.i.c.Abonnement (4 numéros): Canada: 1 an-15$, 2 ans-25$ États-Unis: 1 an-20$ US À l'étranger: 1 an-25$ CAN Unité: 5$, frais d'expédition en sus Abonnement numérique : 8$ Membre de l'Association des médias catholiques et œcuméniques (AMéCO) Ce magazine utilise la nouvelle orthographe Dépôts légaux Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0315-9671 Reçus aux fins de l'impôt Enregistrement: NE 89346 9585 RR0001 Presse Missionnaire MIC Canada Nous reconnaissons l'appui financier du gouvernement du Canada. EDITQ, a Vr>}% A Moment d'intériorité La turbulence de nos sociétés nous entraine à un rythme de vie qui nous dépasse.Le temps nous file entre les doigts.On entend souvent dire:Je n\u2019ai pas eu le temps; je n\u2019ai pas le temps, et pourtant.Il nous revient de gérer notre temps de manière à nous accorder des moments d\u2019arrêt, de profiter d\u2019une visite agréable, de savourer un silence où il fait bon descendre en soi pour goûter un temps d\u2019intériorité.Un peu à la manière de Marthe et Marie dans l\u2019Evangile qui se délectent de la présence du Seigneur, chacune selon sa personnalité.A l\u2019exemple de Zachée qui, écoutant sa petite voix intérieure, monte sur le sycomore pour voir passer Jésus, donner à celui-ci la chance de s\u2019inviter lui-même chez soi.Descends vite, il me faut demeurer chez toi.Quelle invitation surprenante et touchante ! Collecteur d\u2019impôt, Zachée préférait réclamer son dû, exploiter ses concitoyens plutôt que de descendre en lui-même.Et pourtant, ce moment d\u2019intimité avec Jésus porte fruit.Zachée prend conscience que le fond de son cœur est bonté, ouverture, générosité.Quelle belle découverte pour lui ! L\u2019estime de soi a certainement monté d\u2019un cran, car être à l\u2019écoute du Seigneur nous réserve d\u2019agréables surprises.A l\u2019école de Jésus, nos jeunes sœurs (scolastiques) apprennent à gérer leur temps.Elles expérimentent l\u2019intimité avec le Seigneur et vivent l\u2019interculturalité dans le respect, l\u2019ouverture à l\u2019autre et le partage des tâches quotidiennes.Un temps de ressourcement et d\u2019intégration du charisme de l\u2019action de grâces missionnaire, une préparation immédiate à leurs vœux perpétuels.C\u2019est de cette façon que Srs Gisèle et Lise se dévouent auprès de la nation haïtienne.Sr Gisèle, responsable de la publication de la revue Ti-Moun Misyonè, visite les élèves des classes primaires et leur propose des activités.Sr Lise prépare des jeunes à la profession d\u2019infirmière à Y Université catholique de Hinche.Une profession où l\u2019oubli de soi, le dévouement et l\u2019amour du prochain sont de rigueur.C\u2019est une belle réussite d\u2019avoir formé ces jeunes qui sont maintenant prêtes à coopérer pour soulager la souffrance humaine.De leur côté, les Chinois de la Mission catholique chinoise de Montréal ont célébré 100 ans de fondation.Une occasion de remercier le Seigneur, de fêter et de témoigner leur reconnaissance aux personnes dévouées à leur cause.Une procession dans les rues de Montréal a démontré leur joie et leur appartenance québécoise.Tous les articles que nous vous présentons dans ce numéro vous parlent d\u2019amour, de joie et d\u2019application amoureuse au service des autres.Prenez le temps de lire et de vous laisser séduire par ces moments de réflexion, d\u2019intériorité.Le Seigneur se glissera chez vous et il se sentira chez lui dans votre cœur.Bonne lecture.LE PRÉCURSEUR | HIVER 2018 | 3 vî' J r l i-îj ¦**r ;wV *H*T Marcher dans une manif de temps en temps est insuffisant, bien que nécessaire, mais c\u2019est chaque jour qu\u2019il nous faut marcher.\t 1\tBEAUCHAMP, André, Devenir voyage, Fides 2017, p.126 2\tLENOIR, Frédéric, Du bonheur, Le livre de poche, p.113 André Gadbois Les villes et les cités d\u2019aujourd\u2019hui,parfois les villages aussi, sont de plus en plus des lieux de manifestation de masse, autant pour se réjouir que pour dénoncer et faire savoir ou démontrer la force de la solidarité humaine.S\u2019ajoutent aussi à ces nombreux rassemblements les réseaux sociaux dont la vitesse à publier et répandre une opinion est étonnante.On serait porté à conclure que la communication entre individus baigne dans l\u2019huile.Tant mieux! Pourtant, la solitude et le découragement font de plus en plus de ravages, l\u2019injustice et le mépris ne cessent de « faire des morts ».Sur tous les continents ! Trop souvent, le monde moderne ressemble à un attelage sans cocher.Les médias sont là pour nous révéler autant la beauté que l\u2019horreur et tenter de nous conscientiser! Mais reviennent tellement souvent les mêmes images.Me trottent en tête (et dans le cœur) les mots d\u2019une chanson qui ne veut pas mourir: Quand les hommes vivront d\u2019amour, il n\u2019y aura plus de misère.et alors viendront les beaux jours.Le bonheur aurait-il quitté notre planète?Que faut-il faire pour mettre la main dessus?N\u2019est-il réservé qu\u2019à quelques privilégié(e)s qui ont su le ramasser quand il passait et qui le distribuent selon leur bonne volonté?D\u2019après Sénèque, il n\u2019y a point de vent favorable pour qui ne sait en quel 4 | LE PRÉCURSEUR | HIVER 20l8 VIE SPIRITUELLE port se rendre.Les moines et moniales dans leur monastère sont-ils plus heureux et heureuses que les citoyennes et citoyens qui se rendent au travail sur des routes congestionnées et paient des taxes ?Est-ce exact que certaines personnes sont faites pour le bonheur tandis que d\u2019autres.! On récolte ce que l\u2019on sème, dit-on! Est-ce exact que certaines personnes sont faites pour le bonheur et que les autres.! LE PROPRE DE DIEU Luc (19,1-10) nous apprend que Jésus, traversant la ville de Jéricho, aperçut un homme curieux, nommé Zachée, grimpé dans un sycomore.Il était riche, car chef percepteur des impôts, et de petite taille.Jésus le vit et s\u2019invita chez lui devant une foule scandalisée.Descends chez toi, Zachée, descends en toi ! Durant ce repas à deux, Zachée prit conscience qu\u2019il ne se souciait pas de ses concitoyens transformés par lui en machine à impôt et qu\u2019il n\u2019avait jamais nourri un affamé.Avant de le quitter, Jésus laissa entendre à Zachée qu\u2019aujourd\u2019hui le salut était entré dans sa maison, car le propre de Dieu est de se soucier des hommes, en commençant par ceux qui subissent l\u2019injustice'.TRAVAILLER SUR SOI AU QUOTIDIEN Que reste-t-il sur le trottoir, dans la rue, à l\u2019école.après nos bruyantes et nécessaires manifestations, notre opinion envoyée dans les réseaux sociaux ou nos eucharisties renouvelées.?N\u2019est-ce pas chaque jour, comme le Peuple juif au désert et comme le Prophète de Nazareth, qu\u2019il faut se remettre en marche?C\u2019est dans nos choix quotidiens que notre vie se construit, qu\u2019elle doit être orientée, et qu\u2019elle doit avoir un sens et un but, car c\u2019est au quotidien que se construit notre bonheur.Et dans cette marche, le sabbat ne doit pas être négligé, car le repos de l\u2019âme et du cœur est nécessaire pour marcher au quotidien.Zachée était habité par l\u2019argent et le pouvoir, il faisait pousser la haine et semait la division dans sa ville.Jésus l\u2019a accueilli et l\u2019a remis en marche.Il l\u2019a soutenu dans la réorientation de sa vie, dans la recherche d\u2019un autre sens et d\u2019une raison de vivre; il a sûrement ressenti le bonheur de sauver ce qui semblait perdu.Peut-on être heureux dans un monde malheureux?Je réponds oui sans hésiter: oui et cent fois oui parce que le bonheur est contagieux2.Prière pour notre terre Dieu Tout-Puissant qui est présent dans tout l\u2019univers et dans la plus petite de tes créatures, Kst = toi qui entoures de ta tendresse L i\ttout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté.Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne.Guéris nos vies, pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs, pour que nous semions la beauté, et non la pollution ni la destruction.Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnoitre que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie. Interpelée par une diversité d\u2019Églises Pour créer une nouvelle alliance avec notre mère Terre, Sr Pauline voit l\u2019importance et Vurgence de se responsabiliser envers Vécologie.Engagée auprès des Églises vertes, mouvement interconfessionnel pour sauver la planète, elle s\u2019intéresse également aux traditions chrétiennes qui la conduiront à Jérusalem dans une rencontre interreligieuse et monothéiste.1 www.eglisesvertes.ca PHOTOS: 1\tMont des Béatitudes 2\tLivre de Sr Pauline Crédits: P.Boilard Pauline Boilard, m.i.c.v A l\u2019occasion d\u2019une rencontre communautaire, j\u2019ai été invitée à parler de la diversité des Eglises avec lesquelles je suis régulièrement en contact.D\u2019abord les Eglises vertes au Québec et aussi celle de Jérusalem, où j\u2019ai eu la chance de vivre et de m\u2019impliquer pendant un an.Croyant fermement que nous avons tous le même Père, la diversité des Eglises me fascine de même que les autres religions.Conséquemment, je finis toujours par être invitée à des réunions sur ce sujet.QUE SONT LES ÉGLISES VERTES?Comme certains d\u2019entre nous, la couleur de l\u2019appellation m\u2019a frappée et j\u2019ai d\u2019abord cru à une blague.Mais depuis, j\u2019ai pris davantage conscience qu\u2019on ne blague pas avec l\u2019importance et l\u2019urgence du mouvement écologique.Les Eglises vertes sont interconfessionnelles et émergent des traditions chrétiennes : catholique, orthodoxe, anglicane et protestante.Il s\u2019agit tout simplement, au sein de ces confessions, de groupes qui décident de s\u2019intéresser collectivement aux enjeux écologiques.Ces enjeux concernent tout le monde et deviennent un projet où tous travaillent ensemble de façon œcuménique.Le site des Eglises vertes1 présente ces groupes individuellement: centres jeunesse, paroisses et communautés religieuses qui, comme la nôtre, par le truchement de leurs chapitres provinciaux et généraux, appuient les maisons locales dans leur effort à joindre le mouvement écologique mondial en faveur de la Maison commune.Il était tout à fait pertinent que le Centre canadien â\u2019œcuménisme guide d\u2019abord ces groupes jusqu\u2019à l\u2019été 2015, date à laquelle ce réseau est devenu un organisme à but non lucratif.Plus de soixante groupes ont fêté leur dixième anniversaire, en 2016, au Centre communautaire de l\u2019Eglise Unie du Canada, précisément là où tout avait commencé.Cette fete fut une occasion de renouveler l\u2019engagement à modifier nos manières de penser, à sortir de la dépendance des énergies fossiles, à faire une nouvelle alliance avec la terre, à réviser notre spiritualité et à entendre du même souffle le cri de la terre et celui des pauvres.Voilà donc la mission et la vision des Eglises vertes pour ce qui est de l\u2019éducation, de la spiritualité et de l\u2019action.6 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 20lS CULTURES ET MISSION 1 VOYAGE INTERRELIGIEUX À JÉRUSALEM Comme je participais régulièrement au dialogue judéo-chrétien au Temple Emanu-El-Beth Sholom, à Montréal, j\u2019ai été invitée à faire un voyage de dialogue interreligieux et monothéiste à Jérusalem, un projet piloté par l\u2019Université de Montréal, en juin 2006.DIALOGUE SUR LA PAIX Quand notre groupe est entré, de nuit, à Jérusalem par la porte de Jaffa, tout près de la Tour de David, il nous a été naturel de nous remémorer le psaume 122/121 : Enfin nos pieds s\u2019arrêtent dans tes portes Jérusalem.Advienne la paix en tes murs.Par la suite, nos textes sacrés ne cesseront de prendre différents visages.D\u2019abord intenses, les échanges au petit hôtel Gloria qui nous servait de pension portaient sur les expériences d\u2019une vingtaine de groupes œuvrant pour la paix dans les régions palestiniennes et israéliennes.Nous avons découvert des frères et des sœurs dans la foi très imaginatifs, dynamiques, courageux et persévérants.A ce point de la démarche, nous Occidentaux, avec nos sentiments et notre vision inexacte de la réalité, nous nous interrogions profondément et douloureusement.Avions-nous des préjugés?C\u2019est une question toujours en cours.UNE IMPLICATION INATTENDUE En partie grâce à des contacts créés durant ce voyage, j\u2019ai reçu, deux ans plus tard, une invitation à me rendre au secrétariat de l\u2019École biblique et archéologique française des Dominicains dans la partie palestinienne de Jérusalem.Au milieu des étudiants (es), chercheurs et chercheuses internationaux, mon défi était de faire respecter leur droit d\u2019entrée et de résidence à Jérusalem.Semaine après semaine, pendant un an, les secrétaires israéliennes qui m\u2019accueillaient au centre gouvernemental avaient un grand souci de répondre aux consignes de leurs patrons.J\u2019étais peut-être une étrangère, mais j\u2019étais aussi déterminée qu\u2019elles à atteindre mon objectif.Au-delà de nos différences, nous avons pu sympathiser grâce à une bonne volonté commune de servir.Iferltnr IGiLirJ.WlLi B.PUBLICATION D\u2019UN LIVRE SYNTHÈSE Soucieuse de garder le contact avec une réalité toujours en mouvement, je poursuis les dialogues ici et là-bas.J\u2019ai aussi écrit, en collaboration avec les éditions Novalis, un petit livret publié sous le titre : Jérusalem, une petite ville avec un grand destin.Il constitue une tentative de synthèse des siècles d\u2019histoire pour révéler la valeur symbolique de cette ville autant que son héritage socioculturel.J\u2019ai donc le plaisir de vous offrir, jeunes et enseignants du programme d\u2019éthique et culture religieuse, un instrument très simple de compréhension mutuelle vers une humanité pacifiée.¦Jfli c.