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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
mercredi 1 décembre 2010
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2010, Collections de BAnQ.

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[" 3$ NOUVEAU PRIX la moitié du prix revient au camelot Volume xVll, n° 23, Montréal, 1er décembre 2010 ¦ MARC LABRÈCHE SAINT MARC ZOOM CAMELOT Alain St-Germain SANTÉ________ Ni garçon, ni fille SUR LES PAS DU DR JULIEN________ La Guignolée du Dr Julien La téléphonie réinventée.Gardez le contact avec vos proches Pourquoi payer des frais d'appels interurbains ou pour des services comme l'afficneur er la messagerie vocale alors que baby TEL les inclut gratuitement dans ses forfaits?Consulter norre site interner au www.babytel.qc.ca 95$ /mois Famille branchée LOCAL Appels locaux illimités et 500 minutes dfc longues distances Famille branchée ILLIMITÉ 9Q95$ /mois Appels locaux et longues distances '\u2022limités au Canada et aux Ktas-Unls.Cm fortnli comprono : » Acpotf.cntnmti »'i-n * u* ¦ 13 >¦ ± I 1 h Cho-u u ¦Kla WUHT MifclJI iriH&MSSSS\" y.ma ¦.\t\u2022 ry-.*-j\tu^f'ù xratl vn j Ü-WÏ -Lin b Iki J\" Or wj Lwrirti «.H.11 ri 17 T .i j jS fusv-^a *> ™ rvi- feMIHMMIf iM*i| Sa® iv-JCHm-O' Ip^BK- ¦ksfck# Itot-Qm:* Vu* ¦¦¦¦ MLLÆJtS E COMmOEu =4/ /'\u2022¦.'/Fr\t\u2022fi>\\ v;^1/ ^wnriB- \"pmimwin e: uüimji unih him kl LIlkHin-Uin X ILWj H1 |1tI J b-KHivà uunnuH *j-:f-:+ri iui ï -T*n Fh.H.jU 1 j LKU vxtuca ibi r«H L™j '¦:¦/- U%:t4ih5TNiDjWv Wkdk4mv1> ¦\" uulM r±v'j kuuT'i ¦¦tt m ¦ ¦ hn! In i ¦*¦ ¦ !*!¦ nm u.n ni rimv w i1 ¦>Jci-.±ai bi-w-: +i-^j-*+ Piu-[Lwi¥ui MB -TH L+> k -d ¦ ht ¦>: ¦:¦ -*-1 l'An¦!¦ J-*\"^'I-:\td^*.4t i ri 3 d+^^T+rwi-SwiynT JvMf+T \u2014>.« > -*r lf LES MOME HIS LE GEUTHËi-ViLl.E JW CŒUR ZOOM CAMELOT JOSÉE LOUISE TREMBLAY Journaliste de rue www.joseelouise.com ALAIN ST-GERMAIN TENDRE LA MAIN À L\u2019AUTRE Reconnaissable entre tous, Alain St-Germain a les «plus belles moustaches» de L\u2019Itinéraire.Issu d\u2019une famille pauvre et nombreuse, il a un sens inné pour l\u2019entraide.Le camelot du métro Beaudry aime le contact avec les autres et se plait à rendre service lorsque l\u2019occasion se présente.Se promenant sur la rue Sainte-Catherine, Alain St-Germain a rencontré Jean-Marc Boiteau, camelot devant le métro Beaudry.«Jean-Marc vend L\u2019Itinéraire près de chez moi.Je lui ai parlé et j\u2019ai décidé d\u2019essayer ça.» Tous les matins et sur l\u2019heure du dîner, Alain est à son point de vente et fait équipe avec Jean-Marc.«Ma clientèle travaille à Radio-Canada.Les personnes sont sympathiques et toujours souriantes.Et puis, j\u2019ai besoin du contact avec les autres», dit-il candidement.En 2006, Alain a perdu son emploi.À l\u2019époque, le camelot travaillait comme serveur dans un restaurant, mais celui-ci a été détruit par un incendie.«J\u2019ai perdu mon emploi, mais je ne voulais pas m\u2019en chercher un autre.C\u2019est trop stressant.» Depuis 24 ans, le camelot vit avec une terrible maladie : le sida.Le stress et le sida ne font pas bon ménage.Ce n\u2019est que l\u2019an passé qu\u2019il a accepté de suivre les traitements appropriés.«J\u2019ai 51 ans et je ne sais pas combien de temps il me reste, mais je ne pense jamais à ma maladie.Peut-être parce que j\u2019ai vécu beaucoup de deuils dans ma vie.J\u2019ai refusé les traitements jusqu\u2019à ce que je subisse une perte de poids l\u2019an dernier et que mon système soit bousculé», ajoute-t-il.Cependant, le camelot a conservé d\u2019excellentes relations avec son ancien patron restaurateur.De temps en temps, Alain rend d\u2019ailleurs service au couple âgé.«J\u2019ai aidé ces gens à déménager et j\u2019ai fait un peu de ménage pour eux.Ils sont devenus des amis au fil du temps.» C\u2019est en ayant de bonnes relations avec les autres que le camelot a pu prendre des vacances l\u2019été dernier au chalet de ses amis.«Ça m\u2019a fait beaucoup de bien.J\u2019en avais besoin.Ils sont très généreux.On s\u2019entraide.» LE DON DE SOI Issu de la région du Témiscamingue, Alain est le treizième d\u2019une famille de 19 enfants (!), soit 16 garçons et 3 filles.De ce nombre, il n\u2019en reste que cinq vivants.«J\u2019avais un frère jumeau, mais il est décédé à quatre mois», précise-t-il.Le père était alcoolique et la mère faisait toutes sortes de petits boulots pour subvenir aux besoins de ses enfants.«Mon père n\u2019a jamais pris soin de nous autres.C\u2019est notre mère qui faisait des ménages et allait cueillir des petits fruits l\u2019été pour nous donner ce quelle pouvait.Entre autres, nous envoyer à l\u2019école, car il ne lui donnait rien.» Alain remercie le ciel de lui avoir donné une bonne mère.«Elle m\u2019a dit de tendre la main à une personne et de ne pas attendre en retour, car il y aurait toujours une main qui me serait tendue.J\u2019applique ça dans ma vie depuis toujours.» Dans son village natal de Ville-Marie, le jeune Alain en arrachait et était régulièrement la risée de ses camarades de classe.Philosophe, le camelot demeure positif vis-à-vis de son passé.«On m\u2019appelait \u201cla tapette\u201d ou \u201cla fifi\u201d.Tous les surnoms y ont passé.Aujourd\u2019hui, je prends ça en riant.Pourquoi s\u2019en faire pour ceux qui ne veulent pas nous accepter comme on est?Les gens maintenant sont informés au sujet du sida et sur nos droits.Ceux qui ne comprennent pas, et bien, c\u2019est tant pis pour eux.» Alain parle ouvertement de son orientation sexuelle.«Je ne suis pas homosexuel, je suis bisexuel.Ce qui est bien différent.J\u2019ai été marié durant onze ans avec une femme ayant 47 ans de plus que moi.Elle est décédée, il y a quelques années.Je ne lui ai jamais caché mon orientation sexuelle.Je l\u2019ai mariée parce que je l\u2019aimais», insiste-t-il.PHOTOS : DANIEL DUMONT ITINERAIRE 5 1er décembre 2010 SOMMAIRE ZOOM CAMELOT 5 Alain St-Germain - Tendre la main à l\u2019autre RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE 10\tDonner, c\u2019est recevoir ACTUALITÉ ET VIE URBAINE 11\tGéotourisme de retour en 2011 Le monde selon Ray Lengelé 13 «Désnobiser» le chocolat À LA UNE 15 Marc Labrèche - Saint Marc CULTURE 19\tRandonnée nouveau genre sur le mont Royal 20\tC\u2019est flou, c\u2019est beau SANTÉ ET BIEN-ÊTRE 21\tNi fille ni garçon 25 Rencontrer les malades les plus vulnérables ENVIRONNEMENT 27 Des ski-doo écolos 29\tBrèves CONSOMMATION 30\tFestivités de Noël à l\u2019européenne Le Groupe communautaire L'Itinéraire est un organisme à but non lucratif fondé en 1990 pour aider les personnes de la rue.Le conseil d'administration est composé en majorité de personnes ayant connu l'itinérance, l'alcoolisme ou la toxicomanie.RÉDACTION ET ADMINISTRATION \u2022\t2100, bout de Maisonneuve Est, bur.001 Montréal (Qc) H2K4S1 LES PRODUCTIONS L'ITINÉRAIRE \u2022\t2101, rue Ste-Catherine Est MAGDVD LE3EŒIL \u2022\t2103, rue Ste-Catherine Est, 3ê étage TÉLÉPHONES: ADMINISTRATION 514 597-0238 SERVICES RUE STE-CATHERINE 514 525-5747 TÉLÉCOPIEUR: 514 597-1544 SITE:\tWWW.ITINERAIRE.CA LE MAGAZINE L'ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédacteur en chef par intérim : Jérôme Savary Adjointe à la rédaction : Marie-Lise Rousseau Commis à la rédaction : Josée Louise Tremblay Responsable de l\u2019infographie : Morgane Saout Infographie - montage du magazine : Previn Pillay Photo de couverture : Hugo Trottier Révision : Édith Verreault, Hélène Pâquet, Sylvie Martin, Sophie Desjardins, Jean-Pierre Bourgault, Louise-Marie Dion, Lise Berthiaume, Catherine Flintoff et Julie Duchesne Design et infographie du site Internet : Serge Cloutier, www.drafter.com Conseillères publicitaires : Renée Larivière: 514 461-7119 renee.lariviere@itineraire.ca Josée Poirier : 514 273-5002 josee.poirier@itineraire.ca LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES QUI ACHÈTENT LE MAGAZINE 1,50$ ET LE REVENDENT AU COÛT DE 3$.MONDE DU TRAVAIL 33 La vie dans une lentille DÉVELOPPEMENT SOCIAL 35 INFO RAPSIM - Plan d\u2019action interministériel en itinérance : une mise en œuvre qui tarde 37\tSérie Sur les pas du DrJulien \u2014 La Guignolée du Dr Julien 38\tLe journalisme, c\u2019est trop sérieux 39\tQuand école rime avec hockey EXPRESSION 40\tGlobe-Trottoir 41\tChronique de rue - L\u2019ex-animateur Paul Sarrasin passe de la richesse à la pauvreté 42\tMots de camelots 46 Mots croisés Le conseil d\u2019administration Président : Jean-Paul Baril Vice-président : Gabriel Bissonnette Trésorière : Catherine Isabelle Secrétaire : André Martin Membre d\u2019office : Serge Lareault Conseillers : Yvon Massicotte (rep.camelots), Alexandre Péloquin, François Rousseau-Claire, Robert Stacey, Stéphan Morency L\u2019ADMINISTRATION Directeur général : Serge Lareault Directeur de l\u2019administration : Guillaume Lacroix Adjointe à l\u2019administration : Marie-Christine Demers Directeur marketing : Richard Turgeon Directrice médias et communications : Chloé Roumagère Directrice du développement social : Jocelyne Sénécal Coordonnatrice de la publicité : Karoline Bergeron Conseiller dons et partenariat : Patrice Jolivet Conseillère en développement stratégique : Marie-Hélène Choinière Convention de la poste publication No 40910015, No d\u2019enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, boul.de Maisonneuve Est, Montréal (Québec) H2K 4S1 Nous reconnaissons l\u2019aide financière accordée par le gouvernement du Canada pour nos coûts d\u2019envoi postal et nos coûts rédactionnels, par l\u2019entremise du Programme d\u2019aide aux publications et du Fonds du Canada pour les magazines.ISSN-1481-3572 n° de charité: 13648 4219 RR0001 GESTION DE L'IMPRESSION Edition sur mesure - TVA Publications - 514 848-7000 Directrice du développement des affaires : Patricia Dionne poste 2362 Coordonnatrice de production : Audrey Messier-M.poste 2249 IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO L\u2019ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE:\tL\u2019ITINÉRAIRE EST APPUYÉ FINANCIÈREMENT PAR: réseau international des journaux d< aWecç L'Œuvre LÉGtK %* tu Û'dttr.m dim ti twt-#* ABONNEMENT WWW.ITINERAIRE.CA OU 514 597-0238 Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les sen/ices d\u2019aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée en majorité par des personnes vivant ou ayant connu l\u2019itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.La direction de L\u2019Itinéraire tient à rappeler qu\u2019elle n\u2019est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue.Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le font pas pour L\u2019Itinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec le 514 525-5747, poste 230, Qijebeçcw est Ihjtj de soutenu loctfcxr sociale où uhnenaine ¦en lui aflfranl des sendees d%ripnmi3f|p as pfun-.ot!o^ télé et HiDtirrtee ainsi aue le ccu>û gr internet haute vitesse Vldéolroh. Rédacteur en chef par intérim TORIAL DANS LE SYSTÈME DE SANTÉ L\u2019Itinéraire représente une bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes vulnérables du quartier Centre-Sud, à Montréal, où nos intervenants travaillent souvent de pair avec ceux du Centre de santé et de services sociaux (CS S S) Jeanne-Mance* (voir notre article en page 25 de ce numéro).Des compressions budgétaires importantes affectent actuellement ce CSSS, qui a décidé de mettre fin à une partie de ses services.Ces compressions n\u2019amélioreront pas notre système de santé déjà moribond.Aujourd\u2019hui, les malades ont de plus en plus de difficulté à être traités dignement.