Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1948
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Annales de l'A.C.F.A.S., 1948, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Volume 14 1948 ANNALES DE L'ACFAS ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES S lift social: MONTREAL, CANADA ANNALES DE L\u2019ACFAS T . ¦¦¦¦I 1 lillli ; § % | M.JOSEPH RISI président de VAC F AS depuis le 13 octobre 19^7 Volume 14 1948 ?ANNALES DE l/AC F AS i ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Slès* social: MONTREAL, CANADA Les Annales de l\u2019ACFAS sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 2900, boulevard du mont Royal, Montréal 26, Canada.Le volume XIV est sorti des presses le 10 septembre 1948. SOMMAIRE I.\tConseil d\u2019Administration de l\u2019ACFAS peur l\u2019année 1947-1948.12 II.\tRapport du secrétaire de l\u2019ACFAS pour l\u2019exercice 1946-1947.13 Remarques additionnelles du\tsecrétaire général.\t19 Appendice.Liste des Sociétés qui, à un moment ou l\u2019autre, ont fait partie de l\u2019ACFAS.21 III.\tRapports annuels des Sociétés affiliées L Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes.(1923, 1924)\t23 Société médicale de Montréal.(1874, 1924)\t23 Société historique de Montréal.(1858, 1924)\t25 Société linnéenne de Québec.(1929, 1930)\t26 Société Provancher d\u2019Histoire naturelle du Canada.(1918,\t1933)\t26 Société de Stomatologie de Québec.(1924, 1934)\t27 Société du Parler français au Canada.(1902, 1934)\t27 Institut de Chimie du Canada (Section de Québec).(1934,\t1935)\t\"27 Société médicale des Hôpitaux universitaire de Québec.(1931,1935)\t28 Société Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.(1929,\t1936)\t29 Société historique de Joliette.(1929, 1937)\t29 Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe.(1937, 1937)\t30 Société de Pédagogie de Montréal.(1938, 1938)\t30 Société d\u2019Histoire régionale de Québec.(1937, 1938)\t30 Société de Médecine vétérinaire de la Province de Québec.(1938,\t1939)\t31 Société de Phtisiologie de Québec.(1938,\t1939)\t31 Société de Géographie de Montréal.(1939,\t1940)\t32 Société historique des Cantons de l\u2019Est.(1927,\t1942)\t32 Société historique du Nouvel-Ontario.(1942,\t1943)\t32 Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (Centre de Québec).(1940,\t1944)\t33 1 Ne figurent dans cette liste que les Sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1946-1947.Entre parenthèses, date de fondation et date d\u2019affiliation. 8 ANNALES DE l\u2019aCFAS Sociétés des Etudes grecques de Québec.(1944, 1945)\t34 Société de Biologie de Québec.(1946, 1946) 34 Société de Chimie de Montréal2.(1946, 1947) 34 IV.Le quinzième congrès (Montréal, 1947): a)\tCompte rendu général.36 b)\tRésumés des communications présentées.56 Section I : Chimie 1.\tEssais de pyrolyse de glycérides en phase pseudo-gazeuse.\u2014 Lucien Piché et Roger Desjardins.56 2.\tHydrolyse des glycérides en phase pseudo-vapeur: élude cinétique.\u2014 Lucien Piché et Claude Allard.56 3.\tIdentification des acides gras par distillation fractionnée de leurs esters métyliques.\u2014 Lucien Piché et Gaston DeLamirande.56 4.\tNouvelle synthèse de la lysine.\u2014 Roger Gaudry.56 5.\tPréparation des dérivés organomagnésiens sans éther (8e note).\u2014 Roger Barré et Jacques de Repentigny.57 6.\tAction des dérivés organomagnésiens sur les ortho-esters (8e note).\u2014 Roger Barré et Benoît Ladouceur.57 7.\tApplication de la réaction de Meerwein à la synthèse de dérivés du stilbène et du distyryle.\u2014 Philibert L\u2019Ecuyer et François Turcotte.\t58 8.\tDiagramme d'équilibre du système carbonate de sodium-glycérol et eau, à 20°, 25° et 80° C.\u2014 Léon Lortie et André Rochon.58 9.\tConstantes physiques des solutions de carbonate de sodium-glycérol et eau à 25° C.\u2014 Léon Lortie et Robert Gau vin.59 10.\tEtude des propriétés mécaniques de quelques bois québécois traités par V urée-diméthylolurée.\u2014 Joseph Risi et L.-P.Amiot.59 11.\tDétermination, par voie humide, du fer ferreux, du fer ferrique et du fer total dans les sels organiques de fer solubles dans l\u2019eau.\u2014 Robert Dostert.59 12.\tRecherches sur les flammes froides.\u2014 Cyrias Ouellet, Edouard Léger et Ludovic Ouellet.59 Section II : Physique 1.\tMéthode de mesure du contenu radioactif d\u2019un minerai.\u2014 Georges Hall et Claude Geoffrion.60 2.\tDéveloppement d\u2019une antenne de radar pour la marine marchande.\u2014 L.-A.Beauchesne.60 3.\tSix cas où la loi de gravitation de Newton n\u2019est pas respectée.\u2014 Boleslaw Szczeniowski.61 4.\tDispersion chromatique des images formées par des combinaisons de deux réseaux circulaires.\u2014 A.Boivin.62 5.\tEtoiles cosmiques dans la stratosphère.\u2014 Pierre\tDemers.63 6.\tLanouvelle série radioactive, celle du Neptunium.\t\u2014 Pierre Demers.\t63 7.\tEvolution de l\u2019image latente des trajectoires des particxdes ionisantes dans les émulsions photographiques.\u2014 Pierre Demers et Jacques Lapalme.\t64 8.\tNouveau procédé autoradiographique, microbes et pseudo-trajectoires dans l\u2019émulsion photographique.\u2014 Pierre Demers et Victorien Fre-dette.64 Autrefois Société de Physique et de Chimie. ANNALES DE l\u2019aCFAS 9 Section III : Minéralogie et Géologie 1.\tGéologie du canton Pershing, Abitibi, Quê.\u2014 Marcel Tiphane.65 2.\tUn nouveau gisement de poissons fossiles et d\u2019Euryptérides du dévonien moyen dans la Gaspésie.\u2014 René Bureau.65 3.\tL'œuvre de Mgr J.-C.-K.Laflamme.\u2014 René Bureau.65 4.\tUn nouveau genre de modèle en relief.\u2014 René Bureau.66 5.\tLes dykes de lamprophyre de la région du Témiscamingue.\u2014 Paul-E.Auger.66 6.\tVisite aux gisetnents de fer de la Labrador Mining & Exploration Co.Ltd.\u2014 Carl Faessler.66 Section IV : Botanique 1.\tLes Desmidiées de la région des Trois-Rivières.\u2014 Fr.Irénée-M arie, i.c.\t66 2.\tSur trois additions à la flore bryologique du Québec.\u2014 James Kucyniak .\t67 3.\tQuelques Muscinées de la région du lac Témiscamingue.\u2014 James Kucy- niak.67 4.\tLa valeur morphologique de l\u2019ovaire infère des Bégonia.-\u2014 Roger Gau- thier .67 5.\tRemarques sur les manifestations des gradients histologiques chez les végétaux.\u2014 Henri Prat.68 6.\tNotes sur le genre Actinidia.\u2014 Marcel Raymond.68 7.\tProdrome à une étude monographique du genre Lycopodium.\u2014 Bernard Boivin.68 8.\tCenturie de planter, canadiennes.\u2014 Bernard B( ivin.69 9.\tNotes sur le genre Thalidrum.\u2014 Bernard Bon IN.69 10.\tDeux espèces nouvelles de Westringia.\u2014 Bernard Boivin.69 Section V: Biolo.ie générale 1.Nutrition azotée de quelques insectes.\u2014 Richard Bernard et André Lemon de.69 2.\tNutrition du canard domestique.Substitution de l\u2019acide nicotinique par le tryptophane.\u2014 Richard Bernard et Jean-M.Demers.69 3.\tInfluence de brûlures sur la régénération et le taux de matières sèches du foie après hépatectomie partielle.\u2014 A.Desmarais et L.-P.Dugal.\t70 4.\tLa glycémie et l\u2019acclimatation au froid du cobaye.Relation avec la teneur en acide ascorbique des surrénales.\u2014 L.-P.Dugal, M.Thérien et G.Fortier.70 5.\tL\u2019acide ascorbique dans les surrénales et l\u2019acclimatation au froid.\u2014 M.Thé- rien et L.-P.Dugal.71 6.\tL\u2019effet de la carence en pyrodoxine sur le rapport dextrose-azote chez le rat phloriziné.\u2014 Edouard Pagé et Rosaire Gingras.71 7.\tRégénération du foie après hépatectomie partielle.1) Influence des testi- cules.\u2014 Fernand Seguin.71 8.\tRégénération du foie après hépatectomie partielle.2) Influence des surré- nales.\u2014 Fernand Seguin.71 9.\tInfluence des testicules sur la résistance au jeûne protéique.\u2014 Fernand Seguin.72 10.\tNouvelles réactions microchimiques et nouvelles colorations nucléaires par les fluorones.\u2014 Louis-A.\tGosselin.72 11.\tLes corps annexes du nucléole.\u2014\tLouis-A.Gosselin.7 10 ANNALES DE l\u2019aCFAS 12.\tConsidérations sur la chromatine, Vhétérochromatine, l\u2019olisthérochromatine et Veuchromatine comme édificatrices de chromosomes.\u2014 Louis-A.Gosselin.73 13.\tLes satellites chromosomiques chez les êtres vivants.\u2014 Louis-A.Gosselin .\t73 14.\tConsidérations sur les caractères structuraux des noyaux des cellules végé- tales et animales.\u2014 Louis-A.Gosselin.74 15.\tPremière technique microscopique pour la numération sûre des chromo- somes.\u2014 Louis-A.Gosselin.74 16.\tUne septicémie à Klebsiella chez le vison.\u2014 Paul Genest.75 17.\tInfluence du régime alimentaire sur le développement de la tordeuse des bour- geons de l\u2019épinette.\u2014 Lionel Daviault.75 18.\tRôle des ovaires dans l\u2019inhibition de la sécrétion lactée.\u2014 Georges Masson .\t75 19.\tSpécificité du facteur déchaînant chez Clastridium perfringens.\u2014V.Fre- dette, R.Jodoin et A.Frappier.76 20.\tEtudes comparatives de l\u2019allergie produite par la méthode des scarifications cutanées et la méthode des piqûres multiples cutanées chez les adultes.\u2014 A.Frappier et Roland Guy.76 21.\tIsolation of the A and B cells in the Pancreas of new born puppies by the method of early duct ligation.\u2014 Maria A.Sergeyeva.77 Section VI : Agronomie et Entomologie 1.\tLe rapport glucide-azote dans la sève de pois et la résistance relative des va- riétés au puceron Illinoia Pisi Kalt.\u2014 J.-B.Maltais.77 2.\tEssais d\u2019analyse élémentaire sur les cendres des pois à soupe cuisants et non cuisants.\u2014 P.Riou, H.-O.Doré et Fr.Hormidas, i.c.78 3.\tValeur toxique sur Musca domestica L.des résidus du DDT arrosé sur des surfaces de nature différente.¦\u2014 A.Beaulieu, H.U.O.Monro et R.Delisle.79 4.\tLe papillon Stenopis auratus, famille des Hépialidés.\u2014 Gustave Cha- gnon.79 5.\tLes Membracides du mont Royal.\u2014 Gustave Chagnon.79 6.\tEtude histologique du tube digestif de la larve d\u2019Hylurgopinus rufipes Eich.\u2014 Bernadette Fortin.79 7.\tListe des insectes récoltés à U île aux Basques et aux îles Razade nord et sud.\u2014 Joseph Duncan et abbé Ovila\tFournier.79 8.\tCampagne contre les Culicidés dans la région de Montréal.\u2014 Abbé Ovila Fournier.80 9.\tListe officielle des noms français d\u2019insectes d\u2019importance économique au Canada.\u2014 Abbé Ovila Fournier.80 10.\tNote sur Vémergence des Magdalis barbita et Magdalis armicollis (Curculi- onidés, Coléoptères).\u2014 Fr.Adrien Robert,\tc.s.v.80 11.\tUn Dermestidé nouveau pour le Québec, le Thylodrias contractus Mots (Dermestidés, Coléoptères).\u2014 Fr.Adrien\tRobert, c.s.v.81 Section VII : Biogéographie 1.\tLa végétation du plateau des Helderbergs (N.Y.) et le climax régional.\u2014 Pierre Dansereau.81 2.\tLes principaux stades de la succession dans la vallée du Paraïba (Brésil).\u2014 Pierre Dansereau.82 3.\tEcologie des principaux types de pâturages des environs de Granby, Qué.\u2014 Alain Gille.83 4.\tLes principales associations et la succession dans les tourbières de la pro- vince de Québec.-\u2014 Pierre Dansereau et Fernando Segadas-Vianna 83 ANNALES DE L ACFAS 11 5.\tEléments d\u2019une classification écologique des mauvaises herbes du Québec.\u2014 Aubert Hamel.84 6.\tObservations sur le Populetum tremuloidis dan s la région des Grands Lacs.\u2014 Albert Courtemanche.85 7.\tNoie pour servir à l\u2019histoire de la Tenthrède européenne du mélèze (Pris- tiphora ericksonii Htg).\u2014 L.Daviault.85 8.\tAffinités occidentales dans la flore jamesienne.\u2014 Abbé Ernest Lepage .\t85 9.\tEffets du froid dans une plantation à Valcartier, Qué.\u2014 René Pomer- leau.86 10.Notes bioclimatiques sur la plaine de Montréal.\u2014 P.Dansereau et Edgar Kuhlmann.86 Section Vlil : Sciences morales 1.\tNotre loi scolaire de 1801.\u2014 L.-P.Audet.87 2.\tAttitudes et intérêts différentiels d\u2019un groupe d\u2019adolescents.\u2014 Fr.Biaise Laurier, c.s.v.87 3.\tClassement de candidats aux écoles techniques de Québec et des Trois-Rivières, au Centre d\u2019Apprentissage des Métiers du Bâtiment et à l\u2019Ecole d\u2019Horlogerie des Ecoles d\u2019Arts et Métiers.\u2014 J.-M.Chevrier.88 4.\tClassement homogène et orientation de quarante-huit jeunes filles.\u2014 J.-M.Chevrier.88 5.\tL\u2019accès à l\u2019enseignement du second degré.\u2014 Charles Bilodeau.89 6.\tLa première carte géologique de l\u2019est de VAmérique du Nord (1749-1756).\u2014 Aury Blain.89 7.\tTrois lettres de Jean-François Gaultier à un abbé protecteur inconnu.\u2014 Auray Blain.90 V.\tLe président de l\u2019ACFAS pour 1947-1948: M.Joseph Risi.Notes biographiques et bibliographie.91 VI.\tConstitution et règlements de l\u2019ACFAS.96 VII.\tRèglements concernant les octrois décernés par l\u2019ACFAS 103 VIII.\tRapport financier.104 Index des noms de personnes .106 I.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE L'ACFAS ?1947-1948 Président\t\t.Joseph Risi 1er vice-président\t\t.Léon Lortie 2e vice-président\t\t.Lionel Daviault Président sortant\t\t.Louis-Charles Simard Membre fondateur\t\t.Victor Doré Trésorier\t\t.Wilbrod Bonin Conseillers\t\t.Elphège Bois Cyrias Ouellet Louis-Paul Dugal Jean Bruchési Abel Gauthier Jean-Louis Tremblay Armand Frappier Lionel Lemay Secrétaire général\t\t.Lionel Lemay Secrétaire général adjoint.\t.Paul-Emile Auger Secrétaire adjoint\t\t.Albert Courtemanche II.RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL DE L\u2019ACFAS pour l'exercice 1946-1947 Messieurs, La vingt-quatrième année de l\u2019ACFAS débuta par le congrès tenu à Québec, les 13 et 14 octobre 1946.Deux cents congressistes étaient présents.Le programme comportait 148 communications dont 133 figurent dans le volume XIII des Annales de l\u2019ACFAS.Le Conseil d\u2019Administration en fonction pour l\u2019année d\u2019exercice comprenait: 'président: Louis-Charles Simard; 1er vice-président: Joseph Risi; 2e vice-président: Léon Lortie; trésorier: Victor Doré 1; président sortant: abbé J.-W.Laverdière; conseillers: Elphège Bois, Cyrias Ouellet, Louis-Paul Dug al, Jean Bruchési, Léo Marion, Lionel Daviault, Wilbrod Bonin, Abel Gauthier; secrétaire général: Pierre Dansereau; secrétaire général adjoint: Paul-Émile Auger; secrétaire adjoint: Albert Courtemanche.Dix-huit conférences furent données sous les auspices de l\u2019ACFAS durant 1946-1947: 15 oct.1946 (Québec).\u2014 L.Leprince-Ringuet: Démarches de l'intelligence dans les récen es découvertes de a physique expérimentale.18 oct.1946 (Montréal).\u2014 L.Leprince-Ringuet: L'attitude du physicien devant le monde d'aujourd'hui.21 oct.1946 (Québec).\u2014 R.Blanchard: L\u2019évolution de l'industrie hydroélectrique française.24 oct.1946 (Montréal).\u2014 R.Blanchard: La géographie urbaine de Montréal.2 nov.1946 (Montréal).\u2014 Sir Henry Dale: Le mécanisme chimique de l\u2019influx nerveux.17 nov.1946 (Montréal).\u2014 T.-H.Langlois: Fish propagation.1 M.Wilbrod Bonin succéda à M.Victor Doré au cours de l\u2019année. 14 ANNALES DE L\u2019AFCAS 21 nov.1946 (Québec).\u2014 G.-A.Boutry: Naissance et vieillesse d\u2019une science: Sadi Carnot et Pierre Duhem.24\tnov.1946 (Montréal).\u2014 T.-H.Langlois: Lake Ice.4 déc.1946 (Québec).\u2014 R.G.Peters: La biochimie de l\u2019arsenic.30 janv.1947 (Québec).\u2014 R.P.L.-G.Morin, c.s.c.: Les éboulis, leurs causes et leurs effets destructifs.20 fév.1947 (Québec).\u2014 D.L.Thomson: Nouvelles acquisitions dans le domaine de la nutrition.25\tfév.1947 (Montréal).\u2014 Mlle Marine Leland: Parallèles américains.11 mars 1947 (Montréal).\u2014 A.Ouimet: Modulation de fréquence et télévision au Canada.20\tmars 1947 (Québec).\u2014 J.-P.Michéa: Dix-huit mois chez les Esquimaux de la baie d\u2019Hudson.21\tmars 1947 (Montréal).\u2014 J.-P.Michéa: Dix-huit mois chez les Esquimaux de la baie d\u2019Hudson.10 avril 1947 (Montréal).\u2014 Ky Fan: Le calcul symbolique de Heaviside.23 avril 1947 (Montréal).\u2014 G.Préfontaine: La vie des phoques à fourrure de l\u2019Alaska.21 mai 1947 (Québec).\u2014 P.Lépine: La responsabilité de l\u2019homme de science.L\u2019ACFAS a accordé quatre bourses d\u2019étude au cours de la présente année.Ces bourses ont été décernées aux personnes suivantes: MM.Guy Rémillard, pour des études en anatomie macroscopique à l\u2019Université de Ann Arbor, Michigan; Louis Poirier, pour des études complémentaires en embryologie à l\u2019Université de Ann Arbor, Michigan; Robert Raymond, pour des études en biologie marine et en océanographie à l\u2019Université de Copenhague, Danemark; Roger Gauthier, pour poursuivre des travaux en anatomie florale à l\u2019Université de Cornell.Un octroi a été accordé à M.Roland Brossard pour assister à un séminaire de Mathématiques à l\u2019Université de Toronto.Un octroi a été également accordé à M.Jacques Rousseau pour aider à l\u2019illustration d\u2019un mémoire sur la flore du lac Mistassini. ANNALES DE l\u2019ACFAS 15 Les prix offerts par l\u2019ACFAS pour encourager l\u2019étude des sciences ont été décernés aux étudiants suivants: Fernand Claisse, Faculté des Sciences, Université Laval; Fernand Girard, École Polytechnique de Montréal; R.P.Armand Arseneau, c.s.c., Faculté des Sciences, Université de Montréal; René Riel, Institut Agricole d\u2019Oka; abbé L.