Annales de l'A.C.F.A.S., 1 janvier 1939, 1939
[" ANNALES - DE ' L\u2019ACFAS \\ ¦ M.J.-EDMOUR PERRON Président de V ACF AS depuis le 10 octobre 1938 Volume 5\t1939 ANNALES - DE - L'ACFAS ?ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES MONTRÉAL, CANADA Les ANNALES DE L\u2019ACFAS sont publiées annuellement par I\u2019Association canadienne- FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES, qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 1265 rue Saint-Denis, Montréal, Canada.Le volume 5 est sorti des presses le 1 avril 1939.¦ SOMMAIRE PAGES I.\tConseil et comité exécutif de l\u2019ACFAS pour l\u2019année 1938-39.\t17 II.\tRapport du secrétaire de l\u2019ACFAS pour 1937-38.21 Appendice.Bibliothèque de l\u2019ACFAS: Donateurs.26 III.\tRapports annuels des sociétés affiliées1.34 Société agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka (1939)2 Société agronomique de Québec (1934).49 Société agronomique de Ste-Anne-de-la-Pocatière (1936).59 Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes (1924).35 Société canadienne-française d\u2019Êlectrologie et de Radiologie médicales (1935).54 Société de Biologie de\tMontréal\t(1924).34 Société de Chimie de Québec (1935).51 Société de Géographie de Québec (1937).63 Société de Mathématiques de Québec (1929).42 Société de Mathématiques et d\u2019Astronomie, Montréal (1924).41 Société dentaire de Montréal (1936).60 Société de Pédagogie de Montréal (1938).64 Société de Philosophie, Montréal (1924).41 Société de Philosophie\tde Québec\t(1935).52 Société de Physique et de Chimie, Montréal (1932).43 1\tEntre parenthèses, date d'affiliation.2\tCette société a été affiliée à l\u2019ACFAS alors que le présent volume était sous presse 8 ANNALES DE L ACFAS Rapports annuels des sociétés affiliées (suite)\tpages Société des Sciences morales et politiques, Montréal (1935).\t53 Société de Stomatologie de Québec (1934).47 Société de Sylviculture de Québec (1935).58 Société d\u2019Études économiques de Québec (1936).61 Société d\u2019Études médiévales d\u2019Ottawa (1933).47 Société d\u2019Histoire naturelle\tde la Pocatière (1936).59 Société d\u2019Histoire régionale\tde Québec (1938).64 Société d\u2019Histoire régionale\tde St-Hyacinthe (1937).63 Société du Parler français au Canada, Québec (1934).50 Société historique de Joliette (1937).62 Société historique de Montréal (1924).41 Société historique et littéraire acadienne (1935).52 Société lévisienne d\u2019Histoire naturelle (1932).45 Société linnéenne de Québec (1930).42 Société médicale de Montréal (1924).39 Société médicale de Québec (1935).54 Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1935)\t55 Société médicale vétérinaire delà Province de Québec (1939) 1 Société Provancher d\u2019Histoire naturelle, Québec (1933).45 Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa (1937).62 Société trifluvienne d\u2019Histoire régionale (1937).63 Société zoologique de Québec (1934).48 IV.Le sixième congrès (Trois-Rivières 1938).65 A.\tCompte rendu général.65 B.\tRésumés des communications présentées2.80 1\tCette société a été affiliée à l\u2019ACF AS alors que le présent volume était sous presse.2\tSeuls figurent dans le sommaire les titres des communications dont un résumé parait dans le présent volume. ANNALES DE l\u2019aCFAS 9 PAGES Section 1 : Mathématiques, Physique, Chimie et Géologie.\t80 1.\tMéthode de dosage de la cire d\u2019abeilles.\u2014 G.Baril, R.Barré et L.Lemay.80 2.\tContribution au dosage des alcools de la cire d\u2019abeilles.\u2014 R.Barré et L.Lemay.80 3.\tContribution à l\u2019étude de l\u2019acide ascorbique dans l\u2019tirine.\u2014 E.Willard McHenry, Margaret Sheppard et L.-P.Bouthillier.81 5.\tL\u2019indice de plomb des sucres bruts de betterave.\u2014 Paul Riou et Joachim Delorme.81 6.\tCritique de l\u2019indice de «conductivité électrique» utilisé dans l\u2019analyse des sucres d\u2019érable.\u2014 Paul Riou et Joachim Delorme.82 7.\tUne électrode argent-carbonate d\u2019argent obtenue par électrolyse.\u2014 Pierre Demers.82 8.\tCalcul de l\u2019activité des carbonates alcalins en solution aqueuse.\u2014 Pierre Demers et Léon Lortie.82 9.\tApplication de Vélectrodialyse au micro-dosage du calcium.\u2014 Louis- Paul Dug al.83 10.\tLe matériel des érablières.\u2014 M.Lessard, A.Roberge et E.Bois.83 11.\tRecherches préliminaires sur la teneur en substances cathartiques de la rhubarbe cultivée dans le Québec.\u2014 J.Risi et L.Cloutier.\t83 12.\tPropositions et fonctions de proposition.\u2014 C.de Koninck.84 13.\tA propos des relations d\u2019incertitude.\u2014 C.de Koninck.84 14.\tLes gisements de fer titané des Sept-Iles et de sable magnétique de Moisie.\u2014 Cari Faessler.84 15.\tContribution à l\u2019étude de Vanorthosite de la Côte Nord du Saint- Laurent.\u2014 Cari Faessler.84 16.\tLe Paléozoïque de la Côte Nord du Saint-Laurent.\u2014 Cari Faessler.85 17.\tCoefficient phénol de certains composés organiques du mercure.(2ème note): Le sel de sodium de Vorthohydroxy phénol mercure.\u2014 Roger Barré.85 18.\tNouvelle méthode d\u2019analyse qualitative des cations alcalino-terreux en présence de l\u2019ion phosphorique.(2ème note): Résultats pratiques obtenus dans l\u2019enseignement au laboratoire.\u2014 Roger Barré.86 19.\tAction des semicarbazides substituées en position D sur le glucose (Sème note).\u2014 Roger Barré et Lucien Piché.86 10 ANNALES DE l\u2019aCFAS Section 1 : Mathématiques, etc.(suite)\tpages 20.\tRecherches expérimentales sur un phénomène électrique mal connu.\u2014- Léo P arise au.87 21.\tVers la symétrie du diaphanate de strontium.\u2014 André-Victor Wendling.87 22.\tObservations agro-géologiques aux îles de la Madeleine.\u2014 F.Cor- minboeuf.88 23.\tObservations agro-géologiques dans le district de Frelighsbvrg.\u2014 F.CORMINBOEUF.88 24.\tMéthode moderne du fumage du poisson.\u2014 A.Labrie et H.Fougère.88 25.\tÉtude de la conservation du poisson frais en fonction du pH.\u2014 Aristide Nadeau.89 Section 2: Zoologie et Biologie médicale.89 1.\tÉvolution de Carpocapsa pomonella L.en fonction de la température et de l\u2019humidité (résultats de deux années).\u2014 André-A.Beaulieu 89 2.\tDétermination de Vémergence de l\u2019adulte de Carpocapsa pomoneUa L.au moyen de pièges-appâts (2ème année).) André-A.Beaulieu .\t90 3.\tObservations biologiques sur le charançon des vergers, Conotrachelus nenuphar Herb.\u2014 André-A.Beaulieu\tet Joseph Duncan.\t90 6.\tAdditions à la faune coléoptérologique du Polyporus betvlinus.\u2014 Gustave Chagnon.90 7.\tNotes sur l\u2019action des parasites de la chenille à tente du cerisier.\u2014 Lionel Daviault.91 8.\tLépidoptères récoltés en Gaspésie durant l\u2019été 1988.\u2014 Abbé Ovila Fournier.91 9.\tLa chrysalide du hanneton commun serait-elle plus vulnérable que les autres phases de cet insecte ?\u2014 Georges Gauthier.91 10.\tEstimé des dommages causés par les insectes aux forêts de la Gaspésie.\u2014 A.-René Gobeil.92 11.\tL\u2019organisation de la reconnaissance sur les insectes forestiers dans Québec, en 1938.\u2014 A.-René Gobeil.92 12.\tNotes sur l\u2019épidémie de sauterelles de 1988.\u2014 Georges Maheux.\t93 13.\tLa légionnaire noire, Cirphis unipunctata Haw.\u2014 Georges Maheux.93 t ANNALES DE I/ACFAS \\ 11 Section 2: Zoologie, etc.(suite)\tpages 15.Étude préliminaire sur la biologie du charançon du fraisier Antho- nomus signatus Say.\u2014 Paul Morisset et Paul Dorval.94 18.\tSur l\u2019origine du ganglion de Locy.\u2014 Wilbrod Bonin.94 19.\tL\u2019élevage de la marte au Jardin zoologique de Québec.\u2014 J.-Armand Brassard et Richard Bernard.95 20.\tLe rôle de la coquille dans le métabolisme anaérobique de Venus mer- cenaria.\u2014 Louis-Paul Dug al.95 21.\tY aurait-il moyen de prolonger la vie des mollusques bivalves (v.g.huîtres) en dehors de l\u2019eau ?\u2014 Louis-Paul Dugal.90 23.\tLa mélano-floculation de Trensz dans le diagnostic de l\u2019anémie infec- tieuse du cheval.\u2014 Maurice Panisset.90 24.\tEssais d\u2019infection du lapin ] ar le virus de l\u2019anémie infectieuse des équidés.\u2014 Maurice Panisset.97 25.\tSur la néotenie du Necturus maculatus.\u2014 A.-R.Potvin et M.Giroux 97 27.\tPoints isoélectriques du sérum de quelques inammiferes.\u2014 J.-L.Tremblay et R.Brassard.98 28.\tRecherches sur le saumon dans l\u2019est du Canada Résultats de l'éti- quetage de 1938.\u2014 Georges Préfontaine et David L.Belding.98 29.\tEtude statistique sur les causes d\u2019extraction des dents.\u2014 Gérard de Montigny.99 i 30.\tLe pouvoir antitoxique de glutathion.\u2014 Léon Binet, G.Weller et E.Robillard.100 31.\tQuelques cas de migrations d\u2019oiseaux plubit rares \u2014 Abbé Henri Bernier.100 32.\tRecherches sur le marsouin blanc ou béluga (Delphinapterus leucas) dans le Saint-Laurent.\u2014 V.D.\tVladykov.101 33.\tPressions que peuvent supporter certains animaux.\u2014 F.Irénée- Marie.101 Section 3: Botanique.102 1.\tLa liste des algues marines du Québec.\u2014\tMarcelle GauvreXu.\t102 2.\tSur la présence de VHydrurus foetidus dans les Laurentides.\u2014 Jules Brunel.102 12 ANNALES DE l\u2019aCFAS Section 3 : Botanique (suite)\tpages 3.\tÉtude biométrique sur le Micrasterias apiculata var.fimbriata f.spinosa.\u2014 Jules Brunel.102 4.\tÉtude systématique des Desmidiées de la région de Montréal, et plus spécialement de la tourbière de Saint-Hubert.\u2014 F.Irénée-Mabie.103 5.\tLes facteurs de dispersion chez les Desmidiés.\u2014 F.Irénée-Marie.103 6.\tL\u2019influence du pH de l\u2019eau sur le développement des Desmidiées.\u2014 F.Irénée-M arie.103 7.\tSur quelques Urédinées et Exoascacées des arbres.\u2014 René Pomerleau 103 S.\tChampignons récoltés à Duchesnay pendant les excursions de la Société mycologique américaine.\u2014 René Pomerleau.104 9.Le Quercus borealis Michx.en Gaspésie.\u2014 Elzéar Campagna.\t104 10.\tAdditions récentes à la flore du Québec et extension de l\u2019aire de quelques espèces indigènes ou naturalisées.\u2014 Ernest Rouleau.105 11.\tIntroduction à l\u2019étude des Salicacées du Québec.\u2014 Ernest Rouleau .\t105 12.\tNouvelles formes dans la flore du Québec.\u2014 Ernest Rouleau.105 13.\tLa zone réliquale de Duparquet-Hébécourt.\u2014 Baron Louis Empain, G.-C.Piché et Jacques Rousseau.105 14.\tLes Isoetes du Québec.\u2014 Jacques Rousseau et René Meilleur.\t106 15.\tSur la validité du nom Acer saccharum.\u2014 Jacques Rousseau.\t106 16.\tUn précurseur de la mutation au XVIIle siècle, le botaniste Mar- chant.\u2014 Jacques Rousseau.106 17.\tObservations sur la flore vasculaire du Parc national des Lau- rentides.\u2014 Roger Gauthier et Cécile Lanouette.107 18.\tLa flore de la région de la rivière Dartmouth, Gaspésie.\u2014 P.Bernard Taché, s.j., et P.Antonio Lepage, s.j.107 19.\tNotes sur l\u2019identité ou l\u2019affinité du Cirsium minganense et du Cirsium foliosum.\u2014 F.Marie-Victorin et Marcel Cailloux.107 20 État actuel du problème biologique de l\u2019Anlicosti-Minganie.\u2014 F.Marie-Victorin.:.107 21.Le Butomus umbellatus était-il déjà en Amérique au XVIle siècle?\u2014 F.Marie-Victorin.108 22.La contribution du Canada aux sciences botaniques.\u2014 F.Marie- Victorin.108 L Section 3: Botanique (suüe) PAGES 23.\tSur un albino du Prenanthes racemosa.\u2014 F.Rolland-Germain, f.e.c.109 24.\tX Cistus Rodiei Verguin var.antipolitensis Dansereau.\u2014 Pierre Dansereau.109 25.\tEsquisse d'un parallèle phytosociologique préliminaire entre le Québec et l\u2019Europe occidentale et moyenne.\u2014 Pierre Dansereau.109 26.\tNotes préliminaires à l\u2019étude de la flore du Mont-Blanc.\u2014 Bernard Boivjn.109 27.\tQuelques entités nouvelles pour le Québec.\u2014 Bernard Boivin .110 Section 4 : Agronomie.110 1.\tNotes préliminaires sur la destruction de l\u2019herbe à poux par les herbicides: résultats d\u2019essais poursuivis à Ste-Anne-de-la-Pocatière, en 1988.\u2014 Elzéar Campagna, David Leblond et Arsène Désilets.110 2.\tUne lacune à combler dans la formation des techniciens agricoles: l\u2019enseignement adéquat de la défense des cultures.\u2014 Georges Ma-heux, Orner Caron et Fernand Godbout.111 3.\tLa valeur du caractère «.nombre de rangs de l\u2019épi» dans l\u2019identification des variétés de blé d\u2019Inde.\u2014 Paul Bertrand.111 4.\tLa mosaïque du tabac, modes de propagation et méthodes d\u2019enraiement.\u2014 R.Bordeleau.112 5.\tLe succès coopératif et agricole du Danemark a été obtenu d\u2019abord par une école primaire rurale vraiment efficace.\u2014-F.-X.Boudreault.112 6.\tContribution à l\u2019étude de quelques variétés de tomates cultivées dans le Québec.\u2014 Louis Bourgouin.112 7.\tÉradication de la cuscute à St-Philippe de Laprairie.\u2014 R.-D.Cartier 113 8.\tEnquête sur les dégâts causés par les larves de hannetons dans les cantons de l\u2019Est en 1988.\u2014 Georges Gauthier et Paul-Eugène Mercier.113 10.Deux années d\u2019observations sur la biologie de Pyrausta nubilalis Hub.et essais de nouveaux modes de repression.\u2014 Georges Gauthier et René Mougeot.114 11.Le problème de la mouche de la pomme et l\u2019avenir de la pomiculture au Canada.\u2014¦ Fernand Godbout et J.-E.Duchesne.114 \t 14 ANNALES DE l\u2019aCFAS Section 4 : Agronomie (suite)\tpages 12.L\u2019avance et les reculs de la pyrale du maïs (Pyrausta nubilalis Hub.) depuis son introduction dans la province de Québec.\u2014 Pellerin Lagloire.115 14.\tLa virulence du Phytomonas sp.causant la flétrissure bactérienne de la pomme de terre.\u2014 Champlain Perrault.116 15.\tPublicité et vente des produits de la ferme.\u2014 Robert R aynauld.\t116 16.\tDoit-on désinfecter les pommes de terre de semence ?\u2014 Orner Caron.116 17.\tEssais de traitements de semences de pois.\u2014 Edouard Lavallée et Roger Desmarteau.117 18.\tSystèmes de cxdture dans Québec.\u2014 André Auger.117 19.\tEssai d\u2019établissement du coût de production de la betterave à sucre dans Québec.\u2014 Roland Lespérance.118 Section 5: Psychologie expérimentale et\tPédagogie.118 1.\tComparaison de deux techniques d\u2019enseignement.\u2014 Gérard Beaudry.118 2.\tLe vocabulaire chez l\u2019enfant.\u2014 F.Bertrand, s.j.118 3.\tL\u2019observation psychologique chez les jeunes délinquants.\u2014 J.-S.- Anselme Bois.*.119 4.\tLa pression verticale dans l\u2019écriture.\u2014 J.-S.-Anselme Bois.119 5.\tL\u2019épreuve de Dounaievski.\u2014 F.Chrysostome, f.e.c.119 6.\tLe problème du langage en didactique.-\u2014 F.Chrysostome, f.e.c.\t120 7.\tProblème de la radio scolaire dans la province de Québec.\u2014 F.Chry- sostome Lauzon, f.e.c.120 8.\tÉtude analytique des défaillances orthograj hiques chez les élèves de 6e et de 8e année.\u2014 Jean Martin.121 9.\tÉtude des différences entre les deux sexes pour les mathématiques.\u2014 F.Mathias, f.e.c.121 10.\tLe Dispensaire d\u2019Hygiène mentale de Québec.-\u2014 J.-C.Miller et Alphonse Pelletier.122 11.\tDix années d\u2019activités médico-pédagogiques.\u2014 J.-C.Miller et Alphonse Pelletier.122 12.\tLes bases scientifiques de l\u2019enseignement aux anormaux.\u2014 J.-C.Miller, Alphonse Pelletier et Alfred Lapierre.122 ANNALES DE l\u2019ACFAS 15 Section 5: Psychologie expérimentale, etc.(suite)\tpages 13.\tRecherches sur le vocabulaire écrit.\u2014 F.Urbain-Marie, f.e.c.\t123 14.\tIllogisme de certaines dictées.\u2014 F.Urbain-Marie, f.e.c.123 15.\tRemarques sur le vocabulaire compris des enfants de douze ans.\u2014 Juliette-C.Martin.124 16.\tEn corrigeant des tests de lecture.\u2014 F.M.-Léo, f.e.c.124 17.\tL\u2019influence du sexe et de l\u2019état de vie dans la cotation des rédactions d\u2019élèves.\u2014 Trefflé Boulanger.125 18.\tA propos du dépistage des arriérés.\u2014 Abbé Irénée Lussier.125 Section 6: Philosophie.126 1.\tConsidérations sur les affirmations d\u2019Aristote et de saint Thomas touchant le caractère pratique de la morale.\u2014 Abbé Stanislas Cantin.126 3.\tLes propriétés physiques comme signes instrumentaux de l\u2019état absolu de l\u2019univers.\u2014 C.de Koninck .126 4.\tLogique et science expérimentale.\u2014 C.de Koninck.126 5.\tNotes sur la personne.\u2014'Jacques de Monléon.127 Section 7: Histoire, Géographie et\tSciences sociales.127 1.\tLes troubles de 18S7-S8 dans la région des Trois-Rivières.\u2014 Hervé Biron.127 2.\tLa toponymie des îles de Mingan.\u2014 Marcelle Gauvreau.128 3.\tL\u2019hospitalisation aux Trois-Rivières depuis 1697 jusqu\u2019à la fin du 18e siècle.\u2014 Claire Godbout.128 4.\tLe plan d\u2019une monographie géographique pour chaque municipalité rurale de la province de Québec.\u2014 Benoît Brouillette.129 5.\tLes origines de l\u2019Institut de Saint-Viatcur au Canada.\u2014 P.-A.Bernard.130 6.\tLes écrits du P.Pierre Biard, s.j.(1567-1622).\u2014 P.Léo Hudon, s.j.130 7.\tA propos du père Jacques Buteux, s.j.(1599-1652).\u2014 P.Léo Hudon, s.j.130 8.\tTrois curés de Saintr-Laurent, 7.0.\u2014 P.Léo Hudon, s.j.131 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS Section 7: Histoire, Géographie, etc.\tpages 9.\tInfluences américaines sur la politique du Québec 1867-1987.\u2014 Gustave Lanctôt.131 10.\tLes congres de VAmerican Association for the Advancement of Science au Canada.\u2014 Léon Lortie.131 11.\tLes lettres de J.-B.Meilleur sur l\u2019éducation en 1838.\u2014 Léon Lortie.132 12.\tLes systèmes monétaires contemporains et les lois économiques.\u2014 Réal Biron.132 13.\tL\u2019autorité politique.\u2014 Ovila-A.Meunier, o.m.i.132 14.\tPour une morale du travail.\u2014 Raymond Tanghe.133 15.\tCharles-Claude Carpentier, supposé Récollet.\u2014 P.Joseph-Henri Fournier, o.f.m.133 \\.Le président de l\u2019ACFAS pour 1938-39: M.J.-Edmour Perron.Portrait et note biographique.135 VI.\tDiscours présidentiel, congrès de l\u2019ACFAS, 1938.«La Science et notre vie nationale», par le F.Marie-Victorin, président sortant.136 VII.\tMémoire.157 «Traité théorique et pratique de la langue micmaque», {suite et fin) par le R.P.Pacifique, o.m.cap.157 VIII.\tIndex des noms de personnes 461 I.CONSEIL ET COMITE EXECUTIF DE L\u2019ACFAS pour l\u2019année 1938-39 CONSEIL Président M.J.-EDMOUR PERRON Professeur à PUniversité Laval Vice-présidents M.GEORGES PRÉFONTAINE Directeur de l\u2019Institut de Zoologie, Université de Montréal M.HENRI ROY Directeur de l\u2019École des Gardes-forestiers, Duchesnay Secrétaire M.JACQUES ROUSSEAU Sous-directeur du Jardin botanique de Montréal Secrétaire adjoint M.JOSEPH RISI Professeur à la Faculté des sciences de l\u2019Université Laval Trésorier M.VICTOR DORÉ Secrétaire-trésorier de la Commission des Écoles catholiques de Montréal 18 ANNALES DE L\u2019ACFAS Anciens présidents 1 M.Jean Flahault, (1928-29 et 1929-30).M.Ernest Gendreau, (1930-31 et 1931-32).Mgr Alexandre Vachon, (1932-33).R.P.Ceslas Forest, o.p., (1933-34) M.Adrien Pouliot, (1934-35).M.Georges-H.Baril, (1935-36).M.Georges Maheux, (1936-37).R.F.Marie-Victorin, f.e.c., (1937-38).Conseillers 2 Société de Biologie de Montréal.\u2014 M.E.-G.Asselin.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes3.\u2014 R.F.Marie-Victorin.Société médicale de Montréal.\u2014 M.Léon Gérin-Lajoie.Société de Mathématiques et d\u2019Astronomie, Montréal.\u2014 Société de Philosophie, Montréal.\u2014 Société historique de Montréal.\u2014 M.Aegidius Fauteux.Société de Mathématiques de Québec.\u2014 Société linnéenne de Québec.\u2014 M.Elphège Bois.Société de Physique et de Chimie, Montréal.\u2014 M.Gaston Gosselin.Société lévisienne d\u2019Histoire naturelle, Lévis.\u2014 1\tLes présidents sortants des dix dernières années font ex officio partie du conseil de l\u2019ACFAS.\t§ 2\tLe président de chaque société affiliée en fonction lois de l\u2019assemblée générale est ex-officio conseiller de l\u2019ACFAS pour l\u2019année courante.3\tLes Cercles des jeunes Naturalistes (C.J.N.) lors du congrès de 1938 étaient au nombre de 750 environ. ANNALES DE l\u2019aCFAS 19 Société Provancher d\u2019Histoire naturelle, Québec.\u2014 M.Gustave Ratté.Société d\u2019Études médiévales d\u2019Ottawa.\u2014 R.P.Benoît Mailloux.Société de Stomatologie de Québec.\u2014 M.Eugène Blouin.Société zoologique de Québec.\u2014 M.Rosario Potvin.Société agronomique de Québec.\u2014 M.André Auger.Société du Parler français au Canada.\u2014 M.Arthur Vallée.Société de Chimie de Québec.\u2014 Mgr Alexandre Vachon.Société historique et littéraire acadienne.\u2014 R.P.Orner Le Gresley.Société de Philosophie de Québec.\u2014 M.Cyrias Ouellet.Société des Sciences morales et politiques, Montréal.\u2014 M.Raymond Tangue.Société canadienne-française d\u2019Êlectrologie et de Radiologie médicales.\u2014 Société médicale de Québec.\u2014 M.Eugène Bissonnette.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.\u2014 M.J.-Arthur Vallée.Société de Sylviculture de Québec.\u2014 M.L.-Z.Rousseau.Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière.\u2014 Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.\u2014 Société dentaire de Montréal.\u2014 M.Alphonse Plessis-Bélair.Société d\u2019Études économiques de Québec.\u2014 M.Paul-Henri Guimont.Société thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.\u2014 R.P.Georges Simard, o.m.i.Société historique de Juliette.\u2014 Sir J.-Mathias Tellier.Société de Géographie de Québec.\u2014 Société trifluvienne d\u2019Histoire régionale.\u2014 M.Ls-D.Durand.Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe.\u2014 M.le chanoine J.-B.-O.Archambault. 20 ANNALES DE l\u2019aCFAS Société de Pédagogie de Montréal.\u2014 R.F.Chrysostome, i.e.c.Société d\u2019Histoire régionale de Québec.\u2014 Société agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka.\u2014- R.P.M.Norbert, o.c.r.Société vétérinaire médicale de la Province de Québec.\u2014 M.J.-M.Veilleux.COMITÉ EXÉCUTIF Le président, M.J.-Edmour Perron.Les vice-présidents, M.Georges Préfontaine, M.Henri Roy.Le secrétaire, M.Jacques Rousseau.Le secrétaire adjoint, M.Joseph Risi.Le trésorier, M.Victor Doré.Le président sortant, R.F.Marie-Victorin.Conseillers, M.Jean Bruchési, M.Léo Pariseau, M.Adrien Pouliot, M.Paul Riou. IL RAPPORT DU SECRETAIRE DE L\u2019ACFAS pour l\u2019année 1937-38 Messieurs: Le congrès annuel tenu à Montréal du 10 au 12 octobre 1937 a marqué l\u2019ouverture de la quinzième année de l\u2019ACFAS.Le discours de monsieur Maheux sur l\u2019organisation des recherches agricoles dans la province inaugurait la série des discours présidentiels qui seront donnés chaque année par le président sortant.Les congressistes, plus nombreux que les années précédentes, ont présenté 160 communications dont la tenue scientifique marque un progrès sensible sur ceux des congrès antérieurs.L\u2019ACFAS ne fait pas la science, mais elle favorise l\u2019éclosion de la science.Elle a contribué à atténuer des particularismes qui menaçaient notre vie intellectuelle, elle a établi des contacts entre hommes de sciences qui jusque là vivaient isolément, elle a favorisé des collaborations précieuses et stimulé à la recherche des travailleurs que des conditions pénibles pouvaient éloigner irrémédiablement de la vie scientifique.Les congrès de l\u2019ACF AS sont devenus la jauge de la production scientifique canadienne-française.Cette production s\u2019accroîtra, et elle le doit, si nous voulons obtenir dans la science universelle une place qui ne soit pas la dernière; mais quel progrès déjà si l\u2019on songe que nous sommes partis de rien il y a quelques années à peine.Pour l\u2019exercice 1937-38, les affaires de régie de l\u2019Association ont été confiées à un exécutif composé des personnes suivantes: Président: F.Marie-Victorin Premier vice-président: M.J.-Edmour Perron Second vice-président: M.Georges Préfontaine Trésorier: M.Victor Doré Secrétaire: M.Jacques Rousseau Secrétaire-adjoint: M.Joseph Risi Président sortant: M.Georges Maheux Trois conseillers: MM.Léo P arise au Jean Bruchési Léon Lortie 22 ANNALES DE l\u2019aCFAS L\u2019Association compte deux nouvelles filiales: La Société de Pédagogie (Montréal) et la Société d\u2019Histoire régionale de Québec, ce qui porte à 34 les sociétés affiliées.Au cours de l\u2019année, l\u2019ACFAS a organisé 75 conférences.Elles furent données par les 38 conférenciers suivants: P.Paul Amiable\tHarrison Lewis Roger Barré\tLéon Lortie Hermas B asti en\tGeorges Maingot Dantès Bellegarde\tGeorges Maheux Antoine Bervin\tF.Marie-Victorin Franz Boas\tLéo Marion Edmond Buron\tJacques de Monléon Louis Chatel\tLéo Pariseau F.Chrysostome\tMarcel Pochon Lionel Daviault\tDavid Potter Alfred Ernout\tAdrien Pouliot Bernard Fay\tGeorges Préfontaine M.L.Fernald\tGustave Prévost Rosario Fontaine\tAbbé Henri Robillar P.Ceslas Forest\tJean Saucier Abbé Ovila Fournier\tAbbé Albert Tessier Jean-Marie Gauvreau\tJean-Louis Tremblay Ernest Gendreau\tVadim Vladykov Emile Lauvrière\tAndré Wendling Parmi ces conférenciers, il y a lieu de noter particulièrement quelques professeurs et hommes de sciences venus de l\u2019étranger et qui ont donné des séries de cours.Ce sont : Alfred Ernout Bernard Fay Franz Boas Edmond Buron M.L.Fernald Antoine Bervin Georges Maingot P.Paul Amiable ANNALES DE L ACFAS 23 Après la publication du quatrième volume des Annales de V AC F AS, il a semblé opportun d\u2019organiser méthodiquement le service d\u2019échange.Ce travail, qui a débuté au printemps, se continuera au cours du prochain exercice.La liste de distribution des Annales comprend déjà, outre les congressistes, plusieurs centaines d\u2019institutions scientifiques.Les retours se sont faits nombreux et la bibliothèque a pu s\u2019enrichir grandement.En plus de 754 volumes et brochures reçus au cours de l\u2019année, la bibliothèque compte 145 nouveaux périodiques (dont plusieurs séries complètes) couvrant tous les domaines de la science et s\u2019ajoutant aux 43 déjà reçus régulièrement.Ce nombre sera probablement triplé d\u2019ici quelques années.La liste des donateurs et celle des nouveaux périodiques figure en appendice.Dans l\u2019organisation du service des échanges, le secrétariat a bénéficié d\u2019aides précieuses, notamment celle du baron Louis Empain, président de l\u2019Association Belgique-Canada, de M.Maurice Heyne, chargé d\u2019affaire de Belgique à Montréal, et du Marquis Paolo de Simone; consul d\u2019Italie.L\u2019ACFAS a décerné des bourses d\u2019études à des professeurs et démonstrateurs : M.L.-P.Bouthillier a fait des travaux sur les vitamines à Toronto, M.Paul Riopel a étudié la pharmacodynamie à Paris, M.Abel Gauthier, les mathématiques à New-York, M.L.-P.Dugal, la zoologie à Woods Hole, M.Léonard Bélanger, l\u2019anatomie à Chicago, M.Marcel Cailloux a fait des études écologiques dans l\u2019ouest des États-Unis, et M.Gustave Prévost a poursuivi des études d\u2019ichtyologie en Europe.Pour favoriser la publication de mémoires scientifiques, l\u2019ACFAS a accordé des octrois à: M.René Pomerleau, pour les Recherches sur le Gnomonia Ulmea, M.Mercier Fauteux, auteur de travaux de chirurgie cardiaque, R.P.Pacifique, pour l\u2019édition du Traité théorique et pratique de la langue micmaque, /' 24\tANNALES DE L\u2019ACFAS M.Georges Préfontaine, pour les Recherches sur le saumon de V Atlantique, M.L.-C.Simard, pour une étude sur Une tumeur rare de la paume de la main, M.Gustave Chagnon, auteur des Coléoptères du Québec.Des octrois ont aussi permis l\u2019illustration de trois mémoires et de tranches de l\u2019inventaire mycologique du Québec parus dans le Naturaliste Canadien.L\u2019Association a décerné des prix à des élèves des institutions suivantes : Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal École Polytechnique Institut agricole d\u2019Oka Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval École d\u2019agriculture de Sainte-Anne de la Pocatière École forestière de l\u2019Université Laval.Un comité de l\u2019ACFAS a étudié le projet de l\u2019organisation d\u2019un aquarium à l\u2019île Sainte-Hélène.Ce projet a été bien accueilli des autorités compétentes.L\u2019Association a collaboré avec le Ministère des Mines de la Chasse et des Pêcheries dans l\u2019étude du projet des parcs provinciaux et dans l\u2019établissement d\u2019une réglementation de l\u2019herborisation dans ces parcs.Cette législation a valu d\u2019élogieuses appréciations des principaux centres botaniques des États-Unis.A la demande de l\u2019ACFAS, le Ministère des Mines a également décidé de placer des inscriptions à proximité d\u2019intéressantes formations géologiques.L\u2019Association a aussi contribué à la campagne de la protection du gibier, entreprise par ce ministère, en faisant distribuer aux CJN Les oiseaux de l\u2019est du Canada de Taverner et La Valeur économique de notre faune de L.-A.Richard.A la suite d\u2019un vœu formulé au congrès de 1936, sur la conservation des Prototaxites de la Baie des Chaleurs, le Service des Mines a fait faire une enquête sur place.L\u2019Association a collaboré avec le Secrétariat de la Province dans la préparation d\u2019un nouveau projet des prix scientifiques et ANNALES DE L\u2019ACFAS 25 littéraires du gouvernement.A la demande du secrétaire de la province, l\u2019honorable Paquette, le règlement prévoit qu\u2019un membre du jury sera proposé par l\u2019ACFAS.Notre association enfin a coopéré à l\u2019organisation du congrès de l\u2019American association for the advancement of science tenu à Ottawa l\u2019été dernier et a fait des démarches auprès des autorités municipales pour assurer l\u2019entretien du Château de Ramezay.Tous se sont réjouis de la mise en œuvre de l\u2019Office des Recherches scientifiques fondé par le Ministère du Commerce sous l\u2019impulsion de M.Esdras Minville et dont M.Paul Riou est le président.Des liens étroits unissent l\u2019Office des Recherches à l\u2019ACFAS.Les deux organisations ont travaillé de concert pour favoriser l\u2019inventaire botanique de la province.Et grâce à l\u2019appui du Secrétariat de la Province, elles ont fait adjoindre des naturalistes à des équipes du Ministère de la Colonisation et du Ministère des Terres et Forêts.Ce soir s\u2019achève l\u2019activité de l\u2019ACFAS pour l\u2019année 1937-38 Pour la première fois, le congrès annuel a lieu ailleurs qu\u2019à Québec ou à Montréal et avec le même succès qu\u2019auparavant.Ce succès est dû pour la plus grande partie aux auteurs des travaux et aux membres du comité local d\u2019organisation.Qu\u2019on me permette ici de rendre hommage particulièrement à M.Ls-D.Durand et à ses collaborateurs des Trois-Rivières.Il y a deux ans, le gouvernement de la province faisait confiance à l\u2019ACFAS en lui accordant un octroi de $5000.00.Le même octroi était renouvelé il y a un an.Au cours de la dernière session, le secrétariat de la province inscrivait à son budget un octroi régulier de $5000.00.Il est sans doute permis de voir là la preuve que l\u2019on reconnaît dans les sphères officielles que l\u2019ACFAS n\u2019a paslailli à sa mission et a répondu aux espérances.Collaborant étroitement avec l\u2019Office des Recherches scientifiques, les services techniques provinciaux et les maisons d\u2019enseignement supérieur, la fédération de nos 34 sociétés scientifiques qu\u2019est l\u2019ACFAS aura sûrement contribué en quelques années à modifier la physionomie intellectuelle de la province.Le secrétaire, Jacques Rousseau Trois-Rivières, 10 octobre 1938. APPENDICE BIBLIOTHÈQUE DE L\u2019ACFAS LISTE DES DONATEURS POUR L\u2019ANNÉE 1937-381 Academia Chilena de Ciencias Naturales.Santiago, Chili.\u2014 2 brochures, 1 périodique: Revista Universitaria.Academia Colombiana de Ciencias Exactas, Fisico, Quimicas y Naturales.Bogota, Colombie.\u2014 2 périodiques1 Boletin de la Sociedad Geografica de Colombia; Revista de la Academia Colombiana de Ciencias Exactas, Fisico y Naturales.Académie des Sciences (Towarzystwo Naukowe).Lwow, Pologne.\u2014 9 brochures, 5 périodiques: Prace Naukowe Wydawnictwo Towarzystwa Naukowego we Lwowie; Sprawozdania Twarzystwa Naukowego we Lwowie; Przewodnik Historyczno-Prawny (Revue d'histoire du Droit); Wschod Wydawnictwo do Dziejow i Kultury Ziem Wschodnich Rzecypospolitej Polskiej Pod Redakcja Prezemyslawa Dabkowskiego; Pamietnik Historyczno-Prawny Pod Redakcja Przemyslawa Dabrowskiego.Académie des Sciences, Agriculture, Arts et Belles-Lettres.Aix en Provence, France.\u2014 2 périodiques: Séances publiques annuelles; Rapport sur le fonctionnement du Musée Arbaud.Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon.\u2014 1 volume, 1 périodique: Mémoires de VAcadémie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon.Académie des Sciences et des Lettres de Pologne.\u2014 3 périodiques: Comptes rendus mensuels des séances de la Classe des Sciences mathématiques et naturelles; Comptes rendus mensuels des séances de la Classe de Médecine; Bulletin international de VAcadémie polonaise des Sciences et des Lettres.Académie latine des Sciences, Arts et Belles-Lettres.Paris, France.\u2014 1 périodique: Revue internationale.Académie tchécoslovaque d\u2019Agriculture.\u2014 1 périodique: Sbornik Ceskoslovenske Akademie Zemedelske.Academy of Natural Sciences (The).Philadelphia, Penn.\u2014 1 périodique: Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia.Acadia University.Wolfville, N.-E.\u2014 1 brochure.Accademia di Agricultura, Scienze e Lettere.Verona, Italie.\u2014\u2022 1 périodique: Atti e Memorie della Accademia di Agricultura Scienze e Lettere di Verona.1 Les périodiques reçus avant l\u2019exercice 1937-38 ne figurent pas sur cette liste. ANNALES DE l\u2019aCFAS 27 Alberta (Province).-\u2014 4 brochures.American Museum of Natural History, New-York.\u2014 1 brochure, 1 périodique: American Museum Novitates.Archambault, LaSalle.\u2014 19 brochures.Association Belgique-Canada.\u2014 1 périodique: Revue officielle Belgique-Canada.Association des Artistes professionnels de Belgique.\u2014 1 brochure.Association des Naturalistes de Nice et des Alpes Maritimes.Nice, France.\u2014 4 brochures, 1 périodique: Riviera Scientifique.Association française pour l\u2019Avancement des Sciences.\u2014 1 volume.Australia scientific and industrial Research Council.\u2014 1 brochure, 2 périodiques: Journal of the Council for Scientific and Industrial Research; Bulletin.Bois, Elphège.\u2014 3 brochures.Bulletin des Écoles chrétiennes.Rome, Italie.\u2014 1 périodique: Bulletin des Écoles chrétiennes.Bulletin des Gardes-Malades catholiques.\u2014 1 périodique: Bulletin des Gardes-Malades catholiques.Butler University.Indianapolis, Indiana.\u2014 1 périodique: Butler University Botanical Studies.California Academy of Sciences.San Francisco, California.\u2014 1 périodique: Proceedings of California Academy of Sciences.Canada, Banque du Canada.\u2014 9 brochures.Canada, Commission biologique.\u2014 5 brochures.Canada, Commission géologique.\u2014 1 brochure.Canada, Laboratoire du Dominion.\u2014 2 brochures.Canada, Ministère de l\u2019Agriculture.\u2014 6 volumes, 1 périodique: Bulletin mensuel de renseignements économiques et sociaux.Canada, Ministère de la Défense Nationale.\u2014 2.brochures.Canada, Ministère des Mines.\u201419 brochures.Canada, Ministère des Pêcheries.\u2014 1 brochure.Canada, Ministère des Transports.\u2014 1 brochure.Canada, Ministère du Commerce.\u2014 1 brochure.Canada, Musée National.\u2014 52 brochures.Canada, Observatoire du Dominion.\u2014 1 brochure.Canada, Office de Biologie.\u2014 2 brochures.Canada, Service des Statistiques.\u2014 2 brochures.Canadian Chemistry and Metallurgy.\u2014 3 brochures.Canadian Institute of Chemistry, Toronto.\u2014 1 périodique: Canadian Chemistry and Process Industries. 28 ANNALES DE l\u2019aCFAS Canadian Institute of Surveying, Ottawa.\u2014 1 périodique: The Canadian Surveyor.Canadian Physiological Society.Kingston, Ontario.\u2014- 3 brochures.Canadian Tuberculosis Association.Ottawa.\u2014 2 périodiques: Bulletin de l\u2019Association canadienne antituberculeuse; Rapport annuel de VAssociation canadienne antituberculeuse.Chagnon, Dr.E.-P.\u2014 4 brochures, 5 cartes.Chronica Botanica.Leyde, Hollande.\u2014 1 brochure.Cloutier, Louis.\u2014 1 brochure.« College of Physicians and Surgeons of Saskatchewan.\u2014 1 périodique: Saskatchewan Medical Quarterly.Colombie Britannique (Province).\u2014 133 brochures.Comité permanent des congrès de langue française en Amérique.\u2014 3 volumes.Commission nationale haïtienne de Coopération intellectuelle.\u2014 2 volumes, 1 carte.Cornell University.Ithaca, N.Y.\u2014 1 périodique: Islandica.Desautels, Adrien.\u2014 1 volume.Droit, (Le).Ottawa.\u2014 1 brochure.Dugal, Louis-Paul.\u2014 1 brochure.Engineering Institute of Canada.\u2014 1 périodique: The Engineering Journal.Faessler, Cari.\u2014 3 brochures.Fédération belge des Sociétés scientifiques.\u2014 1 brochure.Florida University.\u2014 4 périodiques: Bulletin of Information for the Upper Division; Bulletin of Information for the General College; The University Summer School; Bulletin of information for the Graduate School.Gagnon, Paul-E.\u2014 1 brochure.Garde-Malade canadienne-française (La).\u2014 1 périodique: La Garde-Malade canadienne-française.Gauthier, Georges.\u2014 1 brochure.Gauvreau, Marcelle.\u2014 18 brochures.Geobotanisches Forschungsinstitut Ruüel, Zurich, Suisse.\u2014 1 périodique: Bericht.Uber das Geobotanische Forschungsinstitut Rubel in Zurich.Geographical Society of Philadelphia.\u2014 1 périodique: The Bulletin of the Geographical Society of Philadelphia.Gesellschaft fur Hohlenforschung und Hohlenkunde.Berlin.\u2014 1 périodique: Miüeilungen uber Hohlen und Karstforschung.Herb Society of America, Inc.Boston, Mass.\u2014 1 périodique: The Herbarist.Indiana Academy of Science.\u2014 1 périodique: Proceedings of the Indiana Academy of Science. ANNALES DE L\u2019ACFAS 29 Institut fur anlandische und koloniale Forstwirtschaft.\u2014 1 brochure.Instituto de Biologia.Mexico.\u2014 1 périodique: Anale s del Institute) de Biologia.Institute de Biologia Vegetal.Rio de Janeiro.\u2014 2 périodiques: Rodriguesia; Archivos do Instituto de Biologia Vegetal.Instituto Superior de Agronomia.Lisbonne, Portugal.\u2014 1 périodique: Anais de Instituto Superior de Agronomia.Iowa State College.\u2014 1 périodique1 Proceedings of the Iowa Academy of Science.Jardin botanique de Montréal.\u2014 2 brochures.J.E.C.\u2014 2 brochures.Koninck, Charles de.\u2014 3 brochures.Kungliga Universitetets Bibliotek.Upsal, Suède.\u2014 1 périodique: Svenska Linné-Sallskapets Arsskrift.Ivungliga Vetenskapsakademiens Bibliotek.Stockholm, Suède.\u2014 1 périodique: Kungliga Svenska Vetenskapsakademiens Handlinqar.Lagloire, Pellerin.\u2014 1 brochure.Larocque, Aurèle.\u2014 2 brochures.Lauvrière, Emile.\u2014 1 brochure, 1 périodique: Bulletin du Comité F rqnce-Acadie.League of Nations Society in Canada.\u2014 3 brochures.Librairie générale canadienne.\u2014- 2 périodiques: La Ruche littéraire; L\u2019École primaire.Library of Congress.\u2014 1 brochure.Marcil, Tancrède.\u2014 1 volume Marion, Léo.\u2014 2 brochures.Ministerio de Gobierno de la Provincia de Buenos Aires.\u2014 2 volumes, 1 périodique: Instituto de Colonizacion de la Provincia de Buenos Aires.Missouri Academy of Science.\u2014 1 périodique: Proceedings of the Missouri Academy of Science.Musée Silésien (Museum Slaskie w Katwicach).Katowice, Pologne.\u2014 1 périodique: Wydaumictwa Muzeum Slaskiego w Katowicach.Musée zoologique polonais.\u2014 3 périodiques: Annales du Musée zoologique polonais; Fragmenta Faunistica; Acta Ornithologica.Museo Nacional de Costa Rica.\u2014 2 périodiques: Flora de Costa Rica; Museo Nacional.Sérié Geografica.Museum Nacional de Rio-de-Janeiro.\u2014 2 brochures, 2 index, 3 périodiques: Archives do Museu Nacional; Boletim do Museu Nacional; Relatorio 0 Museu Nacional.Nadeau, Aristide.\u2014 3 brochures.\t> National Research Council of the Philippine Islands.\u2014 1 périodique: National Research Council of the Philippine Islands. 30 ANNALES DE L ACFAS Natuurhistorisch Genootschap in Limburg.Maastricht, Hollande.\u2014 1 périodique: Natuurhistorisch Maandblad.Newark Museum Association.\u2014 1 brochure.New England Museum of Natural History.Boston, Mass.\u2014 1 périodique: Bulletin of the New England Museum of Natural History.New York Botanical Garden (The).\u2014 1 périodique: Journal of the New York Botanical Garden.Northwest Scientific Association.Cheney, Wash.\u2014 1 brochure, 1 périodique: Northwest Science.Northwestern University.Evanstone, 111.\u2014 10 brochures, 1 périodique: Annals of the Dearborn Observatory of Northwestern University.Oklahoma Academy of Science.\u2014 1 périodique: Proceedings of the Oklahoma Academy of Science.Ontario (Province).\u2014 37 brochures Ontario Research Foundation.\u2014 38 brochures, 2 périodiques: Report for the Ontario Research Foundation: Bulletin of Ontario Research Foundation.Pelletier, P.-E.\u2014 1 brochure.Pomerleau, René.\u2014 22 brochures.Portland Society of Natural History.\u2014 17 brochures, 1 périodique: Proceedings of the Portland Society of Natural History.Princeton University (The).-1 périodique: The Official Register of Princeton U niversity.Québec, Bureau des Statistiques.\u2014 1 volume.Québec, Jardin zoologique de Québec.\u2014 1 brochure.Québec, Ministère de l\u2019Agriculture.\u2014 9 brochures, 1 périodique: La Vie agronomique.Québec, Ministère des affaires municipales de l\u2019industrie et du commerce.\u2014 1 périodique: Bulletin météorologique.Québec, Ministère des terres et forêts.\u2014 1 périodique: Rapport sur l\u2019indice d\u2019inflammabilité, la précipitation de la pluie, Vévaporation, l\u2019humidité relative et la température.Québec, Secrétaire de la Province.\u2014 34 volumes.Québec, Service des Mines.\u2014 13 brochures.Queen\u2019s University.Kingston, Ont.\u2014 1 périodique: Queen\u2019s Quarterly.Revue trimestrielle canadienne (La).\u2014 1 périodique: La Revue Trimestrielle Canadienne.Reychler, Lucien.\u2014 11 brochures.Richard.L.-A.\u2014 4 brochures.Rochester Academy of Science.\u2014 ! périodique: Proceedings of the Rochester Academy of Science. ANNALES DE L ACFAS 31 Rockefeller Foundation (The).\u2014 2 périodiques: The Rockefeller Foundation; Annual Report.Rousseau, Jacques.\u2014 34 brochures; 1 volume.R.Stazione Chimico Agraria sperimentale di Roma.\u2014 1 brochure, 1 périodique: R.Stazione Chimico Agraria sperimentale di Roma.San Diego Society of Natural History.\u2022\u2014 2 périodiques: Transaction of the San Diego Society of Natural History; Occasional Papers.Sarton, Georges.\u2014 8 brochures.Schweizerische Zeitschrift fur Forstwesen.Berne.\u2014 1 brochure.Séminaire de Joliette.\u2014 1 brochure.Simard, Dr.L.-C.\u2014 6 brochures.Smithsonian Institution.\u2014 17 brochures.Sociedad Cientifica Argentina.\u2014 1 périodique: Anales de la Sociedad Cientifica Argentina.\t\" Societa Italiana per il progresso delle scienze.Rome.\u2014 2 périodiques: S.I.P.S.Societa Italiana per il Progresso delle scienze; Scienza e Tecnica.Société archéologique du Tépartement de Constantine.\u2014 1 périodique: Recueil des notices et mémoires de la Société archéologique du Département de Constantine.Société botanique bavaroise (Bayerische Botanische Gesellschaft).Munich.\u2014 1 périodique: Berichte der Bayerischen Botanischen Gesellschaft zur Erfoes-chung der heimischen Flora.Société bourguignonne d\u2019Histoire naturelle et de Préhistoire.\u2014 1 périodique: Bulletin scientifique de Bourgogne.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle.\u2014 98 brochures.- Société d\u2019Archéologie, de Littérature, Sciences et Arts d\u2019Avranches.\u2014 1 périodique: Revue de VAvranchin.Société de Physique et d\u2019Histoire naturelle de Genève.\u2022\u2014 1 périodique: Compte rendu des Séances de la Société de Physique et d\u2019Histoire naturelle de Genhe.Société des Naturalistes luxembourgeois (Gesekkschaft Luxemburger Natur-freunde).\u2014 2 périodiques: Bulletins mensuels de la Société des Naturalistes Luxembourgeois; Publications du Service de la Carte Géologique de Luxembourg.Société des Sciences naturelles.Bâle, Suisse.\u2014 1 périodique: Verhandlungen der Naturforschenden Gesellschaft in Basel.Société des Sciences naturelles de la Charente Inférieure.\u2014 1 périodique: Annales de la Société des Sciences naturelles de la Charente Inférieure.Société d\u2019Études Scientifiques du Limousin.\u2014 1 périodique: Bulletin de la Société \u2022 d\u2019Étude s scientifiques du Limousin et de sa section de Radiesthésie.Société entomologique de la Russie.\u2014 1 périodique: Revue d\u2019Entomologie de l\u2019URSS. 32 ANNALES DE L\u2019ACFAS Société helvétique des Sciences naturelles.Berne, Suisse.\u2014 1 périodique: Actes de la Société helvétique des Sciences naturelles.Société historique du Saguenay.\u2014 1 périodique: Publications de la Société-historique du Saguenay.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.\u2014 1 périodique: Laval médical.Société polvmatique du Morbihan.Vannes, France.\u2014 1 périodique: Bulletin de la Société polymatique du Morbihan.Société royale des Sciences de Liège.\u2014 2 périodiques: Mémoires de la Société royale des Sciences de Liège; Bulletin de la Société royale des Sciences de Liège.Société scientifique de Bruxelles.\u2014 1 périodique: Annales de la Société scientifique de Bruxelles.Société scientifique du Dauphiné.\u2014 1 périodique: Bidletin de la Société scientifique du Dauphiné.Société vaudoise des Sciences naturelles.Lausanne, Suisse.\u2014 2 périodiques: Bulletin de la Société vaudoise des Sciences naturelles; Mémoires de la Société vaudoise des Sciences naturelles.South Carolina Academy of Science.\u2014 1 périodique: Bidletin of the South Carolina Academy of Science South Dakota Academy of Science.\u2014 1 périodique: Proceedings of the South Dakota Academy of Science.Southwest Museum.Los Angeles, Calif.\u2014 1 périodique: The Masterkey.State University of Iowa (The).\u2014 1 périodique: University of Iowa Studies Station biologique d\u2019Arcachon.\u2014 1 périodique: Bulletin de la Station biologique d\u2019 Arcachon.Tennessee Academy of Science.-\u2014 1 périodique: Journal of the Tennessee Academy of science.Union médicale du Canada (L\u2019).\u2014 1 périodique: L\u2019Union médicale du Canada.United States Weather Bureau.\u2014 Cartes météorologiques quotidiennes.Universita Cattolica del Sacro Cuore.Milan, Italie.\u2014 2 volumes, 1 brochure, 2 périodiques: Publicazioni della Universita Cattolica del Sacro Cuore; Publi-cazioni della Universita Cattolica del Sacro Cuore.Statistica.Université de Montréal, École des Hautes Etudes Commerciales.\u2014 2 brochures, 1 volume, 2 périodiques: L\u2019Actualité économique; Études économiques.Université de Montréal, Institut botanique.\u2014 20 brochures.Université de Montréal, Institut de Zoologie.\u2014 6 brochures.Université de Paris.\u2014 1 périodique: Annales de l\u2019Univeristé de Paris.Université de Porto Rico.\u2014 1 périodique.Université Laval, École supérieure d\u2019Agriculture.\u2014 1 périodique: La Bonne Terre. ANNALES DE l\u2019ACFAS 33 University of California.\u2014 1 périodique: University of California Publications in Zoology.University of Chicago (The).\u2014 1 périodique: The University of Chicago Announcements.University of Colorado.\u2014 1 périodique: University of Colorado Studies.University of Idaho.\u2014 1 périodique: The University of Idaho Bulletin.University of Kansas.\u2014 1 périodique: Transactions of the Kansas Academy of Science.University of Maine.\u2014 2 périodiques: Official Inspections; Bulletin, The Maine Agricultural Experiment Station.University of Manitoba.\u2014 3 brochures.University of Michigan.\u2014 1 périodique: Michigan Academy of Science Papers.University of Minnesota.\u2014 2 périodiques: Proceedings of the Minnesota Academy of Science; Minnesota Geological and Natural History Survey.University of Notre Dame.\u2014 1 périodique: The American Midland Naturalist.University of Oregon.\u2014 1 périodique: Publications of the University of Oregon.University of South Dakota.\u2014 1 périodique: University of South Dakota Bulletin.University of Southern California (The).\u2014 1 périodique: Social Science Series.University of Tennessee.\u2014 20 brochures.University of Washington.\u2014 1 périodique: University of Washington publications in Biology.University of Wyoming.\u2014 1 périodique: University of Wyoming publications in Science.Utah Academy of Sciences, Arts and Letters.\u2014 1 périodique: Proceedings of the Utah Academy of Sciences, Arts and Letters.Vie au Grand Air (La).\u2014 1 périodique: La Vie au Grand Air.Wisconsin Academy of Sciences, Arts and Letters.\u2014 1 périodique: Transactions of the Wisconsin Academy of Sciences Arts and Letters.Zymologica e Chimica dei Colloidi.Bologne, Italie.\u2014 1 périodique: Zyrnologica e Chimica dei Colloidi. HI.RAPPORTS ANNUELS DES SOCIETES AFFILIEES' I.SOCIÉTÉ DE BIOLOGIE DE MONTRÉAL {Fondée en 1922, affiliée en 1924) A sa dernière assemblée générale, la Société a élu le conseil suivant : Président: E.-G.Asselin.Vice-présidents: Georges-H.Baril, Wilbrod Bonin.Secrétaire: Armand Frappier.Secrétaire-adjoint: Victorien Fredette.Trésorier: Joseph Demers.Au cours de l\u2019année la Société a tenu cinq réunions d\u2019étude au cours desquelles les travaux suivants furent présentés: 8 novembre 1937.\u2014 Mercier Fauteux : ^Traitement f chirurgical de l\u2019angine de poitrine; observations personnelles de chirurgie expérimentale sur le chien.6\tdécembre 1937.J, Delorme: Critique de l\u2019indice de plomb utilisé dans l\u2019analyse du sucre d\u2019érable.\u2014 P.Martin: Poumon rhumatismal.7\tfévrier 1938.F.Hormisdas: Le fer et le manganèse dans les conifères du Québec.\u2014 E.Brochu: Effets de la vaccino-thérapie sur la composition chimique des laits mammiteux.28 mars 1938.\u2014 M.Le cavalier: Contribution à l\u2019étude analytique du rhizome de YAralia nudicaulis.\u2014 J.Riopelle: A propos d\u2019hémopoièse dans les thrombus en organisation.25 avril 1938.\u2014 P.Grabar: L\u2019ultra-filtration fractionnée.1 rapports couvrent la période écoulée entre les deux dernières assemblées générales de l'Association. ANNALES DE l\u2019aCFAS 35 2.SOCIÉTÉ CANADIENNE D\u2019HISTOIRE NATURELLE* ET CERCLES DES JEUNES NATURALISTES (Fondée en 1923, affiliée en 1924) Une partie du rapport se rapportant à l\u2019activité de cette société pour l\u2019année 1936-37, et omise par erreur lors de l\u2019impression du dernier volume des Annales, précède le rapport pour l\u2019année 1937-38.* ADDITION AU RAPPORT POUR L\u2019ANNÉE 1936-37 Le Jardin botanique de Montréal entrepris, on se le rappelle, à la suite d\u2019un discours présidentiel du R.F.Marie-Victorin à la Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, a connu au cours de l\u2019année un développement inespéré.Les divers gouvernements ont donné à cette oeuvre éducationnelle de premier ordre un appui unanime.La Commission scolaire de Montréal a délégué un représentant, qui s\u2019occupe de l\u2019instruction des écoliers.Deux sections du Jardin sont ouvertes au public: le jardin floral de plantes annuelles et le jardin économique.On pousse activement le développement de plusieurs autres sections.L\u2019oeuvre des Cercles des Jeunes Naturalistes, filiale de la Société, continue de progresser.Les cercles sont maintenant au nombre de 590 et comptent plus de 16,000 membres.Le R.F.Adrien, c.s.c., directeur général, poursuit sa campagne de propagande, et il a donné au cours de l\u2019année de nombreuses causeries devant les C.J.N.Le Congrès de l\u2019Alliance catholique des Professeurs de Montréal, le Comité provincial d\u2019Enquête sur la Chasse et la Pêche et le Congrès de la Langue française ont exprimé le vœu que le piouvement des C.J.N.se développe encore davantage.Au cours de l\u2019année la Société a publié les discours présidentiels du frère Marie-Yictorin pour les années 1936 et 1937 : Un manuscrit botanique prélinnéen.L\u2019«Histoire des Plantes de Canada».1936 Rev.trimestrielle canadienne, sept.1936.Pour un Institut de Géologie.1937. 36 ANNALES DE L ACFAS La Société a également publié 16 tracts, ce qui porte à 39 la série complète.24.\tLes pics du Québec.Par R.F.Adrien, c.s.c.f 25.