- , i \u2018'Rhv * L '-V-r F j .J: I ¦ 'H.Q HrtPEK 20 i; », ü v ; g.LÈ PRECURSEUR Un Ti-Moun Misyonè en progression Ti-Moun Misyonè / Crédit: MIC Depuis le passage du pape Jean-Paul II en Haïti, le 9 mars 1983, un besoin d\u2019animation s\u2019est fait sentir pour les enfants en particulier.Nous avons donc créé le bulletin Ti-Moun Misyonè qui a pris de l\u2019expansion depuis ce temps.Gisèle Vachon, m.i.c.L\u2019ÉVEIL MISSIONNAIRE En Haïti, plusieurs mouvements existaient poulies enfants comme la croisade eucharistique, les scouts et les guides, mais il n\u2019y avait rien pour les Œuvres missionnaires pontificales (OPM).C\u2019est pourquoi des MIC ont pensé mettre sur pied une petite revue pour les écoles primaires.L\u2019éveil missionnaire commence dès le tout jeune âge.Une mascotte telle que Zanmi Solèy peut captiver l\u2019attention des enfants et les inciter, à son exemple, à faire le bien autour d\u2019eux.Dès la première parution, plusieurs écoles ont été intéressées et des petits groupes de Ti-Moun Misyonè ont alors pris naissance.Aujourd\u2019hui, ce journal de 24 pages, en couleur, est une revue d\u2019information et de formation au service des enfants d\u2019Haïti dans le cadre de l\u2019Enfance missionnaire.Il est publié à plus de 15 000 exemplaires et constitue un outil qui accompagne la catéchèse dans les écoles.Les enfants y retrouvent des chants, des blagues, des jeux et des devinettes qu\u2019ils aiment bien.Chaque parution apporte un message évangélique et une mission à leur portée.Les professeurs l\u2019apprécient et s\u2019en servent pour aider les enfants à développer l\u2019attention à l\u2019autre, car même dans les pays pauvres, l\u2019enfant, malgré ses besoins personnels, doit s\u2019ouvrir aux autres et être conscient de ce qui se passe dans les autres pays.UNE EXPÉRIENCE MARQUANTE Je vous raconte une anecdote sur la mascotte Zanmi Solèy.Lise Doucet, m.i.c., animatrice sur la côte sud d\u2019Haïti, avait dit aux élèves que Zanmi 8 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 JEUNES Solèy viendrait les visiter pour leur parler.Sr Lise a déguisé un jeune garçon de 14 ans en mascotte et l\u2019a placé sur le devant d\u2019une camionnette, comme s\u2019il venait de Port-au-Prince.Au moment de la récréation dans la cour d\u2019école, voilà que la camionnette y entre tout doucement.Wow! Quel délire de joie quand les enfants ont reconnu Zanmi Solèy.Après l\u2019euphorie, Sr Lise en a profité pour faire une belle animation et Zanmi Solèy a répondu à toutes les questions que les enfants posaient.L\u2019enfant, de quelque pays qu\u2019il soit, est sensible et spontané.Une activité comme celle-là le marquera pour la vie et c\u2019est pourquoi il est important de continuer la revue.Nous vous remercions pour vos dons au nom des enfants d\u2019Haïti qui n\u2019ont d\u2019autres livres à lire que ceux absolument essentiels pour leurs études.Même si l\u2019imprimerie des Visite de Zanmi Solèy / Crédit: MIC Antilles collabore très bien, les écoles paient une part de l\u2019abonnement et l\u2019enfant doit aussi donner quelques sous.POUR INFORMATION OU POLIR FAI RF U R DON.COMMimiQUFZ AVEC NOUS.mi ssion c h ez nous@b el I net.c a 418 647-6440 SartHrai; : 1 888 280-6440 Mission cher nous* cherche a promou you U solidarité chrétienne avec les Autochtones.Mission chez nous souhaite sensibiliser un large public aux réalités autochtones et favoriser le rapprochement entre les cultures en contrant les préjugés et en encourageant le dialogue.Ave: votre aide, elle veut offrir son soutien matériel autant que moral, aux communautés autochtones du pays.¦ Milieu rhtrrem «I u** gevwe de\t«vÈq-ft uflNrçiMî diOuêfcff iwdit n I WJ et?un\tlsüvî but Iwraâl 615, boul.René Lévesque Oucsl, bureau 1Ü0 Uuébec(üuébec) GIS US MISSION CHEZ NOUS SOLIDARITE CHRÉTIENNE AVEC LFS PREMIÈRES NATIONS missioncheznousxom Les univers religieux de Montréal PHOTO: de g.à droite : Éric Desautels, Catherine Foisy, Audrey Charland, agente de communication et de développement de Presse Missionnaire MIC Crédit: M.-P.Sanfaçon, m.i.c.Carole Guévin L\u2019année 2017 aura été marquante pour Montréal qui fêtait son 375e anniversaire de fondation.Lors des célébrations, toute la diversité culturelle et les richesses historiques de la ville ont grandement été appréciées par les citoyens et les visiteurs.La Société canadienne d\u2019histoire de l\u2019Eglise catholique s\u2019est invitée à la fête en proposant, elle aussi, de tenir son 84e congrès annuel à Montréal, le 29 septembre dernier, à l\u2019oratoire Saint-Joseph, site incontournable du tourisme religieux montréalais.Les organisateurs de ce congrès ont mené une réflexion sous le thème Les univers religieux de Montréal: 375 ans d\u2019histoire en traitant des sujets suivants : l\u2019espace religieux, les œuvres missionnaires et le religieux en mutation.Ce colloque nous a aidés à mieux comprendre comment le fait religieux a contribué et contribue encore à la construction de l\u2019identité montréalaise tout en y laissant une empreinte indélébile.Montréal a tout d\u2019abord été une terre de mission, puis une œuvre missionnaire originale s\u2019y est développée.Le travail des Sœurs missionnaires de l\u2019immaculée-Conception vu à travers le prisme de la revue Le Précurseur a ainsi été analysé par Audrey Charland sous j\t1 1\t\t\t V À\t\t\t\t le thème: Le Précurseur, notre histoire d\u2019un couvert à l\u2019autre ! Dans un vibrant exposé, l\u2019auteure nous fait découvrir la présence et le travail des religieuses au sein de la communauté montréalaise.A partir du contenu des revues, elle relate les univers où les MIC ont occupé l\u2019espace public depuis 1920 dans le domaine de l\u2019éducation, des relations interethniques et interculturelles, de l\u2019immigration, de la pastorale sociale, du rôle particulier des femmes et autres.Les revues Le Précurseur et MIC Mission News ont été des outils \u2018précurseurs\u2019 d\u2019information et de sensibilisation auprès des populations.Vous pourrez lire la communication de Audrey Charland sur le site web : www.pressemic.org ou en le demandant par courriel: communications@pressemic.org \t\t\t-\tJ jUj\t\"jg ! ,\t+ 1 - \tSa* c-JS »\t\t* 1 f* b- -\tJ\t- T ?