L'itinéraire, 1 janvier 2011, mardi 1 mars 2011
[" la moitié du prix revient au camelot Volume XVIII, n° 5 MahtiéaJ-iJ,r mars 2011 GUY JODOIN À LA Æ FOLIEÜ ZOOM CA ELOT François Gauthier DEVELOPPEMENT SOCIAL Prostitution - crime ou carrière controversée?SUR LES PAS DU DR JULIEN Chanter pour grandir V fT*i7T /Coalition BOIS**\u201c i# iiirtt r li'«wiwn»lâdiu» & de CO, IhntMic dira l'iitmitldhftoi i.uttmaifon d'un iramo eut» a gr internet haute vitesse VlaéoJrüh. ÉDITORIAL CATHERINE GIROUARD Rédactrice en chef UNE BAGUETTE MAGIQUE S.V.P.! Avec un chèque mensuel d\u2019aide sociale de 592,08 $, difficile d\u2019arriver à se nourrir convenablement.Ceux qui suivent la série documentaire Naufragés des villes l\u2019auront assez vite constaté.Et quand on entend les experts affirmer que la facture d\u2019épicerie pourrait encore grimper de 3 à 5 % au Canada dans les prochains mois, on a beau être très bon en math, on voit bien que c\u2019est d\u2019une baguette magique dont les plus pauvres auront besoin pour boucler le mois sans avoir le ventre qui crie famine.Le prix mondial des aliments a atteint un sommet historique en janvier; voilà ce que nous a appris l\u2019organisation de l\u2019ONU pour l\u2019alimentation et l\u2019agriculture.Au Canada, alors que les prix de certains aliments, comme le lait, ont déjà augmenté, cette hausse devrait surtout se faire ressentir sur les tablettes de nos épiceries dès l\u2019été prochain, selon un spécialiste interrogé par La Presse.Une mauvaise nouvelle pour tout le monde, et encore davantage pour les plus pauvres.Comme on a pu l\u2019apprendre dans Naufragés des villes, un chèque mensuel d\u2019aide sociale de 592,08 $ équivaut à un maigre budget de 19,47 $ par jour.Après avoir payé le loyer, ça laisse bien peu de sous pour garnir un panier d\u2019épicerie.Encore moins si le prix de celui-ci gonfle! Comme l\u2019a déclaré l\u2019infirmier de rue Gilles Kègle au Devoir, alors qu\u2019on lui remettait un doctorat honoris causa, «les assistés sociaux ne sont pas augmentés plus qu\u2019il faut chaque année, alors ils sont en train de crever».Celui qui arpente les rues du quartier St-Rock, à Québec, depuis plus de 25 ans, a ajouté qu\u2019ils sont de plus en plus à ne pas pouvoir manger à leur faim.Certains ont-ils de la difficulté à le croire, étant d\u2019avis que près de 600 $ par mois est suffisant?Prenons l\u2019exemple d\u2019Emmanuelle, l\u2019une des participantes de la série documentaire de Radio-Canada.Dans le troisième épisode, la jeune femme réussit enfin à se dénicher un appartement.Après avoir versé 400$ pour payer son loyer (difficile de trouver moins cher à Montréal) et avoir dépensé un peu pour vivre quelques jours avant de trouver son logement - dépenses qui équivalent à peu près au montant des factures fixes par mois - celle-ci fait l\u2019état de ses comptes : il lui reste 99,77 $ pour le mois.Emmanuelle affirme en riant que «chaque cent compte!» Elle n\u2019aurait pas pu mieux dire.COMME L\u2019A DÉCLARÉ L\u2019INFIRMIER DE RUE GILLES KÈGLE, «LES ASSISTÉS SOCIAUX NE SONT PAS AUGMENTÉS PLUS QU\u2019IL FAUT CHAQUE ANNÉE, ALORS ILS SONT EN TRAIN DE CREVER».Par semaine, Emmanuelle dispose de 25 $ pour se nourrir.Et cela, seulement si elle ne fait aucune autre dépense! Pas de billet de métro, donc, ni de dépenses de pharmacie pour une bouteille de shampoing ou un pain de savon.Il n\u2019y a surtout pas de place pour des achats «inutiles», comme prendre un café quelque part, s\u2019acheter un journal ou, pis encore, un morceau de vêtement! Je ne vois tout simplement pas comment on peut y arriver avec 25 $ par semaine quand, à mon conjoint et à moi, une épicerie hebdomadaire coûte au minimum 100$, sans extra, sans folie et en prévoyant cuisiner beaucoup.100$ bien tassés pour nourrir deux adultes.Cela ne comprend évidemment pas les semaines où on doit acheter la nourriture pour le chien et le chat, ni celles où nos provisions de produits qui durent longtemps, mais qui coûtent cher, comme l\u2019huile, sont à sec.Décortiquons encore plus le budget d\u2019Emmanuelle : 25 $ par semaine équivaut à 3,50$ par jour.Avec cela, Emmanuelle ne pourrait peut-être même pas venir manger au Café L\u2019Itinéraire, où un repas complet coûte 3 $, si elle doit payer un titre de transport pour s\u2019y rendre.Et encore, elle n\u2019aurait eu qu\u2019un seul repas