\tLa sanguinaire.Par R.F.Marie-Victorin, f.e.c.26.\tLes couleuvres du Québec.Par R.F.Alexandre, f.e.c.27.\tLa fleur expliquée aux tout-petits.Par Marcelle Gauvreau.28.\tLa grande oie blanche.Par Charles Frémont.29.\tL\u2019abbé Léon Provancher.Par R.F.Marie-ViCTORiN, f.e.c.30.\tLes libellules.Par l\u2019abbé Ovila Fournier.31.\tLe fléau de l\u2019herbe à la puce.Par René Boudrias et Benoît Rousseau.32.\tLa faune entomologique des nénuphars.Par Gustave Chagnon.33.\tL\u2019écureuil gris.Harry Bernard.34.\tDissection de l\u2019érythrone d\u2019Amérique.Par Jacques Rousseau.35.\tLes cicindèles.Par R.F.Jules, f.e.c.36.\tLe bois de plomb.Par F.R.Marie-Victorin, f.e.c.37.\tLe maringouin.Par l\u2019abbé Ovila Fournier.38.\tLes algues marines.Par Jules Brunel.39.\tLes tortues du Québec.Par R.F.Alexandre, f.e.c.Les nouveaux membres à vie sont: M.Georges Maheux, l\u2019honorable Maurice Duplessis, l\u2019honorable Onésime Gagnon l\u2019honorable William Tremblay, M.Georges Bouchard, M.Honoré Parent, M.Adhémar Raynault, M.C.-G.Beausoleil et M.Paul Pratt.La société a perdu un de ses membres en la personne de la révérende mère Sainte-Anne-Marie, directrice générale des Études de la Congrégation Notre-Dame. ANNALES DE L ACFAS 37 RAPPORT POUR L\u2019ANNÉE 1937-38 A la réunion générale du 25 janvier 1938 la société a nommé à l\u2019unanimité le même conseil que l\u2019année précédente: Président: F.Marie-Victorin.Vice-présidents: E.-G.Asselin, Georges Préfont aine.Secrétaire: Jules Brunel.Trésorier: Jacques Rousseau.Directeur général des C.J.N.: F.Adrien.Monsieur Roger Gauthier a été nommé chef du secrétariat.La société a tenu sept réunions au cours desquelles furent présentés les travaux suivants: 28 octobre'1937.\u2014 Gustave Chagnon: La mante religieuse dans le Québec; La collection entomologique de l\u2019Université de Montréal.\u2014 Georges Préfont aine: Recherches sur le saumon dans l\u2019est du Canada.\u2014 Jules Brunel: Organisation de l\u2019inventaire descriptif de la flore mycologique du Québec.23 novembre 1937.\u2014 Roger Gauthier: Pierre Kalm en Nouvelle-France.\u2014 F.Marie-Victorin: «Menaud, maître draveur», devant la nature et les naturalistes.21 décembre 1937.\u2014 Abbé Ovila Fournier: La mouche noire, terreur des Laurentides.\u2014 Marcel Racine: Les céréales, base de l\u2019alimentation de l\u2019humanité.25 janvier 1938.\u2014 F.Marie-Victorin: Impressions d\u2019Haïti.(Présentation du discours présidentiel: «Menaud, maître draveur», devant la nature et les naturalistes).15\tfévrier 1938.\u2014 F.Adrien: Séance de cinéma éducationnel.16\tmars 1938.\u2014 René Pomerleau: Contribution à l\u2019étude de la maladie de la tache d\u2019encre des peupliers.\u2014 F.Jules, f.e.c.: La vie et les mœurs d\u2019un de nos grands papillons de nuit: le Telea polyphemus. 38 ANNALES DE L ACFAS 21 avril 1938.\u2014F.Irénée-Marie: Note sur le Cosmarium ovale et le Cosmarium denticulatum.\u2014 H.Teuscher: Le fondateur du nouveau jardin botanique de Berlin, Adolf Engler.\u2014 F.Godfroy, c.s.c.: Impressions d\u2019un botaniste sur la flore des Indes et spécialement du Bengale.La société a distribué à ses membres et aux Cercles des jeunes Naturalistes le discours présidentiel du F.Marie-Victorin: ati,on c^e Jeurs mauvaises dents.\tG \u2022 l v:;* \u201cG: J a' ¦ 1 100 ANNALES DE L ACFAS 30.\tLe pouvoir antitoxique du glutathion.\u2014 Léon Binet, G.Weller et E.Robillard.Les auteurs ont montré, en collaboration avec Ch.Jaulmes, que le glutathion réduit manifeste in vitro et à un pH compris entre 7,4 et 8,4, un certain pouvoir antitoxique à l\u2019égard d\u2019une quantité de venin supérieure à la dose minima mortelle (40 mgr.de glutathion et 0 mgr.33 de venin de cobra par kilo.).(Léon Binet, Ch.Jaulmes et G.Weller - C.R.de l\u2019Acad.des Sc., t.204, p.1761, 1937.- Léon Binet, G.Weller et Ch.Jaulmes - C.R.de l\u2019Acad.des Sc., t.204, p.1513, 1937).L\u2019un des auteurs, avec L.Perel, a noté que le vairon, placé dans 100 cmc.d\u2019eau distillée dans laquelle on avait dissous un demi-milligramme de venin de cobra, mourait de 1 h.30 à 3 heures plus tard.Si le venin de cobra a été soumis à l\u2019action du glutathion réduit (30 milligrammes) avec un pH variant de 6,8 à 8,4 et à l\u2019étude à 370 durant 3 heures, le poisson survit.De telles expériences ont été reprises sur une grande échelle.Notre venin de cobra tue le cobaye entre 2 et 4 heures à une dose de 0 mg.25 par kilo d\u2019animal.Si le venin de cobra dissous dans l\u2019eau distillée est soumis à l\u2019action du glutathion (50 mgr.de glutathion pour 1 mgr.de venin de cobra), après addition d\u2019une solution saturée de phosphate trisodique (0 cc.50 à Occ.51 par 50 mgr.de glutathion), le tout étant placé à une température de 37° pendant une heure, on peut rendre tolérées 10, 20, 30, 40, 47 doses mortelles de venin de cobra.Qu\u2019est devenu le venin de cobra sous l\u2019influence du gluthathion ?On observe un précipité après du glutathion réduit sur le venin; l\u2019injection répétée de cette préparation (glutathion + venin), devenue atoxique, permet d\u2019obtenir un état d\u2019immunité, l\u2019animal résistant ultérieurement à plusieurs doses mortelles de venin de cobra naturel.Ainsi, le pouvoir antitoxique de glutathion ne saurait être discuté: il neutralise les effets toxiques du venin de cobra, à la condition d\u2019agir dans des conditions bien déterminées de pH et le mélange glutathion et venin a une propriété immunisante.31.\tQuelques cas de migrations d\u2019oiseaux plutôt rares.\u2014 Abbé Henri Bernier.Voici quelques-uhs.qé £es oiseaux pU-tôf'rares, tous abattus au lac St-Pierre, excepté le v\u2019aiitoiir noir,* abattu- près d\u2019une renardière et l\u2019effraie d\u2019Amérj^ud ca!ptûréi?yiV-aûtô kilns'ftne grange.Le den-drocygne à poitrine ceildr-êe Venant deRUrûgUay ou de l\u2019Argentine; ANNALES DE L ACFAS 101 probablement la première capture au Canada.Le vautour noir du Chili ne franchit pas ordinairement le nord des Carolines; abattu le 12 novembre 1931, aux limites de la ville de Nicolet.Le faucon noir est un habitant de l'extrême nord se rencontrant accidentellement ici.Décembre 1934.L\u2019Ibis blanc se trouvant presque exclusivement dans File Sandy, près de la Floride.Seul spécimen abattu au Canada (Oct.1936).Effraie d\u2019Amérique: habitat ordinaire, sud des États-Unis; capturée le 15 juin 1936.Egrette blanche, habitant le littoral du Mexique, rare ici, à l\u2019automne de 1937, on en a vu un volier à Clarence ville, Miss.(17 août 1937).Bec-en-ciseaux du Golfe du Mexique.Janaca, oiseau des marais de l\u2019Amérique du Sud capturé vivant en octobre 1937; seule capture au Canada.Sauf le dernier, tous ces oiseaux sont conservés au Musée du Séminaire de Nicolet.32.\tRecherches sur le marsouin blanc ou béluga (Del-phinapterus leucas) dans le Saint-Laurent.\u2014 V.D.Vladykov.L\u2019étude fut commencée le 15 mai 1938.La station d\u2019observation était établie à pointe LeBel, Côte-Nord, qui est le centre de la chasse aux marsouins pendant l\u2019été.La chasse se pratique avec un fusil à balles, en poursuivant le marsouin en bateau à moteur.Jusqu\u2019à date, 144 marsouins ont été étudiés.La longueur totale, la circonférence, et autres mesures furent prises.En outre, tous les marsouins furent disséqués et le contenu de leur estomac conservé.On a aussi gardé tous les embryons trouvés.Les données morpho-métriques seront basées sur l\u2019étude d\u2019à peu près 100 têtes.33.\tPressions que peuvent supporter certains animaux.\u2014 F.Irénée-Marie.Les batraciens et leurs têtards peuvent supporter des pressions formidables sans paraître en être incommodés.Ainsi, un crapaud d\u2019environ 6 pouces carrés de surface dorsale, entouré de glaise a pu supporter 180 tonnes pendant deux secondes, deux fois de suite, dans l\u2019espace de 5 minutes.L\u2019animal enfermé dans l\u2019épaisseur d\u2019une brique la fait éclater quand le piston de la presse remonte, et il en sort bien vivant.Une barbotte de 6 pouces de longueur subit la même épreuve sans dommage apparent.A rapprocher de cela le fait que ces animaux hivernent, souvent pris sous la glace, où ils supportent de très fortes pressions tout l\u2019hiver; quelques 102 ANNALES DE l\u2019aCFAS insectes aquati ques résistent aussi, noyés dans la glaise.Les insectes terrestres qui ont été soumis à ces pressions sont morts instantanément.Il en est de même des écrevisses, des souris et-des moi-naux, qui sont broyés à mort.Section 3: Botanique 1.\tLa liste des algues marines du Québec.\u2014 Marcelle Gauvreau.Cinq étés de recherches actives sur le terrain, l\u2019étude des algues marines conservées à l\u2019Herbier National d\u2019Ottawa, et la publication récente de l\u2019ouvrage du Prof.William Taylor, de l\u2019Université de Michigan: Marine algae of Northeastern coast of North America, ont permis à l\u2019auteur de répartir les algues marines du Québec en 14 ordres, 29 familles, 61 genres et 100 espèces.Les Chlorophycées ou algues vertes comprennent 10 genres et 19 espèces; les Phéophy-cées ou algues brunes, 26 genres et 43 espèces; les Rhodophycées ou algues rouges, 25 genres et 38 espèces.Il est à remarquer que les algues brunes sont les plus nombreuses en genres et en espèces.2.\tSur la présence de l\u2019Hydrurus foetidus dans les Lauren tides.\u2014 Jules Brunel .Cette remarquable Chrysophycée filamenteuse, qui apparemment n\u2019avait pas encore été trouvée dans le Québec, a été récoltée par l\u2019auteur au cours de la dernière saison, dans la décharge du grand lac Jacques-Cartier (Parc National des Laurentides).L\u2019auteur donne quelques précisions sur la morphologie, le cycle de développement, et la distribution géographique de cette algue curieuse.3.\tÉtude biométrique sur le Micrasterias apiculata var-fimbriata f.spinosa.\u2014Jules Brunel.Cette étude est basée sur les mensurations de 120 spécimens authentiques, provenant de plusieurs localités différentes du Québec.Les mensurations s\u2019appliquent à la longueur totale, la largeur totale, et la largeur de l\u2019isthme.Le nombre relativement élevé de spécimens permet de déterminer avec une certitude raisonnable les dimensions maxima, et d\u2019établir des courbes de fréquence. Montréal, Hubert.- Après saisons, l\u2019a pèces, var: bière de S nouvelles ] pour la sc grandes li 5.Les F.Irénée- L\u2019auteur de la meme tourbi vaste région, observations riode de deux et d\u2019autres b 6.L\u2019inf Desmidiées Au coui Montréal, 1\u2019; ANNALES DE L\u2019ACFAS 103 4.\tÉtude systématique des Desmidiées de la région de Montréal, et plus spécialement de la tourbière de Saint-Hubert.\u2014 F.Irénée-Marie.Après deux années de recherches actives, poursuivies en toutes saisons, l\u2019auteur a pu identifier, décrire et illustrer plus de 500 espèces, variétés ou formes, provenant pour la plupart de la tourbière de Saint-Hubert.Une forte proportion de ces entités sont nouvelles pour la province de Québec, et plusieurs sont nouvelles pour la science.L\u2019auteur expose ses méthodes de travail, et les grandes lignes des résultats obtenus.5.\tLes facteurs de dispersion chez les Desmidiées.\u2014 F.Irénée-Marie.L\u2019auteur apporte de nombreux éclaircissements à la question de la dispersion des Desmidiées, d\u2019abord dans les limites d\u2019une même tourbière, ensuite entre les diverses pièces d\u2019eau d\u2019une très vaste région.Les conclusions sont basées sur de très nombreuses observations effectuées à tous les mois de l\u2019année, pendant une période de deux ans, dans la tourbière de Saint-Hubert, près Montréal, et d\u2019autres tourbières de la même région.6.\tL\u2019influence du pH de l\u2019eau sur le développement des Desmidiées.\u2014 F.Irénée-Marie.Au cours de ses recherches sur les Desmidiées des environs de Montréal, l\u2019auteur a noté le pH de l\u2019eau de la plupart de ses récoltes, et il a ensuite comparé l\u2019abondance relative, en espèces et en individus.Les résultats confirment, en général, le fait que ces algues se développent au mieux lorsque le pH oscille entre 5.5 et 6.5.7.\tSur quelques Urédinées et Exoascacées des arbres.\u2014 René Pomerleau.Plusieurs observations, effectuées au cours des dernières années sur la distribution et l\u2019identité des rouilles et des espèces du genre Taphrina qui s\u2019attaquent aux arbres dans la province de Québec, sont rapportées.L\u2019auteur signale principalement qu\u2019une rouille du sapin trouvée à Berthier en 1931 a été reconnue comme étant une espèce nouvelle, Uredinopsis Arthurn par J.-H.Faull.La dis- J_________________ .\t 104 ANNALES DE L ACFAS tribution et l\u2019intensité de l\u2019attaque de plusieurs rouilles du sapin, de l\u2019épinette, du mélèze et des pins sont également commentées.La présence du Taphrina flava, sur le Betula lutea, d\u2019un balai de sorcière sur le Prunus pennsylvanica et quelques autres Exoasca-cées est aussi signalée.8.\tChampignons récoltés à Duchesnay pendant les excursions de la Société mycologique américaine.\u2014 René Pomer- LEAU.La Société américaine de mycologie a été invitée cette année à organiser ses excursions annuelles à l\u2019École des Gardes à Duchesnay, comté de Portneuf.Une masse considérable de champignons de tous les groupes a été récoltée par une trentaine de mycologues venus assister à cette réunion.Une liste de plus de 500 espèces très bien déterminées par des spécialistes de chaque groupe sera dressée au cours de l\u2019hiver.Plusieurs espèces nouvelles ont été trouvées et un grand nombre d\u2019espèces rares ont été observées.9.\tLe Quercus borealis Michx.en Gaspésie.\u2014 Elzéar Campagna.Quelques colonies de Quercus borealis furent observées pendant l\u2019été 1938, à l\u2019Anse-au-Griffon, comté de Gaspé-Sud.La plus importante de ces colonies comprenait environ 35 arbres dont quelques-uns avaient de 20 à 22 pouces de diamètre.Les mêmes plantes furent encore observées à Maria, Carleton et Oakbay dans le comté de Bonaventure.(Les spécimens et les renseignements se rapportant à la station de Oakbay furent fournis par M.Louis Bérubé).Les publications antérieures limitaient au Bic, comté de Rimouski (Jacques Rousseau.) la distribution du Quercus borealis dans l\u2019est de notre province.Les observations de l\u2019Anse-au-Griffon reculent donc d\u2019environ 200 milles la limite orientale de cette espèce dans le Québec.D\u2019après la hauteur de leurs cupules, les chênes de l\u2019Anse-au-Griffon appartiendraient à la variété maxima (Quercus borealis var.maxima (Mersh) Ashe) tandis que ceux de Oakbay iraient à l\u2019espèce type.Ces dernières observations devant être confirmées. ANNALES DE L\u2019ACFAS 105 10.\tAdditions récentes à la flore du Québec et extension de l\u2019aire de quelques espèces indigènes ou naturalisées.\u2014 Ernest Rouleau.L\u2019auteur cite des récoltes faites par lui-même dont voici les résultats.Additions à la flore du Québec: Potentilla intermedia, Celtis occidentalis var.crassifolia, Lepidium ruderale, Populus tri-chocarpa, Verbena angustifolia, etc.Extension d\u2019aires: Sisymbrium ''brachycarpon, Carex sychnocephala, Dentaria maxima, Carex grisea, Carex hirtifolia, Pontederia cordata, Tofieldia glutinosa, Sisymbrium Hartwegianum, Thymus Serpyllum, Oxytropis johannensis, etc.11.\tIntroduction à l\u2019étude des Salicacées du Québec.\u2014 Ernest Rouleau.L\u2019auteur a commencé une étude en vue de faire la monographie des Salicacées du Québec.D\u2019après cette étude, voici les résultats statistiques concernant la flore salicologique du Québec.Les Populus comptent dans le Québec 8 espèces, 11 variétés et formes.Les Salix comptent dans le Québec 46 espèces, 40 variétés et formes.On peut aussi compter 6 hybrides de Populus et 26 hybrides de Salix.Ce qui fait un total de 105 entités décrites et reconnues et 32 hybrides pour la flore du Québec.12.\tNouvelles formes dans la flore du Québec.\u2014 Ernest Rouleau.L\u2019auteur décrit quelques nouvelles formes dans la flore du Québec.Ces nouvelles formes se trouvent dans les espèces suivantes: Trillium undulatum, Prunus nigra, Lobelia Kalmii, Mentha canadensis, Viburnum cassinoides.13.\tLa zone reliquale de Duparquet-Hébécourt.\u2014 Baron Louk Empain, G.-C.Pi ché et Jacques Rousseau.La région de Duparquet-Hébécourt (Abitibi) située dans le bassin de la baie d\u2019Hudson renferme des éléments très intéressants au point de vue phytogéographique.Il y a lieu de noter Potentilla tridentata, Juniperus communis, mais surtout Nymphaea tetragona, l\u2019un des épibiotes les plus remarquables de la province, et Ulmus americana, Crataegus sp.La présence de cette dernière espèce indique une communication biologique entre le bassin de l\u2019Hudson et 106 annalesJde l\u2019acfas celui duf St-Laurent.[Ceci n\u2019implique pas qu\u2019il y a eu nécessairement continuité hydrographique entre les deux bassins.Ces faits ajoutés à ceux remarqués par Potter dans la distribution de certaines plantes de la baie James laissent prévoir qu\u2019un inventaire botanique de l\u2019Abitibi est susceptible de fournir des données phyto-géographiques*de premier ordre.14.Les Isoetes du Québec.\u2014 Jacques Rousseau et René Meilleur.Les Isoetes constituent un groupe assez mal compris.Une revision complète de nos espèces apporte des précisions importantes sur leur distribution.Il y a lieu notamment de remarquer l\u2019extension de l\u2019aire de Y Isoetes Tuckermani et de l\u2019J.macrospora.15.Sur la validité du nom Acer saccharum.\u2014 Jacques Rousseau.Dans le species plantarum, Linné décrit quatre espèces d\u2019érables se rapportant à la flore de l\u2019Amérique du Nord: Acer Negundo, A.pennsylvanicum, A.rubrum, A.saccharinum.Dans l\u2019esprit de Linné ce dernier devait être l\u2019érable à sucre mais le spécimen ayant servi de base à la description étant l\u2019érable argenté, l\u2019érable à sucre restait sans nom.On a alors exhumé d\u2019une publication de Marshall le nom A.saccharum accepté universellement aujourd\u2019hui.L\u2019auteur de la communication démontre que l\u2019épithète saccharum n\u2019est que l\u2019épithète saccharinum défigurée par une faute typographique.L\u2019érable à sucre doit donc porter un autre nom.Le seul qu\u2019il puisse valablement porter est Acer saccharophorum Koch.16.Un précurseur de la mutation au XVIlIe siècle, le botaniste Marchant.\u2014Jacques Rousseau.Le botaniste Marchant, dans une étude présentée à l\u2019Académie royale des Sciences (Paris) en 1719, décrit longuement des cas de variation que la science moderne classe dans le phénomène de la mutation.Cette étude semble avoir été ignorée par les historiens de la génétique et de l\u2019évolution.Ce travail nous reportant longtemps avant Lamarck et Darwin mérite d\u2019être signalé. ANNALES DE L ACFAS 107 17.\tObservations sur la flore vasculaire du Parc national des Laurentides.\u2014 Roger Gauthier et Cécile Lanouette.Le territoire étudié est situé aux abords du lac Jacques-Cartier, près de la ligne de partage des eaux entre le St-Laurent et le lac Saint-Jean, et les observations ont porté surtout sur la flore lacustre, aquatique et riparienne.Beaucoup d\u2019espèces des basses Laurentides manquent.En revanche on trouve un certain nombre d\u2019éléments de la flore boréale (Lycopodium Selago, Vaccinium uligino-sum, Vaccinium caespitosum, Solidago uliginosa, Aster foliaceus.Parmi les plantes aquatiques, l\u2019abondance des Callitriches et du Subularia aquatica est à signaler.18.\tLa flore de la région de la rivière Dartmouth, Gas-pésie.\u2014 P.Bernard Taché, s.j., et P.-Antonio Lapage, s.j.La basse Darthmouth coule dans les terrasses de la mer Champlain, et les preuves classiques de la glaciation sont absentes de la région.Dry as Drummondii Richards, Allium Schoenoprasum var.sibiricum (L) Hartm.sont les plantes types des vieilles platières de la rivière, à une dizaine de milles de la baie de Gaspé.Sur les hautes montagnes, une forme intéressante de Betula microphylla Bunge.L\u2019inventaire botanique préliminaire de la région entrepris en juillet 1938 par les auteurs a permis d\u2019établir une liste de 260 espèces.19.\tNotes sur l\u2019identité ou l\u2019affinité du Cirsium min-ganense et du Cirsium foliosum.\u2014 F.Marie-Victorin et Marcel Cailloux.Le Cirsium minganense est l\u2019une des plus remarquables reliques cordilériennes de l\u2019Anticosti-Minganie.Il a été séparé du C.foliosum des Rocheuses par des caractères tirés de la couleur des fleurs, de la division des bractées foliacées et de la condensation de l\u2019inflorescence.Les auteurs ont eu l\u2019occasion, durant la saison de 1938, d\u2019étudier le C.foliosum tel qu\u2019il se présente dans les prairies alpines du Wyoming et ils sont en mesure d\u2019apporter des précisions nouvelles concernant l\u2019identité ou l\u2019affinité des deux espèces.20.\tÉtat actuel du problème biologique de l\u2019Anticosti-Minganie.\u2014 F.Marie-Victorin.L\u2019un des problèmes partiels les plus difficiles parmi ceux dont l\u2019ensemble constitue le problème phytogéographique du nord-est 108 ANNALES DE L\u2019ACFAS de l\u2019Amérique, consiste à expliquer les endémiques et les reliques de l\u2019Anticosti-Mingapie.L\u2019Anticosti-Minganie est une province biologique distincte.La flore fondamentale est celle de la forêt coni-férienne subarctique.Mais dans cette flore fondamentale est intriquée une florule allogène d\u2019origine différente et probablement reliquale.Cette florule allogène qui renferme nombre de plantes alpines ou subalpines, est tout entière au niveau de la mer.D\u2019autre part les géologues considèrent l\u2019Anticosti-Minganie comme incluse dans le domaine de la glaciation.Dans l\u2019hypothèse de la non-glaciation, les indications biologiques sont que la Minganie et le centre d\u2019Anticosti ont été épargnés entre deux langues de glace.Mais d\u2019autres explications sont possibles et il faut probablement faire appel à divers ordres de phénomènes: mouvements d\u2019ensemble de la flore, nunatak, migrations, etc.pour expliquer complètement cette florule énigmatique.21.\tLe Butomus umbellatus était-il déjà en Amérique au XVIIe siècle?\u2014 F.Marie-Victorin.O.A.Farwell a récemment affirmé que les stations actuelles du Butomus umbellatus sur les Grands Lacs, au sud-ouest de l\u2019Ontario, ne sont pas de nouvelles stations, mais des restes d\u2019une distribution plus étendue.La plante selon lui aurait occupé il y a trois siècles le site actuel de la ville de Détroit.L\u2019auteur de la présente communication discute cette hypothèse et en montre l\u2019invraisemblance.22.\tLa contribution du Canada aux sciences botaniques.\u2014 F.Marie-Victorin.Le Canada, bien que pays jeune, se trouve appartenir à l\u2019histoire de la botanique classique avec Jacques Cornuti, Tourne-fort, Sébastien Vaillant, Michel Sarrazin, Dièreville, Jean-François Gauthier, Pierre Kalm, André Michaux et Frederick Pursh.Vers le milieu du XIXe siècle, Dawson fait une grande découverte paléobotanique et Pro van cher publie sa Flore Canadienne.Le développement moderne de la botanique canadienne se rattache aux travaux de la Commission géologique du Canada, des Fermes expérimentales et des Universités canadiennes, particulièrement Toronto, Winnipeg, McGill, Montréal. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t109 23.\tSur un albino du Prenanthes racemosa.\u2014 F.Rolland-Germain, f.e.c.Le Prenanthes recemosa a d\u2019ordinaire une tige glauque et des fleurs marquées de pourpre.Dans une grande colonie de plantes typiques observées à Longueuil, il y a environ 2% de plantes à tiges non glauques et à fleurs blanches.Il est intéressant de rappeler que le pourcentage observé dans les mutations de YOenothera La-marckiana est aussi environ de 2%.24.\tX Cistus Rodiei Verguin var.antipolitensis Danse-reau.\u2014 Pierre Dansereau.L\u2019auteur décrit, sous le nom de X Cistus Rodiei Verguin var.antipolitensis Dansereau, un hybride expérimental, résultat du croisement du Cistus ladaniferus L.var.maculatus Dun femelle par Cistus albidus L.mâle Cet hybride a été obtenu à Antibes, Alpes maritimes, France, vers 1922, par MM.Poirault et Telier.25.\tEsquisse d\u2019un parallèle phytosociologique préliminaire entre le Québec et l\u2019Europe occidentale et moyenne.\u2014 Pierre Dansereau.A la lumière des principes phytosociologiques, l\u2019auteur compare le paysage laurentien et gaspésien avec celui de l\u2019Europe occidentale et moyenne, et il montre l\u2019analogie qui existe entre diverses associations floristiques de ces régions.Après avoir marqué vers quels points particuliers devront porter les études phytosociologiques chez nous, il indique la portée .scientifique et pratique de ces études dans un pays comme le nôtre où la forêt est menacée et où le problème du pâturage est plus que jamais à l\u2019ordre du jour.26.\tNotes préliminaires à l\u2019étude de la flore du Mont-Blanc.\u2014 Bernard Boivin.Le Mont-Blanc est situé dans le canton Leclercq, comté de Matane.Aidé de M.Auray Blain, l\u2019auteur y a fait, dans la première partie d\u2019août, quelque 150 récoltes de plantes supérieures, mousses et lichens.Le mont en question est partiellement dénudé et la végétation arborescente y est clairsemée.Elle se compose de Picea glauca plus ou moins déprimé et d\u2019une forme nouxelle d\u2019Abies balsamea var.phanerolepis.Sur le parterre: Betula papyrifera 2' liO ANNALES DE L ACF AS de haut, Castilleja pallida, Lycopodium alpinum, plusieurs espèces de bouleaux arctiques, etc.Dans les endroits découverts: Vaccinium caespitosum, Vaccinium uliginosum, Lycopodium Selago, etc.Sur les schistes: Silene acaulis, Salix Uva-Ursi, Salix herbacea, Diapen-sia lapponica, Saxifraga Aizoon, Polygonum viviparum, Draba nivalis, etc.27.Quelques entités nouvelles pour le Québec.\u2014 Bernard Boivin.En 1937, l\u2019auteur a récolté au bord de la mer dans Charlevoix, un spécimen se rapprochant du Rosa Williamsii et apparenté au Rosa blanda.Après étude, cette forme intermédiaire s\u2019est avérée fréquente sur les rivages du Golfe et de la Baie-de-Chaleurs.Il en existe aussi quelques stations à l\u2019intérieur des terres, mais toujours à quelques milles seulement de la mer.Ce printemps, récolte à Montréal d\u2019un Equisetum arvense var.boréale dont la phase fertile acquiert des rameaux et se colore en vert après la diodange.Dans la description de VAbies balsamca var.phanerolepis, Fernald, sans le dire explicitement, laisse à entendre qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019arbres normaux et assez élevés.Au mois d\u2019août cet été, l\u2019auteur, en compagnie de M.Auray Blain, a récolté au sommet du Mont-Blanc, comté de Matane, la forme déprimée de cette variété.Pour cette forme il propose le nom: Abies balsamea var.phanerolepis f.Aura-yana.En compagnie de M.Blain, récolte dans la vallée de la Matapédia d\u2019un albino du Cirsium muticum.Il semble que cette entité n\u2019a pas encore été décrite.Section 4: Agronomie 1.Notes préliminaires sur la destruction de l\u2019herbe à poux par les herbicides: résultats d\u2019essais poursuivis à Ste-Anne de la Pocatière, en 1938.\u2014 Elzéar Campagna, David Leblond et Arsène Désilets.Un champ uniformément infecté de petite herbe à poux Ambrosia artemisiifolia à raison d\u2019environ 65 plantes par pds1 2, fut divisé en 160 parcelles de 1/700 d\u2019âcre.Ces parcelles furent pulvérisées ou poudrées suivant le cas en utilisant des quantités variées des cinq herbicides suivants: CaCl2, NaCl O 3, Fe SO 4, et CaCN.Les quantités minimum des herbicides sus-mentionnés qui donnèrent des ANNALES DE l\u2019aCFAS 111 résultats positifs, sont les suivants: (a) Chlorure de calcium (CaCl2) 492.livres à l\u2019acre; (b) Chlorate de sodium (NaCl 03) 10.94 livres à l\u2019acre; (c) Sulfate de fer (FeSO 4) 87.5 livres à l\u2019acre; (d) Sulfate de cuivre (CuSO 4) 13.2 livres à l\u2019acre; (e) Cyanamide (CaCN) 400.livres à l\u2019acre.2.\tUne lacune à combler dans la formation des techniciens agricoles: l\u2019enseignement adéquat de la défense des cultures.\u2014 Georges Maheux, Orner Caron et Fernand Godbout.A mesure que s\u2019intensifie l\u2019agriculture québécoise, se fait plus impérieuse la nécessité, pour le technicien agricole, d\u2019une formation qui davantage tienne compte de la santé des plantes.Désireux de parer aux déficiences d\u2019un passé encore récent, les auteurs proposent un programme pour l\u2019enseignement de la protection des plantes contre insectes, maladies, mauvaises herbes.L\u2019étudiant ne doit aborder ces sciences appliquées qu\u2019après une solide formation scientifique de base que doit donner l\u2019enseignement secondaire et parfaire l\u2019enseignement supérieur.Les auteurs insistent tout spécialement sur la biologie comme science préparatoire jusqu\u2019ici trop négligée ou fractionnée, conduisant à la zoologie-entomologie d\u2019une part, à la botanique-phytopathologie d\u2019autre part.La chimie et la mécanique agricole doivent précéder l\u2019étude des insecticides-fongicides et des appareils de défense.L\u2019histoire des sciences, la législation relative aux fléaux agricoles, la revue des organismes de défense des divers pays agricoles serviront de sciences complémentaires.Un programme simplifié est également présenté pour les écoles moyennes d\u2019agriculture.3.\tLa valeur du caractère «nombre de rangs de l\u2019épi» dans l\u2019identification des variétés de blé d\u2019Inde.\u2014 Paul Bertrand.Il a été donné à l\u2019auteur de constater que deux épis de blé d\u2019Inde portés sur un même plant n\u2019ont pas nécessairement le même nombre de rangs.Les chiffres de l\u2019auteur sont basés sur 200 épis provenant de 100 plants.Dans les variétés de blé d\u2019Inde à huit rangs, c\u2019est le cas de 8% des plants; dans les variétés de blé d\u2019Inde à plus de huit rangs, c\u2019est le cas de 30% des plants.L\u2019analyse de la variation révèle que ce n\u2019est pas un fait isolé, mais que les chances sont au delà de 99.1.Dans le travail d\u2019identification des races horticoles, il ne faudrait donc pas attacher trop d\u2019importance au nombre de rangs de l\u2019épi. 112 ANNALES DE L ACFAS 4.\tLa mosaïque du tabac, modes de propagation et méthodes d\u2019enraiement.\u2014 R.Bordeleau.Différentes méthodes de culture furent étudiées dans le but de trouver les causes possibles du développement de la mosaïque dans les champs de tabac et aussi les moyens de l\u2019enrayer.Les expériences de deux années consécutives démontrent qu\u2019il y a augmentation sensible du pourcentage de plants mosaïqués si l\u2019on fait les opérations culturales par temps humide, principalement la plantation et les binages.L\u2019usage de fumer du tabac mosaïqué lors de l\u2019arrachage du plant et de la plantation peut aussi être une source d\u2019infection.L\u2019arrachage des plants mosaïqués à intervalles réguliers a aidé de façon satisfaisante à enrayer la maladie.Le rendement et la qualité du tabac sont réduits de moitié par cette maladie.5.\tLe succès coopératif et agricole du Danemark a été obtenu d\u2019abord par une école primaire rurale vraiment efficace.\u2014 F.-X.Boudreault.Le Danemark est reconnu comme un modèle classique de pays agricole organisé.D\u2019ordinaire, l\u2019on vante ses coopératives diverses qui ne sont que des résultats.La cause, il faut la chercher dans un système d\u2019écoles primaires rurales vraiment remarquable et dans une philosophie de la vie qui pousse à rechercher le bien commun tout en demeurant en contact avec le réel.L\u2019école primaire a fait le succès des écoles professionnelles et a donné à la campagne des chefs ruraux et une mentalité coopérative.Au stage élémentaire, elle se signale par son atmosphère rurale et par la haute valeur de ses maîtres; au degré supérieur, l\u2019enseignement est surtout culturel et pousse à envisager le bien commun tout en demeurant en contact avec les réalités vivantes du milieu.L\u2019école primaire rurale danoise a été adaptée avec succès par divers pays.Les États-Unis même s\u2019en sont inspirés.' 6.\tContribution à l\u2019étude de quelques variétés de tomates cultivées dans le Québec.\u2014 Louis Bourgoin.Ce travail avait pour objet principal de chercher à dégager les caractères chimiques de quelques variétés de tomates cultivées en différents endroits de la province sur des sols et avec des engrais analysés et connus.Des nombreuses déterminations analytiques faites, il ressort surtout: (1) Que les terrains dont le pH est supérieur à 7.ne sont pas favorables à la culture des six variétés étudiées.(2) ANNALES DE L\u2019ACFAS 113 Que les déductions les plus intéressantes sont tirées de l\u2019examen critique du rapport : Matières réductrices /Acidité.Ce quotient permet de suivre la marche de la maturation.Il passe par un maximum qui est toujours atteint lors de la première récolte de fruits mûrs, puis il décroît jusqu\u2019à la pourriture du fruit.Les fruits qui ont rougi après la cueillette ne doivent pas être considérés comme véritablement mûrs, l\u2019indice est bas.(3) L\u2019indice de maturité MR/A, est assez caractéristique pour chacune des variétés étudiées et varie toujours dans le même sens sur un terrain connu.(4) L\u2019indice se montre en rapport avec les qualités organoleptiques constatées à la dégustation des conserves.Pour le goût canadien, il pourrait servir de critérium et permettre un classement assez commode de qualité.7.\tÉradication de la cuscute à St-Philippe de Laprairie.\u2014 R.-D.Cartier.Cette paroisse produit annuellement pour le commerce environ 100,000 lbs de graines de vesce cultivée (lentille) sur une superficie de 300 à 400 arpents.Une coopérative locale affiliée à la Coopérative fédérée assume l\u2019organisation de production et de vente.Une cuscute de provenance américaine (Cuscuta pentagona Engel,.) parasitant les légumineuses s\u2019introduisit dans les champs de lentille aux environs de 1925; par son expansion rapide, elle menaçait quelques années plus tard l\u2019avenir de cette production.Le Service de la Protection des Plantes ne tarda pas à organiser un contrôle sévère des champs de lentilles cuscutées.La mauvaise herbe nouvelle fut insérée dans la loi provinciale des plantes nocives.Un travail intense d\u2019éducation des mesures préventives et de répression fut poursuivi.De plus une aide financière fut consentie par le Ministère de l\u2019Agriculture aux propriétaires des champs infestés.Résultats: de 21 arpents cqscutés en 1935, 7 seulement le furent en 1938.Le contrôle de la destruction de cette plante pernicieuse se continuera par le Service de la Protection jusqu\u2019à sa complète extinction, car présentement elle est limitée pour la province aux cadres de cette paroisse de St-Philippe.8.\tEnquête sur les dégâts causés par les larves de hannetons dans les cantons de l\u2019Est en 1938.\u2014 Georges Gauthier et Paul-Eugène Mercier.Dans le Québec les sols légers et graveleux des Cantons de l\u2019Est sont le domaine préféré des vers blancs.Une enquête faite en 114 ANNALES DE l\u2019aCFAS 1935, \u2014 lors de la précédente épidémie triennale, \u2014 démontrait que sur une centaine de fermes les dégâts s\u2019élevaient à .1216.44 et intéressaient 26.2 acres en moyenne par ferme.En 1938, les deux moyennes sont abaissées à $108.75 et 15.7 acres, respectivement: soit un gain d\u2019environ 50% obtenu par la préparation mieux appropriée du sol et par l\u2019adoption d\u2019un mode de culture spécial pour les sols à vers blancs.La généralisation de ces mesures, à la fois préventives et répressives, diminuera encore très sensiblement les méfaits des hannetons lors du retour offensif de 1941.9.\tEfficacité de certaines mesures défensives contre les hannetons.\u2014 Georges Gauthier et P.-E.Mercier.10.\tDeux années d\u2019observations sur la biologie de Pyraus-ta nubilalis Hub.et essais de nouveaux modes de repression.\u2014 Georges Gauthier et René Mougeot.Les observations faites en 1938, au laboratoire d\u2019entomologie de St-Martin, confirment celles de l\u2019année précédente avec seulement quelques jours de variante.Ainsi, l\u2019époque de l\u2019apparition des adultes et la période de ponte retardent de deux jours sur 1937 ; l\u2019évolution du ravageur au cours de l\u2019été n\u2019est nullement affectée par ce minime recul.Trois années d\u2019expérimentation avec divers insecticides enracinent davantage la conviction des auteurs que l\u2019insecticide efficace lion marché, d\u2019application facile reste encore à découvrir.Toutefois, les traitements au derris (à 4% de roténone) ont réduit de 30% l\u2019infection des épis et de 70% celle des tiges: ce sont les résultats les plus prometteurs enregistrés jusqu\u2019ici.11.\tLe problème de la mouche de la pomme et l\u2019avenir de la pomiculture au Canada.\u2014 Fernand Godbout et J.-E.Duchesne.La Canada produit annuellement environ 5,000,000 de barils de pommes, d\u2019une valeur approximative de $10,000,000.Comme les Canadiens n\u2019absorbent qu\u2019environ la moitié de cette production, la pomiculture au Canada ne prospère que grâce à l\u2019exportation, laquelle se fait surtout en Angleterre.Toutefois, ce marché anglais a failli nous échapper en 1932, à cause de la présence de la mouche de la pomme (Rhagbletis pomonella Walsh) dans nos pommeraies.Devant une telle menace, nos autorités fédérales et provinciales ne ANNALES DE l\u2019aCFAS 115 tardèrent pas à agir.On vota immédiatement une législation permettant de réglementer l\u2019expédition de pommes outre-mer et prévoyant à la répression obligatoire de la mouche de la pomme.Notre province a fait sa large part de travail: législation spéciale, campagne d\u2019éducation, enquêtes, etc., et comme résultats, le degré d\u2019infection de la mouche a diminué très sensiblement dans tous nos centres pomicoles.En 1938, le gouvernement anglais, au témoignage de son représentant, paraît satisfait des mesures prises et des résultats obtenus.Cependant le problème de la mouche de la pomme n\u2019est pas encore tout à fait résolu.La suppression complète de ce fléau dans notre province ne sera possible que par l\u2019éradication de tout pommier sauvage ou négligé, par le ramassage et la destruction des pommes de rebut et enfin, en généralisant les pulvérisations spécialement recommandées pour le contrôle de la mouche de la pomme.12.\tL\u2019avance et les reculs de la pyrale du maïs (Pyrausta nubilalis Hub.) depuis son introduction dans la province de Québec.\u2014 Pellerin Lagloire.L\u2019avance et les reculs de la pyrale du maïs (Pyrausta nubilalis Hub.) se traduisent non seulement par l\u2019extension ou le retrait du fléau sur des territoires nouveaux de la province, mais surtout par l\u2019augmentation ou la diminution de degré d\u2019infection de l\u2019insecte.L\u2019étendue des comtés affectés s\u2019est accrue sensiblement depuis les dix ans que la pyrale s\u2019est introduite dans la province.Par contre, le pourcentage d\u2019infection a subi des hausses et des baisses plutôt irrégulières.Les relations étroites entre ces augmentations et ces diminutions s\u2019expliquent par plusieurs causes.La première, c\u2019est la diligence des cultivateurs à suivre les méthodes de contrôle; puis les effets de la température suivent de près; enfin le troisième facteur important c\u2019est l\u2019hôte lui-même de la pyrale qui a subi des changements soit parce que les cultivateurs intensifiaient ou diminuaient leur étendue en culture de blé d\u2019Inde, soit parce que la récolte était plus hâtive ou plus tardive, affectant ainsi en bien ou en mal les mœurs de l\u2019insecte.13.\tEssais de répression de la mouche du chou, Hylemyia brassicae Bouché (2ième année).\u2014 René Mougeot. 116 ANNALES DE L\u2019ACFAS 14.\tLa virulence du Phytomonas sp.causant la flétrissure bactérienne de la pomme de terre.\u2014 Champlain Perrault.Les expériences poursuivies depuis l\u2019an dernier démontrent que l\u2019organisme occasionnant la flétrissure et pourriture bactérienne de la pomme de terre est d\u2019une virulence extraordinaire.Avec le couteau nous pouvons obtenir une infection de 98.6% des plants si la lame est contaminée avant d\u2019éclater chaque tubercule pour la semence.La lame du couteau peut porter l\u2019organisme en quantité suffisante pour inoculer les plantons de dix tubercules coupés successivement.Les résultats obtenus démontrent que des quarante plantons produits en éclatant dix tubercules avec un couteau contaminé au début de l\u2019opération, 80.5% de l\u2019ensemble des buttes présentent les symptômes de la maladie, 90% des quatre buttes provenant des premiers tubercules sont atteintes et 45% des quatre buttes des dixièmes tubercules donnent des signes certains de flétrissure.15.\tPublicité et vente des produits de la ferme.\u2014 Robert Raynauld.Avec l\u2019évolution qui se manifeste dans tous les domaines, il faut, si l\u2019on veut qu\u2019ils conservent leur position dans l\u2019économie nationale, que nos cultivateurs se préoccupent eux-mêmes, avec l\u2019aide des gouvernants bien entendu, de la distribution de leurs récoltes.Le moyen le plus rationnel d\u2019y parvenir est, puisque l\u2019agriculture est une industrie, de se modeler sur l\u2019industrie.Or que voit-on ?Une publicité logique ou même illogique, poussée au paroxyme si l\u2019on peut dire, marquer les plus grands succès industriels modernes.16.\tDoit-on désinfecter les pommes de terre de semence?\u2014 Orner Caron.Les cultivateurs ont l\u2019habitude de traiter au bichlorure de mercure ou à la formaline les plantons de pommes de terre pour tuer le mycélium et les spores de la rhizoctonie et de la galle.Ces deux maladies affectent la pelure et gâtent la qualité commerciale des tubercules.Les germes de ces champignons peuvent exister dans le sol, y vivre pendant de nombreuses années, être hébergés par les racines de quelques mauvaises herbes.Il y a donc d\u2019autres sources d\u2019infection que les tubercules contaminés qu\u2019on y met.De plus, quelles que soient les précautions prises, la propreté des tubercules 117 s ANNALES DE L\u2019ACFAS récoltés reste proportionnelle à l\u2019acidité du sol.Plus le sol est alcalin, plus les tubercules sont galleu'x.La désinfection de la semence est loin de donner les bons résultats qu\u2019on a toujours attendu d\u2019elle.Il faudrait encore la pratiquer pour produire des tubercules de choix pour une semence future.17.\tEssais de traitements de semences de pois.\u2014 Édouard Lavallée et Roger Desmarteau.Les traitements ont été faits avec de l\u2019oxyde rouge de cuivre et avec deux composés organique de mercure : le «Semesan» (hydroxy mercury-chloride à 30%) et le «Ceresan» (Ethyl-mercury-chloride à 2%).Le Ceresan s\u2019est montré très nocif aux jeunes plantules.On remarquait en effet que la partie de la racine venant en contact avec la poudre de Ceresan qui se trouvait sur les cotylédons était chancreuse et brûlée par le désinfectant au point de faire périr 30 à 40% des plants.L\u2019oxyde rouge de cuivre et le Semesan n\u2019ont pas été nuisibles aux pois.Sans augmenter sensiblement le pourcentage de germination, le traitement a toutefois aidé au bon maintien de la plante.Les parcelles traitées étaient généralement plus belles que les témoins; après un mois de végétation, les cotylédons étaient en bon état, tandis que les pois non traités étaient tous décomposés, dans toutes les parcelles qui ont souffert d\u2019un excès d\u2019eau lors de la levée, aucun traitement n\u2019a été efficace 18.\tSystèmes de culture dans Québec.\u2014 André Auger.Les fermes du Québec, en très grande majorité, sont organisées en vue de l\u2019industrie laitière.Ce système, sans être le plus payant, est le plus logique et le plus sûr chez nous à cause des conditions de climat, de sol et de marché.La ferme idéale semble être celle où domine l\u2019industrie de base et sur laquelle se greffe une production spéciale.Le rendement de nos fermes dans tous les domaines est insuffisant; pour cette raison, la marge de profit laissée au cultivateur est trop faible.Il est prouvé que, par des moyens appropriés on peut, et avec profit, améliorer sensiblement la production des troupeaux des champs.Etant donné le contrôle que le cultivateur peut avoir sur cette partie de son problème, c\u2019est pour longtemps encore celui auquel il doit donner le plus d\u2019attention. 118 ANNALES DE 1,\u2019aCFAS 19.Essai d\u2019établissement du coût de production de ta betterave à sucre dans Québec.\u2014 Roland Lespérance.Des données recueillies au cours des expériences conduites en 1936 par le Ministère provincial de l\u2019Agriculture sur 282 champs d\u2019une superficie d\u2019une acre chacun, montrent que le coût moyen de production de la betterave à sucre fut de $40.56 par acre.Le rapporteur donne les détails nécessaires concernant les divers item du coût de production.Ce coût varie d\u2019un district agronomique à l\u2019autre et semble intimement lié à la préparation lointaine du sol.Ces expériences furent poursuivies sous la direction de M.Henri-C.Bois, alors chef du Service de l\u2019Économie rurale, et leur succès est le fruit du travail collectif de tous les agronomes des districts concernés, tout particulièrement de l\u2019active collaboration des sous-agronomes Alphonse Desciiènes et Antonio Lamoureux.Section 5: Psychologie expérimentale et Pédagogie 1.\tComparaison de deux techniques d\u2019enseignement^ \u2014 Gérard Beaudry.Pour renseignement des multiplications de fractions, une classe est divisée en deux groupes équivalents.Dans le groupe No 1, sans que le maître intervienne, les élèves travaillent deux à deux, un fort avec un faible, Nous avons ainsi dix équipes de deux.Dans le groupe No 2, le travail se fait individuellement sous la direction du maître comme dans une classe ordinaire.Un programme déterminé d\u2019avance est rigoureusement suivi chaque jour.Voici les conclusions qui se dégagent des résultats: (1) Pour le rendement global d\u2019une classe, les deux procédés se valent.(2) Le travail deux à deux est profitable au plus fort qui dirige l\u2019autre.(3) Les élèves faibles tirent un plus grand profit du travail individuel fait sous la direction du professeur.Ces conclusions demandent de nouveaux contrôles.Il est à remarquer que le travail deux à deux soulage la tâche du maître et est très apprécié des élèves.2.\tLe vocabulaire chez Penfant.\u2014 F.Bertrand, s.g.En 1937, G.E.Vander Beke publiait un ouvrage intitulé: French Work Book.Après la lecture de 83 ouvrages français, l\u2019auteur réussit à mettre en ordre de fréquence les 1,108,748 mots ANNALES DE l\u2019aCFAS 119 qu\u2019il y avait trouvés.Il n\u2019y avait que 6,067 mots différents.L\u2019auteur de la présente communication a pris les 400 derniers mots de cette liste; ceux qui n\u2019ont été rencontrés que dans 5 ouvrages, avec une fréquence de 6 et de 5.Devant chacun de ces mots, il a écrit 4 autres mots dont un seul pouvait se rapporter au premier.200 enfants, (25 de chaque sexe en 5ème, 6ème, 7ème et 8ème année,) eurent à trouver le bon mot.L\u2019auteur décrit les résultats obtenus.3.\tL\u2019observation psychologique chez les jeunes délinquants.\u2014 J.-S.-Anselme Bois.Un groupe de jeunes délinquants, récidives et cas particulièrement difficiles, examinés à la Cour Juvénile de Montréal, ne se montrent nullement inférieurs à la population générale quant à l\u2019intelligence générale mesurée par les tests psychologiques.Mais au test d\u2019achèvement d\u2019images de Healy (No 2), ils s\u2019avèrent nettement inférieurs.On conclut que ce dernier test différencie mieux les délinquants que ne le font les tests d\u2019intelligence générale.Ces déficients en observation psychologique s\u2019en vont dans la vie sahs comprendre les autres, sans même soupçonner les réactions qui les attendent, très étonnés des décisions qu\u2019on prend à leur sujet.Ce sont des aveugles qui s\u2019assomment dans la foule.4.\tLa pression verticale dans l\u2019écriture.\u2014 J.-S.-Anselme Bois.On a étudié par deux méthodes différentes la variation de pression dans l\u2019écriture de 18 sujets (1) au moyen du stylet de Veknon, et (2) à l\u2019œil aidé de la loupe au besoin.Seule la pression verticale se manifeste à l\u2019observation.La corrélation entre les résultats des deux méthodes est très élevée.La supériorité de la méthode d\u2019observation est démontrée dans les cas d\u2019une écriture très légère et pourtant rythmée.0 5.\tL\u2019épreuve de Dounaievski.\u2014 F.Ciirysostome, f.e.c.Ciiristiaens, directeur d\u2019orientation professionnelle à Bruxelles, prétendait que l\u2019épreuve de Dounaievski possédait une haute valeur de prédiction en ce qui concerne la géométrie.Le but de ce travail a été de rechercher le degré de cette correspondance.553 élèves des 9e, 10e, lie et 12e années ont été examinés par ce test et leurs notes scolaires ont été compilées.La certitude du test fut 120 ANNALES DE L ACFAS étudiée par deux méthodes différentes, et au sein de divers sous-groupements des élèves.La valeur du coefficient: .71, obtenu de façon constante, est interprétée.L\u2019épreuve a révélé assez peu de corrélation avec la géométrie, l\u2019algèbre, la trigonométrie, l\u2019arithmétique théorique, la géométrie analytique, la géométrie descriptive et l\u2019astronomie.L\u2019emploi de cette épreuve dans la pratique de l\u2019orientation professionnelle doit donc se faire avec une extrême prudence.6.\tLe problème du langage en didactique.\u2014 F.Chry-sostome, f.e.c.La pédagogie, et la didactique en particulier, doit encore attendre beaucoup de la psychologie du langage.La recherche présente est une légère contribution à ce problème extrêmement vaste et intensément étudié.Trente-six élèves finissants du Mont-Saint-Louis, âgés de 17 à 21 ans, ont subi en fin d\u2019année 1938 un examen de psychologie rationnelle sous forme de deux tests objectifs: un test de connaissances psychologiques et un test de vocabulaire psychologique.Les chiffres suivants n\u2019ont pu être retouchés par la technique de la corrélation partielle en vue de tenir compte du degré d\u2019intelligence de chaque élève.Les deux tests ont révélé une certitude suffisante: .93 et .70 respectivement.Les deux sous-épreuves de vocabulaire sont assez semblables: r=.96.La forte corrélation .91 entre l\u2019épreuve de connaissances et l\u2019épreuve de vocabulaire indique clairement que les lois et les théories de la psychologie rationnelle ne sont assimilées qu\u2019en autant que la terminologie elle-même est bien comprise.7.\tProblèmes de la radio scolaire dans la province de Québec.\u2014 F.Chrysostome Lauzon, f.e.c.Rôle éducatif précis de la radio scolaire: compléter le cours du professeur.Avantages.Effets.L\u2019exemple d\u2019autres nations.Comment diffuser la radio scolaire dans notre province.Procurer des appareils.Former un personnel enseignant.Organiser des programmes.Propager des brochures correspondantes.Éliminer les cours qui ne conviennent pas à la radiodiffusion.Conclusion: la radio perfectionnerait, sans révolution, notre système scolaire. ANNALES DE L ACFAS 121 8.\tÉtude analytique des défaillances orthographiques chez les élèves de 6e et de 8e année.