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Titre :
L'itinéraire
Depuis 1992, L'Itinéraire fait découvrir aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. [...]
L'Itinéraire est un mensuel montréalais dont la publication a débuté au printemps 1992. Le magazine est une initiative du Groupe communautaire L'Itinéraire, organisme basé dans le quartier Centre-Sud à Montréal. Il est vendu dans les rues et dans le métro de Montréal par des camelots. La création de L'Itinéraire visait à offrir une publication aux personnes seules et itinérantes dans laquelle elles pourraient partager avec la population les problématiques de l'itinérance et proposer des pistes de solution. L'Itinéraire permet aux participants l'apprentissage d'un travail rémunéré. Une participation active brise l'isolement. Elle favorise la revalorisation et la réalisation de soi, une reprise personnelle et une culture de l'autonomie. L'Itinéraire transmet aux Montréalais les intérêts, les préoccupations et les revendications des gens de la rue, des activistes sociaux et des collaborateurs qui participent à la publication. Ainsi, l'accès au logement, la réinsertion sociale, le travail du sexe, l'alcoolisme et la toxicomanie, la formation aux adultes, les droits de la personne, les sujets politiques de l'heure, les arts et la culture populaire, sont des sujets traités dans le magazine. On trouve régulièrement une personnalité connue en page couverture de L'Itinéraire, à laquelle est jumelé un article prenant souvent la forme d'une entrevue. Des collaborations spéciales de journalistes pigistes professionnels trouvent leur place chaque mois dans L'Itinéraire. Le magazine offre aussi une tribune à ses camelots, dont quelques-uns sont maintenant des figures connues des Montréalais. THIVIERGE, François, « Intervention de groupe auprès de la population itinérante de Montréal », Service social, vol. 43, no 2, 1994, p. 147-157.
Éditeur :
  • [Montréal] :Groupe communautaire l'itinéraire,1992-
Contenu spécifique :
dimanche 1 mai 2011
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
deux fois par mois
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L'itinéraire, 2011, Collections de BAnQ.

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[" 2 la moitié du prix ^ revient au camelot 4 à Volume XVIII, n° 9 volume AVI Montréal, 1 PBnt Nag*çw RÉSOR / NATIONAL ZOOM CAMELOT Jean-François Dagenais ACTUALITÉ__________ Une vérité qui dérange (encore) SUR LES PAS DU DR JULIEN_______ L\u2019univers de la ruelle 2,7 millions de ménages y ont droit Le nouveau crédit d'impôt pour solidarité Pour le recevoir, refliclyneï-vous p tcvcmiquvbnihïf) au tyle^hgncr-nous Région de Qu^Li-êç\t4 18 659-6299 Région de Montrée! £ 14 864-6299 Ailleurs\t1 Û00 267-6299 {sans Irnis} Revenu Québec \u201d * î DU NOUVEAU DWS LE QUARTIER CENTRESUDHH CENTRE DE PÉDIATRIE S ?Cl ALE CENTRE-SUD «NOS ENFANTS, ON LES CONNAÎT PAR, CŒUR» êoiéa »»o* b4 lu Dt Jlilli» J» 11* fa I* «Il\t||a IMVII r \u2022«W* 4# \u2022\t* mJi \u2022 Hntl « Z* lH*1»**l I»4IM I\tJn«*C« »k#4- W\tfl*' mtp«umte « |v-ri3>*4*i:» u e-\\|\tO* S'citflr-il !\u2022\tdîWftR *h K-ftml'i* r\u2019»p«|'fijiniit» rüf*» *«\u2022\u2022» -vj» * J*U \u2022\tlUttl* »IÀ*J ^ :\t.Saviez-vous que chaque centre de pédiatrie loclale est autonome financièrement?11 tt»\tn=;l*itf ait »>jl\\mm0 \u2022f »*» mue \u2022\tdfétacltlf illile al mileeeHL» \u2022\t.\t.i-r1 \u2018 ni|A\u2014ioIHt dn mu tonnes xxilllltant î imnilq-ur al no«u aldn* k (aire une ou (trance oém i* via o«j «ni «nu ci des famrfuu dUA^sritar \u2022\t«:ç* que cîiaqu» iiamimie sit unique, ta CanIrr an p3.-J-.aViB\tCcattc-Sud vivs-.cf(r* lit((«'»¦ les fern»! d* bé\"*volat \u2022\tLe» «cVvlliA» règtüèrat du Cent!» (* u ¦a gr internet haute vitesse Vtaéolroh. ÉDITORIAL CATHERINE GIROUARD Rédactrice en chef - Catherine.girouard@itineraire.ca SOLITUDE quand TU NOUS TIENS BRUNO BÉRUBÉ (À GAUCHE) AVAIT REMPORTÉ LE PRIX DE L'AMÉLIORATION DE LA QUALITÉ DE VIE LORS DE LA DERNIÈRE SOIRÉE DE NOËL DE L'ITINÉRAIRE.L\u2019Itinéraire a perdu l\u2019un des siens.Bruno Bérubé, camelot au métro Pie IX depuis près de trois ans, est décédé il y a quelques semaines.Ceux qui le connaissaient savent combien son sourire timide et chaleureux nous manque déjà (lire le mot de camelot d\u2019Yves Lefebvre à la page 43).En plus de la peine qu\u2019a causée son départ au sein des troupes de L\u2019Itinéraire, nous avons tous été bouleversés par les circonstances de sa mort.Plutôt solitaire et habitant seul, Bruno a été retrouvé chez lui trois semaines après son décès.Pouvez-vous y croire?Comment la solitude est-elle devenue si courante dans notre société, à un point tel que la disparition d\u2019un voisin passe inaperçue?Quelque 1,5 million de personnes vivraient seules au Québec, selon des statistiques citées par l\u2019Association canadienne pour la santé mentale.Bien que plusieurs personnes se disent heureuses ainsi, des recherches affirment que les solitaires ont généralement une santé mentale plus fragile, une espérance de vie plus courte et utilisent plus les soins de santé que les personnes vivant en cohabitation.Ces données étant déjà problématiques, la situation est d\u2019autant plus inquiétante quand cette solitude transcende les murs du logis et se répand à la grandeur de la société.Des gens vivent alors seuls non seulement dans leur salon, mais aussi dans leur rue, dans leur quartier, dans leur ville.Malheureusement, des indices laissent croire que ce phénomène est en croissance.L\u2019an dernier, un nombre record de Québécois sont morts sans que leur corps ne soit réclamé, révélait la journaliste Gabrielle Duchaine dans Rue Frontenac cet hiver.Un bien triste record, me direz-vous.Précisément, ce sont 424 personnes qui ont «rendu l\u2019âme dans l\u2019indifférence la plus totale».C\u2019est 40% de plus qu\u2019il y a dix ans.Qu\u2019en sera-t-il dans dix autres années?LA MODÉRATION A BIEN MEILLEUR GOÛT La solitude n\u2019est pas une mauvaise chose en soi.Elle est même quasi incontournable dans la vie du citoyen moderne, affirmait en 2006 au Journal Forum la sociologue Marie-Chantal Doucet, qui a rédigé sa thèse de doctorat sur ce sujet.Par ailleurs, «même si des solitaires se disent en général heureux de leur situation, celle-ci n\u2019est pas le résultat d\u2019un choix pleinement consenti.Tous souffrent de l\u2019absence de l\u2019autre», pouvait-on lire dans le même article.Car, comme toute bonne chose, la solitude peut devenir néfaste lorsqu\u2019elle est en trop grande quantité.En laissant le «chacun pour soi» s\u2019enraciner dans notre mode de vie, on oublie lentement mais sûrement de porter attention aux gens autour de soi, et la solitude continue de gagner du terrain.Heureusement, il existe des initiatives pour promouvoir la solidarité - n\u2019est-ce pas ironique de devoir faire la promotion de la solidarité?- comme la Fête des voisins, qui aura lieu le 4 juin (nous en parlerons davantage dans le magazine du 15 mai).Cette fête, maintenant célébrée dans plusieurs villes à travers le monde, invite les citoyens à revenir aux sources en socialisant avec leurs voisins immédiats.Le but?Briser cette bulle qui nous isole les uns des autres, anéantir cette peur de l\u2019autre et se connaître un minimum pour pouvoir compter les uns sur les autres au besoin.Ainsi, on pourrait éviter que des histoires comme celle de Bruno se répètent.Bruno Bérubé était mon camelot.Il fut mon premier contact avec L\u2019Itinéraire.Son absence à son point de vente laisse un grand vide au métro Pie IX.Je ne peux y passer sans avoir une pensée pour l\u2019homme réservé et chaleureux qu\u2019il était.J\u2019ose espérer que sa mort n\u2019aura pas été vaine, et nous éveillera tous à l\u2019importance de s\u2019intéresser un tant soit peu à ceux que nous croisons tous les jours.Parce que bien souvent, ce sont de tous petits gestes qui font une grande différence, au bout du compte.PHOTOS : BRUNO RICCA ET VOUS, QU\u2019EN PENSEZ-VOUS?WWW.ITINERAIRE.CA L'ITINÉRAIRE 7 1er mai 2011 REPAS A TJ J -r-\\ Gt T ¦ ¦3 ¦¦ PCÔ»T« » à une personne .np carte-repaS u r-omP^et à k% V0US ?ear^cafél\u2019\\tinéraire Grâce à vos dons, L\u2019Itinéraire sert gratuitement plus de 17000 repas complets par année aux personnes démunies.Les cartes-repas sont distribuées par des bénévoles ou par nos intervenants qui offrent aussi réconfort et service d\u2019aide pour la réinsertion sociale./werjo (Exemple d\u2019un dîner servi au Café L\u2019Itinéraire) - SAUAbÊN/fcKTÇ- - - - tPAüuete POROfcfcAlSi püRtete po/vwves - GAt^AÜ À UA B-ANJANJe - ^ Oüs * Horaires d\u2019ouvertures : du lundi au vendredi de 8h à I4h30 / samedi et dimanche de 9h30 à I4h.Adresse : 2101, rue Sainte-Catherine Est, angle De Lorimier à Montréal.VOUS AUSSI OFFREZ DES CARTES-REPAS ET\tACHATS EN LIGNE : AIDEZ DES GENS DANS LE BESOIN À MANGER À LEUR FAIM!\tWWW.ITINERAIRE.CA J\u2019offre_______________cartes-repas à 4 S chacune :_______________$ Je fais un don à la mission générale de L\u2019Itinéraire :___________$ TOTAL :________________'$ Les cartes seront distribuées par L\u2019Itinéraire.Vous désirez distribuer des cartes dans la rue?Nous vous enverrons le guide du bénévole et les cartes par la poste.Cocher ici ?PAIEMENT ?\tChèque au nom du Groupe communautaire L\u2019Itinéraire ?\tVisa, Mastercard Numéro de carte : Expiration :___/______ mois/année Signature ________________________ COORDONNÉES DM.DMme.Prénom :_______________________ Nom :_____________________ Entreprise :______________________________________________ Adresse :_________________________________________________ Ville :______________Province :_______Code Postal :_______ Téléphone :_______________________________________________ Courriel :________________________________________________ Postez ce coupon avec votre paiement au Groupe Communautaire L\u2019Itinéraire, 2100, Bout de Maisonneuve Est, Montréal, (Québec), suite 001, H2K4S1 ou visitez notre site web : WWW.ITINERAIRE.CA.Téléphone : (514) 597-0238 poste 226.1 Vous recevrez votre reçu d'impôts au mois de janvier suivant votre don. RÉSEAU SOLIDAIRE DE L\u2019ITINÉRAIRE MARIE-HELENE CHOINIERE Conseillère en développement stratégique marieh.choiniere@itineraire.ca Cuisiner son avenir 2010-2011 UNE AVENTURE gu seTERM|NE en BEAUTÉ! LES FINISSANTS DE «CUISINER SON AVENIR», COHORTE 2010-2011, LORS DE L'ÉVÉNEMENT DE RECONNAISSANCE AU CAFÉ L'ITINÉRAIRE.DE GAUCHE À DROITE : HUDSON LOUIS-AIMÉ, ANNIE DUPONT, ARNOLD YAMGA, ALEXANDRE MAILLOUX, EDUARDO ACOSTA BLANCO, IKENNA ONYEMA, ERICK GUERRERO, PETERSON GERMAIN (ABSENT) Le 17 mars dernier avait lieu au Café L\u2019Itinéraire le 5 à 7 de reconnaissance du projet «Cuisiner son avenir».Ce programme de réinsertion socioprofessionnelle est destiné aux jeunes âgés entre 16 et 30 ans intéressés par la cuisine.Durant 27 semaines, à raison de 30 heures par semaine, L\u2019Itinéraire a accueilli huit jeunes qui ont appris les rudiments pour devenir aides-cuisiniers.Cette initiative visait également à ce que les participants, éloignés du marché de l\u2019emploi, développent des compétences essentielles en employabilité et en ce qui concerne leur développement personnel.L\u2019ultime défi de la formation consistait à allumer une étincelle dans leurs yeux et à leur communiquer la passion du travail bien accompli.L\u2019événement du 17 mars a permis de confirmer la réussite de nos huit participants qui ont cheminé et évolué, chacun à leur manière et à leur rythme.C\u2019est avec fierté que les huit jeunes ont relevé le défi et ont montré leur persévérance au sein du processus.L\u2019aventure s\u2019est terminée sur une note positive, le tout dans une ambiance conviviale et festive.Au cours du 5 à 7 de reconnaissance, l\u2019équipe de travail ((les yeux remplis DE FIERTÉ, LES PARTICIPANTS ONT FRANCHI UNE ÉTAPE ET PEUVENT DÉSORMAIS FAIRE LEUR PLACE DANS LA SOCIÉTÉ.» (coordonnateur de projet, intervenant psychosocial et formatrice en insertion socioprofessionnelle), s\u2019est fait un plaisir de saluer le travail de tous les participants.Ainsi, une mention spéciale a été remise à chaque participant en regard de leur implication personnelle.Les principaux partenaires du projet, Service Canada et le CREP (Centre de Ressources éducatives et pédagogiques de Montréal), ont également remis à leur tour des certificats d\u2019attestation de participation.Les yeux remplis de fierté, les participants ont franchi une étape et peuvent désormais faire leur place dans la société.L\u2019Itinéraire tient à remercier les partenaires qui ont rendu possible la réalisation du projet «Cuisiner son avenir» : Service Canada (Connexion Compétences), CREP (Centre de ressources éducatives et pédagogiques de Montréal), Fondation J.Armand Bombardier, Fondation André Gauthier, Great-West, la London Life et la Canada Vie, Cuisiniers sans frontières et tous les bénévoles impliqués au sein du projet.Félicitations aux huit finissants aides-cuisiniers : Erick Guerrero, Alexandre Mailloux, Eduardo Acosta Blanco, Hudson Louis-Aimé, Peterson Germain, Ikenna Onyema, Annie Dupont et Arnold Yamga.PHOTO : JÉRÔME SAVARY L'ITINERAIRE 9 AMELIE GODBOUT Conseillère au développement stratégique en partenariats et dons amelie.godbout@itineraire.ca LA FONDATION [intact] remet 20000$ à un programme jeunesse de Lltinéraire MARTIN MICHAUD ET M\u201cE LAFRENIÈRE, DE LA FONDATION INTACT, SONT VENUS À L'ITINÉRAIRE REMETTRE EN MAIN PROPRE LEUR DON DE 20 000$ À SERGE LAREAULT, DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE