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Titre :
L'étudiant
Éditeur :
  • Montréal :Matte & McCoffrey,1897-1915
Contenu spécifique :
vendredi 18 avril 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal des étudiants
  • Successeur :
  • Escholier
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L'étudiant, 1913-04-18, Collections de BAnQ.

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[" Ce journal parait tout let vendredit de /'année univertitaire (novembre à mai) \u2014 /et vacancet exceptéet ::\t::\t::\t:: ÏUDIâMT 2ème ANNÉE \u2014 No 2t OftftANE DE LA SOCIÉTÉ DE PUBLICATION LAVAL, JÇeaYgé co//&AanafJon VhiverxJfoîry* 3> Let marchandt qui tiennent à la clientèle det Étudiante feraient bien d\u2019annoncer dans notre journal.C\u2019est le plut tûr moyen de'les atteindre.MONTRÉAL : 18 A VR/L 1913 Abonnement : $1.00 \u2014 S sous le No AUX ÉTUDIANTS DE L\u2019A.G.E.L Le bureau de direction de l\u2019A.G.E.L., s\u2019est réuni pour la première fois samedi après-midi au sa'.on de l\u2019Université.Les présidents, tour-à-tour et au nom de leurs facultés respectives, ratifièrent le choix qu'avaient fait les directeurs lors de leur assemblée du 31 mars, dirent en peu de mots | tout ce qu\u2019ils attendaient des nouveaux offi- ; ciers supérieurs et déclarèrent que !cs délibérations du conseil général ne seraient que de celles marquées au coin de la saine courtoisie.Nous avons ensuite passé à l\u2019étude du programme qu\u2019entend suivre notre nouvelle association.Ce programme, que nous avons discuté, artic e par article, j\u2019ai cru qu'il était, de mon devoir de lu rendre public, afin de renseigner les étudiants, membres de l\u2019A.G.E.L., sur ce que se propose d\u2019accomplir le conseil généra\u2019, et qu\u2019ils sachent dans quel sens nous allons travailler cette année, xxx Les officiers de l\u2019A.G.E.L., entendent respecter à la lettre l\u2019article II de la constitution actuelle et font une nouvelle déclaration que l\u2019autonomie des diverses facultés fédérées ne sera nullement affectée par les décisions ou par les entreprises du conseil général.Les comités de régie existants, qui veule.it bien laisser à '.\u2019association générale le soin de diriger les organisations ayant un cachet universitaire, auront toute la liberté voulue pour mener à bonne fin tout ce qu\u2019ils entreprendront.Le conseil général, en attendant qu\u2019il ait les moyens nécessaires pour entreprendre ce qu\u2019une organisation comme la nôtre doit entreprendre, se propose de seconder de toutes ses forces toute initiative prise par chacune des facultés qui sont sous sa direction; il se propose d\u2019aplanir, si possible, les difficultés que rencontreront leurs comités de régie afin que le succès qui couronnera leurs efforts contribue à donner plus de vogue et plus de renom aux organisations faites par; les Etudiants de Laval.La fédération étant enfin établie à Laval, ses chefs entendent en faire un succès et, pour ne pas compromettre son existence, ils se serviront d\u2019un moyen, toujours efficace, en de telles circonstances, ils se serviront le la publicité.C\u2019est là un des articles les dus importants de notre programme et nous liions travailler à son exécution coûte que \u2022oûte.Les idées, qui ont prévalu dernière-nent chez, nous et qui ont abouti à la forma-ion d\u2019une fédération universitaire, doivent ¦ncore prévaloir et, pour en arriver là, doi-\"ent encore et souvent être expliquées aux tudiants, et au public qui s\u2019intéresse à noie mouvement.Sur ce point le conseil c'aura pas peur de s\u2019affirmer, et il fera t iompher les idées de concorde et d\u2019union à Laval.Forçant ainsi les amis des étudiants a nous accorder de l\u2019aide et de l\u2019encouragc-nent, il rendra un grand service à ceux qui mus remplaceront à l\u2019université.xxx T.a constitution qui nous régit et qui a été acceptée par les facultés fédérées, est bonne mais elle n\u2019est pas complète.Nous avons le droit, et j\u2019ajoute, nous avons le devoir, de la compléter.Nous nous proposons, non pas de la mutiler, mais de la reviser, de l\u2019amender, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle donne satisfaction.Pour ce faire, nous irons lentement, mais sûrement.Nous étudierons soigneusement les constitutions déjà existantes soit à Laval, ¦mit à McGill ou ailleurs; nous demanderons les conseils de ceux qui, par leur expérience peuvent nous être d\u2019un grand secours, et nous discuterons sérieusement les changements que nous voudrons faire avant de les adopter définitivement.Nous avons décidé, qu\u2019avant que ces changements soient définitifs, les présidents consulteront leurs facultés respecti- ves afin de voir si celles-ci n\u2019auraient pas quelques reclamations à faire.Comme au conseil général régnera une justice égale pour tous, nous croyons qu\u2019en touchant à la constitution de cette manière, nous ne pourrons léser les droits d\u2019aucune faculté.Aidés des présidents des facultés, les officiers supérieurs feront de l\u2019A.G.E.L., un corps bien constitué.Par '.