\u2014 Jean Martin.Environ 5,600 fautes d\u2019orthographe, trouvées dans les copies de 200 élèves des deux sexes (dictée d\u2019examen, juin 1938, 6e et 8e année) ont été classifiées d\u2019après une échelle analytique.L\u2019analyse statistique des données a permis: (1) de répartir les fautes trouvées en groupes semblables; (2) d\u2019établir une distribution des erreurs commises pour chaque groupe; (3) de rechercher les causes probables de ces erreurs; (4) de mettre en relief les différences orthographiques entre garçons et filles; (5) d\u2019étudier l\u2019ordre de disparition des fautes d\u2019orthographe de règles.Du point de vue de l\u2019orthographe d\u2019usage, les courbes de distribution présentent un fort recouvrement.L\u2019erreur la plus commune porte sur l\u2019élément principal du squelette du mot plutôt que sur l\u2019élément secondaire.En 6e, le mot apparaît plus défiguré, plus altéré.Il existerait une tendance bien définie à la répétition de certaines habitudes qui paraissent spécifiques à l\u2019année d\u2019étude; ainsi, en 8e année, on pèche contre l\u2019orthographe d\u2019usage par l\u2019adjonction de lettres, tandis qu\u2019en 6e, c\u2019est plutôt par l\u2019omission ; on peut même formuler, semble-t-il, à ce niveau, l\u2019hypothèse de l\u2019orthographe du moindre effort.Certains mots paraissent avoir un sexe.Du point de vue de l\u2019orthographe de règles, il existe des différences bien marquées.Certains types de fautes se rencontrent davantage chez la fille.Il ne semble pas y avoir hiérarchie grammaticale dans l\u2019acquisition des règles elles-mêmes.On peut considérer comme acquises, cependant, les règles de syntaxe mais non les règles d\u2019accord en nombre, dont le pourcentage de réussites est faible, même jusqu\u2019en 8e.D\u2019une manière générale, les filles sont légèrement supérieures aux garçons pour les deux genres d\u2019orthographe.9.\tÉtude des différences entre les deux sexes pour les mathématiques.\u2014 F.Mathias, f.e.c.L\u2019auteur a relevé les notes de 400 copies des examens de la commission scolaire de Montréal pour la 6e et la 8e années.Après avoir étudié analytiquement les résultats il trouve qu\u2019il y a un fort recouvrement entre les deux sexes pour les résultats généraux mais que pour certains genres de problèmes les garçons sont légèrement supérieurs aux filles. 122 ANNALES DE l\u2019aCFAS 10.\tLe Dispensaire d\u2019Hygiène mentale de Québec.\u2014 J.-C.Miller et Alphonse Pelletier.Il faut reconnaître que les jeunes anormaux sont en même temps des demi-malades, et même souvent des malades.Ils ont donc besoin d\u2019être médicalement suivis.Le Dispensaire d\u2019Hygiène mentale, installé dans un hôpital général, répondra à ce besoin: il assurera les soins immédiats aux jeunes enfants, à ceux d\u2019âge scolaire, et même aux plus grands qui ont quitté l\u2019école.Ce sera aussi un organe de surveillance sociale, pour une autre catégorie de sujets, ayant fait un séjour dans une institution spéciale.Le dispensaire diffère ou diminue les internements; il collabore avec les parents et les éducateurs, les tribunaux d\u2019enfants, les ministres du culte, les sociétés de bienfaisance, etc.Il maintient les progrès réalisés par l\u2019éducation spéciale des anormaux, en classes auxiliaires ou en institut médico-pédagogique.11.\tDix années d\u2019activités médico-pédagogiques.\u2014 J.-C.Miller et Alphonse Pelletier.La Jemmerais fut ouvert en 1928, à l\u2019intention des enfants nerveux et sous-doués, prédisposés aux maladies mentales, et à la délinquence juvénile.1265 garçons et filles, tous admis pour les motifs cités plus haut, ont jusqu\u2019ici été mis en congé définitif.De ce nombre 880 (69.57% des sorties) sont repartis améliorés.Parmi ce dernier groupe 491 (38.9% des sorties) étaient apparemment réadaptés à la vie sociale et reprirent au dehors, selon leur âge, soit l\u2019école ordinaire soit l\u2019apprentissage.Ces résultats démontrent la nécessité de s\u2019occuper davantage des enfants anormaux.Le dépistage précoce, le traitement médico-pédagogique, l\u2019orientation professionnelle et la surveillance sociale post-scolaire suffisent à corriger des tendances maladives, et évitent souvent des internements pénibles, prolongés et plus coûteux.12.\tLes bases scientifiques de l\u2019enseignement aux anormaux.\u2014 J.-C.Miller, Alphonse Pelletier et Alfred Lapierre.* D\u2019inspiration médicale, la pédagogie des anormaux suppose une méthode en rapport avec la réalité psycho-physiologique de ces élèves déficients.L\u2019arrêt de développement du psychisme supérieur, la débilité motrice et l\u2019irritabilité nerveuse ordinairement ANNALES DE L ACFAS 123 associées obligent le médecin et le maître à coopérer, pour intéresser davantage les voies sensorielles et rééduquer les fonctions musculaires et idéo-motrices.L\u2019enseignement doit donc être mesuré, individuel et concret.La discipline de la classe doit tolérer une certaine liberté d\u2019action et d\u2019initiative de la part de l\u2019enfant.On s\u2019applique souvent davantage à l\u2019éducation physique, morale et sociale, qu\u2019à l\u2019instruction proprement dite des sous-doués.Par cette méthode d\u2019éducation adaptée, on préparera pour plusieurs prédisposés congénitaux aux maladies mentales une vie productive, honnête et indépendante.13.\tRecherches sur le vocabulaire écrit.\u2014 F.Urbain-Marie, f.i.c.Il est admis que la langue maternelle doit dominer toute l\u2019activité scolaire et que le vocabulaire joue un rôle primordial dans l\u2019enseignement de la langue.Aussi, en différents pays, la didactique expérimentale s\u2019applique-t-elle à déterminer un vocabulaire en harmonie avec les connaissances, les intérêts et les nécessités des enfants; et à doter les écoles d\u2019une bonne échelle d\u2019orthographe permettant aux maîtres d\u2019organiser leurs leçons avec méthode, sans empiéter sur le travail de leurs voisins de classe, et de contrôler les résultats de leur enseignement.Ce travail qui resterait à faire chez nous a été entrepris par l\u2019auteur.Il en présente les premiers résultats.14.\tIllogisme de certaines dictées.\u2014 F.Urbain-Marie, f.i.c- Dans l\u2019enseignement de l\u2019orthographe d\u2019usage à l\u2019école primaire, on devrait, semble-t-il, orienter tous les efforts vers le but suivant: que l\u2019enfant sache orthographier d\u2019abord les mots qu\u2019il emploie ou qu\u2019il peut être appelé plus tard à employer dans ses écrits.Apprendre à écrire un mot dont on n\u2019aura pas à se servir serait heurter la logique et, pour le moins, perdre son temps.Dès lors, ne devrait-on pas corriger l\u2019erreur intiale de certaines dictées, \u2014 trop nombreuses chez nous, malheureusement, \u2014 dans lesquelles on fait écrire des mots que les enfants ne connaissent pas; où on leur fait apprendre l\u2019orthographe de nombreux mots dont ils ne se serviront jamais.L\u2019auteur illustre cette opinion de quelques faits. 124 ANNALES DE L ACF AS 15.Remarques sur le vocabulaire compris des enfants de douze ans.\u2014 Juliette-C.Martin.Environ 190 sujets des deux sexes ont été soumis aux épreuves de vocabulaire (forme A-deBellefeuille\u2014 et forme B-revision Stanford-Binet-) et leurs réponses fausses ont été relevées en vue d\u2019y rechercher les caractéristiques les plus communes aux deux sexes.Tous les sujets avaient douze ans.La technique de l\u2019expérimentation a consisté à faire le relevé systématique de 40 types de réponses fausses et de les distribuer suivant une échelle.Les résultats démontrent: (1) Pour les garçons: réponses plus viriles motivées par leur intérêt particulier; ainsi, rhum, c\u2019est aller au Forum; lutrin c\u2019est lutter, etc.D\u2019autres réponses présentent quelque analogie avec la chose désignée, mais dont le rapport est nettement faux.Ex.Trompettiste, c\u2019est une petite trompette.Enfin des réponses sont franchement drôles, v.g.marine, c\u2019est la femme d\u2019un marin.(2) Les réponses des filles sont prises dans la sphère de leur activité.Ainsi, cils, pour une petite fille, c\u2019est avoir un beau manteau de ((seal)).Poutre, c\u2019est se poudrer le visage, etc.On rencontre aussi des types de réponses nettement incohérentes.En général, la petite fille est plus loquace, elle explique davantage le contenu de sa pensée.Par ex.pendant que le petit garçon dira pour «marine», c\u2019est la femme d\u2019un marin, la petite fille ajoutera «qui reste sur un bateau»! La répartition des résultats pour l\u2019ensemble fait voir: (1) Il y a 32% de réponses fausses qui sont suggérées par le radical du mot.Ex.cocarde, coco.Gravier, grave.Muselière, musée.(2) Il y a 11% de réponses suggérées par le féminin du mot.Ainsi, marine et médecine (on dira: médecin).(3) D\u2019autres réponses sont suggérées par l\u2019assonance phonétique du mot.V.g.effondrer, c\u2019est effronté.Borax, c\u2019est un «rack» de voiture.(4) Réponses suggérées par la terminaison ou la rime.Ex.Bréviaire, c\u2019est rivière.Haleine, c\u2019est de la laine.(5) Certains sujets répondent en inversant le mot ou quelques syllabes du mot.V.g.breuvage, c\u2019est beurrage.Poutre, c\u2019est poudre.16.En corrigeant des tests de lecture.\u2014 F.M.-LÉo, f.e.c.Ces tests ont été donnés à 1449 élèves pour mesurer leur habileté à lire des mots, des expressions ou des phrases et des alinéas.La correction permet de reconnaître, entre autres: (1) Des sujets faibles dans les trois phases de la lecture.11 faudra reprendre pour « ANNALES DE L\u2019ACFAS 125 eux la lecture à ses bases.(2) Des sujets lents, qui doivent laisser des exercices.Ceux qui sont sûrs seront entraînés à la vitesse.Les autres cultiveront aussi la sûreté.(3) Des sujets faibles surtout dans la lecture des alinéas.Ce sont des lecteurs de mots; les habituer à comprendre leur lecture.(4) Des sujets qui lisent mieux les alinéas que les phrases et les mots.Ils lisent globalement, c\u2019est bien; mais il faudra les munir d\u2019une bonne méthode d\u2019analyse des mots.17.\tL\u2019influence du sexe et de l\u2019état de vie dans la cotation des rédactions d\u2019élèves.\u2014 Trefflé Boulanger.Cette communication est la suite d\u2019une recherche dont le sommaire apparaît dans le VoL 4 des Annales de VACFAS.Au moyen du calcul des corrélations de rangs, l\u2019auteur a essayé de trouver: (1) Le degré de concordance des rangs donnés aux élèves par les divers correcteurs; (2) L\u2019influence du sexe et de l\u2019état de vie dans la correction des rédactions d\u2019élèves.D\u2019après les résultats obtenus, l\u2019auteur peut conclure: (1) Que la concordance des rangs est faible ; (2) Que ni le sexe, ni l\u2019état de vie (religieux et laïque) ne peuvent être considérés comme des facteurs importants de variabilité dans la cotation des rédactions d\u2019élèves.18.\tA propos du dépistage des arriérés.\u2014 Abbé Irénée Lussier.(1) Beaucoup des enfants qui s\u2019absentent de l\u2019école sans raison sont des arriérés mentaux non intéressés à la classe.Leurs absences sont une conséquence de leur développement mental; elles ne sont donc pas la seule cause du retard scolaire de ces élèves.Ceci est en accord avec des constatations faites à New-York.(2) Le pronostic porté en 1931 à l\u2019aide du quotient intellectuel sur le plafond qu\u2019atteindraient les élèves examinés, se vérifie dans plus de 9 cas sur 10; constatations faites en 1936, c\u2019est-à-dire cinq ans après l\u2019examen mental.(3) L\u2019emploi régulier des tests de remplacement dans l\u2019échelle Binet-Terman semble faire monter quelque peu, dans l\u2019ensemble, le quotient intellectuel.19.\tEndocrinologie et psychologie.\u2014 Donat Voghel. 126 ANNALES DE L\u2019ACFAS Section 6: Philosophie 1.\tConsidérations sur les affirmations d\u2019Aristote et de saint Thomas touchant le caractère pratique de la morale.\u2014 Abbé Stanislas Cantin.La morale a toujours été considérée comme une science pratique.Presque tous les manuels la définissent ainsi.La question est aujourd\u2019hui controversée.Ainsi Maritain dira que la philosophie morale est une science spéculativement pratique.Avec J.de s.Thomas nous croyons qu\u2019il est impossible qu\u2019une science soit à la fois spéculative et pratique.La morale, comme science, est simplement spéculative.Si Aristote la considérait comme pratique, c\u2019est que pour lui la morale était entièrement dominée par la politique 2.\tLa démonstration de l\u2019hylémorphisme par la durée successive et continue est-elle thomiste?\u2014 Mère Marie de Lourdes.3.\tLes propriétés physiques comme signes instrumentaux de l\u2019état absolu de l\u2019univers.\u2014 C.de Koninck.Les propriétés physiques définies par la description d\u2019une expérience opératoire ne sont que des signes instrumentaux et artificiels de l\u2019état absolu de l\u2019univers que l\u2019on trouve défini par Eddington dans The mathematical theory of relativity.Cependant, cette distinction serait dépourvue de sens si nous n\u2019avions de cet état absolu une connaissance qui n\u2019est pas fondée sur l\u2019expérience opératoire.Attendu que la fin qu\u2019on se propose dans l\u2019expérience opératoire est de se soumettre autant qu\u2019on le peut à des conditions indépendantes de notre intervention, cette expérience n\u2019est réussie que dans la mesure où elle est elle-même mesurée par l\u2019état absolu de l\u2019univers 4.\tLogique et science expérimentale.\u2014 C.de Koninck.Les théories scientifiques ne sont pas scientifiques au sens aristolécien, mais dialectiques.Les raisons proprement théoriques sont toujours d\u2019ordre formellement logique.L\u2019expérience scientifique suggère une limite idéale, mais cette limite n\u2019est pas néces- ANNALES DE L\u2019ACFAS 127 sairement ontologique (Platon), l\u2019idéalisation qu\u2019elle suggère est formellement logique (Aristote.).C\u2019est la fonction propre de la dialectica utens de déduire à partir de semblables raisons logiques certaines conclusions probables concernant les choses, et c\u2019est par là qu\u2019elle se distingue de la logique scientifique, et de la philosophie.(Aristote, Post.Anal., livre I, c.xi, 77a26-35; saint Thomas, ibid., leçon 20.Metaph., livre IV, c.2, 1004bl6-26; saint Thomas, ibid., leçon 4.) La critique de la raison pure de Kant est fondée sur une confusion de ces trois savoirs.5.Notes sur la personne.\u2014 Jacques de Monléon.La subsistance, la personnalité se distinguent de l\u2019individuation, mais elles ne s\u2019y opposent point, car elles y trouvent leur principe et elles en sont le terme.La personne se définit d\u2019abord par la nature intelligente d\u2019une substance individuée: donc par un ordre à des objets intelligibles, au bien secundum se, et conséquemment, par la liberté.La personne comme telle est ordonnée au bien commun de la société par les vertus politiques et dans la mesure où il est vraiment un bien commun, c\u2019est-à-dire ultérieurement rapporté à Dieu, fin dernière de toutes choses.Section 7: Histoire, Géographie et Sciences sociales 1.Les troubles de 1837-38 dans la région des Trois-Rivières.\u2014 Hervé Biron.Si les principaux événements de 1837-38 se sont déroulés surtout aux environs de Montréal, la région des Trois-Rivières a connu, elle aussi, la fièvre de ces jours troublés.A Montréal, une espèce d\u2019unanimité s\u2019était créée autour des patriotes; à Québec, une réprobation aussi générale régnait.Trois-Rivières connut les deux états d\u2019esprit.La nation canadienne-française s\u2019y déchirait elle-même, partagée entre patriotes et bureaucrates.Papineau y fut acclamé.Cependant un goupe de jeunes avocats trifluviens parcouraient les campagnes et tentaient d\u2019arracher les populations à l\u2019emprise des patriotes.Les députés de la région étaient réformistes; ceux qui tentèrent de suivre Parent furent remplacés.Un congrès des députés réformistes se tint aux Trois-Rivières à la veille des trou- 128 ANNALES DE L\u2019ACFAS blés.Quand ceux-ci éclatèrent, les députés de la région furent emprisonnés, et Trois-Rivières offrit des soldats au gouverneur.La population se rendit au Palais de Justice et condamna les rebelles.Cette période de l\u2019histoire ne s\u2019écoula pas aux Trois-Rivières sans laisser de profondes rancoeurs.2.La toponymie des îles de Mingan.\u2014 Marcelle Gau- VREAU.La Minganie comprend environ vingt-six îles et îlots, dispersés sur une quarantaine de milles.Une étude préliminaire de l\u2019onomastique de la région a permis à l\u2019auteur de classer en quatre ou cinq catégories les diverses appellations employées pour désigner une même île.(1) Noms inscrits sur les cartes: (a) carte de la Seigneurie de Mingan; (b) carte du Ministère des Terres et Forêts; (c) Carte du Ministère des Mines; (d) carte de l\u2019Amirauté.(2) Noms de folklore ou noms locaux employés dans le langage courant.Exemple : La Grande île (carte de la Seigneurie de Mingan), appelée en anglais Large Island (carte de l\u2019Amirauté), est nommée île au défunt Français par la plupart des gens de la Côte-Nord, et île à la Chasse par les habitants de la Longue Pointe (comté de Saguenay).Il est regrettable que les cartes indiquent des noms autres que ceux employés par les gens vivant dans le voisinage des îles de Mingan.3.L\u2019hospitalisation aux Trois-Rivières depuis 1697 jusqu\u2019à la fin du 18e siècle.\u2014 Claire Godbout.Appelées par Mgr de St-VALiER en 1697, aux Trois-Rivières, les Ursulines y sont à la fois éducatrices et hospitalières.Elles assument cette double fonction pendant près de deux cents ans.Notre ville, trop petite pour recevoir deux communautés féminines, doit à la grande charité de Mgr de St-VALiER envers les souffrants à sa sollicitude envers les pauvres, la fondation d\u2019un Hôtel-Dieu dans la propre maison du gouverneur M.de Ramesay.Le charitable évêque, justement nommé le saint Vincent de Paul du Canada, la fonda de ses propres deniers, mais fut largement secondé par les autorités militaires du pays, en particulier par l\u2019intendant M.de Champigny.En dépit de ces encouragements cette fondation longtemps précaire ne survécut que par un miracle de ténacité courageuse des Ursulines. ANNALES DE L\u2019ACFAS 129 4.Le plan d\u2019une monographie géographique pour chaque municipalité rurale de la province de Québec.\u2014 Benoît Brouillette.(A) Géographie physique: (1) généralités, (2) aspect du relief, (3) hydrographie, (4) climat, (5) végétation.(B) Géographie humaine: (1) population, (2) mouvement de la population, (3) composition ethnique, (4) modes d\u2019occupation du sol, (5) modes de vie: (la culture du sol, les travaux des journaliers, l\u2019artisanat, la pêche et la chasse, le commerce, les transports, autres occupations).(C) Géographie économique: (I) étapes de la mise en valeur (historique), (II) l\u2019agriculture: (1) les conditions physiques: (superficies, sols, végétation, précipitations, (2) les cultures (céréales, légumes, plantes fourragères, cultures spécialisées, (3) l\u2019élevage (cheptel, produits laitiers, produits de la boucherie, animaux vivants et à fourrure, abeilles), (4) les industries agricoles (conserves, arts domestiques), (5) la cueillette, (6) les produits forestiers, (7) les organisations agricoles.(III) les industries: (1) ressources industrielles particulières, (2) tableau des établissements, (3) monographies (genre d\u2019industrie, main-d\u2019œuvre, matières premières, produits, vente, perspectives).(IV) la pêche et tachasse: (1) la pêche: (historique, organisation locale, entreposage, coopération), (2) la chasse: (modes, espèces, époque, vente, conservation).(V) transport et commerce: (1) navigation (site et outillage du port, utilisation, volume du commerce, perspectives), (2) chemins de fer (marchandises et voyageurs), (3) routes (autobus, camionnage, concurrence, (4) monographie d\u2019établissements de commerce.(VI) Les comunications: (téléphone, télégraphe, électricité, eau courante, etc.Conclusion: cycle annuel de la vie sociale de la communauté.Sources de documentation: (ouvrages généraux sur le Canada, ouvrages sur la province de Québec, documentation officielle, cartes géographiques, Note.L\u2019objet de ce plan est d\u2019apporter plus d\u2019uniformité dans les travaux de recherches entrepris par des érudits.Chacun peut choisir la partie du plan qui lui convient.L\u2019auteur publiera son plan détaillé soit en article soit en volume.Les intéressés sont priés d\u2019entrer en communication avec lui. 130 ANNALES DE L ACFAS 5.\tLes origines de l\u2019Institut de Saint-Viateur au Canada.\u2014\tF.Antoine Bernard, c.sv.Mgr Bourget succède à Mgr Lartigue comme évêque de Montréal, en 1840.Mgr Bourget rencontre en Europe, en 1841, le P.Querbes, fondateur de l\u2019Institut de S.Viateur.M.le grand vicaire Hudon visite à son tour le P.Querbes, en 1844.\u2014 Promesse de fondation au Canada; délai forcé.\u2014Barthélemi Joliette, son œuvre de colonisateur.\u2014 Il devient, par son mariage, copropriétaire de la seigneurie de Lavaltrie.\u2014 Le seigneur d\u2019autrefois.\u2014 Les vieilles paroisses de Repentigny, Saint-Sulpice, Lavaltrie, Lanoraie, Bertbier-en-haut : lisière fluviale du pays de Joliette.\u2014 La paroisse de l\u2019Assomption, pivot de la colonisation du pays intérieur.\u2014 Le seigneur Joliette explore les rives de l\u2019Assomption.\u2014\tSes travaux de pionnier au village de L\u2019Industrie (Joliette), à partir de 1828.\u2014 Mgr Bourget visite deux fois l\u2019établissement de L\u2019Industrie, en 1842.\u2014 Premier curé (M.le grand vicaire Manseau) en 1843.\u2014 Collège construit en 1845, occupé par les Clercs de Saint-Viateur en 1847.\u2014 Le P.Champagneur, fondateur et ses compagnons venus de France.\u2014A l\u2019œuvre et à l\u2019épreuve! 6.\tLes écrits du P.Pierre Biard, s.j.(1567-1622).\u2014 P.Léo Hudon, s.j.Les écrits du père Pierre Biard, s.j., premier missionnaire jésuite en Nouvelle-France, peuvent être groupés sous deux rubriques: écrits missionnaires, écrits théologiques.Du père Biard, missionnaire en Acadie, nous avons une relation imprimée à Lyon en 1616, et six lettres dont quatre adressées au général des Jésuites, à Rome, et deux au père Provincial, à Paris.La relation ouvre la série des Relations de la Nouvelle-France, éditées à Québec en 1858; les lettres sont publiées dans les Documents inédits du père Auguste Carayon, s.j.Avant et après sa mission en Acadie, le père Biard enseigna la théologie, pendant plus de dix ans, à Tour-non, à Lyon.Deux écrits apologétiques, pour la défense de l\u2019Église, imprimés à Die et à Lyon en 1619, nous sont connus.7.\tA propos du père Jacques Buteux, s.j.(1599-1652).\u2014 P.Léo Hudon, s.j.Les archives des Jésuites, à Montréal, conservent un volume adressé, il y a trois cents ans, au père Jacques Buteux, s.j., le ANNALES DE L ACFAS 131 célèbre missionnaire de la région des Trois-Rivières et du Saint-Maurice.L\u2019ouvrage date de 1635.Le titre complet de la première page est le suivant: Traitté de la mélancholie, sçavoir si elle est la cause des Effets que l\u2019on remarque dans les Possédées de Loudun.Tiré des réflexions de M.sur le discours de M.D.A La Flèche, Chez Martin Guyot et Gervais Laboe.M DC XXXV.Une note manuscrite nous appreod que l\u2019ouvrage faisait partie de la bibliothèque du Collège de Québec, en 1745: «Colleg.Quebec.Soc.Jesu.Cat.Inscr.an.1745.» 8.\tTrois curés de Saint-Laurent, I.O.\u2014 P.LéoHuDON, s.j.MM.Thomas-François Poncelet, Louis Chardon et Louis-Marie Melchior de Kerbério, curés de Saint-Laurent, 1.0., le premier de 1700 à 1712, le second de 1729 à 1731, et le troisième de 1767 à 1769, sont considérés par quelques historiens comme ayant appartenu à la Compagnie de Jésus.Les registres de la paroisse de Saint-Laurent, I.O.et les archives du Collège Sainte-Marie nous forcent à affirmer que ces trois curés n\u2019étaient pas des Jésuites.Ce serait une erreur historique de continuer à les compter parmi les membres de la Compagnie de Jésus au Canada.9.\tInfluences américaines sur la politique du Québec 1867-1937.\u2014 Gustave Lanctôt.L\u2019auteur débute par une brève description des relations entre les États-Unis et le Canada au moment de la Confédération.Il étudie ensuite les diverses idées politiques qui dérivent du voisinage ou du contact américain: annexion, union commerciale, réciprocité.De là il passe à l\u2019examen de l\u2019influence américaine sur nos mœurs politiques.Il termine par l\u2019étude du rôle que joue dans le Québec, en politique internationale, la doctrine de Monroe.La conclusion du travail affirme que les États-Unis exercent une influence de présence et d\u2019orientation, mais sans entamer le particularisme québécois, qui reste essentiellement tendu vers sa survivance ethnique.10.\tLes congrès de l\u2019American Association for the advancement of Science au Canada.\u2014 Léon Lortie.Cette association a tenu en 1857 un congrès à Montréal alors que Sterry Hunt en fut élu président.Aucun travail ne fut présenté par des Canadiens français lors de cet événement.J.-B.Meilleur ¦ 132\tANNALES DE l\u2019aCFAS et quelques autres s\u2019inscrivirent comme membres de l\u2019A.A.A.S.Meilleur regrette qu\u2019on n\u2019ait pas invité de ses compatriotes à se faire connaître à cette occasion.D\u2019autres congrès eurent lieu, notamment à Toronto, sans plus de participation française.Seulement cette année, au congrès d\u2019Ottawa, on put compter une dizaine de communications dans les sciences chimiques, biologiques et historiques présentées par des Canadiens français.11.\tLes lettres de J.-B.Meilleur sur l\u2019éducation en 1838.\u2014 Léon Lortie.Ce mémoire a paru dans la Revue trimestrielle canadienne, 24ème année No 95: 261-271 sept.1938.12.\tLes systèmes monétaires contemporains et les lois économiques.\u2014 Réal Biron.Les conditions particulières qui existent dans le monde depuis la fin de la grande guerre ont induit certains pays, moins favorisés que les autres au point de vue monétaire, à s\u2019affranchir de certaines lois économiques qu\u2019on aurait crues intangibles.Soit à cause de la rareté de l\u2019or, soit parce qu\u2019on veut le réserver en vue d\u2019un conflit possible, on en est venu à abandonner le mode normal du commerce international pour revenir au système du troc.La Russie, l\u2019Allemagne et l\u2019Jtalie échangent les produits qu\u2019ils ont en abondance pour ceux dont ils manquent; la monnaie ne sort pas du pays.Dans certains cas on invente une monnaie nationale qui ne circule qu\u2019à l\u2019intérieur des frontières; parfois on établit une monnaie destinée spécialement au tourisme, etc.Cette situation oblige les pays capitalistes à user d\u2019artifices pour parer aux inconvénients de la disparité des systèmes monétaires.13.\tL\u2019autorité politique.\u2014 P.Ovila-A.Meunier, o.m.i.(I) La théorie: (1) l\u2019origine divine de l\u2019autorité politique, (2) la nature de son mandat, (3) les qualités que doit revêtir l\u2019autorité politique: la prudence politique; la justice et la probité; la tempérance; la force; la science et la technique de la politique et de l\u2019ordre social, (4) les limites de la juridiction politique et les conditions de la légitimité de ses actes.(II) La politique contemporaine en regard de la théorie: (1) elle a renié ses divines origines; d\u2019où, anar- ¦ ANNALES DE L\u2019ACFAS 133 chie, (2) du même coup, elle s\u2019est mise en demeure d\u2019ignorer la nature de son mandat et partant, elle lui a été infidèle: d\u2019où la dictature absolue, (3) elle est incompétente, tant au point de vue moral qu\u2019au point de vue technique: de là, le désordre social, pour une large part, (4) elle outrepasse facilement les frontières de sa juridiction, tout comme elle hésite souvent à exploiter tous ses pouvoirs et à intervenir dans les questions qui sont de son ressort.Conclusion: réformer la politique.14.\tPour une morale du travail.\u2014 Raymond Tanghe.Évolution de la conception du travail: dans l\u2019antiquité (esclavage, avilissement des travaux manuels), au moyen âge (servage), au début de l\u2019ère industrielle.Le travail, châtiment d\u2019après la Révélation; le travail, moyen de rédemption d\u2019après les doctrines chrétiennes.L\u2019idée du travail dans le protestantisme.Le travail créateur dans l\u2019artisanat corporatif.L\u2019indignité du travail au XIXe siècle.L\u2019homme et la machine; le travailleur-robot.Chômage endémique.Les réformes: le droit au travail corollaire de l\u2019obligation de travailler.Aménagement collectif du travail: nationalisation industrialisée, code U.R.S.S., la conscription des travailleurs (nazisme), le corporatisme italien.Remplacer la primauté des droits de l\u2019argent et du profit par une mystique de responsabilité et de service social.Solution chrétienne et position du catholicisme dans ce débat.15.\tCharles-Claude Carpentier, supposé Récollet.\u2014 P.Joseph-Henri Fournier, o.f.m.Le chanoine J.-B.-A.Allaire (Dictionnaire biographique du Clergé canadien-français, T.I.Les anciens, p.99), Mgr Tanguay, (Répertoire général du Clergé canadien, Montréal, 1893, p.121), Le Canada Ecclésiastique (dans ses listes de curés), prétendent que Charles-Claude Carpentier était Récollet.L\u2019abbé Noiseux cependant (Liste chronologique des évêques et des prêtres tant séculiers que réguliers, employés au service de l\u2019Église au Canada, Québec, 1834, p.23), le donne comme séculier.(La date d\u2019ordination est cependant fausse).Or (1) dans les actes d\u2019ordinations (Archives de l\u2019Archevêché de Québec, registre \u201cC\u201d, pp.59, 67, 68, 69) on lit: «Claudium Carpentier, québecensem,)) et dans l\u2019acte d\u2019ordination au sous-diaconat: ((acolythum quebecensem, sub titulo patrimonii))\u2019, y, 134 ANNALES DE L\u2019ACFAS tandis que pour les Récollets les actes donnent: «fratrem ., ex Or dine Fratrum Minorum Recollectorum, sub titulo paupertatis)).(2) Dans tous les actes qu\u2019il a lui-même signés, il signe: «Carpentier ptre)), tandis que les Récollets signent: «fr.p.R.)).(3) Les curés voisins disent: «Messire Carpentier» quand ils parlent de lui, tandis qu\u2019ils parlent du «Père Un Tel, Récollet)).(4) Dans un acte d\u2019au-thentication d\u2019un registre de Verchères, Pierre Louis Panet écrit encore: «Messire Carpentier)).(5) Enfin, dans l\u2019acte de sépulture (Verchères, 4 nov.1798), Mgr Pierre Denault, évêque de Québec, écrit: «Messire Carpentier».Que conclure de tout cela, sinon que Claude Carpentier ne fut pas Récollet? V LE PRESIDENT DE L\u2019ACFAS POUR 1938-39: M.J.-EDMOUR PERRON Portrait et note biographique M.J.-Edmour Perron, professeur de physiothérapie à l\u2019Uni-versité Laval et directeur du laboratoire d\u2019électro-radiologie de l\u2019hôpital du St-Sacrement, à Québec, est né à Sainte-Jeanne de Neuville, comté de Portneuf.' Après des études au Séminaire de Québec de 1900 à 1910 et à l\u2019Université Laval de 1910 à 1915, le Dr Perron pratiqua la médecine générale jusqu\u2019en 1923 puis fit un stage d\u2019étude de quatre ans en France pour se spécialiser en radiologie et électrothérapie.Le Dr Perron est membre du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, depuis 1928; de la Société de Radiologie médicale de France; de la Société canadienne-française d\u2019Électro-Radiologie (président en 1929-30); de la Société médicale de Québec; de la Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (vice-président en 1937); de la Canadian Association of Radiologists (représentant du district de Québec); de la Canadian medical Association; de la Société de Mathématiques de Québec (Conseiller) ; de la Société de Chimie de Québec.Il a été membre associé du Conseil national des Recherches de 1934 à 1936.Le portrait est en frontipice. VI DISCOURS PRESIDENTIEL, CONGRES DE L\u2019ACFAS, 1938.La science et notre vie nationale Par le F.MARIE-VICTORIN Président sortant Pour la première fois l\u2019ACFAS, effort concerté et synthèse des mouvements et des travaux de notre petit monde scientifique canadien-français, est en état d\u2019entrer dans la voie de la régionalisation, et de tenir ses assises annuelles ailleurs que dans nos deux grandes villes, Québec et Montréal.Pour des raisons excellentes, il convenait qu\u2019à cette occasion la cité des Trois-Rivières reçût notre première visite.Cette ville est en effet unique par la convergence d\u2019une situation géographique remarquable, de riches souvenirs historiques, et d\u2019infinies perspectives de développement économique.Or, la science, dont l\u2019atelier est le présent, a comme mission très pertinente de fouiller le passé pour y découvrir les déterminismes historiques ou naturels, comme aussi de pénétrer et d\u2019influencer l\u2019avenir, en y introduisant des éléments nouveaux, sources de déterminismes que nul ne peut prévoir.I.Le visage actuel de la science Nous devons vivre journellement en face de cette réalité humaine: la science.La science, manière de penser; la science, somme totale de la connaissance organisée; la science, construction faite d\u2019unités, d\u2019additions de grains de sable amassés par d\u2019innombrables ouvriers vivants et morts.Avant d\u2019aborder la question qui nous occupera ce soir: «La science et notre vie nationale», n\u2019est-il pas utile de dessiner à grands traits le visage moderne de la science? ANNALES DE l\u2019aCFAS 137 Peut-être pourrait-on esquisser ce visage, c\u2019est-à-dire cette situation présente de la science, en essayant de répondre aux questions que posait en 1931, à la ((British Association for the Advancement of Science», un très distingué biologiste-philosophe, le général Jan Smuts.Vers quelle image du monde la science est-elle à nous entraîner ?Nous conduit-elle vers une image définie de l\u2019univers?Et cette image, est-elle superposable à celle que nous impose depuis toujours ce dictateur intransigeant que l\u2019on nomme «le bon sens traditionnel» ?Ce ne sont pas là questions oiseuses, ni même purement académiques.Les images du monde telles qu\u2019elles nous arrivent à travers le prisme de la science, ou qu\u2019elles nous sont imposées par le bon sens traditionnel, influent sur notre sens des valeurs, sur notre conception de la vie et de la destinée humaine.Le siècle dernier, grâce à d\u2019étonnants progrès dans la technique de l\u2019observation, a été une période d\u2019analyse, de décentralisation et de spécialisation.Comme les périodes de synthèse succèdent naturellement aux périodes d\u2019analyse, on peut se demander si nous avons atteint le point où la science peut encore une fois devenir universelle et nous fournir une image corrigée du monde et de nous-même ?Évidemment, cette image, comme les précédentes, ne sera pas finale.Elle ne sera qu\u2019une page de l\u2019album dont l\u2019humanité, d\u2019un doigt fébrile, tourne les pages avec les siècles.Ces images successives, qui expriment un moment dé notre vision du monde, et qui passent insensiblement dans la pénombre comme des vues fondantes sur un écran, ont été d\u2019abord la magie et certaines formes d\u2019animisme, puis d\u2019idole de pierre.Ce fut encore cette conception géocentrique qui a la vie dure, et qui se retrouve dans le langage de chaque jour quand nous disons: le soleil se lève.Ce fut ensuite cette conception signée Galilée et Newton, et qui a été celle de la génération qui nous a précédé.La dernière en date est l\u2019image einsteinienne, image symbolique, où ne peut s\u2019inscrire aucun modèle mécanique.La science a surgi de l'expérience journalière interprétée par le sens commun.Son objet a d\u2019abord été les choses observables par les sens, puis les forces invisibles: la vie, l\u2019âme.La méthode fondamentale de la science positive a été de s\u2019en rapporter à l\u2019expérience, de baser la théorie sur le fait.La science 138 ANNALES DE l\u2019aCFAS du XIXe siècle a été en somme un système élaboré d\u2019application du sens commun à l\u2019observation exacte des faits.Malgré les changements profonds qu\u2019elle a apportés à notre civilisation, elle n\u2019eut, en soi, rien de révolutionnaire.Mais avec le XXe siècle une autre image apparaît sur l'écran.La science ne se contente plus de l\u2019observation directe, elle invente, en dehors de toute observation possible, des entités qu\u2019elle juge nécessaires pour rendre compte des faits.Dans le domaine de la physique, la révolution est formidable.Au delà des ondulations de l\u2019éther, derrière les molécules et les atomes, on nous montre les radiations, les électrons, les protons et les neutrons.Quand on semble avoir démoli Newton, il y a un moment de désarroi.Mais les théories ondulatoires ne sont pas mortes pour autant.Les photons nous ramènent au vieux concept corpusculaire, sous la forme d\u2019émissions périodiques de matière.La matière, la vieille matière elle-même disparaît, et toutes les formes matérielles, comme nuages blancs, se dissolvent dans le ciel bleu de l\u2019énergie.Le temps et l\u2019espace cessent d\u2019être des entités séparées et s\u2019unissent par un trait d\u2019union.Mais dans cet espace-temps continu vient s\u2019insérer la théorie des quanta qui semble bien être une négation de la continuité.Notre univers lui-même nous est montré en voie d\u2019expansion, ce qui serait sa façon à lui de vieillir et de mourir.Et pour la physique moderne, le monde matériel se profile non plus comme un assemblage d\u2019objets, mais comme un groupe d\u2019événements.Et c\u2019est ainsi que le perfectionnement des techniques de recherche a conduit la physique à des conceptions qui ont fait éclater le vieux cadre de sens commun, cadre qui, depuis toujours, définissait une traditionnelle image de l\u2019univers.Dans le domaine biologique, commençons par nous rappeler qu\u2019il y a juste un siècle cette année que Schleiden et Schwann formulaient le fait qui est à la base de toute la biologie moderne: «Tous les organismes sont formés de parties essentiellement semblables, les cellules».A la fin du XIXe siècle, changement complet au tableau par l\u2019adoption presque universelle, à la fin du XIXe siècle du point de vue de l\u2019évolution organique, et un peu plus tard du point de vue génétique mendélien.Nous avons ajouté à notre vision de l\u2019ordonnance du monde de la vie une vision de sa continuité.En effet, malgré les doutes sur le mécanisme, sur les ANNALES DE l\u2019aCFAS 139 causes, sur les méthodes, sur l\u2019étendue, le fait de l\u2019évolution organique s\u2019est imposé.La paléontologie nous a appris qu\u2019il y a eu dans les types organiques une succession telle que les formes les plus complexes sont apparues les dernières.De temps en temps, avec une certaine périodicité, semble-t-il, des types nouveaux sont apparus.Notre expérience nous apprend d\u2019autre part la continuité actuelle de la vie: les organismes les plus simples n\u2019apparaissent pas spontanément.Si l\u2019on rapproche ce témoignage et cette expérience, la conviction que les différents types vivants doivent s\u2019être développés non seulement les uns après les autres, mais les uns des autres, prend les proportions d\u2019un postulat logique positif.La certitude d\u2019une évolution organique ne pourrait être ébranlée que si l\u2019expérience nous enseignait à l\u2019avenir qu\u2019un organisme individuel peut naître autrement que par continuité plasmatique, ou que tous les types vivants existèrent en même temps dès l\u2019origine.A ce témoignage de la paléontologie s\u2019ajoutent ceux de l\u2019embryologie, de l\u2019anatomie comparée, de la taxonomie, de la distribution géographique, témoignages qui convergent pour montrer qu\u2019à travers toute l\u2019histoire de la planète, la vie a avancé génétiquement à partir d\u2019un petit nombre de formes non spécialisées.Sous la double influence d\u2019une impulsion interne de nature inconnue, et du milieu, la vie s\u2019est subtilement adaptée, moulée comme l\u2019eau sur la paroi d\u2019un vase, aux conditions toujours changeantes de la vie de la terre.Et voici que s\u2019avère cette chose inattendue: la notion d'un temps biologique inéluctable venant compléter celle de l\u2019espace-temps.C\u2019est dans le schéma de l\u2019évolution organique, en effet, que l\u2019élément temps vient s\u2019insérer dans l\u2019histoire du monde vivant.Mais le parallélisme est en sens inverse.Tandis que le monde biologique, à travers les âges géologiques, marche vers une organisation sans cesse plus élevée, le monde physique marche dans la direction opposée, vers la désintégration des structures complexes et la dissipation de l\u2019énergie.Même dans les profondeurs de l\u2019atome, le temps détruit.Francis Bacon l\u2019avait déjà entrevu: «Time, the great Innovator, altereth for the worse».Tandis que le petit univers de la vie monte, le grand univers physique descend.La vie est-elle donc le produit du déclin cosmique, une maladie de la matière, un phénix naissant des cendres d\u2019un univers qui s\u2019efface ? 140 ANNALES DE L\u2019ACFAS Mais ce point de vue de l\u2019évolution organique qui avait changé notre image du monde de la vie, qui avait élargi notre champ de vision jusqu\u2019à la biosphère, est déjà une chose relativement ancienne, affaire de la seconde moitié du XIXe siècle.Une nouvelle science biologique, née d\u2019hier, a opéré un autre renouvellement de la biologie, en lui fournissant un point de vue inédit: le point de vue de la génétique mendélienne, science expérimentale de l\u2019hérédité.La voie ouverte par le moine tchèque Gregor Mendel dans la solitude du petit jardin du monastère au-gustin de Brno, a changé notre vision biologique de l\u2019individu.Le problème de l\u2019évolution organique, à cause de l\u2019inéluctable facteur temps, échappe à l\u2019expérimentation directe.La génétique mendélienne, au contraire, fait de l\u2019expérimentation la base de l\u2019hypothèse.Les études modernes de génétique ont mis en évidence un ensemble de processus plutôt compliqués mais non incomprésensi-bles, qui rendent compte avec succès des phénomènes de l\u2019hérédité.La science avait, durant un quart de siècle, étudié tant au point de vue statique qu\u2019au point de vue dynamique, le microcosme cellulaire.La cellule vivante était apparue comme une véritable usine animée d\u2019un violent dynamisme intérieur, de cycles compliqués et sans cesse parcourus, d\u2019un rythme puissant, celui même de la vie.Avec l\u2019avènement de la génétique mendélienne, on a cherché le tableau de distribution, le groupe de leviers de commande qui déterminent la physionomie de l\u2019édifice, son activité d\u2019ensemble, ses dynamismes de détail.On a cherché les outils, les gabarits, les moules.On a cherché surtout à mettre la main sur le plan général des canalisations mille fois entre-croisées, sur les brevets et les maquettes qui sont quelque part dans l\u2019édifice et qui permettraient, le cas échéant, de reconstruire exactement l\u2019usine,\u2014 c\u2019est-à-dire la cellule,\u2014 avec sa physionomie, ses proportions, ses agencements et jusqu\u2019aux plus infimes manifestations de ses dynamismes particuliers.En d\u2019autres termes, on voulait savoir comment la cellule peut assurer sa propre continuité, et la continuité des innombrables formes vivantes que l\u2019on appelle les espèces organiques; comment cette cellule infime mais complète peut être un agent de continuité et de ressemblance.Car, en somme, continuité et ressemblance, c\u2019est tout ce qu\u2019il y a dans le concept d\u2019hérédité. ANNALES DE l\u2019ACFAS 141 Il est arrivé cette chose paradoxale: l\u2019interprétation des faits expérimentaux a conduit à expliquer l\u2019hérédité, concept de continuité, par un processus discontinu; à attribuer le rôle principal aux gènes, sortes d\u2019atomes d\u2019hérédité, infimes particules matérielles que l\u2019on imagine logées en files linéaires sur les bâtonnets colo-rables,\u2014 les chromosomes,\u2014 dont se compose le noyau cellulaire.Le sang des animaux et la sève des végétaux, ont dès lors perdu leur séculaire dignité de substratum héréditaire.Le mécanisme de la redistribution héréditaire des caractères, représentés par les gènes, a été trouvé dans les cellules sexuelles et dans le zygote, produit de leur union.On sait maintenant que le spermatozoïde apporte une série de gènes, que l\u2019ovule apporte une série identique ou analogue selon le cas.Le nouvel individu qui surgira de l\u2019ovule fécondé portera pour chacun des caractères héréditaires dans chacun de ses noyaux cellulaires deux doses déterminantes, la dose paternelle et la dose maternelle.En sorte que, tout compte fait, l\u2019influence héréditaire du mâle et de la femelle est essentiellement la même, fait qui renverse les croyances séculaires de l\u2019humanité, et dont la portée théorique et pratique est immense.L\u2019expérimentation a encore déterminé que le nombre de chromosomes ou bâtonnets nucléaires est fixe pour chaque espèce végétale ou animale.Elle a déterminé, dans un certain nombre de cas déjà, la localisation des gènes sur le chromosome, réalisant cette conception hardie, \u2014 la plus hardie peut-être de l\u2019histoire de la science, \u2014 la carte chromosomique.La carte chromosomique a d\u2019abord été tracée par Morgan et ses élèves dans leurs études sur la mouche Drosophila.Quatre lignes droites, correspondant aux quatre chromosomes du noyau de la cellule sexuelle chez cet insecte, et donnant la position relative de nombreux gènes! Jamais symbole ne fut à la fois si simple et si chargé! Jamais une hypothèse n\u2019adressa un tel défi à l\u2019inconnu! Le travail de localisation des gènes est comparable à celui de l\u2019astronome de cabinet qui jongle avec des chiffres et qui crie à l\u2019observateur sur la montagne: Dirigez le télescope vers tel point du ciel, vous y verrez à telle heure, telle minute, une étoile nouvelle! Ici, travaillant sur des unités matérielles inaccessibles aux plus puissants microscopes, sans voir ces gènes mystérieux, \u2014 on a cru les voir depuis! \u2014 ignorant encore tout de leur nature intime, et de leurs moyens d\u2019expression des caractères, les biologistes sont arrivés à en situer un bon nombre sur chaque chromosome.Penché ensuite 142 ANNALES DE L\u2019ACFAS sur leur carte, ils ont pu prédire, en scrutant cette géographie de l\u2019invisible, ce qui arrivera dans la transmission héréditaire si l\u2019on croise l\u2019individu A avec l\u2019individu B.De ces travaux, qui semblaient purement spéculatifs, sont sorties des méthodes pratiques grâce auxquelles l\u2019homme peut tisser à volonté des races animales et végétales d\u2019une perfection que l\u2019on n\u2019aurait su rêver! On pourrait désirer que la génétique humaine fût plus avancée.Mais pour des raisons sur lesquelles il est inutile d\u2019insister, l\u2019homme ne se prête guère aux expériences de ce genre.Et l\u2019observation directe attend sans doute les perfectionnements du super-microscope électronique, les gènes humains sont si petits que tous ceux qui sont nécessaires pour déterminer l\u2019hérédité des deux milliards d\u2019individus de la prochaine génération humaine, s\u2019ils pouvaient être rassemblés des quatre coins de la terre, tiendraient dans le volume d\u2019une tablette d\u2019aspirine! Le gène est dans un certain sens la contre-partie de l\u2019électron, et l\u2019on peut dire que dans le domaine biologique, comme dans le domaine physique, la science du XXe siècle, se débarrassant du manteau de plomb du sens commun, a inventé ici encore, en dehors de l\u2019observation, les entités qui lui étaient nécessaires pour rendre compte des faits.Je n\u2019ai indiqué ici que deux des grandes avenues de la science d\u2019aujourd\u2019hui.Certes, la physique et la biologie ne constituent pas toute la science, mais les courtes notations qui précèdent sont suffisantes pour montrer sous quel visage nouveau la science se présente aux hommes du XXe siècle.Mais je me hâte de dire qu\u2019à travers ces transformations, il y a quelque chose qui reste inchangé, quelque chose de macroscopique et de concret, un important corps de faits dûment constatés et de rapports simples établis entre ces faits.Ces faits et ces rapports sont la substance de la science appliquée, la seule que connaisse l\u2019homme de la rue.Les infinies ramifications constituent la trame même de notre civilisation matérielle et lui donnent son aspect extérieur.Cette science concrète, faite d\u2019acquisitions définitives et tangibles, joue évidemment un grand rôle dans la vie de l\u2019humanité.Par contre, la nouvelle image du monde n\u2019a qu\u2019une importance purement culturelle; elle ne change rien à l\u2019appareil imposant de nos usines et de nos laboratoires.Mais si elle ne touche guère à notre manière de vivre, elle touche ANNALES DE L\u2019ACFAS 143 singulièrement à notre manière de penser; elle a toute la puissance cryptique des idées vierges, et elle est capable, à un moment donné, de changer la face du monde.II.La science et le droit à une vie nationale On doit établir entre la science et la vie nationale un rapport de nécessité: dans le monde moderne la culture scientifique est l'un des indices de civilisation.Un peuple sans élite scientifique, \u2014 il faut sans doute dire la même chose de l\u2019élite littéraire ou artistique, \u2014 est, dans le monde présent, condamné, quelles que soient les barrières qu\u2019il élèvera autour de ses frontières.Et le peuple qui possède ces élites vivra, quels que soient l\u2019exiguïté de ses frontières et le nombre et la puissance de ses ennemis.Ce n\u2019est pas que l\u2019homme qui pense doive se rallier au mythe renanien de la science toujours bienfaisante, mythe qui, avec celui du progrès continu, a dominé et empoisonné toute une époque, la nôtre.L\u2019histoire de la science est l\u2019histoire des erreurs, c\u2019est entendu! Mais seuls les hommes de science ont le droit de douter de la science, disait avec raison Charles Richet.D\u2019ailleurs, ce doute méthodique, les hommes de science se l\u2019appliquent avec assez de verve pour que, à l\u2019instar de Cyrano de Bergerac, ils ne souffrent pas que les autres le leur servent! Malgré les erreurs scientifiques du passé, qui furent grandes et parfois ridicules, qui osera prétendre sans rougir que la connaissance est l\u2019ennemie de l\u2019homme, et qu\u2019il faut revenir à la caverne et au silex taillé?Tous les hommes, toute cette mobile poussière d\u2019humanité agrippée à la machine ronde, bénéficient des conquêtes scientifiques.L\u2019Arabe qui méprise la science de l\u2019infidèle, traverse néanmoins le désert en auto-chenille.Même ceux qui écrivent que l\u2019esprit scientifique et géométrique ne servent à former que des âmes utilitaires, même ceux-là vont en auto, emploient le téléphone et la radio, se font radiographier et, en face du chirurgien, fuient la souffrance dans l\u2019anesthésie.Mais utiliser tous les jours les conquêtes de la science sans collaborer à son développement; jouir du progrès sans fournir sa 144 ANNALES DE l\u2019aCFAS part des institutions et des hommes, ouvriers de ces progrès ; n\u2019est-ce pas là l\u2019attitude des peuples esclaves d\u2019autrefois, des peuples inférieurs d\u2019aujourd\u2019hui?Il nous faut bien l\u2019avouer, nous autres, Canadiens français, ne collaborons guère, comme peuple, au grand mouvement scientifique moderne.Ceux que nous appelons nos hommes de science, ne le sont que bien rarement sur le plan international.Nous appliquons des théorèmes à l\u2019atelier et des recettes chimiques à l\u2019usine, mais nous sommes plus étrangers à la genèse de ces découvertes que les Paléolithiques et les Peaux-Rouges.Car les Paléolithiques avaient inventé le feu et la taille du silex, étapes géantes en somme sur le chemin de la civilisation.Nos Peaux-Rouges, que nous avons accoutumé de placer au bas de l\u2019échelle humaine, avaient créé dans l\u2019environnement du bouleau et de l\u2019épinette une «culture» qui était une merveille d\u2019ingéniosité et d\u2019adaptation.III.La science et la pensée nationale Est-il besoin de dire, ou de redire, quelles lisières cette carence dans un domaine aussi essentiel impose à notre pensée nationale ?Je n\u2019ai ici, on le pense bien, ni le temps, ni le désir de faire la synthèse, si une telle synthèse est possible, de notre pensée nationale.Nous sommes un peuple formé surtout de paysans dont la philosophie naturelle toujours solide et souvent nuancée reste une permanente ressource, une réserve de matières premières sur laquelle il nous faudra toujours tirer.Notre classe bourgeoise est tâcheronne comme la classe paysanne, et son domaine de pensée est également circonscrit au quotidien et au concret.Notre élite intellectuelle est formée d\u2019éléments retranchés dans des champs clos: milieux dits professionnels; milieux politiques; milieux ecclésiastiques; petits cénacles; grandes associations ou clubs, dont l\u2019imprécision des buts est en raison directe du nombre des membres, et qui semblent une persistance lointaine de l\u2019instinct grégaire de la horde.Nous ne possédons guère encore ce que l\u2019on pourrait appeler une pensée totalitaire ou au moins suffisamment définie, exprimant les divers éléments d\u2019une vie nationale: race, religion, culture.Nous avons, il est vrai, une certaine conception plus instinctive que raisonnée de la race, car les Canadiens français issus d\u2019un petit nombre de familles, forment une vaste tribu homogène.Nous ANNALES DE l\u2019ACFAS 145 avons d\u2019autre part l\u2019immense avantage d\u2019avoir hérité de la plus haute forme de pensée religieuse qui soit dans le monde, la pensée catholique.Nous jouissons encore de cet autre immense avantage de l\u2019unité religieuse, symbolisée et affirmée par les milliers de clochers qui s\u2019élèvent à intervalles réguliers de la plaine, de la forêt et de la montagne.Mais il ne suffit pas d\u2019être de même sang et de prier le même Dieu pour que l\u2019on puisse nous attribuer une pensée nationale.Il y faut l\u2019aliment d\u2019une littérature propre, d\u2019un art distinctif.Il faut une ambiance de recherche et de création scientifique.On nous dit parfois qu\u2019il faut penser nationalement.Entendons-nous! Il faut d\u2019abord penser humainement en communiant pleinement à l\u2019universel.Ce n\u2019est qu\u2019ensuite que le national pourra venir particulariser et nuancer notre pensée.Je laisse à d\u2019autres la tâche de mesurer le rôle dans la formation de la pensée nationale, de ce que nous avons de littérature canadienne et d\u2019art canadien.Mais je maintiens que les déficiences de notre culture viennent surtout de notre carence dans le domaine scientifique.Dans un article intitulé ((La Science et nous» publié il y a douze ans je définissais certaines attitudes qui sont à la base de la situation: manque de repères pour juger de la profondeur de notre insuffisance scientifique, exaltation de la vulgarisation aux dépens de la science véritable, méconnaissance de la valeur de la science, peur de la science, mépris pratique de la science.Rendons justice à qui justice est due en disant que depuis le temps ou j\u2019écrivais ces choses qui parurent très dures un très grand progrès a été opéré.Sauf de rares exceptions, on ne méprise plus la science et le savant, et dans les milieux où régnait la peur de la science, cette peur n\u2019ose plus guère s\u2019exprimer.L\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences n\u2019est pas étrangère à ces très importants résultats.Saluons-la! IV.La science et le gouvernement La vie nationale est en quelque sorte informée par cette institution que l\u2019on désigne un peu vaguement sous le nom de gouvernement.Il est une conception toute théorique qui envisage la société comme un organisme analogue aux vivants inférieurs, et qui, comme 146 ANNALES DE L\u2019ACFAS tous les organismes, est le jouet du ((struggle for life».Dans cette hypothèse d\u2019allure biologique, le gouvernement devient la somme totale des réponses, des réactions, des tropismes déterminés par la fatalité des lois physiques; l\u2019intelligence n\u2019y intervient guère, tout compte fait.Si l\u2019on se dégage de cette conception par trop déterministe, et si l\u2019on attribue à un facteur libre: l\u2019intelligence, une part dans la conduite des sociétés humaines, on doit se demander quel est le rôle de la science de la connaissance organisée dans la technique du gouvernement de la nation.Les grands rois d\u2019autrefois protégeaient les savants au même titre que les artistes et les bouffons.Il y a un siècle ou deux, bien peu de points tangentiels existaient encore entre la science et la politique.Lavoisier ne fut-il pas envoyé à la guillotine par une république qui disait n\u2019avoir pas besoin de savants?Mais les temps ont changé.La science,\u2014 il s\u2019agit surtout des sciences physiques et naturelles.