L'étudiant, 8 novembre 1912, vendredi 8 novembre 1912
[" CW journal paraît tour /«\u2022 vendredtM de Vannée universitaire (novembre à mai) \u2014 les vacance» exceptée» :: OMWE K IA soaûfi K PUBUCATIOM lAVtU.J&cf/ÿé en co//aÀaraiïcn îh/vecs/Mne Le» marchand» qui tiennent à la clientèle de» Étudiant» feraient bien d'annoncer dan» notre .journal.C\u2019e»t le plu» »ûr | moyen de le» atteindre._ 2ime ANNÉE - No l MONTRÉAL : 8 NOVEMBRE 1912 5 SOUS LE NUMÉRO DEUXIÈME ANNÉE \\Dan8 la Youpinstrass A tous nos amis A quelqu\u2019un qui lui demandait ce qu\u2019il avait fait pendant l\u2019année terrible, Talleyrand répondait finement : \u201cJ\u2019ai vécu\u201d.Cette réponse nous lu faisons à nos lecteurs.\u201cL\u2019Etudiant\u201d u vécu toute l\u2019année dernière; et ceux qui savent les misères de ce inonde, diront avec nous que c\u2019est superbe, pour un journal universitaire, d\u2019avoir vécu une année entière, même de la seule vie matérielle.Nous ne nous faisons pas illusion.Les premiers pas de ce petit rejeton de Laval furent chancelants.Les rédacteurs s'évertuèrent souvent, non à écrire des articles, mais à faire de la copie.Les vieux discours, sentant la classe de rhétorique, et les dissertations,chefs-d\u2019oeuvre d\u2019un écolier de belles-lettres, étaient sortis de leurs cartons, ressassés, ei tout naïvement servis a des lecteurs bénévoles.Certes, la revue de l\u2019an dernier méritait les critiques que l\u2019on en fit au début.Fl faut quelque chose de mieux.F^u vie de l\u2019étudiant est une vie transitoire, qui, de sa nature, ne laisse pas d\u2019oeuvre derrière elle.Notre journal, né d\u2019une pensée modeste, d'un désir d\u2019élever un peu l\u2019esprit des camarades au-dessus du terre-à-terre où lu majorité se complu it, était surtout destiné à servir de lien d\u2019u-\u2019 nion eùtre les différer.tcn Tricn!tés.Le projet parut bien osé.Ce fut d\u2019abord l\u2019illusion d\u2019un seul: les disciples peu à peu se groupèrent, et.aujourd\u2019hui, que les temps sont meilleurs, ('\u201cEtudiant\u201d paraît grand format ; il ouvre ses feuilles au bon vent d\u2019enthousiasme qui souffle dans nos murs.C\u2019est notre intention de donner nu journal.cette année, une portée plus grande.Nous publierons aussi régulièrement que nos ressources nous le permettront les conférences d\u2019économie politique de notre grand ami à tous, M.Edouard Montpetit.Un résumé très substantiel des conférences de M.Gautheron, le nouveau professeur de littérature, paraîtra chaque vendredi.Avec sa permission, nous ferons avec plaisir les honneurs de In publicité aux meilleurs devoirs, primés aux cours du lundi.Les conférences si bien faites de M.La-gacé, sur l\u2019Art ancien et moderne, iront, par notre journal, chercher chez eux, d\u2019abord des lecteurs, puis des auditeurs, aujourd\u2019hui trop rares.Nous aurons là, ee que les \u201cAnnales\u201d.de Paris, appellent leurs \u201ccinq-à-six\u201d littéraires.Nos poètes et nos rimeurs, tous les tar lents, même les talents méconnus, trouveront chez nous l\u2019hospitalité In plus large.S\u2019il en est parmi les camarades qui se sentent piqués pi.r l\u2019envie d\u2019écrire en français, nous serons charmés de leur ouvrir nos colonnes.Le succès ne viendra qu\u2019à force de travail acharné.Ce sera notre part.En retour, nous ne demandons qu\u2019une chose, c\u2019est la sympathie des camarades et leur appui.Plutôt que de nous critiquer maussadement.entre eux, ou dans une feuille étrangère, qu'ils nous adressent leur opinion, leurs suggestions; qu\u2019ils nous envoient soit un article, soit une chronique.Us seront \u201cIn couleur\u201d; nous serons \u201cl\u2019ombre\u201d, et tout, dans le tableau, deviendra harmonie.LA REDACTION.FAX L'ÉTUDE DU FRANÇAIS DANS TOUTES LES ÉCOLES Sons ce titre, nous lisons dans le Canadian Collier\u2019s du 12 octobre 1012, cet intéressant article dont voici la traduction.I-es vedettes