dans sajournée.Comment les plus pauvres font-ils pour se nourrir?En achetant ce qu\u2019il y a de moins cher, ce qui rime souvent avec propriétés nutritives faibles, et en ne mangeant pas toujours à leur faim.Parce que l\u2019alimentation est l\u2019un des seuls postes budgétaires compressibles après le paiement des coûts fixes, c\u2019est souvent dans ce domaine qu\u2019ils coupent dans le gras - déjà maigre.Ils sont ensuite de plus en plus nombreux à avoir recours aux banques alimentaires et aux soupes populaires.Selon le dernier Bilan-Faim, réalisé par Banques alimentaires Canada, près de 150000 personnes au Québec ont eu recours aux banques alimentaires durant le mois de mars 2010 - dont 38% d\u2019enfants - soit une hausse de 12% par rapport au mois de mars précédent.Comment remédier à la situation?La prise de conscience sociale à cette réalité qu\u2019engendrent des initiatives comme Naufragés des villes est à mon avis une première étape primordiale.Espérons que nous viendrons un jour à bout des préjugés persistant sur les «BS qui vivent gras dur».Il est ensuite plus que nécessaire d\u2019ajuster l\u2019allocation d\u2019aide sociale au coût réel de la vie.Même s\u2019il existe de très belles initiatives pour aider les plus pauvres à se nourrir - dont plusieurs mériteraient d\u2019être plus publicisées - il n\u2019est pas normal qu\u2019autant de gens en aient besoin.Selon Gilles Kègle, «il faudrait en faire 10 fois plus» que présentement pour répondre aux besoins.En attendant, quelqu\u2019un aurait-il une baguette magique?NAUFRAGÉS DES VILLES : TOUS LES LUNDIS À 20H SUR RDI ET VOUS, QU\u2019EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE 7 1er mars 2011 ,o A PLUS D'UNE * M C C A POCHE REPAS la fa'm U+O*\"*** Grâce à vos dons, L\u2019Itinéraire sert gratuitement plus de 17000 repas complets par année aux personnes démunies.Les cartes-repas sont distribuées par des bénévoles ou par nos intervenants qui offrent aussi réconfort et service d\u2019aide pour la réinsertion sociale.* Chaque carte-repas vaut 4$ et est valable pour un repas complet au Café L\u2019Itinéraire situé au 2101, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier à Montréal.VOUS AUSSI OFFREZ DES CARTES-REPAS ET\tACHATS EN LIGNE : AIDEZ DES GENS DANS LE BESOIN À MANGER À LEUR FAIM!\tWWW.ITINERAIRE.CA J\u2019offre_______________cartes-repas à 4 S chacune :_______________$ Je fais un don à la mission générale de L\u2019Itinéraire :___________$ TOTAL :________________'$ Les cartes seront distribuées par L\u2019Itinéraire.Vous désirez distribuer des cartes dans la rue?Nous vous enverrons le guide du bénévole et les cartes par la poste.Cocher ici ?PAIEMENT ?\tChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire ?\tVisa, Mastercard Numéro de carte : Expiration :___/______ mois/année Signature ________________________ COORDONNÉES DM.DMme.Prénom :_______________________ Nom :_____________________ Entreprise :______________________________________________ Adresse :_________________________________________________ Ville :______________Province :_______Code Postal :_______ Téléphone :_______________________________________________ Courriel :________________________________________________ Postez ce coupon avec votre paiement au Groupe Communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, Bout de Maisonneuve Est, Montréal, (Québec), suite 001, H2K4S1 ou visitez notre site web : WWW.ITINERAIRE.CA.Téléphone : (514) 597-0238 poste 226.1 Vous recevrez votre reçu d'impôts au mois de janvier suivant votre don. RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE AMÉLIE GODBOUT Conseillère au développement stratégique en partenariats et dons amelie.godbout@itineraire.ca LES CARTES-RE PAS repas fwesENre UN ACHAT SOCIO RESPONSABLE! En donnant une carte-repas à une personne dans le besoin, vous lui offrez un repas chaud et nourrissant.Simple, non?Cela, Ricardo l\u2019a bien compris, soutenant les campagnes des cartes-repas de L\u2019Itinéraire pour une deuxième année.En 2010, vous avez été plus de 700 personnes à acheter des cartes-repas et, grâce à votre générosité, plus de 17000 repas gratuits ont été servis au Café L\u2019Itinéraire.Les gens hésitent souvent à offrir de l\u2019argent aux sans-abri de peur qu\u2019il soit dépensé en consommation de drogue ou d\u2019alcool plutôt qu\u2019en nourriture.Pour