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Titre :
L'étudiant
Éditeur :
  • Montréal :Matte & McCoffrey,1897-1915
Contenu spécifique :
vendredi 4 avril 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal des étudiants
  • Successeur :
  • Escholier
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L'étudiant, 1913-04-04, Collections de BAnQ.

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[" Ce journal parait tou$ le» vendredi» de l\u2019année univer ait aire (novembre à mai) \u2014 le» vacance» exceptée» \u2022\u2022\t\u2022\u2022\t\u2022\u2022\t\u2022\u2022 TÜMANTi OMAME DELA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION LAVAL.J(&cùgé 0n co//aAorafJon VhivecsJtaire Le» marchand* qui tiennent à la clientèle de* Etudiant» feraient bien d\u2019annoncer dan* notre journal.C\u2019eat le plu» aûr moyen de le» atteindre.2ème ANNÉE - No 19 MONTRÉAL : 4 AVRIL 1913 Abonnement : $1.00 \u2014 5 *ou* le No UNE FORTE LEÇON La lacune qu\u2019il faudra combler dans le programme des études Un camarade résume dans une autre partie de ce journal la très intéressante eonfé-' rence que M.Edouard Montpetit est venu donner lundi, à l\u2019Université Laval.C'était sous les auspices du Cercle Laval, que certains groupes d\u2019Etudiants s\u2019efforcent de décrier, probablement parce qu\u2019on y travaille, et, en attendant, le seul cercle d\u2019études qui fonctionne régulièrement chez nous.Les membres du cercle, et les camarades qui se sont rendus à l\u2019invitation publiée ici même, n\u2019ont pas dû regretter leur soirée.Nous n'aurons pas l'impertinence de féliciter M.Montpetit.Nous voulons seulement relever les remarques très judicieuses qu\u2019il fit comme conclusion de sa causerie, \"Une science manque dans nos programmes d\u2019études, c\u2019est l\u2019économie politique.On ne semble pas, dans notre chère province de Québec, en comprendre toute l\u2019importance.Nos collèges y sont peut-être pour quelque chose\u201d.Le conférencier se défend do vouloir déprécier en quoi que ce soit, nos maisons d\u2019étude; il y a passé le plus beau temps de sa vie, et il en a conservé le meilleur souvenir.Cependant il tient à dire que nos collèges n\u2019ont pas fait toute leur part, dans l\u2019oeuvre de l'enseignement économique.Les élèves devraient, dans les hautes classes surtout, être renseignés sur les questions qui intéressent si vivement leur pays; ils devraient connaître le rouage administratif de leur patrie, avant de venir à l\u2019Université; savoir ce que c\u2019est que le Sénat et la Chambre des Communes; avoir de justes notions sur le gouverneme it britannique dont nous dépendons, Chambre des Lords, Chambre des Communes.11 en est qui ne savent même pas le nom de la famille régnante.En un mot, ce qu\u2019il faudrait, ce serait de familiariser les jeunes esprits avec ces détails très intéressants de la vie politique, et surtout, leur inculquer le sens de la personnalité politique.\u201cMessieurs, dit.M.Montpetit, aujourd\u2019hui vous êtes étudiants, demain, plusieurs d\u2019entre vous, seront députés.Vous siégerez dans nos parlements.Si vous voulez y faire bonne figure, être utiles à votre pays, étudiez les sciences économiques.Prenez exemple sur ceux qui ont joué un rôle dans la politique du pays.Prenez Sir Wilfrid Laurier, qui a toujours cherché à faire entrer le Canada dans la politique extérieure du monde, afin d\u2019étendre l\u2019influence de notre jeune peuple; prenez M.Henri Bourassa, publiciste, tellement bien renseigné sur la politique étrangère qu\u2019il peut écrire un article sur tout sujet de diplomatie italienne, allemande, belge ou française ou anglaise.Voyez M.MacKenzie King, ancien ministre du travail et qui collabora à la loi fameuse d\u2019arbitrage.Regardez le docteur Clark, député, qui fait aujourd\u2019hui si belle figure au milieu de toutes les chinoiseries de la procédure parlementaire; tous ces hommes possèdent à fond la science économique.C\u2019est ce qui fait leur force\u201d.xxx En entendant le conférencier, il nous semblait que c\u2019étaient nos propres regrets qui s\u2019exprimaient et nos propres désirs qui se précisaient.Notre chère province envoie tant à Ottawa qu\u2019à Québec 195 représentants qui siègent dans les différentes chambres.De ce nombre, si l\u2019on se base sur les rapports des dernières élections de .1911 et 1912, plus de 110 ont suivi un cours