sont de nous:\u2014 \u201cAu lieu d\u2019ameuter, par tout le pays, les Anglo-Canadiens contre l\u2019usage du français dans les écoles publiques, ne vaudrait-il pas mieux se demander pourquoi l'étude de la langue française ne deviendrait pas obligatoire pour tous nos enfants, a nous, hommes de langue anglaise.Puisque nous avons commis la faute de laisser aux Canadiens-français, l\u2019usage de la langue française dans leurs écoles, nous n\u2019avons qu\u2019un remède, c\u2019est d\u2019étudier nous-mêmes le français.Le problème de l\u2019accord des deux races au Canada, n\u2018est pas près d\u2019être résolu.Ce serait, certes, un grand pas de fait, si, plus tard, nos petits-enfants, à nous, Canadiens de langue anglaise, pouvaient être en mesure de comprendre, un peu mieux que nous-mêmes, nos compatriotes de langue fronçaise.Ainsi que le fait remarquer Henri Bourassa, le Canadien-français a l\u2019avantage de posséder deux langues, deux histoires, deux littératures, alors que nous, nous ne parlons qu\u2019une seule langue, la nôtre, et ne connaissons que notre histoire anglaise et notre littérature anglaise.Tout ce que la plupart des Canadiens de langue anglaise connaissent des habi (unis de la province de Québec, ils l\u2019np-nrcunent uniquement par la lecture de journaux voués aux intérêts d\u2019un parti politique, journaux dont les correspondants (Québécois) sont naturellement enclins à dénaturer les rapports qu\u2019ils envoient sur le Canada français, uniquement en vue de servir le parti.C\u2019est la pure vérité; le Canadien de langue anglaise est tellement \u2019gnorant de tout ce qui concerne la province de Québec, et, ce qu'il connaît, à moitié.est tellement emmêlé de préjugés, qu\u2019il a raison d'en être tout honteux.Ce pour quoi, en général, 1\u2018homme éprouve le plus de difficulté, c\u2019est de se défaire de ce préjugé; que tout individu parlant une langue différente, ou vivant dans une région différente, doit lui être nécessairement inférieur\u201d.Sauf l\u2019argument des premières lignes, dont les prémisses nous paraissent détestables, et la conclusion très surprenante, tout l\u2019article respire un nir de conciliation remarquable.C\u2019est à conserver.C.E.B.-:o:- Le roi Louis XIV avait' coutume de dire qu\u2019il ne faut pas se vanter trop tôt de l\u2019avenir, parce qu\u2019on dérobe à l\u2019événement la grâce de la nouveauté.V.CHERBULIEZ.UNE PETITE REVUE DE NOTRE MONDE JUIF Le Canada terre promise aux Youtres.Ce brave et ineffable M.Hlumenthal, échevin du quartier Saint-Louis, élu grâce à la bonne entente des Canadiens-français, annonça, il y a quelque temps, au monde stupéfié que.je Canada était la terre pro-mise^des juifs.Mon vieux, si tu crois avoir dit là quelque chose de nouveau, tu te trompes! Drumont, tu sais l'infâme Drumont qui seul dans toute l\u2019Europe enjuivée eut le courage de dire ce qu\u2019avait fait de mal aux nations chrétiennes ta race déicide, Drumont prédisait, il y a une vingtaine d\u2019années que le Canada était la terre promise des hébreux.Il a vu loin ce grand visionnaire des temps modernes I Pauvre Canada, terre promise des you-pins, quelle destinée!.Montréal sera la Jérusalem nouvelle et la rue Saint-Laurent le ruisseau de lait et de miel dont parlent les livres saints! Ayez confiance, Juifs, le Messie viendra! Il descendra quelque part dans la rue Saint-Dominique \u201cà travers laquelle des juifs crottés jusqu'à l\u2019échine courent dans la bouc après quelques pièces d\u2019or\u201d.