Commerce-Montréal /, 1 janvier 1951, lundi 23 avril 1951
[" 0(^1 CON MONTRÉAL, 23 AVRIL 1951 VOLUME 6 \u2014 NUMÉRO 29 ommerce MONTRÉAL CE N'EST PAS l'affaire des autres \"Un homme devrait être fier de la ville dans laquelle il vit et il devrait vivre de telle sorte que sa ville soit fière qu\u2019il y vive\u201d.C\u2019est par cette simple phrase qu\u2019Abraham Lincoln résumait les devoirs et les obligations des citoyens envers leur petite patrie respective.Plus près de nous, la radio hebdomadaire nous lance au cours d\u2019une émission populaire le slogan illustré : \"Le civisme, c\u2019est une foule de petites choses\u201d.Cependant qu\u2019annuellement par tout le Canada la mi-mai voit les populations alertées par les impératifs suivants : Nettoyons, peinturons, cultivons, éclairons.Dans moins d\u2019un mois donc, le tout Montréal sera placardé de banderoles, de pancartes, de collants, d\u2019étiquettes; la radio criera par-dessus les toits; les écoliers participeront à des concours: on élira une reine de l\u2019embellissement; il y aura parade, rue Sherbrooke; le maire jouera du balai; les décrotteurs de rues décrotteront un peu plus; le Jardin Botanique sera un peu plus visité; les marchés de fleurs feront de meilleures affaires; on brassera plus de peinture, et une fois la dizaine passée tout retombera dans un faux bon ordre, avec plus ou moins de banderoles, pancartes, affiches et étiquettes sales et déchirées.La plupart des gens qui n\u2019auront pas même été touchés par tout ce remue-ménage continueront de vivre comme ils l\u2019ont toujours fait sans aucun souci de propreté publique, sans souci d\u2019embellissement, sans civisme.Les autres, après avoir remué la poussière, la laisseront tranquillement retomber et prendront bien garde de ne pas balayer de peur d\u2019être obligés d\u2019époussetter encore une autre fois.Pourtant, qu\u2019il ferait donc bon de vivre un peu plus que 15 jours dans le beau, le propre et le net.A quoi servent toutes ces énergies dépensées, cette publicité tapageuse, ces réveils intenpestifs, ces nouveaux balais, ces coups de pinceaux, ces plantations horticoles, ces pochettes renouvelées, si tout le monde se donne la main pour oublier le plus tôt possible l\u2019effort qui vient d\u2019être fait.Pour faire durer l\u2019oeuvre que la campagne d\u2019embellissement aura accomplie, il faut le civisme commun, la foule de petites choses qui constituent nos devoirs civiques et la fierté de chacun de vivre dans un lieu qu\u2019il aime et qu\u2019il entretient.Il faut que cet état d esprit, que cet état de vie, que cette propreté, que cette beauté durent plus que la semaine, plus qu\u2019une quinzaine, plus qu\u2019un mois, plus qu\u2019une saison.La campagne du beau dure toute l\u2019année, toute la vie.On conçoit mal que volontairement on cesse de vouloir le beau, le bon, le propre, le net, la santé, l\u2019éclairage, la salubrité, le gazon, les fleurs, les couleurs fraîches.Et pourtant à voir agir la population, il faut bien se rendre compte que tout le monde se fout de cela.On veut et on ne veut pas.L\u2019effort fait peur et pourtant il a sa récompense et récompense d\u2019autant plus belle qu\u2019elle est renouvelée par l\u2019effort renouvelé; une seule semaine de campagne ne vaut qu\u2019une semaine de beauté, mais une campagne continuelle vaudrait une année de beau, une vie de bonheur, de santé et de joie dans un milieu sain, propre, colorié, net et attrayant.Mais il faut que l\u2019effort soit commun, que tous collaborent.Ce n\u2019est pas l\u2019affaire d\u2019une poignée, ce n\u2019est pas l\u2019affaire du voisin, ce n\u2019est pas l\u2019affaire des autres, c\u2019est notre affaire.Il faut retrousser nos propres bras de chemises.Comme on ne demande pas à l\u2019autre de nous donner notre bain, on ne peut lui demander de faire le ménage chez-nous, de peinturer notre maison, d\u2019entretenir notre pelouse, de balayer notre trottoir, de planter nos fleurs, de laver nos vitres, de ne pas jeter dans la rue nos papiers et nos rebuts, de ne pas passer à notre place sur la pelouse du parc, de ne pas écrire sur les murs, de ne pas salir le plancher, etc.Le voisin fera sa part, mais nous, que ferons-nous ?Après avoir nettoyé notre cours, y entasserons-nous tous les rebuts de l\u2019année ?Après avoir planté nos fleurs, les laisserons-nous étouffer par le plantin et les mauvaises herbes ?Après avoir vidé nos caves, nos greniers, nos hangars et nos garages, y empilerons-nous toutes les vieilleries inutilisables ?Collaborerons-nous à garder propres nos trottoirs, nos rues, nos ruelles, nos édifices publics ?Ce sont ces petits efforts de chacun d\u2019entre nous qui feront de notre maison une maison propre et bien entretenue, avec ses pelouses, ses fleurs, ses couleurs, ses arbres.Cet effort joint à celui des voisins veut dire une rue propre, d\u2019une rue à l\u2019autre on aura un quartier, d\u2019un quartier à l\u2019autre, ce sera la ville entière qui respirera la beauté.C\u2019est le petit travail volontaire de chacun des milliers de citoyens de Montréal qui attirera chez nous le tourisme, qui rendra notre commerce prospère, qui donnera de l\u2019attrait à nos parcs, de l\u2019allure à nos rues, de la vie à nos parterres, de la santé à nos enfants.Bref, c\u2019est