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Titre :
Commerce-Montréal /
Éditeur :
  • Montréal :Chambre de commerce du district de Montréal,[1946]-[1992]
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Supplément 1
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  • Revues
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chaque mois
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  • Montréal plus
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Commerce-Montréal /, 1975, Collections de BAnQ.

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[" # ia chambre de commerce de montréal 88e rapport annuel - 1974-1975 Une enquête auprès des cadres supérieurs des entreprises montréalaises Le congrès de la Chambre a été cette année l'occasion d'une importante enquête auprès des dirigeants et des cadres supérieurs des entreprises de la région de Montréal.Cette enquête réalisée par le personnel de la Chambre en collaboration avec une maison spécialisée dans les sondages, la firme MULTI RESO INC., et M.Marcel Côté, économiste, visait 3 connaître les attitudes et les perceDtions des hommes d'affaire de Montréal sur leur milieu 3 permettre 3 la Chambre d'élaborer un programme d'action fondé sur les aspirations et les inquiétudes des milieux d'affaire proprement dit.Les cinq dernières années ont été prolifiques en études sur la région de Montréal et l'ensemble de ces études a toujours confirmé un même diagnostic: Montréal a une structure économique vieillie et sa capacité de générer des activités nouvelles s'est grandement affaiblie.La plupart de ces études s'appuyaient sur des analyses statistiques mais ne décrivaient pas directement le comportement de ceux qui font les affaires ni, 3 plus forte raison, comment on peut provoquer chez eux un changement d'attitude.Or l'expérience du congrès de 1974 avait clairement démontré que l\u2019avenir économique de Montréal, c'est d'abord la volonté et la détermination des hommes d'affaire de conserver et de raffermir Montréal dans sa position de métropole.C'est dans cet esprit que la Chambre a voulu analyser les attitudes et les perceptions des hommes d'affaires de Montréal vis-3-vis de leur région.L'enquête a été conduite auprès d'un échantillon représentatif des entreprises de la région de Montréal, échantillon établi d'après les fichiers d'entreprises du Bureau de la Statistique du Québec.Pour assurer le succès de l'enquête, on a formé un comité spécial de membres de la Chambre (40 personnes) qui avaient pour tâche de convaincre personnellement les chefs des entreprises choisies 3 répondre au questionnaire qui allait leur être adressé.Le sérieux du travail accompli par ce comité, présidé par Me André Paquette, s'est traduit par un taux de réponse de 74« sur les questionnaires distribués (nombre de répondants: 541).Les résultats de l'enquête ont mis en lumière que l'enthousiasme des hommes d'affaire vis-â-vis de leur milieu est mitigé et qu'ils entretiennent des préjugés sur certaines de ses caractéristiques.Les quelque 300 congressistes réunis au Manoir Richelieu, du 29 mai au 1er juin, ont confirmé ce jugement.\"Rares sont ceux qui affirment que l'image décrite par l'enquête est trop favorable 3 Montréal.La plupart considèrent que le jugement est réaliste, et en même temps sévère\", (Le président du congrès, Jean Tétreault, lors de la séance de clôture, dimanche le 1er juin).Les résultats de l'enquête ont fait ressortir aussi la dualité culturelle et linguistique du milieu des affaires et posé le problème de la multiplicité des efforts parmi les associations représentant ce milieu.Le développement industriel Les travaux de recherche préparés pour le congrès de 1974 avaient incité la Chambre 3 inscrire au programme de cette année la question du développement industriel de la région de Montréal.Sous la présidence de monsieur Pierre Lortie, directeur du développement 3 la Bourse de Montréal, un comité spécial de la Chambre a été formé avec pour mandat d'évaluer les propositions et les conclusions du congrès de 74 et notamment le dossier sur l'industrie.Les travaux de ce comité ont porté, d'abord, sur le maintien de l'exemption de la taxe sur la machinerie industrielle, puis, sur les problèmes de formation La Chambre de commerce du district de Montréal 