remédier à ce problème, le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire a développé, en 1998, un concept unique au Québec : celui des cartes-repas.Celles-ci sont prépayées par des donateurs au coût de 4$ chacune.Une carte-repas de L\u2019Itinéraire donne droit à un repas gratuit de qualité dans une atmosphère chaleureuse, sécuritaire et humaine au Café L\u2019Itinéraire.Les gens dans le besoin y sont accueillis dans une ambiance favorisant l\u2019entraide et les rencontres, brisant ainsi l\u2019isolement social.Chaque jour, plus de 150 personnes fréquentent le Café.La clientèle est composée non seulement de personnes de la rue, mais aussi de familles, de jeunes de 18 à 30 ans et de personnes âgées.Le Café L\u2019Itinéraire est la porte d\u2019entrée d\u2019une multitude de services gratuits pour ces personnes sans ressources financières n\u2019ayant pas non plus recours à des services sociaux adaptés à leur situation.Nous proposons un accès individuel à de nombreux services, tels que l\u2019intervention psychosociale et le référencement auprès d\u2019autres organismes.Également, plus de 40 personnes par année sont en réinsertion socioprofessionnelle à la cuisine du Café où ils reçoivent une formation d\u2019un chef cuisinier.Vous pouvez acheter des cartes-repas et les laisser à L\u2019Itinéraire pour que nos intervenants les remettent aux personnes en situation d\u2019extrême urgence.Sinon, L\u2019Itinéraire vous les envoie à la maison pour que vous les distribuiez vous-mêmes aux itinérants dans la rue.Il ne peut pas y avoir de fraude avec les cartes-repas.Elles sont numérotées, comptabilisées et poinçonnées après utilisation.Ainsi, chaque don de 4$ sert à nourrir une personne dans le besoin et rien d\u2019autre.Le Café L\u2019Itinéraire fonctionne grâce à l\u2019achat de nourriture à prix réduit, aux dons en cartes-repas, aux denrées fournies par Moisson Montréal ou des entreprises privées, et grâce au soutien financier de L\u2019Œuvre Léger.Les principales difficultés rencontrées ces dernières années sont la diminution de la nourriture provenant de Moisson Montréal et l\u2019augmentation du prix des denrées.Les besoins sont grands pour répondre à la demande de notre clientèle en constante croissance.VOUS POUVEZ ACHETER DES CARTES-REPAS EN TOUT TEMPS.ACHETEZ EN PERSONNE DES CARTES-REPAS À L\u2019ITINÉRAIRE AU 2100, BOUL.DE MAISONNEUVE EST (L\u2019ANGLE DE LORIMIER), BUREAU 001 À MONTRÉAL DU LUNDI AU VENDREDI, DE 9 HEURES À 16 HEURES, PAR TÉLÉPHONE EN CONTACTANT MARIE-CHRISTINE DEMERS AU (514) 597-0238 POSTE 226 OU PAR INTERNET AU WWW.ITINERAIRE.CA.MERCI DE VOTRE GÉNÉROSITÉ! L'ITINÉRAIRE 9 1er mars 2011 LITINERAIRE LANCE UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION SUR LE JEU EXCESSIF MARIE-HÉLÈNE CHOINIÈRE Conseillère en développement stratégique marieh.choiniere@itineraire.ca L\u2019Itinéraire est fier de lancer une campagne en ligne de sensibilisation aux problèmes de dépendance au jeu.Grâce à l\u2019appui financier de Mise sur toi, nous avons mis au point différents outils visant à prévenir le jeu excessif chez les jeunes.Cette initiative s\u2019inscrit dans un contexte où la dépendance au jeu est de plus en plus répandue.Nous souhaitons informer le public, et principalement les jeunes, sur ce phénomène dont certains mécanismes psychiques s\u2019apparentent à ceux de la toxicomanie.C\u2019est dans cette optique que nous avons mis sur pied des activités de sensibilisation afin de promouvoir des comportements sains envers les jeux de hasard et d\u2019argent.Le dépliant, la brochure et les vidéos sont destinés autant aux jeunes qu\u2019aux groupes communautaires.Effectivement, nous voulons démystifier la réalité du jeu excessif par des outils interactifs.Le dépliant et la brochure «Gagner sa liberté.De ne plus perdre au jeu» comprennent divers questionnaires, des capsules, des conseils ainsi qu\u2019une liste de ressources d\u2019aide sur le jeu excessif à Montréal.Les quatre vidéos s\u2019adressent plus spécifiquement aux jeunes et présentent différentes problématiques du jeu excessif.Elles peuvent être visionnées en groupe avec des intervenants, de manière à ce qu\u2019une discussion puisse ensuite naître autour des thèmes évoqués dans les capsules (des sujets de discussion sont suggérés).Chers lecteurs et internautes, nous vous invitons chaleureusement à venir tester notre matériel en ligne sur notre site internet.POUR LEUR COLLABORATION ET DES PRÊTS DE MATÉRIEL, NOUS TENONS À REMERCIER LES ORGANISATIONS SUIVANTES : JEU AIDE ET RÉFÉRENCE, LE CENTRE DOLLARD-CORMIER-INSTITUT UNIVERSITAIRE SUR LES DÉPENDANCES ET MISE SUR TOI.