\u2019activité qu'ils déploieront et par le dévouement à la cause universitaire dont ils feront preuve, ils espèrent sous peu mériter la confiance de la Maison des Etudiants.Une organisation comme la nôtre, si elle est bien conduite et si e le veut sincèrement le bien les étudiants en général, doit administrer les fonds prélevés parmi ces étudiants dans le but de leur fournir des amusements et un local où il ; pourront se distraire de leurs études.Le tort des étudiants de Laval est d\u2019avoir attendu trop longtemps pour fonder cette fédération.Quelques-uns en sont venus à la conclusion que les divers groupes de notre université étaient incapables de s'unir et de tra-vail'er dans leurs propres intérêts.Nous allons être obligés de nous attaquer à ces préjugés et de faire comprendre à ceux qui nous dénigrent que ce qui se fait à McGill et aux autres grandes universités peut aussi et doit se faire à Laval.Nous croyons qu\u2019aucun des directeurs de la Maison des Etudiants, qui veulent, nous n\u2019en doutons pas, le bien et l\u2019avancement des étudiants, ne refusera de nous donner la direction de cet argent quand nous en ferons la demande.Nous sommes convaincus qu'avec notre nouvelle organisation, nous sommes capables d\u2019administrer sagement nos propres fonds et de faire honneur, en toute circonstance, aux aspirations de la icunesse étudiante canadien no-française de Montréal.L\u2019A.G.E.L., croit que le moment est arrivé pour nous, étudiants, d\u2019avoir un local convenable, où nous serons chez, nous et où nous pourrons mieux nous connaître.Ce projet n\u2019est pas un rêve; il peut être difficile à exécuter; il peut même se faire que nous mettions un peu de temps à l\u2019exécuter, mais nous sommes d\u2019opinion que l\u2019étudiant de Laval a arpenté assez longtemps les rues avoisinant l\u2019université, pour mériter qu\u2019on le loge une bonne fois.Si les membres de l\u2019A.G.E.T., gardent un tant soit peu longtemps les idées d\u2019union qu\u2019ils partagent actuellement, ce projet sera avant longtemps réalisé et ce sera tout à l\u2019honneur de notre association d\u2019y avoir réussi.D\u2019ici à ce que nous ayons le contrôle de nos fonds, les officiers de l\u2019A.G.E.L., se feront un devoir de seconder toute bonne initiative venant d\u2019un groupe d\u2019étudiants.Les étudiants, maintenant, pourront s\u2019appuyer sur leurs représentants, dont les instances devront avoir plus de poids que celles de quelques-uns d\u2019entre eux.Le conseil général a décidé de ne prendre la direction que des manifestations où la présence du corps universitaire aura sa raison d\u2019être.Dans le passé, on s\u2019est souvent servi des manifestations que faisaient les étudiants de Laval pour les critiquer, pour \u2019es discréditer auprès des autorités et pour les diminuer dans l\u2019estime du public en général.Nous ne sommes pas de ceux qui pensent que pour prévenir certains abus, il faille cabaner les étudiants.Des manifes'ations publiques, un corps universitaire comme le nôtre doit en faire, et les officiers de l\u2019A.G.E.L., verront à ce que tout se fasse dans l\u2019ordre et agiront en sorte que les autorités comme le public soient satisfaits.Les étudiants feront taire ainsi certains critiqueurs grandiront dans l\u2019opinion de ceux qui nous observent et occuperont avec dignité la position sociale qui leur revient de droit.Nous avons pensé que l\u2019idée d\u2019un voyage universitaire serait bien accueillie des étudiants de Laval, et de suite, nous avons décidé d\u2019en organiser un au début de l\u2019an prochain.Un projet comme celui-ci représente beaucoup de travail, mais les officiers de l\u2019A.G.E.L., ne reculent pas et se mettront à l\u2019oeuvre sous peu.Il est inutile de dire que lors de ce voyage notre association aura adopté ses couleurs.Un autre projet, auquel nous tenons beaucoup, est celui d\u2019un banquet universitaire organisé par l\u2019A.G.E.L.Nous sommes capables, avec la bonne volonté de tous, de réussir dans l\u2019organisation de ce banquet.Nous comptons sur une réunion comme celle-là pour montrer l\u2019activité qui régnera chez nous et pour intéresser les anciens de Laval à notre cause, à la cause de tous les étudiants.La fédération universitaire se compose actuellement de ci ;q facultés, (\"est un groupement très important; il e t assez important pour rendre dès maintenant des services appréciables à ceux qui en font partie.Si dans le cours de .\u2019année nous avons l\u2019occasion de compléter notre association, nous le ferons avec plaisir, étant convaincus que plus les étudiants fédérés seront nombreux, plus le travail que fera l\u2019A.G.E.L., sera efficace et plus vite le succès couronnera nos efforts.Dans quelque temps, le différend qui s\u2019est élevé entre les facultés se réduira à sa sa juste proportion; nous l\u2019aborcorons a\u2019ors de front et nous le trancherons, si possible, xxx Maintenant, Messieurs les étudiants, membres de l\u2019A.G.E.L., vous connaissez, le programme que nous nous sommes tracé lors de notre première réunion.S\u2019il ne répond pas à vos attentes, soyez assurés que nous le compléterons à mesure que les circonstances nous le permettront.Si vous le croyez exagéré, pensez à ce que se doivent à eux-mêmes les étudiants de La-i val et dites-nous si l\u2019exécution de ce programme ne mérite pas d\u2019être essayée.Si nous causons quelque peu de l\u2019étudiant de Laval à quelqu'un qui nous connaît, il s\u2019empresse du rendre justice au talent et à ; l'intelligence vive du jeune Canadien-français; mais là s\u2019arrête son éloge et il ne veut pas dire, par courtoisie* ce qu\u2019il pense du corps universitaire.Qu\u2019est-ce qui nous empêche, à nous ipie le manque d\u2019organisation et le peu d\u2019esprit d\u2019initiative que nous avons montrés jusqu'à maintenant, nous ont assez, nui dans l'estime des gens?Quand nos amis de l\u2019université voisine défilent de par les rues de notre ville, on peut facilement distinguer les mots \u201cThe Old Mc-: (fill\u201d, répétés avec orgueil par la population anglaise.Qu\u2019est-ce qui nous empêche, à nous de mériter l\u2019estime et l\u2019admiration de notre public qui ne demande pas mieux que de nous aimer et de nous prodiguer ses faveurs.Voilà ce que nous allons essayer de faire, dès cette année, et nous vous demandons vos conseils et votre appui.Ircnéc VAUTRIN.Président de l\u2019A.G.E.L.EN A VANT Osons, si la route est mauvaise, Osons suivre un autre chemin ! Ce qui fut hier hypothèse Sera certitude demain.Le contraire d\u2019une habitude Peut nous guérir d\u2019un préjugé.Vivre, c\u2019est changer d\u2019attitude: Les morts seuls n\u2019ont jamais bougé.Qui songe à s\u2019arrêter recu\u2019e Allons, allons où le jour luit ! Si l\u2019on s\u2019endort au crépuscule.On se réveille dans la nuit.Toute réforme est importune ; Mais, en dépit de nos regrets, Elle a mil e chances contre une De réaliser un progrès.