1080, côte du Beaver Hall Montréal, H2Z 1T1 (514) 866-2861 professionnelle et enfin sur les négociations nationales multilatéral es.L'exemption de la taxe de vente sur la machinerie industrielle A la recommandation de son comité de développement industriel, la Chambre a proposé au gouvernement du Québec, que l'exemption de la taxe de vente sur la machinerie industrielle en vigueur au Québec depuis avril 1972, et qui devait prendre fin en avril 1975, soit maintenue et devienne permanente.Dans une lettre qu'elle adressait au ministre des finances du Québec, monsieur Raymond Garneau, le 20 février 1975, la Chambre faisait valoir que cette taxe aurait un effet de double imposition puisqu'elle élèverait le prix d'un produit qui était lui-même soumis 3 la taxe de vente; 2 Le Conseil d'administration en 1974-1975 Le président M.Charles de Jocas Vice-président exécutif et directeur général La Banque de Montréal Les conseillers M.Camille Archambault Vice-président exécutif Association du camionnage du Québec Inc.M.Guy Bernier Directeur général Pêcheurs Unis du Québec M.Florian Bleau Président Les Pharmacies Universelles Limitée M.Marcel de la Sablonniêre Directeur général Centre de Loisirs Immaculée-Conception M.Jacques Deschênes Président Deschênes & Fils (1969) Ltée Le président du Conseil M.Roger Carbonneau Vice-président - Personnel et Relations industrielles Johnson & Johnson Limitée Le 1er vice-président M.Jean Tëtreault Ingénieur Lalande3 Tëtreault & Associés Vice-présidents M.Edgar Charbonneau Bijoutier M.Claude Gareau Président John Holt Stethem - Claude Gareau - MSL M.Guy J.Desmarais Directeur général et chef de la direction Osler Geoffrion Dorris & Gélinas Inc.Mme Huguette Laporte Coordonnatrice aux promotions La Brasserie Molson du Québec Limitée M.Gérard Lebeau^ président G.Lebeau Limitée M.Yves Guërard, F.I.C.A.-F.S.A.Pouliotj Guérard Castonguay & Associés Inc.M.Maurice Macé^ ingénieur Vice-président - Directeur de la zone du Québec NEDCO Ltée Le trésorier M.J.V.Raymond Cyr Vice-président Bell Canada Le secrétaire M.Jean-Paul Zigby, avocat Desjardins3 Ducharme Desjardins3 Tellier3 Zigby & Michaud M.Vincent Rémi Hard Président Vincent Limitée M.François Richard Directeur général Union Régionale de Montréal des Caisses populaires Desjardins M.Jean H.Richer Vice-président exécutif Canadien Rational M.Guy Marinier, c.a.Vice-président - Intemt.La Banque Provinciale du Can.M.Claude Michaud Président du Conseil Val-Royal - Lasalle Ltée M, Claude Racicot Directeur général adjoint La Banque Canadienne Rationale M.J.-G.St-Jacques Vice-président Montréal et les Provinces Atlantiques La Cie T.Eaton Limitée M.Maurice Sauvé Vice-président de l\u2019adm.Consolidated-Bathurst Ltée 3 d'autre part, par son effet négatif sur l'achat de nouveaux équipements et sur la modernisation de l'industrie secondaire, la taxe de vente sur la machinerie industrielle pouvait diminuer la productivité et augmenter la pression inflationniste découlant de la rareté des biens.En outre, la Chambre a fait valoir que le maintien de l'exemption serait particulièrement favorable au développement économique de la réqion de Montréal puisqu'on y trouve une concentration importante de l'industrie secondaire du Québec.Dans le discours sur le budget du 17 avril, le ministre des Finances annonçait que la loi 3 ce sujet serait amendée pour préciser que l'achat de machinerie industrielle effectué entre le 19 avril 1972 et le 1er avril 1977 sera exempté de la taxe de vente au détail si la livraison en est faite S l'acheteur avant le 1er avril 1977.En reconduisant ainsi l'exemption pour deux autres années, le gouvernement faisait droit en partie aux représentations de la Chambre,qui aurait cependant préféré que 1'exemption devienne permanente.Par la suite la Chambre a suggéré au gouvernement quelques mesures susceptibles d'améliorer l'application de la loi sur la taxe de vente.Dans une lettre qu'elle faisait parvenir aux ministres des Finances et du Revenu du Québec, le 4 août 1975, le président du comité monsieur Pierre Lortie recommandait: 1)\tque les catalyseurs et toute autre matière contribuant aux coûts directs de la production et de 1\u2018usinage soient aussi exempts de la taxe de vente sur la machinerie industrielle; 2)\tque le Québec adopte comme définition