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Titre :
Annales de l'A.C.F.A.S.
Éditeur :
  • Montréal (Québec) :Association canadienne-française pour l'avancement des sciences,1935-1995
Contenu spécifique :
1952
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
autre
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Annales de l'A.C.F.A.S., 1952, Collections de BAnQ.

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[" Volume 18 1952 ANNALES DE l/AC FAS POUR L'ANNEE 1950-1951 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Siist «oclal i MONTRÉAL, CANADA ANNALES DE L\u2019A CFA S M.IGNACE BROUILLET Président de V ACF AS pour Vannée 1950-51 Volume 18 1952 ANNALES DE I/ACFAS POUR L'ANNEE 1 950-1951 ASSOCIATION CANADIENNE-FRANÇAISE POUR L\u2019AVANCEMENT DES SCIENCES Sl«a« foetal > MONTRÉAL.CANADA Les Annales de l\u2019ACFAS sont publiées annuellement par l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, Inc., qui a son siège social à l\u2019Université de Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26, Canada.Le volume XVIII est sorti des presses le 30 juillet 1952. SOMMAIRE I.\tConseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS.11 II.\tRapport du secrétaire général.12 III.\tRapport du trésorier.17 IV.\tRapports des sociétés affiliées : 1.\tAssociation des Psychologues du Québec.19 2.\tInstitut de Chimie du Canada (Section de Québec).19 3.\tSociété agronomique de Québec.20 4.\tSociété agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.20 5.\tSociété canadienne d\u2019Histoire naturelle.21 6.\tSociété canadienne-française d\u2019Électrologie et de Radiologie médicales.22 7.\tSociété de Biologie de Montréal.22 8.\tSociété\tde Biologie de Québec.23 9.\tSociété\tde Chimie de Montréal.24 10.\tSociété\tde Géographie de Montréal.24 11.\tSociété\tde Géographie de Québec.25 12.\tSociété\tde Mathématiques et de Physique de Montréal.25 13.\tSociété\tde Médecine vétérinaire de la\tProvince\tde Québec.\t26 ' 14.Société dentaire de Montréal.26 15.\tSociété de Pédagogie de Montréal.27 16.\tSociété de Philosophie de Montréal.27 17.\tSociété de Stomatologie de Québec.28 18.\tSociété de Sylviculture de Québec.28 19.\tSociété d\u2019Études médiévales Albert-le-Grand.28 20.\tSociété d\u2019Histoire naturelle de la Pocatière.29 21.\tSociété historique de Joliette.29 22.\tSociété historique de Montréal.29 23.\tSociété historique de Québec.30 24.\tSociété historique de Rigaud.31 25.\tSociété historique du Nouvel-Ontario.31 26.\tSociété linnéenne de Québec.32 27.\tSociété médicale de Montréal.32 28.\tSociété médicale des Hôpitaux universitaires de Québec.33 29.\tSociété Provancher d\u2019Histoire naturelle du Canada.34 30.\tSociété thomiste de l\u2019Université d\u2019Ottawa.35 31.\tSociété zoologique de Québec.35 8 ANNALES DE L\u2019ACFAS V.Le\tdix-neuvième congrès.36 1.\tSéance d'ouverture.36 2.\tSymposium.\t37 3.\tRéunions des sections.37 4.\tDéjeuner-causerie.45 5.\tAssemblée générale.45 Appendice: I.Le président de l'ACFAS pour 1950-51: M.Ignace Brouillet.Notes biographiques.47 II.\tAllocution de bienvenue de Mgr Olivier Maurault.48 III.\tDiscours présidentiel de M.Ignace Brouillet.49 IV.\tPrésentation de M.Cyrias Ouellet, titulaire de la médaille de l\u2019ACFAS, par M.Origène Dufresne.53 V.\tRemerciements de M.Cyrias Ouellet.54 VI.\tCommentaires sur le Rapport de la Commission Massey, par M.René Pomerleau.;.55 VII.\tSymposium sur la notion de vie: 1.\tRésumé du rapport scientifique par M.Henri Prat.\t60 2.\tRésumé du rapport philosophique par\tRobert\tPicard, s.j.61 VI.Travaux scientifiques : Section I : Agronomie 1.\tL'éradication des mauvaises herbes dans les cultures de betteraves sucrières.\u2014 R.Bordeleau, Station expérimentale fédérale, L\u2019Assomption, Québec.63 2.\tL'influence de la position des racemes sur la formation des ovules et des graines de luzerne.\u2014 A.-S.Mittelholxer, École supérieure d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière,\tQuébec.65 Section II : Biologie 1.\tEffets de l\u2019hormone thyroïdienne sur la peau de Salmo salar et de Salvelinus fontinalis.\u2014 G.La Roche, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.67 2.\tInfluence de l\u2019ACTH et de la ST H sur la réaction anaphylactoide provoquée par le dextran chez le rat.\u2014 R.Hoene, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Mont-tréal 70 ANNALES DE L\u2019ACFAS 9 Section ill : Botanique 1.\tLe Lophozia incisa dans le Québec.\u2014 J.Kucyniak, Jardin bota- nique de Montréal.74 2.\tExtension d'aires et additions à la flore du Québec.\u2014 Abbé E.Lepage, École d\u2019Agriculture,\tRimouski, Québec.77 3.\tNotes sur quelques additions et plantes rares du Québec.\u2014 L.Cinq-Mars, Laboratoire du Service des Sciences, St-Jean, Québec.79 4.\tNotes sur les zones de végétation du Mexique.\u2014 H.Prat, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.\t82 Section IV : Chimie 1.\tAmélioration de la reproductibilité du speclrophotomèlre à flamme de Beckman (Modèle « DU »).\u2014 A.Dmitrieff-Kokline, Ministère des Mines, Québec.86 2.\tComportement du béryllium, du manganese et du zinc à l'électrode à gouttes de mercure.\u2014 D.Lamontagne, Ministère des Mines, Québec.91 3.\tÉtude chimique des tourbes du Québec.IV.Composition de la tour- bi'ere de Lanoraie.V.Extraction des cires de tourbe.\u2014 C.-E.Brunette, D.Spence, H.Girard, Ministère des Mines, Québec, et J.Risi, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec 96 Section V : Entomologie 1.\tAdditions à la faune ortho ptérologique de la province de Québec ou du Canada.\u2014 J.-R.Beaudry, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.100 2.\tContribution à l'étude du comportement du Neoclytus acuminatus (Fab.) et de son parasite, fHeleonidea ligator (Say).\u2014 Fr.A.Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.102 Section VI : Géologie et Minéralogie 1.\tFossiles d'âge champlainien de la région des Sept-Iles, C'te Nord du Saint-Laurent.\u2014 C.Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal.105 2.\tLa gabbroïsation.\u2014 FF.Osborne, Université Laval.107 10 ANNALES DE L\u2019ACFAS Section VII : Philosophie 1.\tLa dualité de la matière selon la philosophie thomiste.\u2014 C.Locas p.s.s., séminaire de Philosophie, Montréal.111 2.\tQu\u2019en serait-il de la métaphysique s\u2019il n\u2019existait pas d\u2019êtres imma- tériels?J.Langlois, s.j., Scolasticat de l'ImmacuIée-Concep-tion, Montréal.3.\tUn historien au moyen âge: un cas d\u2019objectivité.\u2014 B.Lacroix, o.p., Institut d\u2019Études médiévales, Université de Montréal.116 Section VIII : Physique 1.\tÉtude sur les primaires lourds du rayonnement cosmique.\u2014 J.Hébert, Faculté des Sciences, Université de Montréal.119 2.\tAnisotropie des rayons cosmiques inscrits dans les émulsions photo- graphiques à grande altitude.\u2014 P.Demers et R.Courte-manche, Faculté des Sciences, Université de Montréal.120 3.\tNon existence d\u2019orbites périodiques dans le problème de StÔrmer pour certaines valeurs du paramètre y .\u2014 R.de Vogelaere, Université Laval, Québec.]22 4.\tWattmètre thermoélectrique pour ondes centimétriques.\u2014 P.-A.Bricout, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.124 VII.Index des noms des personnes qui ont présenté des communications au dix-neuvième congrès.127 I.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION DE L'ACFAS 1950-1951 Président.1 er vice-président.2e vice-président.Président sortant.Membre fondateur Membre adjoint.Trésorier.Conseillers.Secrétaire général.Secrétaire général adjoint, Ignace Brouillet René Pomerleau Wilbrod Bonin Lionel Daviault Victor Doré Jean Bruchési Abel Gauthier Richard Bernard Georges Gauthier Lionel Lemay Roger Gauthier Paul-A.Giguère Carlton Auger Pierre Dagenais Pierre Mauffette Lionel Lemay Claude Geoffrion II.RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL pour l'exercice 1950-1951 L\u2019exercice 1950-51, qui se termine aujourd\u2019hui le 15 octobre 1951, était la vingt-huitième année de l\u2019ACFAS.Comité «^Administration Le conseil d\u2019administration en fonction depuis le 17 octobre 1950 comprenait : président: I.Brouillet ; 1er vice-président: R.Pomerleau ; 2e vice-président : W.Bonin ; président sortant: L.Daviault ; membre fondateur : V.Doré; membre adjoint: J.Brltchési ; trésorier : A.Gauthier ; conseillers : R.Bernard ; G.Gauthier, L.Lemay, R.Gauthier, P.-A.Giguère, C.Auger P.Dagenaïs, P.Mauffette ; secrétaire général: L.Lemay ; secrétaire général adjoint : C.Geoffrion.Le conseil a tenu six réunions, dont trois à Montréal, deux à Québec et une à Trois-Rivières.Comités Les comités suivants ont été nommés par le conseil : Affiliation : J.Bruchési, G.Gauthier, J.Risi, R.Gauthier.Publication des Annales: A.Courtemanche, P.Mauffette, P.Dagenais.Bourses et Octrois: R.Pomerleau, C.Auger, A.Gauthier.Médaille: L.-C.Simard, L.Lortie, P.A.Giguère.Règlements: AV.Bonin, L.Daviault, A.Gauthier.Préservation des Ressources naturelles : R.Bernard, L.Daviault, G.Prévost.Augmentation des Revenus: I.Brouillet, AV.Bonin, P.Dagenais.Conférences : I.Brouillet, R.Pomerleau, L.Lemay, C.Geoffrion.Le Comité des Nominations, nommé par l\u2019assemblée générale, était composé de : I.Brouillet, R.Pomerleau, W.Bonin, L.-P.Bouthillier, P.Koenig, É.Page ANNALES DE L\u2019ACFAS\t13 Délégués de l\u2019ACFAS L\u2019ACFAS a été représentée par M.Paul Hiou à la réunion internationale des associations pour l\u2019avancement des sciences convoquée par les soins de l\u2019UNESCO à Paris en septembre 1950.Quinze associations de différents pays ont envoyé des délégués à cette réunion qui avait pour but de trouver des moyens d\u2019encourager les relations internationales entre les associations pour l\u2019avancement des sciences et des organismes similaires et d\u2019examiner les possibilités d\u2019une collaboration plus étroite entre elles.A cette fin, la réunion a adopté seize recommandations qui seront publiées dans les Annales de VACFAS.Comme conséquence immédiate de cette réunion, 1° l\u2019AAAS a invité les membres de l\u2019ACFAS à participer à ses congrès à l\u2019égal de ses membres ; 2° l\u2019UNESCO a demandé la collaboration de l\u2019ACFAS pour former au Canada une association d\u2019écrivains scientifiques.M.Claude Mélançon a accepté d\u2019agir comme animateur dans la formation de cet organisme avec l\u2019appui du Service d\u2019information du Ministère des Affaires extérieures.M.Lionel Lemay a été délégué pour représenter l'ACFAS à la conférence mondiale des secrétaires exécutifs des sociétés de chimie, tenue à New-York le 10 septembre 1951.Cette conférence, à laquelle vingt-huit pays étaient représentés, fut organisée sous les auspices de l\u2019UNESCO, à l\u2019occasion du Xlle Congrès International de Chimie pure et appliquée.Le gouvernement d\u2019Ottawa, à la demande du duc d\u2019Edimbourg, a invité l\u2019ACFAS à se faire représenter auprès de son Altesse royale lors de sa visite à Montréal, le 29 octobre 1951.Conférences Vingt-cinq conférences ont été données sous les auspices de l\u2019ACFAS.P.-É.Gagnon : La chimie des pyrazolones.Montréal, 17 nov.1950.\u2014 A.Blain : Présentation d'un film sur la mitose.Montréal, 17 nov.1950.\u2014 J.-J.Trillat : La radiographie électronique et ses applications métallurgiques, industrielles et biologiques.Québec, 16 nov.1950.Montréal, 17 et 20 nov.1950.\u2014 R.Signer : La sédimentation des molécules.Québec, 11 déc.1950.\u2014 P.Dansereau : Expédition 1950 à la terre de Baffin.Montréal, 2 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : Nature, un mot chargé d'histoire.Montréal, 13 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : 14 ANNALES DE L\u2019AC FAS L\u2019héritage de l\u2019antiquité et du moyen âge.Montréal, 15 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : Le bouillonnement de la Renaissance.Montréal, 20 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : La révolution mécaniste du XVIle siècle.Montréal, 22 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : De la nature mathématique de d\u2019Alembert à la mère nature de Diderot.Montréal, 27 fév.1951.\u2014 Abbé R.Lenoble : Les équivoques persistantes et la nécessité d\u2019une métaphysique.Montréal, 1er mars 1951.\u2014 E.Rouleau : Deux étés sur la côte occidentale de Terre-Neuve.Québec, 28 mars 1951.\u2014 L.-P.Dugal : Études expérimentales sur la résistance et l\u2019acclimatation au froid.Montréal, 29 mars 1951.\u2014 D.-H.Salman, o.p.: Les facteurs psychologiques de 1\u2019évolution animale.Montréal, 5 avril 1951.Québec, 10 mai 1951.\u2014 R.Garry : Les grandes cultures tropicales du sud-est de l\u2019Asie.Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 13 avril 1951.\u2014 Colonel P.D.Baird : Expédition 19ô0 à la terre de Baffin (film ).Montréal, 18 avril 1951.Québec, 17 mai 1951.\u2014 R.Pomerleau : Au sommet de VUngava.Sainte-Anne-de-la-Pocatière, 20 avril 1951.\u2014 C.A.Best : The mechanism of action of lipotropic agents.Québec, 4 mai 1951.\u2014 J.Michéa : L\u2019expédition du Grand Passage.Montréal, 9 mai 1951.\u2014 R.Pomerleau : Série de cours pratiques sur les champignons comestibles.Québec, 17 août au 8 sept.1951.\u2014 P.-A.Radwanski : Problème de la synthèse dans la science de l\u2019homme.Québec, 26 sept.1951.Bourses et octrois Les octrois suivants ont été décernés : $300 à R.Rivest, de Montréal, pour des études en chimie organique à l\u2019Université de Chicago ; $300 à V.Portelance, de Montréal, pour des études en chimie, au laboratoire de biologie physico-chimique, Paris ; $300 à G.Rémillard, de Montréal, pour des études en histologie et en embryologie à l\u2019Université Cornell ; $300 à S.Lapointe, de Montréal, pour des études en physique théorique à l\u2019Université Cornell ; $250 à J.-P.Lachance, de Québec, pour des études en physiologie générale à la Station de biologie marine, Woods Hole ; $200 à G.Nadeau, de Québec, pour des études en physique à l\u2019Université de Grenoble, France ; $200 à D.Wermenlinger, de Québec, pour un stage de cinq mois à l\u2019Electricité de France ; $150 à A.d\u2019IoRio, de Montréal, pour des études en enzymologie et en radiologie à l\u2019Université du Wisconsin ; $150 à J.Lussier, ANNALES DE L\u2019ACFAS 15 de Montréal, pour des études en physiologie médicale à l\u2019Université de Cambridge, Angleterre ; $150 à L.Boulet, de Québec, pour des études en Modem Communications au Massachusetts Institute of Technology ; $75 à R.Brassard, de Montréal, pour participer au séminaire biennal du Congrès des Mathématiques à l\u2019Université de Dalhousie ; $75 à C.de Courval, de Montréal, pour participer au séminaire biennal du Congrès des Mathématiques à l\u2019Université de Dalhousie ; $75 à M.L\u2019Abbé, de Montréal, pour participer au séminaire biennal du Congrès des Mathématiques à l\u2019Université de Dalhousie ; $200 à A.Raynaüld, de Montréal, pour des études en sciences économiques à l\u2019Ecole des Sciences politiques, Paris ; $200 à J.Saint-Pierre, de Montréal, pour des études en mathématiques statistiques à l\u2019Université de la Caroline du Nord.G.Rémillard, L.Boulet et M.L\u2019Abbé n\u2019ont pu accepter les bourses qui leur ont été attribuées.Médaille de l\u2019ACFAS La médaille de l\u2019ACFAS a été décernée en 1951 à M.Cyrias Ouellet, professeur à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval de Québec.Sociétés affiliées Vingt-neuf sociétés affiliées ont remis leur rapport annuel au secrétariat de l\u2019ACFAS dix jours avant, le congrès et sont de ce fait autorisées à avoir des délégués à l\u2019assemblée générale.Prix de 1\u2018ACFAS Les prix annuels offerts par l\u2019ACF AS pour encourager l\u2019étude des sciences ont été décernés aux étudiants suivants : Claire Barsalo, Collège Marguerite-Bourgeoys, Faculté des Arts, Montréal ; G.Levasseur, Faculté des Arts, Laval ; J.Léveillé, Faculté des Sciences, Montréal ; P.Couillard, Faculté des Sciences, Laval ; C.Ostiguy, École polytechnique, Montréal ; A.Paradis, Institut agricole d\u2019Oka ; abbé R.Bélanger, Faculté d\u2019Agriculture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière ; L.-P.de Monttgny, Université d\u2019Ottawa. 16 ANNALES DE L\u2019ACFAS L\u2019ACFAS a créé deux nouveaux prix de $25 chacun ; ces prix, destines à l\u2019étudiant des Facultés de Médecine de Montréal et de Laval, qui obtient le meilleur succès en sciences fondamentales, ont été mérités par : J.-M.Pépin, Montréal ; J.-P.Breton, Laval.Annales de TACFAS Le dix-septième volume des Annales, tiré à 1400 exemplaires, est sorti des presses le 1er septembre 1951.Il renfermait trente travaux publiés in extenso et la liste complète de tous les travaux présentés au congrès.Rapport à l\u2019UNESCO Le rapport sur le mouvement des clubs scientifiques au Canada dont la préparation avait été confiée à M.Lionel Daviault, a été traduit et diffusé par l\u2019UNESCO dans tous les pays où cet organisme exerce son influence.Congrès 1951 Deux cent dix personnes se sont inscrites au congrès de 1951.Outre un symposium sur La notion de vie chez le philosophe et l\u2019homme de sciences, cent trente et une communications ont été présentées.Un bref résumé de ces communications était contenu dans le programme du congrès.Lionel Lemay, secrétaire général. III.RAPPORT DU TRÉSORIER Exercice clos le 30 juin 1951 Revenus et dépenses Revenus : Octroi du Secrétariat de la province de Québec.Congrès de 1950 : Inscriptions et recettes.Publicité dans les Annales de 1951.Divers.Total des revenus.Dépenses : Conférences publiques.$ 554.05 Bourses d\u2019études et\toctrois.2,500.00 Congrès de 1950.465.80 Annales de 1951.1,500.00 Prix de l\u2019ACFAS.205.00\t5,224.85 Traitement de la préposée au secrétariat, administration,\tfrais de bureau, etc.\t2,543.40 Frais divers.112.72\t2,656.12 Total des dépenses.Excédent des revenus sur les dépenses Bilan Actif : Fonds en banque.Comptes à recevoir : Publicité dans les Annales de 1951.$7,500.00 470.78 300.00 4.67 $8,275.45 $7,880.97 394.48 $8,590.08 300.00 $8,890.08 18 ANNALES DE L\u2019ACFAS Passif : Provision pour publication des Annales de 1951\t.Octrois du Secrétariat de la province de Québec payés d\u2019avance.Surplus : Solde le 1er juillet 1950.$ 237.85 Plus: Dépense du congrès de 1950 faite durant l\u2019exercice clos le 30juin 1950.$ 7.75 Excédent des revenus sur les dépenses pour l\u2019exercice clos le 30 juin 1950.\t394.48\t402.23 Solde le 30 juin 1951.' Vérifié par Paul Huot, C.A.Montréal, le 10 octobre 1951.$1,500.00 6,750.00 $ 640.08 $8,890.08 Abel Gauthier, trésorier. IV.RAPPORTS DES SOCIETES AFFILIEES\u2019 1.Association des Psychologues du Québec (1944, 1946) Conseil élu en mai 1950 : prés.: B.Laurier, c.s.v.; v.-prés.: E.C.Webster ; anc.prés.: D.B.Clarke ; sec.-trés.: Rosalie Sofin ; sec.-archiv.: J.-M.Chevrier.Effectif : 106 membres actifs ; 21 membres associés ; 24 membres-étudiants ; 2 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 7 nov.1950.\u2014 Road to life (film psycho-social).5 déc.1950.\u2014 Discussion de groupe : Professional ethics in psychology.30 janv.1951.\u2014 Discussion de groupe : Statement on ethical standards prepared by the American Psychological Association.28\tfév.1951.\u2014 Discussion de groupe : Professional relationships between the psychologist and the psychiatrist.27 mars 1951.\u2014 Discussion de groupe : Professional relationships between the clinical psychologist, the industrial psychologist and the vocational counselor.Initiatives diverses : L\u2019Association des Psychologues du Québec a participé au congrès annuel de la Conference of State Psychological Associations ; un de ses membres, le docteur J.-M.Chevrier, fut nommé pour représenter l\u2019Association au Conseil du Bureau de Placement de la Jeunesse, district de Montréal.2.Institut de Chimie du Canada (Section de Québec) (1934, 1935) Conseil élu le 15 mai 1950 : prés.: P.-A.Giguère ; v.-prés.: J.-P.Picard ; sec.: J.-Y.Bélanger ; très.: R.Paquin ; prés.corn, recrut.: J.Laneuville.Au cours de 1950-51, il y eut huit réunions.Travaux présentés : 18 oct.1950.\u2014 C.B.Purves : Some new experiments with wood lignin.13 nov.1950.\u2014 D.A.Scott : Some aspects of protein chemistry.29\tnov.1950.\u2014 F.O.Rice : The chemistry of free radicals.11 déc.1950.\u2014 R.Signer : The sedimentation velocity of chain molecules.18 déc.1950.\u2014 E.G.Young : Modern techniques of electrophoresis.26 janv.1951.\u2014 A.D.Walsh : Knock in combustion engines.1 Seules les sociétés qui ont présenté un rapport pour l\u2019année 1960-51 sont mentionnées dans cette section.Entre parenthèses, date de fondation et date d'affiliation de la société.On trouvera dans les Annates de 1948, vol.14, p.21, la liste complète des sociétée qui un jour ou l'autre ont fait partie de l\u2019ACFAS. 20 ANNALES DE L\u2019ACFAS 12\tfév.1951.\u2014 H.G.Thode : The fractionation of isotopes in nature and in the laboratory.13\tmars 1951.\u2014 C.C.Coffin : Studies on cold-worked metals.3.Société agronomique de Québec (1934, 1934) Conseil élu en avril 1951 : prés.: N.Leblanc ; v.-prés.: H.Hurtubiae ; sec.: J.-R.Cloutier ; cons.: J.-M.Martin, G.Lévesque, R.Bematchez, C.Pelletier, R.Pomerleau, M.Lemieux.Effectif : 157 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 12 juin 1950.\u2014 Le conseil : Étude du milieu agricole.\u2014 J.-C.Magnan : Haïti la perle noire.20 nov.1950.\u2014 Le conseil : Régie interne de la profession.11 déc.1950.\u2014 R.Pomerleau : Les monts Otish.26 fév.1951.\u2014 P.-E.Roy : L\u2019agronome dans l\u2019industrie et le commerce.9 avril 1951.\u2014 J.-M.Martin : Unification des institutions d'enseignement agronomique.Initiatives diverses : Règlementation du mode d\u2019élection de la section de Québec.Publications : La revue Agriculture.4.Société agronomique de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (1938, 1939) Conseil élu : prés.: H.Généreux ; v.-prés.: M.Saint-Pierre ; sec.: G.-J.Ouellette ; dir.: A.Scott, F.-M.Gauthier, L.Laplante, B.Baribeau.Effectif : 50 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 15\tdéc.1950.\u2014 Mogens Jul : Technical assistance given by F.A.O.to undernourished nations of Asia and Europe.16\tjanv.1951.-\u2014 F.W.Darke : La capacité de la production agricole de l\u2019Angleterre à l\u2019heure actuelle.16 mars 1951.\u2014 A.Alarie : Visite de quelques centres de recherche européens.16 avril 1951.\u2014 R.Pomerleau : Au sommet de l\u2019Ungava.Initiatives diverses : Dix-huit séminaires d\u2019une heure chacun ont été donnés par des membres de notre société du 28 novembre 1950 au 23 avril 1951.¦t ANNALES DE L\u2019ACFAS\t21 5.Société canadienne d'Histoire naturelle (1923, 1924) Conseil élu le 30 janv.1951 : prés.: S.Vincent ; v.-prés.: E.Rouleau ; sec.: M.Gauvreau ; sec.adj., représ.Jardin bot.: R.Goudreault ; très.: A.Courtemanche ; prés, sortant : Fr.Alexandre ; anc.prés.: P.Boucher, J.Rousseau; dir.gén.des C.J.N.: abbé O.Fournier ; dir.gén.des C.N.A.: R.Marion ; cons.bot.: A.Blain ; zool.: H.Prat ; géol.: M.Tiphane ; autres disc.: J.-R.Beaudry.Effectif : 75 membres à vie ; 545 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut huit réunions.Travaux présentés: « 18 oct.1950.\u2014J.-P.Gariépy : Le Guatemala.(Avec kodachromes.) 6 nov.1950.\u2014 G.Prévost : La station de pisciculture de Lachine.(Films éducatifs.) 20 nov.1950.\u2014 J.Brunei : Impressions d\u2019un voyage en Suède.(Avec diapositives.) 6 déc.1950.\u2014 Fr.Robert, é.c.: Les astres et les éaivains.30 janv.1951.\u2014 Fr.Alexandre, é.c.L\u2019enseignement des sciences naturelles au cours élémentaire.(Film éducatif.) 6\tmars 1951.\u2014 Jacques Rousseau : Au sommet de l'Ungava : les monts Otish.(Projections en couleur et film.) 10 avril 1951.\u2014 E.Rouleau : Deux étés dans le district de Humber (Terre-Neuve).(Avec kodachromes.) 7\tjuin 1951.\u2014 R.Pomerleau : Les champignons comestibles et vénéneux.Initiatives diverses : Chronique des C.J.N., chaque samedi, dans le journal Le Devoir et chaque dimanche, dans le journal La Patrie du dimanche.Quelques chroniques dans le journal Le Droit d\u2019Ottawa.Journée des coordonnateurs des C.J.N.au Jardin botanique de Montréal, le 11 novembre 1950.Exposition des travaux des concours de l'année académique 1949-50, au Jardin botanique de Montréal, le 28 octobre 1950, et distribution des prix, le 11 novembre 1950.Inauguration des concours des C.J.N.en septembre 1950, pour l\u2019année académique 1950-51, et en avril 1951, pour l\u2019année académique 1951-52.Projet d\u2019une exposition et d\u2019un congrès des naturalistes (C.J.N.et C.N.A.) à Montréal, du 12 au 16 avril 1952.Le comptoir de la S.C.H.N.fonctionne toujours et permet à ses membres ainsi qu\u2019aux C.J.N.et aux C.N.A.de s\u2019approvisionner à meilleur compte de livres d\u2019histoire naturelle.Cours de vacances pour l\u2019été 1951, organisée par la S.C.H.N.en collaboration avec le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse.Il y eut quatre séries de cours, dont trois à Montréal, et une à Grande-Rivière.Ces coure ont été offerts aux directeurs et directrices des C.J.N.et aux Naturalistes amateurs.Publications : Abbé O.Fournier : Rapport annuel des C.J.N.pour l\u2019année 1950.Jacques Rousseau : Un quart de siècle à la Société canadienne d'Histoire.naturelle. 22 ANNALES DE L\u2019ACFAS 6.Société conadienne-française d'Électrologie et de Radiologie médicales (1928, 1935) Conseil élu en janvier 1951 : Prés.: H.Lapointe ; 1er v.-prés.: O.Dufresne ; Se v.-prés.: L.Gagnier ; sec.: L.-R.Payeur ; très.: D.Léonard ; dir.: Y.Vallée, R.Lessard.Effectif : 40 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 13 nov.1950.\u2014 O.Dufresne : Traitement du goitre toxique.A.Jutras : Un nouveau signe radiologique du cancer péri-vatérien* 3\tmars 1951.\u2014 G.Pinsonneault et J.Veilleux : Traitement et tumeurs bénignes des pieds.M.Del Vecchio : Pleurésie et pyo-pneumothorax chez les nourrissons.J.-L.Léger : Signes radiologiques des lésions intra-crâniennes.19 mai 1951.\u2014 H.Lapointe : Un cas de trichobézoard.R.Lessard : Examen des côlons par la méthode du double contraste.J.-C.Robitaille : Propos sur quelques films d\u2019intérêt général.Y.Méthot : Quelques considérations sur le prolapsus de la muqueuse gastrique à travers le pylore.7.Société de Biologie de Montréal (1922, 1924) Conseil élu le 7 juin 1951 : prés.: H.Selye ; v.-prés.: G.Prévost, M.Panisset ; sec.-trés.: L.Poirier ; cons.: H.Prat, E.Robillard.Effectif : 102 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut six réunions.Travaux présentés : 5 déc.1950.\u2014 F.Marois et M.Panisset : Influence du rythme des inoculations sur Vhyperimmunisation antitoxique.S.Sonea et P.-S.Timiras : Influence de la cortisone sur le taux d'agglidinines et sur le comvlément (alexine) chez le lapin.H.Simonnet et J.Sternberg : Recherche sur la fonction endocrine de l\u2019épiphyse.4\tjanv.1951.\u2014 H.Selye : Inhibition par une substance folliculoïde de la néphrosclérose normalement produite par la désoxycorticostérone.\u2014 Production par l\u2019hormone somatotrophique (STH) d\u2019hyalinose expérimentale.Inhibition par la cortisone, aggravation par la désoxycorticostérone.\u2014 Effets locaux d\u2019une injection de STH électrophorétiquement pure.\u2014 Production d\u2019une hypertension et d\u2019une néphrosclérose maligne par la thyroxine, chez le rat.P.Ducommun, C.Fortier, H.Selye : Effet de l\u2019hormone somatotrophique (STH) sur la formule sanguine du rat.C.Fortier, S.Yrarrazaval, H.Selye : Corticoïdes et régulation de la fonction corticotrophique.R.Correa, H.Selye : Effet de l\u2019administration combinée de cortisone et de LAP sur le rein.P.-S.Timiras, P.Koch : Modifications chimiques et morphologiques induites par la cortisone et l'acétate de désoxycorticostérone au niveau du foie du lapin. ANNALES DE L\u2019ACFAS 23 3 avril 1951.\u2014 J.Rousseau : Note sur quelques lichens antibiotiques de la province de Québec.Aspect écologique et phytogéographique.M.Panisset : Note sur quelques lichens antibiotiques de la province de Québec.Aspect microbiologique.A.Frappier, B.Mardi, M.Panisset, M.O.Podoski, J.Tassé : Méthode de lyophilisation du BCG, avec contrôle quantitatif des résultats.26 avril 1951.\u2014 J.de Repentigny, A.Borduas, L.Forté, P.Marois : Purification et concentration des antitoxines diphtérique et tétanique par digestion pepsique suivie de précipitation par le sulfate de sodium et d'extraction par cristallisation à froid.A.Frappier, M.Panisset : Propriétés antimicrobiennes d'un remède indien : le srognonit de castor.C.Allard, G.de Lamirande, R.Daoust, A.Cantero : Séparation des noyaux et particules cytoplasmiques par ultracentrifugation.\u2014 Application à l\u2019étude de l\u2019adénosinetriphosphatase et à l\u2019analyse des protéines (par électrophorèse) de la cellule hépatique chez le rat, au stade précancéreux.V.Fredette, G.Vinet : Production en sac de cellophane de toxines tétaniques renfermant au: moins 600,000 doses mortelles par millilitre.8 mai 1951.\u2014 F.Depocas, L.-P.Bouthillier : Synthèse de l\u2019acide DL-gluta-mique marqué dans le groupe carboxylique 7 avec du carbone radioactif.Étude du métabolisme de cet acide aminé chez le rat.J.-P.Lussier, A.d\u2019Iorio : Rétention du radicr-calcium dans les tissus dentaires chez le jeune rat.R.Soucy, L.-P.Bouthillier : La destinée métabolique de l'atome 2 du noyau imidazole de la molécule d'histidine étudiée à l\u2019aide du radiocarbone.7 juin 1951.\u2014 P.Marois, A.Frappier : Épreuve intradermique du pouvoir irritant de diverses cultures de BCG vivant ou tué.J.de Repentigny, A.Borduas, L.Forté : Purification et concentration d'anatoxine diphtérique par la méthode de Boivin.Heure de Biologie : .7 déc.1950.\u2014 H.Prat : De la Suède au Tyrol avec le congrès mondial des botanistes.5 avril 1951.\u2014- Père D.-H.Salman : Les facteurs psychologiques de l\u2019évolution animale.29 mars 1951.\u2014 L.-P.Dugal : Études expérimentales sur la résistance et l\u2019acclimatation au froid.Les conférences de l\u2019Heure de Biologie furent organisées avec le concours de l\u2019ACFAS.Publications : Comptes rendus des séances dans la Revue canadienne de Biologie.8.Société de Biologie de Québec (1946, 1946) Conseil élu le 20 déc.1950 : prés.: R.Pomerleau ; 1er v.-prés.: L.-P.Dugal ; 2e v.-prés.: M.Giroux ; sec.-trés.: É.Pagé ; sec.-trés.adj.: L.-M.Ba-bineau.Effectif : 39 membres actifs, 2 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut trois réunions. 24 ANNALES DE L\u2019ACFAS ' Travaux présentés : 13 déc.1950.\u2014 O.Héroux et L.-P.Dugal : Action de la rênine chez des rats traités à l'acide ascorbique.O.Héroux et L.-P.Dugal : Inhibition de l'action hypertensive de la DCA par l\u2019acide ascorbique.20 déc.1950.\u2014 A.Lemonde et R.Bernard : Nutrition des larves de Tribolium confusum : importance des acides aminés.M.Wang et F.Martel : La fonction rénale chez le rat.F.Martel : Effets de différents acides aminés sur l\u2019excrétion de créatinine chez le rat.8 mai 1951.\u2014 G.-A.Bergeron et G.Bourbeau : Toxicité chronique de l\u2019hexa-homosérine chez le chien.F.Martel : Quelques modifications biochimiques chez le rat recevant de Vhexahomosérine.\u2014 La pentahomosérine et la croissance du poussin.Initiatives diverses : Conférence donnée sous les auspices du Tisdall Memorial Fund et de la Société de Biologie de Québec, le 9 avril 1951, par C.-P.Leblond, de l\u2019Université McGill : Recherches sur la glande thyroïde.\u2014 Conférence donnée sous les auspices du Tisdall Memorial Fund, de l\u2019ACFAS et de la Société de Biologie de Québec, le 14 avril 1951, par C.A.Best, de l\u2019Université de Toronto : The mechanism of action of the lipotropic agents.9.Société de Chimie de Montréol (1946, 1947) Conseil élu le 27 nov.1950 : prés.: G.Papineau-Couture ; v.-prés.: R.Goudreau ; sec.: P.Cartier ; cons.: J.-B.Jaillet, J.Delorme, M.Rinfret, R.Tremblay, R.Corbeil, J.-P.Fournier.Effectif : 65 membres actifs.Au cours de 1960-51, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 30 oct.1950.\u2014 P.Gendron : La formation des aérosols et la production de la pluie.19 fév.1951.\u2014 B.Péclet : Méthodes analytiques en expertise médico-légale.19 mars 1951.\u2014 B.Roussin : Le droit et les brevets en.chimie.10.Société de Géographie de Montréal (1939, 1940) Conseil élu le 24 janv.1951 : prés.: G.Aumont, p.s.s.; v.-prés.: P.Dagenais ; sec.-trés.: B.Brouillette ; Cons.: R.Tanghe, K.Hare, J.Rousseau, H.Prat, A.Courtemanche, B.Zaborski, L.-P.Langlois, P.Laurendeau, B.Chouinard, M.Bélanger, N.Falaise.Effectif : 1 membre honoraire, 159 membres actifs, 1 membre à vie.Au cours de 1950-51, il y eut huit réunions.Travaux présentés : 25 oct.1950.\u2014 P.Vevret : Pourquoi les hommes élèvent-ils des animaux domestiques f ANNALES DE L\u2019ACPAS 25 8\tnov.1950.\u2014 G.Aumont : L'UNESCO et l'enseignement de la géographie.13\tdéc.1950.\u2014 J.Rousseau : En Laponie suédoise.24\tjanv.1951.\u2014 H.Prat : Une excursion de géographie botanique dans les Alpes, du Tyrol à la Savoie.2 fév.1951.\u2014 P.Dansereau : Expédition 1950 à la terre de Baffin.14\tfév.1951.\u2014 P.Laurendeau : Le « Touring Club » d'Italie.18 avril 1951.\u2014 P.D.Baird : The Baffin Expedition 1950.9\tmai 1951.\u2014 J.Michéa : L'émigration du Grand Passage.Initiatives diverses : Trois grandes excursions: 9 oct.1950.Montréal-Sherbrooke-Asbestos-Drummondvile.\u2014 20 mai 1951.Trois-Rivières-Shawini-gan Falls - Grand-Mèl-e.\u2014 17 juin 1951.Adirondacks: White Face Mountain (É.-IT.).Publications : Revue canadienne de Géographie.11.Société de Géographie de Québec (1877, 1937) Conseil élu le 29 mars 1950 : prés.: Mgr F.-A.Savard ; 1er v.-prés.abbé A.Maheux ; 2e v.-prés.: Mgr A.-M.Parent ; Se v.-prés.: lion.A.Bédard ; sec.: P.Biays ; très.: Z.Rousseau ; dir.: P.Joncas, Fr.Hubert, H.Bélanger, abbé W.Laverdière, M.Barbeau, abbé Proulx, Mgr A.Tessier, M.Trudel, bon.L.Coderre, A.Bourget, R.Bellefeuille, J.Bruchési, hon.P.Beaulieu, G Côté, L.Lacourcière, hon.O.Gagnon.Effectif : 31 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 25\toct.1950.