L'ITINÉRAIRE.Pour une cinquième année, la Fondation Intact, pilier de l\u2019engagement d\u2019intact Corporation financière envers la communauté, a fait preuve d\u2019une grande générosité envers le Groupe communautaire L\u2019Itinéraire, en faisant un don de 20 000 $ pour appuyer son programme d\u2019insertion socioprofessionnelle en vidéo et multimédia.LA CORPORATION Intact Corporation financière est le plus grand fournisseur en assurances habitation, automobile et entreprise au Canada.Elle offre et distribue ses services sous les bannières d\u2019intact Assurance, Belair Direct, GP Car and Home et Assurance Groupe Novex.L\u2019histoire d\u2019intact au Canada est aussi ancienne que jalonnée de réussites, sources de fierté.Ses origines remontent à la création, en 1809, de la Halifax Fire Insurance Association, devenue par la suite la Compagnie d\u2019Assurance Halifax, faisant d\u2019elle l\u2019une des plus anciennes entreprises au pays.Intact Corporation financière verra le jour 200 ans plus tard et deviendra une entreprise prospère qui redonne généreusement à la collectivité.LA FONDATION La Fondation Intact appuie des causes diversifiées.Elle finance entre autres un projet de recherche novateur sur l\u2019adaptation aux changements climatiques au Canada (The Climate Change Adaptation Project) et soutient des organismes et des programmes sur la qualité de l\u2019air, l\u2019énergie durable, la plantation d\u2019arbres et autres.Intact est aussi fière d\u2019appuyer les athlètes canadiens en étant le commanditaire principal de Patinage de vitesse Canada et du Marathon d\u2019Edmonton.La Fondation Intact verse environ deux millions de dollars par année à des organismes qui contribuent à améliorer la qualité de vie des Canadiens.Elle investit particulièrement auprès des jeunes en difficulté en misant sur la prévention, la résilience et l\u2019autonomie de la personne.Elle soutient des organismes qui viennent en aide aux jeunes défavorisés afin que ceux-ci retrouvent l\u2019estime d\u2019eux-mêmes et puissent développer des compétences pour un éventuel retour aux études ou sur le marché du travail.En plus de soutenir les efforts de L\u2019Itinéraire, la Fondation Intact appuie plusieurs autres organismes dédiés aux jeunes sans-abri tels que Spectre de rue, Maison Dauphine, Fort Whyte, Covenent House, Eva\u2019s Initiative et plusieurs autres.En 2010, elle est devenue l\u2019un des principaux partenaires de Raising the Roof- Chez Toit, l\u2019organisme national de lutte à l\u2019itinérance chez les jeunes.Durant la même année, grâce à la générosité de ses employés de tout le pays et au versement par la Fondation de dons équivalents à ceux des employés, un total de plus d\u2019un million de dollars a été remis aux campagnes Centraide.En appuyant L\u2019Itinéraire, la Fondation Intact permet chaque année à une vingtaine de jeunes de s\u2019insérer socialement et professionnellement grâce au programme d\u2019insertion socioprofessionnelle en vidéo et multimédia de L\u2019Itinéraire.C\u2019est pour eux l\u2019occasion idéale d\u2019améliorer leurs conditions de vie et de découvrir toutes les avenues qui s\u2019offrent à eux.Grâce à de fidèles partenaires comme la Fondation Intact, L\u2019Itinéraire peut continuer de venir en aide aux jeunes marginalisés.Les résultats de son Programme jeunesse sont éloquents et reconnus dans le milieu communautaire.Les jeunes qui passent par L\u2019Itinéraire brisent leur isolement social, trouvent un logement stable, cessent toute consommation de drogues et acquièrent des aptitudes qui leur permettent de poursuivre leur cheminement vers un retour aux études ou au travail.Au total, L\u2019Itinéraire réinsère 75% des jeunes qu\u2019il accueille.Au nom de tous les jeunes qui bénéficient d\u2019intact, merci de tout cœur à la Fondation Intact pour son dévouement et son engagement.Nous avons besoin de gens comme eux pour bâtir la génération de demain.10 L'ITINERAIRE TRriai 2011 GÉOTOURISME Montréal, culturellement durable CATHERINE GIROUARD Il s\u2019est envolé comme des petits pains chauds l\u2019été dernier.Le magazine Géotourisme, publié par le groupe L\u2019Itinéraire, est de retour.Disponible dès maintenant, cette deuxième édition est plus volumineuse que la première et sera offerte plus longtemps, soit jusqu\u2019au 31 octobre.«Le magazine a connu un très bon accueil l\u2019an dernier.Cette fois-ci, on vise encore plus grand, fait valoir Chloé Roumagère, directrice éditoriale de Géotourisme et directrice des médias et des communications à L\u2019Itinéraire.En plus d\u2019être distribué sur le circuit d\u2019autobus 747 Express Bus, le magazine sera aussi disponible à toutes les arrivées de l\u2019aéroport Montréal-Trudeau, grâce au soutien de la compagnie Astral, et ce, durant six mois.» Conçu en partenariat avec la STM, le magazine est un «cadeau de bienvenue aux touristes» en plus d\u2019être, pour les Montréalais, un outil pour découvrir de nouvelles facettes de la ville.J\u2019AI PARTICULIÈREMENT MIS L\u2019ACCENT SUR LA CULTURE, QUI EST LE QUATRIÈME PILIER DU DÉVELOPPEMENT DURABLE, CAR C\u2019EST UNE DES PRÉOCCUPATIONS ACTUELLES DE LUNESCO ET DES ACTEURS DE L\u2019INDUSTRIE TOURISTIQUE.)) \u2014 Chloé Roumagère, directrice éditoriale de Géotourisme et directrice des médias et des communications à L\u2019Itinéraire.IM À GAUCHE, L'ÉDITION 2011 À DROITE L'ÉDITION 2010 Valorisant un tourisme responsable, le magazine ne cherche par ailleurs pas à être un guide touristique.Par de courts articles écrits par des experts dans divers domaines ou par des journalistes citoyens de Montréal, le magazine Géotourisme présente la métropole sous des angles culturel, social, environnemental et patrimonial dans une optique de développement durable.LA CULTURE, 4E PILIER DU DÉVELOPPEMENT DURABLE Cette année, la publication met la culture en vedette.«J\u2019ai particulièrement mis l\u2019accent sur cet aspect, qui est le quatrième pilier du développement durable, car c\u2019est une des préoccupations actuelles de l\u2019UNESCO et des acteurs de l\u2019industrie touristique», explique Chloé Roumagère.Que ce soit pour en apprendre sur la riche diversité culturelle de la métropole, sur l\u2019histoire, le patrimoine et les attraits de la ville et de ses quartiers, pour dénicher de bonnes adresses gourmandes, de nightlife et de magasinage écoresponsable, ou encore pour en apprendre sur la mode d\u2019ici, les parcs et l\u2019agriculture urbaine, les touristes comme les Montréalais trouveront leur compte dans Géotourisme.Une section est aussi réservée aux activités culturelles de la ville, dans laquelle les lecteurs trouveront les «saveurs du mois» à ne pas manquer de mai à octobre.Enfin, une section Escapade présente les destinations incontournables hors de Montréal - dont la Vieille Capitale.La promotion de Géotourisme est appuyée par une campagne majeure de Zoom Média.Tous les profits engendrés par le magazine seront versés aux services de réinsertion sociale du groupe L\u2019Itinéraire, qui vient en aide aux sans-abri de Montréal.WWW.GEOTOURISME.CA V mai 2011 http://geotourisme.ca ACTUALITÉ ET VIE URBAINE XAVIER DOLAN, RÉCIPENDIAIRE DU PRIX DE LUTTE CONTRE L'HOMOPHOBIE 2011, ENTOURÉ DE LAURENT MCCUTCHEON, PRÉSIDENT DE LA FONDATION EMERGENCE, ET DE JEAN-MARC FOURNIER, MINISTRE RESPONSABLE DE LA LUTTE CONTRE L\u2019HOMOPHOBIE.VEAU i p°ur xa CATHERINE-.GIROUARD «Dans mes films, je ne ressens jamais le besoin de revendiquer ou de poser des questions sur l\u2019homosexualité, car c\u2019est une chose acquise pour moi.» C\u2019est par ces mots qu\u2019ont commencé les remerciements de Xavier Dolan en recevant le Prix de lutte contre lliomophobie 2011, remis par la Fondation Emergence le 11 avril dernier.Un signe que lliomophobie perd du terrain et que la lutte acharnée de plusieurs hommes et femmes a porté des fruits, a fait valoir le jeune réalisateur, scénariste et comédien.«Les gens ne font pas de cas avec mon orientation sexuelle, a poursuivi le jeune créateur de 22 ans.Et cela, c\u2019est parce que des hommes et des femmes avant moi se sont battus pour leurs droits et pour leur liberté et ont fait progresser la cause.Le salaire de leur ardeur, c\u2019est la tolérance, c\u2019est de ne plus avoir à se poser de questions, c\u2019est de vivre et non de survivre.» A en juger les applaudissements, plus d\u2019un spectateur semblait en accord avec le discours de Xavier Dolan.Grâce au travail de plusieurs hommes, femmes et organismes comme la Fondation Émergence, «de moins en moins de petits gars se font tabasser à l\u2019école et de plus en plus de parents supportent leur enfant qui décide de s\u2019affirmer», a fait valoir pour sa part Joël Legendre, animateur de la cérémonie, devant une salle plus que comble.UN MODÈLE POUR LES JEUNES Malgré son jeune âge, Xavier Dolan a joint la liste de gens honorés par la Fondation Émergence depuis 2003, dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre l\u2019homophobie, qui a lieu le 17 mai, pour leur apport important à la lutte contre cette forme de préjugés.Parmi les récipiendaires précédents, on note Michel Tremblay (2010), Dany Turcotte, Pierre Elliot Trudeau et Janette Bertrand.Pourquoi avoir choisi Xavier Dolan?«Est-ce parce qu\u2019il a voulu tuer sa mère, parce qu\u2019il a des amours imaginaires ou qu\u2019il aime Dalida?», a lancé à la blague le président de la Fondation Émergence, Laurent McCutcheon.C\u2019est plutôt pour ses films qui, sans être des films \u201chomosexuels\u201d, contribuent à la lutte contre l\u2019homophobie en présentant l\u2019homosexualité comme faisant tout simplement partie de la vie de tous les jours, a expliqué M.McCutcheon, qui lutte pour l\u2019acceptation de la communauté LGBT depuis les années 1970.«Les jeunes ont besoin de modèles.Par sa détermination, son courage et sa réussite internationale, Xavier Dolan inspire les nouvelles générations et leur ouvre la voie du respect des différences», a poursuivi le président de la Fondation Émergence.Le jeune cinéaste s\u2019est dit touché par l\u2019hommage de la Fondation.«Votre choix me laisse croire que je participe peut-être moi aussi au progrès», a-t-il avancé avant d\u2019ajouter, en guise de mot de la fin : «Soyons nous-mêmes, enfin (.) et alors, nous pourrons vivre ensemble.» PHOTO : CLAUDE GUILLET 12 LrtlNERAIRE Une quiDÉR CAMILLE LAURIN-DESJARDINS 1969 : décriminalisation de l'homosexualité au Canada.2002 : droit d\u2019adopter pour les conjoints de même sexe au Québec.2004 : légalisation du mariage homosexuel au Québec.2011 : malgré tous ces progrès, persistance de certains préjugés qui alimentent lliomophobie.À l\u2019aube de la neuvième Journée internationale contre l\u2019homophobie, qui se tiendra le 17 mai, le directeur des programmes de la Fondation Émergence, Denis Cormier, constate que malgré tout le chemin parcouru depuis 40 ans, beaucoup de travail reste à faire pour contrer les préjugés qu\u2019une partie de la population entretient encore face aux lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBT).Chez les personnes âgées, l\u2019homosexualité est encore plutôt taboue, rappelle Line Chamberland, professeure de sexologie à l\u2019UQAM, spécialisée en études gaies et lesbiennes.Selon elle, beaucoup d\u2019aînés homosexuels n\u2019ont pratiquement jamais affiché leur orientation sexuelle.«Le coming out est une idée née dans les années 1970.Beaucoup de gens des générations antérieures n\u2019ont pas un milieu de vie autour duquel leur orientation sexuelle est connue.» Ceux-ci sont donc très isolés et ont de la difficulté à se créer un réseau.Le tabou qui sévit encore dans les résidences pour aînés s\u2019étend aussi dans les vestiaires sportifs, où une véritable loi du silence règne à propos de l\u2019homosexualité.Simon Louis Lajeunesse, professeur en travail social à l\u2019Université de Montréal, a écrit un ouvrage sur le sujet en 2008.«Les initiations à caractère génital sont encore très présentes dans les équipes sportives : leurs membres ont donc besoin de l\u2019homophobie pour ne pas 1\u201cTnai 2011 VÉRITÉ ANGE (encore) (^MALGRÉTOUT LE CHEMIN PARCOURU DEPUIS 40 ANS, BEAUCOUP DE TRAVAIL RESTE À FAIRE POUR CONTRER LES PRÉJUGÉS QU\u2019UNE PARTIE DE LA POPULATION A ENCORE FACE AUX LG BT ) ) \u2014 Fondation Émergence avoir l\u2019air homosexuel», explique-t-il.Le chercheur ajoute que même dans les sports individuels, les athlètes gais sortent très rarement du placard, puisque cela risque de provoquer également une sortie en douce de tous leurs commanditaires.Certaines communautés culturelles sont elles aussi plutôt fermées quand il s\u2019agit d\u2019accueillir des LGTB de même origine ethnique qu\u2019eux.Alexis Musanganya est directeur général d\u2019Arc-en-ciel d\u2019Afrique, un organisme montréalais qui vient en aide aux LGTB d\u2019origine africaine ou caribéenne.Il constate que les nouveaux arrivants dont le pays d\u2019origine condamne l\u2019homosexualité sont souvent déchirés entre deux identités.«S\u2019ils veulent s\u2019intégrer à leur communauté, ils doivent cacher leur homosexualité, alors que s\u2019ils choisissent d\u2019afficher leur homosexualité, ils se heurtent à une communauté gaie qui n\u2019est pas nécessairement outillée pour bien intégrer les immigrants», déplore M.Musanganya.Malgré le travail qui reste à faire dans certains segments de la société, Denis Cormier insiste pour dire que le mot d\u2019ordre de la Fondation Emergence est le respect.