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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
vendredi 1 octobre 2010
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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Références

L'itinéraire, 2010, Collections de BAnQ.

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[" LULU H SE PAIE LA un dollar revient au camelot ! / Volume XVII, n 19 Montréal.1er octobre 2010 ZOOM CAMELOT Daniel Richer SANTE Urgences en région AS IEN La pauvreté et ses trésors MINI COOPER S Void MINI Connected, un de?éléments tu> notre nouvel ensenib*© technologique exclusif qui place U comrnuntcailonenfte vous et vot'd MINI dans une classe à part.Avec des fonctions novatrices comme la radio Web.les fils de nouvelles et l'accès 4 vos fuseau* socauaf lovons a même Ses contrôles de ta voiture, c \u2018est la meilleure criose oui ne son jiimois arrivée sur la route, du moins depuis la MINI Pour en savoir plus, visitez MINl.ca TOUJOURS MINI èï)ec '^\"VD,NEft/S0UKR £S|SENTE rfJJECARTEAU CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE UNE CARTE-REPAS donne droit à un repas complet au Café L\u2019Itinéraire ¦CA ¦WWW.ITINERa,rf DON DE CARTES-REPAS COORDONNEES f Ricardo vous remercie de vos , dons en cartes-repas ^\tet félicite le travail a\tde réinsertion au Café L'Itinéraire.' F 1\t^ O Û LU GC J\u2019achète______cartes-repas à 4$ chaque =______$ O Postez-moi les cartes que je les distribue1 O Je désire que vos intervenants ou bénévoles les distribuent2 PAIEMENT O Chèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire O Visa, Master Card O M.O Mme.Prénom :\tVille : Nom :\tProvince : Fntraprisfi :\tCode Postal : Adresse :\tTéléphone : (\t) App.\tCourriel : Expiration____/ 20____ Signature : Mois Année 1\tEn vertu d\u2019une loi de Revenu Canada, les cartes achetées que vous distribuez vous-même ne sont pas admissibles au déductions fiscales.2\tVous recevrez votre reçu d\u2019impôts début janvier suivant votre don.Postez votre coupon et votre chèque au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire : 2100, BOULEVARD DE MAISONNEUVE EST, SUITE 001 MONTRÉAL (QUÉBEC) H2K 4S1 ou téléphonez à Charlotte Rougier au 514 597-0238 poste 226 RESEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINERAIRE PATRICE JOUVET Conseiller au développement des partenariats et dons patrice.jolivet@itineraire.ca DEVENEZ AMBASSADEUR DE EITINÉRAIRE ET LUTTEZ ACTIVEMENT CONTRE LA FAIM LE KIT «AMBASSADEUR» VOUS PERMET DE FAIRE CONNAÎTRE LES CARTES-REPAS.En achetant le magazine L\u2019Itinéraire, vous posez un geste concret qui touche plus de 350 camelots par année.Grâce à votre générosité, vous leur procurez un travail, une solution de rechange à la mendicité et leur permettez de se constituer un revenu pour s\u2019ancrer de nouveau à la vie.LE CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire est composé de trois secteurs répondant chacun à des besoins précis des itinérants et des personnes démunies.Tous proposent des activités dont l\u2019objectif principal est le développement social et socioprofessionnel.Le magazine L\u2019Itinéraire, un journal-école unique au Canada, est le plus connu des trois.Les Productions L\u2019Itinéraire offrent des formations en multimédia aux jeunes ayant vécu diverses difficultés.Le Café L\u2019Itinéraire, situé au 2101 de la rue Sainte-Catherine Est, à l\u2019angle de la rue De Lorimier à Montréal, est le milieu de vie du groupe L\u2019Itinéraire où se rencontrent à la fois les camelots, les intervenants psychosociaux, les bénévoles, les personnes sous contrat de réinsertion sociale, les jeunes en formation et les employés.Notre Café L\u2019Itinéraire sert chaque année plus de 40000 repas, dont 16000 grâce à la générosité de nos lecteurs et aux cartes-repas.Malgré ces efforts, la demande croît et les attentes grandissent un peu plus chaque jour.Nous ne parvenons tout simplement pas à nourrir tout le monde et il y a urgence! VOUS POUVEZ FAIRE PLUS! Vous connaissez déjà notre concept des cartes-repas.Vous savez que chaque don de 4 $ à L\u2019Itinéraire donne accès à un repas complet gratuit pour une personne défavorisée au Café L\u2019Itinéraire.Depuis la création des cartes-repas par L\u2019Itinéraire, des milliers de sans-abri et de personnes pauvres ont trouvé un repas, mais aussi du soutien psychologique, de l\u2019aide au logement, de la chaleur humaine pour briser l\u2019isolement tant redouté, etc.Les cartes-repas sont donc bien plus que de simples coupons échangeables contre de la nourriture.C\u2019est une vraie chance de réinsertion sociale et socioprofessionnelle.Chaque détenteur d\u2019une carte-repas poussant la porte du Café L\u2019Itinéraire sera pris en charge par nos équipes afin de trouver une solution individuelle pour le sortir de la misère.COMMENT DEVENIR AMBASSADEUR?En devenant «ambassadeur» de L\u2019Itinéraire et des cartes-repas, vous faites une différence en menant une levée de fonds auprès de vos collègues de bureau, vos clients, vos amis, votre famille.Nous avons préparé un kit promotionnel qui vous permettra de faire connaître notre concept et de vendre des cartes-repas.Vous savez qu\u2019un don en cartes-repas est concret.Que chaque 4$ donnés équivaut à un repas servi gratuitement au Café L\u2019Itinéraire à un itinérant, homme ou femme, jeunes et moins jeunes.Les cartes-repas de L\u2019Itinéraire leur permettent de se rattacher à la vie, jour après jour, repas après repas.Par exemple, si 25 personnes de votre entourage achètent chacune 5 cartes-repas, 125 repas seront servis grâce à vous à des personnes dans le besoin.POUR OBTENIR LE KIT «AMBASSADEUR DES CARTES-REPAS» contactez Patrice Jolivet au 514-597-0238 poste 237 ou par courriel à patrice.jolivet@itineraire.ca.POUR EFFECTUER UN DON EN LIGNE : ou vous informer sur le Groupe L\u2019Itinéraire, consultez le www.itineraire.ca MERCI DE VOTRE SOLIDARITÉ.L'ITINÉRAIRE 9 1 ®r octobre 2010 LE FONDS PIERRE-PELADEAU SOUTIENT LA CULTURE ET LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE PATRICE JOUVET Conseiller au développement des partenariats et dons patrice.jolivet@itineraire.ca DE GAUCHE À DROITE : SYLVIE CORDEAU, VICE-PRÉSIDENTE, COMMUNICATIONS QUEBECOR MÉDIA, PIERRE KARL PÉLADEAU, PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION DE QUEBECOR INC., JOCELYN ANN CAMPBELL, CONSEILLÈRE ASSOCIÉE AU DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET COMMUNAUTAIRE ET À LA FAMILLE À LA VILLE DE MONTRÉAL ET SERGE LAREAULT, ÉDITEUR ET DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L\u2019ITINÉRAIRE.Publiée pour la cinquième année consécutive, l\u2019édition 2009 du bilan culturel du Fonds Pierre-Péladeau présente l\u2019ensemble des engagements majeurs de Québécor inc.et de ses filiales dans les domaines de la culture et de la philanthropie au Québec.Le document présente un portrait fidèle de l\u2019ensemble des activités, programmes et initiatives mis de l\u2019avant en 2009 par toutes les composantes de l\u2019entreprise afin d\u2019encourager l\u2019expression et le rayonnement du talent québécois et de mettre en valeur le patrimoine culturel du Québec.Parmi les faits saillants de l\u2019année 2009 placée sous le signe de la création, à retenir : la constante volonté de Québécor Media et de ses filiales de diffuser de la production culturelle québécoise.Le Groupe TVA a notamment consacré 124,5 millions de dollars au développement ou à l\u2019achat de contenus canadiens provenant en majeure partie du Québec.Groupe Livre Québécor Media a également contribué en 2009 à faire connaître trois auteures issues des communautés culturelles à l\u2019avenir prometteur (Kim Thùy avec RU, Djemila Benhabib avec Ma vie à contre-Coran et Olivia Tapiero pour Les murs).Cet investissement de Québécor inc.en faveur de la diversité culturelle québécoise s\u2019est aussi traduit dans la musique et le cinéma à travers le Groupe Archambault et TVA Films dont de nombreuses productions se sont retrouvées sur le devant de la scène (le film Dédé, à travers les brumes de Jean-Philippe Duval a récolté quatre prix Jutra en 2010).