À Montréal, le CSSS doit combler un déficit de 7,5 millions de dollars.Pour sortir la tête de l\u2019eau, la direction du CSSS a prévu retrancher 3 millions de dollars au budget des centres d\u2019hébergement pour personnes âgées et 1,5 million dans celui des soins à domicile.Malgré ces difficultés financières, la directrice du CSSS Sylvie Simard, jointe par téléphone, assure que personne ne sera laissé-pour-compte, «surtout les clientèles les plus vulnérables».Notre système de santé «fait dur».Moins d\u2019argent, moins de soins, et un service public universel qui l\u2019est de moins en moins.N\u2019oublions pas que les Québécois débourseront bientôt un montant annuel pour bénéficier des services de santé «publics», soit 100$ en 2011 puis 200$ en 2012, décision du ministre des Finances, M.Bachand, au printemps dernier.Les plus pauvres comme les plus riches.Pourtant, la Loi canadienne sur la santé exige la gratuité des soins assurés dispensés dans le réseau public.Jean Charest a beau se mettre la tête dans le sable et répéter sur toutes les tribunes que le Québec dispose de l\u2019un des meilleurs systèmes de santé au monde, je ne le crois pas.Qui donc le croirait, quand plus de deux millions de Québécois attendent désespérément un médecin de famille et que les salles d\u2019urgence débordent dans les corridors des hôpitaux?La situation continue de se détériorer, malgré la promesse du premier ministre du Québec, lors de son élection en 2003, de régler ces problèmes d\u2019attente.Voici pourtant ce qu\u2019il claironnait de façon solennelle au journal La Presse, en 2003 : «Je propose un pacte à la population du Québec.Je veux que mon gouvernement et moi soyons jugés là-dessus.Au bout de notre mandat, la population aura à évaluer si on a livré ou non les engagements qu\u2019on a pris en santé.[.] Je dis aux Québécois : faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé.Jugez-moi sur ces résultats.Et si je n\u2019y arrive pas, vous saurez quoi faire!» Au lieu de reconnaître les difficultés rencontrées, le premier ministre du Québec se réfugie derrière les trop rares signaux positifs.«Nous avons l\u2019un des meilleurs systèmes de santé au monde, disait-il aux journalistes au début de novembre.[.] La situation dans les urgences s\u2019est aussi améliorée dans les derniers mois.» Il est quand même gonflé.En 2010, au Québec, un patient se présentant aux urgences doit attendre en moyenne 17 heures avant de voir un médecin.Pire, les séjours de plus de 48 heures aux urgences sont devenus monnaie courante.À l\u2019échelle du Québec, le nombre de malades obligés de passer plus de deux nuits sur une civière augmente d\u2019année en année, passant de 41601 en 2004, à plus de 50 000 en 2009.Dans quel état un malade doit-il se présenter pour être traité dignement dans une urgence ou un CSSS?Doit-il arriver grièvement blessé, en ambulance, sirène hurlante?Peut-être échappera-t-il alors à de longues heures d\u2019attente sur une civière et à la «médecine de corridor».\u2018 Le CSSS Jeanne-Mance regroupe trois CLSC dans le quartier CentreSud et deue sur le Plateau Mont-Floyal AVEC LE DEVOIR, CYBERPRESSE, CANOË ET LA PRESSE CANADIENNE PHOTO : DREAMSTIME/HONGQI ZHANG ET VOUS, QU'EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE 7 1er décembre 2010 VOS DONS CHANGENT LEUR VIE aia a vom m\ty TZocAet^«~^'-t-rie!\u201e, - CM/ : n^\tf.j CAÀA&- C^\u2014fr Lf\t4- rj£.^^zîrïitsü- ^IZL^nL^^r^' , dcyno JMA- .1\tI ,L , Mi.'aÀ,Jév»^r\"'V*mU'>\t-uS ci «»*»«*¦ \"\u2018\u2018^p Q^i y «m\t13 ^ ^r^Qj,\tfUt»*\" ^teAAJ-eJA^ ^ ^ ^ ^ ^ n\t^ i adow H& b*'- înXri\u2014v- c*rr^crr*J^'n .-^IU>r»^\tn îrî'TïTsb^-} y^t^i °*n*~\tsJUDer^ Mes*» et ^ywaear fête* ¦\t¦ ¦ ~ -~* CHM/Ô' e^v Camelot, Marché Sairt^Jacq^ au\tcoin\td\u2019Ontario\tet\tdAmhers I tiî3 \\ MERCI May c&nk^Â&uki.WWW.LAVITRINE.COM Qjlhrs! Mrwnrr*- lit IVtttllUI Ai; sir: BILLETS Dr DFRNIOT MINUTE 149, m* $fMirtfl-Cair*f>rt»wO\\irnij.Montré M4 2S*j,4M9 Ü vllilnectilliirvfla (S U vitrifia\tvn, 4 A LA UNE MARC LABRECHE SAINT MARC JEROME SAVARY Rédacteur en chef par intérim En plus d\u2019être timide et pudique, il aime la solitude et se dit résilient.«Ce sont les deux cadeaux que la vie m\u2019a donnés», précise-t-il.Tout le contraire de l\u2019image publique extravertie de Marc Labrèche, véritable clown et animateur facétieux de l\u2019émission 3600 secondes d\u2019extase.«Je suis la personne la plus plate au monde dans la vie», assure-t-il.Nous l\u2019avons rencontré et.nous nous permettons d\u2019en douter! L'mNERAIRE \u2014 1er décembre 2010 I5 suite de la page 15 «J\u2019AI UNE TENDANCE À L\u2019HÉDONISME ASSEZ POUSSÉE.JE FERAIS LA FÊTE PEUT-ÊTRE UN PEU TROP SI JE N\u2019AVAIS PAS DES BALISES COMME CELLES DE CE TRAVAIL.» Habitués aux pitreries de celui qui a tenu la barre d\u2019émissions comme La fin du monde est à sept heures, Le grand blond avec un show sournois, Le cœur a ses raisons, et qui anime désormais 3600 secondes d\u2019extase, nous n\u2019avons pas rencontré de clown, certes, mais un Marc Labrèche allumé, quelques milliers de secondes seulement avant l\u2019enregistrement de son émission.«Ça paraît pas, mais j\u2019ai beaucoup de pudeur.Je suis aussi excessivement timide, ça non plus, ça paraît pas; je combats cela par la fuite en avant.Par réaction, je fais du \u201cmontrage extrême\u201d, dit-il, faisant référence à des séances d\u2019exhibitionnisme contrôlées déjà télédiffusées.Il faut y aller par petites couches, une extrémité à la fois, parcimonieusement, devant des gens choisis.» Sa vivacité et ses apparitions publiques éclatées ont tout ce qu\u2019il y a de plus naturel.Pas de drogue là-dedans.Contrairement à certaines perceptions, il ne prend rien.«Avec ceux qui travaillent sur l\u2019émission, je vis comme dans une communauté religieuse.» L\u2019organisation de ce show hebdomadaire (il tourne du lundi au vendredi) ne fait pas bon ménage avec la fiesta.Le verre de vin attend donc la fin de semaine.«C\u2019est un peu Spartiate», ajoute celui qui vient de fêter ses 50 ans.Un peu plus et il nous ferait croire qu\u2019il est parti en pèlerinage à Saint-Benoît-du-Lac suivre les pas des moines bénédictins.Ce style de vie, pas scolastique, mais organisé, lui convient tout à fait; le petit diablotin intérieur prêt à jouir des plaisirs alentour a manifestement besoin d\u2019un cadre de travail rigoureux.«J\u2019aime cet aspect du métier, car j\u2019ai une tendance à l\u2019hédonisme assez poussée, reconnaît-il.Je ferais la fête peut-être un peu trop si je n\u2019avais pas des balises comme celles de ce travail.» Il se soigne en allant au gym trois ou quatre fois par semaine et en surveillant son alimentation.Les écarts sont scrutés à la loupe.En dehors des caméras, le père de deux grands enfants est «beaucoup plus calme que ce que les gens pourraient penser.Il y a de longs moments dans la semaine où je suis en état de survoltage aigu.Faire le 3 000 \\3600 secondes d\u2019extase\\, c\u2019est une catharsis, un exutoire, ça me fait beaucoup de bien, alors quand c\u2019est fini, je suis reposé et disponible [pour les gens que j\u2019aime].» Les personnages qu\u2019il adore parodier?Christian Bégin, l\u2019un de leur chouchou, pour Marc et son équipe.Il y a aussi Christiane Charrette et Érick Rémy.«Il y en a d\u2019autres qu\u2019on n\u2019utilisera qu\u2019une fois ou deux, mais qu\u2019on a aimés intensément, ajoute-t-il.C\u2019est comme un one night.» Ses caricatures n\u2019ont rien à voir avec le règlement de comptes : «Ce n\u2019est jamais vraiment méchant; ça ne remet pas en question leur carrière ou leur talent.» S\u2019il considère très précieux les moments qu\u2019il passe en compagnie de sa blonde, de ses enfants et de ses amis, Marc Labrèche est un bourreau de travail qui prend beaucoup de plaisir à faire son métier.«Je suis bien, car je fais le métier que j\u2019aime, j\u2019ai la liberté pour le faire, ce qui est quand même pas mal; j\u2019ai une équipe de gens formidables, on s\u2019entend bien et on travaille ensemble depuis des années.» Son bagage artistique héréditaire n\u2019est pas étranger à cette intensité professionnelle.L\u2019énergie qui le caractérise est bien la même qui animait son père comédien.«Mon père avait beaucoup d\u2019énergie.Même à la fin de sa vie, avec le cancer, il avait une métastase grosse comme un pamplemousse dans la gorge et il continuait quand même à jouer au théâtre.Jouer, pour lui, c\u2019était toute sa vie.» «SI JE DEVAIS ARRÊTER DE FAIRE LE CON, JE POURRAIS TOUT STOPPER DEMAIN MATIN.JE SUIS TRÈS RÉSILIENT.LA RÉSILIENCE ET L\u2019AMOUR DE LA SOLITUDE SONT LES DEUX CHOSES QUI M\u2019ONT FAIT LE PLUS AVANCER.» RÉSILIENT ET SOLITAIRE Mais si tout devait s\u2019arrêter demain, il n\u2019en ferait pas tout un plat et ne se battrait pas contre des moulins à vent.«Si je devais arrêter de faire le con, je pourrais tout stopper demain matin.Je suis très résilient.La résilience et l\u2019amour de la solitude sont les deux choses qui m\u2019ont fait le plus avancer.J\u2019ai beaucoup de plaisir à être entouré, mais seul, je suis très très bien», insiste-t-il.C\u2019est d\u2019ailleurs ainsi qu\u2019il est parti six mois en Inde, il y a plusieurs années.Marc Labrèche a également connu son lot de coups durs, mais ces épreuves ne l\u2019érodent pas.ou peu.«J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir une faculté naturelle de naïveté par rapport à l\u2019existence», explique-t-il.Le comédien est manifestement de nature plus optimiste que cynique.Quand des événements difficiles se présentent sur son chemin, il se dit persuadé que quelque chose de bien l\u2019attend au tournant.Le Labrèche moqueur et sarcastique fait surtout partie du personnage public.En privé, plusieurs sujets lui donnent la nausée et il l\u2019explique sans détour.En particulier les scandales I6 UrtlNERAIRE 1er décembre 2010 MARC LABRÈCHE PHOTOGRAPHIÉ AU MONUMENT-NATIONAL, LIEU DE TOURNAGE DE SON ÉMISION 3600 SECONDES DEXTASE SAINT MARC.L\u2019ICÔNE ICONOCLASTE DU PETIT ÉCRAN.L\u2019ANTIDOTE À PRESCRIRE À TOUTES LES VEDETTES EN MAL D\u2019AUTODÉRISION.associés aux abus pédophiles de membres de l\u2019Eglise.«Les scandales de pédophilie qui se répètent au sein de l\u2019Église, je trouve ça épouvantable.Ces enfants-là sont brisés pour la vie.» Le comédien a été pensionnaire à la fin des années 70 dans un collège privé tenu par des religieux, à la même époque où ces crimes ont été commis.Le temps qu\u2019il nous avait accordé initialement est écoulé depuis un bon boutte.Souhaitant rester maître de ses quelques milliers de secondes «privées», il refuse de porter la parole d\u2019une cause en particulier ou d\u2019un organisme - son agenda est déjà trop rempli.Le grand blond aux yeux bleus reste cependant sensible aux inégalités partout criantes.«Notre système économique est tellement tordu, que même quand il y a moins d\u2019argent pour tout le monde, il y a des gens qui réussissent à s\u2019enrichir encore plus», se désole-t-il.Il confie d\u2019ailleurs répondre régulièrement de façon favorable à des événements philanthropiques sporadiques et peu médiatisés.Par exemple, une femme qui a perdu sa fille d\u2019un cancer et qui l\u2019a approché pour donner un coup de pouce à sa petite fondation.