«À travers toutes nos campagnes, nous nous efforçons toujours de demeurer respectueux.Nous faisons des propositions, et nous espérons que les gens chemineront avec elles.» TOURÉ A FUIT LE CAMEROUN POUR POUVOIR VIVRE LIBREMENT SON HOMOSEXUALITÉ AU QUÉBEC.Un ALLER SIMPLE pour la LIBERTÉ CAMILLE LAURIN-DESJARDINS Lorsque Touré a quitté le Cameroun en août 2008, il ne se doutait pas que c\u2019était la dernière fois qu\u2019il voyait son pays.Mais vers la fin de son séjour au Québec, il a appris que des policiers avaient fait une perquisition chez lui, en raison d\u2019une poursuite à son égard pour homosexualité.Il a donc décidé de rester ici, car il se savait en danger dans son pays d\u2019origine.«Au Cameroun, l\u2019homosexualité est interdite par la loi, rappelle le Montréalais d\u2019adoption.Il n\u2019y a donc aucune ouverture sur la question de l\u2019orientation sexuelle.» Touré considère son arrivée dans la communauté gaie montréalaise comme un grand soulagement.Dans son pays d\u2019origine, il a été emprisonné plusieurs fois à cause de son orientation sexuelle, et a déjà été bousculé lors d\u2019escapades avec son compagnon.«Il fallait vivre caché, raconte-t-il.Là-bas, vous pouvez être persécuté; du jour au lendemain vous pouvez perdre la vie.» Quant à la communauté africaine de Montréal, Touré confie qu\u2019il n\u2019est pas facile de s\u2019y intégrer quand on est homosexuel.«Je n\u2019ai pas vécu de persécution ici, mais je sens toujours qu\u2019on me regarde différemment.Comme les lois interdisent la discrimination ici, cela se fait de façon plus hypocrite.Je reste toujours sur mes gardes.» PHOTO :TOURÉ L-TTINERAIRE V mai 2011 13 L\u2019UNIQUE CALENDRIER CULTUREL DU GRAND MONTRÉAL iPhone et i Pod Touch ! VITRINE maintenant disponible sur votre Accédez à loue les spectacles événements, exposions et acliviies iullurétes ieMonlrêal Incluant photos, vidéos, coupons-rabais et offres de dernière minute: mobile.lavitrine.com 1+4, tu* Suiiitc-CalherifK Ûftiül S1^ SÉ-4,'ïS^4 Ê3 Phl?an -Vu Q viinnEutriHi'dle Q ta viluno\tLFtviMiiw.com * 04k := ^\t\u2014 r .¦ À LA UNE Kent Nagano b TRÉSOR National JÉRÔME SAVARY Superviseur de la rédaction C\u2019est à se demander si Kent Nagano n\u2019aurait pas emprunté sa baguette de chef d\u2019orchestre à un magicien.Depuis qu\u2019il a accepté en 2006 de prendre la direction de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal (OSM), dont c\u2019est le 75e anniversaire cette année, tous ceux et celles qu\u2019il rencontre semblent béats d\u2019admiration.Son secret?Faire descendre la musique classique de son piédestal et la faire venir à la rencontre de tous les publics Les 2 et 3 mai, l\u2019hommage qu\u2019il rendra au père Emmett «Pops» Johns, figure emblématique de l\u2019aide aux jeunes sans-abri montréalais, illustrera à nouveau l\u2019humanité du maestro.UmNERAIRE page 15 «Cela fait deux ans que j\u2019essaie de vraiment comprendre la culture québécoise, explique Kent Nagano en entrevue avec L\u2019Itinéraire.Comme on peut apprendre beaucoup d\u2019une culture par ses héros, je me suis mis à rechercher quels étaient les héros québécois.» Le chef d\u2019orchestre originaire de Californie a mis ses collègues de l\u2019OSM à contribution et le père Pops, fondateur de l\u2019organisme Dans la rue, leur est apparu naturellement.«Il faut célébrer le travail qu\u2019a fait le père Emmett Johns, souligne le maestro à la sérénité et au calme désarmants.L\u2019énergie qu\u2019il a investie pour les jeunes leur a permis de considérer d\u2019autres choix que celui de vivre dans la rue.Donner le choix à une personne qui marche dans l\u2019ombre est l\u2019un des plus grands cadeaux que l\u2019on puisse faire.» Kent Nagano a été très touché par ce qu\u2019il a appris de l\u2019homme de foi de 83 ans : «J\u2019ai étudié ce que Pops a fait et j\u2019ai été tellement impressionné, qu\u2019on a décidé de construire tout un concert en son hommage.Pour cet événement, j\u2019ai choisi la neuvième symphonie de Chostakovitch, qui est à la fois pleine d\u2019ironie, d\u2019héroïsme et d\u2019humour, et où la réalité se confond avec l\u2019imaginaire.On a trouvé que c\u2019était parfait pour illustrer le monde dans lequel Pops a longtemps travaillé.» Lors de notre trop courte rencontre avec Kent Nagano - cinq minutes treize secondes d\u2019entrevue après plusieurs mois de demandes auprès de l\u2019OSM, qui règle ses passages à Montréal comme du papier à musique (!) -, celui-ci venait tout juste de recevoir l\u2019autre morceau prévu pour ce concert hommage : une pièce axée sur le «don de soi» qu\u2019il avait commandée au compositeur montréalais Jean Lesage.«Cette pièce sensible va rendre hommage au travail que Pops a fait et aussi à sa personnalité», ajoute M.Nagano.ACCÉDER À LA MUSIQUE CLASSIQUE On ne peut parler de Kent Nagano sans parler de son calme légendaire.Pendant que tout le monde court autour de lui et gère son horaire de fou - il dirige la musique du Bayerische Staatsoper de Munich (Allemagne) en plus de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal -, le chef d\u2019orchestre dégage une sérénité inébranlable.I6 L'ITINÉRAIRE « DONNER LE CHOIX À UNE PERSONNE QUI MARCHE DANS L\u2019OMBRE EST LUN DES PLUS GRANDS CADEAUX QUE L\u2019ON PUISSE FAIRE.» \u2014 Kent Nagano MUSICOTHÉRAPIE CHEZ POPS Dans la rue, organisme fondé par Pops en 1988 pour venir en aide aux jeunes sans-abri (à l\u2019époque, il accueillait les jeunes dans un Winnebago), utilise la musique pour que les jeunes se «remettent en action», selon l\u2019expression du musicothérapeute de l\u2019organisme, Julien Peyrin, musicothérapeute à l\u2019organisme Dans la rue, fondé par le père Emmett «Pops» Johns.Selon lui, beaucoup de jeunes sont mélomanes ou musiciens.«On utilise le prétexte de la musique pour que le corps et l\u2019esprit se mettent en action.Ça leur permet d\u2019atteindre une ivresse saine», explique le musicothérapeute.«Malgré les a priori, dix jeunes de Dans la rue ont répondu présent lorsque je leur ai proposé de venir assister à un concert de l\u2019OSM», indique Julien Peyrin.Depuis, l\u2019OSM met régulièrement une dizaine de billets à leur disposition.Par ailleurs, le musicothérapeute organise des ateliers de percussions - drum circle - afin d\u2019amener les jeunes à communiquer entre eux.«S\u2019exprimer par les percussions permet de communiquer autrement que par le verbal», justifie M.Peyrin.Malgré son horaire surchargé, Kent Magano ne s\u2019engage pas à moitié.En décembre 2010, il est venu se produire devant les jeunes sans-abri du centre de jour de Dans la rue, en compagnie de quelques-uns de ses musiciens.Nagano avait accepté l\u2019invitation, tout simplement.L\u2019Itinéraire était présent.«On pense que la musique classique est réservée aux intellectuels et aux gens sophistiqués; c\u2019est faux, avait-il dit alors aux jeunes de la rue.Au début, la musique conçue par Beethoven et par Mozart était destinée à tout le monde.Il y a 200 ans, au lieu d\u2019écouter du rap, on écoutait Mozart, c\u2019était la musique de la rue; non celle de l\u2019élite ou des riches.C\u2019est l\u2019esprit qui nous habite lorsque nous jouons ici, devant vous, à Dans la rue.» Kent Nagano semble en phase avec l\u2019OSM.Comment en serait-il autrement, quand on sait notamment que l\u2019orchestre montréalais a fait de l\u2019éducation musicale une tradition depuis la création de l\u2019Orchestre par Wilfrid Pelletier, il y 1»mai 2011 KENT NAGANO.À LA FERME Kent Nagano est né de parents américano-japonais, le 22 novembre 1951 à Berkeley, en Californie.Son père était ingénieur et sa mère, microbiologiste et pianiste.Avant son premier anniversaire, Kent Nagano suivait ses parents sur la ferme de son grand-père, à Morro Bay, une petite municipalité située sur la côte du Pacifique, entre San Francisco et Los Angeles.À quatre ans, Kent Nagano entreprend des études de piano.Sa carrière de chef débute à l\u2019âge de huit ans, quand on lui demande de diriger à l\u2019occasion le choeur d\u2019enfants à l\u2019église presbytérienne.SOURCE : WWW.RADIO-CANADA.CA/ RICHARD RAYMOND « IL Y A 200 ANS, AU LIEU D\u2019ÉCOUTER DU RAP, ON ÉCOUTAIT MOZART, C\u2019ÉTAIT LA MUSIQUE DE LA RUE; NON CELLE DE L\u2019ÉLITE OU DES RICHES.» \u2014 Kent Nagano LE PÈRE EMMETT \u201cPOPS\u201d JOHN EN COMPAGNIE DE KENT NAGANO LORS DE LA VISITE DU MAESTRO ET DE SES MUSICIENS AUX JEUNES DANS LA RUE EN DÉCEMBRE.a 75 ans?«Les jeunes sont tellement doués, tellement ouverts et tellement prêts à absorber; il ne faut jamais limiter l\u2019information et les expériences qu\u2019on peut leur proposer, insiste Kent Nagano en entrevue.La plupart des jeunes n\u2019ont pas accès à la musique classique : si on n\u2019y a jamais accès, comment peut-on l\u2019apprécier?» Ce type de rencontre inscrit l\u2019OSM et la musique classique au cœur de la société québécoise.«Nous essayons d\u2019amener la musique symphonique - notre message -hors des murs des salles de concert, afin de toucher le plus vaste public possible, sans égard aux origines, aux conditions de vie et à l\u2019âge des spectateurs», ajoute le chef d\u2019orchestre.CITOYEN DU QUÉBEC ET DU MONDE Les spécialistes saluent sa direction musicale, pendant que les journalistes et le grand public succombent à son charisme.Soucieux de vous présenter Kent Nagano sans complaisance, L\u2019Itinéraire a fouillé Internet à la recherche de critiques et autres commentaires négatifs sur le chef d\u2019orchestre, en vain.Il semble que tout le monde l\u2019aime.Cependant, le chef d\u2019orchestre de l\u2019OSM n\u2019est pas adulé pour rien.Avec l\u2019OSM, il multiplie les expériences musicales et sociales.Un concert en soutien à la communauté de Montréal-Nord, un pour les sinistrés d\u2019Haïti, un autre à la brasserie Molson dans le cadre d\u2019un festival de musique électronique.même les Canadiens de Montréal ont eu droit au leur! Difficile d\u2019être plus ancré dans sa communauté.Il s\u2019est aussi rendu au Nunavik en septembre 2008 avec sept musiciens de l\u2019OSM.C\u2019était la première fois que l\u2019orchestre jouait dans le grand Nord québécois.Pour cette occasion, le directeur musical Kent Nagano avait commandé un concert pour voix de gorge et orchestre à une compositrice du Nunavuk, Alexina Louie.Cette tournée a été également l\u2019occasion de rendre visite aux enfants inuits dans les écoles.L'ITINERAIRE 17 V mai 2011 Emmett Johns «JE SUIS HEUREUX pour MES JEUNES» Un concert de l\u2019Orchestre symphonique de Montréal créé en son honneur, ce n\u2019est pas rien! Du haut de ses 83 ans, le Père Emmett Johns -Pops pour les intimes - n\u2019accorde plus d\u2019entrevues aux médias.Il a toutefois accepté de répondre par courriel à trois questions de L\u2019Itinéraire concernant cet hommage que lui rendent Kent Nagano etl\u2019OSM.L\u2019ITINÉRAIRE : Père Pops, comment vivez-vous l\u2019hommage que l\u2019OSM et le chef d\u2019orchestre Kent Nagano vont bientôt vous rendre?EMMETT JOHNS : Je suis très touché par ce geste, mais je suis d\u2019autant plus heureux pour mes jeunes.Le fait de me rendre hommage est important pour moi, parce qu\u2019un grand chef d\u2019orchestre a porté un regard sur les jeunes sans-abri.Ils ont eu une reconnaissante formidable lors de la visite du maestro Nagano et ses musiciens au Centre du jour en décembre.L\u2019I.: Selon vous, en quoi la musique, et la musique classique en particulier, peut-elle aider les jeunes?E.J.: La musique a une importance aussi grande dans la vie des jeunes sans-abri que dans celle de n\u2019importe quel adolescent.Quand ils découvrent qu\u2019ils page 17 de nos enfants et toutes les générations à venir, insiste-t-il en entrevue vidéo sur le site Internet de l\u2019OSM.La nouvelle salle de l\u2019OSM appartient à toute la communauté; elle appartient à tous ceux qui sont conscients du fait que l\u2019humanité est fondée sur la beauté.» Le choix des œuvres qui seront jouées lors du concert d\u2019ouverture évoque la spiritualité de la démarche artistique du maestro, qui fêtera ses 60 ans à la fin de l\u2019année : «Nous espérons que ces deux œuvres - la Neuvième Symphonie de Beethoven, exceptionnel manifeste de l\u2019esprit des Lumières et de la liberté républicaine, et la Turangalîla-Symphonie d\u2019Olivier Messiaen, une ode du XXe siècle à l\u2019universalité de l\u2019amour - seront vues comme les symboles de ce que représente I8 UrtlNERAIRE «Kent Nagano a une vision large, il se préoccupe de l\u2019éducation sociale, de la création, de l\u2019actualité, de l\u2019harmonisation entre les personnes.Il s\u2019intéresse aux problèmes sociaux, sa façon de faire est éminemment moderne», avait d\u2019ailleurs dit le chef en résidence de l\u2019OSM, Jean-François Rivest, à La Presse en septembre 2008.NOUVELLE SALLE ET SPIRITUALITÉ En septembre 2011, la nouvelle salle de l\u2019Orchestre symphonique sera inaugurée en grandes pompes à la Place-des-arts à Montréal.Là encore, M.Nagano associe d\u2019ores et déjà le futur écrin de l\u2019OSM à la population québécoise.