L'itinéraire, 1 janvier 2013, mardi 1 octobre 2013
[" Volume XX, n° 19 Montréal, 1er octobre 2013 www.itineraire.ca * DOSSIER mNERANGE TRAJECTOIRE ZOOM SUR TUAN TRIEU-HOANG FEU VERT A DANIEL THIBAULT VINCENT VALLIERES ACTION VÉLO CITÉ -i DELA RUE À L'ISOLOIR Ffiff m\tfi»\t\tfi W [li\u2019l Wï\tiWj\tIMlSl\t L-îf ¦ 1 x i CONSIGNaction est fier de souligner le travail et le dynamisme des cyclorécupérateurs d\u2019ACTION VÉLO CITÉ.laH ¦ - -*2 v .r.'fn Vélocité ¦ 'ri2 Action Vélo Cité est une escouade à vélo qui sillonne les aires publiques à Montréal pour récupérer les contenants consignés.Le programme emploie des personnes en phase de réinsertion sociale et les aide à rétablir leur confiance et leur autonomie.coNsiGNaction.ca 1 877 CANETTE Pour plus d'information sur les différents programmes offerts par CONSIGNaction, visitez : consignaction.ca ZOOM SUR Je ne suis pas esclave d'un horaire ou d\u2019une carte de punch.Tuan Trieu-Hoang Un sentiment de liberté Depuis qu'il travaille à L'Itinéraire, Tuan Trieu-Hoang n'a jamais été aussi heureux.Après des années de galère à faire plein de petits jobs et à subir la pression de petits chefs, il assume sa quête de liberté.PAR THOMAS MARTEIL À ses débuts, Tuan était anxieux à l\u2019idée de devoir vendre dans la rue.Il dit ne pas être un bon vendeur: «Avant d\u2019arriver à L\u2019Itinéraire, je n\u2019avais jamais rien vendu de ma vie.La seule chose que j\u2019avais faite, c\u2019était une vente de garage.C\u2019a été un fiasco», explique-t-il.Il avait également peur du jugement des gens.Malgré sa timidité, il s\u2019est vite rendu compte que vendre le magazine n\u2019était pas si compliqué, car sa notoriété était déjà faite.«Les gens ne s'attendent pas à voir une performance artistique.», dit-il.Depuis qu\u2019il a commencé en 2009, il a toujours réussi à vendre tout son stock.Une de ses grandes craintes était d\u2019avoir encore des magazines invendus de l\u2019édition précédente lorsque la nouvelle paraîtrait, et de ne pas savoir quoi en faire.En discutant avec des camelots plus expérimentés, il a appris différentes techniques de vente, notamment celle de vendre deux numéros en même temps.Il se dit soulagé, car il n\u2019a encore jamais eu besoin d\u2019utiliser ces techniques.Le camelot du métro Henri-Bourassa est apprécié de ses clients.Il a su développer un lien avec quelques-uns.Il lui arrive même parfois d\u2019aller prendre un café ou dîner avec eux.Il relate qu\u2019une fois il n\u2019avait pas travaillé pendant quelques jours et qu\u2019à son retour un client fidèle s\u2019était inquiété de son absence.Il lui a demandé si tout allait bien, s\u2019il ne lui était rien arrivé.«C\u2019est d ce moment-là que tu t\u2019aperçois que la ligne entre client et ami est très mince.Ça m\u2019a beaucoup touché», dit-il avec émotion.En quête de liberté Avant de venir à L'Itinéraire, Tuan a longtemps travaillé pour une agence de placement, qui lui faisait faire toutes sortes de petits boulots peu intéressants et ingrats.Il se souvient par exemple de devoir partir à 4 h 30 du matin, faire deux heures de bus et de métro pour aller travailler à Textrême-ouest de l\u2019île, puncher sa carte à sept heures tapantes.Il a horreur des exigences irréalistes de certains employeurs qui ne tiennent pas compte des réalités de leurs employés et qui veulent les faire travailler constamment sous pression.Pour lui, le problème d\u2019être inscrit dans une agence de placement est que l\u2019on ne sait jamais quand sera notre dernier jour.«Tu vis tout le temps avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête!» Maintenant, il n\u2019est pas «l\u2019esclave d\u2019un horaire ou d'une carte de punch», ajoute-t-il.Tuan est titulaire de trois diplômes en électronique, un américain et deux québécois.Mais, pour des raisons qu\u2019il ne peut expliquer, il n\u2019a jamais travaillé dans son domaine.Quand les gens lui demandent pourquoi, il ne sait pas quoi répondre.Pour lui, c\u2019est plus compliqué que ça: «Les gens ne comprennent pas comment je fonctionne, je n'aime pas travailler avec un patron, j'aime mieux vendre des journaux que d'aller me chercher une job en électronique.» En effet, il préfère être travailleur autonome, car ça le motive.Le sentiment de liberté l\u2019encourage à en faire plus.¦ 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 3 PHOTOS: GOPESA PAQUETTE NOS PARTENAIRES ESSENTIELS DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ L'Itinéraire a pour mission de combattre la pauvreté et l'exclusion par le travail et une place en société.Notre organisme soutient et Fait travailler quelque 200 personnes par semaine.Le magazine est donc une entreprise d'économie sociale qui s'autoFinance.Mais son volet services sociaux comprend diFFérents programmes pour oFFrir de l'aide psychosociale, du soutien alimentaire et en logement ou encore des services adaptés aux jeunes.Sans nos partenaires principaux qui contribuent de Façon importante à la mission ou nos partenaires de réalisation engagés dans les programmes, nous ne pourrions aider autant de personnes.L'Itinéraire, c'est aussi plus de 2 000 donateurs individuels et corporatiFs qui aident nos camelots à s'en sortir.Merci à tous! PARTENAIRES MAJEURS Canada Ville-Marie Montréal @ TE LU s Québec oh QUÉBÉCOR [intact] RÉDACTION ET ADMINISTRATION 2103, Sainte-Catherine Est Montréal (Qc) H2K2H9 LE CAFÉ L'ITINÉRAIRE 2101, rue Sainte-Catherine Est TÉLÉPHONE: 514 597-0238 TÉLÉCOPIEUR : 514 597-1544 SITE: WWW.iTiNERAiRE.CA LE MAGAZINE L'ITINÉRAIRE Éditeur : Serge Lareault Rédacteur en chef intérimaire: Sylvain-Claude Filion Chef de pupitre Actualités: Marie-Lise Rousseau Chef de pupitre Développement social: Gopesa Paquette Coordonatrice à la conception visuelle: Catherine Joannette Stagiaires à la rédaction: Ursule Ferland etThomas Éthier Collaborateurs: Sophie Gillig, Éric Godin, Thomas Marteil etDenyse Monté Adjoints à la rédaction: Hélène Filion, Jean-Michel Frenette, Kevin Gravier, Emily Hill, Gabrielle Lauzier-Hudon, Julie Locas, Stefania Neagu, Lorraine Pépin et Louis-Charles Trudeau Photo de la une: Mario Langlois Révision des épreuves: Michèle Deteix et Charles-David Emery Design et infographie du site Internet: Vortex solution CONSEILLÈRES PUBLICITAIRES Renée Larivière: 514461-7119 | renee.lariviere18@gmail.com Josée Poirier: 514 273-5002 | josee.poirier@itineraire.ca LE CONSEIL D'ADMINISTRATION Président: Stephan Morency Vice-président: Gabriel Bissonnette Trésorier: Yvon Brousseau Secrétaire: Serge Lareault Représentant des camelots: Jean-Marie Tison Conseillers: Yvon Massicotte, André Malouin, Philippe Allard et Martin Gauthier L'ADMINISTRATION Directeur général: Serge Lareault Directrice générale adjointe: Sylvie Gamache sylvie.gamache@itineraire.ca Adjoint au développement social: Philippe Boisvert Responsable de la comptabilité: Duffay Romano Adjoints aux communications et financement : Shawn Bourdages et Dorian Keller GESTION DE L'IMPRESSION TVA Studio 514 848-7000 Directeur général: Robert Renaud Coordonnatrice de production: André-Anne Gauthier IMPRIMEUR: IMPRIMERIE SOLISCO PRINCIPAUX PARTENAIRES DE PROJETS I U IV W IfU* FONDATION ANDRÉ GAUTHIER Fondation du Grand Montréal Ê2SPÜIÜ!1., ^ Canada-Vie LA PARFAITE ALLIANCE COMMUNAUTAIRE\"1 £51 Desjardins Caisse populaire du Mont-Royal Desjardins Caisse du Quartier-Latin de Montréal vlacapitale L'ITINÉRAIRE EST MEMBRE DE @ÉL in*P SS Convention de la poste publication No 40910015, No d'enregistrement 10764.Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada, au Groupe communautaire L'Itinéraire 2103, Sainte-Catherine Est, Montréal (Québec) H2K 2H9 CiiiuulH ISSN-1481-3572 n (le charité : 13648 4219 RR000I Le magazine L\u2019Itinéraire a été créé en 1992 par Pierrette Desrosiers, Denise English, François Thivierge et Michèle Wilson.À cette époque, il était destiné aux gens en difficulté et offert gratuitement dans les services d'aide et les maisons de chambres.Depuis mai 1994, L\u2019Itinéraire est vendu régulièrement dans la rue.Cette publication est produite et rédigée par des journalistes professionnels et une cinquantaine de personnes vivant ou ayant connu l'itinérance, dans le but de leur venir en aide et de permettre leur réinsertion sociale et professionnelle.ABONNEZ-VOUS AU WWW.ITINERAIRE.CA ou par téléphone au 514597-0238 poste 231 Mots de lecteurs Amour et humanité Ce /.7t/'néra/'rerevisité?Superbequalitéde présentation, son objectif étant d'offrir, d'abord aux itinérants, l'occasion d'être entendus, ou être soignés selon leurs besoins à eux, non pour répondre à nos attentes, considérant que sur Terre, nous tous sommes mis à l'épreuve dans ce monde dénué d'empathie, ou qui ne prise que la réussite sociale, ou qui n'admet que ce qui est politiquement correct.Cette lecture, profonde, soignée, ne peut qu'intéresser tout le monde, lettrés ou pas.Et c'est présenté avec beaucoup d'Amour et d'humanité.[.] L'entrevue avec Janette Bertrand?Toujours à la hauteur de cette personne extra lucide.De même époque, j'ai souffert de carences semblables, de parents trop gênés d'exprimer ouvertement leur amour, et avec des mots valorisants, encourageant la confiance en soi.[.] Il faut savoir aimer, universellement, sans condition, ne juger personne, accepter les limites de chacun, ressentir de l'empathie.Rollande Lachapelle Scène matinale Ce matin dans le métro, j'ai vu un de vos camelots qui somnolait dans le wagon du métro.Ses vêtements étaient sales et un peu odorants.J'étais super triste de voir ça.:( La situation d'extrême pauvreté et l'itinérance me touchent beaucoup, je donne quand je peux à divers organismes, et aujourd'hui ce sera la première fois pour vous.:) Personne ne devrait vivre ça.PERSONNE.Voir un homme plus âgé, mature, plus expérimenté que moi en être rendu là, ça me fâche.On devrait tous être égaux; malheureusement, la vie est injuste.Bref.Le monsieur est descendu au métro Crémazie ce matin vers 8h40.Si vous savez de quije parle, dites-lui de ne pas lâcher, de la part d'une jeune fille anonyme :) eheh.Continuez votre bon travail pour aider ces gens qui en ont besoin! En espérant que la majorité finisse par s'en sortir.Evelyne Lessard NDLR : Ce courriel était accompagné d'un don de 15 $ pour l'achat de trois cartes-repas.Des lettres courtes et signées svp! La Rédaction se réserve le droit d'écourter certains commentaires.Écrivez-nous à courrier@itineraire.ca SOMMAIRE 7 ACTUALITÉS\t 8\tROND-POINT 11\tIndomptable VIC VOGEL 14\tDOSSIER LE COÛT DE L'ITINÉRANCE \u2022\tChez soi : Un toit avant toute chose \u2022\tOui à la diversité d'actions 20\tL'emploi, la clé contre l'itinérance des aînés 21\tAction Vélo Cité ou la réinsertion verte 23 LE CŒUR DE L'ITINÉRAIRE\t Les mots des camelots\t 35 CARREFOUR\t 33\tInfo RAPSIM 35\tL'âge de raison 36\tL'ATELIER 37\tJUSTICE 39 PANORAMA\t 41\tVIVRE 42\tLIVRES 43\tL'ITINÉRAIRE DE VINCENT VALLIÈRES 44\tDÉTENTE 46\tFEU VERT À.DANIEL THIBAULT La charte des valeurs reptiliennes LES CAMELOTS SONT DES TRAVAILLEURS AUTONOMES.50% DU PRIX DE VENTE DU MAGAZINE LEUR REVIENT.La direction de L'Itinéraire tient à rappeler qu'elle n'est pas responsable des gestes des vendeurs dans la rue, Si ces derniers vous proposent tout autre produit que le journal ou sollicitent des dons, ils ne le Pont pas pour L'Itinéraire, Si vous avez des commentaires sur les propos tenus par les vendeurs ou sur leur comportement, communiquez sans hésiter avec Sylvie Gamâche, directrice générale adjointe par courriel à sylvie.gamache@ itinéraire.ca ou par téléphone au 514 597-0238 poste 222.Québécor est fière de soutenir l'action sociale de L'Itinéraire en contribuant à la production du magazine et en lui procurant des services de télécommunications. txLté- On composte les résidus verts Déposez vos résidus de jardin dans des sacs de papier en bordure de rue.Surveillez l\u2019horaire de collecte Les mercredis, du 2 octobre au 20 novembre Renseignements : 311 ville.montreal.qc.ca/rv ATTENTION ! Afin de lutter contre l\u2019infestation de l\u2019agrile du frêne, les branches de feuillus doivent être ramassées à part des résidus verts.Pour vous en départir, communiquez avec le 311.Ville-Marie Montréal L\u2019achat et la vente d\u2019une propriété, c\u2019est une affaire de coeur et de savoir-faire! mfi Via Capitale du Mont-Royal AGENCE IMMOBILIÈRE Plateau 1152, avenue du Mont-Royal Est 514.597.2121 Rosemont 2339,rue Beaubien Est 514.721.2121 capitaleMtRoyal\tVia Capitale MontRoyal www.viacapitaledumontroyal.com EDITORIAL Le fédéral va-t-il jeter le réseau communautaire à terre?SERGE LAREAULT | ÉDITEUR serge.lareault@videotron.ca Depuis douze ans, une partie importante du réseau québécois d'aide aux personnes itinérantes ou à risque de l'être survit grâce à une subvention fédérale, la Stratégie de partenariats de lutte contre l'itinérance (SPLI).En voulant concentrer les orientations du programme uniquement sur l'approche housing first - le logement d'abord - le gouvernement Harper fera en sorte que des dizaines d'organismes pourraient ne plus être financés, des centaines d'emplois seraient perdus et, à Montréal seulement, quelque 25 OOO personnes ne bénéficieraient plus des services d'aide à la réinsertion.Le programme SPLI se constitue de fonds fédéraux déployés au Québec en partenariat avec le milieu communautaire et les Agences de santé et de services sociaux.Jusqu'à l'arrivée des conservateurs, le fédéral faisait confiance aux instances québécoises qui déterminaient les besoins sur notre territoire et choisissaient les projets et services à offrir.Avec Harper, c'est le personnel ministériel lui-même qui s'est mis à jouer dans les dossiers et à refuser des projets sur des bases purement idéologiques.Maintenant, ils veulent aller complètement à l'encontre du Québec qui privilégie une approche généraliste, soit un éventail de services à la réinsertion sociale, plutôt qu'une seule approche, le housing first, qui consiste en gros à financer des logements privés pour les rendre abordables aux personnes vulnérables.Le logement à lui seul ne suffit pas.Il faut aussi aider les gens à s'y maintenir et à régler des problèmes graves comme la maladie mentale ou la toxicomanie.Il faut éviter d'affaiblir encore plus un réseau communautaire sous-financé et qui peine à offrir les services essentiels de base.Retirer des millions de dollars en financement, cela contribuerait à semer un chaos et des ruptures de services qui auraient de graves répercussions dans la rue.Le housing first a fait ses preuves dans plusieurs pays, tel que le soutient le gouvernement fédéral, mais encore faut-il prendre le temps d'examiner le contexte social des différents Etats avant de conclure trop vite.Si le gouvernement fédéral détruit les services d'aide, qui au Québec reposent presque essentiellement sur les organismes communautaires, il est faux de croire que le housing first sera efficace à lui seul.Les gens ne peuvent se maintenir en logement sans une aide adéquate pour des problématiques graves comme la toxicomanie ou la maladie mentale.Bien sûr, il faut des logements abordables pour tous, et les qualités de l'approche du housing first sont incontestables.Mais elle ne peut se faire au détriment de tout le reste des services.Il faut comprendre que derrière tout cela, c'est