\u2014 J.-C.Magnan : Haiti.(Avec projections.) 26\tdéc.1950.\u2014 Père P.-E.Gagnon : Le Japon.(Avec projections.) 25 avril 1951.\u2014 C.Faessler : Reportage photographique d'un voyage au Sud-Ouest américain.12.Société de Mathématiques et de Physique de Montréal (1946, 1947) Conseil élu en nov.1950 : prés.: P.Demers ; v.-prés.: M.L\u2019Abbé sec.-trés.: L.Grégoire ; dir.: P.R.Beauséjour, s.j., R.Robinson, H.Audet.Effectif : 66 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y e,ut quatre réunions.Travaux présentés : 17 nov.1950.\u2014 J.*J.Trillat : Radiographie électronique et ses applications 20\tnov.1950.\u2014 J.-J.Trillat : Progrès récents de la diffraction électronique.14 fév.1951.\u2014 R.-L.Jeffery : Les travaux de Besicovitch en analyse.21\tfév.1951.\u2014 P.Lorrain : Le système d'unités M.K.S.en électricité. 26 ANNALES DE L\u2019ACFAS 13.Société de Médecine vétérinaire de la Province de Québec U938, 1939) Conseil élu : prés.: M.Panisset ; v.-prés.: J.-S.Jasmin, R.Filion ; sec.: P.Marois ; très.: C.Grégoire.Effectif : 71 membres actifs ; 2 membres honoraires.Au cours de l\u2019année 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 13 oct.1950.\u2014 L.Poirier : Le médecin vétérinaire chez les bûcherons.H.Simonnet : Mécanisme de Vélaboration de la caséine étudié au moyen des radioisotopes.M.Panisset : La souche S-19 est-elle pathogène pour l'homme?2 mars 1951.\u2014 J.-S.Jasmin : Traitement des fractures par la méthode de Kirchner.R.Filion : Inventaire des méthodes de traitement des mammites.P.Moreau : La chloromycètine.P.Marois : Les animaux de laboratoires, instruments vivants des recherches biologiques.25 mai 1951.\u2014 J.Sternberg : Contributions des techniques modernes aux recherches vétérinaires : les radio-isotopes.A.Lefebvre : Facteurs économiques de la production laitière en regard des exigences de l'hygiene publique.J.Flipo : Acquisitions récentes dans le domaine des antibiotiques et des sulfamidés.22\tnov.1950.\u2014 Dîner-causerie.P.Lépine : La place du savant dans la société moderne.14.Société dentaire de Montréal (1925, 1936) Conseil élu le 18 sept.1951 : prés.: C.-A.Durand ; 1er v.-prés.: R.Cha-rette ; 2e v.-prés.: G.Le François ; sec.: V.Tremblay ; très.: V.Dubé.sec.-adj.: P.Chalifoux ; biblioth.: L.Lépine ; cons.: A.Raymond, G.Lajoie, F.Lalonde, L.Carpentier, G.Langelier.Représ, au CCDPQ : J.Demers.Effectif : 200 membres actifs.Au cours de l\u2019année 1950-51, il y eut huit réunions.Travaux présentés : 16\tsept.1950.\u2014 M.Mowry : Périodontie.24 oct.1950.\u2014 J.Bernard : Hémorragie pour le dentiste.21 nov.1950.\u2014 M.Hébert : Orthodontie.19\tdéc.1950.\u2014 M.Abraham : Administration d\u2019un bureau.23\tjanv.1951.\u2014 J.-P.Lussier : Nutrition et alimentation.20\tfév.1951.\u2014 MM.Dionne, Millet et De Montigny : Pathologie et chirurgie.20 mars 1951.\u2014 L.Dionne : Psychologie.17\tavril 1951.\u2014 V.Tremblay : Endodontie.Publications : Bulletin mensuel de la Société dentaire de Montréal.Communications dans le Journal de l\u2019Association dentaire canadienne. ANNALES DE L\u2019ACFAS 27 15.\tSociété de Pédagogie de Montréal (1938, 1938 Conseil élu le 22 sept.1951 : prés.: Fr.Damase, f.i.c.; v.-prés.: Sr Jean-de-Marie, ss.nn.j.m.; sec.: E.Ducharme ; très.: M.Buteau ; dir.: L.Langlois, Fr.B.Laurier, c.s.v., J.Barrette, L.Rossignol, Sr Emma-Henri, s.gr., Fr.Hector-André, f.i.c.Effectif : 80 membres actifs, 2 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut sept réunions.Travaux présentés : 30\tsept.1950.\u2014 Fr.Gédéon, s.c.: Le test S.C.de personnalité.J.-M.Chevrier : Concept de débilité mentale et lésion cérébrale.E.Ducharme : Commentaires sur un questionnaire.B.Paré : Impressions pédagogiques d\u2019un voyage en Europe.28 oct.1950.\u2014 R.Vinette : Les difficultés du nouveau programme élémentaire, 25 nov.1950.\u2014 Symposium sur l\u2019orthographe.27\tjanv.1951.\u2014 J.-M.Laurence : La grammaire à Vélémentaire.3 mars 1951.\u2014 J.Saint-Louis : Le programme de catéchisme.31\tmars 1951.\u2014 G.Beaudry : L\u2019arithmétique et ses difficultés.28\tavril 1951.\u2014 Fr.A.Jacques, c.s.v.: Le nouveau programme d'histoire du Canada.m ., Publications : Bulletin de la Société de Pédagogie.16.\tSociété de Philosophie de Montréal (1924, 1924) Conseil élu le 2 nov.1950 : prés.: J.Peghaire, c.s.sp.; v.-prés.: P.Saint-onge, s.j.; sec.-trés.: P.Lacoste ; dir.: M.-C.Forest, o.p., L.Lachance, o.p., C.Locas, p.s.s., T.Roy.Effectif : 45 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 2 oct.1950.\u2014 R.Morency, s.j.: Science et philosophie.19 déc.1950.\u2014 V.Décarie : L\u2019analogie et la connaissance de Dieu chez saint Thomas d\u2019Aquin.6 mars 1951.\u2014 J.-P.Dallaire, s.j.: Sur la nature du jugement, affirmation ou perception?15 mai 1951.\u2014 A.d\u2019Andrea : Sur la nature du beau.Initiatives diverses : Conférence de M.Raymond Bayer, professeur à la Sorbonne, le 21 déc.1950, sur VEsthétique française dans ses efforts récents.Envoi d\u2019un délégué, le P.Geiger, o.p., aux Journées commémoratives du Cardinal Mercier, à Louvain, Belgique, en octobre 1951 28 ANNALES DE L\u2019A CFA S 17.\tSociété de Stomatologie de Québec (1924, 1934) Conseil élu le 14 juin 1951 : prés.: R.Auger ; v.-prés.: A.Grenon ; sec.-trés.: L.Bernier ; ass.-sec.: G.Laflamme ; arch.: V.Plamondon.Effectif : 60 membres actifs, 53 membres correspondants, 1 membre honoraire.Au cours de 1950-51, il y eut cinq réunions.Travaux présentés : 16\tnov.1950.\u2014 J.Hannah : Air abrasive technique.21 déc.1950.\u2014 A.Raymond : Chirurgie buccale.15 mars 1951.\u2014 M.Barthe : Périodontie.8 mai 1951.\u2014 M.Robichaud : Principes en couronnes et ponts.14 juin 1951.\u2014 G.Bélanger : Anesthésie générale.L.Bernier : Orthodontie.18.\tSociété de Sylviculture de Québec (1934, 1935) Conseil élu le 17 janv.1951 : prés.: A.Fafard ; v.-prés.: A.Richard ; sec.: G.Deslandes ; cons.: O.Villeneuve, P.-H.Boisvert.Effectif : 200 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 17\tjanv.1951.\u2014 R.Délisle : Correction de ravins sur les réserves municipales municipales de St-Clet et de St-Lazare.14 fév.1951.\u2014 R.Barry : L'industrie du bois à fuseau.7 mars 1951.\u2014 L.Roy : Les industries Ulysse Ste-Marie.28 mars 1951.\u2014 A.Lafond : Effets des humus forestiers sur la croissance de certains arbres.19.\tSociété d'Etudes médiévales Albert le Grand (1931, 1933) Conseil élu le 5 avril 1951 : prés.: L.-M.Régis, o.p.; sec.: B.Lacroix, o.p.Effectif : 10 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut trois réunions.Travaux présentés : leroct.1950.\u2014 B.Lacroix, o.p.: Notion médiévale d'histoire.Th.-A.Audet, o.p.: L'Université médiévale.1er janv.1951.\u2014 L.-M.Régis, o.p.: 1m notion d'objet chez saint Thomas.A.Papillon, o.p.: Grégoire de Tours.5 avril 1951.\u2014 B.Lacroix, o.p.: Notion ancienne de l'histoire.Initiatives diverses : Participation active des membres aux réunions du Conseil régional des Humanités au Canada (mai), à la Canadian Historical Association (juin). ANNALES DE L\u2019ACFAS\t29 20.\tSociété d'Histoire naturelle de la Pocatière (1936, 1936) Conseil élu le 6 nov.1950 : prés.: Y.Jean ; v.-prés.: A.Alarie ; sec.: H.Généreux ; dir.: R.Seguin, G.Ouellette ; pvbl.: A.Payette.Effectif : 2 membres à vie ; 44 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 6 nov.1950.\u2014 Abbé R.Bélanger : Impressions d'Europe.4\tdéc.1950.\u2014 J.Duncan : Les insectes boucliers.L.Dessureault : Impressions sur l'Ouest canadien.5\tfév.1951.\u2014 A.Payette : « The Nature Conservancy ».G.Ouellette : Le ver de terre.A.Alarie : Par air, par mer et par terre.5 mars 1951.\u2014 Abbé R.Tanguay : Histoire du musée du collège Sainte-Anne.A.S.Mittelholzer : Notes on British Guiana.Initiatives diverses : Une conférence publique sous les auspices de l\u2019ACFAS : Robert Garry, de l\u2019Université de Montréal : Les grandes cultures tropicales du sud-est de l'Asie.Neuf causeries radiophoniques.Concours d'histoire naturelle tenu parmi les étudiants des collèges et couvents des comtés de Mont-magny, L\u2019Islet, Kamouraska et Rivière-du-Loup.Affiliation à « The Nature Conservancy ».21.\tSociété historique de Joliette (1929, 1937) Conseil élu le 26 avril 1951 : prés.: sir J.-M.Tellier ; v.-prés.: chan.L.-P.Lamarche ; sec.: chan.O.Valois ; très.: chan.R.Bounadère ; archiv.: abbé L.Sylvestre.Effectif : 38 membres à vie, 38 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut trois réunions.Initiatives diverses : Participation au Congrès de la Société d\u2019Histoire de l\u2019Église catholique tenu en septembre 1950 à Joliette.Préparation de la célébration du 50e anniversaire de la création du diocèse de Joliette (1904-1954).22.\tSociété historique de Montréal (1858, 1924) Conseil élu le 31 janv.1951 : prés.: Mgr O.Maurault, p.s.s.; v.-prés.-J.-J.Lefebvre ; sec.: Mme A.Ferland-Angers ; très.: G.Derome ; biblioth.: L.-P.Desrosiers ; cons.: L.Trépanier, P.-E.Poitras, G.Frégault, C.Morin, o.f.m.Effectif : 200 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut neuf réunions.Travaux présentés : 23 sept.1950.\u2014 H.Bourdon : Évolution de la procédure civile dans la province de Québec depuis le régime anglais. 30 ANNALES DE L\u2019ACFAS 21 oct.1950.\u2014 G.Derome : La Tortue et un essai de Collège agronomique en 1851.25\tnov.1950.\u2014 F.Fernet-Martel et Mgr O.Maurault, p.s.s.: Hommages aux continuatrices de Marguerite Bourgeoys.15 déc.1950.\u2014 M.Reeves-Morache : La Canadienne pendant les troubles de 1887.24 fév.1951.\u2014 L.-P.Langlois : Itinéraires d\u2019Amérique latine.(Avec films.) 24 mars 1951.\u2014 L.Trépanier : La rue Cherrier, coin bourgeois d\u2019autrefois.21 avril 1951.\u2014 F.-X.Grondin : La modernisation de la Vaticane et l\u2019aide des bibliothécaires des États-Unis.26\tmai 1951.\u2014 X.Fauteux : 29, rue Saint-Paul.Initiatives diverses : De nombreuses démarches ont obtenu la conservation du blockhaus de Lacolle qu\u2019on voulait démolir.Le gouvernement de la Province en a fait l\u2019acquisition pour en faire un musée.Coopération aux mouvements suivants: Châtellenie de Coulonge; conservation du nom de « boulevard Curé-Labelle » ; dénomination de « parc de La Vérendrye » ; préservation de la commune de Chambly.Présentation d\u2019une communication au Congrès de l\u2019Institut d\u2019Histoire de l\u2019Amérique française, par Mme A.Ferland-Angers.Rapport et mémoire présentés à la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019avancement des arts, des lettres et des sciences au Canada.Démonstration patriotique au pied du monument Maisonneuve à la Place d\u2019Armes de Montréal, le 18 mai, pour commémorer la fondation de Montréal.23.Société historique de Québec (1948, 1948) Conseil élu le 19 janv.1951 : prés.: lion.C.Delâge ; 1er v.-prés.: J.-H.Fournier, o.f.m.; 2e v.-prés.: S.Dumas ; sec.: abbé P.-E.Gosselin ; très.: C.Plamondon ; dir.: abbé H.Provost, Mme Reine Malouin, P.Lamontagne, G.Morisset, A.Pouliot, s.j., J.-T.Perron, M.Trudel.Effectif : 7 membres à vie, 95 membres actifs, 7 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut six réunions.Travaux présentés : Oct.1950.\u2014 G.Morisset : Le vieux Québec.Déc.1950.\u2014 A.Desilets : Marguerite Bourgeoys.30 janv.1951.\u2014 M.-J.Douchet : Voix divines, voies françaises.6\tmars 1951.\u2014 R.Bureau : Mgr J.-C.-K.Laflamme.7\tmai 1951.\u2014 A.Pouliot, s.j.: Tadoussac.27\tsept.1950.\u2014 Visite historique : Maison Godbout à la basse-ville de Québec.29 mai 1951.\u2014 Visite historique : Les voûtes Talon à Québec.Initiatives diverses : Organisation d\u2019un concours historique sur la région de Québec.Présentation d\u2019un mémoire à l\u2019Assemblée épiscopale de la province de Québec sur la conservation de nos trésors religieux et de nos églises.Décou- ANNALES DE L\u2019ACFAS 31 verte du tombeau de Pierre-Martial Bardy, fondateur de la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec, dans la crypte de la Basilique.Participation à la manifestation en l\u2019honneur de Champlain, le 3 juillet 1951.Publication.: Notre héritage historique par Sylvio Dumas et Marcel Trudel.24.Société historique de Rigaud (1931, 1940) Conseil élu le 12 déc.1950 : prés.: I.Gauthier, c.s.v.; v.-prés.: A.Gauthier, c.s.v.; sec.-trés.: chan.J.-T.-D.Fortier ; archiv.: L.Séguin.Effectif : 32 membres actifs, 2 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut deux réunions.Travaux présentés : 16 oct.1950.\u2014 Y.Quesnel : Les pionniers de Rigaud qui ont laissé des descendants.13 déc.1950.\u2014 L.Séguin : Pierre Le Français, de Rigaud.Initiatives diverses : Résolution pour demander le retour des noms de 1\u2019 « Isle-aux-tourtres » et de la « Pointe-aux-tourtres » dans le comté de Vau-dreuil, aux lieux et places de l\u2019« Isle-aux-tourtes » et de la « Pointe-aux-tourtes ».25.Société historique du Nouvel-Ontario (1942, 1943) Conseil élu le 21 janv.1951 : 1er prés, d\u2019hon.: Mgr S.Côté, ; 2e prés, d\u2019hon.: hon.J.-R.Hurtubise ; prés.: L.Landreville ; v.-prés.: R.Millette ; dir.-gén.: L.Cadieux, s.j.; sec.: C.Dubé, s.j ; très.: E.Marcotte ; cons.: P.Leduc, s.j., hon.J.-A.-S.Plouffe, R.Tanguay, J.-A.Lapalme, A.-J.Samson, G.Proulx, A.Lafrance, O.Godin, A.Cazabon, Mme B.Murphy.Effectif : 41 membres à vie, 212 membres actifs, 5 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut quatre réunions.Travaux présentés : 24\tsept.1950.\u2014 Ê.Gervais, s.j.: Vie de Marguerite Bourgeoys.21 janv.1951.\u2014 Sr Myriam, S.G.C.: Esthétique classique et peinture moderne.4 fév.1951.\u2014 A.Dugré, s.j.: Notre histoire en cinq actes.25\tfév.1951.\u2014 M.Dupuis : Congrès de Fribourg.Initiatives diverses : Pèlerinage au sanctuaire des Saints-Martyrs Canadiens, à Midland, Ontario.Publication : Oct.1950: Document historique No 19: North-Bay et les jumelles Dionne.Nov.1950 : Document historique No 20 : Le folklore franco-ontarien.Mai 1951 : Notre histoire en cinq actes. 32 ANNALES DE L\u2019ACFAS 26.Société linnéenne de Québec (1929, 1930) Conseil élu le 15 déc.1950 : prés.: G.-W.Corrivault ; v.-prés.: P.Auger ; sec.-trés.: Y.Desmarais ; dir.: R.Bernard, P.Lagloire, L.Daviault.Effectif : 1 membre à vie, 60 membres actifs.Au cours de 1950-51, il y eut six réunions.Travaux présentés : 24\tnov.1950.\u2014 L.Daviault : Les clubs scientifiques pour les jeunes.26 janv.1951.\u2014 C.Faessler : Reportage photographique et géologique d'un voyage dans les Rocheuses.8 fév.1951.\u2014 R.Bureau : La vie et l'œuvre de Mgr Laflamme.28 mars 1951.\u2014 E.Rouleau : Deux étés sur la côte occidentale de Terre-Neuve.18\tavril 1951.\u2014 C.Ouellet : État actuel de la photosynthèse.25\tavril 1951.\u2014 P.Masson : Carences minérales chez les végétaux.N.Comeau : Coup d'œil sur les musées.Initiatives diverses : Présentation du livre de R.Pomerleau, Les champignons de l\u2019Est du Canada et des États-Unis, le 11 juin 1951.Cours pratiques sur les champignons comestibles, par R.Pomerleau, du 17 août au 8 septembre 1951.27.Société médicale de Montréal (1874, 1924) Conseil élu en déc.1950 : prés.: P.-R.Archambault ; 1er v.-prés.: P.Robert ; 2e v.-prés.: H.Charbonneau ; sec.: R.Rolland ; très P.Dumas ; sec.des séances : P.Marion ; cons.: O.Dufresne.Effectif : 917 membres à vie, 888 membres actifs, 29 membres honoraires.Au cours de l\u2019année 1950-51, il y eut quatorze réunions.Travaux présentés : 3 oct.1950.\u2014 J.Bernard : Diagnostic hématologique des maladies infectieuses communes.R.Kourilsky : L\u2019infection locale en pathologie générale.17 oct.1950.\u2014 Symposium sur l\u2019hypertension artérielle.J.Genest : Physiopathologie de l\u2019hypertension.P.Dontigny : Aspects cliniques de l\u2019hypertension.P.Marion : Traitement de l\u2019hypertension.21 nov.1950.\u2014 R.Saint-Martin : Le traitement des diarrhées infantiles.G.Bastien, E.Savoie, C.Cholette et P.Cartier : Les ictères.J.-D.Gratton : Étude sur la quinidine (18 cas.) 28 nov.1950.\u2014 J.Lenègre : Le cœur pulmonaire.19\tdéc.1950.\u2014 J.Prévost A.Mackay et S.Lauzé : Diagnostic précoce des tumeurs pulmonaires.P.Brodeur : Importance du micro-film pulmonaire de routine dans un hôpital général.J.Léger : Les anti-histaminiques dans les affections des voies respiratoires.V.Latraverse : Diagnostic et traitement endo-bronchiques.A.Bertrand et A.Leduc : Quelques aspects du diagnostic bactériologique en pneu-monologie.M.Ricard et F.David : Persistance du canal artériel opéré par division ANNALES DE L\u2019ACFAS 33 complète.P.David, E.-D.Gagnon : Indications du traitement chirurgical de la sténose mitrale.16 janv.1951.\u2014 J.-S.-L.Browne : Les usages de VACTH et de la cortisone dans le traitement de certaines maladies.20 fév.1951.\u2014 L.-P.Bélisle : Images radiologiques pathologiques de cause extra-pulmonaire en clientèle.P.Landry : Le bacille de Koch chez le médecin.A.Frappier : Le BCG en clientèle.15 mars 1951.\u2014 G.Charest : Une eau saine et son influence sur la baisse de la typhoïde.J.-C.Bouchard : Le contrôle sanitaire de l\u2019eau.3 avril 1951.\u2014 L.-P.Cabana : La destruction de l\u2019herbe à pou pour prévenir le rhume des foins.G.Casgrain : La fièvre des foins.J.Rousseau : Les plantes nuisibles à l\u2019homme.B.Rose : ACTH et cortisone dans le traitement de l\u2019allergie.1er mai 1951.\u2014 H.Selye : Le syndrome général de l\u2019adaptation et les maladies de l\u2019adaptation.Initiatives diverses : Journées médicales, les 8, 9 et 10 mai.Treize travaux ont été présentés et trois conférences ont été données au cours de ce congrès.Publications : Annuaire publié à l\u2019occasion des Journées médicales.28.Société médicale des Hôpitaux universitaires de Québec (1931, 1935) Conseil élu le 12 janv.1951 : prés.: D.Lapointe ; v.-prés.: P.-A.Poli-quin ; sec.: M.Giroux ; très.: G.St-Arnauld ; dir.\u2022' E.Morin, S.Leblond, F.Roy, H.Marcoux, H.Beaudet.Effectif : 1 membre à vie, 152 membres actifs, 7 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut quatorze réunions.Travaux présentés : 15 sept.1950.\u2014 J.-T.Michaud : Traitement des pancréatites aiguës.M* Guay : Sur trois cas d'anémie érythroblastique.J.Turcot : Déséquilibre hydro-électrique en pathologie chirurgicale.F.Hudon : Infiltration continue du splanchnique par voie péridurale.E.Gaumond, J.Gjrandbois et R.Therrien : Tuberculose cutanéo-osseuse ; traitement par la vitamine D2.29 sept.1950.\u2014 G.-H.Larue, A.Pelletier et C.Drolet : Lobotomie et hypo-chondrie.S.Caron et P.Michel : Syndrome d\u2019Unverricht.S.Caron, L.Lemieux, A.Beaudry : Cancers cérébraux métastatiques.J.-C.Miller et J.Delâge : Pneumo-encéphalographie thérapeutique chez les arriérés mentaux.13 oct.1950.\u2014 R.Thibaudeau : Sub-luxation atlanto-axoidienne de cause pharyngienne chez une fillette de neuf ans.J.Grandbois : La roentgenthérapie en dermatologie.J.-É.Perron, Y.Méthot et E.Tessier : Rumeur de la gouttière costo-vertébrale, type Pancoast.3 nov.1950.\u2014 J.-P.Roger, J.-M.Lemieux et M.Beaulieu : Inertie diaphragmatique et thoracoplastie.R.Desmeules, Ph.Richard et R.Dion : Évolution favorable de formes graves de tuberculose pulmonaire.J.Hallé et L.Montminy : Fistulisation qanalio-bronchique au cours de la primo-infection. 34 ANNALES DE L\u2019ACFAS 17 nov.1950.\u2014 J.-É.Morin, S.Leblond et P.Fiset : Mycose 'pulmonaire.B.\tParadis : Équilibre du système nerveux autonome en anesthésie.A.Jolicœur : Quelques cas de chirurgie plastique du pied.S.Leblond et R.Pichette : Tentative de traitement de la maladie de Parkinson.1er déc.1950.\u2014 J.Rousseau : L\u2019organisation d'un service d'arthrite.J.Jobin : Aspect médical du rhumatisme.L.-P.Roy : Orthopédie et rhumatisme chronique.15\tdéc.1950.\u2014 P.-A.Poliquin et P.Dupuis : Crétinisme et goitre.A.Pouliot et J.-M.Lessard : Considérations sur trois cas de dysplasie fibreuse.P.-A.Poliquin et H.Beaudet : Cancer du duodénum.De la Broquerie Fortier : Le régime alimentaire du prématuré.19 janv.1951.\u2014 J.Leclerc : Myosite ossifiante ou maladie de Munch-Meyer.J.-T.Michaud : Utilité et limitation de la péritonéoscopie.L.-N.Larochelle : Les antibiotiques.L.-P.Roy : Traumatisme du poignet.J.Lacerte, E.Pelletier : Coup d'oeil sur la thérapeutique oculaire moderne.9 fév.1951.\u2014 A.Pelletier et A.Paradis : Alcool intraveineux et électrochoc dans le traitement des délires aigus.S.Caron et A.Beaudry : Syndrome mental d'étiologie complexe.C.-A.Martin : L\u2019épilepsie psychique.G.Desrochers, G.-H.Laure et Y.Rouleau : Dinitrile succinique.16\tfév.1951.\u2014 R.Lesage : Sarcoïdose pulmonaire.F.Trempe : Perforation de la vésicule biliaire : péritonite bilio-hémorragique.H.Pichet et J.Audet : La prévention dans la lutte contre le glaucome.R.Lemieux, J.de St-Victor et J.-É.Morin : Léiomyosarcome utérin compliqué de métastases viscérales.2 mars 1951.\u2014 E.Morin et J.Rousseau : Influence psychique sur l'arthrite à type rhumatoïde.J.-C.Miller : Conditions séniles dans un service ouvert.B.Paradis : Transfusions sanguines massives et rapides par voie intraveineuse ou intra-artérielle.J.-L.Petitclerc, G.Auger et J.Fortier : A propos du traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine.16 mars 1951.\u2014 F.Letarte et J.Boulanger : Considérations sur l'aniridie.A.Larue : Hautes doses de streptomycine par voie intra-rachidienne dans trois cas de méningite à Pfeiffer.L.Gauvreau : Les paracolis en pathologie infantile.R.Marchand : La méthode d\u2019accouchement naturel du docteur Read.13 avril 1951.\u2014 M.Giroux et R.Dessureault : Sédimentation globulaire, formogélification, réaction au sulfate de cadmium : étude comparative en tuberculose.R.Desmeules et P.Richard : Étapes thérapeutiques au cours d\u2019une tuberculose pulmonaire grave chez une jeune adulte.J.Hallé et L.Montminy : Évolution de la tuberculose après amygdalectomies.20 avril 1951.\u2014 P.-A.Poliquin et J.-L.Choquard : Occlusion intestinale et puerpéralité.M.Turcotte : Obésité.M.Beaudry : Le zona et son traitement actuel.C.\t-A.Gauthier : De l'extension de la zone réflexogène du signe de Babinski.29.Société Provancher d'Histoire naturelle du Canada (1918, 1933) Conseil élu le 15 fév.1951 : prés.: J.K.Hill ; 1er v.-prés.: J.-G.Coote ; 2e v.-prés.: G.-H.Cartwright ; sec.-trés.: G.-A.Leclerc ; chef sect, scient.: F.Hamel ; chef sect, protect.: I.Breakey ; chef sect, propay.: D.-A.Déry ; chef sect, inform.: J.C.Price ; dir.: F.D.Ross, J.Morin, O.Plamondon, T.J.A.Hunter, ANNALES DE L\u2019ACFAS 35 R.Meredith, V.Plamondon.Effectif : 22 membres à vie, 230 membres actifs, 2 membres honoraires.Au cours de 1950-51, il y eut cinq réunions.Initiatives diverses : Maintien du sanctuaire d\u2019oiseaux aux Trois-Pistoles.Conférences Aubudon.(Aubudon Screen Tours.) 30.Société thomiste de l'Université d'Ottawa (1929, 1936) Conseil élu le 29 avril 1951 : prés.: C.-M.Lachance, o.p.; v.-prés.: abbé J.Denis ; sec.: G.Carrière, o.m.i.Effectif : 150 membres actifs.Au cours de l\u2019année 1950-51, il y eut trois réunions.Travaux présentés : 10 déc.1950.\u2014 R.Chaput, o.m.i.: L'indissolubilité du mariage en droit divin positif.Mars 1951.\u2014 B.Pruche, o.p.: Pourquoi l'existentialisme est-il athée ?29 avril 1951.\u2014 M.-D.Mailhiot, o.p.: De Vallégorisme au typologisme.Un aspect de la pensée de saint Thomas sur le sens spirituel.31.Société zoologique de Québec (1932, 1934) Conseil élu : prés.: L.-F.Audet ; v.-prés.: V.Flamondon ; sec.: J.-A.Brassard ; très.: J.-P.Roy ; dir.: R.Bernard, S.Brassard, B.Castonguay, L.Daviault, O.Desgagnés, J.Duguay, G.Filteau, P.-E.Fiset, C.Frémont, L.-P.Gagnon, G.Gauthier, M.Gilbert, M.Veilleux, M.Giroux, R.C.Hastings J.-E.Laforêt, C.-E.Leclerc, P.Lessard, G.Maheux, F.-E.Mathieu, C.Mélançon, D.Potvin, P.Rainville, I.-A.Richard, J.-A.Roy, J.-L.Tremblay.Effectif : 67 membres à vie ; 271 membres actifs ; 5 membres honoraires ; 1 membre bienfaiteur.Au cours de 1950-51, il y eut deux réunions.Travaux présentés : A.Lemonde et R.Bernard : Nutrition des larves de Tribolium confusum Duval.1.Recherche d'un régime synthétique basal satisfaisant leurs besoins nutritifs.2.Importance des acides aminés.Initiatives diverses : Journées-école.Soirées zoologiques, chronique des Jeunes Naturalistes.Concours de zoologie.Édition du livre Inconnue et Méconnus, de Claude Mélançon.Publications : Les Carnets de la Société zoologique de Québec. V.LE DIX-NEUVIEME CONGRES Montréal, 1951 Le dix-neuvième congrès de l\u2019ACFAS a été tenu à l\u2019Université de Montréal, les 14 et 15 octobre 1950.Deux cent vingt-huit personnes se sont inscrites à ce congrès.Cent trente et une communications ont été présentées.Un symposium sur la notion de vie faisait l\u2019objet de la séance initiale du congrès.Il y eut ensuite réception au salon du recteur, suivie du dîner d\u2019ouverture et de la séance inaugurale.Le lendemain était consacré à la présentation des communications scientifiques dans les sections suivantes : agronomie, biologie, botanique, chitnie, entomologie, géologie et minéralogie, philosophie, physique et psychologie.Un déjeuner-causerie, de même que l\u2019assemblée générale, étaient au programme de la journée du lundi.Le congrès s\u2019est terminé à 5 h.30 par un vin d\u2019honneur offert par le nouveau président.1.SEANCE D\u2019OUVERTURE La séance inaugurale a eu lieu le dimanche, 14 octobre, à 8 h.30 p.m., dans la salle des promotions de l\u2019Université de Montréal, sous la présidence de M.Ignace Brouillet.Plus de cent cinquante personnes assistaient à cette réunion.Mgr Olivier Maurault, p.s.s., recteur de l\u2019Université de Montréal, a souhaité la bienvenue aux congressistes.La médaille de l\u2019ACFAS, frappée à l\u2019effigie de Léo Pariseau, a été décernée à M.Cyrias Ouellet, professeur titulaire de chimie physique théorique à la Faculté des Sciences de l\u2019Université Laval.Le récipiendaire a été présenté par M.Origène Dufresne, directeur de l\u2019Institut du Radium et professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.On trouvera en appendice, page 53, le texte de l\u2019allocution de M.Dufresne.Les noms des étudiants qui ont mérité les prix offerts par l\u2019ACFAS pour l\u2019encouragement à l\u2019étude des sciences et dont la liste apparaît dans le rapport du secrétaire général, page 14, ont été officiellement proclamés par le président de l\u2019ACF AS. ANNALES DE L\u2019ACFAS 37 M.Ignace Brouillet, président pour l\u2019année 1950-51, avait choisi comme thème de son discours présidentiel : Où en sommes-nous dans Venseignement pré-universitaire ?On trouvera en appendice, page 49, le texte de la conférence de M.Brouillet.La séance inaugurale s\u2019est terminée par la représentation d\u2019un film, Nature's Half Acre, de Walt Disney, grand prix du festival de Venise pour la section scientifique.Le film, mis à la disposition de l\u2019ACFAS grâce aux bons offices de la compagnie RKO, a été présenté par M.Auray Blain.2.SYMPOSIUM Plus d\u2019une centaine de personnes ont assisté au symposium sur la notion de vie, tenu le dimanche, 14 octobre, à 3 h.p.m., dans la salle H\u2019404 de l\u2019Université de Montréal.Rapporteurs : 1.\t\u2014 Rapport scientifique.Henri Prat, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Faculté des Sciences, Université de Montréal.2.\t\u2014 Rapport philosophique.Robert Picard, s.j., Scolasticat des Pères Jésuites, Montréal.3.RÉUNIONS DES SECTIONS1 15 octobre 1951 Section I : Agronomie Président : Henri Généreux 1.\t\u2014 Résultats de quatre années d\u2019essais comparatifs de fongicides pour la répression de la tavelure du pommier.\u2014 L.Cinq-Mars, Laboratoire du Service des Sciences, Saint-Jean, Qué.2.\t\u2014 Pellicularia filamentosa (Rhizoctonia solani) et Botrytis du type cinerea, parasites importants du fraisier.\u2014 A.Payette, Laboratoire fédéralj[de Pathologie végétale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Qué.¦¥¦ 3.\u2014 L\u2019éradication des mauvaises herbes d l\u2019aide d\u2019herbicides dans les cultures de betteraves sucrières.\u2014 R.Bordbleau, Station expérimentale fédérale, L\u2019Assomption, Québec.4.\u2014 La greffe sur charpente.\u2014 B.Forest, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Québec.1 Les communications dont le numéro d\u2019ordre est précédé d\u2019une étoile (if) comportent un résumé dans la section des Travaux scientifique», page 63, 38 ANNALES DE L\u2019ACFAS 5.\t\u2014 Le tétranique du trèfle (Bryobia praetiosa Koch).\u2014 J.-É.Jacques, Jardin botanique de Montréal.6.\t\u2014 Quelques maladies des plantes ornementales qui semblent se répandre dans le Québec.\u2014 J.-E.Jacques, Jardin botanique de Montréal.7.\t\u2014 Effet de la sélection en ligne maternelle sur la production de graine du trèfle Ladino.\u2014 L.Dessureaux, Station expérimentale fédérale, Sainte-Annc-de-la-Poeatière, Québec.8.\t\u2014 Déficience de bore dans les luzernières de l\u2019est du Québec.\u2014 G.-J.Ouel- lette, Station expérimentale fédérale, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Québec.?\t9.\u2014 L'influence de la position des racèmes sur la formation des ovules et des graines de luzerne.\u2014 A.S.Mittelholzer, Ecole supérieure d\u2019Agricul-ture, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Québec.10.\t\u2014 Une classification des humus forestiers de la province de Québec.\u2014 A.Lafond, Faculté d Arpentage et de Génie forestier, Québec.11.\t\u2014 Notes sur les cheminements pédologiques effectués dans la région des Sept- Iles, côte nord du Saint-Laurent.\u2014 C.Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal.Section II : Biologie Président : Richard Bernard ?\t1.\u2014 Effets de l\u2019hormone thyroïdienne sur la peau de Salmo salar et de Salvelinus fontinalis.\u2014 G.La Roche, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.2.\t\u2014 Nouveau poisson pour la région de Montréal.\u2014 V.Legendre, Faculté des Sciences, Université de Montréal.3.\t\u2014 Stades du cycle spermatogénétique du rat et leur durée relative.\u2014 Y.Cler- mont, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.4.\t\u2014Étude de la réactivité cutanée à l\u2019histoplasmine des animaux dans la pro- vince de Québec.\u2014 M.Fanisset et L.Poirier, Institut de Microbiologie, Université de Montréal.5.\t\u2014 Prévention des effets toxiques de l\u2019alcool chez le singe exposé aux hautes altitudes.\u2014 I .-P.Dugal et G.Fortier, s.j., Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.6.\t\u2014 Effet de l\u2019acide glutamique et d\u2019un extrait de foie sur la résistance du rat blanc à un froid intense.\u2014 L.-P.Dugal et Mercédès Thérien, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 Eeffts comparés de Vacide ascorbique et de Vadrénaline sur la résistance au froid du rat blanc.\u2014 G.Fortier, s.j., et L.-I.Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.8.\t\u2014 Nécessité de fortes doses d\u2019acide ascorbique pour l\u2019acclimatation du singe (Rhesus) au froid.\u2014 G.Fortier, s.j., et L.-P.Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.9.\t\u2014 Influence du régime alimentaire sur la thermogénèse de réchauffement chez le rat.\u2014 É.Page et L.-M.Babineau, Département de Nutrition, Institut de Physiologie, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec. ANNALES DE L\u2019ACFAS 39 10.\t\u2014 Remplacement de l'arginine par la pentahomosérine, dans la ration du poussin.\u2014 F.Martel, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.11.\t\u2014 Production d'ulcères gastriques dans la réaction d\u2019alarme après « condi- tionnement » par injection intraveineuse d\u2019encre de Chine.\u2014 R.Guille-min, r.Dücommün et H.Selye, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.12.\t\u2014 Phagocytose et système hypophyso-surrénalien.\u2014 Paola S.Timiras, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.13.\t\u2014 Comparaison entre l\u2019action anti-inflammatoire de la cortisone et de l'asso- ciation de Phénergan-lrgapyrine sur l\u2019arthrite expérimentale.\u2014 P.Ducommun, B.Jacot, L.-L.Coutu, P.Koch et H.Selye, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.14.\t\u2014 Influence de la thyroïde sur Vanesthésie au pentobarbital.M.Crevier, A.D'Iorio, J.Pellerin et E.Robillard, Laboratoire de Physiologie, Université de Montréal.15.\t\u2014 Effet de V hyperthyroïdisme sur la glande inter scapulaire du rat blanc.\u2014 J.-P.Lachance et É.P âgé, Institut de Physiologie, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.16.\t\u2014 Obtentions de variants résistant à l\u2019acide para-amino-salicylique par l\u2019action de la ménadione (vitamine anti-hémorragique) sur le Mycobacterium tuberculosis (var.B.C.G.).\u2014 H.Simonnet et M.Panisset, Institut de Microbiologie, Université de Montréal.17.\t\u2014 Corrélations entre la virulence de quelques souches de mycobactéries et leurs propriétés biochimiques.\u2014 M.Panisset et Mary Robertson, Institut de Microbiologie, Université de Montréal.18.\t\u2014 Appareil pour la culture des bactéries en tubes de cellophane.G.Vinet et V.Fredette, Institut de Microbiologie, Université de Montréal.19.\t\u2014 L\u2019hydrolyse et l'extraction des urines pour le dosage du prégnandiol.\u2014 E.Bois et P.-de-V.Fiset, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.20.\t\u2014 Inhibition par le Phénergan (3277 R.P.) des actions métaboliques de la désoxycorticostérone.\u2014 P.Koch, R.Gtjillemin et H.Selye, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.21.\t\u2014 Acide ascorbique et activité de la surrénale.\u2014 Mercédès Thérien et L.-P.Dugal, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.22.\t\u2014 Effets de l\u2019ACTH et de l\u2019acide ascorbique sur la surrénale isolée.\u2014 A.Des Marais, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.?23.\u2014 Influence de l\u2019ACTH et de la STH sur la réaction anaphylactoids provoquée par le dextran chez le rat.