du matériel industriel sujet 3 l'exemption de la taxe de vente, celle utilisée par le gouvernement fédéral (Loi de-la taxe d'accise, annexe III, partie XIII), et ajoute une règlementation bien définie dans les cas particuliers 3 notre province; 3)\tque l'administration de la taxe de vente soit restructurée de façon 3 obtenir des décisions fermes lorsque se présente un litige dans l'interprétation et l'application de l'un ou l'autre règlement et 3 rendre publiques ces décisions dans des délais raisonnables.La formation professionnelle de la main-d'oeuvre Parmi les diverses mesures susceptibles d'accroître la productivité des industries, celle de la formation de la main-d'oeuvre est apparue comme prioritaire.3e l'avis unanime des membres du comité, c'est aussi dans ce domaine que l'aide gouvernementale semble, pour le moment, être le moins efficace.La Chambre a entrepris des démarches pour construire un dossier sur cette question.Ce dossier doit reposer sur une connaissance des programmes et pratiques courantes dans quelques pays autres que le Canada, notamment les Etats-Unis et l'Europe de l'ouest, et aussi comparer la situation entre le Québec et l'Ontario, qui jouissent du même programme.Pour lui permettre de réaliser ce dossier, la Chambre s'est adressée au ministère du Travail du Québec d'oD elle espérait obtenir une assistance financière.A la suite d'une rencontre avec le sous-ministre et le sous-ministre adjoint, le 6 février 1975, la Chambre soumettait au mois de mars une demande formelle 3 laquelle elle n'a pas encore reçu de réponse.Le GATT Le comité de dé\u2019 elcppement industriel de la Chambre a commencé l'étude des négociations multilatérales qui sont engagées depuis 1973 (Tokyo Round) dans le cadre de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).L'effet possible des résultats du \"Tokyo Round\" sur l'économie canadienne et sur la position concurrentielle des industries de la région de Montréal en particulier est très important.Pour permettre que le point de vue de Montréal soit incorporé 3 la position canadienne de négociations, le comité a lancé un appel aux membres de la Chambre (COMMERCE MONTREAL, Vol.XXXI, no 21, p.4), les invitant 3 répondre 3 un questionnaire dans lequel ils pourraient faire valoir leurs opinions sur cette question.Les affaires municipales L'avenir de la CUM C\u2019est en mars 1972, deux ans après la mise sur pied de la CUM, que le ministre des Affaires municipales du Québec annonçait la formation du \"comité d'études de la CUM\".La formation de ce comité apparaissant comme une étape vers une révision de la loi de la CUM, une répartition plus fonctionnelle des responsabilités et une adaptation des structures administratives.La Chambre Les membres de la Chambre\t\t (les revenus\tprovenant des membre\ta) \t31 mai 1975\t31 mai 1974 Membres individuels\t1,009 ($50,450)\t1,177 ($53,350) Délégués des sociétés\t3,112 ($199,915)\t2,747 ($158,127) \t4,121 ($250,365)\t3,924 ($211 ,477) Sociétés adhérentes\t767\t727 avait demandé une telle révision et elle a contribué aux travaux de ce comité.Le rapport du comité d'études (appelé \"rapport Hanigan\") a été rendu public le 7 juin 1973.Dès ce moment, il avait été entendu, 3 tous les niveaux d'autorité, que ses recommandations feraient d'abord l'objet d'un débat public.En conséquence, le comité des Affaires municipales de la Chambre consacrait tous ses efforts, au cours de l'exercice précédent, pour faire l'étude détaillée du rapport Hanigan et pour formuler des recommandations précises (voir 87e rapport annuel, 9 septembre 1974).Mais jusqu'3 maintenant, il n'y a pas eu de suite aux démarches amorcées officiellement en mars 1972 et devant aboutir 3 une révision de la loi de la CUM.Au cours du présent exercice, la Chambre a multiplié ses efforts pour sortir de l'impasse le débat sur la CUM: note publique sur les incohérences du budget de la CUM (Commerce Montréal, 28 octobre 1974); lettre du directeur général au ministre des Affaires municipales pour lui rappeler son engagement de discuter publiquement le rapport Hanigan (Commerce Montréal, 25 novembre 1974); publication de la réponse du ministre réitérant son engagement (Commerce Montréal, 23 décembre 1974); invitation du ministre au déjeuner-causer\u2019^ du 28 avril 1975; nouvelle note publique dans le Commerce Montréal du 15 mai 1975 (Vol.XXXI, no 19). 