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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
lundi 1 mars 2010
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2010, Collections de BAnQ.

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[" Volume XVII, n° 05 Montréal, 1er mars 2010 RICARDO INSPIRANT, RÉSILIENT ET ENGAGÉ ZOOM CAMELOT Pierre Fournier SANTÉ La nutraceutique a le vent dans les voiles DÉVELOPPEMENT SOCIAL Pour un enseignement différent 3 un dollar revient K au camelot , jSï h .ïé\\ ATELIER LYRIQUE dS JH ¦ SW ¦ : -T*' * C h t » l y L Hydro K Québec PAÉ&EnTE NELLIGAN GAGNON/TREMBLAY MARC HEHVIEUX.DOMINIQUE COTE.LES ARTISTES DE L\u2019ATELIER L1TRIQJE.METTEUR ER SCENE CROWD 6.8.10JI MARS 20ID ÀÎDH - 13IMRSÀ14U « MORUMENT- * OPERADEMONTREAL.CDM El CQLLLlDAITlOt IlEC fi monuiiiMKM UWÙuEjJHE ClEJihUAul CAtAxie\t1*1 HcH n^l* 7906 2 LE MUSÉE EN PARTAGE Venez célébrer le 150e anniversaire du Musée des beaux-arts de Montréal en réservant une activité gratuite pour votre groupe.Laissez-vous entraîner par nos expositions stimulantes et nos collections époustouflantes ! 1 Le Musée en partage est un programme educatif innovateur qui propose une variété d'activités accessibles aux organismes communautaires sans but lucratif oeuvrant auprès d\u2019une large clientèle.Nous pouvons mettre sur pied des projets sur mesure qui répondent aux besoins et aux intérêts de votre groupe.MUSÉE l>ES BEAUX- Ut FS\tRenseignements : 514-285-2000.option 7 DE MONTRÉAL\tmbam.qc.ca/partage t MAAU -4* èi\\ Vl^l J I (Cf M 'ÎXûLx^jlA.poupes [.Abirlqu^eB Lranqui llamajii.i-u tjuibfle 69 Villeneuve O, coin ft j'rtiin Hgnrr^m in -jCI 3305 LLtfmu.rtE p.Li fiLi.ïfL 1b jcurlre ns jjj[l pis-nli Ce livre donne la panose à 21 i6une& Iwmrnaa de la rue et retrace leur hisioire personnelle el familiale de vie- cire, de deuil, de placement.d'ohandon et de pauvreté.Ils.parlent de leur eapérierce nas aussi de leurs espoirs.Tous les revenus seront versés intégralement au Refuge des Jeunes de Montréal.DIS JOINTS KMOhirilAi DHurtubise rt dhtirtin Eric* driving' ;i LA RUE, UH CHEMIN TRACÉ D\u2019AVANG E ?Auteurs.Cfraun mace* France Lafielfc Photos-.ChriEtneBourgrar Préface : On Boss htriitrts Ttansctrinomar DduirrtrtftPK tfi rtrtto Jaty ks LiWiilKS Aftfmtfltfl 4 L'ITINÉRAIRE 1er mars 2010 ZOOM CAMELOT MICHELINE RIOUX LEMIEUX Journaliste de rue mrxlx@live.ca PIERRE FOURNIER DES BANCS DE PARCS AUX BANCS D\u2019UNIVERSITÉ VISIONNEZ L'ENTREVUE VIDÉO DE PIERRE FOURNIER AU WWW.ITINERAIRE.CA La persévérance, quelle superbe qualité! Pierre Fournier, camelot sur la rue Laurier à l\u2019angle de la rue Chambord, la possède entièrement.A 57 ans, il pose un regard lucide sur son parcours qui, par moments, lui a donné du fil à retordre.Ayant déjà connu l\u2019itinérance, Pierre a aujourd\u2019hui troqué les bancs de parcs contre les bancs d\u2019université.Evidemment, cette ascension ne s\u2019est pas faite du jour au lendemain.Pierre Fournier a tenu bon et a travaillé fort : « C\u2019est grâce à la vente du magazine L\u2019Itinéraire que je peux me payer des cours à l\u2019université.Je le vends depuis huit ans maintenant.Au début, c\u2019était pour arrondir mes fins de mois et me nourrir.Ensuite, peu à peu, j\u2019ai pu meubler et décorer mon appartement à mon goût».Le camelot en est à sa deuxième session en études littéraires à l\u2019UQAM.Il ne vise rien de moins que le baccalauréat.Depuis quelques années, Pierre Fournier est en rémission d\u2019une dépression chronique.«J\u2019ai fait beaucoup de rechutes par le passé.J\u2019ai fini par remonter la pente et mes crises sont de moins en moins fréquentes.Il a fallu que je me reconstruise, mais maintenant je me sens bien», témoigne-t-il.Pierre affirme aussi que le fait d\u2019avoir une «médication adéquate» a fortement contribué à sa remontée.Après 20 années d\u2019essais et d\u2019abandons de médicaments, il a accepté de vivre avec sa maladie.Montréalais pure laine, natif du quartier Hochelaga-Maisonneuve, Pierre a été élevé dans une famille de cinq enfants dont il est toujours très proche : «Même si les membres de ma famille ont été compréhensifs face à ma dépression, j\u2019ai quand même vécu dans la rue pendant cinq mois.et j\u2019ai couché dehors.J\u2019en ai cherché des bouches d\u2019air chaud! Je souffre de bronchite chronique depuis ce temps-là.Au bout du compte, j\u2019ai dû retourner vivre chez mes parents pour un certain temps, car j\u2019avais commencé à avoir des problèmes cardiaque.» ASSOIFFÉ DE CONNAISSANCES Pierre Fournier ne s\u2019est jamais marié et n\u2019a pas eu d\u2019enfants.Pourtant, ce n\u2019est pas le désir qui manquait.Il a eu «beaucoup de blondes», comme il dit, mais il a été difficile pour lui de maintenir une vraie relation affective.«J\u2019ai eu quelques relations enrichissantes, mais j\u2019étais trop fragile.Très vulnérable, j\u2019étais incapable de supporter la pression sur le plan émotif.J\u2019aurais voulu un enfant, mais j\u2019avais peur, car je croyais qu\u2019il y avait 25 % de risques que je lui transmette ma maladie.On m\u2019a dit plus tard que ce n\u2019était pas vrai», raconte-t-il.Malgré sa maladie, à travers ses hauts et ses bas, Pierre a toujours été assoiffé de connaissances.Lecteur assidu depuis son adolescence, ses lectures ont porté surtout sur la philosophie et la psychologie.«La littérature est pour moi une vraie passion.J\u2019en suis présentement à lire des classiques.Mes études m\u2019aident à peaufiner mon écriture», dit-il.L\u2019étudiant écrit d\u2019ailleurs pour dans L\u2019Itinéraire et pour la revue Mentalité, qui traite de santé mentale.Si L\u2019Itinéraire est pour Pierre Fournier une source d\u2019inspiration et de partage, il en est de même pour ses clients : «Je fais partie du décor.Quand je m\u2019absente plus longuement, les clients me demandent où j\u2019étais.J\u2019ai un point de vente privilégié devant l\u2019épicerie Métro Chèvrefils.J\u2019ai une entente avec le magasin et je peux être à l'abris des intempéries dans l\u2019entrée.Je suis infiniment reconnaissant envers mes clients.Ils sont si inspirants!» PHOTOS : DANIEL DUMONT L'ITINERAIRE 5 1sr mars 2010 SOMMAIRE ZOOM CAMELOT 5 Pierre Fournier / Des bancs de parc aux bancs d\u2019université RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE 9 La Fondation Intact donne 15 000$ aux Productions L\u2019Itinéraire ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 11 Exposition Ultinérart : première réussie Le film Déjà vu, des Productions L\u2019Itinéraire, au cinéma Beaubien Le monde selon Ray Lengelé 13 Entreprendre le chantier du logement abordable À LA UNE 15 Ricardo : inspirant, résilient et engagé CULTURE 19\tMyLAsiALtA : Suivre la voie de son coeur 20\tJouer du tam-tam pour la communauté SANTÉ ET BIEN ÊTRE 21\tS oins du cancer : les Québécois sont-ils bien servis?23 Mine réjouie sans chirurgie 25 La nutraceutique a le vent dans les voiles ENVIRONNEMENT 27 Un mouvement qui tombe à pic 29 Brèves ÉCONOMIE ET CONSOMMATION 31 Pierre Duhamel se joint à L\u2019Itinéraire Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue, Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie, RÉDACTION ET ADMINISTRATION \u2022\t2100, bout de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K4S1 LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est MAGDVD LE3EŒIL \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 3e étage TÉLÉPHONES : ADMINISTRATION 514 597-0238 SERVICES RUE STE-CATHERINE 514 525-5747 TÉLÉCOPIEUR: 514 597-1544 SITE :\tWWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L\u2019ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédactrice en chef : Audrey Coté Adjoint à la rédaction : Jérôme Savary Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Design et montage du magazine : Morgane Saout Photo de couverture : Christian Tremblay Révision : Edith Verreault, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Caroline Dault, CharlineC.Lessard, Jean-Pierre Bourgault et Isabelle Couture Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Conseillères publicitaires : Renée Larivière: 514 461-7119 renee.Iariviere@itineraire.ca LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES QUI ACHÈTENT LE MAGAZINE 1$ ET LE REVENDENT AU COÛT DE 2$.MONDE DU TRAVAIL 33 Emploi : miser sur l\u2019honnêteté et la compétence DÉVELOPPEMENT SOCIAL 35 ÏNFORAPSÏM: «Maisons de chambres en péril : la nécessité d\u2019agir» 37\tPour un enseignement différent 38\tFaire son baluchon pour un peu de répit 39\tVivre en famille d\u2019accueil EXPRESSION 41 Globe-trottoirs 41\tChronique de rue : Que nous réserve la Journée internationale des femmes de 2010?42\tMots de camelots 46 Mots croisés Claire Champeau : 514 597-0238 poste 230 cia ire .cham peau @it in eraire.ca Le conseil d\u2019administration Président : Jean-Paul Baril Vice-président : Gabriel Bissonnette (rep.camelots) Trésorière : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Membre d\u2019office : Serge Lareault Conseillers : Tanéa Castro, Yvon Massicotte, Alexandre Péloquin, Micheline Rioux L\u2019ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Directeur de l\u2019administration : Guillaume Lacroix Directeur marketing/communications: Richard Turgeon Directrice de l\u2019insertion sociale : Jocelyne Sénécal Adjointe à l\u2019administration : Charlotte Rougier Coordonnatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseiller dons et partenariat : Patrice Jolivet Conseillère en développement stratégique : Marie-Hélène Choinière Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1 Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.ISSN-1481-3572 n° de charité: 13648 4219 RR0001 Canada L\u2019ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE: L\u2019ITINÉRAIRE EST APPUYÉ À FINANCIÈREMENT PAR: Association des journaux de a ,-ê réseau internatior '\tdes journaux d< aWecç L'OEUVRE LÉGER Pu IlilflClIUlOM mi\tTl üa- i ta \"viril ABONNEMENT WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les sen/ices d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue, Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire.Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230, Québécor est fié'o do soutenir loction sociale oq L itinéraire en lui offranl des services d'impr mene.de promotion tété et mprirnée ainsi que le cûde er internet haute vitesse Vidéotron. ÉDITORIAL SERGE LAREAULT Éditeur et directeur général de L\u2019Itinéraire serge.lareau It @vi deot ro n .ca LE SORT DE PRISONNIERS ATTEINTS DE MALADIE MENTALE À COUPER LE SOUFFLE ! Dans le cadre de l\u2019émission Enquête du 21 janvier 2010, Radio-Canada diffusait le reportage de la CBC «Tant qu elle respire » sur le cas Ashley Smith, une adolescente incarcérée, présentant de graves troubles du comportement et qui a été transférée dans plus de 17 centres correctionnels canadiens au cours des trois dernières années de sa vie, avant son décès par pendaison en octobre 2007.Il y avait longtemps qu\u2019un reportage n\u2019avait semé en moi autant d\u2019horreur, de dégoût et de rage.L\u2019histoire d\u2019Ashley Smith fait penser à Midnight Express, Shawshank Redemption ou One Flew Over the Cuckoo's Nest.Un scénario de film d\u2019horreur, mais qui s\u2019est réellement produit ici, dans nos prisons canadiennes.Le drame d\u2019Ashley est plus que la simple révélation d\u2019un manque de soins auprès des personnes atteintes de maladie mentale, qui se retrouvent en prison à cause d\u2019une défaillance du système social et correctionnel.Il illustre à quel point nos prisons sont gangrenées par des gestionnaires inefficaces, qui ont des attitudes inhumaines et font des gestes qui relèvent pratiquement de l\u2019homicide volontaire.La jeune femme a été transférée dans tellement de centres correctionnels, qu\u2019on ne peut croire à un cas isolé, mais plutôt généralisé.Toutes les lois de la protection de la personne ont été contournées volontairement et des rapports de gardiens ont été modifiés pour que le cas ne se retrouve pas au bureau de l\u2019ombudsman du Canada.Originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick, Ashley a été transférée 17 fois, ce qui a évité que l\u2019on signale aux autorités supérieures quelle était constamment en isolement ou en contention.Elle est même passée par le Québec, où elle a séjourné à l\u2019Institut Pinel.Après des demandes qui se sont retrouvées à la cour, CBC a obtenu des images quasi impossibles à regarder sur ce que la jeune fille a pu subir.Sa mort a même été filmée car un gardien, qui avait reçu l\u2019ordre de ne pas entrer dans la cellule «tant quelle respire», était juste de l\u2019autre côté de la porte à l\u2019observer avec l\u2019aide d\u2019une caméra! La famille poursuit les services correctionnels du Canada pour les obliger à montrer aux Canadiens ce qu\u2019ils ont fait.Personne n\u2019a bougé le petit doigt pour qu\u2019Ashley reçoive les examens psychiatriques et les soins dont elle avait besoin.On a préféré la laisser en prison et, compte tenu de sa maladie évidente, la torturer en la punissant pour des troubles comportementaux qui, selon moi qui ne suis pas un spécialiste, relèvent indéfectiblement de problèmes psychologiques profonds.La grosse machine gouvernementale et institutionnelle est à l\u2019œuvre pour étouffer l\u2019affaire, tenter de retenir le plus possible l\u2019information et les vidéos disponibles.La famille d\u2019Ashley se bat pour que le monde sache ce qui se passe dans les prisons fédérales et les centres de détention jeunesse.Des gestionnaires de prisons au comportement aussi épouvantable que dans les pires scénarios de films existent réellement et font comme bon leur semble! Nos prisons sont des nids de désolation humaine et rendent les personnes plus mal en point, plus éloignées de la société et d\u2019une perspective de vie nouvelle qu\u2019avant leur incarcération.Non seulement notre société reproduit encore à la base le concept carcéral du Moyen Age, mais elle maintient encore des pratiques d\u2019incarcération qui devraient être révolues en ce début de XXIe siècle.Le Canada n\u2019est pas la Turquie, les cellules sont propres et les rats ne mangent pas les orteils des prisonniers, mais il s\u2019y passe encore des choses indignes de notre société dite civilisée et respectueuse des êtres humains et de leurs droits.Il faut que l\u2019histoire et les images d\u2019Ashley soient vues et reconnues.Il faut évoluer et revoir le concept d\u2019incarcération.Il faut assurer des mesures de suivi des prisons pour que les détenus puissent y trouver au minimum des soins appropriés, mais surtout des outils pour s\u2019en sortir et retrouver leur capacité de vivre en liberté dans la société.Le cas d\u2019Ashley est extrême, mais les milliers de détenus qui remplissent chaque année les cellules sont confrontés au même système.On parle souvent de récidive des prisonniers, de gens qu\u2019on ne peut réintégrer en société, mais les ingrédients qui font en sorte que certains ex-détenus demeurent criminels et psychologiquement inaptes à vivre en société ne se trouvent-ils pas en partie dans les prisons elles-mêmes?VOUS POUVEZ VISIONNER LE REPORTAGE «TANT QU\u2019ELLE RESPIRE » À WWW.RADIO-CANADA.CA/ EMISSIONS/ENGU ETE/2009-2010.MERCI DE NOUS LIVRER VOS COMMENTAIRES OU TÉMOIGNAGES À WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE 7 1er mars 2010 1\tEn vertu d\u2019une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-même ne sont pas admissibles au déductions fiscales.2\tVous recevrez votre reçu d\u2019impôts début janvier suivant votre don.INFORMATIONS : WWW.ITINERAIRE.CA OU AU 514 597-0238 POSTE 226 fj achète, deA canteA-àe^.tgA Donnez-moi.cartes-repas à 4$ chaque =.