Annales de l'A.C.F.A.S., 1 janvier 1949, 1949
[" ^ -fz eu* Volume 15 ; T> 1949 ANNALES DE l/ACFAS ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Sligt socitl MONTREAL, CANADA IMPORTANT! J^inlégxité du louMtiâàeux eât votre garantie Verrerie \"PYREX\u201d Verrerie \"KIMBLE\u201d Outillage \"PRECISION\u201d APPAREILS DE PHYSIQUE \"WELCH\u201d POMPES À VIDE \"DUO-SEAL\u201d CANADIAN LABORATORY SUPPLIES, LTD.403 ouest, rue Saint-Paul\tMONTRÉAL ANNALES DE L\u2019A CFA S \t MM ¦ 'ngJÇ \" - '¦ M.LÉON LORTIE président de l'Acfas pour l\u2019année 1948-49 Volume 15 ANNALES DE L'ACFAS ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES S lis* social : MONTREAL, CANADA Les Annales de l\u2019Acfas sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 2900, boulevard du mont Royal, Montréal 26, Canada.Le volume XV est sorti des presses le 10 octobre 1949. SOMMAIRE ?I.\tConseil d\u2019Administration de l\u2019Acfas pour l\u2019année 1948-1949.7 II.\tRapport du secrétaire général de l\u2019Acfas pour l\u2019exercice 1947-1948.8 III.\tRapports annuels des Sociétés affiliées1: Société de Biologie de Montréal.(1922,\t1924)\t13 Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des Jeunes Naturalistes.(1923, 1924)\t14 Société historique de Montréal.(1858,\t1924)\t14 Société linnéenne de Québec.(1929,\t1930)\t15 Société de Stomatologie de Québec.(1924, 1934)\t15 Société zoologique de Québec.(1932,\t1934)\t16 Société du Parler français au Canada.(1902, 1934)\t16 Institut de Chimie du Canada (section de Québec).(1934,\t1935)\t16 Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.(1931,\t1935)\t17 Société de Sylviculture de Québec.(1934, 1935)\t18 Société d\u2019Histoire naturelle de la Poca- tière.(1936,\t1936)\t19 Société agronomique de Sainte-Anne-de- la-Pocatière.(1935,\t1936)\t19 Société Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa (1929, 1936)\t20 Société historique de Joliette.(1929,\t1937)\t20 Société de Pédagogie de Montréal.(1938, 1938)\t20 Société de Médecine vétérinaire de la Province de Québec.(1938,\t1939)\t21 Société de Phtisiologie de Québec.(1938, 1939)\t21 Société historique de Rigaud.(1931,\t1940)\t21 Société de Géographie de Montréal.(1939, 1940)\t22 Société historique des Cantons de l\u2019Est.(1927, 1942)\t22 1 Ne figurent dans cette liste que les Sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1947 -48.Entre parenthèses, date de fondation et date d\u2019affiliation.On trouvera dans les annales de 1947 la liste complète des Sociétés qui un jour ou l\u2019autre ont fait partie de l\u2019Acfas. 6 ANNALES DE L\u2019ACFAS Société historique du Nouvel-Ontario.(1942, 1943) Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (centre de Québec).(1940,\t1944) Société des Études grecques de Québec.( 1944, 1945) Association des Psychologues du Québec.(1944, 1946) Société de Biologie de Québec.(1946,\t1946) Société de Chimie de Montréal.(1946,\t1947) Société de Mathématiques et de Physique de Montréal.(1946,\t1947) Société historique de Québec 1.(1948,\t1948) IV.\tCompte rendu général du seizième congrès.V.\tCommunications présentées au seizième congrès: Section I: Physique.Section II: Chimie.Section III: Minéralogie et Géologie.Section IV: Biologie générale.Section V: Entomologie.Section VI: Botanique.Section VII: Écologie.Section VIII: Agronomie.Section IX: Pédagogie, Géographie, Histoire.VI.\tLe président de l\u2019Acfas pour l\u2019année 1948-1949: M.Léon Lortie.Notes biographiques et bibliographiques.VII.\tRapport financier.Index des noms de personnes.23 23 24 24 24 25 25 25 27 48 54 64 73 86 94 115 136 157 161 172 174 1 Autrefois Société d\u2019Histoire régionale de Québec I.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE L\u2019ACFAS 1948-1949 Président.1er vice-président.2e vice-président.Président sortant.Membre fondateur Trésorier.Conseillers.Léon Lortie Lionel Daviault Ignace Brouillet Joseph Risi Victor Doré Wilbrod Bonin Jean Bruchési Lionel Lemay Cyrias Ouellet Louis-Paul Dugal Paul Koenig Rosaire Gingras Eugène Robillard Émile Jacques Lionel Lemay .Paul-Émile Auger Albert Courtemanche Secrétaire général.Secrétaire général adjoint Secrétaire adjoint. II.RAPPORT DU SECRETAIRE DE L'ACFAS GENERAL pour l'exercice 1947-1948 Aujourd\u2019hui, 11 octobre 1948, se termine la vingt-cinquième année de l\u2019Acfas.Conseil d\u2019Administration Le Conseil d\u2019Administration pour l\u2019exercice 1947-1948, en fonction depuis le 13 octobre 1947, comprenait: 'président: Joseph Risi ; 1er vice-président: Léon Lortie ; 2e vice-président: Lionel Daviault ; président sortant: Louis-Charles Simard ; membre fondateur: \\ ictor Doré; trésorier: Wilbrod Bonin; conseillers: Elphège Bois, Cyrias Ouellet, Louis-Paul Dugal, Jean Bruchési, Abel Gauthier, Jean-Louis Tremblay, Armand Frappier, Lionel Lemay; secrétaire général : Lionel Lemay; secrétaire général adjoint: Paul-Émile Auger; secrétaire adjoint: Albert Courte- MANCHE.Le conseil a tenu six réunions au cours de l\u2019année, dont trois à Montréal et trois à Québec.Comités Les comités suivants ont été formés par le Conseil: Comité d\u2019affiliation: Léon Lortie, Abel Gauthier, Pierre Dagenais.Comité de la médaille: Noël Mailloux, o.p., René Pomer-leau, Paul-A.Giguère.Comité des règlements: Cyrias Ouellet, Jean-Louis Tremblay, Lionel Daviault.Comité de publication des annales: Léon Lortie, Louis-Charles Simard, Wilbrod Bonin.Comités des bourses et octrois: Louis-Paul Dugal, Wilbrod Bonin, Abel Gauthier.Comité de la bibliothèque: Léon Lortie, Pierre Dansereau> Raymond Tanghe; adjoint: Jacques Rousseau. 9 ANNALES DE l\u2019aCFAS Règlements L\u2019honorable Secrétaire de la Province, sur la recommandation de l\u2019Assistant-procureur général, a approuvé, le 4 décembre 1947, la refonte des règlements de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., adoptée à l\u2019assemblée générale du 13 octobre 1947, conformément aux dispositions de l\u2019article 225 de la Loi des compagnies de Québec (S.R.Q., 1941, chapitre 276), telles que modifiées par 10 George VI, chapitre 20, article 5.L\u2019avis de cette approbation a été publié dans la Gazette officielle de Québec, le 27 décembre 1947, tome 79, no 52.Conférences Vingt-sept conférences ont été données sous les auspices de l\u2019Acfas: 5\tnov.1947 (Quebec).\u2014 Jean Lecomte: Le spectre infrarouge: ses applications en photographie et en biologie.6\tnov.1947 (Montréal).\u2014 Jean Lecomte: Le spectre infrarouge: ses applications en photographie et en biologie.7\tnov.1947 (Montréal).\u2014Jean Lecomte: U analyse chimique par voie spectrographique infra-rouge.7 nov.1947 (Montréal).\u2014 Jean Lecomte: La théorie des vibrations moléculaires.17 nov.1947 (Montréal).\u2014 Pierre Dansereau: La forêt: sa distribution dans le monde.20 nov.1947 (Québec).\u2014 Pierre Bricout: Les applications nouvelles du Radar.24 nov.1947 (Montréal).\u2014 Marcel Raymond: Les essences forestières.1er déc.1947 (Montréal).\u2014 Roger Gauthire: L\u2019arbre: sa structure et sa forme.3 déc.1947 (Montréal).\u2014 Léopold Infeld: Les idées modernes sur la structure du monde.\tP*.10 déc.1947 (Québec).\u2014 Oleg Yadoff: L\u2019œuvre et la vie de Louis de Broglie.15 déc.1947 (Montréal).\u2014 René Pomerleau: Les maladies de la forêt.12 janv.1948 (Montréal).\u2014 Marcel Cailloux: Circulation de la sève.15 janv.1948 (Québec).\u2014 André Latreille: A quoi sert l\u2019histoire.Histoire et culture humaniste. 10 ANNALES DE l\u2019aCFAS 19 janv.1948 (Montréal).\u2014 Aurey Blain: La génétique forestière.26\tjanv.1948 (Montréal).\u2014 Jacques Rousseau: La foret et l\u2019Indien.2\tfév.1948 (Montréal).\u2014 Joseph Risi: Conversion chimique des produits forestiers.9 fév.1948 (Montréal).\u2014 Philippe Montpetit: L\u2019utilisation chimique de la forêt.23\tfév.1948 (Montréal).\u2014 Roland Deschamps: Le reboisement de la forêt.24\tfév.1948 (Montréal).\u2014 Stanley A.Caïn: Les types de végétation de VAmérique du Nord.27\tfév.1948 (Québec).\u2014 Gustave Prévost: La truite mouchetée et son milieu.1er mars 1948 (Montréal).\u2014 Lionel Daviault: Les insectes de la forêt.3\tmars 1948 (Montréal).\u2014 Georges Préfont aine: Bêtes et paysages de l\u2019Alaska.5 mars 1948 (Montréal).\u2014 Arnaud Denjoy: Évolution de la pensée chez les grands mathématiciens.8\tmars 1948 (Montréal).\u2014 Henri Kieffer: La protection contre les incendies forestiers.9\tmars 1948 (Québec).\u2014 Arnaud Denjoy: Les comportements de la pensée chez les mathématiciens.18 mars 1948 (Québec).\u2014 J.-A.Retty: La géologie des gîtes de fer de la région de Québec-Labrador.12 avril 1948 (Sainte-Anne-de-la-Pocatière).\u2014 Georges Pré-fontaine: L\u2019otarie à fourrure de l\u2019Alaska.Douze de ces conférences ont été données sous les auspices conjointes de l\u2019Acfas et de la Société de Biologie de Montréal.Octrois Des règlements se rapportant aux octrois accordés par l\u2019Acfas pour fin d\u2019étude et de séjour dans des laboratoires à l\u2019étranger ont été adoptés au cours de l\u2019année.Ces règlements ont été publiés dans le quatorzième Volume des annales, page 103.Sept octrois ont été décernés aux personnes suivantes: MM.Florent Depocas, études en chimie biologique à l\u2019Université de Chicago; Maurice L\u2019Abbé, études en mathématiques à l\u2019Université Princeton; Jean Lefaivre, études en physique à l\u2019Université ANNALES DE l\u2019aCFAS 11 du Michigan; Robert Raymond, études en biologie marine à l\u2019Uni-versité de Copenhague; Louis Poirier, études en ncuroanatomie humaine à l\u2019Université du Michigan; François Munier, études en mathématiques à l\u2019Université Brown.Un octroi a été accordé à la Revue canadienne de Biologie pour la publication d\u2019une étude sur les terminaisons nerveuses par René Couteaux.Prix de VA cfas Les prix offerts par l\u2019Acfas pour encourager l\u2019étude des sciences ont été décernés aux étudiants suivants: Robert Harrisson, Faculté d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière; Guiy Lamothe, École Polytechnique, Montréal; Gilles Lasnier, Institut Agricole d\u2019Oka; Pierre Claveau, Faculté des Sciences, Laval; Yvon Perron, Faculté des Sciences, Montréal; William Joseph Kelly, Faculté des Sciences, Ottawa.Deux prix de $25.00 chacun, destinés à l\u2019élève qui obtient le meilleur succès en sciences au baccalauréat ès arts de Laval et de Montréal, ont été créés par l\u2019Acfas.Ces prix ont été mérités par M.Yvon GaudrauLt, du Séminaire de Chicoutimi, et par M.Jean-Guy Hévey, du Séminaire de Saint-Hyacinthe.Médaille de V A cf as La Médaille de l\u2019Acfas, frappée à l\u2019effigie de Léo Pariseau, a été décernée en 1948 à M.Léo Marion, du laboratoire de chimie du Conseil National des Recherches à Ottawa et professeur auxiliaire à l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Université de Montréal.Annales de VAcfas Le quatorzième volume des annales, tiré à 1,400 exemplaires, est sorti des presses le 10 septembre 1948.Le discours présidentiel prononcé par M.Louis-Charles Simard lors de la séance d\u2019ouverture du congrès de 1947 a été publié dans l\u2019Action Universitaire et reproduit dans les Annales.Quatre cents exemplaires de ce discours ont été distribués par les soins de l\u2019Acfas sous forme de tirés-à-part.Afin d\u2019assurer aux Annales une plus grande valeur comme publication scientifique, il a été décidé d\u2019allouer dorénavant à chaque communication deux pages complètes.De plus, il sera possible aux auteurs d\u2019obtenir des tirés-à-part de leurs communications en s\u2019adressant personnellement à l\u2019éditeur. 12 ANNALES DE L\u2019ACFAS Symposium 1947 Les textes des rapporteurs aux symposiums tenus lors du congrès de 1947 ont été publiés in extenso dans les Documents de l\u2019École de Pédagogie et l\u2019Institut d\u2019Orientation de l\u2019Université Laval.L\u2019Acfas en a retenu cinq cents exemplaires, qui ont été distribués en même temps que les Annales.Bibliothèque de l\u2019Acfas Des dispositions ont été prises pour que la bibliothèque de l\u2019Acfas, actuellement logée au Jardin botanique de Montréal, soit déménagée à la bibliothèque centrale de l\u2019Université de Montréal.Délégués de l\u2019Acfas Ont été délégués pour représenter l\u2019Acfas au cours de l\u2019été 1948: Dr Pierre Masson, au congrès de l\u2019Association française pour l\u2019Avancement des Sciences, à Genève; abbé J.-W.Laverdière, au congrès international de Géologie, à Brighton, Angleterre; abbé Robert Dolbec, au congrès international de Zoologie, à Paris.Rapports des sociétés affiliées \\ ingt-trois sociétés affiliées ont remis leur rapport annuel au secrétariat avant le congrès et sont de ce fait autorisées à avoir des délégués à l\u2019assemblée générale.Congrès 1948 Lors de la dernière assemblée générale, il avait été proposé de tenir le congrès de 1948 à Ottawa.Toutefois, le Conseil de l\u2019Acfas n\u2019a pas cru devoir accepter cette proposition vu que l\u2019Université d\u2019Ottawa célèbre son centenaire à la mi-octobre, et que l\u2019organisation de notre congrès dans cette ville, à cette époque, présentait des difficultés.Il fut donc décidé de suivre la coutume et de tenir le seizième congrès de l\u2019Acfas à Québec, les 10 et 11 octobre.Cent quatre-vingt-dix-huit personnes se sont inscrites au présent congrès.Outre un symposium sur l\u2019enseignement universitaire des sciences, cent trente communications ont été présentées.Un résumé de ces communications sous forme polycopiée a été distribué aux congressistes lors de l\u2019inscription.Le secrétaire général, Lionel Lemay. III.RAPPORT DES SOCIETES AFFILIEES 1.Société de Biologie de Montréal Conseil élu le 10 fév.1948: présA.Frappier; 1er v.-prés.: E.Robillard; IF v.-prés.: H.Prat; sec.-trés.: V.Fredette; cons.: R.Barré, J.-L.Riopelle.Effectif: 101 membres actifs, dont 93 titulaires et 8 associés.Au cours de 1947-48, il y eut sept réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 21 oct.1947.\u2014A.-R.Prévôt et J.Taffanel: Nouvelles recherches sur la production d\u2019acétylméthylcarbinol par les bactéries anaérobies.H.Selye: Acquisitions récentes au sujet du rein endocrinien.18\tnov.1947.\u2014A.-R.Prévôt et M.Weislitz: Étude des anaérobies isolés de fermentations butyriques par levains pasteurisés.P.Haour: Inhibition de certains effets morphogènes du stillbœstrol par stéroïdes.16\tdéc.1947.\u2014E.Lalonde et M.Fréchette: Méthode rapide de diagnostic de la grossesse.F.Seguin: Influence de Vhormone mâle sur la consommation volontaire de la caséine.10 fév.1948.\u2014 G.Prévost: Effets du DDT sur la larve de Simulium (mouche noire).5 avril 1948.\u2014J.-M.Desranleau: Quelques essais de traitement de la typhoïde par le polyphage antityphique Vi.A.Frappier et R.Guy: Allergie infra-tuberculinique chez l\u2019homme; sa recherche par une épreuve de scarification à travers une émulsion de BCG vivant.20 avril 1948.\u2014 C.Faribault et P.Haour: Étude des lésions cérébrales chez le rat produites par l\u2019acétate de decoxycartistérone à haute dose.R.de Grandpré, P.Dontigny et J.Leduc: Influence des hydrolysats de protéines sur la production des néphroscléroses et d\u2019hypertension par des préparations de lobes antérieurs d\u2019hyperpophyse.25\tmai 1948.\u2014 G.Masson et F.Seguin: Pharmacologie des lactones stéroïdes: effets de Visoandrololactone et de Vétiochlolanolactone sur le système endocrinien.P.-S.Timiras: Influence de l\u2019âge sur la réaction de l\u2019hypophyse et des surrénales aux folliculoïdes.Conférences publiques: Ces conférences ont été données à l\u2019Heure de Biologie sous les auspices conjointes de l\u2019Acfas et de la Société de Biologie.17\tnov.1947.\u2014P.Dansereau: La Forêt: de sa distribution dans le monde.24 nov.1947.\u2014 M.Raymond: Les essences forestières.1er déc.1947.\u2014 R.Gauthier: L\u2019arbre: sa structure et sa forme.15 déc.1947.\u2014 R.Pomerleau: Les maladies de la forêt.12 janv.1948.\u2014M.Cailloux: Circulation de la sève.19\tjanv.1948.\u2014A.Blain: La génétique forestière.26\tjanv.1948.\u2014J.Rousseau: La forêt et l\u2019Indien.2 fév.1948.\u2014J.Risi: Conversion chimique des produits forestiers.9 fév.1948.\u2014 P.Montpetit: L\u2019utilisation chimique de la forêt. 14 ANNALES DE L ACFAS 23\tfév.1948.\u2014 R.Deschamps Le reboisement de la forêt.1er mars 1948.\u2014 L.Daviault: Les insectes de la forêt.8 mars 1948.\u2014 H.Kieffer: La protection contre les incendies forestiers.Initiatives diverses: Réunion spéciale pour le Dr Houssaye, Prix Nobel 1947.Publications: Comptes rendus des séances dans la Revue canadienne de Biologie.2.Société canadienne d\u2019Histoire naturelle et Cercles des Jeunes Naturalistes Conseil élu le 18 fév.1948: prés.: J.Rousseau; v.-prés.: G.Prévost; anc.prés.: H.Prat, M.Cailloux, J.Labarre; sec.: S.Vincent; sec.adj.: M.Gauvreau; très.: E.Rouleau; cons.: A.Courtemanche, P.Lemonde, B.Brouillette, Y.Dorion; dir.des C.J.N.: abbé O.Fournier.Effectif: 67 membres à vie; 408 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut six séances publiques.Conférences publiques: 30 oct.1947.\u2014J.Rousseau: Un naturaliste canadien au Mexique.3 déc.1947.\u2014 L.Bourque: L'écologie et l\u2019horticulture potagère.18 fév.1948.\u2014H.Prat: L\u2019homme et le sol.24\tmars 1948.\u2014 G.Prévost: L'achigan et son milieu.28 avril 1948.\u2014 P.Dansereau : La végétation du sud-est brésilien.2 juin 1948.\u2014 F.Guertin: Journée de vacances (film).Initiatives diverses: Participation des C.J.N.à l\u2019exposition provinciale de Québec (sept.1947).Deux séries de concours pour les C.J.N.(sept, et oct.1947).Nomination, pour chaque province d\u2019une communauté qui compte au moins dix cercles, d\u2019un coordonnateur des C.J.N.Journée des coordonnateurs à l\u2019Université de Montréal (18 oct.1947).Cours de vacances pour les directeurs des C.J.N.: à l\u2019Université Laval, Québec, du 21 juin au 14 juillet 1948; à l\u2019Université de Montréal et au Jardin botanique de Montréal, du 19 juillet au 14 août 1948.Publications: Abbé O.Fournier: Rapport annuel des C.J.N.pour l\u2019année 1947.Tracts de la Bibliothèque des Jeunes Naturalistes: abbé O.Fournier: Les crins de cheval (no 88) ; Père Pinchon: La nature martiniquaise (no 89) ;V.Legendre: Les Salmonidés (no 90); Aims and Organization of the C.J.N.(No.la).En collaboration: Manuel des C.J.N.3.Société historique de Montréal Conseil élu le 28 janv.1948: prés.: Mgr O.Maurault, p.s.s., P.D.; v.-prés.: A.Beaugrand-Champagne; sec.: J.-J.Lefebvre; très.: G.Derome; bibliot.: L.-P.Desrosiers; cons.: chan.L.Groulx, A.Ferland-Angers, G.Frégault, T.Charland, o.p.Effectif: 155 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut neuf réunions du conseil et neuf assemblées régulières.\t ANNALES DE L ACFAS 15 Travaux présentés: 30\tsept.1947.\u2014 Chan.L.Groulx: Correspondance inédite de Mgr Adélard Langevin avec le colonel Audet.28 oct.1947.\u2014 E.Stucker: L\u2019île Sainte-Hélène.25\tnov.1947.\u2014 P.-J.-O.Boucher: Nos cent cinquante noms les plus fréquents.16 déc.1947.\u2014 G.Lanctôt: Le régime municipal de la Nouvelle-France.28 janv.1948.\u2014E.Falardeau: L\u2019œuvre de E.-Z.Massicotte aux Archives.25\tfév.1948.\u2014 Remise de la médaille de l\u2019année.31\tmars 1948.\u2014 R.Séguin: Historique de la seigneurie de Nigaud.28 avril 1948.\u2014 Hon.E.Fabre-Surveyer: Les seigneurs Cuthbert de Berthier.26\tmai 1948.\u2014 R.Charland, o.p.: L\u2019affaire Brasseur de Bourbourg.4.Société linnéenne de Québec Conseil élu le 29 oct.1947: prés.: P.Lagloire; v.-prés.: L.Daviault; sec.-trés.: H.-E.Corbeil; cons.: D.Gauvin, abbé R.Dolbec, R.Pomerleau.Effectif: 1 membre à vie; 75 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travau x présen tés : 21 nov.1947.\u2014 Abbé J.-W.Laverdière: Le fossile de Daveluyville.16 janv.1948.\u2014D.Gauvin: Les infiniment petits au service de l\u2019homme.R.Cayouette: Une plante de la famille des Lythracées.P.Genest: Les antibiotes.15\tfév.1948.\u2014L.-J.Simard: A la ferme-école provinciale d\u2019animaux à fourrure de Courville.27\tfév.1948.\u2014G.Prévost: La truite mouchetée et son milieu.16\tavril 1948.\u2014 V.D.Vladikov: Recherches sur les poissons de valeur commerciale de l\u2019estuaire du Saint-Laurent.Visite de l\u2019aquarium du laboratoire provincial des pêcheries maritimes.29 sept.1948.\u2014F.Rasetti: Un géologue dans les Rocheuses.5.Société de Stomatologie de Québec Conseil élu le 28 mai 1948: prés.: V.Plamondon; v.-prés.: J.Hamel; sec.-trés.: L.Bernier; assist.-sec.: P.Leahy; archiv.: G.Lepage; bibliot.: R.Huot.Effectif: 56 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 26 août 1947.\u2014H.J.Kauffer: Insensibilisation de la dentine pour la préparation des cavités.20 nov.1947.\u2014 L.Bernier: La mécanothérapie dentofaciale.16 déc.1947.\u2014P.Hamel: Rapport du congrès Greater New York Dental Meeting.V.Plamondon: Rapport des séances de VAmerican Academy of Dental Medecine.5 fév.1948.\u2014G.de Montigny: Étude radiologique des lésions osseuses des maxillaires. 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS 11\tmars 1948.\u2014 C.Godin: La conservation de notre capital-santé.12\tavril 1948.\u2014 Visite des Drs J.K.Carver et Don W.Gullett, président et secrétaire de l\u2019Association dentaire canadienne.Il fut question de l\u2019assurance-groupe, de l\u2019éducation dentaire, des relations internationales et de l\u2019hygiène dentaire.6.\tSociété zoologique de Québec Conseil élu le 19 nov.1947: prés.: J.-L.Tremblay; v.-prés.: L.-P.Audet; sec.: J.-A.Brassard; sec.adj.: R.Bernard; très.: J.-P.Roy; dir.: S.Brassard, B.Castonguay, W.Corrivault, L.Daviault, abbé R.Dolbec, L.-P.Dugal, R.C.Hastings, C.Frémont, L.-P.Gagnon, G.Gauthier, M.Gilbert, J.-E.La-forest, G.Maheux, C.Melançon, G.Préfontaine, D.Potvin, F.-E.Mathieu, V.Plamondon, G.Prévost, P.Rainville, L.-A.Richard, J.-A.Roy, J.Vandal, P.Jobin, M.Giroux.Effectif: 66 membres à vie; 251 membres actifs; 6 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut neuf réunions d\u2019étude.Initiatives diverses: Plans et devis du futur aquarium du Jardin zoologique de Québec.Publications: Les Carnets de la Société zoologique de Québec; Les Soirées zoologiques.7.\tSociété du Parler français au Canada Conseil pour 1947-48: prés, d\u2019hon.: Mgr F.Vandry, P.D.; prés.: A.Langlais; v.-prés.: L.Lacourcière; sec.: abbé A.Maheux; sec.adj.: P.-H.Lamarre; très.: chan.M.Laliberté; dir.: abbé P.-E.Gosselin, R.Blanchet, abbé L.Talbot, abbé G.Dumouchel, A.Pouliot, O.-J.Desaulniers, P.Deschamps, c.s.v., R.Valin.Effectif: 1,500 membres actifs.Au cours de 1947-48, il n\u2019y eut qu\u2019une seule réunion.Travaux présentés: 25 fév.1948.\u2014P.Deschamps, c.s.v.: La langue française et la pédagogie.H.Charbonneau: L\u2019odyssée d\u2019un vieux verbe.8.\tInstitut de Chimie du Canada (section de Québec) Conseil élu le 10 mai 1948: prés.: P.L\u2019Écuyer; v.-prés.: W.B.Littler; sec.-trés.: C.Hébert.Effectif: 65 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut huit réunions.Travaux présentés: 23 oct.1947.\u2014 C.Ouellet: Recherches récentes sur la synthèse chlorophyllienne.18\tnov.1947.\u2014 G.Benson: Industrial Acetylene Chemistry.16 déc.1947.\u2014 J.A.Campbell: The Chemistry and Physiology of the Vitamins.29 janv.1948.\u2014 R.S.Jane: The Patent Monopoly in the Chemical Industry.19\tfév.1948.\u2014L.J.Sheps: Detergents in Textile Processing.11 mars 1948.\u2014E.Bois: Forum sur les enzymes.10 mai 1948.\u2014 Réunion générale.Présentation de films. ANNALES DE L ACFAS 17 S Initiatives diverses: Démarches multiples pour faire inclure les chimiste professionnels dans la liste des fonctions visées aux chapitres 262 à 275 des Statuts refondus de la province de Québec, 1941.9.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec Conseil élu le 16 janv.1948: prés.: J.-L.Petitclerc; v.-prés.: D.Lapointe; sec.: P.Richard; très.: S.LeBlond; dir.: E.Gaumond, J.-E.Morin, C.-A.Martin.Effectif: 143 membres actifs; 4 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut quinze réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 19 sept.1947.\u2014L.-N.Larochelle: Un cas de sclérodermie.R.Lessard: Ostéome ostéoide: considérations cliniques, radiologiques et pathologiques.F.Roy et J.Turcot: Gastrectomie totale.A.Bédard: Épithélioma du bassinet dans un rein en fer à cheval.E.Gaumond: Traitement et guérison de la syphilis par le bismuth.\u20223 oct.1947.\u2014C.-A.Martin et L.-H.Lemieux: Hypertension artérielle et électro-choc.G.-H.Larue, P.Michel et G.Paradis: Malformations congénitales (jnicromélie et macromélie).M.Samson et L.Patry: Maladie de Recklinghausen.Présentation de malades et observations anatomo-cliniques.S.Caron: Démence artério-scléreuse chez un homme de cinquante-neuf ans.C.-A.Martin: Fatigue et foie de veau.17 oct.1947.\u2014F.Trempe et W.Caron: Traumatismes abdominaux.F.Gagnon, H.de Saint-Victor, P.de Saint-Victor et L.Cayer: Lever précoce en gynécologie et obstétrique.Rapport préliminaire: présentation de malades et projection d\u2019un film.H.Pichette et J.Audet: Ptosis et lagophtalmie.R.Lemieux et A.Martel: Obésité de la puberté.O.Frenette, J.Hallé et R.Vaillancourt: Corps étrangers endo-bronchiques.7 nov.1947.\u2014 L.Rousseau et C.-H.Dorval: Quelques considérations sur le pneumopéritoine.L.Rousseau: Lobectomie pour bronchiectasies.R.Desmeules et J.-P.Roger: Emphysème sous-cutané généralisé d\u2019origine traumatique.J.-P.Roger et J.-M.Lemieux: Plaies thoraco-pulmonaires.R.Desmeules et P.Richard: Associations collapsothérapiques dans la tuberculose pulmonaire.21 nov.1947.\u2014S.LeBlond, L.Tremblay et R.Dunne: A propos d\u2019un cas de leucémie aleucémique.B.Paradis: Transfusions sanguines.C.Gauthier: Steliectomies.J.-L.Petitclerc: Analyse de quelques cas de vagotomie.5 déc.1947.\u2014A.Jolicœur: Quelques nouveautés en chirurgie.F.Trempe: Indications et résidtats actuels de la ligature-résection de la saphène interne.R.Desmeules, L.Rousseau, P.Richard et C.-H.Dorval: Traitement de différentes formes de tuberculose non-cutanée par la vitamine D2.19.déc.1947.\u2014F.-X.Demers: Utilisation de fascia et prolapsus chez les hystérectomisées.H.Laliberté et M.Vachon: Infarctus du myocarde et cholestérol.Rapport préliminaire.A.Petigrew: Corps étrangers de l\u2019estomac.De la B.Fortier: La diarrhée épidémique des nouveau-nés.C.-A.Gauthier: Un nouveau médicament anticonvulsif.Essai clinique et rapport préliminaire.16 janv.1948.\u2014F.Gagnon: Contribution à l\u2019étude de l\u2019étiologie et de la prévention du cancer du col utérin. 18 ANNALES DE L ACFAS 23 janv.1948.\u2014P.Fugère: Autosclérose, surdité et fenestration.M.Guay: Association du diabète insipide et du diabète sucré.J.-L.Larochelle, L.-P.Roy: Considérations sur les tumeurs osseuses.E.Samson: L\u2019emploi des greffes cutanées dans l\u2019iléostomie.A.Simard: Contribution inédite à la chirurgie de la prostate.6\tfév.1948.\u2014 G.-H.Larue et G.Paradis: Chorée chronique héréditaire de Huntington.A.Pelletier et L.Bouigoin: Hyperostose frontale interne (syndrome extra-pyramidal et état démentiel).J.Sirois: La lobotomie frontale (travail préliminaire).S.Caron, C.-A.Martin et L.Lemieux: Thérapeutique hormonale des psychoses.E.Gaumond: Xeroderma pigmendosum (film et présentation de malades).29 fév.1948.\u2014 M.Langlois, R.Thibodeau et J.-M.Delâge: Leucémie myéloïde subaiguë avec ulcérations intestinales chez une enfant de deux ans.O.Frenette, J.Hallé et J.-R.Vaillancourt: Corps végétaux endobronchiques: complications pulmonaires.R.Lemieux, J.-E.Perron et H.Nadeau: Cirrhose pigmentaire et syndrome de Milkmann-Debray-Looser.4 mars 1948.\u2014 M.Delâge: Quelques cas d\u2019ostéo-arthrite de la colonne traités par la physiothérapie.B.Paradis: Anesthésie rachidienne régionale.P.-E.Côté: Pancréas lithogène.J.-L.Larochelle: Considérations sur un cas d\u2019arthroplastie de la hanche avec coupe de vitalium.19 mars 1948.