-1-«T GAGNER 5A UBERTf.DÉ NÉ PLUS PERDRE AU JEU SI VOUS VOULEZ PLUS D\u2019INFORMATIONS, VOUS PROCURER LES VIDÉOS SUR DVD OU TOUT SIMPLEMENT NOUS FAIRE PART DE VOTRE APPRÉCIATION DU MATÉRIEL, VEUILLEZ COMMUNIQUER AVEC MARIE-HÉLÈNE CHOINIÈRE AU 514 597-0238, POSTE 240.WWW.ITINERAIRE.CA/MISESURTOI/INDEX.PHP REPAS GRATUIT as Pour acheter des cartes-repas, remplissez le coupon en page 8 ou contactez nous au 514 597-0238 poste 226 ou faites l\u2019achat en ligne au WWW.ITINERAIRE.CA ^JSSStWCOWW LAFA'M- * Chaque carte-repas vaut 4$ et est valable pour un repas complet au Café L\u2019Itinéraire situé au 2101, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier à Montréal.10 L'ITINÉRAIRE 1er mars 2011 ACTUALITÉ ET VIE URBAINE LE MAIRE DE MONTRÉAL ET LES DÉMUNIS JÉRÔME SAVARY Superviseur à la rédaction Quels sont les engagements sociaux du maire de Montréal pour 2011?Convié à une conférence de presse de Gérald Tremblay, au début du mois de février, LItinémire lui a posé la question.En guise de réponse, monsieur le maire a rappelé ses engagements et ses réalisations en matière de logement social et d\u2019itinérance.«Le profilage social, c\u2019est tolérance zéro», a-t-il souligné, faisant allusion aux contraventions qui pleuvent encore sur les itinérants pour des incivilités pourtant bénignes.Autour de la table, dans le bureau du maire, à peine cinq représentants d\u2019autant de médias, tous diffusés principalement au centre-ville de Montréal.Volubile, le maire aborde volontiers l\u2019itinérance.«La question des refuges est une des principales raisons pour lesquelles je suis venu en politique, indique-t-il.En LE MAIRE DE MONTRÉAL, GÉRALD TREMBLAY 2001, j\u2019ai été accueilli [à mon poste de maire] par des gens qui avaient détruit des abris de fortune, notamment sous le viaduc Notre-Dame.Je trouvais ça inacceptable, car ils n\u2019avaient pas d\u2019autre choix que d\u2019être là.» Au-delà de sa compassion manifeste, le manque d\u2019argent continue de représenter une épine dans son pied : «Les problèmes sociaux avec lesquels la Ville est aux prises nécessitent un effort financier supplémentaire, car les taxes foncières ne sont pas prévues pour résoudre de tels problèmes.» Par conséquent, le maire Gérald Tremblay se retrouve souvent financièrement démuni.Par exemple, la réalisation du plan^z'r résolument contre Vitinérance, annoncé l\u2019automne dernier, reste très largement conditionnelle au bon vouloir des gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa.Pour obtenir le financement nécessaire à la mise en oeuvre du «plan itinérance», monsieur le maire insiste sur l\u2019importance de parler d\u2019une seule voix, notamment avec le Réseau d\u2019aide aux personnes et seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM).L\u2019organisme ne semble pas convaincu.«Cela fait bientôt six mois que le plan contre l\u2019itinérance a été présenté, mais on voit encore très peu de mesures concrètes pour soutenir nos demandes [présentes dans le plan], tranche Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM.On ne demande pas au maire de déchirer sa chemise, mais on est insatisfait.» Pour le RAPSIM, cela ne suffit pas.«Le maire dit que c\u2019est tolérance zéro pour le profilage social, mais dans la rue, les jeunes reçoivent encore beaucoup de contraventions», insiste Pierre Gaudreau.Cependant, des raisons d\u2019espérer existent puisque Gérald Tremblay a déjà réussi à obtenir neuf millions de dollars supplémentaires dans le cadre de l\u2019entente de développement social et de lutte contre la pauvreté et l\u2019exclusion sociale entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec.Signe de sa détermination, le maire rappelle que 10000 logements sociaux ont été construits pendant ses deux premiers mandats, auxquels s\u2019ajoutent 3200 autres depuis le début de son mandat en cours.PHOTO : LEILA STAALI LE MONDE SELON RAY LENGELE ^rL rl'H il hJi Mt\t#>¦ O-U rk(| h fr * .L- i- M yiHi mtwi 1er mars 2011 CODE D\u2019ÉTHIQUE DES CAMELOTS L or '/jfyiïe kfandS-Ufres Coffi&Sfis -v»i '.