\u2014 R.Hoene, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.24.\t\u2014 Détermination quantitative de quelques acides aminés essentiels d\u2019un hydrolysat acide partiel de fibrine par une technique miaobiologique.\u2014 J.De Repentigny et A.Boudreault, Institut de Microbiologie, Université de Montréal.25.\t_ La transformation de l'acide glutamique en proline chez le rat étudiée à l\u2019aide de radiocarbone.\u2014 F.Depocas, Institut de Chimie, et L.-P.Bouthillier, Département de Biochimie, Université de Montréal. 40 ANNALES DE L\u2019ACFAS 26.\u2014 L'incapacité de l'organisme du rat de métaboliser l\u2019acide imidazole acétique.\u2014 G.Léveillé, Institut de Chimie, et I .-P.Bouthillier, Département de Biochimie, Université de Montréal.Section III : Botanique Président : René Pomerleau 1.\u2014 Les Amanites du Québec.\u2014 R.Pomerleau, Bureau de Pathologie forestière, Ministère des Terres et Forêts, Québec.?\t2.\u2014 Le Lophozia incisa dans le Québec.\u2014 J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal.3.\t\u2014 Sur deux espèces de Pohlia peu fréquentes dans le Québec.\u2014 J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal.4.\t\u2014 Observations cytologiques sur le Volvox aureus Ehrenberg.\u2014 J.Brunel, Institut botanique, Université de Montréal.5.\t\u2014 Hypocrea latizonata Peck au Canada.\u2014 J.Brunel, Institut botanique, Université de Montréal.?\t6.\u2022\u2014 Extensions d\u2019aires et additions à la flore du Québec.\u2014 Abbé E.Lepage, École d\u2019Agrieulture, Rimouski, Québec.7.\u2014 Entités nouvelles et non décrites dans la flore du Québec.\u2014 Abbé E.Lepage, École d\u2019Agriculture, Rimouski, Québec.?\t8.\u2014 Notes sur quelques additions et plantes rares du Québec.\u2014 L.Cinq-Mars, Laboratoire du Service des Sciences, Saint-Jean, Québec.9.\t\u2014 Un Aster nouveau du Québec.\u2014 A.Monette, o.p., Faculté de Philosophie, Université de Montréal, et Collège dominicain, Ottawa.10.\t\u2014 Additions à la flore terre-neuvienne.\u2014 E.Rouleau, Institut botanique, Université de Montréal.11.\t\u2022\u2014 Une nouvelle variété du Carex miliaris Michx.\u2014 M.Raymond, Jardin botanique de Montréal.12.\t\u2014 Le complexe de Z\u2019Eriophorum vaginatum L.\u2014 M.Raymond, Jardin botanique de Montréal.13.\t\u2014 Les variations canadiennes du Clematis verticillaris DC.\u2014 B.Boivin, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa.14.\t\u2014 Qu\u2019est-ce que /\u2019Eriophorum Chamissonis ?\u2014 M.Raymond, JardiD botanique de Montréal.15.\t\u2014 Les formes naines du Picea mariana et de quelques autres conifères.\u2014 J.Rousseau et M.Raymond, Jardin botanique de Montréal.16.\t¦\u2014 Une nouvelle mirtille des Alpes.\u2014 J.Rousseau, Jardin botanique de Montréal.17.\t\u2014 Note sur les Betula de la série humiles D.J.Koch.\u2014 Abbé E.Lepage, École d\u2019Agriculture, Rimouski, Québec.18.\t\u2014 L\u2019anatomie florale de i\u2019Hillebrandia sandwicensis Oliv.\u2014 R.Gauthier, Institut botanique, Université de Montréal.?\t19.\u2014 Notes sur les zones de végétation du Mexique.\u2014 H.Prat, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.20.\u2014 Inventaire floristique d\u2019une tourbière de la Gaspésie.\u2014 M.Raymond et J.Kucyniak, Jardin botanique de Montréal. ANNALES DE L\u2019AGFAS\t41 21.\t\u2014 Les associations d\u2019Épinette noire (Picea mariana) de la province de Qué- bec.\u2014 A.Lafond, Faculté d\u2019Arpentage et de Génie forestier, Université Laval, Québec.22.\t\u2014 Un Pinetum sylvestrii dans les Laurentides.\u2014 F.Masson, Montréal.23.\t\u2014 La florule du cratère de l'Ungava.\u2014 J.Rousseau, Jardin botanique de Montréal.24.\t\u2014 Un avant-poste hémiarctique dans le nord-est de la péninsule Québec- Labrador.\u2014 J.Rousseau, Jardin botanique de Montréal.25.\t\u2014 Sur Vusage de la plante Salix vestita comme indicateur, dans la fosse du Labrador, de formations dolomitiques non exposées en surface.\u2014 M.Tremblay, Iron Ore Company of Canada et Williamson Diamonds Ltd., Mwadui, Tanganyika, British East Africa.26.\t\u2014 Notes sur la distribution géographique de deux mauvaises herbes : Hiera- cium aurantiacum L.et H.pratense Tausch.\u2014 R.Cayouette, Ministère de l\u2019Agriculture, Québec.27.\t\u2014 Les monts Tomgat, massif montagneux du Labrador et du Québec.\u2014 J.Rousseau, Jardin botanique de Montréal.28.\t\u2014 Les premiers écrits botaniques de Samuel de Champlain.\u2014 J.Rousseau, Jardin botanique de Montréal.Section IV : Chimie Président : Gilles Papineau-Couture 1.\t\u2014 La réfraction et la dispersion moléculaire du polystyrène en solution.\u2014 G.\tGoyer, University of Columbia, et M.Rinfret, Faculté des Sciences, Université de Montréal.2.\t\u2014 Production du peroxyde de deutérium par décharge électrique dans l\u2019eau lourde.\u2014 P.-A.Giguère et E.A.Secco, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.?\t3.\u2014 Reproductibilité dans la spectrophotométrie à flamme.\u2014 A.Dmitrieff- Koklene, Ministère des Mines, Québec.?\t4.\u2014 Comportement du zinc, du béryllium et du manganèse à l\u2019électrode à gouttes de mercure.\u2014 D.Lamontagne, Ministère des Mines, Québec.5.\u2014 Étude sur le pouvoir d\u2019adsorption des minerais defer du Nouveau-Québec.\u2014 J.Laneuville, Ministère des Mines, Québec.?\t6.\u2014Étude chimique des tourbes du Québec.IV.Composition de la tourbière de Lanoraie.Extraction des cires de tourbe.\u2014 C.-E.Brunette, D.Spence, H.\tGirard, Ministère des Mines, Québec, et J.Risi, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 Synthèse de V hydroxy proline.\u2014 R.Gaudry et A.Langis, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.8.\t\u2014 Synthèse de Vhydroxy proline.\u2014 R.Gaudry et C.Godin, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.9.\t\u2014 Action bactériostatique in vitro des sulfathiazine, sulfathiazole et sulfa- mérazine associés.\u2014 J.Labarre et Denise Leclerc, Faculté de Pharmacie, Université de Montréal. 42 ANNALES DE L\u2019ACFAS 10.\t\u2014 Composition chimique de la bactérie du « Rouge ».\u2014 H.-P.Dussault, Station expérimentale de Pêche de la Gaspésie, Grande-Rivière, Québec.11.\t\u2014 Extraction des enzymes digestives de la morue.\u2014 J.Labarre et L.Trochu, Faculté de Pharmacie, Université de Montréal.12.\t\u2014 Les acides aminés du jus de morue (Godus Morrhua) en présence du chlo- rure de sodium.\u2014 H.Fougère, Station expérimentale de Pêche de la Gaspés ie, Grande-Rivière, Québec.13.\t\u2014 Résolution enzymatique de la DL-hexahomosérine.\u2014 L.Berlinguet et R.Gau dry, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec, et J.P.Greenstein, .National Cancer Institute, Bethesda, Maryland, U.S.A.14.\t\u2014 Étude du spectre d\u2019absorption infrarouge de certains stéroïdes grâce au deutérium.\u2014 B.Nolin, Conseil national de Recherches, Ottawa.15.\t\u2014 Décomposition de la nitrodicyanodiamide en solution aqueuse.\u2014 J.-L.Boivin, Defence Research Board, Valcartier, Québec.16.\t\u2014 Contribution du deutérium à l\u2019étude du spectre d\u2019absorption infrarouge de l\u2019acétate d\u2019éthyle.\u2014 B.Nolin et L.C.Leitch, Conseil national de Recherches, Ottawa.17.\t\u2014 Solubilité du polymétachrylate de méthyle et de l\u2019acétate de polyvinyle.\u2014 H.Daoust et M.Rinfret, Faculté des Sciences, Université de Montréal.18.\t\u2014 Dispositif perfectionné pour Venregistrement photoélectrique des flammes froides.\u2014 É.Leger, R.Jutras et C.Ouellet, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.19.\t\u2014 Spectromètre de masse à balayage rapide pour l\u2019étude de la cinétique des flammes froides.\u2014 É.Leger et C.Ouellet, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.20.\t\u2014 Une chambre de Wilson continue pour l\u2019étude des germes de condensa- tion.\u2014 D.Schiff et P.-R.Gendron, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Section V : Entomologie Président : Lionel Daviault ?\t1.\u2014 Additions à la faune orthoptérologique de la province de Québec.\u2014 J.-R.Beaudry, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.?\t[-2.\u2014 Contribution à l\u2019étude du comportement du Neoclytus acuminatus (Fab.) et de son parasite, fHeleonidea ligator (Say).\u2014 A.Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.3.\t\u2014 Les acides aminés contenus dans le miellat excrété par le puceron du lis, Myzus circumflexus (Buck.).\u2014 J.-B.Maltais, Laboratoire fédéral d\u2019Entomologie, Saint-Jean, Québec, et J.-L.Auclair, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.4.\t\u2014 Action des rayons infra-rouges sur les embryons de Tineola bisselliella (Hum.).\u2014 Abbé O.Fournier et Lascelles Humber, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.5.\t\u2014 Notes sur quelques insectes forestiers importants de la saison 1951.\u2014 L.Daviault, Bureau d\u2019Entomologie, Ministère des Terres et Forêts, Québec. ANNALES DE L\u2019ACFAS 43 Section VI : Géologie et Minéralogie Président : P.-É.Auger 1.\t\u2014 Trilobites de la famille des Cryplolithidés, trouvés dans la formation géolo- gique de Québec.\u2014 A.Stauble, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.2.\t\u2014Étude du contact entre les sous-provinces du Témiscamien et de Grenville dans les régions de Mistassini et de Chibougamau.\u2014 J.-E.Gilbert, Ministère des Mines, Québec.3.\t\u2014 Carte de géologie glaciaire pour la province de Québec.\u2014 R.Sabourin, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.4.\t\u2014 Les argiles glaciaires et leur comportement dans la nature.\u2014 P.-E.Auger, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.5.\t\u2014Études sur quelques anthraxolites de la province de Québec.\u2014 J.Girault, Ministère des Mines, Québec.6.\t\u2014 Le pseudo-conglomérat du lac Meach près d'Ottawa.\u2014 R.BÉland, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.7.\t\u2014 Notes sur la formation ferrifère de la partie nord du lac Menihek, La- brador.\u2014 P.Mauffette, École Polytechnique, Montréal.8.\t\u2014 Détermination des points de frittage et de fusion des minerais de fer du Nouveau-Québec.\u2014 J.Laneuville, Ministère des Mines, Québec.?\t9.\u2014 Fossiles d'âge champlainien de la région des Sept-Iles, côte nord du Saint- Laurent.\u2014 C.Laveï dière, Institut de Géographie, Université de Montréal.10.\t\u2014 Nouvelle méthode pour la mesure de la désagrégeabilité des minerais de fer.\u2014 J.Laneuville, Ministère des Mines, Québec.11.\t\u2014 Dosage de la goethite par la méthode thermopondérale.\u2014 F.Claisse et J.Girault, Ministère des Mines, Québec.if 12.\u2014 La gabbroïsation.\u2014 F.F.Osborne, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.13.\u2014 Coronites du parc des Laurentides, Québec.\u2014 C.Faessler, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.Section VII : Philosophie Président : Louis Lachance, o.p.1.\t\u2014 Interprétation d\u2019Aristote, Physique I, chap.1.\u2014 V.Décarie, Faculté de Philosophie, Université de Montréal.2.\t\u2014 Une nouvelle hypothèse scientifique, l'isomorphisme et ses incidences philo- sophiques.\u2014 M.Ambacher, Faculté de Philosophie, Université de Montréal.?\t3.\u2014 La dualité de la matière selon la philosophie thomiste.\u2014 C.Locas, p.s.s., Séminaire de Philosophie, Montréal.4.\u2014 Plénitude objective du concept analogique de « corps ».\u2014 A.Dagenais, Faculté des Lettres, Université de Montréal. 44 ANNALESDE L\u2019ACPAS 5.\t\u2014 Anthropologie philosophique et psychologie expérimentale.\u2014 J.-P.Dal-laire, s.j., Faculté de Philosophie, Université de Montréal, h.\u2014 L\u2019intellection du singulier matériel chez les scolastiques du XIIle siècle.\u2014 P.Camille, o.f.m.c., Institut d\u2019Études médiévales, Montréal.?\t7.\u2014 Qu'en serait-il de la métaphysique s'il n\u2019existait pas d'êtres immatériels \u2014 J.Langlois, s.j., Scolasticat de l\u2019Immaculée-Conception, Montréal.8.\t\u2014 Réflexions philosophiques sur le problème de l'art.\u2014 J.La vigne, Faculté de Philosophie, Université de Montréal.9.\t\u2014 Rapports entre métaphysique et bien commun.\u2014 L.Lachance, o.p., Faculté de Philosophie, Université de Montréal.?\t10.\u2014 Un historien au moyen âge.\u2014 B.Lacroix, o.p., Institut d\u2019Êtudes mé- diévales, Université de Montréal.IL \u2014 Une théorie sur l'origine de l\u2019Université dans les institutions médiévales.Question de méthode et problème défait.\u2014 A.Audet, o.p.Institut d\u2019Études médiévales, Université de Montréal.Section VIII : Physique Président : Marcel Rouault ?\t1.\u2014 Étude sur les primaires lourds du rayonnement cosmique.\u2014 J.Hébebt, Faculté des Sciences, Université de Montréal.?\t2.\u2014 Anisotropie des rayons cosmiques inscrits dans les émulsions photogra- phiques à grande altitude.\u2014 P.Demers et R.Courtemanche, Faculté des Sciences, Université de Montréal.?\t3.\u2014 Non existence d\u2019orbites périodiques dans le problème de Sttirmer pour certaines valeurs du paramètre ~/i.\u2014 R.J.de Vogelaere, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.?\t4.\u2014 Wattmètre thermo-électrique pour ondes centimétriques.\u2014 P.Bricout, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.5.\t\u2014 Application du multiplicateur à émission secondaire comme détecteur pour le spectromètre de masse.\u2014 F.J.F.Osborne, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.6.\t\u2014 Étude d\u2019une méthode d\u2019analyse pour les aciers, au moyen de la spectro- graphie.\u2014 Constance Tousignant, Ministère des Mines, Québec.7.\t\u2014 Une nouvelle approche dans l\u2019étude analytique des aberrations de sphéri- cité.\u2014 J.Lefaivre et A.Boivin, Faculté des Sciences, Université LavaJ, Québec.8.\t\u2014 Trois identités nouvelles impliquant les fonctions de Bessel de première espèce.\u2014 J.Lefaivre et A.Boivin, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.9.\t\u2014 Application des hyper complexes à l\u2019étude des système planétaires.\u2014 J.Aneckstein, Institut Astronomique, Université de Bruxelles. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t45 Section IX: Psychologie Président: Noël Mailloux, o.p.1.\t\u2014Réfiexions sur quelques obstacles à l'élaboration de la synthèse psycho- physiologique.\u2014 G.Dufresne, Ministère des Affaires des Anciens Combattants, Montréal.2.\t\u2014 Expérience sur le comportement intentionnel animal ou vérification de la théorie de la a sign gestalt expectation ».\u2014 R.Giroux, Institut de Psychologie, Université de Montréal.3.\t\u2014 Le trac et la communication vocale.\u2014 Lucie de Vienne Blanc, Montréal.4.\t\u2014 Idées des enfants d'institution sur la famille.\u2014 Lucienne Genest, Sana- torium Prévost, Cartierville, Québec.5.\t\u2014 Introduction de la méthode topologique (Kurt Lewin) dans les études sociologiques.\u2014 J.de Laplante, Journaliste, Montréal.6.\t\u2014 Mesure du périmètre régional de Montréal.\u2014 J.de Laplante, Journa- liste, Montréal.7.\t\u2014 La psychologie collective des groupes ethniques du Canada.Essais de son- dage.\u2014 B.Mailhiot, o.p., Institut de Psychologie, Université de Montréal.8.\t\u2014 Note sur le.processus de socialisation.\u2014 N.Mailloux, o.p., Institut de Psychologie, Université de Montréal.4.DEJEUNER.CAUSERIE Le lundi, 15 octobre, à 1 heure, un déjeuner-causerie était offert aux congressistes à la cafeteria des professeurs à l\u2019Université de Montréal.La causerie a été donnée par M.René Pomer-leau, 1er vice-président de l\u2019ACFAS ; M.Pomerleau avait intitulé sa conférence : Le rapport de l'enquête sur les sciences au Canada.Le texte de cette causerie est reproduit en appendice, page 55.5.ASSEMBLEE GENERALE L\u2019assemblée générale a été tenue le 15 octobre 1951, à 4 heures p.m., dans la salle H\u2019404 de l\u2019Université de Montréal.Outre les membres du conseil de l\u2019ACFAS et trois anciens présidents, treize sociétés avaient des représentants autorisés.Environ soixante-quinze autres membres des sociétés affiliées étaient aussi présents à la réunion. 46 ANNALES DE L\u2019ACFAS A la suite d\u2019une brève allocution du président, des rapports annuels du secrétaire, du trésorier et des sociétés affiliées, deux motions ont été adoptées relatives à 1 ° la coordination de l\u2019enseignement à tous ses degrés et son effet sur la formation des travailleurs scientifiques, et 2° la tenue d\u2019un des prochains congrès de l\u2019ACFAS dans une ville de la Nouvelle-Angleterre La réunion s\u2019est terminée par l\u2019élection du conseil pour 1951-52: président: R.Pomerleau ; 1er vice-président: W.Bonin ; 2e vice-président : C.Ouellet ; président sortant : I.Brouillet ; membre fondateur : V.Doré ; membre adjoint : J.Bruchési ; trésorier: A.Gauthier ; conseillers; G.-W.Cor-rivault, F.Bonenfant, L.Lemay, L.Piché, P.-A.Giguère, C.Auger, P.Dagenais, P.Mauffette. APPENDICE I LE PRÉSIDENT DE L'ACFAS POUR 1950-1951 M.IGNACE BROUILLET Notes biographiques M.Ignace Brouillet, directeur de l'École polytechnique de Montréal, est né en 1903.En 1924 il terminait ses études secondaires au Collège de l\u2019Assomption et recevait de l\u2019Université de Montréal le grade de bachelier ès arts avec distinction.La même année il s\u2019est inscrit à l'Ecole polytechnique de Montréal où il a obtenu en 1929 les grades de bachelier ès sciences appliquées et d\u2019ingénieur civil avec distinction.Il a débuté dans sa carrière professionnelle au poste d'assistant du surintendant du Service de la Salubrité de la Cité de Montréal.Il quitta ce poste l'année suivante pour occuper jusqu\u2019en 1940 celui d\u2019ingénieur de la firme Beaulne & Léonard spécialisée dans la construction en béton armé.Ayant acquis dans ce domaine une très vaste expérience il fonda en 1940 avec M.Carmel une société similaire d\u2019ingénieurs conseils.Chargé de cours à l\u2019École polytechnique de Montréal en 1943, M.Brouillet a été, deux ans plus tard, appelé à diriger cette importante faculté de sciences appliquées; il occupe encore ce poste, tout en participant aux succès de la firme Brouillet & Carmel.Homme d\u2019une très grande activité, M.Brouillet occupe de nombreux postes et exerce plusieurs fonctions.Il a été chargé en 1944 de préparer pour la Cité de Montréal une partie du Code du Bâtiment actuellement en force ; il est membre du Bureau d\u2019Appel qui arbitre les litiges surgissant dans l\u2019application de ce code entre la Cité de Montréal et le public; il est président du Comité du transport en commun qui étudie l'opportunité et les moyens d\u2019établir un système de transport souterrain à Montréal.M.Brouillet est aussi membre du Conseil national de Recherches du Canada.M.Brouillet est membre des sociétés scientifiques suivantes : Corporatiqp des Ingénieurs professionnels de la province de Québec ; Engineering Institute of Canada ; Institut scientifique franco-canadien ; Office des Recherches scientifiques de la province de Québec ; A merican Society for Engineering Education ; Société française de Physique ; Iron and Steel Institute (Londres) ; Institute of Metals (Londres); Association internationale des Ponts et Charpentes (Zurich).Le président de l\u2019ACFAS a aussi été président de l'Association des Diplômés de Polytechnique en 1950, et président de l\u2019Association générale des Diplômés de l\u2019Université de Montréal en 1951.Il a reçu deux doctorats ès sciences honoris causa : en 1948 de l\u2019Université de Montréal, et en 1950 de l\u2019Université Laval.M.Brouillet a écrit de nombreux articles de revues qui ont été publiés principalement dans la Revue trimestrielle canadienne, Mieux, Relations, Bulletin technique de la Suisse romande. 48 ANNALES DE L\u2019ACFAS II Allocution de bienvenue de MGR OLIVIER MAURAULT recteur de l'Université de Montréal Souhaiter la bienvenue à quelque société d\u2019étude qui se réunit à l\u2019Université de Montréal, est toujours un plaisir pour le recteur.Mais le plaisir se décuple quand il s\u2019agit d\u2019une association comme l\u2019ACFAS, si intimement liée par sa naissance et sa vie, au développement de nos deux universités françaises du Québec.Un rapide coup d\u2019œil jeté sur le programme de ce 19e congrès suffit pour donner une idée de vos recherches multiples et de leur orientation.Sans doute, toutes les disciplines scientifiques n\u2019y sont pas représentées et plusieurs de nos savants ne s\u2019y sont pas inscrits : il faut savoir se borner.Mais tel quel ce programme est un témoignage magnifique du travail de nos chercheurs.Permettez-moi de vous féliciter des pas de géants que vous avez faits en moins de vingt ans.J\u2019ai connu l\u2019époque où les études scientifiques, sauf à l\u2019École polytechnique, n\u2019étaient qu\u2019élémentaires dans notre province, l\u2019époque plus proche de nous où nos facultés de sciences étaient encore très jeunes.Maintenant ces facultés comptent leurs élèves par centaines et exigent toujours plus d\u2019espace, plus de laboratoires, et une instrumentation plus complète.A leur niveau inférieur, elles assument la préparation des étudiants de certaines facultés professionnelles, au niveau supérieur, elles suscitent, chez les professeurs et leurs élèves, des recherches qui leur acquièrent un plus grand crédit auprès du public et auprès des autres universités.Au surplus, ce n\u2019est pas vous qu'il faut convaincre de la nécessité de l\u2019avancement des sciences : n\u2019est-ce pas le but de votre association ?D\u2019ailleurs, personne n\u2019en doute, même l\u2019homme de la rue.Et celui-ci n\u2019hésite pas à reconnaître qu\u2019une telle tâche appartient surtout aux universités.Dans nos universités catholiques, l\u2019étude de toutes les sciences doit se faire dans une atmosphère spirituelle, qui, loin de leur nuire, leur inculque une prudence dont elles ont besoin pour ne pas s\u2019égarer dans la fantaisie ou dans quelque chose de pire.L\u2019histoire contemporaine est là pour nous montrer dans quels abîmes une science matérialiste peut tomber.Messieurs, je suis heureux de mettre à votre disposition les amphithéâtres, les laboratoires, les salles de cours dont vous aurez besoin pour vos travaux.L\u2019ACFAS sait qu\u2019t lie est chez elle à l\u2019Université de Montréal.Je prie Dieu de la bénir, de la faire grandir en force et en grâce, de rendre enfin son témoignage de plus en plus éloquent, au près comme au loin \u2022 dans la ville, dans la province, au Canada tout entier et à l'étranger ANNALES DE L\u2019ACFAS 49 III Discours présidentiel de M.IGNACE BROUILLET Où en sommes-nous dans Renseignement pré-universitaire?Il eat d\u2019usage que le président sortant de charge de l\u2019Association canadienne-française pour l\u2019Avancement des Sciences, prononce une allocution sur un sujet relevant de la discipline dont il a fait sa spécialité.Je ne voudrais pas déroger à une tradition aussi antique que solennelle, et cependant j\u2019éprouve quelques scrupules à vous adresser la parole sur les grandeurs et les misères du béton.Je sais bien tout ce que ce matériau a accompli à notre époque, et il serait facile d\u2019entonner un cantique sur sa solidité et sur sa résistance.Vous me pardonnerez bien volontiers de vous priver d\u2019un plaisir aussi délicat.Je crois mieux faire en vous livrant tout bonnement quelques idées qui me sont chères en matière d\u2019éducation, des idées nées de la réflexion et aussi de l\u2019expérience acquise en ces dernières années, à titre de directeur d\u2019une de nos grandes Écoles.La vie m\u2019a appris l\u2019inutilité de toute critique destructive, cherchant toujours à monter en épingle la petite bête noire, se réjouissant des moindres déficiences, insistant avec une joie malsaine sur toutes les lacunes.Cependant, même si nous reconnaissons d\u2019emblée et sans la moindre réserve que la perfection n\u2019est pas de ce monde, comment ne pas également admettre qu\u2019il y a toujours place pour des améliorations et que la discussion est féconde, quand elle a lieu entre gens de bonne volonté, désireux avant tout de favoriser l\u2019essor des nôtres dans tous les domaines?D\u2019autant plus que je crois répréhensible cette espèce de fétichisme un peu puéril qui nous empêche de modifier quoi que ce soit à l\u2019état de choses actuel, sous prétexte que ce serait manquer de respect et de considération pour nos devanciers.J\u2019estime, bien au contraire, que le meilleur témoignage d\u2019appréciation à rendre à nos prédécesseurs, c'est justement de nous efforcer de poursuivre leur œuvre, en la faisant bénéficier des connaissances nouvelles, en l\u2019adaptant à des exigences nouvelles qu\u2019ils ne pouvaient pas prévoir, en la rendant en somme plus féconde et plus utile pour toute la société comme pour toute la nationalité.Je voudrais aujourd\u2019hui insister plus particulièrement sur le rôle considérable joué par le cours classique dans l\u2019éducation de la province de Québec.Un très bref aperçu historique ne sera pas inutile à la compréhension du sujet.Pendant que l\u2019État se souciait de répandre l\u2019instruction primaire au sein de la population, c'est à l\u2019initiative privée que nous devons le réseau actuel de nos collèges d\u2019enseignement secondaire.Quand je parle d\u2019initiatives privées, je veux souligner l\u2019action heureuse accomplie par nos différentes communautés religieuses et par nos diocèses.Dans la pensée des fondateurs, il s\u2019agit de nous préparer une élite intellectuelle capable d\u2019assumer les postes de commande et d\u2019exceller dans les professions libérales.A cette fin, on a voulu mettre l\u2019accent sur les anciennes disciplines 50 ANNALES DE L\u2019ACFAS classiques qui ont fait leurs preuves depuis des siècles.L\u2019un des esprits les plus novateurs de son temps, le publiciste Étienne Parent, voyait dans nos collèges « autant de citadelles nationales, et c\u2019est ainsi, ajoutait-il, qu\u2019il est sorti du peuple des hommes qui ont pris la place des déserteurs de 59 et qui ont fait qu\u2019il y a encore un peuple canadien-français et que ce peuple pèse encore dans la balance des destinées canadiennes ».De son côté, Louis-Joseph Papineau, qui n\u2019a pas laissé une réputation de dévot, avait néanmoins la franchise de proclamer en Chambre : « Si les vues politiques de nos ennemis eussent prévalu, si leurs efforts pour décourager l\u2019éducation, pour détruire tout motif d\u2019impulsion parmi nous.n\u2019avaient pas été contrebalancés par les sacrifices du chergé, nous fussions devenus des esclaves, des hommes asservis et méprisés ».On ne peut rendre plus éloquemment justice à des pionniers dont l\u2019œuvre fut considérable et nécessaire.Ce n\u2019est pas faire une révélation sensationnelle de remarquer que notre enseignement est extrêmement complexe et que cela tient à une foule de facteurs dont les plus importants sont d\u2019ordre religieux et ethnique.On s'applique de plus en plus cependant, depuis quelques années surtout, à mettre de la cohésion et de la coordination, mais il reste encore du chemin à parcourir en vue d\u2019éliminer toute confusion, tout double emploi, toute perte de temps et d'énergie.Si l\u2019on regarde ce qui se passe, sur le plan secondaire, du côté français et du côté anglais, on doit constater que dans le secteur anglophone, le cours secondaire porte le nom de High School pour les quatre premières années, et le nom de College of Arts pour les quatre dernières années.Cette question de nomenclature n\u2019aurait pas en elle-même beaucoup de conséquences, si ce n\u2019était que le High School s\u2019achève par l\u2019examen d\u2019immatriculation, permettant à l\u2019élève de s\u2019inscrire à l\u2019Université dont fait partie le College of Arts.Chez nous, nous le savons, les huit années du cours classique sont parcourues d\u2019un seul trait et dans la même maison d\u2019enseignement.Mais les différences ne s\u2019arrêtent pas là.Conforme à notre conception humaniste de l\u2019éducation, notre collège classique insiste davantage sur les langues de culture, le grec et le latin, qui sont obligatoires, et sur la formation littéraire.Cette distinction essentielle, l\u2019un de nos grands éducateurs, Edouard Mont-petit, l\u2019a parfaitement mise en relief: « Sans préparer à la vie prochaine comme le High School, ni rechercher les connaissances essentielles, comme le College Course, notre cours semble se complaire à l\u2019inutile, i.e.au plus précieux, à la pierre blanche, plutôt qu\u2019au chemin.Il y a donc sinon une opposition, du moins une différence profonde dans l\u2019esprit qui inspire nos deux systèmes d\u2019enseignement secondaire ».Voilà la situation de fait: dans le même milieu, des jeunes gens appelés à exercer des professions identiques reçoivent des formations qui diffèrent sensiblement.Les uns auront des connaissances générales plus étendues, une conception du monde plus spiritualiste, cependant que les autres mieux rompus aux disciplines scientifiques, disposeront d\u2019une plus grande souplesse pour s\u2019adapter aux conditions matérielles de la vie.Énoncer simplement le problème, c\u2019est déjà laisser entrevoir qu\u2019il est grave, qu\u2019il est lourd de conséquences et qu\u2019il n\u2019est pas de solution facile.Ce ne devrait pas être une raison cependant pour ne pas nou6 y attaquer et pour ne pas essayer quelques modifications dont pourraient tirer grand bénéfice nos jeunes compatriotes. ANNALES DE L\u2019ACFAS 51 Frncore une foie, je n'entende pae médire de la formation classique dont je me plais à reconnaître les mérites, mais il me semhle que, tout en conservant son caractère humaniste, il serait possible de ne pas négliger un certain ordre de valeurs dont la nécessité se fait aujourd\u2019hui impérieuse.Les nôtres pourraient occuper des postes beaucoup plus nombreux s\u2019ils étaient adéquatement préparés pour y faire leur marque et s\u2019y rendre utiles.Dans d\u2019autres secteurs, la concurrence se fait très âpre et elle le deviendra de plus en plus; ce ne sont que les meilleurs qui triompheront, suivant la vieille loi biologique du survival of the fittest.Une revision des programmes me paraît s\u2019imposer, non pas pour les alourdir davantage, mais pour rechercher un nouvel équilibre entre les matières, un équilibre qui tiendrait mieux compte des réalités actuelles.Est-on parfaitement assuré, par exemple, que la formation de l\u2019élève y perdrait beaucoup, s\u2019il ne consacrait pas autant d\u2019heures à l\u2019étude du grec, une langue dont il ne conservera le plu* souvent qu\u2019un très infidèle souvenir, et si ces heures retrouvées lui permettaient de s'initier plus avant à la connaissance des sciences, de toutes les sciences qui font dès maintenant partie de son curriculum, mais auxquelles le temps ne permet pas d\u2019accorder beaucoup plus qu'une attention rapide et distraite, en surchargeant indûment la mémoire à la veille d\u2019un examen ?Je suis d\u2019avis qu\u2019un enseignement scientifique établi sur de saines bases pédagogiques pourrait puissamment concourir à former chez l\u2019élève les qualités d\u2019observation, de rigueur, d\u2019analyse dont il aura besoin toute sa vie.Il aura jeté un peu de lest, il aura abandonné un peu d\u2019inutile et de gratuit, mais après tout nous ne vivons pas dans une civilisation de mandarins et nous devons armer solidement nos enfants pour les combats qui les attendent.Un autre point mérite peut-être de retenir ici notre attention.On a souvent parlé dans le passé de l\u2019uniformité des manuels scolaires et d\u2019aucuns s\u2019y opposaient pour des motifs qui ne doivent pas entrer ici en ligne de compte.Ce qui me frappe, c\u2019est que beaucoup de nos étudiants sont, dans les débuts surtout, fort désorientés par le fait de cette variété.Us arrivent dans l\u2019une de nos facultés ou de nos grandes Écoles, ayant poursuivi leurs études préalables dans des ouvrages très différents.Les connaissances qu\u2019ils ont acquises sont sensiblement les mêmes, j\u2019y consens volontiers, mais la présentation n\u2019est pas la même.Devant la chaire du professeur, qui a sa propre méthode, ils ne sont plus au même niveau, et cela sans qu\u2019intervienne la question de leurs aptitudes ou de leur effort personnel.Il devrait être possible de découvrir une formule qui éviterait ces inutiles flottements dont personne ne bénéficie et qui peuvent même, dans certains cas, dégoûter l'étudiant et l\u2019éloigner d\u2019une spécialité où il aurait pu donner sa pleine mesure.Il ne s\u2019agit pas, vous le comprenez bien, d\u2019imiter servilement ce qui se fait ailleurs, mais de retenir ce qui peut nous être avantageux et favoriser notre propre progrès.C\u2019est ainsi qu\u2019il serait peut-être sage de regarder attentivement ce qui se passe du côté de nos amis de langue anglaise.Je pense tout particulièrement à la reconnaissance officielle des matières facultatives.Après avoir passé son examen d\u2019immatriculation mettant fin à sa scolarité au High School, l\u2019élève peut procéder à des options, selon la carrière qu\u2019il a en vue d\u2019embrasser plus tard.J\u2019emprunte à M.Louis-Philippe Audet, qui s\u2019est fait l\u2019historien de notre système scolaire, l\u2019exposé du fonctionnement de ces options : « Un étudiant (McGill) se dirigeant vers le baccalauréat ès arts a le choix parmi une grande variété de cours ; cependant, à partir de la deuxième année, il doit concentrer son 52 ANNALES DE L\u2019ACFAS attention sur deux matières principales (Continuation Subjects) qui doivent être complétées par d\u2019autres sujets de façon à bien équilibrer les études.Les cours facultatifs nécessaires pour compléter le travail académique doivent rencontrer les exigences de l\u2019année dans laquelle il se trouve inscrit et répondre aux besoins de tout autre cours qu\u2019il aura l\u2019intention de suivre par la suite.C\u2019est ainsique, durant les deux premières années, l\u2019étudiant doit suivre cinq cours comportant chacun trois heures d\u2019enseignement par semaine ; durant la troisième et la quatrième année, il devra s\u2019inscrire à quatre cours, soit douze heures par semaine.Les cours obligatoires pour la première année, par exemple, sont l\u2019anglais, le latin ou le grec, et les mathématiques ; les cours facultatifs (deux au choix) sont l\u2019histoire, le grec ou le latin (si non déjà choisi), le français, l\u2019allemand, l\u2019espagnol, les sciences (physique ou chimie ou botanique ou géologie ou zoologie ou géographie), la musique.» J\u2019incline à penser que cette description rend bien compte de la situation.La question n\u2019est pas de préconiser ce plan, mais d\u2019en souligner le principe.Même si le cours secondaire chez les Canadiens français est tout d\u2019une venue, ne serait-il pas pertinent d\u2019y introduire, après la versification, le principe de la bifurcation Z On répliquera peut-être que l\u2019enfant est encore trop jeune pour être tout à fait au courant de ses dispositions et de ses goûts et que c\u2019est exiger de lui une décision prématurée.Je n\u2019en suis pas tout à fait sûr.En tout cas, une bonne orientation pourrait suppléer à ses propres déficiences et l\u2019orienter dans la voie où il aura le plus de chances de développer au maximum sa personnalité.Ce qu\u2019il perdrait en étendue, il le gagnerait par une meilleure préparation à la carrière de son choix.Cette bifurcation au milieu du cours classique a fait l\u2019objet de nombreuses études et je sais que de bons esprits, loin d\u2019y être hostiles, y voient une solution heureuse, une formule de modernisation dont les résultats devraient se révéler très précieux.Ce serait en tout cas un moyen de faciliter l\u2019indispensable coordination entre les différents degrés de l\u2019enseignement qui demeurent encore trop compartimentés, trop étanches dans notre province.Qu\u2019on songe par exemple au sort souvent pénible des élèves du classique obligés d\u2019abandonner leurs études avant d\u2019avoir atteint au baccalauréat et qui éprouvent des difficultés inouïes de se caser dans notre société.Qu\u2019on songe également à la situation peu enviable de nos diplômés de nos écoles primaires supérieures auxquels il manque un chaînon nécessaire pour s\u2019inscrire dans la plupart de nos facultés universitaires.Ce sont là des problèmes concrets et quotidiens dont nous devons rechercher la solution jusqu\u2019à ce que nous l\u2019ayons trouvée.Il y va de l\u2019avenir des générations montantes, il y va aussi de l\u2019essor et du progrès de notre province dans tous les domaines de l\u2019activité.