/ * W \t, 1 1\tB * j\t\tïifl \u201e\t¦ K F, | \tm\t¦\t.T\trpri u \"l \t\t \t\t\u2014 -\tH imm 1 À l\u2019école de Jésus À Yaube de leur départ, je réussis à obtenir un entretien avec les cinq jeunes femmes ayant partagé, dans le courant des dernières saisons, une demeure voisine du couvent des MIC.Malgré la tranquillité apparente de ces religieuses en formation, à l\u2019heure du retour dans leur pays natal, Von sent poindre, dans les silences méditatifs et les rires, une certaine nostalgie de même qu\u2019un brin d\u2019excitation animant leurs regards et leurs discours.Nul doute que leur séjour À L\u2019ÉCOLE DE JÉSUS les prépara adéquatement à l\u2019école de la vie.Pour elles, la vie missionnaire. DESCENDRE CHEZ SOI PHOTOS: 1-2 Vœux perpétuels de Katherine Broso 3 Vivre l'intertionalité Crédits /MIC Audrey Charland UN SEUL GRAIN EST SUFFISANT.Il serait vain de voiler la réalité relative à la décroissance du taux d\u2019entrée en religion dans les différentes congrégations.Néanmoins, en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, le vécu consacré semble encore en interpeller quelques-unes.Parmi celles-ci, un petit nombre seulement atteindra l\u2019étape ultime de la profession perpétuelle.Emilienne, Marie-Emilienne, Katherine, Christine et Treazer sont des victorieuses de cette course à obstacles s\u2019étirant sur plusieurs années.Avant d\u2019en arriver à la fin du parcours, il a fallu choisir, évidemment, de s\u2019y engager.Comment donc, au 21e siècle, s\u2019incarne ce que l\u2019on nomma traditionnellement «l\u2019appel».?Cette invitation prend autant de formes qu\u2019il existe de religieuses ! Quoi qu\u2019il en soit, certains dénominateurs communs peuvent être dégagés, ces derniers se conjuguant par la suite à l\u2019infini.Pour beaucoup, si ce ne fut pour chacune d\u2019entre elles au fil de leur enfance, des religieuses prirent le rôle de modèles.Croisées à l\u2019église, côtoyées dans les institutions d\u2019enseignement, rencontrées dans le cadre d\u2019une animation vocationnelle ou connues de manière plus personnelle, ces femmes consacrées, MIC ou autres, furent admirées en tant que témoins de la parole de Dieu, mais également comme actrices au sein de leur communauté d\u2019accueil.Rapidement, les futures scolastiques développèrent un ardent désir: celui de devenir comme elles.Leur admiration semblait orientée vers un élément précis, transcendant tant les actes que les mots de leurs ainées.Une attraction irrésistible s\u2019opérait vers la joie pure et simple enveloppant ces femmes consacrées.Bien que ce bonheur de vivre, de vivre pour Dieu, demeurât mystérieux aux jeunes, il y avait là une raison de plus pour explorer cette avenue.Tandis que pour quelques-unes il allait de soi que leurs pas en viennent à suivre ceux de Mère Délia, pour quelques autres, la voie ne se dessina pas aussi clairement, voire apparut, au premier abord, contre nature.Il faut parfois la présence d\u2019intermédiaires afin de pouvoir donner le coup de pouce décisif pour le grand saut.On est toujours moins frileux lorsqu\u2019on sait qu\u2019un être aimant (frère, sœur, prêtre ou ami) attend sur la berge, une bouée à la main, si cela s\u2019avérait nécessaire.Malgré les appréhensions et les craintes, les scolastiques comprirent très tôt que cette eau contemplée longtemps de loin n\u2019avait rien d\u2019apeurant.Une fois qu\u2019elles commencèrent à y patauger, elles confirmèrent leurs inclinations pour la vie missionnaire consacrée.POUR QUE GERME LA POUSSE.Comme elles étaient déjà bien campées dans leur foi, je fus curieuse de savoir ce qu\u2019un séjour au Québec apportait de plus à leur bagage vocation-nel et personnel.Sans conteste, leur expérience dans la petite communauté du scolasticat international à Pont-Viau fut une aventure mémorable.En effet, le terme «aventure» n\u2019est pas ici un abus de langage.Les apprentissages furent 12 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 DOSSIER 1 r tti souvent l\u2019aboutissement d\u2019épreuves et de défis, aussi bien d\u2019un point de vue intérieur qu\u2019environnemental.Il fallait qu\u2019elles s\u2019adaptent à une panoplie de nouveaux paramètres en même temps qu\u2019on les appelait à solidifier, brique par brique, leur identité religieuse.A ce propos, les ateliers et discussions leur offrirent l\u2019occasion de faire une relecture de leur passé, afin qu\u2019elles puissent prendre conscience de leurs forces et faiblesses.Une grande ouverture à soi et à autrui s\u2019avère la clé de cette entreprise, car prendre du recul n\u2019est pas chose facile.Il est pourtant essentiel de se connaître pour être en mesure de partager et, surtout, de donner sa propre couleur au charisme transmis par Mère Délia.Les accompagnements psychologiques et spirituels ont également été un soutien important dans ce cheminement.Ce temps de répit, de recueillement, permit à ces jeunes femmes de se reconnecter à la source de leur engagement.Dans le brouhaha de la mission sur le terrain, où les besoins sont criants partout et à tout instant, il est ardu de créer un climat propice à cette descente en son jardin secret.L\u2019urgence d\u2019agir fait trop fréquemment de l\u2019ombre à l\u2019urgence de vivre.Par leur contact avec la nature sauvage et changeante du Québec, les scolastiques trouvèrent écho aux paroles de leur fondatrice, paroles si souvent entendues sans en saisir l\u2019entière intensité.QUI MURIRA AU JOUR LEVANT Le décompte tire à sa fin.Plus que quelques jours sur le sol canadien.Un heureux retour au bercail pointe à l\u2019horizon, attendu dans une hâte palpable.Néanmoins, ces cinq femmes ne rentreront pas à la maison comme l\u2019on rentre d\u2019un voyage, avec des photographies dans leur valise et des anecdotes à raconter.Non.Elles regagneront leur pays avec un petit quelque chose de plus que l\u2019on ne peut ni narrer ni exposer.Un je-ne-saurais-dire lové au creux d\u2019elles-mêmes.Ni quantifiable ni qualifiable.Diverses analogies furent utilisées afin d\u2019expliquer leur état d\u2019esprit.Pour l\u2019une, cette période de ressourcement lui permit d\u2019acquérir une nouvelle paire de lunettes pour voir le monde.Pour une autre, sa voiture est pleine d\u2019essence, prête à partir et à démarrer la mission.Ces images, inspirantes, ouvrent une brèche sur le vécu des scolastiques qui se sentent dorénavant mures pour le partage, le don, l\u2019envoi missionnaire.Qui plus est, elles développèrent ici, dans le courant de leurs échanges, des relations privilégiées entre elles et avec les autres religieuses de la communauté, leurs sœurs.L\u2019on sent la présence d\u2019un fort sentiment d\u2019appartenance imprégnant leurs discours, motivé par les témoignages d\u2019amour du prochain auxquels elles assistèrent.En esprit, elles resteront toujours en communion, malgré la distance géographique, culturelle et générationnelle.A leur image, ces jeunes femmes, très prochainement religieuses professes perpétuelles, transmettront l\u2019héritage légué par Mère Délia.A leur tour, elles serviront de modèles à des centaines de fillettes et de garçons assoiffés de justice, de charité et de foi.Par le biais de leur témoignage vivant, elles incarneront la parole de Dieu tout en s\u2019inscrivant dans l\u2019air du temps.Nous ne pouvons que les encourager dans la poursuite de leur vocation missionnaire.