«Cette salle a été construite pour nos enfants, les enfants LE PÈRE EMMETT «POPS» JOHNS EST TOUCHÉ DE LA RECONNAISSANCE QUE PORTE L0SM AUX JEUNES DE LARUE.ont un talent, les jeunes ont une confiance qui les aide à s\u2019orienter dans la vie.L\u2019I.: Enfin, que pensez-vous de Kent Nagano?E.J.: C\u2019est un vrai gentleman.Lors de sa visite au Centre du jour en décembre, j\u2019ai découvert à quel point il est terre-à-terre et comment c\u2019est important pour lui de faire découvrir la musique classique à tout le monde, incluant nos jeunes.L\u2019OSM SUR LE «TROTTOIR DES CÉLÉBRITÉS» L\u2019an dernier, l\u2019OSM avait participé à la campagne Parcodonmd au profit de L\u2019Itinéraire.Deux musiciens de l\u2019orchestre, Stéphane Lévesque et Alison Mah-Poy, avaient troqué leurs instruments pour des pinceaux le temps de décorer un Parcodonmd du réseau (photo ci-haut).Leur œuvre se retrouve pour une deuxième année sur le trottoir, près de la Place des Arts, alors que les 70 Parcodonmd signés par des personnalités ou organisations forment le «Trottoir des célébrités», du 1er avril au 31 octobre, au centre-ville.La grande nouveauté de cette année : la vente aux enchères «Œuvres d\u2019art Parcodonmd», pour laquelle plusieurs artistes ont peint sur toile des Parcodon.Ces œuvres seront mises aux enchères à la Société des arts technologiques (SAT) le 16 mai prochain.C.G.cette nouvelle salle», explique-t-il.Cette spiritualité transcende le travail du maestro : l\u2019esprit zen que dégage Kent Nagano est épatant.L\u2019un de ses secrets?Prendre cinq minutes, chaque jour, pour écouter le silence, tel que lui a enseigné son mentor, Olivier Messiaen : «Les couleurs, les sons, les rythmes de la nature sont liés au temps et à la température, avait expliqué Kent Nagano au Journal de Montréal (18 novembre 2006).C\u2019est une source d\u2019énergie infinie.Sentir les choses, utiliser l\u2019ouïe, un sens extrêmement fascinant : combien de fois on remarque qu\u2019on est entouré par le son, mais qu\u2019on n\u2019entend rien de ce qui se passe?» PHOTO 1 : FÉLIX BROEDE PHOTO 2-3 : ÉRIC CARRIÈRE PHOTO PARCODON : MICHELLE DOOKHERAN TOnai 2011 CULTURE Geneviève Morissette SON PREMIER Pour BIENTÔT! SOPHY LAMBERT-RACINE Geneviève Morissette en a raz le bol de l\u2019individualisme, du conformisme, de l\u2019immobilisme, mais elle n\u2019a rien contre les cafés glacés ou les biscuits trop sucrés.Bref, cette auteure-compositrice-interprète a une opinion sur tout.Et d\u2019ici un an ou deux, elle pourrait se faire reconnaître à tous les coins de rue : quelle soit dans son Saguenay natal ou sur le Plateau-Mont-Royal.Le premier album de cette étoile montante est en route.Son style musical hybride, qui valse entre le soul et le slam, Diane Dufresne et Dédé Fortin, lui a valu le prix «Ma première place des arts» en 2009, ce qui lui a confirmé quelle appartient définitivement au monde de la musique.«Avant ça, je me sentais comme une extraterrestre, je ne trouvais pas ma place, mais j\u2019ai compris qu\u2019il fallait que je continue ce que je fais, que je continue de prendre des risques.», explique-t-elle.C\u2019est sans compter quelle fut, le printemps dernier, l\u2019artiste du mois de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique.Bref, la chanteuse a le vent dans les voiles.Mais pour le moment, la carrière de Geneviève est un tantinet moins effervescente, car après sept années de fermentation, il est grand temps pour elle «d\u2019accoucher» de son premier album, quelle peaufine et traficote afin qu\u2019il soit à son image : entre mélodies de piano, envolées vocales et cris bestiaux : elle veut tout donner.«Je veux que mon premier album couvre UNE VIE À CONTRE-COURANT Suivre le troupeau, c\u2019est inacceptable pour Geneviève.Fillette un peu dissipée, ses parents l\u2019initient au théâtre afin quelle canalise ses besoins d\u2019expression.Rapidement, elle découvre que sa place est devant une foule.Cependant, elle refuse d\u2019être une simple interprète.Même les metteurs en scène n\u2019arrivent pas à la diriger! Elle ne voulait pas jouer un rôle, elle voulait simplement jouer «ses propres émotions», ce quelle décide de faire à travers la musique.(Ggiw/èvë et dfiM' ,paK\tnos déboires,\tnotre\tbordel,\tnos défais, On se défait corne » meuble\tIkea, g» pièces détachées, pris pour apporter L, ¦ J Tmondeestenplace.bienfss.n^se Tranmillemed on se tait, on endure le mala S .L\u2019AUTEURE-COMPOSITRICE-INTERPRÈTE GENEVIÈVE MORISSETTE « EST-CE QU'ON PEUT SORTIR DE NOTRE SOCIÉTÉ HYPERFORMATÉE, DÉSHUMANISÉE, AXÉE SUR L\u2019ARGENT?» \u2014 Geneviève Morissette tout ce que je suis : j\u2019ai des chansons rentre-dedans.des chansons folles où je crie et que je pète ma coche et qui me permettent aussi de montrer mon côté drôle.» À l\u2019image de ses idoles, elle s\u2019élance donc dans les extrêmes.«Quand je crée, je prends un risque à chaque fois, je dois sortir de ma zone de confort, c\u2019est ça ma démarche artistique!», s\u2019exclame Geneviève Morissette, de la passion plein les yeux.Celle qui ferait volontiers un spectacle à la St-Jean, mais qui refuse catégoriquement d\u2019en faire un le premier juillet, ne cherche pas à cacher son penchant pour la fleur de lys, surtout depuis son séjour chez les cousins français.Le fait de se faire appeler «la Canadienne» l\u2019horripile.«Je sais que les Français ne connaissent souvent pas toutes ces nuances, mais j\u2019ai besoin que ma culture soit connue!» Outre ses opinions bien tranchées, Geneviève Morissette ne manquera pas une seule occasion de s\u2019attaquer sauvagement à l\u2019ordre établi, puisque son premier opus se veut un méga pied de nez à celui-ci.«Est-ce qu\u2019on peut sortir de notre société hyperformatée, déshumanisée, axée sur l\u2019argent?» Une question que se posera Geneviève tout au long de son oeuvre, qui devrait voir le jour dès l\u2019an prochain.LES INTÉRESSÉS PEUVENT DEVENIR «FAN DE GENEVIÈVE PLUS QUE TOUT AU MONDE» SUR FACEBOOK.PHOTO : JULIEN SEGARRA L'ITINERAIRE 19 V mai 2011 MARCELLE DUBOIS ASSURE QUE LE FJL N'A RIEN DU CLICHÉ DU THÉÂTRE, ET QUE L'AMBIANCE EST À LA FÊTE LORS DES REPRÉSENTATIONS QUI ONT LIEU AU CABARET O PATRO VYS.Au départ, Sarah Berthiaume ne se destinait pas à être auteure.Elle a plutôt étudié en interprétation au Collège Lionel-Groulx.Puis, en 2007, à l\u2019aube de l\u2019obtention de son diplôme, elle a soumis une pièce de théâtre au concours d\u2019écriture L\u2019Égrégore, sans se douter quelle allait remporter le premier prix.Celui-ci comprenait une mise en lecture de son texte au Festival du Jamais Lu.«À partir de là, tout a déboulé!», confie-t-elle.Le festival montréalais, qui fête cette année son dixième anniversaire, lui a donné l\u2019élan et la confiance nécessaires pour se lancer dans l\u2019écriture.et en faire son métier! Comme son nom l\u2019indique, le Festival du Jamais Lu (FJL) sert de tremplin pour des auteurs émergents, en faisant découvrir au public leurs textes inédits, sous forme de mises en lecture.«Au départ, nous avions choisi cette forme parce que nous avions peu de moyens, mais nous l\u2019avons gardée pour laisser au public la chance de découvrir le texte 20 L'ITINERAIRE dans sa plus simple expression», explique Marcelle Dubois, directrice générale et artistique du FJL.PLATE, LE THÉÂTRE?Si le but de l\u2019événement est de mettre en valeur la dramaturgie, la pétillante Marcelle Dubois assure que le FJL n\u2019a rien du cliché du «théââââtre» (à prononcer avec la bouche pincée et le menton relevé).«J\u2019aime bien dire qu\u2019au FJL, le chemin type du spectateur c\u2019est : il paie son billet, il se dirige vers le bar pour aller se chercher une bière, et il écoute du théâtre, précise l\u2019instigatrice du ((le FJL, C\u2019EST UN BEAU LABORATOIRE.LA PROGRAMMATION EST D\u2019AILLEURS ASSEZ AUDACIEUSE.)) \u2014 Sarah Berthiaume, auteure et membre du comité de sélection du Festival du Jamais Lu 2011.festival.On brasse la façon de présenter le spectacle pour que cela soit vraiment une fête.» C\u2019est cet aspect convivial que Sarah Berthiaume a beaucoup aimé, lors de sa première participation au FJL.«C\u2019est chaleureux.Après que ton texte a été lu, le bar redevient un bar et les gens viennent te parler, discuter de ta pièce.C\u2019est beaucoup moins formel qu\u2019au théâtre.» LA VOIX DE L\u2019ÉMERGENCE En dix ans de festival, Marcelle Dubois constate que la place accordée à la relève par le milieu théâtral s\u2019est considérablement accrue.«Quand nous avons commencé, les institutions et les théâtres ne s\u2019y intéressaient pas vraiment.Mais aujourd\u2019hui, le mouvement est amorcé : l\u2019ancienne garde est beaucoup plus curieuse quelle l\u2019était.Et, humblement, je crois que le FJL y est pour quelque chose.» La directrice générale de l\u2019événement admet que les institutions sont très importantes dans le milieu théâtral pour TRriai 2011 faire vivre les artistes.«Mais le FJL permet aux spectateurs de découvrir autre chose, fait-elle valoir.Nous pouvons présenter des textes moins conventionnels, contrairement à ces institutions qui doivent respecter des règles ou une certaine ligne de pensée.» Sarah Berthiaume, qui a fait partie du comité de sélection cette année, confirme l\u2019aspect éclaté du festival : «Le FJL, c\u2019est un beau laboratoire.La programmation est d\u2019ailleurs assez audacieuse», ajoute-t-elle, un sourire en coin.Cette année, les spectateurs auront même droit à un opéra-rock sur Clotaire Rapaille, indique la jeune auteure.Celle qui a commencé à écrire pour la télé est très reconnaissante envers le festival, qui lui a permis d\u2019acquérir de la considération et une crédibilité comme auteure.«Le FJL aura toujours une place spéciale dans mon cœur», conclut-elle doucement.LE FESTIVAL DU JAMAIS LU, DU 29 AVRIL AU 7 MAI, AU CABARET O PATRO VYS, À MONTRÉAL.PHOTO : MARC-ANTOINE ZOUÉKI Festival Accès Asie PLEIN FEU sur le TIBET JOSEE LOUISE TREMBLAY Journaliste de rue Pour une seizième année, dans le cadre du mois célébrant la culture asiatique, le Festival Accès Asie propose de nouvelles saveurs culturelles.Parmi l\u2019éventail des activités suggérées, le festival accueille, pour une première fois, des moines tibétains en exil.Six moines du monastère Ganden, en Inde, seront à Montréal, à l\u2019Église du Gésù, pour les quatre derniers jours de ce festival.Au menu : de la méditation, des chants «mandala» et des activités consacrées aux arts sacrés tibétains.Les moines font ce voyage au Canada afin de recueillir des fonds pour leur monastère où vivent plus de 2000 personnes.Le Monastère de Ganden Jangtsé a été fondé en 1409, mais fut détruit en 1959 par l\u2019invasion chinoise au Tibet.Ce lieu de culte était davantage une université dispensant aux fidèles des études philosophiques, psychologiques et linguistiques.Ce monastère a été reconstruit par des moines en exil.Né au Tibet, le moine Lama Samten a étudié en Inde et vit présentement à Québec.«Je me suis sauvé du Tibet, il y a une vingtaine d\u2019années, parce que je voulais étudier ma culture et ma langue», explique le moine.Chose qui n\u2019est plus possible dans son pays d\u2019origine en raison de l\u2019occupation chinoise.Par ailleurs, le Festival Accès Asie brillera de mille feux avec 25 artistes invités locaux, nationaux et internationaux.Ils performeront en peinture, en musique, en cinéma, en danse, en théâtre numérique et en spécialités culinaires de l\u2019Inde.Une vidéo-conférence proposant des performances artistiques provenant de quatre villes canadiennes - Montréal, Calgary, Toronto et Vancouver -complétera cette édition, afin de créer des liens interprovinciaux.LE MOINE GÉSHÉ SAMTEN LA PETITE HISTOIRE DU BOUDDHISME La source du Bouddhisme se trouve en Inde, il y a 2500 ans.Toutes les traditions bouddhistes sont issues du Prince Gautama qu\u2019on appel Bouddha Chakamouni.«Au Tibet, la tradition bouddhiste a préservé son essence des origines de l\u2019Inde et nous faisons beaucoup de débats, de questionnements et de vérifications des enseignements de Bouddha», explique Jason Simard, interprète et moine depuis un an.LE FESTIVAL ACCÈS ASIE SE TIENT DU 6 AU 29 MAI.WWW.ACCESASIE.COM PHOTO : JASON SIMARD L'ITINÉRAIRE 21 1er mai 2011 MOMENT DE COMPLICITÉ ENTRE PAUL HENRI DESBIENS ET LINDA FORTIN, UNE PRÉPOSÉE QUI LUI APPORTE DE L\u2019AIDE À DOMICILE.M.Se faire ow iaiiw /de vieu: I JV1 SOPHY LAMBERT-RACINE SANTÉ ET BIEN-ÊTRE Nous sommes jeudi matin.Paul-Henri Desbiens, un ancien contremaître de Steinberg maintenant retraité, attend de la grande visite : celle de Linda Fortin, une préposée à l\u2019entretien qui fera pour lui tous ses petits travaux ménagers et cuisinera quelques plats pour la semaine.Une aide essentielle pour cet homme de S4 ans qui a de la difficulté à se débrouiller seul.Comme plusieurs aînés, M.Desbiens peut vivre tranquillement dans son appartement douillet, car il profite à plein régime des services à domicile, une « ILS M\u2019ONT ENVOYÉ QUELQU\u2019UN PARCE QUE J\u2019ÉTAIS EN MANQUE DE CONTACT HUMAIN.)) \u2014 M.Desbiens, retraité bénéficiaire de services à domicile alternative de choix pour les personnes âgées en perte d\u2019autonomie.Linda ne sera pas la seule à venir le voir.Ses fils lui rendent visite assez souvent.Et deux fois par semaine, un employé du CLSC vient l\u2019aider pour certaines tâches d\u2019hygiène personnelle.La pharmacie du coin lui livre aussi ses médicaments, au besoin.On comprend rapidement que M.Desbiens est assez bien entouré; plusieurs personnes veillent au grain.Paul-Henri Desbiens va plutôt bien, même si sa santé n\u2019est plus ce quelle était.Au passage de L\u2019Itinéraire, il était de bonne humeur.Sa petite-fille venait tout juste de lui annoncer par téléphone que la famille avait trouvé un acheteur pour sa voiture.Depuis peu, il n\u2019a plus de permis de conduire.