(Swedenborg).Dans ces temps bénis, où la joie luira dans les regards chassieux des youtres, ces derniers seront nu nombre de cent mille.Et nu bout de cinquante ans, comme dit DKulioPi.'ii n'y aura plus de Canada, plus de société, plus de famille.Il n\u2019y aura que des prostituées, des cabotins, des pornogru-phes.des financiers véreux, des politiciens tripotcurs, des maîtres-chanteurs.XXX Henri Heine A propos de maîtres-chanteurs, en fait-on un potin autour du nom de Henri Heine?Je proteste au nom des juifs contre la divulgation de la correspondance «le Heine C\u2019est profaner une tombe que de dire à l\u2019univers entier qqc cet écrivain \u201cde la ponne race\u201d fut un maître parmi les maîtres-chanteurs de son époque! Pauvre grand Heine, quel plaisir infernal peut-on donc éprouver à souiller la belle fgure de juif?Tu \u201ctirais des carottes\u2019\u2019 du celui-ci ou de celui-là en le menaçant do dévoiler ses affaires de famille, par exem-plj, s\u2019il ne déliait les cordons de sa bourse?La belle affaire.Et c\u2019est tout, ce qu\u2019on peut te reprocher?Vétille, ma foi, \u201cpetty offense\u201d comme dirait l\u2019avocat Jacobs!.Ah! que la haine est un mauvais maître, n\u2019est-ce pas, Heine, maître-chanteur?xxx L\u2019avocat Jacobs et le \u201cDevoir\u201d.Le.\u201cCanadian Jewish Times\u201d publiait, il n\u2019y a pas longtemps, la correspondance échangée entre M.Jacobs, avocat juif, et M.Henri Bourassa, directeur du \u201cDevoir\u201d.Vrai, c\u2019était amusant d\u2019entendre M.Jacobs se plaindre du fait «pie le \u201cDevoir\u201d avait mentionné qu\u2019un isrnélite quelconque, condamné par le recorder pour avoir vendu de la petite bière remplie de bacilles, était bien un juif.Il n\u2019y n pas moyen de les regarder de travers, ces messieurs, sans qu\u2019ils protestent.Ils sont \u201ctabous\u201d, n\u2019y touchez pas!.Vous les admettez dans votre pays, ils s\u2019engraissent à vos dépens et si l\u2019un d\u2019eux vous sert, contre du bon argent, de la petite bière avec 627,000 bacilles par pouce cube, vous n\u2019avez pas le droit de dire : voilà un juif qui a du culot !.Si vous osez prononcer ces paroles sacrilèges, il se trouvera un autre juif pour vous écrire une lettre de reproches sanglants et sur un ton de matamore' Bernard Lazare, juif, écrivait un jour : \u201cLes juifs entrèrent dans les sociétés mo- Sous les arceaux-bénis l\u2019âme des encensoirs Déroulait sa guipure aux rythmes des [cantiques, Tandis que, récitant les oraisons du soir, Nous nous vêlions de paix et de douceur [mystique.Les cierges d\u2019or, tremblant autour de [l\u2019ostensoir, Célébraient avec ncürëjln gloire Eucha- s/'\t[ristique, Et nous étions heureux du bonheur de [vouloir Nous abîmer au fond du sacré viatique; Aussi lorsque, montant les degrés de l\u2019autel, Le célébrant, nimbé du reflet éternel, Elevait lentement le Soleil de l\u2019Hostie, Dans le silence blanc et chaste de la nef, Au moment on pieux nous nous courbions [du chef, La bonté descendait dans nos coeurs, [infinie.Albert DREUX.10 novembre 1910- derucs, \u201cnon comme des hôtes, mais comme des conquérants\u201d.A lire l\u2019épitre de M.Jacobs, on prendrait ce monsieur pour un conquérant qui va tout casser, tout broyer, tout pulvériser.Prenez votre temps, M.Jacobs, il ne sert à rien de vous exciter! Plaignez-vous, .«\u2019est votre droit, ir.ab au moins trouvez des raisons qui vaillent et laissez-moi de côté cette vieille et grossière équivoque que si nous dénonçons parfois les juifs, c\u2019est parce qu\u2019ils ne partagent pas nos croyances religieuses.Il y a dix-neuf siècles que les juifs ont adopté cette tactique.En France, ils out tout détruit : morale, famille, religion, armée et le juif Séménoff no craignait pas d\u2019écrire un jour : \u201cVous vous croyez chez vous en France?Eh bien, nous vous en ferons sortir\u201d.Quelques français protestèrent, et il y avait de quoi, ce me semble.La réponse inévitable fut toujours la meme: \u201cNe nous faites donc pas une guerre de religion\u201d.'Le juif est partout le même, nous dit encore Bernard Lazare.Pas étonnant alors qu\u2019on retrouve le même argument sur des lèvres de juifs canadiens quand un youtre est en mauvaise posture.Guerre de religion! Mais qu\u2019est-ce que ça peut nous faire de savoir «pie vous attendez encore le Messie.et que votre religion vous défende de manger du cochon! Il nous importe bien plus de savoir s\u2019il y a danger d\u2019empoisonnement à boire le jus de microbes que ce bon Max Adclson et ses pareils servent sous le nom de bière d\u2019épi nette.Six cent vingt-sept mille bacilles par pouce cube! Ne dites pas celo, crie Jacobs, respectez notre religion !.Isaac, fils d\u2019Abraham.Circoncis.