Commerce-Montréal /, 1 janvier 1977, Supplément 1
[" ER -621 COMMERCE MONTREAL Edition spéciale sur le 27e congrès annuel au Manoir Richelieu du 9 au 12 juin derniers I Pour la première fois après quatre ans, le nombre de participants a dépassé 300 Conférenciers et discussions en atelier conduisent notamment aux constatations et recommandations suivantes: -\tAjustement des échelles fiscales du du Québec sur celles des autres provinces -\tUne aide mieux adaptée aux petites et moyennes entreprises en milieu urbanisé -\tFormation d'un caucus de députés de la région de Montréal -\tUne mise en question du bien-fondé des politiques de développement régional -\tReconnaissance du statut particulier des centres de recherche industrielle au Québec -\tNécessité d'une approche différente des milieux d'affaires aux questions de main-d'oeuvre Montréal le rythme du Québec Trois cents personnes inscrites au 2,7e congrès: un record.Sans délaisser le moindrement le coté social et détente toujours apprécié3 \"il y avait dans l'air\" cette année un désir manifeste d'échange d'idées3 au-delà meme des objets d'étude soumis à l'examen des congressistes.Les conférences ou \"coups d'envoi\" destinés à amorcer les discussions se sont révélés provoquants à souhait; la présence de députés de divers partis a ajouté une dimension nouvelle aux préoccupations habituelles des membres.En rétrospective3 on peut regretter le temps trop limité réservé aux travaux en atelier3 là où le plus grand nombre peuvent s'exprimer dans un processus plus interactif que celui de la séance plénière.Nous n'avons pas tout entendu ni retenu* et pour causej car les \"à coté\" du congrès ont donné lieu semble-t-il à de nombreux échanges au sujet desquels plusieurs nous ont dit leur satisfaction.En séance de cloture^ messieurs Edgar CharbonneaU; Raymond Cyr et Pierre Lortie ont exprimé ce qui lever paraissait se dégager des travaux du congrès.Une synthèse de leurs propos est publiée dans les pages intérieures de cette édition consacrée au congrès.Les activités sociales furent aussi un succès et ont soulevé l'enthousiasme des congressistes.Le succès du congrès repose sur le travail bénévole de plusieurs membres de la Chambre.Il repose aussi sur les donateurs et les commanditaires.C'est avec reconnaissance que nous publions leurs noms en dernière page de cette édition spéciale. Le 2,7e congrès: Une réflexion^ des échangesj une constatation majeure.Montréal, le rythme du Québec.Montréal, au rythme de l'Amérique Il y a un sentiment prévalent à la Chambre que Montréal marque le rythme du Québec, et que depuis quelques années déjà ça ne tourne pas très bien.Dans un contexte marqué par l'intervention gouvernementale au titre du développement régional, tant au plan canadien que québécois, la Chambre a résolu lors de son congrès de 1976 de mener des actions ordonnées à retirer le maximum pour Montréal des divers programmes, d'où notre proposition d'alors sur les ententes auxiliaires, que nous maintenons toujours comme un premier redressement d'une situation qui défavorise Montréal.Mais un doute persistant demeurait sur la validité même des approches actuelles au développement régional, notamment quant à leurs effets sur le développement de la région montréalaise.En consacrant une session du présent congrès à ce sujet, la Chambre n'envisageait pas de disposer \"une fois pour toute\" de la question, mais plutôt de réfléchir un peu pour son propre compte sur ces concepts et ces réalités qui sont les préoccupations quotidiennes de ses interlocuteurs gouvernementaux, dont les interventions bien intentionnées et coûteuses semblent relativement peu déterminantes, quant elles n'engendrent pas frustration ou confusion.Les discussions et travaux du congrès à cet égard n'apportent certes pas de conclusions; on peut légitimement penser cependant que tous les participants en sortent avec des perceptions nouvelles et utiles.Ainsi, s'il paraît futile de penser