\u2014E.Morin et R.Dunne: Une anémie.D.Lapointe: La pénicilline orale comme traitement des staphylodermies du nourrisson.F.Letarte: Traitement de l\u2019adénoïdiie récidivante.E.Deschênes: Modifications sérologiques quantitatives et qualitatives dans le traitement de la syphilis congénitale par la pénicilline.R.Simard : Sur un cas d\u2019amastie.9\tavril 1948.\u2014 J.Hallé et A.Pothier: Bronchoscopie segmentaire: quelques indications cliniques et thérapeutiques.L.Rousseau: Quatre observations de tumeurs thoraciques.M.Giroux: Vitamine D2 et tuberculose expérimentale du cobaye.J.Gosselin: Fractures minimes des corps vertébraux.16 avril 1948.\u2014H.Beaudet: Un cas de bronchiectasies.M.Turcotte: Syndrome de Pel-Ebstein.J.Sirois: Hernie discale de la région cervicale.A.Pouliot: Forme grave de l\u2019ostéopsathyrose.Publications: Laval Médical.10.Société de Sylviculture de Québec Conseil élu le 28 janv.1948: prés.: R.Deschamps; v.-prês.: L.-de-G.Dubois; sec.: L.Mercier; dir.: J.Smith, J.Duguay, A.Linteau.Effectif: 190 membres titulaires; 215 membres actifs; 25 membres adhérents.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 14 janv.1948.\u2014R.Martineau: Dépérissement du Bouleau et du Merisier.28 janv.1948.\u2014 Forum et films.11 fév.1948.\u2014L.-P.Amiot: Nouveaux préservatifs du bois.10\tmars 1948.\u2014 G.Ray: Régénération des forêts du Canada.7\tavril 1948.\u2014Abbé G.Bossé: Programme humanitaire d\u2019embellisement et d\u2019urbanisme.21 avril 1948.\u2014 G.Castonguay: Des communications par la radio en forêt. ANNALES DE L\u2019ACFAS 19 11.Société d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière Conseil élu le 16 janv.1948: près.: E.Campagna; v.-prés.: B.Forest; sec.: H.Généreux; dir.: R.Cloutier, A.Alarie.Effectif: 1 membre à vie; 40 membres actifs; 2 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut quatre réunions d\u2019étude et deux séances publiques.Travaux présentés: 12 déc.1947.\u2014Abbé R.Tanguay: La mouette blanche.A.Payette: Vers l\u2019inconnu en mycologie.E.Campagna et R.Paquin: Récits de l\u2019excursion de la section est de la Botanical Society of America.16 janv.1948.\u2014 R.Cloutier: La culture des champignons à domicile.A.Alarie: Le bain d\u2019un Pic minule.L.Dessurault: Description des techniques utilisées au Wisconsin pour améliorer le maïs.20 fév.1948.\u2014Fr.M.Mercier: Description des couleuvres.B.Forest: Une variété de pomme riche en vitamine C, la Calville blanche.Abbé R.Bélanger: Les petites chutes de la riviere Ouelle.19 mars 1948.\u2014Abbé R.Tanguay: Le Morillon à collier.J.-L.Dionne: Essai de monographie physique du comté de Drummond.Conférences publiques: 12 avril 1948.\u2014 G Préfontaine: L\u2019otarie à fourrure de l\u2019Alaska.11 mai 1948.\u2014 Comm.L.Beaugé: Coup d\u2019œil sur le Saint-Laurent.Initiatives diverses: De février à mai 1948, quinze causeries radiophoniques consacrées exclusivement à l\u2019histoire naturelle régionale ont été transmises par le poste CHCB de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.Le texte de ces causeries, publié dans la \u201cGazette des Campagnes\u201d et reproduit grâce à un don substantiel des Fêtes Champêtres du Bas Saint-Laurent, sera gracieusement distribué dans la plupart des écoles primaires des comtés de L\u2019Islet, Montmagny, Ka-mouraska et Rivière-du-Loup.lia Société se propose de faire prochainement l\u2019inventaire des ressources naturelles de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et des environs.L\u2019Acfas nous a permis d\u2019inviter, en avril dernier, un conférencier de marque, le Dr Georges Préfontaine, directeur de l\u2019Institut de Biologie générale et de Zoologie de l\u2019Université de Montréal.12.Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière Conseil élu le 27 mai 1948: prés.: A.Scott; v.-prés.: B.Forest; sec.-trés.: B.Rochefort; dir.: F.Champagne, L.Laplante, R.-O.Lachance, H.Généreux; vérif.: E.Caron.Effectif: 55 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut huit réunions d\u2019étude, dont six ont été consacrées à la préparation d\u2019un symposium sur les sols.Travaux présentés: 27 sept.1947.\u2014J.-M.Fontaine: L\u2019agronomie en Alberta.27 avril 1948.\u2014A.Mailloux: La pédologie, science du sol. 20 ANNALES DE l\u2019aCFAS Initiatives diverses: Souscription de $25.00 pour une bourse à un jeune agriculteur.Les membres de la Société ont pris une part active au symposium sur les sols tenu au congrès général de la Corporation des Agronomes en juin à Granby.13.\tSociété Thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa Conseil élu pour l\u2019année 1948^49: prés.: P.-E.Vadeboncœur, c.ss.r.; v.-prés.: A.Riaud, c.s.sp.; sec.: G.Carrière, o.m.i.Effectif: 115 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut trois réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 23 nov.1947.\u2014 R.Ostiguy, o.m.i.: Relations du droit et de la loi.25janv.1948.\u2014S.-M.Pierre, o.p.: La systématisation traditionnelle du mariage et la théorie du Dr Herbert Doms.22\tfév.1948.\u2014 E.Marcotte, o.m.i.: Les conditions de licéité du volontaire indirect.Initiatives diverses: Affiliation à la Fédération internationale des Sociétés de Philosophie, Paris, France.Publications: R.Ostiguy, o.m.i.: Les relations du droit et de la loi.Revue de l\u2019Université d\u2019Ottawa, 18 (1) :63*-73*, 1948.14.\tSociété historique de Joliette Conseil élu le 25 mars 1948: prés.: Sir J.-M.Tellier; v.-prés.: chan.L.-P.Lamarche; sec.: abbé O.Valois; archiv.: abbé R.Bounadère.Effectif: 34 membres à vie.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 23\toct.1947.\u2014 Abbé O.Valois: Dr.Peter Charles Lædel.20 nov.1947.\u2014Abbé O.Valois: Les marchés de Joliette.Initiatives diverses: Interventions à propos du choix des noms des rues de la ville de Joliette.Archives fortement enrichies au cours de l\u2019année à l\u2019occasion des centenaires de l\u2019arrivée des Clercs de Saint-Viateur, de la fondation du[Séminaire de Joliette et de la fondation du Collège de Berthier.15.\tSociété de Pédagogie de Montréal Conseil élu le 20 sept.1947: prés.: Fr.Georges-Marie, i.c.; v.-prés.: Sr Jean-de-Marie; sec.-três.: B.Paré; sec.-trés.adj.: E.Ducharme; cons.: P.L\u2019Archevêque, J.-D.Ducharne, Sr Marie-Claire-de-l\u2019Eucharistie, C.Rouleau, Fr.B.Laurier, c.s.v., Fr.Donatien, i.c.Effectif: 72 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 18 oct.1947.\u2014 Abbé I.Lussier: L\u2019enseignement de la religion.15 nov.1947.\u2014 Abbé I.Lussier: L\u2019enseignement de la religion.17 janv.1948.\u2014 P.Dagenais: L\u2019enseignement de la géographie. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t21 14 fév.1948.\u2014E.Guité: L'enseignement de l\u2019hygiène.20 mars 1948.\u2014 E.Westcott: L\u2019enseignement de l\u2019anglais.24\tavril 1948.\u2014Fr.Eusèbe, s.c.: L\u2019enseignement du dessin.Initiatives diverses: Célébration du dixième anniversaire de la Société, le 20 septembre 1947, à l\u2019occasion de la réunion générale annuelle: publication d\u2019un numéro-souvenir contenant le résumé de toutes les activités de la Société depuis sa fondation et conférence du Fr.Georges, e.c.sur Le rayonnement de la Société de Pédagogie.Avant chaque réunion mensuelle, une lettre circulaire a été adressée aux écoles de la Commission des Écoles catholiques de Montréal pour inviter le personnel enseignant à assister aux conférences.Publications: La Société a publié quatre numéros de la troisième série du Bulletin de la Société de Pédagogie de Montréal.16.\tSociété de Médecine vétérinaire de la province de Québec Conseil élu le 27 s#ept.1947: -prés.: M.Clairmont; 1er v.-prés.: L.Brault; 2e v.-prés.: R.Filion; sec.- P.Marois; très.: H.Trudol.Effectif: 125 membres actifs; 3 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut trois réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 2 avril 1947.R.Filion: Études anatomo-pathologiques des mammites bovines.M.Panisset: Synopsis sur les listerelloses animales.L.-A.Gendreau: Rhinite infectieuse des porcs (histoires de cas).25\tjuin 1948.J.Denis: Le problème de l\u2019allergie.P.Villeneuve: Applications cliniques des œstrogènes.8 oct.1948.P.Genest: Le laboratoire au service du praticien.17.\tSociété de Phtisiologie de Québec Conseil élu le 9 nov.1947: prés.: H.Beaudoin; v.-prés.: G.Grégoire; sec.-trés.: P.Richard.Effectif: 44 membres actifs.Au cours de 1947^8, il y eut une réunion d\u2019étude.Travaux présentés: 4 oct.1947.\u2014 G.Grégoire, J.-E.Labrecque et M.Caron: Particularités de la tuberculose pulmonaire évolutive chez vingt prisonniers de Hong-Kong.L.Rousseau et C.-H.Dorval: Considérations sur le pneumo-péritoine.J.-E.Morin: La tuberculose aviaire.L.Doyle: Éducation, moyen de combattre la tuberculose.J.-A.Couillard et H.Gauthier: Vingt-quatre observations sur la streptomycine au sanatorium Saint-Georges, de Mont-Joli.R.Desmeules et P.Richard: Associations collapsothérapiques dans la tuberculose pulmonaire.Publications: Les travaux des membres de la Société sont généralement publiés dans le Laval Médical ou dans l\u2019Union Médicale du Canada.18.\tSociété historique de Rigaud Conseil élu le 4 déc.1947: prés.: A.Gauthier, c.s.v.; v.-prés.: H.Faubert, c.s.v.; sec.: L.-P.Lefebvre, c.s.v.; archiv.: L.Séguin.Effectif: 26 membres actifs; 2 membres honoraires. 22 ANNALES DE l\u2019aCFAS Au cours de 1947-48, il y eut trois réunions d\u2019études.Travaux présentés: 4 déc.1947.\u2014A.Harwood: Dominique Pambrum.Miles Macdonell.30 mars 1948.\u2014L.Séguin: L\u2019île aux Tourtres.1er juin 1948.\u2014Abbé G.Labrosse: Histoire de la paroisse de Saint-Eugène, Ontario.19.Société de Géographie de Montréal Conseil élu le 26 mars 1947: prés.: G.Aumont, p.s.s.; v.-prés.: P.Dagenais; sec.-trés.: B.Brouillette; cons.: L.-G.Morin, c.s.c., M.Grégoire, T.Boulanger, P.Dansereau.Effectif: 150 membres actifs, 1 membre honoraire.Au cours de 1947-48, il y eut trois réunions du conseil et neuf assemblées générales.Conférences publiques: 8\toct.1947.\u2014 J.Rousseau: Un naturaliste à Haiti.» 5 nov.1947.\u2014 B.Brouillette: Observations sur l\u2019école géographique française d\u2019après-guerre.19 nov.1947.\u2014R.P.Yvon: La vie grouillante et tourmentée des Hindous.3 déc.1947.\u2014T.Lloyd: Transportation and Travel in Western Greenland.14\tjanv.1948.\u2014 N.April: Les vergers de pommes et la fabrication du cidie dans le Québec.11\tfév.1948.\u2014 H.Prat: Le rôle de la forêt dans la civilisation méditerranéenne.3 mars 1948.\u2014 G.Préfontaine: Bêtes et paysages de l\u2019Alaska.5 mai 1948.\u2014 R.Garry: En avion de le mer de.Chine aux rivages de la Méditerranée.16 juin 1948.\u2014 P.Damour: La Société de Géographie de Lille.Initiatives diverses: Excursion sur le mont Royal en octobre 1947.(Voir compte rendu publié dans la Revue canadienne de Géographie, 1 (4) : 3-15.1947.) Organisation, en juin 1948, du voyage au Canada des membres de la Société de Géographie de Lille.Publications: Revue canadienne de Géographie.20.Société historique des Cantons de l\u2019Est Conseil élu le 8 avril 1947: prés.: Chan.N.Codère; 1er v.-prés.: A.C.Skinner; 2e v.-prés.: A.Deslauriers; sec., abbé M.O\u2019Bready; très.: G.Genest; dir.des études: abbé A.Gravel; archiv.: abbé H.Dubuc; cons.: W.Bradley, E.Lacroix, A.Cauchon, V.Olivier, abbé E.Gervais, L.Lavallée, L.Bachand.Effectif: 56 membres actifs, 4 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut sept réunions d\u2019étude.Travaux présen tés : 9\tfév.1948.\u2014Abbé A.Gravel: Attribution de Shipton à Elmer Cushing.15\tmars 1948.\u2014 G.Cloutier: Les débuts de Saint-Philippe-de-Windsor, Québec.12\tavril 1948.\u2014V.Olivier: Ebenezer Peck.31 mai 1948.\u2014Hon.E.Fabre-Surveyer : Nathaniel Coffin. ANNALES DE l\u2019aCFAS 23 21.Société historique du Nouvel-Ontario Conseil élu le 7 mars 1948: prés, d\u2019hon.Mgr S.Côté, P.D.; prés.: J.-A.Lapalme; v.-prés.: L.Landreville; chef du bur.de dir.: L.Cadieux, s.j.; sec.: R.Teasdale, s.j.; très.: E.Marcotte; cons.: Hon.R.Hurtubise, A.Lafrance, J.-A.Samson, O.Godin, R.Tanguay, R.Millette, Hon.J.-A.-S.Plouffe.Effectif: 40 membres à vie; 240 membres actifs; 6 membres honoraires.Au cours de 1947-A8, il y eut cinq réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 28 sept.1947.\u2014E.Gervais, s.j.: La protectrice du Canada, Mere Catherine-de-Saint- Augustin.9 nov.1947.\u2014H.Marceau: Les activités civiles de North Bay.M.Cholette: La paroisse Saint-Vincent-de-Paul.Mlle M.Rivet: Les écoles française de North Bay.7 déc.1947.\u2014 R.Girard, s.j.: Quelques grands cœurs hurons.22 fév.1948.\u2014 Mme F.Gaudet-Smet: Dignité personnelle (artisanat).7 mars 1948.\u2014 L.Pouliot, s.j.: La vie et l\u2019œuvre du premier historien de la Nouvelle-France: R.P.François-Xavier de Charlevoix, s.j.Publications: Documents Historiques: Gloires ontariennes: saint Jean de Brébeuf, saint Gabriel Lalemant (no 14); Gloires ontariennes: saint Antoine Daniel: saint Charles Garnier, saint Noël Chabanel (n° 15).L.Cadieux, s.j., et A.Pouliot» s.j.: Mémoire en vue d\u2019un meilleur rendement de nos sociétés d\u2019histoire régionale, présenté au premier congrès de l\u2019Institut d\u2019Histoire de l\u2019Amérique française tenu à Montréal le 13 avril 1948.Une brochure intitulée: Moi, Franco-Ontarien, tirée à un grand nombre d\u2019exemplaires et distribuée dans tout l\u2019Ontario.22.Société Royale d\u2019Astronomie du Canada (Centre de Québec) Conseil élu le 10 juin 1949: patron: Mgr F.Vandry, P.A., V.G.; prés, hon.: A.Amos; prés.: G.-E.Gagné; 1er v.-prés.: A.Boivin; 2e v.-prés.: C.-A.Giroux; sec.-trés.: P.-H.Nadeau; sec.adj.: Mlle L.Beaulieu; cons.: abbé R.Benoit, J.-A.Magnan, J.-L.Pouliot, A.Dion, R.Constantineau, A.Duberger, G.-O.Villeneuve, C.Frémont, J.-P.Bernier; publ.: L.-D.Descarreaux.Effectif: 1 membre à vie, 73 membres actifs; 1 membre honoraire.De janvier à juin 1948, il y eut trois séances générales.Conférences publiques: 17 fév.1948.\u2014A.Boivin: Fusées et possibilités des voyages interplanétaires.3 avril 1948.\u2014 Film sur l\u2019astronomie et les sciences connexes, avec le concours du Service de Ciné-Photographie de la Province de Québec.21 mai 1948.\u2014L.Massé: La sismologie en général et les dijjérents types de sismographes.Initiatives diverses: Concours-questionnaire organisé par l\u2019intermédiaire de la page astronomique de l\u2019Action Catholique.Représentations d\u2019astronomie populaire, à domicile ou dans des salles publiques.Démonstrations à l\u2019observatoire de la tour Martello, tous les soirs, durant la première heure d\u2019obscurité et lorsque l\u2019état du ciel le permet.Travaux par MM.Nadeau, Gagné, Giroux 24 ANNALES DE L\u2019ACFAS et Bernier.Observation des taches solaires, des occultations; mesures d\u2019étoiles variables, de turbulence; recherches sur les cycles de température et les prévisions à longue échéance.Publications: Chronique astronomique hebdomadaire dans l\u2019Action Catholique.Publication de feuillets d\u2019astronomie populaire.Rapport sur les \u201cPrévisions atmosphériques à longue échéance\u201d, pour l\u2019année 1947, par G.-E.Gagné- 23.\tSociété des Études grecques de Québec Conseil élu le 27 mai 1948: prés.: M.Lebel; sec.: R.Valin.Effectif: 15 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut six réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 13 nov.1947.\u2014J.Bernier: L\u2019élection de Cicéron au Consulat.18\tdéc.1947.\u2014 Abbé A.Maheux: Le manuscrit de Jacques Labrie.29 janv.1948.\u2014 E.Gaudron, o.f.m.: La premiere forme de l\u2019émancipation de l\u2019homme chez les premiers poètes grecs.19\tfév.1948.\u2014 P.del Perugia: Les manuscrits latins de Thomas Basin.4 mars 1948.\u2014 Fr.Marius Soffray, c.s.v.: La sédition de 387 à Antioche.29\tavril 1948.\u2014 R.Talbot: La musique chez les Grecs.24.\tAssociation des Psychologues du Québec Conseil élu le 1er mai 1948: prés.: R.B.Malmo; v.-prés.: Fr.B.Laurier; sec.: D.B.Clarke; cosec.: J.-M.Chevrier; très.: Mme R.Sofin; dir.: F.Alexander, D.O.Hebb, J.Tuckman, E.C.Webster.Effectif: 87 membres à vie.Au cours de 1947-48, il y eut cinq réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 27\tnov.1947.\u2014 O.Klineberg: The Place of Research in Social Psychology.27\tjanv.1948.\u2014 N.Mailloux, o.p.: Orientation de la recherche en psychologie.28\tfév.1948.\u2014S.T.Dayhaw: What Is Your Rate of Interest?30\tmars 1948.\u2014J.-A.-S.Bois et Dr Hartoggs: Features of Personality appraisal.1er mai 1948.\u2014 Congrès annuel : vingt-cinq communications ont été présentées, dont on trouvera le détail dans le programme du congrès.25.\tSociété de Biologie de Québec Conseil élu le 22 déc.1947 : prés.: L.Daviault ; 1er v.-prés.: L.Berger; 2e v.-pjés.: R.Bernard; sec.-trés.: E.Pagé; sec.-trés.adj.: A.Desmarais; prés, sortant: J.-L.Tremblay.Effectif: 44 membres actifs, 2 membres honoraires.Au cours de 1947-48, il y eut quatre réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 29\toct.1947.\u2014 R.Gingras, E.Pagé, et R.Gaudry: L\u2019action anémiante de l\u2019acide (x-amino-e-hydroxycaproïque chez le rat.F.Martel, E.Pagé et R.Gingras: Effets toxiques du glycocolle chez le rat: leucopénie et créatinurie.Rôle de l\u2019acide folique.A.Desmarais: Activité comparée des cholinestérases sérique et globulaire du sang humain normal en présence d\u2019acide folique. ANNALES DE L\u2019ACFAS 25 22 déc.1947.R.Bernard et J.-M.Demers: Recherches sur la nutrition du canard.R.Bernard et A.Lemonde: Nutrition azotée de quelques insectes.6 fév.1948.W.Corrivault et J.-L.Tremblay: Revision de la systématique du Homard.W.Corrivault et J.-L.Tremblay: Variations de la teneur en eau chez le Homard 'pendant l exuviation (mue).M.V.Bail et L.Brouha: Essais de mesure de la fatigue industrielle.12\tmars 1948.V.D.\\ ladykov et J.-M.Roy: Biologie de la lamproie d\u2019eau douce (Ichthyonyzon unicuspis) après la métamorphose.P.Jobin et W.Caron: Réactions péritonéales à l\u2019éponge de gélatine.Publications: Comptes rendus des séances publiés dans la Revue canadienne de Biologie.26.\tSociété de Chimie de Montréal Conseil élu le 27 oct.1947: prés.: L.Lortie; v.-prés.: L.Gendron; sec.-trés.: L.-P.Bouthillier; cons.: R.Barré, L.Piché, P.Charbonneau, G.Papineau-Couture, J.Limoges, G.Goyer.Effectif: 65 membres actifs.Au cours de 1947-48, il y eut cinq réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 1er déc.1947.\u2014R.A.Chapman: The Browning Reaction.19 janv.1948.\u2014A.Gauthier: La théorie et les applications de Véchantilon-nage.2 fév.1948.\u2014 J.Risi: Conversion chimique des produits forestiers.11\tmars 1948.\u2014 L.Asselin: Les matériaux plastiques dans l\u2019industrie.12\tavril 1948.\u2014A.Dieu: La structure des molécules protéiques.27.\tSociété de Mathématiques et de Physique de Montréal Conseil élu le 15 déc.1948: prés.: G.Bertrand; v.-prés.: P.Demers; sec.-trés.: L.Grégoire; cons.: H.Audet, M.Labbé.28.\tSociété historique de Québec Conseil élu le 13 janv.1948: prés.: Hon.C.-F.Delâge; 1er v.-prés.: J.-H.Fournier, o.f.m.; 0e v.-prés.: S.Dumas; sec.: abbé P.-E.Gosselin; très.: C.Plamon-don; cons.: abbé H.Provost, C.-T.Dussault, J.-T.Perron, A.Dufresne, Mme R.Malouin, Fr.Achille, i.c.Effectif: 42 membres actifs, 4 membres honoraires.Au cours de 1947^18, il y eut sept réunions d\u2019étude.Travaux présentés: 20 sept.1947.Chan.J.Descottes: Saint-Malo, ville conquérante, ville martyre.10 déc.1947.\u2014 S.Dumas: Un épisode du complot fomenté par les républicains français aux États-Unis pour s\u2019emparer du Canada.17 fév.1948.\u2014 D.Potvin: L\u2019Institut canadien du Québec.16 mars 1948.\u2014 Mme R.Malouin: Sur les rives de Kabirkouba.16 avril 1948.\u2014 J.-H.Fournier, o.f.m.: Le frère Louis, récollet.13\tmai 1948.\u2014Abbé A.D\u2019Eschambault: La Vérendrye.14\tmai 1948.\u2014Abbé A.D\u2019Eschambault: La Vérendrye. 26 ANNALES DE L\u2019ACFAS Initiatives diverses: Incorporation provinciale en décembre 1947 sous le nom de Société historique de Québec.La Société portait auparavant le nom de Société d\u2019Histoire régionale de Québec.Concours pour le choix d\u2019une devise, auquel deux cents concurrents ont pris part.La devise primée: Fier passé oblige est devenue celle de la Société.Affiliation à l\u2019Institut d\u2019Histoire de l\u2019Amérique française.Réinstallation, après quatre ans de démarches, du buste de Louis XIV sur la place Royale, à la basse ville de Québec.Campagne, sous l\u2019initiative de M.Clément Dussault, pour que le nom de Spencer Wood soit changé en celui de Bois de Coulonge, plus historique et plus français.Commémoration du 340e anniversaire de la fondation de Québec par la déposition d\u2019une couronne au pied du monument Champlain.Même geste de la part de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec et de la part de la Ville de Québec sur l\u2019invitation de la Société. IV.COMPTE RENDU GENERAL DU SEIZIÈME CONGRÈS 1.SÉANCE D\u2019OUVERTURE Le seizième congrès de l\u2019Acfas s\u2019est tenu à Québec, les 10 et 11 octobre 1948, dans les édifices de la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval.La séance officielle d\u2019ouverture eut lieu le dimanche, 10 octobre, à 8 h.30 p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences, sous la présidence de M.Joseph Risi.Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l\u2019Université Laval, souhaita la bienvenue aux congressistes.Au cours de son allocution, Monseigneur le Recteur s\u2019est plu à souligner le rôle joué par l\u2019Acfas auprès des universités canadiennes-françaises.L\u2019Acfas a non seulement créé une atmosphère qui favorise le travail scientifique et invite à la recherche, mais elle a de plus contribué à établir des contacts et à créer entre les chercheurs des liens d\u2019estime et de confiance réciproques.L\u2019heure présente exige une collaboration plus étroite entre nos universités françaises, la mise en commun de nos ressources intellectuelles.Le moment est venu où il importe d\u2019établir un système d\u2019échange de professeurs.A l\u2019Acfas revient le mérite d\u2019avoir préparé la voie à cette réalisation.Médaille de V ACF AS Sur recommandation du comité nommé à cette fin et avec l\u2019approbation unanime du conseil, la médaille de l\u2019Acfas, frappée à l\u2019effigie du Dr Léo Pariseau, est décernée cette année à M.Léo Marion, chimiste du Conseil National des Recherches et professeur auxiliaire à l\u2019Institut de Chimie de l\u2019Université de Montréal.Le Dr Georges Baril, doyen de la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, a été invité à présenter le récipiendaire.Quatre savants ont déjà reçu la médaille de l\u2019Acfas: le Frère Marie-Victorin (1944), MM.Paul-A.Giguère (1945), Marius Barbeau (1946) et Jacques Rousseau (1947).Cette année, l\u2019Acfas a désigné, comme le plus méritant, M.Léo Marion, éminent chimiste du Conseil National des Recherches du Canada et professeur de Chimie à l\u2019Université de Montréal.Comme doyen de la Faculté 28 ANNALES DE L\u2019ACFAS des Sciences de l\u2019Université de Montréal, je me réjouis que le trophée couronne les efforts d\u2019un collègue dont tous les professeurs de la Faculté savent apprécier le talent et la compétence.Sans aucun doute, nul parmi les Canadiens français ne répond mieux que le récipiendaire aux conditions prescrites pour l\u2019attribution de cette médaille.En effet, quoique mentionné en cinquième lieu, le principe suivant, qui doit guider le Comité, est bien le principal: «La médaille ne peut être donnée que pour récompenser des recherches scientifiques pendant les quelques années précédant l\u2019octroi de la médaille.Il faut, en outre, que le détenteur ait encore une activité scientifique.» Or, s\u2019il est un homme parmi les nôtres qui s\u2019est consacré depuis de longues années et se consacre encore à la recherche, c\u2019est bien le lauréat de ce soir.Il est essentiellement un chercheur, dont les travaux ont, depuis nombre d\u2019années, attiré l\u2019attention du monde savant.Léo Pariseau, s\u2019il était au milieu de nous, ratifierait d\u2019enthousiasme le choix qui vient d\u2019être fait.M.Léo Marion est un Franco-Ontarien de naissance.Il a vu le jour à Ottawa, le 22 mars 1899; sauf durant ses études universitaires, il y a pratiquement toujours vécu.Après des études primaires et secondaires à l\u2019académie de La Salle, il subit avec succès les examens d\u2019immatriculation au Collegiate, et commence ses études de chimie en 1922 à l\u2019Université Queen\u2019s, de Kingston.Bachelier ès sciences with honours de cette institution en 1926, il y obtient sa maîtrise ès sciences en 1927; puis après deux ans de séjour à l\u2019Université McGill, il reçoit son doctorat (Ph.D.) en 1929.Dès ses dernières années d\u2019études de baccalauréat à l\u2019Université Queen\u2019s, il s\u2019était fait remarquer du Conseil National des Recherches, dont il fut boursier pendant trois années consécutives, soit de 1926 à 1929.Son doctorat conquis, il reçoit la bourse Stirling; celle-ci lui permet de faire un séjour à Yale, en 1929.Incidemment, il avait accompli deux stages: l\u2019un dans les laboratoires du ministère des Travaux publics, en 1925; le second, dans les laboratoires de la General Electric, à Schenectady, N.Y.En 1929, on choisit M.Marion comme éditeur du Canadian Journal of Research.En 1930, il entre comme chimiste dans les laboratoires du Conseil National des Recherches.Il y travaille jusqu\u2019en 1934.Il décide alors de traverser l\u2019Atlantique et se rend en Autriche, où il fréquente pendant deux ans (1934-1935) les laboratoires du professeur Spath, à l\u2019Université de Vienne.De retour au Canada, en novembre 1935, le Dr Marion retourne aux laboratoires du Conseil National des Recherches.Il y est toujours demeuré; il y brille encore par ses travaux et ses publications scientifiques.En 1942, la Société Royale du Canada (section III) l\u2019appelle à siéger dans son illustre compagnie.En 1943, après le départ du Dr Manske, avec qui il avait collaboré depuis douze ans, le Dr Marion est nommé chef de la Section de chimie organique du Conseil National des Recherches.En 1946, il reçoit la décoration M.B.E.Depuis 1947, en plus de ses fonctions principales, il est nommé rédacteur en chef du Canadian Journal of Research.Enfin, il est membre de l\u2019Institut de Chimie du Canada et de l\u2019American Chemical Society.Telle est, esquissée à grands traits, la carrière du récipiendaire de la médaille de l\u2019Acfas en 1948.Ses travaux scientifiques peuvent se grouper sous quatre chefs principaux: la lignine et certains de ses dérivés, les réactions de condensation, la polymérisation du styrène, les alcaloïdes.Le Canadian Journal of Research, ANNALES DE L\u2019ACFAS 29 les Berichte des Deutschen Chemisches Gesellschaft, l\u2019industrial and Engineering Chemistry (Analytical Edition), le Journal of the American Chemical Society et le Journal of Organic Chemistry ont publié, du Dr Marion, cinquante travaux.La Revue Trimestrielle Canadienne a imprimé son article intitulé: «Les Alcaloïdes de la série de l\u2019indole».Enfin, notre collègue est l\u2019auteur de quatre chapitres d\u2019un ouvrage en trois volumes sur les alcaloïdes, dont le premier volume devrait paraître au printemps.Ceux qui connaissent intimement le Dr Marion aiment à souligner quelques-uns de ses traits caractéristiques.Puisque c\u2019est le chercheur que nous honorons, disons d\u2019abord qu\u2019il fait ses travaux de recherche uniquement parce qu\u2019il aime celle-ci: c\u2019est sa vocation.Il n\u2019a jamais voulu sacrifier ses plaisirs de chercheur aux honneurs, aux fonctions administratives et aux gros traitements auxquels celles-ci pouvaient correspondre.Il étudie les sujets qu\u2019il préfère et ceux-ci ne lui sont pas imposés; c\u2019est véritablement la formule qui permet au vrai savant de donner sa mesure.Les traits ci-dessus nous révèlent un autre caractère de M.Marion: la fermeté de ses convictions et sa ténacité.Il analyse d\u2019abord les données du problème et ses possibilités, puis il décide et va jusqu\u2019au bout.Ces