\u201cEn vérité, il vaudrait autant avoir affaire à des gens qui n\u2019ont point de religion qu\u2019à ceux qui en sont instruits jusqu\u2019à la direction d\u2019intention; car enfin l\u2019intention de celui qui blesse ne soulage pas celui qui est blessé.Il ne s\u2019aperçoit point de cette direction secrète, il ne sent que celle du coup qu\u2019on lui porte.Et je ne sais même si on n\u2019aurait pas moins de dépit de se voir tuer brutalement nar des gens emportés, que de se sentir poignarder consciencieusement par des dévots\u201d.PASCAL (\"Les Provinciales\u201d). 2 L\u2019EÏUDÎANT Vers le passé.Une coutume qu\u2019il faut faire revivre il existait aulrefois à la faculté n)nie j sl)inf,)()]1\thaut de son piédestal re- \u2014beau comme un jeune dieu, dans le charme mystérieux du soir\u2014seul à l'arriè-l re du dernier wagon, appliquant un long; wagon instrument de cuivre à ses lèvres, fait ré-1 sonner l\u2019air de sons longs et sonores qui s'en vont dans la nuit comme un adieu su-j ,jl Mllt .prêmo à la ville endormie: c'est le noble ^ ville de Longfellow, et on l\u2019on montre diet chevaleresque Gcrvais et son olifant.i core sa résidence, près de laquelle \\ ient .\t.\t,.\t\u2022\t\u2022\taboutir ce pont à (pii le poète a adressé un Adieu ville, adieu prison noire\t1\t1 .\t\u2019 garde flegmatiquement passer à ses pieds: .\u201cde janvier en décembre.Les Suions qui vont à la Chambre Et les Arthurs qui vont au bois.Et que dire maintenant de Cambridge, la Où rôdent les esprits méchants.Adieu le livre et l\u2019écriture, xxx Manchester, 10 heures du matin.\u2014Manchester! ô Manchester! (pie d\u2019illusions sont venues se perdre en ton sein.Ici, une heure d\u2019arrêt.Tous les universitaires s\u2019empressent à travers les rues de la ville, car ils veulent aller saluer Mgr.Gucrtin, le seul évêque canadien-français de la Nouvelle-Angleterre.Tous les carabins sont devant l\u2019évêché, [graves et silencieux: Là, parmi les douceurs d\u2019un tranquille [silence Règne sur le duvet une heureuse indolence.C\u2019est là que le prélat, muni d\u2019un déjeûner Dormant d\u2019un léger somme, attendait le [dîner.Paquette\u2014le Carnot des voyages,\u2014est nu premier rang et Roch O.K.qui a préparé un bijou de discours.Soudain, une porte' s\u2019ouvre\u2014Sésame ouvre toi!\u2014monseigneur paraît, et la gent étudiante le- salue par le chant national : \u201cO Canada !\u201d Mais, monseigneur Gucrtin ne s\u2019émeut pas pour si peu: aussitôt il commence à réciter un bref discours de trois ou quatre lignes comme il aurait fait d\u2019une oraison quelconque \u201cMessieurs, dit-il, en substance, je vous souhaite une cordiale bienvenue; je vous souhaite aussi beaucoup de succès dans vos étudès et dans votre vie future dans le monde: que ma bénédiction vous accompagne\u201d.On entend alors le.bruit d\u2019une porte qui se ferme, et monseigneur Guertin, évêque de ses plus beaux poèmes:\u2014 \u201c1 stood ou the bridge at midnight\u201d \u201cAs the docks were striking the hour\u201d \u201cAnd the moon rose o\u2019er the city\" \u201cBehind the dark church tower .A midi tout le monde est chez soit.Aussitôt après le dîner, chacun va de son côté.Fauteux fait une seconde visite au \u201cOld Howard\u201d et dépense le reste de l\u2019après-midi à marchander les boîtes de toilette, puis revient finalement à sa chambre avec une longue boîte sous son bras.Roch cherche \u201csa cousine\u201d ( ?) dans les magasins de cinq et dix contins.Boni Lnbonté.songeur, s\u2019en va errer sur la Washington Ave.:\u2014 Plus loin des belles, Fort peu rebelles, Par ribambelles Errant à l\u2019écart, Ont doux visage Gentil corsage; Mais je suis sage.se dit-il.Hélas! à Boston, (Boni vous le dira) on n\u2019est pas sage impunément.car ce soir-là même, il se fait enlever son béret par une \u201cflirting princess\u201d, Jimmy ne perd pus son temps : il fait des études de moeurs par les trous de serrure.Bourdon se promène dans un auto à dix piastres de l\u2019heure.Quant à Picotte il montre ses dents un peu partout.Les plus avisés, parmi les universitaires, emploient leur temps .