ce qui fera de Montréal une ville belle et propre, malgré ses laideurs, ses escaliers, sa circulation, ses bruits, ses tramways.Faites d\u2019abord votre part et nos autorités encouragées mettront peut-être en exécution les plans et les projets d\u2019urbanisme qui traînent depuis si longtemps dans les coins poussiéreux de l\u2019Hôtel-de-Ville.Mais avant de demander qu\u2019on enlève la poussière qui s\u2019y est accumulée, faisons notre part nous-mêmes, les autres auront peut-être honte.Qui sait, l\u2019orgueil humain aidant, peut-être aurons-nous à nous une ville propre.pour l'élection du Conseil d'administration c'est votre devoir! OÙ EST-ELLE ?Les membres de la Chambre de commerce seront bientôt appelés à prendre part au scrutin annuel pour l\u2019élection des membres du conseil d\u2019administration.Un condition préliminaire à l\u2019exercice de ce droit de vote exige de l\u2019électeur qu\u2019il soit un membre en règle avec l\u2019Association et qu\u2019il inscrive sur l\u2019enveloppe de retour, le numéro de sa carte de membre.Par les années passées, il est arrivé que des membres ne purent trouver leur carte de membre et transmirent leur inquiétude au secrétariat.Après enquête, oh ! surprise, il fut découvert que leur contribution n\u2019avait pas été acquitée depuis très longtemps et que par conséquent ces membres se trouvaient privés du droit de vote.Dès que ces renseignements furent portés à l\u2019attention des intéressés, ceux-ci s\u2019empressèrent d\u2019envoyer leur cotisation à la Chambre.Cette année, pour prévenir une telle situation malheureuse, il est fortement recommandé aux membres de s\u2019assurer d\u2019abord qu\u2019ils possèdent leur carte, témoignage incontestable que leur contribution a été acquitée.Si par hasard, l\u2019on ne trouve pas cette pièce documentaire, il serait bon de communiquer avec le secrétariat à PL 3901, pour savoir si réellement la contribution a été acquitée ou Ids Professionnels MAURICE TRUDEAU.C.R.de l'étude Trudeau, Beauregard, Beaulieu et Ethier, 204 ouest, rue Notre-Dame, LA.1126.2760 Vlan Horne Raymond DUFRESNE, a.d.b.a.ARCHITECTE AT.2556 -COMMERCE-MONTRÉAL- est publié chaque semaine par la Chambre de commerce du district de Montréal.Exclusivement réservé à ses membres, pour les renseigner sur Ut derniers développements des affaires locales, nationales et inter* nationales.Donne le reportage officiel des initiatives de la CHAMBRE DE COMMERCE du district de MONTREAL Exécutif prés, t Ml Antoine Desmarais Prés.Conseil : M.Raymond Dupuis 1er vice-prés.: M, Rolland Phillie très.hon.: M.J.*A.Lalonde \u20222e vice-prés.: M.Honoré Parent sec.hon.: M.Alb.Deschamps Conseil d'administration MM.P.*A.Angers\tMM.Roger DeSerres MM.Z.Lespéranee B.Baillargeon\tRené Dupont\tHuet Massue /.-T.Beaudin\tArmand Dupùis\tJ.Melançon Romain Bédard\tFrançois Portier\tGérard Parizeau J.-A.Boivin\tAlbert Leduc\tJean Raymond M.Caron\tL-P- Leduc\tR.-A.Robic Eugène Tkérien Paul Trudeau 14 est rue St-Iacques\tPLateau 3901 non.Une telle démarche évitera une perte de temps à la recherche d\u2019une carte qui peut ne pas avoir été expédié jusqu\u2019à ce jour.ÉLECTIONS AU CONSEIL DE LA CHAMBRE Lors de l\u2019assemblée générale trimestrielle qui eut lieu au Jardin Botanique mercredi, 18 avril 1951, les candidatures officielles aux postes du Conseil d\u2019administration pour l\u2019exercice 1951-52 ont été proclamées.Le comité des nominations qui se composait de MM.Antoine Desmarais et Raymond Dupuis, comme représentants de l\u2019Exécutif, de MM.J.-V.De-saulniers et Paul Dozois, comme représentants du Conseil d\u2019administration, et de MM.Donat Lalande et Paul Gin-gras comme représentants des membres, avait présenté les candidats suivants : MM.ANGERS, François-Albert BAILLARGEON, Benoit BEDARD, Romain CARON, Maximilien CHAGNON, Roland DE SERRES, Roger DES MARAIS, Pierre DUPONT, René DUPUIS, Armand FAVREAU, Gérard L\u2019AFRICAIN, Paul LEDUC, Albert DELUC, L.-P.LESPERANCE, Zotique MAILHOT, Edgar MARTEL, Roger MASSUE, Huet MELANCON, Jacques MERCIER, Georges-H.PARIZEAU, Gérard RAYMOND, Jean ROBIC, Raymond-A.THERIEN, Eugène TRUDEAU, O.-A.TRUDEAU, Paul Par ailleurs, MM.J.-G.LE DROIT et Charles-E.CHALIFOUR avaient posé leur candidature conformément aux règlements.Les bulletins de vote que les membres ont reçus dès aujourd\u2019hui portent donc les noms des candidats du comité des nominations et des candidats qui se sont prévalus de leurs droits d\u2019éligibilité.Commerce-Montréal croit inutile d\u2019insister pour que tous les membres se prévalent de leur droit de vote.La chose leur est d\u2019ailleurs excessivement simplifiée par les règlements puisque les bulletins de vote leur parviennent à leur bureau ou à leur domicile et qu\u2019ils n\u2019ont qu\u2019à les retourner au secrétariat de la Chambre par voie de la poste.Aucune excuse possible.D\u2019autre part, il va de soi qu\u2019il est excessivement important que le Conseil d\u2019administration représente l\u2019opinion de tous les membres de la Chambre.Plus les votes seront nombreux pour l\u2019élection du Conseil, plus le Conseil sera représentatif.Voter est donc très clairement un devoir.DIGNITAIRES 7957-52 Élection par acclamation Au cours de l\u2019assemblée générale tenue le 18 avril, les membres ont appris avec plaisir que leurs dignitaires pour l\u2019exercice 1951-1952 avaient été élus par acclamation.Après l\u2019assemblée générale annuelle qui aura lieu au Windsor, mercredi, 2 mai, l\u2019Exécutif de la Chambre de commerce du district de Montréal pour la période s\u2019étendant jusqu\u2019au mois de mai 1952, se composera donc comme suit : Président de la Chambre : Me Honoré Parent, c.r.Président du Conseil : M.Antoine Desmarais Premier vice-président : M.L.