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de renier ni de dénigrer ce qui s\u2019est fait dans le passé.Nous n\u2019avons qu\u2019admiration respectueuse pour une œuvre grandiose, mais le temps est venu d\u2019admettre que nous vivons au siècle de la spécialisation.S\u2019y soumettre, ce n\u2019est pas abandonner la culture générale dont la nécessité se fera toujours sentir, c\u2019est tout simplement ne pas maintenir un moule commun pour des destins qui ne seront pas identiques.Il y aura toujours place pour les humanistes, pour les intellectuels, pour les penseurs, pour les artistes, mais il nous faut aussi des savants, des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, et c\u2019est en leur nom qu\u2019au terme de mon mandat j\u2019ai tenu à soumettre ces quelques remarques faites dans un esprit de collaboration et d\u2019entr\u2019aide. ANNALES DE L\u2019ACFAS 53 IV Présentation de M.Cyrias Ouellet, titulaire de la médaille de TACFAS p«r M.ORIGÈNE DUFRESNE J\u2019ai connu M.Ouellet à des réunions de l\u2019ACFAS et dans un jury de la section scientifique du prix de la province de Québec.J\u2019ai pu apprécier son caractère jovial, son esprit pétillant, et son sens aiguisé de l\u2019humour ! M.Cyrias Ouellet est un québécois pur sang et bien racé.Il est né sur l\u2019une des pentes douces de la vieille capitale, en janvier 1906 ; a fait espièglement ses études à l\u2019Académie commerciale de Québec ; a reçu, au vénérable Séminaire de Québec, une solide formation classique couronnée par un baccalauréat ès arts, en 1926 ; et fut l\u2019un des plus brillants diplômés de la fameuse École supérieure de Chimie de Québec, en 1930.S\u2019il fût né à Montréal et y eût fait toutes ses études, eût-il été aussi bien préparé qu\u2019il ne l\u2019était lorsqu\u2019il partit entreprendre des recherches à l\u2019étranger ?Je vous laisse, mesdames et messieurs, le soin d\u2019y répondre.Impassible devant les difficultés, le jeune québécois ne se laissa pas rebuter par la langue parlée à l\u2019École polytechnique de Zurich.Il s\u2019y rendit avec assurance pour travailler avec le professeur Baur, sur la photochimie.Son travail remarquable nous vaut ce soir, mesdames et messieurs, d\u2019avoir avec nous un Doktor des exakten Naturwissenschaften de Zurich.Ceux d\u2019entre vous qui connaissent M.Ouellet savent qu\u2019il n\u2019était pas homme à cristalliser dans un laboratoire.Il quitta Zurich pour Cambridge, où durant trois ans, \u2014 l\u2019un de ses bons amis m\u2019a révélé que le temps ne compte pas pour notre ami, \u2014 il poursuivit des recherches avec Rideal au Department of Colloid Sciences.Les résultats de ses travaux firent l\u2019objet d\u2019une importante publication dans un journal de chimie physique, intitulée Investigation of adsorbed films by means of a photoelectric counter.Depuis quelques années, notre distingué chercheur s\u2019adonne à des travaux sur les flammes froides : mesures photoélectriques sur les flammes froides ; investigation photoélectrique de la flamme froide de l\u2019éther éthylique ; influence des gaz étrangers sur la flamme froide.Seraient-ce ces recherches qui sont cause de son célibat ?A moins que ce ne soient ses travaux sur la désensibilisation de la photolyse du formiate d\u2019uranyle ou de la photochimie de l\u2019action anti-oxygène dans l\u2019extinction de la fluorescence.Ses nombreux amis espèrent cependant que ses récents travaux, actuellement sous presse, sur The path of carbon in photosynthesis le mettront sur la bonne voie, surtout s\u2019il ne fait pas fi des actions catalytiques qui les intéressèrent, lui et son collègue Potvin, en 1940.Trouvant la vie belle, M.Ouellet voit tout en rose, même dans lea arides travaux sur la photosynthèse qu\u2019il a poursuivis à l\u2019Université de Californie, en 1949-50, grâce à une bourse Guggenheim. 54 ANNALES DE L\u2019ACFAS Mesdames et messieurs, vous me pardonnerez de ne pas vous énumérer et surtout de ne pas vous résumer tous les travaux de celui que j\u2019ai l\u2019honneur de vous présenter ce soir.Us sont trop nombreux, et portent sur des sujets trop compliqués pour des personnes non initiées, comme moi, à la physico-chimie.D\u2019ailleurs qu\u2019ajouterais-je au mérite de notre collègue, si je vous analysais ses publications sur l\u2019éclat du phosphore, l\u2019absorption de l\u2019oxyde de deutérium par la cellulose, la décomposition thermique de la vapeur du peroxyde d\u2019hydrogène, l\u2019absorption de l\u2019anhydride carbonique par l\u2019acide oléique et le stéarate d\u2019éthyle, etc.Qu\u2019il me suffise de vous dire qu\u2019elles sont aussi variées et aussi remarquables que l\u2019érudition de ce professeur de chimie physique, qui pourrait occuper avec une égale compétence une chaire de physique, une chaire de littérature, une chaire d\u2019histoire ou une chaire d\u2019humour.Cet humaniste distingué, qui fait l\u2019admiration de tous ses collègues et amis, est aussi un conférencier très couru et très prisé.De plus, des québécois dignes de foi m\u2019ont dit que ce fin causeur est très recherché dans les salons de la haute société féminine de la Cité de Champlain.M.Ouellet, les membres du Conseil d\u2019administration de l\u2019ACFAS regrettent que les règlements de l\u2019Association ne vous aient pas permis de demeurer, en permanence, membre de ce conseil.Car votre clairvoyance et votre sagesse leur apportaient un concours inappréciable.Nous espérons tous que vous reprendrez bientôt place au sein du Conseil de l\u2019ACFAS.La médaille de l\u2019ACFAS, portant l\u2019effigie de Léo Pariseau, est décernée chaque année à un chercheur dont les travaux sont une contribution remarquable à l\u2019avancement des sciences au Canada français.Ce soir, l\u2019ACFAS reconnaissant l\u2019importance de votre contribution scientifique en pleine réalisation, s\u2019honore en vous décernant sa médaille 1951.Elle a la certitude qu elle ne pouvait choisir un titulaire plus méritant.Elle est assurée que vous porterez ce titre de médaillé de l\u2019ACFAS, aussi dignement que vous portez celui de « fellow de l\u2019Institut de Chimie du Canada ».Acceptez, cher ami, la médaille de l\u2019ACFAS comme un témoignage de reconnaissance pour l\u2019œuvre que vous avez accomplie jusqu\u2019à maintenant, et comme une marque de confiance dans la brillante carrière scientifique que vous poursuivez.M.Ouellet, en vous transmettant les sincères félicitations de tous les membres de l\u2019ACFAS, je prie le président de vous remettre cette médaille que vous méritez hautement.V Remerciements de M.Cyrias Ouellet, titulaire de la médaille de l'ACFAS En pareille circonstance, il convient que j\u2019exprime à l\u2019ACFAS ma vive et quelque peu surprise gratitude pour l\u2019honneur inespéré qu\u2019elle me confère.Il est vrai qu\u2019on n\u2019a jamais su si les prix de vertu étaient des récompenses ou des encouragements.Mais n\u2019allons pas sonder ces troublants mystères et contentons-nous de cueillir au passage les joies que la vie nous apporte et de les partager ANNALES DE L\u2019ACFAS\t55 avec ceux qui leB ont méritées pour nous.Au nom de l\u2019Université Laval, de mes collègues et de mes collaborateurs, je vous remercie bien sincèrement.On vous a abondamment rappelé aujourd\u2019hui même, au cours du symposium sur la vie, le rôle du milieu qui nourrit le vivant.Pour nous, chercheurs scientifiques, ce milieu c\u2019est avant tout l\u2019université et il est intéressant de voir comment nous avons évolué avec lui, ou lui avec nous, au cours de la dernière génération.Aux temps héroïques de la fondation de l\u2019ACF AS nos universités, préoccupées surtout du problème de fournir un enseignement aussi professionnel que possible, n\u2019osaient guère se risquer sur un terrain encore plus inconnu.Nous devons les féliciter de s'être petit à petit laissé séduire par la sollicitation de l\u2019aventure intellectuelle et d\u2019avoir ouvert de plus en plus largement à la recherche scientifique leurs portes, puis leur bourse et enfin leur esprit.Grâce à ce climat favorable, chacun de nous peut aujourd\u2019hui se livrer à ses penchants de chercheur sans avoir à renverser les obstacles matériels et psychologiques auxquels se heurtaient, souvent en vain, nos prédécesseurs.Aux diverses formes d'encouragement que le chercheur reçoit de l\u2019institution dans laquelle il travaille s\u2019ajoute l\u2019appui plus immédiat fourni par 1 exemple et la collaboration de ses collègues.Certaines natures que guette sans cesse le relâchement sont empêchées d\u2019y glisser par des discussions stimulantes ou une atmosphère oxydante.C\u2019est pourquoi je me plais à rendre hommage à mes collègues et en particulier à celui de chimie physique dont l\u2019inlassable labeur est un exemple que je voudrais pouvoir suivre comme il le mérite.Quelqu\u2019un a écrit que la vie est un rêve de jeunesse réalisé dans l\u2019âge mûr.Il n'a pas dit par qui ce rêve était réalisé.Pour ma part, si je considère la petite partie de mes rêves scientifiques qui a été réalisée, je dois reconnaître qu elle l\u2019a été moins par moi que par mes collaborateurs.En plus de me faire mon travail, corn! ien de fois ne m\u2019ont-ils pas forcé à m\u2019instruire pour repondre a leurs questions ou à me remplir d\u2019optimisme pour soutenir leur enthousiasme défaillant ?L\u2019un des éléments humains les plus attachants et les plus stimulants de la recherche scientifique est sans doute cette lutte dialectique et amicale que les chercheurs livrent aux idées et à l\u2019ignorance du patron, cette longue et rarement décisive bataille, dont les uns sortent docteurs tandis que 1 autre, le vaincu de tous les jours, finit par être décoré au nom de toute la compagnie.C est dans cet esprit de lutte fraternelle que je désire partager avec mes collaborateurs passés et présents l\u2019honneur que vous me faites ce soir.A eux, à mes collègues et à mon université va toute ma reconnaissance.C\u2019est eux que l\u2019ACFAS honore en m\u2019invitant discrètement à les imiter.VI Commentaires sur le Rapport de la Commission Massey par M.RENÉ POMERLEAU Un événement, dont la haute signification n\u2019a échappé à la plupart, s\u2019est produit au Canada il y a quelques mois dans le champ culturel.Il s\u2019agit, vous ne l\u2019ignorez pas, de la présentation du Rapport de la Commission Royale d\u2019En-quête sur VAvancement des Arts, Lettres et Sciences au Canada.Nous étions ha- 56 ANNALES DE L\u2019ACFAS bitués chez nous à la publication périodique d\u2019études approfondies à la suite d\u2019enquêtes sur certains aspects de notre vie économique, sur des questions de droits constitutionnels ou sur l\u2019application de la justice.Et voilà qu\u2019en 1949, par un acte du gouvernement canadien, on décide de faire le point dans notre évolution culturelle, et, de ce fait, élever au rang des préoccupations maîtresses de la nation, tout ce qui touche à notre patrimoine intellectuel.On concédera facilement dans un milieu comme celui-ci, qu\u2019il ne convenait pas de laisser passer inaperçue une date qui peut fort bien marquer la fin d\u2019une période et le début d\u2019une autre dans notre vie nationale.Aussi, votre conseil a-t-il jugé bien à propos de souligner de quelque façon, à ce congrès, la publication d\u2019un document de cette importance.Certes, nous réalisons tous que par sa taille et sa portée, cette étude mérite d\u2019être longuement scrutée par chacun d'entre nous et de faire l\u2019objet de longue discussion au cours de ces assises.Malheureusement, l\u2019agencement du programme, arrêté depuis quelque temps déjà, ne nous permettait pas de rendre justice à une étude de cette ampleur ni même de considérer d\u2019assez près les parties qui nous concernent plus spécifiquement.Toutefois, pour bien montrer que notre association ne se désintéresse pas d'une œuvre aussi marquante, à l\u2019édification de laquelle elle a du reste elle-même participé comme corps, \u2014 participation fort appréciée au dire des commissaires eux-mêmes, \u2014 il a été convenu qu\u2019il en serait question dans une des séances de ce congrès.Et ainsi m\u2019échoit le devoir de commenter ce rapport pendant les quelques minutes allouées d\u2019ordinaire au vice-président à la fin de ce déjeuner.En toute sincérité, je dois avouer que cette tâche est beaucoup trop lourde pour mes épaules et aussi que je ne vois pas bien comment on peut résumer en un petit quart d\u2019heure un ouvrage de cette envergure, qui est lui-même une somme condensée des travaux effectués pendant plus d\u2019une année et demie par une commission gouvernementale avec le concours de presque toutes les institutions culturelles de ce pays.Mais il reste quand même que nous devons mentionner et mettre en valeur un événement qui touche d\u2019aussi près tous les hommes de science.Les écrivains, les humanistes, les historiens, et peut-être d\u2019autres groupes, ont déjà commenté ce rapport selon leur point de vue.A ma connaissance, personne au Canada français n\u2019a présenté une revue même succincte des passages de ce volume qui ont trait aux conditions du développement scientifique dans notre pays.N\u2019est-ce pas une autre raison valable de signaler ici, à l\u2019occasion du présent congrès, une étude qui nous concerne aussi directement.Quelques réserves s\u2019imposent cependant, avant d'aborder ce sujet.Il saute aux yeux tout d\u2019abord, que pendant ces brefs moments, je ne ferai qu\u2019effleurer la matière de ce rapport qui nous intéresse plus spécialement en tant qu\u2019hommes de science.Il est notoire aussi que les faits consignés dans ce volume et les recommandations qui y sont énoncées peuvent prêter à discussion.Mais sans prendre parti sur des questions controversées, nous ne pouvons pas, individuellement ou comme groupe, demeurer indifférents devant un bilan aussi bien dressé de nos réalisations et de notre avoir scientifiques et ne pas entrevoir l\u2019orientation que ce document peut imprimer à notre essor national.En parcourant les quelque 600 pages de ce mémoire, on peut trouver dans divers chapitres des mentions qui se rattachent aux problèmes du développement scientifique au Canada.Je passerai évidemment sous silence les sections réservées à la diffusion, même si les médiums d\u2019information sont indispensables pour ANNALES DE L\u2019ACFAS 57 répandre des notions de science parmi la population.Je n'insisterai pas non plus sur l\u2019influence heureuse des sociétés dites bénévoles, telles que la nôtre, et sur les relations assez compliquées entre l\u2019État et les organisations d\u2019un caractère scientifique.En revanche, il convient je crois de considérer au moins l\u2019essentiel des chapitres où il est question de musées de sciences naturelles, d\u2019universités, de bourses de recherche et surtout de l\u2019homme de science proprement dit.Un des critères pour estimer le degré de culture d\u2019une nation, peut être l\u2019existence et l\u2019importance de ses musées.Or, si nous devions apprécier l\u2019avancement scientifique du Canada d\u2019après nos institutions de ce type, nous ne serions assurément pas très élevés comme nation dans l\u2019échelle du savoir.Bien sûr, ce barême seul ne justifierait pas un jugement.Mais nous gardons quand même l\u2019impression, après lecture du rapport, que nous sommes bien mal pourvus à ce point de vue.Sans doute, il existe des collections précieuses d\u2019histoire naturelle à Ottawa et dans d\u2019autres villes canadiennes.Or, le plus souvent, semble-t-il, elles sont mal logées et inaccessibles.On déplore particulièrement l\u2019insuffisance des fonds destinés à l\u2019entretien et à l\u2019expansion de ces institutions.Au sujet des jardins botaniques canadiens, nous pouvons aussi accepter le même blâme, sauf lorsqu\u2019il s\u2019agit du Jardin botanique de Montréal, qui, sans être complété, mérite une bien meilleure appréciation.Dans l\u2019ensemble nous devons, je crois, endosser les recommandations du rapport à l\u2019effet que nos musées et autres institutions similaires soient à l\u2019avenir plus largement dotés et servent davantage à la diffusion des sciences naturelles et aux recherches.Pour accomplir pleinement sa mission, cet organisme d\u2019investigation, \u2014 la Commission Massey, \u2014 devait accorder aux universités une attention toute particulière.En effet, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019évaluer les conditions du développement culturel d\u2019un pays, n\u2019est-ce pas vers ces foyers de haut savoir qu\u2019il faut se tourner ?Au point de vue qui nous occupe plus spécialement, nous admettrons tous très volontiers, avec les commissaires, que la recherche scientifique est née dans les universités, et que les chercheurs pour la plupart ont reçu leur formation dans les universités canadiennes.Le rapport, entre autre chose, souligne aussi judicieusement le fait que ces institutions, en plus des octrois et bourses distribués par le Conseil National des Recherches et le Conseil des Recherches de Défense, ont créé elles-mêmes des laboratoires et largement défrayé le coût des travaux scientifiques.Il est bien inutile d\u2019insister longuement ici sur le rôle et les contributions des universités en matières scientifiques.Mais, il ne serait pas hors de propos de citer les passages du rapport démontrant clairement que les universités ne peuvent donner toute leur mesure à cause de la situation plutôt précaire de leur finance.Or, si l\u2019on admet que nos universités doivent poursuivre leur développement, étendre leur action dans le pays et participer encore davantage au progrès scientifique, il est hors de tout doute que leurs trésors doivent être plus largement alimentés.Il n\u2019entre pas dans mes attributions d\u2019accepter ou de rejeter le mode proposé de subvenir aux besoins des universités.Comme hommes de science et en tant que groupement scientifique, nous pouvons cependant émettre le vœu que les universités du pays, surtout celles qui nous touchent de plus près, soient encore mieux dotées pour bien préparer les jeunes Canadiens à diverses carrières techni- 58 ANNALES DE L\u2019ACFAS quea, \u2014 notamment l'exploitation rationnelle des richesses naturelles, \u2014 et aussi pour maintenir bien ardents des foyers de recherches.Un autre aspect important de l\u2019avancement scientifique au Canada, dont il est également question dans ce rapport, c\u2019est celui des bourses d\u2019étude.Les enquêteurs rappellent qu\u2019un certain nombre d\u2019étudiants gradués dans des disciplines scientifiques, reçoivent chaque année, et depuis longtemps, des bourses du Conseil National des Recherches, du Ministère de la Santé, des gouvernements provinciaux, des sociétés bénévoles et des universités elles-mêmes.Tout en admettant que les étudiants des facultés scientifiques soient en général plus favorisés que ceux des disciplines humanistes, le mémoire souligne le fait, et je cite, « que même dans le domaine scientifique, le gouvernement fédéral a été bien moins généreux envers les étudiants canadiens que les gouvernements ou institutions d\u2019autres pays.Nous apprenons, en effet, qu\u2019aux Etats-Unis, en Angleterre et même en France, on distribue avec moins de parcimonie des bourses, dont plusieurs sont attribuées à des étudiants canadiens.Les institutions, telles que les dotations Rockefeller, Carnegie, Guggenheim et Rhodes, ont contribué aussi largement aux études spécialisées d\u2019un grand nombre de Canadiens.Je crois traduire ici l'opinion de cette assemblée, et de la plupart des hommes de science de langue française au Canada, en endossant les conclusions du rapport au sujet des bourses de recherches et en souhaitant que l\u2019Etat central facilite davantage la formation des hommes de science et encourage encore mieux l\u2019expansion de la recherche dans les laboratoires des universités.La recommandation relative aux bourses d\u2019échange pour attirer chez nous des étudiants étrangers, devrait aussi à mon sens, recevoir notre entier appui.Les étudiants sous-gradués, eux aussi, ne sont pas oubliés.On discute assez longuement du problème d'attribution des bourses à ce groupe d\u2019étudiants, qui seront les médecins, les techniciens et les savants de demain.On démontre notamment qu\u2019à ce point de vue encore, sauf dans le cas des anciens combattants, nous sommes moins bien favorisés que beaucoup d\u2019autres pays.Aussi, est-il normal et légitime de demander que soit étendu le régime des bourses aux sous-gradués selon un plan fédéral-provincial et que des octrois directs, suivant le même plan, soient versés aux institutions pour leur permettre d\u2019accommoder un plus grand nombre d\u2019étudiants.Certes, les centres de culture et de recherche ainsi que les ressources pécuniaires des étudiants devaient être considérés dans ce mémoire comme des phases importantes du cycle culturel d\u2019une nation.Toutefois, on conviendra que l'homme de science lui-même demeure l\u2019élément essentiel dans ce rouage.N\u2019est-ce pas lui, qui, en dernière analyse, donne à un pays la cote de son développement scientifique, dans une sphère ou dans l\u2019autre ?Ses travaux et leurs applications ne déterminent-ils pas dans une très large mesure les progrès techniques dans l'industrie et l\u2019exploitation rationnelle des richesses naturelles ?Les conditions économiques dans un pays, \u2014 et partant le niveau de vie des populations, \u2014: ne découlent-ils pas aussi, en parti du moins, de leurs contributions ?Reprenant à notre compte ce que bien d\u2019autres ont déjà énoncé, nous pouvons dire qu\u2019au Canada, pays aux vastes proportions possédant d'immenses richesses naturelles encore inexploitées, mais dont la population reste faible, la science et les techniques qui en découlent ont un rôle de premier plan à jouer, peut-être plus qu\u2019ailleurs. ANNALES DE L\u2019ACFAS 59 Du reste ces idées ressortent très bien des pages de ce volume consacrées à l\u2019homme de science.Sans doute les auteurs ont su mettre en lumière la situation pénible des humanités au Canada.Mais, ils ont aussi compris que la science elle-même, en dépit des apparences, n\u2019est pas libre de toute entrave, comme en fait foi une phrase comme celle-ci : « Et cependant les hommes de science nous apprennent que bien que les réalisations du Canada dans le domaine de la science soient plus dignes de remarque que dans les autres domaines, elles sont cependant arrêtées elles aussi par les mêmes causes qui nuisent à l\u2019essor des humanistes ».Afin de bien faire ressortir la portée de cette assertion, les rédacteurs du rapport ont tenu à fournir des aperçus sur la nature des recherches scientifiques et à établir les distinctions qui existent entre les travaux de science pure et les autres effectués dans un but déterminé.Certes, la ligne de démarcation entre ces types de recherche et même les essais technologiques est souvent difficile à tracer, mais il ne fait pas de doute que chez nous comme aux États-Unis, il existe une lacune grave au palier le plus élevé de la science, celui des recherches dites fondamentales.Les organismes d\u2019état et les industries qui ont patronné la recherche, l\u2019ont fait, le plus souvent, et cela se conçoit, dans un dessein bien arrêté.Aussi, sommes-nous heureux de constater que la Commission a su mettre l\u2019accent sur la recherche fondamentale et souligner le danger d\u2019être toujours tributaire des autres pays à ce point de vue.Il a aussi été reconnu et démontré que ce genre d'étude doit fleurir, surtout dans les universités dont c\u2019est une des fonctions premières.Au niveau des recherches appliquées, nous pourrions penser que tout ici va pour le mieux.Sur ce sujet cependant, on cite des chiffres qui démontrent la faiblesse relative des budgets affectés aux recherches par le Gouvernement, nonobstant le fait que le Conseil National des Recherches et les laboratoires des ministères, avec des moyens souvent réduits, aient accompli des œuvres remarquables.Sur une petite échelle les gouvernements provinciaux ont aussi contribué au progrès de la science appliquée.Quant à l'industrie, on a admis que son concours est nettement insuffisant et que, le plus souvent, elle va chercher à l\u2019étranger les données dont elle a besoin.Enfin, le rapport mentionne aussi fort à propos que trop souvent, surtout dans les universités, mais aussi dans les services d\u2019état, la situation économique de l\u2019homme de science n\u2019est pas ce qu\u2019elle devrait être.Cela explique en partie le peu d\u2019attrait que les carrières de chercheurs exercent sur la jeunesse.Comme corollaire à une étude de cette envergure, nous aurions espéré lire des recommandations plus substantielles au sujet des sciences au Canada.La commission a jugé préférable cependant de s\u2019en tenir strictement au domaine placé sous la juridiction fédérale et de conseiller qu\u2019un comité plus qualifié soit nommé pour coordonner les recherches.Mais tel que rédigé, ce chapitre sur la recherche et les hommes de science, ne peut manquer de promouvoir chez nous le progrès scientifique à tous ses degrés et dans la plupart des domaines.En terminant cet examen trop superficiel et très sommaire des questions d\u2019ordre scientifique traitées dans le rapport de la Commission Massey, je n'oserai pas m\u2019aventurer dans un dédale de considérations laborieuses et de conclusions hâtives.Je préfère laisser à chacun de vous le soin d\u2019examiner attentivement ces problèmes et d\u2019envisager une conception personnelle des perspectives nouvelles que peut ouvrir cette pièce monumentale. 60 ANNALES DE L\u2019A CFA S Mais vous me permettrez sans doute, pour clore cet exposé, de répéter ce que je disais au début de cette allocution, à savoir que la publication du rapport de la Commission Royale d\u2019Enquête sur l\u2019Avancement des Arts, Lettres et Sciences au Canada, constitue un événement d\u2019une grande portée, qui marquera une date dans l\u2019histoire de la culture canadienne.Certes, chacun garde la liberté d\u2019accepter ou de rejeter certaines des vues exprimées dans ce volume et même de proposer des solutions différentes de celles qui sont offertes.Pour ma part, je reste convaincu qu\u2019un tableau aussi bien brossé de nos réalisations et aussi de nos déficiences dans les divers champs culturels, contribuera d\u2019une manière ou d une autre à raviver le désir de pousser plus loin notre développement intellectuel, d\u2019accélérer l\u2019essor de notre culture particulière et d\u2019accéder à une place plus élevée dans la hiérarchie des peuples évolués.VII Symposium sur la notion de vie 1.Résumé du rapport scientifique pat M.HENRI PRAT « Il est illusoire et chimérique, contraire à l\u2019esprit même de la Science, de chercher une définition absolue de la Vie ».Ces paroles de Claude Bernard doivent demeurer présentes à l\u2019esprit de tout biologiste.C\u2019est avec beaucoup de prudence que nous devons aborder une notion aussi complexe et aussi délicate que celle de la Vie.Comme toutes les autres notions dites « fondamentales »: la matière, l\u2019énergie, l\u2019espace, le temps, elle se dérobe lorsqu\u2019on cherche à l\u2019analyser dans sa nature la plus intime.En première approximation on peut la définir comme la propriété d\u2019un être capable de se nourrir, d\u2019assimiler, de croître, de se reproduire.Il faut insister sur les mots « capable de.», car une graine bien sèche, qui reste endormie pendant des siècles, n\u2019accomplit dans le présent aucune de ces actions.On peut suspendre totalement ses échanges en la plongeant dans l\u2019air liquide comme l\u2019a fait Becquerel.Cependant elle demeure douée de la vie (vie latente), puisque, ramenée à la température ordinaire et humectée, elle germe normalement.La découverte des protéines-virus et l\u2019analogie de certaines de leurs propriétés avec celles des « gènes », supports de nos caractères héréditaires, a également ouvert des perspectives d\u2019un immense intérêt en nous révélant l\u2019existence d\u2019êtres possédant des propriétés intermédiaires entre celles de la matière vivante et celles de molécules chimiques isolées.Cependant elle n\u2019explique pas encore la vie, car ces êtres, étant parasites, ont besoin d\u2019une matière vivante préexistante pour se développer à ses dépens.Au point de vue du mouvement des idées scientifiques, le XIXe siècle pourrait être caractérisé comme le siècle des pseudo-« certitudes » ; le XXe comme le siècle de la « relativité ».Les théories qui, il y a un siècle, paraissaient les mieux assises : ANNALES DE L\u2019ACFAS 61 conservation de la matière, de la masse, immutabilité des corps simples, se sont effondrées.Les conceptions dites : mécanisme, finalisme, vitalisme, matérialisme, fixisme, transformisme de type darwinien ou lamarckien, correspondent à des positions dépassées, à des vues incomplètes d\u2019une réalité trop complexe pour être insérée dans une seule formule.Avertis par ces effondrements et ces échecs, nos contemporains renoncent de plus en plus au titre ambitieux de « savants », et préfèrent, plus modestement, celui de « chercheurs ».Cette réflexion ne doit pas nous incliner au pessimisme ou au découragement : le fond du problème de la Vie nous sera probablement toujours inaccessible ; mais l\u2019étude de ses manifestations nous offre un champ d\u2019une richesse illimitée qui, matériellement et spirituellement, récompense magnifiquement le biologiste de ses efforts.Plus nos connaissances progressent, plus s\u2019ouvrent de nouvelles perspectives vers l\u2019inconnu, plus sont ébranlées les notions qui nous paraissaient solides, mais aussi plus se révèle à nos yeux la prodigieuse richesse et la splendeur de l\u2019Univers, plus devient exaltante la « Joie de connaître » chantée par le grand géologue Pierre Termier.Ceci à la condition de bien reconnaître nos limites et de ne pas nous faire d\u2019illusion sur ce qui demeure, pour les ressources actuelles de l\u2019esprit humain, du domaine de l\u2019inconnaissable.2.Résumé du rapport philosophique par ROBERT PICARD, SJ.En abordant le problème de la Vie, la façon de procéder du biologiste est bien différente de celle du philosophe.Le premier s\u2019attache aux formes les plus élémentaires de la vie, aux cas-limites, celui, par exemple, des virus-protéines.Le second s\u2019en tient, au contraire, aux êtres les plus manifestement vivants : les animaux, et même les seuls animaux supérieurs.Ce qu\u2019ils se proposent l\u2019un et l\u2019autre est donc, de toute évidence, bien différent.Le scientifique procède par voie d\u2019analyse.Dans ce phénomène de vie élémentaire, il distingue des temps successifs, il décrit les structures qui s\u2019y succèdent, il cherche à comprendre la dynamique de tous ces phénomènes physico-chimiques, afin, s\u2019il est possible, de les diriger et même de les reproduire.C\u2019est le mécanisme de la Vie qu\u2019il veut démonter.Comment vit le Vivant ?tel est son problème.Le philosophe part d\u2019un autre aspect du Vivant.Le vivant est certes une multiplicité ; il est de ce fait susceptible d\u2019être soumis à l\u2019analyse.Mais il est aussi unité dans l\u2019instant, structure stationnaire, qui résulte de l\u2019intégration de forces en elles-mêmes dispersées et discontinues en un équilibre dynamique, en un système, où chaque processus partiel n\u2019est plus seulement fonction d\u2019un processus antécédent ou concomitant, mais s\u2019établit comme fonction du tout.Le principe d\u2019émergence reconnaît que cette résultante est nouvelle et distincte des processus qui s\u2019y déroulent.Cette expérience unitaire du vivant, que peut faire de plus le philosophe que de la constater?Il est vrai qu\u2019elle reste forcément globale.Mais, dans cette globalité même, dès l\u2019origine de la pensée réfléchie, l\u2019esprit humain a cherché à discerner l\u2019opération la plus caractéristique, celle dont il ne peut faire abstrac- 62 ANNALES DE L\u2019ACFAS tion Bans que se dissipe par le fait même, et son expérience et la réalité de l\u2019objet qu elle implique.Quant à la méthode pour établir une définition essentielle, c\u2019est une sorte d\u2019induction à partir de l'expérience vécue, une série d\u2019hypothèses si I on veut, mais qui ont ceci de particulier qu\u2019elles ne peuvent être confirmées ou infirmées que dans l\u2019expérience vécue du philosophe lui-même.Ainsi, pour définir le Vivant, pour le distinguer de ce qui n'a pas la Vie, le philosophe compare son expérience immédiate de l\u2019un et de l\u2019autre.Un non-vivant quelconque lui apparaît un système soumis à la loi d\u2019inertie, et dont toute l\u2019opération est déterminée par les forces incidentes en ce système.Le Vivant au contraire est une unité dont l\u2019organisation se développe, sous l\u2019action des agents extérieurs, en un sens défini par cette organisation même.Le Vivant, considéré comme structure unitaire, détermine lui-même, au moins en partie, son opération.Et nous retrouvons l\u2019ancienne définition des philosophes : le Vivant, c\u2019est ce qui peut se mouvoir, c\u2019est-à-dire déterminer soi-même ses changements.A quoi peut bien servir au philosophe de caractériser ainsi le Vivant par son opération dite essentielle ?D abord à reconnaître et à distinguer, dans tous les phénomènes où intervient le Vivant, ce qui est déterminé par les forces extrinsèques et ce qui l\u2019est par la structure meme du Vivant.Et donc à comprendre en quelque sorte, sommairement, globalement, mais avec une première approximation, la nature du Vivant.En deuxième lieu, à expliquer non pas comment vit le Vivant, mais le lait même qu\u2019il existe.Quelles causes nécessaires implique pareille réalité ex-périentielle ?Enfin, par le réseau de ces causalités, à situer le Vivant dans l\u2019ensemble du réel, à comprendre la hiérarchie des êtres.Connaissance indispensable pour respecter cette hiérarchie, et diriger son action humaine dans l\u2019univers sans compromettre l\u2019équilibre ni de l\u2019Homme ni de la Nature.Philosophe et scientifique commencent donc leur recherche en un même point, le vivant phénoménologique.Et c\u2019est là que se crée et que s\u2019entretient la confusion si facile des deux domaines.Mais alors que le scientifique pénètre en pleine multiplicité physique du vivant, le philosophe s\u2019élève de l\u2019expérience unitaire qu\u2019il en a prise pour le situer dans la totalité du réel : sapientis est or-dinare.Le premier cherche à comprendre les conditions de l\u2019efficience du Vivant ; le second, les conditions de son existence.Comme il est nécessaire au philosophe de savoir se servir du monde dans lequel il vit, il est de même indispensable au scientifique de connaître les valeurs qu'il doit sauvegarder. VI.TRAVAUX SCIENTIFIQUES\u2019 Section I : Agronomie 1.