$ Postez-moi les cartes afin que je les distribue1 Je désire que vos intervenants ou bénévoles les distribuent2 Je souhaite aussi faire un don de.$ à L\u2019Itinéraire Paiement Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire Visa, Master Card I I I I I I I I I I I I I I I I I Entreprise : Adresse :.App.Code Postal : Téléphone : ( Courriel :__ Expiration_____/ 20_____ Signature : Mois Année remplisse: le /t'u.ùi- Lm i\tMcmtp&v &iêe .lui lie*fj ei la- tiompiïêU&t- tiw\t£it ce l&i cartel l&lpa&i et la o&m&iUlè Je wi l, '^Àuiik'ui Ædj; ¦ wMi-i i tiîit va lky fût M/u JutmûiH ¦\u2019/[ -.\tà chtiilfyeî \\ü euupui i suivant ou rende:-vous au : WWW.mNERAIRE.CA VoA ca&idxmnéeA Mme.Prénom : _ Nom :___ Ville : ._ Province : Postez ce coupon au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire 2100, BOULEVARD DE MAISONNEUVE EST, SUITE 001 MONTRÉAL (QUÉBEC) H2K 4S1 RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE LA FONDATION INTACT DONNE 15 000$ AUX PRODUCTIONS L\u2019ITINÉRAIRE PATRICE JOUVET Conseiller au développement des partenariats et dons patice.jolivet@itineraire.ca PAROLES DES GENS DE LA RUE LES CARTES-REPAS : UN GESTE UTILE «Quand je passe mes journées à quêter, je ne mange jamais.Mon argent va seulement dans la dope, sauf quand on me donne des cartes-repas du Café L\u2019Itinéraire.» Comme plusieurs jeunes de la rue, Eric ne cache pas sa consommation et dit avoir de la difficulté à se nourrir convenablement quand il «part sur le party».Lorsqu\u2019il se présente au Café du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire avec sa carte-repas, Eric peut manger gratuitement et discuter avec des gens de la rue comme lui.Eric est content lorsqu\u2019on lui tend une carte-repas du Café.«J\u2019ai l\u2019impression que je suis une personne comme tout le monde.C\u2019est moins gênant que d\u2019aller manger dans les missions.J\u2019me sens plus digne, parce que tout le monde ici te permet de cheminer à ton rythme.» Offrir des cartes-repas à 4 S, c\u2019est permettre à des gens de la rue et au plus démunis de manger un repas complet gratuit et d\u2019être accueillis dans la dignité au Café L\u2019Itinéraire.Surplace, des intervenants psychosociaux peuvent les aider à se loger, se soigner, se vêtir et à trouver un revenu stable, notamment en vendant le magazine L\u2019Itinéraire.Nous les écoutons et les conseillons sans les juger.v\" MERCI DE CONTRIBUER DÈS MAINTENANT AU MIEUX-ÊTRE DES PERSONNES DANS LE BESOIN.POUR COMMANDER VOS CARTES-REPAS, RENDEZ-VOUS EN PAGE 8 OU AU WWW.ITINERAIRE.CA La Fondation Intact a remis un généreux chèque de 15 000 $ au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire afin d\u2019appuyer ses projets d\u2019insertion socioprofessionnelle des Productions L\u2019Itinéraire.La direction ainsi que les employés d\u2019intact Corporation financière sont fiers d\u2019êtres associés à notre mission d\u2019entraide envers les jeunes défavorisés.Avant tout, il est important de faire un petit rappel explicatif de notre donateur, fidèle parmi les fidèles depuis déjà plus de 4 ans.Le 13 mai 2009, lors d\u2019une assemblée générale extraordinaire, ING Canada, le plus grand fournisseur d\u2019assurance de dommages au pays, devenait officiellement Intact Corporation financière, une société canadienne indépendante sans aucun lien avec son ancien actionnaire majoritaire ING Groep (Pays-Bas).Par le biais de sa fondation, la société Intact Corporation financière s\u2019engage au sein des collectivités partout où elle fait affaire au pays, notamment en contribuant au dynamisme, à la sécurité et au bien-être de celles-ci.Pour ce faire, Intact soutient des causes et des organismes tel que L\u2019Itinéraire, qui reflètent le mieux sa culture, ses valeurs et son esprit d'innovation, de motivation et de leadership.Parallèlement, Intact Corporation financière vise à accroître le nombre de personnes rejointes dans les communautés où ses employés et ses partenaires travaillent et vivent.La société prend à coeur sa responsabilité sociale et les occasions de venir en aide aux groupes et aux organismes locaux.Elle encourage la participation et l'action citoyenne de tous ses employés.SUITE PAGE 10 ffe do^me à L'ûtmé/icUner NOUS RECHERCHONS : POUR LA FORMATION DES JEUNES EN PRODUCTION VIDÉO ET AUDIO \u2022\tChaises de bureau \u2022\tOrdinateurs Pentium 4 \u2022\tOrdinateur Apple ri ^ La Capitale du Mont-Royal l'achat ef ta vent* d une propriété, c'ait une affaire de Cœur eI de savoir-faire fiîotj ue 1 www.ljcj pit alcdumon! royal.c 0 [t.Garantie seiv.re * megriuf * Mi» er.ir-irtbe e* ept nr: nt-llrf » Çgnw:> « Eupertiw » Dp ninn de j vàïur marchande ce vüï-tc 3r0Diietct ie féminin en action NtfTi dfli wjn I A MMTÏ ¦\tIÏJ itwi.l da Ifcfl tues jfl3i«*j&jÉbctkw; 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I GOÜlli Î6ÉI1 Ehsu às Iwnes cdfcaB iiQtubecnc G A LA UNE «J\u2019AI TELLEMENT BRAILLE TOUS LES JOURS.MES PARENTS M\u2019AVAIENT ENVOYÉ DANS UN COLLÈGE PRIVÉ ET JE LEUR DEMANDAIS CE QUE JE LEUR AVAIS FAIT POUR QU\u2019ILS M\u2019ENVOIENT LÀ.JE VOULAIS JUSTE DISPARAÎTRE, NE PLUS EXISTER, ME FONDRE DANS LA MASSE» RICARDO INSPIRANT, RÉSILIENT ET ENGAGÉ AUDREY COTÉ rédactrice en chef Qui pourrait imaginer que le sympathique cuisinier qui partage ses meilleures recettes tous les jours à la télévision de Radio-Canada a déjà été un exclu, rejeté et harcelé par ses pairs à l\u2019école?Ricardo Larrivée est un livre ouvert.C\u2019est dans ce qui constituait la voûte d\u2019une ancienne Caisse populaire Desjardins de Longueuil, devenue aujourd\u2019hui le siège social de l\u2019entreprise Ricardo Média, que l\u2019afFable cuisinier s\u2019est dévoilé à L\u2019Itinéraire.N\u2019y allons pas avec le dos de la cuillère : Ricardo est une star du monde culinaire.Apprécié du grand public autant pour sa passion communicative pour la bouffe que pour son charisme de «beau gars bien dans sa peau», le cuisinier est en lui-même une recette gagnante.En plus de l\u2019émission Ricardo qu\u2019il anime quotidiennement depuis huit ans à la télévision de Radio-Canada, on peut aussi le voir cuisiner à l\u2019émission Ricardo and Friends sur la réputée chaîne anglophone Flse Food Network.Il publie en plus un magazine qui porte son nom et a conçu des livres de recettes qui se vendent comme des petits pains.Ricardo Média est une PME qui compte près d\u2019une trentaine d\u2019employés.LrtlNERAIRE 15 Ricardo, une vedette, un homme que plusieurs femmes rêveraient d\u2019avoir dans leur vie, sinon dans leur cuisine?«Bof, ce que le public aime, lance-t-il sans ciller, c\u2019est surtout ce que je représente : un gars de bonne humeur qui explique ses recettes simplement, apprécie la vie et aime s\u2019occuper de sa blonde et de sa famille.Et puis le vedettariat peut exister seulement quand tu ne connais pas la personne.Le soir, je fais la même chose que tout le monde : j\u2019ai une routine quotidienne.Je considère que ma vie est comme celle de tout le monde.Par contre, ce qui est extraordinaire, c\u2019est que j\u2019ai réalisé mes rêves grâce à ma femme Brigitte.» Il y a seize ans, Ricardo a épousé Brigitte Coutu, une nutritionniste qui, dit-il, l\u2019a aidé à canaliser ses énergies pour se réaliser pleinement à travers sa double passion pour la communication et la cuisine.Le couple est inséparable dans la vie comme en affaires.Il anime et cuisine, elle conseille et administre.«J\u2019avoue que je ne sais même pas combien je gagne par année.Ça ne m\u2019intéresse pas.Brigitte s\u2019occupe de tout ce qui est business et j\u2019ai une totale confiance en elle.» RICARDO RÉSILIENT La vie de Ricardo avant Brigitte n\u2019a pas été facile.Enfant, il souffre de l\u2019alcoolisme de son père qui fait vivre un véritable enfer psychologique à sa famille.«Mon père buvait un 40 onces par jour, sept jours sur sept en revenant du travail.Le soir, on passait au cash.Il était violent verbalement et c\u2019était l\u2019enfer.» Selon lui, c\u2019est grâce à la présence aimante de sa mère et de sa grand-mère qu\u2019il est parvenu à garder son équilibre et à ne pas reproduire le modèle paternel.«Monpattern amoureux n\u2019était pas compliqué.Je voulais être à l\u2019opposé de mon père.C\u2019était sûr que je n\u2019allais pas boire et que je rêvais de donner mon chèque de paie la femme que j\u2019aimerais.» Le cuisinier se considère comme un 16 L-TTINERAIRE 1sr mars 2010 être résilient, qui a trouvé la force de rebondir face à l\u2019adversité.Ricardo a dû se bagarrer pour faire sa place au soleil.Au secondaire, son physique frêle et sa maladresse sportive font de lui le souffre-douleur des autres garçons.«J\u2019ai tellement braillé tous les jours.Mes parents m\u2019avaient envoyé dans un collège privé et je leur demandais ce que je leur avais fait pour qu\u2019ils m\u2019envoient là.Je voulais juste disparaître, ne plus exister, me fondre dans la masse», se souvient-il.Un jour, Ricardo prend conscience que sa vie doit changer.«Je me souviens dujour où je me suis dit que je voulais être heureux dans la vie.Alors, j\u2019ai commencé à observer les autres, à constater que je n\u2019étais ni pire, ni mieux qu\u2019eux et que je devais me faire respecter.» Deux de ses amis, qui sont toujours proches de lui aujourd\u2019hui, lui montrent alors à jouer au baseball et au hockey afin qu\u2019il passe inaperçu et qu\u2019on cesse de le harceler.Entre-temps, Ricardo développe sa force de frappe.oratoire.Il se met à étudier les faiblesses des «forts» qui l\u2019écrasent et apprend à se battre avec les mots.Il décide de ne plus avoir peur.«J\u2019ai compris que je ne serais jamais capable de me battre physiquement, mais que je pouvais trouver des réponses pour intimider ceux qui étaient sur mon dos.Je m\u2019arrangeais pour trouver des réponses qui ne puissent plus permettre aux autres de me rentrer dedans.Et ça a fonctionné.J\u2019ai intimidé le plus fort de mes bourreaux devant tout le monde et il a cessé de me harceler», confie-t-il avec une candeur désarmante.Lentement, mais sûrement, Ricardo se reconstruit et sa vie s\u2019améliore à un point tel que c\u2019est lui qui devient la «vedette» de l\u2019école.Il fait rire les autres et surtout, il se porte à la défense de ceux qui subissent le calvaire qu\u2019il a connu.«Il était clair que je ne voulais jamais faire souffrir les autres comme moi j\u2019avais souffert et que je protégerais les plus faibles.» À la fin du secondaire, comme il n\u2019aime pas l\u2019école et n\u2019est pas un intellectuel, il songe à décrocher jusqu\u2019à ce qu\u2019un professeur lui parle de l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec.Il n\u2019a pas nécessairement de bonnes notes, mais sa personnalité fait pencher la balance en sa faveur.«L\u2019ITHQ_, affirme-t-il, m\u2019a empêché de devenir un drop out.Moi, j\u2019étais plus manuel.Il fallait que je voie tout de suite un résultat.Je m\u2019identifie beaucoup aux jeunes gars qui haïssent l\u2019école.J\u2019ai haï l\u2019école de la maternelle au secondaire cinq.Il n\u2019y a pas une journée que j\u2019ai aimée.Si t\u2019es pas standard, c\u2019est très difficile.» Selon lui, le système d\u2019éducation devrait mettre au programme des cours de cuisine obligatoires de la maternelle au secondaire cinq afin de prévenir le décrochage et d\u2019éduquer les jeunes à l\u2019importance d\u2019une bonne alimentation.RICARDO FAMILIAL La famille est au cœur des préoccupations quotidiennes de Ricardo.Même s\u2019il adore son métier, sa femme et ses trois filles passent avant tout.Il y a quelques années, sa femme a été frappée par un cancer et il a pris le risque de perdre son émission quotidienne à Radio-Canada en proposant d\u2019en déménager le tournage dans la cuisine de sa maison de Chambly.«Radio-Canada a accepté, mais j\u2019aurais fait autre chose si ça n\u2019avait pas été possible.Je voulais que nous soyons toujours ensemble.Surtout, je voulais pouvoir prendre soin d\u2019elle.Elle va mieux depuis deux ans, mais si elle me disait quelle veut que nous passions à autre chose, je n\u2019hésiterais pas à la suivre, car grâce à elle, j\u2019ai réalisé mon rêve et je pourrais mourir demain sans rien regretter», dit-il le regard soudainement embrumé par l\u2019émotion.Prenant à cœur son rôle de père de trois filles, Ricardo est le genre de patron qui ferme les bureaux à 16h30 pour entrer s\u2019occuper des devoirs, préparer le souper et prendre le temps de manger en famille.Ses employés doivent faire de même et il ne tolère pas les comportements workaholics.