\t¦¦ le bà^évûJÊS i?: 3 h y bsur^&e^rJnt crfïo üq wfefef yHfi CdS\trt^iKJrijIï.HjÀ.\\frfcfW oij*-;w*Hp(ù 1.\tNe jamais vendre L'Itinéraire intoxiqué 2.\tRespecter son propre point de vente et celui des autres camelots 3.\tVendre L'Itinéraire au prix indiqué sur la page couverture 4.\tNe jamais ternir la réputation des autres camelots et du Groupe L\u2019Itinéraire 5.\tToujours être courtois et respectueux envers la clientèle 6.\tSe tenir à une distance raisonnable du client ou des entrées d\u2019établissements 7.\tRespecter les employés et les membres du Groupe 8.\tMendier au nom de L'Itinéraire ou en vendant L'Itinéraire est interdit 9.\tNe vendre aucun produit avec le magazine L'Itinéraire ET AIDEZ GENS DANS LE BESOIN À MANGER A LEUR FAIM DEVENEZ AMBASSADEUR DES CARTES-REPAS DE L\u2019ITINÉRAIRE Contactez Amélie Godbout Tél.: 514 597-0238 poste 237 Courriel : amelie.godbout@itineraire.ca WWW.ITINERAIRE.CA POUR LA PREMIÈRE FOIS DEPUIS LA CRÉATION DU GROUPE COMMUNAUTAIRE L\u2019ITINÉRAIRE, DIX ÉTABLISSEMENTS DE MONTRÉAL ONT ACCEPTÉ DE PROMOUVOIR LE CONCEPT DES CARTES-REPAS AUPRÈS DE LEURS CLIENTS.À CHAQUE PUBLICATION DE L'ITINÉRAIRE, MARIE-LISE ROUSSEAU VOUS FAIT DÉCOUVRIR UN DE CES DIX COMMERCES ET RESTAURANTS SOLIDAIRES.L'ÉPICIER LUDIQUE MARIE-LISE ROUSSEAU Adjointe à la rédaction I j) fc.LAURENT GODBOUT, CHEF DU RESTAURANT CHEZ L\u2019ÉPICIER L\u2019ÉPICERIE DE L\u2019ÉPICIER En plus d\u2019être un restaurant, Chez L\u2019Epicier est, comme son nom l\u2019indique, une épicerie fine, où les clients peuvent trouver différents produits du terroir.Chez L\u2019Epicier comprend également son propre bar à vin, où «il y en a pour tous les goûts et pour tous les prix», selon Laurent Godbout.Le chef cuisinier Laurent Godbout a joué sa carrière à pile ou face, à l\u2019âge de 15 ans.Pile, il étudierait en cuisine.Face, ce serait la construction.Vous le devinez, la pièce de monnaie du chef en devenir est tombée sur pile.Il est maintenant chef propriétaire du restaurant Chez L\u2019Epicier depuis 2000.Mais Laurent Godbout n\u2019aurait pas été malheureux si la pièce était tombée sur le côté face.«Je me verrais aussi bien dans la construction, avoue-t-il.D\u2019ailleurs, quand on a ouvert le restaurant, j\u2019ai tout fait moi-même : l\u2019électricité, les planchers, le vernis.Tout sauf la plomberie.J\u2019imagine que si je travaillais aujourd\u2019hui dans la construction, je regarderais plein d\u2019émissions de cuisine à la télé pour concocter mes recettes à la maison.» GOURMANDISE DE FANTAISIE La gourmandise demeure le vice de Laurent Godbout.Plus précisément, la gourmandise de fantaisie, celle qui est présente dans le menu de Chez L\u2019Epicier.Que diriez-vous d\u2019un club sandwich au chocolat?Dans ce dessert, les tranches de pains toastées sont faites de biscuits viennois.Le poulet est remplacé par une mousse de chocolat blanc.La tomate devient la fraise et le bacon, du chocolat noir.De bonnes frites d\u2019ananas et une «salade de choux» au melon miel accompagnent cet alléchant dessert.«Le tout a exactement les mêmes couleurs qu\u2019un club sandwich traditionnel!» assure Laurent Godbout, créateur de ce classique réinventé.Autre exemple de fantaisie qu\u2019on ne retrouve que Chez L\u2019Epicier : le ballon aromatisé.Le client le reçoit quand il choisit le foie gras à la framboise sur le menu.On perce le ballon et un parfum de framboise se disperse alors aux environs.«Je suis encore un peu enfant!» commente Laurent Godbout, définitivement inventif.C\u2019est par ses expériences hors du commun que Chez L\u2019Epicier se distingue d\u2019autres grandes tables de Montréal, car, pour le chef renommé, l\u2019expérience culinaire doit dépasser du contenu de l\u2019assiette.PLAISIR PARTAGÉ Se nourrir est un plaisir pour Laurent Godbout.Selon lui, tout le monde devrait pouvoir en jouir.C\u2019est pourquoi, dès qu\u2019il en a l\u2019occasion, le chef s\u2019engage auprès de différentes causes, comme il l\u2019a fait lors de la campagne des cartes-repas de L\u2019Itinéraire en octobre dernier.