encore une question d'argent, une nouvelle façon de couper du côté des pauvres.La question du logement abordable et accessible devrait être abordée avec la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL) et les subventions SPLI devraient continuer, comme le demandent les instances québécoises, à financer des services essentiels.Là, on détourne les fonds SPLI pour remplir le mandat d'une entité qui devrait répondre aux besoins de logement abordable.L'approche du housing first devrait être appliquée à la SCHL, pas à la SPLI, qui soit dit en passant, n'a pas vu son budget annuel augmenter en près de 15 ans, alors que la population itinérante a doublé et que les coûts de la vie ne sont plus comparables.Notre dossier sur le projet de recherche Chez soi, à lire en page 14, confirme clairement que le housing first est efficace.Mais il ne faudrait pas que des coupures mesquines, des détournements de subventions et des pratiques idéologiques viennent démolir des années d'efforts en jetant à terre tout ce qui s'est construit dans le réseau de soutien québécois.Les qualités de l'approche du housing first sont incontestables.Mais elle ne peut se faire au détriment de tout le reste des services.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 7 ROND-POINT PAR ÉRIC GODIN, THOMAS ÉTHIER, URSULE FERLAND ET MARIE-LISE ROUSSEAU Économiste indépendant 3vqué5Èions à FrançôistDeiojme PAR MARIE-LISE ROUSSEAU Selon une analyse que vous avez réalisée, il y aurait 15 OOO emplois de plus au Québec en 2014 sans les compressions budgétaires du PQ.Que pensez-vous des mesures d\u2019austérité du PQ?Des finances plus saines, un endettement plus faible, que ce soit pour un individu ou un gouvernement, c'est mieux.Mais si, à court terme, on doit couper dans l'épicerie (ou les programmes sociaux!) pour rembourser une dette, il y a lieu de faire preuve de pragmatisme.Si l'économie est plus faible que prévu, je ne vois aucun problème à reporter d'une année l'équilibre budgétaire.C'est même souhaitable de le faire si cela nous évite de faire de mauvaises coupures! Selon TASSÉ, la dette du Québec n\u2019est pas si énorme; elle se classe 134e au monde selon l\u2019indicateur de la dette nette.Pourquoi alors un budget d\u2019austérité?Il y a plusieurs façons de mesurer une dette et il n'y a pas de vérité absolue! Mais ce qui est plus préoccupant, c'est l'avenir.Le vieillissement de la population entraînera notre endettement public vers le haut! Il y a 1,2 millions d'aînés au Québec.En 2030, il y en aura plus de 2 millions.Une personne de 65 ans et plus coûte six fois plus cher à soigner qu'une personne de moins de 65 ans.Bonjour les compressions! Que l'on soit une province progressiste ou pas ne change rien : il faudra payer la facture.Tout est une question de «timing».Des coupures draconiennes, sur un laps de temps trop court, sont dommageables à l'économie.Le déficit zéro justifie-t-il qu\u2019on puise dans les poches des plus démunis, par exemple en coupant dans l\u2019aide sociale?Je suis un social-démocrate et la justice sociale est élevée sur ma liste de valeurs.Je suis opposé à ce qu'on rende les conditions des plus «poqués» de notre société encore plus précaires pour la seule satisfaction comptable d'atteindre à tout prix un chiffre arbitraire (zéro!) en une année arbitrairement choisie (2013-14).20 ans d'hommages aux Femmes i U LU C'est la proportion de la population en âge de travailler (20 à 64 ans) au Canada qui souffrait d'un problème ou d'une maladie mentale en 2011.Octobre marque le mois de la santé au travail.(MLR) -V ' M *§ \u2022\u2022 ¦ « - Elles agissent dans toutes les sphères de la société pour la faire progresser.Le 30 septembre, la fondation Y des Femmes a rendu hommage à 13 Québécoises qui se sont démarquées par leur travail dans la communauté, au cours de la soirée-bénéfice Prix femmes de mérite 2013.La fondation a célébré son 20e anniversaire au Palais des Congrès de Montréal lors de cet événement qui permet chaque année de récolter des fonds pour l\u2019organisme.Fondé en 1875, le Y des femmes offre différents programmes qui favorisent l\u2019inclusion sociale des filles et femmes montréalaises.(TE) Alternatives sur les ondes «Parce que c'est d'une information de qualité que naît la solidarité», comme le dit le média indépendant et engagé Alternatives, qui lance sa nouvelle émission d\u2019affaires publiques sur les ondes de CIBL 101,5 FM : La Solidarité en action.Chaque premier mercredi du mois, à 13 h, des membres d\u2019Alternatives se joindront à ceux de CIBL pour analyser des dossiers chauds d\u2019ici et d\u2019ailleurs.(U F) Hauteur sociale, bassesse morale Plus on est riche, moins on a de morale.C\u2019est ce qu\u2019ont prouvé des chercheurs américains et canadiens de l\u2019Université de Californie à Berkeley, qui ont documenté l\u2019existence d\u2019une relation inversée entre la hiérarchie sociale et l\u2019éthique du comportement individuel.En analysant divers comportements individuels de gens plus et moins aisés - sur la route, lors de jeux ou de mises en situations - les chercheurs ont remarqué à tous les coups une corrélation entre le statut social des participants et leur capacité à enfreindre l\u2019éthique.Selon les chercheurs, cette réalité s'expliquerait par une perception plus favorable de la cupidité par les personnes riches.(MLR) 8 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 PHOTO: GRACIEUSETE VILLE DE RIMOUSKI GODIN DANS LA RUE Bï Si on se fie au palmarès de l\u2019Indice relatif du bonheur (IRB) du Québec, le bonheur est à Rimouski.et le malheur est à Montréal.Pour une deuxième année consécutive, les Rimouskois s\u2019estiment les citoyens les plus heureux de la province avec un IRB moyen record de 82,10.Montréal se classe au dernier rang du palmarès.L\u2019IRB a été fondé par Pierre Côté, consultant en marketing, connu du public par la série documentaire Naufragés des villes, dans laquelle il a vécu l\u2019expérience de survivre sur l\u2019aide sociale pendant deux mois.(MLR) Plastique La Plastic Bank est une initiative canadienne qui combine protection des océans etdéveloppement bUUfll social.Son concept?Des personnes vivant dans les régions défavorisées du monde ramassent le plastique accumulé sur leurs rives et l'échangent contre du crédit de la Plastic Bank, qui leur permet de financer divers projets comme l'éducation.Le «plastique social» ramassé est ensuite transformé et racheté par des entreprises.Le projet Plastic Bank est présentement en campagne de financement.(MLR) plasticbank.org Faire écho dans le Mégaphone Mégaphone est une installation interactive qui s'anime au son des idées citoyennes.Jusqu'au 4 novembre, la population est invitée à vivre une expérience unique au monde à la fois visuelle, technologique et interactive.Cette création de Moment Factory présentée par l'ONF et le Quartier des spectacles propose aux citoyens de s'approprier l'espace public.Chacun pourra engager le discours et laisser l'empreinte visuelle de sa parole dans le paysage urbain, sur le pavillon Président-Kennedy de l'Université du Québec à Montréal.Diverses organisations et personnalités publiques lanceront le bal des idées et favoriseront les échanges sur un sujet donné.(UF) Sodéfé - 3 CAscfrJn re ùh c\u20acr f(TM ¦ \u201ca- w Bordeaux sur la sellette iUflUJlUUi - il Ml «Bordeaux ne prend pas en compte la dignité humaine», c\u2019est la conclusion rendue par la juge de la Cour du Québec, Isabelle Rheault, à l\u2019hiver 2013.Le 4 septembre dernier, la Cour d\u2019appel du Québec tranchait en faveur de cette position initiale.Ainsi, en raison du climat de violence et de l\u2019insalubrité à la prison de Bordeaux, il est justifié que les détenus aient droit aune réduction de peine d\u2019un jour et demie par journée passée en attente de procès.Le ministère public souhaite porter l\u2019affaire en Cour suprême pour définir les lignes directrices objectives qui délimiteraient ce recours à des réductions de peine.