-Rolland Philie Deuxième vice-président : M.J.-A.Lalonde Trésorier honoraire : M.Albert Deschamps Secrétaire honoraire : M.J.-A.Boivin Les nouveaux dignitaires de la Chambre seront assermentés sollennellement devant les membres pendant l\u2019assemblée générale annuelle.D\u2019avance, Commerce-Montréal leur promet son concours.CAPITAL DEMANDÉ Maison d\u2019affaires de Montréal, enga-bre seront assermentés solennellement maceutiques est à la recherche d\u2019un ou plusieurs associés intéressés à mettre du capital en vue de l\u2019expansion du commerce d\u2019un produit appelé à une grande consommation canadienne.Pour plus de renseignements, écrire à casier 12 ou signaler PLateau 3901.(Publ.) MERCREDI 9 m a i 4h.P.M.VISITE INDUSTRIELLE Chez Christin Limitée 2775 est, Sherbrooke Nous vous donnerons de plus amples détails la semaine prochaine.2 COMMERCE MONTRÉAL MARDI 24 AVRIL dernier DÉJEUNER CAUSERIE de la saison HÔTEL WINDSOR \u2014 Salle de bal Midi et trente La chansonnette française défendue par Roger BAULU réalisateur radiophonique et conférenciers et ses témoins Quel est notre MEILLEUR AMBASSADEUR?Avec ses témoins le journaliste chroniqueur radiophonique Henri POULIN défend la chansonnette canadienne - LES TÉMOINS - (ARTISTES INVITÉS) Maurice CHEVALIER (si son arrivée n'est pas retardée) Félix LECLERC (Qui nous revient d'une tournée triomphale en Europe) et un groupe de leurs camarades CHANTEURS ET CHANSONNIERS tant français que canadiens PRIX DE PRÉSENCE A Un splendide panier en osier SEAGRAM contenant un assortiment varié de leurs fameux produits.?Quatre bouteilles de Whisky FOUR ROSES gracieusement offerts par JACQUES LANGEVIN gérant des ventes de 21a iMaiamt fragrant ADMISSION 1\t\u2014 Aucune réservation d'avance.2\t\u2014 On peut utiliser tous les billets encore en carnet.3\t\u2014 Les dames sont toujours admises.4\u2014Prière d'arriver tôt.5 \u2014 Le prix du billet à l'entrée : $ 1.60 23 AVRIL 1951 3 SCRUTATEURS Les membres de la Chambre qui se chargeront officiellement du dépouillement du scrutin pour l\u2019élection du Conseil d\u2019administration, mardi, 1er mai prochain, seront MM.J.-E.Labrosse, Fernand Picard et Louis-H.Duclos.Ces personnes ont été élues à l\u2019unanimité par les membres au cours de l\u2019assemblée générale du 18 avril.HOMMAGES À M.GÉRARD PARIZEAU et aux membres du Conseil d'orientation économique L\u2019exercice 1950-51 achève, et comme à la fin de chacune des exercices, on est toujours tenté d\u2019établir un bilan des activités qui se sont poursuivies au cours de l\u2019année.Le Conseil d\u2019orientation économique, civique et sociale de la Chambre a commencé son exercice, sous l\u2019habile présidence de monsieur Jean-Paul Gauthier, c.a., qui malheureusement nous a été enlevé par la mort, au début de l\u2019automne.Nous garderons longtemps de monsieur Gauthier les souvenirs les plus chers d\u2019un homme intelligent, affable et d\u2019un dévouement illimité.Nous avons heureusement pu compter sur un successeur non moins brillant et non moins dévoué, dans la personne de monsieur Gérard Parizeau, L.S.C., courtier en assurances et professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales, ui assuma la présidence du Conseil \u2019orientation au cours de l\u2019année qui s\u2019achève.Monsieur Parizeau n\u2019en était pas à ses premières expériences à la Chambre.Il était membre du Conseil d\u2019orientation depuis plusieurs années, et avait à la fors présidé tous les comités d\u2019assurance au cours de la même période.Cette année, il dirigeait la Commission de la Revision des lois d\u2019assurance de la province de Québec qui se composait de trois sous-comités qu\u2019il présidait également.Le rapport que la Chambre a soumis à la Commission provinciale des assurances avait été préparé par M.Parizeau.On se souvient que ce rapport a été uannimement apprécié dans tous les milieux des hommes d\u2019affaires.La tâche du Conseil d'orientation Le Conseil d\u2019orientation économique de la Chambre a une tâche lourde et à la fois ingrate.Il a la responsabilité d\u2019entreprendre l\u2019étude de tous les problème soumis à la Chambre.De prendre connaissance de la législation provinciale ainsi que fédérale.De collaborer activement à la publication de Commerce-Montréal, d\u2019informer les membres de tous changements économiques et sociaux de l\u2019heure, d\u2019aider les immigrants à se trouver du travail, d\u2019entreprendre des enquêtes et de mener les campagnes de civisme sous toutes ses formes.Le service d\u2019orientation qui appui son travail doit en plus être disponible à tous les membres qui requièrent ses services.Avec le personnel au nombre de deux, un directeur et une secrétaire, on comprend aisément les difficultés à surmonter.Le rôle du président Même devant cette accablante besogne le Conseil d\u2019orientation avance.Il se réunit environ une fois par mois.Au cours du présent exercice, il s\u2019est réuni onze fois.Son président, monsieur Gérard Parizeau, a travaillé avec les membres d\u2019une manière ardue.De nombreux problèmes ont été étudiés.Des rapports importants lui seront soumis au cours de l\u2019exercice.La Chambre est reconnaissante du dévouement que M.Gérard Parizeau a déployé à la présidence du Conseil d\u2019orientation, aux membres des différents comités de même qu\u2019aux membres du Conseil d\u2019orientation économique, civique et sociale.Parmi ces membres nous mentionnons les noms suivants : MM.Gérard Parizeau, président, François-Albert Angers, J.