\u2022 Que nul donc ne reste en arrière ; Aux attardés tendons la main Et vers l\u2019étcrne le lumière Hâtons les pas du genre humain! Achille PAYSANT.Nationoscope L\u2019AULESIENNE PAR A.DAUDET Et alors la petite chèvre entendit un bruft de feuilles derrière elle, et dans le noir, en se retournant, elle vit deux oreilles tomes droites, avec des yeux qui reluisaient.C\u2019était le loup.Comme il savait bien qu\u2019il la mangerait, le loup ne se pressait pas.La chèvre aussi savait que le loup la mangerait; mais ça ne l\u2019empêcha pas de se défendre comme une brave chèvre de M.Sé-gu n qu\u2019elle était.Elle se battit toute .'a nuit, mon enfant, toute la nuit.Puis le petit jour blanc arriva.Un coq chanta en bas dans la plaine.\u201cEnfin!\u201d dit la petite chèMC qui n\u2019attendait que le jour mur mourir, et elle s\u2019allongea par terre dans sa belle pelure blanche toute tachée de sang.Alors le loup se jeta sur elle et il la mangea.Cette légende symbolique que raconte Ua'tlinzar à l\u2019Innocent résume l'action de ce poème dramatique.On célèbre à la ferme du Castclet, les fiançailles de Frédéri, le fils de Rose Maniai', et d'une fille d\u2019Arles dont il s\u2019était fol ement épris.Au milieu de la fête survient un certain Mitifio qui révèle à Frnncet Maniai que son petit-fils va épouser une coquine qui fut sa maîtresse durant deux ans.Pour le prouver, il lui remet deux lettres d\u2019elle.11 vient à peine de s\u2019enfuir que Frédéri s\u2019avance vers son grand-père, le verre haut: \u2014Allons!.Buvons à l\u2019Arlésienne! \u2014Non.non.mon enfant.Jette ton verre; ce vin t\u2019empoisonnerait.\u2014Qu\u2019est-ce que vous dites?\u2014Je dis que cette femme est la dernière de toutes, et que, par respect pour ta mère, son nom ne doit plus être prononcé ici.Tiens! lis.Frédéri n\u2019épousera pas cette fille, mais il continuera de l\u2019aimer.Cet amour le rend bien malheureux.Il se dérobe aux tendres consolations que lui apportent Vivette, sa petite amie, et sa maman désolée.Le voyant dépérir, Rose Mnmaï et Francct finissent par consentir à son mariage avec cette mauvaise femme.C\u2019est le seul moyen de le sauver.\u2014Mais j\u2019en mourrai, moi, de ce mariage, sanglote Francet.Je ne suis qu\u2019un paysan, mais je tiens à l\u2019honneur de mon nom et de ma maison.\u2014Eh! nous en mourrons tous, réplique Rose.Qu\u2019est-ce que ça fait?pourvu que l\u2019enfant vive.Frédéri ne veut pas accepter le sacrifice de ses parents.Il désire que la femme à qui il donnera son nom en soit digne.Tl épousera Vivette.Car le mal qu\u2019une femme lui a fait, il n\u2019y a qu\u2019une femme qui puisse le guérir et Vivette sera celle-là.C\u2019est ;e soir des fiançailles.Dans la cour du Castelet, propre, luisante, endimanchée, la brise apporte par bouffées un son de fifre, un roulement de tambourins.Frédéri se croit guéri.Il n\u2019a plus qu\u2019un désir maintenant, mettre sa tête sur l\u2019épaule de sa chère Vivette, et y rester toujours.A ce moment, accourt le maquignon, Mitifio, réclamer les lettres de sa maîtresse, de cette Arlésienna de malheur, qu\u2019il doit enlever cette nuit, en travers de sa selle, pour courir, avec elle, les grandes routes à l\u2019aventure, rouler d\u2019auberge en auberge.Frédéri a entendu ces paroles, \u201cfurieux de jalousie, de regret et de désir\u201d, il empoi- (Suite à la 2e page) 2 L\u2019ETUDÎANT Nos petites enquêtes LK l'E.MIXIS.MK A L'L'XIVEIJSITË C'o qu'on pense M.Iloudo, E.]).Mardi dernier, M.le professeur Edouard ontpetit a traité devant .es étudiants l\u2019intéressante question du féminisme.Comme j toujours, il fut un conférencier très écouté et il parla avec peut-être plus de liberté qu\u2019il ne l'aurait fait en Angleterre.Il aj traité le féminisme en général et il nous a surtout dit ce qu\u2019en pensaient les femme t.La direction de ('\u201cEtudiant\u201d, tandis que ses lecteurs ont encore dans la mémoire les paroles de M.Montpetit, a cru les intéresser; en les entretenant des progrès du féminisme à Laval.La tâche fut confiée à notre représentant, ne les cntends-donc pas la-ba.,,\tun homme remarquable pour son tact et sa délicatesse.En effet, il aurait bien pu, à tout hasard, choisir dans les salles de cours, un de ces étudiants revêches et grincheux qui ne cessent de déblaitérer contre le sexe fail) e, qui ne trouvent chez la femme que difformités et défauts.'lais la femme est un être faible et sans défense.Il n\u2019était que juste d\u2019interroger! gne un lourd marteau et se jette sur son rival.Rose s'élance au milieu d\u2019eux.Frédéri s\u2019arrête, chancelle et le marteau lui tombe des mains.Le dernier tableau, tout plein d\u2019une terreur tragique, nous montre d\u2019abord la veillée de j la mère épiant le désespoir de son fils.Elle J n\u2019est pas dupe des chants et des danses aux-j quelles son fils a pris part, ni des tendres pa-i rôles par lesquelles il a voulu endormir ses inquiétudes.Elle reste là, angoissée, guettant e crime qu\u2019elle le soupçonne de méditer -q contre lui-même.El'e s\u2019est à peine retirée dans son alcôve que Frédéri apparaît sur le seuil de sa chambre, à demi-vêtu, avec l\u2019aspect d\u2019un homme qui s\u2019est battu toute la nuit contre un rêve dont il ne se réveillera que dans la mort.Il traverse, pieds nus le large grenier et s'élance sur l\u2019escalier.Rose s\u2019éveille à ce bruit, s\u2019é\u2019ance de l\u2019alcôve, et voit Frédéri j gravissant les degrés qui conduisent au sommet de la tourelle.