L'Escholier : gazette du Quartier latin, 3 février 1916, jeudi 3 février 1916
[" Vol.1 No.15 3 Février 1916 1^ Eschoher Rédaction et Administration 320 RUE BEAUDRY 320 Téléphone : Est -1096 GAZETTE DU QUARTIER LATIN REDIGEE EN COLLABORATION PARAIT TOUS LES JEUDIS Quatre Pages : Abonnement : Annonces : 15 lignes agate : 5 Sous 50 Sous 50 Sous En marge.Commentaires qui.ne sont pas de César, sur l'article (pii est sur.e est que ce sont des polissons\u201d.Voilà le premier et le dernier argument de ceux qui n en ont pas.Si vous entendez par ce mot.cher M.Labellc.auteur-adjoint du Traité des Mille (Questions d Loquet te.que nous avons I honneur et l'humour des carabins, par! ait.nous sommes des polissons et les etudiants de tous les pays depuis que le monde est monde et jusqu a ce que vous en changiez la surlace, ont etc des polissons! bneore drôle qu un polisson puisse accoucher d un homme d\u2019Ltnt.etc., etc.\u201cJ'ai été franchement degoute de la façon d\u2019agir d'une couple de cents étudiants, masses dans une galerie\u201d.L\u2019enquête instituée pour verifier ces données a trouve le chill te de 25.De vingt-cinq à cent, si Pythagore n'a pas lait d erreurs en initiant les peuples aux mathématiques.il y a la largeur de soixante-quinze numéros! Quant au ( .D- I \u2022 (\u2019.nous n avons-pas à y voir.< sont des étudiants, c est vrai et nous n\u2019en rougissons pas.mats pouvez-vous les accuser d avoir organisé de stupides manilesta-tions?Qui les y conduisait a cette assemblée ?.\u201c('es jeunes gens ont egalement sifflé une lettre de M.Saut Hughes où pourtant ce monsieur rendait aux canadiens-français un magnifique témoignage, etc.Dites donc, l\u2019ami, avant de se faire choyer à Paris, lors de ses re- \u201cL\u2019enrôlement est volontaire, et volontaire dans toute la force du terme\u201d.Lu principe, convenu; mais pra-jtiquement, non.(\u2019omhien y en a-t-il (pii sont n 'venus eont rides recruteurs les accusant d\u2019avoir profité de leur ébriété pour les ficher à la caserne?Combien de pauvres employés ont dû s\u2019armer du fusil ou être dégommés?etc., etc.\"Mais ne tentez pas de couvrir votre abstention avec des principes?\u201d Si nous ne marchons pas par principes, vous voudriez donc que ce soit par lâcheté! Pelle méthode, en vérité.Alors vous croyez, vous dans votre candeur naïve (pie je respecte comme un lys.(pie les j principes ne comptent pour rien dans l\u2019att it tide prist* par un homme ou par mille ?\u201cCombien d'entre vous s\u2019enrôleraient demain, si demain l'affaire de f< Intarin était réglée définitive-, ment à la satisfaction «h* nos com-pat riot es ?' Inutile de dire \u201cpas dix pour cent.pas un pour cent, pas un seul, inutile! Croyez-vous (pie nous changerions nos vues, même si la solution du problème des écoles ontariennes était résolue! Jamais de la vie! Cette question n\u2019est qu\u2019un item de notre programme, de nos idées.Alors si ça se réglait vous espérez encore (pie nous ferions | volte-face et (pie nous dirions: (je parle pour ceux (pii étant libéraux iou conservateurs partagent au sujet de la participation les vues de M.Bourassa): Maintenant, l\u2019An- -Vinrent, a.( ie , a.'u rue Beaudry, Montréal.Au Café l.uctillus sotipuit «'lu*/ Litcullus; le- reuses .soupnient «'liez |r> célosses.\t( /.r.*c Journaux) \u201c( r n est p:is tout «lt* Loirt», il faut \u2022sortir du puits.\u201d disait le Renard an Bone de la fable.Aussi ce n\u2019est pas font de sortir glorieusement du puits, il faut boire, et c'est appuyé sur ce paradoxe chrétien que les joueurs et les directeurs de notre équipe de hockey, après l'éclatante victoire de hindi, donnaient mercredi soir, au Café Frisco, un souper lin humecté de capiteux nectars.Prenaient part ces agapes: Le docteur Honoré Villeneuve, président; le Docteur Kugène Karrell, Jean Panneton.Jacques Panneton.René Lavallée.I.