-P.Mercier et le Fr.Maurice Mercier, c.s.v., École Supérieure d\u2019Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière.La médaille LÉO PARISEAU, dite aussi médaille de l\u2019ACFAS, a été décernée en 1947 à M.Jacques Rousseau.Le treizième volume des Annales de l\u2019ACFAS n\u2019a paru qu\u2019im-médiatement avant le congrès de 1947 et la distribution en a été faite à ce moment.Au cours de la préparation du congrès de 1947, une revision a été faite de toutes les Sociétés qui, à un moment ou l\u2019autre, ont fait partie de l\u2019ACFAS.On trouvera en appendice du présent rapport la liste complète de ces Sociétés.Conformément aux règlements qui régissent notre Association, nous n\u2019avons inscrit au programme du congrès de 1947 que les Sociétés qui ont fourni un rapport soit en 1946 ou en 1947, ou en 1946 et en 1947.Ces Sociétés apparaissent sans astérisque dans la liste qui suit.Les Sociétés qui n\u2019avaient pas fourni de rapport postérieurement à l\u2019année 1945 ont donc été suspendues.Quelques-unes même n\u2019avaient fourni aucun rapport depuis 1941 et 1942.En 1947, le secrétariat n\u2019a reçu de rapports que de vingt-trois Sociétés.Il y a 53 Sociétés qui se sont affiliées à un moment donné à l\u2019ACFAS.Il suffit de parcourir les Annales pour So rendre compte que plusieurs d\u2019entre elles ne se sont guère souciées de fournir des rapports et n\u2019ont pas attaché à l\u2019ACFAS l\u2019importance qu\u2019on en espérait.Peut-être serait-il opportun d\u2019étudier un moyen de participation plus active, un moyen d\u2019activer les échanges entre le secrétariat de l\u2019ACFAS et les diverses Sociétés.On pourrait suggérer les initiatives suivantes: 1) que le secrétaire de l\u2019ACFAS insiste auprès des secrétaires des Sociétés pour être mis au courant dis réunions, afin que l\u2019ACFAS puisse y être fréquemment représentée; 2) que les Sociétés fassent parvenir au secrétaire de l\u2019ACFAS leurs projets et leur programma, afin qu\u2019au besoin des conférenciers soient proposés ou même envoyés par l\u2019ACFAS à ces Sociétés; 3) que le secrétaire général et les secrétaires adjoints prennent contact 16 ANNALES DE L ACFAS personnellement avec les dirigeants des Sociétés; 4) que le secrétariat de l\u2019ACFAS fasse circuler périodiquement un feuillet d\u2019information ayant trait aux activités scientifiques canadiennes et particulièrement aux cours et conférences accessibles aux membres des Sociétés en question.Des remarques de cette nature sont particulièrement opportunes si l\u2019on tient à conserver à l\u2019ACFAS un caractère conforme à sa constitution b Une liste complète des périodiques reçus en échanges des Annales de l\u2019ACF AS est actuellement en préparation.Cette simple liste, l\u2019immensité de l\u2019étendue géographique qu\u2019elle implique, donne une idée de l\u2019immense travail qui a été fait au cours des quinze années passées par M.Jacques Rousseau qui a su établir pour notre Association des contacts aussi précieux et aussi fructueux.Un inventaire préliminaire a été fait de cette collection dans le but de la rendre accessible aux travailleurs scientifiques du Canada.Des démarches ont été entreprises pour que cette collection soit mise en dépôt à la bibliothèque de l\u2019Université de Montréal qui en accepterait la garde, le classement et la mise en circulation, l\u2019ACFAS en conservant toutefois la propriété.Un examen même rapide des titres des périodiques reçus par l\u2019ACFAS porte à notre connaissance la grande valeur des échanges établis, et je dirais surtout parce qu\u2019ils incluent des importations très hétérogènes.La contrepartie, toutefois, c\u2019est la pénétration dans les bibliothèques des cinq continents de nos Annales de l\u2019ACFAS.Je pense que tous les délégués et tous ceux, au moins, qui ont pris une part active aux travaux de notre Association, souhaitent l\u2019amélioration de ce périodique1 2.Le manque de fonds ne saurait être invoqué contre cette procédure puisque l\u2019ACFAS accorde chaque année des subsides à certains de ses membres pour les aider dans des frais de publication et d\u2019illustration.Cette dernière mesure me paraît on ne peut plus excellente et je souhaite qu\u2019elle se continue.Cependant, cetta même somme peut tout aussi bien être consacrée le cas échéant à notre propre publication, les Annales de l\u2019ACFAS.Il n\u2019existe pas d\u2019institution mieux placée pour centraliser les renseignements qui se rapportent à la fois aux sciences et aux hom- 1\tVoir remarques additionnelles à la suite du présent rapport.2\tVoir remarques additionnelles à la suite du présent rapport. ANNALES DE L\u2019ACFAS 17 mes de science du Canada français.Un symposium s\u2019est tenu au cours du présent congrès dont le but était de faire un examen préliminaire de la situation des Canadiens français dans les sciences.Ce symposium pourrait fort bien n\u2019être que le début d\u2019une sorte d\u2019enquête permanente sur les activités de nos hommes de science, non seulement dans le domaine qui leur est propre mais également sur le plan social et économique, voire même politique.Une collaboration a été esquissée cette année avec la Faculté des Sciences Sociales de l\u2019Université Laval dans le but d\u2019utiliser nos archives et plus exactement le bottin de l\u2019ACF AS pour en tirer des données objectives sur l'état des sciences au Canada français, et aussi sur le rôle et le statut des hommes de science.Il serait fort souhaitable que, averti des leçons et des modes les plus significatives par des sociologues compétents, le secrétariat de l\u2019ACFAS s\u2019emploie à recueillir au cours des années des informations nombreuses, variées et exactes, qui puissent être éventuellement l\u2019objet d\u2019une analyse approfondie et de conclusions qui apporteraient une réponse à certaines questions qui, parce qu\u2019elles sont immédiates et jusqu\u2019à un certain point angoissantes, sont rarement formulées d\u2019une façon détachée.Dans un autre ordre d\u2019idées voisin, il appartient à l\u2019ACFAS de s\u2019intéresser à la culture populaire, ce qu\u2019elle fait déjà depuis longtemps par ses conférences publiques.Or, cette année, la liste des abonnés à ces conférences a été revisée et reconstituée.Un projet a été présenté dans le but de recueillir des données qui puissent permettre d\u2019observer certaines valeurs d\u2019ordre sociologique, ainsi, par exemple, à quelles sortes de conférences publiques les membres d\u2019une certaine classe sociale et d\u2019un certain centre urbain s\u2019intéressent-ils ?Il serait possible avec les années de recueillir des chiffres précis à cet égard, non dans le seul but d\u2019une meilleure organisation des programmes, mais également dans le but de l\u2019analyse sociologique pour ce qu\u2019elle offre d\u2019intérêt en elle-même.Or, le besoin d\u2019objectivité est peut-être le plus grand qui se fasse sentir d\u2019une façon actuelle parmi notre petit groupe ethnique s\u2019il veut réaliser les valeurs pour lesquelles il prétend depuis si longtemps lutter.Le rôle de l\u2019ACFAS à cet égard pourrait être très considérable et la mission de coordination qu\u2019elle s\u2019est donnée ne pourrait être effectivement remplie que sous son influence.Ceci ne serait possible que grâce à une organisation de ses ressources et à une expansion de ses activités.Les ressources actuelles de l\u2019ACFAS 18 ANNALES DE l\u2019ACFAS en argent sont extrêmement modestes et, à divers chapitres de son programme, elle se trouve restreinte par ce facteur.Le secrétariat ne peut donner un très fort rendement étant complètement absorbé par la seule routine.Le montant distribué chaque année en bourses d\u2019étude à des jeunes gens méritants est tout à fait insuffisant le Comité des Bourses ne peut prendre à cet égard aucune initiative, mais doit tout simplement se contenter de se rendre, quand il le peut, aux demandes qui lui sont faites.Les conférences publiques sont données généralement par des étrangers de passage et non pas par des spécialistes invités tout spécialement et pour répondre à une nécessité ou à une lacune dans notre milieu.Le secrétariat a vécu de 1939 à 1946 au Jardin botanique où il n\u2019a jamais manqué d\u2019espace.Lorsqu\u2019il fut question de quitter cette institution, l\u2019ACFAS a demandé l\u2019hospitalité à l\u2019Université de Montréal.La présence du chef du secrétariat et des archives de notre Association dans le laboratoire du président, pour l\u2019année d\u2019exercice 1946-1947, constituait une situation provisoire.Il incombera au nouveau Conseil de régler cette question d\u2019une façon satisfaisante et aussi définitive que possible et cela dans l\u2019intérêt de l\u2019ACFAS3.Le secrétaire général, Pierre Dansereau Voir remarques additionnelles. REMARQUES ADDITIONNELLES 1)\tL\u2019ACFAS étant une fédération de Sociétés doit vivre de la participation des Sociétés plutôt que de s\u2019appuyer sur les individus.Il est apparu, au cours de la préparation du congrès de 1947, que les auteurs qui ont fait inscrire une communication au programme l\u2019ont fait à titre individuel plutôt qu\u2019à l\u2019instigation d\u2019une Société affiliée.C\u2019est dire que les travaux du congrès distribués en sections ne correspondent pas à la formule établie dans la constitution.C\u2019est mon opinion personnelle que, puisqu\u2019il en est ainsi, il vaudrait mieux créer au sein de l\u2019ACFAS des sections correspondant à chacune des grandes disciplines scientifiques auxquelles pourraient adhérer directement les individus.Il demeurerait loisible aux anciennes Sociétés affiliées de s\u2019inscrire comme membre de ces sections.Chaque section fonctionnerait désormais comme une unité de l\u2019ACFAS, non pas affiliée, mais partie intégrante de l\u2019Association, et pourrait organiser ses travaux, et pendant l\u2019année et en vue du congrès, d\u2019une manière semi-indépendante quoique en collaboration continue avec le secrétariat et sous la direction du Conseil d\u2019Ad-ministration.On pourrait même envisager la possibilité d\u2019une représentation au Conseil d\u2019au moins un membre de chacune des sections.Les sections pourraient être les suivantes: Sciences Physiques, Sciences Chimiques, Mathématiques, Sciences Générales, Sciences Naturelles, Sciences Appliquées, Sciences Économiques, Sciences Sociales, Médecine, etc.2)\tIl est incontestable que, au cours des quelques dernières années, le milieu scientifique canadien-français accuse une maturité dont il ne pouvait guère se prévaloir lors du premier congrès en 1933.Il n\u2019est peut-être pas inopportun en ce moment, par conséquent, de remettre en question le mode de présentation des Annales, d\u2019analyser aussi sérieusement que possible les pages que nous soumettrons à l\u2019impression à la prochaine livraison.Puisque ce sont les communications présentées au congrès qui constituent la meilleure part des Annales, il faut exercer d\u2019abord une sélection dès avant le congrès.Les règlements sont assez explicites à ce sujet.Toutefois, la nomination d\u2019un Comité de Lecture, dont les membres seraient connus, exposerait ceux-ci à se trouver dans une situation des plus délicates.Il a paru souhaitable, cette année, au secrétaire, lequel d\u2019ailleurs a été approuvé par le Conseil, de soumettre directement, lui-même, les résumés présentés à un ou à plusieurs spécialistes de son choix.Le secrétaire a alors accepté sans le discuter le témoignage de ces arbitres et, dans les cas où les communications n\u2019ont pas été jugées adéquates d\u2019après les résumés fournis, il en a averti l\u2019auteur sans divulguer les noms des censeurs.Un autre point de première importance est l\u2019espace consacré dans les Annales à chacune des communications.Il n\u2019est pas exagéré de prétendre que, dans la moyenne des cas, les auteurs ne parviennent guère à exposer d\u2019une façon suffisamment complète leur pensée.Les résultats de travaux de recherches, même exposés sous la forme d\u2019une note préliminaire, ne peuvent dans tous les cas se résoudre à une formule ou à une phrase.D\u2019autre part, il arrive quelquefois que des notes publiées dans les Annales soient citées ou tout au moins consultées par des hommes de science étrangers travaillant dans le même domaine.Or, c\u2019est là la raison même de toute publication scientifique.Il arrive trop souvent que ces hommes de science 20\tANNALES DE l\u2019aCFAS soient désappointés de la concision sous laquelle des résultats souvent fort intéressants sont présentés.Il faudrait donc, à mon avis, et je m\u2019empresse d\u2019affirmer que ce n\u2019est là que mon opinion personnelle, accorder plus d\u2019espace, c\u2019est-à-dire au moins une page entière, à tous ceux qui désirent publier un résumé plus élaboré.On pourra même adopter la politique de publier in extenso un nombre limité de travaux qui, à eux tous, ne dépasseraient pas le tiers du nombre total des pages.Il me semble que nous augmenterions ainsi considérablement la valeur et la réputation de notre périodique.Ceci ne serait pas du reste un précédent puisque, dans le passé, les travaux qui ont valu le plus de crédit aux Annales de l\u2019ACFAS sont justement des travaux de longue haleine, publiés en appendice, par exemple: La botanique à l\u2019époque de Jacques Cartier de M.Jacques Rousseau et Notes supplémentaires sur les traités de langue micmaque du R.P.Pacifique, o.f.m.c.3) Les travaux de l\u2019ACFAS, son rôle dans notre société, son influence sur le développement des sciences, non seulement au Canada français mais au Canada tout simplement, en font une des principales sociétés scientifiques du pays.De plus, les relations qui lui sont acquises sur le plan international, grâce à des années d\u2019efforts, constituent un capital extrêmement précieux.L\u2019ACFAS ne saurait donner son plein rendement, dans le moment présent comme dans le passé, que grâce à des moyens matériels qui doivent de toute nécessité être accrus substantiellement.La génération qui a contribué à la naissance et qui a élevé à son niveau actuel notre Association pour l\u2019Avancement des Sciences, compte actuellement des hommes de science dont l\u2019influence leur permet une action décisive dans ce sens.Cette occasion sera d\u2019autant plus décisive, d\u2019autant plus efficace, qu\u2019elle sera concertée.Pierre Dansereau, secrétaire général. APPENDICE Sociétés qui, à un moment ou l'autre, ont fait partie de l\u2019ACFAS L es Sociétés désignées par un astérisque n\u2019ont pas présenté de rapport depuis au moins 1945.Entre parenthèses, date de fondation et date d\u2019affiliation.Société de Biologie de Montréal.(1922, 1924) Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes.(1923,\t1924) Société médicale de Montréal.(1874,\t1924) *\tSociété de Mathématiques et d\u2019Astronomie de Montréal.(1923,\t1924) *\tSociété de Philosophie de Montréal.(1924,\t1924) Société historique de Montréal.(1858,\t1924) *\tSociété de Mathématiques de Québec.(.,\t1929) Société linnéenne de Québec.(1929,\t1930) *\tSociété lévisienne d\u2019Histoire naturelle.(1931,\t1932) Société de Physique et de Chimie.(1931,\t1932) Société Provancher d\u2019Histoire naturelle du Canada.(1918,\t1933) Société d\u2019Études médiévales Albert-le-Grand.(1931,\t1933) Société de Stomatologie de Québec.(1924,\t1934) Société zoologique de Québec.(1932,\t1934) Société agronomique de Québec.(1934,\t1934) Société du Parler français au Canada.(1902,\t1934) Institut de Chimie du Canada (Section de Québec).(1934,\t1935) *\tSociété historique et littéraire acadienne.(1928,\t1935) *\tSociété philosophique de Québec.(1935,\t1935) *\tSociété des Sciences Morales et Politiques.(1935,\t1935) *\tSociété canadienne-française d\u2019Électrologie et de Radiologie médicales.(1928,\t1935) *\tSociété médicale de Québec.(1897,\t1935) Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.(1931,\t1935) *\tSociété de Sylviculture de Québec.(1934,\t1935) Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière.(1936,\t1936) Société agronomique de Ste-Anne-de-la-Pocatière.(1935,\t1936) *\tSociété dentaire de Montréal.(1925,\t1936) 22 ANNALES DE L AFCAS *\tSociété d\u2019Êtudes économiques de Québec.(1936,\t1936) Société Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.(1929,\t1936) Société historique de Joliette.(1929,\t1937) *\tSociété de Géographie de Québec.(1877,\t1937) Société trifluvienne d\u2019Histoire régionale.(1926,\t1937) Société d\u2019Histoire régionale de St-Hyacinthe.(1937,\t1937) Société de Pédagogie de Montréal.(1938,\t1938) Société d\u2019Histoire régionale de Québec.(1937,\t1938) *\tSociété agronomique de l\u2019Institut agricole d\u2019Oka.(1938,\t1939) Société de Médecine vétérinaire de la province de Québec.(1938,\t1939) *\tSociété scientifique de l\u2019Outaouais.(1939,\t1939) Société de Phtisiologie de Québec.(1938,\t1939) *\tSociété historique de Rigaud.