«&> LE PRÉCURSEUR | HIVER 2018 | 13 DESCENDRE CHEZ SOI Un couronnement cligne d'éloges Trente-quatre jeunes prêtes à offrir des soins de qualité.C\u2019est le résultat de quatre ans de labeur à la faculté des sciences infirmières de l\u2019Université catholique de Hinche.Sr Lise et Sr Silfane y ont investi peines et amour pour leur réussite.Félicitations à chacune de ces diplômées et à leurs professeures! Lise Tremblay, m.i.c.Le 7 juillet 2017, en la cathédrale Immaculée-Conception de Hinche, avait enfin lieu la première remise des diplômes de Y Université Notre-Dame d\u2019Haïti (UNDH) de Y Unité Diocésaine à\u2019Études, de Recherches et de Services de Hinche (UDERS).Deux facultés étaient à l\u2019honneur en ce grand jour: la Faculté des sciences infirmières et la Faculté de biologie médicale, la première en Haïti.Depuis 2012, les étudiantes peuvent suivre une formation intégrale qui est l\u2019un des principaux objectifs de Y Université catholique.La route n\u2019a pas toujours été facile.C\u2019est le prix à payer pour bien commencer une œuvre digne de la vie et de la personne humaine.La petite graine semée en terre voit ses premiers fruits.Sœur Silfane Joseph, m.i.c., et moi-même sommes heureuses de présenter ces 34 jeunes qui, à leur tour, pourront offrir à leurs sœurs et frères haïtiens des soins de qualité et dignes de la personne humaine.C\u2019est le couronnement de quatre années de formation et de stages pratiques, parfois dans des conditions difficiles étant donné l\u2019état de certaines routes.Lors de la cinquième année de la formation, les finissantes doivent produire et présenter un travail de recherche devant jury.La formation se terminera en décembre prochain, date à laquelle elles devront passer les examens de l\u2019Etat pour obtenir leur licence.PHOTO: Groupe de finissantes Crédit: MIC S-4LIS t y 14 | LE PRÉCURSEUR | HIVER 2018 DOSSIER 1 En ce matin du 7 juillet, la cérémonie prévue à 9 h commence par l\u2019entrée solennelle de nos futures infirmières revêtues de leur uniforme.Elles ont elles-mêmes préparé et animé la messe d\u2019action de grâces précédant la collation des grades.Mgr Désinord Jean, évêque du diocèse et président de l\u2019UDERS de Elinche, Mgr Pierre André Pierre, recteur de Y Université Notre-Dame d\u2019Haïti (UNDH), le vice-recteur exécutif de Y UDERS de Elinche, le père Hérald Jean et quelques prêtres professeurs à l\u2019UDERS concélèbrent l\u2019Eucharistie, remettant au Seigneur l\u2019avenir de ces jeunes.Après la cérémonie religieuse à la fois priante et festive, les futures diplômées des deux facultés ont revêtu la toge et le mortier aux couleurs de l\u2019université : le bleu et le jaune.Les futures infirmières ont fait le serment de Florence Nightingale, la pionnière de la profession infirmière moderne.Pour Florence, le patient est un tout : une personne qui vit dans un environnement, d\u2019où l\u2019importance de celui-ci.Chacune est appelée par son nom et reçoit le certificat confirmant qu\u2019elle a suivi intégralement le programme de formation et qu\u2019elle en a rempli les exigences.La première récipiendaire du groupe méritait bien cette mention pour avoir été constante dans ses réussites scolaires et pratiques et la deuxième n\u2019en méritait pas moins.Félicitations à chacune ! Parents, amis, consœurs et confrères des autres promotions, professeurs, monitrices de stage, sans oublier les membres de la direction vibrent au diapason de la satisfaction perçue et exprimée par les nouvelles diplômées.Lajoie de toutes ces personnes réunies aujourd\u2019hui est à la hauteur des efforts et des sacrifices consentis par les parents, les bienfaiteurs, les étudiantes et tout le corps professoral.Le discours du recteur de Y UNDH et les mots de remerciement des diplômées mettent un terme à ce jour de célébration à 17 h.Certaines étudiantes ont eu un parcours plus ardu, étant donné les difficultés économiques de leurs parents.Ici, permettez-moi de vous remercier, chers lecteurs et lectrices de la revue Le Précurseur, pour votre générosité à répondre à un appel lancé pour appuyer nos étudiantes et faciliter notre tâche dans cette œuvre naissante, car l\u2019UNDH ne reçoit aucune subvention de l\u2019État.Nous vous sommes reconnaissantes de votre esprit de solidarité et de partage.Vos dons nous ont permis de nous procurer du matériel et des documents indispensables et d\u2019accorder une aide occasionnelle à des jeunes défavorisés.Je pense spécialement à l\u2019une des diplômées qui a failli renoncer à un stage important et obligatoire faute de moyens financiers.Merci ! Que votre geste de partage vous soit remis en bénédictions de toutes sortes, pour vous et les personnes qui vous sont chères.Vivez le présent avec passion, nous disait le pape François à l\u2019aube de l\u2019année de la Vie consacrée (2015-2016).C\u2019est avec passion que nous continuons le travail de formation de nos jeunes à tous les stades de leurs études.Notre façon de vivre la Mission de Jésus aujourd\u2019hui est de leur transmettre notre gout d\u2019être avec Lui, porteuses de Vie.Cette expérience enrichissante se vit à l\u2019intérieur d\u2019une équipe convaincue de la noblesse de la profession.N\u2019oubliez pas que ce seront des vies qui vous seront confiées s\u2019entendent rappeler les étudiantes tout au long de leur formation.En nous redisant les mots de notre cher pape François, nous regardons l\u2019avenir avec espérance.Avenir, il va sans dire peut-être incertain si on considère la condition actuelle du peuple haïtien, mais avenir chargé de bourgeons d\u2019espérance si on considère cette jeunesse désireuse de faire la différence.Certaines ont déjà trouvé un travail répondant à leur formation; d\u2019autres continuent d\u2019espérer qu\u2019elles seront utiles à leur peuple.Pour nous, disciples missionnaires au service de la Vie, nous continuons à porter haut le flambeau de notre profession et de faire en sorte que nous puissions communiquer, à la suite de notre vénérable Mère Délia et de Marie du Magnificat, notre foi en Dieu présent en toute personne et notre passion pour la Vie et la vie en abondance ! Avec Sr Lise, je contribue à l\u2019avenir de ces jeunes d\u2019Haïti, par un chèque de: ___________$ Je libelle le chèque à: PROCURE DES MISSIONS Projet : UDERS, Hinche, Haïti 121, avenue Maplewood Montréal (QC) H2V 2M2 CANADA LE PRÉCURSEUR | HIVER 2018 | 15 Crédit.DESCENDRE CHEZ SOI Ruth Christine Nyalazi, m.i.c.Je n\u2019ai jamais vraiment participé de près aux rituels de ma propre communauté ni à ceux qui avaient lieu aux alentours de mon village.Par contre, je me souviens être allée voir des personnes possédées par les esprits exécuter des danses rituelles.Je me souviens aussi que lorsque quelqu\u2019un était malade, on croyait que c\u2019était parce que les esprits n\u2019étaient pas heureux.On les invoquait alors pour leur demander pardon et obtenir la guérison de cette personne.Dans ma culture, les personnes qui sont possédées par les esprits se retirent à l\u2019écart et passent de longues heures isolées, dans le silence d\u2019une maison de village ou dans la brousse, dans la seule présence de la lumière et des dieux.Habituellement, après trois jours, les personnes retournent au village, ou bien ouvrent la porte de la maison, et leur accompagnateur organise une danse de guérison dans le but de chasser les mauvais esprits.Ces danses sont appelées vimbuza chez les Tumbuka et mashawe chez les Nsengas de Zambie.Après ces danses, les personnes sont guéries.C\u2019est quelque chose que nous ne pouvons comprendre et plusieurs questions demeurent sans réponse.Mais je crois qu\u2019il y a un élément sacré dans ce processus.Il est difficile d\u2019expliquer le lien spécial que certaines personnes ont avec un pouvoir mystique; mais chose certaine, elles savent se relier à la nature et à son langage sacré.Danse traditionnelle 1.