éon l.ajoie, capitaine de notre équipe.Dave Campbell.Albert Allard, le grand échanson, Kenny Thompson, Wilfrid (ialipeau, entraîneur.Aldéric Luurcndcnu ; Krnest I lébert, l.éopold I.imoges ( Ti-blanr.dans l'intimité) et chose là.de \u201cI\u2019Kscholier\".La présence de sémillantes jouvencelles rehaussaient l'éclat de la cérémonie, (pii eut tout le décor et le décorum exigés par Mare Sauvalle, la Barbe qui écrivit les \" M ille Questions d'Kt iquet te\u201d, l ue musique suggestive jouait des airs nat ionaux.Remarqués au cours du repas l'émotion intense du Docteur Villeneuve et la so-I briété de I.éon.A 11) heures, la fête fut ! décemment levée, et chacun réintégra ses ! pénates.Nos Carabins à St-Jérome.Comme plusieurs le savent.il y aura à St-Jérome, Samedi le 12 Février prochain, une grande soirée organisée par J- Alphonse Labclle, K.K.M., l\u2019impres-sario des étudiants.( etti* soirée sera donnée pur un groupe d'étudiants de Laval, au prolit de l'Hôpital Laval.Ste.Xos.I et tî.Le programme comprend une opérette, deux comédies, chant par nos artistes, déclamai ion et orchcst re.Le sueces rpi à remporté ce groupe d'amis dans les deux concerts précédents donnes a Montréal sous la direction de notre ami Alphonse fait espérer un \"succès bœuf dans \u201cson pays, ses .amours\".Plusieurs des nôtres se proposent d\u2019accompagner nos amis à St-.lerome.Tous sont invités à visiter St-Jérome: une réception de la part des \"( lentilles attend les nôtres dans cette coquette, petite ville.Amis, nous sommes attendus, nombreux, allons-v en foule.Depart: Samedi, le 12 Février par le convoi de I hrs.p.m., à la tiare Niger.( onditions spéciales d\u2019aller et retour.Au concert, entrée gratuite pour le> JM udiants.AVIS IMPORTANT X\u2019ouldioz p;is MM.les collaboi'ii-tenrs, ((uo toutes les copies doivent être envoyées eliez Paradis-Vincent nt invitées it C\u2019est là que les étudiants rivalisent durant leurs heures de loisir.\tde fonmire.1LOERIO BUIN, B.l.L.U.^____________________________________________ étudiants.Achetez vos bérets chez\tAVOCAT n J\t\u2022 v\tOPTICIENS ET OPTOMÉTRISTES Tj\tr->\tEdlllee \u201cRoyal Trust Kod.Larnere\tHenri Sénécal PUJICncc inomiic omr \u2022 >07 s.jaeq«e8, .07 Chambres 504 et 500.LIMITEE 130.RUE ST-DENIS Choix de Lunettes, Lorgnons, Baromètres, Thermomètres, Etc., Etc , .Etc.OPTICIENS ET OPTOMÉTRISTES JT\t.cep té le mercredi et le samedi.\tHenri Sénécal CHAS DESJARDINS&CIE SALON \u2018D\u2019OPTIQUE FRANCO-BRITANNIQUE _________ 207 Est, rue St-Catherine, Montréal.MONTREAL.Résidence: 1173 rue S.-Denis.QUAND VOUS AVEZ UN TRAVAIL PRKSSK Téléphones Est: | J APPELEZ EST 4Q9fi Les travaux dont l'exécution est demandée dans le plus court délai, voil/i notre -né,a ,|ité ! Noire atelier est en couse(|uence toujours occupé.Nous désiron- assurer e|,eui.- ,',u'en r- I\t/\t\\ ( Il V linr» .\u2022 < > \u2022 ¦ 1 11 ¦ \u2022 1 11.11 > /.Il il.'\t.1\t' ED.GERNAEY Tél.Main: 3539.B0N0RE PARENT, L.L.L.AVOCAT 99.rue S.-Jacques, 99.\tMONTREAL.-,.y,ni.,,\t>.\u2014 \u2022 .-,., i.-ni,,,- a\u2014urer no.- idai.-ant ( 111-./, NOL.n une commande, qu ils sont certains de n'ètr11 avait de ces gros verres-là dans les cabarets de la I laute-Loire.Knfin j'ai touché mon argent! M.Truehot est revenu.\u2022l\u2019ai gardé six francs pour les RilTault.Mon chez moi me coûte six francs; il faut ce qu'il faut! ! Inniille.I lès le premier jour on a détourne de la caisse à /inl-liouilli six autres francs pour aller au théâtre.Après un bon diner on est ilcsccmlii sut lu l\u2019orle-Sumt-Murliii où se joue la pièce qu'un leul voir, tu Misen-, par M l\u2019crdiiiaud Dugué.I\tlu boit en route et Matoussaint est très tour,'.Le ridaeu se lève.I.C héros (c\u2019est I ac teur Munièl arrive avec un pisinlei sur la rsène.II\thésité, \"l aiit-il vivre hoimête ou assassiner'.