-C.Asselin, Marcel Arsenault, Romain Bédard, Thuribe Belzile, Roméo Bertrand, Maximilien Caron, J.-G.Chêne-vert, Jean Girard, Paul Gonthier, J.-A.Gosselin, Marcel Guay, Donat Lalande, 64e ASSEMBLÉE Mercredi, 2 mai 1951 Hôtel Windsor - Salle de bal 6.30 heures du soir A l'ordre du jour *\tBanquet *\tRapport annuel *\tRésultat des élections *\tInstallation des dignitaires Artiste invitée MICHELE BONHOMME, Soprano J.-A.Lalonde, G.-D.Laviolette, Hubert Lecours, Henri-Paul Lemay, Huet Massue, Aurélien Noël, Léonard Préfontaine, Jean Raymond, Jacques Simard, Roch Tremblay.POUR CONNAITRE VOS TAXES The Chartered Accountants Students\u2019 Society of Quebec (la Société des étudiants des comptables agréés de Québec) invite les membres de la Chambre à un Tax Forum, intitulé \"Implications of the Recent Tax Changes\u201d.Vous êtes cordialement invité à vous renseigner sur les taxes qui vous touchent et à en discuter, mercredi le 25 avril 1951, 8 h.15 p.m., en l\u2019Auditorium du Montreal High School, rue Université, au nord de Sherbrooke.PERCEPTIONS ET RECOUVREMENTS Dans sa note technique concernant les comptes à recevoir de la semaine dernière, Commerce-Montréal faisait valoir les services que pouvaient rendre les agences de perceptions et de recouvrements en l\u2019occurence.Commerce-Montréal aurait dû ajouter que les avocats pouvaient rendre des services non moins utiles pour les mêmes fins.Commerce-Montréal aurait dû d\u2019autant plus le faire que seuls les avocats sont autorisés à prendre des procédures judiciaires.Ajoutons que les avocats n\u2019ont pas le droit de faire de sollicitation.GÉNÉRALE ANNUELLE ENTRÉE GRATUITE Les membres en règle se procurent leur laissez-passer au secrétariat par téléphone, par lettre ou messager en citant le numéro de leur carte de membre.14 est, rue St-Jacques.- PL.3901 Seuls les porteurs de laissez-passer seront admis.Procurez-vous le vôtre sans tarder.4 COMMERCE MONTRÉAL UN DOCUMENT L'ARRIÈRE-PLAN du budget Abbott L\u2019on peut penser ce que l\u2019on veut des propositions budgétaires que l\u2019honorable Abbott, ministre des finances, a rendues publiques dans le discours du budget prononcé mardi soir, 10 avril.Quoiqu\u2019il en soit, il importe de retenir les raisons ou du moins les principales qu\u2019a exposées le ministre et qui l\u2019ont amené à suggérer les restrictions antérieures autant que les nouvelles, les impôts et les nouvelles taxes qui grèveront le contribuable.Sans autre préambule, voici : Un motif d'encouragement \"Certains changements qui se sont produits (en 1950) constituent des éléments d\u2019actif.Le premier avantage considérable que nous avons acquis, c\u2019est que le monde libre s\u2019est rendu compte des dangers qu\u2019il court, qu\u2019il a révélé l\u2019aptitude à s\u2019entendre sur certaines lignes de conduite et à agir efficacement.Cette unité d\u2019action de la part du monde libre est la première amélioration importante et d\u2019une portée incalculable qui se soit produite au cours de l\u2019an dernier.La productivité \"Le second élément d\u2019actif tient à l\u2019amélioration constante et très marquée ainsi qu\u2019à l\u2019expansion de la productivité du monde occidental.En 1950, la production industrielle de l\u2019Europe occidentale s\u2019est accrue de 20 p.c.; le niveau en est maintenant d\u2019environ 35 p.c.supérieur à celui d\u2019avant-guerre.Aux Etats-Unis la production industrielle dépasse maintenant de 115 p.c.celle d\u2019avant-guerre.Au Canada, elle dépasse également de 110 p.c.celle d\u2019avant-guerre.L'exportation européenne \"En 1946, le volume des exportations européennes n\u2019atteignait que la moitié de la moyenne d\u2019avant-guerre; en 1949, le volume se comparait de nouveau à celui d\u2019avant-guerre, tandis qu\u2019il le dépasse maintenant de 25 p.c.Le problème du dollar \"Le remaniement effectué en septembre 1949 des cours du change a fait passer le problème du dollar à l\u2019arrière-plan, du moins pour le moment.Il existe toujours et le programme de réarmement pourrait lui redonner une certaine .importance, mais il ne domine plus la scène économique, comme il y a deux ou trois ans.La production nationale et le revenu national \"Presque tous les indices économiques importants indiquent, pour l\u2019année 1950, des niveaux sans précédent.La production nationale brute durant l\u2019année écoulée a atteint près de 18 milliards de dollars, le revenu national net s\u2019est élevé à environ 14 milliards, tandis que la somme consommée par les particuliers à l\u2019achat de biens de consommation et de services s\u2019est établie