À noter également les alliances solides de Québécor avec plus de 300 organismes québécois à but non lucratif, dont plus d\u2019un tiers sont des acteurs dynamiques et imaginatifs du milieu culturel.Québécor a également démontré un engagement social exceptionnel avec l\u2019initiative Solidarité avec Haïti (500000$ de dons et 60000 heures de conversations téléphoniques gratuites vers Haïti).Notons également d\u2019autres engagements : la Fondation pour l\u2019alphabétisation (don de 40 000 $ en livres), la Fondation René-Lévesque (conception, réalisation et mise en ligne du site Internet pour la fondation).Québécor et ses filiales Vidéotron et Publications TVA appuient également le Groupe L\u2019Itinéraire depuis 1997 par des rabais sur les coûts d\u2019impression du magazine L\u2019Itinéraire et des services Internet.L\u2019entreprise a été un partenaire de développement important dans des années parfois difficiles.Abonnezl Street P-iptrs Tous les jours, partout à travers le monde, les camelots des journaux de rue sont au rendez-vous à leur emplacement désigné pour vendre leur journal ou magazine à leur clientèle.Dans les rues commerçantes animées, en dehors des centres commerciaux ou en face des immeubles à bureaux, des hôpitaux, des universités, des terrains de sport ou des gares, ils sont là à gagner leur vie, beau temps, mauvais temps.L\u2019IMPACT DES JOURNAUX DE RUE Dans le cadre de la Journée internationale pour l\u2019élimination de la pauvreté le 17 octobre, l\u2019INSP a publié les résultats de sa dernière étude concernant l\u2019impact des journaux de rue sur la pauvreté et l\u2019élimination de l\u2019itinérance.La recherche montre qu\u2019en 2009, 71% des journaux de rue ont aidé leurs camelots à sortir de leur situation d\u2019itinérance et à progresser dans les différentes sphères de leur réinsertion sociale.En plus de leur fournir un revenu, le bien-être des vendeurs a été amélioré dans 84% des cas et leur confiance en soi a augmenté dans 90% des cas.De plus, un quart des journaux ont participé au changement des politiques sur le logement et l\u2019itinérance dans leur ville ou leur région.BRISER LES BARRIÈRES La relation entre les lecteurs et leur journal est unique.D\u2019après l\u2019étude de 2009 de l\u2019INSP, 80% des journaux de rue ont sensibilisé leur lectorat grâce à l\u2019interaction avec les camelots et le contenu du magazine.Des articles sur l\u2019injustice sociale et la lutte contre l\u2019itinérance ont été publiés en Amérique du Nord ainsi qu\u2019en Europe, tandis que des questions briseuses de tabous comme le VIH/ Sida et les droits des femmes et des homosexuels ont contribué à faire tomber les barrières sociales à travers l\u2019Afrique.Des entrevues avec des célébrités et d\u2019autres personnalités publiques ont augmenté les ventes de journaux de rue de l\u2019Australie jusqu\u2019en Amérique latine. L\u2019ALLOCATION-LOGEMENT DÉSUÈTE CÉLINE SADAY IV Malgré l\u2019accessibilité accrue du programme de l\u2019allocation-logement, les montants versés aux familles et aux personnes de plus de 55 ans à faible revenu n\u2019augmentent pas.Derrière la fausse bonne mesure, cette aide financière rejoint de moins en moins les besoins de la population.Prestataire de l\u2019allocation-logement depuis trois ans, Andrea touche la somme maximale de 80$ par mois pour faire face aux 484$ de loyer du studio insalubre quelle partage avec son adolescent.À 45 ans, cette mère divorcée ignorait l\u2019existence de cette aide accordée selon des seuils de revenus et de loyer précis.Comme Andrea, beaucoup de personnes admissibles passent à côté de l\u2019information.Malgré le travail des organisateurs communautaires, la publicité gouvernementale reste le chaînon manquant.«Peu de gens connaissent cette aide et le feuillet d\u2019explication ne contient même pas de formulaire», explique Gaétan Roberge, du comité de logement de Ville-Marie, qui aide chaque année les ménages à renouveler leur demande.«À 14 ANS, MON FILS MÉRITE MIEUX QUE DE PARTAGER DES LITS SUPERPOSÉS AVEC SA MÈRE, VOUS NE CROYEZ PAS?» \u2014 Andrea, prestataire de l\u2019allocation-logement MOINS DE BÉNÉFICIAIRES Créée en 1997, au plus fort de la crise du logement, l\u2019allocation-logement vient en aide aux ménages à revenu modeste, souvent prestataires de la sécurité du revenu et qui se logent dans le marché locatif privé.Bien que les familles et les conjoints de plus de 55 ans jouissent d'une plus grande admissibilité depuis 2007, les montants accordés restent les mêmes pour toutes les catégories de ménage, malgré les hausses de loyer.Année après année, de subtils calculs laissent pour compte des bénéficiaires dont les revenus et le loyer ne correspondent plus au seuil d\u2019attribution.Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) estime à près de 14 000 le nombre de ménages injustement privés de cette aide au cours des deux dernières années, en 2008 et 2009, alors que la crise économique sévissait et que la demande d\u2019aide aurait dû être plus importante.PLUS D\u2019ÉCONOMIE POUR L\u2019ÉTAT Tous s\u2019accordent sur la désuétude du programme sauf un, André Filion, vice-président des Affaires publiques et de l\u2019administration à la Société d\u2019habitation du Québec, qui déclarait le mois dernier au quotidien Le Devoir : «Non seulement la pauvreté recule, mais 90% des gens admissibles profitent du programme.» «Démagogie!» répond Gaétan Roberge, pour qui les montants insuffisants n\u2019aident ni à régler les problèmes de logement, ni à sortir les personnes de la précarité.L\u2019organisateur communautaire plaide davantage pour trois mesures durables : le contrôle du marché locatif privé, la hausse de la construction de logements sociaux et la baisse des seuils d\u2019attribution de l\u2019allocation-logement.Côté finances, le coordonnateur du FRAPRU, François Saillant, pointe du doigt le budget annuel du programme d\u2019allocation-logement, qui est passé de 102 à 75 millions de dollars entre 1998 et 2009.«Ne s\u2019agit-il pas là d\u2019une compression budgétaire déguisée faite sur le dos des plus mal pris de la société?» s\u2019interroge-t-il.UNE PLUS GRANDE PRÉCARITÉ Avec un revenu annuel de 6700$, Andrea ne doit pas payer plus de 576$ de loyer pour conserver son allocation-logement.Inscrite depuis dix ans sur la liste d\u2019attente des habitations à loyer modique, elle vient de contester la récente hausse de quinze dollars de son loyer devant la Régie du logement.«Mon rêve, c\u2019est d\u2019offrir une chambre à mon fils.À 14 ans, il mérite mieux que de partager des lits superposés avec sa mère, vous ne croyez pas?» SOURCE : SOCIÉTÉ D\u2019HABITATION DU QUÉBEC des personnes est âgée de 55 ans ou plus et aux familles à faible revenu avec au moins un enfant à charge.Le montant maximal est de 80$, tandis que la moyenne tourne autour de 55 $.POUR QUI?L\u2019allocation-logement s'adresse aux personnes seules âgées de 55 ans ou PHOTO : DREAMSTIME/KHAMIDULIN L'ITINÉRAIRE 13 1 ®r octobre 2010 pT ' ^ v\u2019n 111 1 j.Up Hull.'