que les objectifs politiques poursuivis dans la mise en oeuvre de programmes de développement régional seront complètement mis de côté par les divers ordres de gouvernement, il n'est pas interdit de penser que ces programmes puissent se voir assigner des objectifs moins ambitieux et plus réalistes, notamment en ne visant pas à maintenir artificiellement des situations \"contre-nature\".Dans cette perspective, la Chambre pourrait, et sans doute devrait, maintenir une pression publique constante sur les projets qu'elle favorise, et ces projets eux-mêmes devraient probablement être fonction de leur capacité de maximiser les avantages comparatifs de Montréal, ou encore, être de nature à combler une carence notoire dans les structures de l'économie d'une métropole qui doit être en mesure de concurrencer non pas Matane, Chicoutimi, Trois-Rivières ou Québec mais bien Toronto, Vancouver et les grands centres du Nord-est américain.\u2022\tUne des façons d'arriver à ce résultat, c'est de laisser au moins \"une chance égale\" à Montréal en cessant de la considérer comme \"trop grosse\" et déséquilibrante pour le Québec (un peu comme lorsque l'on oppose sport de masse et participation à préparation d'une élite sportive de calibre olympique, l'une et l'autre de ces dimensions étant en fait interdépendantes).\u2022\tUne autre façon est d'amener les députés de la région montréalaise à agir de concert dans les intérêts de la région, de toute la région, et non seulement en fonction d'une circonscription, ou d'un ensemble de circonscriptions identifiées à des clientèles électorales parti cul ières.Les problèmes de la région sont le plus souvent à l'échelle de la région et c'est dans cette perspective qu'il convient de les considérer.Le congrès de 1'-an dernier en était venu à cette conclusion, et la présence de députés de divers partis au présent congrès constitue un développement appréciable, d'autant plus qu'on peut comprendre qu'ils sont disposés à agir de concert en ce qui regarde les problèmes de Montréal et qu'ils voudront maintenir les échanges avec un organisme comme la Chambre.Ayant trouvé de nouveaux interlocuteurs disponibles, la Chambre voudra sans doute donner suite au cours du prochain exercice, selon des modalités à déterminer.* * * % En ce qui concerne les travaux en atelier, il serait exagéré de prétendre qu'il s'en dégage un grand nombre d'indications très nettes.Dans les limites de temps imparties à la discussion de sujets tels que la recherche industrielle et la main-d'oeuvre, on n'a exploité que superficiellement les données et considérations consignées dans les dossiers du congrès; il semble avoir été plus facile de faire le point sur les \"évidences\" qui ressortaient des dossiers sur la fiscalité et la P.M.E.Dans l'un et l'autre cas les commentaires et les suggestions recueillis par les animateurs, dûment consignés dans les rapports des quatre groupes d'ateliers, serviront à étoffer le programme de la Chambre en 1977-78.Ainsi, la Chambre devrait sans doute pousser plus avant ses rapports nouveaux avec les milieux de la recherche indus- Montréal, le rythme du Québec.Montréal, au rythme de l'Amérique du trielle.En matière de préoccupations touchant la main-d1 oeuvre et la productivité, le dossier ne révèle pas une situation catastrophique; des suggestions ont été formulées, en atelier, sur des mesures que les milieux d'affaires pourraient prendre pour saisir le public et divers interlocuteurs des contraintes dans lesquelles ils opèrent.Il y a là matière à concertation entre associations représentatives des milieux d'affai res.