Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
jeudi 1 juillet 2010
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (24)

Références

L'itinéraire, 2010, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal, 1 juillet 2010 un dollar revient au camelot SUR LES PAS DU DOCTEUR JULIEN ZOOM CAMELOT Stéphane Avard SANTE Le blues de la cinquantaine ENVIRONNEMENT Des porcs plus «verts» \t\t-\t\t\t\tbT I 1\t vis-n KHC\tJ\taJL\t\t\tLi aÏ*\t\t\t \t\t\t\t\t\t| Volume XVII, n° 13\ti jt ¦ n PARTENAIRE PRINCIPAL BANQUE NATIONALE 11 RRF FAITES un BOUT F de CHEMIN avec NOUS '3*1 un fT* PARTENAIRES DE RÉALISATION Ville-Marie Montréal EN COLLABORATION AVEC UN DON POUR LES SANS-ABRI.MERCI DE VOTRE GÉNÉROSITÉ! *4J «i«iw.mNeRWRECA * Quand vous parlez de vos dépenses au jeu, donnez-vous l'heure juste?faites ie point sur vos habitudes do jeu.Découvrez votre portrait de joueur en vous procurant te dépliant S/a sur te iitc S:>ur S.torr f Û N Û A î I Û (J MISE U |Cu dtiïi rotfQrtm jeu Si lu jt_iU rt'eil liIjï un JEVüFlïi50tnc[j(.1 866 SOS-JEUX 1 AU AAT'Sltf JEU : AIOE ET REFEBENCE bevien( wwtelot FAIS UN BOUT DE CHEMIN AVEC NOUS __________b Aucun horaire imposé, ni de nombre d\u2019heures définies pour travailler.Possibilité d\u2019écrire pour le magazine et d\u2019avoir de l\u2019aide professionnelle, des services psychosociaux, des repas complets au Café l\u2019Itinéraire ou même un meilleur logement.UN BON MOYEN D\u2019AUGMENTER TES REVENUS ET DE VAINCRE TA FAIM! Présente-toi préférablement entre 10 h et 13 h au Café l\u2019Itinéraire 2101, Ste-Catherine Est (coin de Lorimier, à deux pas du métro Papineau) et demande la distribution INFOS : 514 525-5747, poste 239 WWW.ITINERAIRE.CA a,-b bran à vof :++im ûMI ü utJUllLr ¦ (]fl Hllii Mil i ¦>.i| Jilll II il-^'JlriliU-l m !.h\t.LUlh «tLHïn MflM W ijll 2 Tilt I I ¦ mi.rt.ll Ml h M J .P'Ilf'ipl\t.¦ -¦ 1 U i ¦ i liülji .lu > L-.)Lu iü_F i Jtj i -L ¦ : t_- *J u ¦\tlh .ii J LU v\t.=i~.un-\ti L.LJ a r\tj u .- «tpuL- 1-^1 'J#-*-*- lir [SL-fc ni 1#*|1 r rn mUim t'i1 «Vi IÏUP | -¦\t!¦= :¦¦\u2014- ¦»¦ IEpùt * IF\til lll-l'T'Ilirill\tI I III-' Hft .\tImi- -\t.i ¦- ;m! ?r-'*i h ¦»¦\t.-cm- ÏTl.im ¦ ¦ ¦ ™uf '.-¦ioii n; a ?Mm Montreal safllfi Hirr.I Du Jll !.I.UEÇ.3£«i Inlfincl sansifîl graruir SON AMBrOPHONIQUE nm DOLBY DIGITAL DANS TOUTES LES SALLES «J£û£ BJffllttQ A L-AUD'f IÛN au service du public 2396, Beaubien Est Montréal.H2G1N2 514.721.6060 www.ciiwiabeaiJbien.tom info@cinema beau b ier.com POUR ANNONCER DANS NOS PAGES CONTACTEZ KAROLINE BERGERON AU 514 597-0238 POSTE 245 I2 L'ITINÉRAIRE 1er juillet 2010 RIGOLER DILATE LA RATE ET VENTILE LA DENTITION; C\u2019EST BON POUR LA SANTÉ.BIENVENUE À MONTRÉAL, VILLE CURATIVE ADEPTE DE PLAISANTERIES.HA / HA ! HA HA «DROLE» EST UN ADJECTIF DES DEUX GENRES L'HUMORISTE KORINE CÔTÉ CHRISTINE BERGER À l\u2019École nationale de l\u2019humour (ENH), un étudiant sur trois est de sexe féminin.Dans le réseau des bars montréalais, où perforaient les humoristes de la relève, cette proportion semble moindre.Sur la quinzaine de soirées d\u2019humour organisées de façon régulière dans la métropole, seulement deux sont animées par des filles.Croyance populaire de but en blanc : pour faire rire, il faut des couilles.«Le public croit encore parfois que de prime abord, une fille, c\u2019est plate!» constate Geneviève Brodeur, animatrice aux lundis de l\u2019humour du Cabaret Mado.«Je déteste entendre : \u201cTu es drôle.pour une fille!\u201d Si tu me dis ça, tu me fais vomir un peu dans ma bouche!» Nul besoin de mener une enquête exhaustive du marché de l\u2019humour pour sentir qu\u2019en général, l\u2019univers des hommes apparaît plus divertissant que celui des femmes.Lorsque les Montréalais sont interrogés sur leurs préférences en humour, ils ne claironnent ni Cathy, ni Lise, ni Clémence; plutôt Yvon, Louis-José et Dieudonné.FEMME, JE NE RIRAI PAS L\u2019humour de la femme est l\u2019objet de préjugés si peu fondés qu\u2019il semble possible de les qualifier de douteux.«Il y a des gars qui me disent que d\u2019habitude, les filles ne les font pas rire», relate Korine Côté, animatrice aux mardis de l\u2019humour du Pub St-Ciboire.«Je ne sais pas quoi leur dire, tu en connais combien de filles, deux?Moi j\u2019en connais plein de filles qui me font rire, sors de chez vous!» Méfiance, indifférence, suspicion, incrédulité, surprise: les filles humoristes génèrent une multitude de réactions, tant du côté du public que de celui des professionnels de l\u2019humour.Korine Côté se rappelle avoir reçu les commentaires d\u2019individus du milieu humoristique après une prestation du Girly Show* : des félicitations («cool!») et une confession («Sérieusement, je m\u2019attendais vraiment à de la m**de!»).Estrogène et potentiel comique ne sont pas incompatibles.Si les filles paraissent moins drôles, c\u2019est peut-être parce quelles sont moins nombreuses; moins de choix, moins de préférence, moins de référence.Tous azimuts, la situation reste la même.Les humoristes phares de Korine Côté sont François Pérusse, Bill Cosby et Claude Meunier.De son côté, Geneviève Brodeur admet avoir suivi beaucoup plus de comédiennes-humoristes américaines {Saturday Night Live) que d\u2019humoristes québécoises et commente : «Et je ne partirai pas sur les humoristes gars, il y en a trop que j\u2019apprécie!» HA-HA-HA, IGLOU-IGLOU-IGLOU (OU VICE VERSA) Faire carrière en production de rires est un objectif ambitieux, qui se prête davantage à des prédispositions typiquement masculines : esprit d\u2019aventure, courage, caractère.«J\u2019adore faire de la scène, j\u2019aime le goût du risque!» dit Korine Côté.En réalité, puisqu\u2019ils oeuvrent dans un milieu sauvage, c\u2019est sur une colonne vertébrale de qualité que les humoristes doivent compter.«Ce qui s\u2019offre aux humoristes qui veulent apprendre le métier, c\u2019est le réseau des bars, qui est un milieu essentiellement masculin», explique Josée Charland, administratrice et directrice de tournée à PENH.«Il faut être fait fort pour faire face à cette clientèle-là; très peu de filles ont réussi, dont Cathy Gauthier, qui a énormément de \u201cchien\u201d et qui est réputée pour avoir un humour de gars.» Un humour de gars?Sans pudeur.La porte de l\u2019humour est ouverte aux femmes, mais elles doivent être à l\u2019affût du bon courant d\u2019air.Selon Geneviève Brodeur, les filles doivent en faire plus pour gagner leur public.Quelques gags pour faire tomber leurs idées préconçues, puis d\u2019autres blagues en rafale, question de leur faire comprendre qu\u2019un corps de fille et une attitude de gars est une union possible.*LE GIRLY SHOW : KORINE CÔTÉ, NADINE MASSE, MÉLANIE DUBREUIL, ISABELLE MÉNARD LEGIRLYSHOW.WORDPRESS.COM/ KORINE-COTE/ PHOTO : ÉRIC CARRIÈRE L'ITINERAIRE 13 LA FONDATION DU DR JULIEN A POUR MISSION DE PROMOUVOIR ET DE DÉVELOPPER LA PÉDIATRIE SOCIALE POUR LE BIEN-ÊTRE DU PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ENFANTS POSSIBLE.La Fondation du Dr Julien assure l'avancement et la défense des droits des enfants des milieux défavorisés par l'intermédiaire de la pédiatrie sociale.Elle a également pour objectif de permettre aux enfants de se développer selon leur plein potentiel.La Fondation du Dr Julien poursuit la promotion et le développement de la pédiatrie sociale à travers tout le Québec.P OUA/ OUA/ P f A0 J-\tA ___Cat/ i omuwuyn/ cLu/ Z> JuPiew/ nAsruLe/ÿ'-'t/ouA' cuw ¦UMJLMJO.-, OB 000 oa DDQ * /^\\ * \u2022/uv > FONDATION DU DR JULIEN 4-765, 'Mie- S)aÀ/Jbes-C-aJtIle/U/i& Eat (QC), HiV 1Z5 QU\u2019EST-CE QUE LA PÉDIATRIE SOCIALE?La pédiatrie sociale en communauté vise à soutenir les enfants et les familles à risque ou en situation de vulnérabilité pour assurer le mieux-être et le développement optimal des enfants, dans le respect de leurs droits et de leurs intérêts.Les services offerts répondent aux besoins globaux des enfants, tant sur le plan de leur santé physique qu'à l'égard de tous les autres aspects de leur développement.La pédiatrie sociale consiste à mettre en place une gamme de services complets, sur tous les plans, en lien avec les milieux de vie.Les services sont offerts par une équipe interdisciplinaire et avec l'implication d'adultes significatifs afin d'agir en cohésion et offrir un accompagnement intensif, personnalisé à chaque enfant, selon ses besoins et ses rêves.Les impacts de la pédiatrie sociale en communauté sont préventifs et curatifs puisqu'ils misent sur des outils de mobilisation et d' «empowerment» des familles et des milieux dans un consensus d'actions adaptées aux enfants.TéàjJLie, : 514 5Z7-3777 \u2019TéêécojUe'un' ¦ 514 5Z7-43Z3 À LA UNE SUR LES PAS DU DOCTEUR JULIEN JÉRÔME SAVARY La parution du 1er juillet marque le lancement de la série Sur les pas du Dr Julien.Habité par le bien-être des enfants, particulièrement ceux qui entreprennent leur vie avec un handicap social, le Dr Julien déplace des montagnes pour leur venir en aide.Dans chaque parution et pendant un an, vous pourrez suivre le Dr Julien dans les pages de L\u2019Itinéraire (première chronique de la série Sur les pas du Dr Julien en page 37).Nous consacrons également notre «une» au Dr Julien pour souligner le début de cette belle aventure, et Audrey Coté y consacre leditorial en page 7.«Je m\u2019aperçois que je vais crever et que je n\u2019aurai pas changé grand-chose.» Rassurez-vous, le pédiatre social Gilles Julien n\u2019est pas près de mourir.Mais il est amer.En ce matin de mai, grippé, il serait mieux au ht qu\u2019avec son stéthoscope autour du cou.Après plus de dix ans passés à essayer d\u2019offrir un meilleur avenir aux enfants pauvres de Hochelaga-Maisonneuve et de Côte-des-Neiges, le Dr Julien est reconnu et plébiscité publiquement.Mais rien n\u2019est acquis.A cause du manque d\u2019argent et de ses 60 ans passés, les services qu\u2019il offre aux enfants et à leur famille sont en péril.1sr juillet 2010 LE DR JULIEN EN TFIAIN D'AUSCULTER LES PETITES FILLES KAROLYN-JOANY FOURNIER RACINE ET AUDREY-KIM FOURNIER RACINE, DANS LES LOCAUX D'ASSISTANCE AUX ENFANTS EN DIFFICULTÉ.«Quand je suis malade, je ne suis même pas capable de m\u2019arrêter une journée, car je vais pénaliser des enfants qui vont encore une fois se trouver mal pris.» Dans les locaux d\u2019Assistance aux enfants en difficulté, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, Gilles Julien est de mauvaise humeur.«Après plus de 30 ans passés au service des enfants, je ne vois toujours pas la lumière au bout du tunnel», regrette le Dr Julien.Selon lui, la société québécoise ne s\u2019investit pas suffisamment pour les enfants : «Malgré nos beaux discours, nos beaux programmes, les statistiques démontrent que l\u2019équité n\u2019est pas là, que les chances [de réussite pour les enfants] ne sont pas égales.Pire, elles se détériorent!» LA PRÉCARITÉ MALGRÉ LA POPULARITÉ Alors que les enfants pauvres ont besoin d\u2019une aide toujours plus criante, Gilles Julien s\u2019inquiète.Les services uniques que les enfants vulnérables trouvent dans ses cliniques de pédiatrie sociale nécessitent des éducateurs, des médecins, des travailleurs sociaux.Leur financement est toujours précaire et l\u2019organisation en souffre directement.«Tout le monde trouve que notre modèle d\u2019intervention auprès des enfants est extraordinaire.Pourtant, on est encore dans la précarité», insiste le docteur.Au-delà du soutien financier majeur offert par la Fondation Chagnon et de celui de la population à l\u2019occasion de la Guignolée, les gouvernements et les grandes entreprises peinent à confirmer leur intérêt à aider concrètement le Dr Julien.Sans eux, pourtant, les services offerts aux enfants malmenés de Montréal risquent de cesser d\u2019un moment à l\u2019autre.«Je suis inquiet, car j\u2019ai toujours lutté pour donner aux enfants tout ce dont ils ont besoin pour se développer.Mais il va rester quoi de tout ça?» Le temps presse.«Si je crevais demain matin, tout pourrait s\u2019écrouler.Je suis entouré d\u2019une équipe formidable, mais ça prend encore un leader; et le leadership va s\u2019épuiser.Dans dix ans, j\u2019aurai 75 ans.Il est temps que le modèle de la pédiatrie sociale s\u2019intégre dans la société québécoise pour vrai.» Pour cela, Gilles Julien a besoin que les gouvernements s\u2019engagent à long terme à ses côtés.