.I ill ^^ijLl.SI?VI / MES MMHtS i iJ{IHA1iilKf S\\|S| Ji»i ftl 1 I 'M| I \\ Ml W Ml I W i H TLU .11 I ¦ i ' 11' I ''i 1 11 I f 17 jh ful'iv Vu-* : r-'ihiiii iili mi.Ip cidhnikujkip ¦mI pm ! .1 Lii .Li MÉip I'lisir iL finihfi i1 Mil in i.imp 'ltj-i: idcuim dliim ii i ¦ ) i\" ' if» M nvinm SiFmi fi |.i\u2018Jll ndiilm1 1\t.-.-I- mi luilli- -Jr I -p.r-iu ¦ in Vljlt -1111.|¦-nrr£ f itiIfff I ¦ .mi'll r.tiffin ¦ I¦ ¦ fptfjn S II.I.1-' I S\u201d7 h72 W! IT h A;4n fT|t ¦ j i.iSih|J li iLii'p lïfcïM Wl Devien( cmwelot FAIS UN BOUT DE CHEMIN AVEC NOUS » II Aucun horaire imposé, ni de nombre d\u2019heures définies pour travailler.Possibilité d\u2019écrire pour le magazine et d\u2019avoir de l\u2019aide professionnelle, des services psychosociaux, des repas complets au Café L\u2019Itinéraire ou même un meilleur logement.UN BON MOYEN D\u2019AUGMENTER TES REVENUS ET DE VAINCRE TA FAIM! Présente-toi préférablement entre 10 h et 13 h au Café L\u2019Itinéraire 2101, Ste-Catherine Est (coin de Lorimier, à deux pas du métro Papineau) et demande la distribution INFOS : 514 525-5747, poste 239 WWW.ITINERAIRE.CA A LA UN .v N LULU HUGHES SE PAIE TRAITE JOSEE LOUISE TREMBLAY Journaliste de rue www.joseelouise.com Débordante d\u2019énergie, Lulu Hughes aime ruer dans les brancards.Avec elle, dehors le conformisme! Sa voix puissante et sa rage de vivre l\u2019ont poussée à suivre des chemins artistiques peu fréquentés et moins lucratifs.La chanteuse est également sensible au sort des sans-abri, car elle participe régulièrement au Show du Refuge et a été porte-parole d\u2019un centre pour femmes itinérantes.Ayant incarné Marie-Jeanne dans l\u2019opéra rock Starmania en 1999, la «fille de gang» revient en force avec son plus récent album Lulu Hughes and the Montreal AU City Big Band.suite page 16 f L\u2019ITINÉRAIRE 1er octobre 2010 suite 'de la page 15 Depuis ses débuts, la chanteuse rêvait de jouer avec un big band.Cette occasion s\u2019est présentée il y a trois ans, lorsque Christian Morissette, trompettiste et professeur à l\u2019Université McGill, lui a demandé de participer au spectacle de fin d\u2019année de ses étudiants.Cette expérience a été des plus inspirantes et la chanteuse a eu envie de continuer à travailler avec ces 20 musiciens émergents.En 2007, Lulu s\u2019est retrouvée avec son bigband sur la grande scène du Festival international de Jazz de Montréal.Forts de leur expérience, les protagonistes se sont attelés à la tâche d\u2019enregistrer Lulu Hughes and the Montreal All City Big Band.Fa passion de ces jeunes musiciens s\u2019accorde parfaitement avec celle de l\u2019artiste de 43 ans.«Ce sont les meilleurs musiciens des universités de Montréal.Je sens qu\u2019on est au même niveau de passion musicale, même si j\u2019ai davantage d\u2019expérience qu\u2019eux.Quand on fait un show, ils sont excités comme moi», dit-elle.Aucun doute, la musique lui brûle encore les entrailles.Avec Lulu Hughes and the Montreal All City Big Band, la chanteuse se paie la traite.Cet album revisite des chansons du répertoire R&B et des classiques rock.«Je suis une fan finie de Fed Zeppelin», dit-elle.Fes choix musicaux ont été faits en fonction des préférences de l\u2019artiste et ça se sent.Fes arrangements musicaux, créés par Fulu, en collaboration avec Nicolas Godbout, sont des plus inattendus.«ON DIRAIT QU'IL NE FAUT PAS TROP QU\u2019ON DÉRANGE LES GENS.MOI, J\u2019AIME ÇA ME FAIRE DÉRANGER DE TEMPS EN TEMPS ET QUE L\u2019ART FESSE DEDANS!» - Lulu Hughes DEBOUT LES PARESSEUX! F\u2019artiste se désole de la mollesse généralisée et est nostalgique du son des années 1960.«Dans ce temps-là, la musique rentrait dedans; aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019inverse.On dirait qu'il ne faut pas trop qu\u2019on dérange les gens.Moi, j\u2019aime ça me faire déranger de temps en temps et que l\u2019art fesse dedans! Quand c\u2019est mou ça ne m\u2019attire pas.» Selon elle, nous vivons une période aseptisée.«C\u2019est la facilité qui domine, en faire le moins possible pour en avoir le plus possible», dit-elle.Fa chanteuse réagit fortement au manque de responsabilité civile de la population en général.«J\u2019entends souvent \u201cMoi, je paie mes taxes; ne me dérangez pas dans mon confort.Je mets un gouvernement en place pour qu\u2019il prenne des décisions pour moi, ne m\u2019en demandez pas davantage.\u201d Fa question que je me pose c\u2019est : \u201cT\u2019es responsable de quoi-là?\u201d J\u2019appelle ça l\u2019ère de la grande paresse.Ça ne veut pas trop bouger, réfléchir ou changer.» Elle plaint les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui.«Je suis contente d\u2019avoir vécu mon adolescence à la fin des années 1970, début 1980.À 18 ans, j\u2019en avais des choses à dire.Je voulais être moi, faire mes affaires toute seule et je ne voulais pas que l\u2019on m\u2019aide.J\u2019avais une rage de vivre.Je trouve que les gens de ma génération sont encore comme ça.» Selon Fulu, la musique reflétait la période post hippie.«Fes artistes étaient des plus excentriques.C\u2019était à celui ou celle qui ressortait le plus des autres, qui avait l\u2019idée la plus folle.Aujourd\u2019hui, c\u2019est l\u2019inverse.Ils ou elles sont tous sur le même modèle», précise-t-elle.Fe plus désolant pour Fulu est l\u2019uniformisation qui domine actuellement.«Fes filles sont hyper sexy, botoxées, avec de faux seins.Fa société ne glorifie plus la différence individuelle.Ce que l\u2019on glorifie, c\u2019est d\u2019être pareil à la masse.Fa norme, personnellement, ça me dérange», s\u2019enflamme-t-elle.Pour la chanteuse, nous sommes des individus différents les uns des autres.«Si chaque individu n\u2019arrive pas à être unique, il ne peut pas être productif pour la société.Pour être bien ensemble, nous devons être des individus à part entière, sinon nous devenons malheureux, paresseux et improductifs.» «LA NORME,PERSONNELLEMENT, ÇA ME DÉRANGE» - Lulu Hughes REBONDIR Après la tournée européenne du spectacle Starmania en 2002, la chanteuse a enregistré un premier album éponyme, récoltant deux nominations au gala de l\u2019ADISQen 2003, dans les catégories Meilleure artiste féminine et Révélation de l\u2019année.Malheureusement, son dernier album sorti en 16 UrtlNERAIRE 2006 n\u2019a pas eu la visibilité espérée, car la compagnie de disques avec laquelle elle travaillait alors a fait faillite.«Ça été un coup dur.C\u2019est comme si j\u2019avais mis deux ans de travail à la poubelle», dit-elle un peu amère.Par contre, cette épreuve lui a fait prendre conscience que la vie ne s\u2019arrêtait pas avec un projet qui ne fonctionne pas.«Je suis partie en voyage en Europe avec une copine, c\u2019est là que j\u2019ai rencontré mon mari», ajoute-t-elle les yeux amoureux.Forsqu\u2019elle a choisi de vivre en partie en Allemagne, elle a dû cesser ses activités auprès de l\u2019organisme Chez Doris.Fulu Hughes s\u2019est engagée auprès des femmes itinérantes en étant porte-parole de ce refuge de 2006 à 2009.Selon elle, il est plus difficile pour une femme d\u2019être itinérante que pour un homme.«Je me suis rendue compte de la réalité de ces femmes en visitant la maison Chez Doris.J\u2019ai fait plusieurs spectacles de Noël et j\u2019ai vu que la majeure partie d\u2019entre elles ne paraissaient pas itinérantes.Elles doivent se cacher et en plus, c\u2019est mal vu.Dans les familles, si y\u2019a une matante qui est itinérante, ça devient tabou; si c\u2019est un mononcle, on dirait que c\u2019est moins grave.On ne devrait pas accepter qu\u2019il y ait des itinérants, mais on dirait que si t\u2019es un gars, c\u2019est moins pire.C\u2019est quoi ça?C\u2019est complètement ridicule», s\u2019insurge-t-elle.Fa chanteuse participe chaque année au Show du Refuge.Ce spectacle est important pour son ami Dan Bigras et pour la cause des jeunes sans-abri.1 ®r octobre 2010 Même si elle n\u2019est pas millionnaire, Lulu se sent parfois mal de posséder ce quelle a.