universitaire quelconque.Et là-dessus l\u2019Université Laval peut a Mens stulta in cor pore salaud \u201d en réclamer plus de 70 qui sont de ses an ciens élèves.La moyenne est assez respec- j table pour qu\u2019on doive s'en préoccuper.C'est parmi les étudiants d\u2019aujourd\u2019hui I que se recrutera la grosse part des députés ! de demain.Combien paraissent s\u2019en douter?Paul P H ERMITE.NA TIONAL AS-TU VU LA K\u2019VUE ?Revue de MM.A.Robi et 1*.Christe Je partage l\u2019avis d\u2019un certain critique\u2014 professant à l\u2019égard des humains et de leurs oeuvres fugaces une philosophie amère et douce\u2014qui trouve qu\u2019une Revue est toujours amusante.D\u2019abord, c\u2019est, pour le spectateur, un divertissement facile et peu fatigant.\u201cOn n\u2019est pas ob igé d\u2019écouter et l\u2019on est toujours sûr de comprendre\u201d.Ensuite une Revue nous fournit une occasion excel ente de récapituler notre année et de revoir par un rapide coup d\u2019oeil rétrospectif les événements cocasses qui ont égayé ces derniers mois.Puis, parmi les gaudrioles de ce spectacle facétieux, il nous fait plaisir de voir la satire dauber des personnages connus; car; nous avons tous dans l\u2019âme quelque chose j d\u2019un Gavarni gouailleur et narquois qui se plaît à faire la nique à son prochain, fût-il premier-ministre ou simple sergent de ville.Enfin une Revue doit toujours compter, avec un nombre honnête de grivoiseries et de coq-à-l\u2019âne, des couplets sérieux, patriotiques ou moralisateurs.Avec cela, on luil accorde le droit d\u2019être décousue et de ne présenter aucun lien logique qui rattache les unes aux autres les diverses scènes qui se ; suivent à la file indienne.L\u2019incohérence y j est admise et l\u2019invraisemblance y a ses cou-; dées franches.Tout y est permis excepté la platitude et l\u2019ennui.On y tolère jusqu\u2019à ! certaines vulgarités irrésistibles qui cho- ! quent les esprits un peu délicats.Une Revue c\u2019est comme un train de p\u2019aisir qui vous emporterait à reculons sur une route déjà parcourue, stoppant à différents endroits pour permettre aux voyageurs de batifoler un brin et qui reprendrait aussitôt sa joyeuse marche à rebours.Cette excursion à travers les brousses du passé que nous propose cette semaine le National, ne manque pas d\u2019agrément.Les bons mots et les calembours germent à chaque pas.Les couplets malicieux ou comiques sautillent allègrement.Que'quos petits conseils gentiment distribués aux Canadiens\u2014spécialement celui de conserver à la vil e sa couleur locale qui est en train de s\u2019effacer et de disparaître dans la fumée noire des usines\u2014sont bien venus.La caricature de Mtre Désaulé est inoffensive et plaisante; les lamentations du Monsieur qui voudrait bien bien trouver un coin où ins-tal'er son chalet de nécessité sont quelque peu rabelaisiennes; la Kinématoscopomanie est une trouvaille; les doléances du conducteur de chars et l\u2019aventure de la Dame qui recherche le petit jeune homme qui l\u2019a si ardemment embrassée dans une bousculade, sous le toit protecteur du tramway mettent en joie; les appréhensions de la montagne sont joliment égrillardes et l'odyssée de Miller, le prisonnier \u201cqui ne peut pas dire\u201d est d\u2019une assez bonne gaieté caustique.Toutefois, si l\u2019on rencontre dans cette Revue \u2022divers mérites appréciables, on ne peut fous les jeux sont permis excepté le billard : rame, base-bail, dissection, pêche au dard, jonglerie, sleeping et \u201ccraching\u201d.(Reproduction interdite).pas dire qu'elle pèche par un excès d\u2019origi-lçaise sont lourds et plâts.Us fleurent à plein milité.Ces interminables engueulades de nez le discours du collégien en t ni in de pin-poissardes et ces interpellations d\u2019acteurs cher scs humanités.On peut très facilement perdus parmi les spectateurs ne sont pasjatténuer ces expressions que l\u2019on sent pla-précisément d\u2019une nouveauté toute fraîche, cées là uniquement pour flatter le gros cs-Toutes les pièces du même genre nous ont prit encroûté de chauvinisme d'un publie donné, jusqu\u2019à ce jour, l\u2019opportunité de voir -ans iustruetion.de près le maquillage, et les oripeaux de Co-1 Quant à la scène des Blés Canadiens\u2014d\u2019une rinne et de Zoé ou le plastron empesé du j facture soignée\u2014je me permettrai de de-compère.De même celte parodie burlesque'mander aux