«J\u2019ai besoin que les gouvernements nous soutiennent sur des horizons de 5 à 10 ans, afin de consolider l\u2019approche de pédiatrie sociale au Québec.Cela permettrait de développer de nouveaux centres et faciliterait la tâche du gouvernement et de ses institutions.J\u2019ai présenté une demande détaillée au premier ministre du Québec, pendant les fêtes, et j\u2019ai même reçu l\u2019appui de quelques ministres.J\u2019attends maintenant que cela se concrétise.» «J\u2019AI BESOIN QUE LES GOUVERNEMENTS NOUS SOUTIENNENT SUR DES HORIZONS DE 5 À 10 ANS, AFIN DE CONSOLIDER L\u2019APPROCHE DE PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC.(.) J\u2019AI ÉCRIT UNE LETTRE DÉTAILLÉE AU PREMIER MINISTRE DU QUÉBEC, PENDANT LES FÊTES, ET J\u2019AI MÊME REÇU L\u2019APPUI DE QUELQUES MINISTRES.J\u2019ATTENDS MAINTENANT QUE CELA SE CONCRÉTISE.» En plus de l\u2019aide éventuelle du gouvernement et de celle, réelle, de la population, le Dr Julien rêve d\u2019associer à la cause des enfants en difficulté de grandes entreprises qui font la fierté des Québécois.«Je rêve d\u2019associer des entreprises, dont l\u2019image est forte dans l\u2019imaginaire québécois, à une cause commune forte : celle des enfants.» LA PÉDIATRIE SOCIALE Le docteur Julien est connu et reconnu, mais nombreux sont ceux qui ont encore de la I6 L'ITINERAIRE difficulté à saisir vraiment la «méthode Julien».«Les gens me disent qu\u2019ils aiment ce que je fais, et on veut faire comme moi.mais je me rends compte qu\u2019on ne sait pas vraiment ce que je fais.Ça m\u2019inquiète.C'est pourtant simple!» La méthode est à la fois simple et déconcertante.D\u2019abord, Gilles Julien tient à sa disposition toute une gamme de services souples et adaptés à chaque enfant.«Si tu es bien attentif à l\u2019enfant, c\u2019est lui qui te suggère comment intervenir.Si tu regardes ce qu\u2019il dessine, par exemple.Moi, quand je parle aux adultes, je regarde toujours les enfants, car ils me donnent plein d\u2019informations utiles à mon intervention, selon leurs réactions, la façon dont ils me regardent.» Sans enfant, le pédiatre social se trouve démuni.«Moi, je ne peux rien faire si je n\u2019ai pas l\u2019enfant devant moi.Ça arrive de temps en temps que deux adultes arrivent sans leur enfant.C\u2019est assez bizarre cette affaire-là.Je sais que des consultations se font parfois sans enfant.Je trouve cela terrible, car je ne peux pas imaginer comment on peut comprendre un enfant seulement avec l\u2019information des parents.» Les enfants qui sont négligés, abusés sexuellement ou qui crèvent de faim sont le lot quotidien du Dr Julien.Son otoscope lui donne peut-être l\u2019apparence d\u2019un pédiatre comme les autres.Comme à un pédiatre classique, il lui permet effectivement d\u2019examiner les oreilles de l\u2019enfant pour voir si elles ne cachent pas une otite.Mais il lui offre surtout la possibilité de s\u2019approcher tout près de l\u2019enfant et de créer une complicité lors de l\u2019examen; avant de lui poser ensuite des questions personnelles qui l\u2019aideront à trouver des solutions.L\u2019otoscope permet de voir bien plus loin qu\u2019à travers l\u2019oreille, au-delà du cadre médical classique.LA CONFIANCE Se sentant écoutés sans être jugés, les parents finissent par se confier.«Je n\u2019ai jamais de solution toute faite, prévient Gilles Julien.Je regarde, j\u2019écoute et je désamorce les problèmes.Si un parent finit par me dire \u201cJ\u2019étais à boutte, je lui ai crissé une volée\u201d, je ne lui réponds pas qu\u2019il ne faut pas faire ça.Je lui dis plutôt qu\u2019à moi aussi ça m\u2019est déjà arrivé : je désamorce.Moi, je suis là pour éviter que ça se reproduise, pour enlever les déclencheurs qui conduisent à ces comportements.Nous, notre grande caractéristique, c\u2019est écouter.Parfois, c\u2019est tellement d\u2019écoute qu\u2019on leur dit : \u201cRegarde, j\u2019en sais assez\u201d.» De l\u2019écoute naît la confiance.«Ils se sentent tellement en confiance qu\u2019ils partagent avec nous leurs vrais besoins, indique-t-il.Tout à l\u2019heure, alors que j\u2019auscultais son fils, une maman a dit à la travailleuse sociale qui était avec moi quelle avait besoin d\u2019un matelas.Ici, on règle tout, et elle aura un matelas dans deux semaines.» Lorsque c\u2019est nécessaire, tous les services sont déployés.«Les enfants qui nécessitent le maximum de suivi sont vus tous les jours s\u2019il le faut, explique le docteur.N\u2019importe où, n\u2019importe quand : dans notre ruelle, après l\u2019école [avec un éducateur qui leur propose tous les jours des activités]; quand ils veulent.Dans notre dispositif, la rencontre clinique n\u2019est qu\u2019un élément.» C\u2019est ça, la pédiatrie sociale.Aller au-delà de la stricte rencontre médicale et intervenir dans toutes les sphères problématiques rencontrées par l\u2019enfant et sa famille.Au sein de son équipe, qu\u2019ils soient médecins, éducateurs, ou travailleurs sociaux, par exemple, chacun remue ciel et terre pour venir en aide à ces enfants en difficulté.Résultat : sur les 3000 enfants (et plus!) suivis dans ses deux cliniques de pédiatrie sociale, rares sont ceux qui n\u2019améliorent pas leur sort.TRAVAILLER EN RÉSEAU Autour de la table, les enfants et leurs parents ne sont jamais seuls avec le Dr Julien.Au minimum, une travailleuse sociale est là.Le plus souvent, d\u2019autres intervenants proches de l\u2019enfant, comme des représentants de son école, du CLSC, de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) ou des voisins, participent aux discussions afin de trouver des solutions aux problèmes vécus par les enfants et leur famille.«Plusieurs m\u2019ont collé l\u2019étiquette de quelqu\u2019un qui travaille seul, qui est contre la DPJ; bref, que je suis contre tout, souligne le docteur.Mais non.Moi, je leur dis [aux autres intervenants : CSSS, DPJ, etc.] \u201cJ\u2019ai besoin de vous autres, et vous, vous avez besoin de moi aussi.On va faire un plan ensemble, je ne peux pas le faire tout seul.\u201d» Pas de doute, Gilles Julien a besoin de l\u2019avis des autres intervenants.«Tout le monde contribue à aider les enfants, résume Gilles Julien.On travaille en interdisciplinarité.Autour de la table, on va suivre celui qui a la meilleure idée pour résoudre le problème qui est devant nous.Mon rôle, et c\u2019est très important, est d\u2019engager le parent dans une décision qui nous semble bonne pour son enfant et la famille.Comme il me fait confiance, il va embarquer plus facilement.» «TOUT À L\u2019HEURE, ALORS QUE J\u2019AUSCULTAIS SON FILS, UNE MAMAN A DIT À LA TRAVAILLEUSE SOCIALE QUI ÉTAIT AVEC MOI QU\u2019ELLE AVAIT BESOIN D\u2019UN MATELAS.ICI, ON RÈGLE TOUT, ET ELLE AURA UN MATELAS DANS DEUX SEMAINES.» PAS LA FAUTE DES PARENTS Quant à elles, les familles font de leur mieux, selon Gilles Julien.«Les enfants vivent dans des conditions qui n\u2019ont pas de bon sens.On blâme la famille, mais ce n\u2019est pas la famille.Par exemple, l\u2019une d\u2019elles, que je connais bien, était partie à la campagne pour essayer de s\u2019en sortir, car ils n\u2019ont pas d\u2019argent et ils n\u2019y arrivaient pas à Montréal.Ils ont emmené les enfants, les ont changés d\u2019école.Mais ils ont fini par revenir, car ils se sont rendu compte que c\u2019était aussi difficile à la campagne.Ils sont donc revenus à Montréal, mais n\u2019ont pas trouvé de logement.Ils sont alors allés vivre en gang dans une maison, puis ont fini par se ramasser dans un camping.Comme ils n\u2019ont pas d\u2019adresse, l\u2019école ne sait plus quoi faire.C\u2019est quasiment des sans-abri! Ça n\u2019a pas de bon sens.» Depuis ses débuts en pédiatrie, au milieu des années 1970, Gilles Julien rêve d\u2019une société plus juste pour les enfants.Son rêve, il y croit encore, car lui-même met tout en oeuvre pour réaliser ceux des enfants : «On n\u2019impose rien aux enfants, dit-il.On essaie de combler leurs rêves.C\u2019est sûr qu\u2019un enfant qui me dit \u201cJe rêve de ça\u201d, je vais tout faire pour le lui offrir.» PHOTOS : CHRISTIAN TREMBLAY L'ITINERAIRE 17 1sr juillet 2010 F ______ CENTRE D\u2019INFORMATION \u201c CULTURELLE WL DU GRAND MONTRÉAL PLUS DE 4 5DO REPRÉSENTATIONS L, S\u2019OFFRENT À VOUS .TOUS LES JOURS K ACHETEZ TOUS VOS SPECTACLES , EK LIGNE! FILLETS L.7EŒ.RI HERE MINUTE DISî^NIELT-; KJ !R IM 1 HIFTC WWW.LAVITRINE.COM wwnn LIA ITI 11 ¦ LkJi NnnlrAil ^7\tçjipi\t!TTn?^ UF r-in amiV-CjitiifriMi» OpcïL MïhUnjui SU ÏEü-JM'i ii vHHr^iguIturflIn1 i , ü jLtrui# f3i'- - - , *;i.5770 PAULE BAILLARGEON mi s ft LA DOUCE REVANCHE DE ?PAULE BAILLARGEON VALERIE OUELLET C\u2019était au printemps 1977.L\u2019Office national du Film (ONF) rejette du revers de la main le scénario commandé à Paule Baillargeon.Avec ses maigres économies et l\u2019appui d\u2019amis comédiens, elle réalisera coûte que coûte son premier film, une œuvre empreinte de poésie et de contestation, qui dénonce la misogynie d\u2019un sexe et le repli de l\u2019autre.La revanche est douce au cœur de l\u2019artiste.Trente ans après sa première projection, La cuisine rouge est considérée comme une œuvre fondatrice du cinéma féministe québécois.Cette année, la cinéaste revient à l\u2019ONF par la grande porte.Elle occupe le poste de réalisatrice en résidence au sein de l\u2019institution.C\u2019est là un double bonheur, puisque Paule Baillargeon est aussi lauréate 2009 du prix Albert-Tessier pour l\u2019ensemble de sa carrière au cinéma.Cette reconnaissance réjouit le directeur du Conservatoire d\u2019art dramatique de Montréal, Raymond Cloutier.«Paule est une artiste de très grand talent, qui n\u2019a pas toujours été reconnue à sa juste valeur.Le fait quelle reçoive le prix Albert-Tessier et que l\u2019ONF l\u2019accueille maintenant à bras ouverts prouve bien que les bums d\u2019hier sont les nobles d\u2019aujourd\u2019hui.» L\u2019homme de théâtre connaît bien Paule Baillargeon.C\u2019est lui qui l\u2019a recrutée en 1968 pour former la première troupe québécoise de théâtre collectif, le légendaire Grand Cirque Ordinaire.«C\u2019est là que j\u2019ai tout appris.C\u2019était difficile, il fallait chercher en nous, inventer nos propres personnages, nos propres dialogues», se rappelle l\u2019actrice.Deux ans plus tard, elle obtient son premier rôle au cinéma en rendant service à l\u2019ami d\u2019un ami appelé.Gilles Groulx! Après Entre tu et vous, Paule Baillargeon tournera dans plus d\u2019une trentaine de films québécois, dont Gina et Réjeanne Padovani, de Denys Arcand.Sa première incursion derrière la caméra est saluée par la critique - elle tournera Anastasie Oh ma chérie!, en 1976 -, convainc l\u2019ONF de lui confier la réalisation d\u2019un documentaire sur les danseuses topless.Comme Gilles Carie avec La vie heureuse de Léopold Z (1965), la cinéaste s\u2019évade du format documentaire pour plonger dans la fiction.«J\u2019étais plutôt anarchiste, peut-être un petit peu baveuse.Faire un documentaire, ça ne me tentait pas.J\u2019ai pris le scénario et j\u2019en ai fait mon affaire.» Très vite, la réalité dépassera la fiction dans ce monde onirique où se côtoient des hommes aveugles et des femmes au bord de la crise de nerfs.«Deux des quatre actrices sont devenues des féministes très radicales.Elles ne parlaient qu\u2019au féminin et qu\u2019aux femmes.Les hommes étaient rejetés bien qu\u2019ils soient très présents sur le plateau de tournage.C\u2019était in-fer-nal! On était en plein dans la révolution des femmes.Il fallait saisir en pleine fiction ce qui se passait à ce moment-là dans le réel.En fiction, c\u2019est presque impossible à faire.» Le tournage a marqué l\u2019acteur Pierre Curzi.«Les hommes et les femmes étaient séparés et ne se parlaient jamais sur le plateau.Il ne faut pas se le cacher, les hommes avaient volontairement une image très négative dans ce film.Mais nous savions tous que quelque chose devait changer dans les relations entre les sexes au Québec.» Malgré le succès de ses réalisations, Paule Baillargeon n\u2019est plus retournée derrière la caméra depuis près de dix ans.