«Souvent, on répond à des demandes sans que personne ne le sache.» Résilient, solitaire, Spartiate.et adulé par des fans inconditionnels de ses extravagances, il ne nous en fallait pas plus pour nous laisser aller à faire de Marc Labrèche.un saint.Saint Marc.L\u2019icône iconoclaste du petit écran.L\u2019antidote à prescrire à toutes les vedettes en mal d\u2019autodérision.PHOTOS : HUGO TROTTER L'ITINERAIRE\t17 1er décembre 2010 MOT DU MAIRE DU TEMPS DES FETES GÉRALD TREMBLAY Maire de Montréal Le temps des Fêtes approche et le centre-ville de Montréal s\u2019emballe pour faire des semaines à venir une expérience festive et des plus agréables.Le 20 novembre, le Père Noël donnera le coup d\u2019envoi du temps des Fêtes : 1000 personnages et 15 chars allégoriques défileront rue Sainte-Catherine sous les yeux émerveillés des jeunes et des moins jeunes.Plus que jamais, nos rues s\u2019illumineront comme dans un rêve.Sainte-Catherine, McGill College, Sherbrooke, Saint-Denis, René-Lévesque, Saint-Paul, de la Commune, Ontario, de même que la place Jacques-Cartier et plusieurs parcs se transformeront en des lieux féeriques abritant l\u2019ambiance chaleureuse de Noël au cœur de la ville.Le temps des Fêtes nous amènera également des propositions insolites à découvrir au Quartier des spectacles : des sphères lumineuses gigantesques sur la place des Festivals et des champs de pixels sur la place Emilie-Gamelin.En plus des nombreux concerts et spectacles, du Messie de Handel à Décembre, le Noël de Québecissime, la magie des Fêtes dans Ville-Marie, c\u2019est aussi la tradition des cadeaux, des arts, des plaisirs de la table et des rencontres entre collègues et amis.Les boutiques, commerces, mais aussi le Salon de métiers d\u2019arts du Québec, le Souk@Sat et, pour la première fois cette année, le Marché Casse-Noisette au Palais des congrès, seront de belles sources d\u2019inspiration pour offrir des cadeaux uniques.Sur une note plus sportive, le temps des Fêtes vous offre aussi un moment privilégié pour profiter des patinoires illuminées et, sur le mont Royal, des pistes de ski de fond ou des pentes à dévaler en traîneau.Je vous invite à vivre la magie qui anime nos rues et à faire du centre-ville votre destination de choix pour sortir en famille, faire vos achats, vous restaurer, festoyer et, pourquoi pas, juste flâner.Tout cela, et bien plus encore, Ville-Marie vous l\u2019offre en cadeau.Problème de drogue?Si tu veux arrêter, nous pouvons faider* Notre expérience collective nous a appris que ceux et celles qui assistent régulièrement à nos réunions demeurent abstinents £\\ra@[WKIlI© 514-249-0555 l 1-800-879-0333 t www,naquebec peu* Vtw» tpllliv L'inaptitude, ça vous préoccupe?www.curateur.gouv.qc.ca Une source d'information pratique pour en savoir plus sur \u2022\tle mandat on prévision do l'Inaptitude \u2022\tles droits des citoyens inaptes ?\tles responsabilités des mandataires, tuteurs, curateurs ot conseils de tutefle ?\tlo tôle ou Curateur public dans la prevention et l'intervention en cas d abus Tel, : 514 873-4074 ou 1 800 363-9020 'i E A -Ca&e/tine> Eat Ho^J(QC)MiViZs ¦ : 514 527-3777 ~FéHéc&jU&uA, : 574 527-4323 familles à risque ou en situation de vulnérabilité pour assurer le mieux-être et le développement optimal des enfants, dans le respect de leurs droits et de leurs intérêts.Les services offerts répondent aux besoins globaux des enfants, tant sur le plan de leur santé physique qu'à l'égard de tous les autres aspects de leur développement.La pédiatrie sociale consiste à mettre en place une gamme de services complets, sur tous les plans, en lien avec les milieux de vie.Les services sont offerts par une équipe interdisciplinaire et avec l'implication d'adultes significatifs afin d'agir en cohésion et offrir un accompagnement intensif, personnalisé à chaque enfant, selon ses besoins et ses rêves.Les impacts de la pédiatrie sociale en communauté sont préventifs et curatifs puisqu'ils misent sur des outils de mobilisation et d' «empowerment» des familles et des milieux dans un consensus d'actions adaptées aux enfants. ENVIRONNEMENT DES SKI-DOO ÉCOLOS NAËL SHIAB Adieu husky! Il est loin le temps des traîneaux à chiens.Désormais, c\u2019est le ski-doo qui règne en maître.Le plaisir de la glisse et des grands espaces demeure le même, mais à l\u2019heure des changements climatiques, c\u2019est un plaisir coupable que de grimper sur ces gros engins motorisés.Les huskys carburaient à la viande, les motoneiges se gargarisent d\u2019essence.Pour rendre plus sympathiques ces monstres mécaniques, une équipe d\u2019étudiants de l\u2019Ecole de technologie supérieure de Montréal s\u2019est mise au défi de concevoir une motoneige écologique.Leurs principaux objectifs?Réduire les émissions de gaz polluants, diminuer la consommation d\u2019essence et atténuer le bruit du moteur.Rien de moins.Et tout cela en gardant les performances d\u2019une motoneige conventionnelle bien entendu.«Le groupe QUIETS a été créé en 2003», indique Jasmin David, un des génies mécaniques du groupe.Depuis, grâce aux efforts de sa vingtaine de membres, son budget est passé de 17 000 $ à 65 000 $ grâce à de nombreux commanditaires.Cette somme leur permet de participer depuis plusieurs années au SAE Clean Snowmobile Challenge dans le Michigan.Cette compétition confronte des étudiants d'une vingtaine d'universités nord-américaines qui doivent concevoir la motoneige la plus écologique, tout en restant «commerciable».Les perspectives sont très intéressantes pour le directeur général de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec, Normand Besner, un des partenaires du groupe QUIETS.«Les constructeurs d'automobiles veulent diminuer l\u2019impact polluant de leurs véhicules pour protéger la planète.On souhaite la même chose pour nos motoneiges.» Au Québec, près de 165 000 motoneigistes sont enregistrés et plusieurs dizaines de milliers de touristes profitent chaque année des 33500 km de sentiers de la Belle province.Du coup, les activités du groupe vont bon train.Le tableau de leur local est recouvert de hiéroglyphes mathématiques et dans leur atelier, le moteur de leur ski-doo est disséqué et les câbles semblent être autant de vaisseaux sanguins vers le cœur de la machine.«On est parti d\u2019un moteur JASMIN DAVID, GÉNIE MÉCANIQUE DU GROUPE ÉTUDIANT QUIETS, SUR UN DE LEURS MODÈLES EXPÉRIMENTAUX DE MOTONEIGES ÉCOLOGIQUES.CELLE-CI EST EXPOSÉE DANS L'ENTRÉE DE L'ÉCOLE DE TECHNOLOGIE SUPÉRIEURE DE MONTRÉAL.\t \t ï=\t p.JJC\t \t \t conventionnel et on cherche à l\u2019améliorer.Tu vois, ici, c'est notre système d\u2019injection directe», pointe David Jasmin.La remarque n\u2019est pas anodine.Leur système d\u2019injection est une pièce centrale pour réduire les émissions polluantes.«Notre système envoie l\u2019essence dans le moteur avec trois fois plus de pression que les modèles conventionnels, explique en détail Hughes Dupuis, le chef électrique de l\u2019équipe.Du coup, on obtient des gouttelettes d\u2019essence beaucoup plus fines, la combustion est plus efficace et le rendement énergétique devrait être meilleur.» Le conditionnel est de rigueur pour l\u2019instant, car le système n\u2019a pas encore pu être testé.Lors du concours de l\u2019année dernière, une pièce électronique, un injector driver, manquait pour optimiser le fonctionnement de la motoneige.Mais l\u2019équipe sera prête pour cette année.«Physiquement, on est persuadé qu\u2019on va réussir à atteindre les mêmes résultats que les derniers systèmes de Bombardier, ajoute Hughes.Théoriquement, on sera encore plus efficace.» Pour ce qui est des désagréments sonores, les résultats sont déjà sur la table.Lors des dernières compétitions, leur engin faisait moins de bruit que certains moteurs électriques.«On a allongé le pot d\u2019échappement vers l\u2019arrière, ce qui nous a permis de rajouter des caisses d\u2019atténuation», développe David Jasmin.Ils ont ainsi diminué le bruit du moteur de moitié.Un résultat qui fera plaisir aux résidents proches des sentiers de motoneige.La loi interdit à quiconque d\u2019aller à plus de 30 km/h à 30 mètres d\u2019une habitation.Et la commercialisation alors?«On n\u2019en est pas là, et puis tout ce qu\u2019on fait appartient à l\u2019École.Alors même si on y arrive, ce n\u2019est pas certain qu\u2019on deviendra riche!» lance à la blague David Jasmin.PHOTO : NAËL SHIAB L'ITINERAIRE 27 1er décembre 2010 MINUTES UN BUS AUX 10 MINUTES MAXIMUM SUR PLUS DE 30 LIGNES ENTRE 6 H ET 21 H EN SEMAINE Ce réseau est composé des lignes : 18.24.32.33.44.45.48.49.51.55.64.67.69.80.90.97.103.105.106-506.121.132.139.141.161.165.171.187.193.197.211.470.Les numéros en caractères gras dans la liste identifient les lignes offrant un Intervalle maximum de 10 minutes dans les deux directions de 6 h à 21 h.Les lignes dont le numéro apparaît en caractères fins offrent ce service dans une direction de 6 h à 14 h et dans l\u2019autre de 14 h à 21 h.L'information est indiquée sur le panneau d'arrét.Consultez l\u2019horaire sur www.Stm.lnfo pour plus de détails.WWWS1M INFO | SMS S27861 M.SÎM.INFO | 514 AUrOBUS MOUVEMENT COLLECTIF ^tm ENVIRONNEMENT/BRÈVES JULIE THIBAUDEAU PECHE DURABLE : METRO VA DE LAVANT Metro a officiellement commencé la mise en œuvre de sa politique d\u2019approvisionnement en produits de la pêche durable adoptée au printemps dernier.L\u2019organisme environnemental Greenpeace salue les efforts de la chaîne.Metro a notamment décidé de retirer de son inventaire sept espèces menacées, dont la morue de l\u2019Atlantique Ouest, le thon rouge, la raie et le requin.La chaîne a précisé que ces espèces pourraient être réintroduites à l\u2019avenir si leurs stocks retrouvaient un niveau acceptable selon les avis des scientifiques.L\u2019initiative a été félicitée par Greenpeace.«En cessant la vente de la morue, une espèce emblématique de la surpêche, Metro démontre son sérieux quant à sa volonté de protéger le futur des stocks de poissons au pays», a affirmé Mélissa Filion, de l\u2019organisme environnemental.Greenpeace a rappelé que Costco est maintenant le seul grand détaillant canadien «à ne pas intervenir pour la protection des océans».SOURCE : NOVAE LES MILIEUX HUMIDES MENACÉS A LAVAL La situation des milieux humides de Laval est inquiétante, révèle un bilan réalisé par le Conseil régional de l\u2019environnement de Laval (CRE-Laval).Au cours des six dernières années, une perte nette de 50 hectares et l\u2019altération de 55 hectares de milieux humides ont été enregistrées.Si le rythme de cette dégradation se maintient, presque tous les milieux humides de la zone blanche de Laval auront disparu ou seront altérés dans 13 ans.Le CRE-Laval pointe du doigt le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs (MDDEP) et la municipalité pour leur complaisance à l\u2019endroit des demandes des promoteurs pour construire dans les milieux humides.Depuis 2004, l\u2019ensemble des demandes de certificats d\u2019autorisation formulées au MDDEP a été autorisé.Les milieux humides sont des milieux riches en biodiversité et accomplissent des services écosystémiques de grande valeur, estimés à 22000$ l\u2019hectare par année.Le CRE-Laval juge urgent d\u2019agir pour faire de la protection des milieux humides une priorité à l\u2019échelle de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), dont fait partie Laval.SOURCE :CREM L\u2019EDIFICE FONDACTION DE QUEBEC REÇOIT DEUX PRIX EN DÉVELOPPEMENT DURABLE GHA Architecture et développement durable a remporté les trophées Distinction en développement durable et Pratique novatrice pour la conception et la réalisation de l\u2019édifice Fondaction à Québec.Ces prix ont été remis lors de la 22e édition des «Trophées Innovation et Développement durable» par l\u2019entreprise de matériaux de construction durables Contech.Cette remise de prix vise à diffuser et à promouvoir de meilleures pratiques ainsi que les technologies et les produits innovateurs dans l\u2019industrie de la construction.Après avoir remporté deux prix d\u2019excellence en juin dernier, l\u2019édifice Fondaction est salué pour ses qualités architecturales et environnementales.Cet édifice commercial de six étages doté d\u2019une structure en bois lamellé-collé est une première en Amérique du Nord.Créé il y a 15 ans, Fondaction, le Fonds de développement de la CSN pour la coopération et l\u2019emploi, investit en capital de développement afin de maintenir et de créer des emplois de qualité au Québec dans une perspective de développement durable.Il est le partenaire financier d'une centaine de PME et accorde une attention particulière aux entreprises d\u2019économie sociale, dont Le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire.SOURCE : FONDACTION CSN ITINERAIRE 29 1er décembre 2010 CONSOMMATION * FESTIVITES DE NOE^ À L\u2019EUROPÉENNE VERONIQUE CHAGNON Stagiaire à la rédaction Enfilez vos Kanuk et chaussez vos bottes les plus chaudes, les iftarchés de Noël vous invitent à célébrer l\u2019avent dans les effluves de cannelle, de vin chaud, de bretzels et de.tourtière.Fortes d un succès incontestable, plusieurs municipahtés du Québec rassembleront encore u®e fois cette année quelques dizaines de marchands locaux sur la place ppbhque pour recréer les marchés de Noël de tradition germanique.