\u2014 L\u2019éradication des mauvaises herbes dans les cultures de betteraves sucrières.\u2014 R.Bordeleau, Station expérimentale fédérale, L\u2019Assomption, Qué.Les mauvaises herbes sont causes d\u2019échecs assez fréquents dans la culture de la betterave à sucre.Il est chose certaine qu\u2019une meilleure prépa-ration du terrain aide à la solution du problème.Cependant, du fait que les mauvaises herbes croissent assez souvent plus rapidement que la jeune plantule de betterave, découle une grande difficulté lors des premiers sarclages et de l\u2019éclaircissage.Dans le but d\u2019enrayer ces mauvaises herbes, quelque quatorze types différents d\u2019herbicides furent mis à l\u2019essai à la Station expérimentale fédérale de L\u2019Assomption au cours des années 1949, 1950 et 1951.Ces herbicides furent essayés en pré-émergence et en post-émergence.Quelques-uns de ces herbicides agissent par contact, d\u2019autres et par contact et par effet résiduel.Les principales mauvaises herbes rencontrées, lors de ces essais, étaient le chardon du Canada, le panic, le chiendent, le chou-gras, le souchet comestible, le sarrasin sauvage, la prêle, le pourpier, le mouron, la sétaire verte, l\u2019amaranthe et l\u2019herbe à poux.En 1949, les essais à la cyanamide en pré-émergence ne donnèrent pas de bons résultats.La cyanamide employée à la date même du semis aux quantités de 150 et 250 livres à l\u2019acre ne donnèrent aucun résultat.A mesure que l\u2019on s\u2019approchait de la date de la levée des betteraves, un meilleur résultat était obtenu, les mauvaises herbes étaient tenues en échec, mais d\u2019un autre côté, les betteraves étaient détruites en proportions de plus en plus forte.L\u2019huile Shell No 3, appliquée à la date du semis ou quatre jours après, mit en échec la pousse des mauvaises herbes sans affecter les jeunes plantules 1.D'après la nouvelle politique adoptée pour la publication des Annales de V ACF AS, seuls les résumés élaborés des communications présentées au congrès figurent dans la présente section des Annales.Les résumés brefs, qui apparaissent dans le programme du congrès, ne sont plus reproduits dans les Annales.Pour la liste complète des communications présen' tées au dix-neuvième congrès, voir page 37. 64 ANNALES DE L\u2019ACFAS de betterave.Cependant ce même liquide, appliquée juste avant la levée des betteraves, les a toutes détruites.Le sel de cuisine, à raison de 200 et 400 livres à l\u2019acre, s\u2019est montré totalement inefficace.En 1950, les substances suivantes appliquées en pré'émergence don-nèrent les résultats que voici : Le pentachlorophénate de sodium assura une mise en échec relative des mauvaises herbes, endommageant quelque peu les betteraves.L\u2019huile Shell No 1, à quarante gallons à l\u2019acre, détruisit environ 70 p.c.des betteraves ; le chou'gras et le mouron furent peu affectés, mais les autres mauvaises herbes furent partiellement détruites.Le prémerge détruisit toute végétation et stérilisa le sol pour la saison entière ; aucune croissance n'apparut à l\u2019exception de vieilles souches de luzerne.Le pentachlorophénate en solution à 10 p.c.dans l\u2019huile de chauffage détruisit toute végétation.Il en fut de même avec l\u2019isopropylxanthate de sodium.En post'émergence, au temps de l\u2019éclaircissage des betteraves, des xan' thates de potassium et de sodium donnèrent des résultats négatifs.Les betteraves ne furent pas endommagées et les mauvaises herbes purent croître en abondance.Le type amine de 2,4'D détruisit les mauvaises herbes de façon assez satisfaisante mais les betteraves furent endommagées et ce, même lorsque les rangs de betteraves étaient couverts de bandes protectrices.Le Dow Selective mit les mauvaises herbes en échec de façon satis' faisante.Sous couverts, les betteraves firent une pousse normale, alors qu\u2019elles étaient quelque peu endommagées dans la partie non couverte.Le pentachlorophénol à 10 p.c.dans l\u2019huile de chauffage a donné de bons résultats dans la partie où les plants de betteraves étaient protégés.En 1951, les essais de pré'émergence et de post'émergence furent con' tinués avec les résultats suivants : En pré'émergence, cinq jours après le semis, le Dow Selective, au taux de quatre pintes à l\u2019acre, s\u2019est révélé satisfaisant ; la dose était un peu faible pour détruire le souchet, la sétaire et le chou'gras.Le prémerge, au taux de dix pintes à l\u2019acre, a tout détruit, mauvaises herbes aussi bien que betteraves.Il en fut de même pour le pentachloro' phénol en solution à 15 p.c.et 20 p.c., et aussi pour l\u2019huile Shell No 3.Le T.C.A., au taux de cinq livres à l\u2019acre, a donné un résultat négatif, mais à dix livres la croissance des mauvaises herbes fut retardée de deux à trois semaines et les betteraves n\u2019en souffrirent pas. ANNALES DE L\u2019ACFAS 65 Du xanthate Z 11, au taux de douze livres à l\u2019acre, a mis en échec de façon sérieuse les mauvaises herbes sans affecter les betteraves.Le pentachlorophénate de soude, au taux de six livres à l\u2019acre, n\u2019a donné aucun résultat.Le C.M.U.n\u2019a pas causé de dommage aux betteraves et a ralenti suffi' samment la pousse des mauvaises herbes.A des taux plus élevés, la mise en échec des mauvaises herbes était meilleure mais le feuillage des betteraves fut affecté de plus en plus, selon la dose employée.Les produits suivants employés en post'émergence le furent au temps de l\u2019éclaircissage des betteraves, alors qu\u2019elles avaient de deux à quatre pouces de hauteur.L\u2019huile Shell, à soixante'dix gallons à l\u2019acre, s\u2019est révélée très destruc' trice, mauvaises herbes et betteraves étant détruites, à l\u2019exception de la section de parcelle où les betteraves étaient couvertes de bandes protec' trices.Les mauvaises herbes furent dans ce cas détruites entre les rangs et les betteraves sous couverts survécurent.Le pentachlorophénol à 15 p.c.et 20 p.c.détruisit les mauvaises her' bes, mais les betteraves furent détruites dans la partie non couverte et lé' gèrement endommagées dans la partie couverte.Le T.C.A., au taux de cinq livres à l\u2019acre, a donné des résultats néga' tifs, mais au taux de dix livres à l\u2019acre, la croissance des mauvaises herbes fut retardée de deux à trois semaines.Les betteraves dans les deux cas résistèrent très bien.Le xanthate Z 11 a donné des résultats négatifs, les mauvaises herbes n\u2019ayant été affectées d\u2019aucune façon.Le C.M.U., au taux de une, deux et cinq livres à l\u2019acre, a donné de bons résultats, spécialement au taux de deux et cinq livres à l\u2019acre.Sous couverts, les betteraves ne furent nullement endommagées alors qu\u2019elles le furent quelque peu dans la partie non couverte.En conclusion, le C.M.U., de tous les herbicides essayés, s\u2019est révélé l\u2019un des plus prometteurs et mérite une expérimentation plus poussée.L\u2019huile Shell présente aussi quelque intérêt pour les traitements de pré'émergence, si de tels traitements sont faits assez tôt après le semis.2.\u2014 L'influence de la position des racèmes sur la production de la graine de luzerne.\u2014 A.S.Mittelholzer, Ecole supérieure d\u2019Agriculture, Ste'Anne'de'la'Pocatière. 06 ANNALES DE L\u2019ACFAS Introduction La variation dans l\u2019aptitude des plants de luzerne à produire de la graine a été observée par plusieurs améliorateurs de plantes.Quelques facteurs responsables de cette variation sont les suivants : les facteurs héré-ditaires, la température, le sol, l\u2019humidité atmosphérique, le vent, la lumière, la pollinisation par les insectes, la stérilité du pollen, etc.Le but de ce travail a été de déterminer si la position des racèmes sur la tige avait une influence sur le nombre d\u2019ovules contenus dans chaque ovaire et sur le nombre de graines formées après auto-fécondation.Une telle expérience devrait être de nature à aider l\u2019améliorateur de luzerne à estimer de façon plus exacte le degré d\u2019auto-stérilité de ses plants sélectionnés.Matériel et méthodes Deux lignées clonales ayant des caractères morphologiques opposés ont été employées ; les tiges de l\u2019une, AT 77, étaient grosses, droites et hautes, typiques de Medicago sativa, tandis que les tiges de l\u2019autre, AT 79, étaient plutôt fines et rampantes avec une croissance restreinte.Six clones de AT 77 et trois clones de AT 79 ont servi dans cette expérience.Un total de 33 tiges ont servi pour le comptage des ovules tandis que 28 tiges ont été employées dans le cas de l\u2019auto-fécondation.L\u2019échantillonnage a été fait en utilisant dix fleurs à la base du racème.L\u2019auto-fécondation a été pratiquée au moyen d\u2019un cure-dent au bout duquel avait été collé un petit morceau de papier sablé très fin.L\u2019expérience a été conduite en serre durant l\u2019été 1951.La température était d\u2019environ 75° F.Le comptage des ovules a été fait sur les fleurs des deux lignées clonales.Azotes Des fleurs à deux ovaires ont été observées chez des clones de AT 77-Les sépales, les pétales et la carène n\u2019avaient rien d\u2019anormal au point de vue extérieur.L\u2019ovaire était branché de façon distincte mais ne comportait qu\u2019une seule base.Le lieu de branchement n\u2019était pas le même chez différentes fleurs, mais le nombre d\u2019ovules était deux fois plus élevé.Cette anomalie ne pouvait se discerner que par dissection.Résultats d'expérience Le nombre d\u2019ovules par fleur chez AT 77 variait de 9.2 à 10.7 avec une moyenne de 10.1, tandis que pour AT 79 ce nombre variait de 9.3 ANNALES DE L\u2019ACFAS 67 à 10.6 avec une moyenne de 10.1.Le nombre d'ovules par fleur ne semble pas varier avec les différentes positions des racèmes sur la tige.Le nombre moyen de graines par fleur a été de 0.8 pour AT 77 et de 2.1 pour AT 79.Le nombre moyen de graines par gousse pour AT 77 79 a ete de 1.6 et 2.5 respectivement, tandis que le pourcentage de gousses formées était de 37-8 p.c.et 73.5 p.c.respectivement.Chez AT 77 le nombre de graines par fleur et par gousse était plus élevé aux neuvième et dixième racèmes, tandis que chez AT 79, le nombre était plus eleve aux septième et huitième racèmes.Le nombre d\u2019ovules qui ont produit des graines a été de 14.5 p.c.en moyenne.Bien que la variation fut plutôt faible, il semble que les racèmes situés aux trois quarts de la distance de la base de la tige aient un pourcentage d\u2019auto-stérilité plus élevé.Conclusion Les résultats obtenus démontrent que le nombre d\u2019ovules par fleur demeure a peu près constant quelle que soit la position des racèmes sur la tige.Les deux lignées clonales se sont comportées de la même façon.D\u2019une maniéré generale, 1 avortement fait cesser la croissance des tiges et la production de nouveaux racèmes.Les tiges de AT 77 ont atteint jusqu\u2019à six pieds de hauteur, donnant un maximum de 17 racèmes, tandis que AT 79 ne mesurait que trois pieds et demi de hauteur, donnant 4 ou 5 racèmes.Les racèmes situés aux trois quarts de la base de la tige semblent donner un pourcentage d\u2019auto-stérilité plus élevé.La cause n\u2019en a pas été déterminée.Remerciements Je désire remercier les autorités de la Ferme expérimentale de Ste-Anne-de-la-Pocatière, en particulier M.Dessureaux, pour l\u2019aide et l\u2019encouragement accordés au cours de ce travail de recherche.Section II : Biologie 1* \u2014 Effets de l\u2019hormone thyroïdienne sur la peau de Salmo salar et de Salvelinus fontinalis.\u2014 Gilles La Roche, Department of Anatomy, McGill University, Montreal.Il a déjà été démontré (l) que l\u2019administration d\u2019hormone thyroïdienne à des saumoneaux au stade part produit une dépigmentation de la peau. 68 ANNALES DE L\u2019ACFAS L\u2019examen histologique révéla d\u2019autres différences entre parrs traités et témoins.Nous désirons donc décrire ces différences et de plus montrer qu\u2019elles se produisent à d\u2019autres stades du développement du saumon et même chez la jeune truite.I.\u2014 Premiere expérience Nous avons d\u2019abord fait l\u2019étude histologique des effets de l'hormone thyroïdienne chez le parr.Dans ce but, nous nous sommes servi de deux groupes de 30 saumoneaux de l\u2019Atlantique au stade parr (longueur de 5 à 15 cm.).Le premier groupe fut nourri au foie de cheval haché, tandis que le second eut la moitié de sa portion de foie de cheval remplacée par un volume équivalent de poudre de thyroïde de boeuf.Les deux groupes furent gardés dans des bassins adjacents, où circulait un mélange d\u2019eau de ruisseau et d\u2019eau de source.Au bout de 5 mois, 10 animaux de chaque groupe furent sacrifiés et des échantillons des différents organes et de la peau de différentes régions du corps furent prélevés et fixés dans le liquide de Bouin.Les coupes furent colorées par la méthode usuelle à l\u2019hématoxyline^éosine.Résultats : L\u2019examen nous révéla un fort épaississement de la peau des animaux traités par rapport à celle des témoins.Cet épaississement était dû à une hyperplasie du tissu conjonctif dermique.Par contre l\u2019épiderme des parrs traités ne montrait pas de changements.II.\u2014 Seconde expérience Nous avons répété l\u2019expérience précédente avec des saumoneaux frys (3 à 5 cm.de longueur), parrs (5 à 15 cm.de longueur) et smolts (15 à 25 cm.de longueur), et aussi avec de jeunes truites mouchetées (5 à 8 cm.de longueur).Dans cette expérience les témoins furent nourris au foie de bœuf haché et frais alors que les traités avaient la moitié de leur portion de foie remplacée par de la poudre de thyroïde de bœuf.Au bout de deux mois 10 animaux de chaque groupe furent sacrifiés et les couches cutanées furent examinées comme dans la première expérience.Résultats : Encore une fois nous avons pu noter un épaississement de la peau chez les animaux traités, qu\u2019ils soient au stade fry, parr ou smolt et même chez les truites.L\u2019épaississement cutané des frys et parrs ne mettait en jeu que le tissu conjonctif dermique.Chez les smolts par contre, de même que chez les truites, l\u2019épaississement du tissu conjonctif du derme ANNALES DE L\u2019ACFAS 69 s\u2019accompagnait d\u2019un épaississement de l\u2019épiderme.Ce dernier phénomène est en outre souligné par une augmentation du taux des mitoses des cellules de l\u2019épiderme chez les smolts, ce qui démontre bien l\u2019hyperplasie de cette structure.Les transformations de la peau sont limitées à la région céphalique chez les frys ; elles se retrouvent, en outre, à la région caudale chez les parrs ; et elles s\u2019étendent à toute la surface du corps chez les smolts.On voit donc que l\u2019effet du traitement thyroïdien est d\u2019autant plus marqué que l\u2019animal est plus âgé.D\u2019autre part, chez les truites l\u2019hyperplasie conjonctive s\u2019étend, non seulement au derme de tout le corps mais aussi au tissu conjonctif de la région intra-céphalique, où nous notons une expansion significative de la distance înterorbitale (voir tableau 1).Tab.1.Effet de l\u2019administration de produits thyroïdiens sur l\u2019épaisseur du tissu conjonctif des Salmonidae Poissons Longueur moyenne (em.) Fry : témoins 4.9 traités 4.8 \tTissu conjonctif du derme\t\t\tTissu conjonctif \tTête\t\tPeau\tinterne.Région\tRégion\tRégion\tCorps\tRégion dorsale\tventrale\tcaudale\t\tinter-orbitale + +\t+ +\t+ +\t+ ±\t+ + + + + +\t+ + +\t+ +\t+ ±\t+ +± Parr : témoins 8.7\t+ + + traités 9.2\t-)\u2014|\u2014|\u2014[- + +± +± ++++ + + + + +\t+ + + + +\t+ + + Smolt : témoins traités 22.1 + + + 21.9\t+ + + + + + + + + + + + + + + + + + Truites : témoins 11.1 traitées 10.5 + + ++ + + + ++++ +++ ++++ + + + Conclusions Il est possible que l\u2019épaississement cutané observé au cours du traitement thyroïdien soit une accélération du mécanisme d\u2019adaptation à l\u2019eau salée puisque, suivant des résultats non publiés de W.J.M.Menzies, l\u2019adaptation naturelle du saumoneau à la vie en mer s\u2019accompagne, elle aussi. 70 ANNALES DE L\u2019ACFAS d\u2019un épaississement de la peau.Nous avons en outre observé que l\u2019adap' tation naturelle à l'eau salée s\u2019accompagne d\u2019une réduction de la pigmem tation.Or l\u2019hormone thyroïdienne cause un épaississement de la peau, de même qu\u2019une réduction de la pigmentation cutanée.Il semble donc que l\u2019hormone thyroïdienne puisse jouer un rôle dans l\u2019adaptation du sam moneau d\u2019eau douce à l\u2019eau salée.D\u2019autre part cette action de l\u2019hormone est au maximum chez les plus gros saumoneaux et minime chez les plus petits.Peut-être ce phénomène estdl aussi en relation avec le passage des smolts dans la mer.On notera également qu\u2019un voisin du saumon, la truite, peut aussi réagir d\u2019une façon identique à l\u2019extrait thyroïdien.Il s\u2019agirait donc d\u2019une propriété des Salmonidés, mise en jeu au cours de l\u2019évolution, pour faciliter le passage dans l\u2019eau de mer.Bibliographie : (1) La Roche, G.Ann.de l'ACFAS, 15 : 84.1949.2.\u2014 Influence de l\u2019ACTH et de la STH sur la réaction anaphylactoïde provoquée par le dextran chez le rat.\u2014 Rudolph Hoene, Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales, Université de Montréal.La réaction anaphylactoïde présente une intéressante démonstration de la phase aiguë de l\u2019inflammation, la phase exsudative.En effet, cette réaction disparaît, après quatre à sept heures, sans laisser de traces.Elle est caractérisée par l\u2019hypérémie et l\u2019œdème du museau et des pattes (fig.1) et s\u2019accompagne d\u2019une dyspnée plus ou moins accentuée.Fig.1.Gonflement au niveau du museau (a) et des pattes (b) au cours d\u2019une réaction ana-phylactoïde provoquée par le dextran. ANNALES DE L\u2019ACFAS 71 En 1937, Selye (1) a décrit cette hypersensibilité, particulière au rat, produite par l\u2019injection de blanc d\u2019œuf.Par la suite, Léger et Masson (2, 3, 4) étudièrent la réaction, lui donnèrent le nom d\u2019anaphylactoïde, et elle fut adoptée comme critère pour l\u2019étude de diverses substances pouvant modifier l\u2019inflammation (5, 6, 7, 8, 9).On sait maintenant que d\u2019autres substances peuvent déclencher une réaction semblable : l\u2019hyaluronidase (10), le dextran (11, 12) (polysaccharide d\u2019un poids moléculaire très élevé) et le polyvinylpyrrolidone ou subto' san (13).Afin d\u2019évaluer l\u2019influence de l\u2019ACTH et de la STH, sur la phase aiguë de l\u2019inflammation, nous avons utilisé quantitativement la réaction anaphy' lactoïde.Nous nous sommes particulièrement intéressé à prouver que l\u2019an' tagonisme qui existe entre l\u2019ACTH et la STH sur l'arthrite chronique (14, 15) pouvait être aussi constatée dans la phase aiguë exsudative d\u2019une inflammation.Méthode Pour déclencher la réaction anaphylactoïde, nous avons employé le dextran (1.0 cc.d\u2019une solution commerciale, de poids moléculaire 40 à 75,000, pure ou diluée, injectée dans la cavité péritonéale).Nous avons enregistré la durée de la réaction et le degré d\u2019intensité (1 - 4+) toutes les heures.Dans le tableau 1, nous présentons le dévelop' pement typique de cette réaction.Pour mesurer l\u2019intensité relative de l\u2019inflammation, nous avons rédigé un index d'inflammation obtenu par le produit de l\u2019intensité moyenne et du nombre d\u2019heures de la durée de l\u2019in' flammation (voir tableau 1).Tab.1.Réaction anaphylactoïde (Établissement d\u2019un index d\u2019inflammation) Temps\tIntensité (heure)\tde la réaction 0\t\t\tdextran 1\t\t\t + + + +\t(4.0) 2\t\t\t + + +\t(3.5) 3\t\t\t + + +\t(3.0) 4\t\t\t + +\t(2.0) 5\t\t\t +\t(1.5) 6\t\t\t (+)\t(0.5) 7\t\t\t 0\t(0.0) \tTotal :\t14.5 Index d\u2019inflammation = intensité moyenne de la réaction X durée de la réaction en heures : 14.5/6 X 6 = 14.5. 72\tANNALES DE L\u2019ACFAS DOSE DU DEXTRAN Log.dilution Dans des expériences préliminaires avec 127 rats mâles blanc et noir de 90 à 100 g.nous avons étudié la relation entre la dose de dextran injectée et l\u2019intensité de l\u2019inflammation, et nous avons tracé une courbe d\u2019effets (fig.2).En abscisse, la dose de dex-tran est indiquée comme logarithme de la dilution, et en ordonnée on trouve, d\u2019après l\u2019intégrale de Gauss, l\u2019intensité d\u2019inflammation en pourcentage d\u2019une réaction maximale.Avec cette courbe d\u2019effet nous avons déterminé la dose inflammatoire 50 (D.I.50 = 1.0 cc.de la dilution 1 : 25 x 1.62).Les valeurs d\u2019après lesquelles la courbe d\u2019effet fut établie (tableau 2) donnaient aussi, par la démonstration de la variabilité de la réaction, une indication sur le nombre d\u2019animaux nécessaires pour obtenir des résultats significatifs.INTENSITÉ «Je réaction « \\ Fig.2.Relations entre la dose de dextran injectée et l'intensité de l'inflammation.Tab.2.Relations entre la dose de dextran injectée et l\u2019intensité DE LA RÉACTION.Dextran ( dose) Injection i p.1.0 c.p.non dilué, dilué 1/5 et 1/25.dilué 1/25 x 1.5.dilué 1/25 x 2.25.dilué 1/25 x 3.38.dilué 1/25 x 5.04.Nombre d\u2019animaux piebald-rats\tIndex d\u2019inflammation\t% d\u2019une réaction maximale 25\t13.25 ± 0 96\t100.0 + 7.4 47\t7.49 ± 0.68\t56.2 + 5.0 35\t3.38 + 0.75\t25.5 + 6.0 11\t0.75 ± 0.07\t6.0 + 2.0 11\t0.0 +0.0\t0.0 + 0.0 Dans la première expérience, 52 rats mâles (piebald), pesant 90 à 100 g., divisés en 2 groupes, ont reçu une injection intrapéritonéale (D.I.50) de dextran.Le groupe 1 recevait en plus 12 mg.de STH (Somatrofin Horner) de la manière suivante : 6 mg.(3 injections de 2 mg.chacune) en injection sous-cutanée dans les 24 heures précédant l\u2019injection de dextran, 3 mg.en injection intrapéritonéale (0.3 cc.) 30 minutes avant, et 3 mg.en injection intrapéritonéale une heure après l'administration de dextran.Les contrôle ANNALES DE L\u2019ACFAS 73 (groupe 2) recevaient la même quantité de sérum physiologique simultané' ment.Dans une seconde expérience, la même dose de dextran a été admi-nistrée à 70 rats mâles albinos (beaucoup plus sensibles au dextran), pesant également 90 - 100 g.Trente-cinq de ces animaux ont reçu 25 mg.d\u2019ACTH de la manière suivante : 10 mg.(4 injections de 2.5 mg.) par injection sous-cutanée dans les 24 heures précédant l\u2019expérience, 10 mg.dans le péritoine (0.5 cc.) une demi-heure avant, et 5 mg.(0.25 cc.) une heure après l\u2019injection de dextran.Les contrôles recevaient la même quantité de sérum physiologique suivant la même posologie.Résultats L'index d'inflammation du groupe traité à la STH, était de 8.19 + 0.98 ou 61.5 p.c.d\u2019une inflammation maximale.Chez les contrôles l\u2019index était de 5.00 + 0.87 et l\u2019inflammation n\u2019était seulement que de 37-0 p.c.par rapport à la réponse maximale : cette différence est statistiquement significative (p = 0.03).Tab.3.Résultats Traitement\tNombre\tEspèce d\u2019animaux\t\tDextran\tIndex d'inflammation\t% d\u2019une réaction maximale\tFacteur Facteur T\tP\t STH 12 mg.\t26\tPiebald-rats\t1.0 ce.l: 40.5 I.P.\t8.19 0.98\t61.5%\t2.3S\t0.03 Contrôles\t26\tPiebald-rata\t1.0 cc.1:40.5 I.P.\t5.0 0.87\t37.6%\t\t ACTH 25 mg\t35\tAlbino-rats\t1.0 cc.1:40.5 I.P.\t0.58 0.14\t4.4%\t16.91\t0.01 Contrôles\t35\tAlbino-rats\t1.0 cc 1: 40.5\t14.2 0.81\t107.0%\t\t i.P.Les contrôles de la seconde expérience, \u2014 non traités à l\u2019ACTH, \u2014 avaient un index d'inflammation de 14.2 + 0.81 correspondant à une inflammation de 107 p.c., tandis que les animaux sous l\u2019influence de l\u2019ACTH n\u2019avaient plus qu\u2019une réponse de 4.4 p.c.(index de 0.58 -j- 0.14).Cette différence est significative (p< 0.01).Conclusions L\u2019ACTH inhibe alors que la STH augmente la réaction anaphy-lactoïde au dextran.On sait que la DCA et la thyroxine élèvent l\u2019index d\u2019inflammation dans la réaction anaphylactoïde au blanc d\u2019œuf (5,4).Il faut vraisemblablement rattacher l\u2019action de la STH à ses propriétés de 74 ANNALES DE L\u2019ACFAS sensibilisation périphérique vis-à-vis des effets minéralo-corticoïdes.Ces résultats indiquent aussi que l\u2019antagonisme entre l\u2019ACTH et la STH sur l\u2019inflammation n\u2019existe pas seulement dans la phase inflammatoire où l\u2019on a une réaction des tissus conjonctifs ; cet antagonisme est déjà bien marqué dans la première phase, la « phase exsudative ».Quant à la technique expérimentale nous croyons que cette méthode, relativement simple, de l\u2019inflammation quantative au dextran, pourrait être utilisée dans l\u2019étude des substances qui peuvent modifier l\u2019inflammation.Bibliographie : (1) Selye, H.Studies on adaptation.Endocrinology, 21 : 169.1937- \u2014 (2) Léger, J., et G.Masson.Hypersensitivity to egg white in the rat.Proc.Soc.Exper.Biol.&?Med.64 : 366.1947- \u2014 (3) Léger, J., G.Masson et J.-L.Prado.Réaction œdémateuse chez le rat.Influence des substances anti-histaminiques.Rev.Canad.de Biol.6 : 359.1947.\u2014 (4) Léger, J., et G.Masson.Studies on egg white sensitivity in the rat.Ann.of Allergy, 6 : 131.1948.\u2014 (5) Selye, H.Effect of ACTH and cortisone upon an anaphylactoid reaction.Canad.M.A.J.61 : 553.1949.\u2014 (6) Heilmeyer, L.Hormonales System und Rheumatismus.Med.Wschr.20 : 141.1951.\u2014 (7) Halpern, B.N., et M.Briot.Étude pathogénique et thérapeutique du syndrome œdémateux provoqué chez le rat par l'ovalbu-mine.Arch, internat, de pharmacodyn.et de thérap.82 : 247- 1950.\u2014 (8) Brown, B.-B., et H.-W.Werner.J.Lab.Clin.Med.33 : 325.1948.Cité d après Clark et MacKay.\u2014 (9) Clark, W.-G., et E.-M.MacKay.Effect of i-epinephrine and 1-arterenol on egg white edema in the rat.Proc.Soc.Exper.Biol.6?Med.71 : 86.1949.\u2014 (10) Witzgall, J., et W.Tang.Die Behandlung chronischer Gelenkerkrankungen mit Steroidhormonen.3.Mit-teilung.Die Wirkung von Pregnenolon und 21'acetoxypregnenolon.Therap.d.Gegw.10 : 341.1950.\u2014(11) Morrison, J.-L., W.-L.Bloom 6?A.4P.Richardson.J.Pharm.and Exper.Therap.Proc.101 : 27.Jan.1951.Cité d\u2019après A.-B.Voorhees, \u2014 (12) Voorhees, A.-B., J.Baker et E.-J.Pulaski.Reactions of albino rats to injections of dextrane.Proc.Soc.Exper.Biol.Med.76 : 254.1950.\u2014 (13) Hoene, R.résultats non publiés.\u2014 (14) Selye, H.The role of somatotrophic hormone (STH) in the production of malignant nephrosclerosis, periarteritis nodosa and hypertensive disease.Brit.M.J.Feb.10 :263.1951.\u2014 (15) Selye, H.Production par la somatotrophine hypophysaire (STH) d\u2019hyalinose expérimentale.Inhibition par la cortisone, aggravation par la désoxycorticostérone.Rev.Canad.de Biol.9 : 473.1951.Section III : Botanique 1.\u2014 Le Lophozia incisa dans le Québec.\u2014 James Kucy-niak, Jardin botanique de Montréal.Le Lophozia incisa (Schrad.) Dumort.se reconnaît grâce aux traits fort distinctifs et peu variables qui le caractérisent : tige courte (1 cm.au plus), fortement épaissie pour une espèce de ce genre, et pourvue d\u2019une abondance de radicules sur le côté ventral ; les feuilles, les supérieures plus particulièrement, sont notamment plus larges que longues (largeur 1.5-2 mm.), plissées-ondulées, divisées en plusieurs lobes (3-5) inégaux et incisés-dentés. ANNALES DE L\u2019ACFAS 75 La plante fréquente surtout les habitats acides : elle semble se contenter des vieilles souches ou des troncs pourris.Sur ce substratum, elle croît seule ou entremêlée à une ou plusieurs autres muscinées.La liste des récoltes ci-dessous, limitée uniquement aux spécimens vus par l\u2019auteur, tient compte des associées observées par l\u2019auteur.H.W.Arnell (1) note que cette hépatique se trouve aussi sur des sols humides, sablonneux ou tourbeux, ou s\u2019infiltrant parmi les sphaignes.Plus rarement, on la trouve sur les parois de rochers non calcaires, suintants.Sa distribution mondiale comprend l\u2019Europe, les Açores, l\u2019Asie (Sibérie, Japon), et l'Amérique du Nord.Pour la région du Nouveau Monde au nord du Mexique, T.C.Frye et Lois Clark (2) indiquent une aire qui s\u2019étend du Groenland à l\u2019Alaska et de la Caroline du Nord jusqu\u2019en Californie avec des lacunes intermédiaires.Dans le Québec, la première collection demeure celle de John Macoun, en date du 16 août 1882 ; elle provient de la rivière Ste-Anne-des-Monts, comté de Gaspé.L\u2019année suivante, il découvrit une deuxième station à la rivière Jupiter, île d\u2019Anticosti.L\u2019explo- Fig.1.Carte de distribution du Lophozia incisa dans le Québec.ration botanique du Fr.Marie-Victorin sur cette même île en 1917 tripla le nombre de stations connues jusqu\u2019alors pour le Québec entier : Grand Ruisseau, Pointe aux Graines, Rivière aux Becscies, Rivière aux Canards, toutes, sauf pour la première situées sur la côte sud.Avec le Fr.Rolland-Germain, il découvrit également sur la rivière Vauréal, en 1924, la deuxième station sur la côte nord de l\u2019île.Plus récemment, en 1940, l\u2019abbé Ernest Lepage fit deux récoltes de la plante dans le comté de Matapédia, dont l\u2019une à Ste-Irène, No 1592.L\u2019autre, celle de St-Alexis, 76 ANNALES DE L\u2019ACFAS No 1615, figure dans sa liste (3) sous Geocalyx graveolens (Schrad.) Nees.De plus, son étude cite deux stations apparemment inédites et dues aux herborisations du Dr A.W.Evans : Bic, comté de Rimouski, No 138, et Tadoussac, comté de Saguenay, No 23.Elle signale enfin une récolte du Fr.Marie-Anselme pour Beauceville, comté de Beauce.L\u2019auteur a eu l\u2019occasion de se familiariser avec le Lophozia incisa (Schrad.) Dumort., lorsqu\u2019en 1942, il entreprit l\u2019identification d\u2019une récolte du Fr.Marie-Victorin, le No 19022, provenant de Filed\u2019Anticosti.L\u2019échan-tillon soigneusement pressé et séché pour la mise en herbier, perdit l\u2019aspect habituel que la plante présente sur le terrain.La tige forte qui caractérise cette hépatique foliacée, prit sous la pression l\u2019allure d\u2019un thalle.Les larges feuilles très découpées donnaient à la tige ainsi déformée une lobulation qui accusait le port thalloïde de la masse et aidait à accentuer la méprise.En dernière analyse, les touffes gazonnantes bleu-verdâtres, tout en gardant certains traits primitifs, furent transformées au point où l\u2019auteur ne pou-vait mieux faire que de les placer dans un genre des Jongermanniales ana-crogynes qui forment la transition entre les Marchantiales et les Jongermanniales acrogynes.Dans notre flore des hépatiques, ceci limitait le choix à trois, Metzgeria, Riccardia ou Fossombronia.Sous le dernier nom générique, l\u2019auteur soumit la récolte à une autorité compétente, le Dr Evans, pour une identification plus satisfaisante.Il s\u2019agissait du Lophozia incisa.En même temps, Evans nota (in litt.auct., 15-XII-42) que Nees von Esen-beck (4) signala la forte ressemblance qui existe entre le Fossombronia pu-silla et cette espèce, ajoutant que la ressemblance est purement superficielle et n\u2019indique nullement une relation phylogénétique entre les deux plantes.Pour l\u2019étude présente, l\u2019auteur a eu accès à des collections provenant des herbiers de M.l\u2019abbé Lepage [ L ], Marie-Victorin de l\u2019Université de Montréal [ M ], et du Musée national du Canada, Ottawa [ O ].A M.l\u2019abbé Lepage et à M.A.E.Porsild, il exprime ses remerciements pour le prêt des spécimens, et aux Drs Margaret Fulford et Evans pour certaines revisions ou identifications.Specimens examinés : ILE D'ANTICOSTI : Rivière Vauréal : bois secs ; 31 juillet 1924; Vict.6?Rol.