«Les bailleurs de fonds comme la SODEC et Téléfilm Canada refusent de financer mes projets de fiction.Ils veulent que je retourne faire du documentaire.Moi ce que je veux faire c\u2019est de la fiction!» s\u2019emporte la réalisatrice, qui a tout de même signé en 2002 le remarquable Claude Jutra, portrait sur film.Pour l\u2019instant, Paule Baillargeon compte bien profiter de sa liberté pour en faire voir de toutes les couleurs à l\u2019institution qui lui a jadis mis des bâtons dans les roues.«J\u2019ai carte blanche pour réaliser le film que je veux.Ce sera un autoportrait, sans doute le film le plus personnel que je n\u2019aurai jamais fait», confie l\u2019artiste avec un regard de défi.PHOTO : ÉRIC CARRIÈRE ITINERAIRE 19 1sr juillet 2010 CULTURE CENTRE-SUD VERT ET VIVANT MARIE-LISE ROUSSEAU DE GAUCHE À DROITE: SÉBASTIEN BLAIS, CONCEPTEUR D'ÉVÉNEMENT, KARINE GAGNÉ, COORDONATRICE, ET BRUCE EL-ZAYED, CONSEILLER EN SÉCURITÉ URBAINE, LORS DU LANCEMENT DE PARCS VIVANTS LE 4 JUIN DERNIER AU PARC COLETTE-DEVLIN.Cinéparcs, midis champêtres, danse tango, lectures de contes et tournois d\u2019échecs sont quelques-unes des activités au programme de la neuvième édition de Parcs Vivants, organisée par l\u2019Éco-quartier Saint-Jacques de l\u2019Arrondissement Ville-Marie.Le projet vise à animer une vingtaine des petits parcs du quartier Centre-Sud en favorisant les rencontres sociales et culturelles jusqu\u2019au 25 septembre.Le septième art gagne en popularité parmi les activités culturelles de Parcs Vivants.L\u2019activité Cinéparc Martineau offre l\u2019occasion aux résidants du quartier de visionner gratuitement un film québécois en rencontrant les artisans derrière l\u2019œuvre.«Les artistes adorent le concept», se réjouit Karine Gagné, coordonatrice de Parcs Vivants.L\u2019intimité de l\u2019événement leur permet de créer des liens avec le public, ce qu\u2019ils ne peuvent pas faire dans les grandes salles.Les autres coups de cœur des organisateurs?Les lectures de poésie et les soirées cabaret.«Chacun des parcs est particulier, ce qui nous permet d\u2019adapter les activités», souligne Sébastien Blais, concepteur d\u2019événements et poète.Outre les activités sociales et culturelles qui se tiendront jusqu\u2019à la fin du mois de septembre dans les 22 parcs de l\u2019arrondissement Ville-Marie, Parcs Vivants est l\u2019hôte de conférences et foires environnementales qui permettent aux citoyens de s\u2019informer sur les enjeux environnementaux.URBANISME UNIQUE SUR L\u2019ÎLE «Ces parcs sont souvent délaissés par la population, on ne soupçonne pas qu\u2019ils regorgent de beauté», mentionne Sébastien Blais.La création de ces espaces verts s\u2019est faite lors de la reconstruction du quartier après le grand incendie de 1974, surnommé le Week-end rouge.L\u2019objectif de l\u2019époque était de combler les espaces laissés vacants lors de l\u2019incendie.«Aucun quartier à Montréal n\u2019a autant de petits parcs», affirme Sébastien Blais.Jusqu\u2019à tout récemment, ces endroits servaient de point de rencontre aux divers réseaux de prostitution et de drogue.L\u2019arrondissement Ville-Marie a demandé au programme environnemental Eco-quartier Saint-Jacques d\u2019organiser des activités afin que les citoyens puissent se réapproprier leur espace public.«La cohabitation est harmonieuse», assure Karine Gagné.Ce renouvellement de l\u2019espace urbain redonne aux résidants du quartier un sentiment de sécurité.«Ces parcs sont comme leur cour, ça permet aussi aux gens de se connaître», ajoute Sébastien Blais.Par ailleurs, ne vous étonnez pas si le PAQJL8 (Projet d\u2019Aménagement de Quartier) sur la rue Plessis est prochainement nommé Parc Pierre-Bourgault.Le défunt homme de lettres a déjà habité juste en face et y plantait des arbres.Les organisateurs de Parcs Vivants ont aussi pour objectif de baptiser les cinq parcs du Centre-Sud qui ne l\u2019ont encore jamais été, en hommage aux personnalités marquantes qui se sont impliquées dans le quartier.CHATS DE RUELLE «La ruelle reflète l\u2019âme des résidants d\u2019un quartier, il faut donc l\u2019entretenir et la sécuriser.» C\u2019est avec cette philosophie que le regroupement citoyen des Ruellards a fait de la ruelle ceinturée des rues Saint-Christophe et Saint-Hubert, entre Maisonneuve et Ontario, la deuxième ruelle verte de Montréal.Le projet est né un jour d\u2019été alors qu\u2019Alexandre Pépin, citoyen du quartier, a commencé à jardiner dans la ruelle.Des voisins ont suivi et une première corvée de la ruelle a eu lieu le printemps suivant.De fil en aiguille, le regroupement s\u2019est organisé et s\u2019est associé avec l\u2019Éco-quartier Saint-Jacques.«On fait pousser des plantes et des légumes qu\u2019on partage entre voisins», explique Alexandre Pépin.En plus de la corvée annuelle et de son annuel Bazar des Ruellards, le regroupement de citoyens collabore avec Parcs Vivants pour le concert Éco-Lounge qui aura lieu au parc Colette-Devlin en septembre.«C\u2019est un grand Jamboree pour célébrer la fin de l\u2019été et remercier tous ceux qui ont travaillé de près ou de loin à nos objectifs», se réjouit Alexandre Pépin.POUR CONNAÎTRE L\u2019HORAIRE DES ACTIVITÉS QUI SE DÉROULERONT TOUT L\u2019ÉTÉ JUSQU\u2019AU 25 SEPTEMBRE : WWW.PARCSVIVANTS.BLOGSPOT.COM PHOTO : MARIE-LISE ROUSSEAU 20 L'ITINERAIRE SANTÉ ET BIEN ÊTRE LES MONTRÉALAIS D\u2019AUJOURD\u2019HUI MANGENT MIEUX QUE LEURS AÎNÉS MARIE-ÈVE DUMONT La population montréalaise mange mieux qu\u2019il y a vingt ans.En grande partie grâce à son ouverture d\u2019esprit, à la diversité culturelle qui s\u2019y est établie et à l\u2019information qui y circule de façon fulgurante.Des problèmes persistent tout de même : l\u2019accès à de la nourriture non transformée devient de plus en plus difficile, le temps de préparation des repas diminue et la population vieillit en ayant des problèmes de nutrition importants.La venue des immigrants a grandement influencé le contenu de notre assiette.En effet, un Montréalais sur trois est issu d\u2019une communauté culturelle et la diversité des restaurants, boutiques d\u2019alimentation ainsi que les autres commerces de produits ethniques ont considérablement augmenté.«A Montréal, on peut manger des aliments provenant de partout dans le monde chaque jour.On a un concentré de pays à travers tous les restaurants.On a vraiment l\u2019impression que la métropole est le centre du monde, elle est comparable à n\u2019importe quelle autre grande ville», estime Hélène Raymond, journaliste à La semaine verte à Radio-Canada et auteure du livre Goût du monde ou saveurs locales?.Et les plus grands fervents de ce nouvel essor?La population d\u2019origine ethnique?Non! Les Québécois.«J\u2019ai été agréablement surpris de la réaction des Montréalais.Je croyais rejoindre un peu les Québécois et permettre aux Nord-Africains d\u2019avoir accès à mon produit, mais c\u2019est le contraire qui est arrivé.Ma clientèle est constituée de 65 % de Québécois et de 10 % de la population en provenance du Maghreb», explique Mourad Ghariani, président et propriétaire de l\u2019entreprise Magrébia.Pourquoi?«Parce que nous avons une culture moins sophistiquée.Nos racines se fondent autour de la table, mais notre alimentation était plus simple auparavant.Nous sommes beaucoup plus ouverts au changement, nous avons une attirance vers les nouveaux produits», estime Johanne Labrecque, professeure au HEC et spécialiste en tendances alimentaires.Autre constat, l\u2019augmentation de personnes vivant seules change aussi les tendances alimentaires.Ce phénomène a causé en partie, l\u2019apparition des mets préparés et des produits fonctionnels (ajout de probiotique, d\u2019oméga-3, etc.).En effet, plus du tiers des ménages contiennent une seule personne.La majorité d\u2019entre eux sont des personnes âgées ou encore des étudiants ou jeunes travailleurs.«Les jeunes ne savent pas comment cuisiner, alors ils se rabattent sur les produits tout faits, tandis que les personnes âgées savent comment cuisiner, mais ne sont plus en mesure de le faire, explique la nutritionniste-clinicienne Louise Lambert-Lagacé.On voit le même phénomène s\u2019étendre sur les familles : les parents n\u2019ont plus le temps de préparer les repas, trop occupés par leur travail et leurs enfants.En 2003, environ 423 repas par année étaient préparés à la maison tandis qu\u2019il y en avait seulement 380 en 2009.» La population vieillissante qui a de plus en plus de difficultés à bien se nourrir est également un des principaux problèmes auquel doivent s\u2019attaquer les Montréalais.Selon la coordonnatrice des services alimentaires bénévoles au Centre d\u2019action bénévole de Montréal, Marjorie Northrup, 13% des aînés qui vivent dans un milieu dit «protégé» meurent de sous-alimentation ou de malnutrition.«En général, cette tranche de la population est moins bien nourrie et présente des problèmes de santé comme le diabète.Ils sont beaucoup plus vulnérables et sont souvent en perte d\u2019autonomie», se désole-t-elle.Les popotes roulantes et jardins communautaires, entre autres, soutiennent ces gens dans le besoin qui sont de plus en plus nombreux.Leurs moyens sont limités, mais ils sont remplis d\u2019idées et tentent sans cesse d\u2019augmenter leur impact auprès de cette communauté.L\u2019optimisme règne malgré tout au sein de tous les intervenants.Espérons que dans vingt ans les Montréalais seront mieux nourris quel que soit leur âge, leur revenu ou leur origine ethnique.UrtlNERAIRE 21 1sr juillet 2010 LE MIEUX ÊTRE Problème de drogue?Si tu veux arrêtert nous pouvons t'aider.Notre expérience collective nous a appris que ceux et celles qui assistent régulièrement à nos réunions demeurent abstinents.514-249-0555 / 1-800-879-0333 i www.naquebec.org \\ Clinique VTl' Nouveau TRAITEMENT DE L'HÉPATITE C ET CO-INFECTIONS DG JEAN ROBERT - BA, MD, M.SC., FRCPC CLINIQUE DE SANTÉ COMMUNAUTAIRE www.cliniquenouveaudepart.com Tél.: 514 521-9023 / Fa*.: 514 521-1928 1100, avenue Beaumont, Ville Mont-Royal, Québec H3P 3E5 La Capitale .f La Capitale du Mont-Royal ; 'a-rrisi er ranCf zi-une f-^pnéne.frcrt UAt affairt de ceow e( de rjvoif-faire i\t¦ \".\t.\ti Ktpp\u2019 gniîüp * l\" nnsHU' ¦ : kjh:i\"I'p .f.[- rucxi Il l.sl.i.Hlü ¦ ¦ ¦¦! I .ill L i ! .¦ -L- L> i ' 31 r .111| 11 ¦¦ -I r EUuguc :w^vr^lflfB|ittal»ïfumû3ï1myftt,c]efn PlqlMU 115 J, av.tJu Mont Royql E1514|»7 JUl \"CNVurnurn.Partie Pjm« :323ft04Mubiffiî i514(771 ; 12 [ nvoqrnjyil :riaqqjji[jieverniii.M]::i l^cap(taitilMUuti|*n\tdujcj SANTÉ ET BIEN ÊTRE LE BLUES DE LA CINQUANTAINE MARIE-LISE ROUSSEAU La tante de Julie, 52 ans, s\u2019enlève la vie avec son fusil de chasse.La violence du geste est frappante.La famille, sous le choc.Nous sommes en août 2007.Julie se souvient pourtant de sa tante comme une femme ayant toujours réussi à maintenir une vie équilibrée malgré un trouble de bipolarité.Elle occupait un emploi stimulant, vivait avec un conjoint, s\u2019imphquait dans son miheu communautaire et pratiquait régubèrement des activités de plein air.La proximité de ses onze neveux et nièces comblait son absence d\u2019enfants, quelle refusait d\u2019avoir à cause de son instabilité.L\u2019annonce de son décès a pris Julie de court, elle qui l\u2019avait pratiquement toujours vu dans ses meilleurs moments.Avec le recul, elle comprend mieux le geste que sa tante a commis.Tout a dérapé un an avant, se remémore-t-elle.«Elle a vécu une transformation incroyable cette année-là, il n\u2019y avait que des downs, se faire cuire une toast lui semblait une tâche insurmontable.» Elle s\u2019est retirée de ses implications dans la communauté et éloignée de ses neveux.Des visites à l\u2019hôpital Douglas et des ajustements de médicaments n\u2019ont pu l\u2019empêcher de commettre l\u2019irréparable.En mars dernier s\u2019est suicidé le cinéaste Marcel Simard, âgé de 64 ans.Il laisse à titre de producteur les films Love moi, Les mots perdus et le documentaire A hauteur d\u2019homme.La faillite de sa maison de production a été annoncée un mois avant la tragédie.