«Manger en famille, c\u2019est sacré pour moi et Brigitte.C\u2019est le moment où l\u2019on peut échanger, apprendre ce que vivent nos filles.Chez nous, tout le monde doit rester à table et attendre que les autres aient terminé avant de se lever.Les filles sont parfois impatientes, mais quand j\u2019ai pris soin de ma mère qui était atteinte du cancer, c\u2019était la même chose.Je disais à mes filles : \"Grand-maman m\u2019a attendu quand j\u2019étais petit, ben aujourd\u2019hui c\u2019est à nous de l\u2019attendre.Un jour, nous aussi on « L\u2019ITHQ M\u2019A EMPÊCHÉ DE DEVENIR UN DROP OUT.MOI, J\u2019ÉTAIS PLUS MANUEL.IL FALLAIT QUE JE VOIE TOUT DE SUITE UN RÉSULTAT.JE M\u2019IDENTIFIE BEAUCOUP AUX JEUNES GARS QUI HAÏSSENT L\u2019ÉCOLE.J\u2019AI HAÏ L\u2019ÉCOLE DE LA MATERNELLE AU SECONDAIRE CINQ.» RICARDO SOLIDAIRE DU CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE En plus d\u2019être activement engagé auprès de La Tablée des chefs pour le volet « transfert des connaissances », Ricardo a accepté de soutenir le concept des cartes-repas du Café L\u2019Itinéraire.Celui qui a vécu l\u2019exclusion, sans toutefois avoir connu la rue, considère essentiel de faire sa part.«J\u2019ai accepté de donner un coup de pouce à la campagne de cartes-repas d\u2019abord parce que ça permet à des personnes de la rue de bien manger, mais surtout parce que le concept les oblige à manger en compagnie d\u2019autres personnes, à briser leur isolement.Pour moi, l\u2019aspect communautaire des repas est essentiel à la réinsertion sociale.Plus t\u2019as de problèmes sociaux et économiques, plus il est nécessaire que tu manges avec d\u2019autres.En ce sens, les cartes-repas contribuent à redonner espoir.» En bon papa qu\u2019il est, Ricardo pense aussi que le Café de L\u2019Itinéraire constitue un lieu où il est souhaitable qu\u2019un jeune de la rue se retrouve.« Si j\u2019avais une fille qui se retrouvait dans la rue, je serais rassuré de savoir quelle fréquente des organismes comme le Café L\u2019Itinéraire.Comme père, je me dirais vieillira et on s\u2019attend.Ça finit là.\"» Ricardo fait d\u2019ailleurs la promotion de l\u2019importance de manger en famille ou avec d\u2019autres et ce, peu importe ce qu\u2019il y a au menu.La vie familiale occupe une place si importante dans la vie de Ricardo qu\u2019il n\u2019hésite pas à dire ce qu\u2019il ferait s\u2019il était au pouvoir : «J\u2019obligerais tous les pères à prendre un congé parental, car même s\u2019ils ont ce droit, certains craignent d\u2019être pénalisés au travail.Ainsi, on éliminerait aussi la discrimination qu\u2019il peut y avoir à l\u2019égard des femmes en âge d\u2019avoir des enfants : qu\u2019on engage des hommes ou des femmes, ils devraient tous prendre congé pour s\u2019occuper des enfants.Et les pères réaliseraient peut-être que c\u2019est l\u2019fun d\u2019être à la maison avec les enfants.» Ricardo ferait un bon ministre délégué à la Lamille et songe parfois à faire le saut en politique.Le seul hic : il dit tout ce qu\u2019il pense et aurait du mal à suivre une ligne de parti.Selon lui, le Québec gagnerait à mettre en place une véritable politique familiale.« C\u2019est bien, les garderies à sept dollars, mais on ajuste trouvé la solution pour que les parents ne puissent pas s\u2019occuper de leurs enfants.Pourquoi ne donnerait-on pas plutôt le choix aux parents ou aux grands-parents de prendre l\u2019argent qu\u2019on donne à une éducatrice pour s\u2019occuper eux-mêmes de leurs enfants?», interroge-t-il.Le cuisinier vedette a le bonheur facile.Outre la cuisine et le fait de recevoir des amis à souper, il se passionne pour le jardinage qui, dit-il, l\u2019amène dans un état méditatif.Il se qualifie lui-même de contemplatif.Nostalgique du temps où tout était fermé le dimanche, il s\u2019efforce de cultiver la lenteur dès qu\u2019il a du temps pour lui et sa famille.«Je fais du ski lentement, je conduis lentement.Je suis un slow dans l\u2019âme.J\u2019aime aussi prendre le temps de ne rien faire de spécial.Je trouve que c\u2019est un luxe incroyable dans notre société de performance.» PHOTOS : CHRISTIAN TREMBLAY qu\u2019au moins elle n\u2019est pas seule, quelle mange bien en compagnie d\u2019autres personnes qui vivent des difficultés semblables aux siennes.» PÇINEF; 1 \u201c mars B CA^AC j\u2019ai dit salut àquelqu\u2019 Pour une victime, retrouver une vie ordinaire, c\u2019est extraordinaire.Gratuit et confidential \u2022 1 866 LE CAVAC \u2022 www cavac.qc.OI CIHTW D*A0C AUI VK11MG DACTBCMMWU5 Formé pour vaut épaulor BENEVOLES RECHERCHES / VOLUNTEERS WANTED §£b tÀ' ^ JOURS DE LA £V3 jonquille | DAFFODIL DAYS ' $ 'pcAA'f [T'ÎC 0ojfcïàdi fy-t LiÇc Du 25 au 28 mors 2010 From March 25- lo 2#* J010 SoiiHr CjmMlmtt canadirmir tiiwri lUnarurr Soriciy Contactcz-nous / Contact us 514 255-5151, poste 5126 CULTURE MYLASIALTA, SUIVRE LA VOIE DE SON CŒUR DE GAUCHE À DROITE ET DE HAUT EN BAS : JULIE HOULE, MARIE-NOËLLE CHOQUETTE, MARIN BLOUIN, ÉLISE-ANNE VALLIÈRES ET MYLÈNE PALARDY JOSÉE LOUISE TREMBLAY chroniqueuse de rue www.joseelouise.com MyLAsiALtA se tapit dans sa grotte, paralysée par ses peurs.Jusqu\u2019au moment où un cygne l\u2019attirera à l\u2019extérieur, vers l\u2019inconnu.Née de l\u2019imagination de Mylène Palardy, pianiste auteure-compositrice-interprète, le spectacle MyLAsiALtA transcende le genre du théâtre musical, en proposant une orchestration unique incluant la flûte traversière, le piccolo, le tuba, juxtaposée à un univers surréaliste.Cette création est une ode au courage de suivre son cœur.A travers un voyage initiatique qui s\u2019inspire des quatre éléments (le feu, l\u2019air, l\u2019eau, la terre), l\u2019artiste veut transmettre aux spectateurs la fureur de vivre.« Mon personnage féminin, MyLAsiALtA, vit dans les ténèbres et le chaos avec seulement un rayon de lumière dans son cœur, paralysée par la peur.Puis, elle trouve le courage de sortir de sa caverne.Je veux faire réaliser aux gens qu\u2019il ne faut pas perdre l\u2019espoir, que lorsque tout va mal et qu\u2019on a l\u2019impression qu\u2019on va perdre les pédales, c\u2019est pour nous éprouver et pour nous amener plus loin dans nos vies.» Mylène Palardy a ressenti un besoin vital de personnifier son inspiration : «MyLAsiALtA est arrivée comme ça, tout bonnement et elle a commencé à m\u2019obséder.Je suis partie en voyage, mais ce personnage me tenaillait toujours.Je devais développer cette idée.C\u2019était plus fort que moi », se rappelle-t-elle.Après huit années de création intensive, la jeune artiste de 26 ans est prête pour présenter le spectacle MyLAsiALtA, qui inclut à la fois chant, théâtre, danse et quelques effets spéciaux.Le programme Jeunes volontaires du gouvernement du Québec l\u2019a grandement aidée à concrétiser son projet inusité.« Ce programme m\u2019a permis de mettre sur pied la logistique du spectacle et de créer les décors.Maintenant, je continue en allant chercher mes commanditaires.C\u2019est un spectacle que je désire présenter longtemps, car je veux le commercialiser», révèle la jeune artiste hyper active.«Avec ce projet, je suis conceptrice, interprète, gestionnaire, réalisatrice; bref, tout ça me permet de dépenser mon énergie super active! » MYLÈNE PALARDY Fille d\u2019agriculteurs de génération en génération, l\u2019auteure compositrice et interprète a étudié le piano classique dans son enfance; à l\u2019adolescence, elle s\u2019est intéressée au jazz.Axé sur l\u2019improvisation, ce style musical l\u2019a poussée à créer ses propres chansons.En s\u2019amusant vocalement, l\u2019artiste découvre un univers coloré par des sons très variés.Sa voix au ton « à la Bjôrk», nous entraîne dans un Monde universel.«J\u2019utilise les registres aigu ou grave pour aller chercher des ambiances sonores, plus que pour la performance.Ma voix est très émotive», insiste l\u2019explosive créatrice.Même si sa voix rappelle celle de la chanteuse norvégienne Bjôrk, il n\u2019en demeure pas moins que Mylène Palardy conserve sa propre signature vocale et interprète des chansons originales en français.Son désir le plus cher est que l\u2019humain devienne plus humain, plus authentique, et non un modèle standardisé par l\u2019ensemble de la société, au détriment de ceux et celles plus originaux, rejetés ou exclus : «Ma question est la suivante : peut-on être soi-même et réussir?Personnellement, à travers mon parcours artistique, ça n\u2019a pas été facile.Je créais des chansons dans de nouvelles formes musicales et dans mes cours de création, on me disait qu\u2019on ne me comprenait pas.Je me suis donc remise en question et ça m\u2019a permis de pousser ma démarche créative encore plus loin.» La condition de l\u2019être humain demeure la principale préoccupation de Mylène.«À travers toute l\u2019histoire de l\u2019humanité, l\u2019humain a toujours reproduit les mêmes patterns et ça me chagrine beaucoup.J\u2019aimerais vraiment allumer quelques lumières aux personnes qui verront mon spectacle», dit-elle, les yeux radieux.POUR AIDER MYLÈNE AVEC SON PROJET WWW.MYSPACE.COM/MYLASIALTA PHOTO : CATHERINE GAUTIER L'ITINERAIRE 19 1sr mars 2010 JOUER DU MARLÈNE FISETTE Impossible de rester de glace à lecoute des rythmes entraînants des tam-tams et des tambours africains.Impossible, non plus, de ne pas vouloir prendre part à la fête devant un spectacle de percussions de Samajam.Louis Bellemare, le président et fondateur de Samajam, la plus grande école de percussions au Canada, a bien compris le pouvoir de la musique et mise depuis bientôt deux ans sur l\u2019énergie festive qui émane des percussions pour égayer le quotidien des plus démunis.Mieux connu pour son école de percussions, de danse africaine et de gumboots, Samajam est aussi un groupe de musiciens professionnels et un service de mobilisation en milieu de travail.Mais derrières ces nombreuses facettes se cache une entreprise généreuse, altruiste et engagée socialement.C\u2019est en 2008, après une «révélation» qui bouleversera sa conception du travail, que Louis Bellemare décide de se doter d\u2019une mission : celle de partager son butin en redonnant tous les profits générés par le groupe Samajam à des œuvres sociales et humanitaires.«Aujourd\u2019hui, Samajam est avant tout un organisme de bienfaisance et de charité, raconte-t-il fièrement.Le centre de toutes nos actions réside dans le fait de redonner à la communauté.» « Le téléphone ne dérougit pas, affirme Karen Gauthier, coordonnatrice chez Samajam.On peut recevoir jusqu\u2019à trois demandes par jour.On doit donc trancher et privilégier les projets qui sont directement en lien avec les valeurs de Samajam, comme ceux qui encouragent la mobilisation des jeunes par la musique.» Le Projet garage a trouvé le soutien nécessaire chez Samajam.Pendant un peu plus de deux mois, Martin Ruel, professeur à 20 L'ITINÉRAIRE TAM-TAM POUR LA COMMUNAUTÉ l\u2019école de percussions, a accueilli 220 élèves de l\u2019école primaire St-Nom-de-Jésus situé dans le quartier défavorisé Hochelaga-Maisonneuve.Avec l\u2019aide de plusieurs bénévoles, Martin a initié ces jeunes à la mélodie des tambours africains et a réussi à monter un spectacle où tous ont pu partager leur nouveau talent avec leur famille et leurs amis.«On deal avec des jeunes, souvent hyperactifs et ayant des graves problèmes de déficit d\u2019attention, qui ont besoin de dépenser énormément d\u2019énergie.En leur faisant taper sur un tambour africain, ils peuvent se défouler et canaliser leur énergie», soutient Martin Ruel, visiblement enthousiasmé par l\u2019implication de ses élèves.LE PLAISIR AVANT LA PERFORMANCE Comme pour le Projet garage, toutes les activités menées par Samajam visent principalement à redonner confiance aux participants en leur permettant de vivre des petits succès en groupe.Le simple exercice de faire tonner un tambour au même instant que ses compatriotes permettrait de créer une unité au sein d\u2019une équipe et un sentiment d\u2019appartenance.Pour plusieurs, il s\u2019agirait là d\u2019une manière agréable de rompre avec la solitude quotidienne au profit d\u2019un joyeux moment de spontanéité partagée.Louis Bellemare s\u2019efforce de ne jamais placer la performance à l\u2019avant-plan : « C\u2019est plutôt le plaisir et l\u2019entraide qui sont privilégiés.Pour jouer du tambour, il faut absolument entrer dans l\u2019univers de la créativité et du plaisir; il faut aussi avoir une conscience de soi dans une équipe et une écoute des autres pour que l\u2019harmonie opère.» Samajam a ainsi appuyé plus d\u2019une cinquantaine de projets en présentant gratuitement une foule de spectacles-bénéfices et en offrant des cours d\u2019initiation aux percussions à une population démunie.Le groupe a notamment collaboré avec la Mission Old Brewery, le Bon Dieu dans la rue et le Dr.Julien pour œuvrer auprès d\u2019itinérants, de personnes touchées par la maladie mentale, d\u2019autistes et de personnes sourdes.On s\u2019enchante d\u2019apprendre que la contribution de Samajam ne risque que de se décupler au fil du temps! DES JEUNES VENANT DE MILIEUX DÉFAVORISÉS APPRENNENT LES PERCUSSIONS DANS LE CADRE DU PROJET GARAGE.LOUIS BELLEMARE, PRÉSIDENT ET FONDATEUR DE SAMAJAM WWW.SAMAJAM.BIZ PHOTOS : SAMAJAM K5U, 1er mars 2010 SANTÉ ET BIEN ÊTRE SOINS DU CANCER : LES QUÉBÉCOIS SONT-ILS JOSÉE-ANN MOISAN Cette année, 44 200 Québécois apprendront qu\u2019ils souffrent d\u2019un cancer et 20 100 en mourront.Avons-nous accès à des soins physiques et psychologiques de qualité?L\u2019Itinéraire s\u2019est intéressé à cette question.Selon le porte-parole de la Coalition Priorité Cancer, le Dr Pierre Audet-Lapointe, le système actuel ne dispose pas de ressources suffisantes pour assurer des soins adéquats aux personnes atteintes de cancer.«D\u2019ici peu, un Québécois sur deux aura un cancer.En Colombie-Britannique et en Alberta, des agences assurent la coordination des services et c\u2019est là qu\u2019ils sont les plus efficaces au Canada.En prônant la création de l\u2019Agence québécoise de lutte contre le cancer, notre objectif est que de moins en moins de personnes soient atteintes de cancer, que le temps d\u2019attente pour des traitements diminue, que les soins, médicaments et services soient disponibles et que les intervenants en oncologie aient accès aux outils dont ils ont besoin.Le dépistage et la prévention sont les plus importants et ne demandent pas d\u2019équipement lourd.Le gouvernement se traîne les pieds.» PATIENTS MÉCONTENTS Les résultats d\u2019une étude menée en avril 2009 auprès de 800 adultes québécois eux-mêmes atteints ou ayant un proche atteint du cancer au cours des deux dernières années n\u2019ont rien non plus de très réjouissant.Le tiers des personnes malades ont dû se rendre dans une autre ville ou une autre région pour voir un oncologue ou obtenir des traitements ; un patient sur 20 a dû renoncer à un traitement parce qu\u2019il ne pouvait pas se déplacer et 60% des patients n\u2019ont reçu aucune aide financière.Une situation que dénonce Valérie Grant, dont la fille Toni, neuf ans, a dû se faire amputer une partie de la jambe gauche à la suite d\u2019un cancer au genou.