caractéristiques ne l\u2019empêchent pas d\u2019être gai et quelque peu sarcastique.Par ailleurs, le Dr Marion n\u2019est pas uniquement un chercheur.Il possède une belle culture générale.Il se plaît dans la compagnie des peintres et connaît la peinture, bien qu\u2019il n\u2019en fasse pas lui-même.Il aime la musique, sans être lui-même musicien, et a choisi comme épouse une pianiste de concert qu\u2019on nous permettra d\u2019associer au témoignage que nous rendons aux mérites de son mari.On ne sera donc pas surpris si j\u2019ajoute que l\u2019Université de Montréal a voulu faire bénéficier ses élèves postgradués des cours du Dr Marion et de ses directives en matière de recherche chimique; il convient que je saisisse cette occasion qui m\u2019est offerte de remercier publiquement et sincèrement, au nom de la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal, le Conseil National des Recherches qui, par résolution spéciale, a permis cette collaboration profitable à tous les intéressés.Et ceci m\u2019amène à tirer quelques conclusions.Je viens de citer un exemple de collaboration.Il n\u2019est pas unique; il n\u2019est pas isolé; mais la chose pourrait s\u2019élargir et s\u2019étendre à nos trois universités de langue française: Laval, Montréal et Ottawa.Il y a aujourd\u2019hui des savants remarquables dans les trois institutions.Hôte de Laval, ce soir, je ne puis me retenir de rendre un particulier hommage à nos collègues de Québec qui ont fait leur marque dans la carrière de la recherche scientifique.On se plaît à répéter, en maints endroits, que nos institutions de langue française ne peuvent prétendre lutter, dans le domaine scientifique, avec les universités plus fortunées du continent.La chose pourrait être vraie si nous devions continuer de disperser notre effort.Elle s\u2019avérera rapidement fausse, si nous savons mettre en commun les ressources que nous possédons par un échange bien conçu de professeurs et de chercheurs.On peut être assuré que la Faculté des Sciences, que j\u2019ai l\u2019honneur de présider, ne tirera pas de l\u2019arrière en cette matière.L\u2019autre conclusion s\u2019adresse à la jeunesse.Par son amour de la recherche, par sa ténacité à poursuivre son but, par le succès qui couronne sa carrière et le fait de se distinguer au milieu d\u2019une pléiade de savants encore jeunes, le 30 ANNALES DE L ACFAS Dr Marion trace la voie à nos élèves et à nos professeurs; il les invite à vivre, selon le mot de Pasteur, dans la paix sereine des laboratoires, et les incite à surmonter coûte que coûte les difficultés de l\u2019heure présente.C\u2019est dans cet esprit que nous terminerons ces quelques remarques: par un mot d\u2019espoir.Si nous dénombrons les savants canadiens-français relativement à ceux d\u2019autres nationalités, si nous comparons les installations matérielles de nos universités à celles des colossales universités du continent, nous pouvons être tentés de désespérer, effrayés par l\u2019énormité de la tâche qui reste à accomplir pour installer la science canadienne-française sur le très haut sommet que nous rêvons tous lui voir atteindre.Mais si, après avoir fait ces comparaisons, nous regardons en arrière pour mesurer l\u2019étendue du chemin parcouru depuis 1911 pour les anciens, depuis les années 1920, 1921, 1922 et 1923 pour les plus jeunes; si, songeant aux difficultés auxquelles les pionniers ont eu à faire face, à l\u2019isolement dans lequel ils se trouvaient, à l\u2019incompréhension à laquelle ils se sont en maints milieux et en maintes occasions heurtés, nous faisons l\u2019inventaire des résultats obtenus en un si court espace de temps, nous ne pouvons qu\u2019être encouragés à poursuivre vigoureusement la tâche entreprise et être assurés du succès final.Que, à l\u2019exemple du lauréat de ce soir, il s\u2019en trouve un certain nombre pour faire preuve de sa passion pour la recherche, de sa fermeté de conviction, de sa ténacité, de son indifférence aux grands avantages financiers, dans peu d\u2019années on aura vaincu l\u2019apathie des nôtres à l\u2019endroit de la science et fait comprendre le grand rôle que celle-ci peut jouer pour assurer l\u2019essor économique de notre peuple.Aucun des grands domaines de la science pure ne devrait rester inexploré des Canadiens français; aucune des sciences fondamentales : mathématiques, physique, chimie, sciences naturelles et géologie ne devrait être limitée au quod jus-tum nécessaire pour la préparation aux écoles et facultés professionnelles.Tous les moyens devraient être mis en œuvre, dans les milieux de l\u2019enseignement pri-maire-supérieur, secondaire et universitaire, pour favoriser l\u2019éclosion de plus nombreuses vocations scientifiques analogues à celle que possède le lauréat de la médaille de l\u2019Acfas, le docteur Léo Marion, à qui nous rendons hommage ce soir, et que, Monsieur le Président, j\u2019ai le grand honneur de vous présenter.La médaille est remise à M.Léo Marion par M.Joseph Risi, président de l\u2019Acfas.M.Marion remercie en ces termes: Je remercie les directeurs de l\u2019Acfas, et vous tous, pour l\u2019honneur que vous me faites en me décernant la médaille Léo-Pariseau.C\u2019est un honneur qui m\u2019est particulièrement sensible pour plus d\u2019une raison.D\u2019abord, pour une raison très humaine: un homme n\u2019est jamais dépourvu d\u2019une légère dose d\u2019amour-propre et, lorsqu\u2019on le choisit pour lui décerner un honneur, sa vanité en est toujours flattée.Et puis, cet honneur m\u2019est sensible parce que, tout en étant Canadien français, je suis né et j\u2019ai presque toujours vécu en Ontario.S\u2019il est vrai que mes études primaires et secondaires ont été faites en français, mes études supérieures ont été poursuivies en anglais et un peu en allemand, mais pas du tout en français.A cause de cela, chaque fois que je viens dans le Québec, je me demande toujours si on ne me considère pas un peu comme un étranger.Toutefois, maintenant que vous m\u2019avez honoré comme vous le faites aujourd\u2019hui, je sens que cette idée, un peu empreinte de mélancolie, ne m\u2019assaillira plus. ANNALES DE L\u2019ACFAS 31 Je dois vous dire que j\u2019ai conscience de n\u2019avoir pas trop mérité cette médaille que l\u2019on m\u2019a attribuée, puisque l\u2019effort que m\u2019ont coûté les quelques travaux que j\u2019ai pu faire m\u2019a été un plaisir et l\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude de récompenser Je plaisir.J\u2019aime la chimie comme un joueur aime le jeu et, à mon sens, il y a beaucoup de ressemblance entre l\u2019homme de science qui fait des recharches et le joueur.L\u2019objet diffère mais les sensations sont les mêmes.L\u2019homme de science essuie des défaites, des déboires, mais une hypothèse nouvelle qui surgit amène un espoir nouveau qui les lui fait oublier, le contraint à s\u2019acharner au travail jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait prouvé cette hypothèse bonne ou fausse.Dans un cas c\u2019est la joie, dans l\u2019autre la déception, mais dans les deux cas un autre espoir surgira encore pour le pousser plus loin.L\u2019alternance d\u2019affaissement et d\u2019enthousiasme, c\u2019est à la fois le sort et le bonheur de l\u2019homme de science.La chimie n\u2019est pas une activité purement intellectuelle.C\u2019est une science expérimentale.L\u2019esprit fournit l\u2019idée qui est le point de départ et l\u2019esprit ne doit pas se relâcher afin de coordonner les faits et de créer de nouvelles hypothèses pour orienter le travail de laboratoire.Mais c\u2019est dans le laboratoire et là seulement que la chimie progresse.Le laboratoire tient l\u2019esprit en contact avec la réalité et le guide en contrôlant tout ce qu\u2019il avance.Le laboratoire ne rejette pas l\u2019imagination, au contraire; mais il exige qu\u2019elle ne s\u2019envole qu\u2019en fonction de ses données.Il a besoin d\u2019elle, car sans elle la recherche ne peut pas exister.Vous me pardonnerez, je l\u2019espère, si je me permets de dire que la recherche scientifique est une carrière merveilleuse.Mais je dois ajouter que, dans cette carrière, nous les Canadiens français, nous n\u2019y avons pas par le nombre la place que nous devrions y tenir.C\u2019est là une chose qu\u2019il faut déplorer.Il est entendu que tout le monde ne peut pas aimer la même chose, et c\u2019est heureux.Mais si un nombre insuffisant aime une chose aussi importante que l\u2019est la recherche scientifique dans le monde moderne, c\u2019est regrettable.Lorsqu\u2019un jeune homme ne choisit pas les sciences comme carrière parce qu\u2019il éprouve une préférence prononcée pour une autre carrière, il n\u2019y a rien à objecter.Toutefois, si le jeune homme rejette les sciences par crainte de l\u2019aventure ou à cause d\u2019idées fausses, la chose est plus grave.Je crois que beaucoup d\u2019étudiants qui terminent cette partie des études universitaires qui se couronnent par le baccalauréat ès sciences ont, au sujet de la carrière scientifique, plusieurs idées inexactes.Plusieurs fois, j\u2019ai entendu dire que dans les laboratoires de l\u2019État, dans l\u2019attribution d\u2019un emploi, ou pour donner une promotion, on est prévenu contre les Canadiens de langue française.Je peux dire que dans les laboratoires du Conseil National des Recherches, je n\u2019ai trouvé aucune trace d\u2019une telle prévention.Je peux même ajouter que, parmi ceux qui y occupent les postes supérieurs, il se trouve une proportion de Canadiens français plus forte qu\u2019on ne croit généralement.Ceci s\u2019applique à la chimie, il est vrai, mais il faut admettre que, jusqu\u2019à il y a très peu d\u2019années, les physiciens cana-diens-français étaient plutôt rares.Et je suis convaincu que le cas du Conseil National des Recherches n\u2019est pas une exception.Je soupçonne aussi que les jeunes diplômés ont la notion que l\u2019on se sert du laboratoire comme lieu de passage conduisant à des postes administratifs plus lucratifs.Pour eux, le travail de laboratoire est un mal nécessaire à leur bien-être futur, un peu comme se faire extraire une dent.Pour eux la science n\u2019est en rien supérieure au commerce, ce 32 ANNALES DE l\u2019aCFAS n\u2019est qu\u2019une avenue vers l\u2019administration d\u2019une industrie.Eh bien! c\u2019est une notion complètement fausse.Il est possible de choisir une carrière scientifique, ce qui veut dire se vouer aux travaux de laboratoire; d\u2019y être fidèle, ce qui veut dire rester dans le laboratoire; et de s\u2019y faire une position enviable financièrement, puisque c\u2019est là une considération qu\u2019il ne faut pas négliger.Pour cela, toutefois, il faut trois choses : a) se bien préparer et continuer ses études jusqu\u2019au doctorat et au delà; b) travailler avec acharnement;, c) aimer son travail, mais l\u2019aimer au point d\u2019y penser toujours.Celui qui veut ce but peut l\u2019atteindre.Mais celui qui choisit les sciences doit bien se convaincre que dans cette carrière on entre dans le laboratoire pour n\u2019en plus sortir, qu\u2019on y entre pour y vivre et pour y mourir et que, à cette condition seule, la carrière scientifique apporte ses récompenses et la science prodigue ses joies.Et je voudrais répéter que le laboratoire n\u2019est pas une punition, que ce n\u2019est pas un endroit où on fait un stage transitoire, mais que c\u2019est le rêve de l\u2019homme de science d\u2019y travailler et que c\u2019est son but.Les carrières scientifiques ne sont pas encombrées.Dans notre pays, la science, soit pure, soit appliquée, offre beaucoup de débouchés.Il ne tient qu\u2019à nous de nous bien préparer et de tirer profit de cet état de choses.Ces quelques remarques, je les offre aux jeunes, car c\u2019est surtout eux qu\u2019elles concernent.Peut-être serez-vous enclins à penser, après ces remarques, que j\u2019ai des œillères.J\u2019ose croire cependant que vous y reconnaîtrez la sincérité.Pour vous y aider, en terminant et après vous avoir réitéré mes remerciements, je voudrais vous faire une confession : j\u2019aime beaucoup la science ! Discours présidentiel «La forêt, richesse nationale», a constitué le thème du discours présidentiel prononcé par M.Joseph Risi, président de l\u2019Acfas pour l\u2019année 1947-48.Une élite scientifique, comme celle de l\u2019Acfas, aime la forêt.Comme le cœur du plus modeste citoyen, le vôtre aussi se réjouit quand la forêt se drape de son manteau vert printanier.L\u2019été, vous y cherchez, vous aussi, dans son grand silence, le repos bienfaisant au corps et à l\u2019esprit; et l\u2019automne venu, en amateur de beauté, vous admirez sa parure de riches couleurs.Généreusement, la forêt accueille tous ceux qui viennent à elle, chasseurs et pêcheurs, enfants à la cueillette de fruits sauvages, ramasseurs de champignons, d\u2019insectes ou de bois mort, sans oublier le bûcheron qui y gagne sa vie en même temps que celle des siens.Mais il serait injuste de vouloir limiter là les services que la forêt rend au pays.Il n\u2019y a pas que les avantages hygiéniques et esthétiques, il n\u2019y a pas que l\u2019intérêt du collectionneur ou du naturaliste, car plus la science pénètre dans la forêt, plus on se rend compte qu\u2019elle est l\u2019un des facteurs qui rendent le pays habitable et cultivable et qu\u2019elle impose à toute l\u2019économie nationale sa physionomie typiquement canadienne.Le sol boisé est différent de tout autre terrain; tout comme un arbre isolé domine le champ voisin, ainsi l\u2019influence bienfaisante de la forêt s\u2019étend bien au delà de ses lisières.Elle modère les vents desséchants, elle réduit les écarts de température et elle augmente à distance le rendement et la fertilité des terres en ANNALES DE L\u2019ACFAS 33 culture.Grâce à sa merveilleuse capillarité, le sol forestier emmagasine l\u2019eau de pluie, formant un immense réservoir qui régularise l\u2019écoulement des eaux; il protège le pays aussi bien contre l\u2019inondation que contre la sécheresse, il maintient le débit des sources et le niveau de la nappe d\u2019eau souterraine, garantissant ainsi le ravitaillement en eau des lieux habités.Enfin, la forêt de montagne protège villages et hameaux contre les éboulis et les avalanches.Si on oublie trop souvent cette influence bienfaisante de la forêt, c\u2019est qu\u2019elle ne se manifeste pas toujours avec éclat.Elle n\u2019est pas pour cela moins réelle ni d\u2019une moins grande importance économique.Allez voir ces immenses régions autrefois couvertes de forêts et de champs fertiles et qui ne portent plus aujourd\u2019hui que steppes rocheuses et déserts de pierres; allez voir dans la Beauce et les Cantons de l\u2019Est ces pentes dénudées dont les bases sont rongées chaque année par des inondations désastreuses; allez vous-même constater ce qui arrive fatalement quand on méconnaît l\u2019influence de la forêt sur le climat, Jes cultures et l\u2019économie générale, quand son exploitation rationnelle fait place au pillage et à la destruction la plus néfaste.En pointant du doigt cette vérité fondamentale, la science moderne ne fait que corroborer des siècles d\u2019observations populaires.Tout peuple intelligent comprend aujourd\u2019hui que la forêt est une richesse économique qui n\u2019apporte pas des avantages qu\u2019à son propriétaire.Une touffe de bois sur le versant de la colline est profitable à tous les habitants de la vallée, et la forêt des régions élevées est d\u2019une valeur inestimable pour les plaines fertiles.Quoi que le propriétaire forestier entreprenne pour la conservation et l\u2019aménagement de son bien, il n\u2019est jamais seul à en jouir, car c\u2019est, avec lui, toute la collectivité qui en profite.Cette conclusion est d\u2019autant plus significative dans un pays dont la plus grande partie de l\u2019énorme superficie boisée appartient au peuple, car elle impose par le fait même une responsabilité formidable au gouvernement qui en assume l\u2019administration.La forêt est le symbole-né de l\u2019utilité publique, c\u2019est le symbole de la fraternité, le symbole de la solidarité nationale, c\u2019est, comme dit H.G.Win-kelmann, «l\u2019exemple de l\u2019esprit communautaire appliqué à l\u2019économie et le modèle dont peut s\u2019inspirer toute politique économique bien comprise».A la lumière de telles considérations portées sur le plan national, nous allons maintenant, si vous le voulez bien, étudier ensemble quelques aspects particuliers du problème forestier, plus spécialement du domaine de l\u2019utilisation forestière.En préférant ce thème peu original à l\u2019exposé des recherches sur les propriétés et l\u2019utilisation de certains produits forestiers que j\u2019ai pu faire dans le passé avec mes dévoués collaborateurs, j\u2019avais l\u2019espoir d\u2019intéresser davantage, ou plutôt de moins ennuyer, cet auditoire si sympathique qui se recrute parmi les disciplines scientifiques les plus diverses.La forêt, objet de propriété Le domaine boisé de la province de Québec, à l\u2019exclusion du N ouveau-Québec , occupe une superficie de 169,000,000 d\u2019acres ou 264,000 milles carrés.Cette réserve ligneuse correspond à 22% de la forêt totale du Canada, à 6% de la forêt de tous les pays nordiques réunis, ou à 2% de la superficie boisée du globe.Une réserve aussi généreuse place la forêt au premier plan des activités industrielles 34 ANNALES DE L\u2019ACFAS de la province.Avec un taux de boisement de 61.3% (lequel n\u2019est dépassé que par la Finlande) et une forêt productive qui occupe 49.9% de la superficie totale, l\u2019industrie forestière devient l\u2019activité nationale la plus importante du Québec.Ajoutons en passant que la superficie cultivée de la province n\u2019atteint pas même 3% de la surface totale.La forêt québécoise comprend environ 17,000,000 d\u2019acres de forêts privées et plus de 150,000,000 d\u2019acres de forêts de la Couronne, dont un tiers est affermé, c\u2019est-à-dire loué à divers concessionnaires pour une période déterminée, et les deux autres tiers non aliénés ou vacants dans les territoires peu accessibles situés au delà des concessions actuelles.Un peu plus de 10% seulement du domaine boisé total appartient donc aux particuliers, et près de 90% au peuple.Cette prédominance de la propriété publique est un point très caractéristique de l\u2019économie québécoise.Elle explique pourquoi il manque parfois à l\u2019économie forestière le nerf, l\u2019audace, le stimulant qui caractérisent l\u2019intérêt p ivé.Puisque nous sommes en présence d\u2019un problème de solidarité nationale qui conditionne même la survivance, il apparaît tout naturel que le propriétaire privé ne puisse faire une coupe dans ses forêts sans l\u2019autorisation des techniciens du service forestier et que, d\u2019autre part, le concessionnaire d\u2019une forêt publique n\u2019ose exploiter que la quotité prévue dans un plan d\u2019aménagement approuvé par le gouvernement.La forêt étant un bien public, l\u2019État et la collectivité doivent s\u2019intéresser à l\u2019économie forestière avec un soin particulier, et surtout utiliser son rendement financier à des fins d\u2019intérêt public.La forêt, source de travail Le rôle de la forêt comme source de travail est primordial.La somme des salaires et gages payés en 1945 par toutes les entreprises forestières du Québec atteignait $102,000,000, dont 34% ont été dépensés dans les opérations forestières, 39% dans les usines à pâte et à papier, 9% dans les scieries et 18% environ dans les autres industries utilisant le bois.Parmi toutes les industries caractéristiques du Québec, celle du bois est donc de beaucoup la plus importante.Elle est d\u2019autant plus significative que près de la moitié de la dite somme (opérations forestières et scieries) est versée à des populations rurales peu fortunées, et cela pour des travaux exécutés durant l\u2019hiver, c\u2019est-à-dire, pour l\u2019agriculture, durant la saison morte.Pour des milliers de familles, le travail en forêt représente la seule possibilité de gagner un peu d\u2019argent liquide.La forêt contribue donc à stabiliser la population rurale et elle enraye pour une large part la déplorable migration vers les villes.Une fois extrait de la forêt, le bois devient le gagne-pain des scieurs et des charpentiers, des menuisiers, charrons, tonneliers et tourneurs.Il devient la matière première indispensable à de nombreuses usines qui fabriquent allumettes, embauchoirs, laine de bois, contre-plaqués, meubles, embarcations, cercueils, boîtes, paniers, glacières, bobines, outils, ustensiles, jouets, et que sais-je encore?Ainsi la forêt fournit indirectement du travail à une industrie qui est disséminée dans tout le pays et dont on méconnaît en général l\u2019importance réelle.Pas moins de 85,000 employés et ouvriers, répartis dans plus de 3,500 entreprises, étaient occupés en 1945 dans l\u2019industrie du bois.Si nous attribuons seulement ANNALES DE L ACFAS 35 trois dépendants en moyenne à chacune de ces 85,000 personnes, on peut conclure que 10% au moins de la population du Québec tire sa subsistance complète de la forêt.Pour mieux saisir l\u2019importance de ces chiffres, on peut les comparer aux données correspondantes (en chiffres ronds) de quelques autres industries québécoises typiques.En 1945, l\u2019industrie minière occupait 20,000 personnes dans 3,400 entreprises; l\u2019industrie des produits chimiques, 54,000 personnes dans 310 usines; la confection pour hommes et femmes, 33,000 personnes dans 877 établissements ; l\u2019industrie du coton, 18,000 personnes dans 70 usines; l\u2019industrie de la chaussure 13.000\tpersonnes dans 167 manufactures.En tenant compte du fait que, en 1945, 21.000\tpersonnes gagnaient leur vie dans 2,410 scieries et 18,000 personnes dans 1,042 industries (autres que pâte et papier) utilisant le bois comme matière première, ces chiffres montrent que, contrairement à d\u2019autres l\u2019industrie du bois (pâte et papier exceptés) se compose de petites entreprises qui occupent en moyenne onze ouvriers.Si donc la forêt et le bois contribuent efficacement à retenir la population rurale sur la terre, ils font encore leur large part au maintien de l\u2019artisanat et des cia ses moyennes indépendantes.La forêt, source de matière première Lorsqu\u2019on se met à parler de matières premières, on pense caoutchouc, coton, fer, charbon et pétrole.Mais on oublie régulièrement le bois, qui joue pourtant un rôle important sur le plan mondial, puisque la valeur des bois extraits des forêts de l\u2019univers dépasse maintenant celle du charbon.Sur le plan canadien, si le bois n\u2019est pas la seule matière première indigène, il en est tout au moins la plus précieuse et la plus importante.Rappelons que le Canada, deuxième pays forestier du monde, produit aujourd\u2019hui près de quarante milliards de p.m.p.(pieds mesure de planches) de bois de toutes sortes, assez pour construire chaque année, autour de la terre à l\u2019équateur, une énorme piste d\u2019envol ayant un pouce d\u2019épaisseur et 280 pieds de largeur.Sur le plan provincial, en 1945,1a valeurbrutede la production de la pâte et du papier atteignait $190 millions, celle des produits de scieries $50 millions, du bois de chauffage $20 millions, des industries de conversion mécanique utilisant le bois comme matière première $65 millions.Le total de $325 millions, que l\u2019on calcule ainsi pour l\u2019industrie forestière en général, est près de quatre fois supérieur à la valeur des produits de l\u2019industrie minière et à celle des ressources hydrauliques, et près de trente fois supérieur à celle des produits de la chasse et des pêcheries réunis.On peut mentionner également les $275 millions qui représentent la valeur brute de la production agricole totale, mais seulement à titre de renseignement et non pas comme comparaison, car l\u2019agriculture n\u2019est pas tant une industrie qu\u2019un mode de vie.Les statistiques révèlent donc que l\u2019industrie forestière est vraiment la plus importante industrie du Québec.Remarquons d\u2019ailleurs que ce n\u2019est pas tant la valeur financière de l\u2019exploitation annuelle des forêts qui donne au bois toute son importance.Le bois est bien plus une matière première d\u2019un genre tout particulier qui, sous plus d\u2019un rapport, se distingue fondamentalement des autres matières.Le charbon, le fer, le pétrole et tous les autres produits du sous-sol sont détruits par l\u2019exploitation 36 ANNALES DE L ACFAS et les filons qu\u2019on connaît aujourd\u2019hui, si immenses soient-ils, s\u2019épuiseront un jour.Il en va autrement du bois.Chaque printemps, dans les forêts, reprend ce processus merveilleux qu\u2019on appelle l\u2019assimilation chlorophyllienne.Au moyen de l\u2019acide carbonique de l\u2019air, de l\u2019eau puisée dans le sol et de l\u2019énergie solaire, l\u2019arbre fabrique de la matière première qui vient s\u2019ajouter à celle déjà existante.Ainsi la forêt représente une source de matière première qui est inépuisable comme la nature elle-même.Raison de plus de l\u2019aimer et de la respecter, puisqu\u2019elle est la seule ressource naturelle qui se renouvelle constamment et gratuitement.Déchets et défauts J\u2019ai dit inépuisableJ voilà le grand mot avec lequel on jouait si facilement dans le passé, en même temps que reculaient les limites des forêts accessibles et que s\u2019accumulaient les déchets forestiers à un rythme singulièrement dangereux.Mesdames et messieurs, dites et redites partout que le gaspillage de matière ligneuse n\u2019est pas sans compromettre sérieusement toute la structure économique du pays.Voyons, par exemple, ce qui arrive à un billot entrant à l\u2019usine de pâte chimique: on en perd 13% sous forme d\u2019écorce et 27% de lignine et autres substances solubles passent dans les eaux résiduaires ; en ajoutant les 25% de pertes que l\u2019on subit en forêt, il ne reste pour le produit fini que 35% de la matière originale.Les principes économiques ne sont pas mieux sauvegardés dans la conversion du bois de sciage.De chaque grume entrant à la scierie, on perd 13% d\u2019écorce, autant de sciure, 20% de dosses et de rognures, 23^% de perte due à la négligence, 6K% de déchets résultant du séchage, laissant ainsi, en tenant compte de 25% de pertes en forêt, 20% seulement du produit de départ comme bois marchand sec.Enfin, l\u2019histoire d\u2019un rondin de bois de chauffage n\u2019est guère plus encourageante, car la proportion de chaleur utilisée n\u2019est que de 15% environ de celle du bois abattu à cette fin, et ce à cause du mauvais concept de construction de la plupart des appareils de chauffage.En tenant compte de la production forestière totale du Québec, un simple calcul révèle alors une perte annuelle monstre de cinquante millions de tonnes de matière ligneuse à tous les degrés de la conversion mécanique et chimique.Voilà assurément un problème de patriotisme pratique qui devrait, à son mérite, préoccuper les gouvernants, les ingénieurs et les chimistes.En parlant ainsi du revers de la médaille, il n\u2019y a pas que les déchets, il y a aussi les défauts naturels du bois qui méritent une considération spéciale.Le bois de certaines essences, tel que fourni par la nature, offre parfois des propriétés qui empêchent une utilisation plus générale et une concurrence plus efficace avec d\u2019autres bois, voire même les alliages et les métaux, dans les divers domaines de la construction et du génie.Tout d\u2019abord, le bois est inflammable; il prend feu et communique la flamme, défaut formidable dans notre siècle caractérisé par les bombes incendiaires.De plus, le bois succombe facilement aux attaques des insectes et des pourritures.L\u2019absence d\u2019homogénéité, non seulement d\u2019une essence à l\u2019autre, mais dans les diverses parties du même arbre, est un autre défaut, tout comme la longueur très inégale des fibres fournies par les diverses espèces.Il y a aussi la variété insuffisante dans le poids spécifique des bois des régions tempérées ANNALES DE l\u2019aCFAS 37 et froides qui ne possèdent ni de bois très légers comme la balsa, ni de bois très lourds comme le teck ou le gaiac.Mais le principal défaut du bois au point de vue pratique réside sans doute dans ses relations avec l\u2019eau et l\u2019humidité.Le caractère très variable de cet équilibre ne cause pas seulement des phénomènes aussi désagréables que le retrait et le gonflement, mais il se traduit aussi par de sérieuses répercussions sur la résistance mécanique.Fort heureusement le bois a aussi des qualités mais, parce que la haine séculaire de l\u2019arbre, ennemi du colon, veut que l\u2019homme découvre plus facilement les défauts que les qualités, il a fallu la monstrueuse période de rareté des métaux qui a accompagné la dernière guerre pour nous faire apprécier le bois à sa juste valeur.C\u2019est par la force des circonstances que les techniciens du bois, tant en Suède qu\u2019en Allemagne, aux États-Unis et au Canada, ont appris à corriger les défauts naturels du bois et d\u2019en faire un excellent substitut des métaux légers et de leurs alliages.Des recherches giganstesques leur ont également permis de convertir les déchets forestiers en produits de haute valeur économique.L\u2019amélioration permanente des bois et l\u2019utilisation industrielle des déchets, voilà donc la contribution récente des techniciens du bois à l\u2019économie forestière.Disons brièvement quelques mots du principe fondamental de ces deux domaines de la recherche moderne.Les bois améliorés On peut corriger certains défauts naturels des bois par des traitements mécaniques ou chimiques dont voici un bref aperçu : 1.