«Mon restaurant est situé pas très loin de l\u2019Accueil Bonneau; chaque jour je vois des gens vivant dans l\u2019extrême pauvreté y passer et ça me touche», explique-t-il.Laurent Godbout, à la fois commerçant, citoyen et père de famille, tient à contribuer à la société et à transmettre de bonnes valeurs.CHEZ L\u2019ÉPICIER 311, RUE SAINT-PAUL EST PHOTO : OLIVIER CHWAIKI LES DIX ÉTABLISSEMENTS SOLIDAIRES DE L'ITINÉRAIRE 10UTH5UE BECUpCoÈM \u201c Ni, ChŒZLEFRŒB CME/ VITO &&tkeüut/ O 13 L\u2019UNIQUE CALENDRIER CULTUREL DU GRAND MONTRÉAL iPhone et iPod Touch ! maintenant disponible sur votre Accédez à tous les spectacles, événements, expositions et activités culturelles de Montréal incluant photos, vidéos, coupons-rabais et offres de dernière minute! mobile.lavitrine.com 145.ni* Saiiite-CaJheftne Ouest 514 255.4545 S3 l\u2019ut* ee*\ti# vltrinecuttureDe y la vitrine wvAV.lavitnnexom H rmiti» wi Eir.«asm» WMwmami À LA FOLIE CATHERINE GIROUARD GUY JODOIN Un itinérant, mais de luxe.Sans en porter les habits, c\u2019est un peu comment se sent parfois Guy Jodoin, vivant au rythme de «son métier de fou», dormant à droite et à gauche entre deux contrats et jonglant entre son rôle de personnalité publique et celui de père de quatre enfants.Se considérant comme hors-norme et fier de l\u2019être, l\u2019animateur et comédien n\u2019a rien à faire du concept de normalité.Pas étonnant alors de le voir interpréter un personnage encore plus hors norme que lui jusqu\u2019à la fin du mois, devenant Elling, tout droit sorti de l\u2019asile, sur les planches du Théâtre Jean-Duceppe.Quand les grands fous se rencontrent.3* i L\u2019ITINÉRAIRE 1er mars 2011 t L 1 suite de la page 15 Arrivant en trombe dans la salle de répétition chez Duceppe, Guyjodoin se confond en excuses pour ses cinq petites minutes de retard à l\u2019entrevue.Malgré son horaire surchargé, l\u2019animateur et comédien qu\u2019on n\u2019a plus besoin de présenter au Québec se fait un point d\u2019honneur de respecter ses engagements.Entre l\u2019animation de l\u2019émission de radio Juste pour le fun à CKOI, ses responsabilités familiales, l\u2019apprentissage de son texte et sa répétition du soir, Guyjodoin met tout sur pause et donne une heure de son temps à L\u2019Itinéraire.«Vivre le moment présent est très important pour moi, explique Guyjodoin avec une énergie contagieuse, assis sur le petit lit de fortune de son personnage, au beau milieu de la salle de répétition de la pièce Elling.Je me suis dit que êm c\u2019était le temps de rencontrer L\u2019Itinéraire.Dans la folie dans laquelle je suis, tout de même, quand je suis avec quelqu\u2019un, je suis complètement avec la personne.» Et peu lui importe que son agenda soit si rempli.Celui qu\u2019on associe dorénavant au Capitaine Charles Patenaude de Dans une galaxie près de chez vous, qu\u2019on a aussi vu dans Histoire defilles, Télé-pirate, Contre toutes espérances et à la tête de l\u2019émission estivale Sucré salé, se dit toujours aussi passionné par son métier qu\u2019à ses débuts, il y a 22 ans.Cette grande passion, qui lui sort littéralement par les oreilles, l\u2019a poussé à accepter le rôle d\u2019Elling dans la pièce du même nom, que lui a offert la metteure en scène Monique Duceppe.«Jouer au théâtre, c\u2019est épeurant!, avoue celui qui a brûlé les planches une trentaine de fois dans sa carrière et qui a remporté m «C\u2019EST GROS CE QUE JE VAIS DIRE, MAIS PARFOIS, JE ME SENS COMME UN ITINÉRANT, MAIS DE LltfCE.PARCE QUE J\u2019AI UN MÉTIER DE FOU, QUI EST TOUJOURS EN ITINÉRANCE.» \u2014 Guy Jodoin le prix Gascon-Roux pour la meilleure interprétation masculine dans la pièce Le Bourgeois gentilhomme l\u2019an dernier.Mais je fais du théâtre parce que c\u2019est un défi personnel que j\u2019adore.» La pièce Elling raconte l\u2019histoire de deux amis, Elling et Éric Biarne (interprété par Stéphane Bellavance) qui ont passé la majeure partie de leur vie à l\u2019asile, en Norvège, et à qui on offre la chance de se réinsérer dans la société.On leur donne donc un appartement dans la ville d\u2019Oslo, et Frank, un travailleur social, les supervise pour s\u2019assurer que tout se passe bien.S\u2019ils échouent à la tâche, un aller simple pour l\u2019asile les attend.«Ce retour dans la société n\u2019est vraiment pas évident pour eux, souligne Guyjodoin.Ils doivent tout apprendre, comme des enfants.Des choses simples comme de répondre au téléphone, ou encore aller chercher unt pinte de lait au dépanneur est un gros défi pour eux.» Une histoire qui nous propulse donc dans l\u2019univers de la maladie mentale.