«M.Desbiens était lui-même un aidant naturel il y a quelques années.Il s\u2019occupait de sa femme qui souffrait de la maladie d\u2019Alzheimer», raconte Linda Fortin, en préparant quelques repas pour l\u2019octogénaire.Elle connaît bien son histoire, puisqu\u2019elle aide cet homme depuis plusieurs années.«Il recevait déjà de l\u2019aide à l\u2019époque, pour qu\u2019on s\u2019occupe de sa femme, mais aussi pour qu\u2019il puisse avoir un peu de répit.» M.Desbiens est veuf depuis deux ans.Il a eu beaucoup de difficulté à se remettre de la perte de son épouse.Pour lui tenir compagnie lors des moments difficiles, une dame est venue quelques fois le visiter.«Ils m\u2019ont envoyé quelqu\u2019un parce que j\u2019étais en manque de contact humain, mais ça fait un petit bout de temps que je ne l\u2019ai pas vue!», s\u2019exclame l\u2019octogénaire, qui a tout de même pris du mieux depuis le décès de sa femme.Cette dame qui lui a tenu compagnie travaillait pour Répit-Ressource de l\u2019Est de Montréal, une entreprise d\u2019économie sociale en aide domestique (EESAD).Linda travaille aussi pour cette entreprise.Il y a environ une dizaine d\u2019EESAD sur l\u2019île et de nombreuses autres sont réparties un peu partout au Québec.22 UrtlNERAIRE 1»mai 2011 UN ÉVENTAIL DE RESSOURCES Les services offerts par les EESAD sont variables d\u2019une entreprise à l\u2019autre.Ceux de Répit-Ressource sont multiples : «Ici on offre des services de travaux légers, ce qui inclut de l\u2019aide aux repas, aux courses, le lavage de plancher, la lessive.On offre des services de travaux lourds, comme le lavage des fenêtres, des murs, et on offre aussi des services d\u2019aide pour maintenir une bonne santé mentale», énumère dans un seul souffle Julien Paradis, directeur adjoint de Répit-Ressource.Certaines EESAD n\u2019offrent pas la même diversité de services, mais elles ont toutes un point commun : celui d\u2019offrir de l\u2019aide pour l\u2019entretien ménager à la maison.Évidemment, la plupart de ces entreprises ont une majorité écrasante de clients faisant partie de l\u2019âge d\u2019or.Une réalité plutôt prévisible, car cette aide est non seulement utile pour les aînés en perte d\u2019autonomie, mais aussi pour plusieurs aidants naturels qui ont besoin de reprendre leur souffle, comme M.Desbiens par le passé.L\u2019attente est de tout au plus trois semaines pour les nouveaux clients de Répit-Ressource, selon M.Paradis.Cependant, les délais seraient très variables d\u2019une région à l\u2019autre.Les services de ces organismes ne sont pas gratuits.Cependant, grâce au Programme d\u2019exonération financière pour les services UNE MAISON À L'ÉPREUVE DES CHUTES! L\u2019État peut offrir une aide financière aux aînés qui ont des handicaps physiques et qui ont besoin d\u2019adapter leur logis à leurs besoins.Un ergothérapeute se rend alors à la maison pour cerner les besoins de l\u2019usager et des entrepreneurs exécuteront ensuite les travaux nécessaires pour rendre la maison sécuritaire.La Société d\u2019habitation du Québec finance les rénovations jusqu\u2019à concurrence de 16000$.Cependant, les personnes admissibles doivent généralement s\u2019attendre à de très longs délais avant d\u2019avoir accès à ce service.d\u2019aide domestique de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec, une partie de l\u2019addition est payée par l\u2019État pour les clients qui ont plus de 65 ans.Plusieurs aînés peuvent aussi être éligibles à certains crédits d\u2019impôt lorsqu\u2019ils ont recours à ces services, selon leur situation.Au bout du compte, la facture n\u2019est souvent pas très salée.«Disons que si c\u2019était un petit peu meilleur marché, je pourrais peut-être aller au dépanneur du coin m\u2019acheter une palette de chocolat!», lance M.Desbiens à la blague.^C\u2019EST AUSSI EUX LES TRAVAILLEURS SOCIAUX QUI INTERVIENNENT EN SITUATION D\u2019URGENCE, PAR EXEMPLE SI L\u2019AIDANT DISPARAT ET QUE L\u2019AÎNÉ EST PRIS AU DÉPOURVU.» \u2014 Lorraine Brissette, coordonnatrice des services d\u2019aide à domicile au CLSC de Rosemont.Pour tout ce qui concerne les soins de santé et l\u2019aide à l\u2019hygiène personnelle, les aînés doivent se tourner vers les CLSC qui sont responsables de l\u2019aide publique à domicile.Les soins de santé sont offerts en priorité, ce qui inclut par exemple les changements de pansements pour les aînés qui viennent tout juste de sortir de l\u2019hôpital.Heureusement, il n\u2019y a aucun délai d\u2019attente pour ces services, vu leur caractère essentiel.Mais l\u2019un des services les plus fréquents, auquel a recours M.Desbiens, est l\u2019aide pour l\u2019hygiène personnelle, dispensée par les auxiliaires familiales.«Les auxiliaires peuvent aider les aînés à se laver ou s\u2019habiller», explique Lorraine Brissette, coordonnatrice des services d\u2019aide à domicile au CLSC de Rosemont.Ces employés, qui sont comme des préposés aux bénéficiaires se promenant de logis en logis, offrent aussi des services de gardiennage pour les aidants naturels qui ont besoin d\u2019un peu de repos.Les travailleurs sociaux des CLSC peuvent également prêter main forte aux aidants naturels, notamment en leur offrant du soutien psychosocial.Et ils peuvent aider les aînés à se trouver une place en centre d\u2019hébergement.«C\u2019est aussi eux qui interviennent en situation d\u2019urgence, par exemple si l\u2019aidant disparaît et que l\u2019aîné est pris au dépourvu», explique Mme Brissette.La responsable des soins à domicile au CLSC de Rosemont mentionne aussi que les centres de santé collaborent avec plusieurs organismes du milieu, notamment afin de trouver du transport à des aînés qui ont besoin d\u2019aide pour se rendre à leurs rendez-vous médicaux.Le système de santé travaille aussi en étroite collaboration avec les «popotes roulantes», qui livrent des repas chauds à prix modiques à plusieurs personnes âgées.«La priorité est donnée aux gens qui n\u2019arrivent pas à se nourrir convenablement», explique Claudette Coulombe, directrice du regroupement Popotes roulantes et autres services alimentaires bénévoles (PRASAB).Les prix varient de 2,50$ à 5 $ pour un repas complet livré plusieurs fois par semaine.Tous les clients des popotes doivent cependant être référés par un CLSC.Somme toute, les services à domicile permettent aux aînés de pouvoir rester à la maison plus longtemps, et aussi d\u2019avoir un peu de compagnie une fois de temps en temps.Lors du passage de L\u2019Itinéraire, M.Desbiens semblait heureux de recevoir de la visite pour parler de son train-train quotidien.«Vous voyez le bouquet dans le salon avec la photo de mon épouse dedans?Et bien, chaque soir, je dois aller le voir pour dire bonne nuit à ma femme.Si je me couche et que j\u2019oublie de le faire, je me lève et je retourne lavoir!», raconte l\u2019octogénaire, avec une sérénité ô combien touchante.PHOTO : JULIEN SEGARRA L'ITINEFlAIFlE\t23 1er mai 2011 \u20ac*¦ ** AN * \u2019CO% des pârolHs sent versés ô lo Fondation FtSH Çcr^roleo a M «ÜG* COUNTY CLUB Jeuc* Iff b jur» 2011 dès Ô5\\ QwTiÉf, te Bjzcrd V 0X ftmméiï KPMG Master DES ANNEES 30 Touro oàn&toe- as gaf cfcpoajo I.J\\i!ii;(.iz-vous pjimjJyjANJWBWi Invité dhomeur M Rérri BOUCHARD Cede vestimertcre Tenue des.ornées 30 U.VE-TÔT AVANT 6 MAI 2 Gocrtuors (xxr 5 OOO i El obtenez Y>5 OOO $ en vefcfcé RSV?5U.6 3CXK> S\tJ00 000 Stn \u2022.v-.iMiiiu- ^ $fkM >\t165000 Vài visibilité 6\t1 «Ml .*tf» m-'iIi:.PlOtf Ktt >' Àftanza dl> TÆH CqfpCfO>OM \u2014 Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec Solidarité rurale du Québec, qui souligne son 20e anniversaire, organise cet événement pour fêter la ruralité et présenter aux Montréalais les meilleures innovations du monde rural.Mais la présidente de l\u2019organisme, Claire Bolduc, affirme que Ruralia est aussi une occasion de rapprocher la ville et la campagne.«Nous, les ruraux, savons très bien que nous avons besoin des villes, mais les citoyens urbains oublient trop souvent que les gens de la campagne leur sont nécessaires.Nous devons donc recréer les ponts.» EN RETARD, VOUS DITES?La présidente de Solidarité rurale du Québec ne cache pas que le but de l\u2019événement est également de déconstruire les préjugés usuels de certains urbains, qui croient que le milieu rural serait «en retard» par rapport à la ville.Une vision complètement erronée selon Danielle Pilette, professeure au Département d\u2019études urbaines et touristiques à l\u2019UQAM.«Les enjeux et les défis sont les mêmes à long terme, pour les mondes rural et urbain.Le développement durable, le transport actif, l\u2019insertion dans la mondialisation.Tout le monde s\u2019en va dans la même direction.» Bien sûr, les communautés rurales et urbaines vivent tout de même des enjeux différents dans l\u2019immédiat, notamment face à l\u2019engagement dans leur communauté.Claire Bolduc, qui rencontre beaucoup de communautés rurales innovatrices, croit qu\u2019une ville comme Montréal pourrait s\u2019inspirer du sentiment d\u2019appartenance très fort qui règne dans les municipalités rurales.Danielle Pilette souligne toutefois que les citoyens de la ville font aussi preuve de mobilisation, mais sur des enjeux plus urbains.«Dans les grandes villes, les gens se rejoignent sur la question de l\u2019intégration des immigrants ou des itinérants, par exemple.En campagne, la mobilisation existe aussi, mais elle est moins visible, parce que diluée sur le territoire.» Il reste toutefois évident pour les deux femmes que ruraux et urbains peuvent s\u2019apporter beaucoup mutuellement.M™ Bolduc est plutôt fière du chemin parcouru en 20 ans.«Aujourd\u2019hui, les ruraux croient en eux, en la ruralité.Ils ont repris confiance en leur milieu, et ça donne des ailes quand on croit en soi.» Pour Danielle Pilette, l\u2019évolution est telle que le monde rural aurait emboîté le pas au monde urbain en ce qui a trait aux enjeux de la mondialisation.«Pour tout ce qui concerne le secteur alimentaire, la main d\u2019œuvre et les standards internationaux, le monde rural est peut-être plus conscient des nouveaux enjeux.» «Rien n\u2019est jamais gagné pour le monde rural, rappelle M™ Bolduc.Il va toujours avoir à se battre, mais il est maintenant conscient des moyens qu\u2019il a pour se battre.» Même si elle considère que la ruralité se porte plutôt bien en 2011, la présidente de Solidarité rurale du Québec entend ne pas baisser les bras pour tenter de remplir ce fossé qui divise le Québec en deux mondes.«Parce que si l\u2019on perd la ruralité, on perd notre société», résume-t-elle.RURALIA, DU 16 AU 21 MAI AU COMPLEXE DESJARDINS ET À L'HÛTEL HYATT REGENCY DE MONTRÉAL.L'ITINERAIRE 27 V mai 2011 ATTITUDE CERTIFIÉ ÉCOLOGIQUE CERTIFIED ECO-FRIIENDLY k[jH31 H4H.UN IUÉA1: VtVhfc CI «AHWUpH t>L MrtMËHfc ntiPQtIWUkU HfJTnf AVFH F1 COt.LtîïTIf Ç'fST *Y*HT T DUT LC-: QEITËI TC-E-EE AUJOU^tTHlJl tumtti fhT J4 M .1; R *¦ 1 Cj 1.1 J( AU 0 MHS U W1PTE3MM iH-LY Qüft TUTURr ÛÇPEHD& OW ThfE CrfO-'CEA 'fit IMhiE TQDAY.EdoLogo C«n*- m \u2022VSiGiJS lïiYtvi luljijiinnijülliiUi uuni wwüfjJlouîiatlÜiidin.clrti v ¦> : *1 \u2022 TOT rr+v* * ¦-¦ ' ihim.¦ ¦ ANNONCEZ-VOUS DANS L\u2019ITINÉRAIRE ET AFFICHEZ VOS VALEURS CITOYENNES.mi\t«ttmnuiun ti itas lhmlllH 4 itn tnortox t pmntunan H\t¦limn» \\]r OMr^ M» lot Ht*» IIÎMJIIH VH»* IM\tHJU *0 «UUC«II^II U4i ut Jew Moonmr^xa umm munira trmnra mnm mmi roezamo* dé x>n «nom* *jr m fVHi h icipai.\tvol mm** m, »é40Ut vtUm.fmntr*Ai.qcxjL .Vimmi* .\u2022 \u2014TT»-* \u2022 -tfl- \u2014% «t COlufÜH to JH M I !\u2022 *-3l ?U\" tttttluj\td'juno\t«a MPH.U »l4Uitl tri I7%*1 (fvn ffftrOTASOfl\u2019**'*\tI l*rw?* quart \u2022» vo»t avec dn ttorai; puoAs# r* de i*ajy*lt«i :ott**rvotiooi \"»aitWR»w irsrainttfsaomri&yMviriFunn l'Miü\tI ihfCmmCO'* HSCOW 3r* {KWH* mmHt iq|tfts&uiH tto* toqa*ti«ru pouf p*Kfcûnjtît\tOOf CQi Viitt-Mair Montréal VISIONNEZ *LA MAISON OI'JVU GRANL?)