4 C'est parce que la Chambre croit en l'avenir de la CUM qu'elle aurait désiré qu'une démarche rationnelle permette une révision de ses structures.Elle constate avec satisfaction que, même dans les villes de la banlieue, le principe de l'existence de la CUM est de moins en moins remis en cause.La CUM est devenue graduellement, pour tous, un fait acquis.Reste 3 lui donner la vigueur et la cohérence qui en feront un instrument majeur d'un développement urbain harmonieux.C'est dans cet esprit qu'il apparaît encore nécessaire, au point de vue de la Chambre, de sortir la CUM de son enfance.La surtaxe sur les immeubles de plus de $100 000 Le 19 décembre 1974, le président de la CUM annonçait une augmentation de 50% de la surtaxe sur les immeubles valant plus de $100 000.La Chambre a protesté contre cette formule de taxation, parce qu'elle a pour effet inévitable 3 long terme d'empêcher le développement urbain 3 forte densité et de favoriser la dispersion de la population, ce qui se révèle, selon les études américaines 3 ce sujet, être la solution de développement urbain la plus coûteuse.Evaluation financière du schéma d'aménagement Le 26 mars 1975, le Bureau de direction autorisait le directeur général de la Chambre 3 siéger 3 titre de conseiller spécial 3 la commission sur l'évaluation financière et les incidences économiques du schéma d'aménagement du territoire de la C.U.M.(commission Lamarre).Le mandat de cette commission était d'examiner les recommandations du rapport de la commission d'étude du schéma d'aménagement (commission Alie) dont le rapport avait été transmis au Conseil de la Communauté le 24 septembre 1974.Dans son rapport intitulé \"Evaluation financière du schéma d'aménagement\", la commission Lamarre suggère entre autres la création d'un organisme régional de Le service de renseignements Assistance accordée\t1974-75\t1973-74 - Aux visiteurs\t847\t611 - Par lettre\t10,152\t9,629 - Par téléphone\t5,690\t5,326 TOTAL\t16,689\t15,566 Documents reçus\t5.491\t7,123 \u2022 Les sujets qui ont fait 1'objet du plus grand nombre de requêtes sont, dans l'ordre: les résultats de nos enquêtes sur les conditions de travail dans la région de Montréal; les pratiques des entreprises au sujet des fêtes légales; 1'exportation et l'importation (listes de détaillants de fabricants ou de manufacturiers); les associations, la Chambre de commerce en particulier; les statistiques sur l'indice du coût de la vie, les taux de salaires, et la vie économique en général; les lois, taxes et impôts; les gouvernements.Parmi les autres activités du service de renseignements au cours de cette année, notons la distribution de quelque 600 revues et brochures, l'attestation de documents pour fins d'exportation (313), la préparation du Répertoire d'associations et du calendrier fiscal.transport en commun, indépendant des services et des agences d'exploitation, qui aurait pour mandat et fonction de planifier et de contrôler le transport en commun, 3 l'échelle de l'agglomération métropolitaine.Cet organisme serait formé d'élus municipaux, de responsables des trois commissions de transport, de délégués du gouvernement du Québec, de fonctionnaires.de la Communauté et de représentants de sociétés para-publiques ou privées.La juridiction de l'organisme s'étendrait au métro, aux chemins de fer, au transport par autobus, aux ponts et aux parcs de stationnement.Cette recommandation correspond au souhait maintes fois répété par la Chambre de voir le transport en commun administré et planifié sur une base régionale, et non pas municipale.Les manifestations publiques\t en 1974-1975\t Nombre de participants\t Les 21 déjeuners-causerie*\t5,258 Le congrès*\t275 La réception du Nouvel an*\t1,400 L'assemblée générale annuelle\t260 Les délégations étrangères\t120 Les visites industrielles*\t Le parc industriel Saint-Laurent -MLW-Worthington - Bigelow Canada Limitée et la Cie de papier Rolland -Air Canada 3 Mirabel\t213 Le tournoi de golf*\t200 La soirée au Parc Jarry\t200 La soirée 3 Blue Bonnets\t85 Lps stages de perfectionnement\t Initiation aux techniques d'animation de groupe - Crédit et recouvrement -La communication écrite - La gestion des documents - La gestion participative par les