à près de 12 milliards.Les immobilisations brutes se chiffrent par environ 4 milliards et les salaires ainsi que les autres revenus de la main d\u2019oeuvre, à près de huit milliards et demi.La plupart de ces chiffres dépassent de 7 ou 8 p.c.ceux de 1949 Un peu moins de la moitié de ces hausses représente une augmentation matérielle, tandis que le reste reflète l\u2019accroissement des prix.Le revenu agricole \"Le revenu agricole net en espèces semble indiquer un fléchissement de 90 millions de dollars, mais cela tient aux versements initiaux et de participation plus faible à l\u2019égard des céréales de î\u2019Ouest dont les paiements en 1950 ont été de 60 millions de moins que la valeur des livraisons.La production agricole canadienne en 1950 a dépassé, tant en volume physique qu\u2019en valeur, celle de 1949.Le revenu en espèces des cultivateurs, non compris les variations accusées par les versements de la Commission du blé, a dépassé de 5 p.c.en 1950, celui de l\u2019année précédente.Le revenu de placement \"Le revenu des placements et les revenus divers ont atteint, en 1950, un nouveau sommet de 2.9 milliards, conséquence des nouvelles immobilisations ainsi que de la hausse des prix et de l\u2019activité commerciale intense.Les immobilisations industrielles \"De 1946 à 1950, les immobilisations de l\u2019industrie canadienne, au titre des usines ou du matériel neufs, ont atteint plus de 9 milliards.Des chiffres précis relativement au total des immobilisations n\u2019ont jamais été établis, mais je crois que depuis 5 ans, elles ont augmenté d\u2019au moins 40 p.c.Fondement des propositions budgétaires \"Tout ministre des Finances doit se faire une opinion de l\u2019avenir.Je fonde donc mes propositions budgétaires sur la supposition qu\u2019en 1951, le produit national brut atteindra environ 20 milliards, ce qui représente une augmentation d\u2019environ 12 p.c.par rapport à 1950.Emploi et salaires \"En ce qui concerne l\u2019emploi non-agricole, il y a environ, relativement à la dernière période correspondante, 130,000 personnes de plus au travail et environ 115,000 de moins à la recherche d\u2019un emploi.Le revenu mensuel de la main d\u2019oeuvre à la fin de 1950 accusait une augmentation de 11 p.c.sur l\u2019année précédente.Dans les huit industries majeures, l\u2019emploi a augmenté de 5 p.c., le salaire hebdomadaire de 7 p.c.et le total des salaires de 12 p.c.Le nombre moyen d\u2019heures de travail s\u2019établit juste au-dessous de 43 heures par semaine.(Suite à la page 6) TROISIÈME TOURNOI DE GOLF ANNUEL MERCREDI 27 JUIN ISLEMERE GOLF & COUNTRY CLUB STE-DOROTHÉE Nous invitons les membres qui aimeraient prendre part à l\u2019organisation de cette manifestation sportive de bien vouloir donner leur nom par téléphone ou par lettre à Yvon Meunier, 14 est, rue St-Jacques.PL.3901.23 AVRIL 1951 5 ARRIÈRE-PLAN (Suite de la page 5) Dépenses et épargnes des particuliers \"Les dépenses des particuliers à l\u2019égard des denrée de consommation et aux services en 1950 étaient d\u2019environ 7 p.c.plus élevées qu\u2019en 1949.Une grande partie de cet accroissement s\u2019est produite surtout au cours de la seconde moitié de l\u2019année et l\u2019augmentation est très remarquable à l\u2019égard des denrées durables de consommation.Les ventes de nouvelles automobiles de tourisme en 1950 sont deux fois plus considérables qu\u2019en 1948 et de 60 p.c.plus fortes qu\u2019en 1949.Il s\u2019est vendu trois fois plus de glacières électriques qu\u2019en 1948 et plus de deux fois autant qu\u2019en 1949.Et l\u2019allure de cette augmentation s\u2019est probablement accélérée pendant le premier trimestre de cette année.Les dépenses des particuliers ont augmenté plus que les revenus personnels, entraînant une diminution des épargnes personnelles nettes réalisées à même les revenus courants.Ce fléchissement des nouvelles épargnes s\u2019établit à environ 270 millions de dollars, soit à environ 30 p.c.Commerce extérieur \"Les exportations se sont accrues d\u2019environ 4 p.c.pour établir un record de temps de paix en s\u2019élevant à 3,157 millions.D\u2019autre part, les importations se sont sensiblement accrues tant en volume qu\u2019en valeur.Les importations de denrées atteignent une valeur globale de 3,174 millions en 1950 soit une augmentation de 15 p.c.par rapport à 1949.Ces données indiquent que nos importations ont dépassé de 17 millions nos exportations.A cet égard, il n\u2019est pas tenu compte de nos exportations d\u2019or, d\u2019une valeur de 162 millions qui ne sont pas DESROSIERS CARTAGE, CO.Inc.Ill, Sième Avenue, Villa St-Pierre, P.C?.WA.2778* Jour: CA.1139-0\tNuit: BY.2336 Consultez Dominion Sprinkler Company Limited Pour una protection adéquate contre le feu 7220 Alexandra, Montréal 14 comprises dans notre statistique régulière du commerce de marchandises.Nouvelle orientation du commerce \"Nos importations en provenance du Royaume-Uni ont augmenté de 32 p.c.; celles en provenance de tous les autres pays d\u2019outre-mer de 27 p.c.; celles ne en provenance des Etats-Unis de 9 p.c.D\u2019autre part, nos exportations vers les Etats-Unis ont augmenté de 34 p.c.tandis que vers le Royaume-Uni, elles ont diminué de 33 p.c.et vers tous les autres pays de 20 p.c.En 1949 nos exportations vers les