\u2014 a maintenant une importance sociale de première grandeur.Son influence est devenue avec le temps plus puissante et plus directe.Les besoins de l\u2019homme ont augmenté en variété et en volume.Pour les satisfaire, on s\u2019adresse à l\u2019homme de science d\u2019un côté, et de l\u2019autre au sociologue et au politique.Le malaise mondial actuel est, pour une part, l\u2019expression d\u2019un besoin de rajustement surgissant de l\u2019effet trop rapide de la découverte scientifique sur la structure économique, politique et sociale.Tout gouvernement doit utiliser les conquêtes de la science pour les intérêts de la communauté.Qu\u2019il s\u2019agisse des problèmes de l\u2019alimentation et de la santé publiques, qui touchent aux domaines les plus secrets et les plus complexes de la biologie; qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019efficacité et de la coordination des échanges commerciaux et des moyens de transport qui établissent les contacts entre les citoyens ou qu\u2019il s\u2019agisse enfin de l\u2019organisation des loisirs ou de la protection de la société, c\u2019est surtout à la science que l\u2019on demande aujourd\u2019hui des solutions.Mais ce n\u2019est encore là que l\u2019aspect le plus élémentaire de la question.Il y en a un autre qui consiste dans l\u2019intégration à l\u2019art du gouvernement des méthodes scientifiques de penser.Les officiers administratifs sont souvent choisis en raison de considérations où la science n\u2019a qu\u2019une importance secondaire.D\u2019ailleurs, même ANNALES DE L\u2019ACFAS\t147 quand ces administrateurs sont capables d\u2019analyser les questions scientifiques, ils n\u2019en ont généralement pas le temps.Aussi tous les gouvernements modernes ont-ils senti la nécessité des comités d\u2019aviseurs scientifiques.Ces aviseurs étudient au mérite les questions et les techniques et laissent aux administrateurs le soin de les appliquer et de tenir compte de contingences sociales et politiques.L\u2019entrée du gouvernement de la province de Québec dans cette voie nouvelle a déjà produit des fruits appréciables.L\u2019enquête économique qui se poursuit sans bruit en intégrant certaines enquêtes scientifiques essentielles, pose des bases rationnelles sur lesquelles l\u2019avenir construira.Certaines réalisations comme le Jardin zoologique de Québec, le Laboratoire de Biologie du Parc national des Laurentides, le Jardin botanique de Montréal, la Station biologique de Trois-Pistoles, certains rajeunissements industriels et agricoles, sont les résultats d\u2019une opportune rupture avec la stérilisante tradition du «politique toujours et partout», et de la destruction des cloisons étanches entre la science, l\u2019administration et la politique.Je crois donc que, en dehors de tout souci de partisanerie politique, l\u2019ACFAS peut et doit féliciter le gouvernement de la province de Québec de certaines importantes nominations, courageuses parce que non politiques, et de certaines créations, courageuses aussi, parce qu'elles rétrécissent singulièrement sur des points stratégiques le domaine du patronage politique.Je fais allusion ici entre autres à la Chambre agricole, à l\u2019Office des Recherches scientifiques et à l\u2019Office des Recherches économiques, à la confiance accordée à l\u2019ACFAS pour l\u2019organisation de divers comités et jurys.V.La sciences et les assises économiques de la nation La vie nationale, la vie nationale d\u2019un peuple donné, doit reposer sur de solides assises économiques.Ces fortes assises économiques ne peuvent être établies sans la solution des problèmes multiples renaissant sans cesse avec des données modifiées.Or nos problèmes économiques, et les problèmes économiques en général, sont avant tout des problèmes scientifiques.Et même les problèmes qui semblent échapper à cette dépendance peuvent tout à coup 148 ANNALES DE L\u2019ACFAS être transformés par un mouvement, un résultat de hasard de la recherche scientifique.Michel Faraday, paisible philosophe ami des expériences au coin du feu, joue avec des aimants et découvre l\u2019électromagnétique.Sans le savoir, et sans le vouloir, il a changé la face du globe et en a bouleversé l\u2019économie.Otez du monde les générateurs électriques, l\u2019éclairage électrique, le téléphone et le télégraphe, la transmission radiophonique, et mesurez les conséquences d\u2019une seule découverte scientifique à laquelle son auteur lui-même n\u2019attachait pas grande importance.Au premier rang des problèmes économiques qui demandent leur solution à la science, se placent ceux qui ont trait à l\u2019agriculture.Il faut d\u2019abord bien nous mettre dans l\u2019esprit une vérité de sens commun.Le Canada français n\u2019est pas une entité abstraite, une unité standard et interchangeable dans la marqueterie du globe.C\u2019est au contraire un milieu biologique concret et défini, dont nous devons connaître à fond les éléments et leurs relations, .pour pouvoir y installer en connaissance de cause une agriculture viable.Une vaste portion de notre domaine national repose sur le socle laurentidien, sur la roche archéenne, et sur les sols acides qui en dérivent.Ces sols acides, sablonneux ou tourbeux, rocheux ou humides, sont hostiles aux plantes-vedettes de l\u2019agriculture traditionnelle.L\u2019agriculture tempérée a été inventée par les enfants de l\u2019Euphrate et les Nilotiques, les uns et les autres vivant dans des milieux généralement calcaires ou argilo-calcaires; aussi la plupart des céréales qui nous viennent de cette source sont-elles à préférences calcicoles.Si le monde tempéré tout entier cultive le blé, c\u2019est tout simplement parce que les néolitiques qui inventèrent l\u2019agriculture s\u2019emparèrent d\u2019une graminée calcicole de leur milieu particulier, le Triticum dicoccum, dont le type sauvage a été retrouvé dans le Proche-Orient.Les terres acides ne sont pas pauvres en végétation, bien au contraire! Tous les botanistes les recherchent à cause de la variété et de la richesse de leur couverture végétale.Quel jardin que nos tourbières avec leurs Ëricacées et leurs Orchidées! et quel jardin aussi que la région sablonneuse du lac Saint-Pierre! ANNALES DE L\u2019ACFAS 149 Le grand problème de notre agriculture est celui de l\u2019utilisation des terres acides, de la recherche de plantes silicicoles de grande valeur alimentaire ou industrielle.L\u2019on commence à cultiver le céleri et la laitue dans les terres noires autour de Montréal.L\u2019offensive contre les sables au moyen de la culture du tabac jaune, est commencée avec succès, je pense.Mais le problème d\u2019ensemble n\u2019a jamais été, je pense, abordé ou formulé, encore moins résolu.C\u2019est pour l\u2019avoir entièrement ignoré ce problème que le curé Labelle a commis cette épique folie de la colonisation agricole du nord de Montréal.C\u2019est pour l\u2019avoir ignoré aussi que l\u2019on a aveuglément déboisé pour d\u2019impossibles cultures certaines parties du bassin inférieur du Saint-Maurice.Or, l\u2019avenir agricole du Canada français, si l\u2019on tient vraiment à ce qu\u2019il y ait un tel avenir, est suspendu à ce problème.Il faut nous débarrasser dans une certaine mesure de la routine eurasia-tique des céréales calcicoles, du mythe du blé, unique base possible de l\u2019alimentation humaine, et il faut que la recherche scientifique nous donne, ou des aliments nouveaux, ou des plantes industrielles tirées du sable, de la terre noire et du granit, des produits que nous pourrons obtenir mieux et en plus grande quantité que partout ailleurs! A moins que, tout simplement tournant le dos à l\u2019agriculture, nous appliquions toutes nos forces à l\u2019organisation d\u2019une industrie forestière intelligemment aménagée et régie.Mais c\u2019est sans doute trop demander à la génération qui a créé la formidable industrie de la pulpe, qui a bâti les usines géantes dont l\u2019ombre ici s\u2019étend sur nous, usines qui vont aspirer et dévorer la chair de nos arbres, jusqu\u2019au dernier.Je sais bien que cette façon haut-la-main d\u2019un profane de traiter le problème agricole peut paraître utopique ou ébouriffant, mais je vous prie de vous rappeler les histoires invraisemblables mais vraies du thé pour la Chine, du café pour le Brésil, du sucre pour Saint-Domingue, du caoutchouc pour la Malaisie et du coton pour les Etats-Unis.Et notre problème minier ?C\u2019est avant tout un problème géologique.Une meilleure connaissance de la géologie du pays n\u2019aurait pas permis cette longue période morte entre la découverte de l\u2019argent du lac Témiscamingue sous la domination française et l\u2019ouverture du richissime champ minier de Cobalt.J\u2019ai raconté ailleurs cette singulière histoire.Tout un peuple de bûcherons, trimant pendant 150\tANNALES DE L\u2019A CF AS un siècle pour tirer une maigre subsistance de l\u2019abattage d'arbres dont les racines plongeaient là, à quelques pouces, dans un riche minerai d\u2019argent! Et nos voyageurs, nos trappeurs, les employés de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, suant sous la bricole, et polissant de leurs mocassins, durant trois siècles, des veines d\u2019or pur dans les quartz des sentiers de portage! Si nous avions eu une géologie il y a un demi-siècle, si nous avions «frappé» à temps l\u2019or en Abitibi, nous n\u2019aurions pas eu la saignée mortelle de l\u2019émigration aux États-Unis; nous serions un peuple de cinq millions; nous aurions l\u2019arme du nombre, notre vie nationale serait tout autre, et le Canada total serait encore notre pays.Et que dire de notre problème industriel ?La grande industrie est entre des mains étrangères, faute de capital dit-on.La petite industrie est routinière, ou inexistante.C\u2019est la science qui doit éclairer, organiser et soutenir la petite industrie en lui indiquant les sources et en perfectionnant ses méthodes.Pour reconquérir la grande industrie, à ce moment de l\u2019histoire où le capitalisme meurt intoxiqué par ses propres excès, il faut et il suffit qu\u2019une élite d\u2019hommes de science canadiens-français s\u2019avère capable de faire face aux problèmes de l\u2019industrie, qui sont avant tout des problèmes scientifiques, et seulement ensuite des problèmes d\u2019organisation économique et des problèmes sociaux.Le jour où nous aurons cette élite scientifique, la reconquête par le paisible envahissement de la place ne sera qu\u2019un jeu d\u2019enfant.VI.L'accession à une vie nationale intense par Véducation scientifique Si la science a vraiment cette importance dans l\u2019édification des assises spirituelles et matérielles de la vie nationale, comment y accéder?Ici encore, comme toujours, on trouve devant soi dressé l\u2019éternel problème de l\u2019éducation.Le clergé canadien-français,\u2014 et ses ennemis même ne peuvent pas ne pas l\u2019admettre,\u2014 a plusieurs fois déjà sauvé notre petit peuple aventuré si loin de sa base ethnique et culturelle.Il a accompli ce difficile sauvetage en lui gardant sa langue et sa foi, langue et foi qui lui découpaient une personnalité propre dans l\u2019étoffe bigarrée du milieu colonial nord-américain.Je sais bien que cette ANNALES DE L\u2019ACFAS 151 formule est trop simple et que l\u2019histoire impartiale en doit nuancer l\u2019expression.Mais le fait principal ne peut, je pense, être sérieusement nié.Il est indubitable aussi que les méthodes d\u2019isolement mises en œuvre pour obtenir ce résultat étaient celles qu\u2019imposaient et que favorisaient les temps et les lieux.Pour une classe sociale, franchir le no man\u2019s land signifiait la disparition et l\u2019absorption.Le sort de presque toute la noblesse terrienne le démontre assez éloquemment.Ces méthodes furent d\u2019ailleurs employées d\u2019instinct plutôt que par choix raisonné.Formés en carré dans la vallée, nous avons fermé nos frontières spirituelles le temps qu\u2019il fallait pour parcourir les étapes embryonnaires de notre développement ethnique.C\u2019était une gestation qui, comme toutes les gestations, demandait l\u2019occlusion et le silence.Résultat?Il y a maintenant dans la vallée du Saint-Laurent un petit peuple homogène, français et catholique, qui possède un pied-à-terre géographique bien à lui, qui a son organisation, plus ou moins parfaite, un peu archaïque peut-être, mais complète.Cela, c\u2019est un fait, mais c\u2019est le passé.Réfléchissons un moment.Il n\u2019y a plus de Pyrénées.Qui peut l\u2019ignorer ?On ne peut plus élever de remparts efficaces autour des cités et des nations.On ne peut empêcher les intercommunications, les échanges journaliers d\u2019idées entre les peuples.De lignes Maginot et Sigfried il ne peut y en avoir pour les esprits.Qu\u2019est-ce à dire ?Ceci.Que les moyens par lesquels notre clergé sincère et têtu nous a sauvés comme peuple au cours de notre histoire, non seulement sont périmés, mais qu\u2019ils ont acquis, dans un monde renouvelé, une efficacité particulière pour nous perdre et nous détruire.Ici, je voudrais bien que l\u2019on comprît exactement le sens de ma pensée.Notre technique de survivance a été la bonne durant deux siècles.Ceux qui l\u2019ont appliquée avaient infiniment raison, et ils ont fait de nous, durant cette période, le peuple paysan le plus heureux de la terre! Ce n\u2019est pas là mince mérite! Mais ils avaient raison comme avaient raison ceux qui construisirent nos vieilles fortifications.Pour un temps seulement.Seraient aveugles aujourd\u2019hui ceux qui voudraient perpétuer les fortifications à la Vauban.Seraient également aveugles ceux qui voudraient obstinément isoler spirituellement notre petit peuple dans le monde moderne. 152 ANNALES DE L ACFAS La résistance passive ne suffit plus.Aucun peuple ne peut aujourd\u2019hui subsister s\u2019il n\u2019apporte sa part à l\u2019édifice du progrès intellectuel, moral et matériel, s\u2019il n\u2019est en état de rayonner autour de lui.Ce dynanisme, cette activité centrifuge est, au fond, sa seule défense véritable.Un raisonnable rayonnement scientifique à l\u2019extérieur de nos frontières n\u2019est pas un luxe, mais une question de vie ou de mort.Il est peut-être temps que nous ouvrions les yeux à cette réalité.Notre état social actuel ne peut durer.Nous allons changer ou disparaître.Ce ne sont pas nos multiples petites sociétés qui tournent toujours autour des questions et des situations, ce ne sont pas nos sempiternelles parlotes qui nous sauveront.J\u2019ai entendu d\u2019honnêtes idéalistes exprimer l\u2019idée que le vide scientifique dont je parle sera comblé par des mouvements tels que le scoutisme, les cercles des jeunes naturalistes, et autres organisations semblables.Ce n\u2019est pas moi, vous le pensez, qui voudrais sous-estimer le bien que peuvent faire dans le domaine culturel ces légions de jeunesse dont nous sommes si fiers.Oui! disons-leur qu\u2019ils sont les sauveurs de la patrie! Cela leur donnera du cœur au ventre.Mais quand les enfants seront couchés, nous, les vieux, regardons-nous dans les yeux et parlons franchement.Nous ne sortirons pas de l\u2019impasse par des expédients, mais par un mouvement profond et silencieux qui ira toucher les choses à leur base, c\u2019est-à-dire dans le domaine sacré de l\u2019éducation.A ce point le président de l\u2019ACFAS, ayant choisi comme sujet «La science et notre vie nationale» doit avoir le courage de remplir son devoir.Il s\u2019est séparé de mouvements très nobles et d\u2019amis très chers, parce que ces derniers, bien que pensant comme lui, refusaient de toucher à l\u2019éducation.Humble soldat lui-même dans l\u2019armée des éducateurs, votre serviteur a le privilège de battre sa coulpe sur sa propre poitrine comme sur celle des autres.Je regrette que ce soit à un homme de mon humble robe qu\u2019incombe ce rôle.Mais si le frère Marie-Victorin, comme tel, serait outrecuidant de l\u2019assumer, le président de l\u2019ACFAS doit parler au nom du petit groupe d\u2019hommes qui, au travers de grandes difficultés, ont entrepris de créer la science canadienne-française.Ce devoir qui m\u2019incombe ce soir est de m\u2019adresser au corps qui préside depuis toujours aux destinées de l\u2019éducation en ce pays. ANNALES DE L\u2019ACFAS 153 Notre épiscopat occupe chez nous une situation tout à fait spéciale.En dehors de sa mission surnaturelle, il est incontestablement le corps le plus permanent, le plus représentatif, le plus éminemment respectable et respecté, et le plus ardemment patriote.Durant de longues années encore,\u2014 ne le regrettons pas trop, \u2014 notre peuple n'entendra que cette voix.Les gouvernements eux-mêmes savent fort bien qu\u2019aucune réforme dans les domaines les plus importants ne peut être réalisée si elle n\u2019est épaulée, ou du moins acceptée, par l\u2019épiscopat.Notre éveil à la vie scientifique, cet éveil qui par lui-même et par ses répercussions sur d\u2019autres plans peut seul nous donner rang parmi les peuples, demande une collaboration de tous les instants entre ceux qui instruisent et ceux qui gouvernent.J\u2019ai à l\u2019esprit en ce moment la douloureuse situation de nos universités.Le peuple ne la comprend pas, parce qu\u2019il ne sait pas.Notre classe instruite comprend mal parce qu\u2019emprisonnée dans une conception archaïque du rôle des universités, et par suite aussi d\u2019un contact insuffisant avec la science en marche.Dans une démocratie où l\u2019on vote sans cesse, les gouvernants doivent sans cesse avoir l\u2019oreille appliquée sur la poitrine de l\u2019électeur.Dans ces conditions on conçoit fort bien que les grands coups de gouvernail doivent venir d\u2019ailleurs, de plus haut.Connaissant mieux que personne l\u2019unité de la science et de la foi sur les sommets de l\u2019esprit, croyant pleinement à la puissance conquérante de la culture catholique et française, notre épiscopat est seul assez puissant pour jeter bas le mur de Chine qui ne défend plus rien, et pour susciter directement, ou par l\u2019intermédiaire de l\u2019État, les institutions capables de porter jusqu\u2019au point de rayonnement l\u2019inappréciable culture dont il est d\u2019ailleurs le très éminent représentant.Des évolutions semblables se sont faites en d\u2019autres pays, en Belgique, par exemple, et dans un admirable esprit.Qui ne connaît le cas de la rénovation de Louvain ?J\u2019ai encore à la mémoire cette parole que prononçait le cardinal Van Roey, archevêque de Malines, en 1927, au cinquième centenaire de la vieille Université: «Elle a servi la science, avec désintéressement, sans arrière-pensée, par amour de la science, laquelle vaut d\u2019être aimée et honorée parce qu\u2019elle est le reflet de l\u2019Absolu».C\u2019était confirmer les directions que 154 ANNALES DE L ACFAS donnait le grand cardinal Mercier, aux professeurs et élèves: «Il faut, disait-il, cultiver la science pour elle-même, sans y chercher directement aucun intérêt d\u2019apologétique».Il me semble que cette attitude désintéressée de l\u2019épiscopat catholique est digne d\u2019admiration et peut donner satisfaction aux plus exigeants.Je ne crains donc pas de le dire, parce que j\u2019en suis profondément convaincu, il n\u2019y aura une science catholique et canadienne-française, il n\u2019y aura un enseignement supérieur digne de ce nom, que le jour où notre épiscopat, non content de l\u2019encouragement qu\u2019il leur a toujours donné, en fera son œuvre, appliquant à cette tâche l\u2019énorme force intellectuelle et morale dont il est le dépositaire.Il y réalisera sans doute les merveilles qu\u2019il a opérées dans d\u2019autres domaines: celui des mœurs, celui de la charité et celui de la paix sociale.Ce jour-là sera le jour de la seconde naissance de nos universités, et ce sera aussi le jour du salut de la patrie.Mesdames et messieurs, en entrant dans votre ville on se trouve devant un monument, d\u2019une simplicité voulue, d\u2019une grande noblesse d\u2019inspiration.Je ne veux pas savoir quelle pensée secrète animait ceux qui allumèrent le Flambeau.En cette circonstance, à l\u2019occasion du premier congrès de l\u2019ACFAS aux Trois-Rivières, je préfère adopter le Flambeau, accaparer, confisquer la flamme, comme symbole de ma propre pensée.Le Flambeau! Il veille sur la vallée laurentienne en un point qui fut crucial aux âges passés de la terre et qui n\u2019a pas cessé de l\u2019être.Votre grande rivière mauricienne ne coule-t-elle pas dans l\u2019une des rides les plus archaïques de la plus ancienne pénéplaine de la terre ?Et qui ne sait qu\u2019à la fin de l\u2019âge glaciaire, il y a quelque quarante mille ans, le lieu où nous sommes ce soir était le finistère d\u2019un immense delta, comparable à ceux du Nil et du Mississipi, delta où s\u2019arrêtaient la course des argiles fines et la chevauchée des sables arrachés aux granits de la moitié d\u2019un continent! Votre lac Saint-Pierre qui dort aujourd\u2019hui dans ses roseaux, l\u2019archipel de Sorel et sa forêt de grands Liards, sont des souvenirs de cette époque pré-humaine.Aujourd\u2019hui même, la force obscure de la marée vient expirer ici et une autre force issue de l\u2019eau en marche vient s\u2019y canaliser et s\u2019y transformer.Cette énergie née du soleil qui luit pour tous, s\u2019est matérialisée en mille points des flancs granitiques du vieux Bouclier.Infimes ANNALES DE L\u2019ACFAS 155 filets d\u2019eau fuyant sous les herbes dures, ruisseaux clairs, lacs bleus sertis dans le noir des épinettes, rivières puissantes ou paresseuses, toute cette eau s\u2019est assemblée, organisée en une merveilleuse arborisation artérielle qui a reçu de l\u2019un d\u2019entre vous le beau nom de Mauricie.Comme rien ne prévaudra contre la géographie tant qu\u2019il y aura des effets découlant des causes, la vallée du Saint-Laurent est sans doute l\u2019un des points majeurs de concentration de l\u2019humanité future, et votre ville, ce sol que nous foulons ce soir, est l\u2019une des clefs maîtresses de ce grand pays de demain.Quel sera le peuple qui en fera sa maison ?Le nôtre, espérons-le! s\u2019il sait non seulement ne pas mourir, mais encore vivre et grandir en étendue et en profondeur, s\u2019il sait libérer les forces spirituelles qu\u2019il porte en lui, s\u2019il utilise avec son héritage catholique et français ce que le contact du monde anglo-saxon qui l\u2019entoure peut lui fournir.Dans ce cadre, qu\u2019il est bien placé, le Flambeau, pour nous parler le langage nuancé de la flamme qui tremble, pour nous unir par les sommets de l\u2019esprit et dans la lumière.La lumière qui garde la dignité de l\u2019âme, la lumière qui soumet le lieu de ce qui passe à l\u2019irradiation de l\u2019éternel! Mais aussi cette lumière qui ne se sépare pas de l\u2019autre, cette zone chaude de la flamme qui fait appel à l\u2019esprit de l\u2019homme, qui l\u2019invite à chercher la vérité, à explorer l\u2019univers, et plus particulièrement ce mystérieux bloc de la vie dont il fait partie et dont l\u2019étude est, après celle des réalités de la foi, après l\u2019exercice de la charité spirituelle et corporelle, la plus noble tâche à laquelle puisse s\u2019attacher un être humain.S\u2019il ne laboure ni ne sème, tout homme n\u2019a-t-il pas le devoir de faire ainsi, noblement, par le travail de l\u2019esprit, sa journée! VIL MÉMOIRE.Traité théorique et pratique de la langue micmaque (suite et fin).Par le R.P.Pacifique, o.m., cap.159 TRAITÉ THÉORIQUE ET PRATIQUE DE LA LANGUE MICMAQUE (Suite et fin) le R.P.PACIFIQUE, O.M\u201e CAP. Dix-huitième leçon CINQUIÈME CONJUGAISON (active inanimée) en O Modèle principal: Menato, ôter, arracher INDICATIF PRÉSENT Ménâ to, j\u2019ôte, j\u2019arrache.ton, tu ôtes.t.ôq, il ôte.togô, nous ôtons (inch).toeg, nous ôtons (excl.).toôg, vous ôtez.tôgig ?totitj, ils ôtent.tôtîgô, nous ôtons.tôtieg, nous ôtons.tôtiôg, vous ôtez.lotitjig, ils ôtent.Remarques.1.Dans cette conjugaison le négatif ne diffère du positif qu\u2019aux 3es personnes, ainsi qu\u2019aux 1ères et 2es du pluriel seulement: mo menâtog, totiôg, totitiôg, totiogô, totioeg, totioôg.Il en est de même aux autres temps.Cela tient à ce qu\u2019on a déjà au positif Yo (ou) qui autrement s\u2019y ajouterait pour la négation.2.Quoique cette conjugaison soit une conjugaison active, elle comprend, comme la précédente, un grand nombre de verbes neutres; tel est oèlmeto, se bien conduire, que j\u2019avais d\u2019abord choisi comme modèle, et beaucoup d\u2019autres.Cela ne change rien à la conjugaison, dans laquelle on doit tenir compte des rapports indirects ou circonstanciels dans les verbes neutres, comme des directs dans les actifs.Formes supplémentaires.1.Sujet inanimé: menâtog, tôgôl, totigel; le négatif, s\u2019il se rencontrait dans ce verbe, serait: mo menâtonog, tonogol, totinogol.Voir télamog, ci-après. 162\tANNALES DE l\u2019aCFAS\t(125) 2.\tVerbe complément: ménâtôlitjel, tolitji, totilitji; moména-tôligol, toligoi, totiligoi.3.\tPersonnes disparues (sujet), mortes ou absentes: menatôgafl, menatotgig, totitgig; (complément) menâtolita, tolitga, totilitga; mo menatogoaÿ, togoig, totigoig: mo menatoligoa, toligoiga, tptiligoiga.4.\tDe même un sujet inanimé au passé demandera: menatô-{)egy tôÿegel, totigegel; mo menâtonogoeg, goegel.5.\tQuand le complément inanimé est au pluriel, ou qu\u2019il y a un rapport indirect à un nom pluriel animé, on aura pour le premier: menâtoanel, tonel, 0061, togol, toegel, toôgôl, totitjel, totigol, totiegel, totiôfiôl, totititjel; mo menâtoanel, tonel, togol, tôgol, toegel, 06061, totigol, totiôgol, totiogel, totioôgôl, totitigol; \u2014 pour le second: menatoanig, tonig, tôgi, togoig, toegig, toôgig, totitji, totigoig, totiegig, tot/iôgig, totititji; mo menatoanig, tonig, togoi, togoig, toegig, toôQig, totigoi, totiôgoig, totioegig, totioôgig, totitigoi; ces formes plurielles sont peu usitées: on les remplace par le duel.INDICATIF PASSÉ Ménâ 0ep, toap, j\u2019ôtais.0§ep, top, tu ôtais.tôÿsep, tôgôs, tô0ôp, il ôtait.0gop, 0os, gosp, nous ôtions.toégep, toéges, toègsep, nous ôtions.toôflôp, toôflôs, toô^sep, vous ôtiez.tôQôpenig, tôÿôsenig, tôÿsepenig, ils ôtaient.totigop, gos, gosp, nous ôtions.totiégep, totiéges, totiégsep, nous ôtions.totiôtjôp, totiôfiôs, totiôÿsep, vous ôtiez.totipenig, totisenig, totisepenig, ils ôtaient.Formes supplémentaires.1.Négatif: mo menâtogsep, etc., sepenig; mo menâtotiôgop, tioègsep, tioôÿsep, titiôgsepenig.2.Inanimé.Il ne peut guère se rencontrer dans m e n â t o ; voir telamog. 163 (126) ANNALES DE l\u2019ACFAS 3.\tVerbe complément: menâtolisenel {pend), toliseni (peni), totfliseni {peni); mo menâtoliôgsepenel, toliôgsepeni, {otiliogsepeni.4.\tPour les disparus, morts ou absents, on peut se servir des formes du présent, qui ont un vrai sens passé.On a cependant aussi les suivantes: menatôgsepenag, tôQsepeniga, totiseniga; tolisena, toliseniga, totiliseniga; mo menatoliôgsepena, toliôgsepeniga, totiliog-sepeniga.5.\tOn a aussi, à la 3e personne du duel, telintosenig, ifs chantaient (Gr.imp.p.63).6.\tQuand le complément (inanimé) est au pluriel, il faut ajouter l nel au singulier: menatoapenel, tosepenel ou topenel, tô(j-sepenel, togopenel, toegsepenel, toôflsepenel, totigopenel, etc.; comme par exemple: menatoapenel plegol, j\u2019ai ôté les clous; mo menatoapenel, tosepenel, togsepenel, togopenel, toegsepenel, toôéjsepenel, totiôgse-penel, totiôgopenel, totioegsepenel, totioôQsepenel, totitiôgsepenel.7.\tQuand le verbe exprime un rapport indirect à un pluriel de genre animé, on change el en ig (en i à la 3e personne) : mena-toapenig, tosepenig ou topenig, tôgsepeni, etc.8.\tSi le complément est un nom de chose ou de personne au passé, selon les règles de la Vile leçon, No 3, on y fait accorder le verbe, en changeant el en eg, egel, et ig ou i en iga.Ex.: menâ-toapeniga népotitgiga ogtalamèsemoala, j\u2019ai privé les défunts de leurs messes; menatotisepeniga népotilitga otalamèsemoala, ils les ont privés, etc.; et s\u2019il s\u2019agissait de messes qui auraient dû être dites depuis longtemps (comme celles que N.S.Père le Pape fait remplacer le 2 novembre), on le ferait entendre en mettant otalamèsemoôoégela.9.\tPour le parfait et le plus-que-parfait, on se sert de gisi ou gis gisi devant le verbe au passé, sans modification dans la terminaison.Voir p.53 No 2, et p.62 No 7. 164 ANNALES DE L ACFAS (1271 INDICATIF FUTUR Menâto tes (menattes), j\u2019ôterai.tesg, tu ôteras.teô, il ôtera.tesno, nous ôterons.tesnen, nous ôterons.tôgscp, vous ôterez.tag, ils ôteront.titesno, nous ôterons.titesnen, nous ôterons.titôgsep, vous ôterez.titaÿ, ils ôteront.Remarques.1.Dans le langage courant, on supprime \\\u2019o dans la prononciation, au futur positif des verbes en to [me,nattes, etc.).2.En pratique aussi on remplace la 3e personne du pluriel par celle du duel.Formes supplémentaires.1.Négatif: ma menâto, etc., comme au présent.2.\tAvec le sujet inanimé, v.telamog.3.\tPour le verbe complément: menatolital, lolita, totilita; ma menatoligol, toligoi, totiligoi.3.Les rapports aux compléments pluriels ne modifient à ce temps que les 3es personnes au positif (le négatif étant semblable au présent avec ma): menatotal, menatolital; menatota, menatotita.IMPÉRATIF Menâto, ôte.Menatotj, qu\u2019il ôte.Menatonetj, ôtons.Menatôgô, ôtez.Menatotitj, qu\u2019ils ôtent.Mcnatotinetj, ôtons.Menatoilgô, ôtez.Menatotititj, qu\u2019ils ôtent.Mo gmenato, n\u2019ôte pas.menatoitj, qu\u2019il n\u2019ôte pas.menatonetj, n\u2019ôtons pas.gmenatop, n\u2019ôtez pas.menâtotioitj, qu\u2019ils n\u2019ôtent pas.menatotinetj, n\u2019ôtons pas.gmenatotip, n\u2019ôtez pas.menâtotioititj, qu\u2019ils n\u2019ôtent pas. (128) ANNALES DE LA CF AS 165 Remarques.1.Avec sujet inanimé, v.telamog.2.\tLa 2e personne est semblable à la première du présent de l\u2019indicatif, avec la contraction, comme pour teloisi, quand le verbe en est susceptible.Tel est tdinto, modèle donné par l\u2019abbé Maillard (Gr.imp.p.64): tlinto, chante; il met les troisièmes personnes du négatif semblables au positif: tlintotj, tlintotitj; mais je suis certain que les Sauvages disent: vio tlintoitj, ntoititj et menatoitj, toititj; par contre on ne se sert pas de la troisième du pluriel, on y substitue celle du duel, dans ce verbe et dans beaucoup d\u2019autres.CIRCONSTANCIEL ou INDICATIF avec Lorsque Mena toanel, toaneg, moi ôtant, ayant ôté, lorsque j\u2019ôte, j\u2019ôtais.tond, toneg, lorsque tu ôtes, ôtais.tô(jel, tôgeg, lorsqu\u2019il ôte, ôtait.togoel, togoeg, lorsque nous ôtons, ôtions.toegel, toegeg, lorsque nous ôtons, ôtions.toôgoel, toôgoeg, lorsque vous ôtez, ôtiez.totitjél, totiteg, lorsqu\u2019ils ôtent, ôtaient.totigoel, totigoeg, lorsque nous ôtons, ôtions.totiegel, totiegeg, lorsque nous ôtons, ôtions.totiôgoel, totiôgoeg, lorsque vous ôtez, ôtiez.totititjel, totititeg, lorsqu\u2019ils ôtent, ôtaient.Formes supplémentaires.1.Négatif, 3es personnes: mo menâtogoel, totigoel, etc.2.\tSujet inanimé: voir telamog.3.\tVerbe complément: menatolitjel, ioliteg, totilitjel, totiliteg; mo'menâtoligoel, toligoeg, totüigoel, totiligoeg.4.\tPour les disparus, morts ou absents: menatôÿega, totiiga, tolitga, totïlitga; mo menatogoega, totitgoega, tolitgoa, totilitgoa.Remarque.Pour la 3e personne M.Maillard met pour telinto, je chante ainsi, telintôgôl ou tôgoel (Gr.imp.p.65), quand il chante, et au passé: telintoteg ou ntôgoeg; mais on peut certainement s\u2019en tenir au texte ci-dessus. 166 ANNALES DE L'A CF AS (129) SUBORDONNÉ ou INDICATIF avec Si Mena toan,\ttoas,\ttoasen, si j\u2019ôte, ôtais, avais ôté.ton,\ttosep,\ttosepen, si tu ôtes, avais ôté.totj,\ttos,\ttosen, s\u2019il ôte, ôtait, etc.togô,\ttogos,\ttogosen, si nous avions ôté.toeg,\ttoegsep,\ttoegsepen, si nous avions ôté.toôfi,\ttoôÿsep,\ttoôÿsepen, si vous aviez ôté.totitj,\ttotis,\ttotisen, s\u2019ils avaient ôté.totigô,\ttotigos,\ttotigosen, si nous avions ôté.totieg,\ttotiegsep,\ttotiegsepen, si nous avions ôté.totiôô,\ttotiôçjsep,\ttotiôgsepen, si vous aviez ôté.totititj,\ttotitis,\ttotitisen, s\u2019ils avaient ôté.Formes supplémentaires.1.Négatif, comme à l\u2019indicatif présent et passé, avec la contraction, quand le verbe en est susceptible; menâto ne la prend pas; de plus la forme négative ne diffère de la positive qu\u2019aux 3es personnes et aux 1ères et 2es du pluriel: mo menâtog, togsep, togsepen; totiôg, totiôgsep, totiôgsepen; mo menâtotiogô, totiôggos, totiôggosen; totioeg, totioegsep, totioegspen; totioôÿ, oôQsep, oôÿsepen.2.\tAvec sujet inanimé, voir telamog.3.\tLe verbe complément ne peut guère se rencontrer à ce mode.Remarque.M.Maillard met à la 3e personne plus-que-parfait telintosen et telintôQsepen, s\u2019il avait chanté (Gr.impr.66).CONDITIONNEL Mena tog (ep), j\u2019ôterais.tog (p), tu ôterais.tos, il ôterait.togop, nous ôterions.iogeg (p), nous ôterions.togôej (p), vous ôteriez.totis, ils ôteraient.totigop, nous ôterions.totigeg (p), nous ôterions.totigôÿ (p), vous ôteriez.totitis, ils ôteraient. (130) ANNALES DE l\u2019ACFAS 167 Passé Mena togapen, j\u2019aurais ôté.togpen, tu aurais ôté.tosôQ, il aurait ôté.togopen, nous aurions ôté.togegpen, nous aurions ôté.togôÿpen, vous auriez ôté.totisôÿ, ils auraient ôté.totigopen, nous aurions ôté.totigegpen, nous aurions ôté.totigôfipen, vous auriez ôté.totitisôÿ, ils auraient ôté.Remarque: comme au conditionnel de teloisi (p.68).Formes supplémentaires: 1.Négatif: mo menatois, totfois, oi8Ô§; totiogop, pèn, totioegeg, pen, totiogoÿ, pen.2.\tAvec sujet inanimé: voir telamog.3.\tVerbe complément à la 3e personne : tnena^olis, totiiis, toli-sô@, totilisôÿ; mo menatoliois, totiliois, toliaisôÿ, totilioisôQ; difficile à rencontrer à ce mode.4.\tAutres formes du passé: ntoisgetogoas, j\u2019aurais vendu.SUBJONCTIF Nmenâton, que j\u2019ôte.Gmenâton, que tu êtes.Ogmenâton, qu\u2019il ôte.Gmenâtoneno, que nous ôtions.Nmenâtonen, que nous ôtions.Gmenâtoneô, que vous ôtiez.Ogmenâtoneô, qu\u2019ils ôtent.Gmenâtôtineno, que nous ôtions.Nmenâtôtinen, que nous ôtions.Gmenâtôtineô, que vous ôtiez.Ogmenâtôtineô, qu\u2019ils ôtent. 168 ANNALES DE L\u2019ACFAS Formes supplémentaires.1.La négation n\u2019influe pas sur ce mode.Pour le passé ajouter gis, déjà: je voudrais qu\u2019ils eussent ôté.olitétemog gis ogmenâtoneô.2.verbe complément: ogmenâtolin, tôtilin.3.Sujet inanimé: voir télamog: ogtelamogten, tenen, mo ogte-lamogtenon.INFINITIF ou IMPERSONNEL avec On Positif Menâtemg, tôtimg, ôter, on ôte.Menâtemges, totimges, avoir ôté, on a ôté.Menâtotèn (menattèn), tôtitèn, devoir ôter, on ôtera.Menâtemgètj, tôtimgètj, qu\u2019on ôte (impératif).Menâtemgel, tôtimgel, ôtant, lorsqu\u2019on ôte.Menâtemgeg, tôtimgeg, ayant ôté, lorsqu\u2019on ôtait.Menâtemg, tôtimg, si on ôte.Menâtemges, totimges, si on ôtait.Menâtemgesen, tôtimgesen, si on avait ôté.Menâtones, tôtines, on ôterait.Menâtonesôg, tôtinesô(j, on aurait ôté.Menatemgen, tôtimgen, qu\u2019on ôte (subjonctif).Négatif Mo menâtemeg, tôtimeg, ne pas ôter, on n\u2019ôte pas.menâtemegsep, tôtimegsep, n\u2019avoir pas ôté, on n\u2019a pas ôté.Ma menâtemeg, tôtimeg, ne pas devoir ôter, on n\u2019ôtera pas.Mo menâtemgetj, tôtimgetj, qu\u2019on n\u2019ôte pas (impératif).menâtemegel, tôtimegcl, n\u2019ôtant pas, lorsqu\u2019on n\u2019ôte pas.menâtemegeg, tôtimegeg, n\u2019ayant pas ôté, lorsqu\u2019on n\u2019ôtait pas.menâtemeg, tôtimeg, si on n\u2019ôte pas.Le reste comme au positif.Remarques.1.La première forme s\u2019emploie, quand on suppose que on représente une personne ou une chose, ou un petit nombre; la seconde, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un grand nombre, d\u2019une foule. ANNALES DE L\u2019ACFAS 169 (132) 2.\tAu négatif, M.Bellenger (Gr.man.p.43) met: mo menatememogsep, par confusion avec les verbes en tem, inf.temeg, qui, au négatif redoublent cet m, comme on l\u2019a vu pour nestem.Ceux en to, inf.temg.font simplement temeg, pas temog, moins encore tememog.3.\tAvec un complément pluriel inanimé, direct ou indirect, les formes suivantes prennent el ou enel; ces terminaisons se changent en ig ou enig, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un complément indirect animé: menâtemgel, tôtimgel, temgesenel, tôtimgesenel; mo, ma menâtemegel, tôtimegel, temegsepenel, tôtimeg sepenel; menâtemgig, tôtimgig, tem-gesenig, tôtimgesenig; mo, ma menâtemegig, tôtimegig, temegsepenig, totimegsepenig.Tanel nemitemgel ag mo nemotemegel gisitô g sepenel, il a fait les choses qui se voient et celles qui ne se voient pas (visibles et invisibles).TELAMOG Voici, à titre de guide, la conjugaison complète de telamog, c\u2019est semblable, de la même nature, de la même espèce.Indicatif présent: telamog, mogol; mo telamogtenog, tenogol.Choses éloignées: telamogoeg, mogoégel; mo.tenogoeg, teno-goêgel.Avec complément pluriel: telamogol, mogoi; mo.tenogol, tenogoi.Passé: telamogsep, mogos, mogop; les trois signifient, cela était; pour le pluriel ajouter enel: telamog sepenel, mogosenel, mogo-penel; s\u2019il y avait un rapport à un pluriel animé, on mettrait eni: telamogsepeni, mogoseni, mogopeni; pour personnes mortes, ena, eniga; pour choses éloignées, eneg, enigel; tel est le grand mot du Pater: telamogopenigel, de la même manière, m.à m., des choses de même espèce dont vous nous avez nourris, (qu\u2019il en soit) de même nourrissez-nous aujourd\u2019hui.Négatif: mo télamogtenogsep, tenogos, tenogop, avec toutes .les mêmes additions.Futur: tlamogtéteô, tétai; ma tlamogtenog, tenogol.Impératif: tlamogtètj, mo tlamogtenotj (sing, et plur.).Lorsque: telamogoel, mogoeg; mo telamogtenogoel, nogoeg.Si: tlamog, mogos, mogosen; mo telamogtenog, tenos, tenosen.Conditionnel: tlamogos, mogosôg; mo tlamogtenos, tenosôg.Subjonctif: ogtelamogten; mo ogtelamogtenon.Infinitif: telamogtemg, temges, teten, temgel, temgeg, tlamog-temg, temges, temgesen, tones, tonesôg, temgetj, temgen. Dix-neuvième leçon EXEMPLES DE LA CINQUIÈME CONJUGAISON Sur menâto on conjugue: 1.Les autres verbes actifs ou neutres en to qui sont les plus nombreux, comme: Apgoâto, délier, remettre; apgoâtotes (pas de contraction).Atjgenéoâto, mettre en désordre; oia$â{o, mêler.Elato, porter; lâtotes, lato, mo gtelâto; ilâto, préparer, réparer; ilito, renouveler, refaire; iltjô§oâto, réparer, rectifier, arranger, ratifier; êlito, elto, faire.Eloêoâto, rendre mauvais, faire de cela un péché; loéoâtotes.En§âto, arrêter; ou nenÿâto, contraction nafiâto, arrête cela.Etjigelâto, rejeter, éloigner; tjigelâtotes, je rejetterai.Igâto, mettre en place; igatoôoei, mise (au jeu), gageure.Iltâto, fermer; gcpsaÿâto, à clef; sepangâto, un livre; spanQdto, ferme-le.Oelâto, bien traiter (une chose); olâto, olâtotes.Oçjônipgoâto, cacher, enfouir, couvrir de terre, par extension, enterrer, ensevelir; mieux otgotalg, otgotatem ogtinin, l\u2019enterrer, enterrer son corps.Oplâto, offenser, profaner; oinâto, salir, gâter, faire du mal.Gasâto, effacer; gësâto, brûler, consumer; gesgâto, perdre, détruire: aniapsimg eloêotü gasâtôgôl, la pénitence efface les péchés; sigentatimg gesgatôgôl, le baptême les détruit; gesispâto, laver: gsispâtotal aligal, elle lavera les hardes; Gsispasoégati, Purgatoire; nemtjâto, lever.Géoâto, abattre, renverser; gêoiei, défaillir.Gisgatjâto, accomplir (tâche, pénitence, devoir); nogotj {ôg ngasi gisgatjâtonetj gtegi olagô télapogoatïgopenel, maintenant donc accomplissons au plus tôt ce que nous avons promis avant-hier; naëjsi, promptement.Natÿâto, sortir, délivrer; toôopotiâto, encadrer; natgaspegâto, retirer; pelâto, manquer; alamès pelâtoçep, as-tu manqué la messe?Néiâto, montrer; mosgâto, même sens; viosigâto, nettoyer, débarrasser, dépouiller. (134) ANNALES DE I.\u2019aCFAS 171 Nèpsâfo, élever; pésoüto, sécher; pêoHo, rêver à quelque chose.Nisâto, descendre (actif); nisâsi (neutre).Pantâto, ouvrir (une porte); panâto, en général; pansafjâto, ouvrir avec une clef, comme un coffre, lesfiegen (Ms.2, 127-193); pananÿâto, un livre; paniltjâto, ouvrir la main d\u2019un autre; panil-tjâçi, ouvrir la main.Pémâto, porter; èlmâlo, emporter; samâto, toucher.Pégoâ{o, faire, occasionner, faire faire, être cause; sèspenaÿ pégoâtôfi, il cause du trouble; gino na pégoatôgô, nous en sommes la cause, c\u2019est notre faute.Pésôjjoâto, échapper, détourner; pésôflôpsgâto, manquer (au devoir), .but, .de parole, violer (commandements); séoisgâto ou sêgoisgâto, briser, violer.Piptô(jô§oâto} aussi piptôfioâto, arrondir; piptôÿôpsgâto, former, façonner en rond, mouler.Pisgoâto, entrer (une chose); pisgoâto, entrer (une quantité).P Les verbes en eg (ë long) se conjuguent de la même manière et n\u2019auraient guère besoin du deuxième modèle secondaire: esgipeg, attendre; esgipôl, pein, pôt, peimg, pôlg, pé, pa, pôg, pei, pôlitj, pôlôgtj.Les verbes en cg (e bref) suivent la conjugaison principale, excepté qu\u2019à l\u2019impératif ils retranchent e en même temps que g: éoïteg, je nomme quelqu\u2019un, oit, nomme-le; écâgeg, je le décris, je le peins, oig, décris-le.Ceux en og sont encore plus réguliers, si possible; mais la présence de l\u2019o partout les fait ressembler aux verbes en ag, oatjel.Les verbes en lemeg se distinguent difficilement de ceux en lemg, mais ceci n\u2019a guère d\u2019importance pour la conjugaison animée; nous y reviendrons pour la formation des verbes passifs, réfléchis et réciproques, lesquels sont tous de la première conjugaison.Les autres verbes en mg et ceux en ng pg sg tg doivent être conjugués comme ceux en meg neg peg seg teg (e bref).Mais ceux en leg Ig suivent deux autres modèles secondaires: éloéoâleg et gésalg, je rends méchant et j\u2019aime (ce qui n\u2019est pas la même chose); nous avons même igâleg (ü long), qui veut dire placer, et igalg (a bref) qui veut dire protéger; leurs actifs inanimés sont igâto et igatem; ceux des autres éloéoâto et gesatem.La différence principale se trouve dans les formes \u201cje te, je vous\u201d qui sont en len, In, Inôej, Inan, Inin, Inites, à cause des deux l, qui autrement se rencontreraient ensemble. Vingt-deuxième leçon SIXIÈME CONJUGAISON (animée) Modèle principal: Nemig, voir quelqu\u2019un INDICATIF PRÉSENT Ne mîg, mïgig, je le, les vois.mît, mîtjig, tu le, les vois.miatjel, miatji, il le, les voit.mïgô, mîgoig, nous le, les voyons.mîget, mîgetjig, nous le, les voyons.miôg, vous le, les voyez.miatitjel, miatitji, ils le, les voient.Né moi, môlôg, je te, vous vois.misg, môlôcj, il te, vous voit.môlèg, nous te, vous voyons.misgig, môlôÿ, ils te, vous voient.Ne min, mieg, tu me, nous vois.mit, molg, minamet (excl.), il me, nous voit.miôg, mieg, vous me, nous voyez.mitjig, molgoig, minametjig (excl.), ils me, nous voient.Négatif * Mo ne miag, miagig, je ne le, les vois pas.miaogt, miaogtjig, tu ne le, les vois pas.miagol, miagoi, il ne le, les voit pas.miaogo, miaogoig, nous ne le, les voyons pas.miagat, miagatjig, nous ne le, les voyons pas.miaoôg (gig), vous ne le, les voyez pas.miatigol, miatigoi, ils ne le, les voient pas.Mo ne molo, moloôg, je ne te, vous vois pas.molog, moloôÿ, il ne te, vous voit pas.moloeg, nous ne te, vous voyons pas.molog, moloôg, ils ne te, vous voient pas.Mo ne mion, mioeg, tu ne me, nous vois pas.miôg, mologô, minameôg, il ne me, nous voit pas.mioôg, mioeg, vous ne me, nous voyez pas.mitiôg, mologoig, minameôgoig, ils ne me, nous voient pas. 186\tANNALES DE L\u2019ACFAS\t(149) Remarques.1.Pour \u201cvous les\u201d voyez, en théorie, ce serait nemiôgig, mais en pratique on se contente d\u2019allonger ôg.2.On voit que nemolôj sert pour dire: je vous vois, il vous voit, ils vous voient; il en est de même au négatif, mo nemoloôj, et aux autres temps.Formes supplémentaires.1.Sujet inanimé; il modifie seulement les formes suivantes; pour les autres on ne change rien; némig se présente mieux sous forme interrogative: est-ce que ceci, ces choses me voient, te voient, nous voient?étog némig, migel, misg, misgel, molg, molgol, minameg, minamegel ?non, môÿoê ou môgoa, mo neminog, minogol, molog, mologol, minaménog, mina-ménogol; mesgig tan téli olâlinamegel oégela oigatigenel, c\u2019est un grand service que nous rendent ces livres (lettre) ; aux 3es personnes négatives, ce serait: mo némianogol, nemiatinogol.Pour les choses disparues, passées ou éloignées, on se sert de némigeg, gegel, mo neminogoeg, goegel.Autre exemple: na géséolig, cela me plaît; étog èlp géséolesg, à toi aussi ?non, ni à moi, ni à toi, ni à lui, môQoa (§oé) géséolinog, géséolnog, géséolgog; mètj étog mo tami giçi otjalat épit tan mo géséolgog oposgeoiston ?ne pourrait-on pas trouver quelque part une femme qui ne fût pas trop causeuse (Rem.gr.99) ?2.\tComplément pluriel (indirect) de genre inanimé; on ajoute el, al, ôl, ol, avec ou sans modification de la consonne précédente: némigel, mitjel, sans changement aux 3es personnes qui ont déjà el; némigol, migetjel, miôéjôl, mo nemiaQal, miaogtjel, miaogol, miagatjel, miaoôéjôl; némolanel, misgel, molegel, molôQôl; mo nemoloanel, mologol, moloégel, moloôéjôl; néminel, mitjel, miôQôl, mitjigel, molgol, minametjel, miégel, molgoigel, minamétjigel; mo némionel, mioégel, miogol, mologol, minameôgol, mioôQôl, mitiôgol, mologoigel, minameôgoigel.3.\tPour le complément pluriel de genre animé, on change el en ig ou ï; d\u2019ailleurs quand cette forme est \u201cnous les, nous leur\u201d, les deux terminaisons se confondent, et la chose est suffisamment exprimée par les autres mots; par exemple: je vois mieux ceux-ci que ceux-là, oégela mé oeli nemigig mo ngotei oajala, sans rien changer dans le verbe.Voici un exemple du pluriel inanimé avec \u201ctu le, je te\u201d: gagaisgel pipnotjajamatil tetli nemitjel, tu le vois dans plusieurs miroirs; mset gôgoel patjitji gsalnanel; je t\u2019aime par- (150) ANNALES DE l\u2019aCFAS 187 dessus toutes choses; mset oenig patjitji gsalnanig, par-dessus toutes personnes; gesalnanel se prononce mieux gesalnann.4.\tLe verbe à la 3e personne, complément d\u2019un autre à la même personne, fait némialitjel, litji, miatilitjel, tilitji; mo némia-ligol, ligoi, miatiligol, tiligoi; exemple: Gisolg oélamatji afiôÿô-nemoatilitji oigmaoa, Dieu regarde avec complaisance ceux qui aident leur prochain.5.\tForme passive : némïtjel, mitji, migoititjel, migoititji, il en est vu, ils en sont vus; mo némigogol, il n\u2019en est pas vu; cette répétition de go est certaine, mais je ne sais pas en rendre compte; elle n\u2019existe pas au pluriel ni avec un sujet inanimé: mo nemigog, nemigoi, ensuite mo nemigoitigol, goitigoi, ils n\u2019en sont pas vus; cette forme doit être tirée des verbes en go de la 5e conjugaison; étant complément, on dira némilitjel, militji, migoititjel, migoititji; mo nêmiligol, miligoi, migoiligol, migoiligoi.6.\tSi le verbe a pour complément un nom de personnes disparues, mortes ou absentes (ce qui ne peut se rencontrer *que par rapport à des 3es personnes évidemment), il fait: némïgad, mitât}, miatja, migoag, migetag, miôgoag, miatitja; nemigoiga, migétjiga ou migètga, miôgiga, miatitga.INDICATIF PASSÉ Né migep, penig, je le, les ai vus.mïsep ou mitep, penig, tu le, les as vus.miasenel, seni ou peni, il le, les a vus.mlgop, penig, nous le, les avons vus.mïgetsep, penig, nous le, les avons vus.miôÿsep ounemiôQôp, penig, vous le, les avez vus.miatisenel, seni, ils le, les ont vus.Né molep, môlôfisep, je te, vous ai vus.mïsges, môlôtjsep, il te, vous a vus.môlegsep, nous te, vous avons vus.misgesenig, môlôcjsepenig, ils te, vous ont vus.Ne mî$ep ou mïp, miegsep, tu me, nous as vus.mis ou mip, molgos, minametsep, il me, nous a vus.miôtjsep, miegsep, vous me, nous avez vus.misenig ou mipenig, molgosenig, minametsepenig, ils me, nous ont vus.( 188 ANNALES DE L A CF AS (151) Conjugaison négative.III.Mo nemiagap, miaogsep, miag-scpenel, miagop, miagatsep, miaoôgsep, miatiogsepenel, je ne le, etc.; pour \u201cje ne les\u201d, etc.mettre penig ou changer penel en pent.II.Mo nemoloep, loôgsep, log sep, loegsep, logsepenig, loôg-sc penig.1.\tMo nemiosep, mioegsep, mioôgsep, miôgsep, mologsep, minameôgsep, sepenig.REMARQUES.1.Ce temps désigne le passé en général, notamment l\u2019imparfait; pour mieux exprimer le passé défini ou indéfini, on se sert de gisi, déjà, après que, ou d\u2019une autre particule, qu\u2019on met avant chaque personne, sans modifier la terminaison; pour le plus-que-parfait ou le passé antérieur, on met gis gisi, auparavant; au négatif, menag, me menag, pas encore, avec la forme négative du verbe.2.