(TE) k\tUn 1000e de sang Jean Bernier, de la région de Québec, a fait son 1000e don de sang pour Héma-Québec le 3 septembre.Donneur depuis ses 18 ans, le retraité désire poursuivre les dons de sang pour redonnera sa communauté.(MLR) 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 9 ROND-POINT INTERNATIONAL PAR GOPESA PAQUETTE États-Unis Espagne Restes de table PHOTO: INES BENITEZ/IPS Enfermer le problème Selon les experts américains, les institutions du pays ne font rien pour les millions de jeunes Américains souffrant de détresse psychologique.Le bureau du Directeur des services de santé publique des Etats-Unis affirme qua peine 20 % de ces enfants reçoivent une aide.L\u2019Association médicale américaine ajoute qu\u2019il n\u2019y a que 7000 psychiatres pour 15 millions d\u2019enfants en attente de traitement.Le système de justice pénale juvénile est ainsi devenu le principal fournisseur d\u2019aide à ces jeunes.Plus de la moitié des jeunes incarcérés montrerait des signes de souffrance psychologique, alors que 80 % d\u2019entre eux ont des problèmes de consommation de drogue.(Spare Change News) L'accès aux pédopsychiatres reste inégal, ils pratiquent majoritairement dans les communautés riches.7.7 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année en Espagne alors que 21 % de sa population vit dans la pauvreté.Les initiatives se multiplient au pays pour éviter le gaspillage alimentaire.La plateforme citoyenne Comida Basura collecte les aliments encore comestibles auprès des épiciers etdes restaurateurs et organise des soupes populaires.Dans la ville de Zaragoza, près de 1000 personnes ont participé, le 21 octobre dernier, à un buffet composé uniquement de restes de table.L\u2019année dernière, la banque alimentaire Bancosol Alimentas de Malaga a distribué 5000 tonnes d\u2019aliments non vendus provenant des grossistes auprès de 230 organismes.(IPS) La FAO affirme qu'un tiers des aliments produits dans le monde est jeté, assez pour nourrir 500 millions de personnes.Monde \\ W Le coût de la faim La malnutrition continue à tuer 2.3 millions d'enfants par annee.Selon Save the Children, la malnutrition infantile coûterait 125 milliards de dollars en perte de productivité à travers le monde.C\u2019est la conclusion d\u2019une étude menée sur deux décennies dans quatre pays, qui explique que les enfants ayant des carences alimentaires chroniques au cours de leurs mille premiers jours ont plus de difficultés à apprendre à lire, écrire etcompter.Couplé aux autres problèmes cognitifs associés à la malnutrition, ce retard aurait un impact durable sur leurs revenus une fois adultes.Ils gagneraient 20 pour cent de moins que ceux ayant eu une alimentation suffisante dans leur enfance.(IPS) Kenya L'affaire dans le sac Les habitants du bidonville de Kibera ont élaboré une nouvelle méthode d\u2019agriculture en poche qui leur fournit nourriture et revenu d\u2019appoint.La technique, appuyée par le Map Kiber Trust, est toute simple : les plantes poussent dans des poches pleines de terre et fait un usage ingénieux de l\u2019espace restreint du bidonville.C\u2019est une option à l\u2019agriculture utilisant l\u2019eau d\u2019égout, très répandue dans ces communautés, qui est saturée de polluants et de métaux lourds.Les responsables assurent que la technique permettrait un complément de 5 $ au revenu hebdomadaire tout en fournissant le nécessaire pour deux ou trois repas par semaine.(IPS) PHOTO : MIRIAM GATHIGAH/IPS Alice Atieno s'occupe de ses plants devant sa demeure de Kibera.es- , Lltinéraire est membre du International Network of Street Papers (Réseau International des Journaux de Rue - INSP).Le réseau apporte son soutien à plus de 120 journaux de rue dans 40 pays sur six continents.Plus de 200 000 sans-abri ont vu leur vie changer grâce à la vente de journaux de rue.Le contenu de ces pages nous a été relayé par nos collègues à travers le monde.Pour en savoir plus, visitez www.street-papers.org.International Network of Street Papers 10 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 VIC VOQBU Vétéran du jazz et du big band, Vic Vogel n'a plus besoin de présentation.Autodidacte, Vogel a travaillé avec une pléthore d'artistes dans tous les endroits où la musique fuse, passant des cabarets de Montréal aux scènes européennes.Encore, à l'âge de 78 ans, le compositeur et musicien éternellement rebelle ne mâche pas ses mots.Il garde un regard critique sur la musique d'aujourd'hui et sur la vie en général, lui qui a vécu des moments autant extraordinaires qu'obscurs.Alors que les lecteurs pourront découvrir ces jours-ci sa biographie Vic Vogel - Histoires de jazz écrite par Marie Desjardins, L'Itinéraire s'est entretenu avec l'homme dans son antre, le bar Else's, avec sa bière, ses souvenirs et sa franchise déconcertante.TEXTE : DAVID BIGONNESSE PHOTOS : MARIO LANGLOIS C 'S Bftobre 2013 | ITINERAIRE.CA Èt onsieur Vogel, c\u2019est quoi être rebelle à 78 ans?Bonne question! C'estd'être le contraire de tout ce qui est autour de toi.Côté musical, côté toute, côté bubblegum, côté pop, côté marde.Je pense que c'est une manière de s'exprimer.Vous avez toujours été rebelle.Oui.Gerry Boulet était rebelle de rock et moi, j'étais rebelle de jazz.Parce qu\u2019il y a des gens qui, en vieillissant, rentrent dans le rang.Je suis plus doux maintenant.Mais toujours rebelle.Oh yeah, tant que j'ai ça, je peux continuer, je peux créer, sans avoir de contraintes.Je fais ce que je veux! J'ai 78 ans et j'ai le droit.Est-ce que l\u2019on peut dire que vous êtes un itinérant de la musique?On était des itinérants lorsque votre journal est arrivé sur la map parce que les musiciens de jazz, dans les boîtes de nuit, ils crevaient de faim souvent.Combien de fois qu'on a couché dans notre voiture en hiver.Tu sais, moi je peux autant composer avec un hot dog dans mon ventre ou bien un steak de surlonge.J'aime les deux.J'aime mieux l'autre, mais quand il n'est pas là, c'est correct.J'vais attendre le lendemain.Ça va s'améliorer.C'est tout.Vous avez vécu une période «antisociale», un deux, trois ans de «petit down», évoqué dans votre biographie.Pouvez-vous décrire cette période.Après que j'aie composé toutes les affaires pour les Jeux olympiques de Montréal en 76, j'attendais que quelqu'un me donne un criss de grosse espèce de job.Ou bien quelque chose de bien important à faire.Un film, quelque chose.J'ai été, par jalousie, complètement ignoré.Je viens de faire la plus grosse noce juive au monde, les Olympiques! Pis personne te donne rien.Même pas de «Bravo Viktor!» Dans le monde entier, j'ai fait les premières pages pour la musique avec ABC, Wild World of Sports.À Québec, j'ai fait trois lignes à la page 14.Parce que c'est de la jalousie.Mon nom est Vogel, pas Bolduc.