«Éric Biarne est un personnage bourru, dur et colérique, raconte le comédien.Il ne pense qu\u2019à la bouffe et au sexe (et est puceau malgré lui).C\u2019est une bonne pâte, mais il est vraiment premier degré.Pour ce qui est de moi, Elling, on se demande parfois ce que je faisais à l\u2019asile.J\u2019ai une quarantaine d\u2019années, et avant d\u2019aller à l\u2019asile, j\u2019habitais avec ma mère.Je parle bien, car j\u2019ai pu m\u2019instruire avec des livres à la maison.Mais je suis peut-être légèrement schizophrène.Il y a des moments où on voit très bien que j\u2019ai déjà goûté à la folie et que j\u2019ai peur d\u2019y retomber.» La pièce, écrite par les auteurs norvégiens Axel Hellstenius et Petter Naess d\u2019après le ÉRIC BIARNE (STEPHANE BELLAVANCE) ET ELLING (GUY JODOIN) DANS LA PIÈCE ELLING roman d\u2019Ingvar Ambiornsen, est une comédie dramatique comme Guyjodoin les aime.«J\u2019adore les mélanges de genre, affirme-t-il.C\u2019est comme Dans une galaxie près de chez vous : c\u2019est drôle, mais il y a aussi des moments plus touchants.» «JE SUIS HORS-NORME.J\u2019AIME DÉRANGER.ME DÉRANGER MOI-MÊME ET DÉRANGER LES AUTRES.JE NE VEUX PAS FAIRE UNE VIE DE ROUTINE, DROITE.» \u2014 Guy Jodoin Que Monique Duceppe lui propose un rôle a été la cerise sur le sundae pour Guyjodoin.«J\u2019aime tellement travailler avec Monique quelle m\u2019aurait proposé une autre pièce et j\u2019aurais probablement accepté», avoue-t-il.Pour la metteure en scène, le choix de la pièce Elling n\u2019est pas un hasard : ce fut un coup de foudre.Monique Duceppe a d\u2019abord été charmée par l\u2019idée d\u2019une comédie norvégienne, chose très rare, selon elle.Puis, l\u2019histoire abordant la maladie mentale et la réinsertion sociale d\u2019une façon humoristique a attisé son intérêt.La metteure en scène a par ailleurs dû s\u2019armer de patience : elle a attendu plus de trois ans avant d\u2019arriver à obtenir les droits de la pièce et de pouvoir compter sur une version française.PORTRAIT D\u2019UNE RÉALITÉ Malgré quelle demeure une oeuvre de fiction, la pièce Elling illustre une réalité, croit Guyjodoin.«C\u2019est sûr que c\u2019est une pièce de théâtre, mais je pense qu\u2019on raconte l\u2019histoire de gens qui peuvent vivre une telle situation pour vrai», affirme-t-il.Des gens comme Elling et Éric Biarne ont-ils leur place dans notre société?«Sans aucun doute, répond l\u2019animateur du tac au tac.C\u2019est juste qu\u2019ils partent de loin.Ils ont un I6 L\u2019ITINÉRAIRE 1er mars 2011 «TOUTES LES CAUSES SONT BONNES» Sans avoir ciblé une cause en particulier, Guy Jodoin essaie d\u2019aider un peu tout le monde à sa façon.«Pour moi, toutes les causes sont valables et bonnes, fait-il valoir.Je trouve ça un peu lourd d\u2019endosser une seule cause.» C\u2019est ainsi qu\u2019il a rendu visite à plusieurs reprises à des enfants à l\u2019hôpital Sainte-Justine, qu\u2019il a donné un coup de pouce à des enfants autistes, qu\u2019il a participé au grand McDon, qu\u2019il a été porte-parole du Parrainage civique, qui vise l\u2019intégration et la participation sociale de personnes vivant avec une incapacité intellectuelle, et qu\u2019il a donné des conférences dans des écoles, auxquelles il a ensuite fait un don pour l\u2019achat de livres d\u2019auteurs québécois.«Il y a tellement de gens qui vivent des choses difficiles alors que moi et ma famille sommes en santé, fait-il remarquer, conscient de sa grande chance.J\u2019essaie donc d\u2019aider un peu, comme je peux.» ÊTRE OU NE PAS ÊTRE STAR.Lorsqu\u2019on lui parle de sa participation au star-system québécois, le comédien nous interrompt sur le champ : «Je n\u2019aime pas le mot star.Ce n\u2019est pas de la fausse modestie; pour moi, je ne suis pas une star.Moi je joue.Je joue au théâtre, je joue à la télévision, je m\u2019amuse à la radio, et ça adonne que les gens me voient jouer et me connaissent.» Avec ses enfants aussi, qui ont 12, 13, 14 et 20 ans, Guy Jodoin s\u2019éloigne de son statut de «star».À la maison, Guy Jodoin n\u2019est donc pas Charles Patenaude, mais simplement papa Guy.«On a toujours dit aux enfants qu\u2019ils ne devaient pas avoir d\u2019amis parce que leur père est Guy Jodoin.Je me suis même toujours un peu éloigné de l\u2019école pour cette raison.Je suis un peu transparent comme papa aux yeux des amis», confie-t-il.Ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019être un père très présent et aimant pour ses deux filles et deux garçons.