* Plus qu\u2019un événement agroalimentaire, les marchés de Noël sont des «expériences sensorielles complètes», selon Agathe Sauriol, présidente du marché de l\u2019Assomption dans la région de Lanaudière.La ville accueille le marché pour une deuxième année, avec en prime une dizaine de kiosques supplémentaires.«On crée un véritable village de maisonnettes toutes en couleurs dans îa pure tradition allemande, annonce-t-elle.Il y a des feux extérieurs et nos illuminations sc^it grandioses dans^p décor unique du collège de l\u2019Assomption, vieux de 175 ans.» Emballée par son projet, Mme Sauriol voit une «Route des marchés de Noël» informelle se dessiner au Québec.«On a déj^ les marchés de Longueuil, de Joliette et de Trois-Rivières autour de celui-ci, et les gens en font des destinations touristiques, se réjouit-elle.Chaque marché offre une ambiance unique.» Au Canada, c\u2019est d\u2019abord la grande diaspora allemande de Kitchener, en Ontario, qui, en 1996, a emboîté le pas à Chicago, la première ville américaine à organ»er en 1995 son désormais célèbre marché de Noël.Depuis, lAoncept a fait boule de neige et s\u2019est retrouvé dans plusieurs localités à travers le pays.Les marchés de Noël de tradition alsacienne égayent depuis peu les rues du Québe£, dont épiles de Joliett*e, qui a été la première municipalité de la province à aligner les maisonnettes de bois il y a quatre ans.Cette année, Lachute, Loügueuil, Trois-Rivières et Québec « auront entre autres leur marché de Noël.Si certaines villes ont importé la \u2022 formule pour l\u2019assaisonner de façon ^québécoise, d\u2019autres, comme Québec, \u2022 reproduisent plutôt les marchés de Noël typiquement alsaciens, saucisses et choucroute comprises.Amélie Optenberg, organisatrice du marché de Noël alsacien Se la capitale, annonce LES MARCHÉS DE NOËL EUROPÉENS SONT UNE DESTINATION TOURISTIQUE PRISÉE.«ON VElfr faire revivre le centre-ville DE MONTRÉAL DANS LE TEMPS DES FÊTES» \u2014 Justin Archambault président de Parallèle it, J i JjrNU T-V «#('* * *¦\ti il \"H i tu ' m A L\u2019AMBIANCE DES MARCHÉS DE NOEL CULMINE LE SOIR, ALORS QUE LES GUIRLANDES SCINTILLENT.PAS DE MARCHÉ POUR LA MÉTROPOLE Si ces rassemblements festifs et scintillants se multiplient dans la Belle Province, Montréal brille toujours par son absence.mais plus pour longtemps.«On veut faire revivre le centre-ville de Montréal dans le temps des Fêtes», s\u2019exclame Justin Archambault, président de ParalMe, la boîte de jftoduction d\u2019événements qui a nuise aux recettes des commerces du ceiÿre-ville.«Pour notre part, explique M.Archambault, on veut démontrer que le marché de Noël va servir au contraire de moteur économique touristique en attirant des acheteurs potentiels au centre-ville.» * LA PETITE HISTOIRE DES MARCHÉS DE NOËL On garde pan de traces des ancêtres des marchés de Noël, les «marchés de Saint-Nicolas», qui ont vu le jour au XVe siècle en Allemagne pour célébrer le saint du même nom.La tradition est dépouillée de son nom d\u2019origine en 1570 par les réformistes qui souhaitent éliminer le culte des saints, et le marché devient alors celui de «l\u2019Enfant Christ».La ville alsacienne de Strasbourg accueille, pour la première fois cette année-là, ce qui deviendra le plus célèbre des marchés de Noël.Les marchands des environs se réunissent et vendent entre autres du «glühwein», une recette allemande de vin chaud, des bretzels et île l\u2019artisanat dans des kiosques en bois éparpillés au pied de la fameuse cathédrale Notre-D ame de Strasbourg et décorés pour l\u2019occasion.L\u2019ambiance est dynamisée par la présence d\u2019amuseurs de rue ou de chansonniers, entre autres.Couronnée de succès, la formule se répand comme une traînée de poudre en France, en Europe, puis jusqu\u2019à nos portes.Même Tokyo tiendra cette année la deuxième édition de son marché de hffiël.cette année un événement culturel sans déPosé le Proîet à la Ville de Montréal précédent.«On aufa beaucoup de concerts de Noël et même un musicien bavarois qui viendra nous montrer la musique traditionnelle», assure-t-elle.Cette ann^e, Québec pourra par ailleurs m s\u2019enorgueillir d\u2019une fête de Noël plus grandiose que jamais avec un budget bonifié de 525 000$.«On pense qu\u2019on a tout ce qu\u2019il faut pour devenir une destination des Fêtes incontournable», affirme Julie Lemieux, membre du comité exécutif responsable des dossiers culturels à la Ville de Québec.La ville comptait déjà plusieurs initiatives privées, mais souhaite dorénavant donner une vision commune aux organismes épars, ce dont pourrait bénéficier le marché alsacien du Vieux-Québec.«C\u2019était tellement beau ce qu\u2019ils ont fait l\u2019an passé, alors, cette année, on pense à un parcours sur plusieurs kilomètres dont le marché ferait partie», précise Mme Lemieux.pour «réactiver la magie de Noël».L\u2019ambiance et l\u2019odeur des pains d\u2019épice sont au cœur de la réussite de tels projets, selon M.Jean-Pierre Lemasson, professeur au Département d\u2019études urbaines et touristiques de l\u2019Université du Québec à Montréal.«L\u2019ambiance est capitale» pendant les premières années pour attirer les badauds et faire du rassemblement un «rituel collectif».Au centre-ville de Montréal, Parallèle promet de transformer le square Phillips en un marché de Noël dans la plus pure* tradition allemande.«On veut regrouper des artisans, on veut des concerts et des ateliers, affirme Justin Archambault.On a choisi le square Phillips pour son cadre intéressant, avec les arbres et la statue.» Parallèle aurait aimé présenter son marché cette année, mais il doit d\u2019abord convaincre un regroupement de détaillants qui craint que le marché de Noël PAS DE COMPETITION POUR LE j SALON DES MÉTIERS D\u2019ART Un marché de Noël au centre-ville de ] Montréal ne porterait pas ombrage j au Salon des métiers d\u2019art de i Montréal de la Place Bonaventure, j déjà très couru par les Québécois j en quête d\u2019un cadeau original.j Jean-Pierre Lemasson, professeur j au Département d\u2019études urbaines j et touristiques de l\u2019Université du ] Quélftc^à Montréal, considère qu\u2019«il y j a de la place pour un marché de Noël j à Montréal» parce que les événements j n\u2019exploitent pas le même créneau.Le j Salon des métiers d\u2019art propose, selon ] lui, un vaste éventail d\u2019objets faits ] à la main, alors que Artisanat des ] marchés de Noël est plus populaire et ] le rassemblement est plus festif.] L\u2019ITINERAIRE 1er décembre 2010 3I PteK-Su : 1L 5^ 3V.du Mont H&sw IE (5 H i 597 2 U i\tmont-rgy.i FfowrtHjrrt fettle Pjtfiü :221V.Suj11mlmi Ê (5t^ 1 731-jTÎI\tIjtd^i l.ilutwdubmirtfyld»ir:?n.cj I La Capitale du Mont-Royal l'achat cï la vanta d une pnjprréW, ( >jf une affsin ttf fctitr et rfo faire la Capitata i/i(-i * t.,1.iriEll! - f .\u2019¦¦t:' funrjT.Blüçtrf : www.lECÉpHAifcdtHnonlro^l.totfi ANNONCEZ-VOUS DANS L\u2019ITINÉRAIRE ET AFFICHEZ VOS VALEURS CITOYENNES.Contactez Karoline Bergeron au 514 597-0238 poste 245 au par courriel à karoline.bergeron@itineraire.ca *, », *.* f t +\t, *' Ÿ * ¦tikMBLEC KATIOHAL ¦raml rriMinwr.m * ¦ i m D*v]at#if C-ÜW4hl IJii.Mkr.1 .nlirt .:lr Fiers partenaires de LIHnéraue eï du mogDVD te 3* Œil pour raids duk jeunes d* la rue Siigt ucisl; 1255.ryj&jil.i.4srfic4(Qu6bKl K2C4C& le)\tTticc 4116*9-7013 Les avocats de solutions MC\t\t\t Luc Audet Avocat audet@DroitDesPME.com\t\t\t \tAUDET & ASSOCIÉSinc.AVOCATS\u2019ATTORN EYS\t\t 164, rue Notre-Dame Est, Montréal OC Canada H2Y1C2\t\t\t T 514.954.9600 1.866.954.9600 C 514.914-0111 F 514-954-9547\tLigne directe 514.954 0362 www.DroitDesPME.com\t\t LOGIS PHARE LOGEMENTS DISPONIBLES Le projet Logis Phare est un immeuble d'appartements supervisés à prix modique pour des personnes en traitement de substitution aux opiacés (femmes enceintes, couples avec enfant(s) ou familles monoparentales).Des intervenants sont sur place pour offrir un support communautaire aux résidants.Les critères de base sont; \u2022\tÊtre sous traitement de substitution \u2022\tEtre parent d'un ou de plusieurs enfants de 0 à 5 ans \u2022\tÊtre prêt à s'investir, avec le support des intervenants, à l'élaboration et à l'application d'un plan d'intervention La durée maximale du séjour est de 3 ans.Si vous êtes intéressés ou aimeriez en savoir plus sur le projet, veuillez communiquer avec M.Daniel Harpin au (514) 523-3135 MONDE DU TRAVAIL LA VIE DANS UNE LENTILLE VÉRONIQUE CHAGNON Stagiaire à la rédaction FRÉDÉRIC GAUDET Avec toute sa vie dans son sac à dos, déterminé à clore un chapitre sombre de son existence, Frédéric Gaudet a quitté Gatineau le cœur léger, mais amoché.Après un mois difficile dans les rues de Montréal en 2009, il a trouvé ce qu\u2019il cherchait : un emploi de technicien vidéaste qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de laisser partir! «Au début, je pensais que ça serait réglé en deux semaines, que j\u2019aurais une job, se souvient-il.Je savais que j\u2019allais être dans la rue mais ça ne me dérangeait pas trop.» Frédéric a finalement dû passer plus d\u2019un mois sans toit à la recherche d\u2019un emploi.Il ne s\u2019est cependant pas laissé démonter.«J\u2019habitais à la Mission Old Brewery et je partais le matin pour ne pas rester avec ce monde là, j\u2019allais faire du bénévolat», explique l\u2019ancien toxicomane.Il était venu à Montréal pour briser l\u2019isolement, pas pour retremper dans les milieux difficiles.C\u2019est finalement une annonce dans le journal qui lui a permis de raccrocher.L\u2019Itinéraire cherchait des jeunes souhaitant apprendre les dessous du métier de vidéaste tout en recevant le salaire minimum.«Ça m\u2019a tout de suite accroché, raconte-t-il.J\u2019ai eu une entrevue et j\u2019ai arrêté de chercher.J\u2019ai dit : \u201cC\u2019est là que je m\u2019en vais!\u201d» Il y a un peu plus d\u2019un an, Frédéric a participé au programme Connexion compétences, qui aide huit jeunes à développer des aptitudes en vidéo.Il est passé en quelques mois d\u2019élève à formateur.Frédéric est aujourd\u2019hui technicien vidéaste, employé à temps plein par le programme.Il supervise des jeunes qui, comme lui, ont choisi de «prendre 150 heures pour regarder vers où aller.» Pourtant, l\u2019ex-déménageur ne se connaissait pas de talent artistique.«Je dessine des bonshommes allumette et, encore là, ils sont tout croches», s\u2019esclaffe-t-il.Il a par contre trouvé une façon de s\u2019exprimer à travers la caméra.Aujourd\u2019hui encore, avec les jeunes de la cohorte dont il s\u2019occupe, il ne croit pas que ce soit la vidéo elle-même qui change les vies.Ce serait plutôt l\u2019activité dans son ensemble.