Ça vous a blessé beaucoup?Oui, parce que j'ai été complètement abandonné.J'étais un orphelin.Comment vous avez trouvé le chemin de la rédemption après ça, pour surmonter la blessure?L'alcool! Non.J'avais des amis quand même qui me supportaient.C'est là que j'ai rencontré Gerry Boulet qui était un criss de caractère que j'aimais beaucoup.Jusqu'à sa mort, on était ben ben tight.Vous avez alors fait En fusion avec Offenbach.L'industrie n'y croyait pas.Ils disaient, ça va être un flop! J'avais cinq trompettes, deux cors français, cinq saxophones, cinq trombones, une chorale, deux drummers.C'était écœurant! Encore aujourd'hui, je ne sais pas combien d'années plus tard, on a fait une tournée avec Martin Deschamps, on faisait le show de Offenbach avec le band.Et tu voyais des gens qui étaient jeunes à l'époque qui amènent leurs enfants pour voir le band.Ils disent, ça c'est un orchestre! {Rires) La musique, est-ce que ça a toujours été l\u2019endroit où vous vous sentiez le mieux, comme espace de création?Ben, c'est ma meilleure maîtresse! C'est la seule qui me tricherait jamais.Je peux coucher avec, c'est merveilleux.Elle me donne toute.Pas besoin d'avocat.Votre parcours en tant qu\u2019autodidacte a marqué votre carrière.Il semble y avoir une relation amour-haine avec la formation artistique traditionnelle.Quelle est votre 12 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 /.~v,i /¦X/ relation avec l\u2019éducation musicale?Le problème que j'ai avec l'éducation musicale, c'est quand les étudiants viennent me voir et disent : «Comment je peux être pareil comme toi?» J'ai dit : «Criss ton prof dehors!» Parce que ce monsieur c'est un fonctionnaire, il veut son fonds de pension, pis la raison pourquoi il enseigne, c'est parce qu'il ne peut pas s'exprimer, il ne peut pas jouer.C'est ben rare que les gens qui jouent enseignent, parce qu'ils sont trop occupés.Vous avez fait plusieurs collaborations tout au long de votre carrière avec de nombreux artistes.Est-ce qu\u2019il y en a un particulièrement qui vous a marqué ou influencé?Y en a plusieurs.C'est des grands grands musiciens.Tony Bennett, Dizzy Gillespie, Miles Davis, Michel Legrand.Tu ne peux pas dire lui est mieux que l'autre.Non, c'est des amis, ils font leurs affaires bien comme il le faut.Est-ce qu\u2019il y a un projet que vous auriez aimé réaliser ou qui n\u2019a pas encore été créé?On ne sait jamais qu'est-ce qui va arriver comme projet parce qu'on ne décide pas ça.Il faut que ça vienne naturel, peu à peu.J'ai trois, quatre projets dans le moment.J'ai fait une chose avec deux de mes amis musiciens, Michel Donato à la contrebasse et Ti-Guy Nadon à la batterie, je les ai invités chez nous, avec des caméras, de l'audio.Et j'ai dit écoute, on est probablement les seuls qui sont encore actifs à l'âge de 70 ans et plus.On est actifs.On va jouer, sans dire un mot, sans dire un titre, rien.On improvise pour une heure et demie.Un moment donné, ça fait un projet! Parlons de Montréal.Quelle époque avez-vous préférée?Dans les années 40 et 50, on avait 1100 clubs sur l'île de Montréal.Onze cent! Pis chaque club avait deux orchestres, un pour la danse et un pour les chiens savants.On travaillait sept jours par semaine, on gagnait plus d'argent qu'aujourd'hui.L'école du jazz est venue des clubs de nuit.On avait toujours des artistes d'ailleurs, surtout des Noirs, pis de New York ou ben de Chicago.Pis à l'époque, tous les artistes au contraire d'aujourd'hui, où ils rentrent et ils s'en vont au Forum, font un show et s'en vont, ils restaient ici pour une semaine de temps.Comme ça dans le jour, t'avais la chance de parler et d'avoir une conversation avec les gens.L\u2019époque des nuits de Montréal, est-ce que c\u2019était vraiment le meilleur temps?Oh oui! C'était un temps glorieux.Tout le monde était content.C'était les mafiosi et les criminels.Mais ils nous respectaient et nous payaient en cash toutes les semaines.Qu'est-ce que tu veux de plus! Diriez-vous que la société actuelle étouffe la créativité?Oui, bien sûr.Pis nous autres, on est des menaces parce qu'ils nous aiment pas.Ils aimeraient que l'on criss notre camp quelque part.On est vraiment une image, une réflexion de ce qu'eux ne sont pas: la vérité et l'honnêteté.Je comprends qu'un médecin peut faire tant d'argent, mais quand tu vois, je ne sais pas, disons un policier ou quelqu'un qui est un syndiqué mur à mur et qui a une maison à Laval avec une piscine et qui va aux Bahamas en hiver.J'ai rien contre, mais en même temps, ils vivent au-dessus de leurs moyens parce qu'ils pensent que tout va durer.Un moment donné ça fait cric et là tu es pogné! La chose la plus importante vis-à-vis un itinéraire, c'est être capable d'être flexible.De dire écoute, j'vais passer à travers de ça.Retomber sur ses deux pattes.Mais c'est quoi la vie, si c'est pas l'aventure! Justement, quelle aventure vous attend?Demain, je ne sais même pas ce que je vais faire.J'ai eu un peu de misère avec le nerf sciatique et aujourd'hui j'ai acheté une poussette [marchette, NDLR], Ça me fait chier, mais je vais le faire.À un moment donné, je vais marcher tellement que cette poussette va être dans les vidanges! ¦ LE MOMENT OÙ IL S'EST SENTI LE FUIS DÉMUNI C'est arrivé souvent.Eh bien, je pense que le pire moment a été lorsque je n'avais pas dix cents pour un maudit hot dog! C'était dans le milieu de la vingtaine.Il n\u2019y avait personne autour, j'étais tout seul, merde! Je ne pouvais pas bouger.Mon premier repas, ensuite, a été un smoked meat chez Schwartz's! Vic Vogel, Histoires de jazz, par Marie Desjardins, Éditions du CRAM, 297 pages.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 13 DOSSIER % Le coût de l'itinérancéfi^ L'approche du «logement d'aftoBj» permettrait de sortir de la rubles gens en détresse psycho log jgffe^ sans augmenter les dépenfeSB Elle attirerait aussi cemg sont plus réticents auxl institutionnels.Ce sonft^^^^ premières conclusionsEjSB^jie recherche pancanadienEnSpof^ïïi a pris fin ce prïntemp^^g^SÏ^1 l'adoption par le gouveinement^ fédéral de cette appro^rejp&ür le financement de la Strategie^ partenariat de lutté affaireiflnœ lO.'f ' u M r \\* (SPLI) soulève préseiTEÊnÆKESfÆ levée de boucliers aufoueD^cr Gilles (nom fictif), participant au projet Chez soi, connaît les psychiatres depuis plus de 15 ans.Il se sent confiant de poursuivre une vie plus stable après la fin de l\u2019aide de l\u2019équipe de Chez soi.Au-delà de la logique comptable des coûts financiers de l\u2019itinérance, le projet Chez soi permet de dresser un portrait de l\u2019instabilité de la vie dans la rue.Avec l\u2019aide de l\u2019équipe du Dr Latimer, L'Itinéraire illustre à quoi ressemblent deux années dans la rue.Toutes les données proviennent des résultats préliminaires du projet Chez soi et nous avons représenté un cas fictif, mais typique, à l\u2019aide des moyennes statistiques.Pierre est un homme de 45 ans, séparé avec un enfant qu\u2019il ne voit plus depuis plusieurs années.Cela fait cinq ans qu\u2019il vit des périodes d\u2019itinérance et il combat une dépendance aux drogues.Il a rencontré son premier psychiatre il y a 15 ans et a fait plusieurs séjours en unité psychiatrique.Nous vous présentons deux alternatives pour Pierre : la vie dans la rue ou l\u2019intégration dans un programme de «logement d\u2019abord».Lequel voulons-nous pour lui?