\u2014Où vas-tu?\u2014Mais tu du côté des bergeries?Il l\u2019emporte!.At-tendez-moü.Rose se jette à corps perdu à sa poursuite, mais quand elle arrive à la porte de la tourelle, Frédéri vient de la fermer.E le redescend et se précipite vers la fenêtre, l\u2019ouvre, regarde et tombe avec un cri terrible.Balthazar que le cri vient d\u2019attirer, se penche à a croisée ouverte et se A.E.Ste-Marie Ltée.ANGLE SAINTE-CATHERINE ET AMHERST Fourrures, Chapeaux, Cravates, Cols, Gants, BERETS, Etc., Etc.N.B.\u2014 10 p.c.d\u2019escompte aux ETUDIANTS sur présentation de leur carte d\u2019indenfité tournant vers le patron Marc qui vient den-J ,m homme sensible, capable de comprendre ! son âme complexe et d\u2019en aspirer le parfum \u2014Regarde à cette fenêtre, tu verras si on\tHoude fut choisi entre mille, ne meurt pas d amour.\tLa réputation de galanterie dont jouit M.Cette esquisse théâtrale est l\u2019oeuvre d\u2019un Houde n\u2019est plus à faire.11 est le type par-dramaturge habile et d\u2019un poète sincère.j fajt ()u \u201cladies man\u201d.Tout dernièrement.Daudet a distillé, dans cette tragédie chain- Jacques Hermil ne l\u2019a-t-il pas proclamé sans pêtrc, tous les parfums de la terre de Mis-j hésitation, l\u2019homme le mieux ganté de l\u2019U-tral, de Roumanille et d\u2019Aubanel.Il n\u2019a pas! \u201eiversité?Mais i! ne s\u2019occupe pas exclusi- jeté ça et là telle odeur locale facilement re-5 vement des femmes.Il est en outre un connaissable.Il a vaporisé partout une| politicien influent\u2014ce qui ajoute de l\u2019inté-cssence extraite de toutes les fleurs de son | à son opinion sur le féminisme, pays.Et ce n\u2019est pas seulement parce qu\u2019ils! (liguerait.Comme les examens se prépareraient bien à deux! Les têtes penchées sous la même lampe, on repasserait ensemble le code ou l\u2019anatomie.On feuilleterait bien vite les traités sur les propriétés des corps et la sensibilité du grand sympathique, mais on s\u2019arrêterait indéfiniment \u201cau passage où l\u2019on aime\u201d, comme des musiciens devant un ! point d\u2019orgue.Les chroniqueurs ne chanteraient plus la j pauvre chambrette de l\u2019étudiant, cachée sous ; les toits.Ils parleraient \"des nids sous les j combles où les oiseaux ne cessent de se bécoter\u201d.Au sortir de cet entretien, notre représentant a conclu que M.Houde était en faveur du féminisme à l\u2019Université.Il n\u2019est pas le seul à y trouver les nombreux avantages qu\u2019il nous a si éloquemment énumérés.La popularité de cette opinion comporte un danger sérieux pour nous.La jeune fille, après avoir été élue présidente de l\u2019A.G.E.I.,\u2014et elle le sera avant longtemps\u2014ambitionnera ensuite de devenir maire de Montréal.et plus tard premier ministre de la Province.Attention! Ne nous laissons pas supplanter! Nous voulons bien qu\u2019elles deviennent maires, mais pas premiers ministres.Que deviendrions-nous ?L.V.parlent de mûriers, d\u2019olives et de bécassines que ses personnages rustiques sont rustiques.Us le sont toujours et sans y penser.Sans broderies appliquées ni paillons, la trame d\u2019un pareil style donne une sensation particulièrement douce et reposante.Ce \u201cmélodrame\u201d a une haute valeur dramatique et musicale.Je ne comprends pas pour-quoi l\u2019on ne se décide pas à nous le présenter.une bonne fois, avec un orchestre et des choeurs convenables.A la salle des promotions Brummel dans la peau d\u2019un Tupper, cost! en sa double qualité de dandy et de Père dej la Confédération universitaire qu\u2019il fut interviewé.Il se prêta avec affabilité aux ennuis de l\u2019interview.Tout d\u2019abord, il parla i de la Fédération, une de ses oeuvres capitales.avec ses \u201cfronts\u201d et scs \u201ccouronnes\u201d, de [\u2019\u201calternative\u201d, des élections, etc.Sans aucun doute, ses paroles seront réfutées pendant les bourrasques électorales (pie l\u2019automne prochain ne manquera pas d\u2019amener.Il a longuement déploré l\u2019abstention de la Faculté de Droit et il espère qu\u2019elle se joindra bientôt à ses soeurs.! N\u2019a-t-il pas été question de remplacer la faculté dissidente par la faculté des Arts?! Ainsi les jeunes filles auraient fait partie de ; la Fédération.A voir les étudiantes pren-| 1 dre part aux délibérations, on se serait ci ETUDIANTS DE LAVAL Déposez vos économies à La Banque d\u2019Epargiie De la CITE ET DU DISTRICT DE MONTRLAL Fondée en 184G Actif total au-delà de $33,000.000 Nombre de déposants, plus de 100,000 fiiircaii-Chcf et 111 succursales à Montreal La seule Banque incorporée en vert de l\u2019Acte des Banques d\u2019Epargne, iL saut affaires dans la cité de Montré;.Sa charte (différente do celle de t tes les autres banques) donne toute protection possible n ses déposants.Elle u pour but spécial de recev les épargnes, quelque petites qu\u2019el -soient, des veuves, orphelins, écolier-, commis, apprentis et des classes o: vrières, industrielles et agricoles et d\u2019en faire un placement sûr.Intérêt alloué sur dépfiti au plus bant tan* courant Nous vous réservons toujours l\u2019accueil le pl i» courtois, quo votre compte sois gros ou petit.A.P.IiESPERANGE, Gérant.Demandez une de nos petites llnuques é domicile, ceci vous facilitera l'Epargne Tél.Est 6431.Les quatre âges du coeur Les personnes qui ont répondu à l\u2019invitation du Conseil de Régie des Etudiants en Droit et en Loi, ont dû être satisfaites de leur soirée de mardi dernier.Le programme, un peu long peut-être, au coeur de Paris! Je ne voudrais pas proposer ce change ment, mais je ne ferais pas d\u2019opposition si1 les jeunes filles nous offraient de se joindre j à nous.Comme les fêtes et les sorties universitaires deviendraient alors populaires et | Après le concert-causerie, en sortant de! rUnivorsité, nous avons entendu deux demoiselles qui causaient: \u2014Ca été beau, hein, ma chère?