(1931,\t1940) Société de Géographie de Montréal.(1939,\t1940) *\tSociété d\u2019Études techniques de Sorel.(1941,\t1941) *\tSociété d\u2019Histoire régionale du Nord de l\u2019Outaouais.(1939,\t1941) Société historique des Cantons de l\u2019Est.(1927,\t1942) Société historique du Nouvel-Ontario.(1942,\t1943) *\tComité du Musée Provancher.(1939,\t1943) Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (Centre de Québec).(1940,\t1944) *\tSociété canadienne d\u2019Endocrinologie.(1944,\t1944) Société des Études grecques de Québec.(1944,\t1945) Association des Psychologues du Québec.(1944,\t1946) Société de Biologie de Québec.(1946,\t1946) Société de Chimie de Montréal1.(1946,\t1947) Société de Mathématiques et de Physique2.(1946,\t1947) 1\tAutrefois Société de Physique et de Chimie.2\tAutrefois Société de Mathématiques et d\u2019Astronomie. III.RAPPORT DES SOCIÉTÉS AFFILIÉES 1.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des jeunes Naturalistes Conseil élu le 20 fév.1947: prés.: H.Prat; v.-prés.: H.-J.Scoggan; sec.: S.Vincent; sec.adj.: Mlle M.Gauvreau; très.: E.Rouleau; cons.: J.Brunei, W.Bonin, L.Choquette, M.Cailloux, J.Labarre, L.-C.Simard; dir.des C.J.N.: abbé O.Fournier.Effectif: 66 membres à vie; 361 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut quatre réunions du conseil et huit séances publiques.Travaux présentés: 6 nov.1946.\u2014 J.Brunei: De Pasteur à Flemming; la préhistoire de la pénicilline.27 nov.1946.\u2014 T.-H.Langlois: Fish propagation.10 déc.1946.\u2014 L.Lortie: Itinéraires scientifiques.29\tjanv.1947.\u2014 B.Brouillette: La Côte-Nord du St-Laurent.20 fév.1947.\u2014 M.Cailloux: L\u2019atome et la vie.12 mars 1947.\u2014 H.Prat: Jardins et rivages de la Côte-d\u2019Azur.17 avril 1947.\u2014 A.Blain: La parfumerie végétale.30\tavril 1947.\u2014 Forum sur le jardinage.Initiatives diverses: Chroniques hebdomadaires des C.J.N.dans «Le Devoir ».Campagne contre les maringouins (printemps 1947).Participation des C.J.N.à la parade d\u2019embellissement de la ville de Montréal (mai 1947), au concours de boîtes à fleurs organisé par le Jardin botanique de Montréal (mai 1947) et à l\u2019exposition provinciale tenue à Québec (sept.1947).Publications: Tracts de la Bibliothèque des Jeunes ISlaturalistes: Fr.P.-H.Bouchard, C.S.C.: Les mille-pattes (n° 85); J.-E.Guimond: Comment observer le ciel (no 86); Sr Marie-Jean-Eudes, S.S.A.: Les conifères (no 87); Fr.Marie-Victorin, E.C.: The Pitcher-Plant, a bog curiosity (No.2a); H.Bernard: The Striped Chipmunk (ÎSo.3a); Fr.Paul, E.C.: The Birch Tree taught by pictures (No.4a).2.Société médicale de Montréal Conseil élu le 17 déc.1946: prés.: E.Desjardins; v.-prés.: L.-N.Gariépy; sec.: F.Archambault; très.: O.Dufresne; sec.des séances: J.Denis.Effectif: 800 membres actifs; 31 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut treize réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 6 oct.1946.\u2014 Dimanche du praticien.R Amyot: Deux cas d\u2019ostéoporose du rachis.L.Sylvestre: Aracol et Pénicilline.A.Guilbeault: Acquisitions récentes 24 ANNALES DE L ACFAS en pédiatrie.E.Autotte: Ostéomyélite.V.Latraverse: Pénicilline par voie nasale.G.Cloutier: Suture tendineuse et maladie de Dupuytren.J.-P.Foisy: Derminte médicamenteuse de contact.B.Baillargeon: Cas de médecine.M.Lamoureux: Cas de chirurgie.22 oct.1946.\u2014 Symposium sur la poliomyélite.A.-R.Foley: Epidémiologie.P.-M.Larivière: Symptoinatologie.H.Charbonueau: Traitement.12 nov.1946.\u2014 Séance clinique avec présentation de malades.A.Paré et J.-P.Cholette: Cancer de la tête du pancréas.R.Dandurand et M.Longtin: Diabète et iléus biliaire.J.-P.Legault: Incontinence urinaire.R.Dussault, G.-E.Cartier et A.Demers: Hyper par athyroïdie.P.Poirier: Tumeur cutanée.P.Letendre et G.Fournier: Péricardite tuberculeuse.26 nov.1946.\u2014 Séance des internes.G.Fortier: Endométriose.M.Campbell et H.Lemieux: Les cardio-spasmes.J.Guay: Traitement du cancer de la prostate.C.-M.Thivierge: La thrombose coronarienne.A.Mackay: Abcès pulmonaires, complications d\u2019avulsion dentaire.3\tdéc.1946.\u2014 Séance clinique avec présentation de malades.P.Robert: Formes pulmonaires de la sarcoïdose.R.Lefebvre, R.Cange et J.Bruneau : Diagnostic et traitement de la persistance du canal artériel.G.Casgrain: Quelques cas d\u2019allergie.17 déc.1946.\u2014 Séance conjointe avec la Société de Gastro-Entérologie.R.Rolland: Considérations gastroscopiques sur quelques cas d\u2019ulcère de l\u2019estomac.L.-C.Simard, Y.Chaput et A.Vallée: Tumeur gastrique: confrontation anatomoclinique.A.Jutras: Signification radio-clinique de gaz dans les voies biliaires.P.Letendre: Melano-sarcorne du rectum.21 janv.1947.\u2014 Travaux spéciaux.A.Jutras: Au carrefour des tendances médicales.A.Frappier: Les sciences médicales et la France.4\tfév.1947.\u2014 Les cliniques du mardi.Section Médicale.J.Prévost et L.Morissette: Lymphomes pulmonaires.L.-H.Gariépy: L\u2019hypoglycémie au cours du traitement du diabète.R.Rolland: Gastroscopie.Éléments de diagnostic.G.Hébert: Deux cas d\u2019anémie traités par l\u2019acide folique.A.Gratton: Les différentes formes de diabète et leur traitement.Section Chirurgie.J.-U.Gariépy et R.Grignon: Artériographie et veinographie.A.Bellerose et Y.Chaput: Chirurgie du colon en un temps.J.Tremblay: Fractures des métacarpiens et des métatarsiens.P.-M.Ricard: Pneumanectomie et lobectomie.L.Bergeron: Fractures du fémur, Plaques métalliques.M.Lamoureux: Sigmoïdite.Complications de diverticulite.Section Médico-Chirurgicale.R.Dufresne: Traitement médical pré-opératoire des sténoses pyloriques.Section Chirurgie-Plastique.G.Cloutier: Présentations de malades.Section Gynécologie.R.Simard: Métrographie.Section Ophtalmo O.-R.-L.J.Brault: Strabisme.L.Gélinas: Alcoolisation dans les névralgies du trijumeau.V.Latra verse: Cancers du larynx.Sinusite et ostéomyélite du frontal.Cancer du maxillaire supérieur.Diverticules de Vœsophage.Section Neurologie.R.Amyot: Psycho-polynévrite (syndrome de Korsakow).Crises gastriques tabétiques traitées par la cordotomie.Aspect radiologique anormal des pédicules vertébraux: signe indirect d\u2019une tumeur intra-rachidienne.J.Saucier: Electro-choc.Section Dermatologie.A.Marin et J.-P.Foisy: Cancers cutanés.Section Urologie: P.Bourgeois: Le stilbœstrol dans le cancer de la prostate.Section Anesthésie.L.Meloche: Appareils.Section Laboratoire.A.Bertrand: Groupes sanauins anormaux.L.-C.Simard: Pièces anatomiques. ANNALES DE L ACFAS 25 18 fév.1947.\u2014Séance consacrée aux lauréats du prix Ciba.J.-G.Hébert: Un nouvel appareil d'immobilisation dans la chirurgie réparatrice et reconstructive du nez.R.Lecours: La mesure des pressions abdominales humaines.L.Longtin: La climatisation de l\u2019air inspiré au cours des anesthésies générales prolongées, avec circuit fermé et absorption de CO2.J.-A.Baudouin: Notre bilan-vie.4 mars 1947.\u2014 Les cliniques du mardi.L.Pesant: Tumeur cérébrale.P.-R.Archambault: Traitement de la typhoïde par le bactériophage spécifique.A.Couturier: Réduction et traitement des fractures de la colonne vertébrale; méthode personnelle de suspension.A.Hébert: Un cas d\u2019ectopie rénale.E.Garceau: Bref aperçu de la question des dermites.R.Boucher: Maladie de Vaquez (un cas).A.Bernier: A propos d\u2019un cas de leucémie lymphoïde.G.Leroux: Deux aspects cliniques du colôn.G.Hébert: Curetage de l\u2019os et greffe cutanée de la cavité osseuse dans un cas de périostite.I.Vallée: Appendice sous le foie.A.Labelle et M.Ostiguy: Sténose œsophagienne.Gastrotomie.L.Bernard: Survie d\u2019un cas de cancer du colôn.R.Lauzer: Trois cas d\u2019épithéliomas du, colôn et d\u2019appendicite aiguë.18 mars 1947.-\u2014 Séance conjointe avec la Société canadienne-française d\u2019Electrologie.P.Brodeur: La radiothérapie dans le cancer utérin.H.Lacharité et A.Samson: La radiothérapie dans les périarthrites de l\u2019épaule.O.Dufresne: La radiothérapie dans la maladie de Hodgkin.8 avril 1947.\u2014 Les cliniques du mardi.E.Dubé: Un cas d\u2019aplasie congénitale de la région ombilicale.P.Gauthier: Toxémie gravidique.C.Favreau: Considérations sur l\u2019épidémie récente de poliomyélite.H.Trudel: La fréquence de l\u2019otite du nourrisson.A.Martel: Cachexie hypophysaire.M.Bonnier: La fréquence de l\u2019inhalation de cacahuètes chez les enfants.P.-M.Larivière: Méningites à influenza.22 avril 1947.\u2014 Séance conjointe avec la Société de Phtisiologie de Montréal.F.Hébert: Le problème d\u2019hospitalisation des tuberculeux à Montréal.G.Deshaies: Considérations sur les résections pulmonaires (32 cas).E.Autotte: Tuberculose pulmonaire chez l\u2019enfant.B.-G.Bégin: Valeur de la thoracoplastie dans le traitement de la tuber exdose pulmonaire.Initiatives diverses: Les Journées Médicales, les 5, 6, 7 et 8 mai 1947, à l\u2019hôtel Windsor, Montréal, Canada.3.Société historique de Montréal Conseil élu le 29 janv.1947: prés.: Mgr O.Maurault, P.S.S., P.D.; v.-prés.: A.Beaugrand-Champagne; sec.: J.-J.Lefebvre; très.: G.Malchelosse; bibliot.: L.-P.Desrosiers; cons.: chan.L.Groulx, G.Frégault, Mme A.Ferland-Angers, R.P.T.Charland, O.P.Effectif: 155 membres actifs.Au cours de 1946-47) il y eut neuf réunions du conseil et neuf assemblées mensuelles.Travaux présentés: Sept.1946.\u2014 G.Morisset: Le vieux Montréal.Oct.1946.\u2014 M.Hamel: L\u2019architecture monastique: de Terracine à St-Benoît-du-Lac.Nov.1946.\u2014 G.Lanctôt: Mgr de Laval a-t-il fait exécuter des Huguenots?Déc.1946.\u2014 E.Falardeau: Un sculpteur montréalais du xixe siècle. 26 ANNALES DE l\u2019aCFAS Janv.1947.\u2014 Hon.E.Fabre-Surveyer: Notre Alexandre Dumas.Fév.1947.\u2014 Mgr O.Maurault, P.S.S., P.D.: Inédits de trois Sulpiciens.Mars 1947.-\u2014 G.Morisset: Le vieux Québec.Avril 1947.\u2014 Mme C.Rocheleau-Rouleau: L\u2019affaire F.Cazeau.Mai 1947.\u2014 R.P.T.Charland, O.P.: A l\u2019assaut du cap Diamant: l\u2019abbé Alexis Pelletier.Initiatives diverses: Commémoration de l\u2019anniversaire de la fondation de Montréal, le 18 mai, au monument de Chomedey de Maisonneuve, Place d\u2019Armes, Montréal.4.Société linnéenne de Québec Conseil élu le 25 oct.1946: prés.: D.Gauvin; v.-prés.: P.Lagloire; sec.-trés.: H.-E.Corbeil; cons.: abbé R.Dolbec, R.Pomerleau, G.Gauthier.Effectif: 1 membre à vie; 61 membres actifs; 12 membres honoraires; 3 membres correspondants.Au cours de 1946-47, il y eut sept réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 8 nov.1946.\u2014 P.Bouchard: Géographie minérale, végétale et animale de VAmérique latine.29 nov.1946.\u2014 P.Jobin: Au Pérou avec le Dr Jobin.17 janv.1947.\u2014 P.Dansereau: Biogéographie de la plaine de Rio-de-Janeiro.28 fév.1947.\u2014 Abbé R.Dolbec: La théorie de Vévolution.27 mars 1947.-\u2014 Réunion conjointe avec l\u2019Institut de Chimie du Canada, section de Québec.E.Bois: Le centenaire du doctorat de Pasteur.11 avril 1947.\u2014 Réunion conjointe avec la Société Zoologique de Québec.G.Préfontaine: Les otaries à fourrure des Iles Pribilof, Alaska.25 avril 1947.\u2014 C.Faessler: L\u2019origine de l\u2019amiante et des minéraux associés des Cantons de l\u2019Est.5.Société Provancher d\u2019Histoire naturelle du Canada Conseil élu le 26 mars 1947: prés.: T.J.A.Hunter; 1er v.-prés.: D.-A.Déry; 2e v.-prés.: R.Meredith; sec.-trés.: G.-A.Leclerc; chef sect, scient.: V.Pla-mondon; chef sect, protect.: I.Breakey; chef sect, inform.: F.D.Ross; chef sect, propag.: H.Duchêne; dir.: J.Morin, R.Constantineau, F.Hamel, F.Mahon, J.C.Price, U.-G.Tessier, C.-A.Dumas, O.Marceau.Effectif: 29 membres à vie; 270 membres actifs; 3 membres honoraires.La Société ne tient pas à proprement parler de véritables séances d\u2019étude.Elle fait surtout une œuvre de protection et de conservation et s\u2019intéresse à tout ce qui se rapporte à l\u2019histoire naturelle en général.Initiatives diverses: Conférences.Distribution de plaquettes.Maintien et amélioration de nos refuges d\u2019oiseaux aux Trois-Pistoles.Exposition de la collection de photographies d\u2019oiseaux de M.H.Mousley, de Montréal (oct.1946).Relevé entomologique sur l\u2019île aux Basques et les deux Razades (1946 et 1947).Préparation d\u2019un film en couleurs sur les îles et la région des Trois-Pistoles.Publications: Rapport annuel. ANNALES DE l\u2019aCFAS 27 6.\tSociété de Stomatologie de Québec Conseil élu le 12 juin 1947: prés.: A.Reny; v.-prés.: V.Plamondon; bibliot.: R.Huot; sec.-trés.: E.Bourdon; ass.-sec.: J.Hamel.Effectif: 48 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut sept réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 7 nov.1946.\u2014 J.Thébaud: Considérations objectives sur la pyorrhée alvéolaire et les paradentopathies.2 janv.1947.\u2014 J.-A.Tardif : La clef du succès.25\tfév.1947.\u2014 F.Hudon: Considérations générales par un anesthésiste.27 mars 1947.\u2014 J.Hamel: Étude sur le fluor pour enrayer la carie dentaire.29 avril 1947.\u2022\u2014\u2022 V.Plamondon: Les grandes inventions en prothèse.29 mai 1947.\u2014 J.Dallaire: La pathologie des nodules pulpaires.G.Ratté: Préparation de la bouche en vue de la prothèse.26\taoût 1947.\u2014 H.J.Kauffer: Insensibilisation de la dentine pour la préparation des cavités.7.\tSociété du Parler français au Canada Conseil : prés, d\u2019hon.: Mgr F.Vandry; prés.: abbé A.Maheux; v.-prés.: R.Dupuis; sec.: A.Langlais; très.: chan.M.Laliberté; dir.: A.Pouliot, abbé P.-E.Gosselin, R.Blanchet, abbé L.Talbot, M.Lebel, abbé G.Dumouchel, L.La-courcière.Effectif: 1,500 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut douze réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 26 fév.1947.\u2014 J.Risi: Langue et pensée nationale en Suisse.Mme G.Gué-vremont: Le français qtii étonne la France de nos jours.Initiatives diverses: Etude du vocabulaire de Félix-A.Savard.Publications: La Revue de l\u2019Université Laval est l\u2019organe régulier de la Société.8.\tInstitut de Chimie du Canada (Section de Québec) Conseil élu le 22 mai 1947: prés.: M.Lessard; v.-prés.: R.Hudon; sec.-trés.: A.Cholette; avis.: J.-P.Giroux.Effectif: 70 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut huit réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 24 oct.1946.\u2014 R.H.Betts: The Role of the Chemist in Atomic Energy Research.9 nov.1946.\u2014 Réunion spéciale où des questions d\u2019intérêt particulier à la section de Québec ont été discutées.4 déc.1946.\u2014 Visite de M.C.A.H.Wright, président de l\u2019Institut de Chimie du Canada.Discours présidentiel sur les activités de l\u2019Institut.30 janv.1947.\u2014 Symposium sur les possibilités de développement de l\u2019industrie chimique (petite et grande) dans la région de Québec, auquel ont participé MM.M.Lessard, R.Samson, R.Potvin. 28 ANNALES DE l\u2019aCFAS 13 fév.1947.\u2014 H.Shehyn: Les fluorures et le chimiste-analyste.6 mars 1947.\u2014 J.S.Tapp: The Industrial Synthesis of High Polymers.27 mars 1947.\u2014 E.Bois: Le centenaire du doctorat de Pasteur.22 mai 1947.\u2014 Réunion annuelle.9.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Conseil élu le 17 janv.1947: prés.: R.Lemieux; v.-prés.: J.-L.Petitclerc; sec.: P.Richard; très.: S.Leblond; dir.: E.Gaumond, J.-E.Morin, C.-A.Martin.Effectif: 5 membres à vie; 108 membres actifs; 4 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut treize réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 4 oct.1946.\u2014 J.-T.Michaud: Drainage dans les infections appendiculaires.G.Saint-Arnaud: Cancer du moignon du col utérin après hystérectomie subtotale.J.-B.Jobin, R.Caouette: Histoire d'une épidémie d\u2019ictère infectieux.F.Hudon: Le curare en médecine.18 oct.1946.\u2014 S.Caron, C.-A.Martin: Considérations sur la poliomyélite.S.Caron, C.-A.Martin, M.Samson, L.Patry: Syndrome de Raymond et Cestan (;tuberculome protubérantiel).G.-H.Larue, A.Pelletier: Syphilis nerveuse et pénicilline.S.Caron: Syndrome de Korsakoff avec gliome cérébral.8 nov.1946.\u2014 F.Trempe: Rupture de la rate.J.-N.Lavergne, J.-M.Lemieux: Deux cas de rupture de la vessie.R.Lemieux, J.Hallé: Agranulocytose et pyridoxine.G.Drouin: Dissociation auriculo-ventriculaire incomplète.22 nov.1946.\u2014 J.Hallé: Contribution à l\u2019étude du traitement local de la tuberculose trachéo-bronchique.R.Desmeules, L.Rousseau, P.Richard: Fréquence de la tubercidose du type de l\u2019adulte chez les enfants.Evolution favorable de quelques lésions cavitaires.R.Desmeules: Phlébite précoce chez deux tuberculeuses.L.Rousseau: Abcès pulmonaires: images pseudo-kystiques.6\tdéc.1946.\u2014 J.Fortier: Myocardite rhumatismale.S.Leblond, J.Rousseau: L\u2019acidité gastrique dans l\u2019ulcère duodénal.B.Paradis: Anesthésie intra-rachidienne par la méthode de doses successives.J.-L.Petitclerc, C.Gauthier: Considéi\u2019ations sur deux cas d\u2019épiploïte.28 déc.1946.\u2014 E.Gaumond, J.Grândbois: Lupus tuberculeux et vitamine D%.J.-P.Dugal: La valeur de la gastroscopie.J.Turcot: Autoplasties et greffes cutanées: indications et résultats.R.Caouette: Un cas d\u2019hémophilie; présentation du malade.E.Bélanger: La rachianesthésie, procédé diagnostique et thérapeutique.7\tfév.1947.