objectifs -' Leadership et communication - Sélection du personnel -Marketing\t303 Les cliniques et sessions d'information\t La loi 22 - La formation industrielle -Les investissements 3 Montréal en 1975 -Où et comment financer son entreprise -Le syndicalisme au Québec - Comment vivre avec le stress - L'intéressement, facteur de dynamisme dans 1'entreprise\t701 TOTAL:\t9,015 * Le conseil des déjeuners-causerie fut présidé par Me Guy Gilbert, avocat, étude Gilbert, Magnan & Marcotte; le comité du congrès par M.Jean Tétreault, ingénieur, Lalande,Tétreault S Ass., M.Gilles Boyer, directeur des ventes, Les Artisans Coopvie, et Me André Paquette, avocat, DèGrandpré, Colas et Associés.La réception du Nouvel an par M.Bernard Leprohon, ingénieur, vice-président de Dupuis, Parizeau,Tremblay Inc; le comité \"visites et voyages\" par M.Marcel Rhéaume, directeur du service des relations avec les entreprises, la Banque Royale du Canada, remplacé en cours d'année par M.Marcel Marion, de l'Office d'expansion économique de la CUM; le comité \"sports et divertissements\" par M.Etienne B.Cardinal, agent de relations publiques, Société Radio-Canada. 5 Les relations de travail au Québec Le Devoir du 29 août 1974 publiait, sous la signature du directeur général de la Chambre, M.Pierre Shooner, un commentaire sur la grève des employés de garage de la CTCUM, grève qui paralysait le métro de Montréal depuis trois semaines.Dans ce commentaire, la Chambre faisait écho aux inquiétudes exprimées dans les divers milieux avec lesquels elle est en'contact quotidien.Par la suite, nombreux furent les membres de la Chambre qui firent part de leur opinion au personnel du secrétariat.Au cours de l'automne 1974, le secrétariat rédigeait un texte qui donnait une forme 3 ces réflexions sur la situation actielle des relations de travail au Québec.En décembre et en janvier, le projet de texte préparé par le secrétariat fut analysé et complété par un comité ad hoc composé de MM.Roger Carbonneau, vice-président, Johnson & Johnson Ltée, et président du Conseil de la Chambre; Yves Guérard, FICA - FSA, Pouliot, Guérard, Castonguay et Associés Inc., et vice-président de la Chambre; Marius Dagneau, vice-président des relations industrielles, Imperial Tobacco Ltée; Raymond Dupuis, président, Products and Services (Montréal).Sous le titre Notes sur le syndicalisme au Québec, un nouveau texte fut soumis au Bureau de direction le 5 février 1975, puis, le 17 mars, â un groupe de plus de 70 membres de la Chambre, tous confrontés quotidiennement, par leur fonction, avec des problèmes de relations de travail.Tenant compte de ces diverses consultations, une version révisée ayant pour titre: Notes sur les relations de travail au Q\u2018ébec fut présentée, le 2 avril, au Conseil d'administration qui l'adoptait â l'unanimité comme exprimant l'opinion officielle de la Chambre.L'intention de cette prise de position officielle de la Chambre était de présenter publiquement des propositions susceptibles d'amorcer un débat rationnel sur les moyens d'améliorer le climat des relations de travail au Québec et de mettre un terme 3 l'affrontement stérile des prises de positions radicales pour ou contre le syndical i sme.En plus de présenter une analyse succincte de la situation présente, la Chambre formule des propositions précises qui devraient être introduites dans nos lois ouvrières.Entre autres, la Chambre propose d'ajouter au Code du Travail des mesures nouvelles en vue de protéger les services essentiels en tout temps; de remettre la décision de faire grève 3 tous les employés syndicales de l\u2019unité de négociation impliquée par le moyen d'un vote secret et surveillé par l'Etat; de soumettre les finances syndicales 3 un contrêle public dans tous les cas oü existe une formule de contribution syndicale obligatoire.Le texte intégral de cette prise de position de la Chambre a été présenté dans le COMMERCE MONTREAL du 21 avril 1975 (Vol.XXXI, no 17).A peine trois semaines plus tard, paraissait le rapport de la commission d'enquête sur l'exercice de la liberté syndicale dans l'industrie de la construction au Québec (Commission Cliche).Ce rapport proposait des solutions principalement aux problèmes de l'industrie de la construction au Québec.Certaines recommandations, notarnnent celles visant la démocratie syndicale, avaient cependant une portée plus générale et rejoignaient plusieurs des propositions contenues dans la prise de position de la Chambre.Dans un communiqué remis à la presse le 22 mai et paru dans Commerce Montréal du 2 juin 1975 (Vol.XXXI, no 20), la Chambre s'est associée aux propositions générales de la Commission Cliche et a appuyé le gouvernement dans ses efforts pour corriger la situation dans l'industrie de la construction.