-Ger., 49615 [avec Blepharostoma trichophyllum (L.) Dumort., Caly-pogeia J^eesiana (Massai &?Carest.) K.Mûil.&?Jungermannia lanceolata L.1 [ M ].\u2014 Grand Ruisseau : sur bois pourri ; 20 août 1917 ; Vict., 19012 [ avec Blepharostoma trichophyllum, Lepidozia reptans (L.) Dumort., Cephalozia bicuspidata (L.) Dumort, C.leucantha Spruce, Lophozia porphyroleuca (Nees) Schiffn.à?Tetraphis pellucida Hedw.], 19012a [ avec Blepharostoma trichophyllum, Calypogeia fissa (L.) Raddi 6?Cephalozia leucantha], 6?19017 [avec Calypogeia fissa, Cephalozia media Lindb., Sphenolobus minutus (Crantz) Steph.6?Jungermanma lanceolata] f M ].\u2014 Jupiter River; Aug.21, 1883 ; Macoun.Nat.Mus.Sheet No.1192 [ O ].\u2014 Jupiter River : on earth ; August 25th, 1883 ; Macoun, ANNALES DE L\u2019ACFAS 77 Can.Hepaticae Ne.126, Nat.Mus.Sheet No 1193 [ O ].-\u2014 Jupiter River ; 1883 ; Macoun, W.H.Pearson No.126, Nat.Mus.Sheet No.81 [ avec Tritomaria exsectiformis (Breidl.) Schifin.] [O] \u2014 Jupiter River ; 1883 ; Macoun, W.H.Pearson No.120a, Nat.Mus.Sheet No.81 (avec un Calypogeia, probablement C.fissa) [ O ].\u2014 Rivière aux Becscies : bois pourri ; 24 août 1917 ; Vict., 19016 (avec Lepidozia reptans, Calypogeia T^eesiana, Cephalozia leucantha, Tritomaria exsectiformis & Tetraphis pellucida), 19121 (avec Lepidozia reptans, Cephalozia leucantha & Tritomaria exsectiformis) 6?19134 (avec Calypogeia T^eesiana è?Tetraphis pellucida) [ M ].\u2014 Rivière aux Canards : sur bois pourri ; 24 août 1917 ; Vict.19135 (avec Blepharostoma trichophyllum, Lepidozia reptans & Cephalozia leucantha) [ M ].\u2014 Pointe aux Graines ; 22 août 1917 ; Vict., 19024 (avec Blepharostoma trichophyllum & Cephalozia leucantha) [ M ].\u2014 COMTE DE GASPE : St.Anne s River : on log ; 16.8.82 ; Macoun, W.H.Pearson No.45, Nat.Mus.Sheet No.81.[ O ].\u2014 St.Anne's River : on old logs ; August 17, 1882 ; Macoun, Can.Hepaticae No.45, Nat.Mus.Sheet No.1191 ( O ].\u2014 COMTÉ DE MATAPÉDIA : Ste-Irène : souche pourrie ; 24 mai 1940 ; Lepage, 1592 [ L 1.\u2014 St'Alexis : souche pourrie ; 5 juin 1940 ; Lepage, 1615 [ avec Tetraphis pellucida, Brachythecium Starkei (Brid.) Bry.Eur.6?Cephalozia sp.] [ L ].Bibliographie : (1) Arnell, H.Wilh., Levermossor, in Otto R.Holmberg, Skandina-viens Flora, 2a : 102-103.1928.\u2014 (2) Frye, T.C., & L.Clark, Hepaticae of North America.Univ.Wash.Publ.Biol., 6 : 365-367.1945.\u2014 (3) Lepage, abbé E., Les Lichens, les Mousses et les Hépatiques du Québec.Nat.Can., 71 : 298.1944.\u2014 (4) Nees von Esenbeck, C.G., Naturgeschichte der Europâischen Lebermoose, 3 : 327.1838.2.\u2014 Extensions d\u2019aires et additions à la flore du Québec.\u2014 Abbé Ernest Lepage, École d\u2019Agriculture, Rimouski.A mesure que progresse l\u2019inventaire de la flore du Québec, de nou' velles entités viennent s\u2019ajouter à la liste de celles déjà connues et nous voyons l\u2019aire de ces dernières s\u2019élargir davantage.La liste suivante est le résultat de nos herborisations, au cours de 1950 et 1951.Urophlyctis lathyri (Bjorn.) Palm.\u2014 Ce champignon cause des tu' meurs sur la Gesse maritime [Lathyrus japonicus Willd.var.aleuticus (Greene) Femald].La région affectée est surtout celle du collet, mais ces galles se trouvent aussi parfois au début de la racine ou, hors du sol, jusqu à trois pouces de hauteur.Nos récoltes proviennent du Fort Georges (Lepage 13,161) et de la baie aux Oies (Lepage, 13,095), à six milles plus au nord, sur la côte ouest du Nouveau'Québec.Au congrès de l\u2019ACF AS de 1937, le Dr Émile Jacques a déjà signalé la découverte d\u2019un Urophlyctis sur la Gesse maritime récoltée à Saint'Fabien de Rimouski.Il est possible qu il s\u2019agisse de l\u2019espèce susmentionnée.Nos récoltes ont été étudiées par des pathologistes de l\u2019Université de Californie.Muhlenbergia uniflora (Muhl.) Fem.\u2014 Récolté, en 1950, autour d\u2019un petit lac au pied du mont Frère de NicobAlbert, comté de Gaspé 78\tANNALES DE Ii\u2019ACFAS (Lepage 12,412).Il était associé à Habenaria clavellata, Lycopodium inun\u2022 datum, Dulichium arundinaceum, Carex serotina, C.Michauxiana, etc.Ni Victorin (Flore laurentienne), ni Scoggan (The flora of Bic and the Caspé Peninsula, Quebec) ne mentionnent cette plante pour l\u2019est du Québec.Poa gaspensis Fern.\u2014 Saint-Fabien, comté de Rimouski, au nord du pic Champlain (Lepage 12,341).Connu auparavant du comté de Gaspé et d\u2019une station en Alaska (Porsild, in Rhodora, 41 : 180, 1939).Poa stenantha Trin.\u2014 Récolté au Bic, au nord du Cap aux Corbeaux, associé à Arabis Holboellii et Antennaria subviscosa (Lepage 12,275, dét.Swallen).D\u2019après le Manual of the Grasses of the United States par Hitchcock, 1950, ce pâturin aurait l\u2019aire suivante : « Alaska, Alberta, and British Columbia, extending into Montana, Colorado (White River Forest), Idaho, Washington (Nooksack River) and Oregon (Crater Lake).» Cette plante ne semble pas connue d\u2019autres stations dans l\u2019est du continent.Juncus longistylis Torr.\u2014 Rivière Trois-Pistoles, comté de Rivière' du'Loup, sur la berge humide, un peu en bas de la chute (Lepage 13,660).Le Gray's Manual lui donne l\u2019aire suivante : « B.C.to Man., s.to Calif., Ariz., N.M.and Neb.; local N.Mich.; Detroit R., Ont.; and SW.Nfld.» Cette plante a aussi été récoltée à Albany, baie James, Ont.(Dutilly & Lepage 15,965, 3 août 1946).Salix athabascensis Raup.\u2014 Récolté, en 1950, dans le 1er portage aü nord de la rivière Fort Georges, environ 40 milles à l\u2019intérieur (Lepage 12, 681).Ce Saule était connu de Moose Lake, Alberta (Raup, in Rhodora, 32 : 111-112, 1930).Polygonum calcatum Lindm.\u2014 Rivière Trois'Pistoles, comté de Ri' vière'du'Loup (Lepage 13,196, dét.Brenckle).Polygonum provinciale C.Koch.\u2014 Rimouski, sur le rivage du St' Laurent (Lepage 13,216, dét.Brenckle).Cette Renouée et la précédente appartiennent au groupe Avicularia Meisn.et elles sont généralement confondues avec le P.avicularia L.Quoique non signalées jusqu\u2019ici, elles se rencontrent sans doute ailleurs dans notre province.Polygonum persicarioides H.B.K.\u2014 Rivière Trois'Pistoles, comté de Rivière'du'Loup (Lepage 13,199, dét.Brenckle).C\u2019est la première mention pour le Québec.Espèce affine du P.hydropiperoides Michx. EN FONCTION D'AUGMENTATION DE PRESSION DE PROPULSION DE SOLUTION OAKS LA CAPILLAIRE Fig.4.La propulsion améliore la reproductibilité et augmente en même temps la sensibilité de la méthode.Preparation des solutions Nous composons nos solutions en ajoutant à de l\u2019eau triplement distillée 10 p.c.d\u2019alcool éthylique et 0.5 p.c.de triéthanolamine.Ce dernier est appelé à jouer un rôle triple, ayant à la fois les propriétés d\u2019être : mouillant (dans le cas du passage de la solution dans le tube capillaire) ; plastifiant (dans le cas du dépôt des sels sur le bout du vaporisateur surchauffé) ; alcalin.Les résultats de ces essais sont entièrement positifs.L\u2019incorporation de ces ingrédients ne cause aucun fond sur le spectre d\u2019émission.Nous avons constaté aussi une détérioration exagérée du brûleur, par des solutions acides employées précédemment.Il est évident que seul le milieu alcalin peut éviter cet inconvénient.Cependant, il est à noter que certains sels précipitent dans ce milieu.Il faut donc tenir compte des ANNALES DE L\u2019ACFAS 91 éléments présents dans les échantillons.Les alcalins, alcalino'terreux et quelques autres éléments, ont tous des formes solubles dans ce milieu.A part le désir d\u2019éviter la détérioration des parties de l\u2019appareil, nous avons voulu en même temps éviter la contamination des aérosols par la présence de substances provenant de la corrosion de l\u2019acier du brûleur.2.\u2014 Comportement du béryllium, du manganèse et du zinc à l\u2019électrode à gouttes de mercure.\u2014 Dominique Lamontagne, Ministère des Mines, Québec.A) Introduction La méthode polarographique, mise au point par Heyrovsky en 1922, consiste dans l\u2019électrolyse d\u2019une très petite quantité de solution au moyen d\u2019électrodes spéciales : une grande électrode, non polarisable, et une microélectrode, facilement polarisable.Le voltage auquel la microélectrode est dépolarisée est caractéristique du composé qui est électrolysé, tandis que la grandeur du courant qui en résulte indique la quantité de ce corn-posé en solution.Cette méthode, qui a beaucoup de vogue à l\u2019heure ac-tuelle, peut être appliquée à la détermination d\u2019un grand nombre de métaux dans les composés inorganiques, et aussi de beaucoup- de composés organù ques.Elle est très utile lorsque les méthodes chimiques ordinaires sont longues ou inadéquates, par exemple quand les éléments soumis à l\u2019analyse sont présents en faible pourcentage.Le béryllium et le z;inc dans les mine-rais, ainsi que le manganèse dans les aciers peuvent présenter certaines difficultés au chimiste ; c\u2019est pourquoi nous avons étudié leur comporte-ment à l\u2019électrode à gouttes de mercure.B) Appareil L\u2019appareil dont nous nous sommes servi est un polarographe nouveau modèle imaginé par Schulman, Battey et Jelatis et construit en 1949 par la Rutherford Instrument Co.Il comprend essentiellement une unité polarisante et un amplificateur électronique.L\u2019unité polarisante consiste en deux batteries reliées en série pouvant donner jusqu\u2019à quatre volts, et en un potentiomètre dont le bras, mû par un moteur synchrone, peut faire un tour complet en 5 ou 10 minutes selon le choix des roues d\u2019engrenage.Le voltage appliqué à la cellule peut varier de 0 à -1 volt, 0 à -2, 0 à -3, -1 à -2, -1 à -3, -2 à -3, ou encore de + 0.3 à -f- 0.6, + 0,6 à -f 1.3, et de -f- 1 à -2 volts.Le potentiel peut être lu avec précision à chaque 92 ANNALES DE L\u2019ACFAS instant sur des compteurs Veeder.L\u2019amplificateur électronique à courant continu permet d\u2019amplifier le courant de telle sorte qu\u2019il puisse être lu sur un simple milliampèremètre et ensuite enregistré graphiquement au moyen d\u2019une aiguille indicatrice.La sensibilité de cet amplificateur peut varier entre 0.004 et 2 microampères par millimètre.Le courant enregistré peut être le courant moyen ordinaire ou le vrai courant maximum selon que l\u2019on emploie ou non le « damping » conventionnel.Au cours de nos expériences, nous avons trouvé une valeur de 1.21 pour le rapport courant maximum/ courant moyen, alors qu\u2019en théorie il est de 1.16.Comme le courant maximum est très facile à lire, puisque seuls les pics de courant sont significatifs, c\u2019est ce dernier que nous avons surtout employé.Le circuit comprend aussi un système de compensation qui est très utile lorsque l\u2019onde d\u2019un constituant mineur suit celle d\u2019un constituant majeur.En résumé, cet appareil présente plusieurs avantages, parmi lesquels on peut mentionner la vitesse avec laquelle on peut faire un polarogramme sans qu'il y ait de distortion dans les ondes, et ensuite le fait que le courant maximum peut être lu avec une grande facilité.C) Travail expérimental 1.Béryllium Le béryllium a été étudié à l'électrode à gouttes de mercure par Heyrovsky, Berezicky, Kemula et Michalski.Heyrovsky et Berezicky n\u2019ont pas trouvé d\u2019onde de réduction pour cet élément, en solution aqueuse, mais seulement une onde (entre 1.1 et 1.4 volts) due au dégagement d\u2019hydrogène provoqué par l\u2019hydrolyse des sels de béryllium.Ils ont aussi remarqué une onde vers 1.6 volt qu\u2019ils ont attribuée à l\u2019aluminium présent dans leur échantillon.Kemula et Michalski ont obtenu deux ondes en solution aqueuse : l\u2019une vers 1.6 volt, avec une sensibilité de 0.027 micro' ampère par millimètre, qu\u2019ils ont attribuée au dégagement d\u2019hydrogène, et l\u2019autre vers 1.8 volt, avec une sensibilité de 1 microampère par millû mètre, qu\u2019ils croient être due à la réduction du béryllium.Ils affirment aussi qu\u2019une grande concentration de cet élément supprime l\u2019onde d\u2019hydro-gène.En solution aqueuse, et seulement à partir d\u2019une concentration de 10 ?mole/litre, nous avons trouvé une seule onde vers 1.6 volt, probable^ ment due au dégagement d\u2019hydrogène.Le palier de cette onde est bien défini jusqu\u2019à 10_* mole/litre ; même aux fortes concentrations, l'onde n\u2019est pas supprimée.Nous avons aussi remarqué un maximum vers 0.5 volt pour des concentrations allant de 5 X 10~4 à 5 X ÎO-* mole/litre.Ce maximum ANNALES DE L\u2019ACFAS 93 croît jusqu\u2019à 20 microampères à 2 X 10-3 mole/litre, et décroît ensuite pour enfin disparaître.Le potentiel de ce maximum varie en raison inversement proportion' nelle avec la concentration ; il va de 0.8 à 0.3 volt.Dans une solution de KC1 0.1 N nous avons aussi obtenu une onde vers 1.61 volt ; cepem dant, le palier de cette onde n\u2019est pas très bien défini, et le maxi' mum dont nous avons parlé plus haut n\u2019existe plus.Pour ce qui est de la varia' tion du courant avec la concentra' tion, l\u2019augmentation de courant n\u2019est pas proportionnelle à l\u2019aug' mentation de concentration (cf.fig.1).Nous pouvons donc corn dure que le béryllium ne peut être déterminé polarographique' ment.2.Manganèse Le manganèse sous forme de sel manganeux est réduit à un potentiel d\u2019environ 1.5 volt en milieu non acide.Pour la détermination de cet élément dans les aciers, St^ckeiberg et ses collaborateurs préconisent une sépara tion préliminaire du fer au moyen d\u2019une suspension de BaC03.Nous avons essayé cette méthode avec quelques sels de manganèse et constaté que ce dernier précipite, même à basse température.Si l\u2019on tente de séparer le fer par d\u2019autres méthodes, par exemple à l\u2019ammoniaque ou au cupferron, le manganèse est précipité de la même façon.Il paraît donc nécessaire de garder le fer en solution sous une forme qui ne puisse être réduite : c\u2019est ainsi que Verdier a réussi à doser le manganèse en transformant le fer en ferrocyanure, complexe qui ne donne aucune onde en milieu cyanhydrique.Toutefois, comme ce procédé est un peu long et que la méthode chimique au permanganate est assez sensible, nous avons laissé ce problème de côté.COURANT.Fig.1.Variation du courant en fonction de la concentration du béryllium. 94 ANNALES DE L\u2019ACFAS 3.Zinc Le zinc, selon Kolthoff et Lingane, donne, dans une solution nor-male de KC1, une onde bien définie à 1.02 volt, sauf pour un léger maximum qu'il est facile d\u2019éliminer au moyen des suppresseurs ordinaires.Nous avons étudié le comportement du sulfate de zinc en milieu neutre dans du NH4C1 1 N et 1.4 N, ainsi que du nitrate de zinc dans du NH4C1 0.7 N.Avec des solutions fraîchement préparées en présence de méthyl-rouge (5 gouttes par 30 cc.de solution) pour supprimer le maximum, nous avons obtenu une onde bien définie à 1.05 volt.Avec des solutions un peu moins fraîches, l\u2019onde est beaucoup moins définie et présente une sorte dé maximum arrondi.Nous avons alors fait quelques courbes à différents pH.Pour des pH entre 6 et 8, ces maxima ne disparaissent pas, et, à pH 9, il y a un fort maximum à 1.4 volt.Toutefois, l\u2019addition d\u2019une plus grande quantité de méthyl-rouge (15 gouttes par 30 cc.) refoule ces maxima à des potentiels plus négatifs, sauf celui à pH 9.Avec des solutions plus vieilles encore, même la présence d\u2019une forte quantité de méthyl-rouge ne parvient pas à refouler ces maxima.Cepen-dant, si l\u2019on ajoute de la gélatine à0.2p.c., le maximum est corn-plètement supprimé (cf.fig.2).L\u2019onde est maintenant à 1.25 volt et s\u2019étend sur une largeur correspondant à environ 0.2 volt.Il est intéressant de noter que, sans électrolyte de support, le zinc ne présente aucun maxi-mum, tandis qu\u2019il en présente un dans une solution de KC1 0.1 N.Nous croyons que ces phénomènes sont dus au fait que, dans une solution contenant des ions ammonium, le zinc se transforme lentement en un complexe de la forme Zn (NH3)X dont le potentiel de demi-onde est plus négatif que celui de l\u2019ion zinc.Pour ce qui est du rapport concentration/courant, il est constant à partir d\u2019une concentration de 1(T4 mole/litre ; à des concentrations plus basses, il diminue, comme l\u2019ont démontré les travaux de Champa et de Wallach.Enfin, il est préférable de travailler à température constante, car le courant augmente de 2 p.c.par degré centigrade à 20° C.Fig.2.Polarogramme d'une solution de sulfate de zinc à pH 7, avec de la gélatine comme suppresseur de maximum. ANNALES DE L\u2019ACFAS 95 Les minerais que nous avons analysés sont de deux sortes : des mine' rais silicatés, contenant essentiellement du zinc et du fer, et des minerais contenant en quantité assez appréciable, à part le zinc et le fer, du man' ganèse, du cuivre, du plomb, du nickel, etc.Kraus et Novak donnent une méthode pour la mise en solution du zinc : on attaque le minerai par les méthodes ordinaires, on transforme le zinc en sulfate, on précipite le fer et les autres métaux par l\u2019ammoniaque dans une fiole jaugée, et l\u2019on fait un polarogramme d\u2019une portion aliquote.Cette méthode n\u2019est pas très pratique parce que le précipité d\u2019hydroxyde de fer est ordinairement assez volumineux et que, en solution trop alcaline, il y a des maxima qui ne peuvent pas être supprimés.Au cours de nos analyses, nous avons suivi à peu près la même mé' thode, sauf que nous avons filtré le précipité et que nous avons ensuite neutralisé la solution.Nous avons constaté qu\u2019une précipitation n\u2019était pas suffisante, et que, pour que tout le zinc passe en solution, il fallait en faire deux.Comme cette méthode est assez longue, nous en avons adopté une autre qui consiste à transformer le zinc en nitrate après avoir attaqué le minerai à l\u2019eau régale et au KCIO3 ; de cette façon, lorsque l\u2019on ajoute l\u2019ammoniaque, le fer est précipité en grande partie sous forme d\u2019oxyde, et il n\u2019y a plus besoin de faire deux précipitations.Les résultats obtenus jusqu\u2019à présent par ces deux méthodes sont excellents et concordent bien avec ceux trouvés par les méthodes chimiques ordinaires (cf.Tab.1).Tab.1.Comparaison des résultats obtenus par les méthodes chimique POLAROGRA PHIQUE\tDANS L\u2019ANALYSE DE MINERAIS\t\tDE ZINC Minerai\t\tPourcentage de zinc\t \tChimie\tPolarographie Une prec.\tDeux prec.\t 1\t1.64\t1.45\t1.65 2\t0 55\t0.51\t0.57 3\t1.63\t1.25\t1.53 4\t2.62\t\u2014\t2.58 5\t2.67\t\u2014\t2.53 6\t0.63\t\u2014\t0.59 7\t2.62\t\u2014\t2.52 8\t3.58\t\u2014\t3.58 La précision de nos résultats est de 1.7 p.c., comparée à 2.2 p.c.pour la chimie.Toutefois plusieurs éléments, dont le manganèse, peuvent inter' férer lors de la détermination du zinc par voie chimique. 96\tANNALES DE L\u2019ACFAS Bibliographie : Champa et Wallach, Anal.Chem., 22 : 727- 1950.\u2014 Heyrovsky et Berezicky, Collection Czechoslov.Chem.Commun., 1 : 19.1929.\u2014 Kemula et Michalski, Collection Czechoslov.Chem.Commun.5 : 436.1933.\u2014 Kraus et Novae, Collection Czechoslov.Chem.Commun., 10 ; 534.1938.\u2014 Schulman, Battey et Jelatis, Rev.Sci.In8tr., 18 : 226.1947.\u2014 Stackelberg, etc., Forschungsberichte Tech.Mitt.Krupp, Essen., 2 : 59.1939.\u2014 Verdier, Collection Czechoslov.Chem.Commun., 11 : 238.1939.3.\u2014 Étude chimique des tourbes du Québec.IV.Composition de la tourbière de Lanoraie.V.Extraction de cires de tourbe.\u2014 C.-E.Brunette, D.Spence et H.Girard, Ministère des Mines, Québec, et J.Risi, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.IV.Composition de la tourbière de Lanoraie L\u2019étude chimique des tourbes du Québec, instituée il y a quatre ans par le Ministère des Mines de la Province de Québec, a été étendue à la tourbière de Lanoraie.Celle-ci est située près de la gare de Lanoraie du Canadien Pacifique et elle s\u2019étend en direction nord-est/sud-ouest sur la frontière entre les comtés de Berthier et de Joliette.Elle couvre une superficie de 5,200 acres, dont 3,000 acres avec une profondeur de 5 à 10 pieds, et 250 acres seulement avec une profondeur de plus de 10 pieds.Ce n\u2019est pas une tourbière profonde.Au point de vue de l\u2019origine botanique, c\u2019est une tourbe de laiches, de joncs et de roseaux.Comme on ne trouve à la surface que peu de sphaignes, fortement entremêlées de carex et de plantes aquatiques, cette tourbière ne se prête pas à l\u2019exploitation de la tourbe de mousse pour fins agricoles.La tourbe est plutôt foncée, assez bien humifiée, généralement sans structure fibreuse.Son pH, déterminé sur place , varie entre 4.8 à la surface et 5.6 à une profondeur de 8 pieds.Le fond de la tourbière est constitué de sable légèrement entremêlé d\u2019argile.En raison de ces caractéristiques : absence de structure fibreuse et faible capacité d\u2019absorption pour les liquides, l\u2019intérêt potentiel de cette tourbe réside donc surtout dans son utilisation comme source de matières premières pour l\u2019industrie chimique, d\u2019autant plus que la tourbière contient une réserve de 3f^ millions de tonnes de tourbe sèche, située à une faible distance de la métropole industrielle du pays.L\u2019étude plus détaillée de sa composition chimique était donc justifiée.Plus de 220 déterminations majeures ont été effectuées sur 17 échantillons prélevés dans cette tourbière au cours de l\u2019été 1950.On a appliqué exclusivement une modification du procédé analytique de S.-W.Souci dont ANNALES DE L\u2019ACFAS 97 une description sommaire a été donnée dans les Annales de /\u2019 ACF AS, 17 : 84, 1951.Sans reproduire ici toutes les données analytiques et les interprétations qui en découlent, la figure 1 résume, à titre d\u2019exemple, les relations entre la profondeur et la composition chimique pour les échantillons prélevés à tous les pieds de la station de sondage No 2 (échantillons Ri 5078- Ri 5084).On constate que la stratification de cette tourbière est plutôt irré' gulière et que la matière organique est souvent entrecoupée de poches riches en substances minérales.Il est donc assez difficile de tirer des corn elusions nettes sur les rapports entre la composition et la profondeur, mais il est permis de dégager les tendances suivantes.En général, les bitumes et î Birunts l 5UBST.SOL.OMIS LtAU CHAUDE 3\tHEMICELLULOSES 4\tAUTRES SUB S T.SOL BANS MOW 5\tCELLULOSE S AUTRES SUBST.SOLDAMS HtSOtAOl T SUBSTANCES H UNIQUES B LIGNINE 9 CENDRES MSOL.DANS H»SO»êO* to CENDRES TOTALES if POURCENTAGE 45 f Fig.1.Composition de la tourbière à différentes profondeurs.la cellulose diminuent en fonction de la profondeur, tandis que la teneur en substances humiques augmente plutôt.Les substances solubles dans l'eau chaude n\u2019accusent pas de variation considérable.L'allure des courbes n\u2019est pas régulière pour les hémicelluloses, les substances solubles dans l'acide chlorhydrique à 2 p.c.(sauf les hémicelluloses), les substances sck lubies dans l\u2019acide sulfurique à 80 p.c.(sauf la cellulose) et les cendres fiv solubles dans l\u2019acide sulfurique à 80 p.c.Cette tourbière doit être considérée 98 ANNALES DE L\u2019ACFAS comme assez vieille, en raison de la teneur plùtôt faible en lignine (7 p.c.en moyenne) et forte en substances humiques (48.5 p.c.en moyenne).Les moyennes indiquées dans le tableau 1 pourront servir de base pour le calcul du rendement potentiel, dans l\u2019éventualité d\u2019une utilisation industrielle par des procédés de fractionnement chimique.Parmi les plus importantes substances ou groupes de substances à intérêt potentiel men-tionnons en particulier : des cires, résines et pectines, des sucres simples et des alcools, les acides fulvinique et humolignique, ainsi que les complexes lignique et humique.Tab.1.Tourbière de Lanoraie.Teneurs minimum, maximum et moyenne EN DIVERS INGRÉDIENTS CHIMIQUES ÉCHANTILJ.ON8 SÉCHÉS Minimum\tMaximum\tMoyenne Ingrédients\tNo.de l\u2019échantillon\t%\tNo.de l'échantillon\t\t%\tNombre d\u2019échant.\t%\t Bitumes Subst.sol.dans\tRi 5083\t2.39\tRi 5089\t9\t.59\t17\t5\t.S2 l\u2019eau chaude\tRi 5083\t3.51\tRi 5087\t6\t.21\t17\t4\t73 Hémicelluloses Autres subst.sol.dans\tRi 5085\t3.81\tRi 5079\t10\t.49\t17\t7.\t.19 HCl 2%\tRi 5085\t5.91\tRi 5076\t13\t.47\t17\t9\t.85 Cellulose Autres subst.sol.dans\tRi 5076\t2.95\tRi 5078\t6\t.05\t17\t4\t.58 H2S04 80%\tRi 5085\t3 79\tR i 5093\t8.\t71\t17\t6.\t42 Subst.humiques\tRi 5074\t35 70\tRi 5081\t55.\t60\t17\t48.\t54 Lignine Cendres insol.dans\tRi 5093\t2.45\tRi 5075\t15.\t28\t17\t7.\t01 H2S04 80%\tRi 5082\t0.54\tRi 5083\t19\t83\t17\t5.\t89 Cendres totales\tRi 5082\t3.49\tRi 5083\t24\t27\t17\t9.\t54 V.Extraction de cires de tourbes On a fait plusieurs extractions semi-industrielles de bitumes de tourbe avec divers mélanges de solvants.Dans un cas, l\u2019extraction a été faite par un mélange de benzène-alcool 90 : 10, siphonné 15 fois dans l\u2019extracteur continu.Le résidu obtenu après la récupération des solvants formait le bitume brut, très dur, d\u2019apparence cireuse et de couleur noire, avec un rendement de 19 p.c.Une deuxième extraction fut faite avec un mélange de benzène-alcool 99 : 1, siphonné 12 fois.Le bitume brut obtenu avec un rendement de ANNALES DE L\u2019ACFAS 99 13.2 p.ç.était franchement cireux, très dur, de couleur foncée mais d\u2019ap-parence prometteuse en ce qui concerne la possibilité de raffinage.D\u2019autres extractions continues ont été faites avec un mélange azéo-tropique de benzène-alcool (65 : 35).Tous les bitumes bruts ainsi obtenus ont été soumis à divers traite-ments de raffinage, d\u2019oxydation et de blanchissage, dans le but d\u2019améliorer l\u2019aspect et les propriétés physico-chimiques de la cire de tourbe.On a employé à cet effet l\u2019acide chromique en milieu sulfurique à diverses tempé-ratures, le peroxyde d hydrogène et le chlorite de sodium.Une méthode de blanchissage par l\u2019acide chromique en trois phases, telle qu\u2019employée dans 1 industrie allemande de la cire Montane, a donné les meilleurs résul-tats dans tous les cas étudiés.C\u2019est le bitume brut extrait avec le mélange benzène-alcool 99 : 1 qui était le plus facile à raffiner par l\u2019acide chromique ; la cire obtenue avec un rendement de 75 p.c.était dure et d\u2019une belle couleur jaune-brun pâle.Dans tous les cas précédemment décrits, même avec les cires de couleur pâle, on avait remarqué que la couleur s\u2019intensifiait rapidement et fortement au cours de la fusion de la cire raffinée à l\u2019étuve pour fin de moulage.Un ingrédient non défini de la cire, particulièrement vulnérable a la chaleur, devait être la cause de ce phénomène désagréable.Les travaux antérieurs de Sundgrén (Finlande) laissaient supposer que la présence d\u2019une fraction de cires polymères en était la cause.On a donc procédé à la séparation des polymères et des résines avant de faire le raffinage oxydant de la cire, en traitant le bitume brut par l\u2019alcool bouillant.Les cires polymères y sont insolubles et on les enlève par filtration.La solution alcoolique est ensuite refroidie à -10° C.et on filtre de nouveau, les résine-demeurant solubles, tandis que les vraies cires, solubles à chaud, précis pitent à froid.Appliqué sur un bitume brut extrait par le mélange benzène-alcool 90 : 10, cette méthode de fractionnement a permis de séparer 17 p.c.de cires polymères insolubles, 39 p.c.de résines solubles à froid et 44 p.c.de vraies cires.Ces dernières, par oxydation à l\u2019acide chromique donnaient ensuite une belle cire jaune-brun pâle, très dure et de bonne apparence au point de vue commercial.Le travail se continue dans le but d\u2019améliorer les méthodes d\u2019extraction et de raffinage, ainsi que pour établir la valeur comparative des cires de tourbe telle que définie par les indices habituellement déterminés sur les cires végétales et animales.Les résultats jusqu\u2019ici obtenus indiquent que les cires raffinées de tourbe pourront avantageusement se substituer à la cire Carnauba sur le marché mondial.Au prix de $0.50 la livre et avec un rendement moyen de 10 p.c.seule l\u2019extraction des cires donnerait à la tourbe 100 ANNALES DE L\u2019ACFAS sèche une valeur initiale de $100.00 par tonne, sans parler de la valeur des autres ingrédients qu\u2019il est possible d\u2019en obtenir.Section V : Entomologie 1.\u2014 Additions à la faune orthoptérologique de la province de Québec ou du Canada 1 \u2014 J.R.Beaudry, Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.Au cours des deux dernières saisons estivales, nous avons capturé de nombreux Orthoptères dans la région de Montréal pour les besoins des recherches cytogénétiques que nous poursuivons à l\u2019Institut de Biologie générale et de Zoologie de l\u2019Université de Montréal.Certaines des espèces ainsi rencontrées doivent être ajoutées à la liste des Orthoptères de la province de Québec publiée par Chagnon (2).Le Psinidia fenestralis (Serville), espèce capturée à Berthier, Qué.(J.-R.Beaudry et A.Robert, 4-VIII-51) sur des dunes de sable partiel' lement stabilisées par Y Ammophila breviligulata Fernald, est une addition à la faune du Canada.La région basilaire de l\u2019aile de l\u2019unique individu cap' turé (mâle) est orangée, mais la couleur de cette région varie dans l\u2019espèce du blanc jaunâtre au rouge foncé en passant par les teintes intermédiaires entre ces extrêmes.La carène du pronotum de cet insecte est entrecoupée par deux sillons transversaux très nets, caractère qui le rattache à la tribu des Trimerotropi (sous'famille des Oedipodinae), tribu dont le seul repré' sentant connu jusqu\u2019à présent, dans la province de Québec, était le Cir' cotettix verruculatus (Kirby).L\u2019aire de distribution du P.fenestralis aux EtatS'Unis, couvre presque toute la moitié orientale de ce pays et s\u2019étend jusque dans l\u2019état du Minne' sota, à l\u2019ouest, et dans l\u2019état du Maine, à l\u2019est (l).Il était à prévoir que cette espèce serait tôt ou tard rencontrée dans la province de Québec, région qui s\u2019avance dans cette aire de distribution.Le Spharagemon collare wyomingianum (Thomas) a été capturé en grand nombre sur les terrains sablonneux de plusieurs localités : Montréal, Qué.(J.'R.Beaudry, VIII-51) ; Saint'Thomas de Joliette, Qué.(J.'R.Beaudry et O.Fournier, 14-VIII-51) ; Berthier, Qué.(J.'R.Beaudry et A.Robert, 4-VIII-51) ; BoisTilion, Qué.(J.'R.Beaudry, 11\u2014VIII-51) ; La Trappe, Qué.(J.'R.Beaudry, 19-VIIU51) ; Lachute, Qué.1.Travail partiellement subventionné par le Conseil National des Recherches du Canada. ANNALES DE L\u2019ACFAS\t101 (J.-R.Beaudry et R.Marion, 25-VIII-51).Bien que la présence de cette sous-espèce ait été signalée en Ontario depuis le début du siècle (5), les publications concernant la faune orthoptérologique de la province de Québec, que nous avons consultées, ne citent pas la province de Québec comme partie intégrante de l\u2019aire de distribution de cet insecte.Sa grande abondance dans toutes les localités mentionnées plus haut nous incline d\u2019abord à penser qu\u2019il ne s\u2019agit là que d\u2019une omission.D\u2019autres indices, cependant, suggèrent une autre interprétation.En Ontario, l\u2019aire de distribution de cet insecte s\u2019étend présentement, au nord, jusqu\u2019au lac Simcoe, soit à environ un degré de latitude au sud de Montréal, mais au début du siècle le S.collate wyomingianum n\u2019était signalé que dans le district du lac Ériéi De plus, la collection d\u2019Orthoptères de l\u2019Université de Montréal, qui compte pourtant de nombreux représentants de toutes les espèces communément rencontrées dans les limites de la province de Québec, ne comprenait aucune capture québécoise de cet insecte avant l\u2019acquisition des spécimens mentionnés plus haut.Ces faits indiquent que le S.collate wyomingianum est probablement une introduction récente dans la province de Québec, introduction qui se répandrait très rapidement.Le Scudderia septentrionale (Serville) a été capturé à Lachute (J.-R.Beaudry et R.Marion, 25-VIII-51) (2 femelles).Blatchley (1) mentionne que l\u2019espèce n\u2019existe pas au Canada.Depuis la publication de l\u2019ouvrage de Blatchley, il est possible qu\u2019elle ait été capturée à Guelph, Ont., mais les circonstances qui entourent cette capture ne permettent pas d\u2019être affirmatif à son sujet (4).La présence de cette espèce dans le Canada oriental n\u2019a rien de surprenant puisque, comme le Psinidia fenestralis, elle fut déjà capturée dans plusieurs états américains limitrophes, allant de l\u2019état du Wisconsin jusqu\u2019à celui du Maine.Le Scudderia curvicauda (De Geer) a été capturé à Lachute (J.-R.Beaudry et R.Marion, 25-VIII-51) et VOrchelimum gladiator Brunner à Lanoraie (J.-R.Beaudry et J.-J.Cartier, 15-IX-51), Bois-Filion (J.-R.Beaudry, ll-VIII-51), et Lachute (J.