à visiter le musée des BeauxArts,\u2014et qui n\u2019a rien de commun avec notre musée Eden et la Bibliothèque.Quant aux autres, je Librairie Saint-Louis Papeteries, livres, journaux, jouets, impressions et reliure, etc., Cadeaux pour les fêtes, calendriers de fantaisie, agendas et almanachs pour 1913.Tél.Bell Est 2660\t288 Ste-Catherine Est, près St-Denis NATIONOSCOPE SEMAINE DU 4 NOVEMBRE 1912 \u201cLE MAITRE DE FORGES\u201d THEATRE^ NOUVEAUTES TEL.EST i;t»5 SEMAINE DU 4 NOVEMBRE 1912\tM.Harmant et sa troupe dans \u201c LA MARIEE RECALCITRANTE \u201d THEATRE - N ATIONAX, SEMAINE DU 4 NOVEMBRE 1912 .\u2018 FRANCILLON \u201d uV-*' \u2019 A\t-\u2014ou \u2014 x \u2022 -\t^ ^ MowTwtAL j/ Da HENRI LASNtCR - ascu sfoewvi^ RAVINS X .OIUITl \u2022\t\u2022\t\u2022 .HAIAMCS NIRVEUSO LU MERE\t\u2022 \u2022 \u2022 NAiAMU K U KAN sîêfKirwsar1.vxzr1 : : MUTVat .PHYÜQUC .mninML' hasmcc PMI.S rouen ' / ¦ fro1 r Jr>.* v ' UN BEAU GESTE DU BUREAU DE \u201c LA MAISON DES ETUDIANTS \u201d Nous pouvons certainement qualifier de beau geste la décision que vient- de prendre \u201cLa Maison des Etudiants\u201d en signant, pour les étudiants un eoutrnt du Culture Physique avec l'Institut de Physiothérapie.Et le choix du Dr.Lasnicr satisfait tous ceux (pii pensent comme nous, que le rôle d'éducation est toujours très délient, et suppose en éducation physique, une connaissance approfondie de l\u2019niiiitoniie, de la physiologie, de l\u2019hygiène et de In science du mécanisme des mouvements.Le Dr.Henri Lasnier, nous paraît incontestablement \u201cl'homme de la question\u201d parce qu\u2019il l\u2019a reçue depuis quelques années, et n pratiqué lui-même la thérapeutique, qu'il recommande.11 est donc bien: The right man in the right.question.ne les ai pas suivis, et j\u2019en suis heureux.Ici les jours se suivent et se ressemblent.Dès samedi soir, le retour vers Montréal commence, et c\u2019est alors que \u201cpapa\u201d Côté, satisfait de son voyage, pour témoigner de son contentement n dit cette phrase memorable\u2014prenez des notes, jeunes gens \u2014 : \u201cOn doit être content de ce qu\u2019on a fait, du moment qu\u2019on n\u2019en rougit pas\u201d.(Authentique : j\u2019en ni pris note moi-même) et c\u2019était bien dit.Jacques HERMIL.! -: o :- SYMPATHIES A UN CONFRERE Les étudiants de toutes les Facultés adressent une résolution de leurs plus sincères condoléances à M.Albert Laroche, E.E.M., à l\u2019occasion du décès de son bien-nimé père, le Dr.Z.Laroche de Montréal.O.LERICHE.ETUDIANTS DE LAVAL Déposez vos économies à La Banque d\u2019Epargne De la CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL Fondée en 1846 Actif total au-delà de $30,000,000 N'ambre de déposants, plus de 100,000 Ifiimiii-Clu\u2019f cl 13 succursales à Montréal La seule Banque incorporée en vertu de l\u2019Acte des Banques (l\u2019Epargne, faisant affaires dans la cité de Montréal.Sa charte (différente do celle de toutes les autres banques) donne toute la protection possible à scs déposants.Elle a pour but spécial de recevoir les épargnes, quelque petites qu\u2019elles soient, des veuves, orphelins, écoliers, coin mis, apprentis et des classes ouvrières, industrielles et agricoles et d\u2019en faire un placement 0ûr.Intérêt alloué sur dépMu au plus haut taux courant Nous vous réservons toujours l\u2019accueil lopins courtois, (|uu