«Logement d'abord» PHOTO: G O PESA PAQUETTE 14 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 Un toit avant toute chose Sans dépenses additionnelles, l'approche «logement d\u2019abord» permettrait d'aider les plus récalcitrants aux services institutionnels.Elle aiderait notamment à diminuer les séjours en unité psychiatrique tout en permettant d\u2019aborder les problèmes de Fond ayant mené à l'itinérance.PAR GOPESA PAQUETTE COÛTS UNITAIRES (Année de référence 2011) 0 II m » û Arrestation\t605 $/fois «Logement d'abord»\t62 $/jour Banque alimentaire\t6 $/fois Prison provinciale\t168$/jour Hôpital\t906$/jour Séjour psychiatrique\t563 $/jour Comparution tribunal\t2035 $/fois Refuge\t56 $/jour Transport en ambulance\t407 $/fois Toxico\t332 $/jour Urgence\t322 $/fois Éric Vincent ne donne pas l\u2019impression d\u2019aimer les psychiatres, «//s me notent en tant que schizophrène-paranoïde.De quoi de même.Et bipolaire.J\u2019ai à peu près 6-7 maladies selon eux.» Le ton est un brin provocant.Il s'excuse de ne pas avoir fait le ménage avant notre rencontre.Nous sommes assis dans son trois et demi du quartier Mercier.Un appartement sobre et en ordre, un petit cocon qu'il habite depuis l'année dernière grâce à sa participation au projet Chez soi.L'équipe de chercheurs de Chez soi a suivi 463 personnes en situation d'itinérance ayant des souffrances psychologiques à Montréal pour mesurer l'efficacité d'une approche de lutte à l'itinérance, le «logement d'abord».280 d'entre eux ont reçu des appartements subventionnés avec accompagnement par des intervenants.Les autres ont continué à utiliser les services traditionnels en itinérance.L'étendue des données produites par cette recherche permet de dresser un portrait en profondeur de la vie dans la rue, qui sera rendu public le 29 novembre prochain.Parmi toutes ces données, une toute simple, mais frappante, sort du lot.Il coûte en moyenne 50 000 $ par année de laisser une personne en détresse psychologique vivre dans la rue.À Montréal, cela totaliserait des coûts de 300 à 750 millions $ par année en interventions policières, passages à l'urgence, comparutions devant les tribunaux, séjours en refuges et à l'hôpital, etc.(voir graphique).Il en coûte à peu près la même somme de subventionner un logement et d'assigner un intervenant au suivi à domicile.Une approche eFFicace Au-delà des chiffres, la recherche a démontré l'efficacité de l'approche selon le Dr Eric Latimer, chercheur principal du projet à Montréal.La différence est plus marquante auprès des participants ayant les besoins les plus élevés, avec une diminution importante de la fréquentation des services psychiatriques.Ceci représente une économie annuelle de 6500 $ par personne.La situation est différente chez ceux présentant des besoins modérés où l'on a remarqué une légère augmentation des coûts ?1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 15 9982$ 1736$ 1736$ FEVRIER O 0 9982$ 1568$ JANVIER » Û n Montréal : refuges, appartements et rue.S'y ajoutent deux relations de couple desquelles sont nés trois enfants, dont un est présentement sous la charge de la DPJ.Méfiance face aux institutions M.Vincent reste toutefois très réticent à toute forme de prise en charge institutionnelle, un sentiment partagé par la majorité des participants au projet Chez soi que nous avons rencontrés.Ce qui les intéressait d'emblée, c'était d'avoir un appartement subventionné.Il semble que passer d'abord par l'accès au logement permette d'établir un contact qui n'est pas centré sur le problème psychiatrique de la personne, qui, comme M.Vincent, peut avoir une relation tendue avec la logique institutionnelle.Une autre participante, Francine Cadieux, avait toujours affronté ses périodes de dépression avec la fierté d'une femme qui a surmontée seule les multiples défis de la vie.«/\u2019a/ toujours essayé de me relever de moi-même, dit-elle, mais à un moment donné la corde se coupe, t\u2019en a plus, de force».En hébergement d'urgence à la Mission Old Brewery, elle a sauté sur l'occasion d'avoir un logement en en soins hospitaliers conventionnels.«On voit que vers la fin de la période, les participants commencent à s\u2019occuper de problèmes qu'ils ont négligé pendant des années», explique Dr Latimer.Notamment les problèmes de santé.«Sortir de l\u2019état l\u2019urgence permanent de l'itinérance permet d'attaquer les problèmes de fond,» renchérit Christian Méthot, responsable du recrutement et du suivi de la recherche.Après des années d'itinérance et de consommation de drogues dures, Eric Vincent commence à s'occuper de sa santé.«J\u2019ai fait des affaires que j'aurais pas dû, admet-il.Là, j'ai arrêté de consommer, mais il va falloir que je regarde le reste de ma santé pour voir qu'est-ce qui se passe.» Recruté comme participant à la recherche, il avait tous les signes d'une détresse psychologique aiguë : antécédents psychiatriques et des années de consommation de drogues, ponctuées de déménagements entre Granby, Saint-Hyacinthe, Sorel et 5 villes: Vancouver, Winnipeg, Toronto, Montréal, Moncton.2234 participants : 1254 ciblés par l'intervention «logement d'abord», 980 recevant les services habituels.Période: novembre 2009 à mars 2013.Financement: 110 millions $ octroyés par le gouvernement fédéral à la Commission de la santé mentale du Canada.Objectif: évaluer l'efficacité économique et clinique de l'approche «logement d'abord».Eric Vincent, participant au projet Chez soi, a arrêté de consommer parce qu'il tient à être présent pour son fils présentement sous la charge de la DPJ.Le projet Chez soi en chiffres 17453$ î! s m AP^^^^®*2$\tAPPA^^^®®°$\tAPPA^^^®®°$ PSYCHIATRIE \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 PRISON \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE PRISON JUILLET AOUT .SEPTEMBRE OCTOBRE.novembre DECEMBRE «LOGEMENT D'ABORD» n n » 16 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 acceptant la seule condition fixée par les responsables du projet : la visite hebdomadaire d'un intervenant.«Au-delà de ça, on leur laisse beaucoup de latitude dans comment est-ce qu'on va les aider et vers quoi on va les aider», explique Dr Latimer.Il confirme que cette approche du «logement d'abord» permet d'atteindre des gens qui sont récalcitrants face aux approches des institutions.«Les services du projet Chez soi s'adaptent au client, précise-t-il, tandis que les services institutionnels demandent au client de s\u2019adapter aux services.» M.Méthot souligne la valeur de l'autonomie accordée aux participants «L\u2019appartement, on le donne tout de suite, après tu régleras tes problèmes en te fixant tes objectifs toi-même.» Cette visite hebdomadaire est devenue la pierre angulaire des services prodigués aux participants et s'inscrit dans une logique d'accompagnement individualisée où la relation humaine est ce qu'il y a de primordiale.Gilles (nom fictif) évoque les visites d'Isabelle, l'intervenante du projet avec qui il s'est particulièrement attaché.«On se rencontrait auTim Hortons.Une fois je filais boisson.Elle m\u2019o dit non, non, il en est pas question.» Une possible rechute a été évitée par la parole sincère d'une personne en qui il avait confiance.Selon cette approche informelle, les intervenants pouvaient passer pour regarder une partie de hockey ou aller jouer une partie de quilles et la fois suivante, aider à présenter un dossier pour avoir accès à une habitation à loyer modique.Christopher McAll, du Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations (CREMIS), souligne quelques-uns des effets positifs relevés chez les participants au projet : «Une bonne proportion a renoué des liens avec leur famille.On voit aussi une bonne diminution de la consommation d'alcool et de drogue et une réduction généralisée de stress et de dépression.» Passer du constat à l'action Pour le Dr Latimer, la réorientation de la SPLI vers l\u2019approche «logement d\u2019abord» (voir autre texte) va dans le sens du changement de vision nécessaire dans les politiques de lutte ?Francine Cadieux, parti cipante au projet Chez soi, a beaucoup apprécié les visites hebdomadaires de l\u2019intervenante du projet qui l\u2019a aidée à tranquillement regagner confiance en elle-même.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 17 1736$ 1624$ tt û II » â 17453$ 1736$ RUE REFUGE REFUGE ¦¦¦¦¦¦ JANVIER FEVRIER MARS AVRIL PSYCHIATRIE REFUGE JANVIER FEVRIER MARS AVRIL à l'itinérance, «/e crois qu'il faut que le système évolue, soutient-il, si on veut qu'il soit plus efficace et plus efficient.» M.McAll précise.