-R.Beaudry et R.Marion, 25-VIII-51).Ces deux insectes, dont la présence dans les limites de la province de Québec a déjà été signalée (6, 1, 3), doivent être ajoutés à la liste de Chagnon (2).L\u2019auteur remercie M.F.A.Urquhart, Directeur du Royal Ontario Museum of Zoology, qui a gracieusement accepté de vérifier l\u2019identité de certains des spécimens mentionnés.Bibliographie : (l) Blatchley, W.S.Orthoptera of North Eastern America.Nature Publ.Co.Indianapolis.1920.\u2014 (2) Chagnon, G.Contribution à l\u2019étude des Orthoptères et des Oermaptères du Québec.Contrib.Inst.Biol.Univ.Montréal, No 14.68 pp.1944.\u2014 (3) 102\tANNALES DE L\u2019ACFAS Morse, A.P.Manual of the Orthoptera of New England.Proc.Boston Soc.Nat.Hist.35 : 197-556.1920.\u2014 (4) Urquhart, F.A.Notes on the Ontario species of Scudderia (Or-thoptera, Eusifera).Can.Field-Nat.54 : 102-104.1940.\u2014 (5) Walker, E.M.A preliminary list of Acrididae of Ontario.Can.Ent.34 : 251-258.1902.\u2014 (6) Idem.Orthoptera and Odonata from Algonquin Park.Thirty-sixth Ann.Rep.Ent.Soc.Ontario : 64-70.1905.2* Contribution à l\u2019étude du comportement du Neoclytus acuminatus (Fab.) et de son parasite, l\u2019Hel-conidea ligator (Say).\u2014 Fr.Adrien Robert, c.s.v., Institut de Biologie générale et de Zoologie, Université de Montréal.Depuis plusieurs années déjà, nous étudions les insectes de l\u2019orme, en particulier ceux qui se développent dans les écorces, en vue de connaître les modes de vie de chacun, les relations qui existent entre eux et le rôle possible qu\u2019ils peuvent jouer dans la propagation de la maladie des ormes.La grande famille des Cerambycidés compte plusieurs représentants dans les écorces des ormes ; les uns semblent spécifiques comme le Saperda tridentata (Oliv.), le Physocnemum brevilineum (Say) ; d\u2019autres se développent dans l\u2019orme, mais peuvent également envahir plusieurs autres essences.Dans ce second groupe il faut ranger le A[eoclytus acuminatus (Fab.) et 1 Astylopsis macula (Say).Il ne sera question ici que du A[eoclytus acumv natus.Le 7Neoclytus est un insecte connu depuis longtemps dans notre pro' vince et aux États-Unis.Cependant, pas plus aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, cet insecte ne semble avoir ete observe de façon suivie.Les seuls renseignements que 1 on trouve ont trait aux essences qu\u2019il fréquente.Les notes éparses publiées sur cet insecte tendent à montrer que ce J\\[eoclytus n a pas de plante-hôte privilégiée.Felt (2) a déjà donné un résumé de ses habitats variés et plutôt insolites.Indifféremment, il s\u2019attaque au caryer ou au robinier, au poirier ou à la vigne, à l\u2019orme ou au tulipier (LiriO' dendron tulipifera).Ajoutons que nous l\u2019avons observé également sur le noyer (Juglans cinerea) et le hêtre (Fagus grandifolia).Craighead (l) fournit un inventaire complet des plantes-hôtes de cet insecte, environ vingt-cinq.Vraiment, on pourrait presque qualifier cet insecte d\u2019omnivore s\u2019il se rencontrait dans les conifères.Au cours de nos recherches sur les insectes de l\u2019orme, un petit nombre seulement d échantillons (moins de 10 p.c.) nous ont fourni ce longicorne intéressant ; c est dire qu il est loin d\u2019être un hôte constant de Forme.Les parties choisies sont le plus souvent les branches de faible calibre.Cependant, plusieurs exemplaires furent obtenus de fûts mesurant 25 cm.et plus de diamètre. ANNALES DE L\u2019ACFAS 103 Dans notre province, c\u2019est vers la mi-juin qu\u2019apparaissent les premiers adultes et le nombre de sorties va s\u2019égrenant jusqu\u2019à la mi-juillet.La dis-section de femelles, le jour même de leur essaimage, montre déjà une quantité considérable d\u2019œufs (près de 30) dont la phase de croissance est terminée et par conséquent n\u2019attendent plus que la fécondation pour être aptes à poursuivre leur développement.Les T^leoclytus, gardés en captivité à partir de leur essaimage, montrent tout d\u2019abord une tendance au rapprochement sexuel qui semble toujours s\u2019effectuer durant les quelques heures qui suivent.Les femelles peuvent donc dès leur sortie de l\u2019écorce, probablement le jour même ou le lendemain, déposer plusieurs de leurs œufs.Ces derniers sont insérés dans les fissures de l\u2019écorce ou sous les lambeaux lâchement reliés aux parties sous-jacentes.Les femelles ne se mettent aucunement en peine de les protéger davantage.Malgré cela, il ne semble pas qu\u2019ils soient parasités par les Hyménoptères.A la température du début de juillet, les larves apparaissent vers le septième jour et se mettent aussitôt à brouter dans les couches intérieures de l\u2019écorce.Leur point d\u2019entrée est toujours perpendiculaire à la surface externe ; arrivées au cambium, elles se dirigent perpendiculairement aux fibres du bois.A trois millimètres environ du point d\u2019entrée, la larve subit sa première mue.Elle s\u2019avance ainsi en évidant un couloir proportionné à sa taille, laissant derrière elle un long cordon de fins granules (excreta larvaires) tassés à l\u2019extrême, et de place en place les débris de la mue.Si, dès le début, la galerie larvaire est presque toujours transverse aux fibres du bois, elle s'oriente par la suite dans le sens de ces fibres, surtout au cours du mois d\u2019août, au moment où la larve a atteint un certain embonpoint.Elle entame non seulement l\u2019écorce, mais également une partie de l\u2019aubier.Durant septembre ou octobre, la larve s\u2019enfonce de 2 à 3 mm.à l\u2019intérieur de l\u2019aubier, mais sur une distance de 20 à 30 mm.seulement.Cette région de la galerie larvaire, creusée dans le bois, devient sa loge d\u2019hi-vernement.Craighead (1) attribue à cette espèce les mœurs du J^eoclytus caprea (Say) qui creuse de très nombreux couloirs au sein de l\u2019aubier et dans la partie externe du bois.Nos observations, comme on vient de le voir, indiquent que cette espèce pénètre à peine dans le bois.Le même auteur place la nymphose à l\u2019automne pour tous les insectes de ce genre.Sur notre territoire le T^eoclytus acuminatus agit différemment.La nymphose n\u2019a lieu qu\u2019au printemps et l\u2019adulte pourvoit à l\u2019achèvement du forage de l\u2019orifice de sortie.Le diamètre de cet orifice est très variable et est proportionné à la taille de l\u2019individu.Il oscille entre 1.5 et 3 mm. 104 ANNALES DE L\u2019ACFAS Les J\\[eoclytus après leur sortie de l\u2019écorce de l\u2019orme ne cherchent nul' lement à s\u2019alimenter sur le feuillage de cette essence.Cependant, placés sur des bûchettes d\u2019ormes, ils triturent volontiers l\u2019écorce externe et seim blent s\u2019en nourrir avidement.Par l\u2019observation des excreta ou encore la dissection d\u2019individus depuis quelques jours au contact de l\u2019écorce, il est facile de se rendre compte de ce fait.Pourvu ainsi d\u2019écorce d\u2019orme, le Tvfco' clytus vit de 15 à 20 jours après son essaimage.Le développement larvaire s\u2019effectue souvent en une seule année.Trois échantillons qui ont fourni chacun de 15 à 20 adultes ont laissé sortir la première année environ 85 p.c.des individus ; les autres ont mis deux ans à compléter leur cycle.Ceux qui requièrent plus d\u2019une année n\u2019arrivent au stade adulte que l\u2019année suivante, c\u2019est'à'dire après 24 mois de vie larvaire.Dans ce cas, le creusage de la cellule d\u2019hivernement, à la seconde année, débute parfois très tôt (début d\u2019août).Ces retards dans le dévelop' pement doivent être attribués principalement aux conditions défavorables dans lesquelles les larves doivent évoluer : dessèchement trop prononcé de l\u2019écorce ou densité trop grande des populations d\u2019insectes.Ils peuvent être causés également par une ponte tardive des générateurs de l\u2019année précé' dente.Le parasite du J^eoclytus acuminatus : L Helconidea ligator (Say).Des échantillons où nous avons rencontré le Neoclytus, presque tou' jours nous avons obtenu l\u2019Ichneumonidé Helconidea ligator (Say).Mais les saperdes de l\u2019orme se trouvant presque toujours associées au J^leoclytus, il devenait difficile de découvrir quel insecte l'Helconidea recherchait prin' cipalement.Le fractionnement des échantillons et la mise à découvert des cellules d\u2019hivernement de ces deux insectes ont permis de retracer les cocons de l'Helconidea dans les seules galeries du Njeoclytus.La dissection de plusieurs dizaines de larves a confirmé le premier diagnostic et permis de caractériser quelques'uns des premiers stades de cet Hyménoptère.Nous n\u2019avons pu vérifier le moment précis auquel la larve de YHelco' nidca quitte la larveffiote.Toutefois, comme le cocon est toujours construit dans la cellule d\u2019hivernement, il est bien possible que le dernier stade du parasite n\u2019ait lieu qu\u2019au printemps, au moment où l\u2019hôte accentue son méta' bolisme pour boucler son cycle biologique.Le pourcentage de J^eoclytus détruits par cet Hyménoptère voisine les 30 p.c.La période d\u2019apparition de l'Helconidea coïncide presque avec ANNALES DE L\u2019ACFAS\t105 celle de l\u2019hôte ; elle varie donc assez peu d\u2019une année à l\u2019autre et s\u2019étend de la mi-juin à la mi-juillet.Bibliographie : (1) Craighead, F.C.North American Cerambycid Larvae.Can.Dept.Agr., Tech.Bul (n.s.) 27- 1923.\u2014 (2) Felt, E.P.Insects affecting Park and Woodland Trees.New York State Museum, Memoir 8.1905.Section VI : Géologie et Minéralogie 1.\u2014 Fossiles d\u2019âge champlainien de la région des Sept-Iles, côte nord du Saint-Laurent.\u2014Camille Laverdière, Institut de Géographie, Université de Montréal.Le matériel sédimentaire de la mer Champlain n\u2019occupe qu'une mince façade en bordure du Saint-Laurent, estuaire et golfe, sur ce tronçon de la Côte-Nord qui de Tadoussac se termine à Matamek, soit plus de 240 milles de trait de côte (4, 8).Faessler a fait énormément pour la géologie de ce liséré littoral étudié presque exclusivement par lui : néanmoins, chaque secteur parcouru ne révélait toujours que quelques rares fossiles marins : c\u2019est tour à tour Macoma bakhica (1, 2, 7), Leda sp.et Macoma sp.(3, 5), Mya truncata (6) et finalement des « restes d\u2019ossements de baleines » (7).D\u2019autre part, si les stations sont très peu nombreuses, il faut s\u2019en remettre au peu d\u2019alluvions marines qui percent les assises surincombantes, vaste couverture sablonneuse de provenance fluvio-deltaïque.Le territoire prospecté au point de vue pédologique, s\u2019étendant des rivière Brochu à Matamek, se situe à l\u2019intérieur des régions cartographiées par Faessler (7,9) et Greig (10).Nous avons vu que celui-là seul mentionne la découverte de coquillages fossilisés ; mais déjà en 1870, Richardson (12) faisait de telles rencontres, sans nous renseigner davantage cependant.Kindle (11) n\u2019apporte sur les niveaux de terrasses que des observations fort incomplètes.Quant à nos divers cheminements au cours de la saison estivale de 1951, ils nous mirent en présence de deux localités fossilifères : l\u2019une au fond de la baie des Sept-Iles, l\u2019autre sur les berges de la rivière Moisie.Localité I Une récente coulée d\u2019argile se produisait sur le lot 22, rang I, canton Arnaud, comté de Saguenay.Tout un pan d\u2019une terrasse d\u2019érosion entaillée à la base du talus par les eaux de la rivière Clet (ou Elf) s\u2019effondra.Quatorze fossiles différents furent collectionnés sur cet éboulis, dont le matériel flua sur une distance de 1,000 pieds pour s\u2019épancher jusque dans les eaux de la baie des Sept-Iles.Les espèces suivantes furent récoltées : 106\tANNALES DE L\u2019ACFAS Astarte arctica Gray Buccinum undatum Linné Cardium ciliatum Fabricius Cylichna alba Brown Macoma calcarea Gmelin Mya arenaria Linné 7\\[atica clausa Broderip et Sowerby 7'{eptunea decemcostata Say J^ucula tenuis Montagu Pecten islandicus Müller Serripes groenlandicus Bruguiere Spissula solidissima Dillwyn Toldia arctica Gray Toldia myalis Couthouy Les flancs quasi verticaux de l\u2019amphithéâtre béant, d\u2019une hauteur de 50 pieds, offrent un étagement de lits sub-horizontaux ou hoÆzontaux.Les premières assises sont d\u2019argile marine que surmontent quelques pieds de sable de même origine.Reposant en concordance stratigraphique sur ces faciès, un matériel sablonneux fluvio-deltaïque, d\u2019une profondeur de 20 pieds, laisse voir à sa partie superficielle, qui est le siège des activités pédogéniques, un podzol avec zone alluviale fortement indurée.L\u2019altitude de cette surface au-dessus du niveau de la mer se tient à environ 75 pieds.Localité II Le second emplacement fossilifère se trouve dans le même comté, canton Letellier, sur la rive droite de la Moisie.Les eaux de la rivière, à cet endroit, communiquent de plain-pied avec celles du golfe Saint-Laurent.On y accède par une route se terminant en cul-de-sac et par l\u2019escalier qui mène sur les bords de la rivière, là où se trouve l\u2019embarcadère pour le club de pêche Adams, sur la rive opposée.Les berges du cours d\u2019eau se haussent à plus de 100 pieds ; le quart supérieur est un sable deltaïque déposé en eau douce, le reste sous-jacent renferme les quelques coquilles ramassées.Dans l\u2019argile ébouleuse, nous n\u2019avons pu obtenir que : Cardium ciliatum Fabricius\tM acoma calcarea Gmelin Macoma balthica Linné\tMytilus edulis Linné Ainsi, la faune champlainienne des Sept-Iles, et de cette partie précitée de la Côte-Nord, s\u2019enrichit de plusieurs spécimens nouveaux.Nous remercions M.Aurèle La Rocque, du Département de Géologie, Ohio State University, pour l\u2019identification des coquillages.Bibliographie : (1) Faessler, Cari.Exploration géologique de la Côte Nord, Tadoussac à Escoumains.Rapp.ann.Serv.Mines Que.pour l'année 1929, partie D, pp.88-106, 1 carte (no 101).1930.\u2014 (2) Faessler, Cari.Exploration géologique de la Côte Nord, Escoumains à Forestville.Rapp.ann.Serv.Mines Qué.pour l\u2019année 1930, partie B, pp.101-125, 3 fig., 1 carte (no 110).1931.\u2014 (3) Faessler, Cari.Exploration géologique de la Côte Nord, de Forestville à Betsiamites.Rapp.ann.Serv.Mines Qué.pour l\u2019année 1931, partie C, pp. ANNALES DE L\u2019ACFAS 107 17-42, 2 fig., 1 carte (no 188).1932.\u2014 (4) Faessler, Cari.La Côte Nord ; ses paysages, sa population, ses pierres.Nat.can., 59 (4) : 81-107, 2 fig., 2 phot.1932.\u2014 (5) Faessler, Carl.Exploration géologique de la Côte Nord, Betsiamites (Bersimis) à Manicouagan.Rapp.ann.Serv.Mines Que.pour l\u2019année 1932, partie D, pp.119-154, 2 fig., 3 pi.phot, hors-texte, 1 carte en pochette (no 232).1933.\u2014 (6) Faessler, Cari.Exploration géologique sur la Côte Nord, de Manicouagan à Godbout.Rapp.ann.Serv.Mines Qué.pour l'année 1933, partie D, pp.169-186,1 fig., 2 pi.phot, hors-texte, 1 carte en pochette (no 302).1934.\u2014 (7) Faessler, Cari.Région de Sept-Iles, Côte Nord du St-Laurent, comté de Saguenay.Qué., Div.de la Carte géol., R.G.no 11, 28 p., 4 pi.phot, hors-texte, 1 carte en pochette (no 503).1942.\u2014 (8) Faessler, Cari.La Côte Nord du Saint-Laurent, de Bersimis à Matamec.Nat.can., 69 (2-3) : 39-71, 4 fig., 11 phot.1942.\u2014 (9) Faessler, Cari.Région de Moisie, comté de Saguenay.Qué., Div.de la Carte géol., R.G.no 21, 16 p., 1 pi.phot, hors-texte, 1 carte en pochette (no 600).1945.\u2014 (10) Greig, W.W.Région du lac Matamec, comté de Saguenay.Qué., Div.de la Carte géol., R.G.no 22, 31 p., 1 fig., 6 pi.phot, hors-texte, 1 carte en pochette ( no 602).1945.\u2014 (11) Kindle, E.M.Notes on Post-Glacial Terraces on the Eastern and Western Shores of the Gulf of St.Lawrence.Can.Field-Nat., 36 (6) : 111-113.1922.\u2014 (12) Richardson, James, Com.géol.du Canada, Rapp, des Op.de 1866 à 69 : 337~344.187L 2.\u2014 La gabbroïsation.\u2014 F.Fitz Osborne, Université Laval.Gabbroïsation et granitisation Depuis dix ans, les discussions ont repris sur l\u2019origine des granites.Plusieurs savants croient que les granites se forment par modification de roches préexistantes plutôt que par cristallisation d\u2019un magma de compo' sition granitique.Le terme granitisation désigne maintenant soit l\u2019introduc' tion dans une roche de matières permettant le développement de quartz et de feldspath, soit le développement de ces mêmes minéraux dans une roche sans apport de l\u2019extérieur.Tout en admettant que certains gneiss granitiques aient pu se former de l\u2019une ou l\u2019autre de ces deux façons, les pétrographes d\u2019Amérique, pour la plupart, croient ces mécanismes inaptes à constituer de grands massifs de granite.Le terme gabbroïsation désigne le développement de minéraux ma-fiques dans des conditions semblables à celles imaginées pour la formation des minéraux felsiques pendant la granitisation.Les principaux minéraux mafiques pyrogènes sont l\u2019olivine, le pyroxène, la hornblende et la biotite, auxquels il faut ajouter les minerais de fer tels que la magnétite et l\u2019ilmé' nite.A certains endroits, le développement de minéraux ferromagnésiens dans des roches déjà formées- ne fait pas de doute ; et ces roches sont décrites en des termes impliquant un certain métamorphisme.Dans beau-coup de cas moins évidents, les roches ont reçu des noms de roches ignées.Le défaut de reconnaître la néocristallisation de minéraux ferromagnésiens 108 ANNALES DE L\u2019ACFAS dans certaines roches conduit évidemment à des interprétations géologi' ques erronées.Parce que les roches gabbroïsées ressemblent à des roches ignées, il est bon de considérer la cristallisation des minéraux ferromagnésiens dans ces dernières.Selon la séquence classique de cristallisation déterminée empiriquement par Rosenbush, les minerais précèdent les minéraux ma' fiques auxquels font suite les minéraux felsiques.Toutefois, les propres observations de Rosenbush lui font remarquer pour le cas des feldspaths et des feldspathoïdés : « Die Mineralien dieser Gruppe môgen \u2018farblose Silikate\u2019 heissen obgleich sie auch manche intensiv gefarbte, wie Aegirin, Arfvedsonit, Riebeckit usw.umfassen ».(Rosenbusch-Osann, p.68).Bowen, en proposant sa fameuse série de réactions pour expliquer la cristallisation des roches sous^alcalines, a montré que les feldspaths d\u2019une part et la plupart des minéraux mafiques d\u2019autre part constituent deux branches indépendantes de la série de réactions.Dans la branche mafique, l\u2019ordre de cristallisation, avec température décroissante, est : olivine, pyroxène, hornblende, et biotite.La même séquence apparaît aussi dans la gabbroïsation quoique, comme dans les roches ignées ordinaires, cer' taines réactions puissent ne pas avoir lieu.Les descriptions qui suivent donnent des exemples de l\u2019introduction dans des roches de substances propres à constituer les minéraux mafiques de la série de réaction.L'olivine L\u2019olivine est relativement rare, car les roches sursaturées prédominent dans la croûte terrestre.De plus, un métamorphisme bénin détruit habb tuellement ce minéral.On reconnaît de l\u2019olivine de néoformation, associée à de l\u2019ilménite et de la magnétite, dans les roches du genre cumberlandite.Près du Saguenay, il y a, dans une anorthosite, des grumeaux d\u2019olivine semblant s\u2019être constitués après le broyage des feldspaths et des pyroxènes.A échelle plus réduite, on trouve dans la même anorthosite quelque peu laminée des cristaux d\u2019olivine non déformés.Wager et Brown (Geol.Mag.tome 88) ont décrit des structures coralliformes dans une harrisite de Rhum.Ils expliquent ces structures par la croissance vers le haut, dans un magma, de cristaux d\u2019olivine.Il s\u2019agit peut-être d\u2019olivine qui s\u2019est développée après la solidification de la roche.Près de Lydenburg, dans le Transvaal, un bouchon de dunite à horto' nolite recoupe des roches du complexe de Bushveld.D\u2019après les relations ANNALES DE L\u2019ACFAS\t109 des diverses roches entre elles, on croit que ce massif s\u2019est constitué par mé-tasomatisme.La haute teneur en fer de l\u2019olivine appuie cette interprétation.Les pyroxenes Les pyroxènes sont plus abondants que l\u2019olivine, et on rencontre beau-coup de roches contenant des pyroxènes de venue tardive.Le géologue canadien pense tout de suite aux pyroxénites métamorphiques de la sous-province de Grenville.Ces pyroxénites constituent par endroit des massifs assez grands pour qu\u2019on les représente séparément sur les cartes.La plupart résultent du métasomatisme de calcaires ; d\u2019autres, du remplacement de paragneiss, de quartzite, et de roches ignées.Certains de ces massifs ont la forme de filons et passeraient facilement pour des pyroxénites d'origine ignée.J\u2019ai décrit (Soc.Roy.du Can., 1949) une anorthosite granulitique, près de New-Glasgow, contenant de grands paquets d\u2019augite et d\u2019hyper-sthène.Ces pyroxènes sont en grands cristaux poeciloblastiques et renferment des débris de pyroxènes de première venue qui ont été égrenés en même temps que les feldspaths.A un endroit au nord de Hull, une pegmatite quelque peu laminée a été en partie remplacée par l\u2019augite a aegirine le long de ses plans de foliation.L\u2019ensemble est devenu un gneiss granitique.Les amphiboles Il se rencontre des roches à amphibole de même origine que les pyroxé-nites métamorphiques.Dans plusieurs cas l\u2019amphibole est la trémolite, mais généralement c\u2019est une hornblende verte.Ces roches ont la composition de hornblendites, mais à plusieurs endroits il est clair que l'amphibole a remplacé des éléments plus anciens.Pour certaines hornblendites décrites dans l'Abitibi, les relations géologiques suggèrent une origine métasomatique.On connaît des hornblendites alcalines, mais on peut raisonnablement douter que la plupart des hornblendites sous-alcalines soient vraiment d\u2019origine ignée.Shand a décrit (Geol.Soc.Am.tome 53) la hornblendisation considérable des roches ignées dans le complexe de Cortlandt.Ces roches contiennent des amphiboles de deux venues : les unes sont primaires, et les autres, en très grands cristaux, se sont formées après la solidification des roches magmatiques. 110 ANNALES DE L\u2019ACFAS Au Canada, on peut citer, comme exemple de hornblendisation, une aplite bréchoïde au nord de Hull.Cette aplite est traversée de filons, et remplacée partiellement par de l\u2019arfvedsonite.Il y a des raisons géologiques de croire que l\u2019amphibole est dérivée du même magma que l\u2019aplite.La biotite Les exemples bien connus de biotite métasomatique dérivée de mag' mas sont assez nombreux pour qu\u2019il n\u2019y ait pas lieu d\u2019en décrire ici.Genèse des minéraux manques Les exemples mentionnés d'dessus ont été pris au hasard.Il serait facile d\u2019en ajouter d\u2019autres en compulsant les publications scientifiques.Il est clair que, dans certains cas, les minéraux considérés habituellement comme pyrogènes peuvent se former autrement que par cristallisation d\u2019un magma.Dans les cas où une roche en remplace une autre de composition très différente, il faut admettre que des minéraux mafiques se sont formés par métasomatisme.Des substances ont été rajoutées, d\u2019autres ont été enlevées, et là où il existe des masses filonniennes et de véritables filons, les voies d\u2019accès et d'évacuation de ces substances sont faciles à repérer.L\u2019agent de transport, au moins dans les cas de métasomatisme non associés à l\u2019anor' thosite, est vraisemblablement une solution très aqueuse, et peut-être riche en C02.L\u2019abondance des carbonates secondaires dans les pyroxé' nites métamorphiques est sur ce point significative.La granitisation s\u2019accompagne, selon certaines hypothèses, d\u2019un front basique qui se propagerait vers l\u2019extérieur depuis les centres de granitisa' tion.Ce front basique serait constitué des éléments non requis pour la formation du granite.Personne n\u2019a expliqué clairement le mécanisme de formation du front basique qui, d\u2019ailleurs, est purement hypothétique.Pour certains, le front est fait d\u2019ions migrateurs ; pour d\u2019autres, il est constitué de solutions.La gabbroïsation n\u2019est probablement pas une manL festation d\u2019un front basique, car dans beaucoup de cas, elle se produit dans les roches granitiques mêmes que l\u2019on voudrait expliquer par granitisation.De plus, un front basique formé près de grandes masses de granite devrait produire des masses considérables de gabbro, tandis que la gabbroïsation, telle que conçue ici, est un phénomène de peu d\u2019envergure, explicable par des particularités de différenciation. Section VII : Philosophie 1.\u2014 La dualité de la matière selon la philosophie thomiste.\u2014 Clément Locas, p.s.s., Séminaire de Philosophie, Montréal.La thèse de l\u2019hylémorphisme d\u2019AiusTOTE ne jouit guère de beaucoup d\u2019autorité de nos jours auprès des chercheurs et même auprès de certains philosophes.Elle revient pourtant à l\u2019ordre du jour depuis quelques dé' cennies avec le progrès des découvertes scientifiques.M.Louis de Broglie, par exemple, nVt'il pas avancé que l\u2019hypothèse du dualisme « matière' lumière » admise jusqu\u2019ici, pourrait bien s\u2019avérer comme deux états d\u2019une même réalité.Si jamais cela se vérifie, la proposition philosophique de la dualité de la matière pourrait'elle encore se soutenir ?Les disciples de saint Thomas l\u2019affirment.Pour le comprendre, il faut placer le problème dans les cadres d\u2019une immense synthèse philosophique.On doit donc faire appel à des conclu' sions indéniables relevant de la métaphysique comme elle de l\u2019objectivité de l\u2019être et de la connaissance humaine, en précisant bien cette objectivité.La philosophie première prouve ces doctrines.Mais il convient encore, pour bien situer la question, de se mettre dans l\u2019angle de visualisation sous lequel l\u2019envisage le philosophe.L\u2019esprit humain commence par appréhender les choses concrètes con' fusément et les distingue graduellement.A ce moment, le chercheur offre une précieuse assistance au philosophe en indiquant les contours et les pro' jections de l\u2019objet dans l\u2019espace.Ils vont cependant se quitter, ou plutôt l\u2019homme du chercheur va désirer accompagner le philosophe pour découvrir les arcanes profonds de la réalité fuyante.Cette chose qui attire leur eu' riosité, quelle est'elle ?Le philosophe fera porter son attention sur ce qui apparaît comme le plus vague pour y déceler, non pas des aspects mesurés, mais ce qui fait que ce phénomène est ce qu\u2019il est dans l\u2019intime de son être.C\u2019est le mouvement sensible qui retiendra sa pensée.L\u2019évidence nous force à admettre qu\u2019il y en a.Si l\u2019on ne connaissait pas le mouvement, on ignorerait tout de la nature.Comment l\u2019expliquer ?Il se manifeste à nos sens et à notre esprit par une opposition entre deux termes : le point de départ et le point d\u2019arrivée, le non-blanc d\u2019avant et le blanc de maintenant s\u2019excluent l\u2019un l\u2019autre par leur détermination 112 ANNALES DE L\u2019ACFAS particulière.En tout mouvement, il y a donc nécessairement un tenue abandonné et un autre qui survient.Mais le mouvement manifeste aussi que ces termes opposés se sont succédé dans la continuité : en aucun moment rien n\u2019existait.Il faut alors un autre principe réel qui explique cette continuité.L\u2019existence ininter' rompue réclame un sujet quelconque permanent indifférent en soi à l\u2019un ou à l\u2019autre des termes opposés mais ne pouvant se passer de l\u2019un ou de l\u2019autre.A l'instant psychologique du mouvement, il se produit donc un chan' gement : une nouvelle réalité apparaît qui n\u2019est pourtant pas complète' ment autre puisqu\u2019il y reste quelque chose de ce qui existait auparavant et qui est autre quand même puisqu'elle se montre dans une nouvelle déter' mination d\u2019être.Tout changement implique donc simultanément un sujet réel récepteur qui perd le terme sous lequel il existait et qui était privé du terme qu\u2019il acquiert pour constituer la nouvelle réalité : il y faut donc un sujet réel, simple aptitude, et un terme réel.Affirmer que nous avons trouvé l\u2019explication dernière des choses, ce serait dire que le changement s\u2019explique par soimême et dès lors qu\u2019il est autre chose que luimême.Ce serait l\u2019anéantir.Ce fut la tentation de Parm énide.Sous le changement y a-t-il une chose qui change ?Il ne convient pas de procéder ici comme on le fait souvent en spéculant immédiatement sur un changement substantiel.Celui'ci n\u2019est pas si per' ceptible.Par raisonnement, on parviendra à montrer qu\u2019il est possible.Dire que les contrairfes manifestés dans un changement sont des propriétés de deux substances, c\u2019est supposer que l\u2019on connaît déjà celles'ci.La science parfaite refuse de s\u2019appuyer sur un postulat.En classant les changements constatés d\u2019après leurs termes distincts, on s\u2019aperçoit que les neuf catégories accidentelles d\u2019ARisTOTE, même la toute petite relation, sont susceptibles de changements.Si l\u2019action méta' physique échappe à cette loi générale, c\u2019est précisément parce que, for' mellement, elle n\u2019est pas de l\u2019ordre du mouvement sensible.Serait'il possible que le changement ne se produise qu\u2019à la surface de ces déterminations accidentelles ?Celles'ci apparaissent souvent simultanément multiples ; même lorsqu\u2019elles sont spécifiquement identiques, leur moment premier exclut nécessairement l\u2019autre moment.Bien plus, si par la pensée, on arrête le mouvement de la réalité, celle-ci se montre avec des parties quantitatives et spatiales opposées, donc aptes au changement.Et puisqu\u2019en soi, une détermination repousse l\u2019autre de son existence, il faut dire qu\u2019aucune d\u2019entre elles n\u2019a en soi l\u2019explication de l\u2019unité et de la stabilité de son ANNALES DE L'ACFAS 113 existence actuelle.Et pourtant, elles se manifestent bien dans le même être.De toute nécessité, il faut donc exiger une réalité qui soutienne ces déterminations accidentelles pour expliquer l\u2019existence qu\u2019elles ont au moment où l\u2019esprit les conçoit.Cette réalité, les philosophes la nomme la substance.Est-elle simple ou comporte-t-elle une dualité constitutive de principes ?Puisqu\u2019elle existe, il faut qu\u2019elle soit déterminée dans son être et incommunicable avec tout autre être que le sien.Elle doit donc exclure en soi la coexistence de contraires.Mais elle en admet lorsqu\u2019elle reçoit ces déterminations accidentelles qu\u2019elle ne comportait pas auparavant.Le thomisme maintient absolument la distinction réelle entre la substance et l\u2019accident mais distinction n\u2019est pas synonyme de séparation.Etant donné que l\u2019accident ne peut exister naturellement sans substance, c\u2019est une erreur de se le représenter comme quelque chose qui posséderait une existence antécédante venant se greffer, on ne sait comment, sur la substance.Celle-ci est la seule à pouvoir exister en soi ; l\u2019accident n\u2019a d\u2019existence que dans la mesure où la substance le fait participer à la sienne.Mais parce que la substance n\u2019a pas toute perfection, elle peut être enrichie en recevant ces actes extrinsèques que son être ne comportait pas d\u2019abord.Si la substance peut ainsi s\u2019épanouir en des actuations autres que celle qui la détermine en soi-même, les conclusions déduites plus haut vont trouver ici leur application.L\u2019acte qui détermine la substance à être ce qu\u2019elle est ne l\u2019explique donc pas complètement.Elle doit posséder aussi un autre principe intrinsèque la rendant apte à recevoir d\u2019autres actuations que celle qui la détermine à être elle-même.Elle doit bien être constituée de deux principes réels et positifs, s\u2019appelant l\u2019un l\u2019autre et inséparables l\u2019un de l\u2019autre pour réaliser tout ce qu\u2019elle est.Aristote a nommé ces deux principes, l\u2019un la matière première, simple aptitude, l\u2019autre la forme substantielle, acte déterminant spécifique.Le chercheur doit avouer, ce semble, que le philosophe l\u2019a puissamment aidé à découvrir les profondeurs de l\u2019être que sa science ne pouvait explorer.Les vrais disciples de saint Thomas gardent toujours cette attitude bienveillante.Le philosophe est même très curieux d\u2019apprendre les résultats vérifiés du chercheur.Tant que celui-ci reste dans les limites du purement matériel, il l\u2019écoute avec intérêt.Il sait que la matière première de l\u2019être mobile est apte à n\u2019importe quelle forme qui ne se reconnaît que par son opération.Pour cela, les austères constatations du chercheur lui sont indispensables. 114 ANNALES DE L\u2019ACFAS Il ne rejette pas non plus a priori une évolution possible au sein de la matière.Il n\u2019oublie pas que la Sagesse Infinie n\u2019est pas contrainte de suivre l\u2019ordre naturel, qu\u2019Elle peut procéder selon un plan beaucoup plus vaste.Respectueux des directives pontificales, il se gardera donc d\u2019affirmer caté' goriquement « le fait » de l\u2019évolution.Mais si le chercheur lui montre l\u2019existence historique d\u2019une lente transformation au sein du monde pure' ment matériel, il n\u2019en sera pas surpris.Car à l\u2019école de saint Thomas et d\u2019ARisTOTE, il a compris que l\u2019être mobile contient comme principe consti' tutif de son être une aptitude réelle à recevoir toute forme matérielle, et qu\u2019à cause de cela, il n\u2019est jamais définitivement déterminé par l\u2019une ou l\u2019autre.Il sait que des agents extrinsèques agissant eux'mêmes selon l\u2019ordre et la motion du Souverain Architecte du cosmos, peuvent communiquer à l\u2019être matériel des actuations perfectionnantes qui l\u2019enrichissent graduel' lement.Alors comme saint Thomas aux dernières lignes du commentaire des Physiques, chercheur et philosophe vont s\u2019abîmer en adoration devant la Majesté de Dieu, à qui revient honneur et bénédiction jusqu\u2019à la fin des siècles.2.