\tLe bois stabilisé.\u2014Une forte augmentation de la résistance du bois envers l\u2019eau et l\u2019humidité s\u2019obtient par la pression (Staypak), ou par traitement dans un bain de métal fondu (Staybwood), ou par acétylation des fonctions hy-droxyles au moyen de l\u2019anhydride acétique (bois acétylé).Ces bois, qui ne travaillent plus, conviennent très bien à la confection de portes et châssis, de bois à plancher, de manches d\u2019outils et de bois d\u2019extérieur.2.\tLe bois laminé.\u2014 Sous cette rubrique, on range tous les bois composés, mais non imprégnés, collés ensemble sous pression à chaud ou à froid, au moyen d\u2019adhésifs spéciaux résistant à l\u2019eau, à base de résines synthétiques ou naturelles.La récente introduction du séchage par le courant à haute fréquence a donné à la lamination une grande importance, parce que la dimension des pièces n\u2019est limitée que par les moyens de transport par rail ou par route et que le temps de prise de l\u2019adhésif est réduit à quelques minutes, permettant ainsi la fabrication en série de maisons préfabriquées avec une rapidité incroyable.De plus, en combinant la lamination avec l\u2019emploi judicieux de goujons métalliques, le constructeur moderne peut obtenir facilement les assemblages de toute forme, toute force et toute dimension.En plus de l\u2019élégance architecturale qu\u2019offrent les constructions laminées, on peut économiquement disposer de bois de petites dimensions \u2014 les arbres rabougris deviennent du coup aussi précieux que les conifères géants de l\u2019ouest \u2014 et atteindre une résistance mécanique comparable à celle des structures métalliques.Inutile de dire que l\u2019emploi des bois laminés est aujourd\u2019hui extrêmement répandu dans tous les domaines de la construction civile et mili- 38 ANNALES DE L ACFAS taire (hangars d\u2019aviation, cales sèches pour la marine, usines d\u2019assemblage, ponts, entrepôts, édifices publics, postes de commerce, maisons privées, etc.) ainsi qu\u2019en génie électrique (tours d\u2019antennes de radio, pylônes de ligne de transmission, etc.).3.\tLe bois imprégné (Dupreg).\u2014 La combinaison de la lamination avec le traitement sous pression par des produits chimiques appropriés permet maintenant d\u2019obtenir des bois pourvus de propriétés métalliques; selon le cas, ils résistent assez bien au feu, à l\u2019humidité, aux insectes, aux pourritures, aux acides et aux bases.Ainsi, le bois ignifuge s\u2019obtient par traitement dans l\u2019autoclave avec certains phosphates des dérivés de l\u2019ammoniac du bore, du chrome et du zinc, tandis que la protection contre les autres agents mentionnés s\u2019obtient avec la même technique par injection da résines synthétiques, telles que les résines phénoliques ou dérivées de l\u2019urée.De plus, le traitement à l\u2019urée seule confère au bois des propriétés plastiques, permettant de le tordre ou de le plier à volonté à la chaleur.Enfin, la fabrication des bois imprégnés ouvre un marché intéressant aux essences peu exploitées, telles que le tremble et Je bouleau, essences qui retardent la régénération naturelle des conifères après la coupe ou le feu, d\u2019où le triple avantage au point de vue sylvicole, protection forestière et utilisation intégrale de toutes les espèces.4.\tLe bois comprégné (Compreg).\u2014 Quand on applique au bois déroulé imprégné d\u2019une solution de résine phénolique ou autre une forte pression entre les plaques chauffées d\u2019une presse hydraulique, la résinification se complète au sein du bois.La coapplication de chaleur et de pression ne favorise pas seulement la formation d\u2019une résine insoluble, mais elle augmente en même temps la densité et la résistance mécanique du bois de façon remarquable.Le bois comprégné est excessivement dur et résiste à l\u2019abrasion, à l\u2019eau et à l\u2019humidité, ainsi qu\u2019à la chaleur et à l\u2019électricité.Un tel ensemble de propriétés lui prépare un brillant avenir en génie maritime et aéronautique, en ébénisterie et dans la fabrication de parties d\u2019appareils, de machines, de roues d\u2019engrenage, d\u2019outils, d\u2019ustensiles de toutes sortes, etc.5.\tLe papier comprégné (Papreg).\u2014Le même procédé de comprégnation, appliqué à un nombre variable de feuilles de papier superposées et moulées à volonté, donne le Papreg.C\u2019est un produit très dur et dense, imperméable aux liquides et aux gaz, pratiquement incombustible, et très bon isolant thermique et électrique.On s\u2019en sert avec avantage dans la technique de l\u2019isolation (tubes pour antennes, parties de radios et d\u2019appareils de télévision), comme matériel d\u2019emballage et dans divers domaines de la construction.6.\tLe contreplaqué moulé.\u2014 En traitant dans l\u2019autoclave chauffé du bois déroulé enduit d\u2019une résine synthétique et placé dans une enveloppe de caoutchouc ou de cellophane dans laquelle on fait le vide, le contreplaqué ainsi obtenu adopte en même temps la forme du moule.En plus de la grande résistance mécanique, de l\u2019imperméabilité et de la faible inflammabilité, ce produit associe le faible poids spécifique à la possibilité d\u2019un assemblage ultra-rapide.Le fameux Mosquito canadien devait au contreplaqué moulé, qui formait ses ailes et sa carlingue, sa souplesse, sa stabilité et sa vitesse.On en fait maintenant des canots très légers, des voiliers rapides et souples, des carrosseries, des parties de voitures ANNALES DE L\u2019ACFAS 39 de chemin de fer et d\u2019autres véhicules, des meubles modernes, des décorations d\u2019intérieur et des articles domestiques en grand nombre.Voilà pour la fabrication des bois améliorés.Disons encore quelques mots de l\u2019utilisation des déchets de matière ligneuse.L\u2019utilisation des déchets de matière ligneuse Ces déchets sont de deux types: ceux qui restent sur le parterre forestier ou qui s\u2019accumulent sous forme de sciure, de copeaux et de bois de petites dimensions dans les usines de conversion mécanique, et ceux qui passent ordinairement dans les rivières sous forme d\u2019eaux résiduaires des fabriques de pâte chimique.1.Les eaux résiduaires.Elles contiennent, à côté de beaucoup d\u2019autres substances, des tanins, des sucres et de la lignine, la dernière sous forme libre ou comme acide lignine-sulfonique, selon le procédé employé pour la séparation de la cellulose.Une compagnie américaine en extrait maintenant les tanins sur une échelle industrielle et les vend aux manufacturiers de cuir.Une partie des sucres contenus dans la liqueur bisuJfitique sont fermentescibles et peuvent servir, comme c est le cas à Thorold (Ontario), à la fabrication industrielle d\u2019alcool éthylique et de levures fourragères.Les usines à pâte bisulfitique de la province de Québec produisent environ 700,000 tonnes de pâte par année et déversent 1,400,000,000 de gallons de liqueurs résiduaires dans les rivières; ces eaux de refus pourraient fournir par fermentation environ 7,000,000 de gallons d\u2019alcool industriel à 100% au coût de revient de moins de cinquante sous par gallon.La même liqueur pourrait d\u2019ailleurs servir à la préparation industrielle de l\u2019acide lactique ou butyrique, de l\u2019acétone, du butylèneglycol, voire même de substances antibiotiques du type de la pénicilline.La lignine provenant du procédé alcalin est maintenant utilisée par une compagnie canadienne qui la convertit en un produit laminé de haute valeur commerciale, vendu sous le nom d\u2019Arborite.Enfin, les acides lignine-sulfoniques servent, à la même usine, à la fabrication industrielle de la vanilline, une substance aromatique largement employée par l\u2019industrie alimentaire.D\u2019autres procédés d\u2019utilisation de la lignine, tels que la réduction catalytique en dérivés du cyclohexanone, la décomposition pyrolytique en divers produits aromatiques, la préparation d\u2019adhésifs ou d\u2019utilisation comme engrais, sont encore à l'étude.2.Les déchets de coupe et de conversion mécanique.\u2014 La matière ligneuse qui, d\u2019habitude, reste sur le parterre forestier sous forme de houppes, de branches et de souches, ainsi que la sciure, l\u2019écorce et les copeaux qui s\u2019accumulent dans les usines de conversion mécanique, peuvent maintenant servir à la fabrication de divers produits chimiques de grande valeur commerciale.Ainsi possède-t-on aujourd\u2019hui des méthodes de carbonisation continue, permettant de transformer même la sciure en charbon de bois ordinaire ou activé.L\u2019hydrogénation catalytique de la sciure pourrait donner divers alcools aliphatiques et cycliques importants comme solvants industriels.L\u2019essence à moteur, des huiles lubrifiantes et des goudrons riches en substances aromatiques peuvent être obtenus éventuellement par pyrolyse alcaline, un nouveau procédé qui met ces produits, ordinairement tirés du charbon ou du pétrole, à la disposition de l\u2019humanité sans la période 40 ANNALES DE L\u2019ACFAS d\u2019attente de quelques millions d\u2019années exigées par le processus naturel de la carbonisation.La distillation à la vapeur d\u2019eau des feuilles de conifères fournit d\u2019importantes huiles essentielles pour l\u2019industrie des parfums, alors que celle de la sciure et des souches d\u2019espèces résineuses donne des oléorésines qui entrent dans la composition des vernis et des peintures.Les écorces de plusieurs essences conviennent à la préparation de tanins ou à celle de poudres employées comme charge dans la fabrication de plastiques.L\u2019acide oxalique et d\u2019autres acides aliphatiques s\u2019obtiennent très économiquement par fusion alcaline de la sciure de bois.Enfin, l\u2019hydrolyse des déchets ligneux (sciure) par les acides dilués fournit, d\u2019une part, des sucres ou de la cellulose fourragère pour les animaux domestiques et, d\u2019autre part, la lignine, une importante matière première pour la fabrication de masses plastiques.Les sucres ainsi obtenus par hydrolyse de la cellulose peuvent être convertis par fermentation en levures fourragères riches en protéines et en vitamines, ou en alcool éthylique, qui peut, de son côté, servir de matière première à la synthèse du caoutchouc.Une usine de l\u2019ouest américain, la première du genre sur ce continent, prépare de cette façon 17,000 gallons industriels par jour, sans compter la lignine et les autres sous-produits de grande valeur.Conclusions Mesdames et messieurs, il y a à peine quelques décades la forêt ne fournissait à l\u2019homme que le bois de feu et le bois de construction.Aujourd\u2019hui, grâce au concours de la science, elle devient la grande pourvoyeuse de toutes les nécessités de la vie.Les substituts de l\u2019acier, l\u2019essence à moteur, l\u2019alcool potable, le caoutchouc synthétique, des masses plastiques de toutes sortes, des aliments pour l\u2019homme et les animaux, divers types de soies artificielles et autres fibres textiles, des teintures, des insecticides, des produits pharmaceutiques, tout, absolument tout, peut sortir de la forêt.N\u2019est-ce pas que l\u2019arbre est une récolte merveilleuse?Il porte en lui la richesse, le bien-être, le travail, le bonheur; il est la garantie la plus sûre d\u2019une vie économique stable et brillante; il est le protecteur du peuple dont il assure la survivance.Implanter partout, surtout chez la jeunesse, l\u2019amour de la forêt, lui faire comprendre la nécessité vitale de la protéger contre ses nombreux ennemis, voilà le travail qui incombe à une élite comme celle de l\u2019Acfas.C\u2019est un travail à longue échéance.C\u2019est notre devoir de citoyen d\u2019éveiller dans la jeunesse canadienne le goût de l\u2019ouvrage propre et bien fait, d\u2019attirer ses regards sur l\u2019activité des autres membres de la collectivité, de lui faire saisir l\u2019effort fourni par le peuple dans son ensemble.Ainsi, on lui apprendra simultanément à apprécier et à estimer tout ce qui croît sur le sol de la patrie, tout ce qui est fait de ses propres matières premières, tout ce qui est produit par le travail de la communauté, bref, on lui apprendra à s\u2019affirmer.Et ainsi naîtra spontanément l\u2019amour de l\u2019arbre, le culte de la forêt.Agir de cette manière, mesdames et messieurs, c\u2019est travailler dans l\u2019intérêt du pays, contribuer à sa prospérité, lui assurer son avenir.L\u2019économie nationale trouvera son plein épanouissement dès que tous les citoyens, du premier au dernier, auront reconnu et compris que la source potentielle du progrès de notre pays repose dans la grande, la majestueuse forêt lau-rentienne. ANNALES DE L\u2019ACFAS 41 2.RÉUNION DES SECTIONS Toutes les réunions des sections ont eu lieu dans les deux édifices de la Faculté des Sciences, le 11 octobre.Cent trente et un travaux ont été présentés, répartis dans les sections suivantes : Section 1.\u2014Physique.Sous la présidence de M.E.Persico, Faculté des Sciences, Université Laval.Secrétaire : P.Demers, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Section 2.\u2014 Chimie.Sous la présidence de M.Léon Lortie, Faculté des Sciences, L niversité de Montréal.Secrétaire : L.Berlinguet, Faculté de Médecine, Université Laval.Section 3.\u2014 Minéralogie et Géologie.Sous la présidence du R.P.L.-G.Morin, c.s.c., Faculté des Sciences, Université de Montréal.Secrétaire: R.Bureau, Faculté des Sciences, Université Laval.Section 4.\u2014 Biologie générale.Sous la présidence de M.C.-P.Leblond, Laboratoire d\u2019Endocrinologie, Université McGill.Secrétaire: A.Desmarais, Faculté de Médecine, Université Laval.Section 5.\u2014 Entomologie.Sous la présidence de M.L.Daviault, Laboratoire d\u2019Entomologie, Ministère des Terres et Forêts, Québec.Secrétaire: Fr.A.Robert, c.s.v., Faculté des Sciences, Université de Montréal.Section 6.\u2014 Botanique.Sous la présidence de M.L.Brunel, l\u2019acuité des Sciences, LTniversité de Montréal.Secrétaire: J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal.Section 7.\u2014Ecologie.Sous la présidence de M.E.Jacques, Jardin botanique de Montréal.Secrétaire: Y.Desmarais, Faculté des Sciences, Université Laval.Section 8.\u2014 Agronomie.Sous la présidence de M.G.Gauthier, Ministère de 1 Agriculture, Québec.Secrétaire : A.Dion, Ministère de l\u2019Agriculture, Montréal.Section 9.\u2014 Histoire, Géographie, Pédagogie.Sous la présidence de M.l\u2019abbé P.-E.Gosselin, Faculté des Arts, Université Laval.Secrétaire : D.Pot vin, Québec.3.SYMPOSIUM Un symposium sur l\u2019enseignement des sciences à l\u2019université a été organisé par l\u2019Àcfas à l\u2019occasion du congrès.Ce symposium, tenu dimanche le 10 octobre, à 2 h.p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences, sous la présidence de M.l\u2019abbé Stanislas Cantin, professeur de philosophie à l\u2019Université Laval, a réuni plus d\u2019une centaine de personnes, dont le doyen de la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval, le doyen de la Faculté des 42 ANNALES DE L ACFAS Sciences de l\u2019Université de Montréal et le directeur de l\u2019École Polytechnique de Montréal.Les textes des rapporteurs, de même que les discussions qui ont suivi, ont été publiés intégralement dans le document no 4 de l\u2019École de Pédagogie et l\u2019Institut d\u2019Orien-tation de l\u2019Université Laval.PROGRAMME L\u2019enseignement universitaire des sciences \u2022 1 2 octobre 1947 1.\tConnaissances et aptitudes requises pour l\u2019admission aux cours scientifiques universitaires.Léon Lortie, Faculté des Sciences, Université de Montréal.2.\tNature et caractère de l\u2019enseignement des sciences pures et appliquées; coordination de cet enseignement dans les diverses facultés.Abel Gauthier, Faculté des Sciences, Université de Montréal, et Henri Gaudefroy, École Polytechnique de Montréal.3.\tL\u2019enseignement supérieur et la recherche; coordination de l\u2019enseignement et coopération entre les universités.Cyrias Ouellet, Faculté des Sciences, Université Laval.4.DÉJEUNER-CAUSERIE Lundi, le 11 octobre, à 12 h.30 p.m.,un déjeuner-causerie a été tenu sous les auspices de l\u2019Acfas dans le pavillon Monseigneur-Va-chon de l\u2019Université Laval.La causerie a été donnée par M.Jules La-barre, président de l\u2019Office de Recherches Scientifiques du Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce de la province de Québec.Présenté par M.Joseph Risi, le conférencier a été remercié par M.Cyrias Ouellet.M.J.Labarre a traité du problème de la recherche pure et de la recherche appliquée, et du rôle joué dans ce domaine par l\u2019Office provincial de Recherches Scientifiques.Lorsque l\u2019on considère cet immense ensemble de problèmes à l\u2019étude qui sont l\u2019œuvre commune poursuivie à travers le monde et qui semblent également dignes de sollicitude, on est incité à les grouper sous un vocable par trop simpliste de sciences pures et de sciences appliquées, tout en s\u2019accordant le droit d\u2019accorder priorité tantôt à l\u2019un tantôt à l\u2019autre groupe.Pour les besoins de cet exposé, je me permettrai de les classifier aujourd\u2019hui en trois catégories : 1.Recherches à portée pratique éventuelle ou lointaine, mais à valeur académique éducatrice de premier ordre.\u2014 Nous inclurons ici les travaux qui font généralement appel à tout un ensemble de techniques et d\u2019opérations et qui permettent à ceux qui les poursuivent d\u2019acquérir une dextérité et une discipline éminemment précieuses.De telles recherches sont le plus souvent entreprises dans les universités parce qu\u2019elles contribuent à la formation de futurs spécialistes. ANNALES DE l\u2019aCFAS 43 2.\tRecherches à portée pratique plus immédiate et de haute valeur académique.\u2014 Elles comprendront l\u2019étude de problèmes relevant d\u2019une meilleure connaissance de nos ressources naturelles ou de leur exploitation industrielle, problèmes qui supposent également l\u2019application de techniques et d\u2019opérations variées faisant appel à un esprit d\u2019observation solidement discipliné en même temps qu\u2019à un sens pratique très aiguisé.De telles études sont confiées à des chercheurs plus expérimentés en voie de spécialisation, lesquels se recrutent en partie dans les laboratoires universitaires très différenciés, dans les institutions de recherches de 1 Etat ou même dans les industries les mieux pourvues financièrement.3.\tRecherches a portée pratique immédiate et a valeur académique secondaire.\u2014 Ce sont celles qui constituent les constantes mises au point, les nombreuses adaptations qui conditionnent l\u2019évolution ou la survie des industries dans leur lutte pour l\u2019obtention de produits meilleurs et d\u2019applications nouvelles.On rencontre ces problèmes généralement en dehors des institutions d\u2019enseignement supérieur.Elles sont abordées plutôt par des spécialistes accomplis, subventionnés directement par les industriels, ou conjointement par l\u2019État.La troisième catégorie dérive logiquement des deux premières et constitue en quelque sorte une des raisons d\u2019etre de celles-là.On peut admettre immédiatement que, dans les limites politiques d\u2019un pays, le degré de développement industriel et, par suite, de bien-être social d\u2019une population dépend en partie du souci accordé par les universités et par l\u2019État à la formation de chercheurs compétents de meme qu a leur spécialisation.Et cette préoccupation s\u2019exprime, se manifeste principalement par des aides matérielles accordées aux recherches scientifiques en général.Il faut donc aider aux recherches scientifiques parce qu\u2019elles contribuent à élever 1 esprit humain en le mettant en face des inconnus physiques de la nature, inconnus qui lui sont accessibles et qu\u2019il a pour mission de résoudre; parce qu\u2019elles sont un facteur de civilisation; parce qu\u2019elles conditionnent fortement le milieu économique et social dans lequel nous évoluons et où il est indispensable que nous affirmions notre entité ethnique.Il importe de plus que cette aide soit effectuée sous forme de don et non de prêt.I'm effet, toute recherche comporte des résultats qui ajoutent aux connaissances humaines, de sorte que donner à la recherche constitue un placement et non une charité.Il suffit de s\u2019arrêter un instant à considérer cette disproportion qui existe entre le capital comparativement minime consacré aux recherches dans le monde d\u2019une part, et les innombrables résultats tangibles qu\u2019elles apportent chaque jour d\u2019autre part, pour se rendre compte qu\u2019il n\u2019existe pas, pour une institution d\u2019enseignement supérieur, pour un État ou pour une industrie, de placement plus fructueux pour l\u2019humanité ou pour la nation, que celui qui est accordé à la recherche scientifique.Je vous ferai grâce de citer des exemples a l\u2019appui de cette affirmation: vous les connaissez autant que moi.Examinons maintenant, à l\u2019échelle de notre pays et en regard de ce qui précède, quelles sont les sources possibles d\u2019encouragement à la recherche scientifique auxquelles on peut faire appel, tant pour compléter les cadres de l\u2019enseignement supérieur scientifique dans nos universités que pour contribuer spécifiquement au progrès industriel régional.Puisque nous sommes encore en pleine période d\u2019organisation, que les budgets universitaires suffisent tout juste à répon- 44 ANNALES DE l\u2019aCFAS dre aux besoins des services établis, que par ailleurs la richesse individuelle appliquée aux fondations de recherches ne nous fournit pas encore de contributions satisfaisantes, nos regards s\u2019orientent naturellement vers nos gouvernements, vers leurs organismes susceptibles de répondre à notre appel.Parmi ces organismes, nous trouvons des institutions nationales dont la généreuse mission se répand sur l\u2019ensemble du pays, des institutions provinciales sans doute plus modestes dans leurs moyens mais néanmoins remplies d\u2019enthousiasme et de dévouement.Me voici induit à parler de l\u2019une de celles-ci, de l\u2019Office de Recherches Scientifiques du Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, à rappeler en quelques mots les origines et le fonctionnement de cet organisme, et à indiquer dans quelle mesure son action s\u2019harmonise avec les considérations qui précèdent.L\u2019Office de Recherches Scientifiques existe depuis 1937.Il a été fondé pour faciliter le développement industriel de la province de Québec par l\u2019étude de problèmes techniques relevant d\u2019une meilleure connaissance de nos ressources naturelles et de leur application industrielle.Il me fait plaisir de saluer ici, dans la personne de M.Esdras Minville, le principal promoteur de cette création nouvelle, dont le travail devait par la suite devenir si utile à la cause des recherches scientifiques dans la province.Je m\u2019en voudrais de ne pas mentionner aussi M.Paul Riou, qui, pendant dix années consécutives, a assumé la présidence de l\u2019Office et a réussi, par son tact et sa persuasion, à cristalliser les bonnes volontés déjà mises en éveil et à assurer le progrès de cet organisme.Les membres du Conseil de l\u2019Office, qui ont eu à élaborer sa constitution et à organiser son fonctionnement, ont appuyé leur labeur sur le principe fécond d\u2019une vaste coopération intellectuelle et sur un ardent désir de coordination technique.C\u2019est pourquoi le Conseil de l\u2019Office s\u2019est composé d\u2019universitaires, de représentants des services de recherches déjà existants dans les autres ministères, de conseillers industriels et d\u2019économistes.Je m\u2019empresse d\u2019ajouter que, par l\u2019un ou l\u2019autre de ses membres, l\u2019Office atteint directement, outre les universités, plusieurs organismes extérieurs de recherches, tels que le Conseil National de Recherches, l\u2019Office fédéral de Recherches sur les Pêcheries, la Société Royale du Canada, l\u2019Arctic Institute, l\u2019Institut de Chimie du Canada, l\u2019Institut des Ingénieurs du Canada, l\u2019Association Pharmaceutique du Canada, l\u2019Acfas, etc.C\u2019est dire que les relations extérieures acquises à l\u2019Office de Recherches sont telles qu\u2019il bénéficie d\u2019avantages inappréciables dans l\u2019accomplissement de son travail.Le premier problème qui s\u2019est posé à l\u2019Office a consisté à fournir à quelques-uns de nos industriels des techniciens aptes à répondre à leurs besoins scientifiques urgents.Ainsi, avec l\u2019assentiment du Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce, l\u2019Office a pu offrir aux jeunes universitaires un certain nombre de bourses ou octrois de recherches et faciliter ainsi la formation de chercheurs.Jusqu\u2019ici, grâce à ces octrois, plus de cinquante de ces boursiers or,t obtenu le titre de maître ès sciences dans les universités de la province, et vingt-quatre celui de docteur es sciences.C\u2019est donc dire que l\u2019Office s\u2019intéresse au plus haut point au travail scientifique fondamental effectué dans les universités en vue d\u2019initier les jeunes diplômés au travail de recherches. ANNALES DE l\u2019aCFAS 45 Dans cet ordre d\u2019idées, il convient de rappeler que depuis deux ans le Ministère du Bien-Etre Social et de la Jeunesse participe à l\u2019octroi de ces bourses à caractère formateur et plus spécialement celles qui conduisent à l\u2019obtention de la maîtrise ès sciences.Et il y a lieu de croire que la générosité de ce ministère s\u2019accroîtra désormais d\u2019année en année selon les besoins et qu\u2019il s\u2019appliquera bientôt aussi aux jeunes diplômés qui désirent acquérir un entraînement spécialisé dans les institutions situées en dehors du pays.Quoiqu\u2019il en soit, cette largesse du Ministère du Bien-Être Social et de la Jeunesse dégage d\u2019autant le Ministère de l\u2019Industrie et du Commerce de la nécessité de contribuer à ce genre de bourses, ce qui permettra à ce dernier d\u2019appliquer plus largement le budget dont il dispose au but spécifique pour lequel l\u2019Office de Recherches avait été créé.Je veux parler de travaux ou d\u2019expertises plus immédiatement utiles au progrès industriel, travaux qu\u2019éventuellement les industriels seraient eux-mêmes disposés à subventionner, du moins en partie.Pour résumer, l\u2019Office de Recherches a pu jusqu\u2019ici, grâce à la confiance qui lui a été accordée par l\u2019honorable ministre de l\u2019Industrie et du Commerce, subventionner les trois ordres de recherches mentionnés plus haut et préparer un très grand nombre de rapports techniques qui restent à la disposition du public intéressé et des industriels, et qui correspondent pour la plupart à des travaux de recherches des sciences physiques, chimiques ou naturelles.Jusqu ici les laboratoires de l\u2019Office de Recherches sont ceux des universités, des instituts et grandes écoles spécialisées de la province, des services techniques de divers ministères, à la collaboration desquels les chercheurs recourent éventuellement pour résoudre leurs problèmes.L\u2019accueil accordé par toutes ces institutions fut si bienveillant que nos gouvernements n\u2019ont pas encore jugé nécessaire de construire pour l\u2019Office un établissement qui soit le sien propre.Sans doute ce projet se réali sera-t-il un jour ou l\u2019autre, lorsque les besoins seront plus nombreux et plus pressants.En plus de l\u2019Office de Recherches Scientifiques, d\u2019autres ministères du Québec disposent d\u2019organismes de recherches appelés à subventionner des travaux de caractère plus spécialisé et immédiatement en rapport avec les services sociaux de ces ministères.J\u2019éviterai d\u2019énumérer ces organismes de crainte d\u2019en oublier.Qu\u2019il me suffise de dire que tous sont en liaison étroite avec l\u2019Office de Recherches Scientifiques et que l\u2019esprit qui y règne est partout animé de l\u2019idée de progrès.Il appartiendrait aux directeurs de ces divers autres départements de vous exposer en détail ce que leurs laboratoires représentent dans le mouvement général pour l\u2019avancement des sciences dans la province.Je ne puis terminer sans rendre un hommage tout particulier à l\u2019honorable ministre de 1 Industrie et du Commerce, M.Paul Beaulieu, ainsi qu\u2019à son premier lieutenant, M.Louis Coderre, qui tous deux dans une parfaite unanimité ont si généreusement soutenu l\u2019œuvre de l\u2019Office de Recherches et qui souhaitent pour cet organisme toute l\u2019expansion et le prestige qui conviennent au développement industriel si rapide de la province de Québec; à l\u2019honorable Paul Sauvé, ministre du Bien-Être Social et de la Jeunesse et à M.Gustave Poisson, sous-ministre, pour leur généreuse attention envers nos jeunes aspirants à des grades postuniversitaires, et pour le souci qu\u2019ils accordent à ceux d\u2019entre eux qui désirent se perfectionner à l\u2019étranger. 