\u2014Oui, as-tu remarqué: tous les artistes portaient des chaussures de Dussault, près Saint-Denis, rue Sainte-Catherine?était attrayant, et chacun des numéros a été' remplies d\u2019entrain! Un esprit universitaire bien rendu.\tvrai, sain, lierait les diverses facultés, car Les voix de femmes succédèrent aux voix es jeunes filles sauraient mettre l\u2019accord et d\u2019hommes; la voix des cordes, et des cuivres! l\u2019Iiarmonie entre les différents corps.Coin-1 résonna à son tour; puis, la parole du coiffé-: ment se\tc» leur présence?Les en-! roncier, M.Montpetit vint charmer et ins-j ncl\u201dis 'es Plus acharnés désarmeraient et se! truirc les spectateurs.L'impression a été' jetteraient dans les bras, les uns des autres | excellente.\ti condition d\u2019embrasser l\u2019ange pacificateur.Tous suivraient avec assiduité les assemblées et s'intéresseraient aux choses de Laval.Mais que do cataclysmes lorsque deux étudiantes se disputeraient.On les laisserait s'arracher en paix tous les cheveux qu\u2019elles voudraient\u2014les cheveux se remplacent si ! j facilement de nos jours.Los parents n\u2019ai- j | nieraient peut-être pas à voir leurs filles as-j ; sister à une réunion du conseil de régie et j , avoir à tenir tête à une douzaine d\u2019étudiants ; déterminés, quoique remplis de bonnes in-! tentions.Mais ils n\u2019auraient qu\u2019à songer que ; cela offre une excellente préparation à ! la vie! Si elles savent résister, quelle sauvegarde pour l\u2019avenir! Les étudiants retireraient des avantages incalculables de cette union avec la Faculté des Arts.Les salons seraient ouverts aux \u2019carabins et les rustauds y acquerraient ('es bonnes manières.Les étudiants des différentes professions se rencontreraient >.t apprendraient à se connaître et à s\u2019apprécier \u2014ce qui engendrerait une vraie fédération et ferait naître un réel esprit universitaire.Ensuite\u2014et M.Houde souriait\u2014infailliblement, il se nouerait des amourettes «et des passades qui se changeraient en passions durables.Le bonheur régnerait par tout le quartier latin, car.d\u2019après moi, un étudiant ne peut être heureux s\u2019il n\u2019a pas sa bonne petite amie.Au lieu de s\u2019acheter et de se vendre, Tamour se donnerait et se pro- A DIX ANS l\u2019on voit tout en rose, On ne s\u2019arrête qu\u2019au présent ; La vie est un songe amusant Et le coeur repose.A VINGT ANS, l\u2019âme est une lyre Que fait vibrer le moindre vent ; Dans le rêve on se perd souvent, Et le coeur soupire.A TRENTE ANS, les beaux jours de fête Perdent beaucoup de leur gaîté; Au printemps succède l\u2019été, Et le coeur regrette.A QUARANTE ANS la moindre brise Apporte les parfums d\u2019antan ; On pense au bonheur inconstant, Et le coeur se brise.Germaine BEAULIEU.(\u201cJournal des Etudiants\u201d, 1805).La chaussure SLATER est toujours la même \u201c SLATER M 413 Ste-Catherine Est Spécialité : pointure étroite.A.E.BROSSE A U.o Les convenances.Déception A Mademoiselle B.Tu m\u2019as regardé dans les yeux, Ton regard était doux, heureux; .T\u2019y découvris de la tendresse, Mon coeur en fut rempli d\u2019ivresse.Je t\u2019ai donné un fou baiser Disant: \u201cAh qu\u2019il fait bon d\u2019aimer\u201d.En moi, je sentais une flamme; Je croyais goûter de ton âme.Déjà, tu n\u2019avais plus d\u2019ardeur.Hélas! j\u2019ai pleuré ma douleur.Adieu! vain amour et tes charmes, Toujours vous germez dans les iarmes! Rosaire BEAUDOIN, E.E.D.Montréal, 9 avril 1913.Les convenances, les moeurs, est-ce assez bête?De longtemps j\u2019ai commencé à le dire, et jamais je ne manquerai l\u2019occasion de le faire ressortir.Un étudiant qui causait en dansant, échappa cotte réflexion dont on peut tirer tout un monde de vérités.\u201cQue dirait votre mère, Mademoiselle, de vous voir ainsi dans mes bras, sans la musique?\u201d Et cependant la musique peut-elle changer quelque chose à la réalité d\u2019une situation, je veux dire d\u2019une position ?\u2014L\u2019esprit ne donne jamais de coeur, tandis que le coeur donne souvent de l\u2019esprit.\u2014 GUY CHANTEPLEURE.\u2014Il n\u2019est pas bon qu\u2019un jeune homme laisse jeûner son coeur; faute d\u2019amitiés, il va aux amours coupables.LE PHOTOGRAPHE CONNU 249 RUE SAINTE-CATHERIN! ÜST l\u2019iê» SunguîiitM, MONTH! I.TELEPHONE : Bureau E« 5556 Ré».Eli 229 MAISON BOLT £ ANGLE DES RUES SAINTE-CATHERINE ET ST-DENIS.MM.les Etudiants y trouveront de la crème à la glace pour eux et d\u2019excellents cho-lats pour \u201c elles \u201d JOHN GERACIMO 320 RUE SAINTE-CATHERINE près de la rue Saint-Denis.Le Restaurant populaire où les Etudiants reçoivent le plus chaleureux accueil.Qu\u2019on se lo dise! TEL.BELL EST 4683.Tél.Est 798.Ouvert le soir.F.M.CURRAN CHAPEAUX ET CASQUES 352 Sainte-Catherine Est, coin Berri.Spécialité : Marque Mansfield.Avis important Nous prions vivement nos abonnés qu1 ont reçu ou recevront ces jours-ci leur compte, pour abonnement à l\u2019\u201cEtudiant\u201d, de s\u2019acquitter le plus tôt possible envers notre administration.28 L\u2019ETUDIANT 3 Chronique Universitaire PROPOS FANTASTIQUES Il est assez difficile de parler du printemps sans tomber dans une désespérante banalité: chacun en cause à sa façon, comme I .s\u2019il y avait danger que quelqu\u2019un ne s\u2019aper- ! eût lias de son arrivée.le ferai donc mine de ne pas me rendre i-omptc que la température