«Ces départs volontaires, dans toute leur brutalité, ne lèguent que des questions sans écho», a écrit en hommage la journaliste Marie-Andrée Chouinard dans Le Devoir du 10 mars dernier.LES BABY-BOOMERS, CES INCOMPRIS Ces deux cas ne sont que des exemples parmi tant d\u2019autres d\u2019un phénomène beaucoup plus répandu.Au Québec, les 50-64 ans forment la tranche d\u2019âge la plus touchée par le suicide après les 35-49 ans.Entre 2001 et 2008, son taux est pratiquement demeuré stable alors celui des 15-19 ans a diminué de moitié, selon les statistiques officielles de l\u2019Institut national de santé publique du Québec.La tendance démontre que plus l\u2019âge augmente, moins il y a baisse du taux de suicide.La réussite financière des baby-boomers, nés entre 1945 et 1960, porte pourtant à croire que c\u2019est une génération qui a tout obtenu facilement, souligne Michel Tousignant, professeur en psychologique de l\u2019UQAM.«C\u2019est vrai qu\u2019ils l\u2019ont eu plus facile que la génération précédente ou suivante.On pense aux emplois sans compétition ou aux maisons à bas prix.» Le professeur nuance toutefois que ce sont les marginalisés de ce groupe d\u2019âge qui en viennent à commettre ce geste.«Les baby-boomers qui se suicident ne sont pas représentatifs de l\u2019image qu\u2019on se fait d\u2019eux.Ce sont ceux qui ont décroché du marché du travail, qui ont des revenus modestes ou qui ont des problèmes de santé comme l\u2019alcoolisme.» AU QUÉBEC, LES 50-64 ANS FORMENT LA TRANCHE D\u2019ÂGE LA PLUS TOUCHÉE PAR LE SUICIDE APRÈS LES 35-49 ANS.ENTRE 2001 ET 2008, SON TAUX EST PRATIQUEMENT DEMEURÉ STABLE ALORS CELUI DES 15-19 ANS A DIMINUÉ DE MOITIÉ, SELON LES STATISTIQUES OFFICIELLES DE L\u2019INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC.suite page 25 L'ITINÉRAIRE 23 \\Æ *>\\ *£&&& * oO T* Vivez Montréal! Experience Monti'eal! www.geotourisme.ca N»*-* ENVIRONNEMENT/BRÈVES CAMPAGNE DEFI CLIMAT: OBJECTIF La campagne du Défi climat 2010 a connu un franc succès partout au Québec, notamment dans la métropole.Du 10 mars au 30 avril dernier, 339 entreprises et organisations de la ville ont mobilisé près de 19500 Montréalais à s\u2019engager à modifier certaines de leurs habitudes de vie et de déplacement.En tout, environ 25 500 tonnes d\u2019émissions à effet de serre ont donc été évitées cette année.D ans l\u2019ensemble de la province, en chiffres, les résultats de la campagne sont les suivants : près de 2000 entreprises et organisations ont été impliquées, pas loin de 59000 participants de toutes les régions et dont plus de 6000 jeunes inscrits dans le Volet jeunesse y ont participé, pratiquement 347 000 ATTEINT! engagements ont été pris par tous les participants, dont 24000 engagements par les jeunes.MAIS ENCORE.Lors de cette campagne à l\u2019échelle provinciale, c\u2019est un nombre de 785 000 personnes qui ont été rejointes et sensibilisées dans leur milieu de travail et d\u2019étude, et cela, pour un total de plus de 73 000 tonnes de GES évités par année, soit l\u2019équivalent de presque 20000 voitures retirées de la circulation annuelle et pour une diminution de la consommation d\u2019essence de 30 millions de litres par an.(KARINE E COURCY) SOURCE : DÉFI CLIMAT ET CONSEIL RÉGIONAL DE L\u2019ENVIRONNEMENT DE MONTRÉAL LA BIODIVERSITÉ DE MONTRÉAL DÉCLARÉE! ¦ n En cette année 2010 de la biodiversité, la Ville de Montréal a récemment lancé une déclaration destinée à mobiliser toutes les instances de l\u2019île en faveur de la protection de la biodiversité et du verdissement.Cette déclaration est la toute première démarche concertée de la communauté montréalaise sur ces deux enjeux.Propulsée dans le cadre du Sommet de la biodiversité et organisée par le Conseil régional de l\u2019environnement de Montréal, cette déclaration invite les signataires à s\u2019engager dans huit actions : Protéger la biodiversité et les habitats fauniques, en plus d\u2019entreprendre des actions visant à favoriser leur accroissement dans les parcs et autres espaces verts; Assurer l\u2019accès de proximité à un parc pour toute la population de l\u2019île; Participer au développement de corridors verts et bleus pour mettre en réseau le patrimoine naturel de l\u2019île; Participer à l\u2019élaboration d\u2019une stratégie de verdissement pour les secteurs publics et privés; Développer l\u2019agriculture urbaine durable sous différentes formes; Augmenter la connaissance relative au capital naturel de l\u2019île de Montréal et au flux de biens et services qu\u2019il procure pour ainsi les rendre accessibles à la population; Encourager les initiatives citoyennes de verdissement; Informer et sensibiliser la population à l\u2019importance de la biodiversité.Au moment de mettre cette information sous presse, une vingtaine de villes, d\u2019arrondissements et d\u2019organisations montréalaises s\u2019étaient déjà solennellement engagés en signant cette déclaration.(KARINE E COURCY) SOURCE : CONSEIL RÉGIONAL DE L\u2019ENVIRONNEMENT DE MONTRÉAL ET NOVAE L'ITINERAIRE 29 1sr juillet 2010 UN EMPLOI SUBVENTIONNÉ.UNE PORTE B\u2019ENTRÉE SUR LE MARCHÉ BU TRAVAIL! .-\t\\ service JEUNESSE Canada du Québec Inc.Ce projet est financé en partie par Service Canada dans le cadre de la Stratégie emploi jeunesse.Embauchez un jeune âgé entre 1 8 et 30 ans grâce au projet de stages rémunérés d'intégration Jeunesse du Québec et recevez une subvention salariale pouvant aller jusqu'à 50% du taux horaire! La durée des stages est de 1 2 à 22 semaines, elle varie selon la nature des fonctions.Nous recherchons actuellement à fournir des stages pour les fonctions suivantes : «Commis, service à la clientèle «Commis d'entrepôt «Aide éducatrice / travail en garderie * Apprenti-plombier Les besoins changent constamment en fonction des jeunes rencontrés.N'hésitez pas à nous faire part de vos besoins en main-d'œuvre! Pour de plus amples informations, veuillez contacter Elyse au 514-598-7319.Le site internet d'intégration Jeunesse est le : www.ijq.qc.ca.LA FIBROSE KYSTIQ Asïnvtaîinn i|tif Irccuiït\u2019 de la fibres.ky^Uquc 1-800-363-7711 www.aqfk.qc.ca 1,2 million de Canadiens -1 sur 25 au Canada, 1 sur 2D au Québec -sont porteurs du gène de la fibrose kystique.Fondai fi rn irnmiriii mir iJr b tlbrcj'.L- kystique ÉCONOMIE ET CONSOMMATION PIERRE tlUNAMU.I, .n ITi UI IVSrÜ taUfTJTTHtJL.Tî ftppilT3j ?¦ g¦ ¦ ** incdv ifi tnc;* uiiaprtr ¦ tanmii «4i frinftx FAUT-IL PRIVATISER LA RÉGIE DES RENTES?PIERRE DUHAMEL L\u2019Institut économique de Montréal rouvre le débat sur la privatisation de la Régie des rentes du Québec, présenté sous le sympathique prétexte de redonner aux travailleurs le contrôle de leur retraite.La note signée par Eric Duhaime fait un constat très lucide de l\u2019impact des changements démographiques sur la solvabilité future de la Régie.Il conclut sans trop de précautions à la nécessité de son abolition pure et simple et son remplacement à terme par un compte d\u2019épargne-retraite individuel et obligatoire.Je ne suis pas convaincu de la pertinence de cette mesure adoptée en premier lieu au Chili, il y a 30 ans.Voilà pourquoi.1.Le problème de la solvabilité des caisses de retraite est universel.Tous les pays industrialisés et tous les régimes, publics ET privés, se butent aux lois particulièrement têtues de la démographie.Il y aura de moins en moins de contributeurs et de plus en plus de bénéficiaires parce qu\u2019il y aura davantage de personnes âgées qui auront une durée de vie plus longue.2.On trouve injuste que les jeunes travailleurs paient très cher pour assurer les prestations des plus âgés ; prestations dont ils ne pourront peut-être pas profiter quand ce sera leur tour de prendre leur retraite.C\u2019est un réel problème, mais qui n\u2019est aucunement résolu par la privatisation.Au Chili, par exemple, l\u2019État s\u2019était engagé à continuer de payer les prestations de ceux qui avaient déjà atteint le stade de la retraite.Privé de nouveaux cotisants, le régime étatique n\u2019y est évidemment pas parvenu.Au lieu de payer en prélevant des cotisations, on a utilisé des fonds gouvernementaux.On appelle cela remplacer quatre 30 cents pour une piasse.3.On présume évidemment que tout ce que fait l\u2019État coûte plus cher que dans le privé.C\u2019est généralement vrai, mais pas toujours.Les services financiers coûtent cher au Canada.Une étude de la firme de recherche Morningstar révélait en 2006 que les frais de gestion chargés par l\u2019industrie canadienne des fonds communs de placement font le double de la moyenne des frais à l\u2019échelle mondiale, et ce, même en ne tenant pas compte des commissions et des taxes.Même la Caisse de dépôt est plus efficace que les gestionnaires de fonds d\u2019investissement.4.On veut responsabiliser les travailleurs en leur donnant la responsabilité de leurs futurs revenus de retraite.Le régime chilien est obligatoire et les salariés doivent cotiser 10 % de leur salaire, plus les frais de gestion et d\u2019assurance.Voilà ce qui pourrait hausser le taux d\u2019épargne notoirement faible des Québécois et les sensibiliser à l\u2019urgence de préparer convenablement leurs vieux jours.Le taux d\u2019épargne au Chili atteint 21 %, soit dix fois plus qu\u2019au Québec.Ces capitaux ont contribué à l\u2019essor économique du pays.En revanche, les travailleurs autonomes, les employés contractuels, les travailleurs ruraux et ceux des très petites entreprises - le tiers des travailleurs - ne contribuaient pas et il a fallu maintenir un régime de base pour ces exclus.Les retraites ont coûté plus de 3,4 milliards de dollars au gouvernement chilien cette année.5.\tDans un tel régime, le fardeau est mis sur les épaules du déposant.Au moment où on constate le manque d\u2019éducation financière de l\u2019ensemble des Canadiens, c\u2019est un pari audacieux de leur confier l\u2019entière responsabilité de leur retraite.Certes, la responsabilité devrait hausser leur intérêt pour les affaires et la finance, et je m\u2019en réjouis.Ce ne sera hélas pas le cas de tout le monde.Ce n\u2019est pas parce que nous avons tous une carte de crédit que nous savons l\u2019utiliser.Trente et un pourcent des Canadiens ignorent même le taux d\u2019intérêt en vigueur sur leur carte.6.\tUn tel régime n\u2019est pas non plus à l\u2019abri des fluctuations du marché.Un travailleur chilien a pu perdre 17 % de la valeur de son bas de laine à cause de la crise des prêts à haut risque (subprimes).C\u2019est fâcheux quand cela arrive juste au moment de votre retraite.La Régie des Rentes a grandement souffert à cause des bêtises de la Caisse de dépôt, mais cela n\u2019a pas diminué les prestations des nouveaux retraités.Pour toutes ces raisons, je n\u2019adhère pas à la proposition de l\u2019Institut économique de Montréal.Il serait plus sage de repousser l\u2019âge de la retraite et de hausser les cotisations.Par contre, il faut augmenter considérablement le taux d\u2019épargne des Québécois et les rendre plus responsables de leur retraite.Nous pourrions peut-être instaurer un tel régime en complémentarité de celui de la Régie, du REER et des caisses de retraite privées.UrtlNERAIRE 31 1sr juillet 2010 CODE D\u2019ÉTHIQUE DES CAMELOTS 1.\tNe jamais vendre L'Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L'Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L\u2019Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d\u2019établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L'Itinéraire ou en vendant L'Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le magazine L'Itinéraire Bonne fête du Canada à toutes les Canadiennes et à tous les Canadiens ! MARC G ARN EAU Député de Westmount-Ville-Marie 514 283-2013 Garneau.M@parl.gc.ca www.marcgarneau.ca r i\tluT\t'p,1\t- ¦ Fiers partenaires de Lltihèrafie UÜJ Clrvtt du O] ÜFitt du (JiLiJliùr-ljlin feMofllTFil et du magDVD Le 3V Œil pour l'aide aux jeunes de la me S'fjr skijI' tïiû rue Bru tarirai |L' '-ibx; dïC ta\ttaôï M £\tS& * * -^EMUlXECNATJi Ü IJ ï fl ë c i ^ l' {CHANGE Livres, CD, DVD d\u2019occasion 71J cf 707 MC iNT-WO YA1.lïST MM 0uifft7ptï3(lElDhà23i Ü MONDE DU TRAVAIL/BRÈVES ROBINHO S\u2019AFFICHE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS Alors qu\u2019il dispute présentement la Coupe du monde de soccer en Afrique du Sud au sein de l\u2019équipe du Brésil, une affiche du footballeur brésilien Robson de Souza, plus connu sous le surnom Robinho, est en vedette partout dans son pays d\u2019origine pour lutter contre le travail des enfants.Surnommé O Principe (Le Prince) par le légendaire joueur de soccer Pelé et ses concitoyens, Robinho est une idole du football mondial.C\u2019est en brandissant le carton rouge pénalisant le travail des enfants à la main que les Brésiliens voient une de leur vedette nationale promouvoir la Journée mondiale contre le travail des enfants.Robinho apporte ainsi son soutien à la campagne de l\u2019Organisation internationale du travail (OIT) pour éliminer les pires formes de travail des enfants au Brésil.Le Brésil est l\u2019un des fers de lance de la lutte internationale contre le travail des enfants.Le gouvernement a fixé 2015 comme échéance pour éliminer les pires formes de travail des enfants et 2020 pour son éradication totale.