«On se sert de la vidéo comme médium pour les accrocher, c\u2019est une carotte au bout du bâton, précise Frédéric.Mais ils doivent se lever le matin, interagir dans un milieu de travail, ils prennent plus soin d\u2019eux.» Il y a les rencontres, aussi.Les rencontres avec des sans-abri endurcis vus à travers la caméra de Frédéric lui ont ouvert les yeux.«Je me suis dit : \u201cJe ne veux pas en arriver là\u201d, se souvient-il.L\u2019être humain a une capacité d\u2019adaptation énorme et je ne voulais pas que ça devienne normal pour moi d\u2019être dans cette condition; ça m\u2019a fait peur.» D\u2019une simplicité contagieuse, le jeune homme a choisi d\u2019intégrer l\u2019équipe de L\u2019Itinéraire pour allier ses deux passions : la vidéo et l\u2019humain.«Ça me permet d\u2019aider les jeunes.Si j\u2019avais eu ça dans le temps où ça allait mal pour moi, ça m\u2019aurait aidé», reconnaît-il.Alors qu\u2019il était dans la rue, le technicien au grand cœur distribuait des dépliants d\u2019organismes d\u2019entraide à ses cochambreurs en quête de ressources.«L\u2019ÊTRE HUMAIN A UNE CAPACITÉ D\u2019ADAPTATION ÉNORME ET JE NE VOULAIS PAS QUE ÇA DEVIENNE NORMAL POUR MOI D\u2019ÊTRE DANS CETTE CONDITION, ÇA M\u2019A FAIT PEUR.» \u2014 Frédéric Gaudet Frédéric est très attaché à son employeur.«Honnêtement, je travaillerais n\u2019importe où à L\u2019Itinéraire, j\u2019aime l\u2019entreprise et la mission», admet-il, conscient que son poste actuel dépend des subventions que L\u2019Itinéraire aura réussi à dénicher auprès des gouvernements.«C\u2019est rare qu\u2019il y ait des programmes qui fonctionnent autant, remarque Frédéric à propos de Connexions compétences.D\u2019habitude, 50% des participants abandonnent en cours de route, mais nous on en a perdu un seul au début parce qu\u2019il a choisi d\u2019aller en désintox.» Il constate par ailleurs les effets positifs du programme sur ses jeunes, qu\u2019il voit évoluer.«Il y en a un qui est comme moi, ça s\u2019en vient, ça va être lui notre paie», se réjouit l\u2019ex-toxicomane déterminé à raccrocher, qui reconnaît la même volonté chez ce jeune.Le bonheur qui lui tombe dessus ces jours-ci, Frédéric l\u2019a cherché et appâté à coup de petits gestes motivés.Curieux et acharné, il avoue humblement qu\u2019il était premier de classe dans le cours de montage qu\u2019il vient tout juste de suivre à l\u2019Institut national de l\u2019image et du son (INIS).«Quand j\u2019aime ça, je m\u2019investis», conclut-il en souriant.PHOTO : CATHERINE GAUTIER L'ITINERAIRE 33 1er décembre 2010 TRACEZVOUSUN PIAN DE CARRIÈRE! *\tUnrilMIOtl ffl ?PnigrÉflwihin luiviiDEiiriiti ¦\tI ' TÉl*v~tiù(1 tïllMÉm* ¦\tHCWMi hirfLji|n**ll< *i (nmm|r;U.- r .Jli,\timmflHHH: *\tiMk-iirnu « t* pwim-tu B*t+t| Jfih ¦ îlli ¦ p-_\t_\t.\t.jm H- \u2014- ¦ tnjjnh | iHhiin ^ institut Grasset lr ifrtjirïOT.liiij n* r¦ wvj \u2014.iiiuipirii* ÏJfr 1 ¦ J- -t> LI'S 1 K1*\" Collectivement pour un monde dd^QXQïïk ,1 iff ON LUTTE A VOS COTES Syndicat canadien de la fonction publique ?CODE D\u2019ÉTHIQUE DES CAMELOTS 1.\tNe jamais vendre L'Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L'Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L\u2019Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d\u2019établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L'Itinéraire ou en vendant L'Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le magazine L'Itinéraire le réseau d'aide www.ra pii m Pgrg INFO RAPStM Lerè&eaii J lle :i l: au y fïiFTï&nnt s iEjuTei ItfnértfiSgEjË ftflûplréjil T^l.: S14B79 1949 ACTION INTERMINISTERIEL EN ITINERANCE UNE MISE EN ŒUVRE PIERRE GAUDREAU coordonnateur du RAPSIM Le gouvernement dévoilait en décembre 2009 son Plan d\u2019action interministériel en itinérance, signé de la main de huit ministres.Le gouvernement affirmait alors privilégier un plan d\u2019action à une politique en itinérance parce que cela était plus rapide, parce qu\u2019il y avait urgence d\u2019agir avant les grands froids.Pourtant, cela aura pris presque un an avant que des actions se concrétisent.POLITIQUE OU PLAN D\u2019ACTION?Depuis plus de quatre ans, le milieu de l\u2019itinérance demande une politique en itinérance pour que le gouvernement se dote d\u2019une vision globale de la question, en fasse une priorité et mette en action tous les ministères concernés pour prévenir et réduire l\u2019itinérance.Initiée par le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ), cette demande a développé un appui solide, tant dans le milieu communautaire concerné que parmi la population itinérante.La commission parlementaire sur l\u2019itinérance a conclu en 2009 dans ses recommandations à la nécessité que le gouvernement mette en place le plus rapidement possible cette politique en itinérance.Une action dont le besoin est aussi portée par la Commission des droits de la personne, le Barreau du Québec et de nombreuses villes, dont Montréal au premier chef.Un plan d\u2019action, qui découle d\u2019objectifs que doit identifier une politique sur un sujet aurait dû.suivre une politique, mais le gouvernement a privilégié de mettre en place d\u2019abord un plan d\u2019action! 70 MESURES Le Plan d\u2019action interministériel en itinérance 2011-2014, sans doter le gouvernement de la vision globale nécessaire, contient néanmoins bon nombre de mesures importantes, dont plusieurs pour favoriser l\u2019accès aux services, l\u2019insertion sociale, pour développer la cohésion des actions des ministères, construire de nouveaux logements sociaux, appuyer le soutien communautaire, etc.Récemment, à la suite des pressions et avec la mobilisation de plus de 350 personnes dans le cadre des 2e États généraux de l\u2019itinérance, le gouvernement a enfin rendu publique la ventilation des investissements de 14 millions de dollars annoncés 9 mois plus tôt dans le cadre du Plan d\u2019action.La somme la plus importante, près de 10 millions dollars, ira pour la construction de logements sociaux pour personnes sans domicile.La nouvelle ministre des Services sociaux et responsable du dossier de l\u2019itinérance, Dominique Vien, a aussi annoncé un soutien récurrent à de 1,2 million de dollars à huit organismes communautaires de première ligne à Montréal, qui hébergent, nourrissent et accompagnent les personnes en situation d\u2019itinérance.Trois refuges pour hommes récoltent au total un million de dollar de cette somme et cinq autres organismes, dont trois en hébergement pour femmes en difficulté, se partagent le reste.Les sommes prévues pour les huit organismes sont loin d\u2019être à la hauteur des demandes et de nombreux autres organismes à Montréal restent sur leur faim.Un montant largement insuffisant de 170000$ est aussi prévu pour le soutien communautaire en logement social.Tout le travail prévu dans le cadre des 70 mesures du Plan d\u2019action interministériel demeure, pour de larges pans, à concrétiser et à développer.QUI TARDE NE PAS S\u2019ARRÊTER LÀ Ces investissements sont le fruit de toute la mobilisation autour de la demande d\u2019une politique en itinérance et lors de la tenue de la commission parlementaire.Ces réponses ne répondent pas à l\u2019ensemble des besoins, mais elles constituent des avancées sur lesquelles le milieu pourra solidairement continuer à porter la demande d\u2019une politique en itinérance.INFORMATION RAPSIM 514-879-1949 OU WWW.RAPSIM.QC.CA TRANSPORT GRATUIT POUR L\u2019ACTION À QUÉBEC UN RASSEMBLEMENT POUR LE PREMIER BILAN La dernière recommandation du rapport de la commission parlementaire sur l\u2019itinérance, rendu publique en novembre 2009, était de demander au gouvernement de faire un rapport sur la mise en place de son Plan d\u2019action interministériel et sur les avancés des travaux de la politique en itinérance.Un an plus tard, l\u2019heure est au bilan.La ministre Vien a convenu, lors d\u2019une rencontre avec le Réseau SOLIDARITE itinérance du Québec, quelle produirait celui-ci.Dans ce cadre, autour du 8 ou du 9 décembre, le RSIQtiendra un rassemblement devant l\u2019Assemblée nationale pour rappeler que le bilan est loin d\u2019être suffisant.À l\u2019heure où l\u2019itinérance est en croissance partout au Québec, une politique en itinérance est toujours plus que nécessaire pour permettre des actions en amont pour freiner cet accroissement.L'ITINÉRAIRE 35 1er décembre 2010 ET ACTION! Ensemble, tout est possible la Banque Nationale est fiéie de soutenir le projet ParcoDon au profit du groupe communautaire l'Itinéraire.BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER SUR LES PAS DU DR JULIEN LE DR GILLES JULIEN JÉRÔME SAVARY MARCHE SUR LES TRACES DU DR JULIEN.À CHAQUE NUMÉRO DE L\u2019ITINÉRAIRE, LES NOMBREUSES RENCONTRES DU JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTENT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.LA GUIGNOLÉE DU DR JULIEN JÉRÔME SAVARY édacteur en chef par intérim Les cadeaux, comme des jouets neufs, des livres, des instruments de musique à cordes ou des bons d\u2019épicerie sont également les bienvenus.Le Dr Julien assure que ces présents seront remis aux personnes dans le besoin : «Dès le lendemain de la Guignolée, les parents viennent choisir un cadeau pour leur enfant, afin qu\u2019ils puissent eux-mêmes leur donner à Noël.» «TANT QUE JE SERAI VIVANT, Y\u2019A PAS PERSONNE D\u2019AUTRE QUI ENFILERA CE COSTUME-LÀ!» soit, car cette journée-là, je donne, mais mon Dieu, j\u2019ai l\u2019impression que je reçois dix fois plus.Tous ces petits bonhommes qui me sautent dans les bras.Tant que je serai vivant, y\u2019a pas personne d\u2019autre qui enfilera ce costume-là!» Le père Noël faisait aussi partie de la gang de la revue Enfants.«C\u2019est Eve Christian qui m\u2019avait demandé de faire le père Noël.J\u2019ai accepté tout de suite, d\u2019autant plus que Gilles [Julien] est quelqu\u2019un que je respecte, que j\u2019admire et que j\u2019aime beaucoup.» LE PERE NOËL DE LA GUIGNOLEE, LOUIS EMOND, ACCOMPAGNÉ DE JADE, LA FILLE D'ÈVE CHRISTIAN (INSTIGATRICE DE L'ÉVÉNEMENT).La Guignolée du Dr Julien, qui aura lieu le 18 décembre prochain, sera l\u2019occasion pour le pédiatre social de vérifier si la population est toujours à ses côtés.Pour lui, c\u2019est le moment le plus important de l\u2019année.«Au-delà des fonds qu\u2019on souhaite recueillir, l\u2019appui populaire est indispensable, souligne-t-il.Il faut que la pédiatrie sociale soit soutenue par la base, par la population, qui nous dit si nous devons continuer ou non.C\u2019est un peu notre bulletin de fin d\u2019année.» Cette huitième édition de la Guignolée du Dr Julien a pour but de recueillir des dons en argent, principalement afin d\u2019assurer des services essentiels aux 3 000 enfants suivis par les équipes du Dr Julien d\u2019Hochelaga-Maisonneuve et de Côte-des-Neiges.L\u2019argent sera utilisé, par exemple, aussi bien pour de l\u2019art-thérapie, des rencontres de soutien destinées aux parents et à leurs enfants de 0-18 mois, que pour des ateliers de stimulation d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire.\u2014 Le père Noël de la Guignolée (Louis Émond) PARTIS DE ZÉRO L\u2019idée de la première Guignolée a pris naissance dans les locaux de la revue Enfants, grâce à sa rédactrice en chef d\u2019alors, Eve Christian, et à sa collègue Caroline Lafrance.Le Dr Julien participait à la revue.«Le Dr Julien m\u2019avait invitée à visiter ses locaux sur la rue Aylwin, rappelle M™ Christian.J \u2019avais été impressionnée de le voir avec ses enfants, si passionné.» Les 1000 premiers dollars avaient ainsi été recueillis, résultat de beaucoup de débrouillardise.Louis Émond s\u2019en souvient.