\tIl j' a à ce temps, à presque toutes les personnes trois formes, qui n\u2019ont pas toutes été mises dans le tableau, pour éviter la confusion; elles expriment sans doute des nuances dans la signification.Les voici dans l\u2019ordre de la conjugaison: \u201ctu le\u201d nemitep et nemip; le premier semble plus affirmatif que nemisep; il en est»de même au négatif: mo nemiaogtep; nemip est une forme abrégée; \u201cil le\u201d nemiapenel et nemiasepenel; mo nemiagosepenel; de même mo gesgelemago-sepenel, il ne l\u2019a pas épargné, gato giselemasenel ogtjit tan tesigo, mais il l\u2019a livré pour nous tous (Rom.8 32); \u201cnous le\u201d nemigos, gosenig, gosepenig; nemigetep, abrégé en nemigtep, et même nemigget (Rem.gr.69), nemigelges, senig, getgep, penig; de plus, dans les verbes en eg (e bref), on élide celui qui le suit, et cette personne se termine en gtep; ainsi gesalg fait gesalgetep, nous l\u2019avons aimé; glo-tjieogtèg (e long), glotjieogtegetep, nous l\u2019avons crucifié; mais eoiteg.je le nomme, fait eoitegtep, eloeoaleg, je le rends méchant, eloeoalegtep; on trouve cependant eloeoalegetsep; mesneg, je le reçois, mesnegtep, nous l\u2019avons reçu: notji ginamoet mesnegtep, nous avons reçu un maître (de chant \u2014 lettre); \u201cvous le\u201d nemiôgôs, senig, gôp, penig; \u201cils le, ils les\u201d nemiatipenel, tisepenel, pent; \u201cnous te, nous vous\u201d nemolegtep, leges, ?no nemoloegtep, loeges; nemolôgôs, lôgôp; mo nemologos, logop, loôgôs, loôgôp; \u201cil, ils te\u201d nemisgep, penig; \u201ctu me, vous me\u201d nemitep, mip; mo nemiogtep, oegtep; nemioôgôs, ôgôp, eges, egep; Notre-Seigneur dit au pharisien: Mo oesgagclemiogtep, mo ignemoiogtep samogoan, tu ne m\u2019as pas embrassé, tu ne m\u2019as pas donné d\u2019eau (pour me laver les pieds); \u201cil, ils me, nous\u201d nemip, penig, misepenig; nemolgop, minameltep, penig; par abréviation neminametnig; mo nemiogtep, mologtep, penig.Formes supplémentaires.1.Pour des disparus, morts ou absents, on ajoute enag aux deux premières personnes, et on change à la 3e enel en ena, eniga; exemple: ola tjincm nemigep, j\u2019ai (déjà) vu cet homme (ici présent); olaag tjinemag nemigepenag, j\u2019ai vu cet homme, dont on parle, qui est mort ou éloigné.M.Maillard met: nemigag; en effet cette forme du présent en ag s\u2019emploie très bien pour le passé: osgitgamo mo gètjiagopena (S.Jean, 1 10), (152) ANNALES DE l\u2019aCFAS 189 le monde ne l\u2019a pas connu, ou bien mo gétjiagoa.Pour les choses passées, disparues ou éloignées, voir le No suivant.2.\tLe sujet inanimé donne les formes suivantes: etog nemigsep, nemigsepenel, molgos, molgosenel, minamegsep, minameg sepenel, est-ce que cela m\u2019a vu, est-ce que ces choses, etc.?môgoa ou môgoe, non, mo neminogsep, sepenel, mologsep, sepenel, mologop, çjopenel, mologos, gosenel, minamenogsep, sepenel.Pour les choses passées, nemigsepeneg, penigel.3.\tPour exprimer un second rapport à un pluriel de genre inanimé, on ajoute el ou enel aux personnes qui ne l\u2019ont pas; pour un pluriel de genre animé, on ajoute ig ou enig, autrement dit on change sep en sepenig, excepté à la 3e personne où on change énel en êni.4.\tVerbe complément à la 3e personne, nemialisenel, lisent, nemiatilisenel, tiliseni; mo ne mialiog sepenel, tiliogsepenel, pent.5.\tFormes passives: nemisenel, misent, migoitisenel, goitiseni; nemilisenel, seni, migoilisenel, seni; mo nemigogsepenel, sepeni, mitigogsepenel, sepeni; mo nemiligogsepenel, militigogsepenel, sepeni.6.\tFormes dubitatives: nemiatog, togonig; nemolgotog, togonig; neminamettog, togonig; de même apôgônemoinotog, togonig, peut-être celà m\u2019aide-t-il, je ne le sais pas au juste.INDICATIF FUTUR Né miâs, miates, je le, les verrai.miatèsg (legs), tu le, les verras.miatal, miata, il le, les verra.miatèsno, nous le, les verrons.miatèsnèn, nous le, les verrons.miatôgsep, vous le, les verrez.miatital, miatita, ils le, les verront.Né moites, môltôgsep, je te, vous verrai.molteo, molôgteo, il te, vous verra.môltèsnèn, nous te, vous verrons.môltag, molôgtaÿ, ils te, vous verront.Ne mitesg, mitesnen, tu me, nous verras.miteo, molgoteo, minameteo, il me, notis verra.mitôQsep, mitesnen, vous me, nous verrez.mitag, molgotag, minametag, ils me, nous verront. 190 ANNALES DE L\u2019ACFAS (153) REMARQUE.Il y a deux formes pour \u201cje le, je les\u201d; la seconde n'est pas en usage à Ristigouche.Au lieu de nemolteo, on trouve dans les prières et dans la grammaire de l\u2019abbé Maillard: nemoliteo, qui semble indiquer une action graduée, faite peu à peu.De même il écrit nemitegs (midex), nemitegsno; on prononce encore ainsi au Cap-Breton, et cela semble bien être la forme originale.Formes supplémentaires.1.Négatif, comme au présent, avec ma au lieu de mo: ma nemiag, nemolo, nemion, etc.2.\tQuand le verbe exprime un rapport indirect à des choses de genre inanimé au pluriel, toutes les personnes en teô et tag changent cette terminaison en tal: il t\u2019aimera par-dessus toutes choses, mset gôgoel patjitji gsalnital; gsalniteô, il t\u2019aimera.De même, si on a un sujet inanimé au pluriel, on met tal à la place de ta§: gigoattegel aogtil genèg lalnital, les routes droites te mèneront loin; ma tli lalnogol, elles ne te mèneront pas ainsi.Enfin, si avec un sujet pluriel inanimé il se rencontre un complément animé de la 3e personne, le verbe fera tal pour une double raison, si ce complément est au singulier, et ta s\u2019il est au pluriel; on a une curieuse combinaison de ce genre dans la traduction de ce texte de S.Paul: Omnis lingua confitebitur Deo \u2014 O.L.C.D.(Rom.14 11), toute langue donnera gloire à Dieu, tan tesigel milnol olimatital Gisolgol.3.\tForme passive: nemigotal, gota, il en sera vu; nemigoitital, goitita, ils en seront vus.Si le complément est inanimé, on met nemigoteo, gotal: étog ogsétaoiç/oteo tan téli getlamsetg?sera-t-il sauvé par sa foi (7 Pr.121) ?Mo pa ma ogsetaoigog, mo gisgatjatog tan tèlgimot, non certes, s\u2019il ne pratique pas ce qui lui est commandé IMPÉRATIF Nemi (i bref), vois-le, les.Nemiatj, qu\u2019il le, les voie.Nemianètj, voyons-le, les.Nemigô, voyez-le, les Nemiatitj, qu\u2019ils le, les voient.Nemolitj, qu\u2019il, qu\u2019ils te voient.Nemolôÿtj, qu\u2019il, qu\u2019ils vous voient.Nemï (î long), vois-moi.Nemitj, qu\u2019il me voie.Nemigô, voyez-moi.Nemititj, qu\u2019ils me voient.Nemin, vois-nous, voyez-nous.Nemolgotj, neminametj, metitj, qu\u2019il, qu\u2019ils nous voient. (154) ANNALES DE l\u2019aCFAS 191 Négatif Mo gnemiao, ne le, les voie pas.nemiaoitj, qu\u2019il ne le, les voie pas.nemianetj, ne le, les voyons pas.gnemiap, ne le, les voyez pas.nemiaoititj, qu\u2019ils ne le, les voient pas.Mo gnemolioitj, loôjtj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne te, vous voient pas.Mo gnemio, mioip, ne me voie, voyez pas.gnemioin, ne nous voie, voyez pas.nemioitj, oititj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne me voiént pas.nemologotj, minameoetj, oititj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne nous voient pas.Remarque.En général l\u2019impératif se forme du présent de l\u2019indicatif, en retranchant g et faisant la contraction, quand le verbe en est susceptible; ainsi nemig fait nemi; gesalg, je l\u2019aime, gsal, aime-le; télimg, je lui dis, tlim, dis-lui.On verra les exceptions dans la liste des leçons XXVI et XXVII (p.174) et remarques (p.166).Nemi, Vois-moi, ressemble à vois-le, mais en apparence seulement, parce que Yï allongé équivaut à deux i; il en est de même de nemigô et nemigô, voyez-le, voyez-moi.2.\tPour: ne me, ne nous voyez pas, on dit aussi bien: mo gnemip, gnemin; exemple: Gtjisajmao, nemtjâsi, mo gtaptji tjigelâlin, Seigneur, levez-vous, ne nous repoussez pas à jamais (Ps.43, 24); étjigelâleg, chasser, rejeter; lorsqu\u2019il y a un préfixe avant le verbe, le g et le t euphonique de la seconde personne se met avant ce préfixe: aptjio, aptji, toujours, mo gtaptji, ne.pas à jamais.3.\tAvec sujet inanimé le positif est le même; donnons le négatif de asgaioatj, asgaiolitj, asgaioitj, que cela le, te, me dérange: mo asgaioanotj, asgaioinotj, asgaiolnogotj, asgaioinamenotj, mo gtasgaiolinotj, mo gtasgaiolnoôjtj. Vingt-troisième leçon SIXIÈME CONJUGAISON (suite) CIRCONSTANCIEL ou INDICATIF avec Lorsque Ne migel, migeg, moi le, les voyant, ayant vus, ou lorsque je le, les vois, voyais.mitjel, miteg, lorsque tu le, les vois, voyais.miatjel, miateg, lorsqu\u2019il le, les voit, voyait.migoel, migoeg, lorsque nous le, les voyons, voyions.migetjel, migeteg, lorsque nous le, les voyons, voyions.miôgoel, miôgoeg, lorsque vous le, les voyez, voyiez.miatitjel, miatiteg, lorsqu\u2019ils le, les voient, voyaient.Ne molanel, laneg, lorsque je te vois, voyais.misgel, misgeg, lorsqu\u2019il, ils te voient, voyaient.molegel, legeg, lorsque nous te, vous voyons, voyions.mologoel, lôgoeg, lorsque je vous, il, ils vous voient, voyaient.Ne minel, mineg, lorsque tu me vois, voyais.mitjel, miteg, lorsqu\u2019il me voit, voyait.miôgoel, goeg, lorsque vous me voyez, voyiez.miegel, miegeg, lorsque tu nous, vous nous voyez, voyiez.molgoèl, goèg, lorsqu\u2019il, ils nous voient, voyaient.minametjel, meteg, lorsqu\u2019il, ils nous voient, voyaient.Formes supplémentaires.1.Négatif: vio nemiagal, geg, miaotjel, teg, miagoel, goeg, miaogôel, goeg, miagatjel, teg, miaoôgoel, goeg, miatigoel, goeg; \u2014 mo nemoloanel, neg, mologoel, goeg, mo-loegel, geg, moloôgoel, goeg; \u2014 mo nemionel, neg, migoel, goeg, mioôgoel, goeg, mioegel, geg, mologoel, minamegoel, goeg.2.\tAvec un sujet de genre inanimé, ajouter à la forme correspondante de l\u2019indicatif al el ol oel pour le présent, eg oeg pour le passé.3.\tPassif: nemïtjel, teg, migoititjel, teg.4.\tVerbe complément : nemialitjel, liteg, miatilitjel, liteg. (156) ANNALES DE L\u2019ACFAS 193 5.Ce mode au présent ressemble beaucoup au présent de l\u2019indicatif avec complément pluriel inanimé; s\u2019il s\u2019en trouvait un ici, il ne changerait rien au présent, mais au passé il faudrait encore ajouter el, en élidant le premier e : milamogol têli oleiolangel, moi t\u2019ayant favorisé de diverses manières; de même nemolangel, nemingel, même nemiggel.SUBORDONNÉ ou INDICATIF avec Si Remarque.Ce mode a trois temps: présent, passé, plus-que-parfait; le présent ne diffère de l\u2019indicatif que dans un petit nombre de personnes; mais il prend la contraction partout, si le verbe en est susceptible; le plus-que-parfait se forme du passé en ajoutant en à toutes les personnes de ce temps.Ne mig, migig,\u2014 miges,\u2014 sen, si je le, les vois, voyais, avais vus.mitj,\u2014 mi§ep,\u2014 pen, si tu le, les vois, voyais, avais vus.miatj,\u2014 mias,\u2014 sen, s\u2019il le, les voit, voyait, avait vus.migô,\u2014 migos,\u2014 sen, si nous le, les voyons, voyions, avions vus.migetj,\u2014 migetsep,\u2014 pen, si nous le, les voyons, voyions, avions vus.miôÿ,\u2014 miôÿsep ou ôÿôs,\u2014 pen ou sen, si vous le, les voyez, etc.miatitj,\u2014 miatis,\u2014 sen, s\u2019ils le, les voient.Ne molan, molôÿ,\u2014 molas, molôÿs,\u2014 sen, sepen, si je te, vous vois.misg, molôÿ,\u2014 misges, molôÿs,\u2014 sen, sepen, s\u2019il te, vous voit.moleg,\u2014 molegsep,\u2014 pen, si nous te, vous voyons.misgig, molôÿ,\u2014 misges, molôÿs,\u2014 sen, s\u2019ils te, vous voient.Ne min, mieg,\u2014 mi§ep, miegsep,\u2014pen, si tu me, nous vois, etc.mitj, molg,\u2014 mis, molgos,\u2014 sen, s\u2019il me, nous voit.minametj,\u2014 minametsep,\u2014 pen, s\u2019il me, nous voit, voyait, avait vus.miôÿ, mieg,\u2014 miôÿ sep, miegsep,\u2014 pen, si vous me, nous voyez.mititj, molgoig,\u2014 mitis, molgos,\u2014 sen, s\u2019ils me, nous voient.minametitj,\u2014 minametis,\u2014 sen, s\u2019ils nous voient.REMARQUE.Ce mode a aussi un sens optatif, de recherche ou d\u2019hésitation, comme nemolan, que je te voie, gtjitjolan, que je te connaisse (Rem.gr.233); teli g salin tli gsalnan, que je t\u2019aime comme tu m\u2019aimes (prière).Formes Supplémentaires.1.La forme négative diffère peu de celle de l\u2019indicatif ; voici celle du passé qui servira de guide pour les deux autres: mo nemiaÿas, miaosep, miaÿsep, miaogos, \\ « 194 ANNALES DE L ACFAS (157) miagatsep, miaoôgsep, miatiôgsep; mo nemoloas, loôgs, mologsep, moloegsep; mo nemiosep, mioegsep, mioôgsep, mologos, minameôgsep, mioôçjsep, mioegsep, mitiogsep, mologos, minametiôgsep.2.\tLa forme inanimée au négatif fait anotj, enotj inotj, nos, nosen: mo neminotj, nos, nosen, si cela ne me voit pas, neminamenos, etc.3.\tPassif: nemitj, mis, misen, s\u2019il en est vu, etc.: onaÿapem nemitj (sens du cire.), Jésus étant aperçu par ses disciples (S.Mat.14 26).4.\tVerbe complément: nemialitj, militj, lis, lisen.5.\tOn trouve quelques autres variantes, à part nemiôÿôs, ôQôsen: nemigetges, getgesen, si nous les voyions; neminametges, metgesen, s\u2019il nous voyait, nous avait vus; neminametjig, s\u2019ils nous voient; mais cette dernière est certainement fautive.CONDITIONNEL Ne mieg (ep), miegapen, je le, les verrais, aurais vus.miag (p), miagpen, tu le, les verrais, aurais vus.mias, miasôg, il le, les verrait, aurait vus.miagop, miagopen, nous le, les verrions, aurions vus.miageg, miagegpen, nous le, les verrions, aurions vus.miagôg, miagôÿpen, vous le, les verriez, auriez vus.miatis, miatisôg, ils le, les verraient, auraient vus.Ne molig, ligapen, ligôg, ligôgpen, je te, vous verrais, aurais vus.molis, lisôfi, lôgs, lôgsôg, il te, vous verrait, aurait vus.moligeg, gegpen, nous te, vous verrions, aurions vus.molis, lisôçj, lôÿs, lôgsôg, ils te, vous verraient, auraient vus.Ne mig, migpen, migeg, migegpen, tu me, nous verrais, aurais vus.mis, misôg, molgos, molgosôç), il me, nous verrait, aurait vus.minamets, minametsôc}, il nous verrait, aurait vus.migô§, gôôjpen, geg, gegpen, vous me, nous verriez, auriez vus.mitis, molgos, sôg, ils me, nous verraient, auraient vus.minametis, minametisôÿ, ils nous verraient, auraient vus.Remarque.Il est très utile d\u2019observer que dans tous les verbes animés, quelque différents qu\u2019ils soient entre eux, la première forme \u201cje le, je les\u201d de ce mode, nemieg, est semblable à \u201ctu nous\u201d du présent de l\u2019indicatif, à part la contraction; ainsi gesalieg, I (158) ANNALES DE l\u2019A CF AS 195 tu nous aimes, fait gsalieg, je l\u2019aimerais; ignemoieg, tu nous donnes, je lui donnerais; apoieg, tu nous envoies, je l\u2019enverrais ou lui enverrais.Formes supplémentaires.1.La négation influe peu à ce mode; on dit cependant: mo nemiaois, oisôg, mo nemiatiois, oisôg, il, ils ne le, les.; mo nemiois, tiois, oisôg, il, ils ne me.sôg.2.Verbe complément: nemialis, lisôg; passif: SUBJONCTIF nemis, mitis, Nnemian, que je le, les voie.Gnemian, que tu le, les voies.Ognemian, ognemigon, qu\u2019il le, les voie.Gnemianeno, nnemianen, que nous le, les voyions.Gnemianeo, que vous le, les voyiez.Ognemianeo, ognemigoneo, qu\u2019ils le, les voient.Gnemolin, gnemolineo, que je te, vous voie, qu\u2019il te, vous voie.Gnemigon, migoneo (forme passive), qu\u2019il te, vous voie.Gnemolinen, que nous te, vous voyions.Gnemolineo, gnemigoneo, qu\u2019ils te, vous voient.Gnemin, gneminen, que tu me, nous voies.Nnemin, nneminen, gnemolgoneno, qu\u2019il me, nous voie.Nnemigon, nnemigonen, gnemigoneno, qu\u2019il me, nous voie.Gnemineo, gneminen, que vous me, nous voyiez.Nnemineo, nneminen, gnemolgoneno, qu\u2019ils me, nous voient.Nnemigoneo, nnemigonen, gnemigoneno, qu\u2019ils me, nous voient.REMARQUES.1.Avec \u201cil, ils\u201d comme sujet, le subjonctif a deux formes: quand le complément est me, te, nous, vous, M.Maillard emploie constamment la seconde en gon, goneno, gonen, goneo, tandis qu\u2019avec le, les, il se sert des deux.Je ne connais pas de raison pour cette différence; d\u2019ailleurs les Sauvages disent couramment, par exemple, gnemolgoneno; M.Rand aussi le met quelquefois; ainsi, gotji apattelolgoneno (Tit.2 14), qu\u2019il nous rachète.Je pense que les deux formes sont régulières; la seconde a le sens passif.Avec \u201cil, ils, le, lui, leur,\u201d M.Maillard emploie souvent la première: ogtignemoan, moaneo, qu\u2019il, qu\u2019ils lui, leur donne (Rem.gr.64); même dans sa grammaire (p.72) on a oigemoan; u a été imprimé à la place de n.2.Il est bien remarquable qu\u2019à ce mode la lettre initiale soit g (de g il, gileo, toi, vous) toutes les fois qu\u2019il est fait mention de la seconde personne, comme sujet ou complément; n (de nirt, ninen, je, nous) seulement quand l\u2019autre est la troisième; enfin o (de ola, oegela, lui, eux) quand il n\u2019y a que des troisièmes personnes; voulue ou instinctive, c\u2019est une politesse très délicate envers ceux à i 196 ANNALES DE L\u2019ACFAS (159) qui on parle.En voici un exemple frappant: ogtjiatj telgig gpegoatetemoinen, santeoit Nasgoet Mali teltamgetjel npegoataoalseoggonen, que tu nous accordes ceci, que (elle) la B.V.M.nous procure par sa prière ce que nous lui demandons (Ms.9, 316); peoatem gtelimgon, je veux que tu me dises (lettre), ntelimgon, qu\u2019il me dise, optelimgon, qu\u2019il lui dise.Formes supplémentaires.1.La négation ne change rien au subjonctif, excepté aux formes inanimées: mo ogtasgaioanon, olinon, oinon ou oigtenon, ologon, oinamenon ou oinamegtenon.2.Verbe complément: ognemialin, qui sert pour tous les nombres; exemple: Igâtoatjel Sesosel oglotjieogtalin, il leur remet Jésus pour le crucifier (S.Jea.19 16).INFINITIF ou IMPERSONNEL avec On Ne mot, motjig, le voir, on le, les voit.mos, mosenig, l\u2019avoir vu, on le, les voyait.miaten, miatiten, devoir le voir, on le, les verra.motj, motitj, qu\u2019on le, les voie (impératif).motjel, motitjel, le, les voyant, lorsqu\u2019on le, les voit.moteg, motiteg, le, les ayant vus, lorsqu\u2019on le, les voyait.motj, motitj, si on le, les voit.mos, motis, si on le, les voyait.mosen, motisen, si on le, les avait vus.mianes, miatines, on le, les verrait.mianesôj, miatinesôg, on le, les aurait vus.mian, miatin, ognemigen, migeneo, qu\u2019on le, les voie (subj.).Ne molg, te, vous voir, on te, vous voit.molges, te, vous avoir vus, on te, vous voyait.molten, molôgten, devoir te, vous voir, on te, vous verra.molgetj, qu\u2019on te, vous voie (impératif).molgel, molgeg, te, vous voyant, ayant vus, lorsqu\u2019on te, vous voit, voyait.molg, molges, molgesen, si on te, vous voit, voyait, avait vus.molines, molinesôçj, on te, vous verrait, aurait vus.molgen, molgeneo, gnemigen, migeneo, qu\u2019on te, vous voie (subj.).Ne mimg, mitimg, molg, minamet, me, nous voir, on me, nous voit.mimges, mitimges, molges, minametsep, on me, nous voyait.miten, mititen, molgoten, minameten, on me, nous verra.mimgetj, mitimgetj, molgetj, minametetj, qu\u2019on me, nous voie. (160) ANNALES DE L ACFAS 197 mimgel, mitimgel, molgel, minametjel, me, nous voyant, lorsqu\u2019on me, nous voit.mimgeg, mitimgeg, molgeg, minameteg, me, nous ayant vus, lorsqu\u2019on me, nous voyait.mimg, mitimg, molg, minametj, si on me, nous voit.mimges\u201emitimges, molges, minametsep, si on me, nous voyait.mimgesen, mitimgesen, molgesen, minametsepen, si on me, nous avait vus.mines, mitines, molgones, minametnes, on me, nous verrait.minesôQ, mitinesôg, molgonesôg, minametnesôÿ, on me, nous aurait vus.min, mitin, molgen, minametenen, nnemigen, genen, gnemi-geneno, qu\u2019on me, nous voie.REMARQUE.L\u2019infinitif n\u2019est que l\u2019impersonnel conjugué avec on à tous les temps et à tous les modes.C\u2019est pourtant un véritable infinitif, mais qui comprend les modifications exprimées en français par les auxiliaires, et en même temps celles qui sont exigées en micmac par les rapports aux compléments personnels: me, te, le, nous, vous, les voir, avoir vu, devoir voir, etc.Si on veut exprimer le devoir lui-même, on y joint l\u2019adverbe amotj ou miamotj.Formes supplémentaires.1.Voici d\u2019abord les formes négatives, avec la traduction de la première de chaque groupe seulement: Mo nemiat, miatjig ou miameg, ne pas le, les voir, on ne le, les voit pas; mo nemias, miamegsep, sepenig; ma nemiat, etc.; miatj, miatitj; mias, miatis; miasen, miatisen; mianes, mianesôÿ, miatines, miatinesôg; pour les autres il n\u2019y a pas de différence.Mo nemolemeg, ne pas te, vous voir, on ne te, vous voit pas; molemegsep, molemgetj, molemgel, geg, molemges, gesen, molines, nesôi), molemgen, geneo et mo gnemigen, geneo, sans changement.Mo ma nemimeg, mitimeg, molog, minameôg, ne pas me, nous voir, on ne me, nous voit pas, verra pas; mimegsep, mitimegsep, mologsep, minameôg sep; mimegel, mitimegel, mologoel, minamegoel, goeg; pas d\u2019autre changement.2.\tPour exprimer le rapport indirect à des compléments au pluriel, on met nemotjel, mosenel, motji, moseni; nemolgel, mol-gesenel, mo nemolemegel, molemegsepenel.3.\tPour les disparus, morts ou absents, on se sert de nemotaÿ, mosenag, motgag, motga, motgig, motgiga, motitgiga, aussi nemotnaçj, motnig. Vingt-quatrième leçon SEPTIÈME CONJUGAISON (mixte) , Gisitag, toi, toin, faire quelque chose à quelqu\u2019un INDICATIF PRÉSENT Gisi tag, tagig, je lui, leur fais.tat, tatjig, tu lui, leur fais.toatjel, toatji, il lui, leur fait.tagô, tagoig, nous lui, leur faisons.tagat, tagatjig, nous lui, leur faisons.toôg, vous lui, leur faites.toatitjel, toatitji, ils lui, leur font.Gisi toi, tolôÿ, je te, vous fais.tasg, tolôg, il te, vous fait.tolèg, nous te, vous faisons.tasgig, tolôg, ils te, vous font.Gisi toin, toieg, tu me, nous fais.toit, tolg, toinamet, il me, nous fait.toiôg, toieg, vous me, nous faites.toitjig, tolgoig, toinametjig, ils me, nous font.Négatif Mo gisi toag, toagig, je ne lui, leur fais pas.toaogt, toaogtjig, tu ne lui, leur fais pas.toagol, toagoi, il ne lui, leur fait pas.toagô, toagoig, nous ne lui, leur faisons pas.toagat, toagatjig, nous ne lui, leur faisons pas.toaoôg (gig), vous ne lui, leur faites pas.toatigol, toatigoi, ils ne lui, leur font pas.Mo gisi tolo, toloôôj, je ne te, vous fais pas.tolog, toloôg, il ne te, vous fait pas.toloeg, nous ne te, vous faisons pas.tolog, toloôg, ils ne te, vous font pas.Mo gisi toion, toioeg, tu ne me, nous fais pas.toiôg, tologô, toinameôg, il ne me, nous fait pas.toioôg, toioeg, vous ne me, nous faites pas.toitiôg, tologoig, toinameôgoig, ils ne me, nous font pas. (162) ANNALES DE L ACF AS 199 Remarques.1.On voit ici que, comme pour némig, giçitolôÿ sert pour dire: je vous fais, il, ils vous font; de même, en pratique, gisitoôfl sert pour: vous lui faites et vous leur faites, mais on allonge ÔQQ au pluriel, parce que, en théorie, ce devrait être giçitoôÿig.Dans la Gram.man.(2e p.p.1), on a oéléioôéj pour les deux.2.\tUn exercice très pratique et intéressant ici est de conjuguer avec giçitag un autre verbe de la même conjugaison en mag, de cette manière: giçitag tan péoatemoit, je lui fais ce qu\u2019il veut de moi; giçitolôj tan péoatemoiôg, je vous fais ce que vous voulez de moi; gisitoinametjig tan mo péoatemoagatjig, ils nous font ce que nous ne voulons pas d\u2019eux, etc.3.\tLes Sauvages font souvent la forme \u201cnous le\u201d en ogô au lieu de agô, sans en mesurer la différence; c\u2019est que le mixte correspond à un actif inanimé, comme giçito, je fais une chose, et giçitaç), je la fais pour quelqu\u2019un, ou par rapport à lui, ou à cause de lui; le premier fait giçitogô, nous la faisons, le second gi§itajô, nous la lui faisons; la différence est considérable.Dans le Catéchisme de M.Painchaud, rédigé certainement avec l\u2019aide d\u2019un interprète, il est dit du péché: Genisgamino alsotgel elistemagol, nous désobéissons aux ordres du Seigneur.Formes supplémentaires.1.Pour les disparus, morts ou absents, on dirait gi§itaÿaj, tatag, toata; mais c\u2019est peu usité et peu euphonique dans cette conjugaison; au besoin on pourrait emprunter cette forme au passé: gisitagapenag, etc.2.\tAvec sujet inanimé : Gôgoei ta gi§itoig, toigel, tolg, tolgol, toinameg, toinamegel, tasg, tasgel ?qu\u2019est-ce que cela me, te, nous fait?Môtjoa gôgoei gisitoinog, nogol, tolog, tologol, toinaménog, nogol, non, rien.Pour les choses passées, disparues ou éloignées, on dit gisitoigèg, gégel, etc.\ti 3.\tQuand le verbe est complément d\u2019un autre, les deux étant à la 3e personne, on introduit dans le second la syllabe U, comme dans les autres verbes ; exemple : gisitoatjel tan peoatemoatjeî, il lui fait ce qu\u2019il (le sujet) veut de lui; gisitoatjel tan peoatemoalitjel, il lui fait ce qu\u2019il (le complément) veut d\u2019un autre.Si le second verbe se rapportait au sujet du premier, il faudrait tourner par le passif, comme ci-après. 200 ANNALES DE L ACFAS (163) 4.\tForme passive: gisitatjel ou gisitatj, ce qui est fait pour lui; giçitatji, tagoititjel, tagoititji; mo giçitagogol, tagoi, tagoitigol, tagoitigoi; gi§italitjel, talitji, tagoilitjél, tagoilitji; mo giçitaligogol, taligoi, tagoiligol, tagoiligoi; ainsi, dans l\u2019exemple précédent, supposons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mère, qui fait pour son mari ce qu\u2019il veut d\u2019elle, on dira: giçitoatjel tan péoatematjel; mais si elle lui fait ce qu\u2019il veut de leur enfant, on dira: gisitoatjel tan péoate-moalitjel onitjanoal.5.\tQuand le complément direct est au pluriel inanimé, on ajoute l avec une des voyelles a e ô o, si elles ne s\u2019y trouvent pas déjà: giçitagal, je lui fais plusieurs choses, tatjel, toatjel, tagol, taÿatjel, toôôjôl, toatitjel, gi§itagigel, etc., peu usité; on exprimerait plutôt le nom ou le pronom: oëgela gôgoèl, ces choses.Avec un second complément pluriel animé, on ajoute ig ou i aux personnes qui ne l\u2019ont pas déjà; par exemple: je lui fais un chapelet (plur.an.), gisitagig sonming, gisitolanig, tasgig, toatji; avec ce dernier on mettrait sonmin, selon la règle de la Vile leçon (p.44); etog mo gisi ignemoionig sonmintjitjg (requête authentique) ?ne peux-tu pas me donner un petit chapelet ?INDICATIF PASSÉ Gisi tagap, penig, je lui, leur faisais, ai fait.tasep, tatep, tap, penig, tu lui, leur as fait.toasenel, penel,\u2014 seni, peni, il lui, leur a fait.tagop, gos,\u2014 penig, senig, nous lui, leur avons fait.tagatsep ou ges, gep,\u2014 senig, penig, nous lui, leur avons fait.toôgsep ou gôs, gôp,\u2014 senig, penig, vous lui, leur avez fait.toatisenel ou penel,\u2014 seni, peni, ils lui, leur ont fait.Gisi tolep, tolôfisep, je te, vous ai fait.tasges ou gep, tolôgsep, ou lôgôs, gôp, il te, vous a fait.tolegsep ou leges, gep, nous te, vous avons fait.tasgesenig, tolôgsepenig, ils te, vous on fait.Gi$i toiçep ou oitep, dip,\u2014 toiegsep, tu me, nous as fait.lois, tolgos, toinametsep, il m\u2019a, nous a fait.toiôgsep, toiegsep, ou gôs, gôp, ges, gep, vous me, nous avez fait.toisenig, tolgosenig, toinametsepenig, ils me, nous ont fait.Remarque.Comme pour nemig (p.151). (164) ANNALES DE L\u2019ACFAS 201 Formes supplémentaires.1.Négatif: Mo giçitoaflap, toaogsep, toaÿsepenel, toaÿop, toaÿatsep, toaoôQsep, toatiôg sepenel, je ne lui, leur ai pas fait, etc.; pour \u201cje ne leur\u201d, etc., mettre penig ou changer penel en peni.Mo gisitoloep, loôÿsep, logsep, loègsep, logsepenig, loôÿsepenig.Mo gisitoiosep, toioegsep, toiôgsep, tologsep, toinameôgsep, sepenig, toioôçjsep.2.\tIl y a à ce temps quelques autres formes, qu\u2019il est utile de connaître pour comprendre ce qu\u2019on entend ou ce qu\u2019on lit plutôt que pour en faire usage soi-même, dans les commencements; forme abrégée pour \u201cnous leur, vous leur\u201d gisitacjatnig, toôcjôtnig; \u201cil, ils nous\u201d, gisitolgop, gonig, gopenig; gisitoinamettep, tenig, tepenig; \u201cvous nous\u201d gisitoiegtep; \u201ctu ne lui, tu ne leur\u201d mo gisitoaog-tep ou toagosep.3.\tPour les disparus, morts ou absents, ajouter enacj à toutes les formes du singulier avec leurs variantes, et a ou ga au pluriel; à la 3e personne du singulier on change enel en ena: Antleôçj giçi-tasepenafl gelolgeg lesQigeneg, tu as fait au défunt André un beau cercueil.4.\tAvec un sujet inanimé: êtog soliéoei giçitoigsep, sepenel, tasges, gesenel, tolgos, gosenel (gopenel, gosepenel), toinamegsep, sepenel olôti ?est-ce que l\u2019argent a procuré le bonheur à moi, toi, lui, nous, etc?mo pa giçitoinogsep, tologsep, tologos, toinamenogsep, sepenel, non vraiment.Pour les choses passées ou disparues on met sepenel, sepenigel.5.\tVerbe complément à la 3e personne, giçitoalisenel, etc.6.\tForme passive: giçitasenel, seni, taçjoitisenel, sent; voir nemig.7.\tPour exprimer un second rapport au pluriel inanimé, on ajoute el ou enel aux personnes qui ne l\u2019ont pas: gi§ita@apenel, tolapenel, toipenel negela gôÿoel, je lui, je t\u2019ai, tu m\u2019as fait ces choses; pour des choses disparues on mettra peneg au singulier et penigel au pluriel; on ajoute de même el ou enel, pluriel eni, quand il y a un second rapport à un complément animé de la 3e personne, si le sujet est aussi de cette personne, ig ou enig, si le sujet est de la 1ère ou de la 2e; ex.: ignemolôçjôpenel Oetjioli Nisgamel gtini-neoaçj (I Thess.4, 8), il vous a donné l\u2019Esprit de Dieu en vous-mêmes; géginoataÿapenig ggoisonem, je leur ai fait connaître ton nom; ignemacjapenigel oigatigengel, je leur ai donné les papiers; gôQoei ogtjit mo emgatoaoasepeneg nsolieoeimeg notji maflatoige-tititj, pourquoi n\u2019as-tu pas prêté mon argent aux banquiers (S.Luc, 19, 23) ?/ 202 ANNALES DE L\u2019ACFAS (165) INDICATIF FUTUR Gi§i toâs, toatès, je lui, leur ferai.toatesg, tu lui, leur feras.toatal, toata, il lui, leur fera.toatesno, toatesnen, nous lui, leur ferons toatôgsep, vous lui, leur ferez.toatital, toatita, ils lui, leur feront.Giçi toltès, toltôgsep, je te, vous ferai.tolteô, tolôÿteô, il te, vous fera.toitesnen, nous te, vous ferons.toltaQ, tolôgtaÿ, ils te, vous feront.Gisi toitesg, toitesnen, tu me, nous feras.toiteô, tolgoteô, toinameteô, il me, nous fera.toitôgsep, toitesnen, vous me, nous ferez.toitag, tolgotag, toinametag, ils me, nous feront.Remarques : 1.Le négatif est semblable à celui du présent avec ma au lieu de mo: ma gisitoaÿ, tolo, toion, je ne le lui ferai pas, je ne te, tu ne me.2.Il y a deux formes pour \u201cje lui, je leur\u201d; la seconde n\u2019est pas en usage à Ristigouche; pour \u201ctu lui, tu leur\u201d la forme primitive était gisitoategs (M.Maillard écrit dex); on la conserve encore au Cap-Breton et ailleurs; de même on disait et on écrivait: gisi-toitex, dexno, dexnen; on trouve aussi gisitoliteô, tolitag, comme pour nemig.Formes supplémentaires : Elles sont plus rares au futur.1.\tSi on a un sujet de genre inanimé à la 3e personne du pluriel, on change leô et tag en tal; prenons un exemple dans as-gaiag, déranger quelqu\u2019un: asgaioig, oigel, cela, ces choses me dérangent, me font du tort; on mettra au futur: asgaioital, iolgotal, ioinamétal, ioltal, iolôÿtal, ioatal, ioatital.Le même changement a lieu dans le cas d\u2019un complément pluriel inanimé; ex.: ligpenigen gisitoiteô, il me fera un panier; ligpenigenel (genn) gisitoital, il me fera des paniers; gisitolgotal, toinamétal, il, ils nous en feront.2.\tFormes passives : gisitagotal, gota, goitital, goitita, il lui, leur en sera fait; gôgoei ta ignemagoitital pâtliâsel?qu\u2019est-ce qui leur sera donné par le prêtre ?alamès eta, c\u2019est (ce sera) la messe.Mais si le complément est de genre inanimé et au singulier, on laissera teô: gôÿoei ta pgoatagoteô alasotmagan ?qu\u2019est-ce qui lui sera procuré (à l\u2019enfant au baptême) par la religion ?iaptji osgi-tjinôti eta, ce sera la vie éternelle. (166) ANNALES DE l\u2019aCFAS 203 IMPÉRATIF Gisi to, fais-lui, leur.toatj, qu\u2019il lui, leur fasse.toanètj, faisons-lui, leur.tog, faites-lui, leur.toatitj, qu\u2019ils lui, leur fassent.tolitj, tolôgtj, qu\u2019il, qu\u2019ils te, vous fassent.toi, loin, fais-moi, fais-nous.toïgô, toin, faites-moi, faites-nous.toitj, tmtitj, qu\u2019il, qu\u2019ils me fassent.tolgotj, toinamètj, toinamétitj, qu\u2019il, qu\u2019ils nous fassent Négatif Mo ggisitoaô, toap, ne lui, leur fais pas, faites pas.gisitoaoitj, oititj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne lui, leur fassent pas.gisitoanètj, ne lui, leur faisons pas.ggisitolioitj, toloôgtj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne te, vous fassent pas.ggisitoiô, toip, toin, ne me, nous fais pas, faites pas.gisitoioitj, oitioitj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne me fassent pas.gisitologotj, toinaméoitj, oititj, qu\u2019il, qu\u2019ils ne nous fassent pas.Formes supplémentaires : 1.Verbe complément: en théorie on a gisitoalitj, toilitj; mais en pratique il n\u2019y a guère d\u2019application.2.\tSujet inanimé; il ne produit pas de changement au positif; par exemple: pgoatoatj, tolitj, toitj, que cela lui, te, me cause, procure, fasse faire quelque chose; mais au négatif on aura: mo pgoa-toanotj, tolinotj, toinotj; de même au pluriel: mo pgoatolnogotj, toinamênotj, tolnoôgtj.3.\tForme passive : gisitatj, 'tagoititj, comme pgoatatj, tagoititj, qu\u2019il lui soit fait, procuré par un autre.Remarque : Les verbes en ag (oatjel) font l\u2019impératif en o og: gisito, tog, oléio, iog, ignemo, mog; ogsoatog ola ngatigen ag ignemog tan gis neôgtisgâfial geôgongel, ôtez-lui sa mine et donnez-la à celui qui en a déjà dix (S.Luc, 19, 24). Vingt-cinquième leçon SEPTIÈME CONJUGAISON (mixte) : Gisitag (suite) CIRCONSTANCIEL ou INDICATIF avec Lorsque Gi§i tâgèl, tâÿeg, moi lui, leur faisant, ayant fait, ou lorsque je lui, leur fais, faisais.tatjel, tateg, lorsque tu lui, leur fais, faisais.toatjel, toateg, lorsqu\u2019il lui, leur fait, faisait.tagoel, taQoeg, lorsque nous lui, leur faisons, faisions.tagatjel, tagateg, lorsque nous lui, leur faisons, faisions.toôfioél, toôgoeg, lorsque vous lui, leur faites, faisiez.toatüjel, toatiteg, lorsqu\u2019ils lui, leur font, faisaient.Gi§i tolanel, tolaneg, moi te faisant, t\u2019ayant fait, ou lorsque je te fais, faisais.tasgel, tasgeg, lorsqu\u2019il, ils te font, faisaient.tolegel, tolegeg, lorsque nous te, vous faisons, faisions.tolôgoel, tolôQoeg, lorsque je vous, il, ils vous font, faisaient.Gi§i toinel, toineg, toi me faisant, m\u2019ayant fait, ou lorsque tu me fais, me faisais.toitjel, toiteg, lorsqu\u2019il me fait, faisait toiôÿoel, toiôgoeg, lorsque vous me faites, faisiez.toiegel, toiegeg, lorsque tu nous, vous nous faites, faisiez.tolgoel, goeg, lorsqu\u2019il, ils nous font, faisaient.toinamétjel, méteg, lorsqu\u2019il, ils nous font, faisaient.Formes supplémentaires : 1.Négatif: mo gisitoagal, $eg, toaotjel, teg, toafioel, goeg, toaôgoel, goeg, toagatjel, teg, toaoôQoel, Qoeg, toatigoel, goeg; \u2014 mo gisitoloanel, neg, tologoel, goeg, toloégel, geg, toloôgoel, @oeg; \u2014 mo gisitoionel, neg, toigoel, goeg, toitigoel, goeg, toioôÿoel, goeg, toioégel, geg, tologoel, goeg, toinamégoel, goeg.2.\tCe mode au présent ressemble beaucoup au présent de l\u2019indicatif avec un complément pluriel de genre inanimé.Avec un complément de ce genre au passé, on ajoute un autre el à eg: pogoelgel gôgoel ignemagegel, moi lui, leur ayant donné plusieurs choses.3.\tAvec un sujet de genre inanimé, on ajoute à la forme correspondante de l\u2019indicatif les terminaisons al el ol oèl et èg oèg. (168) ANNALES DE L\u2019ACFAS 205 4.\tPassif: gisitatjel, tateg, tafioititjel, tagoititeg.5.\tverbe complément: gisitoalitjel, liteg, toatilitjel, liteg.6.\tPour les disparus : gisitatga, tatgiga; Sesos telimaseniga ne-gela natji angistatga, Jésus dit à ceux qui venaient Pécouter (litt.pour être écouté par eux \u2014 Ms.4, 236).SUBORDONNÉ ou INDICATIF avec Si Gi§i tafi itafiig), tafias, sen, si je lui, leur fais, faisais, avais fait.tatj, tasep, pen, si tu lui, leur fais, faisais, avais fait.toatj, toas, sen, s\u2019il lui, leur fait, faisait, avait fait.tafiô, tafios, sen, si nous lui, leur faisons, etc.tafiatj, tafiatsep, pen, si nous lui, leur faisons.toôfi, toôfisep ou toôfiôs, pen ou sen, si vous lui, leur faites.toatitj, toatis, sen, s\u2019ils lui, leur font.Gi§i tolan, tolas, tolasen, si je te fais, faisais, avais fait.tasg, tasges, tasgesen, s\u2019il te fait, s\u2019ils te font.tolôfi, tolôfis, tolôfisepen, si je vous, s\u2019il, s\u2019ils vous font.toleg, tolegsep, tolegsepen, si nous te, vous faisons.Gi§i toin, toisep, toisepen, si tu me fais, faisais, avais fait.toiôfi, toiôfisep, toiôfisepen, si vous me faites, faisiez, aviez fait.toitj, tois, toisen, s\u2019il me fait, faisait, avait fait.toititj, toitis, toitisen, s\u2019ils me font, me faisaient, etc.toieg, toiegsep, toiegsepen, si tu, vous nous faites.tolg, tolgos, tolgosen, s\u2019il nous, s\u2019ils nous font.toinamètj, mètsep, mètsepen, s\u2019il nous fait, faisait, avait fait.toinamêtitj, métis, mètisen, s\u2019ils nous font, etc.REMARQUE.Voir nemig (p.156).Voici quelques variantes: Gisitagsep, si je lui faisais; gisitagatges, gesen, si nous lui; gisitoinametges, gesen, s\u2019il nous.Aoanitetemagsepen Genisgamino ogoisonem ag alsipisgitaigosen piloei nisgameoig-togoel, mo ta Nisgam gtjitjitoimg (Ps.43 20), si nous avions oublié le nom de notre Dieu et étendu nos mains vers un dieu étranger, est-ce que Dieu ne l\u2019aurait pas su?Formes supplémentaires : 1.Négative (passé) : mo gi§i-toafias, toâosep, toafisep, toafios, toafiatsep, toaoôfisep, toatiôgsep; mo gi§itoloas, tologsep, toloôfis, toloegsep; mo giçitoiosep, toiôgsep, toioegsep, toioôfisep, tologos, toinametiôgsep. 206 ANNALES DE LA CF AS (169) 2.\tAvec sujet inanimé au négatif, comme nemig (p.157).3.\tPassif: gisitatj, tas, tasen; gisitagoititj, fis, tisen: oèn ogoisel goilotematj pipnagan, etog ignemoas gonteô ?quelqu\u2019un à qui son fils demande du pain lui donnerait-il une pierre (S.Luc, 11, 11) ?4.\tVerbe complément: gisitoalitj, lis, lisen; d\u2019un usage rare ici.CONDITIONNEL Gisi loieg (ap), toiégapen, je lui, leur ferais, aurais fait.toag (p), toagpen, tu lui, leur ferais, aurais fait.toas, toasôQ, il lui, leur ferait, aurait fait.toaÿop, toagopen, nous lui, leur ferions, aurions fait.toageg, toagegpen, nous lui, leur ferions, aurions fait.toagôg, toagôgpen, vous lui, leur feriez, auriez fait.toatis, toatisôg, ils lui, leur feraient, auraient fait.Gisi tolig, toligapen, je te ferais, aurais fait.tolis, tolisôg, il, ils te feraient, t\u2019auraient fait.toligôg, toligôgpen, je vous ferais, aurais fait.toligeg, toligegpen, nous te, vous ferions, aurions fait.tolôgs, tolôgsôg, il, ils vous feraient, auraient fait.Gisi toig, toigpen, tu me ferais, m\u2019aurais fait.tois, toisôg, il me ferait, m\u2019aurait fait.toigôg, toigôgpen, vous me feriez, m\u2019auriez fait.toitis, toitisôg, ils me feraient, m\u2019auraient fait.toigeg, toigegpen, tu nous, vous nous feriez, auriez fait.tolgos, tolgosôg, il, ils nous feraient, auraient fait.toinamets, toinametsôg, il, nous ferait, aurait fait.toinametis, metisôg, ils nous feraient, auraient fait.Formes supplémentaires.1.Verbe complément: gisitoalis, lisôg.2.Pour la négation on dit : mo gisitoaois, oisôg, toaoïtis, ôi-tisôg, il, ils ne lui, leur feraient pas, n\u2019auraient pas fait.Ailleurs il n\u2019y a pas de différence avec le positif, lequel a lui-même une tournure négative.C\u2019est peut-être cela qui les fait si souvent confondre l\u2019un avec l\u2019autre. (170) ANNALES DE L\u2019ACFAS 207 REMARQUE.M.Maillard, dans la conjugaison de eoigemag, met ici oigemagap, magapen (Gram.p.76), je lui écrirais, je lui aurais écrit; oigemagpen, tu lui aurais écrit.Mais la forme donnée ici est certaine.Rand met le Ps.80 15: oisoigenétemoiégapen pour humillassem, je les aurais confondus, et goilotemoagpen, tu lui aurais demandé (S.Jea.4 10); M.Maillard met également ossétaoiégapen, je les aurais sauvés (Rem.gr.106) ; mais à la 2e personne on a ogsêtaoigpen, qui signifie: tu m\u2019aurais sauvé, tandis qu\u2019ailleurs il a mis, par exemple, nemiégapen et nemiagpen (p.67), je l\u2019aurais, tu l\u2019aurais vu; puis emtôgoaliégapen, lagpen, je l\u2019aurais, tu l\u2019aurais loué (p.102); alasotmelséoiégapen, séogpen, j\u2019aurais, tu aurais prié pour lui (p.156); gogoniégapen, gogonagpen, je l\u2019aurais, tu l\u2019aurais tenu (p.154), etc.Enfin je me rappelle avoir reçu d\u2019un chef une lettre où il disait: Si je connaissais l\u2019auteur de ces rapports, je ne sais pas ce que \u201cje lui ferais\u201d, tan gisalieg: et, dans une conversation récente, au sujet de la veillée d\u2019un mort, quelqu\u2019un dit: Tjipalieg nin, moi j\u2019en aurais peur; tjipalg, je crains quelqu\u2019un, et précisément tjipalieg veut dire aussi: tu nous crains, vous nous craignez (voir Rem.p.38).Cette forme du conditionnel est donc certaine.Voir encore ogtji oetjiagoj> (Amer.1, 110), nous trouverions à cause de cela.SUBJONCTIF Ngiçitoan, que je lui, leur fasse.Ggiçitoan, que tu lui, leur fasses.Ogi§itoan, ogisitagon, qu\u2019il lui, leur fasse.Ggiçitoaneno, que nous lui, leur fassions.Ngisitoanen, que nous lui, leur fassions.Ggiçitoaneô, que vous lui, leur fassiez.Ogiçitoaneô, ogiçitagoneô, qu\u2019ils lui, leur fassent.Ggiçitolin, tolineô, que je te, vous., qu\u2019il te, vous fasse.Ggiçitagon, tagoneô, qu\u2019il te, vous fasse (forme passive).Ggi §itolinen, que nous te, vous fassions.Ggisitolineô, tagoneô, qu\u2019ils te, vous fassent.Ggisitoin, toinen, que tu me, nous fasses.Ngisitoin, toinen, ggisitolgoneno, qu\u2019il me, nous fasse.Ngiçitagon, tagonen, ggiçitagoneno, qu\u2019il me, nous fasse.Ggisitoineô, ggiçitoinen, que vous me, nous fassiez.Ngiçitoineô, toinen, ggisitolgoneno, qu\u2019ils me, nous fassent.Ngisitagoneô, tagonen, ggi§itagoneno, qu\u2019ils me, nous fassent.Remarque.Voir nemig (p.158).Formes supplémentaires ; 1.La négation ne change rien au subjonctif, excepté à la forme inanimée: nesotem mo nolatoinon, toigtenon, je crains que cela ne me fasse pas de bien; de même golatolinon, olatoanon, tologon.toinamenon, te, lui, nous, vous.2.Verbe complément: ogiçatoalin, pour tous les nombres. 208 ANNALES DE l\u2019aCFAS (171) INFINITIF Gi§i tôt, totjig, lui, leur faire, on lui, leur fait.tos, tosenig, lui, leur avoir fait, on lui, leur faisait.toaten, toatiten, devoir lui, leur faire, on lui, leur fera.totj, totitj, qu\u2019on lui, leur fasse.totjel, totitjel, lui, leur faisant, lorsqu\u2019on lui, leur fait.toteg, totiteg, lui, leur ayant fait, lorsqu\u2019on lui, leur faisait.totj, tos, tosen, si on lui, leur fait, faisait, avait fait.toanes, toanesôÿ, on lui, leur ferait, aurait fait.toan, toatin, ogiçitagen, tageneo, qu\u2019on lui, leur fasse.Gi§i tolg, te, vous faire, on te, vous fait.tolges, tolgep, te, vous avoir fait, on te, vous a fait.tolten, tolôjten, devoir te, vous faire, on te, vous fera.tolgetj, qu\u2019on te, vous fasse.tolgél, tolgeg, te, vous faisant, ayant fait,lorsqu\u2019on te, vous.tolg, tolges, tolgesen, si on te, vous fait, faisait, avait fait.tolines, tolinesôj, on te, vous ferait, aurait fait.tolgen, geneô, ggiçitagen, geneô, qu\u2019on te, vous fasse.Gi§i toimg, toitimg, tolg, toinamet, me, nous faire, on me, nous fait.toimges, toitimges, tolges, toinametsep, on me, nous faisait.toiten, toititen, tolgoten, toinameten, on me, nous fera.toimgetj, toitimgetj, tolgetj, toinametetj, qu\u2019on me, nous fasse.toimgel, tolgél, toinametjel, en me, nous faisant, lorsqu\u2019on me, nous.toimgeg, tolgeg, toinameteg, en me, nous ayant fait, lorsqu\u2019on.toimg, tolg, toinametj, si on me, nous fait.toimges, tolges, toinametsep, si on me, nous faisait.toimgesen, tolgesen, toinametsepen, si on me, nous avait fait.toines, tolgones, toinametnes, on me, nous ferait.toinesôçj, tolgonesôç), toinametnesôj, on me, nous aurait fait.loin, tolgen, toinametnen, qu\u2019on me, nous fasse.ngi§itagen, tagenen, ggiçitageneno, qu\u2019on nous fasse.Remarque : Comme pour nemig (p.160).Formes supplémentaires : 1.Négation: Mo gi§itoat, toa-tjig, toameg, toamegig; toas, senig, toamegsep, penig; ma giçitoat, etc.; mo gi§itoatj, atitj; toagoel, goeg; toatj, toas, toasen; toanes, nesôj; toan, toatin, tagen, tagebneo; \u2014 mo, ma giçitolemeg, megsep; (172) ANNALES DE l\u2019aCFAS 209 tolemgetj, tolemgel, tolemgeg; tolemeg, tolemges, tolemgesen; tolines, nesôQ; tolemgen, geneo, tagen, geneo; \u2014 mo, ma giçitoimeg, megsep; toimgetj, toimegel, megeg; toimeg, toimges, toimgesen; toines, toinesôj; loin, oitin, tagen; tolog, toinameg, tologsep, toinamegsep; tologoel, toinamegoel, goeg; le reste comme au positif.2.\tM.Maillard (Rem.gr.p.65) donne en détail les formes suivantes pour: qu\u2019on me, te, lui, nous, vous, leur donne: ntigne-magen, gtignemagen, ogtignemagen, gtignemageneno, ntignemagenen, gtignemageneo, optignemageneo les Sauvages le confondent avec le subjonctif personnel: ntignemagon, etc.3.\tOn trouve encore: ignemotnig, eoigemotnig, on leur a donné, écrit, apattelotnig, ils ont été rachetés (Apoc.14, 4).4.\tPour les disparus, morts ou absents, on se sert de ignemotaQ, mosenatj, motga, motgig, motgiga; gisitotaÿ, tosenaQ, etc.TABLEAU des TERMINAISON des VERBES ANIMÉS INDICATIF PRÉSENT Je\tle les\t\u2014 lui leur tu\tU\tU il\tU\tU nous (inc.)\tU\tU nous (exc.)\tU\tii vous\tU\tU ils\t((\tU Je\tte\t je\tvous\t\u2014 il ils vous il\tte \u2014\tils te nous\tte \u2014\tnous vous 9\tgig t\ttjig tjel\ttji go\tgoig get (gt)\tgetjig (gtjig) ôg\tàg(ig) tji\ttitji ol (In)\t lôg (Inôg)\t sg\tsgig leg (Ineg)\t 210\tANNALES DE\tl\u2019acfas\t(173) Tu\tme \u2014 vous me\tin\tiôg il\tme \u2014 ils me\tit\titjig tu\tnous \u2014 vous nous\tieg\t il ils\tnous (inc.)\tolg\tolgoig il ils\tnous (exc.)\tinamet\tinametjig Pour\tle PASSÉ, ajouter au\tprésent p penig\tpenel peni ou send seni.Pour le FUTUR changer g etc.en as ou ates tesg teo tesno tesnen tôgsep tag oltes itesg, etc IMPÉRATIF (Toi)\tle les \u2014 lui leur\t(io)\t qu\u2019il qu\u2019ils\tII\tII\ttj\ttitj (nous)\tIl\tII\tnetj\t (vous)\tIl\tII\tgo (ogo)\t Qu\u2019il qu\u2019ils\tte\tlitj (Initj)\t qu\u2019il qu\u2019ils\tvous\tlôgtj (Inôgtj)\t (Toi vous)\tmoi\ti\tigo (toi vous)\tnous\tin\tin qu\u2019il qu\u2019ils\tme\titj\tititj U\tnous (inc.)\tolgotj\t U\tnous (exc.)\tinametj\tinametitj INFINITIF On le les, lui leur: ot os aten, otj otjel oteg, osen ânes an.On te vous: olg olges olten, olgetj olgel olgeg, olgesen olines olgen.On me: img imges iten, imgetj imgel imgeg, imgesen ines in.On nous: olg olges olgoten, olgetj olgel olgeg, olgesen olgones olgen.On nous (exc.): inamet inametsep inameten, inametj inametjel inameteg, inametsepen inametnes inametnen./ Vingt-sixième leçon EXEMPLES DE LA SIXIÈME ET SEPTIÈME CONJUGAISONS Sur nemig et gisitaj se conjuguent tous les verbes avec complément animé et les mixtes.Ils sont tous terminés, comme nous l\u2019avons déjà dit (p.166), à leur première forme par un g, précédé d\u2019une des voyelles ou d\u2019une autre consonne: ag eg ig og ou bien 1g mg ng pg sg tg ; mais ceux-ci se rapportent tous aux verbes en eg dont l\u2019e est supprimé par l\u2019agencement des lettres précédentes; ainsi le verbe gelneg, je le tiens, fait en composition melgeng, je le tiens fortement.Il en est de même des autres en leg meg neg peg seg teg, tous à part g eg.1.Nous commencerons par les verbes en ig, les plus réguliers, qui se conjuguent exactement sur nemig.Ils ont presque tous leurs correspondants inanimé et mixte en ito, itag, comme nemito, je vois une chose; nemitag, je vois une chose qui appartient à quelqu\u2019un ou le concerne: nemitagatnel ogelôgôoêtjoémel ogtjipenog, nous avons vu son étoile en orient (S.Matt.2, 2).Aptjig, ol, in, ito, itag, faire du bien, avec l\u2019idée de mériter la reconnaissance: gesi aptjolgos Genisgamino, Deo gratias! aptjolgoig, aptjinametjig, ils nous font du bien; aptjin, tu me fais du bien, tu me rends service, tu me fais plaisir en cela (Rem.gr.143).M.Maillard ajoute que les sauvages disent: aptjin, comme nous disons: merci, je te remercie; aujourd\u2019hui, dans le langage courant, ils disent: oelâlin ou gèn oelâlin; M.J.Hamel écrit: kaine.Aptjïtimg, on se fait du bien les uns aux autres; petjili aptjîtimgeoei, le bienfait suprême, l\u2019Eucharistie.Emjatoig, toi, loin, toito, toitaj, prêter à quelqu\u2019un: magatoias (tooas), toates, je lui prêterai (remarquez cette sorte de contraction); maijatoï (î long), prête-moi; maçjatoi (i bref), prête-lui; mo gma-gatoio, ne me prête pas; mo gmajatoiao (presque toao), ne lui prête pas; getoi majatoig, je veux lui prêter; emjatoigeto, emprunter; gôQoei ogtjit mo emjatoaogsepeneg nsolieoeimeg tanig notji maga-toigetotitjl pourquoi n\u2019as-tu pas prêté mon argent aux banquiers (S.Luc, 19, 23) ?neutre emgatoigei. 