«Droit au but - éliminons le travail des enfants», était le slogan de l\u2019édition annuelle de la Journée mondiale contre le travail d es enfants qui a eu lieu le 12 juin dernier.La coïncidence entre la Journée et le début de la Coupe du monde a permis une nouvelle collaboration entre le monde sportif et la cause du travail des enfants.SOURCE : ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL (OIT) PHOTO : HAZOUZ BEZAZ LE FOOTBALLEUR BRÉSILIEN ROBINHO LORS DE LA COUPE DU MONDE 2006 UN AN ET DEMI DE LOCK-OUT AU JOURNAL DE MONTRÉAL Le 24 juillet marquera la première année et demie de lock-out des 253 travailleurs de l\u2019information du Journal de Montréal.La CSN réclame une intervention de l\u2019Etat pour favoriser la reprise des pourparlers et mettre fin au conflit.Aucune négociation entre les deux parties n\u2019a eu lieu lors de ces 18 mois de conflit.Selon la CSN, le gouvernement du Québec doit «mettre en branle tous les moyens dont il dispose de façon à favoriser, dans les meilleurs délais, un règlement négocié satisfaisant pour les parties (nomination d\u2019un médiateur spécial, intervention législative en vue de rééquilibrer le rapport de force, etc.).» La Confédération des syndicats nationaux réitère de plus son appui aux employés avec sa campagne nationale de publicité.De leur côté, les employés en lock-out qui produisent le site d\u2019information Ruefrontenac.com demeurent tout aussi convaincus qu\u2019au début de la pertinence de leur lutte.«Il en va de la place de l\u2019information au Québec et du droit des travailleurs de négocier de bonne foi leurs conditions de travail».SOURCE : CSN ET RUEFRONTENAC.COM L'ITINERAIRE 33 1sr juillet 2010 CINÉMA AU CWEM* UN GRAND MERCI À NOS PARTENAIRES DE PRODUCTION : ||jS Le 16 mars dernier, la grande famille de Ultinerarre s\u2019est rassemblée au cinéma Beaubren, à\tMontréal,\tpour\tla projection du film Déjà vu, ré airs e par les jeunes partrcrpants du projet Au-delà du regard des Products L\u2019Itinéraire./qT\\ Le Groupe Infiny Itée y\u201d 7\tAgence de créativité appliquée www.infiny.tv FRIPERIE MYSTIK LE RELIQUAIRE SrN.hi^yiT i iw Brunet La santé, c'est tout ce qui compte SWEET LIBERTY Le réseau d'aide w wwja pii m rn rg INFO RAPSIM L.e* t\tait dJüld« dllK piFTSû n n s?S iD! JI fi Ü y t iti fl « ni m t id f Màn U fi a i T^.: Si4 379 1949 ASSEMBLEE ANNUELLE DU RAPSIM UNE POLITIQUE EN ITINÉRANCE ENCORE PLUS NÉCESSAIRE PIERRE GAUDREAU Coordonnateur du RAPSIM C\u2019est avec une participation record de plus de 90 personnes que s\u2019est tenue l\u2019assemblée générale du RAPSIM le 3 juin dernier.Les membres du RAPSIM y ont exprimé leur grande satisfaction face au travail accompli dans la dernière année.Celle-ci a été marquée par le dépôt du rapport de la Commission parlementaire sur l\u2019itinérance, par l\u2019adoption d\u2019un Plan d\u2019action interministériel en itinérance et par l\u2019avis de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJQ) sur le profilage social.De différentes façons, ces réalisations justifient encore davantage les demandes du RAPSIM et la nécessité d\u2019une Politique en itinérance pour laquelle le RAPSIM continuera à se mobiliser en 2010-2011.UN BESOIN ENCORE PLUS GRAND L\u2019itinérance est en croissance à Montréal et ailleurs au Québec aussi (pour en savoir plus, voir l\u2019article sur le sujet sur le www.rapsim.org).Pour répondre aux différentes facettes de cette réalité, le gouvernement du Québec doit se doter d\u2019une politique globale en l\u2019itinérance afin d\u2019agir pour la prévenir et la réduire.De concert avec le Réseau SOLIDARITE itinérance du Québec (RSIQ), le RAPSIM portera cette demande, aidé de ses appuis - dont ceux de la Ville de Montréal, du Barreau du Québec et de la Commission des droits de la personne.La mise en œuvre du Plan d\u2019action interministériel en itinérance fera l\u2019objet d\u2019un suivi pour que les mesures positives qu\u2019il contient, bien qu\u2019insuffisantes, se concrétisent rapidement.POUR LE DROIT AU LOGEMENT Le RAPSIM s\u2019engagera de nouveau pour le logement social, dont les budgets sont loin d\u2019être assurés pour l\u2019an prochain, en participant au travail du FRAPRU pour que les gouvernements canadien et québécois y investissent de façon accrue et récurrente.Ces investissements sont nécessaires pour la sauvegarde des maisons de chambres et leur socialisation, un enjeu sur lequel le RAPSIM continuera de travailler avec le milieu.Ils sont aussi essentiels pour permettre la réalisation de plus de logements sociaux avec soutien communautaire.Le RAPSIM veillera au financement des différentes pratiques de ses membres de ce côté.CONTRE LE PROFILAGE SOCIAL Dans la foulée de l\u2019avis de la CDPDJQ_ sur le profilage social, le RAPSIM continuera à intervenir avec ses membres, ses alliés du secteur de la recherche et du milieu juridique pour que cet avis, qui dénonce le caractère discriminatoire de la remise de contraventions aux sans-abri, ne demeure pas lettre morte.Il maintiendra son appui et son accompagnement des personnes victimes de cette coûteuse et inutile judiciarisation, avec sa Clinique Droits Devant.Le RAPSIM préparera aussi des interventions avec les personnes en situation d\u2019itinérance afin quelles aient accès à des services de santé et à des services sociaux adéquats, dont des services de dégrisement et d\u2019injection supervisée.La version complète du Plan d\u2019action 2010-2011 peut être consultée dans le site du RAPSIM.UN NOUVEAU CONSEIL C\u2019est un conseil d\u2019administration renouvelé qui pilotera le travail du RAPSIM en 2010-2011 : PRÉSIDENT : François Villemure Directeur, LAvenue hébergement communautaire VICE-PRÉSIDENT : Julien Montreuil Directeur adjoint, LAnonyme SECRÉTAIRE : Eric Cusson Intervenant, Sac à dos TRÉSORIÈRE : Roxane Beauchemin Directrice des services cliniques, CA CTUS Montréal ADMINISTRATEUR : Guy-Pierre Lévesque Directeur, Méta dAme ADMINISTRATRICE : Manon Dubois Directrice des communications, Maison du Père ADMINISTRATEUR : Bernard Besancenot Intervenant, MultiCaf L'ITINÉRAIRE 35 1er juillet 2010 ET ACTION! Ensemble, tout est possible la Banque Nationale est fiéie de soutenir le projet ParcoDon au profit du groupe communautaire l'Itinéraire.BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER DÉVELOPPEMENT SOCIAL SUR LES PAS DU DR JULIEN TOUT AU LONG DU PRINTEMPS ET DE L\u2019ÉTÉ 2010, JÉRÔME SAVARY A MARCHÉ SUR LES TRACES DU DR JULIEN.LES NOMBREUSES RENCONTRES QU\u2019A EUES LE JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, AVEC DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTRONT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.DANS CHAQUE PARUTION, JUSQU\u2019EN JUILLET 2011, LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.LA PIERRE ET L\u2019ENFANT JÉRÔME SAVARY À coup de masse, de pic et d\u2019outil pneumatique, Gilles Julien évacue le trop plein demotions retenues lors de ses rencontres avec les enfants et leur famille.Jusqu\u2019à tard dans la nuit, ou le dimanche matin à l\u2019aube, le pédiatre social s\u2019adonne régulièrement à son loisir favori : la sculpture.«Là, je rentre dans la pierre comme un vrai fou.» Il ne frappe pas comme un forcené.La pierre, il l\u2019écoute, la respecte et attend d\u2019elle quelle lui dise où et comment sculpter.«J\u2019approche un enfant exactement de la même façon que j\u2019approche une pierre.Si tu ne respectes pas la pierre, elle va t\u2019éclater au visage.L\u2019enfant, il faut que je l\u2019apprivoise, que je le comprenne.La pierre, à l\u2019état brut, elle n\u2019a l\u2019air de rien.Il faut aussi que tu l\u2019apprivoises, que tu comprennes ses sens, afin quelle te dise quoi faire avec.C\u2019est assez spécial.» Dans son chalet familial de Portneuf, près de Québec, Gilles Julien s\u2019est construit un atelier en pleine forêt.Là-bas, il reste attentif à la matière qui se découvre sous ses mains.«Je peux faire beaucoup de bruit avec mes compresseurs et mes outils, mais à un moment, je m\u2019arrête.Je regarde la pierre, je l\u2019arrose, et je vois apparaître des choses.Quand je ne suis pas content, je donne un coup de masse dessus pour quelle éclate; là, elle va me présenter autre chose.C\u2019est vraiment fascinant.» En clinique, les masses laissent place à l\u2019écoute et à l\u2019échange avec les enfants.«Un enfant, c\u2019est exactement le même principe.Je peux être avec un enfant depuis une demi-heure sans savoir où je m\u2019en vais, je ne comprends rien.Et tout à coup, l\u2019enfant me dit quelque chose et je vois ce qui va m\u2019aider à travailler avec lui.» Gilles Julien se laisse guider par la pierre comme par l\u2019enfant.«Je n\u2019oblige pas la pierre à suivre ma volonté.La pierre te guide, elle te dit quoi faire.Si, à un moment donné, je fais un mouvement de trop, ou je ne suis pas ce quelle me dit, la pierre va se fendre en deux.C\u2019est cela, pour moi, la beauté de la sculpture.» Perdu dans les bois, face à la matière brute, le D'Julien trouve son équilibre.«La sculpture SCULPTURE DU DR JULIEN me permet probablement de sortir le trop-plein de stress que j\u2019ai accumulé.Avec les enfants, tu dois être prudent.Tu ne dois pas te tromper.Avec la pierre, je me défoule pas à peu près.Puis, elle est là et elle n\u2019attend que ça.J\u2019aime la pierre.» Son goût pour la sculpture lui vient des Inuits, à l\u2019époque où il travaillait comme médecin dans le Nord du Québec, il y a une vingtaine d\u2019années.«J\u2019ai commencé à faire de la sculpture en allant voir travailler les Inuits, le soir.Eux sculptent la pierre molle.J\u2019étais fasciné, car en deux trois coups de lime, ils arrivent à imprimer un mouvement à la pierre.Je te jure, \u201czoom, zoom, zoom\u201d, et tu vois déjà le mouvement de l\u2019animal.Ça m\u2019a attiré.Ils ont le mouvement des animaux du Grand Nord imprimé dans le cerveau.Ce qu\u2019ils reproduisent, ce n\u2019est pas l\u2019animal, c\u2019est le mouvement.C\u2019est fascinant.C\u2019est pourquoi on retrouve le mouvement dans mes pierres.» Dans son bureau de la Fondation du Dr Julien, ses sculptures nous entourent et témoignent de ce respect de la matière.Ses calcaires et ses marbres ont en commun ce mouvement, signature d\u2019un style maîtrisé.Gilles Julien a «un projet fou».Le pédiatre social voudrait inviter des dizaines de sculpteurs à participer pendant plusieurs semaines à un symposium de sculpture sur la rue Morgan, entre le marché public Maisonneuve et le parc Morgan.«Le sculpteur fait sa sculpture, s\u2019en va, mais la sculpture reste là.J\u2019en ai déjà vu un au Liban, où un village était plein de sculptures.Pour un sculpteur, c\u2019est le bonheur total.À la population, tu envoies le message que tout le monde peut créer quelque chose de beau à partir de rien.C\u2019est comme un enfant qui naît : tout est à créer avec lui.» BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIER DE VOUS PRÉSENTER LA CHRONIQUE SUR LES PAS DU DR.JULIEN, FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC 37 S\u2019ATTAQUER A LA FAIM, LA FOURCHETTE À LA MAIN NAËL SHIAB Stagiaire à la rédaction La Tablée des chefs sort son premier livre de recettes destiné aux petits budgets, Cuisine de famille à petits prix.L\u2019objectif^ Faire frémir les papilles pour pas cher et transformer les restes de repas en appétissants lunchs.Pour l\u2019organisme sans but lucratif qui lutte contre la faim dans la région de Montréal, une vie bien rangée commence tout d\u2019abord dans l\u2019assiette.Le recette du livre de Jean-François Archambault, fondateur de la Tablée des chefs, est simple : prenez trois chefs, donnez-leur un budget de 180$, annoncez-leur qu\u2019ils doivent nourrir une famille de quatre pendant une semaine, laissez le tout mijoter.Le résultat?28 recettes de soupers et 112 de lunchs.