\u2014 C.-A.Martin: Pterygium colli chez un garçon, avec syndromes de Turner et de Klippel-Feil associés.M.Samson: Sy?idrome d\u2019hyperostose frontale.A.Pelletier, G.-H.Larue: Psychoses alcooliques à l\u2019hôpital St-Michel-Archange depuis cinq ans.21 fév.1947.\u2014 M.Langlois, R.Thibodeau, J.Demers: Streptomycine et méningite à Pfeiffer chez deux nourrissons.J.-lSl.Lavergne, A.Mercier: La streptomycine dans les infections urinaires.R.Lemieux, H.Nadeau: Recto-colite hémorragique (pénicilline et sulfamidothérapie).J.Grândbois: Considérations sur le lupus tuberculeux par la vitamine D%. ANNALES DE l\u2019aCFAS 29 7 mars 1947.\u2014 P.-E.Fiset: Contribution à la 'pharmacologie des acides aminés iodés injectés par voie i.v.A.Jolicœur: A propos de greffes cutanées dans des cas d\u2019octéomyélite chronique.S.Leblond, R.Dunne: Une tumeur rétro-péritonéale.J.-L.Petitclerc : Ablation du rectum pour cancer bas situé avec conservation du sphincter.21 mars 1947.-\u2014E.Déchêne: Jumelles bivitellines dont une mongolienne.F.Letarte: Surdité secondaire aux oreillons.D.Lapointe: Thrombone des veines rénales et infractus du rein.Complications des diarrhées toxiques des nouveau-nés.11 avril 1947.\u2014 J.-P.Roger, J.-M.Lemieux: Hernie pulmonaire intercostale.M.Giroux: Tuberculose expérimentale du Hamster Doré (Cricetus auratus).L.Rousseau, M.Giroux, J.Hallé: Cinq observations de cancer endobronchique.M.Giroux, R.Desmeules: Dysembryome thoracique et chorio-épithéliome chez un malade de 12 ans.25 avril 1947.\u2014 H.Pichette, J.Audet: Maladie de Steinert.J.-N.Lavergne, A.Mercier: Affections urinaires chirurgicales au cours de la grossesse.A.Paquet, L.Rinfret: Cyclopropane.F.Gagnon, R.Lemieux, H.de Saint-Victor: Diagnostic difficile d\u2019un état infectieux consécutif à un avortement provoqué.Publications: « Laval Médical ».10.Société Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa Conseil élu le 22 sept.1947 : prés.: R.P.A.Riaud, C.S.Sp.; v.-prés.: R.P.C.Picard, S.M.M.; sec.: R.P.G.Carrière, O.M.I.11.Société historique de Joliette Conseil élu le 22 mai 1947: prés., Sir J.-M.Tellier; v.-prés.: chan.L.-P.Lamarche; sec.: abbé O.Valois; très.: chan.O.Bonin; archiv.: abbé R.Bounadère.Effectif: 33 membres à vie; 33 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut dix réunions d\u2019étude.Travaux présentés : 21 nov.1946.\u2014 Abbé R.Bounadère: Aperçu historique sur les petits séminaires de la province de Québec (thèse de doctorat en droit canonique à l\u2019Université Laval).Chan.O.Bonin: Notice nécrologique du R.P.Ernest Aubin, C.S.V.16 janv.1947.\u2022\u2014 Chan.W.Caillé: Notice nécrologique du R.P.Paul-Êmile Farley, C.S.V.Chan.O.Bonin: Notice nécrologique de M.J.Dufresne, industriel et ancien député de Joliette d Québec.Mars 1947.\u2014 E.Prévost: Historique de l\u2019Union Musicale de Joliette.Initiatives diverses: Collaboration avec le comité chargé d\u2019élever un monument aux braves des deux grandes guerres du district de Joliette.Publications: Historique de l\u2019Union Musicale de Joliette, par E.Prévost.Articles de journaux dans « l\u2019Action Populaire » de Joliette et «l\u2019Étoile du Nord» de Joliette, sur des questions d\u2019histoire locale, et en particulier sur le centenaire des Clercs de St-Viateur, par l\u2019abbé O.Valois et Sir J.-M.Tellier. 30 ANNALES DE L AFCAS 12.\tSociété d\u2019Histoire régionale de Saint-Hyacinthe Conseil élu en sept.1946: prés.: chan.J.-B.-O.Archambault1; 1er v.-prés.: Mgr J.-A.Vézina; 2e v.-prés.: J.-B.Richard; sec.-corr.: abbé J.-P.Morin; sec-, très.: abbé F.-X.Côté; archiv.: abbé L.-N.Raymond; bibliot.adj.: abbé L.Beau-regard; dir.: O.Leduc.Effectif: 2 membres à vie; 16 membres actifs; 1 membre honoraire.13.\tSociété de Pédagogie de Montréal Conseil élu le 19 oct.1946: prés.: P.L\u2019Archevêque; v.-prés.: Sr Jean-de-Marie, SS.NN.J.et M.; sec.-trés.: B.Paré; sec.adj.: P.Lapointe; dir.: Fr.M.-Grégoire, E.C., J.-D.Ducharme, Sr St-Stanislas-de-Jésus, C.N.D., Fr.Donatien, I.\tC., Fr.B.Laurier, C.S.V., Mlle C.Rouleau; dir.du « Bulletin »: A.DeBray.Effectif: 69 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: Les conférences ont porté sur le nouveau programme scolaire.23 nov.1946 \u2014 R.Vinette: L\u2019esprit du nouveau programme.12\tdéc.1946.\u2014 J.-M.Laurence: Le français et le nouveau programme.25 janv.1947.\u2014 Mlle M.-J.Davignon: La lecture et le nouveau programme.22 fév.1947.\u2014 B.Paré: Langage et rédaction et le nouveau programme.22 mars 1947.\u2014 G.Beaudry: L\u2019arithmétique aux trois premieres années et le nouveau programme.19 avril 1947.\u2014 Fr.A.-Jacques, C.S.V.: L\u2019arithmétique de la quatrième à la septième année et le nouveau programme.14.\tSociété d\u2019Histoire régionale de Québec Conseil élu en janv.1947: prés.: Hon.C.-F.Delâge; leT v.-prés.: R.P.J.\t-H.Fournier, O.F.M.; 2e v.-prés.: S.Dumas; sec.: abbé P.-E.Gosselin; sec.adj.: C.-T.Dussault; très.: C.Plamondon; archiv.: abbé H.Provost; dir.: abbé E.Beau-dry, R.P.L.Hudon, S.J., R.P.A.Pouliot, S.J., Fr.Achille, I.C., J.-T.Perron, G.-H.Dagneau, P.-A.Lamontagne, A.Dufresne, T.-E.Giroux.Effectif: 2 membres à vie; 35 membres actifs; 5 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 19 nov.1946.\u2014 R.P.A.Pouliot, S.J.: Sur les pas de Louis Joliet: récit d\u2019un voyage dans le golfe St-Laurent.10\tdéc.1946.\u2014 Abbé H.Provost: La maison Louis Jolliet à Québec.18 fév.1947.\u2014 G.-H.Dagneau: Le fort et le château St-Louis.11\tmars 1947.\u2014 Abbé H.Provost: Le terrain d\u2019Ailleboust.P.-A.Lamontagne\" Spencer Wood.15 avril 1947.\u2014 Fr.Achille, I.C.: Saint-Romuald.13\tmai 1947.\u2014 R.P.A.Pouliot, S.J.: Tadoussac: un centenaire.1 Décédé le 29 oct.1946. ANNALES DE L ACFAS 31 Initiatives diverses : Établissement d\u2019un musée dans la maison de Louis Jolliet, rue Sous-le-Fort, à Québec.Démarches en vue de rendre à Spencer Wood son ancien nom français de Châtellenie de Coulonges ou Bois de Coulonges.Démarches pour faire déblayer les ruines du château Saint-Louis sous la terrasse Dufferin.Commémoration du 339e anniversaire de la fondation de Québec par la déposition d\u2019une couronne au pied du monument Champlain.Contribution à l\u2019installation d\u2019une plaque commémorative à la mémoire du Père Coquart, S.J., dans la chapelle de Tadoussac.Célébration du 10e anniversaire de fondation de la Société d\u2019Histoire régionale de Québec, par une causerie sur le réseau français de Radio-Canada par M.S.Dumas, vice-président de la Société.Publications: Abbé H.Provost: Historique des maisons Jolliet et Cadet et de l\u2019hôtel Louis XIV à Québec.S.Dumas: La mission Louis Jolliet.La chapelle de Tadoussac.(Deux articles parus dans la revue « Vie Française ».) C.-T.Dussault: Spencer Wood.Fr.Achille, I.C.: Guillaume Couture.15.Société de Médecine vétérinaire de la Province de Québec Conseil élu le 2 nov.1946: prés.: M.L\u2019Heureux; 1er v.-prés.: M.Clairmont; 2e v.-prés.: E.Sorel; sec.: J.Paquin; très.: U.Dinel.Effectif: 125 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut quatre réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 12 avril 1947.\u2014 M.Frénette, M.Clairmont, J.Paquin: Exportation de chevaux en France.F.Corminbœuf: Utilité d\u2019un laboratoire d\u2019expertise toxicologique médico-légale pour les cas d\u2019empoisonnement chez les animaux.16.Société de Phtisiologie de Québec Conseil élu le 9 nov.1946: prés.: H.Beaudoin; v.-prés.: G.Grégoire; sec.: P.Richard.Effectif: 49 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut deux réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 9 nov.1946.\u2014 G.Descarreaux: Tuberculose pulmonaire et réadaptation.R.Desmeules, L.Rousseau, P.Richard: Fréquence de la tuberculose de réinfection chez les enfants et évolution favorable de quelques lésions cavitaires.J.Hallé: Contribution au traitement de la tuberculose endo-bronchique.G.Grégoire, M.Caron, J.-E.Labrecque: Péricardite tuberculeuse et granulie.J.-A.Couillard: Trois années de dépistage de la tuberculose dans le Bas St-Laurent.R.Desmeules: La tuberculose de primo-infection et l\u2019érythème noueux.17 mai 1947.\u2014 M.Giroux: Identif cation de 200 souches de bacilles tuberculeux.J.-E.Sylvestre : Étude sur la quantité de protéines nécessaires aux tuberculeux pulmonaires.E.Gaumond: Contribution au traitement du lupus tuberculeux par la vitamine D2.J.-A.Couillard, H.Gauthier: Le traitement de la tuberculose pulmonaire par le pneumo-péritoine associé à l\u2019alcoolisation du phrénique: 60 cas.J.Fontaine: Cracheurs de bacilles tuberculeux sans lésions décelables.A.L\u2019Espérance: Le rôle du médicament dans le traitement de la tuberculose pulmonaire. 32 ANNALES DE L\u2019AFCAS Publications: Les travaux des membres de la Société sont généralement publiés dans le « Laval Médical » ou dans l\u2019« Union Médicale du Canada ».17.\tSociété de Géographie de Montréal Conseil élu le 26 mars 1947: prés.: G.Aumont, P.S.S.; v.-prés.: P.Dage-nais; sec.-trés.: B.Brouillette; dir.: R.P.L.-G.Morin, C.S.C., T.Boulanger, F.Vézina, Mlle M.Grégoire.Effectif: 200 membres actifs; 1 membre honoraire.Au cours de 1946-47, il y eut huit réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 24 oct.1946.\u2014 R.Blanchard: La géographie urbaine de Montréal.10\tdéc.1946.\u2014J.-M.Marcotte: Sous le signe du croissant de lune.29 janv.1947.\u2014 B.Brouillette: La Côte-Nord du St-Laurent.5 mars 1947.\u2014 P.Dansereau: L\u2019est méridional du Brésil.26 mars 1947.\u2014 P.Panneton: La géographie ancienne et Vidée d\u2019un monde nouveau.Publications: « Revue canadienne de Géographie », dont le premier numéro est paru en mars 1947.18.\tSociété historique des Cantons de l\u2019Est Conseil élu le 11 mars 1947: prés.: chan.N.Codère; v.-prés.: A.C.Skinner; v.-prés.conj.: A.Deslauriers; sec.: abbé M.O\u2019Bready; très.: G.Genest; arch.: abbé H.Dubuc; dir.des études: abbé A.Gravel; dir.: W.Bradley, E.Lacroix, A.Cauchon, V.Olivier, abbé E.Gervais, L.Lavallée, L.Bachand.Au cours de 1946-47, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 11\tmars 1947.\u2014 Abbé G.Guay: Excursion de chasse de E.C.Haie en 1885.8 avril 1947.\u2014 A.DesRochers: Débuts de l\u2019histoire politique de Sherbrooke.12\tmai 1947.\u2014 A.Deslauriers: La désignation des rues de Sherbrooke.13\toct.1947.\u2014 R.Brown: St.Peter\u2019s Episcopal Church, in Sherbrooke.11 nov.1947.\u2014 L.-E.Codère: St.Patrick\u2019s Catholic Church, in Sherbrooke.1er déc.1947.\u2014 Mlle L.Comtois: Les premiers journaux de l\u2019Estrie.19.\tSociété historique du Nouvel-Ontario Conseil élu le 11 mai 1947: 1(T prés, d\u2019hon.: Mgr S.Côté, P.D.; 2e prés, d\u2019hon.: Hon.R.Hurtubise; prés.: Hon.J.-A.-S.Plouffe; v.-prés.: L.Landreville; sec.: R.P.G.Hébert, S.J.; très.: E.Marcotte; très, adj.: G.Tittlcy; vérif.: G.Boyer; dir.: R.P.L.Cadieux, S.J.; cons.: R.P.W.Nadeau, S.J., R.P.H.Gauthier, S.J., J.-A.Lapalme, R.Tanguay, J.Samson, A.Lafrance, R.Milette.Effectif: 40 membres à vie; 202 membres actifs; 5 membres honoraires; 250 membres souscripteurs.Au cours de 1946-47, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 10 oct.1946.\u2014 R.P.L.Cadieux, S.J.: Les archives du Collège du Sacré-Cœur. ANNALES DE L\u2019ACFAS 33 27 oct.1947.\u2014 Rév.Sœurs Grises: Hôpital St-Joseph de Sudbury.Mme A.Pilon: Mœurs et coutumes d\u2019autrefois.4 déc.1946.\u2014 R.P.G.Hébert, S.J.: Jean Nicolet.2 fév.1947.\u2014 Mme G.Godin: Vie française à Toronto.16 mars 1947.\u2014 Hon.J.-A.-S.Plouffe: Droits du français en Ontario.Mme B.Murphy: Évolution de l\u2019art musical à Sudbury.11 mai 1947.\u2014 C.Béland: Vie religieuse à Blind River.Mlle J.Savard: Origines de Blind River.Couvent Ste-Jeanne d\u2019Arc de Blind River.R.Lynch: L\u2019industrie papetière à Blind River.L.Berthelot: L\u2019administration municipale à Blind River.Initiatives diverses: Réorganisation des archives.Organisation de séances publiques dans les paroisses environnantes.Publications: « Documents Historiques »: R.Tanguay: Vieux remèdes au tribunal de l\u2019histoire (no 11); L\u2019histoire de Sturgeon Falls (no 12); Jean Nicolet, Nicolas Point et Toronto (n° 13).20.Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (Centre de Québec) Conseil élu le 5 déc.1947: patron: Mgr F.Vandry, P.A., V.G.; prés, hon.: A.Amos; prés.: J.-L.Pouliot; leT v.-prés.: L.Lemieux; 2e v.-prés.: G.-E.Gagné; sec.-trés.: P.-H.Nadeau; dir.: J.-C.Magnan, abbé R.Benoit, abbé E.Gauthier, A.Boivin.M.-L.Carrier, C.-A.Giroux, L.McWilliams, O.Villeneuve, C.Frémont.Effectif: 1 membre à vie; 95 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut cinq réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 11 janv.1947.\u2014 R.Bernier: Mouvements du globe terrestre.C.-A.Giroux: Le ciel du mois.22 fév.1947.\u2014 C.Frémont: Le spectroscope nous livre ses secrets.C.-A.Giroux: Le ciel du mois.22 mars 1947.\u2014 G.Lévesque: A quand la fin du monde ?10 oct.1947.\u2014 C.-A.Giroux: La position des planètes dans le ciel.5 déc.1947.\u2014 R.Bernier: La mythologie dans Vastronomie.Initiatives diverses: Les mesures d\u2019étoiles variables se sont poursuivies et un total de 747 mesures ont été effectuées.Toutes les occultations d\u2019étoiles observables à Québec du 1er juillet au 15 septembre ont été calculées d\u2019après les données de l\u2019« American Ephemeris ».Le soin de ces observations a été confié, en particulier, à M.Charles-A.Giroux.Au cours de l\u2019été, on a procédé à la mise en place du télescope de 16 pouces, dans le plan du méridien passant par le centre de la Tour Martelle.Pour ces travaux, on a employé l\u2019étoile Polaire, dont les passages au méridien ont été calculés journellement.Le « Graphique du Ciel », édité par l\u2019Académie des Sciences du Maryland, est régulièrement distribué par les soins de notre Société.Nos listes d\u2019envoi se chiffrent actuellement à 800 pour le petit format et à 200 pour le grand format.Publications: Feuillets d\u2019astronomie populaire 34 ANNALES DE L AFCAS 21.\tSociété des Études grecques de Québec Conseil élu le 5 mai 1947: prés.: M.Lebel; v.-prés.: Fr.Robert, E.C.; sec.: G.Dulong.Effectif: 10 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut quatre réunions d\u2019étude.Travaux présentés: Nov.1946.\u2014 R.Talbot: L\u2019influence des modes grecs sur la musique contemporaine.Déc.1946.\u2014 R.P.J.Laliberté, C.S.S.R.: La prière de Priam à Achille.Janv.1947.\u2014 Fr.Robert, E.C.: Le gaumisme au Canada français.Fév.1947.\u2014 M.Lebel: Les humanités au Canada.22.\tSociété de Biologie de Québec Conseil élu le 20 déc.1946: prés.: J.-L.Tremblay; leT v.-prés.: L.Daviault; 2e v.-prés.: L.Berger; sec.-trés.: L.-P.Dugal; sec.-trés.adj.: A.Desmarais; prés, sortant: A.-R.Potvin.Effectif: 40 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1946-47, il y eut cinq réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 19\tnov.1946.\u2014 L.Daviault: Influence de la température et de l\u2019humidité sur le développement d\u2019une mouche-à-scie.L.-P.Dugal et A.Desmarais: Hépatectomie partielle et résistance aux brûlures au cours du jeûne.4 déc.1946.\u2014 R.G.Peters: Biochimie de l\u2019arsenic.20\tdéc.1946.\u2014 G.Bergeron et R.Blanchet: Effets pharmacodynamiques de la d-désoxyéphédrine sur le cœur perfusé du chat.E.Pagé et R.Gingras: Effet du glycocolle sur les besoins du rat en pyridoxine et en biotine.21\tfév.1947.\u2014 G.-W.Corrivault et J.-L.Tremblay: Structure histologique des organes génitaux du mâle et de la femelle chez le renard ( Vulpesfulva).R.Pomer-leau: Mode d\u2019inoculation du Ceratostomella ulmi dans la nature par VHylurgopinus rufipes.R.Pomerleau et H.Lechevalier: Effet antibiotique d\u2019une bactérie sur le développement du Cerastostomella ulmi.6 mai 1947.\u2014 Mlle M.Thérien et L.-P.Dugal: La nécessité de l\u2019acide ascorbique pour l\u2019acclimatation au froid du cobaye.L.-P.Dugal et Mlle M.Thérien: Relation entre la teneur en acide ascorbique des organes et l\u2019acclimatation au froid chez les cobaye.Publications : Comptes rendus des séances publiés dans la «Revue Canadienne de Biologie ».23.\tSociété de Chimie de Montréal Conseil élu le 7 nov.1946: prés.: L.Lortie; v.-prés.: R.Lamontagne; sec.-trés.: L.-P.Bouthillier; dir.: R.Barré, G.Papineau-Couture, P.Charbonneau, A.Guérault.Effectif: 43 membres actifs.Au cours de 1946-47, il y eut cinq réunions d\u2019étude. ANNALES DE l\u2019acFAS 35 Travaux présentés: 17 déc.1946.\u2014 B.Ladouceur: Une méthode générale de la préparation des cétones.A.Rochon: Deux méthodes de détection des acétates.10 fév.1947.\u2014 L.-P.Bouthillier : Les acides aminés essentiels dans l\u2019alimentation humaine.3 mars 1947.\u2014 L.Marion: La synthèse des alcaloïdes dans la plante.21 avril 1947.\u2014 W.B.Darwent: Photochimie et photosensibilisation.5 mai 1947.