46 ANNALES DE L\u2019ACFAS Enfin, messieurs, nous ne pouvons faire autrement que de conserver notre optimisme et d\u2019avoir foi en la générosité de nos gouvernants, laquelle ne s\u2019est jamais démentie jusqu\u2019ici, générosité qui est notre meilleur gage d\u2019émancipation scientifique.Nul doute que, avec les conseils judicieux d\u2019organismes désintéressés comme l\u2019Acfas et les suggestions heureuses qui pourraient être formulées par les universités, les diverses sources d\u2019aide à la recherche se conjugueront un de ces jours prochains pour répondre d\u2019une façon plus adéquate encore à l\u2019ensemble des besoins qui se présentent d\u2019une façon de plus en plus impérieuse ou qui se dessinent à l\u2019horizon.5.\tASSEMBLÉE GÉNÉRALE L\u2019assemblée générale a eu lieu le 11 octobre 1948, à 4 h.p.m., dans la salle 360 de l\u2019édifice est de la Faculté des Sciences.Sept sociétés avaient des représentants autorisés.Environ soixante membres des sociétés affiliées étaient aussi présents à la réunion.M.Joseph Risi, président pour l\u2019année 1947-1948, a tenu à souligner à l\u2019assemblée la franche harmonie qui a présidé à la direction de l\u2019Acfas durant l\u2019année qui vient de s\u2019écouler.Ainsi que chacun a pu s\u2019en rendre compte, l\u2019année qui vient de se terminer a connu de nombreuses initiatives, de multiples améliorations et des innovations remarquables.Cela est dû à l\u2019esprit de collaboration, au dévouement et à l\u2019intérêt continu que chacun des membres et officiers du Conseil d\u2019Administration a apporté aux affaires de l\u2019Acfas.Le congrès de 1948 marque un succès sans prédédent, aussi bien pour le nombre des inscriptions que pour la haute valeur des communications inscrites au programme.6.\tCLÔTURE DU CONGRÈS Le seizième congrès a pris fin le lundi soir, 11 octobre, par un dîner au pavillon Monseigneur-VACHON de l\u2019Université Laval, sous la présidence du nouveau président, M.Léon Lortie, professeur à la Faculté des Sciences de l\u2019Université de Montréal.A l\u2019issue du banquet, M.Lortie a prononcé l\u2019allocution suivante : L\u2019Acfas termine ces mois-ci les premiers vingt-cinq ans de son existence.L\u2019idée première vient de la Société de Biologie qui réunit les représentants d\u2019autres sociétés scientifiques en 1923 pour en faire une fédération.L\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences fut effectivement fondée quelques mois plus tard, soit en janvier 1924.La nouvelle association, incorporée en 1931, prit son caractère définitif en 1933, lorsqu\u2019elle inaugura la série de ses congrès annuels.Le seizième congrès, qui vient de se terminer, fut remarquable par le nombre et la qualité des communications présentées.Les progrès réalisés ANNALES DE l\u2019aCFAS 47 en vingt-cinq ans tiennent du merveilleux.L\u2019Acfas a magnifiquement rempli son rôle en donnant à nos savants l\u2019occasion de se réunir pour discuter leurs propres travaux et des questions d\u2019ordre général intéressant la science.Comme résultat, la science canadienne d\u2019expression française a atteint un degré de maturité qui la fait se comparer sans rougir à ce qu\u2019on fait ailleurs.En même temps que la recherche progressait, le champ des applications de la science s élargissait.L industrialisation du Québec devrait fournir aux diplômés de nos écoles de science l\u2019occasion de faire valoir et fructifier leurs talents et leur initiative.Ils ont la compétence voulue pour le faire.Mais il importe d\u2019augmenter encore le nombre des hommes compétents.Cela peut se faire dans nos universités auxquelles le gouvernement de Québec a généreusement donné de larges sommes pour agrandit leur œuvre.Les universités devront voir elles-mêmes à favoriser la formation de ces compétences.On peut aussi envoyer des boursiers à l\u2019étranger.Il importe que les bourses soient généreuses.Les bourses d\u2019études sont un placement de père de famille.Comme prolongement à la recherche effectuée dans les universités, le président de l\u2019Acfas suggère qu\u2019il est peut-être temps d\u2019élargir le champ d\u2019action de l\u2019Office provincial de Recherches et d\u2019en faire un Conseil provincial de Recherches pourvu de ses propres laboratoires.Cela permettrait une étude systématique et coordonnée de tous les problèmes posés par nos ressources naturelles, 1 agriculture et 1 industrie.En même temps, les chercheurs habitués à la recherche pure dans les universités se formeraient aux méthodes de la recherche appliquée de façon a devenir aussi des compétences reconnues dans ce domaine.Un tel vœu est dans la tradition des discours présidentiels et, en le faisant, le président espere qu on entendra les demandes faites par l\u2019Acfas pour l\u2019avancement de la science. V.COMMUNICATIONS PRESENTEES AU SEIZIEME CONGRÈS Section I: PHYSIQUE 1.\t\u2014 Analyse des poussières industrielles par diffraction des rayons X.\u2014 Fernand Claisse.L\u2019analyse des poussières de mines, de carrières, de fonderies et des industries céramiques est de beaucoup simplifiée par l\u2019emploi du spectn> mètre à rayons X ou de la méthode des poudres.La teneur en quartz de ces poussières peut être déterminée en quelques minutes, travail qui autrement nécessite un examen la plupart du temps impossible au microscope ou exige plusieurs jours d\u2019analyse chimique.Ces appareils peuvent aussi établir le diamètre des grains de quartz, facteur important dans la prévention de la silicose.Un cas typique d\u2019analyse de poussières de fonderies a démontré que la méthode d\u2019analyse par diffraction des rayons X était la seule à donner des^résultats sûrs.2.\t\u2014 Une radiosonde repérable à ondes ultra-courtes.\u2014 Pierre Demers.Une radiosonde, émettant par impulsions répétées à la fréquence f'1,500 par seconde des ondes d\u2019environ 58 cm.(515 mégacycles), a été réalisée.Elle utilise une lampe 955 et la puissance de crête est de l\u2019ordre d\u2019un watt.La réception est faite à l\u2019aide d\u2019une antenne Yagi et du récepteur d\u2019un appareil de radar ASB8.La radiosonde peut être repérée avec une précision supérieure à 0.5 degré.A cette radiosonde est associé l\u2019élément de température et de pression de la radiosonde du Service de Météorologie canadien.Cet élément envoie des signaux en manipulant la fréquence / ; à la réception, un circuit intégrant et un thyratron permettent d\u2019inscrire sur une bande de papier la succession des signaux, dont l\u2019examen permet de connaître l\u2019altitude et la température.Cet instrument est réalisé en vue d\u2019expériences sur les rayons cosmiques, qui exigent que la radiosonde soit retrouvée après l\u2019envolée. ANNALES DE l\u2019aCFAS 49 3.\t\u2014 Sur un nouveau manomètre différentiel enregistreur.\u2014 Emest Vaillancourt.Description et démonstration d\u2019un manomètre piézoélectrique à membrane de verre, muni d\u2019un amplificateur et d\u2019un système d\u2019enregistre' ment électronique.Un relais électronique contrôle l\u2019entrée du gaz et permet de faire des mesures rapides.L\u2019appareil a une inertie très faible et une sen' sibilité inférieure au millimètre de mercure.4.\t\u2014Un système d\u2019aluminure pour miroirs semi-transparents.\u2014 Claude Frémont.Ce nouveau procédé permet la préparation de miroirs semi'transpa' rents par évaporation métallique dans le vide tout en contrôlant, pendant le dépôt, les pourcentages de transmission, de réflexion et, par différence, d\u2019absorption lumineuse.Pour ceci, un filament de tungstène portant quelques spires de fil d\u2019aluminium ou du métal à vaporiser est chauffé par un courant électrique dans une enceinte close et évacuée.Le métal fondu s\u2019évapore dans toutes les directions en lignes droites, formant des rayons moléculaires qui se condensent sur une lame de verre placée à quelques centimètres du filament.Pendant que se fait le dépôt métallique, un rayon lumineux intermit' tent frappe normalement la surface du miroir.Une partie de cette lumière traverse la lame et l\u2019intensité en est mesurée au moyen d\u2019une cellule photo' électrique reliée à un amplificateur à courant alternatif.Une autre fraction de la lumière incidente est réfléchie par le miroir et son intensité en est mesurée par une seconde cellule photoélectrique reliée à un autre ampli' ficateur.Les tensions de sortie de ces amplificateurs sont mesurées par des voltmètres à courant alternatif gradués directement en pourcentage de trans' mission et de réflexion lumineuse.Comme les cellules photoélectriques sont branchées à des amplificateurs à tension alternative, la lumière continue provenant soit du filament d\u2019évaporation, soit des nombreuses réflexions sur les surfaces aluminisées de l\u2019appareil, soit de l\u2019extérieur, n\u2019influence aucunement les mesures.Les dimensions de l\u2019appareil ont été soigneusement étudiées pour obtenir un dépôt métallique aussi uniforme que possible.Ainsi qu\u2019il était possible de le prévoir théoriquement, il a été observé que la transmission et la réflexion lumineuses d\u2019une lame de verre en état d\u2019aluminure sont des fonctions exponentielles du temps d\u2019évaporation. 50 ANNALES DE L\u2019ACFAS Lorsque le chauffage est coupé, l\u2019arrêt de l\u2019évaporation se produit très rapidement, soit en moins d\u2019une seconde même avec un fort courant.Ceci permet un contrôle précis des valeurs de la transmission et de la réflexion.Ce contrôle sera d\u2019autant plus précis que le courant de chauffage sera plus faible.Nous avons observé, à la suite d\u2019EüWARDS et de Petersen 1, une variation des coefficients de transmission et de réflexion des miroirs fraîchement préparés.La réflexion augmente en effet pendant quelques dizaines de minutes après la fin de l\u2019aluminure, mais elle diminue lorsque l\u2019air est admis dans l\u2019appareil.Dans le cas de la transmission, les deux variations sont dans le même sens, c\u2019est-à-dire qu\u2019il y a une première augmentation dans le vide et une seconde lors du contact avec l\u2019air.Ce système d\u2019aluminure présente donc une grande souplesse : a) Il permet de mesurer avec précision, avant, pendant et après le dépôt, la transmission et la réflexion d\u2019un miroir semi-transparent.Ces coefficients sont mesurés normalement à la surface, donc dans les conditions mêmes où le miroir est ordinairement utilisé dans les interféromêtres du type Fabry-Pérot.b) Il est possible d\u2019arrêter la métallisation pour une valeur spécifique de la transmission ou de la réflexion, c) Par le choix de filtres convenables ou encore à l\u2019aide d\u2019un monochromateur joint à l\u2019appareil, ces mesures peuvent être faites avec les longueurs d\u2019ondes pour lesquelles l\u2019interféromètre servira, d) L\u2019appareil peut servir à évaporer d\u2019autres métaux ou alliages et même, par une modification appropriée du filament, des fluorures ou des oxydes tels qu\u2019on les utilise pour la préparation des lames antireflets, e) Les miroirs d\u2019interféromètre pour des longueurs d\u2019ondes de la région infra-rouge sont facilement réalisables./) En remplaçant les parties de verre par des lames de quartz, l\u2019appareil peut servir à la préparation O de miroirs d\u2019interféromètre pour des longueurs d ondes inférieures à 3,200A jusqu\u2019à la limite de transmission de l\u2019air, g) L\u2019appareil se prête fort bien à des études de couches minces, permettant en particulier de faire des mesures simultanées de la résistance électrique de la surface, de la transmission, de la réflexion et, par différence, de l\u2019absorption en fonction du temps.Il serait possible d\u2019observer la variation de la capacité d\u2019un condensateur formé d\u2019une lame mince supportant deux couches métalliques semi-transparentes en fonction de l\u2019épaisseur de ces couches métalliques et partant de leur transparence.On pourrait encore étudier la conductivité et la réflectivité d\u2019une des lames de ce condensateur en fonction du champ intérieur, ainsi que d\u2019autres mesures analogues.1 Edwards, E.H., et R.P.Petersen.J.O.S.A., 27 : 87-91.1937. ANNALES DE L\u2019ACFAS 51 5.\u2014 La lumière polarisée par réflexion sur une surface non métallique.\u2014 E.Cambron, s.j.La lumière naturelle qui tom-be sur une surface polie est ré' fléchie en quantités très variables selon l\u2019angle d\u2019incidence : v.g.moins de 1% jusqu\u2019à 60° ; 16% à 70° ; 61% à 85° ; 100% à 90°.D\u2019où les reflets très prononcés iur l\u2019eau ou sur les routes pavées lorsque le soleil descend à l\u2019ho-rizon.Une partie de cette lumière réfléchie est polarisée.La quantité de lumière polarisée par réflexion sur une surface non métallique augmente avec l\u2019angle d\u2019incidence jusqu\u2019à 90°; mais ce maximum est pratiquement atteint pour 70°.Le rapport de la lumière polarisée par réflexion et de la lumière totale réfléchie passe par un maximum pour tg i = n (loi de Brewster).Pour cet angle, le % de lumière polarisée est très voisin de 100%.Manipulation : Surface de verre : demi-disque de verre de l\u2019appareil d\u2019optique appelé disque de Hartl ; cellule photo-électrique Chauvin-Arnoux recouverte d\u2019un polaroïde orientable ; galvanomètre ultra-sensible.En plaçant le polaroïde à angle droit avec le plan d\u2019incidence de la lumière, on trouve la lumière totale réfléchie ; en tournant le polaroïde de 90°, on mesure uniquement la lumière non polarisée.La différence de ces deux valeurs donne la quantité de lumière polarisée en fonction de i.De là le % de lumière polarisée dans la lumière totale réfléchie.On fait abstraction de la lumière naturelle absorbée par la teinte foncée des polaroïdes.Cette absorption est considérable : environ 66%.Application aux verres auxiliaires polaroïdes (lunettes antireflets) : La courbe montre que les lunettes polaroïdes sont vraiment efficaces comme verres antireflets.Ces verres sont toujours orientés de façon à éliminer toute lumière polarisée par réflexion sur une surface horizontale.Or, comme les angles d\u2019incidence des rayons-reflets sont en général plus grands que 4 Témoins.Chez les témoins, près de la moitié des individus ont souffert de chlorose.Les feuilles devenaient d\u2019abord vert pâle, puis le parenchyme jaunissait entre les nervures principales.Leurs feuilles étaient en général plus cassantes.Elles noircissaient dans leur partie marginale et les vieilles feuilles séchaient plus vite que dans les autres groupes.Les symptômes étaient ceux d une carence en azote.Ce diagnostic a été confirmé en partie par un test à la diphénylamine.Une solution de diphénylamine à 1% contenant quelques gouttes d acide sulfurique n\u2019a pas donné de coloration bleue caractéristique en contact avec des fragments de feuilles.Ceci indiquait l\u2019absence de nitrates.La coloration a pu être observée chez les choux traités au mercure.Ceci tend à montrer que le mercure a un effet sur une des phases du métabolisme de l\u2019azote.Après 131 jours de culture en milieu synthétique, les choux ont été récoltés.Les parties aériennes et les parties souterraines ont été pesées séparément à l\u2019état frais et à l\u2019état sec.Les résultats sont indiqués dans le tableau suivant : ANNALES DE l\u2019aCFAS 113 Poids moyen à l\u2019état frais et à l\u2019état sec de la partie aérienne et de la partie SOUTERRAINE DE CHOUX TRAITES AU BICHLORURE DE MERCURE ET À L'ACÉTATE MERCURIQUE \tChoux- à l'état\t\tFRAIS\tChoux à l\u2019état sec\t\t Partie aérienne :\tTémoins\tTraités au bichlorure de mercure\tTraités à l\u2019acétate mercurique\tTémoins\tTraités au bichlorure de mercure\tTraités à l\u2019acétate mercurique poids moyen (gr.)\t\t.246.3\t315.0\t280.5\t23.8\t30.4\t28.3 % d\u2019augmentation\t\t27.0\t13.8\t\t27.8\t18.8 Partie souterraine :\t\t\t\t\t\t poids moyen (gr.)\t.\t19.4\t20.8\t22.8\t5.2\t6.2\t6.6 % d\u2019augmentation.\t\t7-2\t17.6\t\t19.2\t26.9 Conclusions : a) le bichlorure de mercure produit un effet stimulateur sur la croissance du chou cultivé en milieu synthétique ; b) le bichlorure de mercure ajouté à la dose de 0.1 mg.par litre s\u2019avère plus efficace que l\u2019acétate mercurique à la même concentration ; c) la présence de sels de mercure prévient l\u2019apparition des symptômes de carence en azote.1 Ce travail a été effectué sous l'égide de l\u2019Office de Recherches scientifiques de la Province de Québec.22.\u2014 Remarques sur la flore des dunes de la côte californienne.\u2014 Henri Prat.Sur la côte californienne, un facteur écologique dominant est constitué par les brouillards, seule ressource en eau de la végétation pendant les six mois que dure la saison sèche h Cette forme d\u2019humidité est spécialement favorable à la flore des dunes qui, mal placée du fait de son substratum pour profiter de l\u2019eau de pluie, bénéficie par contre intégralement de l\u2019eau ap-portée par les gouttelettes de brouillard2.Prenons comme exemple les dunes d\u2019Asilomar, sur la côte ouest de la péninsule de Monterey.En partant de la mer nous trouvons la succession suivante : lo Une association pionnière colonise les sables mobiles et s\u2019avance jusqu\u2019au voisinage du niveau des plus hautes marées ; elle comprend 3 : Mesembryanthemum æquilaterale Haw., Abronia latifolia Esch., A.umbellata Lam., Franseria bipinnatifida Nutt., Convolvulus soldanella L., Artemisia pycnocephala D.C., Ca\\ile edentula (var.californica Fern.), Plantago maritima L.et Coronopus sp., Oenothera spiralis Hook, Poa douglasii Nees, Agoseris hirsuta (Hook) Greene, Polygonum paronychia C.& S., etc. 114 ANNALES DE L ACFAS 2o Lorsque la dune est consolidée par le travail des espèces précé' dentes on voit s\u2019intaller une association comprenant principalement des espèces herbacées : Astragalus Menziesii Gray, Erigeron glaucus Ker., Castilleja latifolia H.6?A., Escholtzia californica Cham., Platystemon calv fornicus Benth., Cotyledon cœspitosa Haw., Grindelia robusta Nutt., Pentacœna ramosissima H.& A., Spergularia clevelandii et S.macrotheca (Horn) Heynh., Silene verecunda Wats., Anaphalis margaritacea (L.) B.6?H., Lotus (Hosac\\ia) salsuginosus Greene, Chorizanthe pungens Benth., etc.On trouve aussi fréquemment à ce niveau, à titre de compagne, la Composée Jaumea carnosa Gray, qui appartient surtout aux associations du faciès vaseux.3o Puis, la consolidation progressant, les arbustes envahissent la dune : Lupinus arboreus Sims., Eriogonum parvifolium Sm., Ericameria ericoides (Less.) Jeps., Eriophyllum stæchadifolium Lag., Baccharis pilularis D.C., Rhus diversiloba T.& G., Myrica californica Cham., Salix sessilP folia Nutt., Atriplex leucophylla Dietr., etc., avec la Fougère Pteris aquilina L.var.lanuginosa (Bory).4° Enfin le dernier stade de la série progressive est marqué par Fins' tallation de la forêt : Cupressus macrocarpa Hartw.(Cyprès de Monte' rey), Pinus radiata Don (Pin de Monterey), Quercus agrifolia Née.(un des Chênes verts californiens) ; avec, dans le sous'bois : Ceanothus' thyr' siflorus Esch., Symphoricarpus albus (L.) Blake, Diplacus aurantiacus Jeps., Habenaria maritima Greene, Brodiæa ixioides (Ait) Wats., etc.1\tLe courant de Californie maintient les eaux océaniques à basse température même en été : dans la baie de Monterey, la température des eaux superficielles varie seulement entre 150° C (septembre) et 12 ° C.(janvier) (Skogsberg).Il en résulte de fréquents brouillards de mai à octobre (air plus chaud que l'eau).Les pluies ont lieu par contre entre novembre et avril (air plus froid que l\u2019eau).2\tCes faits peuvent être rapprochés de ce que l\u2019on observe sur les chaînons montagneux du littoral algérien (H.Prat : Influences des brouillards sur la végétation de Djebel Murd-jadjo.Bull.Soc.Geog.Oran, 1930, p.329) et du littoral provençal (H.Prat : Le climat et la végétation de la Provence.Rev.Trim.Canad., 1939, p.280).Mais, en Californie, l\u2019effet des brouillards, au lieu d\u2019être localisé dans les montagnes côtières s\u2019étend à toute la zone côtière jusqu\u2019au niveau de la mer.3\tLa nomenclature des espèces est donnée en conformité avec la Flore de W.L.Jepson : A manual of the flowering plants of California (Ass.St.U.Calif., 1925). ANNALES DE L ACFAS 115 Section VII: ÉCOLOGIE 1.\u2014 Le dynamisme dans la flore de la toundra en Alaska.\u2014 Abbé E.Lepage.Dans la nature, nous pouvons observer deux forces, sans cesse agis' santés et de sens contraire, dont l\u2019une, une force de destruction, a pour contrepartie une force constructive.Chez les êtres vivants, ce phénomène porte le rom de métabolisme.Transposé sur le plan géologique, le phénomène, d\u2019âge ancien ou contemporain, se manifeste ainsi: le vent, la glace et l\u2019eau exercent sur le sol un travail d\u2019érosion, alors que s\u2019édifient les dunes, les moraines, les terrasses, les plaines d\u2019alluvion, etc.Les forces biologiques entrent ensuite en scène et, comme dans 1a.vision d\u2019Ezéchiel où les ossements desséchés se recouvrent de muscles, de chair et de peau, les microorganismes viennent peupler le sol et la végétation essaie de le recouvrir d\u2019un verdoyant tapis.Avant de décrire ce dernier processus, il importe de distinguer, au point de départ: a) le substrat sec: flanc de montagne, moraine, terrasse sèche; b) le substrat humide: réservoirs de toutes dimensions, depuis la cuvette jusqu\u2019aux lacs, rivages, plaines marécageuses, etc.Dans le cas du substrat humide, nous assistons à une lutte entre l\u2019eau et la plante.De l\u2019apport d\u2019eau, quantité et continuité, dépend l\u2019issue de cette lutte.Parfois le cours d\u2019eau continue de ronger ses berges et emporte la végétation qui tentait de s\u2019y implanter.Parfois un certain équilibre semble s\u2019établir.Ainsi, le long de la côte pacifique de l\u2019Alaska, une plaine marécageuse semble se maintenir parce que l\u2019eau suinte continuellement au bas de la falaise.Enfin on peut voir bien des cas où la végétation va vaincre son concurrent.Le cas typique d\u2019une cuvette qui n\u2019est alimentée que par les eaux de pluie et de fonte de la neige, avec en bordure une ceinture marécageuse suivie d\u2019une région à bruyères, va nous servir à illustrer les étapes de cette lutte: a) Plantes aquatiques: stade pionnier.Potamogeton spp., Sparganium spp., Utricularia spp., J\\[uphar polysepalum, J\\[ymphcea tetragona, Menyari' thés trifoliata, Hippuris vulgaris, Equisetum fluviatile, Glyceria borealis, Colpodium fulvum, Caltha natans, Caltha palustris var.asarifolia ou var.arctica, Ranunculus Pallasii, R.Hyperboreus, R.Gmelini var.terrestris, Potentilla palustris, Carex rostrata.Quelques mousses (Drepanocladus sp, et Calliergon sp.) dans la zone marginale. 116 ANNALES DE L\u2019AFCAS b)\tPlantes palustres : stade secondaire.Caricetum, surtout : Carex physocarpa, C.aquatilis, C.rotundata, C.rariflora, C.membranacea, C.bicolor, C.chordorrhiza, C.limosa.Potentilla palustris (surtout au nord), Scirpus cespitosus var.callosus, Saxifraga Hirculus, Pedicularis sudetica, Eriophorum angustifolium, Juncus castaneus, Senecio palustris.Arbustes Myrica Gale var.tomentosa, Chamædaphne calyculata, Betula nana ssp.exilis, Salix fuscescens.Mousses: Drepanocladus spp.et Calliergon spp., surtout Aulacomnium palustre, Camptothecium nitens, Sphagnum (quelques espèces seulement).c)\tLa bruyère : stade final (climax).La bruyère de ce type est une bruyère à Sphagnum.Ces mousses forment un tapis spongieux plus ou moins épais.Le Pleurozium Schreberi s\u2019y rencontre aussi généralement.Les autres plantes sont : Ledum groenlandicum (au sud), L.palustre var.decum' bens, Vaccinium uliginosum, V.Vitis'Idcea var.minus, Empetrum nigrum, Rubus Chamæmorus, Pedicularis labradorica.Le cas précédent, où se rencontrent les trois stades, est assez fréquent.Nous l\u2019avons observé à Anchorage, à Naknek (péninsule de l\u2019Alaska) et à Umiat (vallée de la rivière Colville).En voyageant dans la toundra, on rencontre aussi bien des endroits où le premier stade est dépassé : il ne reste que le marécage à Cypéracées et la bruyère à Sphaignes.Par contre, à cer-tains endroits, à Nome en particulier, la plus grande superficie du terrain est couverte par un stade intermédiaire entre le marais à Cypéracées et la bruyère.Le sol y est couvert de buttes (negro heads) portant la végétation de la bruyère, alors que les plantes palustres se logent dans les dépressions qui entourent ces buttes.Une question se pose ici.Ces divers stades sont-ils réellement successifs ?Ne seraient-ils pas plutôt juxtaposés, de sorte que chacun serait un climax ?Si la dernière hypothèse est la seule qui corresponde à la réalité, la question du dynamisme doit être écartée.Voyons les faits.Le premier nous est fourni par George Rigg (1937) dans une étude qu\u2019il fit d\u2019une tourbière à Juneau, en Alaska.Il a trouvé trois couches de tourbe superposées dans l\u2019ordre suivant: couche inférieure, tourbe de Cypéracées ; couche intermédiaire, tourbe de bois; couche supérieure, tourbede Sphaignes.Dans une tourbière que nous avons étudiée à Anchorage, nous pouvions voir croissant péniblement à travers les buttes de Sphaignes recouvertes d\u2019Ericacées, le Menyanthes trifoliata, et le Carex aquatilis que l\u2019on rencontre généralement dans un autre habitat.Cette étude a une portée pratique : J \u2014 ANNALES DE L\u2019ACFAS 117 a)\tDans la partie nord de l\u2019Alaska, le sol est gelé durant toute l\u2019année, à partir d\u2019une certaine profondeur, variable suivant la latitude.Dans la partie sud, la bruyère à Sphaignes nous permet de localiser le gel permanent (permafrost), car il ne s\u2019y rencontre pas ailleurs.b)\tEn étudiant la végétation d\u2019une localité, on peut juger de l\u2019âge relatif de cette végétation.A Nome, dans la région du détroit de Behring, où nous rencontrons sur la plaine côtière une bruyère en voie de formation, nous sommes incliné à croire que le soulèvement de la côte doit être asses récent.Dans la vallée de la rivière Colville, comme dans celle du fleuve Yukon, il y a un grand nombre de lacs en forme de croissant.Les Anglais les désignent sous le nom de « Ox-bow lake ».Ce sont des délaissés ou anciens méandres de rivière.On peut juger de leur âge relatif en comparant le degré de colmatage de chacun par la végétation.Certains sont si récents que la végétation ne fait que commencer à les envahir.De certains autres, il ne reste qu\u2019un marais à Cypéracées que la bruyère est en train de con-quérir.c)\tEnfin, dans une même région, on peut juger de la nature du substrat.La bruyère recouvre un sol plus élevé et plus sec que le marais à Cypéracées.Si nous considérons maintenant l\u2019évolution de la végétation à partir d\u2019un substrat sec, les stades semblent beaucoup moins définis et la bruyère finale beaucoup plus variée.A certains endroits, le climax bruyère ne sera peut-être jamais atteint.Sur le flanc des montagnes, par exemple, où la neige s\u2019accumule en grande quantité, on ne rencontrera que des Graminées, parmi lesquelles les Paturins et les Calamagrostides dominent.2.