«J\u2019ai dû quitter mon emploi pour être à son chevet et m\u2019assurer quelle communique bien avec les infirmières qui sont déjà débordées.Nous avons le soutien de notre famille est de nos amis, mais c\u2019est difficile.Aucune famille ne devrait avoir à se soucier de ses finances lorsqu\u2019elle traverse une telle épreuve.Notre monde s'est écroulé.» «LE TIERS DES PERSONNES MALADES ONT DÛ SE DÉPLACER DANS UNE AUTRE VILLE OU UNE AUTRE RÉGION POUR RENCONTRER UN ONCOLOGUE OU RECEVOIR LEURS TRAITEMENTS.» \u2014 Rapport 2009 sur l\u2019Accès aux soins et au soutien pour les personnes atteintes de cancer au Québec.La Dre Marika Audet-Lapointe, présidente de PSYmedicis, psychologue clinicienne et chercheuse au Regroupement des oncopsychologues du Québec comprend la détresse de Valérie.Après avoir travaillé au département de radio-oncologie du CHUM, elle a fondé PSYmedicis (www.psymedicis.com), une firme privée spécialisée en oncopsychologie œuvrant en recherche et en formation et offrant des services de psychothérapie pour les personnes atteintes de cancer et leur famille.«Ces soins sont primordiaux quand on parle de cancer, et ce, à toutes les étapes de la maladie : au diagnostic, durant les traitements ou en période de rémission.On croit que l\u2019on doit concentrer toutes ses énergies dans les soins physiques et on compte sur les amis et la famille pour soutenir la personne atteinte.Or, la trajectoire oncologique peut être parsemée de nombreux défis psychologiques en fonction du parcours de chaque personne, ce qui nécessite une complémentarité des soins physiques et psychologiques.» Bien que la profession soit reconnue et favorisée par le programme québécois de lutte contre le cancer, aucune université au Québec ne propose de formation spécialisée en oncopsychologie.On demande donc aux psychologues qui ont une expertise en anxiété, en stress ou dans le domaine médical de joindre les équipes d\u2019oncologie.«Us apprennent sur le tas », dit Marika Audet-Lapointe.«Mais l'oncologie est un domaine très complexe, qui exige une formation BIEN SERVIS?intégrée tant au plan des composantes médicales que psychologiques.» BESOIN DE SOUTIEN Atteinte de trois cancers sur une période de cinq ans, Marie-Hélène Dubé, une mère de famille qui n\u2019a pas de revenu régulier depuis mars 2009, a organisé une pétition pancanadienne afin que les personnes atteintes de cancer aient droit à des prestations de l\u2019assurance-emploi.Présentement, elles ne reçoivent que 55 % de leur salaire durant 15 semaines.«Plus de 60 000 personnes ont signé la pétition et nous avons un bel appui des députés sur le terrain, dit-elle.Le projet est appuyé par le Bloc québécois et par les libéraux et nous attendons l\u2019avis du Parti conservateur.Avec la prorogation décrétée par Harper, tout est repoussé, mais nous devrions déposer la pétition au printemps.Je reçois beaucoup de lettres et de courriels de personnes qui vivent une situation semblable à la mienne.Nous voulons que ça change pour le mieux.» UN OBJECTIF COMMUN Tout comme la Coalition, la Société canadienne du cancer travaille à optimiser les soins et à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes.Alors que la Coalition décide par consensus et agit principalement auprès des gouvernements, la Société canadienne du cancer est la deuxième source de financement pour la recherche.«Nous offrons des groupes de soutien, de la visualisation par l\u2019art et le jumelage téléphonique avec la ligne Cancer; J'écoute», ajoute le porte-parole et conseiller principal, Relations publiques, à la Société canadienne du cancer Division du Québec, André Beaulieu.POUR SUIVRE LE DÉNOUEMENT DU PROJET, VISITEZ LE : WWW.PETITIONASSURANCEEMPLOI.COM L'ITINERAIRE\t21 1er mars 2010 Problème de drogue?Si tu veux arrêter, nous pouvons t'aider.Notre expérience collective nous a appris que ceux et celles qui assistent régulièrement à nos réunions demeurent abstinents.514>249-0555 / 1-800-879-0333 / www.naquebec.org Un vous écoute et on vous comprend UN TRAITEMENT-SANTE SUR.j^ESURE Spécialisation en MTS, VIH/SIDA et hépatite.Consultation et analyse pharmacologique Conseils et services personnalisés Courtoisie et confidentialité assurées Membre du projet TADO MARTIN DUQUETTE A U (Unique t'Actuci : «OOi, t>rol .le Mjlu-r.nruw fit.bureau IIJQ Mc - \u2022\u2022\u2022-.il 514.(>8.0877 Pharmacie Martin Ouquettc : 600.n* STirrNcoc Est.bureau io> Montré 5x4 842 7065 MINE REJOUE SANS CHIRURGIE JOSÉE-ANN MOISAN Miroir, miroir, dis-moi qui est la plus belle?Un teint de pêche, des cernes atténués et des rides moins apparentes sans passer sous le bistouri sont aujourd\u2019hui à la portée de celles qui sont prêtes à délier les cordons de leur bourse.Loin derrière l\u2019Europe et la Californie, chefs de fil en matière d\u2019innovation esthétique et de soins de beauté, le Québec n\u2019est tout de même pas en reste.Il est possible de remodeler son visage sans avoir de cicatrices dans le confort de notre demeure ou chez une esthéticienne de confiance.L\u2019Itinéraire joue aujourd\u2019hui à l\u2019analyste beauté en vous présentant trois techniques qui se démarquent en la matière.BEAUTYTEK Ce traitement s\u2019offre à ceux et celles qui sont prêts à supporter un léger picotement et des pulsations sur leur peau.Beautytek est un système innovateur qui cible les carences énergétiques de la zone traitée en activant les forces d\u2019autoréparation du corps, en stimulant la combustion de graisse et la régénération des tissus, ce qui a pour effet d\u2019augmenter le tonus musculaire.Il a été implanté au Québec grâce à Danièle Gosselin, propriétaire des cliniques du même nom de Brossard et Boucherville, qui est allée chercher le système en Allemagne.« Ça a fait un petit miracle pour mon abdomen, j\u2019ai donc suivi la formation là-bas et rapporté la machine en 2004.» Des clients des Etats-Unis, des hommes et des femmes bénéficient aujourd\u2019hui des soins de Mme Gosselin et de son équipe.«Le traitement dure environ 60 minutes et coûte 170$, dit-elle.Les rides profondes vont rester, mes les ridules seront atténuées, et le traitement donne du tonus à la peau de manière presque instantanée.On peut aussi l\u2019utiliser pour le traitement de la cellulite et pour galber la poitrine.» La propriétaire suggère de répéter les séances deux fois par séquences de quelques semaines et de répéter l\u2019opération aux huit mois.WWW.CLINIQUEDANIELEGOSSELIN.COM ACULIFTING À la jonction des techniques d\u2019acupuncture et de magnétothérapie, dont se serait servi Cléopâtre pour préserver sa jeunesse, le masque AcuLifting, est anti-âge et fabriqué sur mesure.En plastique souple, il est incrusté d\u2019aimants plaqués en or 24 carats qui rejoignent les principaux points d\u2019acupuncture tendino-musculaires sur le visage du client.Imaginé en 2006 lors d\u2019un souper de famille, le prototype a été conçu par l\u2019acupuncteur Pauline Dr.Simard.Pierre Saint-Cyr et Marie-Josèphe Simard se sont chargé de sa commercialisation.«Il suffit de le porter trente minutes par jour, dit Marie-Josèphe Simard.Nous avons des mamans qui vivent à 115 milles à l\u2019heure qui le portent en faisant les lunchs, et d\u2019autres femmes qui se le voient offrir par leur mari qui souhaitent quelles se reposent.Mais on ne IL EST POSSIBLE DE REMODELER SON VISAGE SANS AVOIR DE CICATRICES DANS LE CONFORT DE NOTRE DEMEURE OU PAR LE BIAIS DE SÉANCES CHEZ DES ESTHÉTICIENNES DE CONFIANCE.vend jamais le masque en disant qu\u2019il va faire disparaître les rides.Il donne de l\u2019éclat et du tonus à la peau.» Au Québec, AcuLifting se détaille à 1250 $ et compte actuellement plus de 500 clients «masqués».«C\u2019est une belle approche naturelle non-abrasive qui, fondamentalement, a du sens, dit Madame Simard.Les personnes qui bénéficient du soin se font souvent demander si elles reviennent de voyage! » WWW.ACULIFTING.COM FEATHERLIFT Quant à lui, le Featherlift est un traitement de 90 minutes durant lequel de minuscules fils invisibles sont insérés de manière permanente sous la peau au niveau sous-cutané.Ces fils de polypropylène ont l\u2019effet du velcro et tirent la peau délicatement, à contre-courant des lignes naturelles des rides.Il permet d\u2019alléger les rides profondes sans l\u2019utilisation du bistouri et offre un résultat permanent.WWW.ESTHEMEDIC.COM PRÉCAUTIONS NÉCESSAIRES Selon l\u2019Association des spécialistes en chirurgie plastique et esthétique du Québec, toute personne qui souhaite recevoir un traitement de lifting devrait se référer au site Internet www.ascpeq.org afin de vérifier que le spécialiste choisi soit reconnu par l\u2019Association.Le site contient aussi des informations sur le lissage sans chirurgie.On peut aussi visiter le site Internet du Collège des médecins au www.cmq.org pour confirmer le droit de pratique du spécialiste.L'ITINÉRAIRE 23 1er mars 2010 MAXIMUM 40 MA RUE A SES LIMITES En sécurité dans nos quartiers PriLit ccmnii-!-\tikImn 311 au i'4la iiUH'TrÉil [ft.cÉ/nl)*rrtjriÉ JIK\ttlSPVH Montréal twt Livres, CD, DVD d\u2019occasion 713 et 707MONT-ROYALf'ST MTIINMI Id II II durai 7jMsde Ifflu 22h O Mw-Atr* 51+5-23-6389 POUR ANNONCER DANS NOS PAGES CONTACTEZ KAROLINE BERGERON AU 514 597-0238 POSTE 245 \\ Clinique Nouveau K£ y LE CORPS EST UNE MACHINE MEKVEIUEUSE NOURRISSEZ-L i il mm ht mi ii ii IIIT ¦ii1il fil JIM ri IIIF-fllii.ii j*u, 4.m irraipa iir il FUTl|ITM Hi EFH1 HUI 4 i fell Fijeil IL ¦vrariii Il 111! TRAITEMENT DE L'HÉPATITE C ET CO-INFECTIONS IDG JEAN ROBERT - BA, MD, M.SC., FRCPC CLINIQUE DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE www.cliniquenouveaudepart.com Tél.: 514 521-9023 / Fa*.: 51 4 521-1928 1100, avenue Beaumont, Ville Mont-Royal, Québec H3P 3E5 LA NUTRACEUTIQUE A LE VENT DANS LES CHRISTINE BERGER VOILES « L'aliment est ton premier médicament! » disait le célèbre médecin grec Hippocrate, quelque 500 ans avant notre ère.En 2010, un simple regard aux étalages de l\u2019épicerie du coin suffit pour constater l\u2019importance accordée à l\u2019alimentation.Le mot d\u2019ordre : prévenir plutôt que guérir.La tendance : la nutraceutique.Yogourts probiotiques, œufs enrichis en oméga 3, fraises riches en antioxydants : au supermarché, la présence d\u2019aliments nutraceutiques à valeur ajoutée ne surprend plus.Ces aliments, aussi appelés aliments fonctionnels par ajout, présenteraient des propriétés thérapeutiques : ils soulageraient, préviendraient ou guériraient la maladie tout en nourrissant.LE PAIN BLANC POINTÉ DU DOIGT L\u2019alimentation nutraceutique s\u2019inscrit dans une volonté de réappropriation par les individus de saines habitudes de vie.Selon l\u2019Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), les maladies liées à l\u2019alimentation sont en croissance partout dans le monde.En Occident, l\u2019excès de poids constitue la deuxième cause de cancer.«Le gras est la principale source de stockage des déchets toxiques dans le corps humain», note David Servan-Schreiber, médecin et auteur scientifique.Tandis que le Fonds Mondial de Recherche contre le Cancer recommande de réduire au maximum son taux de gras, la proportion d\u2019enfants obèses au Canada a plus que triplé en 25 ans.En termes de responsabilité, l\u2019industrie agroalimentaire est pointée du doigt.«Pour moi, manger du pain blanc, c\u2019est aussi grave que de fumer», estime le Dr Richard Béliveau, biochimiste réputé, pionnier dans le domaine de la nutraceutique.Le pain blanc s\u2019inscrit dans une vaste gamme d\u2019aliments néfastes pour la santé produits par l\u2019industrie CONSOMMÉS EN QUANTITÉ SUFFISANTE ET DANS LEUR ÉTAT NATUREL, CHOUX DE BRUXELLES, BROCOLI, GRAINES DE LIN, CURCUMA, AIL ET BLEUETS FACILITENT LE TRAVAIL DES DÉFENSES NATURELLES DU CORPS.agroalimentaire de masse depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.Riches en sucre, et/ou oméga 6, ces aliments favorisent la multiplication des cellules graisseuses, mais aussi des cellules cancéreuses.Les chercheurs en nutraceutique recommandent une alimentation diversifiée, riche en fruits et légumes.Nul besoin de chercher midi à quatorze heures.Par exemple, consommés en quantité suffisante et dans leur état naturel, choux de bruxelles, brocoli, graines de lin, curcuma, ail et bleuets facilitent le travail des défenses naturelles du corps.De la même façon, il est clairement documenté que les polyphénols présents dans le thé vert peuvent bloquer, par activité antioxydante, le développement de certaines tumeurs.UN BON FILON POUR SE REDORER LE BLASON Les recherches scientifiques ainsi que l\u2019intérêt des autorités publiques et des consommateurs vis à vis la nutraceutique n\u2019ont pas échappé aux grands de l\u2019industrie agroalimentaire.Selon les estimations du gouvernement du Canada, en 2007, la demande canadienne de produits nutraceutiques et d'aliments fonctionnels oscillait entre un et deux milliards de dollars canadiens.Quelque 300 entreprises canadiennes s\u2019intéressaient alors à cette branche de l\u2019industrie.Le développement technologique permet d\u2019incorporer des composés nutraceutiques aux aliments sans en modifier le goût ou la texture.Ces aliments, tels que les œufs oméga 3, sont vendus à un prix plus élevé et offrent une marge de profit plus grande.Le consommateur doit toutefois rester vigilant.Le Dr Béliveau constate beaucoup de fraude dans le milieu.