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Titre :
L'étudiant
Éditeur :
  • Montréal :Matte & McCoffrey,1897-1915
Contenu spécifique :
vendredi 7 novembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal des étudiants
  • Successeur :
  • Escholier
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L'étudiant, 1913-11-07, Collections de BAnQ.

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[" TROISIÈME ANNÉE.-No 1 Le Numéro : S tou».MONTREAL, 7 Novembre 1913 Ce journal parait tou* J les vendredi* de l\u2019année 2 universitaire (de novembre à mai) - le* vacance* exceptée».OlMftNE DELA SOCIÉTÉ DE PUBUCAT10M UVAL \u2018 Jfc'ciïgé &/?coZ/aAonafian Univ'erjjffaiTv ABONNEMENTS : Canada et Etats- Uni*, .\t1 piastre Etranger,\t7 fr.50 H* sont strictement payables à l\u2019avance.TROISIÈME ANNÉE Nos aspirations et nos rêves Fidèle :iu programme «iifil s\u2019élait tracé dès le début, notre journal réapparaît aujourd'hui fortifié parles difficultés nom-ircuscs qu\u2019il eut à vaincre dans le passé cl plus confiant encore en l\u2019avenir.Parler, en ce moment, des misères que celle oeuvre eut à supporter, dès les premiers jours, ce serait dire ce qu\u2019elle fui alors, ce serait même écrire toute son histoire.Ne fût-ce la crainte de blesser l'humilité de ses vaillants fondateurs et de .curs successeurs, nous l\u2019aurions écrite \u2022elle histoire de dévouement inlassable et de ferme ténacité.C\u2019.e jornal pour lequel ils ont si long-!emps et si noblement combattu continuera de vivre, à Laval, grâce à leur initiative et à leur héroïque cfforl.La leçon d\u2019énergie qu'ils nous ont donnée n\u2019aura donc pas été vaine puisqu\u2019elle aura inspiré des volontés nouvelles (pii assureront, peut-être, la permanence d'une oeuvre qui s'impose.Ils nous permettront, nos dévoués prédécesseurs des deux premières années, de leur redire, au début de cette troisième, tout le bien qu\u2019ils ont fait à leurs confrères d\u2019hier et de demain, en leur enseignant de n\u2019èlrc jamais tentés, dans les momcnls pénibles, de maugréer : à quoi bon ! Lar il ne faul pas se le dissimuler, noire journal rencontrera encore des obs-lae\u2019.es.Plusieurs le regarderont souvent d\u2019un oeil indifférent ou maussade : d'autres.oubliant qu\u2019ils ont été ce que nous sommes aujourd'hui, sembleront nous méconnaître.Mais, comme le disait si bien le principal fondateur de cet organe, le bon ami (tustave, devenu depuis Monsieur le docteur Laçasse, \u201cnotre oeuvre a le droit de vivre parce que le but qu\u2019elle poursuit, parce que les ambitions qui l'ont inspirée, sont nobles et légitimes\".Le but que se proposait alors et que se propose, à celte heure, notre journal, c'est de fournir à la genl étudiante l'occasion d'abord de se 'Connaître mieux elle-même, de mesurer ses forces et, comme notre devise l'implique, de s\u2019affirmer.L\u2019\u201clütu(liant\u201d est devenu en effet une force que nous conserverons si nous savons l'utiliser et lui accorder toujours, en toute justice, la place qui lui revient, c\u2019est-à-dire, la première.Car cette modeste feuille, ne l\u2019oublions Pus, est le seul moyen dont nous disposions pour faire connaître et apprécier la vitalité intellectuelle de nos universitaires.Par conséquent, les étudiants de Laval n\u2019onl pas le droit de se désintéresser de leur journal.Ils ne peuvent, sans démériter, rester indilférents à tout ce qui est est de nature à soulcnir et à rendre plus grande encore une oeuvre qui fut fondée par eux et pour eux.C'est dire que l\u2019\u201cEludiant\u201d sera toujours au premier rang quand il s\u2019agira d\u2019encourager un beau geste chez les nôtres et même de relever \u2014 si la chose vaut la peine qu'on s\u2019en inquiète \u2014 les insultes ou les calomnies de gens qui bien souvent nous connaissent très ou très mal.L\u2019\u201cKtudinnl\u201d vise plus haut encore.Il veut être, dans l\u2019avenir, le trait d'union entre les anciens universitaires, les vieux de \u201cchez nous\u201d, et les jeunes qui les ont aujourd\u2019hui remplacés.A ces anciens il dira nos rêves