\u2014 Distribution du Salix Pseudomonticola Bail dans le Québec.\u2014 Abbé E.Lepage.Nous avons déjà eu, dans un congrès précédent, l\u2019occasion de signaler la présence de ce Saule dans le Québec.Ayant fait vingt-quatre récoltes de cet arbrisseau au cours de nos voyages dans le nord, nous sommes maintenant plus en mesure d\u2019en donner la distribution.Le long de la rivière Harricana, il est très fréquent depuis la rivière Turgeon jusqu\u2019à la baie James.A Rupert House, il est aussi abondant sous la forme typique de l\u2019espèce et sous la forme du var.padophylla (Rydb.) Bail.Le long de la rivière Wiachouan, nous ne rencontrons que le var.padophylla.Sur la côte ouest de la baie James, il se rencontre un peu partout jusqu\u2019à la rivière Attawapiskat. 118 ANNALES DE l\u2019aCFAS 3.\u2014 Quel est l\u2019habitat de l\u2019Heracleum lanatum Michx.?\u2014 Marcel Raymond.Si on regarde la carte représentant l\u2019aire nord-américaine de YHeracleum lanatum Michx.(fig.), on voit une plante nettement subarctique existant depuis les îles Aléoutiennes, l\u2019Alaska, la région du lac des Esclaves, puis le long de la côte du Pacifique jusqu\u2019en Californie, quelques localités dans les Rocheuses, dans la Saskatchewan, au nord du lac Supérieur, plusieurs dans la région de la baie James, une très au nord dans la baie d\u2019Hudson, un vide dans le centre du Nouveau-Québec, mais réapparition de cette grande ombellifère dans le sud du Labrador, à Terre-Neuve, le long de la Côte-Nord, abondance en Gaspésie, sur les rivages des Maritimes, puis de là jusqu\u2019en Géorgie, mais sur les montagnes seulement.Dans l\u2019ensemble donc, une plante qui va passablement loin au nord et qui dans le voisinage de la mer devient une plante du littoral.HERACLEUM LANATUM ycvA Aire de l'Heracleum lanatum Michx., compilée d\u2019après Hultén, Raup, Roland, l'herbier Marie-Victorin et des notes fournies par le Service de Biogéographie, Université de Montréal. ANNALES DE L ACFAS 119 Hulten note que l\u2019aire est continue sur les îles Aléoutiennes et dé-borde sur la Sibérie orientale b Dans les environs de Montréal, à plusieurs endroits, on peut voir l\u2019He-racleum lanatum croissant le long des routes.Ces dernières années, au cours d\u2019excursions en Gaspésie, le comportement de cette ombellifère nous a frappé.Il semble qu\u2019elle a en fait trois habitats.Si vous vous rendez au mont Albert, par exemple, vous la rencontrez vers 1,800 pieds d\u2019altitude, dans la prairie alpine, avant d\u2019atteindre le sommet.Si vous allez au mont Jacques-Cartier, voyageant par la rivière à Claude ou par la rivière à Pierre, c\u2019est le long des ruisseaux, vers 2,000 pieds d\u2019altitude, que vous la voyez.Même observation à Percé, sur le chemin de la grotte, bien qu\u2019à plus faible altitude.Vous trouvez cette plante associée à des éléments alpins ou à des éléments de la mégaphorbiée subalpine tels que Dryopteris Filix'mas, Pteretis pensylvdnica, Sanicula marilandica var.borealis.Si on consulte la littérature, on trouve que Printz remarque la même chose en Sibérie et Hulten, au Kamtchatka.Les botanistes de l\u2019ouest nous assurent que le phénomène est identique dans les Rocheuses.Je crois qu\u2019il faut considérer VHeracleum lanatum comme un élément de la mégaphorbiée subalpine, qui descend parfois au niveau de la mer et se comporte alors sur le littoral comme halophyte, et ailleurs en mauvaise herbe.Je ne dirais pas qu\u2019elle n\u2019est pas dans son élément sur le littoral maritime, en Gaspésie ou aux îles de la Madeleine, par exemple : il y a entre les habitats alpins et subalpins et les rivages maritimes une secrète affinité, mais lorsque la plante s\u2019empare des fossés ou lorsqu\u2019on la voit le long du chemin à Longueuil ou à Lavaltrie, nous sommes en face de la phase rudérale, si je puis dire, d\u2019une plante primitivement subalpine ou tout au moins montagnarde dans l\u2019ensemble de sa distribution.Signalons aussi que certaines halophytes se comportent parfois en rudérales: Atriplex hastata L., Hordeum jubatum L., Rumex pallidus Bigel., etc.L\u2019auteur désire exprimer ses remerciements à MM.Pierre Danse-reau et Albert Courtemanche, ainsi qu\u2019au Fr.Lucien Lévesque, c.'lc., pour avoir mis à sa disposition les relevés pris au cours de leurs travaux écologiques.Bibliographie : Hulten, E.Flora of Kamtchatka and adjacent Islands.Stockholm.1927-1930.\u2014 Hulten, E.Outline of the history of arctic and boreal biota during the quarter-nary period.Stockholm.1937- \u2014 Hult én, E.Flora of the Aleutian Islands including western- 120 ANNALES DE l\u2019aCFAS most Alaska Peninsula with notes on the Commander Islands.Stockholm.1937.\u2014 Hultén, E.Flora of Alaska and Yukon VII.Lund.1947- \u2014 Printz, H.The vegetation of the Siberian' Mongolian Frontiers.Contributiones ad Floran Asiæ Interioris pertinentes edidit Henrik Printz.III.Trondjem.1921.\u2014 Raup, H.M.The botany of Southwestern Mackenzie.Sargentia VI.Jamaica Plain.1947- \u2014 Roland, A.E.The Flora of Nova Scotia.Proceedings of the Nova Scotian Institute of Science XXI (parts 3 and 4).Halifax.1947.1 Dans notre carte, nous n'avons indiqué les localités asiatiques d'Heracleum lanatum qu avec circonspection, par manque de matériaux d\u2019abord, et aussi parce que la plante de cette région a reçu des traitements divers.Maximowicz (1803), Komarov (1907) l\u2019identi' fient a H.lanatum et ainsi procède Handel-Mazetti qui prétend même qu\u2019elle atteindrait le Yunnan au sud, mais Kitagawa subdivise la plante de l\u2019Asie orientale et même de l\u2019Amé' rique occidentale en quatre espèces : H.dulce Fisch.(Alaska, Aléoutiennes, Kamtchatka, Kuriles, Sachaline, Yeso et Honsyu) ; H.nipponicum Kitagawa (Japon moyen) ; H.Moel-lendorffii Hance in Trimen (Chine boréale, Mandchourie et Corée) ; H.barbatum Ledebour (Sibérie orientale, Mandchourie et Corée boréales).Voir : Kitagawa, Masao, Miscellaneous notes on Apiaceae of Japan and Manchuria III.Rep.Inst, of Scient.Research, Manchoukuo, Vol II.No.7 : 273-281.Hsinching.1938.Mais le comportement écologique semble être le meme.Dans son expédition sibérienne, Printz note VHeracleum dans les vallées de rivières, puis il précise que dans les monts Altaï la plante se rencontre jusqu\u2019à la limite des arbres.Au Kamtchatka, selon Hultén, « H.lanatum is a fairly common plant, occuring scattered here and there in the lowland meadows and their transitional associations to Filipendula thickets, in the sub-alpine meadows and the Betula forests.It is a stout plant.» (Flora of Kamtchatka III : 171-175.Fig.18 et carte 596.Stockholm.1929.) 4.\u2014 Spectre biologique du Populetum tremuloidis dans le sud-est du Canada.\u2014 Albert Courtemanche.Au cours d\u2019une étude phytosociologique 1 faite en 1946 et en 1947 sur le Populetum tremuloidis dans le sud'est du Canada, 461 espèces, sans compter les variétés et les formes, ont été observées dans les bois de trem' blés situés en deçà du 50e parallèle depuis le centre du Manitoba jusqu\u2019à l\u2019Atlantique.Ces entités taxonomiques, classées d\u2019après leur forme biologique selon le système de Raunkiaer, se sont réparties de la façon suivante pour l\u2019ensemble de l\u2019aire étudiée et pour chacune des régions forestières de Halliday (1937): Nombre Nombre \tP\tCh\tH\tG\tTb\td\u2019espèces\tde relevés Ensemble de l\u2019aire étudiée\t\t118\t24\t249\t61\t9\t461\t200 Région de la forêt boréale\t\t71\t11\t114\t28\t4\t228\t60 Région de la forêt des Grands Lacs et du Saint-Laurent\t\t108\t23\t224\t56\t7\t418\t109 Région de la forêt acadienne\t\t66\t18\t132\t26\tl\t243\t31 ANNALES DE l\u2019aCFAS 121 Dans la délimitation des différentes classes de formes biologiques, nous avons suivi rigoureusement les limites établies par Raunkiaer (1934), soit: bourgeons hibernants à plus de 30 cm.au-dessus de la surface du sol pour les Phanérophytes (P); bourgeons hibernants à moins de 30 cm.au-dessus dè la surface du sol pour la Chaméphytes (Ch); bourgeons hibernants au niveau même de la surface du sol pour les Hémicrytophytes (H); bourgeons hibernants au-dessous de la surface du sol pour les Géophytes (G); hibernation sous forme de graines pour les Thérophytes (Th).La détermination de la forme biologique du plus grand nombre des espèces a été faite d\u2019après des observations sur le terrain.Pour les espèces moins familières, nous avons eu recours aux travaux de Ennis (1928) et de McDonald (1937).Le tableau suivant donne, exprimé en pourcentage, le spectre biologique du Populetum tremuloidis pour l\u2019ensemble de l\u2019aire étudiée et pour chacune des régions forestières de Halliday, ainsi que le spectre normal établi par Raunkiaer et quelques autres spectres d\u2019associations : Nombre Populetum tremuloidis :\tP\tCh\tH\tG\tTh\td'espèces Ensemble de l'aire étudiée\t\t25.6\t5.2\t54.0\t13.2\t2.0\t461 Région de la forêt boréale\t\t31.2\t4.8\t50.0\t12.3\t1.8\t228 Région de la forêt des Grands Lacs et du\t\t\t\t\t\t Saint-Laurent\t\t25.8\t5.5\t53.5\t13.5\t1.7\t418 Région de la forêt acadienne\t\t27.2\t7-4\t54.4\t10.7\t0.4\t243 Spectre normal Raunkiaer, 1934\t\t46.0\t9.0\t26.0\t6.0\t13.0\t1,000 Aceretum saccharophori, Québec.Dansereau,\t\t\t\t\t\t 1943 \t\t17-0\t10.0\t56.0\t15.0\t2.0\t346 Aspen association (Pop.trem et Pop.grand.),\t\t\t\t\t\t Michigan.Gates, 1930\t\t22.9\t3.9\t47.1\t16.1\t10.3\t310 Poplar association (Pop.trem.et Pop.balsam.),\t\t\t\t\t\t Alberta.Moss, 1932\t\t25.8\t1.8\t48.2\t17-1\t7-0\t170 Comparé au spectre normal, le spectre biologique du Populetum tremuloidis manifeste une forte augmentation (plus du double) du nombre relatif des Hémicrytophytes et des Géophytes et surtout des Thérophytes, ce qui est conforme au comportement latitudinal de l\u2019ensemble de la végétation et la caractéristique d\u2019un phytoclimat tempéré humide.Contrairement à ce qu\u2019on aurait pu prévoir, le spectre biologique du Populetum tremuloidis de la forêt boréale accuse un pourcentage de Phanérophytes notablement plus élevé que celui des deux autres régions forestières de Halliday, au climat plus clément parce que plus méridionales et plus immédiatement soumises à l\u2019influence des Grands Lacs et de l\u2019At- 122 ANNALES DE L\u2019ACFAS lantique.Ceci est apparemment dû au fait que la végétation naturelle de ces deux dernières régions a été plus fortement perturbée par l\u2019intervention de l\u2019homme: déboisement, défrichement, culture, pâturage, etc., favorisant ainsi l\u2019expansion des plantes herbacées, naturelles ou adventices.En ce qui concerne les Hémicrytophytes, les Géophytes et les Thé-rophytes, le spectre biologique du Populetum tremuloidis est très voisin de celui de l\u2019érablière laurentienne (DaNSEREAU, 1943).La différence entre les Phanérophytes et les Chaméphytes est plus apparente que réelle car, dans la détermination du spectre biologique de l\u2019érablière, l\u2019auteur ne s\u2019en est pas tenu rigoureusement aux limites de Raun -aer et a versé dans les Chaméphytes nombre d\u2019espèces habituellement classées parmi les Nanopha-nérophytes.Si l\u2019on fait, pour l\u2019un et l\u2019autre spectre, la somme des Phanérophytes et des Chaméphytes, on obtient respectivement 30.8% et 27.0%, ce qui est sensiblement du même ordre de grandeur.L\u2019accroissement, par rapport au Populetum tremuloidis du sud-est du Canada, du nombre relatif des Géophytes et des Thérophytes dans les associations mixtes de tremble et de peuplier à grandes dents (Michigan), de tremble et de peuplier baumier (Alberta), est l\u2019indice d\u2019un climat plus sec et plus continental, ce qui par ailleurs concorde parfaitement avec la position géographique de ces associations en bordure de la prairie.Bibliographie: Dansereau, P.L\u2019érablière laurentienne.I.Valeur d\u2019indice des espèces.Contr.Inst.Bot.Univ.Montréal, 45:66-93.1943.\u2014 Ennis, B.The life forms of Connecticut plants and their significance in relation to climate.Conn.State Geol.Nat.Hist.Surv.Bull.43 : 1-100.Fig.35.1928.\u2014 Gates, F.C.Aspen association in Northern Lower Michigan.Bot.Gaz., 90 (3) : 233-259.1930.\u2014 Halliday, W.E.D.A Forest Classification For Canada.Can.Dept.Mines and Res.Forest Serv.Bull.89.50 pp.1937- \u2014 McDonald, E.S.The life-forms of the flowering plants of Indiana.Amer.Midi.Nat., 18 (5) : 687-773.1937.\u2014 Moss, E.H.The Vegetation of Alberta.IV.The poplar association and related vegetation of Central Alberta.Jour.Ecol., 20: 380-415.1932.\u2014 Raunkiaer, C.The Life Forms of Plants and Plant Geography.Oxford Press.632 pp.1934.1 Cette étude a été subventionnée par le Conseil National des Recherches, Ottawa.Le travail sur le terrain a été fait avec l\u2019assistance du R.Fr.Lucien Lévesque, c.s.c., et l\u2019aide de M.Pierre Emond.5.\u2014 Action du facteur édaphique sur la distribution de l\u2019Hepaticaacutiloba dans le Québec.\u2014 Fr.Lucien Lévesque, c.s.c.La distribution de l'Hepatica acutiloba DC.dans le Québec est en grande partie restreinte aux basses terres du Saint-Laurent, du cap Tourmente aux limites ouest de la province.Cette espèce ne se rencontre ni sur le Bouclier Canadien ni sur cette partie de la chaîne apalachienne qu\u2019on ANNALES DE l\u2019aCFAS\t123 appelle les monts Notre-Dame, quoiqu\u2019elle soit représentée sur le massif des Deux-Montagnes et sur plusieurs collines montérégiennes : monts Royal, Johnson, Yamaska et Shefford.On la trouve aussi dans les vallées de plusieurs affluents du grand fleuve, bien que ces vallées soient creusées en partie dans les deux formations précitées.Ainsi, le long de la rivière Outaouais, elle remonte jusqu\u2019à Norway Bay ; dans les vallons des tributaires de cette rivière, elle a été trouvée à Cantley et à Ironside, rivière Gatineau, à Buckingham, rivière du Lièvre.Dans la vallée du Saint-Maurice, elle atteint Grand-Mère.Le long du Saint-François, on la retrouve jusqu\u2019à Cleveland, comté de Richmond.Son habitat hautement préféré dans cette aire de distribution est la forêt décidue représentée dans la province de Québec par le climax Acere-tum saccharophori.Ce n\u2019est qu\u2019exceptionnellement qu\u2019elle croîtra dans un sous-climax comme le Populetum tremuloidis ou dans un préclimax comme le Pinetum Strobi.Même dans ces deux derniers cas, elle n\u2019aura de chance de survie qu\u2019à la condition que ces associations sous-climaxique et préclimaxique évoluent rapidement vers le climax érablière.De plus, elle s\u2019accommodera très rarement des conditions où la laisseront le bûchage et l\u2019éclaircissage.Elle est un peu plus tolérante du côté des conditions créées par la paissance.La préférence presque exclusive manifestée par ÏHepatica acutiloba pour l\u2019Aceretum saccharophori, du moins dans le Québec, s\u2019explique par les hautes exigences mésiques de cette hémicryptophyte.C\u2019est là qu\u2019elle trouve l\u2019optimum des conditions de lumière, d\u2019humidité, de sol, de drainage, nécessaires à sa germination, à son développement complet et à sa conservation.La couche d\u2019humus provenant de la décomposition des feuilles mortes et des débris végétaux et animaux sous l\u2019action des bactéries semble être nécessaire à la germination de cette plante.Si, quelquefois, on la rencontre sur des pentes assez abruptes où la couche d\u2019humus est très mince, c\u2019est qu\u2019elle a profité de certains biotopes favorables pour s\u2019établir dans ces habitats précaires.Ainsi, une accumulation d\u2019humus entre deux roches, ou entre un caillou et un tronc d\u2019arbre, ou à la base des arbres dans la bifurcation des racines maîtresses, constitue un milieu propice pour l\u2019établissement de cette plante.Mais ces cas, sans être exceptionnels, demeurent cependant assez rares.C\u2019est dans une couche d\u2019humus de quatre à six pouces que l\u2019on rencontre ordinairement l\u2019hépatique à lobes aigus.Le système radiculaire très développé traverse alors ce premier horizon et plonge dans l\u2019horizon Ai, là où la matière organique est mêlée à la matière minérale. 124 ANNALES DE l\u2019aCFAS La plante est indifférente à la structure et à la texture de la roche' mère, qui peut être argileuse, sablonneuse, graveleuse, rocailleuse, schis' teuse ou rocheuse.Sur l\u2019île Perrot, comté de VaudreuibSoulanges, et dans les comtés de Châteauguay et de Huntingdon on la trouve très bien établie entre des blocs gréseux ou conglomératiques ; à Howick, dans le comté de Châteauguay, elle a été même remarquée poussant sur un bloc conglomératique gréseux, dans une très mince couche d\u2019humus.A maints endroits, elle croît dans des poches humifères à proximité de formations calcaires ou dolomitiques.A Notre'Dame'du'Bon-Conseil, comté de Richmond, à Saint Joachim, comté de Montmorency, et à Rou' gemont, comté de Rouville, elle est fixée sur une rochemère schisteuse, tandis que, près de la pinière d\u2019Oka, comté des Deux'Montagnes, elle pousse sur un sol sablonneux.Mais si VHepatica acutiloba se montre indifférent quant à la nature, à la texture et à la structure de la roche-mère, il n\u2019en est pas de même de ses exigences quant à l\u2019acidité du sol.Bien qu\u2019il puisse persister dans un sol dont la réaction du pH varie de 5.2 à 8.6, son maximum d\u2019occurrence se produit cependant dans des sols dont le pH se maintient aux environs de 6.8, c\u2019est' à'dire entre 6.2 et 7-4.C est donc une espèce neutrophile sténoionique.La figure représente la distribution de la valeur du pH dans vingt et un individus d\u2019association (stands) où croît VHepatica acutiloba.Des quatre'vingt'dix-neuf échantillons de sol, la plupart ont été prélevés autour des racines de l\u2019hépatique ellemême dans des stations disséminées à travers l\u2019aire de l\u2019espèce dans la province.Des observations faites dans plusieurs Aceretum sac-charophori et dans un Pine-tum Strobi presque complètement évolué vers le climax érablière montrent que la germination de VHepatica acutiloba se réalise avec un Distribution de la valeur du pH dans des érablières où croît VHepatica acutiloba.Les mesures ont été faites sur quatre-vingt-dix-neuf échantillons de sol prélevés dans vingt et un individus d\u2019association disséminés à travers l'aire de distribution de cette espèce dans le Québec. ANNALES DE L ACFAS 125 fort pourcentage dans des sols humifères neutres ou presque.Si Ton excepte deux mesures qui ont donné respectivement un pH de 6 2 et 6.4, les variations à la surface de ces sols sous la litière de feuilles mortes, là où s\u2019accomplit la germination, oscillent entre 6.6 et 7-4- Les érablières établies sur le Bouclier Canadien et dans les Cantons de l\u2019Est, ainsi qu\u2019un certain nombre de celles des basses terres du Saint-Laurent, ne présenteraient pas les conditions favorables au point de vue du pH pour 1 etablissement de YHcpatica acutiloba ; c\u2019est ce qui expliquerait, du moins en partie, son absence en ces endroits.On sait de plus que, probablement pour la même raison, cette espèce ne se rencontre pas dans les massifs précambriens des Adirondacks et du Wisconsin.En résumé, YHcpatica acutiloba est une espèce sylvestre d\u2019habitat mésique qui ne réussit dans le Québec que dans les sols humifères bien évolués et presque neutres de l\u2019association Aceretum saccharophori.6.\u2014 Note sur l\u2019aire de distribution de l\u2019Hepatica acutiloba.\u2014 Fr.Lucien Lévesque, c.s.c.L'Hepatica acutiloba DC.est disséminé dans l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord sur un territoire d\u2019environ 800,000 milles carrés, approximativement entre le 32° et le 47° de latitude nord, et le 70° et le 95° de longitude ouest.Sa limite au nord peut être tracée par une ligne partant du centre du Minnesota, passant par Duluth, descendant au centre du Wisconsin, remontant jusqu\u2019au nord du lac Michigan pour aller rejoindre l\u2019ile Mani-toulin ; de là, obliquant vers l\u2019extrémité nord de la péninsule de Bruce, elle se dirige vers la ville d\u2019Ottawa ; puis, longeant la base des Laurentides, elle vient finir au cap Tourmente, trente milles au nord-est de la ville de Québec.A l\u2019est, absent des provinces maritimes canadiennes et de la plaine côtière de l\u2019Atlantique, il se retrouve le long des Apalaches, du New Hampshire jusqu\u2019à l\u2019Etat du Mississippi.Ses limites orientales coïncident approximativement avec une ligne qui part du cap Tourmente et, après avoir traversé la province de Québec, se dirige vers le sud en longeant la vallée de la rivière Connecticut jusqu\u2019au nord-ouest de l\u2019Etat du Connecticut pour ensuite obliquer vers l\u2019ouest jusqu\u2019au centre de la Pennsylvanie.De là, elle suit la direction sud-ouest en passant par l\u2019extrémité ouest du Maryland, l\u2019est de la Virginie occidentale, le sud-ouest de la Virginie, l\u2019ouest de la Caroline du Nord, le nord-ouest de la Caroline du Sud et de la Géorgie, le nord et le centre de l\u2019Alabama, et va aboutir à peu près au centre du Mississippi où se trouve son point le plus méridional. 126 ANNALES DE L\u2019ACFAS Absent de la vallée du Mississippi jusqu\u2019au sud du Missouri, on le retrouve cependant au nord-ouest de l\u2019Arkansas.Ses limites occidentales ne dépassent pas le centre du Missouri, l\u2019ouest de l\u2019Iowa et le centre du Minnesota.Cette délimitation précise de l\u2019aire de distribution de VHepatica acutiloba a été rendue possible grâce à la collaboration de nombreux correspondants canadiens et américains qui ont eu la bienveillance de participer aux deux enquêtes instituées dans ce but.Par ce moyen, 99 botanistes du centre, de l\u2019est et du sud des Etats-Unis et de l\u2019est du Canada, ont fait parvenir à l\u2019auteur de nombreux renseignements non seulement sur la distribution de l\u2019hépatique à lobes aigus, mais aussi sur son comportement écologique.C\u2019est donc en partie à l\u2019aide des données reçues de ces correspondants que la carte de distribution détaillée de cette espèce a pu être établie.A cette source, il faut ajouter les excursions entreprises par l\u2019auteur au Canada et aux Etats-Unis, ainsi que la consultation de la collection des relevés phytosociologiques du Dr Pierre Dansereau et de celle du Service de Biogéographie de la province de Québec.On remarquera que, dans le tracé de la limite orientale, nous avons ignoré la présence de cette espèce dans le Maine.Bien que les grandes flores de l\u2019est de l\u2019Amérique du Nord étendent la distribution de l\u2019Hepu-tica acutiloba jusqu\u2019à cet Etat inclusivement, son indigénat en cette région demeure problématique.En 1947, le Dr F.H.Ste n\\ E:z,dans une lettre à l\u2019auteur, affirmait que la plante n\u2019a pas été trouvée dans l'Etat du Maine depuis les vingt dernières années, bien qu\u2019on l\u2019eût cherchée comme espèce critique.Il conclut que la discussion quant à l\u2019introduction de cette plante dans le Maine demeure ouverte.Des trois stations de l\u2019Etat du Maine où elle a déjà été récoltée, les deux du sud sont éloignées d\u2019au moins 75 milles de la vallée de la rivière Connecticut, considérée comme la limite orientale, puisqu\u2019on ne la trouve plus aujourd\u2019hui à l\u2019est de cette vallée.La troisième station, celle du nord, est située à plus de 100 milles de la localité la plus orientale où la plante a été récoltée dans le New Hampshire.On sait, par ailleurs, qu\u2019elle peut se transplanter facilement, même à des distances considérables en dehors de son aire générale de distribution.Il se peut donc que cette espèce ait été introduite dans le Maine.De toute façon, nous croyons que la précarité de sen statut d\u2019indigénat dans cet Etat nous justifie de placer sa limite orientale plus à l\u2019ouest, c\u2019est-à-dire à la vallée de la rivière Connecticut.Il ressort de la distribution donnée au début de cette note que l\u2019He-patica acutiloba s\u2019étend, au sud et au sud-ouest, plus loin que la Géorgie et le Missouri, limites données jusqu\u2019ici par les flores. ANNALES DE L ACF AS 127 Les renseignements qui nous ont permis de corriger la limite méridionale de cette espèce nous ont été transmis par les Drs R.M.HARER,duGeologi-cal Survey of Alabama, D.De aree, de l\u2019Arkansas State College, D.M.Moore, de l\u2019University of Arkansas, et Y.Desmarais, alors de l\u2019University of Wisconsin, maintenant à l\u2019Université Laval de Québec.Le Dr Harter attirait, en 1906, l\u2019attention des botanistes sur la présence de cette espèce dans trois comtés de l\u2019Alabama.Dans une communication à l\u2019auteur, il signale qu\u2019il l\u2019a depuis remarquée en quelques autres endroits du même Etat sur des falaises schisteuses (shale cliffs), tandis que, dans les trois premières stations, la plante fut trouvée sur des escarpements subcarbonifères (subcarboniferous bluffs).En même temps qu\u2019il faisait connaître la découverte de VHepatica acutiloba dans l\u2019Alabama, le Dr Har er notait que la plante pourrait tout probablement être trouvée dans l\u2019Etat du Mississippi étant donnée la proximité de cet Etat avec la station la plus occidentale de 1\u2019Alabama.En effet, en 1927, elle y fut récoltée près de Laurel, comté de Jones(L.DoNALr).C\u2019est la station la plus méridionale connue.Le Dr De sv a ras nous a procuré ce renseignement d\u2019après un spécimen de l\u2019herbier de l\u2019University of Wisconsin.Dans le nord-ouest de l\u2019Êtat de l\u2019Arkansas, la présence de VHepatica acutiloba nous a été signalée par les deux correspondants de cet Etat déjà mentionnés.7.\u2014 Extension du Nymphæa tetragona au sud de la province de Québec.