\u2019 Sera-ce la vie bourgeoise ou l'échafaud Maloitssaint crie: réehafaud! l'é'eliafiiud! Les litialanrc francs y ont pas-,,.( In s'est bien amn-,' pendant dix jours et je u'ai pas songé une minute au moment ou |',,n n'a lirait plus le sou.< moment c-t arrivé: H ne resle pas cinquante eeiitime- a partager entre l'hôtel Lisboniic et l'Iiéitel RilTault.\u2022le viens de reniouler mon échelle, de fermer ma porte, .le n'ai mangé (pie du boni des dents à dîner, il y avait trop peu.mais j'ai achète un chignon de pain bis pour le croquer dans mou taudis.Il n'est que liitil lieures.La soirée sera longue dans ce iron, mais j'ai besoin d clic seul: j ai besoin d'cntcudr,.(pic je pense, au lieu de brailler et .1er brailler, (\u2022onune je fais depuis huit jours .le vis pour les autres depuis que je suis là; il ne me reste, le soir, qu'un uiunnurc dans les oreilles, et la langue me fait mal à force d'avoir parlé; elle me brûle et me pèle à force d\u2019avoir fumé.( c verre d eau tiré de ma carafe trouble, me plait plus que le café noir de l\u2019bùtel Lisbonne; mes idées sont fraiclies, je vois clair devant moi, 0I1! très clair! \u2022 est la misère demain.Maloussaiiit assure que ce n'est rien.Ksi-ce tpie Schaimard, Rodolphe, Marcel, n en ont pas de la misère, et e-t-ec qu'ils ne s'amusent |ias e,mime iDs fous en ayant des niaitresses, en faisant des vers, en diuant sur l'herbe, en se moquant des bourgeois?\u2022le \" ai pas encore dîné sur l'herbe; je n'ai presque pas dîné même, pour bien dire.l\u2019auvre mère Vingtra-, elle m'a prédit que je regretterais son pot-au-feu ?lYut-êtrc bien ¦le lui ai écrit pour lui annoncer mon installation a 1 hotel RilTault, dans une eluimhrc très propre.l'avais ajouté que j\u2019avais fait connaissance de gens qui poumicut, m'clre très utiles/!).¦le veux parler de Matoussaint, d'Angélina, de Royanny.Ils m'ouï été utiles eu cITe! pour le paletot jaune, et il- peuvent me (loi.r l'a- dresse de tous les monts-,le-piélié du quartier.Jltl.KS Vaij.ks.(\u2022\u20221 kiultc.) 4 L\u2019ESCHOLIER SPORT Au fait M.A.Labelle Perids-toi, Hortense, nous avons vaincu et tu n\u2019y étais pas! \u201cFlaminius Népos, du lac Trasimène, aurait pu dire cette fois: \u201cNous avons été vainqueurs ftfms une grande bataille\u201d et le M.Joseph Prud\u2019homme: \u201c Cette soirée a été le plus beau jour de notre^vie!\u201d Après une joute criblée d\u2019intérêt et d\u2019incidents divers, l\u2019équipe de gouret de l\u2019Université Laval a remporté sur celle du M- A.A.A.la plus décisive victoire.Le résultat en a été de 4 à 2, \u201cpour nous autes\u201d et'il en aurait été de 367 à 2, au dire d\u2019un amateur, si tous les coups avaient porté.' Cette victoire, disons le, a été acquise eu dépit d\u2019une vive opposition et de la partialité de Lalonde.Mais ,disons le, avec Corneille: \u201cà vaincre sans péril, on triomphe sans gloire\u201d, et.Jes mots pour le dire arrivent aisément! Il y a eu quelque rudesse et les partisans du pugilat se sont rincé l\u2019œil très I hygiéniquement quand notre bel Aldéric, pris dans le dos, un peu à l\u2019anglaise, par un adversaire, lin tomba dessus et le fit baver sur la glace1.Le sympathique, capitaime Léon Lajoie a été lé \u201cTyrtée\u201d de nos hommes, les entrainant constamment à l\u2019assaut leur coulant dans les veines ce fluide magnétique de courage qui ravive le sang et le fait bouillonner.Si Légn n\u2019existait pas, il faudrait l\u2019inventer.Thompson a fait de l\u2019épatant lui aussi, et fl avait sûrement une fourmi au talon pour jouer colonie il l\u2019a fait, en vrai diable.C\u2019egt un type dans le genre d\u2019une divinité, fl est partout! Y a en plus \u201cTi-Blanc\u201d Limoges, Campbell,' Pontbriand, toujours l\u2019indis-cible Panneton qui ont été de grands agents de la victoire et les organisateurs de notre triomphe.Nos adversaires ont été rudes, surtout à la fin du second quart et leurs combinaisons étaient des plus belles.Ils étaient dignes de eroiser le fer avec nous.