votre compte sois gros ou petit.A.P.LESPERANCE, Gérant.Dcumndcz une du nos petites Banques h domicile, ceci vous facilitera l\u2019Epargne C\u2019est une fille qui a tous les vices, mais qui ne manque pas d\u2019honneur à sa façon.Si elle est menteuse comme un laquais de grande maison, elle n\u2019est pas fausse, elln se donne pour ce qu\u2019elle est.Elle ne croit ni Dieu, ni diable : ausa ne les prend-elle jamais l\u2019un pour l\u2019autre.Quand elle les rencontrera dans l\u2019autre monde, elle aura le plaisir de la surprise, et le bon Dieu hii dira : \u201cGitonille, viens à ma droite; je m\u2019accommode mieux des gens qui m\u2019ignorent que de ceux qui me compromettent.V.CHERBULIEZ. L\u2019ETUDIANT LE PAYSAGE EN FRANCE AU XlXè SIECLE Monsieur Louis Ilourlicq, inspecteur des Beaux-Arts de la ville de Paris, a donné, mardi soir dernier, nu Royal Victoria College, une conférence extrêmement intéressante que nous essaierons de résumer.L\u2019iiistoirc du paysage en France, au XIXe siècle est l\u2019histoire d\u2019une manière de voir et non de peindre.La révolution qui s\u2019occomplit dans la peinture, à cette époque, est aussi importante (pie celle qui sépara, quelques siècles auparavant les Primitifs des Classiques.Ces peintres réactionnaires ont voulu peindre autrement parce qu\u2019ils voyaient autre chose.Cette histoire comprend trois phases:\u2014 LFS INITIATEURS (1820\u20141850) Avant eux, il n\u2019y a pus de paysage en France.Les premiers qui apparaissent sont mornes et ternes.Il fallait donc changer la palette, trouver des couleurs nouvelles.Les premiers Initiateurs s\u2019installent vers 1830 dans cette forêt pittoresque et presque sauvage qu\u2019était Faintainebleau.Ils s\u2019éprennent de celte nature fruste et agreste.Ils analysent les aspects des arbres, des rochers.(\"est alors que commence la lutte entre la nature insaisissable et les artistes (pii furent : Corot.Rousseau, Millet.COROT fut un peintre voyageur.En faisant le portrait de la nature, il reste poète et c\u2019est cc qui le distingue des autres.Il fume et rêve devant un paysage.Son imagination transforme les objets et dans une légère buée blanche qui s\u2019évapore du sol.il voit surgir des formes mythologiques.Il n\u2019en reste pas moins sincère.Il ne regarde pas tant les choses que la lumière qui les enveloppe, et dans toute chose, il voit la quantité ou la dose de lumière qu'elle renferme et distingue la nuance de la couleur.Scs tableaux sont ordinairement une opposition d\u2019ombre et de pénombre transparente.Il peint à l\u2019heure indécise, le matin, à l\u2019aube, et c\u2019est la raison de ces grandes ombres flottantes à travers lesquelles nous voyons les objets.11 fut un peintre de la lumière.ROUSSEAU, contrairement à Corot n\u2019a guère quitté la forêt.Sa peinture est d\u2019après modèle.On trouve dans son oeuvre plus de richesses de sensations que chez Euysdnel, quoique l\u2019harmonie soit la même.T)e ses tableaux se dégage une impression de vie profonde qui embrasse l\u2019immense forêt.Il a su analyser la vie végétale et sentir l\u2019âme violente du vieux chêne.qui est sorti de la terre à force de lenteur et d\u2019effort.L\u2019arbre, le brin d\u2019herbe, la feuille est étudiée jusqu\u2019en ses moindres détails, et dans le gazon humide de scs tableaux on croirait voir courir des fourmis.MILLET ne s'intéresse pas qu\u2019à la nature.mais à l'homme.Son oeuvre est chargée d\u2019une poésie où l\u2019on sent un drame violent: la lutte de 1\u2018hommc et de la glèbe.Et c\u2019est le paysan de tous les temps nu\u2019il nous montre acharné à creuser la terre pour en tirer son pain.C'est tonte l\u2019histoire de l'humanité, triste et mélancolique.Donc tous les peintres de eette première génération voient comme l\u2019on vit, avant eux et apportent dos sentiments nouveaux dans un langage non créé par eux.NATURALISTES ET IMPRESSIONNISTES (1850\u20141900) COURBET