(suite à la page 8) Les déjeuners-causerie en 1974-1975 Le comité des conférenciers fut présidé par Me Guy Gilbert, avocat, de l'étude Gilbert, Magnan & Marcotte, le comité général de réception par M.Jean-Paul Brault, directeur commercial , Bell Canada; et le comité d'accueil par M.Arthur de Palma, courtier en alimentation, A.J.de Palma.Les conférenciers M.Fernand Lalonde ministre d'Etat responsable de l'application de la loi sur la langue officielle M.le juge Jean Outil président de la commission d'enquête sur le crime organisé L'honorable Jules Deschênes juge en chef de la cour supérieure M.Yves Pratte président d'Air Canada Mme Laurette Robillard présidente du conseil du statut de la femme M.Philippe Pariseault directeur général de la Coopérative agricole de Granby M.Jean Drapeau maire de Montréal Dom Antonio Fragoso évêque de Crateus, Brésil M.Jean Cournoyer ministre du Travail (Québec) M.Jean-Paul L'Allier ministre des communications (Québec) M.Robert Burns député de Maisonneuve M.Paul Couture président de l'Union des producteurs agricoles Me René Dussault président de l'Office des Professions du Québec M.Maurice Bellemare député de Johnson M.Louis Desmarais président de Canada Steamship Lines Ltd.M.Claude Castonguay, actuaire Pouliot, Guérard, Castonguay & Associés Inc.M.Gérard D.Lévesque ministre des affaires inter-gouvernementales (Québec) M.Gérard Pelletier ministre des communications (Ottawa) M.Roland G.Lefrançois président de Nordair M.Raymond Garneau ministre des finances (Québec) M.Guy Saint-Pierre ministre de l'industrie et du commerce (Québec) 6 les états financiers BASTIEN, NORMANDIN, BARRIERE & ASSOCIES comptables agréés \u2014 chartered accountants Yvon Normandin, C.A.Cilles R.Normandin, C.A.J.Guy Beaulac, C.A.Pierre Dumont, C.A.F.St.Aubin, C.A.François J.Bastien, C.A Roland Barrière, C.A.Georges Borduas, C.A.J.Marcel Daoust, C.A.J.Louis Richard, C.A.EDIFICE F.-M.MARCOTTE 225 ouest, Notre-Dame, Montréal, Qué.H2Y 1T4 Téléphone (514) 844-4445 Le rapport des vérificateurs Aux membres de La Chambre de Commerce du District de Montréal Nous avons examiné le bilan de LA CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT DE MONTREAL au 31 mai 1975 ainsi que les états de surplus d'exploitation, du surplus des campagnes d'investissement, de revenus et dépenses et de l'évolution de la situation financière de l'exercice terminé à cette date et nous avons obtenu tous les renseignements et toutes les explications que nous avons demandés.Notre examen a comporté une revue générale des procédés comptables ainsi que les sondages des registres comptables et autres preuves à l'appui que nous avons jugés nécessaires dans les circonstances, sauf que notre examen des cotisations et souscriptions n'a porté que sur les montants enregistrés aux livres.A notre avis, à l'exception de la limite exprimée au paragraphe précédent, du mieux que nous avons pu nous en rendre compte par les renseignements et les explications qui nous ont été donnés et d'après ce qu'indiquent les livres de la Chambre, ces états financiers sont rédigés de manière à représenter fidèlement l'état véritable et exact des affaires de la Chambre au 31 mai 1975 ainsi que le résultat des opérations et l'évolution de sa situation financière de l'exercice terminé a cette date, conformément aux principes comptables généralement reconnus, lesquels ont été appliqués de la même manière qu'au cours de l'exercice précédent.dût fixtAMÀa 4 j^ituAA., IL 'ÎWMA Comptables agréés Montréal, le 22 juillet 1975 Affiliation \u2014 BASTIEN, MENARD, NORMANDIN, SEGUIN, ROY & ASSOCIES, C.A.Montreal, Ottawa, Hull, Hawkesbury, Grand'Mère, Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine, Québec, Lévis, St-Georges-de-Beauce, Baie-Comeau, Sherbrooke. LA CHAMBRE DE COMMERCE (Constituée selon la partie II de la Bilan au 31 mai 1975 ACTIF A COURT TERME\t1975\t1974 Encaisse\t$\t66,541\t$\t11,319 Obligations\t70,000\t70,000 Comptes à recevoir (Note 1)\t53,027\t34,311 Frais imputables aux prochains exercices\t 8,398\t12,421 197,966\t128,051 PLACEMENTS (Note 2)\t3,076\t2,019 IMMOBILISATIONS (Note 3) CoGt\t633,981\t633,981 Moins:\tAmortissement accumulé\t89,503\t81,660 544,478\t552,321 $ 745,520\t$ 682,391 PASSIF A COURT TERME\t1975\t1974 Comptes à payer et frais courus $ 70,485 $ 18,629 Cotisations perçues d'avance 1,550 13,400 Frais d'inscription perçus d'avance 5,652 9,422 77,687 41,451 AVOIR NET RESERVES Souscription - F.R.E.G.E.C.