Etats-Unis n\u2019ont soldé que 78 p.c.de nos importations ; en 1950 elles en ont acquitté 96 p.c.En 1949, les exportations du Royaume-Uni vers le Canada ne couvraient que 43 p.c.de ses importations en provenance du Canada; en 1950, ce pourcentage a été porté à 85 p.c.En 1949, nos importations en provenance de tous les autres pays ont couvert 64 p.c.de nos exportations vers eux et, en 1950, ce commerce a été à peu près complètement équilibré.Réserve d'or et de dollars \"En 1950, nous avons eu, au compte courant, un déficit d\u2019environ 300 millions de dollars et au compte du capital, un excédent d\u2019environ 900 millions, ce qui donne une augmentation nette d\u2019environ 600 millions à l\u2019égard de nos réserves d\u2019or et de dollars américains.L\u2019été dernier, nos réserves de dollars américains ont en effet augmenté de plus de 500 millions de dollars en dix semaines.Ayant atteint un maximum de 1827 millions à la fin d\u2019octobre 1950, elles ont ensuite fléchi quelque peu et, au 31 mars 1951, elles se chiffraient par 1653 millions.Au 31 mars 1950, elles étaient de 1,192 millions.Les prix de gros \"En 1950, les prix de gros au Canada ont augmenté de 15 p.c.alors qu\u2019ils ont augmenté de 19 p.c.aux Etats-Unis, de 22 p.c.en Australie, de 23 p.c.au Royaume-Uni, et de 20 à 25 p.c.dans la plupart des pays de l\u2019Europe occidentale.Lutte contre l'inflation \"L\u2019élément essentiel de la lutte contre l\u2019inflation consiste à restreindre l\u2019ensemble des dépenses, publiques et privées, à un chiffre proportionné à notre production et à nos importations.Les besoins de la défense exigent maintenant que nous réduisions nos dépenses à tous les autres chapitres, en tenant dûment compte de la hausse qui s\u2019est déjà produite dans le domaine des prix.Il nous faut donc reviser notre programme de priorité en matière d\u2019affectation de nos deniers à diverses fins et entreprises.Restrictions du crédit Dans le domaine de l\u2019intervention directe de l\u2019Etat, un règlement relatif au crédit du consommateur entrait en vigueur en novembre dernier.En mars nous l\u2019avons révisé pour le rendre encore plus strict.Nous avons aussi commencé à restreindre l\u2019utilisation des fonds de l\u2019Etat sous forme de crédits hypothécaires en vue de la construction d\u2019habitations et sous forme de garanties de l\u2019Etat à l\u2019égard des prêts bancaires destinés aux améliorations agricoles.Politique monétaire \"La Banque du Canada exerce, depuis quelque temps déjà, son influence en vue de réduire les réserves en espèces des banques, dans le dessein de restreindre l\u2019expansion de la circulation.En octobre dernier, en guise d\u2019avertissement, elle a relevé son taux de réescompte.En février, la Banque a fait savoir aux banques à chartre qu\u2019une nouvelle augmentation du volume total du crédit bancaire serait inopportune.Restrictions aux immobilisations \"Depuis cinq ans, les immobilisations ont pris une importance sans précédent.Il y a un an, je ne croyais pas que le rythme de l\u2019expansion, en 1950, dépasserait le maximum atteint en 1949, mais il y a eu augmentation de 14 p.c.en valeur et quant au volume matériel de 7 p.c.D\u2019après les rapports préliminaires pour l\u2019année 1951, les commerçants et les industriels se proposaient de majorer de 15 p.c.par rapport à 1950, la somme consacrée aux immobilisations.Les dépenses provinciales et municipales Les dépenses provinciales et municipales, et les importants services publics qu\u2019elles permettent de maintenir occupent une place de plus en plus grande dans l\u2019économie canadienne.En 1945 leurs dépenses nettes, celles des provinces et de municipalités, ont atteint environ 700 millions de dollars, et en 1950 elles ont dépassé un milliard et demi.En chiffres ronds, on peut attribuer 180 millions de cette augmentation au gouvernement fédéral, 530 millions aux gouvernements provinciaux et 290 millions aux municipalités.VOTER POUR L'ÉLECTION du conseil d'administration EST VOTRE DEVOIR T éléphone A vec S ecrétaire Robert V.Harwood 630 ouest, rue Dorchester MA.9491 6 COMMERCE MONTRÉAL UN AUTRE DOCUMENT LA DÉPRÉCIATION Ce qui nous semble le plus remarquable dans le dernier budget présenté ar le ministre des Finances, l\u2019Honora-le M.Abbott, c\u2019est bien la question de la dépréciation.Nous en signalerons les points principaux qui sont d\u2019un intérêt particulier pour les hommes d\u2019affaires.DE QUOI S'AGIT-IL?On propose de différer pendant une période de quatre ans le droit de déprécier tous les biens durables acquis après le 10 avril 1951.Exceptées certaines catégories de biens définis dans les règlements et certaines autres sortes de biens que le ministre du Commerce pourra déclarer admissible.Un exemple : Le droit de déduire la dépréciation à titre de dépense est différé; il n\u2019est pas supprimé, ni même diminué.Ainsi, des biens non admissibles d\u2019une valeur de $10,000 acquis après le 10 avril 1951, ne vaudront aucune dépréciation aux fins de l\u2019impôt au cours des quatre prochaines années, mais en 1955, ils pourront être inscrits au compte de l\u2019actif dépréciable à leur pleine valeur primitive.