Écrivain pour enfants et enseignant, il est un membre émérite de la Guignolée, puisqu\u2019il tient depuis huit ans le rôle.du père Noël! Au bout du fil, l\u2019enthousiasme du père Noël est évident : «La toute première Guignolée, je vais la garder dans mon cœur toute ma vie, car on avait l\u2019impression d\u2019avoir créé quelque chose, se souvient M.Émond.Jamais je ne céderai ma place à qui que ce Lors de la Guignolée, même les enfants auxquels le pédiatre vient en aide font leur part.«Je me souviens d\u2019une petite fille suivie par le Dr Julien qui, l\u2019année dernière, était venue remettre l\u2019argent quelle avait récolté autour d\u2019elle tout au long de l\u2019année, souligne Eve Christian.Le Dr Julien l\u2019avait reconnu en la prenant sur ses genoux et il n\u2019en revenait pas!» La population est invitée à participer à cette grande fête, qui se tiendra à la fois au 1600 Aylwin (coin Adam) de 7h à 17h, au 6555 Chemin de la Côte-des-Neiges et à l\u2019angle des rues Jean-Brillant et Côte-des-Neiges de 9h à 15h.Les trois marchés publics de Montréal recueilleront également des dons.FONDATION DU DR JULIEN : WWW.FONDATIONDRJULIEN.ORG L\u2019ÉMISSION SAMEDI ET RIEN D\u2019AUTRE DU SAMEDI 18 DÉCEMBRE, À LA PREMIÈRE CHAÎNE DE RADIO-CANADA, SERA RETRANSMISE EN DIRECT DE LA GUIGNOLÉE DU DR JULIEN, DÈS 7H.PHOTO VIGNETTE : CHRISTIAN TREMBLAY BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIÈRE DE VOUS PRÉSENTER SUR LES PAS DU DR JULIEN, 37 UNE SÉRIE SUR LE FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC, DÉVELOPPEMENT SOCIAL LE JOURNALISME, C\u2019EST TROP SÉRIEUX CHRISTINE BERGER Les journalistes sont des créateurs de réalité, estime Robert Maltais, directeur du programme de journalisme de l\u2019Université de Montréal (UdeM).La réalité n\u2019est pas qu\u2019une histoire de faits accablants : à Montréal, plusieurs journaux et magazines, sur papier comme sur le web, oeuvrent à présenter une information plus digestible, versant dans l\u2019anecdote significative.Un contenu journalistique à saveur humoristique et humaine, ça ne fait pas sérieux, mais pourtant.«Je ne vois aucun intérêt à faire du journalisme classique, je ne vois pas où est le fun», révèle Catherine Perreault-Lessard, rédactrice en chef d'Urbania, magazine en vogue auprès des jeunes professionnels de tous horizons.Chez Urbania, les critères d\u2019embauche correspondent à la mission que s\u2019est donnée le média.Urbania veut divertir, informer et surprendre; le magazine emploie des gens créatifs possédant un excellent sens de l\u2019humour.Cette stratégie ne vise pas qu\u2019à accrocher le lecteur, elle porte en elle une réflexion quant aux moyens de relayer l\u2019information.De l\u2019avis de Constance Tabary, exrédactrice en chef du Quartier Libre de l\u2019UdeM : «L\u2019humour apparaît indispensable parce qu\u2019il véhicule beaucoup d\u2019informations sur la culture à laquelle il appartient».L\u2019année dernière, le journal universitaire a pris un virage plus artistique et créatif sur le plan de la plume journalistique.«Les jeux d\u2019esprit permettent de mettre en perspective les idées, de créer une atmosphère, d\u2019apporter du relief et de faciliter la compréhension», poursuit Constance Tabary.Lorsque bien employé, l\u2019humour en journalisme n\u2019est pas qu\u2019une décoration; il implique beaucoup en termes de démarche intellectuelle.UNE FOIS EN COULEURS, ON REVIENT DIFFICILEMENT AU NOIR ET BLANC L\u2019argument de cette démarche ne semble pas étranger à l\u2019impact généré par le phénomène des blogues sur la plate-forme internet.«Aujourd\u2019hui, on grandit en lisant des blogues super incarnés», pointe Catherine Perreault-Lessard.Je ne vois pas pourquoi je lirais une nouvelle super drabe quand je peux avoir la même information à côté, mais avec plus de couleur.» Même son de cloche du côté de Constance Tabary, qui constate que l\u2019avènement des blogues souligne bien l\u2019encroûtement des médias.«À quoi ça sert d\u2019avoir toute l\u2019information du monde à portée de main si elle est déshumanisée?Ça devient complètement abstrait et étranger au lecteur, même si ça le concerne directement», dit-elle.Surtout, une information décolorée semble produire des effets aliénants sur les journalistes.«Il y a plusieurs journalistes de grands médias qui sont tannés de la rigueur journalistique et qui écrivent pour nous de façon bénévole.Ils ont besoin de venir s\u2019éclater en écriture; ce doit être parce que le modèle ne leur convient pas» juge Catherine Perreault-Lessard.Robert Maltais estime que les journalistes de talent d\u2019aujourd\u2019hui sont les écrivains publics d\u2019hier.En quelque sorte, plusieurs d\u2019entre eux éprouvent le besoin, au-delà des faits, d\u2019exprimer une perception du monde.«Il y a un art de raconter dans le journalisme.Le métier a sa propre façon de dire les choses, dit-il.Quand il y a surabondance d\u2019infos, le bon journaliste met de l\u2019avant les informations importantes et sait les rendre intéressantes, captivantes».Que ce soit fait avec humour ne semble pas devoir rendre l\u2019information moins crédible.L\u2019important, selon Brian Myles, président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), est de raconter des histoires basées sur des faits véridiques, de ne pas faire de distorsion, de ne pas exploiter la réalité des gens ni multiplier les coups d\u2019encensoir, d\u2019éviter la complaisance et le voyeurisme, de ne pas prendre parti et de laisser les lecteurs se faire leur propre idée.PHOTO : URBANIA 38 ITINERAIRE 1er décembre 2010 LA JOURNALISTE DELPHINE DENOISEUX S\u2019EST RENDUE L\u2019ÉTÉ DERNIER AU NUNAVIK ET EN EST REVENUE AVEC PLUSIEURS ARTICLES.L\u2019ITINÉRAIRE EST HEUREUX DE VOUS PRÉSENTER LE TROISIÈME ET DERNIER DE CETTE SÉRIE.QUAND ECOLE RIME AVEC HOCKEY DELPHINE DENOISEUX Allier les joies du hockey et les bienfaits de lecole, voilà le quotidien de Benoît Côté, qui travaille comme coordonnateur d\u2019un programme éducatif destiné aux jeunes Inuits de Kuujjuaq.L\u2019Itinéraire l\u2019a rencontré dans l\u2019aréna située sur les hauteurs de ce village nordique.Le pas léger de Benoît Côté résonne dans les couloirs de l\u2019aréna de Kuujjuaq.En ce début de matinée, les élèves sont en classe.Benoît revient de la salle de lavage, où les équipements de hockey des jeunes sont en train d\u2019être lavés.Au Nunavik, moins de 10% des élèves finissent leurs études secondaires en cinq ans.«Le hockey nous sert d\u2019outil pour encadrer les jeunes, pour leur enseigner la persévérance, À KUUJJUAQ, BENOÎT CÔTÉ COORDONNE LE PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES DU NUNAVIK AXÉ SUR LE HOCKEY.l\u2019esprit d\u2019équipe et la discipline», résume Benoît, nouveau coordonnateur local du programme, lancé il y a quatre ans.Ancien entraîneur de hockey dans une communauté crie et enseignant de formation, cet amoureux du Nord avait tout pour plaire à Joé Juneau, instigateur du projet et ex-hockeyeur de la LNH.Dans les écoles, derrière un bureau et sur la glace, Benoît s\u2019assure de la bonne marche du programme.«Ce n\u2019est pas toujours évident, explique-t-il.Tu n\u2019entres pas dans une école en disant : \u201cvoici comment ça fonctionne pour que vos jeunes jouent au hockey\u201d.C\u2019est une collaboration qu\u2019il faut instaurer entre les professeurs, les tuteurs, les coordonnateurs et les entraîneurs de hockey.» Concrètement, il propose aux professeurs de Kuujjuaq d\u2019évaluer les élèves en fonction de trois critères : leur présence en classe, leur participation et leur comportement.«Si un jeune inscrit au programme ne respecte pas ces critères, les professeurs peuvent nous le signaler.Nous intervenons alors auprès du jeune, non pas dans une optique de punition, mais plutôt d\u2019éducation.» «UN JOUR, JOÉ A NOUS APPORTÉ DES BÂTONS DE HOCKEY SIGNÉS PAR LES JOUEURS DES CANADIENS, NOUS LES AVONS VENDUS ET L\u2019ARGENT RÉCOLTÉ A PERMIS AUX ENFANTS DE VOYAGER POUR LEUR TOURNOI.» \u2014 Sara, maman du jeune hockeyeur Alupa.ENGAGER LA COMMUNAUTÉ Alupa a sept ans.C\u2019est le plus jeune fils de Sara.En août, il a demandé à sa mère de le réinscrire au programme.«Au moment où mes deux fils aînés sont entrés chez les pee-wee, c\u2019était mal organisé, se souvient-elle.Depuis la mise en place PAS FACILE DE GARDER LE NORD! Au Nunavik, une grande partie de la population souffre de problèmes de toxicomanie ou d\u2019alcoolisme.Le taux de chômage chez les jeunes est très élevé et le taux de suicide, sept fois plus élevé que dans le reste de la province.SOURCE : RÉGIE RÉGIONALE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX DU NUNAVIK du programme, les entraînements ont lieu toute l\u2019année et les enfants sont très enthousiastes.» Les parents qui le souhaitent peuvent contribuer au projet.Sara organise notamment des collectes de fonds dans la communauté.«Un jour, Joé a nous apporté des bâtons de hockey signés par les joueurs des Canadiens, dit-elle.Nous les avons vendus et l\u2019argent récolté a permis aux enfants de voyager pour leur tournoi.» Selon Claude Vallières, ancien directeur d\u2019école qui a travaillé 30 ans au Nunavik, il est encore trop tôt pour évaluer si l\u2019initiative aura des effets sur le décrochage scolaire.«Je n\u2019ai jamais vu de projets miraculeux qui sauvent une société en trois ans.Dans dix ans, on pourra s\u2019interroger sur le parcours des élèves qui ont suivi le programme, mais pas avant.» Aujourd\u2019hui, environ 150 jeunes Inuits jouent au hockey à Kuujjuaq à raison de trois à quatre fois par semaine.Le programme est à la fois formateur et intégrateur.PHOTO : DELPHINE DENOISEUX L'ITINERAIRE 39 1er décembre 2010 GLOBE-TROTTOIR NORMAN RICKERT Journaliste et traducteur de rue ANAÏS PALMERS Journaliste et traductrice bénévole (journaux de rue germanophones) MÉDICAMENTS GÉNÉRIQUES EN PÉRIL Les populations pauvres en Inde et autres pays du Tiers-Monde pourraient ne plus avoir accès aux médicaments génériques abordables en raison d\u2019un éventuel accord de libre-échange entre l\u2019Inde et l\u2019Union Européenne (UE).L\u2019accord négocié avec l\u2019UE risque fort bien d\u2019imposer un standard plus élevé de protection de propriété intellectuelle, permettant aux compagnies pharmaceutiques de maintenir un coût élevé sur les médicaments.Plusieurs organismes de lutte à la pauvreté s\u2019inquiètent des conséquences d\u2019un tel accord sur ce pays qui possède une importante industrie de médicaments génériques.L\u2019Inde fournit à elle seule 92% des médicaments pour le SIDA dans les pays du Tiers-Monde.SOURCE : SPARE CHANGE NEWS PHOTO : DREAMSTIME/JURGITA GENYTE MA CONTRIBUTION À L\u2019ENVIRONNEMENT Depuis quelques années, de plus en plus de personnes gagnent quelques dollars en récoltant des bouteilles consignées.Et ce ne sont plus uniquement les sans-abri qui vont à la chasse aux canettes, mais aussi les travailleurs endettés, ceux qui travaillent au salaire minimum, les immigrants et beaucoup de personnes âgées.Rien qu\u2019à Fribourg, en Allemagne (220000 habitants), on compte environ une centaine de personnes qui jouent chaque jour les «chasseurs de consignes».Günter, qui en fait partie, ajoute que ce sont en général les personnes âgées qui se montrent compréhensives face à son travail.«Ils se rappellent la période de l\u2019après-guerre, et connaissent l\u2019importance des matières premières.» Günter ne peut tout simplement pas comprendre comment on peut jeter à la poubelle ce qu\u2019on a pris à la terre.Il considère que lui et ses collègues contribuent ainsi activement à la lutte pour la sauvegarde de l\u2019environnement.SOURCE : FREIEBÜRGER, ALLEMAGNE VISITE SANS DOMICILE FIXE Visite de rue : c\u2019est le nom d\u2019un projet inédit en Allemagne, celui d\u2019une psychiatrie ambulante, qui visite les itinérants directement dans la rue.On estime que jusqu\u2019à 80% de sans-abri souffrent de maladies mentales.