\t8,104\t8,104 Fonds de pension\t____5,000 _____5,000 13,104\t13,104 SURPLUS Campagnes d'investissement\t458,610 455,960 Exploitation\t196,119 171,876 654,729\t627,836 $ 745,520\t$ 682,391 POUR L1 Surplus d'exploitation de l\u2019exercice terminé le SI mai 1975 1975\t1974 SOLDE AU DEBUT DE L\u2019EXERCICE\t$ 171,876\t$ 170,872 Ajouter: Portion de la réserve avancée à F.R.E.G.E.C.\t-\t243 Excédent des revenus sur les dépenses\t24,243\t______761 $ 196,119\t$ 171,876 DU DISTRICT DE MONTREAL Loi sur les Corporations Canadiennes) Surplus des campagnes d'investissement de l'exercice terminé le 31 mai 1975 SOLDE AU DEBUT DE L\u2019EXERCICE\t$ 455,960\t$ 452,925 Souscription de l'exercice (net)\t___2,650\t___3,035 SOLDE A LA FIN DE L'EXERCICE\t$ 458,610\t$ 455,960 Revenus et dépenses de l\u2019exercice terminé le 31 mai 1975 REVENUS\t1975\t1974 Administration Recherche et développement:\t$\t66,325\t$\t77,972 Animation\t63,415\t68,887 Manifestations\t147,036\t40,010 Recherche\t21,500\t9,653 Renseignements\t3,802\t4,638 Sociétariat\t250,365\t211,477 Atelier Perte sur disposition d'immobilisations\t34,747\t33,734 \t587,190\t446,371 DEPENSES Administration\t196,731\t184,125 Recherche et développement: Animation\t58,463\t68,822 Manifestations\t143,192\t62,318 Recherche\t34,967\t26,896 Renseignements\t21,186\t21,430 Sociétariat\t76,880\t49,429 Atelier\t31,528\t32,409 \t-\t181 562,947\t445,610 EXCEDENT DES REVENUS SUR LES DEPENSES\t$\t24,243\t$\t761 Provenance et affectation des fonds de l'exercice terminé le 31 mai 1975 1975\t1974 PROVENANCE Excédent des revenus sur les dépenses Ajouter - éléments n'impliquant aucune sortie de fonds: Amortissement Perte sur vente d'immobilisations\t$\t24,243\t$ 7,843\t761 9,292 181 Fonds provenant des opérations\t32,086\t10,234 Souscription résultant des campagnes d'investissement Produit de la vente d'immobilisations\t2,650\t3,035 75 \t34,736\t13,344 AFFECTATION Acquisitions d'immobilisations Avances à F.R.E.G.E.C.Avances à C.O.F.I.M.E.\t1,057\t3,212 243 \t1,057\t3,455 AUGMENTATION DU FONDS DE ROULEMENT\t33,679\t9,889 FONDS DE ROULEMENT Au début de l'exercice\t86,600\t76,711 A la fin de l'exercice SOLDE A LA FIN DE L'EXERCICE $ 120,279 $ 86,600 Notes aux états financiers L'amortissement sur le mobilier et agencement est calculé selon la méthode en ligne droite au taux de 10%.Note 1 - COMPTES A RECEVOIR\t\t1975\t\t1974 Comptes commerciaux Intérêts courus à recevoir Avance à la Revue Commerce\t$\t40,904 371 13,362\t$\t19,770 367 15,627 Provision pour créances douteuses\t\t54,637 1,610\t\t35,764 1,453 \t$\t53,027\t$\t34,311 Note 2 - PLACEMENTS Revue Commerce, valeur amortie (valeur nominale $ AO,000) Les Editions Commerce, valeur amortie (valeur nominale $ 50,894) Avances à F.R.E.G.E.C.Avances à C.O.F.I.M.E.$\t3,075\t$\t2,019 $ 1 $ 1 1\t1 1,895\t1,895 1,178 ________122 Note 4 - BAIL EMPHYTEOTIQUE Le 1er décembre 1967, la Chambre a versé un montant de $ 519,969 pour l'acquisition d'une moitié indivise du terrain sur lequel est située la Maison du Commerce et de la moitié des droits comme locateur dans un bail emphytéotique.Par ce bail emphytéotique, la Chambre et le Board of Trade ont loué le dit terrain à Arthree Corporation jusqu'au 30 avril 2047 au loyer de $ 5,000 par mois jusqu'au 30 avril 2007 avec option pour la Chambre et le Board d'acheter en l'an 2007 la bâtisse à la valeur marchande à cette époque, à déduire le montant de $ 1,000,000 pour le terrain.Si la Chambre et le Board n'exercent pas l'option, le loyer sera porté à $ 5,451 par mois jusqu\u2019à l'expiration du bail en l'an 2047.L'option ci-haut mentionnée peut être exercée par la Chambre et le Board conjointement ou par l'un ou