«Une combinaison de facteurs explique le succès de cette approche : l'aide financière au logement, oui, mais l\u2019accompagnement individualisé a été aussi important et on retrouve déjà cet élément dans plusieurs services communautaires.» Dr Latimer pointe vers les initiatives de prévention de l'itinérance du Royaume-Uni, comme le Homelessness Prevention Service à Edimbourg, qui dirige les personnes à risque de perdre leur logement vers les services appropriés.Il y aussi les services de relogement rapide répandus aux Etats-Unis dont on pourrait s'inspirer sans oublier l'extension souhaitée du Programme de supplément au loyer.«Il me semble assez clair qu'on pourrait diminuer l\u2019ampleur du phénomène au Québec de 90% en l'espace de quelques années si on se décidait à le faire.» La récente réorientation du gouvernement fédéral ne semble qu'embrouiller la réflexion alors que les intervenants du milieu dénoncent l'hypocrisie de pousser l'approche «logement d'abord» alors qu'il s'est retiré de la construction de logements sociaux à la fin des années 1990.¦ Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l'Itinérance Oui à la diversité d'actions La ministredéléguéeauxServicessociauxetà la Protection de la jeunesse, Véronique Hivon, est claire: «nous ne sommes pas contre l\u2019approche du «logement d\u2019abord», nous sommes contre le fait qu'il n'y ait qu'uneseuleapprochedanslemouvementdelaluttecontrel'itinérance.» PAR URSULE FERLAND Véronique Hivon, ministre 1 déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse.Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral annonçait la reconduction de la Stratégie des Partenariats dans la Lutte contre l\u2019Itinérance (SPLI) pour cinq ans.Cette bonne nouvelle, pour le coordonnateur au Réseau d\u2019aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) Pierre Gaudreau, s\u2019est rapidement assombrie : certes, la SPLI sera reconduite, mais orientée sur une approche priorisant le «logement d\u2019abord», alors même que le programme permet depuis 12 ans une diversité d\u2019actions dans ce dossier.M.Gaudreau et Mme Hivon souhaitent que le Ministre fédéral de l\u2019Emploi et du Développement social M.Jason Kenney fasse marche arrière quant à cette orientation unique du programme de la lutte contre l\u2019itinérance.Le prochain budget démontrera si le fédéral maintient son point.?16890$ 17453$ 1680$ 1736$ PSYCHIATRIE PSYCHIATRIE REFUGE REFUGE JUILLET AOUT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE 1860$ 1860$ 1860$ 1922$ 1922$ 1922$ «LOGEMENT D'ABORD» ¦¦¦¦¦¦ JUILLET SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE 18 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 «Car l'itinérance c\u2019est toutes sortes de réalités.Aider les gens à s'en sortir ça passe autant par un soutien à la réinsertion sociale, par une aide alimentaire, etc.L'approche du «logement d'abord» est un modèle qui connaît des succès, mais ça ne peut être la seule réponse apportée au phénomène de l'itinérance, par définition complexe et multiforme », affirme Pierre Gaudreau.Mme Hivon est aussi convaincue «qu'il faut garder une diversité d'approche tant pour prévenir l\u2019itinérance que pour la combattre.La démarche du «logement d\u2019abord» ne sied pas à tout le monde.Il faut travailler de manière nuancée auprès des personnes itinérantes; elles n\u2019ont pas toutes les mêmes besoins».L'opposition par consensus La décision du gouvernement fédéral de modifier la SPLI a causé une levée de boucliers.Les milieux communautaires de la province, les municipalités de Montréal et de Québec ainsi que l\u2019Assemblée Nationale s'opposent à cette réorientation.L'Assemblée Nationale a d'ailleurs déposé une motion, adoptée à l'unanimité, exigeant du fédéral qu'il reconduise la SPLI avec les diversités d'approches comme c'était le cas auparavant.Véronique Hivon confirme que le gouvernement fédéral ne lui a jamais donné de réponse quant à ses sollicitations concernant ce dossier.Le Ministère de l'Emploi et du Développement social du Canada affirme que favoriser l'approche du «logement d'abord» apporte des solutions à l'itinérance chronique tout en réduisant la pression exercée sur les autres refuges ainsi que sur d'autres services de santé et juridiques.Il soutient que cette solution est appuyée par plusieurs rapports, notamment par celui publié par le Canadian Homelessness Research Network en 2012.Or, ce dernier conclut son étude en soulignant que les actions du «logement d'abord» ne sont prometteuses que dans des communautés où le logement social est soutenu par l'Etat.Le front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) maintient qu'actuellement, le gouvernement fédéral ne finance pas de nouveaux logements sociaux.Toutefois, il verse autour de 58 millions $ par année au gouvernement du Québec.Cet argent peut tout aussi bien aller au programme AccèsLogis, qu'à AllocationLogement, qu'à la rénovation, etc.Selon M.Gaudreau, l'itinérance à Montréal subit une augmentation et connaît une diversification qui la complexifie.Dans cette optique, Mme Hivon annonce que le projet de politique sur l'itinérance élaborée par le gouvernement péquiste est une de ses priorités.«On y travaille fort dans l\u2019espoir de la déposer en décembre 2013.Cette politique viendrait asseoir nos actions futures en ce qui concerne la lutte contre l'itinérance.On veut qu'elle soit ancrée dans les réalités québécoises d\u2019aujourd\u2019hui».¦ Qu'est-ce que c'est, le «logement d'abord»?Ce concept provient des Etats-Unis, où on l\u2019appelle Housing First.Cette approche a pour mission de répondre et de mettre fin à l\u2019itinérance grâce au placement rapide en logement des sans-abri.Le «logement d\u2019abord» repose sur le principe que le logement est une condition préalable et indispensable à l\u2019insertion.La stabilité liée au logement en est alors un pré-requis.Cette méthode s\u2019adresse généralement aux cas d\u2019itinérance chronique.[MJîMUM» Si Pierre reste dans la rue pendant ces deux années, cela aura coûté un total de 93615$, c\u2019est-à-dire 46808$ par année en interventions et services divers.Ces dépenses totalisent 95647 $, soit 47 824$ par année, s\u2019il est intégré dans un programme suivant l\u2019approche «logement d\u2019abord».Au-delà de l\u2019aspect financier, on note une plus grande stabilité résidentielle qui, selon les chercheurs du projet Chez soi, permet de sortir de l\u2019urgence et commencer à régler les problématiques de fond contribuant à l\u2019itinérance chronique.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 19 lâ^I^Epf^re l'itinérance Hi aînés On rêve tous de vieillir dans le cdïïrort/la stabilité et la personnes vieillissantes au Québec S se retrouvent, malgré elles, dans la procâfîteVcjèsc cë que démontre une étuoJM ¦de l'organism^Le PASfte la rue, qui vient eraiae ^iïx j&rsonnes de 55 ans et plus qui vivent dans l\u2019itineronce ou la grande pauvreté.PAR THOMAS ETHIER \tléM m ê El il ii*Hi \t Le cas d\u2019Alexandre est éloquent.À 40 ans, ses demandes d\u2019emploi étaient systématiquement jetées à la poubelle.