«Ces personnes sont seules et complètement isolées», explique la Dre Dorothee Freudenberg, qui participe au projet à raison de 5 à 6 heures par semaine.Elle leur offre du café, parle avec eux.«Mais parfois, il s\u2019agit tout simplement de survie», s\u2019explique-t-elle, puisque tout ne se passe pas toujours comme souhaité.À trois reprises, elle a dû faire hospitaliser de force des itinérants quelle a rencontrés.Mme Freudenberg est consciente qu\u2019il faut toujours peser le pour et le contre avant de savoir si l\u2019intervention dans la sphère privée d\u2019un sans-abri est réellement nécessaire.«Notre jugement dépend souvent du taux de misère vu dans une journée.» Et c\u2019est pour ne pas se laisser emporter par ce mauvais jugement que travailler en équipe est pour elle primordial.SOURCE : HINZ & KUNZT, ALLEMAGNE 40 L'ITINÉRAIRE 1er décembre 2010 EXPRESSION JEAN-MARC BOITEAU Chroniqueur de rue - jeanmarcboiteau@yahoo.ca L'EX-ANIMATEUR PAUL SARRASIN PASSE DE LA RICHESSE À LA PAUVRETÉ Passer d\u2019un revenu annuel de 100 000 $ à 9 000 $ entraîne forcément quelques séquelles.L\u2019ancien animateur vedette à Musique Plus, Paul Sarrasin, a connu cette dégringolade financière et personnelle.Dans les années 80, sa confiance débordante et son dynamisme m\u2019impressionnaient.A force de le rencontrer sur mon lieu de vente, je me suis décidé à l\u2019aborder.Il a accepté de partager pour L Itinéraire ses mésaventures et les ingrédients de son nouvel équilibre.En 1986, Paul Sarrasin était au sommet de sa carrière.Il n\u2019avait alors que 23 ans.Animateur vedette à Musique Plus, une chaîne qui a alors le vent dans les voiles, ainsi qu\u2019à la radio CKOI, Paul est riche et célèbre.Le champagne coule à flots, l\u2019argent lui brûle les doigts et la drogue est en libre-service.Pendant sept ans, il nage en plein dans le monde du jet set.Tout brille autour de lui.jusqu\u2019à ce qu\u2019on lui signifie qu\u2019on n\u2019a plus besoin de ses services.Après le flop commercial de son album Blue jeans sur-la plage, sorti en 1993 sous l\u2019étiquette de Guy Cloutier, c\u2019est le début d\u2019une période sombre pour Paul Sarrasin.Du jour au lendemain, l\u2019ex-animateur vedette se retrouve sans le sou.Au contact de ses amis du monde artistique, il consomme de la drogue.Paul n\u2019en mène pas large! Peu de temps après, il tombe en dépression.«La descente a été vertigineuse! se souvient-il.Durant cette période, mon père venait régulièrement me porter des sacs d\u2019épicerie pour me venir en aide.Ma dépression a été profonde et cela a laissé des cicatrices.» En entendant cela, attablé en face de lui dans un restaurant, je n\u2019en croyais pas mes oreilles.L\u2019animateur vedette recevait à l\u2019époque les plus grandes stars internationales comme David Bowie ou Duran Duran! Qu\u2019il puisse aussi se retrouver ainsi parmi les plus démunis de notre société confirme la règle selon laquelle personne n\u2019est à l\u2019abri du mauvais sort.UN MONDE ILLUSOIRE Agé de 47 ans et marié depuis 11 ans, Paul Sarrasin a fini par réaliser que derrière sa personnalité publique existait une personne.autrement réelle : «Je me suis rendu compte que tout ce qui a rapport avec la célébrité est illusoire.Dans le showbiz, tout est fait pour mousser la popularité de l\u2019émission et de la personne.Le maquillage, les cheveux, la position à adopter et les jeux de caméra créent l\u2019illusion, mais la réalité est bien différente!» Maintenant, Paul prend le temps d\u2019apprécier les plus petites choses de la vie.Inspiré par sa femme qui pratique le bouddhisme depuis plusieurs années, Paul s\u2019y est mis aussi et a trouvé un nouvel équilibre grâce à ce ressourcement: «Cela m\u2019a permis de reprendre contact avec la vie!» Résultat : Paul Sarrasin ne consomme plus depuis longtemps ni de drogue ni d\u2019alcool, si ce n\u2019est qu\u2019une moitié de bouteille de vin à l\u2019occasion pour accompagner un bon repas.Les épreuves qu\u2019il a vécues ont eu le mérite de le rapprocher des vraies valeurs.«Auparavant, je ne portais aucune attention à ce que je consommais, dit-il en U EX ANIMATEUR VEDETTE DE MUSIQUE PLUS, PAUL SARRASIN pointant du doigt son assiette.Le repas que j\u2019ai dans cette assiette, je l\u2019apprécie désormais.J\u2019ai aussi conscience qu\u2019en Afrique, ou dans d\u2019autres endroits dans le monde, des personnes n\u2019ont presque rien à manger.Malgré cela, ils trouvent le moyen de rire, de s\u2019amuser et de danser! Je me considère maintenant comme privilégié et j\u2019apprécie, moi aussi, les petites choses de la vie!» Avec une vie aussi tourmentée, Paul comprend la dure réalité des sans-abri.«Personne n\u2019est à l\u2019abri du mauvais sort, souligne-t-il.Qu\u2019il s\u2019agisse de personnes qui quêtent ou qui souffrent de maladies mentales, elles aussi font partie de notre société et elles ont droit au respect.» Actuellement, Paul Sarrasin fait du doublage pour une série télévisée et s\u2019est lancé dans l\u2019élevage d\u2019alpagas.Il se dit heureux de sa nouvelle situation et on le sent en paix avec lui-même.Mais rien n\u2019est acquis, car il se sent encore fragile.PHOTO : HELENE CARON L'ITINERAIRE 41 1er décembre 2010 MOTS DE CAMELOTS //ANNE DUPERE // Camelot Les dessous de la dame délicate.Donnent accent à l\u2019homme prudent.Un couple en aventure amoureuse.Dépouille le noir des dentelles déchireuses.La source nuit donne l\u2019élan à ces pâmés douillets.,\u2019élégance du fruit de l\u2019homme montre romantisme.Oh quelle bonne allègue cette fidélité.Quelle famille en dessine gracieuse.Jlve^eXv->> LE BONHEUR DE TRAVAILLER //GILLES BELANGER// Camelot, Jeanne-Mance René-Lévesque et Complexe Guy-Favreau La petite vie est mi-touche.Comme la principale non glaciale.Que l\u2019amour la famille artisane.Les tableaux en dessinent les volants.homme qui aime le monde.J\u2019aime donner une partie de mon cœur à mes clients et à mes clientes.Cela m\u2019apporte du bonheur.De leur côté, ils et elles m\u2019encouragent par leur fidélité et, petit à petit, nous apprenons à nous connaître mutuellement.Mais j\u2019aime aussi rencontrer des gens nouveaux.Le sens de l\u2019humour et l\u2019amitié représentent ce que j\u2019aime le plus partager avec les gens.Mes clients et clientes sont comme une belle famille pour moi et je leur souhaite d\u2019être aussi heureux dans leur travail que je le suis dans le mien.Je leur souhaite aussi de joyeuses fêtes et de revenir en très grande forme au début du mois de janvier! 42 L'ITINERAIRE Quelle heureuse vie en flamme.Par ses trompettes d\u2019âmes.Les ruisseaux de la joie jasaient.Comme une fée prise dans un mil.C\u2019est sur cette île que l\u2019enfance se fait propice.Belle est cette aînée au cœur de lucidité.Ah, cet amour de famille en ferait toujours froué.Pour la lever des matins doux.Mon expérience à L\u2019Itinéraire a enrichi ma vie d\u2019au moins deux façons : d\u2019abord, elle m\u2019a procuré un travail; ensuite, elle m\u2019a mis en contact avec des gens que j\u2019ai aimé connaître.Il n\u2019est pas facile de se trouver un emploi.Grâce à L\u2019Itinéraire, j\u2019en ai un.Depuis 12 ans, je vends la revue aux passants.Chaque matin, je pars de chez moi, dans l\u2019Est, et je me rends aux bureaux de L\u2019Itinéraire, près du pont Jacques-Cartier.J\u2019y prends les revues que je vends ensuite à mon poste de travail, dans l\u2019Ouest, plus précisément dans le coin du Complexe Guy-Favreau.Chaque vente rapporte 1,50$ à L\u2019Itinéraire et 1,50$ à moi-même.Ce travail me permet de rencontrer des gens.Je suis un 1er décembre 2010 dutraMu «JeconsK même & A eACfïtMG 6 UT //BILL ECONOMOU// Camelot, marché Atwater It\u2019s important to sell this magazine in order to help the homeless people of Montreal.I have played a key role in selling it at the Atwater market and I\u2019m one of the best sellers.I have stood out there, rain or shine, for five years and outside in the cold for three winters to do the job.Since last winter, I was given permission to sell the magazine inside, which was quite a relief for me! By now, I have many regular customers that know me by name and I often chat with them.I\u2019ve enjoyed myself in the market and I feel attached to it.They\u2019re used to me being there and some have told me they don\u2019t want me to leave.Some people buy the magazine especially for me, to read my article.I know that there are some months that are better than others.During these periods I tend to work harder.The month of December has always been my best month of the year.I look forward to it and I\u2019m ready to work as many days as I can.Last December, I worked ten days in a row and made record-breaking earnings.It\u2019s worthwhile to help the organization, the homeless people and myself.People have seen me work consistently and patiently trying to reach out.I know I\u2019m respected for my effort.I thank my customers for their support and God for giving me the strength to work.% ^ 'dece/olr pour 'H mieux donner Ce que j\u2019aime par-dessus tout, c\u2019est que l\u2019on travaille en équipe, tout le monde sur un pied d\u2019égalité : intervenants, camelots et administrateurs.Il n\u2019y a pas de différences de niveau social ou de snobisme contrairement à ce qui se passe dans d\u2019autres entreprises.Et si jamais il y en avait, je me permettrais de souligner gentiment à la personne concernée qu\u2019on est tous des êtres humains désireux d\u2019être acceptés et traités en égaux.Comme je n\u2019écrirai plus d\u2019ici 2011, je me permets de vous souhaiter de joyeuses fêtes.N\u2019oubliez pas que lorsque vous vous arrêtez pour m\u2019acheter le magazine ou pour me faire la conversation, vous me faites chaud au cœur.Si je retrouve mon costume, je ferai le Père Noël, comme l\u2019an dernier, dans la semaine du 20 au 24 décembre.//YVON MASSICOTTE// Camelot, métros Université de Montréal et Côte-des-Neiges Au cours des années, L\u2019Itinéraire m\u2019a énormément apporté.Tellement que je peux maintenant, par mon implication et mon exemple, suivre la philosophie du groupe qui est d\u2019aider les autres à s\u2019en sortir.Le fait d\u2019avoir des clients qui me soutiennent régulièrement me permet d\u2019offrir ma collaboration en tant que représentant des camelots et membre du conseil d\u2019administration et du comité de distribution.Chaque jour, je me donne comme discipline de venir au journal pour rencontrer les camelots et ainsi mieux les connaître.Ceci me permet de les écouter et d\u2019essayer de répondre à leurs attentes.Je considère que je fais du travail social, même si je n\u2019en possède pas le titre.C\u2019est important pour moi de sentir que je suis encore utile à 58 ans et de posséder un milieu de travail qui devient pour ainsi dire une deuxième famille.1er décembre 2010 ^monter la pente // DANIEL PRINCE // Camelot, métro Square-Victoria et angle des rues Mont-Royal et Fabre Avant de connaître L\u2019Itinéraire, ma vie était très mouvementée, pour ne pas dire hors de contrôle.Je suis issu d\u2019un milieu très pauvre et mes difficultés m\u2019ont amené à tremper très jeune dans l\u2019univers de la drogue.Au début, je considérais que le fait de consommer et de vendre de la drogue était un moyen comme un autre de m\u2019en sortir.Il y a trois ans de cela, j\u2019avais 47 ans et j\u2019étais toujours impliqué dans ce milieu.Après un incident impliquant une fusillade dans un crackhouse où je me trouvais, à Laval, j\u2019ai perdu mon emploi.Ce dernier me fournissait un logement et 45 000$ par année.Je me suis rendu à Montréal pour me trouver un nouveau logement et pour tenter d\u2019y survivre.C\u2019est en fréquentant des endroits pour les sans-abri, comme la Maison du père et la Maison Bon Accueil, que j\u2019ai rencontré un ami qui m\u2019a fait connaître L\u2019Itinéraire.Il m\u2019a encouragé // DANIEL GRADY // Camelot, coin Des Pins et Saint-Laurent/coin Saint-André et Roy J\u2014 -y Well, I have been working for L\u2019Itinéraire\tenjoying reading my articles and they say for five years and eight months now and I\t\u201ckeep writing and keep up with the good have to admit, it gets better all the time.