auteurs, MM.Robi et Christe de du trio de Faust a traîné un peu partout.substituer à Laurier un chemineau poétique Je ne hasarde aucun reproche, je constate, et grandiloquent, un type à la Richepin, qui Certaines longueurs ralentissent le mou-j dirait à peu près les mêmes choses.Cela fe-vement et l\u2019entrain du dialogue.Le prologue rail un joli tableau agreste qui n\u2019en demeu-récité\u2014finement, je l'avoue\u2014par M.Scheler remit pas moins un hors-d\u2019oeuvre colossal, est de trop.Toute la scène qui suit gagne-' Quant à moi, je n\u2019ai jamais pu me repré-rait considérablement à être raccourcie.! senter, ce tribun magnifique à la chevelure J'aimerais également que l\u2019on supprimât blanche et au profil énergique, apostrophant certaines trivialités grossières comme ce avec des gestes de ténor lyrique les vagues couplet de Hannotaux dans lequel il raconte d\u2019or des épis jaunissants, sa nuit passée à dégueuler, à quatre pattes, La \u201cGrotte de glace\u201d qui termine le est la tête enfoncée dans l\u2019orifice du crachoir et je voudrais que l\u2019on fît sauter du même coup cette romance braillarde de la Mortalité Infantile qui prend, dans la bouche de Mme De Luys une allure tout à fait folichonne.Je me demande encore pourquoi les auteurs ont introduit dans une revue canadienne cette baudruche de Fallières et pourquoi ils nous ont transportés à l'Elysée au un décor parfaitement inuti'e.Voilà mes impressions telles que je les ai notées, au cours de la représentation.Je les transcris ici, sans méchanceté, croyant qu\u2019il est plus honorable pour des auteurs de recevoir de leur oeuvre une appréciation sincère, plutôt qu\u2019une louange excessive et par le fait même grotesque.J\u2019avouerai que j\u2019ai entendu cette Revue SILHOUETTES lieu de nous inviter à les suivre à la Cham- avec assez de plaisir et que si j\u2019ai parfois nre des Communes,nendant une séance de nuit bâillé, j\u2019ai plus souvent ri.Il me semble que l\u2019on aurait pu tirer de ce ta-\t^ |jp| Q|jp;| j j.- bleau des effets hilarants d\u2019une saveur autrement piquante si l\u2019on avait remplacé le\t__________________________ bedon de Fallières par celui de notre D.A.national et si l\u2019on nous avait fait voir nos ministres dans l\u2019exercice de leurs fonctions dans les Chambres même du Parlement.Il appert que MM.Robi et Christe n\u2019ont pas su trier les événements qui auraient pu servir à l\u2019élaboration d\u2019une revue essentiellement canadienne et qu\u2019i\u2019s ont voulu en faire quelque chose d\u2019international.Je ne m\u2019y opposerais pas si ce n\u2019était au détriment de l\u2019intérêt même que doit éveiller ce spectacle chez nos compatriotes.On pourrait, je crois, remplacer des stro-1 La vieille fille n\u2019est qu\u2019un accent circonflexe phes un peu nombreuses sur le \u201cgin\u201d par | Un essieu mal graissé, sans sexe, un être La veuve, c\u2019est un fort beau cheval sans [bride, Un livre à relier, les restes d\u2019un festin, C\u2019est un anneau brisé, c\u2019est une cage vide Qui porte un écriteau : l\u2019on demande serin.des fantaisies sur la Bibliothèque Municipa le ou autre chose.On devrait également modifier les ridicules déhanchements et les contorsions disgracieuses des figurantes chez lesquelles l\u2019amateur des courbes prononcées chercherait vainement des ressouvenirs de la statuaire Enfin le vieux garçon, dans le monde où [à part; C\u2019est un vieux souvenir que le moindre [mot vexe.Qui vit de chien, de chat; la voit-on, vite [on part.grecque et de ses ondoyantes curvilignites.Enfin on a un peu trop cbâtouillé le ventre de la guitare patriotique.A force de Uop grater la même note, on a fini par la fausser.C\u2019est un instrument qu\u2019on doit toucher avec délicatesse et les auteurs Pont fait avec trop de rondeur.Les mots de bienvenue que dégoise la commère à la délégation fran- [nous sommes, Imite le coucou, mange dans chaque nid Fait la cour à la femme, et chante l\u2019heure [aux hommes.Il est partout, dans tout, niais en catimini.Félix SAUZEL.(Poèmes et chansons). 2 L\u2019ETUDIANT \u201cLES ORIGINES DE LA QUESTION SOCIALE 17 99 CONFEUENCIÎ DE Al.EDOUARD MONTI'ETIT AI.Edouard Alontpetit a donné, lundi dernier, au cercle Laval, une très intéressante conférence sur \u201cLes Origines de la Question Sociale\u201d.Présenté en (]uel
de

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