\t.R.B.T.*** \u201cCette victoire donne la tête de laligue aux étudiants\u201d.(Le Réveil.) Qui donc ne s\u2019est jamais regardé dans ce firmament serein qui nous renvoie une image fragile, et qu\u2019on appelle : -\u2014le miroir ?.*** \u201cJ\u2019étais encore enfant, une toute petite fille gâtée^ étrâois-je vôus ràvouer, bien maussade.J\u2019avais pour unique compagnon de mon enfance, un chat que je surnommais \u201cPompon\u201d, et je dois ajouter, entre parenthèses, que j\u2019aimais beaucoup ce minet blanc et dodu qui me berçait doucement de son \u201cron-ron\u201d lorsqu\u2019on me mettait au lit, le soir pour faire dodo.v Donc un jour, j\u2019étais seule pvec Pompon,1 et Simonne ma grande poupée aux cheveux roux; une glace suspendue aux murs blancs de ma chambrette, j attirait depuis quelques jours ma curio-] sité que je Voulus satisfaire en montant sur un tabouret pour voir si j\u2019étais jolie,.Quelte; folie!.Je me trouvai naturellement bien belle, mais cependant mes yeux n\u2019étaient pas satisfaits: \u201cLe Laval a faithier soir un grand pas vers le championnat de la ligue de la Cité alors qu\u2019il a défait le Montréal par un score de 4 à 2.Il n\u2019y a aucun doute que le meilleur club a gagné.Le Laval a ainsi pris une belle revanche de la défaite qu\u2019il a subie au commencement de la saison aux maiils des champions.Si nos étudiants n\u2019ont pas trop de malchance' maintenant, ils devraient se classer bons premiers à la fin de la saison.(Le Canada.) Through their clever victory over Montreal last night in the feature of the City League, Laval are now tied with Victorias for first place in the standing of the clubs.Laval defeated the Winged Wheelers by a score of 4 to 2, having the edge on them the greater part of the time Their attack was better planned, while they showed better judgment in there defensive play, and held their opponents well out in the closing session.\t(La Gazette).\t Laval, (4)\tMontréal\t(2) Panneton.\t.Buts.Lukeman.\t Lajoie\t\t.Points\t\t Lajoie.\t\t.Points\tRead.\t Campbell.\t.Couverts.Spriggins\t\t Laurendeau.\t.avants.Bell.\t Thompson.\t\tavants.Sharpe\t Limogés.U\t.Avants.Arnold\t \tSOMMAIRE\t 1\u2014Laval\t\t.Thompson\t\t.8.15 2\u2014Montréal.\t.» Spriggins.\t.2.45 3\u2014Montréal.\t.Read\t\t\t.6.30 4\u2014Laval\t\t.Lajoie\t\t\t\t\t\t/ 1.00 Deuxième moitié\t\t 6\u2014Laval\t\t.Limoges.\t\t\t.10.0 5\u2014Laval\t\t.Laurendeau.\t10.00 Punitions:'\tCampbell, 3; Limoges,3;\t Brunet, 3; Read, Thompson, 3;\t\tCamp- bell, 3; Arnold, 7; Laurendeau, 77 Bell, 3; Brunet, 3.POSITION DES EQUIPES: \tG\tP\tN\tP\tC Laval\t\t.\t5\tN 1\t1\t30\t10 Victoria.\t.\t5\t1\t1\t20\t12 M.A.A.A\t\t.\t5\t2\t0\t1\t20 Shamrocks.