\u2019 l'ACHAI ET IÀVÏNÏE DUNE HDfOÉli CST UNE AfV*E DECŒUHETKSAnmftÆE «AoHiaÉicilH '±*m 'IAhchoNi viacapitate »OlU«AihT^K22S^^» *tH OU MGNÎ-ROYAl www:viacapitalcdumont roynl.com ^ A3ENCE DU PIATEAU 514J972121 rffifrJCE M ROSEMONT 23KBMsfaka«t 514.7212L21 www.viacapitaledumontroyal.com le réseau d'aide www.ra pii m Pgrg INFO RAPStM Lerè&eaii J lle :i l: au y fïiFTï&nnt s iEjuTei ItfnértfiSgEjË ftQpftUftil T^l.: S14B79 1949 Plan d\u2019action interministériel en itinérance TROP PEU de RESULTATS! PIERRE GAUDREAU Coordonnateur du RAPSIM En décembre 2009, le gouvernement du Québec annonçait son Plan d\u2019action interministériel en itinérance 2010-2013.Près de 18 mois plus tard, très peu des 70 mesures que prévoit ce Plan se sont concrétisées.Signé par neuf ministres, ce Plan exprime pourtant la volonté gouvernementale d\u2019«intensifier les efforts pour prévenir et contrer l\u2019itinérance au Québec.» Ce Plan est maintenant arrivé à mi-chemin de son parcours et il est plus que temps que le gouvernement en fasse un premier bilan (exercice qui était prévu après un an).L\u2019itinérance est en croissance au Québec et si les mesures contenues dans ce Plan sont certes insuffisantes, certaines d\u2019entre elles pourraient, si elles étaient appliquées, réduire et prévenir l\u2019itinérance.La volonté d\u2019agir du gouvernement et les moyens qu\u2019il met en œuvre pour ce Plan sont cependant insuffisants.QUELQUES BONNES NOTES L\u2019automne dernier, la nouvelle ministre déléguée aux Services sociaux, Dominique Vien, annonçait la consolidation majeure du financement des trois grands refuges pour hommes de Montréal ainsi qu\u2019un soutien à cinq autres organismes d\u2019aide aux sans-abri.Ce financement récurrent de 1,2 million de dollars était nécessaire pour accroître le budget de ces organismes qui font tous l\u2019objet d\u2019une hausse de la demande.Le gouvernement a aussi réservé plus de 300 logements sociaux à la population sans-abri, dont une partie pour la socialisation des maisons de chambres, un besoin exprimé par le milieu.A Montréal, la modeste somme de 170000 dollars a aussi été affectée au soutien communautaire en logement social.L\u2019attribution de cette aide récurrente a cependant exclu les organismes offrant du logement transitoire, un besoin important en itinérance.UN PLAN INSUFFISANT Beaucoup d\u2019autres mesures n\u2019ont pas encore été appliquées, que ce soit du côté de la responsabilisation des institutions pour prévenir l\u2019itinérance (milieu carcéral et psychiatrique, centres jeunesse) ou de celui du réseau de la santé pour améliorer le corridor de services entre la santé mentale et la toxicomanie, etc.Pour faire atterrir ce plan dans les régions, le gouvernement a créé quatre comités à Montréal, Trois-Rivières, Gatineau et Québec.L\u2019action de ces comités n\u2019a pas encore été définie, alors que beaucoup d\u2019autres régions touchées par l\u2019itinérance restent sur la touche dans ce Plan.UNE POLITIQUE GLOBALE EN ITINÉRANCE EST NÉCESSAIRE Depuis 2006, le milieu de l\u2019itinérance demande au gouvernement du Québec de se doter d\u2019une politique en itinérance.Une telle politique est nécessaire pour faire de la lutte à l\u2019itinérance une priorité gouvernementale, assortie d\u2019objectifs et dont on devra rendre compte.Elle est nécessaire pour dépasser le cadre restreint d\u2019un plan de trois ans.Initiée par le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec, la demande pour une politique globale en itinérance a été validée en 2008-2009 lors de la tenue d\u2019une Commission parlementaire sur l\u2019itinérance.La nécessité d\u2019une telle politique a été largement appuyée, notamment par la Ville de Montréal, le CSSS Jeanne-Mance, la Commission des droits de la personne mmi «ljLiï,|üL:E ITlHEMMCE LA PRÉSIDENTE DU RÉSEAU SOLIDARITÉ ITINÉRANCE DU QUÉBEC, MARIE-CLAUDE VÉZINA AU RASSEMBLEMENT DU 29 SEPTEMBRE 2008 AU CARRÉ BERRI LORS DE L\u2019OUVERTURE DE LA COMMISSION PARLEMENTAIRE SUR L\u2019ITINÉRANCE.et par de nombreux autres acteurs.Le rapport de la Commission recommandait à l\u2019unanimité sa mise en place rapide.Fortement appuyée par l\u2019opposition officielle, la demande pour une politique globale en itinérance est maintenant aussi portée par la députation libérale.Le 8 décembre, lors d\u2019un rassemblement devant le Parlement, le député libéral de Laurier-Dorion et président de la Commission santé et services sociaux, Gerry Sklavounos, appuyait la demande.La faiblesse du Plan d\u2019action gouvernemental ne doit pas empêcher sa réalisation.Ce Plan, par la démonstration de son insuffisance et l\u2019identification de ses faiblesses, doit ouvrir la voie à la mise en place d\u2019une Politique globale.PHOTO : CLAUDE MAJEAU L'ITINERAIRE 35 V mai 2011 ENSEMBLE VERS UNE PLUS GRANDE RICHESSE COLLECTIVE ET ACTION! Par leurs actions et leurs contributions.Banque Nationale Groupe financier et ses 18 A00 employés soutiennent, chaque année, des centaines d'organismes canadiens.BANQUE NATIONALE GROUPE FINANCIER SUR LES PAS DU DR JULIEN JEROME SAVARY MARCHE SUR LES TRACES DU DR JULIEN.A CHAQUE NUMERO DE L\u2019ITINERAIRE, LES NOMBREUSES RENCONTRES DU JOURNALISTE AVEC LE CRÉATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE, DES ENFANTS ET DES PERSONNES DE L\u2019ENTOURAGE DE CET HOMME EXCEPTIONNEL VOUS PERMETTENT DE COMPRENDRE SON QUOTIDIEN ET DE DÉCOUVRIR SON UNIVERS.LAISSEZ-VOUS INSPIRER PAR LE DR JULIEN.* ¦ -.-it rtv '¦WF?W\" LE DR GILLES JULIEN L\u2019UNIVERS RUELLE JÉRÔME SAVARY Superviseur de la rédaction LE DR JULIEN DISPUTE UNE PARTIE DE HOCKEY DANS LA RUELLE DERRIÈRE LES LOCAUX D'AED.Les oiseaux piaillent et les rires des enfants résonnent dans la ruelle.Entre les rues Aylwin et Cuvillier, au nord de la rue Adam, à Montréal, des enfants suivis par le Dr Julien et d\u2019autres du quartier s\u2019amusent ensemble, encadrés et accompagnés par des éducateurs.Cette ruelle rénovée depuis 2008 n\u2019est pas une simple bande de macadam : elle permet le respect de l\u2019un des droits fondamentaux des enfants, celui de jouer dehors en toute sécurité.«Derrière les locaux d\u2019Assistance d\u2019enfants en difficulté (AED), les enfants ne pouvaient pas jouer dehors, car la ruelle était délabrée et dangereuse; on l\u2019a alors aménagée, rendue sécuritaire et on l\u2019anime afin de faire respecter ce droit des enfants», raconte Gilles Julien.Le droit de jouer dehors de façon sécuritaire est un droit enchâssé dans la Convention internationale relative aux droits de l\u2019enfant depuis 1989.Rappelons-le : le respect de ces droits représente les fondations morales par lesquelles le pédiatre justifie son action.Les ruelles ont marqué les souvenirs d\u2019enfance du Dr Julien.«Ça a été très significatif pour moi quand j\u2019étais jeune et que je jouais au hockey avec les enfants du quartier, se rappelle-t-il.C\u2019était un moment important pour moi, car je savais que des amis se pointeraient dans la ruelle.Aujourd\u2019hui, les enfants restent chez eux et n\u2019ont pas d\u2019amis.Ils ne peuvent pas jouer dehors, car la sécurité n\u2019est pas assurée.» RUELLE POUR TOUS Ce bout d\u2019asphalte représente un univers à lui seul.«La ruelle s\u2019inspire de nos valeurs de pédiatrie sociale, insiste Julie Desharnais, directrice générale du centre de pédiatrie sociale AED.Elle est inclusive : elle est ouverte à tous les enfants du quartier, sans exception.» Tous ceux âgés entre 6 et 17 ans sont ainsi les bienvenus, les fins de semaine en période scolaire, et sept jours sur sept pendant les vacances d\u2019été.Les moins de six ans sont les bienvenus, à condition d\u2019être accompagnés.L\u2019été, une trentaine de jeunes viennent chaque jour y faire un tour.«Beaucoup d\u2019enfants du quartier Hochelaga-Maisonneuve sont souvent exclus de plein d\u2019autres endroits, souligne M™ Desharnais.Ici, ils savent qu\u2019ils ne seront jamais exclus de la ruelle.» La ruelle n\u2019est pas seulement un espace de jeu.Les éducateurs ont l\u2019occasion d\u2019en apprendre parfois davantage sur la réalité des enfants.«Enjouant, les jeunes se livrent plus naturellement que lors d\u2019une rencontre officielle dans un bureau, explique Étienne Chrétien-Duguay, éducateur à AED.Si nécessaire, on les incite à entrer en contact avec notre équipe clinique.» Les parents sont également nombreux à venir passer du temps avec leurs enfants.«Les parents nous observent beaucoup, ajoute l\u2019éducateur.Ils essaient de prendre exemple sur nos interventions et nous soutiennent dans nos échanges avec les jeunes.Ça crée un esprit de communauté à travers la ruelle et c\u2019est ce qu\u2019on veut faire.» Selon Gilles Julien, le projet ruelle démontre de façon symbolique que AED est ouvert sur son milieu.Les jeunes et les intervenants participent également à des activités ailleurs que dans la ruelle.Par exemple, des activités sont organisées avec les personnes âgées de la résidence Maison-Neuve, environ une fois par mois.«Un enfant est jumelé avec une personne âgée, explique Laurence Leclaire, éducatrice à AED.Les personnes âgées apprécient beaucoup l\u2019énergie des enfants, qui ont l\u2019occasion de découvrir une autre réalité, celle de donner aux autres et de créer des liens intergénérationnels.» Le Dr Julien espère que ce succès en inspirera d\u2019autres et que, ruelle par ruelle, les enfants réussiront à faire respecter leur droit de jouer dehors en sécurité.PHOTO : GEORGES LEMIEUX PHOTO VIGNETTE : CHRISTIAN TREMBLAY BANQUE NATIONALE LA BANQUE NATIONALE EST FIÈRE DE VOUS PRÉSENTER SUR LES PAS DU DR JULIEN, 37 UNE SÉRIE SUR LE FONDATEUR DE LA PÉDIATRIE SOCIALE AU QUÉBEC. DÉVELOPPEMENT SOCIAL LES VIEUX, au-delà des STÉRÉOTYPES VÉRONIQUE CHAGNON Les études démographiques le disent : la population du Québec vieillit.Pour plusieurs, elle vieillit mal.Elle est malade, inactive et inutile.Pour d\u2019autres, elle est bouillonnante, inspirée et possède des compétences nécessaires pour combler les 700 000 emplois vacants au Québec d\u2019ici 2012.Entre ces deux images stéréotypées, le cœur des aînés du Québec balance.sans se reconnaître dans les cbchés qu\u2019on lui propose.Pour plusieurs, les vieux sont un fardeau pour les générations futures, qui devront plonger la main dans leur portefeuille pour défrayer les coûts d\u2019un système de santé gonflé par une horde de vieillards ankylosés par une tonne de médicaments.En août dernier, l\u2019Association médicale canadienne révélait que huit Canadiens sur dix attribuent la dégringolade du système de santé au vieillissement des baby-boomers.Les chiffres grimpent encore plus chez les moins de 46 ans, qui s\u2019inquiètent de devoir repousser l\u2019âge de leur retraite afin de payer pour les plus vieux.En réalité, seulement 10% des personnes âgées habitant à l\u2019extérieur des centres de soins ont dormi à l\u2019hôpital au cours de la dernière année.«Le plus difficile pour nos aînés, ce sont ces représentations négatives, cette image de gens qui coûtent cher à la société», se désole Michèle Charpentier, professeure à l\u2019UQAM et spécialiste en gérontologie sociale.« L\u2019IMAGE QU\u2019ON A DE NOS AÎNÉS EST SOIT CELLE D\u2019UN FARDEAU, SOIT CELLE D\u2019UNE ÉTERNELLE JEUNESSE.» \u2014 Michèle Charpentier, professeure à l\u2019UQAM et spécialiste en gérontologie sociale.À l\u2019autre extrême, la société propose une vieillesse hyperactive, dont l\u2019archétype serait la supermamie qui fait cinq heures de bénévolat par jour avant de rentrer cuisiner des biscuits avec ses petits-enfants.Mais, là aussi, l\u2019étiquette ne colle pas tout à fait aux doyens de la province.«L\u2019image qu\u2019on a de nos aînés est soit celle d\u2019un fardeau, soit celle d\u2019une éternelle jeunesse», affirme Michèle Charpentier.C\u2019est aussi ce que croit Marthe Vaillancourt, porte-parole de l\u2019Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées.«C\u2019est comme si on nous disait : \u201cVoici comment ça se passe, voilà la vie que vous devez mener quand vous êtes à la retraite\u201d.» DÉFINIR SA PROPRE RETRAITE Michèle Charpentier a créé en 2007 l\u2019atelier d\u2019échange Ridées, mais pas fanées afin de permettre aux femmes âgées de prendre la parole sur ce quelles attendent de leur fin de vie.«Il y en a qui nous ratatinent avant le temps», lance d\u2019emblée Ghislaine Séguin, animatrice de l\u2019atelier mis en branle à l\u2019initiative du Centre des femmes de Pointe-aux-Trembles.Elle et sa consoeur, Gisèle Pomerleau, animent des discussions qui vont de l\u2019implication citoyenne à la représentation des aînées dans les médias.Bien quelles soient elles-mêmes des citoyennes engagées, les animatrices rassurent les participantes.«Les aînés donnent parfois au-dessus de leurs moyens.On veut bien s\u2019occuper des autres, mais on ne sert pas qu\u2019à ça non plus», assure Ghislaine Séguin, en rappelant que la retraite est aussi un moment privilégié pour prendre soin de soi.Marthe Vaillancourt, 79 ans, en est pour sa part à sa 47e année de bénévolat.«Mais, pour moi qui en ai fait toute ma vie, c\u2019était normal de continuer après ma retraite», précise-t-elle.38 UrtlNERAIRE Michèle Charpentier souligne que plusieurs personnes pétantes de santé peuvent choisir d\u2019avoir une retraite plus contemplative.«Avec notre obsession sociale pour la productivité et la performance, on ne voit pas quelle autre forme de contribution nos aînés peuvent apporter.» La chercheuse remarque que les gens cessent de se cantonner dans les préjugés et reconnaissent l\u2019apport des personnes âgées dès qu\u2019ils s\u2019attardent aux aînés de leur famille rapprochée.On ne collerait ainsi pas la même étiquette à notre papi qu\u2019aux vieux en général.Pour Michèle Charpentier, la sensibilisation devrait venir à bout des stéréotypes et de l\u2019âgisme.«Et il faut en faire à tous les niveaux, car, même pour les personnes âgées, le vieux, c\u2019est toujours l\u2019autre.» 1»mai 2011 Maman déracinée, FILLE DIVISÉE ÉDITH VALLIÈRES Stagiaire à la rédaction Pas toujours facile pour une mère de communiquer avec son adolescente.Un fossé intergénérationnel se creuse trop souvent entre ces deux êtres de même sang.La tâche est d\u2019autant plus complexe lorsque la distance est culturelle.Nouvellement arrivées au Québec, certaines mamans décident de conserver les traditions de leur pays d\u2019origine, alors que leurs hiles adoptent graduellement celles de leur terre d\u2019accueil.Deux visions, deux mentalités opposées qui créent bien souvent des flammèches au sein du noyau familial.Nous sommes sur le chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal.Au milieu des cafés et autres boutiques, une tour haute de cinq étages abrite le centre communautaire Femmes du monde.Ici, deux groupes du projet Mères d\u2019ailleurs, filles d\u2019ici échangent sur des thématiques reliées à l\u2019immigration.L\u2019un est formé de mères et l\u2019autre, de filles âgées entre 18 et 25 ans.Ces participantes espèrent resserrer leurs liens mères-filles, souvent décousus.Alors que les adolescentes sont déchirées entre la culture traditionnelle de leurs parents et celle du Québec, les mères cherchent, de leur côté, à découvrir ce qui trotte dans la tête de leur fille.Elles en profitent également pour faire le ménage dans leurs valeurs.Que conserver des coutumes familiales?Que prendre de la société d\u2019accueil?Pour faciliter le tri, les intervenantes du centre utilisent les propos avancés dans les rencontres des filles pour enrichir celles des mères, et vice versa.Petit à petit, les mamans comprennent qu\u2019il est normal d\u2019avoir des différends avec leur fille.Adolescence oblige.