«J\u2019en ai eu des années difficiles.J\u2019en ai eu des moments où je n\u2019étais pas certaine de pouvoir payer mon loyer.On ne sait pas ce que la vie nous réserve.Je suis quand même mal à l\u2019aise de voir le malheur des autres.Alors tant mieux si je peux faire quelque chose», ajoute la nouvelle maman d'une petite fille de cinq mois.Faisant régulièrement la navette entre Hambourg, où vivent son mari et sa belle-fille, et la rive sud de Montréal, la chanteuse s\u2019est intéressée de près au phénomène de l\u2019itinérance en Allemagne.«Une ville comme Hambourg compte 1,6 million de personnes et je n\u2019ai vu aucune personne âgée itinérante.Si on compare à ici, la différence est flagrante.De nombreux programmes sociaux soutiennent les personnes avant qu\u2019elles ne se retrouvent à la rue.C\u2019est pratiquement impossible de se retrouver à la rue parce que tu n\u2019as pas d\u2019argent.Les seuls sont des jeunes qui ont choisi de vivre en marge de la société.Ici, c\u2019est souvent les circonstances qui mettent le monde à la rue.» En tant qu\u2019artiste, Lulu Hughes a choisi un chemin qui n\u2019était pas le plus fréquenté ni le plus lucratif.Elle a décidé de faire ce métier à sa façon et de se tenir le plus possible à l\u2019écart des tapis rouges.«Je n\u2019aime pas les lancements de disques ni les premières.Mes amis artistes le savent et ne m\u2019invitent plus, parce que de toute façon je n\u2019irai pas.Je n\u2019aime pas ça.Mettons que ça n\u2019a peut-être pas aidé ma carrière, mais je préfère découvrir le nouveau disque de mon chum Dan [Bigras] dans mon salon que de l\u2019écouter lors d\u2019un lancement», dit-elle blagueuse.WWW.STAR.CA/LULU WWW.MYSPACE.COM/LULUHUGHES PHOTOS : ÉRIC CARRIÈRE ! UNIQUE CENTRE D'INFORMATION CULTURELLE, OU GRAND MONTRÉAL i m ' ACHETEZ TOUS VOS SPECTACLES V EN LIGNE! ¦ rJ.8LM La 21e nuit ties sans-abri v soltdL]fiï& 1Ei OtlChDTfl WWW.LAVITBINE.COM 1710 RUE BEAUDRY, DANS LE STATIONNEMENT DU COMITÉ SOCIAL CENTRE SUD.DE 18H00 À 6H00 LE MATIN PLUSIEURS ACTIVITÉS SURPRISES DÉJEUNER DES BRAVES SERVI À 6H00 LE MATIN CiFïQUE DU £GL£li FIER PARTENAIRE DE LA NUIT DES SANS-ABRI 2010 _____ \u2019\u2019\t*** ¦ ¦ ¦ ¦\t-H\t_____ |iL\\ hfr > Jiil^r ¦-i(INiiii\tMufiitpni IM ÆSiri.U gHrtilKLiliuiitta [31r vifirtr» CULTURE JEAN-FRANÇOIS GROUOK «LE JAZZ, C\u2019EST LA LIBERTÉ» JOSÉE LOUISE TREMBLAY www.joseelouise.com Du jazz convenant à tous, autant les néophytes que les convertis?Le pianiste Jean-François Groulx a réussi cet exploit avec son septième album éponyme, avec l\u2019aide du bassiste Rich Brown et du percussionniste Paul Picard.Le multi instrumentiste se considère d\u2019abord pianiste : il propose un jazz à la fois complexe, comme l\u2019aiment les fans, en plus d\u2019être chargé demotion, pour ceux et celles n\u2019y comprenant rien, mais appréciant le genre.Depuis la fin des années 1980, Jean-François Groulx a fait sa marque sur la scène musicale québécoise.Il a exploré différents genres musicaux, comme la musique latine, classique, ainsi que la chanson.D\u2019ailleurs, il a collaboré avec Louise Forestier et Edgar Bori.Il a également signé la bande sonore du documentaire L\u2019erreur boréale de Richard Desjardins.«Le jazz, c\u2019est la liberté.C\u2019est de la création spontanée.Quand tu as goûté au jazz, tu ne peux plus t\u2019en passer», s\u2019enflamme le musicien et compositeur polyvalent.Selon Jean-François Groulx, 80% de la formation d\u2019un musicien se fait par l\u2019écoute de la musique et par la pratique d\u2019un instrument, le talent et la volonté de jouer de la musique représentant les 20% restant.Le pianiste a beaucoup écouté de musiques éclectiques et ça se sent sur cet album bien ficelé.ÊTRE MUSICIEN, C\u2019EST GÉNÉTIQUE! Le pianiste est convaincu qu\u2019il doit beaucoup l\u2019éclosion de son talent à son entourage.«Dans ma famille, trois personnes jouent de l\u2019accordéon par oreille.Je pense que leur influence dans ma vie a été très marquante», dit-il.LE PIANISTE ET COMPOSITEUR JEAN-FRANÇOIS GROULX REND LE JAZZ ACCESSIBLE À TOUTES LES OREILLES.J\u2019ai tout de suite aimé la musique de Jean-François Groulx, notamment sa rythmique vivante et inspirée.Il joue également des percussions et a composé 90% de la rythmique de ses pièces musicales.«J\u2019ai demandé à Paul [Picard] d\u2019ajouter des subtilités techniques que je n\u2019arrive pas encore à jouer», explique-t-il.Certaines pièces sont effectivement très dynamiques et dégagent une grande joie de vivre.J\u2019ai testé ce cocktail musical auprès de personnes plus attirées par le rock\u2019n\u2019roll et le heavy metal que par le jazz, et la recette de Jean-François Groulx les a confondus.Pour le pianiste, la mélodie occupe la place la plus importante dans sa création.Il l\u2019aborde avec ses tripes et non de façon mathématique.«La mélodie, c\u2019est ce qui reste dans nos oreilles.Je crois davantage en une musique qui rejoint le plus grand nombre avec des éléments accrocheurs et des airs qu\u2019on peut fredonner.Je pense que le jazz peut également être accrocheur.» D\u2019ailleurs, lorsqu\u2019il compose, Jean-François Groulx chante ses mélodies avant de les écrire.«Je me dis que si je suis capable de chanter la mélodie, ça sera plus facile à écouter et à retenir pour les gens.» C\u2019est exactement ce qui se dégage de son album éponyme.WWW.MYSPACE.COM/JEANFRANCOISGROULX PHOTO : DANIEL DUMONT L'ITINERAIRE 19 1 ®r octobre 2010 LE NUNAVIK VU DU CIEL MARIE-LISE ROUSSEAU 1.LE PHOTOGRAPHE AÉRIEN ET PILOTE MARIO FLAUBERT DÉVOILE LES BEAUTÉS DU GRAND NORD QUÉBÉCOIS DANS SON OUVRAGE NUNAVIK, QUÉBEC INCONNU.2.LE CRATÈRE DU NOUVEAU QUÉBEC, LARGE DE QUATRE KILOMÈTRES, EST LUN DES PAYSAGES LES PLUS IMPRESSIONNANTS DU NUNAVIK, SELON MARIO FLAUBERT.De longues plages de sable blanc, de l\u2019eau d\u2019un turquoise pur et des paysages paradisiaques dignes d\u2019une carte postale en provenance des Antilles.Bienvenue au Nunavik, le territoire le plus au nord du Québec, accessible par la mer seulement l\u2019été et par les airs, le reste du temps.Le photographe aérien Mario Flaubert partage les merveilles cachées de ce coin de pays bien de chez nous dans son ouvrage Nunavik, Québec inconnu.Bien que les photographies aériennes forment 80% du contenu de son livre, Mario Flaubert a tenu à mettre en valeur la culture des habitants du Nunavik.À travers la plume de divers artistes et personnalités en relation directe avec ce territoire, on découvre les pratiques traditionnelles et les fondements de la culture inuit, et ce, en trois langues : le français, l\u2019anglais et l\u2019inuktitut.«Il faut communiquer dans les mêmes langues si on veut créer des liens», explique le photographe aérien.Parmi les textes publiés dans Nunavik, Québec inconnu, on retrouve une chronique personnelle signée Elisapie Isaac, auteure, compositrice et interprète inuit qui a vécu au Nunavik jusqu\u2019à l\u2019âge de 20 ans.Son texte, qui traite du rapport à l\u2019identité culturelle, descend tout droit des airs : «Je suis toujours très inspirée quand je suis dans l\u2019avion.De haut, je regarde la terre sur laquelle mes ancêtres ont marché, c\u2019est tellement magnifique! Cette distance donne un recul non seulement physique, mais aussi spirituel.» Chloé Sainte-Marie, qui chante les textes de son plus récent album en montagnais, a aussi participé à cet ouvrage.