\t1\t3\t2\t12\t22 McGill\t\t,.1\t3\t2\t13\t25 Nationals\t\t1\t5\t0\t15\t22 il me fallait\tquelque\tchose\t\tde\tplus joli encore; je\tvoulais\têtre\tcomme\t\tune petite fée, avec de jolies fossettes, des cheveux bouclés, une robe à longue traîne, et enfin, une baguette magique qui ferait surgir autour de moi toutes les belles choses que mon jeune cerveau pourrait imaginer.Je songeai.Quelques instants plus tard, j\u2019étais installée à la table de toilette de grande sœur Jeanne et voici que l\u2019opération commence: j\u2019ouvris une boîte de peinture dans laquelle je plongeai mes doigts fragiles, et un rouge vermeil vint s\u2019étendre sur mes joues, une odeur fade provenant du fer chaud qu\u2019enroulaient mes cheveux bruns, se répandit dans la chambre, et bientôt il ne restait plus sur ma tête que quelques frisettes bouclées qui semblaient demander grâce.Tout dé même, je fis mine de m\u2019en apercevoir, et courus au tiroir que je vidai d\u2019un sçul coup, emportant une toilette de bal que j\u2019enfilai à l\u2019instant.Quelques bijoux ornèrent ma petite personne, et une senteur (le violettes parfuma le mouchoir de dentelle, qui pendait à ma ceinture.L\u2019éventail à la main, je me dirigeai vers mon CONTRE L\u2019ARTICLE PUBLIÉ DANS LE \u201cPAYS\u201d, SAMEDI DERNIER.Chaque fois que la réputation des Etudiants a été attaquée surtout injustement, je me suis toujours fait un devoir de revendiquer notre -honneur.Et aujourd\u2019hui, plus que jamais, je viens vous montrer que c\u2019est bien à tort et à travers que vous avez \u201cbavé\u201d sur notre réputation,et qu\u2019après tout l\u2019on pourrait bien vous dire ce que l\u2019on dit à certains petits animaux 'de la rue: \u201cqui jappe ne mord pas.\u201d Avant tout, au fait.D\u2019abord votre article débuté en traitant les Etudiants de polissons, et d\u2019une certaine catégorie de gens qui semblent se faire une profess-sion de huer .es orateurs, dans les assemblées publiques.Dès immédia-I tement que vous avez tort d\u2019attribuer ce tapage aux étudiants seuls, surtout à \u201cquelques cents étudiants, puisque ce soir-là il y avait tout au plus une quinzaine, les autres, étaient des gens de différentes positions sociales, peut-être nationalistes ceux-là.Ce qui prouve que vous ne nous connaissez pas, ce soir-là, vous étiez préseift de corps et absent d\u2019esprit; vous paéditiez votre article dans le rage aussi ça sent l\u2019enragé et le fanatique aveugle.A propos de M.Lemieux, je vous dirai que s\u2019il a été hue! il l\u2019a été avec raison.Lui, pas plus que les autres n\u2019a le droit de venir crier bien haut, que nous devons, remarquez-le bien monsieur, que nous devons nous enrôler, et que c\u2019est un devoir sacré., un tribut à l\u2019empire,.à sa Majesté, etc.Inviter à l\u2019enrôlement, ça peut passer et puis .encore?Mais forcer les gens à j l\u2019obligation de s\u2019enrôler c\u2019est stupide.' Quant à la lettre de Sam.Hughes, , c\u2019était le moins, devant l\u2019évidence énorme, de rendre de soir-là un peq témoignage d\u2019honneur et de haute considération aux Canadiens-Français.Mais enlevez les belles paroles, les coups d\u2019encensoir je vous demande, en d\u2019autres circonstahces s\u2019il serait le même homme à notre égard; je ne compte pas îles injustices commises envers les Canadiens, même en temps de guerre.En parlant, je ne veux pas seulement excuser les quinze étudiants qui se seraient mêlés dans l\u2019affaire, mais les autres.aussi.Pour M.Asselin vous conviendrez que nous avons le droit, quand un homme vient demander des explications sur sa conduite, de l\u2019approuver ou de la blâmer.C\u2019est un droit reconnu, par tous les appartement, où devait avoir lieu la représentation.Un éclat de rire, s\u2019échappa de ma bouche! J\u2019étais heureuse grisée, par la beauté qui se reflétait devant moi.Je fis des poses, et comme une gtande artiste j\u2019envoyai des baisers à ma fille Simonne; folle d\u2019orgeuil) je me croyais transportée dans un nouveau monde de fées.Tantôt me voyant au bal, la longue traîne de ma robe jaune, tournait en spirales sur le parquet ciré.Mais, hélas! tout prend fin, ici bas.Un branlement épouvantable suivi de bris de