\u2014 F.Depocas: Méthodes de préparation de quelques éléments radioactifs. IV.LE QUINZIÈME CONGRÈS Montréal, 1947 A.COMPTE RENDU GENERAL 1.SÉANCE D\u2019OUVERTURE Le quinzième congrès s\u2019est tenu à Montréal, les 11, 12 et 13 octobre 1947, à l\u2019Université de Montréal.La séance d\u2019ouverture eut lieu à l\u2019Université de Montréal, dans la salle H\u2019404, sous la présidence de M.Louis-Charles Simard, président sortant.Monseigneur Olivier Maurault, recteur de l\u2019Université de Montréal, souhaita la bienvenue aux congressistes et salua les invités d\u2019honneur, Sir Henry Dale, représentant de la British Association for the Advancement of Science, et le Dr J.W.Bridges, représentant de l\u2019American Association for the Advancement of Science.Médaille LÉO P ARISE AU La médaille de l\u2019ACFAS, cette année, fut présentée à M.Jacques Rousseau.M.René Pomerleau fit l\u2019éloge du récipiendaire: Monsieur le président, Monseigneur le recteur, Mesdames, messieurs, A une occasion semblable, il y a quelques années, on a signalé fort à propos que le nom de Léo Pariseau est très intimement lié à l\u2019histoire de l\u2019ACFAS et à celui du Fr.Marie-Victorin, le premier à recevoir cette médaille que vous allez encore décerner ce soir.Aux noms de ces deux savants, qui sont disparus trop tôt, l\u2019ACFAS veut joindre aussi celui de leur collaborateur le plus zélé, l\u2019animateur des premiers jours de cette association, celui aussi qui l\u2019a établi sur des bases solides et qui est en même temps l\u2019un de nos savants naturalistes les plus féconds et dont la réputation n\u2019est plus à faire chez nous et à l\u2019étranger.Le trio d\u2019hommes de cœur et de caractère qui ont veillé sur les premiers pas vacillants de notre Association, dont le quinzième congrès annuel nous réunit encore une fois ce soir, sera bientôt au complet à l\u2019honneur après l\u2019avoir été à la peine, lorsque le président décernera à Jacques Rousseau la médaille LÉO PARISEAU.Mais ce n\u2019est pas pour ces raisons sentimentales que l\u2019ACFAS octroie cette récompense fort enviée à son ex-secrétaire.Le monde scientifique canadien- ANNALES DE l\u2019aCFAS 37 français veut surtout rendre hommage au travail et à la valeur du savant botaniste doublé d\u2019un ethnologue de grand mérite qu\u2019est le directeur actuel du Jardin botanique de Montréal.Au risque de soumettre sa modestie à une rude épreuve, je dois suivre une tradition déjà vieille de trois ans et déployer devant vous la carrière du récipiendaire et citer le,s traits saillants de son œuvre scientifique.Chez la plupart de ceux qui ont consacré leur vie à scruter la nature, à surprendre ses secrets et à analyser, pour le reste du monde, les manifestations de son dynamisme, la vocation de naturaliste s\u2019est dessinée très tôt.L\u2019enfant ainsi doué est déjà curieux des objets qui l\u2019entourent.On peut le surprendre contemplant une fleur, palpant une pierre, épiant un vermisseau ou un oiselet.Il veut percer l\u2019énigme de la vie et des êtres qu\u2019il voit autour de lui avant même d\u2019apprendre de la bouche de ses aînés ce que les générations qui l\u2019ont précédé ont découvert au contact de la nature.C\u2019est au seuil de Montréal, à St-Lambert, où il est né en 1905, que Jacques Rousseau a effectué ses premières observations d\u2019histoire naturelle.Son père, un ingénieur-électricien, fut un pionnier de l\u2019électrification dans la région métropolitaine.Il dut plus tard émigrer avec ses quatorze enfants pour bâtir une centrale d\u2019électricité dans la région de Montmagny.De cette belle famille, qui compte des ingénieurs, des industriels, un avocat, un médecin, un missionnaire et deux héros morts pendant la dernière guerre où ils ont combattu comme parachutistes, devait sortir le botaniste-explorateur dont nous apprécions les mérites ce soir.Le milieu où il a vécu ses jeunes années était particulièrement favorable à l\u2019éclosion de son esprit scientifique.L\u2019exemple de son oncle, le docteur Arthur Rousseau, doyen de la Faculté de Médecine de Québec, et celui de son grand-père maternel, le docteur ISiorbert Fafard, médecin légiste et professeur de chimie à l\u2019Université de Montréal, dont il a été l\u2019un des fondateurs, ne l\u2019ont pas laissé indifférent.Mais, si Jacques Rousseau a soumis son âme ardente à la discipline des sciences exactes sous l\u2019impulsion paternelle, c\u2019est, de son aveu même, sa mère qui a su découvrir et développer chez lui ce goût qu\u2019il avait des sciences naturelles.Nanti d\u2019une telle hérédité et avec des modèles de travail et d\u2019étude pris dans sa propre famille, il part pour le collège.On le retrouve au Séminaire de Ste-Thérè-se, au Collège Ste-Marie, puis enfin au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière.Ces pérégrinations imposées par les déplacements de sa famille sont malheureusement interrompues par la maladie qui le force à rester à la maison et à parfaire ses études sous la direction de professeurs privés.Son activité n\u2019en est pas pour cela ralentie: il profite de ce repos forcé pour fréquenter ses amies les plantes.Sur les grèves de Montmagny et de Berthier-en-bas, il exerce ses talents d\u2019observateur vigilant et appliqué dans cette zone intercotidale où l\u2019onde suit le flux et le reflux de l\u2019océan sans en avoir la salinité.Il a déjà compris la portée de ce phénomène et il saura en tirer parti le moment venu.Sa voie est désormais toute tracée, il n\u2019a qu\u2019à la suivre.Mais il lui faut trouver le fil d\u2019Ariane qui le guidera sûrement vers la lumière.Or, à cette époque qui n\u2019est pas si reculée, pouvait-on envisager de consacrer sa vie à l\u2019étude des plantes et de leur milieu et pourvoir en même temps à ses besoins propres et éventuellement à ceux d\u2019une famille.Il n\u2019y avait guère alors d\u2019exemple, chez nous, d\u2019une telle carrière.On concevait difficilement que l\u2019enseignement de l\u2019une ou l\u2019autre des sciences naturelles pouvait occuper tout le temps d\u2019un professeur dans les écoles 38 ANNALES DE l\u2019aCFAS secondaires ou spécialisées, voire même dans les universités.Mais voilà qu\u2019une étoile se lève à l\u2019horizon.Depuis 1920, on commence à parler dans certains milieux d\u2019un frère des Écoles Chrétiennes, comme d\u2019un botaniste de grande valeur.L\u2019Université de Montréal l\u2019a même chargé de l\u2019enseignement de la botanique dans sa jeune Faculté des Sciences.Il n\u2019en fallut pas davantage à notre héros.Il revient à Montréal où, tout en terminant ses études classiques, il va suivre les cours du Fr.Marie-Victorin.Bientôt, comme assistant bénévole, on le trouve au travail dans le sillage du maître.Ainsi entré dans un temple où il était venu de lui-même, attiré par un goût inné de la botanique, il ne devait en sortir que pour entrer dans un autre temple plus beau et plus riche, où il poursuit brillamment la tâche qu\u2019il s\u2019était assignée.En 1926, l\u2019Université de Montréal retient ses services comme démonstrateur au laboratoire de botanique.C\u2019est là que je l\u2019ai rencontré pour la première fois lorsque j\u2019ai commencé à fréquenter les séances de la Société canadienne d\u2019Histoire naturelle, dont il était un des membres les plus actifs.C\u2019est aussi dans ces salles obscures qu\u2019il décroche sa licence ès sciences en 1928 et qu\u2019il obtient un doctorat ès sciences naturelles en 1934 après une brillante soutenance d\u2019une thèse sur Les Astralagus du Québec.Puisque nous en sommes au chapitre de ses études, signalons aussi les séjours qu\u2019il a faits aux universités de Cornell et de New Mexico, pour compléter sa formation dans certaines matières.Pendant ces diverses étapes de sa formation, il a su discipliner son esprit et affiner son sens critique, qualités si précieuses au savant dont la vie se passe à apprécier des physionomies ou des mœurs, à mesurer des caractères infimes, des fonctions ou des influences externes.C\u2019est toutefois à l\u2019Institut botanique qu\u2019il a appris ce dur métier du taxonomiste et aussi celui de l\u2019écologiste dont les travaux constituent la base indispensable sur laquelle s\u2019échafaude toute la biologie.A l\u2019exemple du maître, qui malgré son incapacité physique, voulait considérer les végétaux dans leur milieu propre, il s\u2019est aussi découvert une âme d\u2019explorateur.Aussi, dès 1924, nous voyons Jacques Rousseau se lancer à l\u2019aventure et, chaque année par la suite, s\u2019en aller par monts et par vaux, tel un flibustier, faire main basse des trésors accumulés sur notre sol pendant des millénaires.Il parcout ainsi tout l\u2019estuaire du St-Laurent et l\u2019intérieur de la Gaspésie, il visite les Cantons de l\u2019Est et plusieurs points de la rive nord du fleuve.Il ne se laisse pas arrêter par les difficultés, il monte à l\u2019assaut des montagnes.Ceux qui, comme moi, l'ont rencontré au hasard de ses randonnées, orné d\u2019une barbe de capucin et chargé d\u2019un bagage hétéroclite, ont pu voir en lui un vrai successeur des Banks, des Humbolt, des Kalm, des Michaux, des Fernald et des Marie-Victorin.Bientôt les régions plus accessibles ne lui suffisent plus.Après avoir visité la Nouvelle-Écosse et d\u2019autres coins habités du Québec, il s\u2019enfonce donc seul dans les solitudes de l\u2019île d\u2019Anticosti où il a dû parcourir, sac au dos et pieds nus, des distances considérables.Plus tard, il est hanté par le grand Nord; il commence au lac Manôuan, puis il s\u2019enfonce jusqu\u2019au grand lac Mistassini, où il retourne pendant quatre années consécutives en inventorier la flore.Enfin, cette année, il a entrepris la conquête de l\u2019Ungava.Déjà, il a traversé avec des Indiens, à pied ou en canot, le territoire qui sépare le golfe St-Laurent de la baie d\u2019Ungava, d\u2019où il rapporte un butin inestimable.Pour élargir ses horizons terrestres, rappe- ANNALES DE l\u2019ACF AS\t39 Ions qu\u2019il a déjà sillonné les États-Unis de l\u2019est à l\u2019ouest, du nord au sud, qu\u2019il est allé voir sur place la flore tropicale et subtropicale du Mexique et d\u2019Haïti.Si l\u2019œuvre d\u2019un homme de science ne se mesure pas selon des normes établies et rigides, il est possible, toutefois, de juger son travail par ses publications.Or, en moins de vingt ans, Jacques Rousseau a signé de sa main plus de 260 ouvrages.A côté des articles de vulgarisation, des notes biographiques et des travaux bibliographiques, figurent des études originales sur certains végétaux ou sur des entités écologiques, des traités de génétique, des monographies de genre, des essais sur le folklore et l\u2019ethnobotanique.A deux reprises, ses travaux lui valent le prix scientifique et littéraire de la province de Québec.Je n\u2019entreprendrai pas d\u2019analyser devant vous, messieurs, ses contributions scientifiques dont la valeur est reconnue dans les milieux botaniques du Canada et de l\u2019étranger.Citons, cependant, ses études floristiques des diverses régions qu\u2019il a visitées, sa monographie du genre Astralagus, la part importante qu\u2019il a prise dans la rédaction de certains chapitres de la Flore laurentienne et les nombreuses entités botaniques qu\u2019il a su découvrir et décrire.Je ne ferai pas davantage la recension de ses nombreuses études d\u2019histoire de la botanique au Canada, ni de ses travaux d\u2019ethnobotanique, qui révèlent bien ses qualités d\u2019observateur infatigable auquel le côté proprement humain du milieu et des choses n\u2019échappe pas.Je ne puis passer sous silence son livre sur L\u2019hérédité et l\u2019homme dans lequel il met à la portée de tous, en un style simple et enjoué, les notions essentielles de la génétique appliquées aux caractères de l\u2019homme.Il est cependant un trait dans l\u2019œuvre de Jacques Rousseau que je tiens à souligner.Contrairement à bien des naturalistes qui ne voient que l\u2019aspect technique de leur sujet d\u2019étude, celui-là en recherche aussi presque toujours le côté humain.Ainsi, il s\u2019est toujours intéressé à l'usage que l\u2019on peut faire des plantes et aux végétaux économiques.Même la valeur culinaire des champignons ne le laisse pas indifférent.Cet instinct d\u2019humaniser les choses, si je puis dire, l\u2019a conduit graduellement à l\u2019ethnobotanique et à l\u2019ethnologie tout court.De ce sens aigu des relations de l\u2019homme et de son milieu, il a tiré la Saga des bouleaux.De ses nombreux voyages chez les Indiens, il a rapporté non seulement des masses de matériaux botaniques, mais aussi des notes sur l\u2019usage qu\u2019ils font des plantes et sur les mœurs les plus cachées de ces races dont les habitudes tendent à disparaître au commerce des Blancs.L\u2019activité débordante de Jacques Rousseau ne s\u2019est pas limitée à ses travaux botaniques.Collaborateur dès la première heure du Fr.Marie-Victorin, il a dispensé, avec celui-ci et ses collègues, l\u2019enseignement à des classes nombreuses et, avec eux, il a travaillé à l\u2019édification du magnifique jardin botanique, dont s\u2019enorgueillit avec raison la ville de Montréal.Outre sa charge de professeur agrégé, de sous-directeur du Jardin botanique, puis de directeur de cette institution depuis 1944, il participe activement aux travaux des nombreuses sociétés savantes.A l\u2019Office provincial des Recherches, à l\u2019Association forestière québécoise, à la Société Royale du Canada dont il est membre depuis 1942, il accomplit scrupuleusement les tâches qui lui sont confiées.Par ses nombreuses conférences à la radio et dans diverses sociétés et groupements scientifiques ou extra-scientifiques, il sait aussi communiquer avec humour ses observations. 40 ANNALES DE L ACFAS A l\u2019étranger aussi, on a reconnu les talents du directeur du Jardin botanique.On l\u2019a prié de donner des cours en Haïti, puis à Mexico.Il a participé à la visite des centres de recherches des universités américaines à titre d\u2019invité de la National Academy of Sciences des États-Unis et enfin l\u2019Organisation des Nations Unies l\u2019a enrôlé comme conseiller de ses services techniques.Parmi les considérations qui doivent entrer en ligne de compte pour l\u2019attribution de la médaille LÉO PARISEAU, l\u2019ACFAS, avec raison, a voulu souligner l\u2019aide apportée à l\u2019organisation de la recherche.A ce point de vue encore, on ne peut que louer les mérites de Jacques Rousseau.En effet, si d\u2019une part son œuvre scientifique lui a valu la réputation que l\u2019on sait, d\u2019autre part le concours qu\u2019il a apporté dans l\u2019édification de diverses organisations destinées à encourager et à soutenir chez nous la recherche, n\u2019est pas non plus négligeable dans sa carrière.Bien plus, à ce titre seul, celui qui a été pendant plus de quinze ans la cheville ouvrière de notre Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, celui qui en a été le secrétaire depuis 1930, celui qui a organisé son premier congrès en 1933 et tous les autres qui se sont succédés sans interruption jusqu\u2019à l\u2019an dernier, celui enfin qui s\u2019est imposé gratuitement cette tâche immense de placer définitivement cet organisme sur des assises durables et de maintenir l\u2019intérêt des membres, mérite non seulement l\u2019honneur qu\u2019on lui décernera tout à l\u2019heure mais aussi notre reconnaissance.Je puis encore ajouter qu\u2019il a souvent dû sacrifier ses propres travaux scientifiques pour la survivance de l\u2019ACFAS.Ses cartons regorgent de notes qu\u2019il a accumulées malgré tout pendant ces années de dévouement à la cause de la science.Bientôt nous en connaîtrons toute la richesse, et ce sera la preuve que son activité est plus grande que jamais.L\u2019ACFAS, par son geste, veut reconnaître publiquement en vous, mon cher collègue, l\u2019architecte qui a réussi à conjuguer les efforts des hommes de science canadiens-fançais pour élever un édifice solide où nous venons tous retremper notre courage, le professeur qui a dispensé sans compter son temps à l\u2019instruction des autres, le directeur de l\u2019une de nos plus importantes institutions de sciences pures et appliquées et dont nous sommes très fiers.Elle veut aussi louer comme il convient votre œuvre scientifique déjà considérable, en particulier l\u2019ampleur de vos contributions botaniques et ethnobotaniques.Nous tenons aussi à saluer, ce soir, et à associer, à votre succès bien mérité\u2019 votre charmante épouse, la mère de vos trois enfants qui, par ses qualités, son dévouement et sa culture, vous a permis de poursuivre vos travaux et vous a même parfois accompagné dans vos excursions lointaines.Je tiens, en terminant, à vous offrir mes félicitations les plus chaleureuses et à vous assurer que tous vos amis et vos collègues sont très heureux de l\u2019honneur qui vous échoit.Sur|invitation de M.Louis-Charles Simard, Sir Henry Dale remit la médaille à M.Jacques Rousseau.Le récipiendaire remercia en ces termes: ANNALES DE l\u2019aCFAS 41 Monsieur le président, Monseigneur le recteur, Mesdames, messieurs, Ce