est devenue clé-mente et (pie la nature nous sourit délicieusement bien que sa parure soit encore toute! froissée pour avoir souffert de la glaciale .ireinte du bonhomme Hiver; il n\u2019est tout de même pas délicat le vieux.Chez les humains, les choses se passent un ieu comme dans la nature: on n'a pas trop | .se plaindre, il est vrai, du règne passé, ,ies grands froids, mais on se plait à célé j rer sa disparition en faisant aussi, parure cuve.On ne manque donc pas de renouvelai le \u2022ontenu de sa garde-robe, pour qu\u2019il soit plus' mmpant et plus frais,surtout dans la répu-lique des jeunes\u2014république où les papas ont ministres des finances; où les mamans! ont la police; où la fantaisie, 'e caprice et; ,¦ plaisir ont force de lois, et où le bon goût \u2022t, l\u2019élégance président conjointement.Mais j\u2019allais oublier l\u2019amour; disons qu\u2019il st le ministre de la milice: avec lui, il y a ; ou jours urgence.\t; Les étudiants n\u2019ont pas oublié et n\u2019oublic-.ont pas, je vous l\u2019assure, de se conformer i cette douce obligation\u2014obligation impo-ée à leur jeune âge et à leur goût pour les choses de la \u201cfashion\u201d\u2014de se rendre chez leur tailleurs pour y résoudre, avec le soucis de distinction que nous leur connaissons, le problème si subtil de leur prise d\u2019habits.Et les étudiantes donc ?.Les petits chapeaux verts seront à la mode cette année! Oh! je me défends bien de vouloir faire ici l\u2019apologie des snobs et des gommeux à qui le choix d\u2019une cravate cause une émotion intense ou met dans une angoisse indicible: ils portent ceux-là, par leur mise recherchée et en beaux habits, le deuil de l\u2019esprit qu\u2019ils n\u2019ont pas.le suis en plus persuadé que \u201cl\u2019habit ne fait pas le moine\u201d et qu\u2019une redingote de belle tenue n\u2019engendre pas nécessairement toutes les vertus.Mais d\u2019autre part, n\u2019est-il pas vrai qu\u2019une jeune personne distinguée ne doit pas se laisser aller à négligence en ce qui regarde son moi extérieur, ni renier ce moi pour qu\u2019il s\u2019en aille à la débandade?Et je ne vois pas bien pourquoi un maintien négligé serait la condition sine qua non de l\u2019intelligence, du mérite et du talent.et j'ajouterai même de la sainteté.Est-il plus difficile à une personne soigneuse et soignée dans son accoutrement de gagner le ciel autrement qu\u2019à !a manière de Benoit Labre?Pour moi tout ceci n\u2019est qu\u2019une question de dignité, et elle a son importance: car si, comme le disait Buffon, \u201cle type, c\u2019est l\u2019homme même\u201d, j\u2019ose oser penser que l\u2019habit, c\u2019est un peu l\u2019homme aussi.xxx \u2022Te ne vous oublie pas, chers lecteurs; je suis ici pour vous narrer les événements de la semaine à l\u2019université et je ne faillirai pas à mon devoir, quoique je ne me prenne pas très au sérieux.Permettez-moi, toutefois, de vous avouer qu\u2019il y avait tout à l\u2019heure un chroniqueur dans une fâcheuse position.Espèce de mémorandum vivant de par ses fonctions, ce chroniqueur, ayant pour rôle de servir do table de matières au monde universitaire si capricieux et si désinvolte, avait à lui rendre compte de tout ce qui a été dit et fait d\u2019intéressant durant le cours de la dernière -e-maine; or, imaginez qu\u2019à l\u2019exception d\u2019une conférence, la semaine en question a été monotone, atone, ennuyante et ennuyeuse et que le chroniqueur c\u2019était moi.J\u2019étais si découragé que, d\u2019un ton et ave: un geste que m\u2019auraient peut-être enviés Dupont ou Migneau, je me suis écrié cou.me Titus : \u201cMa semaine est perdue!\u201d En effet, il fallait être bien oisif et bien futile pour trouver vivants et regrettables les sept jours qui viennent de s\u2019enfuir et que nous oublierons comme notre première paire de gants; même je crois que \u201cPetit Jean\u201d avec ses \u201cquand je vois.quand je vois.aurait tôt pris le parti de se taire, car il n\u2019aurait rien vu.Je n\u2019ai pas vu grand\u2019chose moi-même, c\u2019est pourquoi je divague depuis le commencement de cette chronique en essayant de dire beaucoup de choses sur des riens.Mon ami Laurendeau, avec le sérieux qu\u2019on lui sait, me disait hier que les Romains marquaient d\u2019une pierre noirc ies jours né- fastes et d\u2019une pierre blanche les jours heureux; je marquerai, moi, cette semaine d\u2019une boule de verre, parce qu\u2019elle fut inodore, insipide et incolore, si je puis ainsi n.\u2019expri-mer.La cause de ce triste état de choses chez nous, c\u2019est que la \u201cMaison des Etudiants\u201d, étant privée d\u2019amusements, les étudiants font la rue et alors: adieu! la bonne vie de famille d\u2019autrefois! x x '-< Mettons un habit et des gants b'ancs, nous allons à un concert.Je me fé.ieite d\u2019avoir attendu jusqu\u2019à maintenant pour faire ma chronique, car en vérité, je viens d\u2019assister tiu concert causerie le plus habilement organisé de tous ceux qui ont eu lieu chez nous, de mémoire d'étudiant; je veux parler de cette charmante soirée qu\u2019ont donnée ce soir, les E.E.D.De la conférence je dirai peu de choses, elle m\u2019a tellement captivé que j\u2019ai oublié de prendre des notes, mais je suis en position de pouvoir affirmer qu\u2019elle fût très goûtée par tous et par toutes.Je me souviens cependant, qu'en remon-j tant aux origine du féminisme, M.Mont-petit\u2014bien qu\u2019ayant intitulé sa conférence:; \u201cIdées de femmes sur le féminisme\u2014n\u2019a pas pu s\u2019empêcher de citer des idées \u201cd\u2019hommes\u201d sur les femmes.Pythagore fut cruel envers elles, mais Platon fut féroce, et je ne croyais j pas que lui qu'on a appelé le \u201cdivin Platon\u201d fût capable d\u2019une telle méchanceté; c\u2019est pourquoi, je ne [mis me retenir de vous dire qu\u2019il a baissé dans l\u2019estime que j\u2019avais pour lui et que,\u2014suivant un adage célèbre\u2014si \u201cPlaton\u201d m\u2019est cher, la vérité, me l\u2019est davantage\u201d (Amicus Plato, sed magis arnica veritas).Maintenant je suis quitte envers vous, mesdemoiselles: le Jacques Hermil de \u201cNos futures\u201d s\u2019est voilé la face et il vient de vous encenser pour la seconde fois.Mais qu\u2019avez-vous fait d\u2019Aristophane, monsieur le conférencier?Aristophane qui fut peut-être, avec Euripide, le plus grand féministe,féminin ou fémineux des temps anciens?N\u2019a-t-il pas dans les \u201cHarangueuses\u201d fait agir et parler les suffragettes de son temps; car il y avait des suffragettes en ce temps-là.