«Le défi était de prendre quelqu\u2019un avec sa petite routine et d\u2019élever son niveau de cuisine sans élever les coûts, explique-t-il.Il nous fallait des recettes simples, rapides, et aussi des idées de lunchs avec les restes de la veille.Souvent, la cuisine est juste un besoin pour les gens qui ont peu de moyens, et non pas un plaisir.Alors, on a voulu leur montrer comment cuisiner une épaule de porc ou une queue de bœuf, par exemple.Ce n\u2019est pas cher et c\u2019est bon quand c\u2019est bien cuisiné.» Comme pour n\u2019importe quel plat, la qualité des ingrédients est primordiale.Et pour réussir son livre, Jean-François Archambault s\u2019est entouré de trois chefs montréalais prêts à s\u2019attaquer à la faim à coups de poêlons et de rouleaux à pâtisserie, soit François Blais (chef du restaurant Panache), Audrey Dufresne (chef du restaurant Les trois petits bouchons) et Alexandre Loiseau (chef propriétaire du bistro Cocagne).Tous ont légué leurs droits d\u2019auteur à la Tablée des chefs.TANT QU\u2019IL Y A DE LA BOUFFE, IL Y A DE L'ESPOIR Créée en 2001, la Tablée des chefs rassemble chefs cuisiniers et pâtissiers du Québec au profit des assiettes des plus démunis.Si le livre de recettes s\u2019adresse davantage aux parents, des ateliers sont aussi organisés tout au long de l\u2019année pour initier les jeunes issus de quartiers défavorisés à l\u2019art de la tambouille.«Beaucoup de familles ne font appel à l\u2019aide alimentaire qu\u2019une fois par mois, dévoile Jean-François Archambault.Peut-être que ces gens sont tout simplement démunis pour planifier leurs besoins alimentaires.Comme les parents sont peu disponibles à cause de leur travail, on a décidé de travailler avec la relève, les jeunes de 12 à 17 ans.» Ce sont près de 700 jeunes par année qui apprennent à jongler avec les ingrédients, grâce à environ 15 000 heures de formation dispensées par des chefs montréalais.Alexandre Loiseau enseigne depuis deux ans dans ces ateliers.«Le basilic frais, ils n\u2019ont jamais vu ça, quand j\u2019en mange une feuille devant eux, je passe pour un extraterrestre.Alors, on leur apprend que la cuisine, c\u2019est facile, pas cher et souvent meilleur que si tu achètes des plats déjà préparés.» Il dispense également des conseils de nutrition et habitue ses élèves à lire les étiquettes.«Avec ces petits conseils, une fois en appartement, ils deviennent tout simplement plus responsables.» «LES REPAS SONT L\u2019OCCASION DE MANGER AVEC CEUX QUE L'ON AIME, SURTOUT QUE NOUS AVONS TELLEMENT PEU DE TEMPS À PASSER AVEC EUX DANS UNE JOURNÉE.» \u2014 Jean-François Archambault, fondateur de la Tablée des chefs.Pour Jean-François Archambault, la magie de la cuisine est de redonner confiance à des jeunes adultes minés par de précédents échecs.«Après 20 minutes, ils sortent leurs biscuits du four et ils se régalent quand ils les mangent.Ils découvrent alors qu\u2019ils sont capables de réussir quelque chose dans leur vie.» Le père de la Tablée des chefs espère aussi ramener les valeurs de partage autour de la nourriture, que la vie active du 2feme sjgCie tend à faire disparaître.«Des ados de 15 ans qui n\u2019ont jamais mangé à table en famille, c\u2019est terrible.Les repas sont l\u2019occasion de manger avec ceux que l\u2019on aime, surtout que nous avons tellement peu de temps à passer avec eux dans une journée.» DE GAUCHE A DROITE, JEAN-FRANÇOIS ARCHAMBAULT, FONDATEUR DE LA TABLÉE DES CHEFS, AUDREY DUFRESNE, CHEF DU RESTAURANT LES TROIS PETITS BOUCHONS ET ALEXANDRE LOISEAU, CHEF PROPRIÉTAIRE DU BISTRO COCAGNE.umortURD- ™, , MMUNA.£ nmHCHI5l , -*-,S1ERS WWW.NOURRIRLESPOIR.ORG PHOTO : NAËL SHIAB 38 L'ITINERAIRE 1sr juillet 2010 «RIEN NE SERT DE COURIR», DISAIT LA TORTUE NAËL SHIAB JEAN-FRANÇOIS DENIS A COURU LES 280 KILOMÈTRES SÉPARANT MONTRÉAL DE QUÉBEC, DU 24 AVRIL AU 1er MAI DERNIER, POUR SOUTENIR LES BANQUES ALIMENTAIRES.Courir les 280 kilomètres séparant Montréal de Québec en moins d\u2019une semaine?Cela relève de l'impossible.Mais l\u2019espoir d\u2019aider à réduire la pauvreté a donné des ailes à Jean-François Denis.Au rythme de sept marathons par jour du 24 avril au 1er mai dernier, l\u2019athlète a défié le bitume pour soutenir les banques alimentaires.«Il y a deux ans, je pesais 45 livres de plus», avoue Jean-François.Difficile de croire qu\u2019en une vingtaine de mois seulement, l\u2019homme dans la fin trentaine a retrouvé la forme et a réalisé son exploit.Mais une fois les politesses d\u2019usage achevées, tout devient clair : Jean-François Denis vit par défis et il ne s\u2019en prive pas.«J\u2019étais un peu workaholic à ce moment-là, poursuit le directeur des comptes majeurs de Vidéotron.Ça prenait un équilibre dans ma vie et je l\u2019ai trouvé dans le sport.» Il commence alors le karaté.Pour performer davantage dans les arts martiaux, il se met à la course.«J\u2019ai commencé à courir 2-3 km par jour, mais c\u2019est vite devenu facile.» Petit à petit, le père de trois enfants augmente les distances jusqu\u2019à parcourir plus de 20 km à l\u2019aube, vers 5h.«Un jour, ma femme m\u2019a dit : \u201cTu as vraiment une volonté incroyable de te lever tous les matins.\u201d Et je lui ai répondu quelle ne se rendait pas compte à quel point c\u2019est plate de courir!» À la recherche d\u2019une nouvelle motivation, le défi Montréal-Québec à pied commence alors à germer.Il ne lui manquait plus que d\u2019enfiler ses espadrilles pour une cause lui tenant à cœur.NOURRIR L\u2019ESPOIR «Quand on gagne bien sa vie, je crois qu\u2019on a la responsabilité de rendre ne serait-ce qu\u2019une infime partie à la société, explique Jean-François, qui siège aux conseils d\u2019administration de différents organismes de bienfaisance.La distribution des paniers de Noël pour les enfants en hiver, ça m\u2019a toujours déchiré le cœur.» Il explique qu\u2019il a alors décidé de créer la fondation Nourrir l\u2019espoir, dont il est l\u2019actuel président, pour lutter contre la pauvreté.Cette dernière crée des évènements dont les bénéfices sont reversés aux Banques alimentaires Québec, qui regroupent plus de 1000 organismes d'aide alimentaire.«On pense souvent aux banques alimentaires lors de la Grande guignolée des médias, mais après, plus du tout.Ce sont les enfants pauvres des organismes de bienfaisance, alors je voulais tenter de leur donner un second souffle.» La première édition de Courrons pour nourrir l\u2019espoir a permis de récolter près de 15 000$.La somme est plus que bienvenue après la disette du printemps, où garnir les tablettes est ardu.DE RETOUR SUR LA PISTE Bien qu\u2019une inflammation du tendon d\u2019Achille et 44 km sous une tempête de neige lui ont causé des problèmes, Jean-Lrançois Denis songe déjà à l\u2019année prochaine.«Je me suis pris une semaine de congé avant de recommencer l\u2019entraînement», annonce avec détermination l\u2019athlète, quelques jours après son arrivée à Montréal, après avoir mangé un steak frites qu\u2019interdit son alimentation rigoureuse de sportif.«La première édition avait pour objectif de nous faire connaître.On a reçu beaucoup de soutien des gens.La table est mise pour une belle prochaine édition.» Il a, entre autres, été invité à signer le livre d\u2019or de la ville au nom de son équipe.Mais quand on lui demande s\u2019il compte mettre son endurance physique à l'épreuve de la compétition sportive, la réponse est sans équivoque : «Les gens qui me suivent m\u2019en parlent, mais je ne veux pas perdre de vue mon centre d\u2019intérêt, c\u2019est-à-dire la lutte contre la pauvreté.» Lait à noter, Jean-Lrançois Denis n\u2019avait jamais couru de marathon (42,195 km) avant de se lancer dans sa grande aventure.La plus longue distance qu\u2019il avait parcouru en une course était de 32 km.Et il n\u2019avait jamais cumulé plus de 120 km en une semaine, loin derrière les 280 km séparant Québec de Montréal.Pas de doute, le coureur a un moral d\u2019acier, doublé un cœur d\u2019or.WWW.NOURRIRLESPOIR.ORG PHOTO 1: NAËL SHIAB L'ITINERAIRE 39 1sr juillet 2010 EXPRESSION JEAN-MARIE TISON Chroniqueur de rue / LE BQU D\u2019LA MARDE «L\u2019HOMME NE TUE PAS SEULEMENT POUR MANGER.IL BOIT AUSSI.» \u2014 Alphonse Allais ULTIME VIRAGE, DE LAUTRE COTE DE L\u2019OMBRE.Voici le genre de bannière auréolée de promesses sous lesquelles s\u2019affichent les centres de désintoxication qui, comme des agences de voyage, accueillent les êtres défaits venu échouer à leur porte.Le voyage se résume à tenter d\u2019atterrir en douceur en soi-même sur le site de «l\u2019agence», en «tassant la bête» temporairement.Je dis bien «tenter», car même tapie dans l\u2019ombre, la bête est là pour rester, toujours.Le contact avec soi s\u2019avère souvent difficile, voire périlleux, jusqu\u2019à prendre des allures d\u2019atterrissage en catastrophe quand ce n\u2019est pas de crash total nécessitant un transfert d\u2019urgence vers l'hôpital ou la morgue, sans passer par GO.On n\u2019est pas «au pays de l\u2019arc-en-ciel» et si j\u2019avais un jour à diriger un lieu semblable, je l\u2019appellerais sans hésiter LE BOUTTE D\u2019LA MARDE, où chacun occuperait le temps de son séjour à creuser sa propre tombe et ce qui reste de sa cervelle à composer une brève épitaphe résumant son existence de bête aux abois, à l\u2019instar d\u2019un Charles Bukowski qui a eu l\u2019humilité d\u2019inscrire sur la sienne un Don\u2019t Try tonitruant! NOUS ÉTIONS DEUX TOXICOMANES, DEUX PAPARMANES, UN SUPERMAN ET UN ANGLAIS(l) REJETÉS PAR NOS HOULEUX CAUCHEMARS SUR LES PLAGES DU DOUTE.Arrêter de se g\u2019ier, c\u2019est une chose.Rester arrêté en est une autre.Et c'est pas parce qu'il faut parfois se fendre en quatre pour y arriver que ça doit nécessairement donner quatre quarts! Nous étions deux toxicomanes, deux paparmanes, un Superman et un anglais(!) rejetés par nos houleux cauchemars sur les plages du doute.Fiévreux, nous nous épuisions en vaines errances, recherchant au nom de qui ou de quoi nous pourrions encore une fois confisquer nos vies tandis nous frissonnions toujours sous les caresses humides du poison qui s\u2019échappait en larmes nauséabondes de nos corps cristallisés.On avait mal, et y\u2019avait rien à faire.Rien d\u2019autre que 40 UrtlNERAIRE 1sr juillet 2010 de s'évacher d\u2019vant la tivi et de regarder s\u2019écouler le temps, goutte à goutte, comme un sérum de vérité obscur s'insinuant telle une rivière de clous dans nos veines de bois.Seul Superman, debout, oscillant le torse d\u2019avant en arrière, supputait le bon moment pour prendre son envol en serrant la télécommande de la tivi sur sa poitrine comme si les dix commandements étaient gravés dessus.RIEN D\u2019AUTRE QUE DE S\u2019ÉVACHER D\u2019VANT LA TIVI ET DE REGARDER S\u2019ÉCOULER LE TEMPS, GOUTTE À GOUTTE, COMME UN SÉRUM DE VÉRITÉ OBSCUR S'INSINUANT TELLE UNE RIVIÈRE DE CLOUS DANS NOS VEINES DE BOIS.Après nous avoir longuement regardé dans le jaune des yeux, l\u2019intraveinant céda devant nos supplications et prolongea le couvre-feu.Comme une meute en quête d\u2019une proie, nous attendions l\u2019Emotion qui nous emporterait tous un court instant loin de nous-mêmes.Entre les contorsions spectaculaires de Joannie Rochette aux Jeux d\u2019hiver et celles déployées par les survivants pour s\u2019extraire des décombres encore fumants d\u2019Haïti, on apprenait qu'un tremblement de terre de magnitude 8, 8 à l'échelle de Richter frappait le Chili.Les experts imprégnés d\u2019un olympique enthousiasme ont lourdement insisté sur le fait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un authentique record mondial et qu\u2019il s\u2019en était sans doute fallu de peu pour que l\u2019on décerne une médaille d\u2019or au Chili lors des cataclysmes divers de l\u2019année! Les kodaks de CNN n\u2019offraient, hélas, que du monde tiré du sommeil en catastophe ou extraits de leur hébétude nocturne.Ni ruines, ni incendies.Pire, plus de deux heures après le séisme, pas de ti-cass bleus ou d\u2019autorité «civilisée» agissant en notre nom.On sait pourtant, surtout depuis le séisme en Haïti, qu'un Occident est si vite arrivé.Sur l\u2019horloge, la petite aiguille pointait sur le 11, la grosse entre le 7 pis le 8, pis l\u2019autre longue arrêtait pas d'tourner en rond en me regardant d'un air d\u2019agace.J\u2019allais quand même pas me laisser envahir par un craving à cause d\u2019une p\u2019tite crisse d'aiguille d\u2019horloge! J\u2019ai donc fait un nœud avec mes bras, pis j\u2019ai fixé la tivi en m\u2019répétant «qu\u2019un jour à la fois», j\u2019allais bientôt passer au travers une autre journée «à frette»! Tel un oiseau dans une cage de verre, la callipyge Joannie se démenait en tabarouette d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019écran, sous l\u2019oeil céleste de sa mère et aussi, ça vaut la peine de le noter, d\u2019un milliard et quelques à!homo et d'hetero sapiens suspendus à ses patins.Une pirouette en entraînait une autre, et vice versa, à tout bout d\u2019champ jusqu\u2019à la finale.Nous fumes profondément.