n\u2019est pas sans une profonde émotion que je reçois cette médaille à l\u2019effigie de Léo Pariseau, l\u2019image, fixée dans le métal, de mon vieil ami Pariseau.Les plus jeunes ne connaîtront de lui que cette gravure rigide.Et pourtant, il a vécu si intensément.A la vérité, bien peu le connaissaient réellement.Aussi per-mettez-moi de brosser en quelques traits sa personnalité attachante.Ce fut un érudit, l\u2019un des rares du Canada français.Avec lui tout s\u2019humanise.Doué de talents exceptionnels, il s\u2019enferme dans sa bibliothèque, à cette époque, non révolue, où il est plus séant de fréquenter les salons que les livres.Véritable moine-étudiant, il s\u2019isole, il lit, il retient.Il répète dans son laboratoire les expériences classiques et, secouant la poussière des livres, en imagine de nouvelles.Aucun domaine du savoir ne lui reste étranger.Le moyen âge le captive, sans lui faire oublier le temps présent.Il passe du laboratoire au clavecin, de la poésie aux théorèmes, des chambres d\u2019hôpitaux où l\u2019humanité souffre à h cuisine où elle se délecte.Maître de ses effets, parce qu\u2019il sent intensément ce qu\u2019il dit, passant avec virtuosité du rire à l\u2019émotion, comme son vieil ami Rabelais, i1 sait animer un sujet.Une parole claire, un style sans contrainte et un débit nuancé au service d\u2019un esprit tel que le sien, rendent ses conférences attachantes comme un beau drame ou 1 acteur s identifie à 1 action.Quelle mine pour l\u2019étudiant que ce professeur né! Quel éclat pour l\u2019institution qui se l\u2019attacherait! Nos universités, sans doute, étaient trop riches en hommes.Ses conférences, heureusement, éveillèrent des vocations, allumèrent le feu sacré, si bien que ce professeur sans chaire eut réellement des disciples et fut un chef de file.La chasse aux charlatans, dans tous les domaines du savoir à tous les degrés de l\u2019échelle sociale, la réforme de l\u2019enseignement des sciences furent toujours ses principaux chevaux de bataille.Il serait toutefois souverainement injuste de penser qu\u2019il s\u2019est battu pour l\u2019odeur de la poudre.Les tièdes, qui se défilent quand il faudrait s\u2019affirmer, prêtent facilement un amour du combat aux braves, que le souci de la vérité lance dans la mêlée.Pariseau vit ce qu\u2019il croit; foncièrement honnête, il ne peut tolérer ni l\u2019injustice ni le mensonge.Il aime la paix, il retrouve avec joie le silence de sa biliothèque; mais si l\u2019on porte atteinte à l\u2019un des principes qu\u2019il vénère, il bondit et croise durement le fer.Combien d\u2019interventions courageu-ges qu\u2019il savait nuisibles à son intérêt personnel! Ce n\u2019est pas en vain qu\u2019il a mené avec quelques amis ces luttes que j\u2019ai suivies de près.Elles ont amené des réformes, si soudaines, si rapides, que certains articles parus dans nos journaux entre 1924 et 1930 sembleraient aujourd\u2019hui de parfaits anachronismes.Un portrait de Pariseau ne serait pas complet, si je ne mentionnais son amour pour la France qu\u2019il avait connue pendant la première guerre.Il l\u2019aimait de la seule façon qu\u2019on peut aimer: pour elle-même, avec désintéressement.De ses malheurs il souffrait.Les Français, il le reconnaissait, n\u2019étaient pas sans défauts, mais leurs qualités valent bien qu\u2019on leur passe leurs défauts. 42 ANNALES DE U\u2019ACFAS L\u2019œuvre de Pariseau, en dehors de son enseignement dispensé par ses conférences, est très variée.Il fut le père de l\u2019ACFAS, le catalyseur des bonnes volontés qui créèrent cette association.Sans doute subit-elle par la suite une éclipse de quelques années, mais alors qu\u2019atteinte d\u2019anémie tous la délaissaient, la foi sincère qu\u2019avait en elle Léo Pariseau permit qu\u2019on lui insufflât une vigueur nouvelle si bien qu\u2019elle est devenue indispensable à notre vie scientifique.Pariseau sait bien qu\u2019il n\u2019existe pas de vie intellectuelle sans publications intenses, que c\u2019est précisément l\u2019œuvre écrite qui distingue l\u2019universitaire, l\u2019intellectuel, de ceux qui font simplement métier d\u2019enseigner.Il encourage la publication et donne lui-même l\u2019exemple.Son œuvre écrite est importante, comme en témoigne une bibliographie publiée en 1937.Ses principaux travaux de recherche, imprimés généralement à ses frais, à peu d\u2019exemplaires, se rapportent à l\u2019histoire des sciences.Ils constituent une véritable contribution.Son œuvre de physique médicale comprend quelques études et tous se souviennent de l\u2019exposé de ses recherches en diathermie qu\u2019il présenta au premier congrès de l\u2019ACFAS.Que de techniques ingénieuses, d\u2019autre part, n\u2019a-t-il pas imaginées ?Il devait se rendre au congrès de l\u2019ACFAS, à Sherbrooke, en octobre 1943, lorsque la maladie, au dernier moment, l\u2019en empêcha.Je le revois encore, au retour du congrès, lorsqu\u2019il nous apprit qu\u2019il était irrémédiablement frappé, que probablement il ne verrait pas le début de l\u2019année suivante.L\u2019échéance le presse.Ses livres si précieux, qu\u2019il a accumulés avec tant d\u2019amour, qu\u2019il a tous lus avec tant de plaisir et une telle vénération, il ne peut plus les ouvrir.A l\u2019instigation de ses intimes, il décide de faire profiter l\u2019Université de Montréal de sa magnifique bibliothèque spécialisée dans l\u2019histoire ancienne des sciences.L\u2019Université accepte ses conditions et s\u2019engage à placer les livres dans un local séparé.Près de quatre années sont passées et ils reposent toujours dans les caisses où nous les avions mis, ces livres de Léo Pariseau, ces vieux livres, si jeunes entre ses mains, ces livres qui ne demandent qu\u2019à vivre, qu\u2019à servir.Pendant les dernières semaines, je l\u2019ai revu presque tous les jours sur son lit d\u2019hôpital où la souffrance minait ses forces.Il n\u2019avait pas encore perdu le sourire, mais ce qui planait dans ses pensées, c\u2019était le désir de servir jusqu\u2019à la fin.Et quand la douleur lui crispait les traits, il trouvait quand même les accents pour proclamer sa foi dans le rôl ¦ humanitaire de la science et l\u2019avenir de la science canadienne-française, sa foi dans le relèvement de la science et sa foi en Dieu.Vous m\u2019avez grandement honoré en m\u2019octroyant cette médaille et je remercie tous ceux qui en sont responsables.Je tiens à les assurer toutefois que je ne l\u2019accepte pas comme une consécration, mais comme un mot d\u2019ordre.Sir Henry Dale fut ensuite invité à adresser la parole au nom de la British Association for the Advancement of Sciences.Gentlemen : A few months ago, your Association honoured the British Association with an invitation to send a delegate to your annual meeting for this year, here in Montreal.I had already, at that time, accepted engagements which would bring me to the North American Continent at the beginning of October and to Montreal ANNALES DE l\u2019aCFAS\t43 itself the very week of your Association\u2019s meeting.To my very great pleasure, therefore, I was able to authorize the British Association to inform you that I, their own President for this year, would be present at the opening session of your meeting.It gives me very great satisfaction to be able to bring you the cordial greetings of an organization which can proudly claim a parental relationship to your own.As many of you probably know, the British Association for the Advancement of Science was founded in 1831, just one hundred years before yourFrench-Canadian Association received its Charter of Incorporation.For one hundred and sixteen years, therefore, the British Association has been using its best endeavour to promote the advancement of knowledge in the field of the natural sciences, to arouse public interest in their significance for the material and cultural progress of mankind, and to facilitate intercourse between the scientists of Britain and those, not only of the other parts of the British Commonwealth, but of all the other nations of the world.You will be aware that, during the first century of its career, the British Association, on several occasions, held its annual meeting in other Dominions of the Commonwealth, and more than one of them in Canada.I have myself the happiest memories of the annual meeting in 1924, the year after your French-Canadian Association, your ACFAS, had its first beginning.In 1924, the British members of the British Association landed from several ships at Quebec, where they were graciously received by the Lieutenant-Governor, and where they spent the first day of their meeting.They proceeded that night to Montreal, where the next two days of the meeting were spent; then further to Toronto, where the detailed parts of the Sectional Programmes occupied several further days.Many of those who had come from Britain for the meeting were then able to complete the journey westwards to the Pacific Ocean, and to enjoy the magnificent feast of scientific and esthetic impressions which, in this wonderful Dominion of Canada, nature, in moods of her sternest grandeur or her most generous bounty, offers to mankind.It is to be hoped, indeed, that there may be other such opportunities in a future not too distant.With the ever more rapid development of the applications of science to our modern civilization, it becomes of ever more urgent importance that we, men of science, different in our national origins and traditions, but bound by the community of our interest and of our ideals of liberty in a common loyalty to the free association of the British Commonwealth, should achieve among ourselves an ever more intimate understanding and fuller unity of aim.It is to be hoped, indeed, that from such unity among us with whom it is thus most easily achieved, there may grow once again a community of understanding and natural fellowship among the workers for science in all the nations of the world, whatever be their political difference.The world has seen such an union of its scientists herenow; if we could achieve it again, its new creation might do more than anything else to provide for the world a way of escape from the immeasurable disaster which threatens our civilization today through the perversion of science, although so rich in beneficent potentialities, to provide the means of slaughter and ruin without limit and without discrimination.The meeting of the British Association in September 1939 was cut short by the outbreak of war, and annual meeting could not be resumed till the war was a thing of the past; for, during the years of war, Britain was no place for large gatherings of people for purposes other than those which the service of war 44 ANNALES DE l\u2019aCFAS demanded.This year saw a happy resumption of the suspended annual meetings at Dundee, where there was abundant evidence of a general desire that science, emerging from the years of war with experience enriched in many ways, should now be able to resume its normal line of progress in a world at peace.Discours présidentiel M.Louis-Charles Simard, après avoir remercié Sir Henry Dale, prononça le discours présidentiel suivant intitulé: « La Science et les Universités ».Monseigneur le recteur, Mesdames, messieurs, Le thème d\u2019une allocution, comme celle que je dois prononcer ce soir et qu\u2019on appelle discours présidentiel, est habituellement un sujet de spécialité scientifique dans lequel l\u2019auteur est particulièrement versé, ou bien un sujet philosophico-scientifique de haute tenue qui permet au président de mettre en valeur des talents qu\u2019on ne lui connaissait pas.Je n\u2019ai pas choisi la spécialité scientifique, croyant que les complexes neuro-insulaires du pancréas ou que les mésothéliomes malins des dérivés de la cavité cœlomique, par exemple, avaient un don soporifique à nul autre pareil.Je n\u2019ai pas tenté non plus de retenir le second; la première grande guerre n\u2019ayant pas voulu que je fasse ma philosophie au collège, je ne voudrais pas donner raison à quelques confrères et professeurs de 1918 pour qui mon ignorance du Lortie, pour toute ma vie, ne présageait rien de bon.Le titre que j\u2019ai choisi est donc un trompe-l\u2019œil, car il annonce pompeusement tout un programme.Rassurez-vous, c\u2019est un demi-programme et je n\u2019ai pas l\u2019intention de vous retenir longtemps.Je voudrais, ce soir, exprimer simplement des vérités fondamentales, sans doute connues de vous, mais qui ont besoin d\u2019être redites plusieurs fois à la même génération; et, par la même occasion, faire un plaidoyer en faveur de l\u2019homme de science universitaire.Cette allocution ne s\u2019adresse pas tant à vous, collègues d\u2019universités, qu\u2019à notre peuple et à notre classe instruite, qui ne savent pas, ne comprennent pas ou comprennent mal l\u2019importance et le rôle des professeurs d\u2019universités.Dans notre démocratie, où des hommes souvent nouveaux changent non moins souvent l\u2019orientation de notre avenir, il faut insister pour que ces vérités ne soient pas méconnues ou altérées.Autrement, cet avenir risquerait d\u2019être un piétinement sur place, un mouvement brownien diraient les biologistes, ou bien une grande équipée dans laquelle l\u2019accessoire bouscule l\u2019essentiel.Pour les oncologistes qui me comprennent, cet avenir serait peut-être atteint de tumeurs parasites successives, greffées sur lui, l\u2019anémiant ou le faisant mourir.Posons d\u2019abord comme principe que ce sont surtout les universités qui ont fait progresser les sciences.Certains répondront que les grandes industries, par leurs laboratoires de recherches, ont apporté et continueront d\u2019apporter une large contribution à l\u2019avancement des sciences.Certes, leur part est importante et ANNALES E l\u2019aCFAS 45 personne n\u2019ose le nier.Mais d\u2019où viennent les chercheurs des grandes industries ?Qui les a formés et qui les formera?Pas l\u2019industrie, bien sûr! Qui leur fournit le plus souvent les découvertes de la recherches pure qui leur permet de réaliser les applications pratiques, profitables pécuniairement aux seules industries ?Ce sont les universités! Je n\u2019ai pas besoin d\u2019insister longuement sur ce point.Relisez le fascicule contenant les articles du symposium sur La Recherche au Canada, organisé par le Chemical Institute of Canada en juin 1945.Les chefs de la recherche industrielle au pays, au gouvernement, sont tous d\u2019accord.« It would seem then, dit le docteur D.L.Thompson, that the industries, or shall we rather say the whole nation, must look to the Universities as their source of ideas on the one hand and of men on the other; and are vitally concerned in the welfare of the Universities and with their effectiveness both in research and in teaching.» Oui, ce sont bien les universités! Mais, qui dit universités, dit professeurs d\u2019universités.On oublie trop souvent cette vérité d\u2019une banalité telle qu\u2019on hésite à l\u2019énoncer: ce qui fait d\u2019abord et avant tout une université, ce sont les professeurs.L\u2019université n\u2019est pas une abstraction! « Forget for the moment about the disembodied spirit of the Universities and think about the men, the individuals on whom these tremendous responsibilities must rest », disait le même docteur Thompson.Cette constatation nous conduit logiquement à plusieurs autres propositions.La première pourrait être la suivante: pour que l\u2019avancement des sciences se poursuive à un rythme accéléré dans les universités canadiennes, dans la nation en général, dans nos universités de langue française en particulier, c\u2019est aux professeurs des universités qu\u2019il faut surtout penser.De quelle façon ?D\u2019abord, il faut accorder aux différents départements un personnel suffisant qui puisse assurer aux professeurs la possibilité de faire de la recherche autant que de l\u2019enseignement.En d\u2019autres termes, il ne faut pas que l\u2019enseignement, à cause du personnel réduit, devienne un obstacle à la recherche et, comme par un effet en retour, diminue la valeur même de cet enseignement et le réduise à celui de l\u2019enseignement secondaire.Lorsque je parle de départements, je pense aux laboratoires fondamentaux, ceux sur lesquels repose la structure de nos facultés et écoles où s\u2019enseignent les sciences.Ce sont ceux-là d\u2019abord qu\u2019il faut meubler complètement en hommes, avant de se laisser tenter à fonder des laboratoires non essentiels.On connaît de ces universités qui, n\u2019ayant pas encore le personnel suffisant dans leurs laboratoires de base et voulant se donner du panache, ont fait venir de l\u2019étranger des professeurs qu\u2019elles ont installés dans des laboratoires luxueux, non indispensables, dotés de budgets considérables.Cette politique n\u2019a fait que décourager ceux qui avaient fait tous les sacrifices pendant de nombreuses années, apportant parfois à leur institution une réputation enviable, et qui peinaient à créer une œuvre solide.Voilà les tumeurs parasites dont je parlais au début, voilà les dangers qu\u2019il faut éviter.Lorsque je mentionne les laboratoires de nos facultés et écoles où s\u2019enseignent les sciences, je pense à toutes les sciences fondamentales avec leurs diverses disciplines; car il n\u2019y a pas de grandes et de petites sciences.Je reviendrai plus loin sur ce dernier point.De quelle autre façon faut-il penser aux professeurs ?En leur accordant des traitements convenables.Et cette question du salaire accordé aux professeurs est d\u2019une importance primordiale pour les sciences au Canada français. 