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un actif amortissable en 10 ans, par exemple, on pourra l\u2019amortir durant les années 1955-1964 au lieu de 1951-1960.LE BUT DU LÉGISLATEUR Il faut un ferme obstacle financier qui arrêtera surtout l\u2019homme d\u2019affaires songeant à effectuer des placements attrayants, non pas à cause de leur sûreté durable, mais parce qu\u2019ils pourront s\u2019amortir à l\u2019aide des bénéfices élevés prévus pour les quelques prochaines années, alors qu\u2019il s\u2019attend de voir le barème de l\u2019impôt sur le revenu des sociétés commerciales atteindre un niveau anormalement haut.VOUS CONTINUEREZ A DÉPRÉCIER NORMALEMENT! Avant le 10 avril 1951 Pour toute propriété acquise avant le 10 avril 1951 inclusivement, on pourra obtenir les allocations actuelles au titre des immobilisations.C\u2019est le ministère du Revenu national qui, selon la coutume en pareil cas, déterminera la date de l\u2019acquisition.Après le 10 avril Après LE 10 AVRIL 1951, pour ce qui est des biens acquis, les cultivateurs, les pêcheurs et les personnes exerçant une profession libérale bénéficieront des dégrèvements actuels au titre des immobilisations.Les allocations actuelles seront aussi accessibles à tous les contribuables, lorsque la propriété achetée tombe dans l\u2019une des catégories prévues à l\u2019annexe B des règlements visant l\u2019impôt sur le revenu.Voici ces catégories : Catégorie 1\u2014Comprend des biens comme les ponts, les canaux, les ponceaux, les barrages, etc.Catégorie 2\u2014Comprend des biens comme les pipe-lines et certaines usines se rattachant à la production ou à la distribution de l\u2019énergie électrique, du gaz ou de l\u2019eau.Catégorie 4\u2014Comprend les biens d\u2019un réseau de chemins de fer, de télégraphes ou de téléphones, d\u2019un réseau de tramways ou de trolley-autobus.Catégorie 9\u2014Comprend des biens comme les appareils de radar ou de radiotransmission.Catégorie 10\u2014Comprend le matériel automobile, le matériel de puits de gaz ou de pétrole, le matériel et les machines servant à l\u2019exploitation minière et autres matériel du même genre.Catégorie 12\u2014Comprend certains objets non-durables pouvant se déprécier intégralement en moins d\u2019un an.Catégorie 14\u2014Vise certains brevets, concessions et licences.Les biens qui entrent dans l\u2019une quelconque de ces catégories seront sujets à la dépréciation normale.Il ne sera exigé en ce qui les concerne aucune accréditation par le ministre du Commerce.LES LOGEMENTS ET LES MAISONS De même, les allocations actuelles au titre des immobilisations pourront être prorogées sans accréditation en ce qui concerne les logements, c\u2019est-à-dire les maisons, simples ou d\u2019appartements, et tous les biens venus en remplacement d\u2019autres détruits par le feu, l\u2019inondation, le vent, la foudre ou toute autre circonstance fortuite.Ces biens seront sujets à la dépréciation normale.BIENS SPÉCIAUX Certaines défenses d\u2019immobilisations pourront être sujettes à la dépréciation normale à condition d\u2019obtenir un permis du ministre.Les biens acquis après le 10 avril 1951, admissibles aux fins de l\u2019allocation au titre des immobilisations seulement contre délivrance d\u2019un permis par le ministre du Commerce.Ces biens tombent dans deux catégories : 1) Bien acquis pour l\u2019exécution d\u2019un contrat de défense ou à une fin utile a la défense du Canada; 2) Bien acquis par le contribuable dans le dessein de poursuivre certaines activités commerciales.La.Biens acquis pour l'exécution d'un contrat de défense.Le Gouvernement ne veut en rien gêner les immobilisations grâce auxquelles l\u2019industrie canadienne pourra augmenter sa capacité de production de façon à satisfaire aux exigences de la défense nationale.En outre, dans certains cas l\u2019immobilisation en question ne vaudrait que pour la durée des circonstances en cause, de sorte qu\u2019il ne serait pas juste d\u2019ajourner de quatre ans les allocations au titre des immobilisations.Les contribuables qui, ayant obtenu des contrats de défense, se voient dans l\u2019obligation d\u2019acheter des propriétés afin de pouvoir exécuter lesdits contrats ou sous-traités de défense, devraient se procurer les formules et renseignements nécessaire à la division des allocations au titre des immobilisations, ministère du Commerce.Pour obtenir un certificat, le contribuable devra établir qu\u2019il ne peut exécuter le contrat de défense sans acquérir les biens en question.7.b.Biens acquis pour une fin utile à la défense du Canada.Des certificats pourront également être délivrés à l\u2019égard de biens acquis par un contribuable si, de l\u2019avis du ministre du Commerce, ils contribuent à la défense du Canada.Le but de cette disposition c\u2019est de permettre au ministre d\u2019accorder un certificat dans le cas d\u2019entreprises qui, bien qu\u2019elles ne soient pas exécutées spécifiquement en vue de remplir des contrats ou sous-traités de défense, sont cependant importantes en tant que moyens d\u2019accroître des approvisionnements de certaines matières ou denrées de base, ou de fournir certains services essentiels.De tels certificats ne seront accordés que dans des cas exceptionnels.2.Biens acquis par le contribuable dans le dessein de poursuivre certaines activités commerciales.La seconde catégorie renferme un groupe d\u2019industries de base, qui sont énumérées dans le décret.Il s\u2019agit la plupart du temps d\u2019industries primaires, industries de transformation de matière première, y compris les fonderies et les affineries, et les entreprises qui fournissent un service d\u2019utilité publique ou d\u2019hospitalisation.