212 ANNALES DE l\u2019aCFAS (175) Oestaoig, ol, oin, oito, oitaj, sauver; ogsetaoiteo, il me sauvera; ogsetaoiatal, il le sauvera; Oestaoig, le Sauveur (il nous sauve); Goestaolgomino, notre Sauveur; oestaoloet, il sauve (en général); notji ogsetadxoet, il est celui qui sauve, le Sauveur; oestai, tan, tat, être sauvé.Getjig, tjol, tjin, tjito, tjitag, savoir, connaître; redouble tji avec la contraction: gtjitjias, je le connaîtrai; mo gtjitjiaoitj, qu\u2019il ne le connaisse pas; tlia gis ogtininigtog getjigetep Sesogoli, mo nogo na teli gtjitjiajat, si nous avons connu le Christ selon la chair, à présent nous ne le connaissons plus de cette manière (2 Cor.5, 17); gtjitjisepen goilotemoagpen samojoan mimatjig, si tu l\u2019avais connu tu lui aurais demandé de l\u2019eau vive, ag ignemolisôç}, et il t\u2019en aurait donné (S.J.4, 10).Gi§ig, sol, sin, sito, sitaQ, faire, créer, fabriquer (aisément); Gisolg, Dieu, le Créateur; gisiteget, il crée; Mesta Gisiteget, l\u2019Auteur de toutes choses; gisitoatita, ils leur feront, confectionneront.Péoig, péool, péoin, rêver à quelqu\u2019un, péoito, à quelque chose, péoitaj, qui le concerne; ma poinameôg, il ne rêvera pas à nous.Tépig, pol, pin, pito, pitag, faire le partage, la distribution; neutre têpigei, gen, get, distribuer; notji tpïget, l\u2019agent, le distributeur; tépig tan tèpeg, tépiatjel tan tepmelitjel, je, il lui donne ce qu\u2019il mérite.2.Les verbes en og sont aussi réguliers; mais la présence de cet o les fait ressembler, à plusieurs personnes, aux verbes en a§ (oatjel).Apog, apot, apoatjel, apol, apoin, envoyer, faire un envoi à quelqu\u2019un; apoâs, apo, petji apoipenigel solnaltjitjel, tu m\u2019as envoyé les Messagers.Pour dire: envoyer quelqu\u2019un, lui donner une mission, on se sert de elgimg ou elolg; apogoeto, ta§, envoyer des choses.Atalog, lot, loatjel, faire manger; gisatalog, rassasier; oetji gisataloatjel mtjitjagarnitjel geoisilnitjel gelôsotigtog, il a rassasié de biens l\u2019ame affamée (Ps.106, 9); oélatalogsisenig, bien nourris (Ms.2, 115).Eoigigêog, ot, oatjel, écrire pour quelqu\u2019un; géol, géoin.Oisongéog, géoatem, temaj, donner un nom: oisongêoatèn, tloitatèn Sesos, on le nommera, on l\u2019appellera Jésus.Alasotméog, ol, oin, faire prier, guider dans la prière (Rem.156). (176) ANNALES DE L\u2019ACFAS 213 Alasotmelseog, 61, oin, prier pour quelqu\u2019un; seoatem, pour avoir quelque chose.Apangitaoalseog, 61, oin, payer pour, être répondant, caution.GaQamataoalseog, seol, seoin, s\u2019interposer, être médiateur; c\u2019est le mot caractéristique, qui ne s\u2019emploie que pour Notre-Seigneur; negela gagamataoalseolgoeg açj apangitaoalseolgoeg, alors qu\u2019il s\u2019est fait notre médiateur et notre caution en payant pour nous.Nestemalseog, seoatem, temaÿ, interpréter.3.Les verbes en ag sont de deux sortes: la première fait à la 3e personne oatjel, oatji, et prend cet o à tout le futur, au subjonctif et ailleurs.Ces verbes sont réguliers et se conjuguent exactement sur gisitaQ; ils sont en micmac de simples verbes actifs, même ceux qui ont en français un second complément, comme ignemag, je lui donne; c\u2019est celui-ci que j\u2019avais d\u2019abord choisi pour modèle de la conjugaison mixte; mais précisément il n\u2019a pas, comme les autres de cette classe, son correspondant actif inanimé en em, d\u2019où est formé le vrai mixte en emaQ; ignemoeto, taâ, signifie abandonner.Ainsi la différence entre ces verbes actifs animés et les mixtes n\u2019est pas dans la conjugaison, qui est la même, mais dans la signification: dans les actifs le complément direct est la personne, dans les mixtes c\u2019est la chose ou une autre personne se rapportant à la première, laquelle alors devient complément indirect.Commençons par les verbes en aiag et eiag; ceux-ci sont très nombreux; l\u2019inanimé est en ôtem, le mixte en ôtemag.Asgaiag ou asgeiag, asgaioatjel, iol, ioin, déranger, faire tort; asgôtem, déranger une chose; temag, appartenant ou se rapportant à quelqu\u2019un.Oégaiag, iol, ioin, déplaire, offenser, provoquer, attirer la colère, faire fâcher contre soi (Re.gr.76); nteloeotil oégaiasgel, mes péchés vous déplaisent (acte de contrition); apigsigtagatjig oégaioinametepenig, ou metnig, nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés; oggoaioas, mo goggoaioao.Monsaiag ou monseiag, sôtem, temag, presser, flatter, cajoler, coax, tâcher, persister.Nétaiaÿ, effrayer; goêtaiag, faire peur (enfants, animaux).Oéléiag, lôtem, temag, bien traiter, bénir; oeleiat, oeleioatjel, eiaÿig, eiatjig, eioatji, eiago, eiagat, eioôg, eioatitjel, eiagoig, eia-gatjig, eioôQ{ig), eioatitji; \u2014 oeleiol, iolôg, iasg, iasgig; \u2014 oeleioin, 214 ANNALES DE l\u2019aCFAS (177) oit, oieg, olg, oinamet, oiôfl, oitjig, olgoig, oinametjig; \u2014 oeleiaflap, oleioas, oates, oleio, iog; noleioan; oleiaflasen; oleioiegapen; \u2014 oele-iot, iolg, ioimg; \u2014 au subjonctif goleioineo, nen, que vous me, nous (sic g); noleiagonen, golciagoneo, qu\u2019il nous, qu\u2019il vous; noleiagoneo, qu\u2019ils me.Goêséiafl, iol, ioiri, goesôtem, temafl, garder, veiller sur, prendre garde; oli ogsôtemog Gisolg otpelotaflanemel, observez fidèlement les commandements de Dieu; abs.goésôtem, être à jeun pour communier.Angoeiag ou aflneiafl, iol, ioin, avoir soin de quelqu\u2019un; angôtem, de quelque chose; angôtem,afl, de quelque chose appartenant à quelqu\u2019un ou pour lui.Tégoéiafl, iol, ioin, tegôtem, temag, être avec, assister; tgoeioas, tgôttes, tgôtemoas; Gsaflmamino tegoeiasg, Notre-Seigneur est avec toi; Gtjisaflmao tgoeiolôfltj, Dominus vobiscum; ag gtalitasoaflan elp tegôtj, et aussi avec ton esprit (ta pensée); mo gtegoeioao tanig mo oelôltiog, ne te trouve pas avec ceux qui ne sont pas sages (Re.gr.97b Donnons maintenant quelques exemples des mêmes verbes réguliers en a fl précédé d\u2019une autre consonne.L\u2019inanimé est ordinairement en em et le mixte en emafl.Menisgafl (goatjel), gol, goin; menisgem, gemafl, aller chercher.Napgafl, gol, goin, remplacer, tenir la place, être vicaire; napgoatjel Sesosel, il (le Pape) est Vicaire de Jésus-Christ; napgem, représenter, copier.Goilafl, goilem, lemafl, chercher, rechercher; elgoilafl, aller faire des recherches; algoilafl, chercher par-ci par là; goiloas, goûtes, goilemoas, je chercherai; goilog Gtjisaflmao afl omelgigenôtim, mo gponi goilotemoap ogsisgo, cherchez le Seigneur et sa force, ne cessez pas de rechercher sa face (Ps.104, 4).Pégoatêlafl.lem, lemafl, acheter; apattelafl, racheter.Apôflônemafl, matem, matemafl, aider; notji apôflônemoieg, tu es notre secours; sesgotipenig, sgato maoenel apôflônemagoiti-ogsepenel, tjel ôflotj Gtjisaflmaoigtog, sgato mo asitemagoitiogsepenel (Ps.17, 41), ils ont crié mais n\u2019ont été secourus de personne, même vers le Seigneur, mais il ne leur a pas répondu; apôflônemagotal Mesta Gisitegelitjel, il sera aidé du Créateur.Ignemafl, mol, moin, donner; ignemolanel, lanig, legel, legig, je te donne ces choses, ces personnes, nous te les donnons; mesta-nem.afl, donner tout, maonemafl, tout ensemble; gesmenemafl, 215 '\"A.111 J1 - ¦ (178) ANNALES DE L\u2019ACFAS offrir; gesmenemolegig sonming, nous vous offrons ce chapelet; gesmenematimgeoei, sacrifice; penegonemag, donner d\u2019en haut: penegonemoin nilonen, donnez-nous (du ciel) notre nourriture; ignemoinametep, il nous l\u2019a donné (le puits de Jacob).Na negem patlias ignemasep (masenel) Gisolgol ontaoi gasatoan ogteloeotioal tant oeli paÿapogoatilitji, c\u2019est le prêtre à qui il a été donné par Dieu de pardonner leurs péchés à ceux qui se confessent bien (Ms.3, 110).NênaQ, nènat, nénoatjel, nênol, nénoin, nènem, nènemaQ, connaître (de vue); gétjig, savoir qui il est; netna iaptji osgitjinoti gnenagen, c\u2019est la vie éternelle qu\u2019on te connaisse (S.Jea.17, 3); nénostaQ, connaître par la voix; môQoé nenologop osgitÿamo, le monde ne t\u2019a pas connu.Nestag, nestem, temag, comprendre.Notât), tern, temaÿ, entendre.4.La seconde classe des verbes en ag comprend ceux qui ne prennent pas o à la 3e personne, et font ôl et ain là où les autres font ol, oin; ils suivent, à cause de cela, un modèle secondaire de conjugaison, comme ceux en ëg long, qui ont les mêmes irrégularités.Voici d\u2019abord la conjugaison sommaire de ésag, chasser quelqu\u2019un, in.esam, chasser quelque chose: Esatj, ésat, êsatjel, ésagô, ésagat, êsôg, ésatji, ésajig, etc.; ésôl, ésôleg, ésôlôj, ésasg, ésasgig; ésain, ésaieg, ésaiôQ, ésait, ésôlg, ésai-namet, ésaitjig, etc.lies formes négatives sont rares: mo ésaogt, ésagol, ésaoôg; ésôlo, log, loôg, loeg; ésaion, ioô§, ioeg, ôlog, inameog.Au passé ajouter les terminaisons de gisitaflap, etc.Futur: sas, sâtesg, sâtal, sôltes, saifesg, etc.Impér.sa, satj, sanetj, sôg; sôlitj, sôlôgtj; sai, sain, saitj, saig, sôlgotj, sainametj.Autres: sag, sas, sasen; satj, sasep, sasepen; satj, sas, sasen; sôlan, sôlas, sôlasen; sain, saisep, saisepen; saieg, saiegapen, sag, safipen, sas, sasôg; sôligapen, sôligôgpen; saig, saigpen, sais, saisôg; sôlgos, sôlgosôj, sainamets, sainametsâg; ntesan, gtesôlin, gtesain; esôt, esôs, saten, sôtj; esôlg, esôlges, sôlten, sôlgetj; esaimg, esaim-ges, saiten, saimgetj.Oetsag ou oetji sag, chasser à cause de cela: mo gotji saio neogt gisna tapo ageti gsepogoalegig solnaltjitjel notji gitemititjel, teli gipôQoasi na, ne me rejette pas, quand même une fois ou deux je tromperais un peu les lecteurs du Messager Micmac, 216 ANNALES DE L\u2019ACFAS (179) c\u2019est là mon tempérament (lettre d\u2019un correspondant, dont le nom de plume était Glosgap; glosgapeoit, il est trompeur, menteur) ; nantemi ogtesôlep ngamlamonigtog, je t\u2019ai constamment chassé de mon cœur (Par.1.86) AptesgaQ, §ôl, gain, gam, gamaéj, enfermer sous clef; aptes§ô§, gôgoig (sic), vous le, les enfermez; aptesçja, gaen, enferme-le, la (une chose).Nëpag, pôl, pain, tuer; nëpôt, pôs, paten, on le tue, ou bien il est tué, l\u2019a été, le sera; gisi pgoatoan nepaieg tan tesi otj a@ oôgetjit, si je le pouvais je tuerais toutes les mouches et les araignées (2d Rea.11); mset magamigeoeg getapagsepeneg Inog nepagoitis, tous les hommes ont été tués par le déluge universel; seg oetji mol-gatemitis magamigeo nnepagona (Ps.35, 7), c\u2019est en vain qu\u2019ils ont creusé la fosse pour me faire périr; tjogoalog nigamotasit oen-tjotiamotj ag nepôg, amenez le veau gras et tuez-le; ola nepaig eloeoti, ce péché, ce vice me fait mourir, npison, pogteoitjg, ce remède, l\u2019eau-de-feu.L\u2019in, nëpato signifie aussi, et combien justement, se procurer, gagner sa vie; le mixte nëpatag, tuer, détruire chose ou même animal d\u2019un autre: nëpatatjel nigamotasilitjel oentjotiamotjel, tu lui as tué le veau gras (S.Luc 15, 23) Népag (é bref) veut dire endormir, et suit la même conjugaison; ainsi ola npison nepaig peut signifier, selon la prononciation, ce remède me fait dormir ou mourir.Nêtoisgag, gôl, gain, vendre pour quelqu\u2019un; ntoisgôltes, je vendrai pour toi; impératif ntoisga, comme sa; les verbes en ag, oatjel, changent a en o * oeleiag, oleio.In.netoisgeto, getag, vendre une chose, sienne.5.Les verbes en eg (ë long) se conjuguent comme ceux de la classe précédente, prenant ôl, ein, là où les autres font ôl, ain.bien plus il y en a même quelques-uns en ain; tels les deux premiers, Angonëg, nôl, néin ou nain, couvrir; il semble que \u201ctu me il me\u201d couvre, devrait être angonéin, comme glotjieogtéin; mais Rand met clairement pôgônitpaéj angonaiteo, l\u2019obscurité me couvrira (Ps.138, 11), et angonain, couvrez-nous (S.Luc 23,30): de même M.Maillard met pour le suivant: atgenaip (Ms.3 p.162) angonatji ogpitenel eogel, il (l\u2019évêque) les couvre de ses mains (à la confirmation).In.Angonôto, ta§, couvrir une chose.Atgenëg, nôl, néin ou nain, faire sa part, faire participer; atge-néoagan, part; atgenôt, nôsit, il a sa part, il se fait sa part. (180) ANNALES DE T\u2019ACFAS 217 Esgipëg, pôl, péin, attendre; 2e modèle secondaire; esgipeto, attendre une chose, taÿ, à lui, de lui ou qui le concerne.Glotjiêogtëg, tôl, téin, crucifier; tem, une chose, aussi la bénir; temaÿ, temoit, je la lui, il me la bénit; glotjieogté, ta, tôg, crucifie, crucifiez-le; glotjieogtatjel, tetjel, il le crucifie, il en est crucifié.La 3e personne passive se forme en changeant a ene: de même esgipetjel, mattetjel il en est battu; dans les verbes en ag, atjel, on se contente d\u2019abréger cette voyelle: nëpdtjel, il le tue, nëpatjel, il en est tué: voilà une grosse différence d\u2019action pour une bien petite de prononciation.Aptj glotjieogtatitjel Nisgam Ogoisél ogti-nineoag ag igâlatitjel mésotog ntagôçjônigtog, ils crucifient de nouveau le Fils de Dieu en eux-mêmes et le livrent à l\u2019ignominie (Heb.6,6); tan tes mesgigel eloéotil gisgatjatonel, tes Oestaolg minoi glo-tjieogtet ag nepat ggamlamonigtog, chaque fois que tu commets de grands péchés, tu crucifies de nouveau et tu fais mourir le Sauveur dans ton cœur (Re.gr.43) ; mo iganotj ntiningel notji piloi mtôgoalsin sig eta Nsesosem oglotjieoeimigtog, oetji glotjieogtemegel osgitçjamo-geoel ogtjit nin, tôgo elp nin oetji glotjiéogtéimg ogtjit oegela, Dieu me garde de me glorifier en autre chose que dans la croix de mon Jésus, pour qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde; mset pagi gtjitjitotitj Nisgam ogoisian negela Sesosel, tanel gileo glotjieogtôgôpenel, ogtjisagmaoilin ag oglisteoilin, que tout le monde sache que ce Jésus que vous avez crucifié est le Fils de Dieu, le Souverain Seigneur et le Christ (Act.2,36) ; ignemoaten ogmaligimaneo, ognipisôgôntaneo ac) oglotjieogtaneo, on leur accordera de le railler, de le flageller et de le crucifier (S.Matt.20, 19); gtjitjitoatisen mo glotjieogtatisôj gesamogsotiel Gtjielegéoilitjel, s\u2019ils l\u2019avaient connu, jamais ils n\u2019auraient crucifié le grand Roi de gloire; glotjieogtemititjel oafléoal, ils crucifient leur chair (Gai.5,24).Gelatgoétèg, clouer; ôjôtgoêtèg, attacher.Nipisôgôntèg, tôl, téin, flageller; nipisôgôntôg, flagellez-le (Par.II 608). Vingt-septième leçon EXEMPLES DE LA SIXIÈME ET SEPTIÈME CONJUGAISONS (suite) m 6.Les verbes en eg (e bref): geg leg meg neg peg seg teg, sont réguliers; mais l\u2019agencement des lettres qui précèdent cette terminaison peut amener la suppression de Me et fournir la longue série des verbes en Ig mg ng pg sg; ceci ne change rien à la conjugaison, mais importe beaucoup pour la formation des verbes passifs, réfléchis et réciproques, comme on le verra dans la leçon suivante.Ils ont seulement, dans la conjugaison, cette particularité, que e se retranche avec g à l\u2019impératif, et seul aux formes où se rencontre une autre voyelle à la terminaison.De plus les verbes en leg Ig constituent une classe à part et requièrent un modèle secondaire de conjugaison.Enfin ceux en lemeg ou Imeg, qui sont très nombreux, se distinguent difficilement de ceux en lemg, soit dans la prononciation soit dans l\u2019écriture; mais cela ne change rien à la conjugaison.I.Donnons d\u2019abord des exemples de ceux en geg peg seg teg et pg sg, qui composent la classe de beaucoup la moins nombreuse.Eoigeg, get, gatjel, gol, gin, écrire, marquer, photographier; pour celui-ci on se sert mieux de napoigeg, copier; inanimé et mixte eoigem, gemen, geg, écrire une chose; celui-ci (3e personne) se prononce exactement comme la 1ère animée; il en est ainsi pour beaucoup d\u2019autres verbes; eoigemag, écrire à quelqu\u2019un; osgitogoigemoi, écris-moi l\u2019adresse; oigemoiegapen, je lui aurais écrit; eoigot, goteg, gotepenig (ent.); oig nanisgegsitjig, écris cinquante (boisseaux).Pèsgeg, pèsgem, gemag, tirer du fusil sur quelqu\u2019un, quelque chose; pesg, gog, pesgen, gernog, tire, tirez; gôgoei pèsgemôÿ (Jo.360) ?pesgol, pesgin, pesgolgoten, on tirera sur nous; pesgeoei, fusil; pèsgeteg, il part.Elôpeg, pem, pemag, porter sur son dos; elôpot, elôpol, elôpin.Oigpeg, oigtem, temaç), aimer (le goût); gâta oigpatji, il aime les anguilles; oigtemoatjel teli oisgopetjel, il aime sa cuisine; oenig oigpe-tjig, quels animaux (viande) aimes-tu ?môgoe oigpaÿ oôogois, môgoe malgômag, je n\u2019aime pas le renard, je n\u2019en mange pas (Rea.22); oigpegig plaoètj, goimo, peles, senemgo, gôpit, tiam, moin, a§ (182) ANNALES DE l\u2019aCFAS 219 gionajatj golgois, j'aime la perdrix, le huard, le pigeon, l\u2019outarde, le castor, l\u2019orignal, l\u2019ours, et surtout le lard.Oisgopeg, pem, pemag, cuir pour quelqu\u2019un; oisgopet, patjel, petjel.Apgoëpg, apgoetem, temaj, détacher avec les dents.Esgèpg, esgetem, temag, manger crû; esgept, patjel, pol, pin, pot; esgep, pog, mange, mangez; esgeg, crû; Esgemao, maj, Esqui-meaux.Getopg, getotem, temaQ, vouloir goûter, manger, sentir l\u2019appétit.Gajseg, sem, semag, brûler; gajset, satjel, sol, sin, sot; gaçjsit, gaÿteg, brûlé; gaQôgteg, consumé; gagsitag epsajtetjgaÿ, le poile est brûlé.Gètméseg, sem, semag, brûler entièrement; getmesemgel pegit-nematimgeoel, holocaustes.Peseg (les 2 e brefs), peseto, tag, sentir, flairer; telimat, maQ, odeur.Temseg, sem, semaj, couper (couteau, faucille, etc.); gis temsa-sigel golomgol ag tesipôman, on a coupé le blé et l\u2019avoine; mo gosam-temsao gôgôsig, ne coupe pas tes ongles trop ras.Epâgasg, Qasem, semaj, chauffer (pierre, fer, poile); epâgast, gasatjel, (jasol, gasin, jasot; epâgasigen et epsagtetj, poile.Epagoesg, goesem, semag, serrer en enfonçant, mettre de côté; épagoesatjel eptaganel, elle serre la vaisselle.Pajtesg, tesem, semag, enfumer; pajtesit, il en est malade; pajtest, tesatjel, testjel; pagtesol, tesin, je te, tu me.Pèsgoèsg, goesem, semaÿ, tondre, faucher, moissonner; èpsgoésas, èpsgoes, sog; pesgoesol, sin; mo gèpsgoesap, ne les tondez pas.Aoiopçjôjôsg, sem, semag, encenser; aoiopgôgôsot, il est encensé.Eoiteg, tem, temaj, nommer; teloiteg, le nommer ainsi; éoitet, tatjel, toi, tin; oitas, oit, oitog; geseg oit tan taflamesg, nomme donc celui qui te frappe; éoitegtjig, nous les appelons; mset tan éoitatjel Gsajmaminal ogtji tjigelalesitj patasotigtog, qu\u2019il s\u2019éloigne de l\u2019iniquité celui qui prononce le nom du Seigneur (2 Tim.2,19).II.Verbes en meg et amg emg img ômg omg.Tagameg, tagtem, temag, frapper; gôgoei ogtjit tagaminl pourquoi me frappes-tu (Gr.Ma.61) ?tgamas, je le frapperai; tgam, frappe-le. 220 ANNALES DE L ACFAS (183) Angamg, gaptem, temag, regarder; Nisgam tapogol oetji nen-oitelmotjel: mset gôgoel gisitôfisepenel angaptemagol, ag mset gôgoel esenel getlamsetemagol, on connaît Dieu de deux manières: en regardant tout ce qu\u2019il a fait et en croyant tout ce qu\u2019il a dit; angam, angapten, angaptemo.Salut au Soleil.Geseg angam nagoset teli amgosgaoit (comme il est rond) ; osgagelem tôg: Posol gil gesalgosin Nagoseteoin, teli olgoitjasi nemolanel, teli gsamogsin ag pagtasin, ogtji olalitesg gisgog ; pagtapateg (la lumière du soleil) oelgoitjalig; tjel nin soel gisi pgoatog (je pourrais faire) pagtapateg: getj eta osgeoigoasian, oleoistoan, elelmian, olaloeian; na ôgotj getel pa oelgoitjaloeg.'Oégamg, oégaptem, temag, irriter (torvis oculis).Oesgagèlemeg, gèltem, temag, saluer, embrasser; oesgagelemeg tan oesgagelemit, je salue qui me salue; osgagelem, mog, salue, saluez-le.Mesèlemeg, sèltem, temag, invoquer quelqu\u2019un, demander une chose, la lui demander; ipatji msèltemol, je te la demande humblement.Esemeg, moeto, tag, donner à manger; esemet, matjel, mol, min; semas, sem, semog, donne, donnez-lui; oetsemeg, nourrir de: oagei oetsemolg, il nous donne sa chair à manger; telamogopenigel èsemiegl tlamogtètj penegonemoin nilonen; semotog, togonig (dub.), je.lui, leur donnerais peut-être.Eolitèlemeg, them, tètemag, avoir pitié, compassion; eolitèlemâs, tèlem, telemog (sans contr.); eolitèlemtop, tog, togonig, peut-être.Les verbes en tèlemeg, tètem, tetemag et tâ§i expriment la pensée, le désir.Nênoitelemeg, tètem, tètemag, le connaître de la pensée.Migoitèlemeg, tètem, tètemag, se souvenir (volontiers).Oitjigemg, gemgig, avoir pour frères ou sœurs, proches; oitj-igemolôg, vous êtes mes frères; tan tesititj oitjigemôg, ou bien oitjigetiôg, getpltiôQ, tous vos frères.Egimg, egitem, temag, lire, compter, réciter; gim, gitèn, gitemo, gitemog; gaggimotjig sonming, on récite tout le chapelet.Almimg, mitem, temag, insulter, maudire; almigetem, alma-getem, jurer.Pilsimg, simol, simin, porter faux témoignage; maoèn gpilsimao, ne porte faux témoignage contre personne. (184) ANNALES DE L ACF AS 221 Télimg, mol, min, dire à quelqu\u2019un; tlim, tlimog; tlimiegapen, tlimagpen, je, tu le lui aurais dit.Malgômg, otem, temag, manger, dévorer (pr.et fig.); pgo malgômget, gâtag malgômgetjig, nous mangeons de la tire, des anguilles.Alsomg, otem, temag, dominer, être maître; alsosit, ntalsositem.Alasomg ou élasomg, otem, temag, adorer, honorer, prier: téli alasemolegel oualaso molegel eolistemoin, suscipe deprecationem nostram, exaucez nos prières.III.Verbes en neg et ang eng ông ong.Eneg, ento, entag; perdre; enet, enatjel, enol, enin; nas, en, natj; tali olapesis oen osgôs tan tetotgig osgitgamo, tôgo natj ogtji-tjagamitjel ?que servirait à l\u2019homme de gagner l\u2019univers, s\u2019il perd son âme?natj nas nasen, s\u2019il perd, perdait, avait perdu; énégepenag pésemgéoéiag, j\u2019ai perdu mon insigne; énosit, il se perd; énogô, énegt, énôg, énatjel, énatji; énot, énolg, énimg.Gèlneg, nem, nemag, tenir; gèlen, gélnèn, gèlnemo; neutre gèlnêgei, gen, gèt, être parrain ou marraine: gileo gelnegeiôg tèlnog ola mitjoatjitj, vous p.et m.tenez ainsi cet enfant; tèlneg, nem, nemag, tenir ainsi; ngèlnigen, ngelnigenen, mon, notre filleul.Amasgoipèlneg, nem, nemag, tourmenter; amasgoipèlnotag, il a souffert; téli amasgoipèlnos Sesogoli Gsagmamino, Passion de N.-S.Jésus-Christ.Mesneg, nem, nematj, prendre, recevoir; msenas, msen, msénèn, msenemo; mesnegop mtjitjagamitj, nous avons reçu une âme.Napneg, nem, nema§, rendre; napnet, natjel, nol, nin.Matneg, nem, nemaç), lutter contre; ne pas confondre avec matteg, battre; maten tanig matnitjig, combats ceux qui me combat-ent (Ps.34,1).Aoang, aoanito, tag, ignorer, considérer comme étranger.Oantagang, Qanol, ganin, tenir coi; oantagâlg, tranquilliser.Getang, getanto, taj, haïr, poursuivre, chasser; getoang, vouloir tuer; getanatji totopia, il ramasse des racines d\u2019épinette (Am.I, 121).Mestang, mestanem, nemag, avoir tout; sapéotil mestavgel, toute sainte.Pegoang, pegoanem, nemag, aider, soulager (malade), remuer; pegoansit (verbe réfléchi), mësi pgoansit, il peut, ne peut pas s\u2019aider, se remuer.Notneg, nem, nemag, neoei, porter, tenir (chandeliers), être acolyte. 222 ANNALES DE L\u2019ACFAS (185) Amageng, gentem, temag, peindre, tacher; mimgoeng, oindre; mo mimgoeniogtep, gato ot ëpit oetji amagentegel ngatel amaÿen-sotigtog, tu ne m\u2019as pas donné d\u2019huile pour ma tête, tandis que cette femme a parfumé mes pieds.Melgeng, nem, nemaëj, tenir fortement; melgent, genatjel, genogo, gengct, genôg, genatitjel, genesg, genig, genit; melgen, genog, geni, genin: melgenin mètj oinsotil mo gtigalinen, fortifie-nous contre les tentations.Sépiltjeng, tjenem, nemag, tenir de la main (fermée).Geôgong, gonem, nemag, tenir dans les mains, porter dans les bras; gogonas, gogon; geôgonü, geôgosg (pour geôgonsg), devenus substantifs, signifient parrain et marraine; on dit même ngeôgosgem, ngeôgonüem pour l\u2019un et pour l'autre indifféremment; ot mitj-oaljitj geôgonôé) ?êtes-vous p.et m.de cet enfant ?geôgonget eta, oui c\u2019est nous qui le sommes; gogoniegapen, nagpen, nasôg, nagegpen, nagôgpen, natisôg, je, tu, etc.l\u2019aurais tenu; geôgongetep, getepenig ou getnig, nous le, les avons tenus.Mimâtjong, tjonem, nmag, vivifier, donner et entretenir la-vie; oélèg, nigmatot, mimâtjonotj tan mo nesgoag gisi gôgoalotj, il est beau, mes frères, de donner la vie à celui qui ne se venge pas, ayant mis bas les armes (Gr.ms.II, 27, note), plus exactement, à celui qui ne résiste pas après avoir été pris.Nantong, tonem, tonemog, toneoei, chercher (avec la main), tâter, tâtonner.Neôgtong, tonem, nemag, en avoir (tenir) un; ngoton, ngotonas; taponatji, nesonatji, neonatji, il en a deux, trois, quatre.Ninasong, sonem, nemag, aussi megeng, choisir.Tôgông, gônem, gônemag, tenir à deux, avec un autre, aussi tenir d\u2019un autre: eloéoti Atacg oétji tgôngep, il (l\u2019enfant) a hérité du péché d\u2019Adam; tôtjônasitjig, ils vivent à deux, ensemble; tepgaigig, ils sont mariés.Tjitong, tonem, nemaÿ, protéger.IV.Les verbes en leg et alg elg ilg ôlg olg offrent cette parti cularité que dans les rapports aux deuxièmes personnes ils prennent n au lieu de ol, quoique en pratique on emploie souvent ol, malgré le rapprochement des deux l, qui a provoqué cette modification; ainsi eloéoâleg, rendre mauvais, et gesalg, aimer, qui seront les deux modèles secondaires de cette classe, au lieu de faire cloéoâlol (186) ANNALES DE L\u2019ACFAS 223 et gesalol, comme nemol, font elocoalen et gesaln, salnôg, gsalnites, etc.Le correspondant inanimé de ceux en âleg est en âto, de ceux en alg en atem.La voyelle qui précède leg est longue, celle qui précède Ig est brève; e reste à la 3e personne passive dans le premier: eloéoaletjel; tandis que gesalatjel fait gesaltjel; nous le, les.font respectivement: eloéoâlôgô, logoig, gesalgo, Igoig, eloeoalegt, legtjig, gesalget, getjig.Il en est de même dans le reste de la conjugaison.Voici les principales terminaisons de eloéoâleg, avec celles de gesalg entre parenthèses, quand elles sont différentes.Pr.Eloéo âleg, âlet (alg, alt), alatjel, alogo, alegt (algo, alg et), alôg, alatitjel; au plur.ajouter ig ou i; \u2014 alen (aln), alnôj, alneg, alesg (alsg); \u2014 alin.alit, alig, alieg, aliôg, alnogô, alinamet; metjig.Pa.Eloeo alegep (algep), etc.alneg sep, alnôflsep, alnogop, etc.Fu.Loeoalas, gsalas ou lates, etc.\u2014 alniles, alniteo, alnitôjsep, alnôQteo; \u2014 alitesg, alitôÿsep, alitesnen, alnogoteo, alinameteo.lm.\tLoeoal, gsal, alog, alatj, alanetj, alnitj, alnôfitj, ali, alig, alin, alitj.Ci.Eloeoalgel, geg, etc.\u2014 alnanel, alnegel, alnôfioel, eg, oeg; \u2014 alinel, alineg, etc.alnogoel, alnogoeg.Si.Loeoaleg, alegsep, alegsepen (alg, alges, algesen), aletj (altj), alsep, alsepen, alatj, alas, alasen, alogo (algo), gos, gosen, alegtj (algetj), getsep, getsepen, etc.\u2014 alnan, alnas, alnasen, alesg (alsg), ges, gesen; alnôQ, alnôgs, alnôgsepen, alneg, alnegsep, alnegsepen; ali,n alitj, etc., alnogo, alnogos, alnogosen.Co.aliegapen, alajsepen, etc.; alnig, gapen, alnigôj, alnigeg, gôÿpcn, gegpen; alnis, alnôjs, sô(j; alig, aligapen, aligpen, alisôfi, alnogos, osôg, alinemetsôg.Su.Nteloeoalan, oalnin, oalnogoneno, oalnogonen.ln.\tAlot, etc.alnog, alnogsep, alnoten, nogetj, gonesen, gonesôj.EXEMPLES Eloeoâleg, âto, âta§, pervertir, rendre mauvais, nuisible.Apgoâleg, âto, âta$, délier, délivrer; apgoâltimgeoei, absolution.Elapâleg, âto, ata§, asperger, ondoyer; gesispâleg, laver, purifier; Gsispasoêgati, Purgatoire; lapalitesg isôp eomenel,gsispalitesg, na ogtji ptjili oapétes oasteô, Asperges me, tu m\u2019aspergeras en te servant de l\u2019hysope, tu me purifieras, c\u2019est pourquoi je deviendrai plus blanc que la neige; oapei, pein, peg, être blanc; lapallineoti, eau bénite. 224 ANNALES DE L\u2019ACFAS (187) Igâleg, âto, âtag, mettre, placer; aussi parier, gager, voter pour; getjitôgsep Otjel ogtigatagon mset gôgoel ogpitenigtog, il savait que son Père avait remis toutes choses entre ses mains.Oelâleg, âto, âtag, faire du bien, faire plaisir, rendre service.Gesâleg, âto, âtag, brûler; ne pas confondre avec gésalg, aimer.Gisâleg, ato atag, faire, réussir; suppose l\u2019effort: voir gisito.Gisgatjâleg, âto, atag, accomplir, établir: gisgatjalinamegeg, il nous a établis (2 Cor.3,6); apostaléoitjig gisgatjâlatiseniga gtegiga pâtliâseoalan, les apôtres en ont établi d\u2019autres comme prêtres.Mésâleg, âto, atag, avaler.Mésoâleg, âto, âta§, montrer.Pégoaleg, ato, ata§, procurer, acquérir, faire, faire faire, être cause; pegoato, tasi, c\u2019est ma faute; gino na pegoatôgô, c\u2019est nous qui en sommes cause; gôgoei gisgog pegoatopenel, qu\u2019est-ce que tu as gagné aujourd\u2019hui?môÿoetj eln pa pégoatoep, rien du tout; pêgoatatimg (réciproque), on se procure les uns aux autres; pégoata-timgéoei eloéoti, scandale.Apgoalg (a bref), atem, atemag, livrer; apgoalaten, on le livrera.Emtôÿoalg, atem, atemag, louer; maoi metôgoalanetj, adorons-le tous.Esgemalg, atem, atmag, attendre; oétji sgemalgo, de là nous l\u2019attendons; aussi surveiller; Esgemenag, poste d\u2019observation; Nsafimam, esgemali, Maître, attends-moi.Igalg, atem, atema§, protéger.Otgotalg, atem, atemag, enterrer; otgotatem ogtinin, j\u2019enterre son corps.Gemotnalg, atem, atemag, voler; gemotemg, voler à quelqu\u2019un.Gesalg, atem, atemaQ, aimer; gesalget, getjig, getsep, getsepenig, getnig; get§ep, getsepen; gsalas, gsalasôtj.Moioalg, à Ristigouche mioalg, atem, atemag, remercier; moioalogô, remerciez-Ie.Péoalg, atem, atemag, vouloir, désirer, avoir besoin.Pestiéoalg, atem, atemag, célébrer, fêter (ancien mot français, fester).Tjipalg, atem, atemag, craindre: mento tjipatg glotjiéoei, le démon redoute la croix; tjipalgo, gon, gog, un être redoutable Elg (défectif), élatjel, élatji, eln, èlnôg, dire à quelqu\u2019un; Gisol-gol latal, il dira à Dieu; getel pa elnôg, en vérité je vous le dis.Eselg, selem, lemaç), donner en nourriture; èsemeg, nourrir; ésèlt, éselatjel, latji, ésèlgo, ésèlget, éselôg; ésèln, Inôg, lesg, lesgig; eselin, eselnogo; netaoselg, donner volontiers; n.eselegei, gen, get; mitjisôtelg, soigner, donner à manger, faire paître; telolg (Diet.108). \t\t 225 W-AMUH.(188)\tANNALES DE L\u2019ACFAS Aptogôpisôtelg, telem, telemag, couronner; teln, telin.SepiUjôtelg, mettre à la main; sepiüjôtelot oasôgônemaÿan, on lui met un cierge à la main.Gelpilg ou getjipilg, pilem, pilemag, lier, attacher; melgepilg, attacher fortement; piln, pilin, gelpilas, gelpil; gtjipilas, lates.Nepilg, pitem, pitemac?, soigner, donner des remèdes; nepiln (loi), Un; etjeliag oen onpitemoan oglaçjanemel.il est impossible de soigner ses plaies.Elôlg, ôto, ôtafi, jeter à terre, faire un tas; elôlotj, elôtasit (enfant).Oetÿôlg, ôtem, ôtemag, défendre, empêcher; tali ogtôçjôlnogô, quelle défense nous est faite ?oetÿôltimgeoeieg minitjgeg, le fruit défendu; oetQôlinamettep, il nous a défendu; ogtôgôlen gilno, arrête ta langue (7 Pr.142).Getapôlg, ôto, ôtag, enfoncer (act.) dans l\u2019eau, faire enfoncer.Menôlg, ôtem, ôtemag, extraire (patates), sortir de terre; menaleg, ato, atag, ôter; menôteget, tagatitjig, ceux qui récoltent.Atjiptjolg, ôto, ôtag, espérer en, compter sur.Elôlg, oto, otaÿ, envoyer, commander: gôgoei elolimg nagatji, si on me commande quelque chose je le néglige (ent.).Elôlg (o, pron.ou bref), ôto, ôtai), transporter par eau; elôlit, eloltjel, elolsit, loi, transporte-le.Oesimogolg, oto, ota§, emporter en fuyant: oesimogolot (S.F.110).Gelôlg, ôtem, ôtemaÿ, parler à quelqu\u2019un; gelôlg (ô long) veut dire chose bonne ou belle, in.de gelôsit; getoi alasotman melgitetèn teli gelolt tan gisisges, quand tu veux prier pense sérieusement que tu parles à ton Créateur; gelol tan tjigsetasg Gtjigelôsit, parle au Très-Bon, qui t\u2019écoute; tjel gil tjigseto tan oen ma peli gelolnog tjitjigoaga, écoute toi-même Celui qui ne manquera pas de te parler quelquefois; lô§ oetjoôo giméoistoteô, de très près il parlera tout bas.Geseolg, oü, olatjel, plaire, faire plaisir à; geseolig, ligel, cela me plaît; getjin, Nisgam, mateô geseolinogsep ntegoeioan posgi papoltipenig, vous savez, Seigneur, que je n\u2019ai jamais aimé la compagnie des joueurs de profession (Rem.gr.97); geseoltjel, il y prend plaisir.Netolg, oit, olatjel, manquer à quelqu\u2019un; netolitjel, toltjel, tolesg, il me, il lui, il te manque; netolig, toligel, tolgol, tolinamegel, 226 ANNALES DE L\u2019ACFAS .(189) cela, ces choses me, nous manquent; nosetôgônigtog, pour mon salut.Nitjgolg, oit, olatjel, guérir; Sësos oetji nisimtjoateg gem\u2014 tenigtog oetjgielitjel mo netao nitjgiligol natji alasomtjel telimtjel : Nsagmam, poatemen gisi nitjgoligp, Jésus étant descendu de la montagne, un lépreux qui n\u2019avait pu être guéri vingt l\u2019adorer et lui dire: Seigneur, si vous le voulez, vous pouvez me guérir; alors Jésus étendant la main le toucha et lui dit: Je le veux, sois guéri (S.Matt.8 1 \u2014 Ms.2, 112); na pa Sesos eli nsgasitjel samalalatjel ntelatjel: Peoatem, nitjgi.Pegisolg, sito et soto, tag, apporter, amener; pegisolt, solatjel, soin, solin; pgisolas, pgisol, mo gepgisolao, gepgisolap; aponeg pegisol-sit, il se rabaisse, se dégrade; pegisotatjel neogtetjüitjel tettetjél, on lui en amène un qui lui doit.LECTURE Acte de charité.Tan telgig ngamlamon ag ntjitjagamitg ag tan telitai (tant que je suis capable) na, Nisgam, teli gsaln, mset eta pa gôgoel patjitji gsalnanel, gil ôgotj gtjisapeoin ag gtjigelosin, ag elp nigmag teli gsalgig nin ntinin teli gsatem, ogtjit gil, Nisgam telgimin ôgotj.Drapeaux.Gemtaoegenemino oeli angamgog ag gesalgog (est aimé); oiagio oapeg, megoeg ag mosgonamog; oapeg teloeg: oagameien (sois pur), mosgonamog: getleoeien (sois fidèle), megoeg: melgigneoasi (sois fort).Aglasieoei mtaoegen oeli notjôtg (protège) ginoôoei, istege pitôgsit mimgoanemosi, melgeg oipôgôm (tronc), tjitonatji snaoel gemotjel ag nipi; teli oli angamgositjig (sont si belles) nipig giotôgoio agapitjingig (pendent tout autour); atotoetj (écureuil) etli papit epsetgonigtog (joue dans les branches), ag oegôo eli malgôtgel mimgoaganel (il va jusqu\u2019à manger les glands).Mimgoanemosi etli sagmaoit nipogtog (le chêne est le roi des forêts).Togo snaoei oelamogsit ag sismôgônit, emg, amotj sagmasgôoit.Gisolg oleioatj gtelegeminal, ag snaoeiei nipi teli geginogoataganit metj olôtemolgotj. Vingt-huitième leçon CLASSIFICATION DES VERBES Pour la signification les verbes se divisent en trois grandes catégories, selon qu\u2019ils expriment l\u2019état, l\u2019action ou la pensée.En micmac chacune peut se développer en 15 classes au moins; ce qui fait jusqu\u2019à 45 verbes, quand la structure et le sens de la racine en sont susceptibles.Voici d\u2019abord l\u2019énumération, la description et la formation de ces verbes.Nous donnerons ensuite un tableau méthodique de trois catégories modèles, avec des chiffres, auxquels correspondent ceux qu\u2019on trouvera ici entre parenthèses.La 1ère et la 3e de ces catégories ont dans tous les verbes les mêmes terminaisons; mais la 2e offre une grande variété, selon les diverses sortes d\u2019activités, et selon les multiples terminaisons des verbes animés.1.Il faut nommer en premier lieu les verbes neutres proprement dits, ceux que l\u2019abbé Maillard appelle absolus; iis expriment l\u2019être ou l\u2019état, même l\u2019action ou la pensée, mais sans aucun rapport à un régime, comme èlnoi, je suis homme (sauvage), de lnoy homme; telei, oélei, éolei, je suis tel, bien, misérable; téloisi, je m\u2019appelle ainsi.Télei, de la racine teli, ainsi, exprime bien ce qu\u2019il y a de plus primitif dans l\u2019état, si on se rappelle que le verbe être n\u2019existe en micmac que sous la forme de i joint aux mots qui, dans nos langues, servent d\u2019attributs.Ce sont les verbes substantifs; mais comme ils se développent de la même manière que les autres, selon leurs divers rapports, on peut dire alors qu\u2019ils expriment l\u2019attitude.Telei, signifiant donc l\u2019état ou l\u2019attitude, fait telâsi, pour exprimer 1 action en soi ou l\u2019activité, et telitâsi pour la pensée, j\u2019agis ainsi, je pense ainsi, ou simplement je pense: telitâsi amotj mimâtji, je pense donc je suis (je vis); pour : être un être pensant, réfléchi, on a encore un autre verbe substantif, telitasoinoi ou angitasoinoi.A cette première forme en i s\u2019en joint souvent une autre en iei, ia(j, qui signifie le commencement, le devenir et certains mouvements: telitasoinoiei, je commence à penser, je deviens un homme réfléchi; giçigoi, je suis vieux, gisigoiei, je vieillis; gelôsi, siei, je suis, je deviens beau ou bon; safiéoi, oiei, sage ou saint; oapei, piei, être blanc, blanchir; éloéoi, oiei, être méchant, devenir méchant; celui-ci a le sens très spécial de fou, comme si ces malheureux étaient toujours dans le devenir, leur méchanceté étant inconsciente; teliag, oeliac), c\u2019est vrai, c\u2019est bien. 228 ANNALES DE l\u2019aCFAS (191) 2.\tEnsuite viennent les verbes qu\u2019on pourrait appeler neutres actifs, qui expriment aussi l\u2019état ou plutôt l\u2019attitude, puis l\u2019action et la pensée, en rapport avec un être de genre animé ou inanimé, sans l\u2019exprimer autrement, comme gesaloei, de gesalg, aimer; nemioei, de nernig, voir; celui-ci se forme de l\u2019actif animé (No 3 sur la liste), en changeant le g de la terminaison en oei ou bien en ajoutant ei après le g, comme tépig, donner sa part à quelqu\u2019un; tepigei, faire la distribution; notji tpiget, l\u2019agent (le distributeur); les verbes en ag et en eg changent ces terminaisons en oei: ignemag, donner à quelqu\u2019un; ignemoei, faire un don; oéléiag, lui faire du bien; oéléioei, être bienfaisant; les verbes mantaux en telemeg suppriment m avec ou sans les voyelles et font telgei; on trouve cependant aussi telemoei.Ces verbes en oei ou gei sont peu usités, excepté avec notji ou d\u2019autres préfixes, qui attirent l\u2019attention sur le sujet et en font un nom; autrement ces mots expriment presque toujours sur qui s\u2019exerce l\u2019action et alors on a les vrais verbes actifs animés.Quand l\u2019objet indéterminé des autres est supposé être de genre inanimé, ce neutre actif se forme alors de l\u2019actif inanimé (9), en changeant tem ou to en tégei ou autre terminaison un peu différente; pour oéléi nous avons oelôtegei, de oelôtem, réussir; oelategei, de oelato, bien faire, bien se comporter, faire du bien; oelitetegei, de oelitetem, être consentant; telôtegei, telategei, telite-tegei, c\u2019est notre attitude, notre manière d\u2019être, de faire, de penser (8).3.\tLes verbes actifs, animés, inanimés et mixtes, sont ceux qui ont un régime direct, de genre animé ou inanimé, ou deux régimes, dont l\u2019un au moins est animé.Ces verbes sont la clef de la langue; c\u2019est sur eux qu\u2019il faut se guider pour la formation de tous les autres.Il suffit de les nommer après la racine pour en tirer sans peine toute la classe.Pour téléi, oéléi, éoléi, on a téléiag, oéléiac% éoléiaéj, traiter ainsi quelqu\u2019un, bien, mal, tenir pour tel, être dans telle attitude, bonne, mauvaise; telôtem, de même pour une chose; oelôtem est le mot employé pour bénir une chose, oi-nôtem, profaner; puis telâleg, telâto, faire, traiter ainsi, aussi rendre tel.Il faut rapprocher de cette classe, qui est très nombreuse, une autre qui lui ressemble dans la conjugaison animée, et ne l\u2019est guère moins; ce sont les verbes en alg, atem (a bref), comme gesalg, gesatem, aimer, gesaloei, gesategei.Telitelemeg, telitetem. (192) ANNALES DE L ACFAS 229 le penser, croire, juger ainsi; oelitelemeg, tetem, le vouloir, le désirer, y consentir.Nagamatjetjg ta telôtemen ?trouves-tu cela facile ?telitëtem, je le pense, je le suppose; quelqu'un qui en aurait déjà fait l\u2019expérience, ou voudrait se vanter, dirait: amotj eta, bien sûr, ou bien: telôtem amotja.4.Les verbes réfléchis (4) et réciproques (5), appelés en français pronominaux, parce qu\u2019ils se conjuguent avec deux pronoms de la même personne, sont ceux dont l\u2019action ou la pensée, même l\u2019attitude, est produite et reçue par la même personne, ou d\u2019autres d\u2019un même groupe; comme nemisi, mitigô, je me vois, nous nous voyons l\u2019un l\u2019autre, les uns les autres.Ils se forment des verbes actifs animés en changeant g en si, comme nemig, nemisi; oeleiag, oeleiasi.Ceux en èg (long) font ôsi: nipisôftônteg, tôsi, se flageller; ceux en telemeg suppriment eme, comme pour les neutres actifs: oelitelsi, teltigô; les réciproques, qui n\u2019ont pas de singulier, prennent au duel et au pluriel t à la place de s: nemisi, sigô, soltîgô, je me vois, nous nous voyons (chacun soi-même); nemïtïgô, toltïgô, nous nous voyons l\u2019un l\u2019autre, les uns les autres; les verbes en emeg, emg, meg, forment leur réciproque de la même manière, quand cette terminaison est précédée d\u2019une consonne autre que l; ex.: oitjigemg, avoir pour frère; oitjigetïgô, toltïgô, nous sommes frères; oiperng, coucher avec un compagnon, oipetïgô, nous couchons ensemble.Il en est de même de quelques autres, qui expriment plutôt une action commune qu\u2019une influence réciproque, comme oipotigo, de oipomg, manger ensemble, tegôtigo, tieg, tiôg, titjig, toltigo, assister ensemble, de tegôtem, oitjetigo, de oitjeog, aller ensemble, de compagnie.M.Maillard dit que ces verbes se tirent des simples et absolus (Gr.163).Par les exemples on voit qu\u2019il s\u2019agit des neutres actifs inanimés: nemisi, dit-il, vient de nemitegei, angamsi de angaptegei, se regarder; minoalesi de minoategei, se renouveler; oenmatjéiasi de oenmatjôtegei, se tourmenter; gisisi de gisitegei, se faire, se créer soi-même, etc.C\u2019est aller chercher bien loin sans succès une raciné qu\u2019on a sois la main.Au lieu du neutre mettez l\u2019actif animé et comparez; il suffit de changer g en si; nemig, angamg, minoaleg, oenmatjeiag, gisig Tl n\u2019est pas plus h :ureux, quand il essaie de les tirer des neutres actifs animés: gesalsi de gesaloei, mettez de gesalg, s\u2019aimer; elalesi de elaloei, elaleg, se transporter; oélalesi de oelaloei, oelaleg, se faire, se procurer du bien, prendre ses propres intérêts; ge/inamasi de geginamoei, geginamag, s\u2019instruire; ignemasi de ignemoei, ignemag, se donner à soi-même, s\u2019attribuer, s\u2019approprier; oesgagelemsi ou gelsi de oesgagelemoei, oesgagelemeg; maligimsi de maligimoei, muligimg, se railler; nestoimsi de nestoimoei, nestoimg, se reprendre, se corriger; mimâtjonsi de mima-tjonoei, mimatjong, se donner la vie, etc. 230 ANNALES DE l\u2019aCFAS (193) 5.Los verbes passifs (6, 7); ce sont ceux qui expriment une attitude, une action, une pensée reçue ou soufferte par le sujet, mais sans dire de qui elle vient, quoique la terminaison indique en général si c\u2019est d\u2019un être animé ou inanimé, comme gesalgosi et gesatasi, être aimé; nemigosi et nemitasi, être vu.Le premier se forme en ajoutant osi au verbe animé, comme nemigosi et gesalgosi; mais si le g final est précédé de e ou a, il fait ogsi, comme dans eloeoaleg, eloeoalogsi, je suis perverti, rendu méchant; ignemaÿ, ignemogsi, je suis favorisé d\u2019un cadeau; les verbes en ag (atjel) et ëg (long) font ôgsi, comme esôgsi, être chassé, mattôgsi, être battu; ceux en og ajoutent seulement si: oisongeogsi, je reçois un nom; ceux en telemeg ont les deux terminaisons: eolitelemogsi et eolitelemgosi, on a pitié de moi; il en est de même des verbes en mg, mais avec une nuance dans la signification: oelamogsi, être beau, oelamgosi, bien vu.Le second passif se forme de l\u2019actif inanimé en changeant to ou tem en tasi, ou mieux o, em en asi : telfyem, telôtasi; telâto, gesatem, telatasi, gesatasi; telitètem, gesitètem, teli-tètasi, gesitètasi; eoigem, coigasi, être écrit, décrit, peint; teloigasig, c\u2019est écrit; goilem, goilasi, goilasig, être cherché.Dans les verbes en to, le passif tasi n\u2019est pas différent du réfléchi inanimé ou mixte: telatasi veut dire: je suis traité ainsi dans mes affaires, ou bien, je me traite ainsi moi-même; mais les deux existent; c\u2019est plus sensible dans l\u2019exemple suivant: gisitasi ligpenigen, je me fais un panier (on pourrait d\u2019ailleurs dire plus simplement: gisito ligpenigen ogtjit nin ntinin) ; gisitasi nsoisgaton sacjatoetesinan, une chute me le fait briser (litt.) j\u2019en suis rendu le destructeur par une chute; là comme ailleurs on peut tourner par l\u2019actif: ma chute me le fait briser, gisitoig nsoisgaton saÿatoetesinan.Il y a un troisième passif qui signifie plutôt l\u2019état ou la qualité; il se forme en ajoutant o, on, og à l\u2019actif animé, comme gesalgo, gon, gog, être aimé, être une personne ou chose aimée; tjipalgo, gon, gog, redouté, redoutable, objet de frayeur: Gil sapeoin ag petjili gsalgon Sesos ogoamlamon, toi saint et bien-aimé Cœur de Jésus (Par.I, 97); cette forme se conjugue sur menato.A cette forme s\u2019en rattache encore une autre, au moins pour les verbes en ag, comme ignemagoei, goen, goet, être favorisé d\u2019un don; oelôtemagoei, être béni dans ses affaires, objet de bénédiction, de faveurs.Si l\u2019on veut dire de qui vient l\u2019action, il faut tourner par l\u2019actif: je suis vu par toi, par lui, par du monde (indéterminé), pas par une charrette; tournez, tu me vois, il, ils, on.nemin, nemit, nemitjig, (194) ANNALES DE L\u2019ACFAS 231 nemimg, nemolg, nemot, tôpajan môQoa neminog.Il n\u2019y aurait confusion qu\u2019à la troisième personne, comme du reste en français également; si on voulait tourner par l\u2019actif le dernier membre de cette phrase: le voleur fuit le policier jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit pris par lui (qu\u2019il le prenne), gemotnes oesimogtoatjel notji ogsoategelitjel misôÿo gôgoalatjel.Mais précisément à cette personne il y a en micmac un passif, qui a été marqué dans les formes supplémentaires de toute la conjugaison animée.Ainsi dans cette phrase, le passif de gôgoalatjel, il le prend, est gôgoaletjel, il en est pris, comme gesaltjel, il en est aimé, nemitjel, il en est vu; oeleiatjel, oelaletjel, oelitelemtjel, il en est bien vu, bien traité, objet de bienveillance.6.Les verbes mixtes (10); ce sont ceux qui ont deux régimes: le principal (indirect) animé, et l\u2019autre, (direct) inanimé ou même animé.Ils se forment des actifs inanimés, en ajoutant aj à ceux en m, et en changeant o en a§ pour ceux en to; par exemple : oestaoig, oestaoito, je sauve une personne, une chose; oestaoitaÿ, je sauve ce qui appartient à une personne (chose ou autre personne) : Gtjis-aÿmao, ogsetaoitoin ntelegeminen, Seigneur, sauvez-nous notre roi; oestaoitolôj gsolieoeimoôo, je (vous) sauve votre argent: oig-emoatal ogtoigatigen, il lui écrira sa lettre.Pour oelei on aura oelôt-emag, oelâtag, oelitètemag, tenir pour bon, bénir ce qui lui appartient ou le concerne, le bien traiter, en être heureux.Ces verbes peuvent aussi prendre les autres formes des actifs: Une forme neutre (11,12), quand l\u2019action est comme renfermée en soi, sans rapport à aucune personne ou chose déterminée : oelôtemai et oelôtemoei, bénir, faire une faveur.Une forme passive (13), quand le sujet reçoit l\u2019action, est favorisé ou béni dans ses affaires: oel&temogsi, oelatogsi, oelitete-mogsi.Enfin une forme réfléchie (14) ou réciproque (15), quand il s\u2019agit de choses concernant le sujet: oêlôtemasi, oelatasi, oelilete-masi, atigo, se faire, se vouloir du bien à soi-même, les uns aux autres.Exemple: telôtem melgigenag asogômigajan, je trouve le pont solide; ngois telôtemaÿ ogisitagan, j\u2019attribue cela au travail de mon fils; môçjoa, telôtemasi nin ntelatagan, non, je l\u2019attribue à mon propre travail; pèl gasgeo, méloitj maoi tlitetemasoltinetj, tlitete-matfiltinetj, holà! attendez un peu: attribuons-le plutôt à notre travail à tous, ou bien chacun au travail des autres; tôjo tlatatinetj, tlatatoltinetj, puis donnons-nous une poignée de mains, deux, tous; litt.faisons-nous ceci réciproquement; le geste supplée à la parole. 232 ANNALES DE L ACF AS (195) TABLEAU DES CATÉGORIES MODÈLES Tirées de la racine oéli, bien, préfixe adverbial I.État ou Attitude 1.\tOelei, iei, iag, être bien, heureux; devenir bien, c\u2019est bien.2.\teioei, être bien disposé à l\u2019égard d\u2019autrui, être un bienfaiteur.3.\teiag, l\u2019être envers quelqu\u2019un, le tenir pour bon, le bien traiter.4.\teiasi, se tenir soi-même pour bon, se bien traiter.5.\teiatigô, agir ainsi l\u2019un envers l\u2019autre, les uns.6 eiogsi, eiago, eiagoei, être bien traité, béni, dans sa personne.7.\tôtasi, l\u2019être dans ses biens, dans ses affaires.8.\tôtegei, bien réussir, profiter, faire du progrès.9.\tôtem, bien traiter une chose, la bénir, la bien arranger.10.\tôtemaÿ, bien traiter, bienconduirecequiappartientàquelqu\u2019un.11.\tôtemai, bénir (en général), faire des faveurs.12.\tôtemoei, en faire au prochain en général.13.\tôtemogsi, ôtemago, ôtemagoci, en recevoir, être béni dans ses affaires.14.\tôtemasi, bien traiter ses propres affaires, voir à ses intérêts.15.\tôtematigo, le faire les uns pour les autres.IL Action ou Activité 1.\tOel â§i, aller bien, bien agir.2.\tâloei, faire du bien, obliger, rendre service.3.\tâleg, en faire à quelqu\u2019un de déterminé.4.\tâlesi, s\u2019en faire à soi-même, se flatter.5.\tâletigô, s\u2019en faire réciproquement, les uns aux autres.6 âlogsi, âlego, être favorisé (en détail), être un bénéficiaire.7.\tâtasi, être aidé dans ses affaires.8.\tâtegei, faire du bien, bien faire, se bien conduire.9.\tâto, faire quelque chose de bien, aussi, bien faire une chose.10.\tâtaÿ, favoriser les intérêts d\u2019un autre.11.\tâtai, favoriser.12.\tâtoei, favoriser autrui, en général.13.\tâtogsi, être favorisé dans ses affaires.14.\tâtasi, se faire du bien à soi-même! 15.\tâtatigô, s\u2019en faire mutuellement. (196) ANNALES DE L ACFAS 233 III.Pensée ou Volonté 1.\tOeli tâçi, être content, avoir de bonnes pensées.2.\ttelgei, être gai, faire une rencontre agréable, aussi, être chaud.3.\ttelemeg, penser bien de quelqu\u2019un, lui vouloir du bien.4.\ttelesi, en avoir de soi, se complaire en soi-même.5.\t, teletigô, se vouloir du bien réciproquement, être contents l\u2019un de l\u2019autre, les uns des autres.6.\ttelemogsi, telemgosi, être l\u2019objet de bonnes pensées.7.\ttetasi, on me veut du bien.8.\ttetegei, consentir, être de cet avis.9.\ttetem, consentir à quelque chose.10.\ttetemag, être heureux de ce qui le concerne, y consentir.11.\ttetemai, consentir en soi-même.12.\ttetemoei, vouloir que le prochain soit satisfait.13.\ttetemogsi, tetemago, tetemagoei, on me veut du bien.14\ttetemasi, s\u2019en souhaiter à soi-même.15\ttetematigô, s\u2019en désirer les uns aux autres.REMARQUES M.Rand, citant un petit traité communiqué par l\u2019abbé Sigogne, et qui ne pouvait venir que de l\u2019abbé Maillard, ajoute aux noms des verbes déjà mentionnés les suivants: 1.\tLes verbes transsubstantifs, indiquant la transformation d\u2019une substance en une autre, comme oasteo samogoanato, changer la neige en eau (ce qui d\u2019ailleurs n\u2019est qu\u2019un changement d\u2019état), pipnagan eoageoato, changer le pain en chair; pipnagan éoagéoatag, je change le pain en sa chair; ce serait plus juste de dire: pipnagan éoageoatasit, môgôpag omaltematasit, il change le pain en son corps, le vin en son sang; c\u2019est l\u2019expression liturgique.Je suppose que pour M.Rand il n\u2019y avait pas une grande différence entre les premiers et les derniers changements; mais il faut lui être reconnaissant de nous avoir transmis cette dénomination, due probablement à l\u2019abbé Sigogne- lui-même; je ne l\u2019ai trouvée dans aucun des écrits de l\u2019abbé Maillard, quoiqu\u2019on y trouve toutes ces expressions, avec d\u2019autres, comme celles-ci: Gtjigelosoagan éoagéoalesis, le Verbe s\u2019est fait chair, mitjoatjitjeoalesis, s\u2019est fait enfant, aptjetjitjeoalesis, tout petit, pipnaganéoalesis, pain.Rand met encore élégéoalol, je te fais roi, èlnoalol, je te fais homme; mais en somme ces verbes et les suivants expriment une action, comme les autres et se développent de la même manière que ceux de la seconde catégorie: aleg, ato, alesit, atasit, etc.2.\tLes verbes moyens ou de médiation (interlocutory), qui expriment l-\u2019interposition du sujet comme médiateur entre deux autres personnages.Us 234 ANNALES DE L\u2019A CF AS (197) de tirent de la forme neutre des verbes animés ou mixtes, en changeant tai ou taoei en taoalseog, ou mai en melseog ou malseog.Exemples: de etamg, etaoei, demander, supplier, quêter, on forme elaoalseog, demander pour un autre; peg-oatag, tai, faire avoir, procurer, être cause, pegoataoalseog, faire cela pour quelqu\u2019un, le lui procurer en intervenant; apangitag, tai, payer quelqu\u2019un, apang-itaoalseog, payer pour lui, à sa place; gagamatai, être patient, doux, prêt à rendre service, gagamataoalseog, se mettre à la place d\u2019un autre, servir de caution, de médiateur responsable; telgig teli olalnogsep negela gagamataoalseolgoeg ag apang-itaoalseolgoeg, il nous a tant favorisés quand il s\u2019est mis à notre place et a payé pour nous (Par.II, 575);gelolg, parler à quelqu\u2019un, gelotemag, lui parler de quelque chose, la lui demander, gelotemai, faire une requête, gelotemelseog, la faire pour un autre, intercéder: alasotmai, prier, alasotmelseog, prier pour lui, eux, alasot-mélseoi, seoitesnen, prie pour nous, tu prieras (Ave Maria)', nestemai, comprendre, nestetnalseog, faire comprendre, interpréter quelqu\u2019un, .seoatem, une chose; nsetemalseoti, interprétation; nestemalseogsi, être interprété, .seosi, s\u2019interpréter soi-même, .seotigo, les uns les autres.Cela fait penser à la stupeur que M.Rand causa à son propre interprète, quand, en étudiant le verbe cuire, il lui demanda la traduction de: se cuire soi-même, se cuire les uns les autres; voilà une chose, dit-il, la première, qu\u2019on ne peut pas faire, et la seconde, qu\u2019on ne voudrait pas faire; on pourrait pourtant dire, sans le faire: oissogoalesi, goaletigo, de oissogoei, cuire, faire la cuisine; il eût sans doute préféré dire: oissogôol, gôosi, je cuis pour toi, pour moi; Alon oitjigetiôg osgotemalseolteo mimâtjoinoigtog, Aaron ton frère parlera pour toi au peuple (Ex.16).Oigotem, temag, temai, demander, réclamer une chose; oigotemalseog, la demander pour quelqu\u2019un: alasotmagan oigotemal-seogget, nous demandons pour lui la prière, la religion, la foi (au baptême \u2014 Ms.4, 152).3.\tLes impersonnels ou unipersonnels, qu\u2019on peut voir aux différentes conjugaisons.4.\tRand parle encore des verbes de recherche (inquisitive), qui expriment que l\u2019on va à la recherche de ce qui est indiqué par la racine ; comme pipnaganégei, aller chercher, se procurer du pain, tiamoégei, de la viande d\u2019orignal, soliêoégei, de l\u2019argent; mais cela revient aux verbes exprimant l\u2019action en général (neutres actifs inanimés).Il appelle méditatifs et aussi menteaux, comme l\u2019abbé Maillard, ceux qui expriment la pensée.Il nomme enfin les diminutifs, auxquels on pourrait, tant qu\u2019à faire, ajouter les intensifs et les fréquentatifs; ces deux derniers se forment au moyen des préfixes i et gesi, sans modifier la terminaison : getapegiei, je chante, igtapegiei, je chante souvent; alasi, je me promène, ialasi.(i-a, pas la diphtongue ia), je me promène souvent, je vagabonde; gesinogoai, je suis malade, gesi gsinogoai, je suis bien malade.Les diminutifs se forment en ajoutant tji ou même tjitji tjin tjit: gesinogoatji, tjitji, je suis un peu malade, j\u2019ai une indisposition, toute petite; le sens de éolélji, être pauvre, est remarquable; c\u2019est le diminutif de éoléi, qui veut dire être misérable, digne de pitié; il y a encore éoltjéoétjit, dans le langage familier seulement, pauvre petit misérable, chétif. Vingt-neuvième leçon NOMBRES I.\tNOMBRES CARDINAUX Les nombres cardinaux ont en micmac trois formes principales: 1.\tLe nombre racine, qui signifie simplement un, deux, trois, ou bien une fois, deux fois, trois fois.Il répond à tâs?combien de fois?Chaque fois se traduit par tès, tant de fois par tan tes; celui-ci signifie encore, chaque fois que.2.