\twork\u201d.I know that sometimes it\u2019s not I love my work and I know that some\teasy writing for L\u2019Itinéraire, but I try my people appreciate the work I am doing.I\tbest and to go for gold and for the many am doing my best to help people that are\tachievements of life, for the happiness of not so far into it as me.Giving is great\tmy heart and my body.T'1\"1\t,\tacnd commence [emaaazme0c\\fam , a prendre &o mam?à essayer de vendre le magazine et j\u2019ai ainsi commencé à me prendre en main.Ça fait trois ans que je vends L\u2019Itinéraire et je commence maintenant à maîtriser ma consommation.Je vis désormais avec mon frère dans mon propre logement et je continue à reprendre confiance en moi.Grâce à L\u2019Itinéraire, j\u2019ai pu commencer un programme de réinsertion sociale à la distribution, les après-midis, et je suis des cours d\u2019introduction à l\u2019informatique.Mes nouvelles activités me permettent de vivre avec plus de stabilité.Je vis aussi plus en sécurité, car j\u2019évite maintenant les mauvaises fréquentations et je partage le même quotidien que les autres camelots de L\u2019Itinéraire.Je remercie de tout cœur mes clients pour leur soutien et je leur souhaite de passer un très beau temps des Fêtes.Au plaisir de se revoir l\u2019an prochain! and so are some of my customers.They help me by talking to me for a couple of minutes.There are some bad people out there that don\u2019t appreciate my work.By working, I am helping a lot of people and I\u2019m also helping myself.Life on the streets of Montreal is tough, but you have to overcome it and show the people that you\u2019re not scared of them or about having the police watching over you.I have met some of my costumers that are To love your work, you have to show application for the time you put in it and get satisfaction out of it by always trying your best to please the costumers.When you\u2019re not always happy, maybe you can hide it to a certain point.But let the people know - and I think they understand - what you\u2019re going through during the summer when it\u2019s thirty-two degrees plus.It feels like forty with the humidity and you\u2019re outside all of the time, while in the wintertime, it can be minus thirty-five Celsius, but with the wind, it feels like forty below zero.I take it in stride, but I have to admit it is not always easy.However, I love doing it.This magazine sale has helped many people over the years.Many people like reading L\u2019Itinéraire and know it\u2019s for the good of all mankind. UN JOUR COMME LES AIMES Il SYLVIE DESJARDINS // Camelot, Marché St-Jacques angle Ontario et Amherst / Réceptionniste à l\u2019administration sylviedesjardins58@gmail.com Si c\u2019est comme les années précédentes, la veille de Noël, j\u2019irai chez ma mère.Cette dernière choisira le restaurant où nous irons manger, elle, ma sœur, sa copine et moi.Il s\u2019agira probablement de la rôtisserie qui est près de chez elle.Je prendrai les transports en commun et je me retrouverai ensuite chez moi, le vague à l\u2019âme.Le lendemain, ce sera Noël.Comme tu es bénéficiaire du Bonheur Social, tu es démunie comme d\u2019habitude.Tu restes au lit le plus longtemps possible ou tu regardes des films de Noël que tu as déjà vus au moins 50 fois à la télévision.S\u2019il neige à gros flocons, tu as le cœur aussi gros qu\u2019une dinde, mais c\u2019est un jour comme les autres.Dehors, les gens s\u2019en vont festoyer avec leurs sacs remplis de cadeaux et de boustifaille pendant que toi tu manges ta tourtière Taillefer achetée en spécial.Tu écoutes des vieilles tounes de Nate King Cole et tu te dis que c\u2019est un jour comme les autres.Comme Noël arrive à la fin du mois, oublie l\u2019argent pour célébrer.Tu n\u2019as pas une cenne car, la veille, tu as dépensé ton dernier 20$ pour le maudit poulet, sa sauce et sa cole slaw.Il faut alors que tu te joues un peu la comédie et que tu y crois.Tu as hâte que ça finisse enfin pour retourner au travail.Tes collègues te demanderont si tu as eu un beau Noël et tu répondras : «Oui, un super Noël, mais de toute façon c\u2019était un jour comme les autres.» L\u2019ambiance des fêtes te rend morose et ça dure deux semaines, alors tu as vraiment hâte que cette période se termine.Le jour de l\u2019An, lui, est beaucoup plus festif, car tu as reçu ton beau gros cadeau du gouvernement.Tu peux donc fêter et inviter tes amis pour une bonne bouffe.Joyeux Noël et bonne année grand nez! % 1/ôfÆMff Les PLUE ïînc eP er, quî fô mt-îu?H DANIEL TOUCHETTE // Camelot, métro Jarry / Lajeunesse touchettedan@gmail.com Il y a dix-huit ans, mes amis de l\u2019époque étaient des faux-nez : quand j\u2019avais de l\u2019argent et de la came et que j\u2019organisais de gros partys, ils étaient là.Mais quand j\u2019ai dû faire de la prison, plus de nouvelles d\u2019eux.Puis, quand je retrouvais la liberté et que je refaisais des partys, ils étaient tous là de nouveau : quels faux amis, quels faux-nez! Mais ça, c\u2019était l\u2019autre vie.J\u2019ai appris avec le temps et avec les N.A.à reconnaître les vrai(e)s ami(e)s sincères, ceux sur qui on peut compter n\u2019importe quand et dans toute circonstance.Voici un exemple d\u2019amitiés sincères.Quand j\u2019avais ma maison, à St-Hippolyte, j\u2019ai dû faire des travaux sur la propriété, mais j\u2019avais une jambe malade.Eh bien, mes vrais amis sont venus me donner un coup de main sans rien demander en retour, juste de payer au suivant.Je voudrais les remercier aujourd\u2019hui : Diane, Stéphane, Luc, Alain ainsi qu\u2019un grand chum et ami qui partage le même rêve que moi : faire un jam de guitare électrique de blues ensemble; merci Marcel J.R.d\u2019être mon ami depuis plus de dix-huit ans et j\u2019espère que ça va être pour la vie.Mais la plus belle amitié que je vis depuis plus de cinq ans, c\u2019est avec ma fidèle Rozie, une petite chienne que j\u2019appelle ma fille.Avec toutes les pertes que j\u2019ai subies depuis quelque temps, elle m\u2019a aidé à passer à travers.Elle me suit partout, je suis dépendant d\u2019elle et elle de moi.Nous nous respectons mutuellement.Je respecte aussi mes fidèles clients et clientes qui me donnent leur amitié chaque jour et m\u2019encouragent dans mes recherches de logement.Pour moi, l\u2019amitié, c\u2019est surtout le respect.J\u2019aimerais déménager dans Villeray pour être plus près d\u2019eux.Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes! HORIZONTAL 1.\tPoème médiéval (XII et XIIle siècle) à strophes monorimes souvent accompagnées d\u2019un refrain / Terme de musique.2.\tMétal précieux blanc, très ductile / Exprimé nettement.3.\tPronom personnel / Arbrisseau du genre viorne / Extrémité effilée en biseau de certains instruments à air.4.\tNécessité absolue qui impose certaines actions comme un ordre / Signe constitué de deux points juxtaposés, que l\u2019on met sur certaines voyelles.5.\tPigment noir de la rétine / Vierge et martyre, son culte put très populaire au Moyen Âge / Rongeur très nuisible.6.\tSœur et femme d\u2019Osiris / Homme dont les conditions de vie sont particulièrement pénibles.7.\tCoupée les branches d\u2019un arbre.8.\tFleuve de Géorgie / Lac des Pyrénées / Adjectif possessif / Chrome.9.\tOblige à venir, convoque / Notes de musique.10.\tAgence spatiale européenne, dont son siège est à Paris / Garnie de cils / Écorce de chêne moulue.11.\tMarque le mépris / Donner une teinte rose / Meurtrière.1 2.Apaisée / En matière de / Adjectif démonstratif.13.\tConcéder par l\u2019exploitation d\u2019une terre ou d\u2019une mine moyennement une redevance périodique / Mèche de cheveux.14.\tMassif de maçonnerie servant à épauler une construction / On s\u2019en sert pour drainer une plaie suppurante / Occis.15.\tPoint cardinal / Ricané / Monastères (Vieillis) * \\ VERTICAL 1.\tDiviser en plusieurs rameaux / Qui se tient à l\u2019écart.2.\tPrière - Ville de Roumanie / Bougés.3.\tTangente / Mouche dont la larve vit dans les flaques de pétrole proches des puits / Revolver.4.\tInstruments de musique médiéval à trois cordes et à archet.Neptunium / Grand bassin naturel ou artificiel ayant issue libre vers la mer.5.\tPronom indéfini / Rigolé / Débutant, novice.6.\tVieille note / Ensemble des phénomènes d\u2019assimilation chez les êtres vivants.7.\tEnlève / Oiseaux de la taille d\u2019un geai, à plumage bleuté.8.\tProphète hébreu / Note / Nom gaélique de l\u2019Irlande / Éminence.9.\tChiens au poil rude et broussailleux / Service institué par une loi du gouvernement Laval, en 1 943 (Abrév.) 10.\tParticipe passé au verbe.être / Plante cultivée dans les régions méditerranéennes, dont l\u2019écorce fournit une teinture rouge / Marque le lieu, le but.11.\tRivière de Sibérie / Emploient.12.\tLangue ancienne / Pierre d\u2019aigle.13.\tPériode de la vie entre l\u2019enfance et l\u2019adolescence / Rudesse de la voix.14.\tDocteur de la loi musulmane / Considéré comme / Cité antique de la basse Mésopotamie.15.Outils en forme de gros ciseaux pour tailler les branches / Individus 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12\t13 14 15 Conception : Gaston Pipon slyl3Lll1lnl0hH_LlyH1 s 31 n 1 iln 1 ol113[sBÉ3 3 i n\t\t\t\t3 0 uM i Miisid\t\t3\t1 QOW\tV il 3\t¦\t¦\t3\t\tIAI\t1 V oM 3\t 3Js n alnliHy i ¦n v 1 w 3 rii 11\t\ts 1\t° ail 113 olv S\\3\t s y H 3\t3 B 1 [OlN|i3 1 Olilv slo ¦ 3I3ÏÏÏ O N vlïï\t1 0 a\t3| d I d VH BnIo jjy ïlÉiBd'\t \t¦ ilvloyoïivis 1 s\t\t\t1 1\tvyiAO 3 Bill n 171 o s n\t\t\t3 V\tIAI 3[y|lll3 1 l|V|y|3 d IAI\t\t\t1 0\t3 aByF i a oHsl3\t\t\tIAI 3\t1 nlohli y vBi|N|3|0|y\t\t\tV s\tn dloH3 0 n|31n|o|y 1 i|o\t\t\ty Bénéficiaire de la Sécurité du revenu : Acquérir de l'expérience en milieu de travail, briser l'isolement Programmes Devenir et Interagir L'Itinéraire a 38 places en insertion sociale sur des programmes : DEVENIR : d'une durée de un an, non renouvelable / INTERAGIR : d'une durée de un an, renouvelable Conditions : de 10h à 20h/semaine/ Rémunération : 130$ par mois plus le transport Postes offerts : préposé(e) à l'entretien ménager, aide-cuisinier(ère), préposé(e) à la plonge, préposé(e) à la distribution du journal, assistant de production de la vidéo, secrétariat Information : Jocelyne Sénécal, (514) 525-5747, poste 230 MISE SUB lejeu SfXr DOIT RESTER UN JEU OÊCOLfVREZVOTTïÉ KJRTRAIT OE JOUEUR EN S QUESTIONS AUMFSESUEntJ' Cf* UNE PAU POUR UNE BONNE CAUSE.Appuyez la recherche sur Le cancer du sein *n savourant noLre eajé Ruban Rase.U m!jU, l ULi :ntkiri_|* vrikiiU^ N.jyjpi'&¦¦* dm! -V >-i:.ji f.^-M±i I O t îaüjn De iüvnin N\" u!', le n ce,! i! l_i roÜJ i idkf '.'1 d >d*r fll'rauiWiP l'rlï-ü(ïkj^\"I ¦ ;«u(fdluHtA Lrï^vutaemrradfgrtKtf .e n [J ^ ; (Litiii iï h-=.in i,thdlm- .rrtf.% i cfc^te 111' U Vi ni HjiliIEji lit rtfflnfhf 150 'MO 1 par on -,ta a -rr r«rvrc fin :i i J h«i eart *r -.l t f * ip tine frCivirtlE lpt)ért>trinH l'ùîtiik!, « tnf* O'unir bonne acLdlJçirt cl un rofpfAQuiHN vins urniTîjtïnc rljimQiuvfHi datifui'in Fui mdTï^CpefilblïSfn ^-Cnfn.tiUilift 3,5 aï [ ènfüuJ-üA Ci la liiiu."]
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