est le chef de l\u2019école naturaliste.C\u2019est un bon ouvrier qui brasse bien la couleur.11 peint hommes et bêtes, grandeurs naturelles.Ses tentatives ont échoué la plupart du temps.Ses modèles posaient à la lumière de l\u2019atelier et ses tableaux sont éteints.MANET entreprend la même oeuvre.Ses modèles posent ù la lumière, en plein air.Le contraste du noir et du blanc, donne l\u2019illusion du clair.C\u2019est pourquoi Manet a commencé par peindre sombre avec des taches de clarté.il a échoué.Les Impressionnistes au lieu de représen.ter la réalité, nous donnent l\u2019impression de la réalité.Le peintre ramasse une sensation vive, l'applique immédiatement, sans l\u2019analyser.L\u2019Impressionniste ne voit que la lumière, distingue dans l\u2019atmosphère une quantité de reflets nouveaux qui éclairent les objets, discerne des nuances, là où ne se voyait autrefois que la lumière blanche ou grise.La révolution impressionniste comprend donc le remplacement de la lumière par la couleur.Le peintre n\u2019a pas sur sa palette.la lumière du soleil, mais il a les couleurs qui composent cette lumière et c\u2019est en l\u2019analysant qu\u2019il aboutira à des effets harmonieux et riches.L\u2019artiste ne mêle pas\u2014comme autrefois \u2014les couleurs pour obtenir des nuances, mais il juxtapose ces couleurs.Le mélange est optique.Cette peinture choque dès Fabord.Car on.ne peint plus avec des touches qui des-! sinent les objets, mais avec des taches indépendantes des objets présentés.\t| Cette école nous impose une manière de voir, et l'on accepte aujourd\u2019hui le priuci-| pe des reflets.Manet et Renoir sont les principaux représentants de cette catégorie d\u2019artistes impressionnistes.1900 A AUJOURD\u2019HUI L'Impressionnisme nous est acquis.Il y a bien le CUBISME et le FUTURISME, deux théories ridicules, qui ne dureront pas.Les Cubistes prétendent qu\u2019on peut faire subir au dessin le même travail qu\u2019à la couleur.Ramènent tout à des cubes.Les Futuristes ne représentent pas ce (pie nos yeux voient mais le produit de notre imagination.Par exemple les jambes d\u2019une femme qui marche ressemblent aux rayons d\u2019une roue.Aujourd\u2019hui, les peintres assagissent la peinture impressionniste qui a échoué a peindre le portrait.Ménard.Tronehet veulent faire le portrait du sol.d\u2019une région, comme celui de lii figure humaine.On s\u2019ingénie à pratiquer la psychologie du terrain, l\u2019analyse des nuances de la lumière.Claude Manet a donné l'imprcssionis-me sa foi me définitive.XXX La France au XIXe siècle a accompli une révolution excessivement originale.Les artistes ont inventé une nouvelle manière de voir.11 faut leur pardonner ce que leur oeuvre offre de paradoxal, puisqu\u2019on y trouve une réalité nouvelle.J.B.D.-: o :- Retour de Boston M.René Gautheron Nous avons eu, à quelques reprises, déjà, la bonne fortune de causer assez longuement avec ilotre nouveau professeur de littérature.Chaque fois, il s\u2019est montré à notre endroit d\u2019une affabilité charmante.Nous lui en sommes très reconnaissant.Monsieur Gautheron semble ravi d\u2019être parmi nous, et s\u2019intéresser tout particulièrement aux Etudiants de Laval.Les cours didactiques du lundi commenceront bientôt.Cette année, l\u2019on étudiera d'une façon assez spéciale, les auteurs les plus représentatifs et les plus marquants de chaque grand siècle littéraire, à commencer par le' XVIle siècle et à terminer par le XIXe.[ Les conférences du mercredi se feront sur les Mémoires.Côté historique, côté littéraire.Nous aurons le bonheur de publier, chaque semaine, un compte-rendu détaillé de chaque conférence.Cela, grâce à l\u2019obligeance de M.le professeur.