vitres, étourdissanf ma tête folle, se fit entendre.Minet, qui depuis un instant guettait une mouche se promenant sur le miroir, sauta sur son innocente victime emportant avec lui le cadre et.crac!.c\u2019était fatal!.Papa, maman, grande sœur, apparurent peuples, pourquoi ne le serait-il pas ici, surtout ici \u201cle pays de la liberté de parole\u201d.Maintenant venons-en à l\u2019Ontario\" puisqüè vous en avez l\u2019eau à la bouche.Si nous parlons d\u2019Ontario, c\u2019est la question de l\u2019heure présente; et puisque aujourd\u2019hui l\u2019on profite de la guerre pour étouffer nos libertés et nos droits, nous devons tenir à ce qu\u2019il nous reste à défendre.Entre parenthèse, même si la question des écoles d\u2019Ontario était réglée vous avez raison de le dire, que pas un seul étudiant ne s\u2019enrôlerait parce qu\u2019il n\u2019y a pas de rapport logique entre l\u2019enrôlement et la question d\u2019Ontario.Ceux-là qifi se soucient des intérêts dé nos frères,, ceux-là, qui ont à cœur de voir la justice et, l\u2019équité régner pôur tous, ceux-là je les admire et je les éncourage à crier encore plus fort: \u201cdonnez donc justice à nos compatriotes de l\u2019Ontario\u201d.Malheureusement, notre tort à nous Canadiens-Français est d\u2019avoir.toujours trop cédé à nos réclamations ét à nos droits, et aujourd\u2019hui je dis qu\u2019il est temps d\u2019être des entêtés de nos libertés.Je ne dis pas cela pour empêcher mes amis à s\u2019enrôler mais je trouvé que pour un enrôlement volontaire, vous mettez joliment de l\u2019obligation.Vous enrôlez\u2014 c\u2019est bien pojar vous, mais savez-vous, que si \\|ousf n\u2019enrôliez pas, ce serait encore mieux ?\u2014et ce serait mieux pour plusieurs.Défendre l\u2019Angleterre, c\u2019est beau, mais je trouve qu\u2019il est mieux de rester chez nous.Car dans cette guerre je crois que l\u2019Angletrre prétendant défen-'dre la France cherchç, plutôt à se sauvegarder elle-même.Si donc, il en est ainsi, point n\u2019est besoin d\u2019aller au-delà des mers, en restant chez nous pour nous défendre au besoin, nous sauvegardions les intérêts .de l\u2019Angleterre.A part tout ceci, vous, qui \u2022prêchez l\u2019enrôlement, pourquoi ne vous enrôlez vous pas, vous-même?Et si vous l\u2019êtes, pourquoi vous êtes-vous, enrôlé?Vous parlez beaucoup et agissez peu.Cessez donc votre haine contre nous, et si nous sommes \u201csi bêtes\u201d vous nous faites trop' d\u2019honneur.Nous ne sommes pas payés pour plaider la cause de nos compatriotes; mais vous, combien êtes-vous payé pour enrôler les gens?Allez, beau sire, \u201cpassez votre chemin Labelle, et m\u2019en croyez\u201d, vos-blasphèmes militaires ne nous atteignent pas: voyez et/jugez.Je vous salue, en vous disant que sous le même nom, se cache un autre homme.Et je signe avec commentaire, sur le seuil de la porte entr\u2019ouverte, et dans deux secondes j\u2019étais dépouillé de mes richesses, et j\u2019avais le fouet en récompense.Le lendemain, on me mit au pain sec; je pris ma revenge sur Simonne et Pompon que je ne caressai plus de mes baisers enfantins.Je devins très sage, car j\u2019étais corrigé de mon orgeuil.Depuis, .bien des années se sont écouléés; aujourd\u2019hui je suis, une grande raisonnable, et lorsque je regarde dans la glace, c\u2019est toujours avec un souvenir qui ne s\u2019effacera jamais.Avec le temps mes idées se sont changées, et le plus beau miroir que je-puisse trouver il est dans mon cœur.Je le regarde souvent, et aux jours tristes et sombres j\u2019y revois l\u2019image d\u2019une personne qui m'est chère!.\tThérèse Margot.\u201cLe Miroir\u201d (REMINISCENCES.) J.Alphonse Labelle, E.E.M."]
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