(Suite à la page 8) 23 AVRIL 1951 7 LA DÉPRÉCIATION (Suite de la page 7) La ligne de conduite adoptée à l\u2019égard de cette catégorie consistera à délivrer des certificats d\u2019admissibilité dans le cas des propriétés acquises par le contribuable lorsqu\u2019elles sont nécessaires à l\u2019exploitation de ces entreprises commerciales.INDUSTRIES SPÉCIALES Liste des industries de base qui peuvent obtenir un certificat leur permettant d\u2019utiliser la dépréciation normale.Le Ministre du Commerce peut délivrer un certificat d\u2019admissibilité à l\u2019égard des biens acquis par un contribuable aux fins d\u2019exercer les entreprises suivantes (autres qu\u2019un hôtel ou une propriété destinée principalement à l\u2019aménagement de bureaux, à des services commerciaux ou financiers, au commerce en gros ou au détail, ou à E LA PATRIE EN RG.L'ART ET LA DISTINCTION DANS LES FLEURS 168 est, rue Ste-Catherine PL.1786-7 la location autre que celle d\u2019habitations): a)\tl\u2019exploitation minière, l\u2019agriculture ou la pêche, b)\tle forage et l\u2019exploitation d\u2019un puits d\u2019huile ou de gaz, c)\tl\u2019affinage du pétrole ou de ses produits, ou la purification du gaz naturel, d)\tla transformation, y compris la fonte et l\u2019affinage, de minéraux, e)\tla fabrication de gabarits et formes primaires en métal, f)\texploitation des bois et forêts, g)\tl\u2019exploitation d\u2019une scierie, h)\tl\u2019exploitation d\u2019une fabrique de pâte et de papier, de pâte au sulfite, au sulfate, ou de pâte de bois mécanique, i)\tun service d\u2019hôpital ou de sanatorium, j)\tle transport aérien, k)\tl\u2019exploitation d\u2019un aéroport, l)\tle transport par autobus, m)\tle transport par chemin de fer, n)\tun service de messageries, o)\tun service de camionnage, p)\tle transport par voie d\u2019eau, q)\tl\u2019exploitation d\u2019un élévateur à grains, r)\tl\u2019exploitation d\u2019entrepôts (y compris les entrepôts frigorifiques) pour les produits agricoles, le poisson ou la glace naturelle, s)\tl\u2019exploitation d\u2019un service de télégraphe, de câble ou de téléphone, t)\tla production ou la distribution d\u2019énergie électrique.u)\tla transmission par canalisation ou l\u2019entreposage en vrac de pétrole brut, de produits du pétrole et de gaz naturel, v)\tla fabrication ou la distribution de gaz combustible, w)\tun service d\u2019enlèvement des ordures, x)\tun système d\u2019eau, y)\tla construction d\u2019édifices, ou z)\tla construction navale.Les contribuables dont l\u2019entreprise se range dans cette seconde catégorie obtiendront des modèles et des renseignements supplémentaires à la division des allocations pour immobilisations, ministère du Commerce, en s\u2019adressant à monsieur Stanley W.Laird, directeur du Bureau des Allocations au titre des immobilisations (Capital Cost Alowance Division), Ministère du Commerce, Ottawa.PAS DE PERMIS Dépenses d\u2019immobilisations qui ne peuvent pas subir la dépréciation normale et pour lesquelles aucun permis ne peut être émis.Le ministre du Commerce n\u2019est pas autorisé d\u2019émettre un permis d\u2019admissibilité à aucun contribuable en affaires à moins qu\u2019il appartienne à une catégorie que nous avons mentionnée plus haut.Les dépenses d\u2019immobilisations qui ont été faites après le 10 avril 1951, ne peuvent pas se voir attribuer la dépréciation normale, lorsqu\u2019elles ont trait à l\u2019acquisition de propriétés à l\u2019usage du manufacturier qui produit des biens de consommation ou l\u2019achat de mobiliers de bureau et toutes autres dépenses de capital (à moins que ce soient des projets que nous avons mentionnés plus haut).Le contribuable ne pourra bénéficier de la dépréciation normale si ses dépenses s\u2019adressent à un hôtel ou une propriété destinée principalement à l\u2019aménagement de bureaux, à des services commerciaux ou financiers, au commerce en gros ou au détail, ou à la location autre que celle d\u2019habitations.DES PROJETS NON TERMINÉS Des permis d\u2019admissiblité à la dépréciation normale peuvent être émis, et doivent être obtenus en regard de toutes propriétés acquises après le 10 avril 1951.Que ces propriétés soient une partie de la structure ou de l\u2019installation qui a commencé le 10 avril ou avant et qui n\u2019est pas terminée à cette date.Il en est de même pour toutes machineries ou outillages qui ont été commandés avant le 10 avril 1951.Dans tous les autres cas où des immobilisations sont faites après le 10 avril et qu\u2019elles ne font pas partie des biens exemptés que nous avons mentionnés plus haut aucun permis d\u2019admissibilité à la dépréciation normale ne peut être obtenu.musique sbli Spécialistes d'arrière-plan pour établissements commerciaux ou industriels.Musique choisie et orchestrée selon les besoins de votre établissement.REDIFFUSION INC.1085, COTE BEAVER HALL, UN.4éOI Montréal DImiîi OUI/ ^ MEUBLEZ VOTRE MAISON CHEZ TTPÎIi 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