«Je leur donne un cadre de vie bien droit pour ne pas qu\u2019ils soient trop fous.Après, s\u2019ils veulent être fous, ils feront bien ce qu\u2019ils veulent! (rire)» cheminement à faire.Il faut leur montrer les choses, et ils apprennent aussi par essai-erreur.Ils peuvent vivre leur vie à eux et être heureux, même si ce n\u2019est pas une vie typique.» «Je pense qu\u2019on essaie de plus en plus de comprendre la maladie mentale, même si ce n\u2019est pas encore gagné, continue Guy Jodoin.On essaie de repousser les limites et d\u2019insérer, d\u2019intégrer tous les exclus.» Il rappelle qu\u2019autrefois, tous les déficients intellectuels étaient considérés comme des fous et étaient tout simplement envoyés à l\u2019asile.Le comédien se réjouit qu\u2019on ne mette dorénavant plus tous ces œufs dans le même panier et qu\u2019on prenne le temps de mieux comprendre les gens, un à un.Guyjodoin est aussi d\u2019avis qu\u2019on peut apprendre autant d\u2019une personne vivant avec une maladie mentale ou une déficience intellectuelle que d\u2019une autre personne.Pour sa part, il dit apprendre de gens comme Elling à descendre de la cinquième à la première vitesse.«C\u2019est le premier degré, la simplicité, ce qu\u2019on a tendance à oublier dans un monde aussi fou que le nôtre», fait-il remarquer.«JE SUIS UN GRAND PASSIONNÉ.DÈS QUE JE SENS QUE JE M\u2019ÉTEINS, AUTANT AVEC MON COUPLE, MES ENFANTS, MA CARRIÈRE, JE PANIQUE.JE NE VEUX PAS M\u2019ASSEOIR, M\u2019ENDORMIR, ET ME RÉVEILLER EN ME DISANT : HEIN, J\u2019AI 58 ANS.JE NE VEUX PAS QUE LA VIE PASSE SANS QUE JE ME RENDE COMPTE DE CE QUI S\u2019EST PASSÉ.» \u2014 Guy Jodoin SORTIR DE LA MARGE Tout comme Elling, Guyjodoin se considère hors norme.«J\u2019aime déranger, affirme celui qui mord dans la vie à pleines dents et qui se fout bien de ce que les gens peuvent penser de lui.J\u2019aime me déranger moi-même et déranger les autres.Je ne veux pas faire une vie de routine, droite.J\u2019ai établi un cadre pour mes enfants, mais moi, je me promène dans le cadre, je rebondis dedans, je déborde du cadre!» Par son mode de vie qui est lui aussi hors norme \u2014 carrière oblige \u2014 le comédien se sent même parfois comme un «itinérant de luxe».«Parce que j\u2019ai un métier de fou, qui est toujours en itinérance, explique-t-il.Je vais dormir ici (dans la salle de répétition du théâtre Jean-Duceppe) ce soir.J\u2019ai amené ma couverture et mon oreiller.Il y a des gens qui me diraient que je suis fou de faire ça, mais moi, ça me convient.» Ce grand passionné n\u2019a pas de temps à perdre à essayer d\u2019entrer dans le moule de la normalité.«Qu\u2019est-ce que ça veut dire, être normal?, soulève-t-il.Moi je pense qu\u2019on est tous un peu fou.» Ce qui compte vraiment pour Guyjodoin, c\u2019est de vivre à fond.«Dès que je sens que je m\u2019éteins, autant avec mon couple, mes enfants, ma carrière, je panique, raconte-t-il.Je ne veux pas m\u2019asseoir, m\u2019endormir, et me réveiller en me disant : hein, j\u2019ai 58 ans.Je ne veux pas que la vie passe sans que je me rende compte de ce qui s\u2019est passé.» POUR VISUALISER L\u2019ENTREVUE VIDÉO AVEC GUY JODOIN RÉALISÉE PAR LES STUDIOS L\u2019ITINÉRAIRE WWW.ITINERAIRE.CA ELLING AU THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE DE LA PLACE DES ARTS JUSQU\u2019AU 26 MARS PHOTO P.16 : THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE PHOTO P.15 ET 17 : HUGO TROTTER L'ITINERAIRE 17 1sr mars 2011 Devien( wwtelot FAIS UN BOUT DE CHEMIN AVEC NOUS __________b Aucun horaire imposé, ni de nombre d\u2019heures définies pour travailler.Possibilité d\u2019écrire pour le magazine et d\u2019avoir de l\u2019aide professionnelle, des services psychosociaux, des repas complets au Café L\u2019Itinéraire ou même un meilleur logement.UN BON MOYEN D\u2019AUGMENTER TES REVENUS ET DE VAINCRE TA FAIM! Présente-toi préférablement entre 10 h et 13 h au Café L\u2019Itinéraire 2101, Ste-Catherine Est (coin de Lorimier, à deux pas du métro Papineau) et demande la distribution INFOS : 514 525-5747, poste 239 WWW.ITINERAIRE.CA a-b bran à vof via ce» entant! et o«î 'nmiuei d- qw-ùr.rare» que ch>q\u2019 tr penonn* »îl unique.le Centre dé pidial-ia social* Cent'e-^xl y&u# qfffa diOwteilaa feetr*» da bénévolat \u2022\ta» «:Uvil
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