«Mon attachement à la culture amérindienne me vient de mon amie Maggie, qui m\u2019a appris le poème en inuktitut publié dans Nunavik, Québec inconnu et les chants de gorge traditionnels.» La chanteuse se réjouit de la sortie de ce livre, qui, selon elle, permettra d\u2019alerter les consciences et l\u2019opinion publique sur les enjeux environnementaux que connait ce territoire isolé.MERVEILLES DE CHEZ NOUS «Pourquoi aller tellement loin rapporter des beautés vues du ciel, alors qu\u2019on a des paysages magnifiques chez nous?» Voilà ce qui a motivé Mario Flaubert à s\u2019envoler à deux reprises au Nunavik au printemps 2007 et à l\u2019été 2008 pour capturer les merveilles de ce territoire éloigné, après avoir parcouru l\u2019Amérique du Sud et le désert du Sahara, notamment, pour l\u2019ouvrage La Terre vue du ciel, dirigé par Yann-Arthus Bertrand.La photographie aérienne permet de voir des paysages d\u2019un point de vue inaccessible du sol.«Je pense au magnifique cratère du nouveau Québec, qui fait 4 km de large.Quand on est au-dessus de ça, on sent toute la puissance de l\u2019eau, c\u2019est incroyable! Pour pouvoir le photographier en entier, j\u2019ai dû monter jusqu\u2019à 9000 pieds d\u2019altitude, alors que normalement je suis à 1500.On ne pourrait jamais voir l\u2019ampleur et la perspective de cet endroit sans la photographie aérienne», explique Mario Flaubert.Parmi les moments forts de ses expéditions dans le Nord-du-Québec, Mario Flaubert se remémore avec passion le petit village de Tassiuaq, là où on répertorie les plus grandes marées au monde, la baie d\u2019Hudson et son eau turquoise et la délimitation drastique entre la forêt boréale et la toundra.«C\u2019est coupé au couteau!» s\u2019étonne le photographe, qui compare la beauté des photographies aériennes à des peintures qu\u2019aurait faites Dame Nature.Pour sa part, Elisapie Isaac trouve spectaculaire d\u2019avoir accès à toutes ces images prises de si haut.«Ces photographies laissent la Terre, immense et inconnue, s\u2019exprimer d\u2019elle-même.Pour moi c\u2019est très spirituel comme ouvrage, et ça change des images de gens toujours prises de près.» MARIO FLAUBERT, NUNAVIK, QUÉBEC INCONNU, ÉDITIONS DU PASSAGE, 2010.UNE EXPOSITION DE 30 PHOTOGRAPHIES TIRÉES DE NUNAVIK, QUÉBEC INCONNU SERA PRÉSENTÉE À MONTRÉAL DU 18 OCTOBRE AU 12 NOVEMBRE DANS DIVERS BUREAUX DE LA CAISSE DE DÉPÔT ET PLACEMENT DU QUÉBEC.POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS : WWW.NUNAVIK-QUEBEC-INCONNU.CA PHOTO : GRACIEUSETÉ DE CÉCILE LAZARTIGUES-CHARTIER 20 L'ITINERAIRE 1 ®r octobre 2010 SANTÉ ET BIEN-ÊTRE URGENCES EN RÉGION MARIE-EVE HOMIER LE CENTRE COMMERCIAL DE PINCOURT EST ÉVACUÉ PAR LE SERVICE DES INCENDIES AVEC L'ASSISTANCE DES PREMIERS RÉPONDANTS DE PINCOURT.Dans les cas d\u2019urgences médicales, le taux de survie dépend largement du délai d\u2019intervention.Celui-ci peut être écourté lorsque des soins préhospitaliers d\u2019urgence sont disponibles, comme c\u2019est le cas à Montréal.C\u2019est une autre histoire à l\u2019extérieur des grands centres urbains.En matière de soins d\u2019urgence, le temps, c\u2019est de l\u2019or.«Dans le cas d\u2019un arrêt cardiorespiratoire, le chiffre magique pour commencer un massage cardiaque et une défibrillation est cinq minutes, après quoi le cerveau souffrira de séquelles neurologiques permanentes.Si le délai excède dix minutes, les chances de survie deviennent inférieures à 10%», explique François de Champlain, urgentologue et chef d\u2019équipe en traumatologie à l\u2019Hôpital général de Montréal et médecin expert en soins préhospitaliers.D\u2019autres situations requièrent également une intervention très rapide : à la suite d\u2019une noyade, à une réaction allergique grave ou lors d\u2019une hémorragie importante.PRECIEUSES PREMIERES MINUTES Dans la région de Montréal, le délai moyen d\u2019arrivée d\u2019une ambulance pour un appel d\u2019urgence prioritaire est de neuf minutes.«Pour les urgences les plus vitales, c\u2019est encore trop long.Pourtant, on ne peut parler d\u2019une pénurie d\u2019ambulances.La recherche démontre plutôt que la solution réside dans la mise sur pied de services de premiers répondants (PR)», affirme le Dr de Champlain.«Un PR est une personne qui peut se rendre très rapidement sur le lieu d\u2019une urgence médicale parce quelle réside à proximité», précise Yvon Bonesso, personnel paramédical de soins avancés à Urgences-santé et vice-président aux intérêts professionnels du Syndicat du préhospitalier.«Le PR possède également la formation et l\u2019équipement adéquats pour intervenir dès les précieuses premières minutes - celles qui permettent de sauver des vies - en attendant d\u2019être relevé par du personnel plus compétent : d\u2019abord le personnel paramédical en ambulance, puis le personnel hospitalier.» Les PR constituent un maillon essentiel de la «chaîne de soins d\u2019urgence».Bien qu\u2019il n\u2019existe pas de statistiques officielles au sujet de décès évités par l\u2019instauration d\u2019un service municipal de PR, M.Bonesso estime que le taux de survie à la suite d\u2019un arrêt cardiorespiratoire en est doublé.MILIEUX URBAINS, MILIEUX RURAUX A Montréal, les pompiers font office de PR depuis 2008, car leurs casernes ont toutes été construites à des emplacements leur permettant d\u2019intervenir en moins de quatre minutes en cas d\u2019incendie.Cette mesure a réduit le délai d\u2019intervention de façon appréciable en cas d\u2019urgence médicale majeure.En région rurale, il en va autrement.Souvent, une seule ambulance dessert plusieurs municipalités.À Sutton, pour un territoire d\u2019une superficie d\u2019environ 240 km2, le délai moyen d\u2019intervention est de 20 à 25 minutes.Ailleurs au Québec, le délai peut dépasser 30 minutes.«Les territoires sont vastes et la densité de population est si faible que le volume d\u2019appels pour des urgences médicales est insuffisant pour justifier un plus grand nombre d\u2019ambulances, explique le Dr de Champlain.Il faut implanter des systèmes municipaux de PR qui compresseraient le temps pour les cas où les minutes comptent.Seuls les PR peuvent être sur place en quatre minutes parce qu\u2019ils résident déjà dans le secteur de l\u2019appel d\u2019urgence.La recherche et l\u2019expérience de l\u2019Ontario et des Etats-Unis démontrent que c\u2019est la seule façon d\u2019être efficace financièrement et médicalement dans la chaîne de soins d\u2019urgence en zone peu densément peuplée.» suite page 23 L'ITINÉRAIRE 21 1 ®r octobre 2010 LA FONDATION DU DR JULIEN A POUR MISSION DE PROMOUVOIR ET DE DÉVELOPPER LA PÉDIATRIE SOCIALE POUR LE BIEN-ÊTRE DU PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ENFANTS POSSIBLE.QU\u2019EST-CE QUE LA PÉDIATRIE SOCIALE?La Fondation du Dr Julien assure l'avancement et la défense des droits des enfants des milieux défavorisés par l'intermédiaire de la pédiatrie sociale.Elle a également pour objectif de permettre aux enfants de se développer selon leur plein potentiel.La Fondation du Dr Julien poursuit la promotion et le développement de la pédiatrie sociale à travers tout le Québec.iiUiA' d itoMyi/iruiUonà\u2019 s ta, r owLaJUo*/ du.OUA/ D>J CUIs on oou 00 DDQ 4765, \u2022we.ScUnk-CatJleAÀner Eet MomUéJ fQCj, HiV ils TékpL*e, : 514 5Z7-3777 êiéc : 514 527-4323 La pédiatrie sociale en communauté vise à soutenir les enfants et les familles à risque ou en situation de vulnérabilité pour assurer le mieux-être et le développement optimal des enfants, dans le respect de leurs