(pii a bien voulu nous aider dans l\u2019accomplissement de ce travail.Au cours de chacune de nos conversations, Monsieur Gautheron nous a exprimé le très grand désir de voir des Etudiants nombreux suivre scs conférences et surtout ses cours du lundi, (pii seront pour eux d\u2019une extrême utilité.Tous, nous pouvons être assurés, de trouver toujours en lui.non pas un professeur imposant et superbe, mais presque un grand ami toujours prêt à mettre à notre déposition sa science, son talent, et toutes les excellentes qualités qui font de lui un homme délicat, un causeur plein de verve, et d'esprit et un professeur distingué.\tJ.B.D.A NOS AMIES -: o :- ORDRE INDEPENDANT DES FORESTIERS Fondé en 1874 Nombre de membres.\t241.500 Fonds de réserve .$18.800,000 Bénéfices payés.$34,000.000 Camarades ! Pourquoi ne pas placer vos économies à 100%?Un versement mensuel de 80c assure $1.000 à vos héritiers futurs.Un supplément mensuel de 41c vous permettra de recevoir une pension de $10 par semaine, en cas de maladie.Plus jeune On est, moins cher ça coûte.Demandez des renseignements à EMILE LADOUCEUR.E.E.D.à l\u2019Université Laval.Notre journal se flatte d\u2019en avoir beaucoup et de très sympathiques.C\u2019est avec plaisir que nous les verrons nous aider à réaliser notre rêve : faire de l\u2019\u201cEtudinnt\u201d l\u2019organe à la fois sérieux et enjoué de la jeunesse studieuse, aimante et .aimable.Celles (pii ont collaboré à notre feuille universitaire, l\u2019an dernier, ont toujours reçu, je crois, un accueil bienveillant.Il en sera de même cette année, pour nos \u201canciennes\u201d et pour celles qui voudront se joindre à elles.Que toutes se le rappellent : \u201cL\u2019Etudiant\u201d est Canadien et comme tel, [il se doit d\u2019être toujours \u201cPoli, galant, hospitalier.LA REDACTION.-: o :- Un clairvoyant à V Université ! S\u2019il faut en croire ce bon bougre de Lafontaine, pas Aimé, neveu de Primus, mais tLafontaine), le fabuliste, il paraît qu\u2019il y en a qui attendent la fortune en dormant.Celte mentalité est étrange, et malheureusement semble l'apanage d'un bon nombre de camarades, qui chaque mois pourraient, s'ils le voulaient meltre quelques piastres de côté.On dit que le meilleur moyen d\u2019avoir de l\u2019argent devant soi.c\u2019est d'en mettre.de côté.Vous allez rire, mais c\u2019est connue cela.Et celui qui se charge de vous -expliquer cet aphorisme c'est tout simplement un camarade, Emile Lndouccur, E.E.D.(pli n\u2019attend pas d'être dans la profession pour se faire des renies.Suivez, son exemple.Allez lui demander ce qu'il pense de MONTREAL-EST: allez lui demander si c\u2019est vrai que l\u2019arrivée de la cale-sèche a fait monter de 10% la valeur des terrains.Et vous m\u2019en donnerez des nouvelles.-: o :- L\u2019ETUDIANT est un journal qu\u2019a créé la seule initiative des jeunes de Laval.L\u2019ETUDIANT s'est donné pour mission, sinon de convaincre par dos raisonnements aussi inattaquables qu'interminables, du moins d\u2019entraîner vers le chemin des grandes et nobles causes par sa verve de bon aloi et son intarissable enthousiasme.SWEET CAPORAL Branle-bas général, jeudi dernier.L\u2019Université se mettait en voyage pour Boston, la ville la plus intellectuelle des Etats-Unis, mais en même temps, la ville où le goût est le plus affiné.Des camarades se réjouissaient d\u2019avance à la pensée d\u2019aller faire leurs emplettes d\u2019automne chez les Yankees.Pensez donc, avoir l\u2019air un peu exotique, et surtout tricher la douane\u2014quelle bonne blague.Mais voilà! le bon goût a prévalu; personne n\u2019a acheté de chaussures bostonnaiscs aux formes excentriques.L\u2019entente était universelle.Il n\u2019y a que DUSSAULT, rue Sainte-Catherine, près Saint-Denis, pour chausser élégamment un étudiant canadien.o \u2014L\u2019hiver sera rude, le charbon sera cher.Vous pourrez cependant narguer l\u2019un et vous passer de l\u2019autre à la condition de vous vêtir, chez A.SAINTE-MARIE Coin Sainte-Catherine et Amherst riBJwnus La forme iapus purl SOUS LAQUELLE LE\u201e TARAC PEUT ÊTRE FUME o/jcmcêé: "]
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