\u2014 Qu\u2019en serait-il de la métaphysique s\u2019il n\u2019existait pas d\u2019êtres immatériels ?\u2014 Jean Langlois, s.j., Scolasticat de l\u2019Immaculée'Conception, Montréal.La distinction et les relations entre la métaphysique et l\u2019ontologie demeurent assez mal définies chez beaucoup d\u2019auteurs.En définissant la métaphysique « la science de l\u2019être en tant qu\u2019être », on s\u2019expose à ne pas bien voir ensuite comment elle ne se confond pas avec l\u2019ontologie qui est précisément la science de l\u2019être.Partager la métaphysique en métaphysique générale et métaphysique spéciale nous expose ou bien à reprendre la di' vision de Wolff qui fait de la philosophie naturelle une métaphysique ou encore à nous heurter à l\u2019objection du cardinal Mercier pour qui il n\u2019existe pas de science spéciale de l\u2019être immatériel.On voudrait ici aborder le problème sous un autre angle et, par le recours à une hypothèse dialectb que, apporter une contribution à la solution de ce difficile problème.Pour Ar^ote, la métaphysique est la science de l\u2019êtte immatériel ou séparé.Il existe aussi une science de l\u2019être en tant qu\u2019être mais cette science commune se rattache à la métaphysique en tant qu\u2019il appartient à la philosophie première de traiter des notions les plus générales et des premiers principes.« S\u2019il n\u2019existait pas de substance immobile », affirme-t'il, « la physique serait la science première » (Métaphysique E, 1, 1026a28).C\u2019est donc à la physique que, dans ce cas, reviendrait la considération de l\u2019être ANNALES DE L\u2019ACFAS 115 en tant qu\u2019être.N\u2019y a-t-il pas ici une indication précieuse sur la nature propre de la métaphysique ?S\u2019il n\u2019existait pas d\u2019êtres immatériels, il ne pourrait plus être question de théologie philosophique.Pourtant l\u2019ontologie ou science commune de l\u2019être ne demeurerait-elle pas encore possible ?Pourquoi alors ne serait-ce pas cette ontologie qui serait la science première ?I.\u2014 Qu\u2019est-ce que la métaphysique ?Science de l\u2019être en tant qu\u2019être ou de l\u2019être immatériel ?1.\t\u2014 La réponse se trouve dans saint Thomas, dans son commentaire sur le De Trinitate de Boèce, q.V, a.4.La science directe de l\u2019être immatériel étant impossible au philosophe, il ne peut l\u2019étudier que comme cause de l\u2019être en tant qu\u2019être : c\u2019est ainsi que la métaphysique a pour sujet formel (« objet formel quod ») l\u2019être en tant qu\u2019être tout en étant la science de l\u2019être spirituel.2.\t\u2014 Toutefois, même édifiée par ce moyen indirect, elle demeure avant tout théologie ou science des substances séparées, pour les trois raisons qui suivent : a)\tLa science d\u2019un être ne s\u2019obtient que par la connaissance de ses causes, et les causes ultimes de l\u2019être comme tel ne peuvent se trouver que dans un être immatériel et divin.b)\tLe sujet principal de la science de l\u2019être en tant qu\u2019être demeure l\u2019être immatériel.c)\tIl y a lieu de distinguer deux aspects dans la science de l\u2019être en tant qu\u2019être, selon qu\u2019on y fait usage simultanément des deux abstractions formelle et totale : i)\tLe premier aspect situe la métaphysique au 3e degré d\u2019abstraction.C\u2019est le plus important puisqu\u2019il spécifie la métaphysique.ii)\tLe second aspect fait de la métaphysique une science très universelle, traitant des premières notions et des premiers principes.A ce point de vue, la métaphysique est comme la première étape dans la connaissance des êtres réels, et la dernière serait, d\u2019une part, la science de l\u2019être naturel, et, de l\u2019autre, la science de l\u2019être spirituel.IL Qu\u2019en serait-il alors de la métaphysique s\u2019il n\u2019existait pas d\u2019etre immatériels ?a) Au point de vue de la connaissance des causes de l\u2019être en tant qu etre, il faudrait dire ou bien que l\u2019être comme tel n\u2019a pas de causes ultimes ou que ces causes (efficiente et finale) sont une substance sensible.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, l\u2019être devient inintelligible. 116 ANNALES DE L\u2019ACFAS b)\tAu point de vue de son sujet principal, s'il n\u2019existait pas d'êtres spirituels, la métaphysique perdrait son sujet principal ou plutôt, celui-ci deviendrait la substance sensible.c)\ti) Au point de vue de l\u2019abstraction formelle, si l\u2019absence d\u2019êtres immatériels ne rend pas impossible, comme le voulait Suarez, l'abstraction propre à la métaphysique, elle réduirait au moins celle-ci, semble-t-il, à une simple problématique.ii) Au point de vue de l\u2019abstraction totale, il resterait encore une science commune de l\u2019être mais cette science imparfaite et inchoative s'achèverait non plus dans une théologie mais dans la philosophie de la nature : c\u2019est en ce sens, par conséquent, qu\u2019il serait tout à fait vrai de dire avec Aristote, que dans cette hypothèse, « la physique serait la science première ».De ces considérations nous paraissent se dégager les trois conclu' sions suivantes : 1.\t\u2014 Si ce fut en nous plaçant au point de vue de l\u2019abstraction totale que nous avons pu le mieux justifier l\u2019affirmation d\u2019AiusTOTE, ne serait'ce pas que ce point de vue était celui du philosophe ?2.\t\u2014 La meilleure définition de la métaphysique et la plus satisfaisante serait celle de sagesse c'est-à-dire celle de science qui donne à l\u2019homme la plus grande excellence qui lui soit accessible.3.\t\u2014 La métaphysique n\u2019est donc pas seulement une science abstraite.Elle est principalement une science concrète, toute tournée vers Dieu et l\u2019être spirituel.3.\u2014 Un historien au moyen âge : un cas d\u2019objectivité.\u2014 Benoît Lacroix, o.p., Institut d Etudes médiévales.Université de Montréal.Il existe une historiographie médiévale.Cette historiographie médiévale n\u2019est pas celle de l\u2019antiquité parce que moins parfaite au point de vue de forme, d\u2019une interprétation plus unifiée, plus didactique, plus religieuse.Elle n\u2019est pas la nôtre : elle ne connaît pas nos façons savantes, critiques, scientifiques et rationalistes de présenter les faits.Aussi, la simple présence de l'historiographie médiévale, que l\u2019on connaît à peine, pose déjà aux interprètes de la science historique moderne de sérieuses questions.Elle les inquiète.On lui reproche habituellement deux grands défauts : le tort de n\u2019être pas assez attachée au fait concret, et celui de s\u2019en remettre démesurément à la théologie de l\u2019histoire.Or, si ANNALES DE L\u2019ACFAS 117 nous revenons aux textes mêmes du moyen âge, nous sommes bien obligés d\u2019y constater, au contraire, une absence presque totale de théologie (sauf quelques rares cas) et un intérêt marqué pour le fait concret.On devrait plutôt se demander : à quelle sorte de faits s'intéressait-on à cette époque ?A des faits humains en majorité, à tout ce qui relève de l\u2019homme et de ses activités comme tel : non pas l\u2019homme en soi, mais tel homme, tel individu, telle personne.Tout cela est concrètement dit dans les récits.Il s\u2019agit de tel roi, de telle reine, de tel pape ; de tel duché, de telle capitulaire, etc.Pas d\u2019abstraction comme on en trouve dans une histoire moderne où, au lieu de parler des rois, l\u2019on parle plus volontiers de la royauté, et où, au lieu de parler de telle loi, on parle de législation.L\u2019histo-riographie médiévale est restée, comme l'historiographie gréco-romaine en général, une historiographie concrète : une histoire des faits sans une histoire des idées pour la diriger.L\u2019historien du moyen âge s\u2019intéresse tellement au fait concret qu\u2019on a presque envie de lui dire de se taire, tellement il va dans les détails et teb lement il veut tout dire, tout raconter d\u2019un fait qu\u2019il a choisi de raconter, v.g.la mort d\u2019un duc, un accident de chasse royale, la prise d\u2019un château, la querelle d\u2019un abbé avec un comte du voisinage, etc.Mais du fait scientifique, du fait économique, du fait statistique, du fait culturel, du fait que l\u2019historien moderne voudrait enregistrer sur ses fiches, rien, ou à peu près rien à tirer d\u2019un récit du moyen âge.Tout au plus, le chroniqueur vous donnera en passant quelques détails sur ces aspects de la vie.Ce qu\u2019il aime raconter par-dessus tout est ce que nous appelons dédaigneusement la « petite histoire ».Pour lui il n\u2019y a vraiment que cela.De la grande histoire, faite à coup de siècles, à coup de civilisations, à coup d\u2019abstractions, il n\u2019en dit pas un mot.Manque de culture, disons-nous.Est-ce bien exact ?Chez l\u2019historien du moyen âge, l\u2019historiographie est restée à l'état pur, primitif, natif ; elle est récit de gestes (au pluriel !), récit d\u2019aventures, de guerres, de misères humaines, récits nettement objectifs, parfois bruts.Souvent l'historien ne signe même pas son oeuvre.Dans ses narrations, pas de raisonnements satisfaisants, pas d\u2019intuitions de génie ! L\u2019histoire est restée comme on la définissait au temps de Tite-Live : narratio rei gestae.ad instructionem posteritatis.Le seul lien qu\u2019on introduise en historiographie médiévale est le lieu chronologique, et ce qu\u2019on attend d'un historien du temps, c\u2019est qu'il raconte.Tout simplement.Et l\u2019on sait qu\u2019il a raconté : avec beaucoup de talent comme avec beaucoup de plaisir.Pensons à Joinville, à Jehan Lebel, à Froissart. 118 ANNALES DE L\u2019AC FAS La meilleure histoire, \u2014 du point de vue du moyen âge, \u2014 est celle qui a réussi par ses récits, en qualité et en nombre, à montrer à ses lec-teurs et à ses auditeurs qu\u2019il y a des gestes à imiter et qu\u2019il y a des faits à éviter, comment Dieu mène vraiment l\u2019univers, puisque les laits mêmes qui arrivent et que l\u2019on raconte sont tellement concrets, tellement acci-dentels et si contingents que, sans Dieu qui dirige tout, il n\u2019y aurait plus moyen d\u2019en expliquer l\u2019existence.Ajoutons, pour compléter le tableau, que les historiens du moyen âge sont fortement influencés par l\u2019historiographie biblique.A tel point qu\u2019ils s\u2019en servent comme modèle, même en méthodologie.L\u2019historiographie judéo-chrétienne a le privilège d\u2019être inspirée et elle raconte l\u2019histoire de l\u2019humanité depuis ses débuts.Voilà l\u2019histoire avec un grand H : regina cunctarum historiarum, dira le chroniqueur écossais du XlVe siècle, Jean de Fordun.C\u2019est à l\u2019intérieur des cadres de cette histoire que l\u2019historien du moyen âge va introduire la sienne et c\u2019est avec ses textes qu\u2019il moralise sur ce qui arrive autour de lui.Les historiens du moyen âge ont donc le culte du fait concret.Mais leur centre d\u2019intérêt n\u2019est pas le nôtre.Au lieu de raconter l\u2019histoire économique, militaire, politique ou sociale d\u2019un pays, dont ils ignorent même les mots qui aujourd\u2019hui la désignent, ils racontent l\u2019histoire tout court.Aucun lien logique entre les faits, qui sont tout simplement juxtaposés les uns aux autres.Ce que nous appelons aujourd\u2019hui réflexion sur le passé, philosophie de l\u2019histoire, ils en ignorent le nom autant que la chose.D\u2019ailleurs, à part Polybe dans l\u2019antiquité grecque, l\u2019on connaît peu de géns qui jusqu\u2019à la Renaissance du XVIe siècle aient voulu mélanger l'histoire à la philosophie, les faits aux idées et le particulier au général.Nous en arrivons à la question que l\u2019historiographie médiévale pose à la conscience moderne : n\u2019abuse-t-on pas aujourd\u2019hui de la logique pour relier les faits les uns aux autres, comme on abusait au moyen âge d\u2019une absence de logique, en ne tentant pas de relier les faits à leurs causes immédiates ainsi que Cicéron l\u2019avait conseillé dans son De Oratore, un texte que l\u2019on connaissait pourtant bien ?D\u2019autre part, étant donné la nature même de l\u2019histoire écrite (un récit du passé destiné à l\u2019instruction de la postérité) et nous plaçant désormais du point de vue de l\u2019histoire de l\u2019histoire, dans quelle mesure est-il permis à l\u2019historien d\u2019introduire la logique entre les faits ?Qui devrait le faire : le philosophe ou l\u2019historien ?Si aujourd\u2019hui n\u2019importe quel ambitieux peut se mêler d\u2019écrire l\u2019histoire, ANNALES DE L\u2019ACFAS\t119 n\u2019est'Ce pas dû au fait que n\u2019importe qui peut avec son esprit.et sa logique bâtir, sur des faits qui ne sont pourtant arrivés qu\u2019une fois et d\u2019une seule façon à la fois, une « nouvelle » histoire ?A part quelques chercheurs et spécialistes, qui vraiment connaît les faits du passé ?qui peut en écrire l\u2019histoire ?L\u2019expérience de l\u2019historiographie médiévale nous enseigne que seule la fidélité au concret, aux sources mêmes de l\u2019histoire, à ses premiers textes authentiques, peut nous garantir d\u2019un abus de logique et nous sauver du mépris dans lequel l\u2019historiographie est tombée depuis que « n\u2019importe qui » peut raconter en son nom « n\u2019importe quoi ».Section VIII : Physique 1.\u2014 Étude sur les primaires lourds du rayonnement cosmique.\u2014 Jacques Hébert, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Nous présentons les résultats préliminaires du programme suivant que nous nous sommes tracé : 1° mesurer la charge Z des particules lourdes enregistrées dans des émulsions sans support ; 2° obtenir le spectre de fréquence des Z; 3° mesurer le flux de noyaux lourds incidents au sommet de l\u2019atmosphère ; 4° mesurer l\u2019asymétrie des noyaux lourds ; 5° mesurer l\u2019asymétrie des protons causant des étoiles de désintégrations.Le présent travail porte sur une ascension réalisée le 15 août 1950 par l\u2019équipe dirigée par M.Pierre Demers.L\u2019envolée a atteint une altitude maximum de 110,000+ 10,000 pieds et dura 4 heures + 15 minutes.Les particules cosmiques s\u2019enregistrèrent dans un empilement de feuilles d\u2019émub sion sans support (1), placé horizontalement et maintenu orienté au cours de l\u2019ascension.L\u2019empilement comprenait 15 feuilles de dimensions 5 cm.X 5 cm.X 250 p., soit l\u2019équivalent de 1.76 + .16 gr./cm.2 de matière.La pé' riode d\u2019oscillation de la boussole était d\u2019environ 10 secondes et on estime que la boussole est restée orientée avec une précision de l\u2019ordre de 20 de' grés.1° Nous avons trouvé, traversant une ou plusieurs feuilles du paquet, 59 traces lourdes, i.e.montrant au moins 3 rayons delta par 100 microns.De ce nombre, 38 se prêtaient à une détermination un peu précise de la charge par le comptage des rayons delta sur un parcours suffisamment long.Trois traces montraient la fin de leur parcours dans le paquet, ce qui a permis de déterminer la charge par les deux autres méthodes de la longueur d'amincis' sement, et de la distance du premier rayon delta à la fin du parcours.Ces deux ¦ 120\tANNALES DE L\u2019ACFAS méthodes plus precises ont confirmé les résultats de la première.Les Z extrêmes trouvés sont 3 et 25 + 6.2° La distribution de la fréquence relative des charges trouvées s\u2019ac-corde avec celle d\u2019autres auteurs : la fréquence décroît de Z = 10 à Z = 25.Pour Z < 10, la distribution est incertaine à cause de la difficulté d\u2019une identification exacte des traces ne montrant ni un grand parcours ni la fin de leur parcours ; le critère appliqué, au moins 3 delta par 100 microns, élimine alors des traces rapides de Z compris entre 3 et 10.3° Admettant l\u2019équivalent d\u2019une irradiation de 2 heures à 85,000 pieds, on trouve pour valeur du flux des noyaux lourds incidents au soin-met de 1 atmosphère, 1 X 10 3/cm.2/sec./stér.La moitié des traces sont incidentes à moins de 30° de la verticale.Cette intensité est un peu plus grande que celle trouvée par d\u2019autres expérimentateurs.4° Voici le nombre des traces groupées par quadrant selon leur direc-tion d origine : NE 15 ; SE 13 ; NO 8 ; SO 16.Ces résultats n\u2019indiquent aucune asymétrie notable dépassant les erreurs statistiques.Selon la théorie de l\u2019action du champ magnétique terrestre, on s\u2019attend à un maximum à l'ouest.5° On a noté d autre part 36 traces pouvant être des protons « inch dents » (2) dans ces mêmes feuilles d\u2019émulsion.Voici leur distribution par quadrant : NE 6 ; SE 9 ; NO 10 ; SO 11.Ici aussi on peut s\u2019attendre à un maximum à 1 ouest.Le faible nombre des traces reconnues empêche de se prononcer sur l\u2019existénce d\u2019une asymétrie.Le programme en cours permettra, nous l\u2019espérons, d\u2019enregistrer un nombre suffisant de noyaux lourds et de protons afin de mesurer leur asy-métrie respective dans le champ magnétique terrestre.Bibliographie : (l) Demers, P.Sc.Ind.Phot., 23 : 1-4.Janvier 1952.\u2014 (2) Demers, P., R.Courtemanche et G.Lamarche.Comptes Rendus Acad.Sci.Paris, 231 : 651 \u2014653.1950.\u2014 (3) Demers, P., et R.Courtemanche.Annales de l\u2019ACFAS, 18 : 120.1952.2.\u2014 Anisotropie des rayons cosmiques inscrits dans les émulsions photographiques à grande altitude.\u2014 Pierre Demers et Réal Courtemanche, Faculté des Sciences, Université de Montréal.Nous avons étudié des plaques irradiées dans une ascension de ballons le 10 juillet 1950.Les premiers résultats de cette étude (1) ont été confix més, par l\u2019examen de 105 étoiles (2).Environ la moitié de celles-ci montrent une trace peu dense pouvant être celle d\u2019un proton énergique incident, à moins qu\u2019elle soit celle d\u2019une particule émergente faiblement ionisante. ANNALES DE L\u2019ACFAS 121 L\u2019émulsion, préparée au laboratoire (3) est sensible aux protons.de 280 MEV, aux mésons de 80 MEV et aux électrons de 160 KEV.Ces trajec-toires dites « incidentes » s\u2019observent dans 47 étoiles.Les plaques étaient tenues orientées par une boussole spéciale, de sorte qu\u2019on peut déterminer la direction d\u2019où provient chacune de ces traces si on les suppose vraiment incidentes.La distribution par quadrant est comme suit : 16 NO, 10 NE, 17 SE, 4 SO.Nous suggérons que les particules NO sont des protons incidents, tandis que les particules SE sont en réalité émergentes et conservent le sens du mouvement d\u2019un primaire venant du NO, la particule incidente ayant causé l\u2019étoile étant dans ce cas non ionisante comme un neutron, ou trop faiblement ionisante pour montrer une trace.Vallarta (3) et Gill (4) ont trouvé dans d\u2019autres conditions un maximum des particules incidentes légèrement au nord de l\u2019ouest.Des primaires positifs devraient aborder la terre surtout en provenance de l\u2019ouest, à cause de son champ magnétique.Nous avons de plus examiné la direction de toutes les branches des étoi-les.Une radiation incidente venant de l\u2019ouest et du haut devrait projeter, pour conserver la quantité de mouvement, les produits de désintégration vers l\u2019est et vers le bas.Le rapport du nombre V des traces allant vers le bas au nombre A, allant vers le haut, si on les suppose toutes émergentes, est en effet : V/A = 243/190 = 1.28.Mais le rapport du nombre O des traces allant vers l\u2019ouest, au nombre E allant vers l\u2019est, si on les suppose toutes émergentes est : O/E = 316/276 = 1.14.Pour concilier ces deux résultats, il faut supposer 1° que la dissymé-trie V/A est due aux incidentes verticales, et que celles-ci produisent chacune plusieurs émergentes bien visibles conservant la quantité de mouve-ment et 2° que la dissymétrie O/E est due à des incidentes à peu près horizontales qui doivent, d\u2019accord avec la théorie admise, venir surtout de l'ouest ; elles doivent être bien visibles et causer peu d\u2019émergentes conservant la quantité de mouvement.Ces observations suggèrent deux catégories d\u2019étoiles, comme aussi cette autre constatation : les étoiles avec trajectoire « incidente » ont en moyenne 7-68 branches, et les autres, 3.98 branches.Cette discussion suppose que la boussole est bien restée orientée pendant l\u2019ascension.L\u2019existence d\u2019une asymétrie O/E pour toutes les trajectoires des étoiles permet de le supposer, mais nous n\u2019avons pas de moyen indépendant de vérification.Des mouvements reproduisant sensiblement l'agitation pendant son ascension, ont été imprimés dans le laboratoire à la nacelle.La boussole est restée orientée à 20° près. 122 ANNALES DE L\u2019ACFAS Un moyen de vérification directe est appliqué dans les ascensions actuelles, grâce à l\u2019emploi d\u2019un héliographe spécial très léger, fixé aux plaques, qui trace sur un papier sensible le mouvement apparent du soleil, et permet de déduire les oscillations de la boussole.Bibliographie : (1) Demers, P., Lamarche'G.et Courtemanche, R., C.R.Acad.Sci.Paris, 231 : 651.1950.\u2014 (2) Courtemanche, R., Thèse de maîtrise, Université de Montréal, 1951.\u2014 (3) Demers, P., C.R.Acad.Sci.Paris, 231 : 616.1950.Aussi : Sc.Ind.Phot.23 : 1.1952.\u2014 (4) Vallarta, M.S., Phys.Rev.74 : 1837- 1948.\u2014 (5) Gill, P.S., Phys.Rev., 67 : 347.1945.3.\u2014 Non existence d\u2019orbites périodiques dans le problème de Stôrmer pour certaines valeurs du paramètre 71.\u2014 René de Vogelaere, Université Laval, Québec.Préliminaires.\u2014 Dans le problème du mouvement d\u2019une particule electrisée dans le champ d\u2019un dipôle magnétique élémentaire, les équations différentielles du mouvement plan dépendent d\u2019un paramètre 71 [ 5 ].Stôrmer a remarqué qu\u2019on déduit aisément de ces équations qu\u2019il ne peut exister d\u2019orbites périodiques pour 71 < 0 [ 5, p.23 ] et il conjectura qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019orbites périodiques pour 0 < 71 < 0.5 [ 6, p.248].D\u2019autre part, Lemaître a montré qu\u2019il existe des orbites périodiques pour des valeurs de 71 > 0.78856 [ 3 ] et Godart a amélioré cette limite : il donne 71 * = 0.788541 [ 1 ].Si donc nous appelons c la borne inférieure des valeurs de 71 pour lesquelles existent des orbites périodiques, on a certainement 0 ^ c .£ 7t* et la conjecture de Stôrmer s\u2019écrit c > 0.5 ; par ailleurs, il se pourrait même que c = 71* [ 4 ].Nous nous proposons de montrer ici que c > \\/2/4.Equations du problème.\u2014 Si X est la latitude de la particule et x est lié à la distance r au dipôle par e* = Cr, les équations du mouvement plan peuvent s\u2019écrire [ 8, p.7-8 ] : (1)\tx\t=\te~x\t- 2/cos2X les constantes\tC, a et\t étant définies\tpar rapport à\ttrois cas : 7i \t0, C\t=\t271, $\t=\t1 et a\t=\ta\t=\t1/(167!4). ANNALES DE L\u2019ACFAS 123 Le lemme qui va suivre a été inspiré par un des articles de Stormer [ 7, p.61-66 ] et par l\u2019allure des courbes x = 0 [ 9, p.16 ].Lemme.\u2014 Si on pose f = logc (2a)-1 ^ = loge (2ti4^3), x > 0 si 7i > 0 et x > i.En effet, on sait que les trajectoires, solutions des équations d'dessus, n\u2019existent en un point donné (x, X) que si 2U > 0, à cause de x2 + X2 = 2U ; or la ligne x = 0, qui sépare les régions positives et négatives de x est telle que (4)\tcos2X = ex(l-ae3x), elle se trouve donc dans la région permise si ae2x - -r\\r -e-2x(ex-ae4x) + 2e~x > 0, e -ae en remplaçant la valeur de cos2 X tirée de (4) dans (3) ; on pourra écrire encore l\u2019inégalité sous la forme (l-2aeîx) (l-ae3x) > 0 ; mais à cause de (4), la deuxième parenthèse est positive et donc sur la portion de x =0, qui se trouve dans la région permise, 1 - 2ae3x > 0 et donc x £ f sur cette ligne.Il en résulte donc, que pour tous les points (x > f, X) de la région permise, x est ou toujours positif, ou constamment négatif ; cependant on vérifie aisément que si X \u2014 0 et si x est suffisamment grand, x > 0, c\u2019est donc cette éventualité qui a lieu constamment pour x > f.Théorème I.\u2014 Si 71 < 0, il n\u2019existe pas d\u2019orbites périodiques et si 7i > 0, les orbites périodiques se trouvent entièrement à gauche de la droite x = f.En effet, les orbites périodiques ont nécessairement une infinité de maxima et de minima en x.Si 7i £ 0, l\u2019équation (1) montre que x est essem tiellement positif ; il ne peut y avoir de maximum et il n\u2019y aura pas d\u2019orbites périodiques.Si 71 > 0, nous venons de montrer que x est positif dans la région R des points pour lesquels x > f ; il en résultera que si une trajectoire entre dans R, la coordonnée x devra croître sans cesse puisqu\u2019il ne peut y avoir de maximum en x dans R ; cette trajectoire ne peut donc être pério' dique, ce qui complète la démonstration du théorème.Théorème II.\u2014 Si on pose g = loge 271 (Vl + 7i2 ~ 7i)> toute orbite périodique rencontre X = 0 en un point d\u2019abscisse x tel que g < x < f. 124 ANNALES DE L\u2019AC FAS Nous savons, en effet, que toutes les orbites périodiques rencontrent la ligne X = 0 [ 2 ], que si 7l >0 la région - °o < x < g est interdite sur X = 0 [ 5, p.13 ] et que la région x > f l\u2019est également d\u2019après le théo-rème I.Il n\u2019y aura donc des orbites périodiques que si g < f, mais si 7l augmente constamment à partir de la valeur 0, g' = e^2^1 diminue constamment et f' = é^2^1 augmente constamment car dg\u2019/d7, < 0 et df\u2019/d7l > 0, g sera donc plus petit que f pour toutes les valeurs de 7l plus grandes que celle pour laquelle g\u2019 = f, ce qui donne 9\t4/3 I 2/3\t, 27i\t+ 7i -1=0 ou 7l = V2/4 = 0.35355 ou a \u2014 4 ; ceci joint à la définition de c donnée dans les préliminaires conduit au théorème suivant : Theoreme III.Les orbites périodiques ne peuvent exister que si 71 > V 2/4, ou encore c > \\/2/4.En conclusion, il a ete possible de donner une démonstration élément taire d une limite inférieure de c ; ce résultat laisse évidemment une marge trop grande pour c, mais il montre que les orbites périodiques ne peuvent exister pour des valeurs de 7l positives très petites ou, autrement dit, pour des valeurs de a aussi grandes qu\u2019on veut, résultat dont nous aurons besoin pour des développements que nous avons en vue.Bibliographie : (1) Godart, O., Détermination des exposants caractéristiques des trajectoires périodiques.Ann.Soc.Sci.Brux., 58 : 27-41, 1938.\u2014 (2) Graef, C., Orbitas pe-riodicas de la radiacion cosmica primaria.Bol.Soc.Matematica Mexicana, 1 : 1-31, 1944.\u2014 (3)\tLemaître, G., Trajectoires périodiques.Ann.Soc.Sci.Brux., 54 : 194-207, 1935.\u2014 (4)\tSchremp, E., General theory of the earth s shadow effect of cosmic radiation.Phys.Rev., 54 : 153-157, 1938.\u2014 (5) Stormer, C., Sur le mouvement d\u2019un point matériel portant une charge d\u2019électricité sous l\u2019action d\u2019un aimant élémentaire.Videnskabs-Selskabets Skrifter.Math.-Naturv.Kl., No 3 : 1-32, 1904.\u2014 (6) St rmer, C., Periodische Elektronenbahnen im Felde eines Elementarmagneten.Zeitschrift für Astroph., 1 : 237-274, 1930.\u2014 (7) Stormer, C., On the trajectories of electric particles in the field of a magnetic dipole.Astroph.Norveg., 2 : 1-121, 1936.\u2014 (8) Stormer, C., Faisceau de trajectoires de l\u2019infini.Norske Videnskaps-Akad.Mat.Naturv.Kl.No 5 : 1-94, 1936.\u2014 (9) Vallarta, M.An outline of the theory of the allowed cone of cosmic radiation.Univ.of Toronto Publ\u201e 1-56, 1938.4.\u2014 Wattmètre thermoélectrique pour ondes centimétriques.\u2014 Pierre-A.Bricout, Faculté des Sciences, Université Laval, Québec.La mesure des puissances transportées par les ondes centimétriques et millimétriques circulant à l\u2019intérieur de guides soulève de nombreuses ANNALES DE L\u2019AC FAS\t125 difficultés, tant par suite de la faiblesse des puissances mises en jeu que de l'exiguïté de l\u2019espace disponible.L\u2019appareil décrit d'dessous est d\u2019une construction particulièrement simple ; dans un large domaine d\u2019emplois, il fournit des indications proportionnelles au carré du champ électroma' gnétique qui lui est appliqué, c\u2019est'à'dire à la puissance circulant dans le guide.On dispose dans ce dernier d\u2019un conducteur métallique de faible section orienté de manière à être parcouru par un courant hyperfréquence et l\u2019on mesure à l\u2019aide d\u2019un couple thermoélectrique réchauffement de celui'ci par rapport à l\u2019air contenu dans le guide.De très bons résultats ont été obtenus en utilisant un fil de manganin (Cu : 84.5 p.c., Mn : 11.23 p.c., Ni : 3.5 p.c., traces de Fe) ayant un diamètre compris entre 0.1 et 0.2 millimètre et formant couple avec une barrette de tellure cristallisé ou fondu.On obtient ainsi une force électromotrice au moins décuple de celle des couples ordinaires et atteignant 622 microvolts par degré centigrade lorsque l\u2019une des soudures est à la température de la glace fondante et 610 microvolts par degré avec une soudure à 20° centigrades.Le conducteur soumis à réchauffement est constitué par une boucle rectangulaire ou semi'circulaire en fil de manganin insérée dans le guide de manière à recevoir une force électromotrice aussi grande que possible.Celle' ci présente une résonance très marquée pour une fréquence bien détermi' née, ce qui accroît la sensibilité de l\u2019instrument et permet de réaliser un détecteur sélectif.Avec une boucle carrée de 9 millimètres de côté, on a pu obtenir ainsi un facteur de surtension Q = 49.5 à la fréquence 9,940 MC (X = 3.018 cm.).L\u2019échauffement de la boucle est mesuré par un couple thermoélectri' que formé d\u2019une mince barrette de tellure soudée d\u2019une part à un point de la boucle où se produit un ventre d\u2019intensité, et, d\u2019autre part, à un fil de manganin disposé dans le guide de manière à n\u2019être soumis à aucune force électromotrice.Les deux conducteurs de manganin sont soudés eux'inêmes à deux fils de cuivre, les soudures étant contenues à l\u2019intérieur d\u2019un égaliseur de température de manière à éviter toute force électromotrice parasite.Le circuit se ferme enfin sur un microampèremètre ou un galvanomètre dont la déviation mesure la force électromotrice produite, c\u2019est'à'dire réchauffement de la boucle.La figure 1 est un schéma de principe de l\u2019appareil disposé à l\u2019intérieur d\u2019un guide fonctionnant dans le mode TEi0.La boucle est contenue dans la section droite du guide, tandis que la barrette de tellure est dirigée sui' 126 ANNALES DE L\u2019ACFAS vant son axe.Lorsqu\u2019on applique le champ HF, l\u2019appareil de mesure dévie et atteint sa valeur de régime en 16 à 17 secondes.Fig.1.Schéma de principe du wattmètre thermoélectrique.Le couple au tellure-manganin mesure réchauffement de la boucle par les courants induits H.F.\u2014 T, baguette de tellure ; B, boucle en manganin ; M, microampèremètre ; F, fil témoin ; E, égaliseur de température des soudures.La sensibilité du wattmètre dépend de celle de l\u2019appareil de mesure employé.Un bon galvanomètre permet de déceler des échauffements ne dépassant pas 0.01 degré centigrade.En réduisant l\u2019intensité des ondes dans un rapport connu à l\u2019aide d\u2019un atténuateur calibré, j\u2019ai pu vérifier que les indications du wattmètre étaient rigoureusement proportionnelles au carré de l\u2019amplitude des champs élec-tromagnétiques, c\u2019est-à-dire à la puissance transportée par le guide, dans un très large domaine.Ceci donne à l\u2019appareil un avantage marqué sur les détecteurs (cristaux) employés couramment, car ceux-ci perdent une partie de leur sensibilité aux très faibles amplitudes et sont mis hors de service par les champs trop intenses.L\u2019appareil ne possédant aucune enveloppe absorbante, sa limite supérieure d\u2019emploi dans le domaine des fréquences semble dépendre exclusivement de la possibilité de le construire assez petit pour pouvoir l\u2019insérer dans les guides très exigus utilisés pour les ondes millimétriques.Des essais sont actuellement en cours en vue de l\u2019emploi de l\u2019appareil dans ce domaine VII.Index des noms de personnes qui ont présenté des communications au dix-neuvième congrès Ambacher, Miche].43 Aneckstein, Jules.44 Auclair, Jacques-L.42 Audet, A., o.p.44 Auger, Paul-É.43 Babineau, Louis-Marie.38 Beaudry, Jean-R.42 Béland, René.43 Berlinguet, Louis.42 Bois, Elphège.39 Boivin, Albéric.44 Boivin, Bernard.40 Boivin, Jean-L.42 Bordeleau, R.37 Boudreault, Armand.39 Bouthillier, Louis-Philippe.39, 40 Bricout, Pierre.44 Brune], Jules.40 Brunette, C.-E.41 Camille, P., o.f.m.cap.44 Cayouette, Richard.41 Cinq-Mars, Lionel.37, 40 Claisse, Fernand.43 Clermont, Yves.38 Çourtemanche, Réal.44 Coutu, Lucien-L.39 Crevier, Marc.39 Dagenais, André.43 Dallaire, Jean-Paul, s.j.44 Daoust, Hubert.42 Daviault, Lionel.42 Décarie, Vianney.43 Demers, Pierre.44 Depocas, Florent.39 Des Marais, André.39 Dessureaux, Lionel.*vV « »*\u2022.*.; 3& D\u2019Iorio, Antoine.ï.,./.; ;, .* Dmitrieff-Kokline, A\u201e.41 v \u2022 .* 4 \u2022\u2022\u2022\u2022 Ducommun.Pierre.\t\t.\t39 Dugal, Louis-Paul.\t\t.38, 39 Dufresne, Georges.\t\t.\t45 Dussault, H.-P\t\t\t.\t42 Faessler, Can\t\t\t.\t43 Fiset, P.-de-V\t\t\t.\t39 Forest, Bertrand\t\t\t.\t37 Fortier, Guy, s.j\t\t\t.\t38 Fougère, Henri\t\t\t.\t42 Fournier, abbé Ovila.\t\t.\t42 Fredette, Victorien.\t\t.\t39 Gaudry, Roger\t\t\t.41,42 Gauthier, Roger\t\t\t.\t40 Gendron, Pierre-R.\t\t.\t42 Genest, Lucienne\t\t\t.\t45 Giguère, Paul-A\t\t\t.\t41 Gilbert, J.-E\t\t\t.\t43 Girard, H\t\t\t.\t41 Girault, Jean\t\t\t.\t43 Giroux, Rodrigue\t\t\t.\t45 Godin, Claude\t\t\t.\t41 Goyer, Guy\t\t\t.\t41 Greenstein, Jesse P.\t\t.\t42 Guillemin, R\t\t\t.\t39 Hébert, Jacques\t\t\t.\t44 Hoene, Rudolph\t\t\t.\t39 Humber, Lascelles.\t\t.\t42 Jacot, Bernard\t\t\t\u2022V.\t39 Jacques, J.-Émile\t\t\t38 Jutras, René\t\t\t.\\42 < , t Koch, Paul\t\t\t\\ *\u2022 \\ ( \u2022\t39 Kucyniak, James\t\t\t ( V* ».\tx\tJ\t.L > C Laharre, Julps*.41.42 Ljïldi^n^jjj-p;.:.r.:.\t39 Lac1iàïTcV,*Lôeif?,*
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