droits et de leurs intérêts.Les services offerts répondent aux besoins globaux des enfants, tant sur le plan de leur santé physique qu'à l'égard de tous les autres aspects de leur développement.La pédiatrie sociale consiste à mettre en place une gamme de services complets, sur tous les plans, en lien avec les milieux de vie.Les services sont offerts par une équipe interdisciplinaire et avec l'implication d'adultes significatifs afin d'agir en cohésion et offrir un accompagnement intensif, personnalisé à chaque enfant, selon ses besoins et ses rêves.Les impacts de la pédiatrie sociale en communauté sont préventifs et curatifs puisqu'ils misent sur des outils de mobilisation et d' «empowerment» des familles et des milieux dans un consensus d'actions adaptées aux enfants.Uii^@jiedUittà£AC4aJk.o^ suite de la page 21 SI SEULEMENT IL Y AVAIT EU.François de Champlain parle en connaissance de cause.Non seulement le médecin a-t-il sondé la question à fond dans le cadre de sa pratique médicale, mais il a personnellement vécu la perte d\u2019un être cher en raison d\u2019un délai trop long des soins préhospitaliers d\u2019urgence en région rurale.Le 15 juillet 2009, son père, le Dr Jacques de Champlain, éminent chercheur apparemment en bonne santé, faisait du vélo avec sa conjointe et ses petits-enfants dans la municipalité de Richford, au Vermont.Ils étaient sur le chemin du retour vers leur résidence de Sutton, dans les Cantons de l\u2019Est, lorsqu\u2019il a été victime d\u2019un infarctus du myocarde, à moins de 2 km de la frontière.Il a reçu un massage cardiaque précoce, mais on n\u2019a pas pu lui faire une défibrillation, car cette région est dépourvue d\u2019un service de PR équipé de défibrillateurs cardiaques.Un long délai avant l\u2019arrivée de l\u2019ambulance l\u2019aura privé de la «seconde chance» dont certains bénéficient lorsqu\u2019ils sont traités rapidement.Pour éviter que de telles situations ne se reproduisent, la Fondation Jacques-de Champlain a été créée en décembre 2009 afin d'améliorer les services préhospitaliers d'urgence en région rurale en instaurant des services de PR.«Je veux m\u2019assurer que chaque Québécois puisse avoir accès, sans égard à son lieu de résidence, à un système de soins rapides et efficaces avant d\u2019arriver à l\u2019hôpital», affirme François de Champlain.Offrant expertise et soutien aux municipalités intéressées, la Fondation oeuvre présentement à la mise sur pied d\u2019un tel programme à Sutton.«JE SOUHAITE QUE CHAQUE QUÉBÉCOIS PUISSE AVOIR ACCÈS, SANS ÉGARD À SON LIEU DE RÉSIDENCE, À UN SYSTÈME DE SOINS RAPIDES ET EFFICACES AVANT D\u2019ARRIVER À L\u2019HÔPITAL!» \u2014 Dr François de Champlain, urgentologue et médecin expert en soins préhospitaliers UNE RESPONSABILITÉ COLLECTIVE Le premier maillon de la chaîne de soins d\u2019urgence repose sur les citoyens.«La responsabilité sociale minimum ptfKotm \t\t¦k\tV \u20222\t'\ty \t\t UN ACCIDENT DE LA ROUTE OÙ LES PREMIERS RÉPONDANTS DE PINCOURT ASSISTENT LE PERSONNEL PARAMÉDICAL POUR LA SORTIE D'UN PATIENT DE SON VÉHICULE.de chacun, c\u2019est de suivre un cours de premiers soins et de réanimation cardiorespiratoire (RCR), d\u2019une durée d\u2019environ quatre heures», soutient Joey Strati, directeur des services de PR des municipalités de Pincourt et de l\u2019Ile-Perrot.«Les habiletés acquises alors prolongent la fenêtre de temps où les connaissances des PR, puis celles du personnel paramédical peuvent faire une différence», ajoute-t-il.Malheureusement, on estime que dans les grandes villes québécoises, seulement 5 % de la population a suivi cette formation.LA PART DES MUNICIPALITÉS Le deuxième maillon de cette chaîne de soins d\u2019urgence est le système de PR, qui est de compétence municipale.Bien que le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) encourage les municipalités à se doter d\u2019un tel système et leur offre à cette fin une subvention de 15 000$, il ne peut les y contraindre.A titre d\u2019exemple, en Montérégie, environ 20% des municipalités seulement possèdent un service de PR.En région rurale, les PR sont des résidents bénévoles, souvent de jeunes adultes ou de jeunes retraités désireux de servir leur communauté.Ils suivent un cours d\u2019environ 60 heures, généralement de soir ou de fin de semaine, réparti sur trois mois.«Sur l\u2019Ile-Perrot, nous avons 40 PR pour une population de 34000 résidents.Au début, en 1994, nous avions 125 sorties médicales par année.Aujourd\u2019hui, nous en avons jusqu\u2019à 600 annuellement», explique Joey Strati.«Notre slogan, \u201cun défi pour la vie!\u201d, résume bien les motivations et l\u2019engagement de nos membres : c\u2019est le défi de sauver des vies, et c\u2019est une formation valide pour toute la vie.Nos gens ont ça à cœur, ils voient qu\u2019ils peuvent faire une différence.» SEATTLE MONTRE LAVOIE En Amérique du Nord, la ville de Seattle, dans l\u2019Etat de Washington, détient l\u2019enviable record des meilleurs taux de survie après une intervention d\u2019urgence médicale.Le secret de cette réussite?La participation de tous les citoyens.Une formation obligatoire en réanimation cardiorespiratoire est donnée aux élèves de la 10e année (l\u2019équivalent au secondaire 4 au Québec).De plus, la révision de ce cours est exigée pour l\u2019obtention du permis de conduire.Ainsi, le délai magique permettant de survivre à un arrêt cardiorespiratoire - subir une défibrillation en moins de cinq minutes (ce qui entraîne 50% de chances de survie) - est là-bas une réalité.POUR PLUS D\u2019INFORMATION : WWW.JACQUESDECHAMPLAIN.COM PHOTOS : CLAUDE ROBILLARD L'ITINERAIRE 23 1^ octobre 2010 rcKflxphk.peupla t*firiq*x»s« tranquil lemtlt âu Ouôfccc 69 Villeneuve O.coin $t Urbain \u2022fonrraa) *)« S61 120® uaihi>.raSJa p>la - r.*vm.1a ft»are oo etet p«i #4* Uv*j» Problème de drogue?Si tu veux arrêter, nous pouvons t'aider.Notre expérience collective nous a appris que ceux et celles qui assistent régulièrement à nos réunions demeurent abstinents.514-249-0555 I 1-800-879-0333 / www.naquebec.org PRESCRIPTION D\u2019ALIMENTS MARIE-LISE ROUSSEAU Gober des suppléments alimentaires et brouter des racines bios en écoutant de la musique nouvelle âge, c\u2019est ça la nutrithérapie?Absolument pas! La nutrithérapie repose plutôt sur le vieil adage : «On est ce qu\u2019on mange.» Elle veille ainsi à ce que le premier remède à une maladie soit l\u2019alimentation.«On travaille de pair avec les médecins et les pharmaciens», précise d\u2019emblée Diane Cormier, nutrithérapeute.Comme son nom l\u2019indique, la nutrithérapie consiste à l\u2019utilisation thérapeutique des aliments, choisis en fonction de l\u2019état digestif des personnes.Contrairement à la croyance populaire, cette pratique médicinale ne dénigre pas ni ne prétend remplacer le travail des professionnels de la santé.Elle vise plutôt à le compléter.«On ne prendra pas une tisane pour guérir le cancer! Mais un aliment bien choisi va accélérer le processus de guérison», explique Jean-Claude Rodet, qui forme des nutrithérapeutes à l\u2019Institut de santé naturelle Fleury-Rodet, à Montréal.La nutrithérapie peut néanmoins guérir à elle seule certains problèmes de santé.Pierre Deguire, massothérapeute, en a vécu la preuve il y a deux ans lorsqu\u2019il a guéri de la Candida, cet enzyme à l\u2019origine de la fameuse «bedaine de bière», qui se propage dans les intestins en se nourrissant de levure et de sucre.«C\u2019est une maladie qui n\u2019est pas officiellement reconnue.Comme il n\u2019y a pas de médicament pour la traiter, j\u2019ai opté pour la médecine naturelle», explique-t-il.Pour se débarrasser de sa Candida, Pierre Deguire a suivi un régime très strict.