-P.Sanfaçon, m.i.c.LA SPIRITUALITÉ De plus en plus, nous découvrons que tout est maintenu de façon sacrée par l\u2019esprit de Dieu.Dans son livre Sacred Sustainability, écrit en 2014, Jojo Fung affirme que la vie abonde dans la forêt, les rivières, les sols et dans toutes les choses qui nous entourent.Je crois que les personnes possédées se retirent dans le silence afin de faire de l\u2019introspection et de voir au-delà de leurs douleurs et de leurs souffrances.La retraite leur fait voir un côté positif de la vie, car la plupart des possédées sont des femmes souffrantes qui ont beaucoup de problèmes.Dans l\u2019Évangile selon saint Matthieu, Jésus rencontre deux possédés.J\u2019ai réfléchi à cette parabole: les possédés sont en souffrance, ils se sentent rejetés, la vie n\u2019a pas de sens pour eux et la présence de Jésus leur fait peur.Ils lui demandent : Que nous veux-tu, Fils de Dieu ?Es-tu venu pour nous tourmenter avant le moment fixé?Mais Jésus intervient et prend soin de leur souffrance.Il leur redonne une dignité pour ce qu\u2019ils sont censés être et ils partent dans la joie et dans l\u2019action de grâces.C\u2019est la danse de guérison d\u2019une âme guérie.Jojo Fung affirme que la vie est mystique et sacrée, remplie de mystère, d\u2019inconnu et de connu, de visible et d\u2019invisible.J\u2019en suis venue à croire, au cours des années, que nous savons très peu de choses sur la nature.Valoriser la nature est sacré.J\u2019apprends à valoriser la vie humaine dans tout ce qu\u2019elle a de sacré.Nous sommes appelés à réfléchir au caractère sacré dans nos propres vies.EXPÉRIENCE PERSONNELLE Alors que j\u2019étais au Canada à l\u2019automne 2006, je souffrais d\u2019un problème de santé.J\u2019étais dévastée, car je savais que je ne serais plus jamais la même.J\u2019ai Les dans africaines de guérison l6 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 DOSSIER 1 donc décidé de me retirer de tout pour faire une retraite de six jours, en silence, à l\u2019Ermitage Sainte-Croix.Un jour, alors que je me débattais avec des idées négatives, j\u2019ai eu une vision très claire: une puissante énergie dansait à l\u2019intérieur d\u2019un cercle et me transforma.J\u2019ai ressenti une joie profonde, comme si un espace sacré s\u2019était formé en moi.J\u2019ai compris alors que c\u2019était un signe pour m\u2019indiquer de lâcher prise et de me laisser toucher par la grâce de Dieu.Je ne devais plus m\u2019accrocher, mais lâcher prise.Puis, j\u2019ai entendu les mots de Job: «Dieu a donné; Dieu a repris; que le nom de Dieu soit béni».Ce fut un moment sacré qui me soutiendra pour toutes les années à venir et me permettra de faire face à ma solitude créative.LA MISSION Cet événement m\u2019a sensibilisée très profondément à la réalité du ministère de guérisseur des âmes par l\u2019accompagnement.Ce ministère a besoin de toutes les sources d\u2019énergie positive qui transforment la douleur en joie, la colère en paix, la mort en vie, le désespoir en espoir et la tristesse en bonheur.Cette énergie est une présence qui guérit, qui donne une centaine de raisons de vivre toujours et encore malgré la mort au quotidien.Cette énergie nous entoure et est présente en nous.Nous ne sommes pas seuls, nous avons le soutien de Dieu et de nos intercesseurs, les ancêtres.Tirer profit de cette énergie universelle signifie s\u2019ouvrir complètement à l\u2019influence du Saint-Esprit qui transmet le souffle de la vie à travers la nature et tout ce qui nous entoure.Nous pouvons alors laisser les autres expérimenter le Dieu de la danse de guérison.C\u2019est l\u2019expérience de la résurrection.IL EST VIVANT! a* Ruth Christine Nyalazi, m.i.c.Crédit: MIC La prescription parfaite The perfect prescription N.FRANCIS SHEFTESHY, PHARMACIEN Tel.: 514.384.61 77 Téléc.: 514.384.21 71 Procession dans les rues de Montréal / Cecilia Hong, m.i.c.¦J ni Hrt:, Mission catholique chinoise ÛMjO de Montréal c) ItUO^OiAQ.1 GAUTHIER, Chantal, Femmes sans frontières, Édition Carte blanche, 2008, p.411 Cecilia Hong, m.i.c.Célébrer le centenaire de la Mission catholique chinoise de Montréal remet en mémoire son histoire.Les premiers immigrants chinois sont arrivés à Montréal vers 1860 pour travailler à la construction du chemin defer.En 1901, l'immigration s'intensifia et on dénombrait 888 Chinois à Montréal.Ces immigrants se sont alors regroupés et ont créé le Chinatown qui comprenait, 11 ans plus tard, plus de 1300 personnes.LIENS TISSÉS AVEC LES SŒURS MISSIONNAIRES DE L'IMMACULÉE-CONCEPTION Dès 1913, quatre ans après le premier départ des missionnaires pour la Chine, notre fondatrice, Délia Tétreault, se tourna vers les Chinois de Montréal et accueillit favorablement le projet d\u2019une école du dimanche qu\u2019on appela l\u2019École chinoise du Saint-Esprit où les MIC enseignèrent les rudiments du catholicisme.En 1916, préoccupée par l\u2019avenir des enfants chinois, Délia Tétreault obtint de la commission scolaire de Montréal l\u2019ouverture d\u2019une première école chinoise qui se maintint jusqu\u2019en 1931, année qui marqua le retour en Chine de nombreuses familles.l8 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 A PROPOS DES MIC En 1918, lors de l\u2019épidémie de grippe espagnole à Montréal, Délia obtint la permission d\u2019ouvrir un petit hôpital d\u2019urgence, rue Saint-Denis, au bénéfice de la communauté chinoise.Avec les années, l\u2019hôpital n\u2019arriva plus à répondre aux besoins et on mit sur pied une grande campagne de financement qui permit la construction d\u2019un nouvel hôpital, rueViger, d\u2019une capacité totale de 128 lits.Depuis 2015, l\u2019hôpital chinois de Montréal fait partie du Centre intégré universitaire du Centre-Sud-de-l\u2019Ile-de-Montréal (CIUSSS).Les MIC ont étroitement collaboré à la Mission catholique chinoise de Montréal de 1931 à 1986 et participent toujours à certaines des activités1.UNE GRANDE FÊTE DANS LE QUARTIER CHINOIS DE MONTRÉAL Invitées officiellement à la fete, Cecilia Hong, Celia Chua et Monica Lam ont eu un grand plaisir à y participer.La fête commença par une représentation théâtrale résumant symboliquement l\u2019histoire de la Mission catholique chinoise de Montréal.Le tout fut agrémenté par des danses, des chants, de la musique, des poèmes et par la fameuse danse du lion.Celle-ci, selon la culture traditionnelle chinoise, souligne l\u2019importance de la célébration et de ses invités d\u2019honneur.Un centenaire mérite bien cet évènement spécial! Deux lions entrent en