46\tANNALES DE l\u2019aCFAS Toutes les institutions, la Fondation Rockefeller, l\u2019American Medical Association, pour n\u2019en nommer que deux, qui ont poursuivi des enquêtes sérieuses dans les universités de notre continent, s\u2019accordaient à dire, avant la dernière guerre, que les salaires des professeurs d\u2019universités, de classe moyenne, sont trop, beaucoup trop bas.« The blunt fact is that in general University salaries are too small.» (Thompson).Nous voyons immédiatement les répercussions sur le moral du personnel universitaire.Les professeurs cherchent à augmenter leur revenu, les uns par du travail à l\u2019extérieur, d\u2019autres par des conférences à la radio, d\u2019autres encore par des consultations accordées à l\u2019industrie ou au commerce; toutes choses qui sont peut-être bonnes en soi, mais qui diminuent souvent l\u2019intérêt du professeur dans son enseignement et ses recherches; d\u2019autres, enfin, quittent l\u2019université poqr n\u2019y plus revenir.A moins d\u2019être un déséquilibré, un bohème ou un grand distrait \u2014 ces savants distraits que l\u2019on rencontre encore de nos jours \u2014 le professeur d\u2019université, père de famille au maigre salaire, voit avec inquiétude s\u2019écouler les ans, et de plus en plus vite à mesure qu\u2019il vieillit.Il n\u2019est donc pas étonnant que les hommes de science du Canada émigrent en si grand nombre vers les États-Unis.Il n\u2019est pas plus étonnant de voir nos jeunes professeurs cana-diens-français passer à l\u2019industrie ou à la pratique professionnelle.Et puis, bientôt, cela s\u2019est déjà vu, car il y a bien tout de même quelques hommes de science cana-diens-français qui ne sont pas les derniers des derniers , les universités canadiennes de langue anglaise viendront chercher dans nos universités de Québec et de Montréal les hommes qu\u2019elles veulent avoir.A y bien réfléchir, ce serait peut-être une excellente chose.Mais alors cela voudrait dire que nos universités, saignées par le haut \u2014 par cet exode des professeurs vers d\u2019autres universités, vers l\u2019industrie ou la pratique professionnelle \u2014 bloquées à l\u2019entrée, où le recrutement des professeurs devient difficile, sinon impossible, à cause du peu d\u2019attrait des salaires que l\u2019on offre, s\u2019épuiseront graduellement.Je pense à la petite population de Canadiens français chez laquelle le recrutement de nos deux universités s\u2019effectue, auquel s\u2019ajoute déjà celui de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Cela voudrait dire également que l\u2019on devrait faire venir, à grands frais, des professeurs de l\u2019étranger.Qui oserait alors critiquer la démission des clercs, la démission de ceux qui ont tenu jusque-là! Voilà pourquoi, dans l\u2019intérêt de la science au Canada, dans l\u2019intérêt de l\u2019avancement des sciences chez les Canadiens français, il faut que le public en général, l\u2019industrie, le commerce, la finance, les gouvernements, les autorités universitaires en particulier, comprennent toute l\u2019importance des hommes de science de nos universités dans la vie de la nation.Ce que l\u2019on peut dire des hommes de science s\u2019applique également aux autres professeurs qui exercent leurs activités dans les autres domaines de l\u2019esprit.Il y a un point sur lequel je vous demande la permission de vous dire toute ma pensée avant de terminer.On a déjà dit que les domaines de l\u2019esprit dans lesquels les Canadiens français avaient le plus de chance, au Canada, de faire œuvre originale, ou tout au moins de briller particulièrement, étaient les Lettres et la Philosophie.Il semble que l\u2019on ait oublié le domaine de certaines sciences.Pourquoi ne réussirions-nous pas particulièrement dans les sciences qui ne nous demandent qu\u2019à étudier ce qui déjà nous appartient en propre: notre vie, notre peuple, notre province, son sol et sa faune?Voilà bien des domaines: sciences économiques et politiques, biologie, biographie, botanique, entomologie, zoologie, géologie, où la science canadienne-française peut, je crois, faire œuvre originale. ANNALES DE L ACFAS 47 Elles nous ont déjà donné de grands noms, elles ne manqueront probablement pas, si elles reçoivent l\u2019encouragement des gouvernements et des autorités universitaires, d\u2019en donner beaucoup plus que les autres disciplines scientifiques.Dans cet ordre d\u2019idées, il faut féliciter l\u2019Université Laval d\u2019avoir créé la Station Biologique de Grande-Rivière et d\u2019avoir déjà posé la première pierre de sa Faculté de Génie Forestier.Voilà, mesdames et messieurs, ce que le président de l\u2019ACFAS a cru devoir dire cette année, bien simplement, sans apprêts.La Science, l\u2019Université, sont de beaux grands mots; mais, ceux qui font la Science et la font progresser, ceux qui font les Universités, ce sont les professeurs.Il faut que l\u2019on pense à eux quand on parle d\u2019université, et il faut surtout qu\u2019on leur vienne en aide.Je termine, mesdames et messieurs, par cette citation, l\u2019une des plus belles que je connaisse sur le rôle des professeurs d\u2019université; elle est de Mgr Vandry» recteur de l\u2019Université Laval: « S\u2019il en coûte cher d\u2019avoir des universités, il coûte plus cher encore de n\u2019en pas avoir ou de les négliger.Songez à ce que serait aujourd\u2019hui notre province si nous avions eu assez tôt tous les techniciens nécessaires pour exploiter nous-mêmes nos ressources naturelles, nos forêts, nos mines, notre énergie hydro-électrique, nos industries chimiques.Ce qui fait la grandeur d\u2019un peuple, c\u2019est de produire en grand nombre des hommes supérieurs qui, après avoir atteint, chacun dans son domaine, la limite de ce qu\u2019on peut apprendre, enrichissent le patrimoine de l\u2019humanité en créant des choses nouvelles.« Nous touchons ici, mesdames et messieurs, la véritable fonction de l\u2019université, qui est de faire la synthèse de l\u2019enseignement et de la recherche scientifique.Cette orientation vers la création intellectuelle, qui caractérise l\u2019enseignement universitaire, est justement ce qui la distingue des enseignements primaire, secondaire ou technique, si perfectionnés soient-ils.« Les universités sont beoucoup plus que de simples institutions d\u2019enseignement.Elles sont aussi, de par leur nature, des laboratoires de recherche.En effet, les travaux de recherche qui s\u2019y accomplissent y occupent une place aussi importante que les cours et les exercices.Ce sont ces travaux de recherche qui maintiennent au sein de l\u2019université une atmosphère de curiosité scientifique et de culture intensive sans laquelle l\u2019entraînement professionnel se bornerait à l\u2019enseignement des techniques nécessaires à l\u2019accomplissement des tâches quotidiennes du professionnel.Que ce soit en philosophie, en histoire, en lettres ou en sciences, l\u2019université est un creuset où les principes fondamentaux sont sans cesse repensés en fonction des problèmes nouveaux.Chaque fois que se pose un problème inattendu, dans le domaine scientifique, social et autre, problème dont la solution exige la revision des conceptions généralement admises, c\u2019est à des professeurs ou même à des facultés entières qu\u2019on s\u2019adresse pour faire l\u2019étude de la question.» Tel est, mesdames et messieurs, le rôle de l\u2019université, le rôle des professeurs d\u2019université, au sein de la nation.« C\u2019est à la nation canadienne-française tout entière qu\u2019incombe l\u2019obligation de soutenir ses universités.Puisse-t-elle comprendre de plus en plus cet impérieux devoir! » Les universités de Québec et de Montréal viennent de lancer chacune une grande souscription publique.Nos compatriotes et les corps publics répondent déjà généreusement à l\u2019appel qui leur est fait et je ne doute pas du succès. 48\tANNALES DE L\u2019ACFAS Je ne doute pas non plus, la citation de Mgr Vandry que je viens de vous lire nous en donne l\u2019assurance, que les fonds reçus serviront en grande partie à améliorer le sort des professeurs.L\u2019Administration de l\u2019Université de Montréal annonce une prochaine revision des salaires et l\u2019établissement d\u2019un fonds de retraite et de pension.Qu\u2019elle soit louée! car elle reconnaît que, dans la hiérarchie des valeurs spirituelles des universités, la place des professeurs est au premier plan.Les occupations de routine, au fil des jours, empêchent souvent le public, la classe instruite, les dirigeants et même les hommes de science de saisir, dans son ensemble, le travail considérable accompli dans notre milieu depuis moins de vingt ans par une petite équipe d\u2019abord, laquelle a pu survivre aux jours sombres de 1930 \u2014 période héroïque, comme l\u2019appelait Marie-Victorin \u2014 par d\u2019autres jeunes ensuite, qui sont venus grossir les rangs et qui tous ont su créer dans nos universités un climat intellectuel dont la recherche est devenue le souffle vivifiant.« La clé de voûte de l\u2019édifice, disait Prat en 1935, est avant tout la réalisation du climat intellectuel, sans lequel une université ne peut exister! » Il reste à la génération actuelle, aux hommes de science, par le labeur quotidien et la recherche sans cesse renouvelée, aux autorités administratives, par leur action éclairée, de construire ce que Prat appelait « la haute tour intellectuelle qui doit être aperçue de loin, tour qui doit être symbolisée mais ne saurait être remplacée par celle de nouveaux bâtiments ».Dimanche après-midi, les congressistes visitèrent les studios de cinéma de Québec-Production, à St-Hyacinthe.Ils furent reçus par M.René Germain, président de la compagnie, qui leur fit les honneurs des studios.Répartis en plusieurs groupes, les congressistes purent admirer l\u2019organisation technique de cette entreprise.Quelques exemplaires de films tournés sur place leur furent ensuite montrés.2.RÉUNIONS DES SECTIONS Toutes les réunions eurent lieu à l\u2019Université de Montréal.Quatre-vingt-cinq travaux furent présentés, répartis dans les sections suivantes: Section 1.\u2014 Chimie.Samedi après-midi, sous la présidence de M.Cyrias Ouellet, Faculté des Sciences, Université Laval.Secrétaire: M.Claude Allard, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019525.Section 2.\u2014 Physique.Lundi matin, sous la présidence de M.Marcel Rouault, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Secrétaire: M.Albéric Boivin, Faculté des Sciences, Université Laval.Lieu de la réunion: Salle D\u2019525.Section 3.\u2014 Minéralogie et Géologie.Samedi après-midi, sous la présidence de M.l\u2019abbé J.-W.Laverdière, Faculté des Sciences, Université Laval.Secrétaire: M.Marcel Tiphane, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019425. ANNALES DE L\u2019ACFAS 49 Section 4.\u2014 Botanique.Lundi matin, sous la présidence de M.l\u2019abbé A.Gagnon, Faculté des Sciences, Université Laval.Secrétaire: M.Auray Blain.Institut Botanique, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019625.Section 5.\u2014 Biologie générale.Samedi après-midi, sous la présidence de M.Louis-Paul Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval.Secrétaire: M.Fernand Seguin, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019615.Lundi matin, sous la présidence de M.Jean-Louis Tremblay, Faculté des Sciences, Université Laval.Secrétaire: M.Vianney Legendre, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019615.Section 6.\u2014 Agronomie et Entomologie.Samedi après-midi, sous la présidence de M.l\u2019abbé O.Fournier, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Secrétaire: M.André Beaulieu, Laboratoire Fédéral d\u2019Entomologie, St-Hilaire, Qué.Lieu de la réunion: Salle D\u2019515.Section 7.\u2014 Biogéographie.Samedi après-midi, sous la présidence de M.René Pomerleau, Ministère des Terres et Forêts, Québec, Qué.Secrétaire: M.Albert Courtemanche, Service de Biogéographie, Université de Montréal.Lieu de la réunion: Salle D\u2019625.Section 8.\u2014 Sciences Morales.Lundi matin, sous la présidence de M.Maurice Lebel, Faculté des Lettres, Université Laval.Secrétaire: M.Jean-Marc Chevrier, Ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, Montréal, Qué.Lieu de la réunion: Salle D\u2019515.3.SYMPOSIUMS Outre les réunions ordinaires, deux symposiums ont été organisés à l\u2019occasion du congrès.Ces symposiums, tenus à l\u2019Université de Montréal, dans la Salle H\u2019404, ont réuni plus d\u2019une centaine de personnes.PROGRAMME L\u2019enseignement des sciences au Canada français Sous la présidence de M.Abel Gauthier 12 octobre 1947 Rapporteurs: 1.\tEnseignement universitaire: M.Adrien Pouliot, doyen de la Faculté des Sciences, Université Laval; M.Arthur Gagnon, professeur à la Faculté de Médecine, Université de Montréal.2.\tEnseignement secondaire: M.l\u2019abbé Armand Courtemanche, professeur au Séminaire de Ste-Thérèse; M.l\u2019abbé Joseph Diament, professeur au Collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière.3.\tEnseignement technique: M.Jean-Maurice Jarry, professeur à l\u2019École d\u2019Arts et Métiers de Maisonneuve, Montréal.4.\tEnseignement primaire supérieur: M.Gaston Saint-Laurent, professeur à l\u2019École Supérieure Le Plateau, Montréal. 50\tANNALES DE l\u2019ACFAS La situation des Canadiens français dans les sciences Sous la présidence de M.Léon Lortie .1 3 octobre 1947 Rapporteurs: 1.\tMathématiques, Physique et Chimie: M.Cyrias Ouellet, professeur à la Faculté des Sciences, Université Laval.2.\tGéologie et Minéralogie: M.Paul-E.Auger, professeur à la Faculté des Sciences, Université Laval.3.\tBiologie générale: M.Fernand Seguin, professeur à la Faculté des Sciences, Université de Montréal.4.\tSciences naturelles: M.Pierre Dansereau, professeur à la Faculté des Sciences, Université de Montréal.Les textes des rapporteurs à ces deux symposiums, de même que les observations qu\u2019ils ont suscitées de la part des auditeurs, ont été publiés in extenso dans les « Documents » de l\u2019École de Pédagogie et l\u2019Institut d\u2019Orientation de l\u2019Université Laval.4.CLÔTURE DU CONGRÈS Le quinzième congrès a pris fin le lundi soir, 13 octobre, par un dîner au Cercle Universitaire de Montréal, sous la présidence du nouveau président élu, M.Joseph Risi, professeur à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval.A l\u2019issue du banquet, M.Jean-M.Gauvreau, représentant du secrétaire provincial, et M.J.W.Bridges, représentant de l\u2019American Association for the Advancement of Science, furent invités à adresser la parole aux congressistes.Puis M.Joseph Risi prononça l\u2019allocution suivante: Monseigneur le recteur, Monsieur le sous-ministre, Messieurs les membres du clergé, Chers collègues, Mesdames, messieurs, Le rideau tombe sur le quinzième congrès de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences.Au nom de l\u2019ACFAS, j\u2019ai l\u2019honneur d\u2019offrir d\u2019abord les remerciements les plus sincères aux hautes personnalités religieuses et civiles qui veulent bien nous honorer par leur présence à ce dîner.Il ANNALES DE l\u2019aCFAS 51 convient de remercier très spécialement Monseigneur le recteur de l\u2019Université de Montréal qui n\u2019a jamais cessé d\u2019encourager la grande œuvre de l\u2019ACFAS par la présence de sa très distinguée personne à nos réunions annuelles, et aussi par sa généreuse collaboration avec le comité local pour tout ce qui concerne la tenue de ce congrès dans les magnifiques salles de l\u2019Université.Des remerciements non moins sincères s\u2019adressent également aux représentants du gouvernement provincial, particulièrement à M.le sous-ministre de la Province, pour l\u2019intérêt manifesté à l\u2019ACFAS, qui est assurément, le mot n\u2019est pas de trop, une institution d\u2019utilité publique.Je désire aussi féliciter chaleureusement mon distingué prédécesseur, M.le docteur L.-C.Simard, du travail accompli au cours de l\u2019année écoulée, et le remercier bien sincèrement du temps, du talent et du dévouement mis à la disposition de l\u2019ACFAS sous son administration.Les mêmes sentiments de profonde gratitude s\u2019adressent par ailleurs à tous les membres du Conseil de l\u2019ACFAS, et, de façon très particulière, à nos secrétaires, MM.P.Dansereau et P.