\tLe nombre de genre animé, qui équivaut à une personne, deux personnes, etc.Il répond à tâçitjig?combien de personnes?Tant de personnes se traduit par té§itjig; forme verbale au duel, qui peut se conjuguer, sur tèloisi, à tous les modes, à tous les temps, à toutes les personnes, même à la première et à la seconde, sous la forme té$lgô, tésièg, tésiôéj, nous sommes, vous êtes tel nombre.Il est inusité au pluriel.On a tésit au singulier, qui veut dire chaque, chacun.3.\tLe nombre de genre inanimé, qui équivaut à une chose, deux choses, etc.Il répond à la question taçigel ?combien de choses ?tèsigel, tant de choses; tan tèsigel, toutes choses (distributivement) msèt tèsigel, toutes choses (collectivement).Ces deux dernières espèces de nombre se forment du radical, en y ajoutant itjig, igel, un peu modifiés dans les premiers, pour l\u2019euphonie, et tésitjig, tèsigel, à partir de asogôm, six; pour les dizaines isgègsitjig, isgaÿ, isgagal, et tésisgègsitjig, tésisgâcj, tésisgâgal.On dit aussi tésinsgègsitjig, tésinsgafi.Il faut remarquer encore: 1.qu\u2019à tous ses dérivés, sist, trois, se change en nés et prend isitjig ou esitjig, isgel : nèsisitjig, nèsisgel; 2.que tâpo, deux, prend sitjig et gol : tâpositjig, tapôgol; 3.que mtèln, dix, s\u2019emploie aussi avec tésitjig, tèsigel; il y a donc deux expressions pour dire dix, et même trois, parce qu\u2019on se sert également de la racine méfias, qui ne s\u2019emploie qu\u2019en composition.Entre les dizaines, les nombres de dix à cent se forment en ajoutant à la dizaine tjèl néogt, tjèl tâpo, etc.; dans le langage soutenu on met aussi ce second membre à la forme animée ou inanimée; ex.: tâsipenig apostaléoitgig ?combien y avait-il d\u2019apôtres?néo- 236 ANNALES DE L\u2019ACFAS (199) gtisgègsipenig tjèl tâpo, ou bien tâposipenig, ils étaient douze.Employés à la troisième personne comme complément d\u2019un autre verbe à la même personne, les nombres prennent la syllabe U, comme tous les verbes, et font néogtétjilitjel, tâposilitji, nèsisilitji, tésilitji, néogtisgègsilitji, tâpoisgègsilitji tjel nân ou nânilitji; au passé néogtisgègsilipeni, au futur ngotisgègsilita; on lit dans la Passion: télimaseniga néogtisgègsiliseniga tjèl tâposiliseniga onag-apemga, il dit à ses douze apôtres.Voici maintenant le tableau des nombres cardinaux, avec les chiffres arabes et romains: 1 I\tNéogt, un, une fois; amsgoes, temg, d\u2019abord\t\t \tnéogt ëtjit,\t\tncogtètjg, néogte.\tune personne,\t\tune chose.2 II\tTâpo, deux, deux\t\t \tfois,\ttâpositjig,\ttâpogol.3 III\tSist (nés),\tnésisitjig,\tnésisgel.4 IV\tNéo,\tnéoitjig,\tnéôggol.5 V\tNân,\tnânitjig,\tnangel.6 VI\tAsogôm,\ta.têsitjig,\ta.tèsigel.7 VII\tEloïgeneg,\te.\te.8 VIII\tOgomoltjin,\to.\t\u201c\t0.9 IX\tPèsgonatèg,\tp.\tv.\u201c 10 X\tMtèln (méfias),\tm.\u201c\tm.11 \tNéogtisgag,\tnéogtisgègsitjig,\tnêogtisgâéjal.11 à 19\tN.tjèlnéogt, tâpo, sist, néo, nân, asogôm, él., og.,pèsg.\t\t 20 XX\tTapo mtèln,\tt.m.têçitjig,\tt.m.tèçigel.\tTâpoisgaéj,\ttâpoisgègsitjig,\ttâpoisgâÿal.21, 22 etc.\tT.tjèl néogt, tapo, etc.\t\t 30 XXX\tNésisgag,\tnésisgègsitjig,\tnésisgâgal.40 XL\tNéoisgag,\tnéoisgègsitjig,\tnéoisgâgal.50 L\tNânisgag,\tnânisgègsitjig,\tnânisgâgal.60 LX\tAsogôm tésisgag,\ta.tésisgègsitjig,\ta.tésisgagal.70 LXX\tEloïgeneg,\te.\te.80 LXXX Ogomoltjin,\t\t0.\t0.90 XC\tPèsgonatèg,\tp.\t\u201c\tP- 100 C\tGasgemtèlna g an,\tg.ganitjig,\tg.ganel.,000 M\tPitoi mtèlnagan,\tp.\t\u201c\tP\u2022\t\" i,000 Gtjipitoi mtèlnagan,\t\tg\u2022\t\u201c\t9.\t\u201c (200) ANNALES DE L\u2019ACFAS 237 Pour dire 200, 300, etc., on met tâpo, sist, etc.devant l\u2019une ou l\u2019autre forme de gasgemtèlnagan, de même pour pitoi mtèlnaÿan et gijipitoi mtèlnagan.Pour 201, 202, 1001, 1002, etc., on fait comme pour les dizaines, on ajoute tjd avec le nombre racine, quand même dans celui-ci il y aurait déjà tjèl, une ou plusieurs fois; ex.: en quelle année sommes-nous?tasipongeg eimogôl en 1921 (l\u2019année où j\u2019ai écrit cette leçon pour la première fois), ou en 1939 (cette année-ci), néogt pitoi mtèlnagan tjèl pèsgonatèg gasgemtèlnagan tjèl tapoisgag tjèl néogt tésipongeg, sous-entendu, depuis la venue de Notre-Seigneur, oétjatégemg oésgitjinoiteg Oèst-aolg; gisna néogt pitoi nitèlnagan tjèl pèsgonatèg gasgemtèlnagan tjèl nésisgafl tjèl pesgonateg tesipongeg.Pour les milliards ou billions, on tourne par mille fois un million, deux millions, etc., pitoi mtèlnagan tès gtjipitoi mtèlnagan, tâpo gtjipitoi mtèlnagan, etc.Ex.: les troupes de cavalerie, dont S.Jean apprit le nombre, comptaient deux myriades de myriades, vicies millies dena millia (Ap.9, 16), tèlgitasipenig tésipôoltitjig nteplog tapoisgag pitoi mtèlnagan tès neogtisgag pitoi mtèlnaganipenig, tôgô nin notemep tan tésipenig; litt.20,000 fois 10,000, ou encore 200 millions, tâpo gasgemtèlnagan tès gtjipitoi mtèlnaganipenig.Aujourd\u2019hui on trouve généralement plus commode et plus court de compter en anglais.II.NOMBRES ORDINAUX Les nombres ordinaux se forment en général des cardinaux, en ajoutant à la racine aoei, éoei ou ôoei, selon la voyelle qui précède; ils font oeg au pluriel animé, oel au plur.inanimé, comme les autres adjectifs.Le singulier signifie aussi premièrement, deuxièmement, etc.Premier se tire, non de néogt, qui veut dire une fois, mais de amsgoès ou amgoès, premièrement, ou de temg, d\u2019abord: amsgoéséoei ou temgéoei, le premier, tâpoôoei, slstéoei, néoôoei, nânéoei; et ils continuent de même, asogômêoei, éloigenègéoei, ogomoltjinéoei, pèsgonatègéoei; puis mtèlnéoei ou néogtisgâgaoei pour dixième, auquel on ajoute, pour lie, 12e, 13e, etc.tjèl néogt, tjèl tâpo, tjèl sist, comme aux cardinaux; 20e, 30e, etc.tâpoisgâgaoei, nésisgâgaoei, néoisgâgaoei, nânisgâgaoei, et ensuite asogôm tésisgâgaoei, éloigeneg, ogomoltjin, pèsgonatèg tésisgâgaoei; enfin gasgemtèlnaganeoei, pitoi mtèlnaganéoei, gtjipitoi mtèlnaganêoei, 100e, 1,000e, 1,000,000e. 238 ANNALES DE I.\u2019aCFAS (201) On dit temgéoatj ou amsgoéséoatj, tâpoôoatj, sïstéoatj, etc., quand c\u2019est comme le nom de l\u2019individu, sa désignation, son numéro d\u2019ordre, son grade, sa situation; aussi les gagnants dans un concours.Ces ordinaux répondent à \u2022 la question tâséoei, tâséoatj ?quel est son rang ?Ils peuvent se mettre au passé, comme les autres adjectifs: tâséoéiaÿ, (inanimé) tâséoéieg?asogôméoêiag, éloigenè-géoéieg, 6e, 7e (chose).Ils s\u2019emploient aussi au futur, mais alors ils deviennent proprement des verbes, qui se conjuguent à toutes les personnes: tâséoétès, taséoétèsg, tâséoéteô?quel sera mon, ton, son rang?tapoisgâgaoétès, tesg tjèl néogt, teô tjèl tâpo, je serai le 20e, toi le 21e, lui le 22e, etc.Tous les adjectifs ordinaux peuvent devenir verbes, en changeant la terminaison ei (diphtongue) en ei; amsgoéséoei ou temgéoei, premier; amsgoeseoei, oein, oeit, je suis, tu es, il est le premier (arrivé); temgeoe», j\u2019ai la première place; cette différence de sens, donnée par Rand (Diet.M.-A.p.XX), n\u2019est pas absolue; il ajoute étaseoei pour marquer le rang; mais ce mot signifie chaque, chacun.Ces verbes ne se conjuguent pas entièrement sur oelei; les 3es personnes font oeit, oetjig, oeioltitjig; ils répondent à tâseoei, oein, oeit, oetjig, oeioltitjig, quel rang?III.COMBINAISONS Outre les formes principales du tableau, il y en a beaucoup d\u2019autres, selon les objets auxquels se rapportent les nombres, ainsi que des combinaisons avec les adjectifs et les verbes.1.Pour les objets allongés et arrondis, comme bouteilles, verres, tonneaux, billots, chandelles, grains de maïs, même poulies personnes et pour le mot tèpgenoset, mois, qui signifie lune (quand on veut appuyer sur la durée de la lunaison, toute une lune, une série de ses phases) on dit, au genre animé, néogtôgsit, tâpoôg-siljig, nesôjsitjig, nânôgsitjig, puis asogôm, éloigenèg, ogomoÜjin, pèsgomtèg, mtèln tésôjsitjig ou métlasôgsitjig; pour le genre inanimé néogtâj, tâpoâèjal, nésâjal, néoâgal, nânâgal, asogôm téçâjal, etc.; ils répondent à la question tâsôgsitjig, tâsâgal ?combien de ces choses?néogtag piesgemin, un épi de maïs (Diet.A-M.69); néoâgal oipitel, quatre dents (ent.); asogôm téçâgal oasôgônemajanel, six chandelles; nésôgsitjig potaig, trois bouteilles; métlasôjsitjig tjèl o^omoltjin moinag, 18 gros ours.Quand on parle d\u2019un objet de (202) ANNALES DE L ACFAS 239 genre inanimé exprimant la contenance, on met neogtôgteg, tapoôÿte-gel, nesôgtegel, 12 3, etc., comme ci-après (p.205) 2.\tPour les objets ronds: patates, balles, pommes, amandes, noyaux, cailloux, dragées, aussi blagues de tabac, on dit: néog-tapsgésit, tâpoapsgesitjig, nesapsgesitjig, néoapsgesitjig, nânaps-gesitjig, puis asogôm tésapsgesitjig, etc., métlasapsgesitjig, et néog-tapsgèg, tâpoapsgègel, nésapsgègel, néoapsgègel, nânapsgègel, asogôm tésapsgégel (aussi tesapsgigeï), métlasapsgègel gontal, tômaoèl, tesap-sgesitjig (tant de) toagang, tapatang ou tapatatg.De là vient une des racines du nom de Causapscal (goésaoei télapsgèg), goésapsgiaéj, la pointe au fond caillouteux.3.\tPour l\u2019argent on dit néogtagig ou néogtaig, une piastre; télagig veut dire pièce ronde et plate de telle circonférence, ici de telle valeur; tâpoaigel, nésaigel, néoaigel, nânaigel, asogôm tésaigel, etc., métlasaigel ou néogtisgégaigel, tâpoisgégaigel, nêsisgégaigel, néoisgégaigel, nânisgégaigel, asogôm tésisgégaigel, etc., gasgemtèl-naganaigel, pitoi mtèlnaganaigel.Ils répondent à la question tdsaigel ?combien de piastres ?Sou se dit somalgi, litt.pièce de cuivre; mais on se sert maintenant du mot anglais cent, sent, sentel ou sensel; néogté (pour neog-tètjg) sent, tâpôgol sentel, nésisgel, neoggol, nangel, asogôm tèsigel, néogtisgâgal, tâpoisgagal tjèl nân, 25 cts; pour celui-ci on se sert encore couramment de l\u2019ancien mot français tlantso; tâpôgol tlantsol ou temipias, 50 cts; gisna agataig néogtaig, gisna èlp nânisgâgal sentel; nésisgel tlantsol, gisna eloigeneg tesisgâgal sentel tjèl nân, 75 cts; même sanso (peu usité aujourd\u2019hui), néogtaig, une piastre.Ex.: talaogtigel sist pitoi mtelnaganel oentjôsonel, gèsg néogté latosan tésâgal tlantso télaogtigel ?Asogôm tésisgegaigel tjèl tâpo tjèl agataig; quel est le prix de 3,000 pommes, si une douzaine vaut 25 cts?$62.50.Ajoutons, pour mémoire, néogtapsgotig (somalgi), le gros sou français, le penny anglais, tâpoapsgotig, nèsapsgotig, néoap-sgotig, nânapsgotig, asogôm tésapsgotig, etc.; nésisgajotig, les trente pièces (de Judas), tâpoisgagotig, les vingt (de Joseph).4.\tAvec nagoeg, jour, on forme néogtogonag, un jour, tâpo-gonag, nésogonag, néogonag, nânogonag, asogôm, eloigeneg, ogomolijin, pèsgonatèg téçogonag, métlasogonaj gisna néogtisgéogonaj, tapoi-sgéogonag, etc.: tâpoisgéogonageg tjèl nânogonâjeg sigôgos ogtétan, il y avait 25 jours que ie mois du printemps (mars) était corn- 240 ANNALES DE l\u2019aCFAS (203) mencé; tétât, nouvelle lune, commencement du mois.Avec un nom de genre animé, et avec le mot tèpgenôset, mois, le nombre signifie l\u2019âge ou le quantième: néogtogonit, il a un jour, ou c\u2019est le premier du mois; tâpogonit, nésogonit, néogonit, nânogonit, asogôm té§ogonit, etc., métlasogonit, tâpoisgéogonit, nésisgéogonit, néoisgéogonit, nâni-sgêogonit, asogôm tésisgéogonit, gasgemtèlnaganogonit, si on voulait compter jusque-là; mais on a aussi la combinaison des mois et des années.Tâpogonit, tâsogonag?combien de jours?De même pour la nuit: tâsitpaÿ ou tâsigel tèpglgell combien de nuits?néo-, gtitpaQ, tâpoitpaéj, une nuit, deux nuits, etc.Je ne connais pas de forme pour le genre animé.Les jours de la semaine, açjantiéoti, sont: agantiéoimg ou gegentiéoimg, dimanche; amsgoes elogotimgel, lundi (premier jour de travail); tâpoôoei, sïstéoei, néoôoei, élogo-timgel, mardi, mercredi, jeudi; goèltamoltimg, vendredi (jour de pénitence); gèspetèg ou géto agantiéoimg, samedi.Néogtigisgeg, tout un jour; tésigisgeg, chaque jour.5.Années, mois, etc.Taçipongeg ou tasigel néogtiponéjègel ?combien d\u2019années?Taçiponan?quel âge as-tu, combien comptes-tu d\u2019années ?néôgtipongeg, néogtiponâi; tâpoipongeg, tâpoiponâi; nêçipongeg, néçiponôi, néoipongeg, néoiponâi; nânipongeg, nâni-ponâi; asogôm tésiponéjeg, tésiponai, nân, nat, naigô, nôltigô; métla-siponéjeg, métlasiponâi; tapoisgegiponôeg, tapoisgegiponai, etc.Mois, tèpgonset, s\u2019exprime en composition par oigos: tâsoigos ?tésoigos, combien de mois?tant de mois; on peut toujours dire: tâsitjig, té.sitjig tèpgenosétjig.Tésogosalai, lan, ¦ lat, passer tant de mois: néogto go salai, tâpogosalai, nésogosalai, néogosalai, nâno-gosalai, asogôm tésogosalai, métlasogosalai, etc.: pèsgonatèg téso-gosalasep, tu as passé neuf mois (dans le sein de ta mère); nésis-gégiponaneg sigentasïsep ag néoisgéogonâgeg goèltamïsep, à 30 ans tu as été baptisé et tu as jeûné 40 jours (Hiér.1,14).Heure, atjièl, litt.il (le soleil) avance: tas atjièt?quelle heure est-il, à combien de degrés est-il avancé?néogt atjièt, tâpo, siïst, etc.; mo ta mtèln tes atjieôg tjèl tâpo néogtigisgeg?n\u2019y a-t-il pas douze heures dans un jour (S.Jea.11,9)?on dit de même nêogtisgag atjièt tjèl agataig, dix heures et demie, tjèl gai ou néo-gtisgâgal aptjètjgel ou minitel tjel nân et un quart ou quinze minutes; on entend dire pour celles-ci gamlamimgel, respirations, soupirs, mais cela va mieux pour secondes.Atjièt est du genre animé, mais (204) ANNALES DE L\u2019ACFAS 241 pour dire combien d\u2019heures, tant d\u2019heures, il se met au pluriel nanimé: tâsigel, tésigel atjiétjel ou atjiétel.6.\tClasses, groupements, paires, familles, sortes de choses: tâsonémig, migel, migsit, migsigô, migsièg, migsiôg, migsitjig ?téso-nemig, etc., combien?tant; néogtonemigsitjig, tâpon.néson.néon, nânon.asogôm tésonemigsitjig, métlasonemigsitjig; gtjiôgsog (plur.), une famille; ngoionenemigsog, une seule famille de cette sorte.Néogtigit, seul engendré, fils unique: néogtopisiai, tan, tat, mon, ton, son (fils) unique, et par extension, privilégié, chéri: néogto-pistan Isâg tan gesalt, ton unique Isaac, si cher (Gen.22,2); néo-gtopistalitjel ogoitjel, fils unique de sa mère (Luc.5,7,12).Néo-gtéoistôfi, il parle seul, soliloque; tâpoéoistôgg ou tâpoéoistotitj, dialogue; néogtogoaloet, être seul, garçon.Tjigalogom, gomen, gog, aller seul dans son canot; tâpogomogô, meg, môéj, mititj, aller deux; neso.neo.nano.asogôm tésogomogô, métlaçogomogô, aller 3, 4, 5, 6, 10; tâpoleigô, nésoleigô, etc., on est deux, trois canots.Ingotj ou angotj veut dire un à un: ingotj matjitag ou ïngotogoétag, aller un à un, en ligne, à la manière des sauvages; ïtâposïgô, deux à deux, deux de front, en couples; ïne§isîgô, ïnéoigô, 3 à 3, 4 à 4, etc.; ïnéoitjig, ils sont quatre de front; employé par Rand pour paires, au sujet des animaux de l\u2019arche de Noé: ïtâpositafi, éloi-geneg ïtêsitaQ, ils seront deux ou sept paires (Gen.7,3).Pour la multiplication des pains, Jésus fit asseoir les gens par groupes de 100 et de 50: ïtèpgisi semitatitj ïgasgemtèlnagavitjig ag inânis-gègsitjig (S.Marc, 6 et 8).OU Ngoti Nesosoti, Sainte Trinité; ngoti-sgegsoti, dizaine; tapoisgegsoti, vingtaine; asogôm tésisgègsoti, soixantaine.Néogtèg, tèt, tatjel, en tuer un (à la pêche ou à la chasse) en frappant, assommer; tâpotégig, nésotégig, néotégig, nânotégig, asogôm tésotégig, tétjig, tatji, 2, 3, 4, 5, 6; quand on prend autrement on se sert de gétang, gétant, gétanatjel: néogtang, tâpotantjig, né çotanatji, j\u2019en prends un, tu en prends deux, il en prend trois.7.\tDimensions, poids et mesures.Talpita§, taipitôâsit, tal-pesog, tali amasèg ?de que.le longueur, à quelle distance ?Plusieurs des mots qui y répondent sont ou semblent être invariables, et les nombres prennent un g, qui est peut-être euphonique, ou bien c\u2019est un essai de singulier dans des mots qui expriment toujours le pluriel, à part néogt; en tous cas les voici: tapog, nésisg, néog, nang, asogôm (etc.) tésig, 2, 3, 4, 5, 6; à ces nombres on joint: mtitjin, pouce; mpiten, main, palme; mosgonigen, coudée; empié (mot 242 ANNALES DE l\u2019aCFAS (205) français), pied: atlegatimg, pas, step: neo atlegatimg oetjategemg gaganeg, à quatre pas de la porte (Amer.1.122); lapéles, verge (3 pieds), du genre an., plur.lapélesg; mail, mille, nom anglais, d\u2019usage universel aujourd\u2019hui; on a essayé mil, milal, mais ça ne prend pas; 1760 tésitjig lapélesg, compte ce nombre de verges, 1632 mètres; gôptemeneg, lieue, litt.portée de la vue, nêsisg mail, 5280 tésitjig lapélesg.Nemiatji tjotjitja assema igôptemeneg; elgo-soatji misôgo pisgoag saptesgoatji, il aperçoit des reptiles à perte de vue, il saute par-dessus jusqu\u2019au bout (ibid.104).Tasonaçig?quelle profondeur?néogtonaçig, tâponasg, nésonaçg, néonaçig, nânonaçig, asogôm tésomasig, une toise ou brasse, 2, 3, 4, 5, 6; une toise, fathom, vaut deux verges.Tali gsog, gsolg\u2019l de quei poids?engaiigen, livre, ajouté à chaque nombre; toagtjigen, once; maonemeg, entier; pogoei, moitié; agataig, demi, aussi terni ou tem avec certains mots: temipias, demi-piastre, temia, demiard, tempoéso, demi boisseau; amoio, presque; natami, à peu près; gai, un quart; galgié, un quartier.Pour un quart, un tiers, on tourne par une, deux, trois parties de ce qui est divisé en trois, en quatre: néogtonemig, tâponemig, nês-onemig \u2014 nésonemigatemg, néonemigatemg (g.an.) neso.neo-nemigalotj; mataoiag neogtipongeg, toute une année; mataoietjig sonming, tout un chapelet; comme qui dirait tout un tour.Le double, triple, etc., centuple, tapo, sist, gasgemtelnagan eli atelg.Talgig, talgilg, tasôgsit, tasag, quelle grandeur, quelle capacité?Mali geo, geôg, quart, barrique; maligéotjitj, tjitjg, baril; poéso, soag, boisseau; engalao, lag, gallon; potai, taig, bouteille; sopin, ping, tasse, litt.chopine, pinte, un peu moins d\u2019un litre; devant ces mots on met les nombres: néogtôgsit, tâpoôgsit, etc., pour engalao néogtétjit; pour monti, til, poche, minot, néogtôgteg, tâpoôgtégel, etc., gâtag nésôgtégel montil, gato mo getjiameg tan téli gsog, on a eu trois poches d\u2019anguilles, mais on n\u2019en savait pas le poids (lettre). Trentième leçon PRONOMS et ADJECTIFS (déterminatifs) I.\tPRONOMS PERSONNELS Les pronoms personnels sont: pour la 1ère personne Nîn, je, me, moi; gino ou ninen;\u2014 pour la 2e, Gïl, tu, te, toi; gîléô ou gïlôô (très bref), vous; \u2014pour la 3e, negem, il, elle, lui, cela; nège-môô, eux, elles.Remarques.1.Nègem est le seul qui sert aussi pour le genre inanimé: etog na gig ?na fia nègem, est-ce là ta cabane?c\u2019est justement elle.2.\tOn emploie toujours en micmac gïl, toi, pour la 2e personne du singulier, jamais gîléô, vous.Il ne faut donc pas s\u2019étonner si ceux qui savent un peu de français nous tutoient: c\u2019est dans l\u2019essence de leur langue.Ils changent quand l\u2019habitude les amène à penser en notre langue.3.\tIl y a une grande différence entre gino et ninen, nous.Le premier s\u2019emploie quand on s\u2019adresse à une ou plusieurs personnes comprises parmi celles qui parlent; c\u2019est la première personne inclusive (toi ou vous et moi ou nous); la seconde, quand ceux à qui on parle ne sont pas compris parmi ceux qui parlent; c\u2019est la première personne exclusive (lui ou eux et moi ou nous, pas vous ou toi).M.Maillard a écrit (Gram.Ma.p.37): On se sert de gino, quand on ne parle qu\u2019entre soi, sans adresser la parole à qui que ce soit en particulier; on emploie ninen, quand la parole paraît adressée à une personne distinguée de ceux qui parlent par eux-mêmes, ou par un qui le fait au nom de tous.Ce n\u2019est pas de reste clair; mais les exemples le sont.Ainsi, en parlant à des Blancs, les Sauvages diront: ninen elnoièg ou mîgmaoièg, nous autres Sauvages ou Micmacs ; en parlant entre eux: gino elnoügô.On voit que le verbe en est modifié; il en est de même du nom qui exprime la possession, lors même que le pronom est sous-entendu: en parlant de Dieu ils disent: Gotjino oâsôÿ efiit, notre Père (à tous) qui est aux cieux; en s\u2019adressant à lui dans la prière, ils disent (en l\u2019excluant évidemment): Notjinen 244 ANNALES DE L\u2019ACFAS (207) oâsôg epin, notre Père qui êtes aux eieux.De même, en parlant du prêtre entre eux, ils disent gotjino pâtliâs, à lui, notjinen.Voici quelques autres exemples où le pronom est exprimé; ils sont presque tous de l\u2019abbé Maillard; gino na pégoatogô, c\u2019est nous qui en sommes cause; ninen elnoieg mo giléô oentjoiôg teli ntaoi ntoplioèg, nous autres Sauvages nous ne savons pas faire la guerre comme vous autres Français; ninen oen olônog nassamolôgteô, l\u2019un de nous ira vous voir ce soir; ici la règle n\u2019est pas appliquée, parce que c\u2019est oen qui est sujet et non pas ninen: avec celui-ci exprimé ou sous-entendu on aurait nassamoltesnen, nous irons vous voir.Il faut pareillement en tenir compte, lorsqu\u2019ils sont complément, exprimé ou sous-entendu: eig tan gino angamolg, il y en a un qui nous regarde; sapônog némïtèsnèn, tu nous verras demain.Ces pronoms ne s\u2019expriment que rarement, par emphase; ils sont compris dans le formes du verbe, comme sujet ou comme complément; c\u2019est es qui rend les conjugaisons si étendues; même l\u2019expression du pronom ne dispense pas plus que celle du nom de donner aux verbes la forme requise.4.Nin ou nïnéoi veut encore dire, c\u2019est moi; de même gïl, gïleoin, nègem, nègeméoit.Nin ntinin, moi-même, gïl gtinin, nègem ogtinin, gino gtinineno, ninen ntininen, giléô gtininéoôô, nègemôô ogtininéoôô; ntinin signifie souvent mon corps, mon individu, ma personne; pour bien rendre en micmac les paroles consécratoires, Ceci est mon corps, il faut dire: Ola ntinin.II.PRONOMS DÉMONSTRATIFS Ces pronoms, qui sont aussi adjectifs, ainsi qu\u2019adverbes de lieu et de temps, sont les suivants: 1.Ot, ola, net, na,\u2014 celui-ci, celle-ci, ceci; comme adjectifs, ce, cet, cette; sont aussi adverbes de lieu, ici; on y ajoute ordinairement tèt : ola tèt, ici même; net ola, voici, behold; nètna, c\u2019est cela, all right.Ot désigne une personne ou une chose qu\u2019on a devant les yeux, qu\u2019on peut montrer du doigt; ola est plus éloigné; mais ni l\u2019un ni l\u2019autre ne peut se joindre à des noms au passé.Ot semble toucher à la première personne, ola à la seconde et ala à une troisième plus éloignée. (208) ANNALES DE L\u2019ACFAS 245 2.\tAt ?ala, aussi na, nat, \u2014 celui-là, celle-là, cela, ce, cet, cette personne ou chose-là.Rand met ici at; il correspondrait bien à ot, mais je ne l\u2019ai jamais entendu; il donne comme exemple: gôÿoei at (28,1); or on dit certainement et clairement: gôgoei nat ?qu\u2019est-ce que cela ?puis il ajoute tan; mais celui-ci n\u2019est pas démonstratif; il signifie: celui qui, celle qui, ce qui.3.\tOat (plur.de ot), oégèt, oégela, négèt (plur.de net), négela, \u2014 ces choses ou personnes-ci.Oat, oégèt, négèt ne sont que adjectifs.4.\tOala, oagat, oagala, nala, nagat, nagala,\u2014 ces choses ou personnes-là.Rand ajoute ou plutôt orthographie ainsi ces trois mots: egola, oegola, negola (Diet.A.M.364).M.Maillard met ola pour celui-ci, na pour celui-là; puis oégela pour ceux-ci, négela pour ceux-là (Gr.Ma.42); et il fait remarquer que ces deux mots servent pour le singulier au passé.C\u2019est dire que cette liste n\u2019est pas très précise.Voir les exemples.Ajoutons que na ne sert souvent qu\u2019à attirer l\u2019attention, comme en français l\u2019expression c\u2019est: na nègem, c\u2019est lui, lui-même; nin na, c\u2019est moi, moi-même.Net répond à peu près à nos particules ci, là (Rem.gr.161): Net telaogtig, c\u2019est là le prix, ce prix-ci, ce prix-là.Na interrogatif signifie: n\u2019est-ce pas?na tlisip, alors; négela tlisip, en ce temps-là.Na devient nat devant oen et gôjoei, pour signifier quelqu\u2019un ou quelque chose, mais alors il n\u2019est plus démonstratif.Tous ces mots dans leur classe sont invariables.Autres exemples.Ola pataloti, na temïgen, cette table-ci, cette hache-la, ou bien, voici la table, voilà la hache; oala goitnel, nala plegol, ces canots-ci, ces clous-là; oégela tâpôgol nêogtètjg gelolg, gteg mo ngotei, de ces deux choses l\u2019une est bonne, l\u2019autre non; oala tâpôgol oigatigenel nêogtètjg tan pétjili oloigasiÿ, de ces deux livres il y en a un qui est bien mieux écrit; oagala tâpositjig oen petjili ménaganat ?qui de ces deux-là est le plus faible ?Négela tèpgatisôç) gtelatagatineô ag oégela mo gpeplitetemeneô, il aurait fallu que vous fassiez ces choses-là et ne négligiez pas celles-ci (S.Mat.23,23).Oégela gisataloltititeg moioalatisenel Gisolgol, ceux-ci, après leur repas, ont remercié Dieu.Négela êpitgig mo oèlmetotiôgsepenig, ces femmes-là n\u2019étaient pas de bonne conduite.Saj getjigag négela oénotjag, il y a longtemps que je connais ce français-là.Oégela Inoafi talimsgesenag, que t\u2019a dit cet homme-ci?Il est dans ces phrases une façon de parler propre aux Micmacs; ainsi pour dire: cette chose-ci est meilleure que celle-là, ils diront: 246 ANNALES DE L ACFAS (209) va gelolg, gato gteg mo geloltenog, ou mo ngotei, litt.cette chose est belle, mais l\u2019autre ne l\u2019est pas, ou bien, il n\u2019en est pas ainsi de l\u2019autre; tous ces gens-ci vont plus vite que nous, c\u2019est-à-dire, tous ceux-ci vont vite et non pas nous, oagala mset gésigaoitatjig, gino môQoa; nous allons plus doucement qu\u2019eux; ninen gasgeô pemitaieg, negemôo viôgoa, nous allons doucement et non pas eux.III.PRONOMS RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS Ces pronoms, qui sont aussi adjectifs, sont les suivants: I.Tân, qui, que, quoi, dont, est en micmac le seul pronom relatif ou conjonctif.Il sort pour tous les genres et toutes les personnes, excepté à la 3e du pluriel, tânig, tânel; au passé, tânag, tâneg, tângig, tângel: au cas accusatif, tânel, tâni.Le verbe suivant se met à la personne de l\u2019antécédent, quand le relatif est sujet.Tan signifie encore, avec ou sans le démonstratif correspondant, celui qui, celle qui, ce qui, ce dont, ceux, celles, les choses qui, que, dont, duquel, desquels, de quoi, desquelles choses; aussi où, d\u2019où, dans le sens de: dans, vers lequel, duquel, etc.D\u2019ailleurs ce petit mot, qui revient si souvent dans le langage, est également adverbe de temps et de lieu.Exemples.Tân gionagatj péoatg ogsetan, celui qui veut sérieusement se sauver; tânag négela gtjipatliaseoitag, celui qui en ce temps-là était grand prêtre; tânig sigentaçoltitjig naÿela téloitotjig alasotméoinog, ceux qui sont baptisés se nomment Priants; sig pa oestâtisenig tangig Naoeiô ogtolg teppoltisenig, il n\u2019y eut de sauvés que ceux qui furent trouvés dans l\u2019arche de Noé (Gr.Ma.57).Nm êta tân elgôniigtoimges, c\u2019est moi qu\u2019on a invité; gil tân alsomgosin ag nègem tân alsosit, c\u2019est toi qui obéis et lui qui commande; gino tân mimatjoltigô (1 Thess.4,15), ninen tân mima-tjoltieg (21 Cor.4,11); nous qui vivons; gileô tân tjipalôêj Gtjisagmao hgasoltïgô ogtinin, vous qui craignez le Seigneur mettez votre confiance en lui (Ps.113, 18); tésit gileo tân tjipalatjel tânel gislpenel oléteô, chacun d\u2019entre vous qui craint celui par qui il a été créé sera heureux; na ola tjinem tân oesgomsepenel aitjel, celui-ci est (voici) l\u2019homme dont un tel a parlé; ot tân nemiôg mo na negem tânaÿ nin némïgepenatj gtégi olagô, celui que vous voyez ce n\u2019est pas celui que j\u2019ai vu avant-hier. (210) ANNALES DE l\u2019ACFÀS 247 Tân télitasisep, tânel ësepenel, ce que tu as pensé, les choses que tu as dites; glapis giçitôsepeneg tâneg métoégeg, tu as donc fait ce qui était difficile; tân oapèg, ce qui est -blanc, ou celui qui est blanc, de race blanche, oapègel, oapègig, oapôltitjig; gil tân oapéin mo gpénôÿitelmao gigmatj tan èlnoit, toi qui es blanc ne méprise pas ton prochain, qui est sauvage (de race ou de nation) ; tânig oapôltitjig téloitositjig tjitjoaga pépsitèlematitji tâni èlnoltüitji, gisna étog safi gisna tami sèg tangig oapôltitgig pênôjitèlematiseniga tangiga èlnoltilitga, des fois ceux qui se disent blancs méprisent ceux qui sont sauvages, ou bien peut-être autrefois ou ailleurs ils l\u2019ont fait.Les Micmacs ont leur manière de les payer de retour, en ne les appelant pas blancs entre eux, ni visages pâles, comme les autres sauvages, mais chair blanche, oapèg oafiei; ceux qui veulent être polis donnent aux blancs le nom de chaque nation, Français, Anglais, Irlandais, Italiens, et ils préfèrent qu\u2019on agisse de même à leur égard, les appelant Micmacs plutôt que Sauvages; Savage en Anglais est toujours une grave insulte; leur vrai nom est Indians.Eliei tan oétjièn, je vais là d\u2019où tu viens, à l\u2019endroit duquel.; pisgoan oentjigoômg tân oétji toiei, tu entres dans la maison d\u2019où (dont) je sors; oélaptem tân tétlafiatemen, j\u2019aime ta résidence.Il est bon de remarquer que très souvent, comme ici, les noms sont remplacés par tân avec le verbe: tân téloisi, sin, sit, mon, ton, son nom, litt.ce que je m\u2019appelle, tu, il; tâni gétantji, gésaltji, ses ennemis, ses amis; tân éogtjit, oêgoitjit, oégoisit, oétosit, oénitjanit gtinin, ton fils, ta fille, ton père, ta mère, litt.celui, celle qui t\u2019a pour père, mère, fils, fille, enfant.Quand on dit que tân sert pour le singulier et les deux premières personnes du pluriel, cela fait penser à nos expressions françaises: c\u2019est nous, c\u2019est vous, ce sont eux.II.Les pronoms et adjectifs interrogatifs sont : Oèn oénig oénaÿ oèngig, oénel oéni, qui, que, de qui, duquel, de laquelle, desquels: oèn ta némitl qui est-ce qui me voit?ta est une particule interrogative, comme ne en latin, et qui se met aussi après un mot; oénag temg notantégésenagl qui a été le premier meurtrier?Gainôg êta, ç\u2019a été Caïn; oénig mentoâgig litâtaj ?qui ou quels sont ceux qui iront en enfer?tânig gigat éloéoltitjig, ceux qui s\u2019obstinent à faire le péché; oèngig temg giçosenig?qui furent les premiers créés?Ataôg eta a§ tapositisena Epô téloisisena, Adam et son épouse appelée Eve.Oèn ne sert que pour le genre animé: oénel, oéni sont l\u2019accusatif. 248 ANNALES DE l\u2019aCFAS (211) Gôgoei, gôgoèl, gôgoéièg, gôgoéiègel, quoi, quelle chose, quelles choses?Gôéjoei veut dire chose: nat gôgoei, cette chose; ointjigel gôgoèl, de mauvaises choses; mais employé seul il sert de pronom interrogatif: gôjoei ta na, gôgoèl oègela, qu\u2019est-ce que cela, quelles sont ces choses-ci?Gôgoei ogtjit, pourquoi, à cause de quoi?na ogtjit, c\u2019est pourquoi, c\u2019est à cause de cela.Le mot ogtjit devant ou après un nom ou un pronom veut dire à cause de, pour l\u2019amour de, en considération de: gil ogtjit ou ogtjit gil, pour toi, à cause de toi, en ta considération; gino ogtjit elnoltigo Sésogoli oétji glotjiéogtôs, c\u2019est pour l\u2019amour de nous que Jésus-Christ a été crucifié; devant le verbe ogtjit reprend sa forme adverbiale oétji; ici nous avons les deux, ce qui n\u2019est nullement dans le cas un plénoasme; nin ta ogtjit gétoi oigepaletjig oagala ?est-ce pour l\u2019amour de moi que vous voulez donner un festin à ces gens-là (Gr.Ma.62) ?Na ogtjit, c\u2019est pour cela que; gétjito gésalin, na ogtjit gsalnites, mieux na ogtji, avec la contraction au futur, je sais que tu m\u2019aimes, c\u2019est pour cela que je t\u2019aimerai; éolitèlemip éolétjianèg, na ogtjit mated aoanitèlemolo, tu as eu pitié de moi dans ma misère, c\u2019est pourquoi je ne t\u2019oublierai jamais.Tégèn, tégenel, tégenig, tégeni, quel, quelle, lequel, laquelle, lesquels, lesquelles?Tégèn mé giçigoit?laquelle (des personnes divines) est la plus ancienne?Tégèn aogti nâtel êltèg?quel est le chemin qui conduit là?Tegen tapositjig gisna tapogol?lequel des deux (personne ou chose) ?III.Les pronoms et adjectifs indéfinis sont: Oèn, tân oèn, nat oèn, quelqu\u2019un, certain, tel; nat oénig, quelques-uns, d\u2019aucuns; tân pa oèn, quiconque, un quelconque, n\u2019importe qui: nat oèn élèlemit goèltamoltimg tan ajantieoimg atgitemiteô, tel rit vendredi qui pleurera dimanche; tan pasig tapositjig, l\u2019un ou l\u2019autre.Un ou quelqu\u2019un d\u2019entre nous, vous, eux, gino oen, ou ninen, gileo, negemôo: aussi, neogtetjit.Ingotj ou angotj, un de, une partie de, quelqu\u2019un, quelques^ uns; tesit, tesit oen, chacun; ingotji, à son tour, un à un, l\u2019un après l\u2019autre; angotj pegisitôg, chacun apporte à son tour, un à un (Act.52) ; angotj matjitag, partez un à un ; angotj eimotitjig, il y en a tant, so many; gôjoei nepaton?as-tu tué quelque chose?éé me angotj, oui quelques-uns, clair-semés; angotjio eigig epitjig mo Inim gisi petgimatigoi onitjin, il y a des femmes qui ne sont guère capables de corriger leurs enfants (Jo.II, 94); neogtetjit gileo apgoaliteo, (212) ANNALES DE L ACFAS 249 un de vous me trahira; pôgtji ingotji gelolatîtjel: Nsajmam, nin ta net ?ils se mirent à lui dire l\u2019un après l\u2019autre: Seigneur, est-ce moi ?tan tetpi li nsfiatiegel eptaÿanigtog, c\u2019est celui qui porte avec moi sa main au plat (S.Matt.26).Etas, étas oèn, chacun, chacun son tour; peut gouverner le pluriel: étas oèn igataéjotitjig, chacun cultive; étasit, etasig, qui est après; étasêoei nâgoèg, chaque jour (de la semaine); mo étasiô oèn gi§i némiagol, ce n\u2019est pas n\u2019importe qui qui peut le voir (Amér.I, 120); étasaÿ, chacun (au passé); étégatiôg, vous vous suivez l\u2019un l\u2019autre; étasoâtïgô, marchez deux à la suite l\u2019un de l\u2019autre.Il n\u2019y a pas de mot spécial pour exprimer on : il se rend par l\u2019infinitif des verbes, qui se conjuguent impersonnellement à tous les modes et à tous les temps: èmg ou téloèmg, on dit; tlimitèn, on me dira.Gitg (inv.), l\u2019un et l\u2019autre, les uns et les autres; ait.ait, l\u2019un l\u2019autre, les uns.les autres; aussi ait ou nat oénig, d\u2019aucuns; nat oen.tôgo gteg, nat oénig.tôgo gtegig, quelqu\u2019un.puis un autre, quelques-uns.puis d\u2019autres; oitjei, piloei, le même, un autre; on peut ajouter oèn : oitjei, piloei oèn; oitjèg, piloèg oénig.Mset, tout; msèt oèn, tous et chacun; msèt oénig, tous; msèt tânig et msèt tânig oénig, tous ceux qui; na msèt ou nan amsèt, c\u2019est tout, c\u2019est fini, fin; msèt oénig télimitjig: Nsaéjmam, Nsaÿmam, ma na ogtji pisgoétagoi oâsôg tan tètli élégéoâgig, tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, n\u2019entreront pas pour cela dans le royaume des cieux; oèn nala télâsit mo giçi matjalat iaptjio, quelqu\u2019un qui agit ainsi ne peut jamais être ébranlé, litt.on ne peut pas l\u2019ébranler.Maoèn, personne, nul; formé de mo, ma, point, pas, non, et de oèn, quelqu\u2019un; môéjoètj, môgoatj, ou môjoé, môgoa, non, rien; formé de même de mo, pas, et de gôgoei, quelque chose; aujourd\u2019hui il s\u2019emploie simplement pour non, ne.pas; et pour rien on met môjoa gôÿoei; môjoa gôçjoénog, il n\u2019y a rien; on dit encore ségéoei, de rien, un rien; oénig, il y a quelqu\u2019un; môgoa oéninog, il n\u2019y a personne; môjoa oeniôg, c\u2019est un homme nul, une nullité. Trente et unième leçon LA POSSESSION Il n\u2019y a pas en micmac de pronoms ou adjectifs possessifs proprement dits.La possession s\u2019exprime ainsi: 1ère règle.Le mien, le tien, le sien, etc.s\u2019expriment par les pronoms personnels, auxquels on joint les terminaisons èoei, ôoei, ooci, au pluriel éoèg, ôoèg, ooèg, éoèl, ôoèl, ooèl; au passé on ajoute à ei a(j, agig, eg, egel.Ainsi nlnéoei, gïléoei, nègeméoei, le mien, le tien, le sien; ginoôoei, ninènéoei, güêoôoei, nègemôoei, le nôtre, le vôtre, le leur; nïnéoèg, nlnéoei, les miens, etc., comme pour les autres adjectifs.En changeant ei en ei éin éit èg, on exprime être à quelqu\u2019un: nïnéoéïn, tu es à moi, giléoéï, je suis à toi, nègeméoétjig, ils sont à lui, negemôoeit, il est à eux, nineneoeioltiôg, vous êtes tous à nous.2e règle.Mon, ton, son, etc., s\u2019expriment par le nom de la personne ou de la chose possédée, devant lequel on met la première lettre des pronoms nïn, gîl, ola, gino, ninen, giléô, oêgela, avec une terminaison plus ou moins en rapport avec celle de ces pronoms.Au singulier, on met la terminaison du mot telle qu\u2019elle est, ou bien on y ajoute m avec ou sans modification de la voyelle ou diphtongue finale.Aux deux premières personnes du pluriel, on prend les terminaisons des pronoms correspondants; à la 3e c\u2019est celle de nègemôo, quoique l\u2019initiale soit celle de oégela; mais au genre animé la 3e personne du singulier et du pluriel prend la forme accusative en l et a, parce que ce mot se trouve être le complément d'un autre nom ou pronom aussi à la 3e personne ; les autres personnes prennent aussi ces terminaisons, quand elles sont dans le même cas, mais cela arrive plus rarement.Lorsque le nom commence par une voyelle, on met un t euphonique entre la lettre initiale et cette voyelle; ex.: éloéoti, péché, nteloéoti, mon péché; igatagan, champ, ntigataganem, mon champ; ansaléoit, ange, gtansalèm, ton ange.Il y a une exception pour Les noms en o, en général: oison, nom, noisonem, mon nom; oâsôÿ, ciel, goasôgôm, ton ciel; oentjôson, pomme, noentjosonem, ma pomme; cependant on dit, pour oigatigen, ntoigatigen, mon livre; (214) ANNALES DE L\u2019ACFAS 251 pour otan, village, on a les deux: no tan, notanem, notantjitj, et ntotanem (Leg.376), mon village, ma chère petite patrie.Voir ntaligam, mon bien, dansle tableau ci-après Les mots qui commencent par n le redoublent, avec ou sans e muet entre les deux, comme Nisgam, Dieu, Nenisgam, mon Dieu; ceux en g font de même à la 2e personne, mais sans e muet; on en introduit seulement un très léger ou bien un i avant le premier g ; ainsi ngitj, ma mère, fait ggitj (eggitj ou iggitj), ta mère; dans ce mot et dans plusieurs autres en gi ou ga, à la 3e personne, qui commence par o, on en ajoute un autre après g, en vertu de l\u2019attraction des voyelles: ogoitjel, sa mère; ngamlamon, mon cœur, ggamla-mon, ton cœur, ogoamlamon, son cœur: ngat, ggat, ogoat, mon, ton, son pied.Dans d\u2019autres mots à la même 3e personne, on introduit un g euphonique, qui représente plutôt une sorte d\u2019aspiration; il ne faut pas la faire sentir beaucoup; on l\u2019omet souvent, surtout dans ceux qui commencent par o; on se contente alors d\u2019allonger cette voyelle: olôti, le bonheur, nolôtim, golôtim, ton bonheur, oolôtim, son bonheur, avec une petite aspiration entre les deux o.Il y a encore dans quelques autres mots une modification à la syllabe initiale: temïgen, hache, fait notemïgen, gotemlgen, ogtemïgen, d\u2019où les Anglais ont tiré leur tomahawk; tômagan ou temaQan, pipe: notemaÿan, gotemagan, ogtemagan; nemogseng, gemogseng, omogsen, souliers; mgigen, hameçon, nemiggen, gemiggen, omiggen, etc.La terminaison de la 3e personne animée au singulier est ordinairement en el, mais elle peut être en al il ol, selon la dernière voyelle du mot ; elle ressemble au pluriel des noms de genre inanimé : nemis, ma sœur (plus âgée que moi), omisel, sa sœur; nitap, oitapal, mon, son camarade; nti, ogtil, mon, son chien; ntelosog, ogtelosogol, mon, son gendre.Au pluriel, quand cette personne, le g retranché, se termine en m, il se fait souvent, au cas terminatif, une combinaison assez surprenante: on double cet m, et on introduit un p euphonique entre les deux; ex.: nenaÿapemg, mes serviteurs, mes disciples, genagapemg, onaQapem (acc.plur.), onagapempma; nmimatjoinomg, mes gens, gmimatjoinomg, tes gens; émitogoalatji omimatjoinompma, il visite son peuple (S.Luc, 1,70); otansalempma, ses anges; oninasonotempma, ses élus.L\u2019expression est certaine: outre ces exemples écrits, je l\u2019ai entendue bien des fois de la bouche du célèbre interprète Polycarpe Martin; cependant je ne l\u2019ai jamais trouvée dans les manuscrits de l\u2019abbé Matllard: il met toujours, par exemple, pour nenaÿapemg, onagapemga, ses disciples. 252 ANNALES DE LA CF AS (215) 3e règle.Il y a une forme spéciale pour mon, ma, mes, quand on s\u2019adresse à la personne même, au cas que nous avons appelé vocatif.Ainsi notj, mon père, fait no, ô père, papa, terme de familiarité et de tendresse, qu\u2019on n\u2019emploie pas d\u2019ordinaire pour le prêtre: on dit notj, ou mieux notjinen, notre père; ngitj, ma mère, gitjo, à mère, maman; ngois, mon fils, g ois, ô fils, goistjitj, cher fils; ntos, ma fille, tos, tostjitj; nisgami ou nitjgami, grand-père; nogomi, grand\u2019mère.Plusieurs n\u2019ont pas cette forme au singulier et en ont une au pluriel; comme nitaptot, mes amis, camarades (vous à qui je m\u2019adresse); nigmatot, mes amis, mes frères, mon prochain; sagmatot, Messieurs.Voir p.46.Remarque.Il y a en micmac beaucoup de mots qui ne s'emploient qu\u2019à la forme possessive, principalement ceux qui expriment la parenté.Ainsi il n\u2019y a pas de mots pour dire père, mère, fils, fille; on dit êogtjimg ou otjimg, avoir un père, être fils; Eogtjit Nisgam, Dieu qui a un père, donc Dieu le Fils; oégoisimg, avoir un fils, Oégoisit Nisgam, Dieu qui a un fils, c\u2019est-à-dire Dieu le Père; oêgoitjimg, avoir une mère; oétosimg, avoir une fille; de là ntos, gtos, ogtosel; ngitj, ggitj, ogoitjel; ngois, ggois, ogoisel; notj, gotj, otjel.Dans les mots qui existent par eux-mêmes, on a souvent un m, comme mtjitjagamitj, âme, une âme; niton, bouche; mpiten, main.MODELES 1.Sagmao, maître, seigneur, chef.Yoc.Sagmao, Sagmatot.Nsagmam, mon maître.gsagmam, ton maître.ogsagmamel, son maître.gsagmamino, notre maître, Notre-Seigneur.nsagmaminen, notre maître.gsagmamoôo, votre maître.ogsajmamoal, leur maître.Nsagmamg, mes maîtres.gsagmamg, tes maîtres.ogsagmam (mamga, mampma), ses maîtres.gsagmaminag, nos maîtres.nsagmaminaj, nos maîtres, nsagmaminatot.gsajmamoaj, vos maîtres.ogsagmamoa, moaja, leurs maîtres.(passé) nsagmamag.g sa g marna g.ogsagmama.gsagmaminoag.nsagmaminenag.gsagmameôoag.ogsagmamoôoa.nsagmamgig.gsagmamgig.ogsagmamgiga.gsagmaminajig.nsagmaminagig.gsagmamoagig, ogsa jmamoa jiga. (216) ANNALES DE l\u2019aCFAS 253 2.Eogtjimg, avoir un père: no, notjtot, notjinenatot.Notj, mon père.\tnotjaQ.gotj, ton père.\tgotjaÿ.otjel, son père.\totja.gotjino, notre père.\tgotjinoaç).notjinen, notre père.\tnotjinenag.gotjoôo, votre père.\tgotjoôoa(j.otjoal, leur père.\totjoôoa.Notjg, (inusité), mes pères.\tnotjgig.gotjg, tes pères.\tgotjgig.otj (otjga), ses pères.\totjgiga.gotjinag, nos pères.\tgotjinaÿig.notjinag, nos pères.\tnotjinaçjig.gotjoa(f, vos pères.\tgotjoaÿig.otjoa (otjoaga), leurs pères.\totjoaÿiga.3.(Genre inanimé) Aligao ou\taligeo, bien, linge.Ntaligam ou ntaligèm, mon bien.\tntaligameg.gtaligam.ton bien.\tgtaligameg.ogtaligam, son bien.\togtaligameg.gtaligamino, notre bien.\tgtaligaminoeg.ntaligaminen, notre bien.\tntaligamineneg.gtaligamoôo, votre bien.\tgtaligamoôoeg.ogtaligamoôo, leur bien.\togtaligamoôoeq.Ntaligamel, mes biens.\tntaligamgel.gtaligamel, tes biens.\tgtaligamgel.oglaligamel, ses biens.\togtaligamgel.gtaligaminal, nos biens.\tgtaligaminoegel.ntaligaminal, nos biens.\tntaligaminnegel.gtaligamoal, vos biens.\tgtaligamoôoegel.ogtaligamoal, leurs biens.\togtali gamoôoegel.4.Oigoôm, cabane.\t Nïg, ma cabane, mon chez-moi.\t(passé) nigeg.çfig, ta cabane.\tgïgeg- dig, sa cabane.\tdigeg.gigeno, notre cabane.\tgigenoeg.nïgenen, notre cabane.\tnïgenneg.çjïgoôo, votre cabane.\tgigoôoeg. 254 ANNALES DE L\u2019ACFAS (217) oigoôo, leur cabane.Nîgel, mes cabanes.gïgel, tes cabanes.mgegel ou nïggel.gïgegel, giggel.oUgegel ou oïggel.olgoôoeg.oiïgel, ses cabanes.gïgenal, nos cabanes.nïgenal, nos cabanes.gïgoal, vos cabanes.oïgon,ly leurs cabanes.gïgenoegel.nïgenengel.gïgoôoegel.oigoôoegel.Exemples.Gsaçjmamino gino gisolgos tjogoitag alasomanetj, Notre-Seigneur qui nous a créés, venez adorons-le (7 Pr.254); pour, qu\u2019ils l\u2019adorent il faudrait, Genisgamival alasomatitj; gsaÿ-pigoninal li gotatitj, que nos larmes coulent (255); gotjoatjig mo nenemitigopeiiigel ntaogtigel, vos pères n\u2019ont pas connu mes voies (ib.), ou ntaogtiggel.Nin gotj Onisgamel, Aplam, J sag ag Sagôp Onisgamoal, je suis le Dieu de ton père, le Dieu d\u2019Abraham, d\u2019Isaac et de Jacob.(Ex.37,6).Oglaganemel nemitôtitj Ogsagmamoal minoiliteg, ils virent (voient) les plaies de leur Maître ressuscité; (puis) nemiatitj Ogsafi-mamoôoa, ils virent leur Maître (Par.II, 651).Angaptemog npitenel, èpmépigai ag ngatel, regardez mes mains, mon côté et mes pieds; epmepigai nasaptemoi, (à Thomas) viens voir mon côté; il y a quelques possessifs rendus par des verbes, comme celui-ci, èpmépigai, gan, gat, mon, ton, son côté; angoisgai, gan, gat, ma, ta, sa jointure; maÿatpai, apsatpai, pan, pat, ma, ta, sa grosse, petite tête; èpmêpigatj sapos (S.F.130), son côté fut percé.Nig, ma cabane, veut aussi dire, dans ma cabane.Le g du cas locatif peut, quand il n\u2019y est pas déjà, se joindre à tous les possessifs: gigeno, notre cabane, gigenaÿ, dans notre cabane; gtol, ton canot, gtolg ou gtoligtog, dans ton canot, gtoloôo, votre canot, gtoloaç), dans votre canot; omètgi, sa patrie, omètgig, dans sa patrie, omèt-gioaÿ, dans leur patrie.Ntinin, moi-même, ntining, en moi, gtini-nénal, nous, c\u2019est-à-dire nos corps, nos personnes, gtininénat), en nous.Ogsoato apton gpiteng, prends la verge dans ta main (Ex.3 7, 5).Otaogtioatj, dans leurs sentiers; voir Vile leçon, cas (p.46).Ogotpotioaÿ, sur leurs sièges.Genisgaminaé), en Notre-Seigneur. Trente-deuxième leçon ADVERBES Les adverbes se joignent aux autres mots, même aux noms et aux pronoms, en micmac, pour en modifier le sens et des fois l\u2019orthographe.Ils servent souvent de racines à un grand nombre de verbes et d\u2019autres mots.Il y en a qui s\u2019emploient seulement en composition; M.Maillard les appelle prépositions; le vrai nom serait préfixes adverbiaux.Ils sont très nombreux; on en a rencontré plusieurs dans les leçons précédentes.On en trouvera une longue liste ci-après.Ils ont plus besoin d\u2019exemples et d\u2019application que de règles grammaticales, étant par eux-mêmes invariables.Dans la liste suivante ceux qui forment un mot complet seront mis les premiers; on donnera ensuite des exemples des mots qu\u2019ils forment, ou dans la composition desquels ils entrent.S\u2019ils précèdent seulement, en les modifiant, des mots déjà complets, je laisse un espace entre le préfixe et le mot et même entre les préfixes, quand il y en a plusieurs.En français on y mettrait un trait-d\u2019union; en micmac il sera sous-entendu, et on n\u2019aura pas des mots trop longs, dont l\u2019analyse est difficile.Les adverbes expriment la manière ou qualité, la quantité, le temps, le lieu et la pensée (affirmation, négation, doute, interrogation).I.MANIÈRE (QUALITÉ ou DÉFAUT) Aoani, aoan, préfixe signifiant ignorance, oubli: aoang, aoanito, j\u2019ignore quelqu\u2019un ou quelque chose; aoantâsi pour aoanitasi, j\u2019oublie.Aoio.aoi, autour, en rond: aoio pÿôgôsigen, encensoir.Aonaflatj, aona, exception, au contraire (v.meloitj).Amali, variété: amaligataQan, parterre; amalô(joan, broderie; amali ntemgeoel, chants divers; amalgeoaQan, danse, sauts divers.Ani, ana, détestation: anatèlemeg, them, haïr, détester une personne, une chose; aniamg, aniaptem, regarder d\u2019un mauvais œil, détester, regretter; aniapsit, il fait pénitence; aniapsimg, aniapsimgeoei, pénitence (vertu, sacrement, acte de contrition). 256 ANNALES DE L ACFAS (219) Apatji, retour moral (aussi adv.de lieu): apatjiei, tjâsi, tjâleg, tjâto, revenir, ramener; apatjitâsi, revenir sur ses pensées, se convertir; apatjipei ou apitjipei, ressusciter; mageil apitjipetal, les corps ressusciteront; apitjipemg, apitjipeoei, résurrection.Aposgi, apogtji, désordre: aposgapogoet, il parle mal, grossièrement.Apgo, délivrance, (aussi) trahison, selon que la terminaison est longue ou brève: apgoâleg, je le délivre; apgoalg, je le livre; apgoalaten, on le livrera: apgoâltimgeoei, absolution, de la forme réciproqie, apgoaltigo.Asité, réponse, permission: asitètemolg, on te le permet; asite gelosit, asitapogoet, il répond; asitemtimgeoei, réponse, de asitemtigo.Eoli, misère, pitié, éolëtji, être pauvre, eolitetegei, être miséricordieux, eolei, mentir, eoleiag, maltraiter.Eonasi, désordre mental (Gr.imp.92), éonasiet, en être atteint, être troublé; éonasitâsi, je pense l\u2019être; eonasitelemeg, je le pense d\u2019un autre.Esgoi, de reste, incomplètement; esgoiei, esgoiag, être de reste, etc.; esgoi pagapogoei, faire une confession incomplète, taire des péchés.Etjéli, impuissance; étjéléi, étjélôltitjig, être faible, incapable; étjéléiaQ, étjélôtem, être incapable d\u2019aider quelqu\u2019un ou quelque chose, ou de leur nuire; péoatem mento ntetjeleiagon, je veux que le démon ne puisse rien contre moi.I (long) au commencement des mots indique l\u2019état, l\u2019habitude, la fréquence: téloet, il dit, itloet, il dit souvent, il répète, il a l\u2019habitude de dire; cet i est bien différent de celui qu\u2019on trouve dans certains mots commençant par a, et qui forme diphtongue avec cette voyelle: iali, iaptjio, iamotj (voir ces mots prns loin).Voici les deux ensembles: ialgoilog Gsagmamino gesg ïoétjotj (7 Pr.93), cherchez le Seigneur pendant qu\u2019on peut le trouver: gesg oetjoôoasitj li mselemog, invoquez-le tant qu\u2019il est proche.OantaQi, tranquillité: oantagéi, je suis tranquille; oantaçjéièn, oantagôltigô, tiens-toi, tenez-vous tranquilles, sages; oantarji sgipesi, attends en paix, patiemment.Oaggatj, à peine, presque impossible (voir quantité).Oéli, bien; oelei, je suis bien, heureux; oeli pmiei, je marche bien.Oénmatji, mouvement pénible; oenmatjei, oenmatjôÜitjig, je, ils souffrent. (220) ANNALES DE L\u2019ACFAS 257 Oètmi, occupation; oetmei, oetmôtem, oetmeiaj, être occupé, affairé, s\u2019occuper d\u2019une chose, d\u2019une personne, déranger; oetmitetem, désirer.Oétji, point de départ, lieu, (aussi) cause: tarai oetjiag?d\u2019où vient cela, d\u2019où vient que ?gôgoei oetji tlôltiôg ?pourquoi vous comportez-vous ainsi?Oigoi, manière égoïste, sans considération pour personne; oigoèg, c\u2019est étrange; de oigoéï, je manque d\u2019égards, j\u2019ai du dépit.Oigoi, défaillance; de oigoiei, expirer; oigoiatieg, à l\u2019heure de notre mort.Oini, mal, mauvais, sale; oiniei, être souillé; oiniag, c\u2019est mauvais: teli natititj eloeoltitjig ansema pa oiniag, la mort des pécheurs est vraiment mauvaise; getgiôti, ivresse; oini gtegiôti, vilaine ivresse.Oisgoi, étonnamment (voir oisgeo, oisgi \u2014 temps).Oitji, avec; oitjéol, je vais avec toi, je t\u2019accompagne; oitji tgoe-iolôg, je suis avec vous; oitlogotigô, travaillez ensemble; oitji tgoe-ioatjel ogoitjel, il demeure avec sa mère; oitpitag, je suis assis avec quelqu\u2019un; mo oitpitoagig gelosgapeoltitjig ag mo oitjeoajig tanig gespogoatagatitjig, je ne me suis pas assis avec les hommes de mensonge et je ne vais pas avec les hommes dissimulés (Ps.25, 4).Gèpmi, préfixe signifiant honneur, respect: gepmi moioalgositj, qu\u2019il soit respectueusement remercié (en bonne part); gepmitele-moleg, nous t\u2019honorons; oelimoleg, nous te bénissons.Gési, gsi, beaucoup, indique le superlatif; gesi sgaloet, il aime beaucoup; gesinogoat, il est malade, même gesi gsinogoat, il est très malade; géseï, geseiaj, être soigneux; gésiei, être honoré: meset ogsitgamog gesieieg (Par.II, 500).Gèsmi, pousser, progrès (voir adv.de lieu).Gétoi, précéder, vouloir: getoi liei, je veux aller, getoi pisgiaij, il va faire noir, avant les ténèbres; gétogsi, avoir envie, besoin de dormir.Gétji, gtji, grand, très (voir quantité).Giasgio, exactement; giasgioôoei, l\u2019exactitude.Gionajatj, gionaja, surtout, principalement, genpim gionagatj ponato, surtout renonce à ta boisson.Gïgatjio, glgatji, gïgat en résistant, malgré tout, en s\u2019acharnant; gigat eloeoltitjig, pécheurs obstinés (Gr.Ma.56); gigatmetôg, conduite insubordonnée. 