\u201cJe vais vous faire voir\u2014dit Traxagora, l'un des personnages de cette pièce\u2014que les femmes sont plus sensées que vous (les hommes).Premièrement elles lavent toutes la laine dans l\u2019eau chaude, à la manière antique, et l\u2019on ne peut pas les traiter de tètes légères.Si l\u2019Etat les imitait, et n\u2019était pas si curieux de nouveautés, il serait en sûreté\u201d.Voi\u2019à, un raisonnement sans réplique, mais hélas! de nos jours, non seulement les femmes ne lavent plus la laine dans l\u2019eau chaude, mais elles n\u2019en filent plus, elles auraient honte d\u2019en filer: au lieu d\u2019en gagner au cours des siècles, !a femme en a donc perdu! \u2014Je m\u2019aperçois qui si je ne m\u2019arrête, je suis en train de vous écrire un volume sur cette question.Monsieur Montpetit, notre délicat conférencier a beaucoup plu à son auditoire et il a rendu très intéressant, un sujet qui, après tout, est assez aride.\u2022 x x x Notre ami Tellier a conduit son orchestre avec une maîtrise et un art admirables.On dit que le propriétaire du Ritz-Déry a conclu un arrangement avec lui: l\u2019on mangera donc, à notre restaurant universitaire, des fèves au lard au son de la musique, xxx Théodore Botrel dans \u201cPéri en Mer\u201d, nous parle d\u2019un vieux pêcheur qui, voulant sauver son fils tombé à l\u2019eau au cours d\u2019une tempête, lui lance un cable; hélas! le cable est trop court et le fils se noie.Ceci nous est venu à la mémoire en voyant Ladouceur qui tentait vainement de mettre une lampe électrique sur la table du conférencier l\u2019autre soir.Malheureusement le fil était trop court et des rires fusèrent de partout dans la salle.Le conférencier lui-même sourit.Assurément notre ami n\u2019avait pas entre les mains, la lampe merveilleuse d\u2019Aladin.xxx Pour une raison ou pour une autre, pour un motif ou pour un autre, pour une cause ou pour une autre je vais m\u2019arrêter ici.Je n\u2019ai pas été long (!!!); la semaine a été si dépourvue d\u2019événements.Jacques HERMIL.-3 -\u2014: o :- EUCHRE El BAL donné par les Etudiants en Médecine sous le patronage de leurs officiers honoraires, à la Salle Stanley, lundi, le 21 avril 1!)13.Prix du billet : 50 cents.Billets en vente chez M.Archambault,à la Librairie Saint-Louis et par les E.E.M.Librairie Saint-Louis Papeteries, livres, journaux, jouets, impressions et reliure, etc., Cadeaux pour les fêtes, calendriers de fantaisie, agendas et almanachs pour 1913.Tél.Bell Est 2660\t288 Ste-Catherine Est, prè» st-Peni» NATIONOSCOPË SEMAINE DU 21 AVRIL 1913.\u201cSERVICE SECRET\u201d THEATRE - XATI ON AL SEMAINE DU 21 AVRIL 1913.\u201cVIEUX GARÇONS\" L\u2019 \u201c ETUDIANT \u201d EST EN VENTE AUX ENDROITS SUIVANTS LE RESTAURATEUR DE LAVAL LIBRAIRIE SAINT - LOUIS.288, rue Sainte Cnthorino-Kst.MAILLOUX & FRERES, 252, rue Sniut*I)enis \u2022L PONY,\t274, rue Saintc-Oathcrine-Est DEOM & FRERE,\t71, rue Sainte-Catlicrinc-Est C.A.B O LTE,\t298, rue Saintc-Cathcrine-Est (coin Saint-Déni»).M.AIME LAVOIE.\tCoin Rachel et Coloniale M M.(î U ENETTE, S EXECA L,\tSt-Denis M.DUMONT.\tSt-Denis (Près Mont-Royal).M.J.II.LANG EVIN.Coin Marie-Anne et Berri La Causerie-Concert des E.E.D.Idées de femmes sur le féminisme (Suite de lu 4ème page) brutale de ce dernier dans \u201cLa femme de Claude\u201d.C'est ensuite la théorie du droit au bonheur.(P.B.Cihensi, chacun sa vie, Paul Adam.Les Mouettes, Marcel Prévost, les Vierges fortes).Un révolutionnaires français a dit un jour qu\u2019il n\u2019y a de vrais féministes que chez les oiseaux.M.Edmond Rostand semble avoir compris cette vérité, et aussi dans \u201cChan-tcclcr\u201d met-il ces paroles dans la bouche ou plutôt le bec de la faisane : Révoltée, affranchie, oui.comme a dit ce chien! Mais de très grande rue et fière autant que franche et faisane des nois.(2) Nous trouvons cette idée d\u2019affranchissement chez toutes les féministes.Une \u201cauthoress\u201d italienne a trouvé le féminisme trop masculin.Colette Yve, dans \u201cPrincesse de Science\u201d et \u201cLes Dame du Palais\u201d poursuit la même thèse.Une autre femme dans un ouvrage intitulé \u201cPessimisme, Féminisme, Moralisme\u201d trouve le féminisme contraire à la science et à la morale.Danielle Lesneur, l\u2019auteur du \u201cTournant des Jours\u201d et de \u201cMoztehéenne\u201d disait dans une conférence, que le bon féminisme est celui du foyer.Enfin pour finir, Mme Adolphe Bris-son, racontant ses impressions au sortir d\u2019une réunion de Madame Marguerite Durand, qui n\u2019a rien de commun avec Madame Pankhurst et ses briseuses de vitrines, se déclarait qu\u2019il n\u2019y a rien de pis qu\u2019une réunion tapageuse où une femme est prise pour cible.\txxx Nous sommes un pays jeune, dit en terminant M.Montpetit.La femme a gardé chez nous le culte du souvenir.Nous ne lui rendons pas assez justice.\u201cLes femmes\u201d, a dit M.Emile Bautreux, \u201cont formé la société française\u201d.Elles ont, dit en terminant le conférencier \u201cà former chez nous la société\u201d.A.S.L.