«L\u2019opposition d\u2019une adolescente à ses parents n\u2019est pas une attaque personnelle, mais bien une étape normale dans sa quête d\u2019identité», affirme Louise Bérubé, auteure du livre Parents d\u2019ailleurs, enfants d\u2019ici.« BIEN SOUVENT, L\u2019IMMIGRATION NE FAIT QU\u2019ENVENIMER LES RELATIONS INTRAFAMILIALES, CRÉANT UNE \u201cDUALITÉ CULTURELLE DANS LES ASPIRATIONS D\u2019ÉPANOUISSEMENT DES JEUNES FEMMES\u201d.)) \u2014 Amélie Normandin, organisatrice communautaire UN PAVÉ DANS LA MARE FAMILIALE Bien souvent, l\u2019immigration ne fait qu\u2019envenimer les relations intrafamiliales, créant une «dualité culturelle dans les aspirations d\u2019épanouissement des jeunes femmes», explique l\u2019organisatrice communautaire Amélie Normandin.Certaines sont à la croisée des chemins, hésitant à adopter un mode de vie conservateur, propre aux coutumes familiales, ou un modèle plus libéral, valorisé au Québec.Cette double tension, deux participantes de Mères d\u2019ailleurs, filles d\u2019ici la reflètent à elles seules.Alejandra, une Colombienne de 22 ans, croit, par exemple, que la vie en colocation est un pas de plus vers l\u2019autonomie féminine, un «moyen de s\u2019épanouir».Pour sa part, Houda, une Syrienne de 33 ans établie depuis deux ans au Québec, a encore de la difficulté à concevoir qu\u2019une adolescente quitte le nid familial pour habiter avec des copains.«Depuis la petite enfance, on enseigne la gratitude à nos enfants.Leur mère est la cause de leur naissance.Ils leur doivent du respect, ne pouvant l\u2019abandonner comme cela», fait-elle valoir.À L\u2019UNISSON PAR L\u2019INTÉGRATION Dur dur d\u2019être une maman ou une fille immigrée?Selon Louise Bérubé, la clé d\u2019un bon rapport familial passe avant tout par la compréhension de la société d\u2019accueil.«Plus les parents y sont intégrés, moins ils craindront son fonctionnement et ses valeurs.La marge de manœuvre laissée à leur adolescente sera plus grande, ce qui atténuera les conflits.» Houda a espoir que la relation avec sa cadette, qui a déposé ses bagages à Montréal en 2009, soit plus harmonieuse que celle entretenue avec son adolescente, toujours en sol syrien.«J\u2019ai grandi depuis mon arrivée au Québec, affirme-t-elle.Je ne suis plus la même mère.L\u2019expérience d\u2019immigration enrichit.» V mai 2011 GLOBE-TROTTOIR LU DANS L'UN DES 112 JOURNAUX DE RUE MEMBRES DE L'INTERNATIONAL NETWORK OF STREET PAPERS (INSP) PAR ANAÏS PALMERS Traductrice bénévole CINQ ÉTOILES pou UN BON SALAIRE Une femme de ménage sur deux travaillant dans 1\u2019hôtellerie à Hambourg, en Allemagne, sont payées à la tâche plutôt qu\u2019à l\u2019heure.Résultat : beaucoup de femmes de ménage travaillent encore pour un salaire misérable.C\u2019est ce que relève le bilan de la troisième enquête du journal de rue Hinz&Kunzt.Hinz&Kunzt a contacté 300 hôtels, leur posant la question : «Etes-vous certain que votre personnel ménager est payé au taux horaire?» En effet, de nombreuses compagnies de nettoyage payent leurs employés à la tâche, ce qui travail, il était pourtant écrit quelle allait gagner 8,40 euros de l\u2019heure.Toutefois, nombreux sont ceux qui voient l\u2019avantage à avoir leurs employés.Le Môvenpick, un hôtel quatre étoiles à Hambourg, emploie son propre personnel depuis deux ans.«C\u2019est un peu cher, mais la qualité est franchement meilleure, puisque les employés s\u2019identifient à l\u2019hôtel, explique la directrice de l\u2019hôtel, Annette Hammer.Aucun membre du personnel n\u2019est aussi proche du client que la femme de ménage.» peut représenter environ 2,70 euros par chambre, témoigne une ancienne femme de ménage, demeurée anonyme par peur de représailles.Dans son contrat de\tSOURCE : HINZ& KUNZT/ALLEMAGNE O X Q- COURS ^ BONHEUR Quarante-huit écoles en Autriche apprennent aux enfants comment.être heureux! Le projet s\u2019intitule «le bonheur fait l\u2019école» et a pour but de réussir à être heureux avec soi, les autres et le monde.L\u2019idée de ce cours a pris source en Allemagne, en 2007, grâce au pédagogue Ernst-Fritz Schubert.Dans son ouvrage «cours de bonheur», il explique qu\u2019à travers «des jeux de rôle», des exercices de concentration et de perception, du sport et de la musique, les élèves prennent des responsabilités et s\u2019exercent dans le comportement collectif.SOURCE : MEGAPHON/AUTRICHE LA CHIMIO pour son TOUTOU Acuponcture, prothèse de hanches, chimiothérapie : ce qui est bon pour son maître ne peut nuire à Fido et à Mimi.C\u2019est en tout cas ce que pensent les propriétaires des 17000 patients annuels de la nouvelle clinique vétérinaire à Zürich, en Suisse.Dans le monde entier, ce sont environ 20 milliards de dollars qui sont générés par ce marché tous les ans.«Celui qui s\u2019achète un animal est responsable de sa santé», explique la vétérinaire Simona Dietiker.Le portefeuille peut néanmoins être la limite de l\u2019amour pour son animal.Une prothèse de la hanche pour son chien peut coûter 5 000 francs suisses (soit 5 400 dollars), une chimiothérapie, 2000 francs suisses.Il faut aussi que l\u2019opération prolonge la vie de l\u2019animal, et non pas sa souffrance.C\u2019est pour cette raison que parfois, le vétérinaire doit se prononcer contre toute thérapie; car, au final, le vétérinaire s\u2019engage pour l\u2019animal, et non pas pour son maître.SOURCE : SURPRISE/SUISSE 40 L'ITINERAIRE EXPRESSION JEAN-MARC BOITEAU Journaliste et chroniqueur de rue - Jeanmarcboiteau@yahoo.ca LA SAGESSE nous PARLE Lorsque j\u2019avais 17ans, je travaillais à l\u2019Hôpital Louis-Hyppolite-Lafontaine et je m\u2019entretenais, aux heures de pause, avec un confrère de travail près de la retraite.Cet homme me parlait de son vécu avec phil osophie.J\u2019appréciais ces moments de partage qui, je crois, m\u2019ont beaucoup servi dans mon évolution personnelle.Aujourd\u2019hui, je suis en relation avec des aînés et je me sens privilégié.Ces personnes possèdent l\u2019expérience, de même qu\u2019un vécu, qui leur octroient, ajuste titre, le rôle de guide pour notre société qui en a bien besoin.Je profite allègrement de mes contacts avec ces personnes pour me ramener aux véritables valeurs de la vie.Au cours d\u2019un déjeuner avec une dame sexagénaire que j\u2019aime beaucoup, j\u2019ai discuté à propos de la société actuelle et de sa relation avec l\u2019argent.Cette dame est issue d\u2019une famille de 12 enfants.On peut comprendre que ses parents faisaient usage de l\u2019argent surtout pour les nécessités de la vie! «L\u2019argent servait à acheter des choses essentielles comme la nourriture et des vêtements.Aujourd\u2019hui, nous vivons dans une société de consommation.Les publicités conçues pour créer des besoins incitent les personnes à acheter des choses souvent inutiles.Je lisais récemment que seulement une personne sur quatre réussit à acquitter sa facture de carte de crédit mensuellement!», m\u2019a-t-elle confié.Autre chose qui la préoccupe?La technologie moderne, avec l\u2019apparition des jeux vidéo, d\u2019Internet et de la télévision, accapare beaucoup les jeunes, qui ne sortent presque plus.Ces jeunes, dans leurs bulles, s\u2019isolent de leurs familles et ne peuvent bénéficier des conseils familiaux qui peuvent les orienter dans la vie.«À mon époque, la famille jouait un rôle important dans la vie de chacun! Par exemple, à l\u2019occasion des Fêtes, les familles se réunissaient et tous célébraient ensemble.À Noël, les familles assistaient à la messe; par la suite il y avait le souper qui réunissait les différentes générations.Après seulement, c\u2019était le dévoilement des cadeaux.» Ces personnes âgées, remplies de sagesse et de vécu, nous ramènent aux véritables valeurs.Ces sages qui nous parlent, il faut en prendre soin et, surtout, tirer des leçons de leur expérience.«On a fait nos erreurs comme tout le monde.Cependant, quand un aîné meurt, c\u2019est une encyclopédie qui disparaît!» Inutile de vous faire languir davantage : cette sage personne, c\u2019est ma mère, une dame pour qui j\u2019ai beaucoup d\u2019admiration et de respect! Hélène, pour les intimes, me dit quelle a lu récemment une chronique de Jean-Benoît Nadeau dans LÎActualité, révélant qu\u2019il y a beaucoup de milliardaires au Québec.Cela lui a fait réaliser qu\u2019il faudrait partager cette richesse dans notre société.«Toutes les personnes devraient avoir un toit au-dessus de leur tête! Cependant, il existe des propriétaires qui, par moyens détournés, cherchent à évincer des locataires dans le but de majorer leurs profits en louant au locataire suivant! Dans ce contexte, il n\u2019est pas surprenant de constater un accroissement du nombre des sans-abri!» La déshumanisation de la société fait également partie de ses inquiétudes face à l\u2019avenir.Elle considère les préjugés envers les plus démunis inacceptables.«Cette absence de compassion me choque!», déclare-t-elle.De plus, les attentes interminables aux urgences lui font craindre une dégradation des services publics en faveur d\u2019un système privatisé.«Le système de santé doit rester accessible à tous et, s\u2019il n\u2019en tenait qu\u2019à moi, le transport en commun serait gratuit pour les moins nantis afin de briser leur isolement.Pour ma part, ces changements seraient possibles dans un véritable système social-démocrate!» Définitivement, écouter nos aînés c\u2019est, à mon avis, faire preuve de sagesse.UrtlNERAIRE 41 MOTS DE CAMELOTS SHI T, DU GAZ! // JOSEPH-CLERMONT MATHURIN // Camelot, rue Ste-Catherine, coin Dorion L\u2019industrie du gaz de schiste est encore une défaite de nos élus pour enrichir les plus nantis et massacrer notre environnement.Où nous en allons-nous?Avons-nous vraiment besoin de ce gaz si polluant qui nous coûtera par la suite des sommes astronomiques en travaux d\u2019assainissement?Au lieu de dépenser l\u2019argent des citoyens dans cette industrie, ne devrait-on pas l\u2019utiliser pour développer ou découvrir de nouvelles énergies non polluantes?Mettons nos culottes, car c\u2019est nous tous qui gouvernons et non seulement Charest et ses acolytes.Alors, prenons nos responsabilités et manifestons notre désaccord.Nous sommes supposés vivre en démocratie, pas vrai?On essaie toujours de nous monter un bateau, car en plus de polluer notre environnement, de mettre en péril la santé des gens et la survie de nos amis les animaux, l\u2019exploitation du gaz de schiste ne fera qu\u2019enrichir l\u2019industrie.Notre gouvernement est en train de vendre le sous-sol québécois à des intérêts privés et nous ne faisons rien! Il faudrait donc que chaque fois que survient un enjeu important pour le Québec, le parti au pouvoir consulte ses citoyens, au moyen d\u2019un référendum, par exemple.Il en va de notre bien-être et de celui des générations futures.C\u2019est bien beau de faire de l\u2019argent à court terme, mais pensons à long terme, pensons à nos enfants.Encore une fois, Monsieur le Premier Ministre, vous devrez reculer, parce que nous vous y obligerons, croyez-moi.e d ^ pensons ÿ longue, e '«sent4 courtiers, pebSoiTs â nos enfqnts: U m - «The Sible is -the book of qII Lis my dqily bread< which 1 rely on for my spiriiwliiy.