et nos aspirations, nos soucis et nos succès, nos misères et nos besoins.Ce sera, en quelque sorle, leur rappeler le joyeux temps du Quartier où.bien que piochant ferme, ils se permettaient, par-ci par-là, des menues fredaines qui ne les empêchaient pas de demeurer, toujours et partout, hardis à peu promouvoir et prompts à seconder les bons mouvements.I'-n nous lisant, ils verront (pie, malgré le temps et les changements survenus chez nous, l\u2019esprit de l'étudiant de Laval est resté le même.C\u2019est toujours le même esprit de gaieté franche s'épanouissant en un rire (pii sonne clair comme la (liane d'un matin lumineux ; c\u2019est toujours le même espial d'enthousiasme pour une noble idée et de dévouement à une cause chère à tous : faire belle et grande l'.olre université, puis lâcher d'y faïre luire \u2014 oh ! bien faiblement \u2014 une étincelle du génie français.Cuidés par cette idée de resserrer davantage les liens qui doivent unir ceux d'aujourd'hui à ceux d'hier et aliu de rendre plus intéressant notre journal, nous avons décidé, celle année, de demander à nos aînés leur concours.Plusieurs ont déjà répondu favorablement à notre appel ; d\u2019autres suivront leur exemple.Nos lecteurs apprendront avec jdaïsir que M.Edouard Monlpelit, professeur d\u2019Economie Politique et Sociale, notre grand eu i à tous, a bien voulu accepter la présidence honoraire de notre société de Publication.Nous avons donc raison d'être confiants et d'escompter des résultats heureux pour ce nouveau terme (pic nous commençons aujourd'hui.C.es espérances, nous les fondons sur les étudiants, nos confrères, qui nous apporleronl toujours la collaboration efficace (pie nous sommes en dro'.'l d\u2019attendre d'eux : sur les gradués de Laval (pii recherchent l\u2019occasion de s'intéresser à nous \"1 de nous le jirouver ; sur nos professeurs qui ne manqueront pus de nous aider de leurs conseils et de leur expérience : sur nos amis qui nous procureront leur encouragement nécessaire : sur la phalange éternellement joyeuse et vive des jeunes filles, attentives à suivre les exploits des basochiens, leurs amis tapageurs ; sur tous ceux qui se préoccupent de l\u2019uvcnïr, de la formation morale et intellectuelle des jeunes : sur le grand public, enfin, qui.connaissant le but auquel nous aspirons, réservera toujours à notre petit journal un sympathique accueil.LA DIRECTION.PLACE VACANTE - ; A VA - m 'l.l'W m Ou demande un brave homme, ayant 10 ans d\u2019exnéricnre des travaux forcés, à la rédaction de 1\u2019\u201cEtudia ut\".o \u201cS\u2019instruire c\u2019est s\u2019armer! \u201d Certaines pensées sont comme des réservoirs d\u2019énergie où l\u2019on peut puiser toujours et (pii ne tarissent jamais.Telle parole d\u2019un héros a ressuscité tout un peuple; tel mot sublime a retenti comme un coup de clairon et, vibrant à travers les âges, réveille à chaque instant les forces endormies et, inlassablement, sonne la charge.Au nombre de ces maximes (pii semblent faites pour les siècles, on doit inscrire cet admirable conseil de Pasteur : \u201cJeunes gens\", disait ce savant illustre (pii fut à la fois un grand catholique et un grand Français, \u201cquelle (pie soit votre carrière, ne vous laissez jamais atteindre par le scepticisme dénigrant et stérile; ne vous laissez pas décourager par les tristesses de certaines heures (pii passent sur une nation\".Il y a sans doute bien peu de personnes qui jugeraient à propos de répéter ces enseignements à la jeunesse canadicnnc-frnnçaisc.Dans un pays neuf tel que le nôtre, le pessimisme est un mal à peu près inconnu.Comment un peuple qui n\u2019est né (pie d\u2019hier et qui déjà marche à pas de I géant dans la voie du progrès, pourrait-il être en proie au doute et aux pressentiments sinistres?C\u2019est plutôt par l\u2019excès contraire (pie nous pêchons.Seul, un mauvais citoyen peut douter de sa patrie.Aussi, nous devons croire rcli jgieusement en l\u2019avenir de notre race.Mais jeu cela, il faut avoir une foi raisonnée et consciente.Le vrai patriotisme au XXme j siècle, ce n\u2019est ni de la crédulité, ni de la ! superstition.Sans doute, c\u2019est de l'amour : et par là, c\u2019est un instant, un cri de la na-I lure, mais ce doit être de plus un sentiment réfléchi et convaincu; c\u2019est avant tout, le sens des responsabilités et parlant, un principe d\u2019action.Or, avant d'agir, il faut (pie nous apprenions exactement où nous en sommes au point de vue national.Luttant pour notre existence même, nous ne saurions être trop prudents; car, \u201cl\u2019incertitude de l'avenir plane sur nous comme une nuée de mauvais présage\u201d.Arracher des illusions est une besogne pénible, mais, en de pareils cas, c\u2019est une tâche nécessaire- Si nous voulons vraiment être les \u201ccontinuateurs\u201d de nos aïeux si nous voulons conserver l'héritage qu\u2019ils nous ont légué, \u201cl'héritage de traditions, de droits et surtout de devoirs\", nous avons d\u2019énormes progrès à accomplir dans le domaine de l\u2019éducation et de l'industrie.(\"est la leçon qui se dégage du très beau livre de M.Errol liouchcttc : \"l'Indépendance économique du Eanada-I\u2019rau-çais\u201d.[Wilson et Lafleur, lit!3].Voici l\u2019avertissement qu\u2019il nous donne: \u201cSi le groupe français du Canada veut conserver sa part de légitime influence dans la chose publique, il ne doit pas se contenter de vivre dans la contemplation de ses gloires passées.Les grands noms abaissent au lieu d'élever ceux (pii ne savent pas les soutenir.Qu'adviendrait-il, si, par malheur, nous avions à subir la loi du vainqueur économique, le plus terrible de tous; si, abdiquant virtuellement noli c influence et nos droits, nos ouvriers devenaient des ilotes, nos agriculteurs des paysans ruinés, nos classes instruites ou prétendues telles des prolétaires?.Or ce sont là des possibilités (pii deviendront d\u2019all'reuscs réalités si nous n\u2019y prenons garde.L\u2019apathie serait ici criminelle.\u201d \u201cAb! ne nous y trompons pas.Nous n'accomplirons nos destinées qu\u2019à la condition d\u2019être de toutes manières les fonts de notre siècle.Si notre race veut survivre et accomplir ses destinées, il faut SOLITUDE J\u2019irai seul dans les nuits pâles I>rs grands bois.Où rien ne vil (pie les râles Des vents froids.Les ténèbres solitaires ('.ouvrent mes pas hasardeux.\u2014J'ai rêvé dans les nuits claires D\u2019être deux.J'irai seul dans les jours mornes A lias lents Vers des horizons sans bornes, Froids et blancs.Sur mon front l'ombre des choses Fora des plis douloureux .\u2014J\u2019ai rêvé dans les jours roses D\u2019être deux.J\u2019irai seul par les flots sombres, Le coeur las, Sous la glace et dans les ombres Du ciel bas.L\u2019oiseau des plages désertes Jette au loin son chant hideux.\u2014J\u2019ai rêvé sur les eaux vertes D\u2019être deux.J'irai dans la Nuit divine Du Repos, Seul, les mains sur la poitrine, Les yeux clos.Et viendra l\u2019oubli suprême Du froid cercueil ténébreux.\u2014J\u2019ai rêvé dans la Nuit blême D\u2019être deux.René du FRESNY.qu'elle soit plus instruite (pie les autres races; plus entrainée quant aux études supérieures et secondaires, parce que son lûlc en Amérique doit être celui de la race française en Europe.Développons au plus haut point les facultés intellectuelles des Canadiens et les ressources matéricl-l(H du Canada.Emparons-nous du so!.' Emparons-nous de l\u2019industrie! La richesse, éclairée par le savoir et guidée par l\u2019énergie sera toujours maîtresse.\u201d \u201cLe Canada ne conservera son indépendance économique et son autonomie politique qu\u2019à la condition de développer sou industrie nationale\u201d- \u201cLa question économique est plus que jamais une question nationale; clic restera pour ainsi dirg la seule question jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit résolue.Donner à notre peu- O L\u2019ETUDIANT pie l'orKimisiilion o»r le rendre aple à produire el eapahle de se défendre, n'rsl-ee pas là pour nous la :nis-sion la jilus sacrée?.Nous n'y arriverons jamais en nous trainanl à la rcmor-oue de nos compalrioles de langue aiiKlai-s'1; mais, par un ellorl
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