éberlués et on s\u2019est vite rendu compte qu\u2019elle-même était vraiment fière d\u2019être contente d'être heureuse.Dignement, les yeux humides, Joannie a ouvert les bras pour étreindre la clameur planétaire qui s\u2019élevait vers elle et nous nous sommes élancés ENFIN à notre tour.Fallait voir ça; nos cœurs battant à l\u2019unisson avec Joannie et la planète entière.Nous étions liquéfiés par l\u2019émotion.Littéralement; yen avait deux en train de se noyer dans leurs larmes, un autre dans sa «bave de pauvre» et du sang s\u2019écoulait de la main libre de Superman, qui avait malencontreusement trouvé refuge dans sa gueule.Et tandis que j\u2019essuyais du revers de la main les balounes de morve qui s\u2019échappaient de mon nez, je remarquais que la pisse sur le sol menait directement à l\u2019antre de l\u2019anglais qu\u2019on entendait gémir dans son dialecte.NOUS SOMMES UNE CARICATURE DE VOUS-MÊMES; UNE FORME ÉVOLUÉE DE VOTRE MALADIE.VOUS FAITES DES TROUS DANS LES BUDGETS ET DANS LA COUCHE D\u2019OZONE, NOUS AUT\u2019 ON S\u2019FAIT DES TROUS DANS LES BRAS PI ON S\u2019BIODÉGRADE DE NOT\u2019VIVANT.(DIXIT YELLOW).On l\u2019avait eu, not\u2019 buzzl Peu nous importait en vérité que Joannie gagna ou non une médaille.Elle se serait étalée su\u2019l cul, les quatre fers en l'air, que l\u2019émotion aurait quand même été au rendez-vous.Le cœur se serait mis à battre aussi furieusement, mais.dans le sens inverse des aiguilles d\u2019une montre.parce qu\u2019au cas où vous le sauriez pas, on n\u2019est pas des monstres.On est comme vous, on a les mêmes besoins, la même détermination, la même bêtise, la même frénésie de consommation.Sauf que nous, on consomme quelque chose d\u2019illégal qui coûte la peau des gosses.Nous sommes une caricature de vous-mêmes; une forme évoluée de votre maladie.Vous faites des trous dans les budgets et dans la couche ET VOUS?DE QUOI VOUS DROGUEZ-VOUS?DE VIN, DE POÉSIE OU DE VERTU?DE CUL, D'ARGENT OU DE POUVOIR?VOUS DROGUEZ-VOUS UN PEU, BEAUCOUP, PASSIONNÉMENT, À LA FOLIE?d\u2019ozone, nous aut\u2019 on s\u2019fait des trous dans les bras pi on s\u2019biodégrade de not\u2019vivant.(dixit Yellow).La dope et moi, c\u2019est une histoire d\u2019amour qui débute passionnément et qui s\u2019achève(?) dans les cris et les larmes.Elle fait battre mon cœur en le dévorant.Elle fond tous mes besoins en un seul : elle-même.Elle «gèle» les blessures inhérentes à la vie en société et celles plus profondes que je porte à bout de bras ou dans ma poche.C\u2019est «bon» pendant un boutte.Puis vient un temps où «les moyens pris pour oublier deviennent des aide-mémoire qui ne nous oublient plus» (Romain Gary).Et la marde commence! On peut vivre dans la marde.Je le sais, j\u2019y ai vécu.En guise de consolation, je ne cessais de me répéter qu\u2019au moins,c\u2019était la mienne et non celle des autres.Mais comme disait Mononc Serge : «D\u2019là marde, c\u2019est d\u2019là marde!».Aujourd\u2019hui, je tire la chaîne! Yen a d\u2019autres et certaines, dont je ne soupçonne même pas l\u2019existence, entravent sans doute mon esprit.Celle-là, au moins, je la connaissais par son nom.Et vous?De quoi vous droguez-vous?De vin, de poésie ou de vertu?De cul, d'argent ou de pouvoir?Vous droguez-vous un peu, beaucoup, passionnément, à la folie?J\u2019aimerais chanter comme Édith Piaf : «Non, je ne regrette rien».Faut-il regretter d\u2019avoir des regrets?À la fin d\u2019une entrevue avec Jack Kerouac, dans le cadre de l\u2019émission Le Sel de la semaine sur les ondes de Radio-Canada, dans les années 60, l\u2019animateur Fernand Seguin lui posa d\u2019un ton légèrement inquisiteur la question suivante: «.Et si c\u2019était à refaire?.» Kerouac, prématurément vieilli à force de rouler sa bosse d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019Amérique en pratiquant le dérèglement systématique de tous les sens si cher à Rimbault, leva son visage fatigué vers son interlocuteur et lui répondit: «Non» sans hésiter.Alors même que s\u2019ébauchait dans les yeux de Fernand Seguin un éclair triomphant, Jack ajouta dans son accent inimitable : «Je l\u2019ai d\u2019ja fait(e).pourquoi j\u2019ie re\u2019f\u2019rais?» UrtlNERAIRE\t41 1er juillet 2010 MOTS DE CAMELOTS EN AMOUR, MOI?JAMAIS! // BENOÎT CHARTIER // Camelot, IGA Place-Frontenac et métro Radisson r J\u2019ai eu plusieurs peines d\u2019amour dans ma vie et elles m\u2019ont fait mal en titi! Aussi, il ne faut jamais dire «jamais» et cela, je le pense réellement.Je dirais même que je l\u2019ai appris.À mon âge, je crois davantage à une «entente à l\u2019amiable» entre deux êtres plutôt qu\u2019à l\u2019amour.J\u2019ai beaucoup d\u2019amies, aujourd\u2019hui, mais elles ne sont que des amies, sans plus.Quand on tombe en amour, nos orteils deviennent croches, notre cœur palpite ou bat plus vite et on ne voit plus rien.Ni les défauts ni même les qualités de l\u2019autre.Je crois donc qu\u2019on ne doit pas tomber en amour.C\u2019est trop dangereux! Selon moi, on doit «monter» en amour et non pas «tomber» en amour.On doit se donner du temps pour apprendre à se connaître.L\u2019amour est à bâtir.Et je dirais même que l\u2019amour est à bâtir «ensemble».Pour ce faire, le dialogue est très important! Mes attentes par rapport à l\u2019amour?Eh bien voilà, je n\u2019en ai pas vraiment.Ma seule attente, c\u2019est de remonter - un jour - en amour et, pour une fois, avec la bonne personne pour moi.Il s\u2019agirait d\u2019une femme avec qui je m\u2019entendrais bien et qui aurait des attentes claires, nettes et précises comme les miennes! J\u2019aimerais établir une relation sans jalousie et sans manipulation.Une relation saine.En amour, moi?Peut-être, finalement, un jour.Et parce que comme le dit le dicton : «Tant qu\u2019il y aura de l\u2019amour, il y aura des avocats!» Je souhaite beaucoup d\u2019amour à toute ma clientèle en cette époque où cette précieuse valeur se fait rare.// TUAN TRIEU-HOANG // Camelot, métro Henri-Bourassa C\u2019était en décembre 1958, à Fréjus, au sud de la France.J\u2019avais six ans et c\u2019est à peine si j\u2019étais conscient des notions de vie et de mort.Mon papa, je ne l\u2019ai connu que trop brièvement.Papa m\u2019a quitté, comme ça, sans me dire au revoir, à quelques jours de Noël.Il est parti voir un ami à Fréjus, mais il n\u2019est jamais revenu.Des messieurs en uniforme sont venus voir ma mère pour lui dire qu\u2019il avait eu un accident de voiture.Ma mère ne voulait pas que j\u2019écoute les conversations des grandes personnes, parce que j\u2019étais trop jeune pour comprendre.J\u2019ai toutefois vu ma mère pleurer, assise dans la cuisine, et malgré mon âge, j\u2019ai su que quelque chose n\u2019allait pas.Dans les jours qui ont suivi, il y a eu beaucoup de va-et-vient dans notre logement.Mme Asso, une voisine, s\u2019est occupée de moi.C\u2019était la première fois que j\u2019entendais des mots comme «funérailles», «cercueil» et «cimetière».Cela n\u2019a pas pris beaucoup de temps pour que je comprenne ce nouveau vocabulaire.L\u2019endroit était froid, sombre, lugubre, et n\u2019avait rien de réjouissant.Mais papa était là.Il faisait dodo.Un très long dodo dans sa tombe.Sur sa pierre tombale, surmontée d\u2019une croix de marbre, il y avait une jonquille et une inscription : «L\u2019ange descendu du ciel».Malgré le passage du temps, la tombe de mon père est encore au même endroit, au cimetière indochinois de Fréjus.Un jour, j\u2019aurai peut-être l\u2019occasion de visiter Fréjus de nouveau, ne serait-ce que pour te dire bonjour, papa.IL NE FAUT JAMAIS DIRE «JAMAIS» ET CELA, JE LE PENSE RÉELLEMENT.Merci à vous! Quelques jours plus tard, pour la première fois, j\u2019ai accompagné ma mère au cimetière.On était en décembre.Le vent de la Méditerranée transperçait mon manteau.Malgré mon jeune âge, ma mère tenait à ce que j\u2019aille dire au revoir à papa.42 L'ITINERAIRE 1sr juillet 2010 LE DERNIER PONT BOURASSA SOMMES- NOUS SI NAÏFS?Il JOSEPH-CLERMONT MATHURIN // Camelot, Sainte-Catherine/Dorion (supermarché Metro) C\u2019est à n\u2019y rien comprendre! Le gouvernement coupe dans des organismes communautaires, dans les soins essentiels, la santé, les services sociaux, les hôpitaux, le transport, les organismes de charité, les itinérants, etc.On ne comprend plus rien! On préfère donner des primes à ceux qui n\u2019en ont pas besoin comme aux cadres de Hydro-Québec, de la SAQ_, des casinos ï ETRE EN RELATION AVEC SOI SIGNIFIE D\u2019ÊTRE À L\u2019ÉCOUTE DE SOI ET DE S\u2019ACCEPTER AVEC SES DIFFÉRENCES.> L\u2019ensemble de ma vie n\u2019a pas été de tout repos.Aujourd\u2019hui, sans tomber dans la banalité et l\u2019ennui, l'heure est aux bilans.Je défragmente tout.Je pose un regard intime et critique sur l\u2019ensemble de mes réalisations.Merde que j\u2019en ai bavé! Et j\u2019en bave toujours! Il y a ces jours de grand découragement où j'ai le goût de tout lâcher.Il y a ces jours, même ensoleillés, qui me laissent complètement désarmé face à la vie.Tout me semble impossible et inatteignable.Je frisonne lorsque mes pensées me quittent pour des lieux un peu plus ténébreux.Heureusement, WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS, // JEAN-GUY DESLAURIERS // Camelot, promenade Masson l\u2019espoir revient et je me dis que la vie mérite que je m'y intéresse.Mes amis et fidèles lecteurs de la promenade Masson y sont pour beaucoup.Il s\u2019agit de gens formidables et d\u2019un quartier qui occupent une place d\u2019importance dans mon cœur.Etre en relation avec soi signifie d\u2019être à l\u2019écoute de soi et de s\u2019accepter avec ses différences.Cela réfère à notre capacité de pouvoir se remettre en question et de se prendre en charge.Etre en relation avec soi implique de revoir son système de valeurs et de passer au peigne fin l\u2019ensemble de ses croyances qui ne sont pas absolues.Je m\u2019acharne à vouloir tout remettre en perspective et à me défaire de mes vieux ancrages.La commande est de taille et me semble parfois très ardue.Ma lutte dure depuis 2001 et il m\u2019arrive encore à l\u2019occasion de me sentir fragilisé et rongé par l\u2019inquiétude et l\u2019insécurité.Pour cette ultime traversée, LE DERNIER PONT, mon entourage est d'une importance capitale.Francis, Jinnie, Robert, Francine et Bugsy du magazine L\u2019Itinéraire, Tania du Centre Dollard-Cormier, Pierre et Jean du Centre NAHA : vous jouez tous un rôle de soutien essentiel et je vous en suis très reconnaissant.et de la \u2018construction, peut-être.