-E.Auger, qui, par leur dévouement inlassable, garantissent le prestige toujours croissant de l\u2019Association.Un grand merci enfin aux nombreux congressistes et auteurs de travaux qui ont bien voulu accourir de tous les coins de notre province pour venir présenter à ces assises le fruit de leur travail, le témoignage de l\u2019esprit de famille et de la pensée scientifique qui les anime.Finalement, un dernier merci, sûrement le plus agréable, à toutes les dames, qui, par leur présence, rehaussent l\u2019éclat de ce congrès et nous prouvent, de façon non équivoque, que la belle Canadienne ne s\u2019intéresse pas seulement au cercle de bridge, de tricot ou de lecture, mais qu\u2019elle évolue avec autant d\u2019aisance dans l\u2019atmosphère de la haute science.Ce symptôme, associé à beaucoup d\u2019autres, prouve d\u2019ailleurs que notre groupe ethnique est définitivement engagé dans la voie d\u2019une prometteuse maturité.Mais notre maturité économique est conditionnée par la maturité scientifique.A l\u2019instar de tout bon navigateur, il convient donc de faire le point de temps à autre, même lorsque la route tracée nous paraît déjà clairement indiquée.Tous les pays, tous les peuples, sont aujourd\u2019hui soumis à un système quelconque d\u2019économie dirigée.Tous ces systèmes, sans exception, se préoccupent de créer de la richesse par le travail, mais on oublie parfois que c\u2019est la science qui donne au travail ses meilleures méthodes.L\u2019université elle-même, en assumant pleinement sa fonction directrice dans un pays donné, devient aujourd\u2019hui l\u2019Université du Travail, dans le sens le plus large du mot.L\u2019humanité a passé de l\u2019âge de la pierre à celui du bronze et du fer; elle est maintenant à l\u2019âge de la substance grise.Mais l\u2019âge des cerveaux exige des esprits à la fois entreprenants, indépendants, instruits, voire même audacieux, pour concevoir, poursuivre et terminer un travail de recherches.Or, la technique même de l\u2019œuvre universitaire a donné naissance à deux types d\u2019esprits, les deux étant rigoureusement nécessaires.Il y a, d\u2019une part, l\u2019esprit du maître, esprit purement pédagogique qui peut vivre dans un certain conformisme, qui peut se développer dans une cave ou dans un grenier, qui peut même manquer d\u2019élan, de personnalité, d\u2019imagination, sans trop perdre de sa valeur et sans verser dans la stérilité.Il y a, d\u2019autre part, l\u2019esprit du chercheur, l\u2019esprit du conquérant, qui veut aller de l\u2019avant et qui voit toujours la possibilité de 52\tANNALES DE l\u2019aCFAS nouvelles découvertes à partir de celles à peine ébauchées.Cet esprit scientifique ne peut plus se contenter du grenier, car il n\u2019admet plus comme romantique le fait que Pierre et Marie Curie aient été contraints à découvrir la radioactivité dans un hangar.C\u2019est ce même esprit qui n\u2019admet plus que Roentgen à découvert les rayons X parce qu\u2019il y avait intérêt de voir la structure osseuse dans le corps vivant, encore moins que cette découverte est due au hasard, mais bien qu\u2019elle est la conséquence d\u2019un effort personnel et soutenu, d\u2019un raisonnement original sur les phénomènes de la décharge électrique dans un tube de Crookes.La nécessité de plus en plus impérieuse de cet esprit scientifique impose aujourd\u2019hui aux universités et aux gouvernements le grave devoir de dépister d\u2019abord, puis de former tous les jeunes gens imbus de ces principes et capables de cet effort, enfin de les aider matériellement et moralement.Le dépistage des futurs chercheurs, déjà bien organisé dans plusieurs pays, est excessivement délicat et il ne doit pas se faire au hasard.Malgré la perfection qu\u2019ait pu atteindre l\u2019esprit de l\u2019enseignement scientifique dans les universités, il ne faut pas oublier que cet esprit est parfois trop éloigné des réalités économiques.De plus, les méthodes d\u2019orientation ou de recrutement attachent généralement trop d\u2019importance à la mémoire et au raisonnement et pas assez aux facultés vraiment créatrices: l\u2019imagination, l\u2019esprit d\u2019observation, l\u2019aptitude au travail personnel.Le problème de notre émancipation économique, voire même de notre survivance, est un problème très vaste, complexe et enchevêtré.C\u2019est avant tout un problème universitaire.Le progrès, chez nous, doit se manifester simultanément dans tous les domaines.Il est certes consolant et amirable d\u2019entendre nos artistes au Metropolitan Opera, de voir les tableaux brossés par nos peintres dans les premiers salons du monde, de lire les travaux présentés par nos hommes de lettres en chaires étrangères, mais cela n\u2019est pas suffisant.Notre supériorité ne doit pas uniquement porter sur la littérature, les arts et peut-être quelques autres disciplines; elle doit au contraire se manifester à la fois dans toutes les branches du savoir humain.Je dirais même qu\u2019à l\u2019heure présente ce besoin s\u2019applique avant tout aux carrières industrielles, car c\u2019est la supériorité technique que nous devons affermir si vraiment nous voulons vivre et survivre.Seule l\u2019exploitation propre et raisonnable de nos immenses richesses naturelles: agricoles, minières, forestières, marines et hydrauliques, par nos techniciens hautement spécialisés, nous garantira cette supériorité qui est la condition même de notre existence comme collectivité.La formation en quantité suffisante de spécialistes dans tous les domaines de la médecine, de la biologie, de la chimie, de la physique, des mathématiques et de toutes les branches du génie, exige une organisation monstre au point de vue des laboratoires, de l\u2019outillage et du personnel enseignant.Nos universités, dans leur cadre présent et avec leurs moyens habituels, ne peuvent plus suffire à la tâche vraiment trop gigantesque.On nous avait promis des taxes jusqu\u2019à ce que ça fasse mal pour faire une guerre que l\u2019on a qualifiée de scientifique.Ne devrait-il pas être plus facile maintenant de trouver les fonds nécessaires pour assurer une paix scientifique f Le jour où les sacrifices consentis pour l\u2019œuvre universitaire feront mal à tous les citoyens, nous pourrons dire avec fierté que nous vivons dans le pays le plus parfait et le plus progressif du monde.Le soutien de l\u2019université, où se forge l\u2019armature éco- ANNALES DE l\u2019aCFAS 53 nomique de notre pays dans toute sa complexité, n\u2019est plus l\u2019affaire de l\u2019héroïque Séminaire de Québec, ce n\u2019est même plus l\u2019affaire du gouvernement ou d\u2019un groupe politique, c\u2019est l\u2019affaire de tout le peuple dont l\u2019existence est en jeu.L\u2019organisation de notre puissance scientifique adopte de plus en plus un caractère essentiellement national, parce qu\u2019elle conditionne notre puissance économique.Il ne m\u2019appartient pas, mesdames et messieurs, de faire des suggestions concernant la solution de ce problème matériel d\u2019une gravité exceptionnelle.Ce problème dépasse l\u2019individu, il dépasse même un groupe d\u2019individus comme notre Association, il relève de la collaboration de toutes les bonnes volontés, de toute la nation.On me permettra cependant de toucher deux ou trois points relevant un peu plus de mon expérience personnelle, à savoir: le recrutement des équipes de chercheurs et l\u2019organisation de leur travail.Au cours de l\u2019été dernier, j\u2019ai eu l\u2019occasion de visiter quelques grandes industries suisses.Dans les laboratoires de recherches et de contrôle de la Compagnie X, il y a 300 docteurs ès sciences sur un total de 300 chimistes, à la Compagnie Y, 200 docteurs ès sciences sur un total de 200.On n\u2019y songe même pas à engager des chimistes, des physiciens, des biologistes, etc., qui ne soient pas porteurs du diplôme universitaire attestant leur aptitude au travail original.Chez nous, la pénurie de chercheurs dans nos laboratoires universitaires est pour le moins inquiétante.Un trop grand nombre de jeunes gens très qualifiés se contentent du baccalauréat ès sciences, pour ensuite occuper des positions subalternes pendant toute leur carrière; trop peu visent le doctorat et les positions-clef dans nos industries.A quoi faut-il attribuer cet état de choses déplorable?Non pas au manque de moyens pécuniaires, car le Conseil National des Recherches et d\u2019autres organisations fédérales et provinciales rivalisent d\u2019ardeur en offrant chaque année une quantité de bourses de recherches.La raison est tout autre.Beaucoup de jeunes gens arrivent des collèges classiques à l\u2019université à l\u2019âge de 20 ou 21 ans.Us atteignent le baccalauréat ès sciences à 24 ou 25 ans, c\u2019est-à-dire à l\u2019âge où, ailleurs, on procède au doctorat.Vu que l\u2019élaboration d\u2019une thèse les garderait à l\u2019université jusqu\u2019à l\u2019âge de 27 ou 28 ans, ils se contentent du baccalauréat; le souci de l\u2019indépendance, la hâte de gagner quelques piastres, et l\u2019âge biologique du mariage, les poussent à sacrifier une carrière académique plus complète.Sans vouloir faire la moindre critique de notre plan d\u2019enseignement secondaire, excellent dans son ensemble, il serait néanmoins souhaitable au point de vue national que nos jeunes gens arrivent à l\u2019université à l\u2019âge de dix-huit ans environ.Ce disant, je ne fais que constater un fait et ses énormes répercussions sur le plan universitaire et industriel, mais il appartient à d\u2019autres de trouver une solution pratique à ce problème, sans pour cela nuire à la valeur incontestable de la formation classique.Supposons, pour un instant, que les jeunes chercheurs inondent nos écoles de recherches postgraduées.Que faut-il leur faire faire ?Quel travail leur proposer ?A priori, il y a deux types de recherches: la recherche scientifique pure et la recherche appliquée ou technique.En général, la recherche pure est réservée au climat universitaire, la recherche appliquée aux laboratoires industriels.En principe, la recherche pure doit jouir d\u2019une indépendance absolue et d\u2019une liberté complète.Les travaux qu\u2019elle poursuit sont essentiellement des œuvres de défrichement dans un domaine donné et nul ne peut dire où ils conduiront exactement.De ce point de vue, il convient donc de laisser les chercheurs à leurs 54 ANNALES DE L ACFAS problèmes, à leurs soucis, à leurs discussions et leurs passions, et cela sans douter un instant de leur probité professionnelle, sans cesser de leur faire confiance et sans prétendre que leur valeur se chiffre au nombre des publications qu\u2019ils auront fait paraître.Ainsi, je ne doute pas un instant de l'intérêt scientifique qu\u2019il y a à savoir que le pigment du poil de tel animal exotique appartient à telle ou telle classe de colorants naturels, et que tel ou tel nouveau composé organique dont le nom s\u2019étend sur deux ou trois lignes peut exister en deux modifications stéréoisomères.Mais il est néanmoins vrai que d\u2019autres s\u2019occupent à tirer profit de nos ressources naturelles pendant que nous déployons de louables efforts en sciences pures.Tout en acceptant d\u2019emblée le principe de la liberté individuelle, nous n\u2019avons tout de même pas le droit, comme citoyens d\u2019un pays qui a pratiquement perdu le contrôle de ses immenses richesses naturelles, de nous soustraire plus longtemps aux problèmes scientifiques relevant de notre propre économie nationale.Tout en accélérant et en multipliant les recherches pures partout où l\u2019équipement et la qualité du personnel le justifient, il est tout de même souhaitable que des légions de jeunes chercheurs suppléent à la carence de laboratoires dans nos petites industries rurales et urbaines, en s\u2019attaquant systématiquement à l\u2019étude théorique et pratique de milliers de problèmes se rapportant à la composition, aux propriétés, à l\u2019utilisation et à la transformation des produits de notre sol, de nos forêts, de notre sous-sol et de la mer.Le temps est venu d\u2019abattre avant tout certaines cloisons trop étanches entre les sciences pures et appliquées, cloisons qui rétrécissent l\u2019horizon général et empêchent une meilleure coordination des efforts individuels.Il faut, à tout prix, que l\u2019esprit d\u2019une efficace et fraternelle collaboration souffle partout.Dans notre course vers la conquête économique, le chercheur dans son laboratoire doit, aujourd\u2019hui plus que jamais, mettre de côté son individualisme traditionnel, sacrifier un peu de son esprit d\u2019indépendance et se prêter au travail d'équipe.Évidemment, notre régime de liberté, notre amour des initiatives individuelles peuvent sembler mal s\u2019adapter à l\u2019activité scientifique dirigée.Mais je ne crois vraiment pas qu\u2019il y ait incompatibilité entre l\u2019organisation du plan de recherche et l\u2019exécution de celle-ci.Au lieu de laisser les chercheurs s\u2019égarer parfois dans un fier isolement, au lieu de risquer des déboublements coûteux et stériles, au lieu de s\u2019ignorer souvent entre voisins, de travailler presque toujours en ordre dispersé et de courir après des problèmes impossibles ou d\u2019intérêt secondaire, ne vaudrait-il pas mieux de s\u2019attaquer d\u2019abord aux points les plus importants de notre système économique vers lesquels il serait plus profitable de faire converger nos efforts?Une telle volonté de collaboration nationale exige évidemment un organisme de direction, composé de savants de toutes les disciplines, d\u2019industriels et de techniciens de toutes les sphères de nos activités économiques.Son rôle essentiel serait de dresser le plan d\u2019ensemble des problèmes à étudier, de suggérer l\u2019orientation générale à donner à la recherche, d\u2019assurer une liaison souple entre compétences voisines pour le plus grand bien commun, de donner un coefficient d\u2019importance à chaque problème qui se présente et de le soumettre à certains chercheurs tout en tenant compte des facteurs purement humains.La nature de l\u2019homme, avec ses caprices, ses fantaisies, sa petite vanité et son esprit d'indépendance, mais aussi avec sa compétence, sa probité professionnelle et sa bonne volonté, assurerait ANNALES DE L ACFAS 55 toujours une bonne dose d\u2019individualisme même dans un cadre d\u2019action dirigée au profit de la patrie à tous.J\u2019ose affirmer que la troupe des chercheurs de l\u2019ACFAS forme justement une telle équipe disciplinée qui ne demande qu\u2019à travailler et à produire dans l\u2019ordre au service du pays qu\u2019ils aiment.Ils savent que les problèmes qui les attendent sont vastes, nombreux, urgents, et qu\u2019ils se renouvellent sans cesse.Ils les attendent avec courage et avec confiance en Dieu et la patrie.Lavoisier a été condamné à mort sous prétexte que la République n\u2019avait pas besoin de savants.Mesdames, messieurs, plus que jamais la Démocratie laurentienne a besoin de savants. B.RESUMES DES COMMUNICATIONS PRESENTEES Section I: CHIMIE 1.\t\u2014 Essais de pyrolyse de glycérides en phase pseudogazeuse.\u2014 Lucien PiCHe et Roger Desjardins.Des corps gras purs (tristéarine et trioléine) et complexes (huile de hareng) ont été soumis à l\u2019action de la chaleur aux températures comprises entre 350° et 600° C.dans un four d\u2019acier inoxydable ; les glycérides sont présentés à l\u2019état de suspension colloïdale gazeuse dans l\u2019azote ou la vapeur d\u2019eau.Des analyses détaillées des produits liquides et gazeux sont données et un mécanisme de la décomposition thermique est proposé.2.\t\u2014 Hydrolyse des glycérides en phase pseudo-vapeur: étude cinétique.\u2014 Lucien PicHé et Claude Allard.On a étudié la cinétique de réaction de la vapeur d\u2019eau surchauffée sur un triglycéride pur (tristéarate de glycéryle) présenté à l\u2019état de fines gouttelettes, à pression atmosphérique et à des températures comprises entre 300° et 400° C.Les courbes de vitesse de cette réaction sont données, ainsi qu\u2019une tentative d\u2019interprétation du mécanisme de cette forme de réaction héré-togène : celle d\u2019un gaz sur un globule liquide peu volatil.3.\t\u2014 Identification des acides gras par distillation fractionnée de leurs esters méthyliques.\u2014 Lucien PicHé et Gaston de Lamirande.Les esters méthyliques des acides gras purs, à nombre pair de carbones de C is à C i2, furent préparés en faisant refluer l\u2019acide avec quatre fois son poids d\u2019alcool méthylique et 2% d\u2019acide sulfurique.Les points d\u2019ébub lition de ces esters furent déterminés à une pression de 0.2 mm.de Hg.Le fractionnement de mélanges binaires et ternaires fut ensuite tenté, puis on passa à un mélange de composition inconnue.Les résultats se répétèrent à 1% près.Le tableau des points d\u2019ébullition ainsi que les résultats des divers fractionnements, sont donnés.4.\t\u2014 Nouvelle synthèse de lysine.\u2014 Roger Gaudry.Par hydrolyse acide, le dihydropyrane se transforme en
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.