(1)\tMax Turmann, Initiatives Féminines, , Gabalda & Cie., p.38.(2)\tChantecler, Acte I, Scène VI.o :- Concert de gala :s Etudiants en Pharmacie, sous la prési-snce d\u2019honneur de Sa Grandeur Mgr Bru-lési, pour aider à la fondation d\u2019un cercle études, jeudi le 24 avril à 8 heures 15, ,m.Concours de la Chorale Plamondon [ichot et de l\u2019Orchestre Universitaire.Bil-its en vente chez Ed.Archambault.Pour «s étudiants, prix spécial, 25c, en vente au ;itz Dery.Un confrère résume ailleurs la magnifique conférence de M.Montpetit, mardi soir dernier.Nous voulons dire un mot de l'interprétation des divers et nombreux morceaux de musique vocale et instrumentale, annoncés au programme.Plusieurs dames et demoiselles n'avaient pas craint d\u2019affronter un auditoire où entrait pour bonne part la gent universitaire.Elles en furent récompensés par les applaudissements, les fleurs.et la bonne, l'excellente conduite de ces messieurs.Par une heureuse disposition, la voix grave des hommes alternait avec celle plus douce des femmes.M.A.Laurendeau a empoigné son auditoire principalement avec sa chanson de \u201cLa Glu\u201d.MM.Lapicrre et Chartier ont une voix agréable, sûre et prenante.Le Choeur des Etudiants a chanté avec entrain et ensemble l\u2019extrait tout à fait original d\u2019Ascaino, de St-Saëns.Enfin, l\u2019Orchestre Universitaire, à ses débuts, a surpris nombre de gens.M.R.Tellier mérite des félicitations pour avoir pu réunir sous sa baguette de si nombreux musiciens.Ce fut, en résumé, une agréable et instructive soirée.Mon Courrier CRAPET.\u2014Nous détachons de votre \u201cAvis aux Demoiselles\u201d ces quelques lignes qui nous semblent résumer assez bien votre \u201cthèse\u201d: \u201cAussi, Mesdemoiselles, après avoir goûté ensemble les plaisirs des brillantes soirées d'hiver, nous vous offrons aujourd\u2019hui, de prendre une \u201cpetite croquette\u201d du pain noir, que nous, étudiants, allons bientôt manger: nous vous demandons simplement de faire votre part dans nos études.Votre part est simple, mais elle est presque essentielle à notre succès.Il s\u2019agit, ni plus ni moins, pour vous, de ne pas nous offrir \u201ctrop souvent\u201d la tentation d\u2019une agréable soirée, ou d\u2019une promenade dans l\u2019ouest, ma.! C\u2019est peu, mais tout est là.Les examens se passeront mieux et vous aurez contribué au succès d\u2019un grand nombre\u201d.Cher Crapet, permettez-nous de trouver votre pseudonyme aquatique.en \u201cscie ronde\u201d.\txxx MARICHETTE.\u2014 Votre lettre est longue et s\u2019efforce d\u2019être sévère.\u201cLa classe qui devrait se montrer intelligente et bien élevée vous admire et vous félicite\u201d.Merci.Jean d\u2019ISCRET.0 EAU DE RIGA Il y a quinze jours, je rencontre mon copain, J.B.M.Il était méconnaissable et tout à fait démoralisé.\u201cMes intestins! mes intestins!\u201d criait-il.Le pauvre gars, il ne connaissait pas les propriétés purgatives de l\u2019EAU DE RIGA ! Il en prend depnis et il est devenu si rayonnant que toutes les jeunes filles le suivent à la file. 4 L\u2019ETUDIANT NA TIONAL UN 1)1 VOUCH, PIECE EX 3 ACTES PAU P.HO U UC.ET C\u2019est une pièce n idées et non pus une pièce a thèse.Le dramaturge prend soin de nous en avertir '.ui-inéme.Les pièces a thèse de Dumas, par exemple, tendent à prouver quelque chose et ne prouvent presque jamais rien.Cela se comprend facilement.\u201cUn cas dont toutes les donnée-ont été combinées à souhait ne pe,-t avoir j une valeur de signification prénémle.On : met d'un côté tous les arguments solides e! tous les braves pens, de l'autre côte tous les sophismes et tous les coquins.Au contraire, ; la pièce à idées ne sacrifie aucune des idées qu'elle doit mettre en relief.El e présente1 chacune d'elles sous son meilleur jour.Cer- j tes l\u2019auteur dramatique ne se pique pu ; de sur le féminisme I en s\u2019immolant.Elle incarne lu conception] W1*\tJ £\tjii.0 ] individualiste du mariag-e et ce faux mvsti- j§ &\u20ac ] cisnic dont elle est dupe lui fait prendre pour une action héroïque une aventure assez bannie.Du conflit de ces idées irréductibles, de : ces mentalités et de ces sentiments inconciliables va surpir le drame d\u2019un art si sobre et d\u2019une si hautaine sévérité, où pas une concession n\u2019est faite au désir d\u2019amuser.L\u2019étude de ces personnages est si poussée,! a dit üoumie dont je n\u2019ai fait jusqu\u2019ici] que rassembler les impressions, que cha-: cun de leurs actes s\u2019explique aussitôt grâce ii ce que nous savons de leur formation intellectuelle ou sentimentale.Mais l'on est porté à se demander qui est logique dans cette histoire, en dehors du P.Euvrard?Berthe et Lucien dont seuls les CONFERENCE DE M.EDOUARD MONT-PETIT AU CONCERT DES E.E.D.Qu\u2019est-ce que le féminisme?M.Emile Faguet dit qu\u2019on peut se servir de trois mots pour le définir : féminin, femineux, féministe.Féminin, qui a le caractère de la femme; femineux, qui aime la femme; féministe, qui appuie les revendications de la femme.Veut-on des exemples?Musset est un féminin, Sainte-Beuve, un femineux, et Marcel Prévost, un féministe.Il a deux sor- neutralité.1\t! r.'affecte pas de rester im- passible, ce\t;.;i ne pourrait provenir que d'inditférer.ee\tet n\u2019engendier que froideur.11 n\u2019a pas la\tfaiblesse de croire que toutes actes sont conformes à leur morale erronée, i ^es féminisme : le féminisme révolution-Mme Darras souffre, pleure, subitement i nuil'° et ]e féminisme modéré.Le premier éveil ée du songe de son bonheur reconquis ! U'ouve son mot d ordre dans cette élucubra-pnr le divorce.Comment se fait-il que tioa
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