\u2019 On préfère donner à eux, qui ont des salaires exorbitants.Ils devraient avoir des remords de conscience tout aussi exorbitants! Ceux qui acceptent ces bonis et qui ne disent rien sont-ils sans pitié?Ce sont les organismes qui devraient avoir ces primes plutôt que les boss des hôpitaux.Ce sont les infirmières, les proposés, les petits salariés, les professeurs.Je ne comprends plus rien! C\u2019est cela la maladie du pouvoir et de l\u2019abus de pouvoir! Quand c\u2019est le temps des élections, nos futurs élus sont prêts à vendre leur mère, leur âme.Par la suite, ils rient de nous pas à peu près.Quand aurons-nous un vrai parti politique humain qui s\u2019occupera vraiment de nous en tant qu\u2019individus, en tant que Québécois et qui s\u2019occupera une fois pour toutes de nos services essentiels?Arrêtez de dépenser à qui mieux mieux! C\u2019est effrayant de constater combien nous pouvons être naïfs de nous laisser prendre comme cela! On mord à l\u2019hameçon et on croit aux promesses qui ne se réaliseront pas.Ce gouvernement rit de nous en pleine face.Alors, réveillons-nous! Merci beaucoup! Je vous aime tous! De votre camelot préféré.L'ITINERAIRE 43 1sr juillet 2010 MA FRIPERIE Il DANIEL TOUCHETTE II Camelot, Jarry/Lajeunesse En avril 1999, j\u2019ai entrepris des démarches pour prendre ma vie en main.J\u2019avais un rêve, une passion : recycler des vêtements et partir une friperie.J\u2019ai donc commencé à ramasser linge et souliers, manteaux de fourrure et sacs à main, matériel, livres de mode, patrons et fil à coudre, etc.J\u2019ai essayé d\u2019avoir des subventions gouvernementales du Québec et je suis allé à des réunions, mais c\u2019était trop compliqué.J\u2019avais même trouvé le nom de la boutique qui aurait très bien été avec son style.Je croyais vraiment à cette belle aventure, car je suis passionné à l\u2019idée d\u2019aider les femmes à être uniques et bien habillées.En juin 1999, j\u2019ai eu un accident en auto avec des amis.Je me suis fait une entorse cervicale et lombaire et une hernie dans le bas du dos.Quelque temps après, un beau matin, je me suis levé et ma jambe et mon pied gauches étaient tout engourdis et enflés.Je suis allé d\u2019urgence à l\u2019hôpital de Sainte-Agathe-des-Monts.On m\u2019a dit que ma guérison prendrait de six mois à quatre ans.J\u2019ai gagné le gros lot de quatre ans.Une infirmière est venue tous les jours changer le pansement qui partait de mes orteils pour se rendre au bas de mon genou.Changement aux quatre jours pendant deux autres années.Mais mon idée de friperie était encore là.Le financement aurait même été plus facile, mais l\u2019assurance de la SAAQn\u2019a pas approuvé ce dossier et, aujourd\u2019hui, la cause est encore devant les tribunaux.Le rêve et la passion que j\u2019ai eus du commerce .1 ' ' 1 1\t1.1 .\u2022 \u2022) \u2022 1 HAPPY CANADA DAY EVERYBODY // BILL ECONOMOU // Camelot, marché Atwater This year, Canada is celebrating its 143rd birthday.Canada became a nation on July 1st, 1867 consisting of four provinces: New Brunswick, Nova Scotia, Ontario and Quebec.However, July 1st only became a statutory holiday in 1879 and it was called Dominion Day until 1982.The following year it was called Canada Day.It began to be lavishly celebrated from 1967, during the country\u2019s centennial anniversary.I\u2019ve been a few times to the Canada Day celebrations in Ottawa.My first time was on July 1st, 1992, when Canada was celebrating its 125th birthday and it felt great to be in Ottawa.I saw planes flying over Parliament Hill and Queen Elizabeth was in one of the cars only a few feet away from me.Later, I walked over Alexandra Bridge to Hull, Quebec and went to the Canadian Museum of Civilization.I stayed in Ottawa the remainder of the day and slept over in a hotel.My next visits to Ottawa were in 1997, 2001 and 2004.During the 2001 visit, I saw the different statues of former Canadian politicians near Parliament Hill such as: John George Diefenbaker, Sir George-Etienne Cartier and George Brown.On my next visit in 2004, I went to see the Canadian Aviation Museum.I\u2019ve also seen the Canada Day parade on Ste.Catherine Street in Montreal.The best place to celebrate Canada Day is in Ottawa.44 L'ITINÉRAIRE JE FAIS DE MON MIEUX // KATTY D\u2019AMOURS // Camelot, Ontario-Pie IX Il y a un mois, j\u2019ai lu dans La Presse et le Journal de Montréal que Santé Canada avait mené une enquête sur les problèmes immunitaires.Ce ministère précisait que beaucoup de gens qui avaient pris ou prenaient du crack étaient particulièrement affectés en raison du bicarbonate de soude, de la poudre à rat, des nettoyants et autres que l\u2019on retrouve dans la drogue.C\u2019est pour cela que le monde n\u2019a plus de système immunitaire et qu\u2019il a de la difficulté à combattre les infections.Les consommateurs de crack manquent de globules blancs.Cela m\u2019est arrivé! Je prends du crack depuis 20 ans.Je suis allée à l\u2019hôpital en raison d\u2019une infection au pied.On a fait une prise de sang.J\u2019ai dû rester à l\u2019hôpital pendant une semaine et on m\u2019a bourrée d\u2019antibiotiques.J\u2019ai connu une jeune fille qui a eu le même problème que moi.Son doigt infecté a dû être amputé.J\u2019ai arrêté de consommer à cause de ma santé.Je n\u2019ai pas le choix! J\u2019ai un suivi à Dollard-Cormier et j\u2019aime bien les intervenants.Maintenant, je fais de mon mieux.Je vous encourage à persévérer face à votre problème de consommation, même si vous faites une rechute.Il faut toujours espérer et ne pas se décourager.Il y a des miracles pour tout le monde.Je crois qu\u2019il faut se pardonner et ne pas s\u2019en vouloir.Et faites-le pour vous! Je vous souhaite un bel été ensoleillé! Gardez le sourire! IL Y A DES MIRACLES POUR TOUT LE MONDE.JE CROIS QU\u2019IL FAUT SE PARDONNER ET NE PAS S\u2019EN VOULOIR.LA RIVIERE Il PIERRE-ACHILLE ST-LOUIS II Camelot, Saint-André/Roy L\u2019aurore apparut en splendeur et couvrit la terre d\u2019un tapis de chaleur somptueux.Le géant s\u2019éveilla, se mit à genoux et dit une prière avec ferveur.Il aperçut un brouillard qui couvrit la rivière.Il fallait qu\u2019il attende que la brume se déplace avant de commencer son boulot quotidien.Il entendait les gémissements et les cris de joie et de tristesse émanant de l\u2019eau.Un vent doux, et le brouillard s\u2019évapora, démontrant des milliers d\u2019êtres confus.Cette rivière était étonnante et elle s\u2019étirait au bout de l\u2019horizon.A ses pieds, le géant perçut un petit homme délabré qui se débattait comme un pendu.Il le saisit et le déposa tendrement sur la rive, le réchauffant avec sa grosse main.«Eh! Un peu de compassion! J\u2019ai mal tout partout et je suis gelé», dit-il au géant.«Aimerais-tu retourner à la rivière?», lança ce dernier.«Non, non, non, ce n\u2019est pas ça que je voulais dire.Je me sens fébrile! Il me semble que j\u2019ai nagé contre le courant toute ma vie.Pourquoi m\u2019as-tu sauvé parmi des milliers de souffrants?» «J\u2019ai senti ta persévérance et ton amour», répliqua le géant.«Sais-tu combien d\u2019êtres j\u2019ai essayé d\u2019aider dans cette rivière?Il y en a qui s\u2019en sont sortis.Il y en avait qui ne voulaient rien savoir.Il y avait ceux qui m\u2019aimaient et ceux que je n\u2019ai jamais revus après leur départ.Je ne sais pas s\u2019ils sont morts ou vivants.Mon conseil, pour toi, c\u2019est de regarder en avant et de persévérer dans tes démarches.Avec un peu de patience et de foi, les choses se placeront parfaitement.» Pour la première fois de sa vie, le jeune homme se sentait confiant et plein de joie.Il embrassa le gros pouce du géant et se mit à courir pattes aux fesses.Le géant lui cria : «Eh! Jeune homme, n\u2019oublie pas! Si jamais tu as besoin de moi dans ta vie, je suis juste autour du coin.» Le jeune homme s\u2019arrêta, se tourna avec un grand sourire et se lança dans le soleil.L'ITINERAIRE 45 HORIZONTAL VERTICAL 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12\t13 14 15 1.\tÉtudes des isgnes des conditions, des causes et de la nature de la mort / Pronom personnel.2.\tPrénom masculin / Elle fût découverte par Herschel en 1781.3.\tExtinction de la douleur / Rongeais lentement.4.\tPerdre ses forces (s\u2019) / Séparation de deux éléments d\u2019un mot / Ville des Pays-Bas.5.\tLac de Lombardie / Mois / Fabuliste grec.6.\tRicané / Glande abdominale située chez l\u2019homme en arrière de l\u2019estomac / Adj.Poss.7.\tOmbellifère vénéneuse, croissant dans les endroits humides / Action de se détourner de sa ligne de conduite.8.\tStrontium / Titane / Il est apellé usuellement rat palmiste.9.\tDoctrine qui affirme l'existence personnelle et unique de Dieu / Ville d\u2019Italie.10.\tFrappera violemment à coups répétés / Couvert de petites saillies arrondies ayant la forme de grains / Opus.11.\tÉpoque / Orient / Commune du Morbihan / Note.1 2.Se fait à la poste / Donna les couleurs de l\u2019arc-en-ciel / Nombre premier.13.\tChagrin, tristesse/ Chef-lieu de canton de la Côte d'or (.-sur-Tille) / Acide aminé indispensable à la croissance.14.\tEn construction, barre reliant les pannes entre elles pour prévenir le flambage / Interjection / Que l\u2019on doit.15.\tPron.Pers.de la 3ème personne / Causé par les traitements médicaux ou les médicaments, en parlant d'une maladie, d\u2019un accident morbide / Scandium.6 '\t7 8 Qui a le bec fin et pointu, en parlant d\u2019un passereau / Ride.Employé chargé du service dans les assemblés, les administrations /Doigt du pied.Mandataire représentant les parties auprès du tribunal de commerce / Carnage.Atteints de troubles psychiques, en général / Sur la croix.Recueil de bons mots / Elle conduit des ânes / École nationale d\u2019administration.Oui fait naître un désir, une envie / Ville de Roumanie / Sert à lier.Défiguré, blessé / Mise en ordres des informations.Pris connaissance du contenu d\u2019un texte / Rivière née dans le Perche / Magnésium / Las d'Italie.9.\tPour vanger la mort de son père, il tua sa mère et l\u2019amant de celle-ci / Vin blanc sec / Mercure.10.\tMet à l\u2019abri, en sûreté / Table de boucher.11.\tDéesse marine, épouse d\u2019Athamas / Alcaloïde de la fève de Calabar / Unité monétaire du Japon.12.\tRoi de France qui défendit Paris contre les normands en 886 / Nuage.13.\tQui relève d\u2019une perversion qui associe des pulsions sadiques et masochistes / Repaires de bandits.14.\tVille de Belgique (en néerlandais) / Côté d\u2019un navire qui se trouve frappé par le vent / Dévêtus.15.\tQui manifeste une grande fatigue physique / Supplice qui consistait à hisser le condamné à une certaine hauteur, puis à le laisser tomber au bout d\u2019un cable.Conception : Gaston Pipon à I % O\tS\t\t3\tN\t3\t0\tO\ty\t1\tV\t1\tUÏ\t\ti \tn\ta\t\t3\t\tH\t3\t\t3\tN\ty\t3\t1\ti 3\tN\ti\ts\tÀ\t1\t\tS\t\t\t3\tN\t1\t3\td a\t\tN\tn\t\tV\tS\t1\ty\t1\t\t1\ty\t1\t V\t3\t\ti\t3\t1\t3\t\ti\tS\t3\t\t3\ty\t3 d\tO\t\tn\tN\t3\ty\t0\t\tV\ty\t3\tn\t0\ty V\t1\t0\tIAI\t1\t\t3\tIAI\ts\t1\t3\tH\ti\t\ti y\t\ts\tn\ty\t\tX\t\t3\t\t1\t1\t\ty\ts i\ty\tV\t0\t3\t\t\t3\tH\t1\tN\tV\tN\t3\t0 s\t3\tIAI\t\ts\tV\t3\ty\t0\tN\tV\td\t\ti\ty 3\td\tO\ts\t3\t\t1\tn\tO\tV\t\tO\t3\ts\ti \t3\ta\t3\t\t3\ts\t3\tIAI\t1\t\ty\t3\ts\tn S\t1\tV\ta\tO\ty\t9\t¦\tv\tN\tV\tA\ty\t1\tN V\t\ts\tn\tN\tV\tU\tn\t1\t3\tN\t3\t0\tn\t3 1\t\t\t3\t1\tO\tO\t\tO\t1\tV\tN\tV\tH\ti Bénéficiaire de la Sécurité du revenu : Acquérir de l'expérience en milieu de travail, briser l'isolement Programmes Devenir et Interagir L'Itinéraire a 38 places en insertion sociale sur des programmes : DEVENIR : d'une durée de un an, non renouvelable / INTERAGIR : d'une durée de un an, renouvelable Conditions : de 10h à 20h/semaine/ Rémunération : 130$ par mois plus le transport Postes offerts : préposé(e) à l'entretien ménager, aide-cuisinier(ère), préposé(e) à la plonge, préposé(e) à la distribution du journal, assistant de production de la vidéo, secrétariat Information : Jocelyne Sénécal, (514) 525-5747, poste 230 46 L'ITINÉRAIRE 1er juillet 2010 if MÎ Mî MOrmti \\JSltB PVW lfeufe oun^lt / .¦/¦'*'t.\\ 4 :®$n* y,.-¦¦.\t¦«\u201c taw*-' '.V ^CÎ)Æ VL\tVit- i.-¦.'¦-¦ ¦¦ ' u SfX 6 lundis à compter du 12 juillet Écotrip ; la webtélé durable est une webséne dont le contenu des épisodes s'adresse directement aux jeunes locataires et propriétaires de 114e de Montréal et d'autres milieux urbains âgés de 16 à 35 ans.Elle vise à offrir un éventail de solutions écoresponsables aux jeunes adultes québécois, le tout dans une atmosphère festive et estivale.www.ecotrip.qc.ca DrsjnrdïnH Uhn dki-Wool-R*>vjI équiterre y* ¦ri ALTERNATIVE \u2014cumul\u2014 LA DIFFERENCE EST FRAPPANTE LE GOÛT D'UN FRAPPÉ Â BASE DE VRAI ESPRESSO VAN HOUTTE ESPRESSOCHQCÛLAT plus taxes AFÈ-8ISTR0 Visitez le www.vanhoutte.com pour localiser te café-bistro la plus près de chez vous."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.