«Par exemple, toutes les boissons que l'on dit à base de thé vert sont complètement nulles.Les polyphénols extraits ont une demi-vie d'environ 30 minutes.Donc, l'activité biologique d'une boisson faite avec du thé vert est de zéro.» Au Québec, une trentaine d\u2019entreprises se spécialisent en production d\u2019aliments nutraceutiques.INFORMATIONS CONCERNANT LES ALIMENTS CONTRE LE CANCER WWW.RICHARDBELIVEAU.ORG L'ITINERAIRE 25 1er mars 2010 Donnons de la couleur au vert écOtrip I\t- -\tli II\t_\tfi a fi m ¦\ta n a a\t_I ecotrip.qc.ca Écotrip e$L un organisme à tint non lucraiif dauL ta mission est tk promouvoir et de valoriser le développement durable, i'ëcocitoyenneLé et ! écotourisme de façon positive.La STM, toujours là! ÇtfSTM.info LOGIS-PHARE logements disponibles Le projet Logis Phare est un immeuble d'appartements supervisés à prix modique pour des personnes en traitement de substitution aux opiacés (femmes enceintes, couples avec enfant(s) ou familles monoparentales).Des intervenants sont sur place pour offrir un support communautaire aux résidants.Les critères de base sont; \u2022\tEtre sous traitement de substitution \u2022\tEtre parent d'un ou de plusieurs enfants de 0 à 5 ans \u2022\tEtre prêt à s'investir, avec le support des intervenants, à l'élaboration et à l'application d'un plan d'intervention La durée maximale du séjour est de 3 ans.Si vous êtes intéressés ou aimeriez en savoir plus sur le projet, veuillez communiquer avec M.Daniel Harpin au (514) 523-3135 ENVIRONNEMENT UN MOUVEMENT QUI TOMBE À PIC CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN Qu\u2019arrivera-t-il lorsque les pétrolières toucheront le fond du baril?Pour mieux affronter le pic pétrolier, des citoyens pressent les villes du Québec de réduire leur dépendance à l\u2019or noir.Une initiative citoyenne qui carbure à l\u2019énergie propre.et à l\u2019espoir.Le mouvement Villes en transition, inspiré par les travaux du professeur anglais en permaculture Bob Hopkins et de ses étudiants, essaime tranquillement au Québec, en France et en Belgique.Le projet, qui a pris racine en 2006 dans la municipalité de Totnes, au Royaume-Uni, vise à protéger les villes contre les crises extérieures, particulièrement la pénurie appréhendée du pétrole.«C\u2019est une initiative citoyenne qui souhaite inciter les villes à mieux s\u2019adapter au changement.En réduisant notre dépendance au pétrole, ça permettra aussi de réduire les émissions de gaz carbonique», explique Michel Durand, initiateur du mouvement à Boucherville et membre fondateur du comité Transition Québec.Journées d\u2019informations, soirées-débats, contact avec les élus : le mouvement Villes en transition avance à petites enjambées.«On a formé à Boucherville un comité initiateur qui diffuse l\u2019information et, au printemps, on organisera les premières activités publiques.Ultimement, le comité devrait disparaître pour que le changement appartienne vraiment aux citoyens», ajoute M.Durand.COATICOOK EST, AVEC SUTTON, LA MUNICIPALITÉ QUI A LE PLUS PROGRESSÉ POUR VAINCRE SA DÉPENDANCE AU PÉTROLE, SELON LES HUIT ÉTAPES DÉFINIES PAR L\u2019ORGANISME VILLES ET COMMUNAUTÉS EN TRANSITION.Coaticook figure parmi les neuf municipalités québécoises inscrites auprès de Villes et communautés en Transition, qui chapeaute les projets francophones.Elle est, avec Sutton, la municipalité qui a le plus progressé pour vaincre sa dépendance au pétrole, selon les huit étapes définies par l\u2019organisme.Au cœur de la démarche : un marché public sur Internet qui permet aux citoyens d\u2019acheter des produits locaux.Le centre de commande en ligne a pour but de favoriser l\u2019agriculture de proximité et de réduire les déplacements des consommateurs.L\u2019organisateur du projet à Coaticook, Bernard Lebleu, souligne que le virage vert ne s\u2019est pas fait sans heurts.«Je me suis fait engueuler par des groupes écologistes, déplore-t-il.Plusieurs sont divisés et ont de la misère à rejoindre une cause commune et à rallier le grand public.Ça devient difficile de faire quoi que ce soit qui repose sur la solidarité.» ÉCLOSION À MONTRÉAL Les municipalités des régions ne sont pas le seul terreau fertile pour Villes en transition.Des citoyens montréalais souhaitent importer le projet dans les quartiers de la métropole.«Lorsqu\u2019on regarde le livre de référence du mouvement, on remarque que le projet est mieux adapté pour les petites villes.Mais au niveau des quartiers, plusieurs initiatives, comme les jardins collectifs, se rapprochent de Villes en transition sans nécessairement en avoir l\u2019appellation », explique Jocelyn Darou, coordonnateur du Groupe de Recherche d\u2019intérêt Public de l\u2019UQAM.Le 7 novembre dernier, Jocelyn Darou a réuni plusieurs groupes environnementaux entre les murs de l\u2019université pour discuter du mouvement.«Au moins une centaine de personnes se sont présentées.Ça a permis de créer des liens intéressants entre les différents groupes écologistes qui favorisent une approche similaire.» Michel Durand, auteur du Guide de la maison verte, est convaincu que Villes en transition n\u2019est pas une autre de ces belles utopies qui atterrira dans le composteur.«J\u2019ai beaucoup côtoyé le milieu écologiste et j\u2019ai vu tout ce qui pouvait s\u2019y faire.Ce projet-là est celui que j\u2019ai trouvé le plus intéressant et le plus réalisable», soutient l\u2019écologiste, visiblement confiant pour la suite.VILLESENTRANSITION.NET LrtlNERAIRE 27 1er mars 2010 Atelier de réparation Veto *Ve1fMehtV \u2022 Dtk'tt1.™ *T«vi - t:rei - Pj'.\u2019» ¦ h'ivfî>* Ho.ir, ¦ to ¦L ¦ ¦¦*> w vir.sperî depot veb.ca U 53 Mt-R0|fal est Montréal Qc H3J1X9 m : 514 526-3805 O w-bt* » a ' =, HtSTRP culturel mute Cuisine spontanée ¦* Produits locaux -^Bruntte Jeudi Jülz * ftères de mcrûtxssseries Spectades +¦ Expositions 4731 rue Ste-Catherine Est 514 223 8116 www.bistro! n vîvo.coop ENVIRONNEMENT/BRÈVES UN RÉPERTOIRE DE FOURNISSEURS ÉCORESPONSABLES Le Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER) lance cette semaine son tout nouveau répertoire des fournisseurs écoresponsables, accessible en ligne.Il regroupe plus de 500 fournisseurs écoresponsables, qui œuvrent dans 22 domaines différents, de l\u2019alimentation biologique et équitable, aux lieux d\u2019accueil, en passant par la décoration et l\u2019animation.L\u2019utilisateur du répertoire des fournisseurs écoresponsables pourra effectuer des recherches croisées entre les domaines et les régions du Québec pour lesquels il souhaite trouver des fournisseurs.Cet outil sera continuellement mis à jour.Ce répertoire en ligne s\u2019inscrit dans la volonté grandissante des organisateurs d\u2019événements de mettre en œuvre des mesures d\u2019écoresponsabilité.La sélection de fournisseurs qui ont des pratiques écoresponsables est une clé fondamentale à la réussite d\u2019un événement qui limite ses impacts sur l\u2019environnement et accroît ses répercussions positives sur l\u2019économie locale et la communauté.Un outil essentiel à l\u2019organisation d\u2019un événement écoresponsable! 1 reapcraabJo WWW.EVENEMENTECORESPONSABLE.COM BELL, BOMBARDIER ET PAGES JAUNES « COVOITURENT » Les 20000 employés de Bell, Bombardier Aéronautique et Groupe Pages Jaunes auront dorénavant accès à un système commun de covoiturage.Ces trois entreprises viennent en effet de se joindre au Réseau de covoiturage, un système en ligne d'aide à l'organisation des déplacements en covoiturage.Par exemple, pour Bell, l'adhésion à ce programme va lui permettre d'encourager le covoiturage auprès de ses employés répartis dans ses trois principaux établissements de Montréal, y compris son siège social de file des Soeurs.Cette initiative répond d'ailleurs au critère de transport durable de ce nouveau bâtiment, certifié Leed.Pour le Groupe Pages Jaunes, cette annonce s'inscrit dans le cadre d'un programme de covoiturage récemment inauguré au sein de plusieurs de ses bureaux à l'échelle nationale, qui inclut notamment des espaces de stationnement privilégiés pour ses 800 employés de l'Ile des Soeurs.Selon Carol Gagnon, directeur de la Sûreté Industrielle chez Bombardier Aéronautique, ce programme «est la solution toute désignée pour nous permettre de gérer l'intérêt croissant de nos employés envers l'adoption d'une approche responsable pour leurs déplacements».2 SITE DU RÉSEAU DE COVOITURAGE : WWW.COVOITURAGE.CA SOURCE DE L\u2019ARTICLE NU ET N°3 : CONSEIL REGIONA VASTE CONSULTATION SUR L'OCCUPATION DES TERRITOIRES Solidarité rurale du Québec a lancé récemment une vaste consultation sur l'enjeu de l'occupation des territoires qui se poursuit jusqu'au 8 mars.Intitulé «Pour un Québec fort de ses communautés », le document de consultation est issu d'une démarche de réflexion à laquelle ont pris part des représentants des milieux économique, municipal, culturel, coopératif, agricole, social et environnemental.Cette consultation est ouverte à tous, citoyens et organisations de l'ensemble du Québec, qu'ils soient ruraux ou urbains, qu'ils soient d'instances locales, régionales ou nationales.Le document identifie les grands défis que les territoires doivent relever : la baisse de la population active, les changements climatiques, la transition énergétique et la vitalité sociale des communautés.Il soumet à la consultation des pistes en matière d'aménagement, de transports collectifs, d'énergies renouvelables, de culture et de développement notamment.Les résultats de cette consultation seront présentés et discutés les 21 et 22 avril prochain à Shawinigan dans le cadre d'une Conférence nationale sur l'avenir des territoires.Solidarité rurale du Québec déposera un avis au gouvernement du Québec sur cet enjeu en s'appuyant sur les résultats de la démarche et les engagements qui auront été pris pour concrétiser ces avenues.3 POUR FACILITER LA PARTICIPATION À LA CONSULTATION, UN NOUVEAU SITE WEB EST DÉSORMAIS MIS EN LIGNE : WWW.TERRITOIRES.QC.CA DE L\u2019ENVIRONNEMENT; SOURCE DE L\u2019ARTICLE N°2 : NOVAE.CA L'ITINERAIRE\t29 1er mars 2010 I ¦ li i'im- Sir-T .III ¦ inr I- i I fat .\t5^9 MMi.lur.iH, XII^-I iid cr.inrti lii |iiHIl'e ÏIHiü.Itn^urL-litnl'i'i iMaripw i M\"iuii jI psuir -, pwi-j vdliid.I)i- I- r tnc< n j i ill.i ¦ 11 l1 i x| >Ij >i .h|: lirt lnih[;mit|ii It fi\", i- ik ci™ u ii ri ^i *l i jim éIl' L'u-ihmb' Jnukciiu.\\unl mi Jilk' jilut dr 'n ur.i ilan II il>>irumi' lie Id n/tTBiirilirwi b I'l'lranutr, - Ik ilrtitk -1'[>ihci iqiliiAn FtjT^itlr 1-nnriLT ik-iitnt )ir*f)ricliin iln mJnmi J-p WLt.inL Hbhpci ¦'i!\"-; r*iy nr Ihi.irci Ih pur 1'i-lirtkF.t[ n-Inihuf 111 iHIHM' iWIw1 »'ïünr»|3f ^\"¦|l» rT Mir ¦ mn MiltcJu r i.hi ii;; ill ¦¦ !¦¦ il i l-P i|r i|Lcr lutHui, iM idrtlblkhl-T, i!^ (tf-jlitt-H, HnBrt rlftt H-r I'urnV.I j Ik-iim Khp ¦.nrrni .'Mil tLii1iiTn.nl iQprnrt di- pvrtmii turf ljh'r[Il- fl riiuniuil : iii-iii i.itiL i rliÉlL'urri.hi'.lu-iidrCiriu iiimin ;irl'rr11-n I¦.l ¦¦ |iar mo .iniiimr [-iMur lu cnimht nlï-Mr.Pmj1 I j-MHiaifc irmii ii'Mli rality.Mrid.ii I ¦ |\u2018F.rH'i|ir n Jil.FTM.nl ,i I', i, ncTTH.nl pnpinl fkii H; iin.uiiw.npriLri Si'iIJ.awiiiir- du Mnni-tawl Ki.lini>'r-.bli: I ¦ ¦ MI h JI -JUüUui' HJJ IM- I .'-'¦''iil.j\\4ï7W\\77 h Ti nui^_r : ÎH 3iHttt7 COul'liH dtadif-mtiCftldfcl^OI] ikl-A Ki'.'.rak MONDE DU TRAVAIL EMPLOI : MISER SUR L\u2019HONNÊTETÉ ET LA COMPÉTENCE PHILIPPE MEILLEUR Alors que s\u2019amorcera bientôt le Salon Emploi et Formation, une grande convention réunissant les chercheurs d\u2019emplois et les recruteurs des grandes entreprises, L\u2019Itinéraire a cogné à la porte de la professeure Diane-Gabrielle Tremblay, auteure et spécialiste de la gestion des ressources humaines à la TELUQj pour lui poser quelques questions sur le marché du travail.L\u2019ITINÉRAIRE : Quelle est la tranche d\u2019âge la plus favorisée actuellement dans la recherche d\u2019emploi?DIANE-GABRIELLE TREMBLAY : Il est difficile de cerner une tranche d\u2019âge précise, mais on peut dire de façon générale que les travailleurs de 50 ans et plus et les jeunes dans la vingtaine ont généralement plus de difficulté à se trouver du travail.La proximité de la retraite nuit aux premiers et l\u2019inexpérience aux seconds.Les employeurs recherchent donc souvent des travailleurs entre 30 et 45 ans puisqu\u2019ils offrent un bel équilibre entre expérience et potentiel.L\u2019I : Est-ce un mythe de croire que les employeurs devront très bientôt prendre soin, voire chouchouter, leurs bons employés s\u2019ils veulent les garder, conséquence de la pénurie de main-d\u2019œuvre?D.-G.T.: C\u2019est vrai.Malgré le petit baby-boom des dernières années et l\u2019immigration, le déclin démographique est bien réel au Québec et il est clair qu\u2019il y aura un resserrement du marché du travail.C\u2019est déjà vrai dans certains secteurs, comme ceux des technologies QUELQUES FAITS SUR LE SALON EMPLOI FORMATION QUELQUES FAITS SUR LE SALON BCi Z\tM Tenu annuellement à Montréal depuis 1994, le Salon Emploi Formation réunira au Palais des congrès 600 spécialistes des ressources humaines et quelque 21000 candidats et chercheurs d\u2019emplois les 3 et 4 mars prochain.Des emplois et des formations seront offerts dans des domaines aussi variés que la mécanique, l\u2019architecture, l\u2019administration et le contrôle de la circulation aérienne.Fait intéressant : les salaires des postes proposés au Salon varient entre 12000$ et 100000$ par an, selon les organisateurs.de l\u2019information et de la santé : les employeurs essaient d\u2019attirer et de conserver leur main-d\u2019œuvre en mettant leur travail en valeur et en adoptant des politiques de conciliation travail-famille par exemple.Le métier d\u2019infirmière illustre bien ce phénomène.L\u2019I : Dans un CV, quelles sont les principales compétences personnelles et professionnelles qu\u2019il faut mettre de l\u2019avant pour attirer l\u2019attention d\u2019un employeur potentiel! D.-G.T.: La première chose à faire est d\u2019être honnête.Les recruteurs vont regarder le CV, oui, mais ils vont aussi vouloir le tester.Il ne faut donc pas mentir sur qui nous sommes et ne pas exagérer nos compétences et nos connaissances.Il est aussi recommandé de mettre en évidence des compétences connexes mais non-indiqués sur un diplôme, comme du bénévolat ou des intérêts personnels.Un poste créatif pourrait être attribué par exemple à un candidat qui s\u2019adonne à la peinture ou à l\u2019écriture dans ses temps libres.L\u2019I : Est-ce que le fait d\u2019obtenir un emploi sans négocier son salaire à la hausse fait en sorte que l\u2019employeur nous tiendra pour acquis et sera réticent par la suite à consentir une augmentation?D.-G.T.: Ça dépend de l\u2019endroit qui nous embauche, mais il faut savoir que dans plusieurs entreprises comme dans la fonction publique, les salaires sont souvent déterminés à l\u2019avance.Si on veut tout de même demander un salaire plus élevé que celui offert, il faut d\u2019abord s\u2019assurer que l\u2019on vaut bel et bien ce montant sur le marché.L\u2019I : Quels sont les signes précurseurs qui peuvent indiquer à un employé qu\u2019il est temps de changer de boulot?D.