\u2014 Pierre Dansereau.Le J\\[ymphœa tetragona, déjà signalé par Rousseau au Bic (comté de Rimouski) et dans l\u2019Abitibi à Duparquet (Ann.de l\u2019Acfas, 4 : 112.1938 ; 5 : 105-106.1939), a été retrouvé au lac Memphrémagog.Il se trouvait en eau assez profonde (cinq à six pieds) dans un sol de vase très molle.Cet habitat d\u2019eau profonde paraît caractéristique pour cette espèce au sud de son aire.Assez abondante en Asie, elle a une aire fortement disjointe en Europe et en Amérique du Nord.Elle est classée par Hultén (Outline of the history of arctic and boreal biota during the quaternary period.168 pp.Stockholm, 1937) parmi les circumpclaires à grande aire disjointe.Il est intéressant de noter que là où elle est une relique, elle occupe des habitats pionniers.Griggs (Bull.Torr.Bot.Club, 67 : 575-594.1940) avait déjà attiré l\u2019attention là-dessus à propos des endémiques du golfe Saint-Laurent.Plus récemment, Oliveira Castro (An.Acad.BrasiL 128 ANNALES DE L\u2019ACFAS Cienc., 58 (2) : 121-125.1946) analysait un certain nombre de groupes végétaux et animaux et suggérait une analogie entre la phylogénie et la succession écologique.Des groupes taxonomiques occupant des positions pionnières dans une sère sont morphologiquement et physiologiquement moins différenciés que, par exemple, les espèces affines du climax.De même, les groupements primitifs ont une aire géographique étendue (souvent fortement disjointe comme dans le cas présent), au lieu que les groupes plus récents ont une aire plus restreinte (par exemple, le K[ymphœa odor ata et surtout le tuberosa).8.\u2014 Sur des différences de structure entre diverses tourbières.\u2014 Pierre Dansereau.La structure de la végétation se définit par la disposition dans l\u2019espace des individus qui la composent et la relation des strates entre elles.Elle ne tient pas nécessairement compte de la composition botanique.Les formations de même structure ont donc une même physionomie quoiqu\u2019elles puissent différer complètement par leur composition et par leur rôle écologique.Aux principaux types structuraux on a donné des noms d\u2019application uni' verselle.Ceux que l\u2019on rencontre le plus fréquemment dans les tourbières sont: la pelouse, la prairie, la mégaphorbiée, le buisson, la savane et la forêt.La pelouse est une formation basse (moins de 30 cm.), continue et dominée par des plantes graminoïdes.La prairie est une formation haute (plus de 30 cm.), généralement continue, dominée par des plantes gramh noïdes.La mégaphorbiée est une formation haute, très dense, composée à peu près exclusivement de plantes herbacées à feuilles larges (angl.« forbs »).Le buisson est caractérisé par la dominance de plantes ligneuses à port plus ou moins diffus.La savane (une extension du sens ordinaire de ce mot) consiste en une synusie herbacée ou buissonneuse plus ou moins continue où s\u2019intercalent de hauts buissons ou de petits arbres isolés ou groupés par petites colonies.La forêt est un rassemblement d\u2019arbres où généralement les individus se touchent les uns les autres.Les associations végétales qui se forment en divers endroits du globe sur un substratum tourbeux (v.g.sur les sphaignes) diffèrent énormément par leur composition floristique.D\u2019autre part, toutes les structures mention' nées plus haut n\u2019apparaissent pas partout et ne jouent pas partout le même rôle dans l\u2019évolution de la tourbière. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t129 Considérons les principales associations de régions très différentes au point de vue climatique: les hautes altitudes du sud-est brésilien, la plaine côtière du New Jersey, les basses terres du Saint-Laurent, les Laurentides et les étages subalpin et alpin de la Gaspésie.Dans le massif de la Mantiqueira, au Brésil, des pelouses humides à Xyris se transferment en prairies à Cortaderia modesta et Cladium ensi-folium.Des buissons de Baccharis et un bambou nain (Chusquea pinifolia) s\u2019y introduisent, atteignant éventuellement une taille de six à dix pieds.Arrivent alors des Solarium, Rapanea, Weinmannia qui formeront la forêt rabougrie (angl.« alfin forest »).Sur la plaine côtière du New Jersey, le début est quelquefois marqué par une pelouse à Heleocharis ou à Carex exilis (avec un faciès à Jfarthe' cium americanum), mais le plus souvent les buissons éricacés apparaissent très tôt : Gaylussaccia frondosa, Azalea, Vaccinium, Kalmia augustifolia et Chamædaphne calyculata.Bientôt le Chamæcyparis thyoides et même le Pinus rigida forment des îlots qui créent une apparence de « savane ».Le Picea rubens et l\u2019Acer rubrum éventuellement se mêlent au Chamæcy' paris devenu plus dense et la forêt abrite des éléments beaucoup plus mési-ques (X[yssa sylvatica, Tsuga canadensis, Pinus strobus).Beaucoup d\u2019éléments tourbicoles demeurent dans la strate arbustive : Alnus rugosa, LLemopanthus mucronata, Vaccinium corymbosum, Ilex verticillata.Mais les éléments mésiques tendent à prendre le dessus : Rhododendron maximum, Hamamelis virginiana.Les basses terres du Saint-Laurent abriter t de vastes tourbières, souvent superficielles.Les pelouses à Carex exilis ou à Eriophorum spissum sont moins fréquentes que les buissons à Chamædaphne calyculata.Cette formation est particulièrement développée à la suite des incendies et de l\u2019exploitation pour la tourbe.Il se forme bientôt une savane dominée par le Picea mariana distribué par petits bosquets très inégaux et par trois Erica' c'ees (Kalmia augustifolia, Ledum groenlandicum et Chamædaphne cacycu' lata) qui forment une strate continue.Celles-ci sont presque complètement éliminées dans la forêt qui suit, laquelle comporte au début une strate de Lfemopanthus mucronata et de Vaccinium corymbosum, et, à la fin, seulement des mousses, surtout le Calliergonella schreberi et VHypnum crista' castrensis.A haute altitude, particulièrement en Gaspésie, les éléments grami-noïdes sont plus en évidence.Les prairies à Eriophorum sont fréquentes.Là aussi elles le cèdent éventuellement au Chamædaphnetum calyculatæ 130\tANNALES DE l\u2019aCFAS Toutefois, on rencontre des « savanes » à Picea mariana et Calamagrostis canadensis ou à Larix laricina et Carex disperma (cette dernière existe dans la plaine aussi).La phase à Ledum groenlandicum devient beaucoup plus frequente.A 1 étage alpin, le Ledum se mêle au Vaccinium uliginosum var.alpinum.Il semble que le Carex bigelowii domine une pelouse plus mésique, qui est probablement le climax.9.\u2014 Les associations du cordon littoral sur les grèves gaspésiennes.\u2014 Pierre Dansereau.Une bande de végétation généralement étroite marque la transition de la zone halophytique à la zone glycophytique sur les rivages sablonneux de la Gaspésie.Deux associations surtout sont en évidence: le Ca\\iletum edentulœ et VElymetum arenariæ.Le secteur de la plage qui n\u2019est généralement pas atteint par la marée haute, mais recouvert au moins brièvement par la marée d\u2019équinoxe ou les marées de tempête, ne porte aucune végétation dans sa partie inférieure et une formation discontinue et ouverte dans sa partie supérieure.Les plantes caractéristiques ne se développent pas en hauteur, mais tendent à courir en surface sous forme de rosettes (Mertensia maritima) ou de courants (Calfile edentula, Potentilla pacifica, Arenaria (Honc\\enya) peploides).Elles ont fréquemment un développement radiculaire considérable.L\u2019invasion annuelle par la marée, la pauvreté du soi (où ne s\u2019accumule à peu près aucune matière organique), la pleine force du vent et des embruns empêchent les plantes de former un réseau et de se rejoindre.Dans la zone de VElymetum arenariæ, séparée de la précédente par la ligne des hautes marées d\u2019équinoxe, la structure de la végétation est tout à fait différente : c\u2019est une prairie que dominent des Graminées halo' phytes dressées et coriaces, croissant assez densément.Les principales espèces de la synusie supérieure sont VElymus arenarius et l\u2019Agropyron trachycaulon, auxquels s\u2019associent parfois le Poa eminens et VAmmophila breviligulata.Quelques plantes latifoliées, comme le Senecio pseudo-arnica et le Thalictrum confine, s\u2019y rencontrent aussi assez fréquemment.Une synusie inférieure est formée par le Lathyrus maritimus, souvent très abondant, auquel s\u2019associent toutes les espèces du Calfiletum, mais ordinaire' ment à l\u2019état fortement dispersé.Beaucoup de bois mort et de débris végétaux s\u2019accumulent dans cette zone qui n\u2019a jamais une très forte inclinaison.La surface du sol demeure donc plus humide que dans le Ca\\iletum. ANNALES DE l\u2019aCFAS\t131 Or VElymetum est assez souvent détruit par des tempêtes.Le sable ainsi mis à nu ne se recouvre pas immédiatement d\u2019une nouvelle prairie.Plus souvent, ce sont les halophytes latifoliées qui envahissent les premières.Elles forment alors un Ca\\iletum d\u2019une densité inusitée et impossible dans les conditions de la zone extérieure.Le Ca\\ile edentula, le Lathyrus mari' timus, le Mertensia maritima s\u2019étendent en un tapis dense.Des especes plutôt rupestres qu\u2019arénicoles (Thalictrum confine, Ligusticum scothicum) y jouent parfois un rôle dominant.Eventuellement, toutefois, les hautes Graminées reconquièrent cette zone.Quelques espèces à la fois halophytes et psammophiles se rencontrent seulement dans l\u2019une ou l\u2019autre des deux associations dont il est question ici, et leur sont par conséquent d\u2019une fidélité complète : Elymus arenarius, Catfile edentula, Arenaria (Honc\\enya) peploides, Senecio pseudo'arnica, Mertensia maritima, Poa eminens.Plusieurs autres sont aussi des halophytes mais occupent à l\u2019occasicn et même de préférence \u2014 d\u2019autres habitats, par exemple, les falaises schis-teuses, les éboulis, les conglomérats, etc.: Artemisia stelleriana, A tri' plex hastata, Plantago juncoides, Plantago oliganthos, Ligusticum scothicum, Rumex pallescens, Potentilla pacifica, Solidago sempervirens.Un grand nombre de mauvaises herbes se rencontrent dans ces milieux ouverts et pauvres.Quelques-unes y jouent même un rôle assez important, telles les Achillea millefolium, Vicia cracca, Sonchus arvensis.D autres sont sporadiques seulement : Trifolium hybridum, Agropyron repens, Arc tium lappa, Chenopodium album, Carum carvi, Artemisia vulgaris, Poly' gonum convolvulus, Silene cucubalus, Potentilla anserina, Cirsium arvense, Trifolium repens, Convolvulus arvensis.10.\u2014 Sur l\u2019équivalence des unités structurales de la prisère et de la clisère.\u2014 Pierre Dansereau.Les équivalences dans les zonations latitudinales et altitudinales de la végétation ont été maintes fois signalées.Ainsi, dans la vallée du Saint-Laurent, sur une ligne allant de Montréal à la baie d\u2019Hudson, on rencontre quatre climax : a) la forêt décidue (Aceretum saccharophori) ; b) la forêt canadienne (Piceetum marianæ) ; c) la taiga (Piceetum hudsonianum) ; d) la toundra (Vaccinietum alpini, ou Caricetum bigelowii ?).Ces mêmes associations,, à peu de chose près, se retrouvent en Gaspésie, par exemple, de Mont-Saint-Pierre, au niveau de la mer, en montant vers le sommet du mont Jacques-Cartier (voir diagramme dans P.Dansereau, Os pianos da biogeografia, Revista Brasileira de Geografia, 8 (2) : 189-211.1946). 132 ANNALES DE L\u2019ACFAS L\u2019équivalence de la clisère altitudinale et de la clisère latitudinale réside dans l\u2019apparition dans un même ordre relatif, dans une même sé-quence, de la même association, donc d\u2019une unité synécologique ayant meme status dynamique, même structure et même composition.En fait, il peut se produire de légers décalages soit de la composition, soit de la structure, soit du status dynamique.De sorte que, par exemple, le climax Piceetum mananœ sera représenté en altitude, à certains endroits, par un sous-climax ou quasiclimax tel que 1 Abietetum balsameae.Cette évolution parallèle semble due à des causes identiques, à l\u2019allure semblable de l\u2019augmentation ou de la diminution des facteurs climatiques dominants.Ainsi, de la toundra à la forêt décidue (de la baie d\u2019Hudson à Montreal, ou du mont Jacques-Cartier à la mer), les températures augmentent.On sait que des conditions de grande chaleur et de forte précipitation sont favorables au développement et à la persistance du type de forêt le plus complexe (rain-forest) ; qu\u2019une réduction des précipitations à l\u2019ex-treme entraîne la formation de deserts ; que les conditions intermédiaires favorisent des formations herbacées (steppe, prairie) ou semi-ligneuses (savane, parc).Or, dans une region forestière, là où les températures et les précipitations sont suffisantes, la prisère qui aboutit au climax forestier comporte des stades de succession dont la structure rappelle : a) le désert ; b) la prairie ; c) la savane ; d) la forêt.Ainsi, dans la région de Montréal, une dune ou une plaine de sable sera colonisée d\u2019abord par quelques Oenothera, Danthonia, Solidago graminifolia très éparpillés (désert) ; les stades suivants seront dominés par des Graminées plus hautes (Phleum, Festuca, Poa) et par des Composées (Solidago canadensis, Aster cordifolius, A.lateriflorus) en formation fermée (prairie) ; plus tard, l\u2019envahissement par des buissons (Spiræa tomentosa) sera suivie de l\u2019invasion de petits arbres (surtout Crataegus spp.et Betula populifolia) éparpillés et dominant la synusie herbacée (savane; voir Fr.Marie-Victorin, Contrib.Inst.Bot.Univ.Montréal, 30, fig.7 et 9.1938) ; enfin, plusieurs types forestiers de plus en plus mésiques se succéderont (Populetum, Betuletum, Pinetum, Aceretum rubri) avant la stabilisation finale (Aceretum saccharophori) ou climax (forêt).11.\u2014 Note sur la distribution des oiseaux caractéristiques de la foret des Grands Lacs.\u2014 Pierre Dansereau.Dans leurs études sur la distribution des oiseaux dans le secteur nord-est de la forêt décidue, Kendeigh et ses élèves ont accordé beaucoup d\u2019im- ANNALES DE L ACFAS 133 portance à la présence ou à l\u2019absence de conifères.Il est à propos de distin-guer trois catégories parmi ceux-ci : le groupe boréal, le groupe des Grands Lacs et le groupe appalachien.Si la cohésion des associations arborescentes ne trouve pas de parallèle dans les sociétés d\u2019oiseaux, c\u2019est surtout à cause de l\u2019application à ceux-ci de critères plutôt faunistiques que socio-logiques.12.\u2014 La distribution de quelques-uns de nos poissons dans le Québec arctique.\u2014 V.Legendre et J.Rousseau.L\u2019Ungava, terre subarctique, est un pays probablement encore moins exploré que l\u2019Antarctique lui-même au point de vue biologique.Sauf sur les côtes maritimes, la faune ichthyologique est totalement inconnue.Ce territoire, d\u2019environ 300,000 milles carrés, constitue à peu près la moitié nord de la province de Québec.Jacques Rousseau y a fait deux traversées et en a rapporté des spécimens de poissons : la première, en 1947, du sud au nord, depuis les environs du lac Michikanau (64° W.,54° 30' N.) aux sources de la rivière George, jusqu\u2019à l\u2019embouchure de celle-ci sur la baie d'Ungava; la deuxième, en 1948, d\u2019ouest en est, depuis la baie Povungnituk (77° 15' W., 59° 55' N.) sur la baie d\u2019Hudson, par les lacs Kogaluk, Tasiak et Payne, jusqu\u2019à l\u2019embouchure de la rivière Payne sur la baie d\u2019Ungava.Les spécimens de poissons rapportés et les observations notées au cours de ces voyages étendent à toute la province, en autant que les conditions d\u2019habitat le permettent, l\u2019aire connue d\u2019espèces importantes aux points de vue sportif et économique, telles que la Truite mouchetée, la Truite grise et le Brochet (voir carte et tableau ci-joints).Bibliographie: Cuerrier, J.'P.Additions à la liste des poissons de la région de Montréal.Ann.Acfas, 10: 105-106.1944.\u2014 Desbarats, C.-J.Nomenclature des spécimens de poissons et d'invertébrés collectionnés dans les eaux de la baie d'Hudson en 1919 par le révérend N.G.Walton, missionnaire à Fort'George, P.Q.Cinquante-troisième rapport annuel de la direction des Pêcheries, du ministère du Service naval, pour l\u2019année 1919.Appendice n° 2 : 62-64.1920.\u2014Dymond, J.R., et V.D.Vladykov.The Distribution and Relationship of the Salmonoid Fishes of North America and North Asiae.Proc.Fifth Pacific Sci.Cong., 1934 (5) : 3741-3750.\u2014 Dymond, J.R.The Fishes of the Ottawa Region.Contr.Roy.Ont.Mus.Zool., 15.43 pp.1939.\u2014 Dymond, J.R.A list of the Freshwater Fishes of Canada East of the Rocky Mountains.Rtoy.Ont.Mus.Zool.Mise.Publ., 1.36 pp.1947- \u2014 Préfontaine, G.et J.-P.Cuerrier.Notes sur quelques poissons du comté de Saguenay.Ann.Acfas, 10 : 106.1944.\u2014 Richardson, L.R.The Fresh-Water Fish of South-Eastern Quebec.Ph.D.thesis, McGill University.Manuscript.196 pp.18 fig.1935.\u2014 Richardson, L.R.Brief Record of Fishes from Central Northern Quebec.Copeia, 1944 (4): 205-208.\u2014 Vladykov, V.D.Liste des Poissons du Parc des Laurentides.Ann.Acfas, 7: 120.1941.\u2014 Vladykov, V.D.Rapport du Biologiste du Département des Pêcheries.Contr.Dép.Pêcheries, Québec, n° 24: 50-57.1948. 34 ANNALES DE LACFAS SPÉCIMENS DE POISSONS RÉCOLTÉS DANS L'ÜNGAVA, EN 1947 ET EN 194S Date\tEndroit\tLong.W.\tLat.N.\tAltitude approx.(pi-)\tSpécimens capturés\tSpécimens conservés* \tSaumon\tatlantique : Salmo aalar\t\taalar\t\t 3 août 1947\tRiv.George, aval Hades Hills.\t65° 14'\t56° 58'\t900\t1 (6 po.) t\t1 8 août\tRiv.George, Helen's Falls\t\t65° bV\t58° 8'\t75\t1 (8H po ) t\t1 9-16 août\tRiv.George, embouchure su^ la baie d\u2019Ungava\t\t65° 58'\t58° 31'\t0\t4 k 5 par jour (15 à 20 lb.chacun)\t0 \tOmble (Truite)\tARCTIQUE :\tSalvelinus alpin\tus subsp.?\t\t 11 août 1947\tPetit lac, 1 mi.est de riv.George.\t65° 55'\t58° 29'\t50\t1 (15 po.) f\tf 15 juil.1948\tBaie Povungnituk, au poste\t\t77° 15'\t59° 55'\t0\tabondant\t0 14-18 août '*\tBaie Payne, au poste\t\t70° O'\t60° O'\t0\tplusieurs\t2 Omble (Truite) moucheté : Salvel in us font mal is 22-23 juil.1947\tRiv.George, ruisseau Coomis.\t64°\t48' 3 août \u201c\tRiv.George, aval Hades Hills.\t65°\t14' 6 août 1948\tLac Payne, embouchure émissaire\t73° 27' 55° 34' 56° 58' 59° 19' .\t2 (6 lb.chacune) 900\t3 (total : 5 lb.) 403\t1 (10 lb.) 0 0 IX \t\tOmble (Truite) gr\t\tis : Criativomer namayeuah\t\t\t 18 juil.\t1947\tRiv.George, rapide Racicot\t\t64° 42'\t55° 1'\t\t1\t0 22-23 juil.\t\tRiv.George, ruisseau Coomis.\t64° 48'\t55° 34'\t\t2 (1 de 10 lb.)\t0 26 juil.\t\tRiv.George\t\t64° 41'\t55° 51' 30\"\t\t1 (H lb.)\t0 27 juil.\t\tRiv.George, lac Indian House.\t64° 45'\t56° 3'\t900\t1 (3 lb.)\t0 3 août\t\tRiv.George, aval Hades Hills.\t65° 14'\t56° 58'\t903\t3 (total : 8 lb.)\t0 18-19 juil.\t1948\tRiv.Kopaluk, env.20 mi.dëbaie d\u2019Hudson\t Riv.Koealuk.env.30 mi.de baie\t77° O' ?\t59° 38' ?\t\tabondants (1 à 6 lb )\t0 20 juil.\t\t\t\t\t\t\t \t\td\u2019Hudson\t Riv.Kopaluk, env.70 mi.de baie\t76° bV ?\t59° 35' ?\t\tplusieurs\t0 23 juil.\t\t\t\t\t\t\t \t\td\u2019Hudson\t\t75° 35' ?\t59° 3V ?\t\tplusieurs\t0 2 août\t\tLac Payne\t\t74° 40'\t59° 27'\t400\tplusieurs\tC 5 août\t\tLac Payne, embouchure émissaire\t73° 27'\t59° 19'\t400\t13 (1 à 10 lb.) 1 (10 po.) t\t0 1 \t\tCarpe\tnoire : Caloatomua commeraonni\t\t«\t\t 18 juil.\t1947\tRiv.George, rapide Racicot\t\t64° 42'\t55° 1'\t\t10 environ\t0 3 soit\t**\tRiv.George, aval Hades Hills.\t65° 14'\t56° 58'\t900\tquelques-uns\t0 \t\tCarpe-Soldat: Caloatomua caloatomua\t\t\t\t\t 18 juil\t1947\tRiv.George, rapide Racicot.\t64° 42'\t55° r\t\t10 environ\t0 3 août\t\tRiv.George, aval Hades Hills.\t65° 14'\t56° 53'\t900\tquelques uns\t0 4 août\t\tRiv.George, aval Wedge Hill.\t64° 24'\t57° 11'\t\t1\t0 \t\tMéné de lac :\t\tCoucaiua plumbaua\t\t\t 28 juil.\t1947\tPetit ruisseau naissant d\u2019une\t\t\t\t\t \t\tniche de nivation, 5 mi.ouest du lac Indian House\t\t64° 49'\t56° 20'\t2,800\t1\tI \t\t\t\t\t\t\t 18 juil.\t1947\tRiv.\tGeorge, rapide Racicot.22-23 juil.\t\"\tRiv.\tGeorge, ruisseau Coomis.26 juil.\t\"\tRiv.\tGeorge.Brochet : Esox lueiut 64° 42'\t55°\t1' 64° 48'\t55°\t34' 64° 41'\t55°\t51'\t30\" 4 (total : 16 lb.) Épinoche à nbuf épines : Pungiliua pungitiüé 4 août 1948 Lac Payne, embouchure émissaire 73° 27' 59° 19' 403\t1 Épinoche à trois épines : Gaaterosteus oculeolus 2 août 1948 Lac Payne, près de l\u2019embouchure du lac Saint-Exupéry, en eau peu profonde.74 5(r 59° 26' 400 très abondants 9 \u2022 Collection de l'Office de Biologie, \"Ministre de la Chasse et des Pêcheries, Québec , Longueur depuis le bout du museau juBqu\u2019à la fourche de la nageoire caudale.J Seulement nageoire caudale et deux pouces du corps conservés.'* Moitié longitudinale conservée. ANNALES DE l\u2019aCFAS 135 LEGENDE PROVINCE DE QUÉBEC DISTRIBUTION DES SALMONIDES Distribution approximative des Salmonidés dans la province de Québec : Salmo salar .salar.Saumon atlantique.Estuaire et affluents du Saint-Laurent jusqu\u2019à la rivière Jacques-Cartier (Donnacona) ; Labrador; cote est et affluents de la baie d\u2019Ungava.\u2014 Salmo salar ouananiche.Ouananiche.Lacs Saint-Jean et Memphrémagog; fleuve Hamiltcn.\u2014 Salvelinus alpinus subsp.?Omble (Truite) arctique.Baie d\u2019Ungava, détroit et baie d'Hudson, et leurs affluents.\u2014 Salvelinus alpinus marstoni.Omble (Truite) rouge du Québec.Certains lacs au nord de Hull; lac Angemma (Terrebonne); lacs Rouges et Sacacomie (Maskinongé) ; certains lacs du Parc des Laurentides ; lac a Cassette (Rimouski).\u2014 Salvelinus fontinalis fontinalis.Omble (Truite) moucheté.General.\u2014 Salvelinus fontinalis hudsonicus.Omble (Truite) de mer.Eaux saumatres et marines de tout le Québec.\u2014 Cristivomer namaycush.Omble (Truite) gris.Général.\u2014 Salmo trutta fario.Truite brune.Rivière du Nord, Sainte-Agathe (Terrebonne).\u2014 Salmo gairdnerii.Truite arc-en-ciel.Lac Memphrémagog et plusieurs autres lacs des Cantons de l\u2019Est; ruisseau de Saint-Faustin (Terrebonne). 136 ANNALES DE L\u2019ACFAS 13.\u2014 Les mouvements anadromes du saumon (Salmo salar L.) dans la baie des Chaleurs.\u2014 G.Préfontaine Exposé des résultats de trois expériences d\u2019étiquetage du saumon effectuées à Maria, sur le littoral nord-ouest de la baie des Chaleurs, et aperçus sur les mouvements migratoires du saumon dans cette région du golfe du Saint-Laurent.Section VIII : AGRONOMIE 1.\u2014 Nos connaissances actuelles sur les facteurs de désagrégation des pois à soupe.\u2014 P.Riou et Fr.Hormisdas, i.c.Deux groupes de facteurs conditionnent la cuisson plus ou moins facile des pois à soupe : la composition chimique du pois et celle du milieu dans lequel s\u2019effectue la cuisson.La cuisson des pois à soupe s\u2019associe er effet à la désagrégation de la membrane mitoyenne des cellules amylacées qui constituent l\u2019amande du pois.Déjà soupçonnée par plusieurs auteurs, entre autres les Drs Cowan et McArthur, de la Ferme Expérimentale Fédérale, cette désagrégation peut être constatée par l\u2019examen au microscope du progrès de la cuisson dans un pois.D\u2019ailleurs un pois dur à cuire devient bon cuisant lorsqu\u2019il est broyé finement.Notre travail a porté sur la composition minérale des pois et sur une étude complète de l\u2019alcalinité : alcalinité des cendres totales, des cendres solubles, de la matière sèche et de diverses fractions provenant de la désagrégation du pois pendant la cuisson.Les résultats que nous avons obtenus nous permettent de présenter les conclusions suivantes : a)\tLes deux catégories de pois présentent peu de différences quant à l\u2019alcalinité des cendres totales du pcis entier, ou encore quant à l\u2019alcalinité de la fraction des solubles.Cependant, à pH = 7, on peut dire que les cendres des non cuisants sont légèrement plus alcalines.L\u2019effet tampon des cendres des non cuisants sur la marche régulière de la neutralisation est plus accentué que celui des cuisants surtout à pH au-dessous de 6.b)\tLes extraits de la matière sèche n\u2019ont pas d\u2019effet tampon sur l\u2019allure régulière de la courbe de neutralisation.Les pois cuisants montrent une alcalinité légèrempnt plus forte que les non cuisants dans ce cas.c)\tLa courbe d\u2019alcalinité des matières désagrégées au cours de la cuisson est sensiblement la même dans les deux catégories de pois ; celle des ANNALES DE L ACFAS 137 matières non désagrégées ne l\u2019est pas.Dans le cas des pois non cuisants on remarque un effet tampon plus prononcé dans la région où se fait sentir celui du phosphate de calcium.La courbe d\u2019alcalinité des matières solubles montre une très forte alcalinité dans le cas des pois non cuisants.L\u2019allure de cette courbe est semblable à celle que donne le phosphate de potassium.L\u2019étude de toutes ces courbes nous porte à croire que c\u2019est un dérangement dans l\u2019équilibre K, Ca, P qui entraîne la non cuisson d\u2019un pois.d)\tDu point de vue de la composition minérale, les pois cuisants ont une teneur en K plus faible que les non cuisants.e)\tLes non cuisants ont une teneur en Mg beaucoup plus faible que les cuisants.f)\tLe Mg a une concentration supérieure à celle du Ca chez; les pois cuisants.La somme des teneurs de ces deux éléments est assez élevée, soit 10% environ du poids total de la matière minérale dans les pois cuisants ; elle baisse à 5% environ dans les non cuisants.A cela il faut associer une teneur correspondante en phosphore.La diminution en magnésium et en phosphore est remarquable dans les non cuisants.g)\tDans la matière sèche des pois cuisants, le rapport K/Mg est voisin de l\u2019unité ; beaucoup plus élevé que cette valeur, il indique un pois dur à cuire.h)\tLe phosphore total varie proportionnellement avec le total des teneurs en calcium, magnésium et potassium.Il existe en quantité suffisante dans les cendres des pois cuisants pour nous permettre d\u2019exprimer les teneurs de Ca, Mg et K sous forme de sels métaphosphates, ce qu\u2019on ne peut faire dans le cas des non cuisants à cause d\u2019une déficience en phosphore.i)\tLes indices d\u2019un pois non cuisant sont donc : 1) une déficience relative en magnésium et en phosphore ; 2) un excès relatif de potassium dans les cendres ; 3) un rapport K/Mg trop élevé et le rapport (Ca + Mg)/K trop faible.Mattson a trouvé que le phosphore existe dans la phytine du pois et que cette substance doit y être en quantité suffisante pour précu piter les ions Ca et Mg qui forment avec la pectine une matière insoluble qui prévient la cuisson du pois.j)\tNous avons constaté qu\u2019un pois bon cuisant cuit bien dans une eau dont le pH est supérieur à 6.5 ; à un pH voisin de 4.0, il devient nGn cuû sant.\\) Les ions qui peuvent retarder la cuisson rapide sont par ordre d\u2019uru portance décroissante : Ca, SO4, Mg, Cl. 138 ANNALES DE l\u2019aCFAS 2.\u2014 L\u2019affaissement du fraisier.