\u201d THE MOST IMPORTANT BOOK I\u2019VE READ // BILL ECONOMOU // Camelot, Marché Atwater I knew about the Holy Bible and I respected it when I was a teenager, but I never showed interest in reading it.In the fall of 1989,1 lost a close relative of mine, and I coped with the loss by showing more interest in the Bible and by reading the book of Revelation.On March 6th of 1990, after a lot of time searching for meaning in my life, I opened my heart to Jesus Christ, and somebody told me to start reading the book of John, which I did.I think the book of John should be the first to be read, since it\u2019s so simple.In the early 1990\u2019s I had studied many more books of the Bible in the Old and New Testament.My knowledge of the book had expanded, as I was eager to learn more.I realized through the years that it was the most significant book ever written but also the most ignored.I can\u2019t live my life without its guidance.The Bible is the book of all ages.It\u2019s my daily bread, which I rely on for my spirituality.For me, no other book can surpass its wisdom. m YVES LEFEBVRE Camelot, métro Pie-IX J\u2019AI PERDU UN AMI M.Bruno Bérubé, camelot au métro Pie-IX.La dernière fois que nous l\u2019avions vu était le 28 février.Tous les matins, nous prenions notre café et une cigarette ensemble à 6 heures.Ensuite, nous vendions nos Itinéraire, lui de son côté, moi du mien.Déjà trois ans que nous partagions notre routine.Tu sais, mon grand, ça fait un trou au métro de ne plus te voir.Tu manques à tes clients réguliers et j\u2019ai un peu de misère à leur apprendre la mauvaise nouvelle.J\u2019ai eu une pensée pour toi toute la fin de semaine.De là-haut, donne-nous la force de continuer au jour le jour.Tu resteras dans le cœur de tous les camelots.Je penserai à toi tous les jours.Ton ami, Yves La famille de L\u2019Itinéraire a perdu l\u2019un de ses ambassadeurs.M.Bruno Bérubé nous a quittés à la fin de l\u2019hiver qui fut long et ardu pour plusieurs.Ton humour matinal, ton éternel cure-dent, tes sourires complices, ta rigueur, ton amour envers tes client(e)s, bref, ta personne en entier, nous manqueront.Ta bonne humeur contagieuse restera éternellement gravée dans nos esprits.Nous savons à quel point tes clients comptaient pour toi et nous tenons à les remercier de ta part.Vous avez grandement contribué à l\u2019amélioration de la qualité de vie de Bruno et c\u2019est entre autres grâce à vous s\u2019il a retrouvé confiance en sa personne.Merci à chacun d\u2019entre vous qui encouragez les camelots.De la part de ta famille que forme l\u2019équipe de L\u2019Itinéraire et des camelots.LES ANIMAUX EXOTIQUES // DANIEL PRINCE // Camelot, métro Square-Victoria et avenue Mont-Roya Si j\u2019avais un animal exotique, ce serait un perroquet.Ce qui m\u2019attire chez lui, ce sont évidemment ses couleurs flamboyantes, mais aussi son intelligence, car il est possible de lui apprendre un certain nombre de phrases.On peut l\u2019habituer à nous dire bonjour, à nous demander comment on va et à répéter toutes les choses aimables qu\u2019on aime entendre lorsqu\u2019on rentre chez soi.D\u2019un autre côté, on peut également lui enseigner des insultes pour les gens qu\u2019on aime moins lorsqu\u2019ils s\u2019incrustent chez nous! Cependant, je n\u2019ai aucun animal exotique, car je pense que le mieux pour eux serait qu\u2019ils restent dans leur habitat naturel avec leurs semblables et sous un ciel qui leur convient, car je ne crois pas qu\u2019ils apprécient tellement notre climat, particulièrement durant l\u2019hiver.De plus, la demande effrénée pour ces animaux encourage le braconnage qui peut aller jusqu\u2019à décimer des populations complètes de certaines espèces.Par exemple, les poissons exotiques, pour la plupart, meurent avant d\u2019arriver dans nos animaleries.D\u2019autres animaux arrivent chez nous malades, en raison des conditions d\u2019importation, et les gens paient des prix exorbitants pour un oiseau ou un singe qui mourra quelques jours plus tard.Même s\u2019ils ne sont pas toujours malades, ces animaux peuvent être porteurs de virus qu\u2019ils nous transmettront par la suite.Alors, si nous aimons vraiment ces petites bêtes, laissons-les donc tranquilles dans leur environnement et empêchons quelles soient maltraitées par des personnes sans scrupules.L'ITINERAIRE 43 V mai 2011 THE FLOWERS WILL SHINE \u201cWhenever you cqn, you should qlwqys Sqy I love you qHd qlwqyS will.\u201d // DANIEL GRADY // Camelot, angle Des Pins et Saint-Laurent et angle de la Gauchetière et Mansfield Being faithful is important in a relationship.You have to show your loved one that you\u2019re honest and that you will not cheat on her.You can show her that you desire her and only her by making love.By whispering in her ear you can tell her I love you and will always love you.She has to return your love; you have to believe that she won\u2019t cheat on you, and she has to say I love you too in return.The relationship has to be mutual.I find it hard to come by nice girls.Perhaps we never get to know the true meaning of life until were in a great relationship.Some people say that it is better to have loved and lost than never to have loved at all.When we feel love deep down in our hearts, it\u2019s good for the soul.You must always show respect for your loved one.For their anniversary, you can buy them things like chocolates, flowers or birthday cards.Whenever you can, you should always say I love you and always will.Perhaps you can only have one love, the only one forever.Love comes from a higher power than down here on earth.God would want you to show your love by looking into your girl\u2019s eye and say: Stay with me always and forever.Nobody can judge but God for your actions in a loving relationship.In this world of hope and sadness, being completely honest with your girl is perhaps the only way your love can be fulfilled completely.If you betray your love, you will be left feeling bitter, sorrowful, empty, and shameful.MÉTAMORPHOSE //PIERRE ACHILLE ST-LOUIS // Il s\u2019éveilla un beau matin en sueur.Il avait rêvé qu\u2019il était pris dans un trou, incapable de bouger à cause de la terre qui lui montait jusqu\u2019au cou.Il pouvait à peine respirer.Il se pinça pour être sûr qu\u2019il était réveillé et commença sa journée.Il pensa à sa vie.Il se sentait pris dans une «zone de confort» qui lui laissait un malaise.Une existence médiocre et sans passion.En déjeunant, ça lui est venu.Dans le rêve, il fallait qu\u2019il se rende à une immense montagne avec une croix.Il prit son sac et partit avec un sentiment d\u2019anxiété, d\u2019anticipation et de peur.Maudite peur! Son instinct lui disait d\u2019aller au nord.Une fois rendu, il a vu la croix, immense.Comment s\u2019y prendre?Avec précaution, il se mit à ramper dessus, mais il tomba de fatigue et s\u2019endormit! Un peu plus tard, il se réveilla en panique.Il se trouvait dans le même rêve qu\u2019auparavant, mais cette fois, ce n\u2019était pas un rêve! Qu\u2019est-ce qui se passait?Il était sûr et certain que la mort le cherchait.Soudainement, la rage le prit d\u2019assaut.Il était déterminé à s\u2019en sortir.Ses yeux étaient couverts d\u2019un film.Il sentait qu\u2019il était dans un bain de colle et de jus sanguin.Après un autre petit effort, il réussit à rouler et à retomber sur ses genoux.Ses yeux ne cessaient de couler.Des larmes de joie, je dirais! Comme un coup de foudre, l\u2019encaissement se déchira et s\u2019envola au vent.C\u2019est comme si toute la crasse qu\u2019il avait portée toute sa vie s\u2019était dégagée et remplaçait le nouveau.Il bougeait ses mains, ses pieds et son dos.Du coin de son œil, il s\u2019aperçut qu\u2019il avait des ailes_Des ailes magnifiques, bleues comme le Danube.Il se sentit pur et puissant.Avec gratitude, il s\u2019élança dans le firmament, son regard toujours en avant.La vie est belle.Ma vie?Elle est simple, mais le simple, c\u2019est beau.N\u2019ayez jamais peur de changer.%zjWsPeurde cbq^e/r 44 L\u2019ITINÉRAIRE 1er mai 2011 I LE JOUR DE SA FÊTE //GILLES BÉLANGER// Camelot, Complexe Guy-Favreau et angle René-Lévesque et Jeanne-Mance a î > r \u201cEt Cfjqnd ce serq voire fête, diies-le~ivoi.Je vous ferqi, qvec q^C-tié, te «?es vœu* de sqnté et de bonheur a votre trqvqîl.C'est si i^portqnt.» Le jour de la fête de quelqu\u2019un est une journée mémorable.On n\u2019oublie généralement pas l\u2019anniversaire des gens que l\u2019on aime, et ce jour-là, on a une bonne pensée pour eux.Même quand ils sont décédés, on pense à eux le jour de leur fête ainsi qu\u2019aux bons moments qu\u2019on a vécus ensemble.L\u2019anniversaire de quelqu\u2019un, c\u2019est un moment de réjouissance, un moment unique dans l\u2019année où on fête une personne en particulier.C\u2019est sa journée.Du point de vue de la personne fêtée, c\u2019est une occasion d\u2019être fier et heureux de soi-même.Habituellement, les gens qui connaissent le jour de mon anniversaire ne manquent pas de venir me souhaiter «bonne fête» sur mon lieu de travail, et cela me rend heureux.Le 14 mai prochain, à ma prochaine fête, je ne sais pas si je vais revoir toutes ces bonnes personnes, car plusieurs ont changé d\u2019emploi ou ont été transférées à un autre bureau.De plus, le futur quartier des spectacles, où je travaille, est encore en chantier et les gens doivent changer leur trajet et leurs habitudes à cause des trous dans la rue et les trottoirs.J\u2019espère quand même vous voir le 14 mai prochain, toujours sur René-Lévesque près de Jeanne-Mance, face au Complexe Desjardins.Vous me ferez tellement plaisir! Et quand ce sera votre fête, dites-le-moi.Je vous ferai, avec amitié, tous mes vœux de santé et de bonheur à votre travail.C\u2019est si important.q'ci eu un Qnaeaqrdien pour veiller sur moi.Je n'qi jqmqis\tde quoi que se sort.» DONNER SANS RECEVOIR //ALAIN SAINT-GERMAIN / Camelot, Métro Beaudry Quand je le peux, bien que je ne sois pas riche, je donne avec cœur sans penser recevoir en retour.Je partage des vêtements, de la nourriture et même un peu d\u2019argent avec mes voisins qui en ont besoin.Depuis que je suis arrivé à Montréal, à l\u2019âge de 16 ans, j\u2019ai eu un ange gardien pour veiller sur moi.Je n\u2019ai jamais manqué de quoi que se soit.Des gens m\u2019ont donné la chance d\u2019apprendre des métiers et de travailler sans nécessairement avoir de l\u2019expérience.J\u2019ai aussi eu la chance d\u2019avoir une tante qui m\u2019a aidé à me prendre en main et à avoir confiance en moi.De l\u2019époque où je me sentais rejeté par la société à aujourd\u2019hui, il y a donc un monde de différence.Parce que je vends L\u2019Itinéraire, je rencontre beaucoup de personnes.Ces personnes m\u2019offrent toutes sortes de choses et même à l\u2019occasion de travailler.Dernièrement, j\u2019ai obtenu un contrat de pelletage et j\u2019ai fait du ménage dans un restaurant qui allait ouvrir.J\u2019aimerais donc remercier tous les gens que j\u2019ai croisés sur mon chemin et qui m\u2019ont encouragé, et plus particulièrement mes clients ainsi que L\u2019Itinéraire de m\u2019avoir embauché. RO IS ES i HORIZONTAL 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12 13\t14 15 VERTICAL 1.\tMarque au fer rouge sur l\u2019épaule d\u2019un condamné.- Ver blanc.2.\tRecrudescence, renouveau.-Assemblée de personnes choisies, particulièrement compétentes, savantes.3.\tDisposer méthodiquement et fixer solidement le chargement d\u2019un navire.- Riche.4.\tPlateau basaltique du Vivarals(Ardèche).- Cette chose-ci.-Grand navire à voiles.5.\tTélamons.-Elle transmet la maladie du sommeil.6.\tAdj.poss.- Donne du dynamisme à (un lieu, un groupe).7.\tVedette.- Océan.- Elle pond près des narines des chèvres et des moutons.8.\tUne des cinq parties du monde.-\tDegré de qualification au judo.-\tMarque l\u2019intensité.9.\t9.Forme larvaire des trématodes.- Admirateur enthousiaste de qqn ou de qqch.- Refléter.10.\tOr.- Action d\u2019ajouter du tanin à (une poutre, un liquide).- Elle est entourée d\u2019eau.11.\tMouette à tête noire, hivernant en Afrique.- L\u2019ensemble des animaux d\u2019élevage dans une ferme.12.\tChlore.- Soumet à un contrôle sévère de passage.- Art.arabe.13.\tOn en retrouve souvent cultivé dans les parcs et jardins pour former des haies.- Sucera le lait.14.\tConsacrée.- Marque ou objet permettant de s\u2019orienter dans l\u2019espace.- Argon.15.\tLevier à l\u2019usage de la grosse artillerie.- Strontium.- Monnaie de l\u2019Afrique du Sud et de la Nambie.6 8 9 1.\tBrisera avec violence.- Aussi.2.\tPetit loir, d\u2019odeur désagréable.-Le nervi en est un! - Gloussé 3.\tQui aime les propos grivois, les plaisanteries.- Image sainte.4.\tPassera sous silence.- Rois peu puissants.5.\tFaisons des vers.- Derme.-Nouvelle Politique Économique.Qui n\u2019est pas commencé.-Nôtre-Seigneur.Zone d\u2019influence prépondérante, secteur réservé.- Route rurale.Adj.Poss.- Danse Hongroise.-\tSuffixe servant à désigner les maladies inflammatoires.Elle sert à recueillir les bulletins de vote.- Poisson de la mangrove adapté à voir et à respirer hors de l\u2019eau.10.\tFeed-back - Substance utilisée dans un tube électronique pour y parfaire le vide.11.\tTravestisme.- Mesure en mètres.1 2.Platine.- Sur la mer Baltique.- Renouveler l\u2019air.13.\tUn grand nombre (indéterminé).-\tportique précédant l\u2019entrée des temples shintoïste, au Japon.14.\tD\u2019un certain âge, vieilles.-Espace entre un côté du lit et le mur.- Douze mois.15.\tNégation.- Baie munie d\u2019une fermeture vitrée dans un mur.- Titre usuel des pairs britanniques.Conception : Gaston Pipon a\tN\tV\ty\t\ty\tS\t\ty\tV\td\tS\t3\t\tn H\tV\t\t3\ty\t3\td\t3\td\t\t3\t1\tN\ti\t0 0\t\tV\ty\t3\t1\t3\t1\t\t3\tN\t3\tO\td\ti i\t3\t\t3\ty\t1\t1\ti\t3\t\t\t1\tO\t\ti \t1\ti\tV\ti\t3\ta\t\t3\tS\tn\t3\ti\td\t 3\t1\ti\t\t3\t0\tV\ts\ti\tN\tV\t1\t\tn\tV H\t3\ty\ti\tIAI\t\tN\tV\t3\t\t3\ti\ta\t3\ty 1\tn\t0\t1\t\tN\tV\ta\t\t3\td\tO\td\tn\t3 3\ty\ti\tS\t3\tO\t\ty\t3\tIAI\t\td\tV\ti\ts N\t\t\t3\tIAI\ti\t\tV\t\tV\tS\t\t1\t\ts 3\ts\ti\t3\tS\t1\t\ts\t3\t1\tN\tV\t1\ti\tV 3\t3\tN\t\ti\tO\t3\t0\t\tN\tO\td\ti\t0\t0 \t3\ti\t1\tN\tV\tN\t\td\t3\tIAI\ti\td\ty\tV 3\tO\tV\td\tO\t3\td\tV\t\tN\ti\tV\t0\t3\td N\tV\tIAI\t\t3\ty\tn\ts\tS\ti\td\t1\t3\ti\t3 U % BENEVOLES RECHERCHES CAFÉ L\u2019ITINÉRAIRE Le Café L\u2019itinéraire est un restaurant à but non lucratif qui sert plus de 31 000 repas par année dont plus de 18 700 gratuitement grâce aux cartes-repas prépayées.C\u2019est un lieu d\u2019accueil chaleureux et sécuritaire qui ouvre sa porte aux gens les plus démunis de notre société.Pour contribuer au bon fonctionnement du Café, nous avons besoin d\u2019aide à la plonge et pour des tâches générales de préparation des repas.Si vous désirez «mettre la main à la pâte», prière de communiquer avec Jocelyne Sénécal par courriel à jocelyne.sénécal@itineraire.ca LA FONDATION DU DR JULIEN A POUR MISSION DE PROMOUVOIR ET DE DÉVELOPPER LA PÉDIATRIE SOCIALE POUR LE BIEN-ÊTRE DU PLUS GRAND NOMBRE D\u2019ENFANTS POSSIBLE.La Fondation du Dr Julien assure l'avancement et la défense des droits des enfants des milieux défavorisés par l'intermédiaire de la pédiatrie sociale.Elle a également pour objectif de permettre aux enfants de se développer selon leur plein potentiel.La Fondation du Dr Julien poursuit la promotion et le développement de la pédiatrie sociale à travers tout le Québec.1/ ods f omdatioiu cUu OU/ls
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