-G.T.: Si on ressent une impression d\u2019avoir fait le tour, qu\u2019on est démotivé en commençant sa journée et qu\u2019on se lève toujours sans avoir le goût d\u2019aller travailler, personne ne sera satisfait, ni l\u2019employé ni le patron.Il s\u2019agit en somme de ne pas se rendre au boulot simplement pour le chèque de paie; si c\u2019est le cas, il est temps de passer à autre chose.LrtlNERAIRE 33 Collectivement pour un monde dqferewfc Voir, ët*a k 1* rechercha d'un emploi qui vdui rcsuMiLblD?'/¦juj diviclici tu peraannal poui ^uUc entfepfisa?1 AVEZ VOUS PENSE A L EMPLOVASHITE ?A-'t.'+t J'urfth ml Al ttrnn-Mt fn :l(tj i: diciimi \"iiiMh li-' 'JA344WLE Y.W.Kl l'hJ'l mi i: wg inptonMt 4ii 13 ?¦¦(fi t Ti< î?* JoJ-Wll w*™ ciWtrtto*cn ¦¦ Cjpfl*Ap i ?h) -¦ !4 dût iMrilûl, ¦¦ lûi/iv^ F-J- I» rruh l ûd ¦ r*i JI1*1FTIW #*vt,rïtir[|f« GfN/pr Mim»'iH Ttmif r.in:lu^ih'i1t df 1 innis j iioiiuç f frtriflti Ie1 il*ïîfc T.il K'.iA'ji.:>: ''r.vfi.i'icj iUflUÙÏLhf- frlrtü Fir;:ir, jl:.i|t *1 J} lit .1 + Til il*UT-iïil rlrf (P rinp v|.' p.nj>ii'rfDüiir f rp'üi id Ml di : JD ¦ \"1 El -, 4dl ffiHTM rvnrmlM 1*1 viai iTtl jüniKIi'iijri Tirc-JJ ci ftunà-Fiiim /riMW *¦ J>*t#fl - ÇX PtnvMJ J-ïxirf I nploriMi* \u2022« i+l«d TV 5Ï+ SJT-555& w>wf tau f ihuuv* .got tttwttl S*m franiirMï h -T =:-:VkL .ils- 'lil i+nüjl 'mnili/ lIlNEhE, invmjkrmrClüifcfÇHdi fou™, irliniy m: TiP iiciwnc mwmroc.u Pdi» frrmrF dt MtwtrV En iln in rimniÉ fi- ÎICSK^JII WUVIY4ldl'rimiSrT'd K>1 oon; siHuoViLJOif mvirat fl iïi.'i;r.'ULMMi',.-i;l qudbàmh d\u2018.-y l'-i.iii [l'itiu I ¦ -i 11 r = t; ¦¦ I -i i ¦< -h i - f.^ ¦ ¦¦ ¦ i i i -r.i ¦.i iln ON LUTTE A VOS COTES Syndicat canadien de T la fonction publique itq MPLOI M _ S 1 ftôJ noua üccuiihn-i, evt RENDONS POSSIRIEJ i.E ftETQCR ES \\MPhi}] de personnes $ éri trir.ï «JSmw f i vétS ayant éprouvé des problèmes de consommation d'alcool, de drogues ou de jeu.5/ VOLS CHERCHEZ CETTE AIDE, n 'hésitez pas Û communiquer /ivecr nous du lundi au vendredi de 9h à 17 h l él 514.274*5522 Kns 5H.274.St54! 5800, St-Denis, bur.2U5 Montréal (Qc) H2S3L5 ilprV,1 c :i ri .fl rji i* v, w.« ru LE pc [il ri ik'ii i |i Lui.i [t.l:l «MAISONS DE CHAMBRES EN PÉRIL : LA NÉCESSITÉ D\u2019AGIR» UN RAPPORT VISANT LA SAUVEGARDE DES MAISONS DE CHAMBRES À MONTRÉAL www.rapilnvorg INFO RAPS1M Le réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de fÙJÛnt/éal _\tTel,: 514 879-1949 MARJOLAINE DESPARS Le 20 janvier 2010, trois mois après la tenue de la Commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres à Montréal, le rapport « Maisons de chambres en péril : la nécessité d\u2019agir» a été publié.Ce dernier comprend 10 recommandations adressées à l\u2019administration municipale ainsi qu\u2019au gouvernement du Québec.C\u2019est à l\u2019initiative du RAPSIM que s\u2019est tenue la Commission qui visait à faire le point sur la situation entourant ce parc de logements et à trouver des solutions pour éviter qu\u2019il ne s\u2019effrite et se dégrade davantage.PORTRAIT DE LA SITUATION ACTUELLE ET APPLICATION DE LA RÈGLEMENTATION Avant toute chose, la Commission recommande à la Ville de Montréal de dresser un portrait complet des maisons de chambres sur son territoire.Ce portrait permettra de connaître l\u2019emplacement de toutes les maisons de chambres et les travaux qui doivent y être effectués.Ce portrait exact est d\u2019autant plus important que le dernier recensement date de 2007 et aucune donnée actuelle ne nous permet de confirmer le nombre exact de maisons de chambres à Montréal.Les commissaires ont d\u2019ailleurs constaté qu\u2019il est arrivé à quelques reprises ces dernières années que l\u2019on découvre l\u2019existence d\u2019une maison de chambres qu\u2019au moment de sa fermeture, puisque les chambreurs qui se retrouvent à la rue vont frapper à la porte des ressources.Cela ne doit plus se reproduire.Ce portrait devra s\u2019accompagner d\u2019un monitoring afin d\u2019être en mesure de connaître les transformations de ce parc de logements, les ventes et les fermetures.Ce qui permettra également à la Ville d\u2019être proactive dans l\u2019application de la règlementation en vigueur sur la salubrité et la sécurité des logements.À l\u2019heure actuelle, trop nombreuses sont les maisons de chambres privées insalubres.Par contre, tous hésitent à porter plainte, de crainte que les maisons soient fermées et que les chambreurs se retrouvent à la rue.La Commission recommande donc à la Ville d\u2019utiliser toutes les ressources disponibles (inspecteurs, pompiers, etc.) pour effectuer les inspections des maisons et intervenir rapidement afin d\u2019éviter que des situations s\u2019aggravent et que l\u2019on doivent procéder à la fermeture des maisons.SOCIALISATION DE 100 CHAMBRES PAR ANNÉE, BONIFICATION D\u2019ACCÈSLOGIS ET FINANCEMENT DU SOUTIEN COMMUNAUTAIRE La Commission recommande à la Ville de favoriser la transformation en logement sociaux - socialisation - de 100 chambres par année pour une période de 10 ans.Ces transformations assureront de maintenir dans les quartiers centraux une offre de logement accessible pour les plus démunis.Mais, pour que cela soit possible et pour que les groupes communautaires décident de développer des projets en ce sens, il est primordial que le gouvernement du Québec revoie les modalités du programme AccèsLogis, programme permettant le développement du logement social au Québec.La Commission recommande que les barèmes de celui-ci rendent notamment plus facilement possible le financement des espaces communs et que la longueur du processus d\u2019acceptation d\u2019un projet qui peut prendre jusqu\u2019à quelques mois soit revue à la baisse.Afin de favoriser le développement de projet de socialisation de maisons de chambres, la Commission recommande également au gouvernement du Québec de prévoir un financement accru et pluriannuel d\u2019au moins cinq ans d\u2019AccèsLogis avec un ajustement fréquent des barèmes du programme afin qu\u2019ils tiennent compte des coûts réels de construction.Finalement, puisque le soutien communautaire, une pratique d\u2019intervention qui vise la stabilité résidentielle des locataires, est souvent essentiel au bon fonctionnement des projets de logements pour les personnes ayant connu la rue, la Commission recommande au gouvernement d\u2019accroître le financement de celui-ci pour toutes les maisons de chambres.Sans ce financement les organismes hésitent à développer des projets, tandis que d\u2019autres se retrouvent compromis.À ce jour le rapport de la Commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres reçoit un bon accueil des élu-e-s et des fonctionnaires.Mais cela ne suffit pas.Il est essentiel que la Ville et le gouvernement du Québec agissent rapidement, sans quoi nous entendrons encore des chambreurs et des chambreuses se plaindre des mauvaises conditions de logement dans les maisons privées; sans quoi également des maisons de chambres continueront de fermer.TOUTES LES RECOMMANDATIONS DE LA COMMISSION SONT CONTENUES DANS LE RAPPORT MAISONS DE CHAMBRES EN PÉRIL : LA NÉCESSITÉ D\u2019AGIR.POUR EN OBTENIR UN EXEMPLAIRE, COMMUNIQUEZ AVEC NOUS À L\u2019ADRESSE SUIVANTE : RAPSIM@QC.AIRA.COM L'ITINERAIRE 35 1sr mars 2010 L'inaptitude, ça vous préoccupe?www.curateur.gouv.qc.ca Une source d'information pratique pour en savoir plus sur \u2022\tle mandai en prévision de l'inaptitude *\tles droits des citoyens inaptes \u2022\tles responsabilités des mandataires, tuteurs, curateurs et conseils do tutelle ?\tle rôle du Curateur public dans la prévention et l'mtervention en cas d'abus Tél.: 514 873-4074 ou 1 800 363-9020 m r m Curateur public Québec CS DÉVELOPPEMENT SOCIAL POUR UN ENSEIGNEMENT DIFFÉRENT PHILIPPE MEILLEUR Un jeune étudiant peut-il apprendre dans un environnement scolaire sans horaire fixe ni leçons classiques?C\u2019est le pari que font chaque année des milliers de parents québécois en inscrivant leurs jeunes dans une école alternative ou participative.Coup d\u2019œil sur une philosophie d\u2019enseignement différente.Chaque matin depuis huit ans, l\u2019enseignant de sciences et technologies Philippe Savard se rend au Vitrail, petite école secondaire nichée sur la rue Hochelaga, à Montréal.Entre les murs de l\u2019institution, toutefois, aucune cloche ne résonne à 9h pour indiquer le début ou la fin des leçons; ici, comme dans toutes les écoles alternatives ou participatives, chacun des 130 étudiants est responsable de son propre horaire et de sa réussite.Les jeunes décident eux-mêmes ce sur quoi ils travaillent et vont de leur propre chef demander des explications aux professeurs s\u2019ils en ont besoin.«L\u2019approche est centrée sur l\u2019élève, explique Philippe Savard d\u2019un ton enthousiaste.Il est le moteur de son apprentissage et mon rôle en tant que professeur est de l\u2019épauler dans son projet.» Il n\u2019y a donc pas de cours magistraux classiques ni d\u2019exercices d\u2019apprentissage obligatoires dans un établissement comme le Vitrail.Les élèves assimilent plutôt la matière en s\u2019investissant dans des projets multidisciplinaires.Le jeune qui décide de fabriquer une maquette de village alimenté à l\u2019énergie solaire, par exemple, remettra un rapport écrit de son projet (français), calculera l\u2019électricité nécessaire (mathématiques) et construira ses petites maisons (arts plastiques), chacun de ses aspects étant évalués par un professeur différent.«Il en résulte un climat très serein, assure Philippe Savard.Les élèves comme les enseignants sont respectueux et tous les problèmes sont réglés de façon pacifique.» Attention, parce qu\u2019il élimine les balises, ce type d\u2019école ne convient pas à tous les jeunes élèves.«Ces établissements s\u2019adressent à des élèves déjà autonomes, prévient Maurice Tardif, professeur titulaire «NOUS CULTIVONS LA CRÉATIVITÉ ET L\u2019AUTONOMIE» \u2014 Nathalie Blanchet, directrice de l\u2019école primaire L\u2019Élan à la Laculté des sciences de l'éducation de l\u2019Université de Montréal.Le jeune doit pouvoir s\u2019adapter à un environnement de travail plus souple et original, ce qui n\u2019est pas le cas de tous.» On remarque d\u2019ailleurs, selon lui, que les écoles alternatives en général n\u2019ont pas un gros taux de succès avec les élèves en difficulté des établissements publics.HUMANISME ET AUTONOMIE L\u2019objectif avoué des écoles alternatives est justement de développer l\u2019autonomie de l\u2019élève, dit Gilles Champagne, directeur de l\u2019école secondaire participative L\u2019Agora, à Greenfield Park.« Ce qui nous distingue d\u2019une école classique, c\u2019est le projet éducatif et l\u2019approche communicative.On ne vise pas que la réussite scolaire à tout prix; on veut surtout que l\u2019élève se réalise lui-même et qu\u2019il développe un fort sentiment d\u2019appartenance envers un milieu créatif.» «Nous cultivons la créativité et l\u2019autonomie, ajoute la directrice de l\u2019école primaire alternative L\u2019Elan, Nathalie Blanchet.Les élèves apprennent aussi à composter, à recycler et à respecter l\u2019environnement, ce qui en fera à nos yeux des citoyens responsables.» Les 225 jeunes fréquentant L\u2019Elan ont d\u2019ailleurs leur mot à dire jusque dans le fonctionnement de l\u2019établissement, puisqu\u2019un grand conseil réunit régulièrement des représentants élus par leurs pairs avec des professeurs et des membres de la direction.Une façon, selon la directrice, de les préparer à une vie démocratique active.Couplée à une participation active des parents, à qui l\u2019on demande souvent de s\u2019impliquer dans la vie scolaire de leur jeune, cette philosophie d\u2019enseignement aspire au final à développer le côté humanisme des élèves, selon Philippe Savard.«Ça apprend au jeune à être libre, résume-t-il.C\u2019est un véritable projet de société.» LrtlNERAIRE 37 1sr mars 2010 FAIRE SON BALUCHON POUR UN PEU DE RÉPIT DAVID NATHAN ALAIN GAUTHIER, PRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRAL DE RESTAURANT ET TAVERNE MAGNAN, JANINE SUTTO, MARRAINE DE BALUCHON ALZHEIMER ET GUYLAINE MARTIN, DIRECTRICE GÉNÉRALE DE BALUCHON ALZHEIMER La onzième édition de la traditionnelle Journée Magnan au profit de la Fondation Baluchon Alzheimer a rassemblé plus de 300 personnes le 31 janvier dernier au Restaurant et Taverne Magnan de Montréal.Baluchon Alzheimer est un organisme qui propose un accompagnement des personnes atteintes de la maladie d\u2019Alzheimer afin de procurer répit et soutien à leurs proches.L\u2019organisme délègue une «baluchonneuse» qui demeure 24h/24 auprès du malade pour une durée variant de 4 à 14 jours.«Les différents événements bénéfices que nous organisons nous permettent de récolter environ 40% de notre budget annuel.Si chaque famille ne débourse que 15 $ par jour pour accueillir une baluchonneuse, il faut savoir qu\u2019une journée coûte en réalité 350 $ », dit Guylaine Martin, la directrice générale de Baluchon Alzheimer.C\u2019est en avril 1999 que Marie Gendron a créé Baluchon Alzheimer.Elle-même baluchonneuse pendant les quatre premières années, elle a su rassembler les énergies et les bonnes volontés de dizaines de bénévoles et ce sont à l\u2019heure actuelle plus d\u2019une vingtaine de baluchonneuses qui sillonnent la province.«Nous sommes présents dans beaucoup d\u2019endroits mais nous souhaitons continuer à nous développer pour être en mesure d\u2019offrir nos services vraiment partout dans la province», continue Guylaine Martin.LES BALUCHONNEURS ET BALUCHONNEUSES DEMEURENT24H/24 AUPRÈS DU MALADE POUR UNE DURÉE VARIANT DE 4 À 14 JOURS.Comme c\u2019est le cas depuis le début, c\u2019est au Restaurant et Taverne Magnan de Montréal que se tenait l\u2019événement caritatif.Yves Magnan, l\u2019ancien propriétaire aujourd\u2019hui disparu, a lui-même été victime de la maladie d\u2019Alzheimer et a fait appel aux services de l\u2019organisme.«Cette journée est avant tout une rencontre conviviale qui permet aux familles et aux intervenants de partager ce qu\u2019ils vivent, mais c\u2019est aussi un hommage au travail d\u2019Yves Magnan qui a toujours été très impliqué socialement dans la vie de son quartier», explique Alain Gauthier, pdg du Restaurant et Taverne Magnan.Depuis 7 ans, Marie-Christine Lussier fait des «balluchonnages ».Cette mère de famille au sourire lumineux nous a parlé des qualités requises pour cette mission.