«Il faut chercher longtemps pour trouver du pain sans levain!» note-t-il.Certains suppléments alimentaires ont accompagné les aliments spécifiques au traitement qu\u2019a suivi Pierre pendant deux mois.Deux ans plus tard, le massothérapeute est toujours aussi satisfait des résultats.NUTRITHÉRAPEUTE, NUTRITIONNISTE, MÊME CHOSE?À la différence du travail des nutritionnistes, la nutrithérapie ne traite pas les aliments en fonction du nombre de calories qu\u2019ils renferment, mais plutôt en termes de composantes et propriétés naturelles.«À mon avis, considérer les aliments comme des mathématiques est une notion dépassée : on ne mange pas des calories, on mange des aliments!» soutient Jean-Claude Rodet.Diane Cormier rappelle que l\u2019alimentation est d\u2019abord préventive.Il faut régulièrement manger des antioxydants, comme les fruits, et du fer, entre autres.Si une personne souffre d\u2019hypertension, on lui recommande du céleri, combiné à sa prescription de médicaments.«Dans tout l\u2019éventail que la médecine naturelle nous propose, il faut en prendre et en laisser, estime Pierre Deguire.N\u2019oublions pas que les instituts ont des objectifs de vente! Il faut simplement savoir ce qui est bon pour soi.» DIS-MOI COMMENT TU TE SENS, JE TE DIRAI QUOI MANGER Bien que les problèmes digestifs soient au centre des traitements offerts en nutrithérapie, cette médecine naturelle traite également de façon complémentaire certains symptômes de santé mentale.STRESSÉ?Il faut manger des aliments «amis» du système nerveux : noix, amandes, poisson (préférablement sauvage), algues, chou, betteraves, lentilles ou jeunes pousses.Évitez les sucres rapides, les boissons gazeuses, la caféine, la friture et l\u2019alcool.TRISTE?Réconfortez-vous avec le meilleur remède éprouvé contre la peine : le chocolat! Dégustez-le noir à au moins 70% pour bénéficier des vertus du cacao.FRUSTRÉ?Le foie est associé à la colère, donc ménagez-le en évitant les aliments gras et en privilégiant plutôt ceux qui sont faciles à digérer comme les légumes.PHOTO : DREAMSTIME/INGA NIELSEN L'ITINÉRAIRE 25 1 ®r octobre 2010 CONGÉLATEUR À RECYC-FRIGO Un beau geste pour l\u2019environnement et de substantielles économies d\u2019énergie ! Débarrassez-vous de ce deuxième réfrigérateur que vous n\u2019utilisez qu\u2019à l\u2019occasion.Il consomme beajcoup d\u2019énergie même s\u2019il est vide.En vous en départissant, vous réduirez votre consommation d\u2019électricité annuelle et contribuerez à la protection de l\u2019environnement, puisqu\u2019il sera recyclé à 95 %.Pour chaque appareil récupéré.Hydro-Québec vous fera parvenir un chèque de 60 $ après la collecte du vieil appareil.Inscrivez votre demande en ligne, au ou communiquez avec l'escouade RECYC-FRIGO.Nous viendrons le chercher GRATUITEMENT ! Assmrûi YOui d'avoir votre facture d'étectnote en man \u2022 L'appare«i èque de 60 $ au propriétaire de rappared.une foie ceU-d récupéré Une frrrie de deux apparats per foyer s appftque Lee apparats commerciaux ne sont pis admies**e* Hy*XK>uét»c se réserve le dro« de mettre In à ce programme sans prtorria Certaines restricoon* peuverdsappfcdjer ENVIRONNEMENT BIODIVERSITE : DE LA THEORIE A LA PRATIQUE DELPHINE DENOISEUX ROGER LATOUR, PHOTOGRAPHE PROFESSIONNEL ET BOTANISTE À SES HEURES.Elle taquine les voies ferrées, elle se prélasse dans les parcs ou elle attend tapie au fond des bois que l\u2019urbanisation galopante la trouve.Elle est partout et sur toutes les lèvres.Mais qu\u2019est-ce que la biodiversité?L\u2019Itinéraire s\u2019est rendu sur un terrain vague dans le quartier montréalais du Mile-End pour mieux comprendre ce qui se cache derrière le mot «biodiversité».Usuel, voire galvaudé, ce concept a gagné en complexité avec le temps.Selon Marie-Hélène Parizeau, biologiste et philosophe à l\u2019Université Laval, la diversité biologique est avant tout un outil pour les scientifiques, qui la présentent en trois volets : diversité des espèces (animales et végétales), diversité génétique (races chez les animaux et les sous-variétés botaniques) et diversité des écosystèmes (déserts, prairies, récifs coralliens, etc).«Au début des années 1980, on avait une vision assez statique de la diversité biologique, explique Marie-Hélène Parizeau.Ensuite, il a fallu savoir comment prendre en compte les effets de l\u2019homme sur son milieu.On s\u2019est aperçu qu\u2019on ne pouvait pas simplement faire un catalogue des espèces existantes et se dire qu\u2019on les gardait \u201ctelles quelles\u201d.» VILLES À PERTE DE VUE Aujourd\u2019hui, plus de 50% de la population mondiale vit en milieu urbain.Le changement de vocation des sols - la conversion des espaces naturels en surfaces agricoles ou en villes - est l\u2019une des principales pressions que subissent les espèces sauvages.D\u2019après les études de la biologiste Kim Marineau, le territoire du Grand Montréal se trouve à 57 % en milieu urbain, à 23 % en milieu agricole, est composé à 13 % d\u2019eau et à 6,3% d\u2019espaces verts.«En tant que biologiste, on documente la perte de biodiversité, mais rien ne freine la construction de la banlieue, affirme-t-elle.Ainsi, on pourrait conserver 6,3% de ce territoire, mais seulement 1,2% de cette portion a le statut de parc-nature, national ou municipal, de refuge faunique ou de réserve naturelle en milieu privé.Ce qui n\u2019est pas conservé dans ces espaces est voué à disparaître.» ENFILER SES LUNETTES ET «AGIR LOCAL» Selon Marie-Hélène Parizeau, répondre à la question «comment protéger la biodiversité?» n\u2019est pas simple pour tout le monde.«Pour les changements climatiques, c\u2019est beaucoup plus facile, car on fait directement le lien avec nos gestes quotidiens», explique-t-elle.Toutefois, Roger Latour a son idée sur la question.Photographe professionnel et botaniste à ses heures, il propose des solutions concrètes pour promouvoir la biodiversité en milieu urbain.«Malgré un certain discours sur la biodiversité, un parc à Montréal, c\u2019est encore des troncs d\u2019arbres bien droits sur une pelouse bien tondue, explique-t-il.Notre société a besoin d\u2019une approche créative.» Du côté de l\u2019arrondissement du Plateau Mont-Royal, Christine Gosselin, attachée politique, indique que peu de citoyens se plaignent de la gestion des espaces verts.«Seuls les citoyens qui ont acquis une certaine expertise attendent autre chose de la gestion des parcs, explique-t-elle.Mais cette réflexion n\u2019est pas encore amorcée dans notre société.» «MALGRÉ UN CERTAIN DISCOURS SUR LA BIODIVERSITÉ, UN PARC À MONTRÉAL, C\u2019EST ENCORE DES TRONCS D\u2019ARBRES BIEN DROITS SUR UNE PELOUSE BIEN TONDUE.» \u2014 Roger Latour, photographe professionnel et botaniste à ses heures Cette année, la Communauté internationale s\u2019est donné comme mission d'adopter un plan stratégique pour mieux protéger le tissu qui rend la vie possible sur Terre.Lutter pour protéger la biodiversité se joue à grande.mais aussi à petite échelle.PHOTO : DELPHINE DENOISEUX L'ITINERAIRE 27 1 ®r octobre 2010 ENVIRONNEMENT/BRÈVES JULIE THIBAUDEAU TD RECYCLE SON PAPIER EN BOUCLE FERMÉE Le groupe financier TD est la première entreprise canadienne à participer à un programme de récupération et de recyclage de papier en boucle fermée.L\u2019entreprise vient en effet d\u2019annoncer sa participation au Closed Loop System, un programme de recyclage de papier du fabricant Boise.Ainsi, le papier Boise utilisé par TD est récupéré, déchiqueté et réutilisé pour la fabrication de papier recyclé qui est ensuite acheté et réutilisé parTD.Chaque année, TD achète environ 3500 tonnes de papier certifié FSC pour ses activités en Amérique du Nord.De cette quantité, environ 1500 tonnes sont récupérées.Selon l\u2019entreprise, ce système permettra de sauver près de 43 000 arbres chaque année, soit l\u2019équivalent de 300 millions de feuilles de papier.SOURCE : NOVAE PUROLATOR, RECYCLAGE ÉLECTRONIQUE Purolator s\u2019associe à Geep, entreprise spécialisée dans le recyclage de matériel électronique, afin de faciliter la récupération des produits en fin de vie.Mis en place par Geep, e-colleX est présenté comme le premier réseau pancanadien de collecte de matériel électronique.Sony et Samsung figurent parmi les premiers fabricants à participer à ce programme de récupération.En y prenant part à son tour, Purolator offre aux clients de ces deux entreprises la possibilité de déposer leurs produits usagés dans certains de ses points de service à travers le Canada.Purolator en assure ensuite le réacheminement jusqu\u2019à l\u2019un des 60 sites de Geep afin qu\u2019ils soient recyclés de façon responsable.