258 (221) ANNALES DE L'ACFAS Gimi} secrètement, gimotog, ou gimtog dans le secret; gimi pÿaloet, il mord en cachette; giméoisto, parle tout bas.Gi§i, pouvoir, après (voir temps); gisito, gisitasi, je me décide.Gôgoatji ou gigoatji, correctement; gigoatjio, gigoatjiei, gi-goatjiag.Magatj, durement, hardly (P.Met.).Mataoi, encercler; mataoeg, confluent; mataoietjig sonming, tout le chapelet; mataoiag neogtipongeg, toute l\u2019année, the whole year round.Méloitj, plutôt, rather; contraire de aona.Mèlgi, fortement; melgei, être dur; melgi getlamsetem, croire fortement.Ménagatj, menaga, avec soin.Mësi (ë long), ne pouvoir pas: mësïoèn, tu es inébranlable (voir mesi, quantité, et inesoi, lieu).Métoi, difficile; metoi nsetasig, ardu, difficile à comprendre.Minoi, de nouveau; minonsi, je ressuscite; minoategei (actif).Monsa, très, remarquable, hors ligne; aussi mntjga ou motjgatj.excellemment; monsa gisigoisgoôg, vénérable ancienne; monsaiag, monsôtem, presser, flatter, s\u2019efforcer de; monsaptemoieg nteloeotinal, tu observes trop exactement nos péchés; motjga magamigeo, terre très ancienne; motjgatjeoei, c\u2019est excellent, très commode, agréable.Natji, venir dans le but de, être sur le point de; nattamoltes, je viendrai te demander; nassamoltes, je viendrai te voir.Nétaoi ou nataoi, nata, signifie capacité, habileté; contraire de mësi; nétatasoti, intelligence, sagesse; netaoei, oeg, oôltitjig, éclaireurs.Nolmio, nolmi, par cœur, de mémoire; gnolmitetemeneo, que vous sachiez par cœur, repassiez, ruminemini (Ms.1 160).Notji, de nature à: geginamoet, il enseigne; notji ginamoet, un maître, un instituteur; notji ginamoetisgo, une institutrice; angâp-teget, il regarde; notapteget, un inspecteur, un surveillant.Njani, vieux, usé, incommode; nganoison, nom de famille; nganigoôm, vieille cabane; c\u2019est presque le nom propre de la grotte de Bethléem, en micmac; aussi ngani oentjigoôm, une vieille maison.Ngotei, ngoti, de même, uniquement.P agi, complètement, comme gagi, mais plus fort: gagi touche plutôt la quantité, pagi la qualité: pagapogôti, confession, aveu complet.Patjitjiô, au-dessus: patjitjiag, ce qui surpasse; patjitjio oasôg, au plus haut des cieux; patjitji loeoit, excès de malice. (222) ANNALES DE L\u2019ACFAS 259 Pégatj, pégatjiô, entièrement, de fond en comble; elpa pegatj gagôgteg, complètement brûlé; pégat, dernier quartier, en train de finir.Pémi, racine de pemiei, marcher, avancer; pemoigigei, pemlogoei, continuer d\u2019écrire, de travailler; pemïpit, trotter; pemig, durer; pemiag, actuel (péché); pemapegsit, venir par génération; pemapèg, héréditaire.Pétjiliô, ptjilio, petjili, ptjili, plus, davantage, supérieur, par comparaison; petjili milesin nin, tu es plus riche que moi; gino tan petjili ou patjitji mèlgitat, le plus brave d\u2019entre nous (Gr.Ma.27) ; petjilasi, je vais de l\u2019avant; ptjilasi, avance; ptjilio, spécialement.Pili, de pilei, neuf, nouveau; piloi de piloei, autre; piltoi de pütoei, piltoeg, étrange, nouveau, singulier; pilto gomnieoti, première communion; piltoateget, conduite étrange; piltog, corde neuve.Pitoi, extrême, au-delà, au fond: pitoi laplosen ou laplison, l\u2019intérieur de la prison; pitoi oajalosan, la tour intérieure; ou à l\u2019intérieur de la tour; pitoi mtelnagan, mille; pitoi nisgamitj, arrière-grand-père; pitoi genisgamitjinag, nos ancêtres; pitoi otjitji, arrière-petits-fils.Posgi, porté à, habitude, plutôt mauvaise; sans cesse, sans fin, sans mesure; est aussi adv.de temps; aoantasi, j\u2019oublie; posgi aoantasi, je suis très oublieux; atalemeg, manger; posgatalemeg, gourmandise.Sëg, en vain; ségéoèl, choses inutiles.Sèspi, de sespei, sespeg, dissipé, remuant: sespetasi, être inquiet; sespapogoei, parler de travers.Tali, comment?na taliag, il arrive quelque chose; natalaleg\u201e talalit, talato, na talalitjel, traiter d\u2019une manière désagréable; on n\u2019interroge pas en se servant de talein, comment es-tu?mais do tali olein ?Téli, ainsi; téléï, je suis tel; téliag, c\u2019est vrai; tliatj, amen; tellogoei, je travaille ainsi; môgoe tallogoeo, je ne fais rien.Tan pa teli, de quelque manière que; tan pa gino telmetotigo, quelle que soit notre conduite; tan pa gil, comme tu voudras.Tégi, froid, de tégèg; tegi tpag, nuit froide; tegipog, hiver froid; tegi esgitpog, matin froid; tegigisgeg, journée froide.Tétapo, exactement; tétapoatégèt, il se comporte comme il faut; aussi pour le temps, tetapoiag, il arrive justement.Tjagali, avec zèle, avec entrain, vite, soudain: tjagali npegag, mort vite (Jo.380); tjagali gisgatjato, fais vite (Par.II 597). 260 ANNALES DE L\u2019ACFAS (223) Tjatjigi, exactement, complètement; tjatjigi sgatemagol tan telgimolgcl, si nous accomplissons exactement ce qu\u2019il nous prescrit (Par.I 387); tjatjigeï, gèg, être vaillant, en bonne santé: tjatji>-gâsi, suivre le rivage.II.QUANTITÉ Aosamio, aosami, oasamio, oasami, eogsami, trop.Agâtaig, agati, demi, à demi; agati nsetoeg, moitié fou.Amoio, en partie, médiocre; amoiamgosi, amoiamgog, apparence passable; amoi gsegai, presque égaré (entrant dans une maison pour une autre).Apis, surtout, encore plus; aussi adv.de temps.Aplj, ap, encore, de nouveau.Atji, davantage; atjiag solieoei, intérêts; ataogtig, c\u2019est plus cher; ataogtogoei, augmenter le prix.Elp, elg, aussi, encore.Esgoi, de reste, incomplètement.Iatj, plus encore: iatj petjili sgaloen, plus encore parce que tu es très aimant (Par.1 51).Oaggatj, à peine (voir adv.de manière).Gitjga, gitjgatj, un peu; gitjgatjitjg, un soupçon.Gagi, gag, entièrement: gagiei, je suis fini, au bout, à bout, je n\u2019en sais pas davantage; gagiag ou gagaiag, c\u2019est fini; gaggitemeg, tout lire, réciter, compter; gagannegel, de gagi et nengel, il connaît tout; gagaptegel, de gagi et angaptegel, il voit tout; gaggegel ou gaggagel, de gagi et gelgegel, il soutient tout; mësigagi angoatoanel, je ne puis tout vendre; gaggisitasig, c\u2019est achevé; gagalogoei, mon travail est fini.Gesi, gsi, getji, gtji, très, beaucoup, grand.Lôg, beaucoup, très.Lnim, trop; mo Inim, pas trop; Inirn ta na, bien que trop, comme sans espoir, sans remède; aussi, interjection.Mao, ensemble, maoi, tout à la fois; maoatemg, tout réuni, tout compté; maogitemeg, gitasig, additionné; maoiômi, société, bande, assemblée; Santé ou Santéoi Maoiômi ggitjino, la sainte Église notre mère.Mètj, mê, plus, still, yet; ap me, etc., et cœtera, et le reste. (224) ANNALES DE L\u2019ACFAS 261 Mesi (e bref), entièrement; de là me set, mset, tout; na mset, c\u2019est tout; mset oen, chacun; mset tesitjig, tesigel, tous les individus, tous les objets; mseta, tous ensemble (final sentence, Rand).Mill, nombre, quantité, variété; milesit, il est riche, milesoti, richesse; militâsi, avoir diverses sortes de pensées, rêvasser; milâsi, jouer, faire diverses choses, s\u2019amuser, se dissiper; milamôgol, diverses choses; milgotat, richement habillé; miltaoemgeoel.diverses demandes, invocations; miloigasit, tacheté; nom du perroquet, qui d\u2019ailleurs porte aussi celui de püôgoet; ce nom pourrait aussi bien être français fjue micmac, parce que m se change en p et réciproquement: milôgoet, le bavard.Neogti, ngoti, ngotei, de même, seul, la même chose: ot gelolg, ola mo ngotei, ceci est meilleur que cela; neogtitelemg, je ne pense qu\u2019à lui.Peigoi, partout, entièrement; peigoi alsosit, maître universel.Pigoeli, pogoeli, de pogoelg, nombreux, beaucoup: pigoeli eoliteteget, riche en miséricorde; mé pogoelgesen neogte tli ngasi ntoisgetogoas, s\u2019il y en avait eu davantage, je les aurais vendus aussi vite (lettre).Pôgtagi, uniquement: pôgtagitâsimg, pensée fixe; pôgtaâap-tegemg, ne regarder qu\u2019un objet; mo tan tes oeltesgotj tjitjgeloeogtjeg maoôltititj pôgtagi oapôltiog, aptjio pa ngotetjiteo gisna me ateltag magteoôltitjig, quand on rencontre un troupeau de moutons, il n\u2019y en a pas que des blancs, il y en a toujours un ou plusieurs de noirs (Chs B.).Sig, pasig, seulement; tan pasig, comme vous voudrez, n\u2019importe quoi.Tâs ?combien de fois ?tâsii, tasitjig, tasieg, tasigel ?combien de personnes, de choses?tasogonag, tasipongeg?combien de jours, d\u2019années ?Tes, chaque fois, tant de fois; en comp.tesi: tesigisgeg, tesipon-geg, chaque jour, chaque année; tesigô, tesieg, tesiôg, tesitjig, tesigel, tant de personnes, de choses; si on veut dire expressément qu\u2019on est tant, on redouble si: tesisigô.excepté pour tesigel.T épi, qui donne tepiag, c\u2019est assez; tépitètem, je trouve que c\u2019est assez, que c\u2019est juste.Tetpi, également; tetpigiloltitjig, ils sont de même grandeur.Tatotji, tetotji, quelle étendue, quel âge, etc?tel, telle.Tjèl mo, pas même tant; tjè-l mé, encore plus. 262 ANNALES DE L ACFAS (225) III.TEMPS Aoisiô, aoisi, rarement: aoitjètjg, aoitjétjit, il est rare.Amsgoès, amsgoéséoei, premièrement (voir temg, temgeoei).Apis, surtout, jusqu\u2019à: apis oigoiatieg, s.j.à notre mort.Apsgoi, répétition, retour: apsgoi pagapogoei, je reviens à confesse.Aptjio, iaptjio, aptji, iaptji, qui dure toujours, éternel: iaptji osgitjinoti, la vie éternelle; iaptjinemgeoei, la mort éternelle; metj iaptjio elmigenig, dans les siècles des siècles, litt.de plus toujours à l\u2019avenir; elmigenig, à l\u2019avenir (voir Rem.gr.141).Aptj, ap, de nouveau, derechef, ensuite: gôgoei aptj?quoi encore ?Atel, sur le point de (v.géget), dès le moment: atel pôgtjigiteg, dès sa conception ; atel clogoet, peiniet, posit, il commence à travailler, il part à l\u2019instant à pied, en canot (Rem.gr.10); atel pôgtji alamesig, la messe commence à l\u2019instant; ateltjôgô, même sens, plus expressif: ateltjôgô olago, dès hier (on l\u2019attendait, \u2014 impatience).Atieô atio (mot français), adieu; atieoi, dire adieu; atieoimgeoei, geoel, d\u2019adieu (paroles, chants, cadeaux) ; atieogtaçj, faire ses adieux à quelqu\u2019un, atieogtatimg, tatimgel, tatimgeoel.Egel, de temps en temps, abrégé de tjiptoègel.Esg, gesg, lorsque, pendant que, quoique; est aussi conjonction.Esgemenag ou esgomenag, gesg., avant, m.à.m.quand pas encore.Esgitpog, le matin; esgitpônog ou cgsitpônog, demain matin.Engâsaio, aussitôt ; tan teli ngasaio ou tan pa ngaseg, le plus vite possible; Rand: straightway, sur-le-champ.Oégaô ou oégôo, ensuite, tout de suite, (aussi) même, pour, jusqu\u2019à: ites gigoag oegao apatjitaiôg, je serai chez vous jusqu\u2019à votre retour; môgoe menoegeo oegôo esgitpônog, je n\u2019en ai pas besoin avant demain; ginamasoltitôgsep oegôo gespeteg, vous apprendrez pour samedi; oegao paniaga nsepiteo, il demeurera tout le printemps (Chs B.); oegôo almageteg, aussitôt il jure; oegôo nin, ensuite c\u2019est moi.Oégela, négela, autrefois, ces jours passés, en ce temps-là; negela mimatjiasen, si j\u2019avais vécu en ce temps-là.Oelago, le soir; oelagoeg, hier au soir; oelagôoei, souper.Oigoptj, oigoptjig, oipogtjig, opogtjig, bientôt. (226) ANNALES DE L\u2019ACFAS 263 OisQeo, oisgi, promptement, soudain, subitement: oisgi ogoaig, il se fâche vite; oisgi temasig, se fend aisément; oisgôg, le frêne; oisfli npeg, tjilèg, mort subite, d\u2019accident (Jo.281).Ogtètjg, la dernière fois; nanipongeg ogtetjga; noteg, gpagaminag, il y a, ago, five years ago.Olago, hier; gtegi olago, avant-hier.Olônog, ce soir; olônogoel, vers ce sojr.Gaôjâisg, plusieurs fois; aussi adj.plur.gagaisitjig, gagaisgel.Gasgeo (gô), un instant; Rand le compte parmi les adverbes, mais en pratique c\u2019est une interjection; pèl gasgeo, attends un peu.Geget, bientôt, sur le point de, déjà.Gesgemi, promptement, avant le temps; gesgemi net ou npeg, mort prématurée Gespi, la fin, de gespiâg, c\u2019est la fin; gespi atogsit, la fin de l\u2019histoire; tel sera aussi le dernier mot de cet ouvrage, qui est bien un peu l\u2019histoire du génie de la langue micmacque, Migmaoisimge-oatj; gespi mimaltimg, extrême-onction.Getjigeô, gao, gô, dernièrement, il n\u2019y a pas longtemps; getjigaoi-gel, tout récemment; getjigeogtjitjg, il y a un petit moment.Gis, déjà; sert aussi pour affirmer, quand il a servi à interroger: gis teloesep, l\u2019as-tu déjà dit?gis, oui; le contraire est menag, pas encore.Gisi, après; veut aussi dire, capacité; gisi miaolagoeg, après-midi, gisi ataloltimg, après le repas.Gisgog, aujourd\u2019hui.Gispen, dès que, aussitôt que; s\u2019il arrive, arrivait que; à force de; gispen ôgômtititjel gtjitjagamitjinag gtininenal, dès que nos âmes seront séparées de nos corps (Gr.Ma.39).Golpio, aussitôt; mo golpio, pas tout de suite; oisÿi, promptement; oisgoi, étonnamment; golpio gisi npotigo, aussitôt après notre mort.Glapis, jusque-là, enfin: glapis amsgoes elogotimgel, jusqu\u2019à lundi; glapis igan, enfin tu arrives; s\u2019emploie aussi pour le lieu et la manière.Gétogoel, au signal de la cloche; gétog, elle sonne.\u2022 Mateô, jamais; matjégel, des fois, quelquefois.Me totjiô, encore à présent.Méloiâgoèg ou miaolagoeg, midi.Mèltamtog, meltami, au commencement, à l\u2019origine; mèltami pégatjèg, pure, droite dès l\u2019origine; mèltamigitamg, premier-né. 264 ANNALES DE L\u2019ACFAS (227) Misôgo, misôgotj, jusque-là; sert aussi pour le lieu et la manière.Mitjitjg, encore; mitjitjg neogt, encore une fois.Na, ainsi donc, maintenant donc.Nagatjitjg, tjitjgèl, tjitjgélèl, avec mé, un peu plus tard, tout à l\u2019heure.Nagâtji, retard, négligence; nagâtjigei, gemgel, négliger, retarder.Nâgeg, mé nâgeg, nâgégélèl, tard, plus tard, tendance à retarder; nagapogoei, parler lentement; mé gitjga nagapogoatigô, parlez un peu plus lentement.Nagôoi, de jour: nagôoi ntogoli, chasser de jour; nagoset, soleil, astre du jour; nagôoiei, nagôoiaÿ, il fait jour; nagôgtèsgem, arriver de jour.Nagsi, vite; nagsâsi, je me presse; nagsi mitji (si), je mange vite.Nalaio, tôt; notaio, tard; aussi (lieu) proche, éloigné; notaio est la racine de notag, manque, incomplet.Nangemio, nangemi, tout de suite.Nantèm, nantemi, toujours, sans cesse: nantemi ogtesôlep, je t\u2019en ai chassé sans cesse (de mon cœur); esag, chasser, oetsag, de.Neogt, tâpo, sist, une, deux, trois fois (voir adj.num.); neogtigis-geg, un jour, tout un jour; neogtitpaQ, une nuit; ngotei, ngoti, de même.Nipi, de nuit.Nëgaô, en continuant (temps et lieu), tout du long, ainsi de suite; genagapemg onitjanoa negao ometgioag eimelita (Ps.101,29), les fils de tes serviteurs continueront d\u2019habiter leur pays.Nenagio, nenagi, vite; tan teli nenagio, le plus vite possible; nenagi gtjitjitôÿ, il connaît vite; nenagitag, pressez-vous.Negela, oegela, autrefois, ces jours passés, en ce temps-là: negela mimatjiasen, si j\u2019avais vécu en ce temps-là (Gr.Ma.43).Niganiô, nigani, nigantog, avant, en avant, à l\u2019avance: nigani Niganiô, nigani, nigantog, avant, en avant, à l\u2019avance: nigani ntôg, maître de chant; nigani gtjitjitegeoinog, les prophètes.Nigé, nigètj, maintenant; nigetjeoei, oel, oeg, d\u2019à présent.Nogo, nogotj, désormais, dorénavant; nogotjeoitj, que ce soit assez pour à présent, arrête; paroles de l\u2019ange à Abraham (Hist, sainte, 119).Ngasaiô, ngasi, aussitôt.Ngotiô, tout de suite.Ntôgô, alors, ensuite (veir tôgô conj.).Nspetg, en même temps. (228) ANNALES DE L\u2019ACFAS 265 Pegitjeg, pegitji, long, longtemps; pegitpit, longtemps assis.Paoi, lentement; paoéï, paoôltitjig, être lent, paresseux.Pôgtji, pôgt, commencement; pôÿtelogoei, je commence à travailler; pôgtamgasit, il part; pôgtjit, il fui.Poni, cesser; poneoisto, cesser de parler; poniei, poniaj, c\u2019est fini; ma ponianog, sans fin; ponéoénèn, cesse de crier, ferme-toi; ponapel, pèg, manquer; ma ponapenog, ça ne peut manquer, faillir; ma gagapenog (Hiér.2 30).Posol, bonjour; posol ponâné, bonne année; on ne dit plus posoel, bonsoir; mais on a donné le nom de Posoelg à une place sur la rivière Richibouctou, où un Français avait ainsi salué ses amis, après une rixe.Posgi, fréquemment, sujet à: posgi oégoatâsit, c\u2019est un vrai peureux; posgi alitâsi, je suis sujet aux distractions (Gr.imp.92).Sag, il y a longtemps; gis saÿ, autrefois; sagaoètjg, les anciens.Sapônog, demain; gtégi sapônog, après-demain.Sépei ou sépai, ce matin; sepal, in, ig, chasser le matin.Siaoio, siaoi, souvent, continuellement.Sipelio, sipeli, en rang, en série: sipelpogoatoann, goalegig, pogoôtoann, pogoôlgig, les arranger ainsi (personnes, choses).Sinio, soudain, tout d\u2019un coup; neogt sinioa, une dernière fois.Sgemtog ou semtog, ensuite, then, de plus, conj.; tout de suite aptès, tout d\u2019un coup, aussitôt, adv.(Rem.gr.11).Tan, taneg, tanog, quand?et quand, lorsque (conj.Gr.Ma.58).Temg, d\u2019abord; temgeoei, premièrement; suit tâpoôei, sïsteoei, etc., qui veulent dire: premier, premièrement et première fois; pour celui-ci on dit amsgoes ou amgoes: amgoes elogotimgel, lundi (la première fois qu\u2019on travaille); puis tapoôoei, sisteoei, neoôei, mardi, mercredi, jeudi; pour vendredi on dit goeltamoltimg, jour d\u2019abstinence; samedi, gespeteg, le dernier, ou getoi aejantieoimgel, avant le dimanche; agantieoimgel, dimanche; on dit aussi et on écrit gegen-tieoimgel, eloigenegeoei nagoeg, le septième jour, et atlasemotigisgeg, le jour du repos.Tepetog, cependant, seulement; eln tepetog, même sens; ëln, car (conj.).Tetapo, exactement: tetapoiaÿ il arrive justement.Togo, ensuite (particule conj.); tôgo totjlo, après.Totjîo, alors; mé totjlo, à présent; tanpa totjlo, n\u2019importe quand.Tlisip, alors; tôjo tlisip, ensuite; negela tlisip, en ce temps-là. 266 ANNALES DE L\u2019ACFAS (229) Tjiptog, peut-être; tjitoègel, des fois, quelquefois.Tjitjigoagatj, tjitjoaga, quelquefois, des fois, voici que (Cat.pers.103).IV.LIEU Ala, là, là-bas, alaèl, vers là, dans cette direction-là; y, en ce lieu-là.Beaucoup de pronoms et adjectifs sont, comme celui-ci, adverbes de lieu.Ali, iali, de aliei, alasi, alitasi, aller ça et là, se promener, errer, vagabonder; il faut distinguer iali de iali, qui indique la fréquence: souvent distrait, rôdeur d\u2019habitude; comme ialgoïlem, ialgoiloasi (Gr.imp.27), chercher de tous côtés, et ialgoiloasi, chercher sans répit, être un chercheur.Amaseg, loin; atji amaseg, plus loin; amasetjitjg, un peu loin.Anapôo, d\u2019un côté: anapôoei elotagan, clôture d\u2019un côté.Apagtog, sur mer, en haute mer; apagtotjg, près du rivage; apagtotjgel, à quelque distance; apagtogeoag, les Européens.Aponeg, eponeg, en bas; aponeg pegisolsit, il se dégrade.Apsgoi, retour, recul; apsgoasi, revenir sur ses pas, avant d\u2019avoir atteint le but; apsgoapegitg ou apsgoôpegitg, retour du courant, reflux; apsgolapasi, regarder en arrière; apsgoi pagapogoei, retourner à confesse.Apatji, de nouveau; apatjâsi, retourner, après avoir atteint le but; apatjitâsi, apatgoitjâsi, revenir à d\u2019autres sentiments, se convertir.Asèg, de l\u2019autre côté (mur, montagne, bois); aussi asegog; asegem asegâg, rencontrer (Jo.II, 53) ; tan ta negela asegatiôgsepenig (Gr.Ma.59) ?quand vous êtes-vous rencontrés avec eux ?âsèg, au verso.Asisé, asisiô, par-dessus: asisepogoei, goasi, goetatag, passer par-dessus, step over.Asité, réponse: asitapogoemgeoei, une réponse.Asmèg, de ce côté-ci, par ici; tet asmeg, même sens.Atji, mouvement; atjasit, atjiag, atjiet, avancer, faire de la place.Eli, li, de eliei, aller: elogoei, je travaille, ellogoei, je vais tra-travailler; signifie aussi: comme, en tant que: eli nisgameoit ag eli elnoit, comme Dieu et comme Homme; eloitemasi, jurer; elegei, tirer au sort; elegeoit, roi, celui qu\u2019on élit. (230) ANNALES DE L ACFAS 267 Elçjamgog, de ce côté-ci, d\u2019un bras de mer, gtagamgog, de l\u2019autre côté (Terreneuve) ; elgamsipog, gtagamsipog,.d\u2019une rivière.Epgéoèg, en bas; epgeoegel, du côté d\u2019en bas; epgeoiei, je descends; oasôg oetji pgeoies, il est descendu du ciel.Epgétaig ou ègpetaig, en haut; aussi, gepetag, en haut; petjili pgetaig, au plus haut.Epmetog, de côté; èpmetog aogti, trottoir.Etemaio, ensuite, à la place suivante; etemateg, etemasig, etemapit, qui vient ensuite, le second; étégatiôg gigematj ggoétjitj (Ms.3, 174), vous vous suivez ta sœur cadette et toi; ètemaig, elle vient après.Etoio, etoi, des deux côtés: etoi panoèg ou etopanoèg, ouvert des deux côtés (A\\'averly L.Hal.Co.); etoio sipog, les deux côtés du fleuve (Ap.22 2); etoigaçîg (5, 1).écrit en dedans et en dehors.Etli, là: etlagatg, il fait là sa résidence; aptagatg, continuelle.Etjigeli, signifie écarter, rejeter: étjigelegei, repousser; tjigelâsi, va-t\u2019en; tjigelitag masgelemogsoltiôg, retirez-vous, maudits.Oala, ici, comme ola, mais plus éloigné; oalaèl, de ce côté-ci, (Gr.Ma.43); oagelaig, même sens (Jo.49).Oegoiy le bout, le complément, aussi, la cessation; oegoi gelolg le plus beau possible.Oegôüy jusque-à; oegoac?, c\u2019est le bout; oegôpegitg ou oegoapegitg, le courant monte jusqu\u2019au bout (Truro, ancien Cobéquid).Oénagi, élévation: oenafiasit, oenagiet, s\u2019élever.Oesgitji, osgitji, osgit, à l\u2019extérieur: osgütog, par-dessus, en dehors; osgittogéoèl, les choses extérieures; oèsgitjinoi, naître, paraître; ogsitgamog ou osgitgamog, sur la terre; osgitçjamogéoag, les hommes.Oétji, de: oétjiei, oétjiag, je viens de, j\u2019y suis allé, cela vient, provient de; tami oétjien, d\u2019où viens-tu?na tami ou natami, de quelque part; exprime aussi la cause: oétji tjigeli gsispatolgol gte-oeotinal omaltemigtog ou omaltemeg (Ap 1 5), c\u2019est par son sang qu\u2019il nous a retiré de nos péchés en nous en purifiant; oetji toièt ou tooet, il en sort.Oétjoôo, proche: oétjoôoâsit, il s\u2019approche; oétjoôoèl, aux environs.Ola, ici; ola tet, y, en ce lieu-ci; olaèl, dans cette direction-ci; ola tet eim ma matjâsio, j\u2019y suis j\u2019y reste (je ne bougerai pas); gtégi nipen ola tetli oigepalnôgsep (Gr.Ma.43), je vous ai donné ici un festin l\u2019été passé; ola tetli maoieigô, nous nous réunissons ici. 268\tANNALES DE L\u2019ACFAS\t(231) Ot, ici, devant nos yeux; ot ta géioi gtogonin?veux-tu passer la nuit ici?Osgalog, ogplaganeg, ogpagamg (voir les possessifs), devant, derrière lui.Gamèg, de l\u2019autre côté (rivière, vallée, plaine); gamaogiig, de l\u2019autre côté de la rue ou route; garnsôg, rochers de l\u2019autre côté, Canso.Gasgèg, au rivage, gtjigemog.Gêgoèg, gégoi, en haut, par-dessus; gégoégel, du côté d\u2019en haut; gégoagog, sur le haut d\u2019une colline; gegoagô, le haut d\u2019une colline.Genèg, loin; genêtjitjg, un peu loin, aussi, adv.de temps.Gepetag, en haut; gepetagèl, vers le haut, les hauteurs.Gesmi, poussée, progrès, avance; gesmi pogoâsit, il est mis en avant, il s\u2019avance; li gsemienètj Gisolgoigtog, avançons vers Dieu; gesmi maonemol, je te fais mon offrande de tout cœur; gsemâto, pousse (la sonnette).Getagamog, à la partie postérieure de la cabane, place d\u2019honneur.Giogtao, giogtôgoio, giogtôgoi, gigtôgoi, autour: gigtôÿoi alasot-mamg, chemin de croix; gigtôQoategei, tourner (la meule).Gigtjio, proche; gigtjâsimg, approcher.Goaitjg, goaig, goaigel, au milieu, entre, auprès de.Gotjemog, dehors; aussi interj., à la porte! Glapis, jusque, nâtèl, là.Gtdnog, le côté de la mer; gtanogoèl, du côté de la grande mer.Lamèg, lami, lamo, à l\u2019intérieur; lamègel, au-dessous; lami glotjieoeigtog, sous la croix; lamigoômg ou lamogoômg, à l\u2019intérieur de la cabane; lamoao, l\u2019intérieur de l\u2019œuf; lamgamog, sous terre, aux limbes; lamalgeg, intérieur d\u2019une grotte, sépulcre; lamlotaÿan, cour, enclos; lamgoan, vêtement de dessous; lamsôg, sous un rocher; lampôg, eau de fond, pure.Maoi, ensemble.Mala, là, là-bas; malaèl, vers ce côté-là; dans cette direction-là.Megoaig, entre, au milieu.Mesoeg, mesoi (e bref), ouvertement; mesôteg, découvert; mesôtog, publiquement.Miao, miaoeg, au milieu, parmi; miaoeg aogtig, au milieu de la rue.Misô§o, misôgotj, jusqu\u2019à. (232) ANNALES DE l\u2019aCFAS 269 Naçjègel, plus loin, plus tard; naflatjitjgélèl, un peu plus loin.Nàlaio, loin; notaio, proche; natami, quelque part; natamotog (dub.).Natel, là, y; natel lias, j\u2019y irai; natel oasôçj eigig, ceux qui sont là au ciel; gigtjio ou oétjoôo natel, proche de là.Natji, venir pour, avoir l\u2019intention; on dit aussi nas et nat: nasaptegei, nattaoafltemai, je viens voir, demander, quêter; nattam-gepenacj potliasaÿ, j\u2019ai été le demander au prêtre (Ms 3 184).Nëgaô, en continuant, ainsi de suite.Nisio, en descendant, downwards.Noteg, goteg, oteg, derrière moi, toi, lui; sesgoet gotenafi, elle crie derrière nous (S.Mat.15,23).Papgeg, en aval; papgâsit, il descend.Peigoio, peigoi, partout; peigoi elegëoit, roi universel.Pitaô, en amont; pitaoâsit, il monte; Pilaopô$, lac Brador.Talpesog?tdpesog, quelle distance?telle distance.Tali amaseg?teli amaseg, combien loin?tant de distance; môgoe amasenog; amasenotog, c\u2019est peut-être loin.Tatotji?tétotji, quelle étendue?telle étendue; aussi tel âge: tétotjèg, tétotjôltitjig, il a, ils ont tel âge.Tarai, où?natami, quelque part, environ (propre et figuré); natamotog on ne sait où; mset tami, partout; tami sèg, ailleurs; tan tami, là où; tamiel, vers où?tamiégèl êlatiôÿ, vers où vous dirigez-vous (Jo.302) ?Tan, où?là où (Gr.Ma.59): tan pa tami, n\u2019importe où; lô§ getoi nasaptemep tan tetla^atemotiô$ (Gr.Ma.59), j\u2019ai grande envie d\u2019aller voir où vous demeurez; éliei tan oétjien, je vais à l\u2019endroit d où tu viens ; ginoatoi tan tetli gisgatteg e\\noi oigepaltimg, enseigne-moi où l\u2019on a préparé le festin des Sauvages (ib.).Tègseg, nord-ouest; tegségèl, du côté du nord-ouest.Tépaô, proche; tépaoèl, assez proche; aussi (temps) bientôt.Tepteg, getteg, à l\u2019intérieur d\u2019un vase, within.Tèt, ola tet, ici; tétèl, par ici, dans cette direction.TetU, en cet endroit; tetlacjatem, j\u2019y demeure; etla$atem, c\u2019est mon chez-nous; aptaçjatem, j\u2019y demeure constamment; tetléiaoi, je suis de là, tètlaÿatem, j\u2019y demeure, sans être de là; de là vient tlaÿatig, Tracadie, chez-nous. 270 ANNALES DE L ACFAS (233) V.EXPRESSION DE LA PENSÉE 1.Affirmation: Ee (éhé), oui; ee fia, oui certes; ee paa (baha), oui, c\u2019est fini, c\u2019est tout.Amotj, iamotj, miamotj, certainement, bien sûr; exprime aussi le commandement: amotj elien, il faut que tu y ailles.Asité, réponse: nenagio asite oigemoi, répons-moi vite par écrit.Ansema ou asserna, certes, assurément; ansema fia, plus affirmatif.Elfia, vraiment.Elnfia, car vraiment; èlnafia, bien sûr; èln tana, en effet; èln tefietog, cependant, seulement.Eta, particule affirmative, qui ne peut se traduire, mais on peut rendre la proposition où elle est par c\u2019est, c\u2019est ainsi (Rem.gr.158); elle répond à la particule interrogative ta, est-ce que?Gôgoei ta péoatemen ?que veux-tu ?pâgafiogôti éta, c\u2019est la confession (que je veux); gïl ta téléisep, est-ce toi qui as fait cela?nin êta, oui c\u2019est moi.Gètel, vraiment; gètel fia, oui vraiment, en vérité: gètel fia, gètel fia èlnôg, en vérité, en vérité je vous le dis; gètel fia rnôgoé, vraiment non; gètel ôgo, gètel ôgotj, mais oui, vraiment, en effet, est-ce possible, en est-il ainsi ?Gêtoi, je veux, voulais, voudrais; c\u2019est le verbe suivant qui se met en micmac aux temps, modes, personnes de vouloir en français: getoi npem, je veux mourir, aussi je vais mourir.Gètj, gèseg, par exemple, essayez, à vous, à votre tour.Gïs, oui, lorsque ce mot se trouve dans la question.Gôÿoei ta ogtjit, mais comment donc ?évidemment, pourquoi pas ?Méloitj, plutôt; méloitj ôgo, surtout.Mé ta gato, mais évidemment.Na, ainsi donc, maintenant donc, voici, voilà; nètna, c\u2019est cela, précisément; na taa, sans doute; na fia tjèla, na ta tjèla, bien sûr.Pa, certainement; s\u2019emploie à temps et à contre-temps.Tô(j, donc: tjigsètogo tô§, écoutez, s\u2019il vous plaît; nigetj (ôg, maintenant donc (conj.).Tjèl ôgotj èlp mé, et même encore plus (Ps.17 41).Lôg étog fia môgoe, à Dieu ne plaise, loin de là, absit. ANNALES DE L ACFAS 2.Le doute: Etog, peut-être; Rand dit: Etog means indeed, 2.\tLe doute: Etog, peut-être; Rand dit: Etog means indeed, c\u2019est-à-dire, sans doute; mais précisément cela signifie que ce n\u2019est pas sûr; étog tjèl, probablement, ça doit; étog soèl, peut-être bien; gètel étog, sans doute, en vérité; curieusement orthographié dans la liste de Hamel, Catlédo.Génog, génogotj, génogètj, génogoètj, gonogoètj, quoique, sans doute.Soèl.presque, à peu près.Tjiptog, peut-être, que (dans le Pater, utinam).3.\tLa négation: mo, ma, ne.pas; mated, jamais, no more.Maoèn, personne (pron.ind.); maoénel, maoênig, muoéni.Menât}, non (opposé à gis), pas encore.Môtjoètj, môgoatj, môgoé, môÿoa, non, point, ne.pas; composé de mo gôQoei, rien; aujourd\u2019hui le pléonasme môgoé ou môgoa gôgoei est d\u2019un usage courant; mais on dit mieux môgoa gôgoénog, il n\u2019y a rien, ce n\u2019est rien; môfioètj étoga, môtoa gato, pas précisément, peut-être que non; môgoetj êta, non certes, eh! bien, non; mo anserna, point, aucunement.4.\tL\u2019interrogation: Gôgoei, quoi?Ta, est-ce que (après un mot, comme ne en latin) ?gôgoei ta, qu\u2019est-ce que, quoi donc?aptj gôgoei, gôgoei ap, quoi encore?gôQoei ogtjit, pourquoi?Un grand nombre d\u2019autres adverbes s\u2019emploient d\u2019une manière interrogative, comme tan, tas, tali, tatotji, talsip, ta mi, étog, etc. Trente-troisième leçon PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, INTERJECTIONS I.PRÉPOSITIONS Il y a peu de prépositions en micmac, parce qu\u2019elles sont comprises dans les noms, les pronoms ou les verbes.La principale est igtog, qui se met à la fin des mots, comme vobiscum en latin; elle signifie dans, avec, par le moyen de, chez, sur; elle s\u2019abrège souvent en tog, ou même dans le simple g locatif: maQamigéoigtog ou magamigèg, sur la terre; nipogtog, dans le bois; soliéoeigtog ou soliéoègtog, avec de l\u2019argent; li gotatoteô gtininenag olôti (Rem.gr.134), il répandra sur nous le bonheur; on pourrait mettre ici gtininenaoigtog; c\u2019est l\u2019oreille qui indique la manière de joindre igtog à son complément; apagtog, sur la mer; osgitpajtog, sur les flots (S.Ma.14 25); Oèstaolgoigtog, dans, envers le Sauveur; Goèstaolgominaoigtog, .notre Sauveur; Gemeniéotigtog ginâmatimg, instruction sur la communion.Ogtjit, pour; se met avant ou après le mot: ogtjit gil ou gil ogtjit, pour toi, à cause de toi; oâsôg oétji pgéoiès gino pa ogtjit elnoltïgô, il est vraiment descendu du ciel pour nous autres, hommes.Gèl, vers, se met également après le mot; elle se joint même à igtog: Gi§olg, Dieu; Giçolgoigtog, en Dieu, avec Dieu; Gisolgoig-togèl, vers Dieu; Giçolgoigtogèl gipôgoato ggamlamon, tourne ton cœur vers Dieu; ntiningèl, vers moi; ogtininéoagèl, vers eux; ina-ganègel, patatotjgèl, du côté droit, gauche.Golog signifie aussi avec: golog sapéoltitjig, avec les saints! racine de goloâto, goloâtemg, unir, mêler; èpmépigatj sâpos Sé§os samogoan gotaçigsep golog omaltem, du côté percé de Jésus il a coulé de l\u2019eau avec son sang (Par.II 654) ; mais avec se rend mieux par oitji, oitj, oi combiné avec le verbe, qui devient réciproque; ainsi, je vais avec lui, se tourne par: nous allons ensemble, oitjetieg; de même de se traduit par oetji; quand il exprime la possession, il est compris dans le possessif.Voir pp.45 et 217 Gé, gèseg, na, voici, voilà; M.Rand traduit ces mots par anjaptèn; c\u2019est le sens littéral de l\u2019anglais, behold, mais non celui du micmac, qui est plutôt une exclamation: anjapten, angam, (236) ANNALES DE L\u2019ACFAS 273 tu vois, vous voyez, voyez-vous?on dit également némiton; il n\u2019y a là aucune invitation à regarder.Glapis, jusqu\u2019à; èsgemenaÿ, avant, et beaucoup d\u2019autres mots sont adverbes et prépositions, sans presque changer de sens, la plupart des noms étant ou devenant verbaux.Logoèg, entre: gétantimgéoei igdtotès logoèg gil aç) ëpit, je mettrai des inimitiés entre toi et la femme (Gen.3 15).Mégoaig, miaoèg, au milieu, aussi entre (plusieurs): mimo-goasitjig mégoaig gemotjigtog igataçjang tlèl, ils se cachent au milieu des arbres du jardin (ib.8); mégoaig tétotjèg, il est d\u2019âge mûr; miaoiôgoôm, nef; étoio çjamigoômel, bas-côtés; miaoigan, le milieu de la cabane.Nplaÿanèg, gplaganèg, ogplaganèg, devant moi, toi, lui (poitrine); nosgalog, nsisgog, etc., aussi devant (yeux, face); notèg, gotèg, otèg, ou npagamg, derrière moi, toi, lui; npagamg étèg, nosogoig, c\u2019est derrière moi, ça me suit; néoisgégipongèg gpagaminaç) tjel nân pégisingep aniapsoino mégoaig gtininenacj, il y a 45 ans que le Religieux missionnaire est venu parmi nous.Beaucoup d\u2019autres expressions sont, comme celles-ci, de simples noms au cas locatif, comprenant ainsi les prépositions françaises.II.CONJONCTIONS Il n\u2019est pas toujours facile de dire si un mot est adverbe, préposition ou conjonction; plusieurs sont les trois; en tous cas les conjonctions sont supposées unir les mots et les membres de phrases, sans en modifier la terminaison, à moins qu\u2019elles ne renferment une négation ou un préfixe exigeant la contraction.Deux des principales, si et lorsque, entrent dans la conjugaison des verbes, et constituent deux modes distincts.En voici quelques autres: A@, et; agesgoiag, et le reste, etc.Eln, èln tana, èln ôgotj, car, en effet, supposé que: èln tana mcnto tjipatg glotjieoei, car le démon craint la croix.Eln tepetog ou tepetog seul, seulement, excepté que, cependant: èln tepetog nsogonaÿ minonsiteo, mais dans trois jours il ressuscitera (Par.II 568).Elp, aussi, de plus.Esg ou gèsg, pendant que; èsgemenaQ ou gesg., avant que; prend la terminaison négative: tâpogonaç) gèsgemenaÿ pageoimegeg, deux jours avant la pâque. 274 ANNALES DE L ACFAS (237) Istégé, istégètj, istagètj, staga, comme.Oégôo, ensuite, en continuant.Oétji, d\u2019où, à cause de; exige la contraction.Ogo, ôgotj, car, en effet; se met après un mot.Ogtjiatj, ogtjietj, afin que; prend le subjonctif.Ogtjit, pour, à cause de.Ola eim, me voici (Ex.3 4); ola nin, gil, negem, me, te, le voici.Gato ou sgato, mais, cependant.Génog, quoique; mo aoantaçio ntalasotman genog ngçtgien, je n\u2019oublie pas ma prière, quoique je sois pris de boisson (Ms 3, 192).Gèseg, gètj, gé, ainsi, voici que; gé ola, voici, voilà; aussi interjection d\u2019encouragement: allons, essayez; gé gileô, à votre tour; gé netatasoltinetj, allons, prenons garde (Ex.1, 11).Gisna, ou, ou bien; ni.ni s\u2019exprime par mo, ma, môgoé, môjoa.gisna: ni lui ni moi, mo nègem gisna nin; soit lui soit moi, nègem gisna nin.Gispen, une fois que, dès que (Gr.Ma.39); si une fois, s\u2019il arrive ainsi: gispen gtjitjolan gponi sapéoitelsin, pa itès, sapeoit na, dès que je saurai, litt.s\u2019il m\u2019arrive de savoir, que tu cesses de te croire sage, certes je dirai, oui il est sage celui-ci (Rem.gr.14).Golaman, afin que, de sorte que; prend le futur: golaman oasôg .lias, afin que j\u2019aille, ou de sorte que j\u2019irai au ciel.Glapis, jusqu\u2019à ce que, lorsque.Meta, parce que, puisque; composé originairement de mo et ta ou do, et signifiant: est-ce que ne.pas?c\u2019est pourquoi il se construisait avec la forme négative, qui tend à disparaître.M.Maillard met les deux (Ms.3 176): Mo ta négela metoipogoèg tlisip oèsgitji-noièp?ne suis-je pas né lors du grand hiver?Mo ta telenog Inoigtog mo oénitjanimeg mo oélitaçimeg, car voilà ce que c\u2019est parmi les Sauvages, si on n\u2019a pas d\u2019enfant on n\u2019est pas content.Tâpositjig eigig Inoi pâtliasg: mo ta Mosieô Managôg Oegôgômigèg eimogoa; gato gtega, Mosieô Lotlôg Lapoent Apôséolèg eigag; aptj gteg oétji-gepenag Pigtog Inoi pâtliâsag (ib.184), il y a deux missionnaires des Sauvages: car M.Manach est à la Baie Verte; mais un autre, M.Le Loutre, est à la Pointe Beauséjour; j\u2019en ai même trouvé un autre à Pictou.Mo ta gato, est-ce possible?pas possible; aussi, pourtant non.Na ogtjit, c\u2019est pourquoi: na ogtjit, gé\\ èlgimol, c\u2019est pourquoi va, je t\u2019envoie (à Pharaon, Ex.3 10).¦ (238) ANNALES DE L\u2019ACFAS 275 Négela tlisip, en ce temps-là.Nètna, c\u2019est cela, c\u2019est-à-dire: nètna nègem giçitôgsepenel msèt gôgoèl, c\u2019est lui (Dieu) qui a fait toutes choses.Nigé tôg, or; litt.maintenant donc.Tân.lorsque, quand.Tôÿy donc, ça.Tô§o, ensuite; ntôgo, alors; tôgo tlisip, tôgo totjio, ensuite.Tlia, tliatj, quoique; (lia sgato, cependant, néanmoins, toutefois.Tjèl, aussi, même, et (dans les nombres); tjèl mo, que (en comparaison).Tjiptog, peut-être, que, dans le Pater, utinam.III.INTERJECTIONS Les interjections sont des exclamations, qui ne se rapportent à^aucun autre mot et sont complètes par elles-mêmes.Aa (pron.aha), ah! interjection d\u2019assentiment: c\u2019est bien, all right (voir Leg.90); accentue éé, oui.Aitj, aiètj, un tel, telle affaire, s\u2019emploie comme interj.pour exprimer une hésitation: comment dirais-je?qui se répète en attendant le mot.Aé (ahé), soupir du nsgaoagan; aoia (a-oui-a), exclamation finale.Agai, hélas; écrit akahié (New Rel.133 et 398).Eiôg, est-il possible?Elnapa, bien sûr, bien entendu, of course.06 (ôhô), oh! allongé; appel, écho: alasotmaigop ô ô ô, à la prière ! O ô, ô\\ ô Nisgam, ô Dieu! ô ogtjit, oh! pour.Gasgéô, gasgô, attends, écoute, arrête, halte, tout doux; M.Maillard (Gr.imp.32) traduit bas, pour le parler; ce serait plutôt lentement (adv.); mais ce n\u2019est pas le sens aujourd\u2019hui; parler bas se dit gimôtog, gimêoisto.Gën, merci; gën oelâlin, bien obligé.Ges, va te coucher; dit au chien; à une personne: li smâsi.Gètel ô§o, gètel étog, c\u2019est indubitable, rien de plus vrai.Goél hé; ancien appel à la porte de la cabane; si la voix était reconnue, on écartait la gâfian (porte en toile) et le maître disait: pisgoa, entre; aujourd\u2019hui on frappe à la porte en bois, comme de vulgaires Blancs. 276 ANNALES DE L\u2019ACFAS (239) Gôgoei ta ogtjit, comment donc ?évidemment, cela va sans dire.Goastalél ah! quelle affaire; exprime toute surprise; c\u2019est peut-être Yagastaleiei de Rand (Diet.A.M.283), qui ressemble bien h aghast.O fine! Wonderful! (M.-A.p.8)! Gotjemog, dehors, hors d\u2019ici.Lnim ta na, c\u2019est vraiment trop, c\u2019est trop fort, comme sans espoir, sans remède.Lôg etog pa môgoê, môgoa, à Dieu ne plaise, absit, loin de là.Mé gato, quelle affaire (vilaine, regrettable, pénible), oh my! Méloitj ôgo, comment donc! Mètj ôgo (juron), c\u2019est plus fort, va-t\u2019en au diable.Mento gtjitjapleô, diable! juron de mauvaises manières.N goat, eh! diable; dit à un complice (V.Diet.M.A.82, 2).Nisgaml 6 Dieu, mon Dieu, dans la surprise.Talèg, eh! bien, quoi (Ms 3, 196)?n\u2019est-ce pas (Ms 2, 164)?Té gato, oh combien! Tégèn ôÿo, quoi donc ?Toôg, je ne sais, que sais-je moi?Tjôg\\ imprécation d\u2019homme, dit M.Rand; ressemble à diablement; chaque classe, dit-il, avait ses expressions fortes; aucune ne se serait servie de celles d\u2019une autre; ex: géto gtemai, j\u2019ai envie de fumer, géto tjôgtemai, j\u2019en ai diablement envie, une furieuse envie; géto ggoai, je veux me fâcher; géto tjôggoai, j\u2019en ai diablement envie.Il est très remarquable qu\u2019on ne trouve en micmac aucun blasphème proprement dit; les noms divins ou saints sont toujours prononcés avec respect; par contre, dans la colère, on ne se gêne pas pour en emprunter aux autres langues, plus souvent que des termes de piété ou de politesse.Gespiatogsit DEO GRA TI AS Index des noms de personnes \t\tPages\t\tPages Adrien (F.), C.S.C\t\t.35,\t36, 37\tBernier, G.-H\t\t\t58,59 Alexandre (F.), F.E.C\t\t\t.36\tBernier, abbé Henri.\t\t100 Allard, abbé J.-A\t\t\t.52\tBernier, J.-C\t\t\t 43 Amiable (P.Paul)\t\t\t.22\tBertrand (F.), S.G\t\t\t64,118 Arbour, Hervé\t\t\t.60\tBertrand, Paul\t\t\t111 Archambault, chanoine J.-B.-O.\t\t.19, 63\tBervin, Antoine\t\t\t 22 Archambault, LaSalle\t\t\t.27\tBigelow, H.-E\t\t\t 51 Arseneault (P.S.)\t\t\t.61\tBilodeau, C.-E\t\t\t 61 Asselin, E.-G\t\t.18, 34, 37\t\tBilodeau, M\t\t\t 75 Asselin (P.J.), C.S.V\t\t\t.43\tBinet, Léon\t\t\t100 Atkinson, Stuart\t\t\t.45\tBiron, Hervé\t\t\t127 Auger, André\t\t.19, 49, 117\t\tBiron, Réal\t\t\t132 Auger, Gustave\t\t\t.56\tBissonnette, Eugène.\t\t19, 54 \t\t\tBlagdon, L\t\t\t 39 Baribeau, Auguste\t\t\t.75\tBlain, Auray\t\t\t109, 110 Baril, Georges-H\t\t.18,\t34, 80\tBlanchard, Henri\t\t\t 52 Barré, Roger\t22,\t80,\t85, 86\tBlouin, Eugène\t\t\t19,47 Bastien, Hermas\t\t\t.22\tBoas, Franz\t\t\t 22 Baulne, R.-Z\t\t\t.41\tBois, Elphège\t\t.18,27,42,83 Beauchamps, L\t\t\t.64\tBois, Henri-C\t\t\t118 Beaudry, abbé Émile\t\t\t.50\tBois, J.-S.-Anselme.\t\t119 Beaudry, Gérard\t\t.64, 118\t\tBoivin, Bernard\t\t\t109, 110 Beaugrand-Champagne, A.\t\t.41\tBoité, R\t\t\t 40 Beaulieu, André-A\t\t\t89, 90\tBonin, chanoine Orner.\t\t 62 Beaulne, Jos.-I\t\t\t.73,90\tBonin, Wilbrod\t\t\t34, 94 Beaumont, Lucien\t\t\t.47\tBordeleau, R\t\t\t112 Beaumont, M\t\t\t.75\tBouchard, Georges\t\t\t 36 Beausoleil, C.-G\t\t\t.36\tBouchard, J\t\t\t 56 Beetz, Johan\t\t\t.48\tBoucher, Gaspard\t\t\t 52 Bélanger, Laurentien\t\t\t.49\tBoucher, Raymond.\t\t 44 Bélanger, Léonard\t\t\t.23\tBoudreault, F.-X\t\t\t112 Bélanger (P.Marcel)\t\t\t.62\tBoudrias, René\t\t\t 36 Belding, David\t\t\t.98\tBoulanger, Trefflé\t\t\t64, 125 Béliveau, Arthur\t\t\t.74\tBourdon, Émile\t\t\t 47 Beliefeuille, R\t\t\t.58\tBourgoin, Louis\t\t\t112 Bellegarde, Dantès\t\t\t.22\tBouthillier, Louis-Philippe\t\t Bergeron, abbé St-Georges\t\t.50\t\t.23, 81, 96, 98 Bernard (F.Antoine), C.S.V.\t\t.130\tBrassard, J.-Armand.\t\t48,95 Bernard, Harry\t\t\t.36\tBrassard, Sylvio\t\t\t 48 Bernard, Richard\t\t.43,\t48, 98\tBreakey, Ian\t\t\t 45 278 ANNALES DE L ACFAS Brisebois, N\t\tPages \t 41 Brisson, T.-A\t\t\t 42 Brochu, E\t\t\t 34 Brossard, Roger\t\t\t 53 Brouillette, Benoît.\t\t74, 129 Bruchési, Jean\t\t.20, 21, 77, 78 Bruère, Montarville-B.-\tde-la\t 41 Brunault, Mgr\t\t\t 38 Bruneau, Paul\t\t\t 61 Brunei, Jules\t36,\t37, 38, 73, 102 Buron, Edmond\t\t\t22, 41 Caillé, abbé Wilfrid.\t\t 62 Cailloux, Marcel\t\t\t23, 107 Campagna, Elzéar.\t.43, 104, 110 Cantin, abbé Stanislas.\t\t126 Caron, Orner\t\t43, 49, 111, 116 Caron, Sylvio\t\t\t.54, 55, 56, 57 Carrier, J.-Arthur\t\t\t 45 Carrier, J.-Eug\t\t\t 45 Cartier, F\t\t\tî\t 63 Cartier, R.-D\t\t\t113 Casgrain, Jean\t\t\t 53 Cayouette, Fénelon.\t\t 45 Cayouette, Raymond.\t\t 45 Chagnon, E.-P\t\t\t\t28,41 Chagnon, Gustave.24,\t, 36, 37, 38, 90 Chagnon, S.-J\t\t\t 49 Charbonneau, H\t\t\t 40 Chatel, Louis\t\t\t22,44 Chaussé, Fernand\t\t\t 53 Chénevert, Robert\t\t\t 60 Chenu (P.M.-D.), O.P\t\t 47 Cholette, A.-M\t\t\t 39 Chrysostome (F.), F.E.C\t\t \t20, 22, 64, 119, 120\t Clark, T.II\t\t\t 38 Clément, R\t\t\t 60 Cloutier, J.-B\t\t\t 61 Cloutier, L\t\t.28, 51, 83 Coderre, abbé G\t\t\t 62 Comtois, A\t\t\t 40 Coote, Gérard\t\t\t 48 Cormier, abbé A\t\t\t 52 Corminbœuf, Fernand.\t\t 88 Corrigan, M\t\t\t 39 Côté, T\t\t\t 60 Cottenot, P\t\tPages \t 39 Couillard, Ed\t\t\t 56 Coupai, Maximilien\t\t\t 42 Coutu, L\t\t\t 40 Cyprien (F.)\t\t\t 64 Dansereau, Pierre\t\t\t109 Daveluy, M.-Claire\t\t\t 42 Daviault, Lionel\t\t.22, 39, 91 Delâge, Cyrille\t\t\t 50 Delorme, Gérard\t\t\t 43 Delorme, Joachim\t\t\t.34,81,82 Demers, Joseph\t\t\t 34 Demers, J.-Ulysse\t\t\t 47 Demers, Pierre\t\t\t 82 Déry, D.-A\t\t\t 45 Desautels, Adrien\t\t\t 28 Deschènes, Alphonse\t\t\t118 Desilets, Alphonse\t\t\t 45 Desilets, Arsène\t\t\t110 Désilets, Auguste\t\t\t 74 Desilets, chanoine Joseph.\t\t 68 Desjardins, Y\t\t\t 64 Deslauriers, T\t\t\t 58 Desmarteau, Roger\t\t\t117 Desmeules, Roland\t\t.55, 56, 57 Desranleau, J\t\t\t 43 Desrochers, Gustave\t\t\t55,56 Devy (P.Victor), S.M.M.\t\t 62 Dobell, Alfred\t\t\t 48 Donovan, Ewart\t\t\t 48 Doré, Victor\t\t.17, 20, 21 Dorval, Paul\t\t\t 94 Dostert, Robert\t\t\t 44 Doucet, Eugène\t\t\t 38 Douville, Raymond\t\t\t 79 Duchène, Hubert\t\t\t 45 Duchesne, J.-E\t\t\t114 Dufresne, Origène\t\t.40, 43, 44 Dugal, Louis-Paul.23, 28,83, 95,96\t Duguay, Rodolphe\t\t.A.79 Duncan, Joseph\t\t\t 90 Duplessis, Maurice\t\t\t 36 Dupuis, Armand\t\t\t 38 Durand, Ls-D\t \t19, 25, 65, 68, 74, 77, 79\t ANNALES DE L ACFAS 279 \t\tPages\t\tPages Empain, baron Louis\t\t\t23, 105\tGauvreau, Marcelle\t\t Ernout, Alfred\t\t\t.22\t\t28, 36, 38\t, 102, 128 \t\t\tGendreau, Ernest\t\t.18, 22 Faessler, Cari.28, 42, 43\t59,\t84, 85\tGendreau, J.-E\t\t\t 40 Fafard, Arthur\t\t\t.45\tGendron (P.Julien), O.M.I\t\t 62 Fafard, abbé Az\t\t\t.62\tGeoffrion, L.-Philippe\t\t\t 50 Fauteux, Aegidius\t\t\t.18,41\tGérin, J.-B\t\t\t 59 Fauteux, Mercier\t\t.23\t34, 40\tGérin-Lajoie, Léon\t\t.18, 39 Favreau, J.-C\t\t\t.40\tGermain (F.), F.E.C\t\t\t 42 Fay, Bernard\t\t\t.22, 53\tGiguère, Émile\t\t\t 60 Fernald, M.-L.\t\t\t.22\tGiroux, M\t\t\t 97 Flahault, Jean\t\t\t.18\tGobeil, A.-R\t\t58, 59, 92 Folez, Roger\t\t\t.55\tGodbout, Claire\t\t\t128 Fontaine, Rosario\t\t\t.22\tGodbout, Fernand\t\t.111, 114 Fougère, H\t\t\t.88\tGodfrey (F.), C.S.C\t\t\t 3S Forest (P.Ceslas)\t\t\t.18, 22\tGosselin, Gaston\t\t.18, 43, 81 Fournier, abbé Ovila\t\t\t\tGosselin, Jules\t\t.55, 56 \t22, 36, 37,\t38,\t91, 96\tGosselin, abbé Paul-Émile.\t\t 50 Fournier (P.J.-Henri), O.F.M.\t\t\tGrabar (P.)\t\t\t 34 \t\t.133\tGrégoire, Georges\t\t\t 54 Frappier, Armand\t\t\t.34,40\tGroulx, J.-R\t\t\t 60 Fredette, Victorien\t\t\t.34\tGuay, J.-E\t\t.58, 59 Frémont, Charles\t\t\t.36,48\tGuénette, René\t\t\t 53 '\u2014-\t#\t\t\tGuimont, Paul-Henri.^.\t.19, 61 Gagné, E\t\t\t.59\t\t Gagnier, L\t\t\t.40\tHamel, abbé Albert\t\t\t 62 Gagnon, Charles-Eugène.\t\t.45\tHébert, Amherst\t\t\t 60 Gagnon, chanoine Cyrille.\t\t.50\tHébert, G\t\t\t 39 Gagnon, Onésime\t\t\t.36, 48\tHeyne, Maurice\t\t\t 23 Gagnon, Paul-E\t\t\t.28,51\tHingston, D\t\t\t 40 Gagnon, Philippe\t\t\t.48\tHormisdas (F.)\t\t\t 34 Garand, Y\t\t\t.58\tHudon, E\t\t\t 58 Gariépy, L.-H\t\t\t.39\tHudon (P.Léo), S.J\t\t.130, 131 Gariépy, Wilfrid\t\t\t.77, 78\tHugolin-Lemay (P.), O.F.M\t\t 42 Garneau, J.-B\t\t\t.51\tHunter, Robert\t\t\t 45 Garneau, Paul\t\t\t.55\tHuot (P.H.)\t\t\t 61 Gaudet, F\t\t\t.44\t\t Gaudet, abbé J.-J.-V\t\t\t.52\tIrénée-Marie (F.).38, 75,\t101, 103 Gaumond, E\t\t\t.56\t\t Gauthier (P.A.), C.S.V.\t\t.42\tJamet, Dom\t\t\t42 Gauthier, Abel\t\t\t23, 43\tJeannotte, J.-E\t\t\t 38 Gauthier, C.-A\t\t\t.54\tJobin, J.-B\t\t55, 56, 57 Gauthier, Georges\t\t\t\tJobin, Pierre\t\t.56,57 \t28, 42, 73, 91, 113, 114\t\t\tJules (F.), F.E.C\t\t36, 37, 38 Gauthier, P.-P\t\t\t.40\tJutras, A\t\t\t 40 Gauthier, Roger\t\t37,\t73, 107\t\t Gauvreau, J.-M\t\t\t.22\tKirby, Frank\t\t\t 44 280 ANNALES DE L\u2019ACFAS Pages Koninck, Charles de.29, 52,53,74,84,126 Labarre, Jules.43,\t96 Labrie, A.88 Labrie, abbé Aimé.50 Lacerte, Henri.50 Ladouceur, L.39 Lafortune, Albini.63 Lagarde, René.64 Lagloire, Pellerin.29, 115 Laliberté, abbé Maurice.50 Lamarche, chanoine Ls-Ph.62 Lamontagne, R.60 Lamoureux, Antonio.118 Lanctôt, Gustave.131 Landry, Armour.74 Langlais, Antonio.50 Langlois, Rémy.47 Lanouette, Cécile.*.107 Lan tier, Jacques.60 Lapierre, Alfred.122 Lapointe, D.57 Lapointe, Gaston.55 Laporte, L.-P.40 Laquerrière, A.39 L\u2019Archevêque, A.60 L\u2019Archevêque-Duguay, Jeanne.79 LaRochelle, Paul.54 Larochelle, Ls-P.57 Larocque, Aurèle.29 Larue.Georges.60 LaRue, G.-Henri.56,\t57 LaRue, Lucien.56,\t57 LaSalle, Rolland.60 Lauvrière, Émile.22,\t29 Lauzière, Henri.49 Lauzon (F.Chrysostome), F.E.C.120 Lavallée, Édouard.117 Laverdière, abbé J.-W.42 Lavergne, J.-W.57 Lavoie, Louis-B.45 Lebel, Paul.61 Leblond, David.110 LeBlond, S.56,\t57 LeBlond, Wilfrid.54 Lecavalier, J.-M.34 L\u2019Ecuyer, Philibert\t\tFages \t 51 Leduc, Ozias\t\t\t 63 Lefebvre, J.-J\t\t\t 41 Legrand, E\t\t\t 40 Legrand, H\t\t\t 40 LeGresley (P.Orner)\t\t\t19,52 Lemay, Gérard\t\t\t 61 Lemay, Lionel\t\t\t 80 Lemieux, R\t\t\t56,57 Léo (F.M.), F.E.C\t\t\t124 Lepage (P.Antoine), S.J.\t\t107 Lesage, Chs-E\t\t\t 49 Lespérance, Roland\t\t\t118 Lessard, M\t\t\t 83 Lessard, R\t\t\t 56 Letondal, P\t\t\t39,40 Levesque (P.G.-H.)\t\t\t 61 Lewis, Harrison\t\t\t 22 Lloyd, Hayes\t\t\t 48 Lortie, Léon\t \t\t21, 22, 43, 82, 131, 132\t Lussier, abbé Irénée\t\t\t125 Magnan, J.-C\t\t>\t 49 Maher, Aimé\t\t\t 60 Maheux, Georges\t \t18, 21, 22, 36, 48,\t73, 93, 111 Mailloux (P.Benoît)\t\t\t19, 47 Maingot, Georges\t\t\t 22 Malo, Euclide\t\t\t\t 60 Marchand, Clément\t\t\t 79 Mardi, Tancrède\t\t.29 Marcoux, Henri\t\t.55,56, 57 Marquis, L.-J.-D\t\t\t 58 Marie de Lourdes (Mère).\t\t126 Marie-Victorin (F.), F.E.C\t\t \t18, 20, 21, 22,\t35, 36, 37, 38, 39,67, 68, 75, 77, 78,107,108,136 Marion, Léo.22, 29, 44 Martel, Lorenzo.54 Martin, Jean.64, 121 Martin, Juliette-C.124 Martin, P.34 Mathias (F.), F.E.C.121 Mathieu, Ant.49 Maurault, Mgr Olivier.41 McLennan, Francis.48 ANNALES DE l\u2019aCFAS 281 Pages McHenry, E.-Willard.81 McMahon, R.-A.47 Meilleur, René.106 Mélançon, Claude.38,\t48 Mercier, 0.40 Mercier, Paul-Eugène.113, 114 Meredith, Rex.45 Meunier (P.Ovila-A.), O.M.1.132 Michaud, Jean-Chs.45 Michaux, J.-W.58 Mignault, Georges.39 Miller, J.-C.57,122 Minville, Esdras.25 Moisan, Albert.47 Mongeau, G.44 Monléon, Jacques de 22, 52, 62, 74, 127 Montigny, Gérard de.60,\t99 Mougeot, René.94, 114, 115 Morin, Édouard.48 Morin (P.Léo-G.).39, 43 Morin, Ls-P.61 Morin, Victor.41 Morisset, Paul.94 Morton, G.-V.60 Morton, J.-W.60 Nadeau, Aristide.29,\t89 Nadeau, Émile.55 Nadeau, H.55, 56, 57 Nantel, Maréchal.42 Noiseux, 0.39 Norbert (P.M.).20 Normandeau, Jacques.44 Normandeau, Mme Jacques.44 Nottet, Henri.».48 Olier, Mme Moïsette.79 Ouellet, Cyrias.19, 43, 52, 53 Pacifique (P.), O.M.Cap 23, 157, 159 Pageot, abbé Théophile.45 Paiement, G.-0.60 Painchaud, C.-A.56,\t57 Painchaud, Paul.57 Panisset, Maurice.73,\t97 Panneton, Auguste.79 Pages Paquette, Achille.54 Paquet, Berchmans.55,56 Paquette, Hon.Albini.25 Paquette, Maurice.96 Paré, L.40 Parent, Honoré.36 Parent (P.J.-M.), O.P.47 Parent, Naz.49 Pariseau, Léo 20, 21, 22, 40, 68, 69, 87 Parrat, Paul.55 Patry, Laurent.57 Payeur, Léo-R.56 Péghaire (P.Julien), C.S.Sp.47,62 Pelletier, Alphonse.57, 122 Pelletier, A.-P.49 Pelletier, P.-E.36 Pepin, R.40 Perrault, Champlain.116 Perron, J.-Edmour.17, 20, 21, 55, 56, 57, 76, 135 Petitclerc, J.-L.56,57 Pettigrew, Ant.54 Picard, Édouard.61 Piché, G.-C.105 Piché, Lucien.86 Pichette, Henri.56,57 Pinault, J.-A.60 Pinsonnault.40 Pitt, Atchez.65 Plamondon, Viger.45,47 Plessis-Bélair, Alphonse.19, 60 Plouffe, R.39 Pochon, Marcel.22, 44 Pomerleau, René.23,30,37, 58, 73,103,104 Potter, David.22 Potvin, A.-R.55,\t56,\t97 Potvin, Rosario.19,48 Pouliot, Adrien.19,\t20,\t22 Pratt, Paul.36 Préfontaine, Georges.17, 20, 21, 22, 24, 37, 48, 77,\t79,\t98 Prévost, Gustave.22,\t23,\t98 Prévost, J.40 Price, James.45 Proulx, J.-A.49 282 ANNALES DE L\u2019ACFAS Provencher, Rolande\t\tPages \t 53 Prud\u2019homme, E\t\t\t 40 Racine, Henri\t\t\t 61 Racine, Marcel\t\t\t 37 Ratté, Gustave\t\t\t 19 Raynauld, Robert\t\t\t116 Raynault, Adhémar\t\t\t 36 Réeves, Lucien\t\t\t 60 Renaud, M\t\t\t 75 Reychler, Lucien\t\t\t 30 Ricard, Dr\t\t\t\t\t 75 Richard, L.-A\t\t\t30,48 Riopel, Paul\t\t\t 23 Riopelle, J\t\t\t 34 Riou, Paul\t20, 25,\t73, 81, 82 Risi, Joseph\t17, 20, 21, 51, 73, 83\t Rivard, Adjutor\t\t\t 50 Roberge, A\t\t\t 83 Robichaud, D.-T\t\t\t 52 Robillard, E\t\t\t100 Robillard, abbé Henri\t\t\t 22 Robitaille, Charles-H\t\t\t 61 Rochette, Edgar\t\t\t 45 Roger, J.-Paul\t\t.55, 56, 57 Rouleau, Ernest\t\t\t105 Rolland-Germain (F.), F.E.C\t109\t Rousseau, Benoît\t\t\t 36 Rousseau, Jacques\t 17, 20,21,25,31,36,37,\t39, 105, 106 Rousseau, J.-Ls\t\t\t 74 Rousseau, J.-Paul\t\t\t 45 Rousseau, Louis\t\t.55,56, 57 Rousseau, L.-Z\t\t.19, 58, 59 Ross, James F\t\t\t 45 Roy, Alfred\t\t\t 52 Roy, Mgr Camille\t\t\t 50 Roy, François\t\t\t 54 Roy, H\t\t\t 59 Roy, Henri\t\t\t 17 Roy, J.-A\t\t\t 48 Roy, J.-N\t\t\t 60 Roy, Jos.-P\t\t\t 48 Roy, Louis-François\t\t\t 57 Roy, L.-P\t\t\t 55 Pages Ste-Anne-Marie (Mère).36 Samson, Mathieu.56 Sanche, H.39,40 Sarrazin, René.60 Sarton, Georges.31 Saucier, Jean.22,40 Saunders, F.-W.60 Savard, Paul.58 Savoie, J.-A.38 Scott, A.-Beresford.45 Séguin, G.-A.39 Sheppard, Margaret.81 Simard, André.*.54 Simard (P.Georges), O.M.I.19, 62 Simard, L.-C.24, 31, 39 Simard, R.57 Simone, Paolo de.23 Spénard, Arthur-F.74 Stanislas (F.), F.E.C.65 Ste-Marie, C.-E.49 Taché (P.Bernard), S.J.107 Tanghe, Raymond.19, 53, 133 Tellier, sir J.-Mathias.19,\t62 Tessier, abbé Albert.22,\t79 Tessier, G.-U.45,58 Teuscher, H.38 Thériault, J.-E.51 Thivierge (P.Richard).71,72 Thuot, abbé G.42 Tremblay, Jean-Louis 22, 43, 48, 73, 98 Tremblay, William.36 Trempe, Florian.56 Trudel, Ferd.43 Trudel, J.-A.65,\t73 Trudel, Mgr Hormisdas.77,\t78 Urbain (F.), F.I.C.64, 73, 123 Vachon, Mgr Alexandre.18, 19, 51 Vaillancourt, Cyrille.45 Valiquette, Henri.74 Vallée, J.-Arthur.19, 55, 59 Veilleux, J.-M.20 Verge, Willie.54 Verrette, abbé Adrien.50 Verret, Léo.45 ANNALES DE L\u2019ACFAS\t283 Pages Yézina, Chs.54, 55, 56, 57 Viatte, Auguste.53 Vladykov, Vadim.22, 101 Voghel, Donat.125 Weller, G.100 Pages Wendling, André-V.22, 43, 87 West, F.47 Williams, E.-R.75 Yon, abbé Armand.42 ¦ '*:ï: r ¦1 \u2018 mmm Æîjtl iÜ - "]
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