«Il faut être très en forme, physiquement et mentalement, car c\u2019est très exigeant.Il faut également être disponible, avoir une grande capacité d\u2019adaptation et faire preuve d\u2019énormément de patience.Je trouve que le plus difficile c\u2019est d\u2019avoir la même fraîcheur quand on répond à une question pour la soixantième fois.Il faut rester très zenl».Marraine du Baluchon, la comédienne Janine Sutto était présente : «J\u2019ai moi-même été confrontée de près à cette maladie à travers certains de mes proches, et je suis très fière d\u2019être là depuis le commencement, explique-t-elle.J\u2019ai tout de suite dit oui à Marie Gendron quand elle m\u2019a appelée».Le hasard de l\u2019actualité a donné une résonnance particulière à ce rassemblement puisqu\u2019une dame de 81 ans souffrant d'Alzheimer a été retrouvée morte dans l\u2019arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, la veille de cet événement.Quelques semaine plus tôt, la Société Alzheimer tirait la sonnette d\u2019alarme en publiant un rapport intitulé « Raz-de-marée: Impact de la maladie d'Alzheimer et des affections connexes au Canada», dans lequel elle prévenait que le nombre de cas de ce genre allait plus que doubler d'ici 30 ans.WWW.BALUCHONALZHEIMER.COM PHOTO : DAVID NATHAN 38 L'ITINERAIRE 1sr mars 2010 VOIR OU NE PAS VOIR SES PARENTS BIOLOGIQUES MAEVA VILAIN PAROLES D\u2019ENFANTS ADOPTÉS «Je me sentais nerveuse, mais j\u2019avais hâte de la voir en même temps.Je voulais savoir de quoi elle avait l\u2019air, si elle avait changé.Nerveuse de ne pas savoir comment m\u2019y prendre.Ça allait mal et on pleurait.Ça n\u2019allait pas trop bien.» (Edith, qui a conservé des contacts avec sa mère biologique) «Des fois je pense à lui le soir et ça me fait de la peine.Quand je joue au hockey, ça fait dur.Je trouve difficile que mon père ne soit pas là.il est en prison.C\u2019est dur de ne plus voir mon père pis maman.C\u2019est rien que le soir, quand j\u2019y pense, que j\u2019ai de la peine.C\u2019est plate.» (Olivier, qui n\u2019a plus de contact avec ses parents biologiques) Quels liens un enfant placé en famille d\u2019accueil entretient-il avec ses parents biologiques?C\u2019est cette délicate question que pose l\u2019étude menée par Louise Carignan, professeure et chercheure au département des sciences humaines de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, Jacques Moreau, professeur-chercheur à l\u2019Ecole de service social de l\u2019Université de Montréal et Claire Malo, chercheure au Centre Jeunesse de Montréal-Institut Universitaire.Ensemble, ils ont étudié les dossiers de plus de cent jeunes du Centre Jeunesse de l\u2019Outaouais et ont procédé à des entretiens avec une quarantaine d\u2019entre eux.Les résultats de leur recherche ont été publiés par Les Presses Universitaires du Québec dans l\u2019ouvrage intitulé Vivre en famille d\u2019accueil jusqu\u2019à mes 18 ans.Voir ou ne pas voir mes parents?L\u2019Itinéraire s\u2019est entretenu avec Jacques Moreau sur les principales conclusions de l\u2019ouvrage.L\u2019ITINÉRAIRE : La loi sur la protection de la jeunesse prévoit que les droits des parents soient respectés et qiiainsi, on s\u2019assure que chaque enfant puisse demeurer en contact avec ses parents biologiques lorsque c\u2019est possible.Les conséquences de ce droit sont-elles positives ou négatives pour les enfants placés en famille d\u2019accueil?JACQUES MOREAU : Ça dépend.On s\u2019est rendu compte en faisant l\u2019étude que l\u2019essentiel n\u2019est pas qu\u2019il y ait rupture ou non avec la famille biologique, car c\u2019est plutôt le cadre de vie au départ qui importe.Plus la situation familiale était dure et prolongée pour l\u2019enfant, plus les probabilités qu\u2019il en souffre par la suite augmentent.Le temps devient l\u2019ennemi numéro un dans le cas d\u2019un environnement familial non adéquat.Pour cette raison-là, il vaut mieux prendre en considération l\u2019intérêt de l\u2019enfant d\u2019abord et le droit du parent ensuite.L\u2019I : Dans le cas où le contact est maintenu avec la famille biologique, comment se déroulent les rencontres?J.M.: Elles sont toujours supervisées.Il peut s\u2019agir d\u2019une rencontre d\u2019un après-midi dans le bureau du travailleur social qui reste présent.Ça peut aussi être une journée dans la famille biologique ou même une fin de semaine.L\u2019I : Qu\u2019apportent ces visites au jeune à court et moyen terme?J.M.: Dans les entrevues menées avec les jeunes, qu\u2019il y ait eu rupture ou contact, ils décrivent les avantages et les inconvénients des deux solutions.Grâce au contact, ils débutent parfois le processus de deuil de la famille biologique, en se rendant compte que le placement vaut mieux pour eux.Le contact permet de déconstruire l\u2019image du parent biologique et de commencer un travail d\u2019attachement aux nouveaux parents.L\u2019I : Dans le cas de la rupture définitive, le processus de deuil est-il plus simple?J.M.: Ce n\u2019est pas si clair.Dans le cas où l\u2019enfant se souvient de ses parents et qu\u2019il réalise que le parent a pu en quelque sorte être dangereux pour lui, la rupture permet de construire un nouvel attachement.Mais si les enfants ont été placés très tôt, vers deux ou trois ans, le processus de deuil peut être entravé par l\u2019idéalisation du parent.Dans ce cas, le jeune se demande si le placement est vraiment la meilleure solution.L\u2019I : Seriez-vous en faveur d\u2019une facilitation de l\u2019adoption ?J.M.: Oui.Ça envoie un message clair à l\u2019enfant : les parents qui t\u2019ont mis au monde ne peuvent plus s\u2019occuper de toi et on t\u2019a donc placé dans une famille qui veut prendre soin de toi.Dans les cas où on envoie un enfant en famille d\u2019accueil, le message reste ambigu pour lui.Quelle est sa famille dans sa vie maintenant?En plus, même si dans la grande majorité des cas celle-ci fait un excellent travail, le système n\u2019est pas parfait.Ces familles manquent souvent de soutien dans leur rôle d\u2019accueil d\u2019enfant en besoin de protection et présentant souvent de grandes difficultés.L\u2019I : Quels changements préconisez-vous suite à votre étude?Il faudrait mieux soutenir les familles d\u2019accueil quand un jeune présente des signes de détresse.On devrait leur offrir plus de services et de ressources spécialisées.Mais dans l\u2019état actuel du réseau, c\u2019est très difficile d\u2019y arriver.De plus, il faudrait écouter davantage les demandes des jeunes quant à leur famille d\u2019accueil lorsqu\u2019ils sont en âge de s\u2019exprimer là-dessus, bien sûr.Les intervenants en protection le font, mais l\u2019écoute pourrait être encore plus poussée.C\u2019est le cas notamment dans les situations où le tribunal décide que le parent peut voir son enfant, mais que l\u2019enfant ne le souhaite plus.Dans ces cas-là, il faudrait peut-être davantage respecter son souhait tout en essayant de trouver le meilleur équilibre entre les droits des parents et le meilleur intérêt de l\u2019enfant, ce qui est loin d\u2019être une tâche aisée.C\u2019est cependant le lot quotidien de ces intervenants! L'rtlNERAIRE 39 1sr mars 2010 GLOBE-TROTTOIRS NORMAN RICKERT, JOURNALISTE DE RUE normartmusic@yahoo.ca ï / Macadam (France) TUPPERWARE CLIMATIQUE On connaît les célèbres réunions Tupperware, où les contenants de plastique ont la cote.En mai 2008, un mouvement écologiste suédois a lancé le concept du «Klimat Party» : l\u2019organisateur réunit sa famille et ses amis chez lui autour d\u2019un bon repas pour leur parler des enjeux du changement climatique et lancer une discussion autour du sujet.Depuis octobre 2009, le site www.fnh.org propose un kit téléchargeable pour organiser chez soi une réunion de ce genre.N\u2019oubliez pas d\u2019amener vos contenants Tupperware recyclables.Street News Service FEMMES ENCEINTES VULNÉRABLES EN HAITI Ninaj Raul, directrice d'une O.N.G.basée à Brooklyn, New York, affirme qu'une plus grande attention doit être accordée aux besoins immédiats des femmes, ainsi que leur rôle dans la reconstruction à long terme d'Haïti.«Il est bien connu que dans des crises humanitaires, les femmes deviennent plus vulnérables aux abus sexuels et à la violence en raison de la dégradation des infrastructures sociales», déclare-t-elle.D'autres ONG sont préoccupées par le sort des femmes enceintes à la suite du séisme.Par mesure de précaution, des milliers de trousses médicales ont été distribuées aux femmes enceintes n'ayant pas accès aux ressources médicales.On estime qu'il y a 63000 femmes enceintes dans la ville, dont 7000 qui doivent accoucher au mois de mars.Le Nouvel Espoir (Sherbrooke, Québec) ÇA ARRIVE AUSSI AUX GARÇONS Le responsable du SHASE (Soutien aux hommes agressés sexuellement durant l\u2019enfance), M.Charles Racine, dévoile quelques statistiques troublantes : un homme sur six sera victime d\u2019agression sexuelle avant l\u2019âge de 18 ans; les garçons sont affectés, en plus du traumatisme sexuel, par le refus de la société à reconnaître leur victimisation; les hommes victimes sont aux prises avec deux tabous, celui de l\u2019homme fort et invulnérable, puis celui d\u2019être possiblement homosexuel à la suite de l\u2019abus; les victimes d\u2019abus craignent de devenir abuseur à leur tour et risquent de développer des problèmes sociaux graves.Depuis 2002, l\u2019organisme en question vient en aide aux hommes victimes d\u2019agression sexuelle.ESPOIR POUR HAÏTI 40 L'ITINÉRAIRE 1er mars 2010 CHRONIQUE DE RUE HÉLÈNE OUELETTE Chroniqueuse de rue et Camelot, rue De Bordeaux et avenue Du Mont-Royal QUE NOUS RESERVE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES FEMMES DE 2010?Le 8 mars signifie pour moi les luttes incessantes des femmes, à la fois politiques, privées et quotidiennes, afin d\u2019obtenir la juste place qui leur revient dans la société, sur cette planète.Plus que jamais, le féminisme est actuel, car à mon avis il lutte contre toutes les formes d\u2019inégalités.Qu\u2019il s\u2019agisse des rapports hommes/femmes, des classes sociales ou des ethnies, le projet féministe veut que chaque personne ait accès aux mêmes droits.UN PEU D\u2019HISTOIRE Pour certaines personnes, la Journée internationale des femmes se veut la commémoration de la lutte des travailleuses d\u2019une usine des Etats-Unis au 19e siècle.Elles ont fait la grève afin de dénoncer l\u2019inhumanité de leurs conditions de travail tout en refusant aussi que les industries continuent à faire travailler des enfants.Fallait-il quelles en aient assez pour réagir, car cette lutte, en plus de les appauvrir davantage, n\u2019a pas échappé aux violences de notre système patriarcal (émeutes, police, etc.).L\u2019OFFENSIVE FÉMINISTE Grâce à ces femmes et à celles qui, par après, ont lutté entres autres pour obtenir le droit de vote des Canadiennes et des Québécoises, les femmes de ma génération ont connu de très belles années de luttes et de victoires féministes en prenant l\u2019offensive et développant des stratégies souvent très hautes en couleur.LE 8 MARS 2009 Lors de la Journée internationale des femmes du 8 mars dernier, seul le soleil était là pour saluer les luttes des femmes qui ont apporté de gros changements sociaux positifs, aussi bien pour les femmes que pour les hommes, pendant plus d\u2019une centaine d\u2019années, dans les pays occidentaux tout au moins.Donc, il n\u2019y a pas eu de manifestations, sauf peut-être quelques activités significatives dans des Centres des femmes, afin de souligner l\u2019évènement.C\u2019est comme si le mouvement des femmes était politiquement chose du passé.Le samedi 7 mars au soir, j\u2019ai regardé toutes les nouvelles télévisées espérant trouver des émissions sur le sujet ou l\u2019annonce d\u2019un événement pour le lendemain.Rien.Aucune mention.J\u2019ai eu droit par contre au film « King Kong».C\u2019est tout dire! Encore la «niaiseuse sexy» qui tremble de peur dans la main du gros gorille, bienveillant malgré tout.SURPRISE À mon point de vente, j\u2019ai rencontré dernièrement une travailleuse du Regroupement des Centres de femmes du Québec.Elle m\u2019a informé qu\u2019afin de souligner le 10e anniversaire de la Marche mondiale des femmes de l\u2019an 2000, dès le 8 mars prochain débutera une série d\u2019activités, dont le point culminant sera une grande marche jusqu\u2019à Rimouski, en octobre prochain.Les revendications de cette marche seront dévoilées le 8 mars.C\u2019est un dossier à suivre! BONNE JOURNÉE INTERNATIONALE DES FEMMES POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS SUR LES ACTIVITÉS ENTOURANT LE 8 MARS ET LE 1 0E ANNIVERSAIRE DE LA MARCHE MONDIALE DES FEMMES DE L\u2019AN 2000, VOUS POUVEZ COMMUNIQUEZ AVEC LE CENTRE DE FEMMES DE VOTRE QUARTIER OU, SI VOUS AVEZ INTERNET AVEC LA FÉDÉRATION DES FEMMES DU QUÉBEC AU WWW.FFQ.QC.CA POUR CONNAÎTRE LE CENTRE DE FEMMES DE VOTRE QUARTIER, COMMUNIQUEZ AVEC LE REGROUPEMENT DES CENTRES DE FEMMES AU 514 876-9965.r * i MOTS DE CAMELOTS /////////////////////////////////// JUSTE UNE DEUXIÈME CHANCE //CYLVIE GINGRAS// Journaliste de rue Avant de mourir, j\u2019aimerais donner un de mes reins à une jeune adolescente en attente d\u2019une greffe.N\u2019ayant pas eu d\u2019enfant, de cette manière, je donnerais la vie.De plus, étant donné que mes yeux, mes poumons et mon foie ne sont pas en aussi bon état qu\u2019ils le devraient, ce geste me permettrait de faire amende honorable à ce corps que j\u2019ai tant magané.Dernièrement, j\u2019ai regardé un reportage dans lequel il y avait une petite fille qui devait recevoir des traitements de dialyse parce quelle attendait un rein depuis huit ans! J\u2019imagine rencontrer l\u2019ado à qui mon rein serait destiné.Tout d\u2019abord, je me ferais raser la tête en geste de solidarité.Ensuite, on parlerait de cinéma et de musique.On s\u2019échangerait des tounes, on chanterait à tue-tête avec chacune un écouteur d\u2019IPod dans une oreille, etc.J\u2019aimerais tellement que ça fonctionne, que son corps ne rejette pas mon rein et quelle vive le plus longtemps possible.On serait les meilleures amies du monde, et ce, pour le reste de notre vie.Je songe depuis longtemps à faire don d\u2019un rein et je me suis renseignée auprès du centre de transplantation rénale de l\u2019hôpital Royal-Victoria.J\u2019ai discuté avec une infirmière et, tout de suite, je lui ai dit que j\u2019ai une hépatite C.