«Notre collaboration avec Geep assurera le réemploi ou le recyclage approprié du matériel électrique et électronique plutôt que son élimination dans des sites d'enfouissement», dit Joe Guimond, directeur général de Purolator.SOURCE :PNUE LES OPÉRATIONS HUMANITAIRES SE METTENT AU VERT Les activités humanitaires et les efforts de secours permettent de sauver des vies et apportent une aide essentielle au lendemain des catastrophes naturelles, ainsi que dans bien d\u2019autres situations de crise, comme les conflits armés.En dépit de leur utilité intrinsèque, ces activités peuvent aussi provoquer des dégâts environnementaux.Or, ce risque n\u2019est souvent pas considéré comme une priorité lorsqu\u2019il s\u2019agit de sauver des vies.Le fait d\u2019abattre les arbres pour fournir des abris et du bois de chauffage, ou la gestion inappropriée des déchets médicaux sont autant d\u2019activités qui peuvent peser lourd sur la réussite des efforts humanitaires, en menaçant les ressources naturelles et les SOURCE :PNUE PHOTO : DREAMSTIME/DAVIDARTS L'ITINÉRAIRE 1er octobre 2010 moyens de subsistance qui y sont liés, accroissant par là même la vulnérabilité des populations aux crises à venir.Un nouveau centre de ressources en ligne créé par le Programme des Nations-Unies pour l\u2019Environnement (PNUE) devrait pouvoir aider à réduire les répercussions environnementales des opérations humanitaires et de secours à travers le monde.Lancé le 19 août dernier, à l\u2019occasion de la Journée mondiale de l\u2019aide humanitaire, le Centre de ressources pour l\u2019inclusion de l\u2019environnement dans l\u2019action humanitaire constitue la première collection en ligne de renseignements pratiques expliquant comment intégrer les problématiques environnementales à l\u2019action humanitaire. TKOTTOtK ** £ ?ARCoPot4 Découvrez un nouveau quartier et ses ParcoDonMD, dans chaque édition de L\u2019Itinéraire, jusqu'au 15 octobre : Ônt&%iâr du ^ Yiâuîl-fert A QUOI CORRESPONDENT CES NUMÉROS ?Sur notre site internet, vous trouverez une carte téléchargeable de tous les emplacements ParcoDonmddans la Ville de Montréal.à l\u2019événement Ces numéros correspondent à leur emplacement sur cette carte! des congrès a décidé de pren lD0n, parce que c\u2019est un be cersiste à Montreal.Les pay , notre aide, mais ici aussi au ent.Plutôt que de donner ______\u201e faire Dour la cause projet et que du tiers mond Québec, il Y a à un parcomètre < des itinérants.de l\u2019état de ParcoDon, parce que lérants.Dès que je le noi, la pauvreté est état, je voudrais tous té.Je voudrais tous le: POUR tH SAVOIR PLUS MJP tt FfÉSEAU PAHCODOH^' ET FAIRE UH DON EH U6HE ZOOM 5UH tremblay GÉRALO MAIRE DE MONTREAL .Notre-Dame Est, à côté de la Place Vauqus LAFERRIËRE Un P&H LES UNiASIH MLICl Ut VQTP) olNtpnffui T Al TE 5 UH COUT OE CHËMJN AV it 4,*NïlHAIRi MINCtRAL I\tBANQUE NATIONALE rjHllk»en H UlPn'kt IIP* Muiilri'Bi ÉCONOMIE ET CONSOMMATION PIERRE DUHAMEL Journaliste économique depuis 30 ans et un des grands experts en économie au Québec OBAMA, LE SOCIALISTE?À lire certains commentateurs, l\u2019administration Obama aurait réussi en 18 mois à couler l\u2019économie américaine et même à instaurer le socialisme aux Etats-Unis.Pas besoin d\u2019aller très loin pour lire que les mesures adoptées par son gouvernement ne viseraient que l\u2019appropriation de la richesse et la limitation des libertés.Les États-Unis vivent des moments difficiles, c\u2019est indéniable.Le moteur économique peine à se mettre en marche, les emplois sont rares et la dette publique se creuse.On voit apparaître de plus en plus de misère et de désolation alors que le débat politique est hyperpolarisé et ne laisse place à aucune nuance.En trame de fond, on assiste à une forte montée en puissance des pays dits émergents, avec la Chine en première ligne.Cette tendance n\u2019est pas apparue soudainement il y a 18 mois.Tout faire reposer sur les épaules de Barack Obama constitue un raccourci spectaculaire avec la vérité.L\u2019économie américaine est en crise depuis le début de 2008 alors qu\u2019Obama est président depuis janvier 2009.Obama ne peut évidemment pas être l\u2019instigateur d\u2019un phénomène qui le précède.Même chose avec le déficit américain.Il était immense sous Bush (1,3 billion1 de dollars) et sa croissance depuis l\u2019an dernier s\u2019explique surtout par des rentrées fiscales moindres que prévu.Les recettes fiscales prévues cette année sont en baisse de 2,381 milliards de dollars comparativement à 2009.En comparaison, le plan de relance de l\u2019administration Obama est de 787 milliards de dollars, dont 288 milliards en baisses d\u2019impôts.Ce n\u2019est pas très sérieux d\u2019expliquer le déficit actuel uniquement par les dépenses supplémentaires engagées pour stimuler l\u2019économie.Toute la polémique autour d\u2019Obama le «redistributeur» (socialiste), coupable de ne pas reconduire les exemptions fiscales de George W.Bush me fait également sourire.Voici l\u2019enjeu.Ces baisses de taxes représentent des revenus annuels de 3,5 billions de dollars en moins pour les coffres de ce pays dont on souligne constamment le grave problème d\u2019endettement.Le président Obama veut reconduire ces baisses pour 97 % des contribuables, ce qui représente quand même un coût fiscal de 2, 8 milliards de dollars.Mais ce n\u2019est jamais suffisant pour des gens qui croient que les taxes et les impôts constituent un vol perpétré par le gouvernement.On dénonce le plus sérieusement du monde un régime fiscal qui serait, selon certains, de plus en plus oppressant.Un régime fiscal qui serait évidemment liberticide et fossoyeur de l\u2019économie.Mettons les pendules à l\u2019heure.Des 30 pays membres de l\u2019OCDE, 21 pays exigent des impôts sur le revenu et des contributions sociales des employés et des employeurs plus élevés que les États-Unis.La réalité, c\u2019est que la fiscalité américaine est l\u2019une des moins «oppressante» au monde.Si on veut faire d\u2019une fiscalité minimale le tremplin magique de la richesse, je voudrais qu\u2019on m\u2019explique pourquoi le Mexique - pays de l\u2019OCDE le moins imposé - n\u2019est pas le plus riche.Ou que l\u2019Allemagne - l\u2019un des plus lourdement accablés - est l\u2019un des plus prospères.1 Un millier de milliards PHOTO : DREAMSTI ME/DANIEL RAUSTADT L'ITINÉRAIRE 3I 1 ®r octobre 2010 LE MIEUX ÊTRE 4SSEMB1JJ- riSfloftfiE ¦Jl I .¦ D(t||riint ùirae du
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