\u2014 Orner Caron.Depuis plus de vingt ans les phylopathologistes reçoivent d\u2019un peu partout des plaintes au sujet d\u2019une maladie de nature assez mystérieuse qui affecte le fraisier.Nous l\u2019avons désignée sous le nom d'affaissement, mot qui caractérise assez bien l\u2019ensemble des symptômes remarqués.Dans les champs de fraises de grande étendue, cette maladie peut entraîner des pertes assez importantes.Les plants de fraisier peuvent s\u2019affaisser en tout temps, mais la maladie se manifeste surtout lorsque les plants sont à la veille de donner une forte récolte ; ils se flétrissent alors subitement, tout le feuillage se dessèche et se décolore.Si on arrache le plant et si on tranche la tige au collet, on remarque que les radicelles n\u2019ont plus de vie ; la base de la tige est de couleur brune ou rose, rarement blanche ou verdâtre comme dans les plants sains.Il est rare que plusieurs plants périssent dans le même rang ; on voit plutôt des plants malades çà et là dans le champ.Le phénomène est subit et devient souvent un sujet d\u2019inquiétude pour le propriétaire qui perd ainsi une partie de sa récolte quand elle s\u2019annonçait abondante.Le mal se produit surtout dans les terres sablonneuses, meubles et bien aérées.Il est rare qu\u2019une plantation protégée par du paillis, du fumier, du chiendent, ou encore par une forte couche de neige durant l\u2019hiver qui précède, soit affectée.Lorsque la neige arrive trop tard en automne ou que le sel a eu le temps de geler avant les premières chutes de neige, l\u2019affaissement se produit à coup sûr durant l\u2019été qui suit lors de la première sécheresse faisant suite à une période pluvieuse.La maladie n\u2019est pas parasitaire : il ne faut accuser ni les champignons, ni les bactéries, ni les virus.Tous les essais pour prouver son parasitisme ont échoué, ou du moins n\u2019ont donné aucune explication qui puisse s\u2019appliquer de façon satisfaisante à tous les cas.La cause du mal semble donc de caractère écologique.Les faits qui semblent les plus constants dans les circonstances qui entourent cette maladie sont le gel et la sécheresse successifs.Dans les terres meubles, la gelée superficielle a pour effet de déchausser les fraisiers, c\u2019est-à-dire de les déraciner partiellement en brisant du coup un grand nombre de radicelles.Comme la plante ne peut pas refaire de racines pendant l\u2019hiver, il lui faut attendre le retour de la végétation ; si alors des conditions favorables ne se présentent pas, elle s\u2019épuisera complètement pour entretenir ses feuilles turgescentes et développer ses fruits.Une période pluvieuse à la suite de la floraison pourra lui permettre de se maintenir, mais une sécheresse de quelques jours lui est fatale. ANNALES DE L ACFAS 139 Les vers blancs, ou larves du hanneton, produisent dans les champs de fraisiers des dégâts semblables à ceux que nous avons décrits plus haut.Cependant, lorsque les vers blancs sont en cause, il arrive que plusieurs plants de suite meurent dans le même rang, ce qui n\u2019a pas lieu avec l\u2019affaissement proprement dit, alors que les plants se dessèchent isolément.Recommandations pour prévenir l\u2019affaissement : a) éviter de planter des fraisiers dans des terres trop meubles, qui dérangent à la gelée comme on dit communément, car ces terres sont très chaudes durant l\u2019été et se recouvrent tardivement de neige en automne à cause de leur exposition au vent ; h) protéger, si possible, les plantations par des paillis ou des branchages qui garantissent contre le froid et retiennent la neige ; c) rouler les plantations de bonne heure au printemps avec un rouleau pesant afin de corriger le déchaussement et afin de provoquer 1?formation de racines nouvelles.Il est presque impossible de faire l\u2019étude systématique de cette maladie, parce qu\u2019elle se produit dans des conditions écologiques qu\u2019il n\u2019est guère possible de provoquer.Il faut donc continuer de faire des observations sur place, là où la maladie se présente, si nous voulons obtenir des données plus précises à son sujet.3.\u2014 Contribution à l\u2019étude de la biologie du Trago-pogon pratensis L.\u2014 Richard Cayouette.Le Tragopogon pratensis L.ou salsifis des prés est une mauvaise herbe qui, depuis le début du siècle présent, se répand d\u2019une façon assez; inquiétante dans le Québec.Bien qu\u2019il préfère le bord des routes, les lieux vagues et les champs négligés, on le trouve parfois dans les prairies, les pâturages et les cultures sarclées assez bien entretenues.Le Tragopogon fleurit depuis la fin de mai jusque tard l\u2019automne.Nous avons calculé, sur des individus choisis au hasard, que le salsifis des prés peut épanouir et porter à maturité, depuis la fin de mai jusqu\u2019aux derniers jours de septembre, une moyenne de 24-53 capitules par plant et que chacun d\u2019eux peut porter 58.83 akènes.A l\u2019examen des capitules fructifiés, on découvre que ces 58.83 akènes ne sont pas tous semblables.On peut les classer en trois groupes : a) Ceux qui prennent naissance au centre de l\u2019inflorescence sont droits, étroits, lisses et de couleur jaune paille.Apparemment ils sont stériles.Ce sont les premiers à être emportés par le vent et il n\u2019est pas rare de trouver des capitules complètement dégarnis des graines qui occupaient cette zone, tandis que celles de la périphérie tiennent encore.Ce groupe comprend 38.4% du total des akènes. 140\tANNALES DE L\u2019ACFAS b)\tA la périphérie du réceptacle, on observe des graines recourbées, grosses, garnies de papilles qui les rendent rugueuses, de couleur canelle allant au brun foncé, parfois teintées de vert sombre à la base chez celles qui touchent aux pièces de l\u2019involucre.Ces semences paraissent parfaites et elles forment 50.3% du nombre total.c)\tEntre ces deux régions bien marquées sur le réceptacle, on trouve une zone de transition où les akènes sont peu recourbés, plus ou moins rugueux et imparfaitement colorés.On comtpe 11.3% des graines dans ce groupe intermédiaire.A partir de ces données, il est possible de calculer qu\u2019un individu de Tragopogon pratensis peut produire en une saison 1,443 akènes, dont 554 paraissent stériles, 163 sont d\u2019une fertilité douteuse et 726 offrent tous les caractères d\u2019une semence parfaite.Des essais germinatifs devront corn' pléter ces observations.4.\t\u2014 Éradication de l\u2019Ambroisie en Gaspésie et dans le Bas Saint-Laurent de 1936 à 1948.\u2014 Elzéar Campagna.On a découvert 646 colonies d\u2019Ambroisie en Gaspésie et dans le Bas Saint-Laurent depuis 1936.En 1947, il en restait encore 197, soit 30.5%.Les moyens de lutte utilisés sont : l\u2019arrachage à la main, l\u2019emploi d\u2019herbicides comme NaClOs et 2,4-D, les fourrages verts, la demi-jachère, etc.Ce travail d eradication a pour but : a) de protéger la santé des gens des régions susmentionnées contre la fièvre des foins causée par l\u2019Ambroisie ; b) d\u2019empêcher une mauvaise herbe très nuisible à l\u2019agriculture de s\u2019implanter dans une nouvelle region ; c) de favoriser l\u2019industrie touristique dans une des régions les plus pittoresques du Québec.5.\t\u2014 Rapport sommaire sur l\u2019envahissement de quelques pâturages de la Baie-Saint-Paul par l\u2019Euphorbia Cyparissias L.\u2014 L.-Yvon Parent et L.-Paul Gagnon.L'Euphorbia Cyparissias L.(Tithymalus Cyparissias Hill.) possède une sève très caustique et vénéneuse pour les animaux.Il semble, d\u2019après les recherches de Muenscher, que la plante se propage plus fréquemment par ses rhizomes que par ses graines.Son envahissement dans l\u2019État de New-York obligea plusieurs fermiers à importer du foin pour nourrir leurs animaux.Sa présence a été signalée à la Baie-Saint-Paul, rang de la Mare, dans les pâturages accidentés, où nous avons fait enquête sur la gravité, de l\u2019envahissement. ANNALES DE l\u2019aCFAS 141 D\u2019après le témoignage des cultivateurs de la région, cette plante aurait été remarquée il y a déjà vingtcinq à trente ans près du rang Pérou sur la terre de M.Emile Larouche.Aujourd\u2019hui elle couvre presque entière' ment un terrain graveleux d\u2019une étendue de plus de cent acres et une grande partie du sous'bois de conifères qui s\u2019accroche au flanc est du plateau ; cette partie boisée est d\u2019environ trente acres.De petites colonies éparses appa' raissent aussi sur les terres au pied du plateau où elles menacent de s\u2019inv planter sur les terrains en culture.Le terrain envahi servait autrefois de pâturage.Actuellement les animaux ne trouvent dans ces champs que de rares touffes de graminées.Ce plateau de plus de cent acres est rendu entièrement impropre à la paissance.Il est à remarquer que ces terrains difficiles d\u2019accès ne peuvent servir à autre chose qu\u2019au pâturage.Une telle perte de terrain dans ces régions montagneuses déséquilibre l\u2019économie des fermes en obligeant les fermiers à faire paître leurs animaux sur du terrain propre à d\u2019autres cultures.Tous les plants d\u2019une même colonie communiquent entre eux par des rhizomes.Comment expliquer l\u2019apparition de plants isolés dans le sous' bois.A l\u2019examen, ces plants nous sont apparus comme provenant très probablement d\u2019une graine.Les gens de l\u2019endroit ont vu la plante en fleur mais ne peuvent cependant pas nous assurer qu\u2019elle fructifie.L\u2019avance de la saison ne nous a pas permis de faire, sur ce sujet, des constatations précises à cause de l\u2019état de la végétation à ce moment'là.D\u2019après des expériences poursuivies en Ontario, il ressort que la destruction de 1 'Euphorbia Cyparissias est difficile et coûteuse.Cette plante s\u2019est montrée résistante au 2,4'D.Les traitements avec le chlorate de soude, en plus d\u2019être dangereux pour le feu, se sont montrés peu efficaces.Le Stephen Weed Killer, d\u2019après les rapports que nous possédons, serait plus efficace, mais par ailleurs très coûteux, car il faut l\u2019appliquer en doses mas' sives.La jachère complète serait, semble't'il, le meilleur moyen, si l\u2019on en juge par les rapports de même source.Dans le cas qui nous occupe, ce moyen serait possible sur le plateau.Pour le boisé, où les colonies en sous'bois peu' vent devenir des sources d\u2019infection, seule la pulvérisation avec havre'sac serait possible.Pour toute fin pratique, nous concluons qu\u2019il serait nécessaire de dresser un plan d\u2019essais afin de trouver le ou les moyens qui s\u2019avéreraient les plus sûrs et les plus économiques pour détruire cette mauvaise herbe qui menace de désorganiser complètement quelques fermes du meilleur rang de la Baie'Saint'Paul. 142\tANNALES DE L\u2019ACFAS 6.\u2014 Essai de destruction de la Salicaire à Baie-du-Febvre, 1943-47.\u2014 Rosario Barabé La Salicaire (Lythrum Salicaria L.) envahit depuis plusieurs années un immense pâturage communal situé à Baîe-du-Febvre, sur la rive sud du lac Saint-Pierre L Ce pâturage, qui s\u2019étend sur une longueur de huit milles et sur une largeur moyenne d\u2019un mille, est entièrement inondé tous les printemps par le gonflement des eaux du lac.Comme les eaux se retirent tardivement en juin, le sol s\u2019égoutte difficilement.La Salicaire occupe actuellement les deux tiers de la superficie de ce pâturage sur lequel, pendant quatre à cinq mois, paissent de 1,400 à 1,800 unités animales.Les esaais suivants d\u2019éradication et de destruction ont été poursuivis depuis 1943 : a)\tFauchage.Au moyen d\u2019un sécateur, la Salicaire a été coupée à trois pouces de hauteur à des stades différents de croissance : préfloraison, début de la floraison, tige principale à demi-floraison, tige principale de 75% à 100% de floraison et postfloraison.Seuls les fauchages avant et au début de la floraison permettent d\u2019épuiser la Salicaire et de restreindre son développement.A ces phases de la croissance, le fauchage ne favorise pas l\u2019émission de nouvelles tiges.Au point de vue pratique cependant, les monticules formés sur le terrain par les racines de la Salicaire obligent à exécuter le fauchage à une hauteur de sept ou huit pouces lorsqu\u2019on utilise une faucheuse mécanique.Un grand nombre de feuilles demeurent alors à la base de chaque tige, et ces feuilles continuent le travail de la photosynthèse, ce qui favorise de nouveau la croissance de la Salicaire.Pour obtenir un certain résultat au moyen des fauchages, il faudrait tout d\u2019abrod trouver un moyen mécanique qui permettrait le nivellement du terrain en faisant disparaître tous les monticules formés par les touradons ou « tête de femmes ».b)\tPlantes étouffantes.En 1945, des semences de deux graminées fourragères, l\u2019agropyre à crête (Agropyron cristatum (L.) Beauv.) et le phalaris (Phalaris arundinacea L.) furent épandues entre les touffes de Salicaire.Ces deux espèces demeurent encore sous observation.Le phalaris, toutefois, est plus prometteur et nettement supérieur à l\u2019agropyre dans un tel milieu c)\tFaçons culturales.Labour : Sur une demi-acre de terrain, un labour de six à huit pouces de profondeur et de douze à quatorze pouces de largeur a été fait.Ce labour a aggravé la situation, favorisant la multiple ANNALES DE L\u2019ACFAS 143 cation de la Salicaire par la division des touffes de racines.Il a eu pour autre inconvénient d\u2019enterrer plus profondément la Salicaire et de rendre son extraction plus difficile.Herse à disques : Appesantie d\u2019une surcharge, la herse à disques a exécuté deux disquages sur le terrain précédemment labouré.Cet instrument n\u2019a pas réussi à trancher ou à morceler les parties souterraines fibreuses de la Salicaire.Multirisque : Sur une acre de terrain, nous avons fait une demi-jachère en exécutant trois disquages avec une machine spéciale, le multirisque (one-way-disc).Ces disquages ont été effectués le 24 juillet et le 5 août dans le sens des labours, et le 10 août en travers des guérets.On estime que ces trois disquages ont détruit environ 80% de la Salicaire.Malgré cet excellent résultat, trois facteurs entravent le travail du multirisque et l\u2019empêchent de donner un rendement efficace et économique : le mauvais égouttement du sol, la végétation élevée de la Salicaire et les protubérances de terrain que forment les racines de la Salicaire.De plus, le multirisque ne peut détruire la Salicaire en une seule saison.Après avoir pratiqué la culture nue pendant deux saisons, il faudra redonner de la verdure au sol au moyen des semis, ce qui devient un tout autre problème dans les corditions particulières du milieu.d) Herbicides.Depuis 1945, nous avons fait l\u2019essai de trois produits chimiques : le chlorate de soude, le sulfamate d\u2019ammonium et le 2,4 D.Ces herbicides, dilués dans l\u2019eau, furent appliqués à diverses concentrations et à des stades différents de croissance de la Salicaire.Après deux années d\u2019essais, le chlorate de soude et le sulfamate d\u2019ammonium, à des concern trations de 10%, 7-5%, 5%, 3% ou 2%, se sont montrés effectifs pour la destruction de la Salicaire.Nous n\u2019avons pas observé de différence signifia cative dans les résultats entre les diverses concentrations d\u2019un même pro-duit.C\u2019est au commencement de la floraison que la Salicaire est le moins résistante aux essais de ces deux herbicides.A ce stade de croissance, de 80% à 90% de lja mauvaise herbe fut détruite par le sulfamate d\u2019ammonium, et de 60% à 70% par la chlorate de soude.D\u2019autre part, un très fort pourcentage de plantes fourragères indigènes furent aussi détruites sur ces deux séries de parcelles.En 1947, un nouveau produit, le 2,4-D, a été mis à l\u2019essai.Nous poursuivons des expériences avec différents types de ce produit.Il faudra quelques années d\u2019essais et d\u2019observations avant d\u2019obtenir des conclusions définitives sur l\u2019emploi du 2,4-D pour la destruction de la Salicaire.Les herbicides donnent un espoir d\u2019arriver à des résultats pratiques.1 Ann.Acfas.10 : 112-113; 11: 106. 144 ANNALES DE l\u2019aCFAS 7.\u2014 Expériences sur la destruction du liseron des champs dans la province de Québec.\u2014 Alexandre Dion.Le liseron des champs, Convolvulus arvensis L., est devenu une mau' vaise herbe assez répandue chez les maraîchers de la région de Montréal pour que des essais de destruction soient entrepris.A ce sujet, des parcelles ont été établies en 1946 à Saint-Léonard'de-Port-Maurice dans un champ de céréales (avoine et orge) ensemencé de trèfle et de mil.Le liseron cks champs a un système souterrain vivace très profond ; les operations culturales nécessaires à sa destruction s\u2019appliquent diffi' cilement.Parmi les herbicides à notre disposition, nous avons utilisé : le chlo' rate de sodium, l\u2019Atlacide et le 2,4'D (base amine).Le chlorate de sodium a été appliqué à raison de \\}/^ gallon par par' celle d\u2019une dembperche carrée.Le premier traitement à été fait le 20 juin ; le deuxième, le 23 août ; le troisième, le 19 septembre 1946.La gelée nous a empêchés de faire des relevés de fin de saison sur les dernières par' celles traitées.Il y a peu de différence entre les traitements à 10% et à 12.5% au cours de la saison ; le traitement à 10% semble suffisant pour cette plante.La récolte fut perdue ; les semis, détruits.Au début de la seconde saison, il y a eu apparition de repousses ; un nouveau traitement a été opéré ; la plante n\u2019a produit aucune repousse après ce traitement ; le terrain est demeuré stérile.Au printemps de 1948, quelques repousses sont apparues sur les parcelles traitées au stade rosette.Sur les autres parcelles, pas de repousses, mais installation de mauvaises herbes annuelles : Brassica arvensis, Chenopodium album, Echinochloa Crus'galli, Thlaspi arvense, etc.Action du chlorate de sodium et du 2,4'D sur la destruction du Convolvulus arvensis Chlorate de sodium\t2,4-D Stade de développement : 1.Rosette\t\t7.5% .\t59.6\t10.0% 59.2\t12.5% 59.1\t750 ppm.1000 ppm.69.1\t\t\t\t1250 ppm.2.Rosette (2 traitements)\t\t\t 70.2\t94.1\t93.0\t96.9\t94.6\t972 3.Bouton floral\t\t.66.6\t74.5\t78.4\t96.1\t82.5\t98.6 4.Début de la floraison\t\t\t 84.5\t88.5\t87.2\t90.9\t91.2\t95.8 5.\tPleine floraison\t 6.\tPostfloraison\t\t.\t99.0\t100.0\t97.2\t89.4\t90.8\t96.04 L\u2019Atlacide fut éliminé des parcelles dès la fin de la première saison d\u2019expérimentation.Ce produit contient 60% de chlorate, outre d\u2019autres substances destinées à diminuer les dangers d\u2019incendie.Les résultats ont été analogues à ceux obtenus avec le chlorate seul. ANNALES DE L ACFAS 145 Le 2,4'D est sélectif.Nous pouvons l\u2019employer sur la sole de céréales, la prairie de graminées ou après une culture de primeurs.L\u2019effet résiduel sur le sol est de courte durée.La destruction apparente est plus marquée dès la fin de la première saison.La récolte n\u2019est pas endommagée ; le semis de trèfle est détruit.Le semis de phléole est intact ; un nouveau traitement a été fait sur toutes les parcelles au printemps de 1947 par suite de repousses.Sauf sur les parcellés 3 et 4 (bouton et début de la floraison), il y a de nouvelles repousses (traitement de fin juillet et de mi-août).Une répétition des traitements cette année a éliminé à date les repousses sur toutes les parcelles traitées au 2,4-D.' 8.\u2014 Facteurs influençant la production de la graine chez les trèfles blancs.\u2014 Lionel Dessureaux.Des expériences commencées en 1947 indiquent des fluctuations saisonnières dans la productivité de la graine de trèfle Ladino.Ces fluctuations se présentent surtout au début et à la fin de l\u2019été et semblent coïncider dans certaines limites avec un complexe de facteurs climatiques défavorables dont la température semblerait le plus important.De plus, de basses températures prolongées ralentissent considérablement l\u2019activité des abeilles qui sont parmi les principaux agents pollinisateurs des trèfles blancs.Différents caractères importants dans la production de la graine ont été évalués au point de vue de leur variabilité génétique.Le nombre moyen de graines par fleur, le pourcentage de fleurs fécondées, le nombre de fleurs par tête, ainsi que le nombre de graines par tête, sont des caractères très variables.En combinant ces divers caractères favorables dans un programme d\u2019amélioration des plantes, il semblerait possible, d\u2019après l\u2019évidence accumulée jusqu\u2019à date, d\u2019augmenter considérablement le rendement en graine du trèfle Ladion.9.\u2014 Spectre biologique de la végétation adventice des cultures.\u2014 Aubert Hamel.Une analyse de la végétation adventice des cultures sarclées (23 relevés) et des champs de céréales (16 relevés), dans la province de Québec, donne la répartition suivante des formes biologiques de Raunkiaer : Hémicryptophyte» Géophyte*\tThérophytes Cultures sarclées.27.5%\t15.0%\t57-5% Champ de céréales.51.0%\t13.0%\t36.0% 146 ANNALES DE l\u2019aCFAS D\u2019après ces résultats, le microclimat des cultures sarclées présente une certaine analogie avec le climat des régions chaudes et sèches où les thérophytes dominent.La plupart des annuelles de notre flore proviennent, en effet, de ces régions et prospèrent dans les habitats cultivés.La flore des champs de grain montre une diminution marquée des thérophytes et une augmentation correspondante des hémicryptophytes.Ces dernières sont généralement caractéristiques des climats plus humides.L\u2019abondance des hémicryptophytes, plantes vivaces, fait ressortir la valeur des céréales comme plante-abri.Mais les géophytes, plantes également vivaces, n\u2019augmentant pas, montrant même une légère diminution, laissent supposer qu\u2019elles peuvent être plus caractéristiques des cultures sarclées que des champs de céréales à cause de la propagation végétative qu\u2019elles ,manifestent souvent.Un spectre quantitatif ferait sans doute mieux ressortir cette particularité.En classant les espèces d\u2019après leur mode de propagation, on peut établir des spectres d\u2019un autre type qui complètent les renseignements fournis par les spectres biologiques classiques: Plantes vivaces Plantes vivaces Plantes annuelles à propagation sur- se propageant sur- se propageant par tout végétative tout par la graine\tla graine Cultures sarclées.22.5%\t20.0%\t57.5% Champs de céréales.28.5%\t35.5%\t36.0% Le fait principal qui ressort de l\u2019alignement de ces nouveaux spectres, c\u2019est que les plantes vivaces se propageant surtout par la graine sont celles qui augmentent le plus lorsqu\u2019on passe des cultures sarclées aux champs de grain (augmentation de 15.0%).On expliquerait ce fait par la longueur de la période sans perturbation, qui est plus longue chez les céréales que dans les cultures sarclées, bien qu\u2019elle ne soit tout de même que d\u2019une année.On remarque que les plantes annuelles, qui se propagent également par graine, diminuent considérablement (21.5%).Les plantes à propagation végétative ne montrent cependant pas, dans les cultures sarclées, la proportion que laissaient prévoir les spectres biologiques classiques.Là encore, le spectre quantitatif accorderait sans doute plus de points à ce mode de propagation dans les cultures sarclées.L\u2019auteur croit qu\u2019on pourrait utiliser l\u2019étude de la végétation adventice comme indice des conditions écologiques des milieux culturaux.Cette étude pourrait aider à interpréter le comportement des plantes cultivées, ainsi que celui des mauvaises herbes, dans les succès et les insuccès culturaux, permettant ainsi d\u2019aborder le problème général des méthodes de culture et d\u2019entreprendre des recherches dans ce domaine. ANNALES DE L ACFAS 147 10.\u2014 L\u2019addition de DDT aux formules d\u2019arrosage des pommes de terres.\u2014 J.A.Doyle et H.Généreux.L\u2019objet de nos recherches fut, comme en 1946, de porter une attention spéciale aux fongicides commerciaux en vue de les comparer à la bouillie bordelaise dans la lutte contre les brûlures hâtives et tardives ; de connaître l\u2019effet de nouveaux insecticides utilisés seuls ou en mélange avec les fongi-cides afin de détruire les insectes.Le tableau qui suit a été compilé dans le but de mettre en évidence l\u2019efficacité respective des insecticides, arséniate de chaux, DDT et Velsicol, ainsi que feffet combiné des fongicides et des insecticides : Doryphores\tAltises\tRendement % DE CONTRÔLE\t% DE CONTROLE\tÀ L'ACRE \tArséniate de chaux\tDDT 50W\tVelsicol 1068\tArséniate de chaux\tDDT 50W\tVelsicol 1068\tArséniate de chaux\tDDT 50W\tVelsico 1068 B.B.4-4-40\t\t.\t75.16\t84.22\t76.50\t\t91.89\t75.06\t159.5\t167.8\t182.8 B.B.2-1-40\t\t.\t45.50\t97.00\t37.20\t74.22\t97.16\t94.00\t180.5\t200.1\t188.5 C.O.C.S\t\t.\t64.00\t98.90\t75.40\t66.15\t95.93\t79.16\t183.8\t224.3\t193.4 Dithane D-14 .\t.62.10\t71.90\t85.30\t44.21\t98.70\t93.55\t183.0\t209.8\t189.5 Basicop\t\t54.60\t95.50\t94.60\t44.13\t94.18\t93.29\t204.0\t205.8\t196.0 Eau\t\t\t88.00\t84.00\t23.57\t86.16\t92.23\t213.7\t226.0\t212.4 Un examen détaillé de ce tableau nous laisse voir que le DDT seul ou en mélange avec les fongicides est légèrement supérieur au Velsicol 1068 et de beaucoup supérieur à l\u2019arséniate de chaux dans la lutte contre les doryphores et les altises.On remarque que l\u2019arséniate seul ou en mélange a donné de bons rendements bien qu\u2019il n\u2019ait pas contrôlé efficacement les doryphores et les altises.Vu que la population des pucerons était très faible, et que nous n\u2019avions pas collectionné plus de cinq cicadelles par traitement au cours de la saison, il nous a été impossible de déterminer l\u2019effet des insec-ticides sur ces deux espèces.Par contre, en 1946, une forte population de ces deux espèces avait causé beaucoup de dommage au feuillage.(Soc.Qué.Protection des Plantes, Rapp.30 : 155-171).L\u2019analyse de la variance des résultats démontre qu\u2019il n\u2019existe pas de différence significative entre les rendements.Dû à la faible population des insectes, on note que les insecticides seuls présentent peu de différence entre eux.Contrairement aux résultats de 1946, la bouillie bordelaise 4-4-40 additionnée d\u2019arséniate de chaux a donné un rendement inférieur à la bouillie bordelaise 24-40 additionnée du même insecticide.D\u2019autre part, le DDT seul ou en mélange avec la bouillie bordelaise faible et les fongicides du commerce donne un rendement supérieur à la bouillie borde- 148 ANNALES DE L\u2019ACFAS laise 4'4'40 additionnée du même insecticide.Comme en 1946, les parcelles traitées au DDT seul ont donné le plus fort rendement, bien qu\u2019il n\u2019y ait eu en 1947 aucune différence significative entre les insecticides.Les conditions climatiques de la saison d\u2019été 1947 n\u2019ont pas été favorables au développement des maladies et à la propagation des insectes.Ainsi nous n\u2019avons observé tant sur le feuillage que sur les tubercules aucune trace de brûlure tardive ou hâtive.Il fut donc difficile de comparer les fongicides entre eux et d\u2019apprécier leur valeur anticrytogamique.Au point de vue pathologique, il est à noter que les conditions étaient semblables à celles de 1946.Seuls les doryphores et les altises se sont développés en nombre suffisant pour nous permettre d\u2019apprécier la valeur des insecticides.Le DDT, soit seul ou en mélange avec les fongicides, s\u2019est montré légèrement supérieur au Velsicol 1068 et à l\u2019arséniate de chaux.La toxicité du DDT par contact et son effet résiduel comme poison sont remarquables et militent en faveur de son emploi pour lutter efficacement contre les insectes des pommes de terre.L\u2019analyse de la variance nous révèle qu\u2019il n\u2019y a pas de différence significative de rendement entre les parcelles soumises aux différents insecticides, bien qu\u2019il existe des différences très significatives entre les blocs.11.\u2014 Essais de destruction des plantes ligneuses avec le 2,4-D et le 2,4,5-T1.\u2014J.-Émile Jacques.Une trentaine d\u2019espèces de jeunes arbres et arbustes et une quinzaine d\u2019espèces de mauvaises herbes vivaces ont été traités au 2,4-dichlorophé-noxyacétate isopropylique et au 2,4,5-trichlorophénoxyacétate isopro-pylique.Ces deux composés ont été employés dans de l\u2019eau soit séparément, soit en mélanges, et les concentrations ont été calculées pour que l\u2019équivalence en acide varie de 1,000 à 5,000 p.p.m.Le cenellier (Cratægus spp.) s\u2019est comporté de façon erratique à la plupart des traitements, mais le mélange 2,4-D et 2,4,5-T à 5,000 p.p.m.d\u2019acide paraît s\u2019approcher de la concentration léthale pour la plante.Il semble que le 2,4,5-T lui soit légèrement moins toxique que le 2,4-D.Bien que reconnu comme résistant au 2,4-D ou au 2,4,5-T, le frêne (Fraxinus pennsylvanica) a réagi plutôt favorablement.Les deux herbicides semblent également toxiques à cette essence.Le 2,4,5-T paraît exercer une action spécifique sur les plantes suivantes : érable, tilleul, cornouiller, ronce, spirée, célastre, rosier sauvage, amélanchier et chèvrefeuille. ANNALES DE L\u2019ACFAS 149 Le frêne, l\u2019orme, le peuplier, le vinaigrier, l\u2019herbe à la puce, le saule et la vigne sauvage paraissent également sensibles aux deux herbicides.Cependant, le cerisier à grappes et le sureau semblent plus vulnérables au 2,4-D.L aulne, le bouleau et le physocarpe réagissent très favorablement au melange 2,4-D et 2,4,5-T.Le pommier sauvage et le mûrier ne sont pas affectes par 2,000 p.p.m.d\u2019acide 2,4-D.Néanmoins, le groseiller succombe rapidement au même traitement Artemisia vulgaris, Arctium minus, Oenothera biennis, Cichorium intybus, Taraxacum officinale, Lactuca s
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