scène, un tout de rouge vêtu et l\u2019autre tout en or, ils dansent allègrement à la joie de tous les invités dont l\u2019âge varie entre 5 et 90 ans.La danse harmonieuse des deux lions représente la complicité et l\u2019amitié établies entre les Chinois de langue mandarine et les Chinois de langue cantonaise.Une chaleureuse accolade des lions termine la danse sous les applaudissements nourris des invités.D\u2019anciens paroissiens très dévoués ont reçu des mentions spéciales pour leur contribution.Notons particulièrement le père Thomas Tou, qui a servi la communauté pendant plus de 60 ans, Sr Charlotte Duhamel et toutes les MIC qui ont œuvré avec amour et dévouement pour le bien de la communauté chinoise de Montréal.Les Sœurs Missionnaires de VImmaculée-Conception, par l\u2019entremise des trois sœurs participantes, ont présenté une reproduction de l\u2019œuvre de M.Pierre Lussier sur Délia Tétreault et la mission, exposée à l\u2019entrée de la chapelle à Sainte-Anne-de-Beaupré.La population chinoise y est représentée symboliquement.La fete s\u2019est terminée par une procession du dragon chinois à travers les rues de Montréal en direction du Centre chinois où un repas festif attendait les invités.Cardinal J.Zen, Hong Kong / Crédit: M.-P.Sanfaçon, m.i.c DES INVITÉS DE HONG KONG Le 21 septembre, le cardinal Joseph Zen, évêque émérite de Hong Kong, rendait visite à son amie de longue date, Sr Marie-Thérèse Beaudette, m.i.c., à Laval.Il était accompagné de frère Joseph Ng, salésien de Hong Kong et du père Joseph Liu, curé de la paroisse de la Mission catholique chinoise de Montréal.Quelques paroissiens se sont joints à leur pasteur, heureux de remercier les MIC pour leur engagement sans faille envers la Mission catholique chinoise de Montréal.Après le diner, le cardinal Zen a parlé des relations entre le Vatican et le gouvernement chinois.En grand défenseur de la démocratie, des droits humains et de la liberté politique et religieuse, il nous a demandé de prier pour la Chine et ses millions de citoyens catholiques qui sont perplexes quant à leur allégeance religieuse.Son message a ravivé en nous le désir de prier pour ceux qui luttent pour leur foi.^ LE PRÉCURSEUR | HIVER 2018 | 19 Sr Denise / Crédit: M.-P.Sanfaçon, m.i.c.sLooute.airec IÙqhLoq.Sœur Denise Duhamel est de retour d'Afrique où elle a œuvré pendant 35 ans.Elle est aujourd'hui notre «chauffeure» attitrée et mène ses consœurs à leurs rendez-vous médicaux.Les hôpitaux de Montréal et de Laval n'ont plus de secrets pour elle.Toujours disponible très tôt le matin aussi bien que le soir, elle vaque à ses occupations comme elle l'a toujours fait.Je suis heureuse de vous présenter cette femme intrépide.Marie-Paule Sanfaçon, m.i.c.Sr Marie-Paule: Brièvement, dis-moi, Denise, comment as-tu été touchée par la grâce du Seigneur pour devenir missionnaire?Sr Denise: C\u2019est une longue histoire.Originaire de Granby, au Québec, j\u2019ai étudié à l\u2019école Sainte-Famille dirigée parles Sœurs Missionnaires de l'Immaailée-Conception.J\u2019admirais beaucoup Sr Marie-Paule Michaud, mon professeure.Elle a été envoyée à la mission de Cuba, à Mangito, où j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019aller la visiter un jour, car une de mes tantes avait besoin de quelqu\u2019un pour conduire là-bas.Un séjour de quarante-huit heures à Cuba m\u2019a permis d\u2019admirer le travail des sœurs et de rencontrer Sr Marie-Paule.Par la suite, j\u2019y suis retournée et cette fois-là, je me suis sentie appelée intérieurement par la vie missionnaire.A mon retour, je fis une retraite et alors que j\u2019emmenais le prédicateur en voiture, ce dernier me dit: Cesse de te demander ce que le Seigneur veut de toi, mais demande-toi ce que tu veux donner au Seigneur.Il ne m\u2019en fallait pas plus pour me décider.Toutefois, une certaine crainte me tenaillait: mon père tenait une salle de danse à Granby, au Vieux Moulin, où j\u2019y jouais de la trompette ! J\u2019étais certaine d\u2019être refusée à cause de cela, mais à mon grand bonheur, j\u2019ai été acceptée.20 I LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 A PROPOS DES MIC Sr Marie-Paule: Parle-moi de ta mission africaine.Je sais que tu as plusieurs cordes à ton arc, mais quelle a été ta principale occupation?Sr Denise: Au Malawi, en 1965, j\u2019étais cuisinière, mais je me proposais pour rendre de multiples services.Je veillais aussi à l\u2019entretien des immeubles et plus particulièrement des écoles.J\u2019ai contribué à faire bâtir notre maison de repos à Nkatabé, au bord du lac Malawi, et j\u2019ai enseigné la musique aux filles.Toute jeune,j\u2019ai appris seule à jouer de la trompette pour imiter mon père.Cet instrument me suivait partout depuis l\u2019âge de 12 ans.J\u2019étais fascinée par le son que la trompette donnait avec seulement trois pistons.Avec les filles, nous avions formé une fanfare appelée MERRY BAND.Nous nous pratiquions une à deux fois par semaine dans le cadre du MUSIC CLUB.A quelques reprises, les garçons du secondaire se joignaient à nous et nous donnions des concerts au plus grand plaisir des élèves.Une ambassade et une paroisse nous ont offert des instruments à vent.Quels fabuleux cadeaux pour sensibiliser les jeunes à la beauté de la musique ! Sr Marie-Paule: Peux-tu me parler de ce qui t'a le plus marquée pendant ton temps de mission au Malawi?Sr Denise: A cause de la pauvreté, plusieurs enfants n\u2019allaient pas à l\u2019école.Cela me faisait mal, car j\u2019étais proche d\u2019eux.J\u2019imaginais mal leur avenir.Il pleut assez souvent au Malawi.J\u2019entretenais la cour de l\u2019école et nous devions couper le gazon à la main.Je me faisais aider par les jeunes, ce qui créait une belle occasion de mieux les connaître.Parfois, on entend dire que le peuple est paresseux, ce que je ne crois pas du tout.Le peuple du Malawi est courageux au travail, s\u2019il n\u2019est pas affaibli par la famine.J\u2019ai vu et encouragé les hommes à construire un chemin de plusieurs kilomètres à la pioche.Ils transportaient le sable et les roches à la main, sans aucune aide motorisée.Il faut être vaillant pour faire un tel travail.Sr Marie-Paule : Que conserves-tu dans ton cœur de ta mission africaine?Sr Denise : Entre autres, un souvenir merveilleux ! A l\u2019hôpital de Kanyanga, nous n\u2019avions pas d\u2019eau courante et nous devions aller la chercher dans des barils de 45 gallons.Quelle corvée! Nous avons fait venir un sourcier pour savoir s\u2019il était possible de creuser des puits.Je vois encore sautiller des dizaines d\u2019enfants et des adultes souriant à pleines Q A Kanyanga, (de g.a dr) Sr Jacqueline Vachet, Sr Denise / Crédit: MIC dents à la vue de l\u2019eau jaillissante.Quel bonheur de participer à donner de la joie! L\u2019eau n\u2019est-elle pas essentielle à la vie ?Sr Marie-Paule : Ici, au Québec, quel est ton plus grand défi comme conductrice?Sr Denise: je conduis depuis l\u2019âge de 