l'autre séparément.En vertu de ce bail et pour sa durée jusqu'au 31 décembre 2006, la Chambre occupe un espace de 6,000 pieds carrés au loyer annuel de $ 1.Note 3 -\tIMMOBILISATIONS\t\t1975\t\t1974 \t\tCoût\tAmortis- sement accumulé\tValeur nette\tValeur nette Terrain Mobilier\t(Note 4) et agencement\t$ 520,041 113,940\t$ 89,503\t$ 520,041 24,437\t$ 520,041 32,280 $ 633,981\t$\t89,503\t$ 544,478\t$ 552,321 Note 5 - ENGAGEMENT En vertu d'une entente avec un employé, la Chambre de Commerce du District de Montréal s'est engagée à lui verser un traitement de $ 12,500 par année jusqu'au 31 janvier 1972 et, par la suite, une pension de $ 10,000 par année sa vie durant avec stipulation qu'à son décès 60% des montants ci-haut seront payables à sa veuve si elle lui survit.De plus, la Chambre s'est engagée à payer des pensions à trois autres de ses employés.En date du 31 mai 1975, l'engagement total de la Chambre en rapport avec ces pensions se chiffrait par $ 6,458 Le financement de la Voie maritime du Saint-Laurent L'avènement de la Voie maritime du Saint-Laurent a toujours été pour la Chambre une source d'inquiétudes; cet ouvrage ne manquait pas d'affecter la situation privilégiée du port de Montréal et en conséquence le développement de la région de Montréal et du Québec.Ce raisonnement s'est avéré juste.Depuis 15 ans, les activités du port de Montréal ne progressent pas et le rythme de croissance de l'économie montréalaise est au ralenti.De plus, chaque année depuis son ouverture, la Voie maritime a montré un déficit.Devant les pressions qui s'exercaient auprès du gouvernement fédéral pour effacer la dette ac- cumulée de la Voie maritime, la Chambre a fait parvenir le 23 avril 1975 au ministre des Transports, monsieur Jean Marchand, un mémoire dans lequel elle réitère sa position voulant que l'administration de la Voie maritime du Saint-Laurent respecte la loi qui la régit.Cette loi stipule que la Voie maritime doit faire ses frais et effacer sa dette sur une période d'au plus cinquante ans depuis son ouverture.Le texte de ce mémoire a été reproduit intégralement dans le Commerce Montréal du 2 juin 1975 (Vol.XXXI, no 20).Relations avec le Montreal Board of Trade A la suite de l'adoption de la Loi faisant du français la langue officielle du Québec (31 juillet 1974), le Montreal Board of Trade décidait d'offrir ses services en français et en anglais.Dès septembre, le bulletin du Board of Trade était intégralement bilingue, et plusieurs de ses activités publiques (stages de formation, conférences, publications) étaient présentées dans les deux langues.Traditionnellement, la Chambre a travaillé et s'est présentée exclusivement en français, tandis que le Board travaillait et se présentait exclusivement en anglais.La distinction la plus claire entre les deux associations reposait sur ce fait.En devenant officiellement une institution bilingue, le Board of Trade oblige la Chambre 3 s'interroger sur les caractéristiques qui devront la distinguer dans l'avenir.Doit-elle devenir bilingue elle aussi, et entrer en concurrence directe avec le Board of Trade?Doit-elle rester unilingue, quand la plupart des entreprises de Montréal sont bilingues?Y a-t-il possibilité que la Chambre et le Board s'associent pour former une nouvelle association dans laquelle seraient regroupées toutes les forces du milieu des affaires de Montréal?Les circonstances ont placé le Conseil devant la nécessité de se poser de telles questions au cours de l'exercice 1974-75.Au terme de sa réflexion (réunion du 10 août 1975), le Conseil croit que la Chambre doit évaluer si les conditions d'une fusion permettraient de mettre sur pied une nouvelle association capable d'atteindre les objectifs pour lesquels la Chambre elle-même a été créée.Le Conseil a mandaté MM.Roger Carbonneau, Charles de Jocas et Pierre Shooner pour faire cette évaluation avec les représentants du Board.Si l'évaluation qui sera faite au début du prochain exercice donne des résultats positifs, ce sont tous les membres de la Chambre qui seront appelés 3 exprimer leur jugement et 3 prendre une décision.L'année 1975-7F pourrait marquer, pour la Chambre de commerce de Montréal, un tournant décisif.COMMERCE MONTREAL, VOL.XXXII, no 2 , 8 septembre 1975 "]
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