\u2022\tLes deux ateliers qui ont répondu à la question posée sur le salaire minimum se sont dits d'accord avec le proposition du Conseil économique du Canada:\"Nous recommandons quej dans le cadre d'une stratégie visant à réaliser le plein emploi3 les ministres du travail des -provinces où le chômage est élevé s'efforcent d\u2019en arriver graduellement à une situation où le salaire minimum dans ces provinces ne serait pas plus élevé que dans les provinces où le taux de chômage est inférieur à la moyenne \u2022\tCeux qui ont répondu à la question 2(a) \"Que d'ici trois ans3 le fardeau fiscal d'un individu (ou d'une entreprise) québécoise se rapproche davantage de celui qu'il (elle) aiœait à supporter s'il (elle) était en Ontario\", dans le dossier de la fiscalité se sont dits d'accord.On tendrait effectivement sur cet objectif si le Québec adoptait les mesures mises de l'avant par le ministre MacDonald le 31 mars 1977.Il s'agit de mesures relativement peu onéreuses en termes de pertes de rentrées fiscales alors que les agents économiques productifs s'en sentiraient apprëciablement soulagés (les inventaires par exemple.), en plus de cesser de se percevoir comme des \"handicapés\" par rapport à leurs concurrents des autres provinces, où ces dispositions s'appliquent déjà.\u2022\tQuant à l'aide à la P.M.E., il y a accord avec la proposition formulée sous forme de question à l'item no 2: \"Est-ce que les régies de financement des organismes publics ne devraient pas tenir compte du fait qu\u2019à Montréal3 les petites et moyennes entreprises ont tendance à louer leurs locaux3 plutôt qu'à en faire l\u2019acquisition?\" \u2022\tLa session sur l'évaluation du \"risque politique\" n'a certes pas apporté de conclusion.Elle nous semble cependant avoir permis le commencement d'une expression d'opinion, très libre, spontanée, et donc nécessairement pas très organisée et cohérente.C'était carrément de 1'ordre de \"l'expression d'opinion\", à partir des expériences et des préoccupations, voire des perspectives différentes des participants selon qu'ils sont impliqués dans les milieux d'affaires (déjà bien diversifiés) ou dans la vie publique comme députés de l'un ou l'autre ordre de gouvernement.§ Comme dans d'autres secteurs occupationnels de la société, il y a ceux parmi nous qui pensent que les milieux d'affaires francophones ont acquis depuis quelques années déjà des marges de manoeuvre et des moyens d'action sensiblement supérieurs à ceux dont nous disposions antérieurement; sans prétendre que ce nouvel état de chose, plus favorable, se soit matérialisé sans rien devoir à l'action de l'Etat et des partis politiques qui tentent d'articuler les aspirations collectives, les tenants de cette \"école de pensée\", si l'on peut ainsi parler, redoutent que les gouvernements interviennent à tout propos et indûment dans la marche de l'économie et qu'ils \"institu-tionalisent\" en quelque sorte, à divers plans, un régime \"protectionniste\".C'est sans doute un peu ce qu'ont voulu dire les hommes d'affaires qui ont pris position publiquement, à titre individuel, au sujet du projet de loi no 1 en l'occurence; groupe ou l'on retrouvait plusieurs membres de la Chambre de commerce de Montréal.D'autres parmi nous, probablement moins nombreux, misent davantage sur le \"leadership de l'Etat, pour ne pas dire sur un certain \"régime de protectorat\".Rien d'anormal à ce que l'évaluation de la conjoncture ne soit pas uniforme; il est essentiel cependant que Ton se dise ouvertement, dans des \"dialogues à plusieurs voix\", ce que Ton se dit habituellement \"bilatéralement\" et en \"apartée\".* * * S'il est une conclusion générale qui se dégage des travaux du congrès - et le président de la Chambre Ta relevée - c'est que les membres présents désirent que leur organisme participe pleinement aux grands débats de l'heure et qu'il fasse valoir en toute occasion, par les meilleurs moyens à sa disposition, les valeurs fondamentales qui sous-tendent notre régime socio-économique ainsi que les réalisations qu'il permet, comme celle de placer la population du Québec au 12e rang parmi les populations au monde qui jouissent des plus hauts niveaux de vie, ainsi que le rappelait le Premier ministre Lévesque à l'occasion du \"Soumet économique\". out ¦ |^- Î3 1~ I -, f 901 \u2022u EMI 3K6 r y Les donateurs de cadeaux Samson, Bêlai r & Associés La Brasserie Labatt Ltée J.A.Béland Alliance, Compagnie Mutuelle d'assurance-vie Union Régionale de Montréal des Caisses Populaires Desjardins Sun Life du Canada Chagnon (1975) Ltée Les Artisans Coopvie Banque de Commerce Canadienne Inçériale Place Howard Johnson Opex Conmuni cation Télé-Média Edgar Charbonneau bijoutier Expos de Montréal Compagnie Internationale de Papier du Canada Désourdy Construction Ltée Impérial Tobacco Ltée Harpell's Press Médiarama Artic Sports Products Ltd.Claude Néon Ltée Arcon Canada Hôtel Le Reine Elizabeth R.Foisy Ltée Wesco Canada Ltée Société d'électrolyse et de chimie Alcan Bonaventure Chevrolet Oldsmobile Gagnai r Consultants Ltée Gervais Chaise et Table Standard Electric Cie Inc.Hébert Lumber Ltée Brights Wines Limited Lalonde Valois Lamarre Valois & Ass.Inc.Compagnie Miron Gescan Ciments Canada Lafarge Ltée G.Leveau Ltée Fédération des producteurs de 1 ai t du Québec La Compagnie T.Eaton Ltée Le Groupe SNC La Brasserie Molson du Québec Ltée NEDCO (1975) Ltée The Reader's Digest Association (Canada) Ltd Val Royal, LaSalle Limitée GTE Sylvania Canada Corporation Shell Canada Restaurant Le Toit Rouge Joseph E.Seagram & Sons Ltd Sidbec-Dosco Bell Canada Union Electric Supply Co.Limited Bureau des Tarifs du Québec Inc.Canadien National Robic, Robic & Ass.Compagnie Pétrolière Impériale Ltée Hôtel Bonaventure Restaurant La Lucarne Consolidated-Bathurst Limitée St-Arnaud Bergevin Ltée Canada Postas Post Canada Postage paid Pori payé Third Troisième class classe AOM M05 Lachine COMMERCE MONTREA La Maison du Commerce 1080, côte du Beaver Haii Montréal\tH2Z 1T1 Tél.866-2861 Canron BG Checo La Compagnie J.B.Rolland & Fils La Banque Provinciale Lalande Tétreault & Ass.Thérien & Frères Claude Trinque, avocat Cégelec Ind.Inc.Philips Electronique Ltée Northern Télécom Institut de culture physique Desjardins Ducharme Desjardins Bourque & Pratte Quo Vadis Pro Design Impérial Tobacco Ltée Publi-Marketing Inc.Steinberg Ltée Publicité Cogem Canada Dactylographe Armand Valois, fleuriste Courchesne Larose Limitée National Drug Beauty Canada - Agence T.M.M.La Banque Royale Xërox du Canada La Poulette Grise Lapalme Transport Sogemec Pierre DesMarais Inc.Nos remerciements à nos généreux commanditaires Banque Canadienne Nationale Banque d'Epargne de la Cite et du district de Montréal Banque Provinciale Banque Royale La Sauvegarde, compagnie d'assurance sur la vie Sogemec Bureau de tourisme jamaïcain Chambre de commerce de Montego Bay (Jamaïque) Union Régionale de Montréal des Caisses Populaires Desjardins Air Canada pour deux billets Montréal-Paris Gagnante: Mme Victoria Hudon Agence de voyages Atlantic-Pacific Travel et Tours Inc.et la Compagnie Maritime Costa Line Inc.pour une croisière (deux personnes) de quatre jours pour Miami-Nassau-Freeport Gagnante: Mme Gilberte Vincent Ministère de l'industrie et du commerce du Québec Ministère de l'expansion économique régionale du Canada COMMERCE MONT officiel de la Chambre de commerce du district de Montréal de direction 197éi1977 Edgar Charbonneau, président \u2014 Jean Tétreault \u2014 J.V.Raymond Cyr \u2014 larais\u2014 Yves ;\u20acu^rari^ Maurice Macé \u2014 Maurice Sauvé \u2014 Jacques Douville \u2014 Dan V.Pleshoyano.Le conseil d'adrninistration: fraUid Belhumeur \u2014 Guy Bernier \u2014 Jacques Carrière \u2014 Jacques Deschênes \u2014 YÎes~Gratorr \u2014 Albçr\u2019t\t\u2014 Mii^l Lavoie \u2014 Raymond Lemay \u2014 Pierre Levasseur \u2014 Guy Marinier \u2014 Claude ind MOrc^E\u2014 J.Mi et al Paris \u2014 Vincent Rémil lard \u2014 Jean H.Richer \u2014 Laurette Robillard Oj :rétariat: Claude BeauregCÿt directeur général.La Chant)ré de comnerce du district de Montréal-^ 10,8tf cote du Beaver Hall, Montréal, Qué.- H2Z 1T1\tISSN 0318 - 4560 Desmara MiVéJhiud \u2014 Raymor \u2014\\J.-G.St-Jacques."]
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