Ça, c\u2019est un frein majeur, et mon rein ne pourrait pas sauver la vie de quelqu\u2019un d\u2019autre.Ça m\u2019a fait de la peine, car cela faisait des années que je me voyais partager un peu de ma petite personne.Je crois que le fait de poser pareil geste doit avoir un impact incommensurable sur la vie du donneur et sur tous les gens qui l\u2019entourent.Pour ma part, j\u2019ai toujours vécu un jour à la fois, tout comme le font les enfants malades.Ça développe une urgence de vivre qui fait que j\u2019apprécie chaque instant passé avec les gens que j\u2019aime.MON DERNIER VŒU.//NORMAND VERNIER// Camelot, métro Joliette ////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////// Ce serait de revoir mon fils de 10 ans.Cela fait 10 ans que je ne l\u2019ai pas vu et cela me fait mal.La solitude qui m\u2019entoure me fait peur et je me demande ce qu\u2019il devient.La vie n\u2019est qu\u2019une suite de surprises.Depuis cinq ans, plein de choses se passent pour moi.J\u2019ai vécu dans la rue.Maintenant, je me suis pris une chambre pas chère.Je vends des journaux au métro Joliette.Si je venais à retrouver mon fils, je ne ferais pas la même erreur que mon «supposé» de père.Je lui dirais de suivre ses instincts, de ne pas lâcher prise, de persévérer.Ne lâche pas Simon! De ton père qui t\u2019aime.42 L'ITINERAIRE 1sr mars 2010 //ANNE DUPERE// Camelot, avenue du Parc L'EXTASE DE L'ANNIVERSAIRE C'est une soirée fantastique.Avec un peu de magie dans l'air C'est la folie de l'anniversaire.Des plus jolis car j'ai la piqûre du vieillir.La sagesse me rend pleinement la joie de vivre.Mes secrets sont les mystères de l'âge nouveau Aujourd\u2019hui je déborde de rires.Comme si la joie me hante des désirs jeunesses.Vivre la cohue de la traversée de mes années hères à être entourée de mon monde familial fidèle en hommage.MON AMI PIERRE- Pierre est mon ami.Il est changeur au métro Henri-Bourassa.Un jour, alors que j'en étais à ma première journée en tant que camelot, j\u2019ai fait sa connaissance.Lui le changeur, moi le camelot.Je me suis dit : « Il ne va pas appeler la police pour me mettre dehors?» Il m'a regardé et m'a dit : «Tu vends L\u2019Itinéraire}» Il avait un large sourire sur les lèvres.C'était un de ces sourires qui vous montrent de la gratitude sincère.J'avais une journée très chargée avec mes journaux et je ne voulais donc pas manquer mes ventes.Tout en vendant, j'ai vu une bande de jeunes courir vers les tourniquets.Us ont sauté les tourniquets sans avoir payé.Pierre les a regardés tranquillement.J'ai couru vers Pierre et lui ai dit : «As-tu vu ce qu'ils ont fait?Us ont sauté les tourniquets sans payer!» U m'a souri et m\u2019a dit : « Us vont se faire pogner par les inspecteurs à une autre station.» Le lendemain, je suis retourné à mon spot et j'ai aperçu Pierre dans sa loge.Je l'ai rejoint et lui ai demandé : «Tu ne veux pas //TUAN TRIEU HOANG// Camelot, métro Henri-Bourrassa HENRI-BOURASSA m\u2019encourager?» U m'a souri et m'a dit : «Ma femme en achète déjà au camelot sur la rue Fleury.» Je me suis rendu compte qu'il était vraiment gentil.Plus je vendais de journaux, plus j'apprenais à le connaître et plus je l'appréciais.Après six mois, Pierre et moi sommes devenus les meilleurs amis du monde.Moi le camelot, lui le changeur.Dieu envoie chaque personne dans la vie d'une autre pour qu'il y ait un impact sur leurs chemins respectifs, de quelque façon que ce soit.Cherchez Dieu, la vie, dans les autres.L'rtlNERAIRE 43 1sr mars 2010 UN GRAND VOYAGE Ce que j\u2019aimerais avant de mourir, c\u2019est faire un grand voyage pour voir le monde.J\u2019aimerais surtout aller en Asie, le continent de mes ancêtres que je n\u2019ai jamais vus parce que je suis née au Canada.Ma famille a immigré ici à cause de la guerre du Vietnam.J\u2019aimerais voyager avec mon amoureux pour que l\u2019on découvre le Vietnam ensemble.Je voudrais aussi prêter main forte à un organisme de solidarité internationale pendant mon séjour à l\u2019étranger.Je rendrais ainsi service à des gens qui en ont besoin, j\u2019en apprendrais sur la réalité du milieu et je rencontrerais des gens pour échanger.En voyage, les rencontres que l\u2019ont fait sont parfois ce qu\u2019il y a de plus enrichissant.Mon copain et moi nous intégrerions aussi mieux de cette façon.Dans nos temps libres, nous pourrions en profiter pour connaître la ville, faire de la randonnée en vélo, voir des sites historiques ou aller à la plage et se la couler douce comme de vrais touristes! À bien y penser, j\u2019aimerais bien que mes parents soient là aussi.Ils seraient tellement heureux de retrouver leur pays natal! Ils en auraient beaucoup à raconter et à voir, car en trois décennies, bien des changements ont dû s\u2019opérer.Ils pourraient aussi m\u2019aider avec la langue vietnamienne qui me donne quelques difficultés.Eh oui! C\u2019est ce qui arrive aux enfants de première génération d\u2019immigrants! Finalement, étant donné que je fais de la photographie, je tâcherais de prendre des photos pour en faire une exposition une fois de retour au Québec et partager ce que j\u2019ai vu.Et vous qu\u2019aimeriez-vous faire avant de mourir, quel geste voudriez-vous poser?//ANGELA VU// ne en insertion aux Productions L\u2019Itinéraire '////////////////////////////////////////////////////////////// IL EST TEMPS DE CASSER LA GLACE! // DANIEL PRINCE //camelot Square Victoria et Mont-Royal Je n\u2019ai jamais écrit dans L\u2019Itinéraire, et ce, même si je suis camelot depuis trois ans.Mes clients m\u2019ont demandé d\u2019écrire et j\u2019ai laissé l\u2019idée mijoter.Plus ça mijote, meilleur ça devrait être, m\u2019ont-ils dit.Square Victoria.C\u2019est ma place.Je m\u2019installe au tourniquet, à l\u2019intérieur.Les gens m\u2019ont adopté.Depuis deux ans, ils me parlent de plus en plus.Ils sont tous du monde de bureau.Moi, je suis là tous les jours.Je me lève à 4h30 le matin et j\u2019arrive à 6h sur mon spot.Je ne dis pas un mot.Je ne les achale pas.À 6h du matin, je ne me vois pas en train de crier! Je dis seulement : «Bonjour! Je reste ici jusqu\u2019à 9h30.» Les gens préparent leur argent à l\u2019avance.Ils ont leur 2 $ dans leur poche.Il fait plus froid sur Mont-Royal, car on est dehors.Les gens sont plus durs à cet endroit.Ils ont des comptes à payer en janvier et ils achètent moins de journaux.Une personne sur l\u2019aide sociale n\u2019en a pas les moyens.J\u2019ai commencé à vendre le journal quand j\u2019ai tout perdu dans le feu, trois fois en six ans à Laval.Je suis alors allé à la Maison du Père et j\u2019ai commencé à vendre L\u2019Itinéraire.J\u2019ai dit au monde que c\u2019était ma première journée et ils m\u2019ont encouragé.Mes cinq premiers journaux se sont vendus en quelques minutes! C\u2019était parti! J\u2019aime rencontrer du monde.Ça me fait sortir de chez moi.Ainsi, on ne reste pas avec ses problèmes.Les gens nous donnent des conseils, nous suggèrent des endroits où aller pour obtenir de l\u2019aide.L\u2019hiver, on m\u2019apporte du café, de la bouffe et même des cuisses d\u2019agneau! Les gens se confient à moi.Une journée, une dame avait des sandales et la courroie de l\u2019une d\u2019elles s\u2019était brisée.Je l\u2019ai arrangée et, depuis ce temps, elle me jase toujours.J\u2019aide le monde qui ne sait pas où aller dans le corridor du métro.Je donne aux immigrants des infos sur les rues quand ils ne peuvent pas lire le français.L\u2019accueil du monde et leur réception me font chaud au cœur.Les gens sont venus à moi.Je n\u2019aurais pas pensé que le journal était si reconnu.Je remercie la clientèle de me supporter et de m\u2019encourager! 44 UrtlNERAIRE 1sr mars 2010 A WORLD WITH PROBLEMS //PETER ECONOMOU//Camelot, marché atwater THE GROWING GREEK COMMUNITY OF LAVAL When the Greeks first arrived in Montreal, many stayed in the core of the city.Most of them rented old apartments, had families and saved their money to move to newer areas.The new affordable housing development in Laval, just north of Montreal, attracted Greeks starting in the late 1960s.People I went to school with and recent neighbours have settled in this area.When several Greeks went to live in Laval, others followed to stay close to their family and friends.Now Chomedey, Laval is the heart of the Greek community in the Greater Montreal Area.People of the same background?ethnicity?like to settle in a particular area, to maintain their culture and language.The existence of a Greek church in an area will attract Greeks to live nearby.I\u2019ve been many times to Greek houses in Laval, since the 1980s.I remember the last time I visited a friend, on 100th Avenue in Chomedey, I was told that almost everybody living on that street is Greek.I\u2019ve been to some Greek businesses on streets like Labelle, Samson, Notre Dame and Souvenir.The past few years, I\u2019ve been buying birthday cakes from the Greek pastries in Laval, rather than Park Extension.Two Greek elementary schools: Demosthene and Socrates V, provide education in three languages and St.Nicholas is a Saturday school.I\u2019ve also been to the two Greek reception halls: Châteaux Royal and The Palace.Many Greeks have also moved to Sainte-Dorothée in western Laval.The Greek community in Laval is continuing to grow steadily every year.I wonder how long this trend will continue in the future.//BILL ECONOMOU//Camelot, marché Atwater Lately, we\u2019ve seen more disasters all over the world.Recently there were some strong earthquakes in Guatemala, the state of California and in Haiti.Thousands died in Haiti and there was looting and violence several days after the earthquake.There have been even more diseases over the past couple of years.Some people I know have died of cancer.This past Fall the H1N1 flu virus appeared, for which I received a vaccine.This virus can spread from person to person like a regular flu.It\u2019s unbelievable that things are getting worse every year.When I see all these things happening, I feel depressed and helpless.I wonder what\u2019s going to happen next.Thank God I\u2019ve got my family and that we\u2019re all in good health.L'ITINERAIRE 45 1sr mars 2010 MOTS CROISÉS HORIZONTAL 1.\tExplication, justification.2.\tQui commence à paraître / Qui n'ont pas de pieds, de pattes, de nageoires.3.\tGrand félin vivant dans les régions froides / Unité qui désigne les indices de sencibilités des émulsions photographiques.4.\tService du travail obligatoire / Ville d'Allemagne / Chiffres romains / Thulium.5.\tAdjectifs indéfini / Naturelles.6.\tDésigne une ou plusieurs personnes / déterminée la nature de quelque chose.7.\tTraite quelqu'un, quelque chose de haut avec mépris / Situation extrêmement terrible / Fleuve d'Afrique.8.\tIls nichent sur les côtes Scandinaves / C'est à dire / Idiot, lourdaud.9.\tDieu des ventes / Néné/ Indique une alternative.10.\tPréparation à base d'amandes, de sucre et de vanille / Admiration pour tout ce qui est en vogue.11.\tCinéma (pluriel) / Ancien supplice.12.\tUn jeu de cartes spécial / Lieu planté de saules.13.\tÉlévation à une dignité suprême / Qui est sans mélange.14.\tPronom personnel / Exclamation enfantine / Canards marins au duvet très recherché.1 5.Ouvertures rectangulaires pratiquées dans le pont d,un navire / lia vendu son droit d'aînesse pour un plat de lentilles.VERTICAL 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12\t13 14 15 Tumeur développée dans le canal médullaire d'un os / Personne stupide.Ouvrier chargé du bon entretien des routes et des chemins, des fossés et talus qui els bordent / Préposition.Pièce de harnais qu'on place sur la tête des bêtes de somme pour les mener / roi des hérules de 434 à 493.Résine malodorante / Officier public jouant le rôle de notaire dans les juridications subalterne.Née de./ Critique avec violence.Coup de baguettes / Négation / Dans le calendrier.Jambière en cuir des soldats de la Grèce antique / Dans la rose des vents.Suffixe, servant à désigner les maladies de nature inflammatoires / Chant funèbre en Grèce / Relatif à une partie du corps.Mouvement nationaliste irlandais fondé vers 1902 / Vieux do.10.\tÉtat d'une personne complètement rassassiée / Pronom personnel / En matière de.11.\tMèche de cheveux rebelles / Nom gaélique de l'Irlande / Grande voile triangulaire.12.\tMolybdène / Téléphonie sans fil / Qui a les cheveux noirs et le teint brun.13.\tFromage de hollande / Protozoaires ciliés dont les colonies peuvent se développer dans des infusions végétales.14.\tVenus au monde / Femme politique française née en 1927 / Actionnée / Radium.1 5.Souverrain de Russie / Qui a de la grandeur morale, noble / Ville du Japon.6 8 9 Conception : Gaston Pipon Bénéficiaire de la Sécurité du revenu : Acquérir de l'expérience en milieu de travail, briser l'isolement Programmes Devenir et Interagir L'Itinéraire a 38 places en insertion sociale sur des programmes : DEVENIR : d'une durée de un an, non renouvelable / INTERAGIR : d'une durée de un an, renouvelable Conditions : de 10h à 20h/semaine/ Rémunération : 130$ par mois plus le transport Postes offerts : préposé(e) à l'entretien ménager, aide-cuisinier(ère), préposé(e) à la plonge, préposé(e) à la distribution du journal, assistant de production de la vidéo, secrétariat Information : Jocelyne Sénécal, (514) 525-5747, poste 230 46 L'ITINÉRAIRE 1er mars 2010 Avant de jouer, vous fixez-vous une limite d\u2019argent?2 Faites le point sur vos habitudes de jeu.Découvrez votre portrait de joueur en vous procurant le dépliant 3/3 sur le site BsurExom, \t\t\t\t\t MISE SUR TOI\t\t\t\t1 866 SOS-JEUX 1 8Ü JW-5MC\t\u201e\t le jeu do^l resier un jeu JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE PETITE EMPREINTE -.!¦! il ' -\u2019H 1 l-SlK .i I \"Jl I I ¦ ' JIL- .'¦ ¦ WHO ¦ Van Houtte, le café au bureau qui vous aide à faire ces petits gestes qui font une grande*™ Lotte Lounge *\tCalfc m «rte ri?ipiriilllé » Virï.ili'rr.r n! (rspoti .thlr'', *\tMouItïï +r sut demande ¦ Unlj^^ni lifii mininuni dWibâlljge Conradfi un représentent au SM 72B-2233 cnr%6 B8W2S3 irrvuf! rtr ci!r wwWiVinNaulti .¦£* rn "]
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