12 ans.Sur la ferme de mon oncle, je conduisais une vieille Buick pour récolter le foin.Ce n\u2019était pas compliqué : avance, recule.Plus tard,j\u2019ai appris à conduire une automobile et je me suis lancée sur la route.Avec ma tante, j\u2019étais au volant d\u2019une Cadillac dans les rues de Miami.En Afrique, j\u2019étais sur la route en camionnette et je supervisais les travaux de construction.Depuis mon retour, je conduis les sœurs à leurs examens dans les hôpitaux.J\u2019aime rendre ce service, le trafic ne me dérange pas.Je suis calme au volant même quand je dois mener une sœur à l\u2019urgence.Je la fais accompagner et j\u2019essaie de prendre les rues les plus tranquilles où il n\u2019y a pas trop de cônes orange.Je remercie le Seigneur de me donner une bonne vision, de bons réflexes et une bonne voiture pour demeurer fidèle à ma tâche.Je te souhaite, ma chère Denise, encore plusieurs années de bons services à ta mission comme conductrice.Merci de ta disponibilité, ton dévouement et de ton amour pour le prochain.a* LE PRÉCURSEUR I HIVER 2018 I 21 \\l\u2019ÔO ÛhLy St Françoise Derome, m.i.c.Sœur Françoise-de-Rome (1926-2017) Paris, France Prenant avec habileté et sérénité les virages, appels et défis de sa longue vie, Sr Françoise a concrétisé sa devise : Un jour à la fois.Elle entre au noviciat en 1948, devient infirmière et s\u2019envole à Haïti pour travailler à l\u2019Hôpital Albert Schweitzer.À son retour en 1964, elle se spécialise et prend la direction du nouvel Hôpital chinois de Montréal.En 1976, notre infirmerie F Escale Myriam profitera de ses compétences et, en 1988, elle assume la direction des ressources humaines des services de santé MIC.La qualité de ses relations humaines et professionnelles fait l\u2019unanimité.Merci Sr Françoise pour votre dévouement sans faille et votre grande générosité./tair Françoise Florisina, m.i.c.(1959-2017) Belo-sur-Tsiribihina, Monrondava, Madagascar Avec la bénédiction de sa grand-mère paternelle qui l\u2019a élevée dans la foi catholique et de ses parents, Sr Françoise est accueillie au noviciat d\u2019Antsirabe en 1981.Elle apprivoise avec courage les étapes de la formation qui l\u2019achemineront vers un don de soi total.Ses nombreux talents combinés à des études adéquates sont mis au service de la mission en Zambie et au Madagascar (Afrique).Bien que de santé fragile, elle sera catéchète, infirmière et une éducatrice attentive tant à la promotion féminine qu\u2019à la formation des aspirantes.Joyeuse et persévérante, dotée d\u2019une foi profonde et menant une vie simple, ces caractéristiques colorent le succès de sa trop courte vie.58 ans ! Reçois toute notre gratitude Sr Françoise d\u2019être passée en faisant le bien.Vivencia V.Pana, m.i.c.Sœur Marie de la Croix (1936-2017) Baybay, Leyte, Philippines Faire plus pour le Bon Dieu se retrouve en filigrane de la trame de vie de Sr Vivencia.D\u2019une grande disponibilité, elle est toute à l\u2019écoute de Celui quelle désire servir et sa dévotion mariale lui indiquera la voie.Le 1er mai 1961, elle entre au noviciat de Baguio, aux Philippines.Benjamine d\u2019une famille heureuse et croyante, elle est bien préparée au don de soi.Son rêve de missionnaire se concrétisera : elle sera professeure au Malawi et à Madagascar (Afrique).Les services de surveillance, d\u2019animation missionnaire et vocationnelle lui permettront de toujours faire plus pour le Seigneur.Son leitmotiv l\u2019aidera à accueillir sereinement le verdict médical et, le 24 juillet 2017, elle part rejoindre son bienaimé.Noëlla Parent, m.i.c.Sœur Sainte-Éléonore (1926-2017) St-Ambroise-de-Kildare, Québec « Cadeau de Noël » pour ses parents, Noëlla est la quatrième d\u2019une famille de neuf enfants.De ses écrits, on perçoit clairement que de nombreux événements ont façonné sa vie : découverte de la présence de Marie, sa confidente, dira-t-elle; découverte de son talent d\u2019enseignante, de l\u2019œuvre de la Sainte-Enfance, de la Jeunesse Agricole Catholique (JAC) et de sa vocation.Ainsi préparée, Sr Noëlla entre au noviciat en 1948.Ses nombreux talents sont mis à contribution à Madagascar, en Haïti et au Québec.En 2011, elle revient au pays et, après un séjour dans nos services de santé, elle s\u2019acheminera le 10 août 2017 vers la plénitude de l\u2019éternel Bonheur. Sel + Lumière ! Pèlerinage en Terre Sainte Avec t'aübe Christian Beaulieu, Ispx Vivez un pèlerinage extraordinaire sur les pas de Jésus en compagnie de l'abbé Christian Beaulieu, prédicateur renommé et auteur de divers ouvrages à succès.Ce voyage à la fois culturel et spirituel, en partenariat avec Spiritours1, vous permettra de découvrir les sites les plus remarquables et symboliques de la Terre Sainte, El se veut aussi une occasion pour retrouver l'enthousiasme dune vie portée par !e scuff te de Dieu, Hébergement dans trois hôtels bien situés, un prêtre-accompagnateur et un rythme lent pour s'imprégner des lieux ! NOUS VISITONS : Tibériade.Nazareth, Cona, Mont des Béatitudes, Capharnaüm.Césarée-de-Philippe, ChorazIm.Mont Tobor.Vallée du Jourdain, Jéricho, Baignade en Met Morte, Bethléem, Champs des Bergers.Wodi Oeil, M a ssada, Jérusalem : Mont Des Oliviers, Gethsémani.Mont Zion, Chemin de Croix et le st-SépuLcre.(Option vers la Jordanie disponible pour petits groupes.Renseignez-vous.) MOMENTS FORTS : Marche méditative au Mont des Béatitudes, chemin de croix culminant au St-Séputcre.lieu de lo mort et de la résurrection de Jésus et la croisière sur te toc de Tibériade, Réservez tôt, tes places sont limitées ! S et et Lu m iê re\tSpin tours Mireille Haj-Chnhine\tFrance Lavoie Ligue sans frais : 1883 302-7773\tLigne sons frais : 1866 331-7965, poste 200 ml reille@se!et Lumienetv.org\tfra ntei@spml0ur5.com Fondïfoft calhaliqu* SEL ET LUMIÈRE MÉDIA spiritours r\tw rTL ¦DftlPnlmir d\u2019un pcinw du QvétwC Alain Lamontagne.D.D.DENTUROLOGISTE f -#¦ Fabrication et réparation de prothèses dentaires 3163.bout Cartier Ouest Ctiomedev, Lavol (Oc) H7V 1J7 Tel.: (450) 6B2-09O7 Bureau jour el soir On s'occupe de vous aramark Services de Resto en institutions, écoles et entreprises.www.aramark.ca ÎUM avec votre abonnement au PRECURSEUR O JE M'ABONNE / ME RÉABONNE* O J'OFFRE UN ABONNEMENT À UN ÊTRE CHER ( ) REVUE IMPRIMÉE : 15$ par an -4 numéros (Canada)/ É.-U.: 20$ US / Autres pays: 30$ CAN O REVUE NUMÉRIQUE: 8$ par an-4 numéros un v ^\t* ir ^ Nom: *N0 D'ABONNÉ: Adresse:- App.: Ville:______________________________________ Province/Pays:_______________ Code postal:___________________ Tel.: (\t)_______________________________ COURRIEL:_________________________________________________________________ Veuillez libeller votre chèque à Le Précurseur et poster à : Le Précurseur 120, place Juge-Desnoyers Laval (Qc) H7G 1 A4 Canada ?3 www.pressemic.org ^ (450) 663-6460 #5305 tii expedition@pressemic.org http://www.soeurs-mic.qc.ca/le-precurseur-appercu.php "]
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