À 55 ans, un simple regard de l\u2019employeur sur sa personne entraîne un rejet immédiat.Alexandre est l\u2019un des participants cités dans cette étude.Exclu du marché du travail, son cas reflète celui d\u2019un nombre croissant de personnes qui prennent de l\u2019âge.L\u2019équipe de recherche du PAS de la rue a recueilli une quarantaine de témoignages qui dépeignent cette situation.L\u2019étude constate qu\u2019un ensemble de facteurs sociétaux nuisent à la réinsertion sociale des 55 ans et plus.Avec l\u2019âge, les personnes sans emploi deviennent beaucoup plus vulnérables.Ainsi, un congédiement, une maladie ou un divorce peuvent rapidement enclencher une spirale incontrôlable vers la pauvreté.Vulnérables et sans ressources Sébastien Payeur, directeur du PAS dans la rue et membre de l\u2019équipe de recherche, déplore l\u2019injustice dont sont victimes les 55 ans et plus.«Les jeunes sont beaucoup plus intéressants pour un employeur.Très peu vont embaucher des travailleurs en fin de carrière, souligne-t-il.Après les politiques hommes femmes, pourquoi n'y aurait-il pas des politiques d\u2019égalité entre les âges?» La perte de revenu engendre un ensemble de défis parfois insurmontables.C\u2019est ce qu\u2019on appelle l\u2019agrégat corrosif, soit l\u2019action de divers facteurs nuisibles qui se renforcent les uns les autres.«L'aide sociale est souvent insuffisante pour se nourrir convenablement ou se vêtir pour une entrevue d\u2019embauche, explique M.Payeur.Le stress intense que cela provoque crée des problèmes de santé physique et mentale qui s'accentuent avec l'âge.Plusieurs n'arrivent plus à sèn sortir et la rue devient leur seule solution.».Par ailleurs, depuis juin 2013, la réforme de l\u2019aide sociale du Parti Québécois repousse de 55 à 58 ans l\u2019âge requis pour obtenir l\u2019allocation de 129 $ par mois pour contraintes temporaires à l\u2019emploi.Ce montant est versé aux prestataires de l\u2019aide sociale qui sont temporairement inaptes à réaliser une activité de préparation, d\u2019insertion ou de maintien en emploi.Un pas vers la justice Le nerf de la guerre, pour contrer la précarité des 55 ans et plus, c\u2019est le travail.Développer des politiques d\u2019équité des âges en emploi, accepter les gains de salaire en plus des revenus d\u2019aide sociale et multiplier le soutien aux personnes inaptes au travail sont quelques priorités exposées dans l\u2019étude.«On veut provoquer un changement de mentalité chez les décideurs et dans la population, affirme M.Payeur.Cêst le but premier de nos recherches.» C\u2019est aussi l\u2019objectif de la campagne de sensibilisation du PAS de la rue lancée le 23 septembre.«Notre rapport va introduire le sujet et s'ajouter aux autres recherches sur la pauvreté chez les aînés, assure M.Payeur.C\u2019est un pas vers des changements sociaux qui apporteront plus de justice à une population québécoise vieillissante.» m C'est un pas vers des changements sociaux qui apporteront plus de justice à une population québécoise vieillissante.Sébastien Payeur, directeur du PAS de la rue.20 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 Action Vélo Cité ou la réinsertion verte Fort du succès de leur première édition, les cyclorécupérateurs ont enfourché de nouveau l'été dernier les vélos-rem orques vert et noir d'ACTION VÉLO CITÉ pour aller à la chasse aux contenants consignés et, par la même occasion, se donner une deuxième chance dans la vie.PAR THOMAS MARTEIL Ce projet m'a redonné le goût de vivre.J'ai retrouvé mon autonomie, mon indépendance et surtout ma fierté.JS Claude, cyclorécupérateur Les travailleurs de l\u2019équipe ACTION VÉLO CITÉ sont des personnes en processus de réinsertion sociale et professionnelle, résidants de la Maison du Père ou de la Mission Old Brewery, qui récupèrent à vélo les contenants consignés dans divers parcs de Montréal.Normand Bisson, initiateur du programme CONSIGNaction et directeur des finances et opérations chez Boissons Gazeuses Environnement (BGE), est agréablement surpris de l\u2019enthousiasme des participants envers le projet: «//s se sont vraiment impliqués et étaient très dynamiques et intéressés à faire du bon travail.» Il souligne leur sens de l\u2019initiative en racontant que lors de leur réunion bilan à la fin de l\u2019été, plusieurs n\u2019ont pas hésité à proposer des idées afin d\u2019améliorer le taux de ramassage.En écoutant M.Bisson, on sent une joie de voir que ces personnes, qui ont connu des moments très difficiles à un moment de leur vie, attachent autant d\u2019importance à faire du bon travail.Travailler dans le domaine de l\u2019environnement les motive, car ils ont l\u2019impression de faire une bonne action.«C\u2019est un moyen pour eux de redonner à la société», dit-il.Dans un reportage vidéo diffusé sur YouTube le 16 juillet par BGE, Claude, un cyclorécupérateur, raconte ce que lui a apporté ACTION VÉLO CITÉ: «Ce projet m\u2019a redonné le goût de vivre.J\u2019ai retrouvé mon autonomie, mon indépendance et surtout ma fierté.» Cette initiative offre aux participants la possibilité de réintégrer le marché du travail et d\u2019acquérir une nouvelle expérience dans leur cheminement personnel.«C\u2019est une bonne manière de les responsabiliser», explique Normand Bisson.Un bel avenir ACTION VÉLO CITÉ, ça fonctionne.Deux participants de l\u2019an dernier ont maintenant leur propre appartement, l\u2019un a repris ses études et l\u2019autre a été embauché chez Air Canada Un cyclorécupérateur arpente le parc longeant le Canal Lachine pour récupérer les contenants consignés.Cet emploi lui permet de repartir du bon pied dans la vie.'K j ; .nu i - 1 nsq Même chez ceux qui n'ont pas tenu le coup, il y a eu de bonnes surprises.Un participant qui vivait une rechute a pris le temps un matin d'appeler la superviseure du programme pour prévenir qu'il ne rentrerait pas travailler ce jour-là.«Ça montre à quel point ils sont intéressés et travaillent fort pour le programme!», raconte M.Bisson avec fierté.L'an dernier, le projet n'avait commencé qu'à la mi-juillet.Pas moins de 20 000 contenants consignés ont été récupérés par les huit cyclorécupérateurs.Normand Bisson s'en réjouit.«L'année dernière, nous avons manqué les fins de semaine de la Saint-Jean et de la fête du Canada et pourtant nous sommes arrivés à un tel résultat.» Cette année, ils ont commencé à la mi-juin, ce qui augure une très bonne récolte.«Nous allons très certainement en ramasser au minimum le double, si ce n\u2019est plus», assure M.Bisson, interviewé avant la fin de l'été.Le succès de l'été dernier a permis de faire grandir la flotte, notamment avec la participation de la Mission Old Brewery, qui s'est jointe à ACTION VÉLO CITÉ cette année.Ils sont désormais dix à parcourir les arrondissements Sud-Ouest, Ville-Marie, Plateau-Mont-Royal et, depuis cet été, Rosemont-La Petite-Patrie avec leurs vélos-remorques.Ils sillonnent ainsi davantage d'aires publiques et de parcs de Montréal.Rappelons que chaque année au Québec plus de 400 millions de contenants consignés sont jetés aux ordures.Pour plus d'informations: www.consignaction.ca 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 21 Pour voter te 3 novembre, votre nom doit être Inscrit sur la liste électorale.À Montréal, la période de révision de la liste débute le 6 octobre.Consultez notre site web : jevotepourmaville.ca Montréal AU SERVICE DES PERSONNES HANDICAPÉES L\u2019Office offre son aide aux personnes handicapées, à leur famille et à leurs proches.L\u2019Office vous.\u2022\técoute et vous aide à préciservos besoins; \u2022\tinforme sur les ressources, les programmes et les services existants ; \u2022\tconseille sur les manières de présenter une demande de service ; \u2022\tréfère vers l\u2019organisme le plus susceptible de répondre à vos besoins ; \u2022\taccompagne dans vos démarches et peut vous représenter.Office des personnes handicapées Québec ri ci El El Au Centre Saint-Pierre 1212, rue Panet Le mardi 22 octobre À 18 H, à la salle 1205 L\u2019ORGANISME LES DÉPRIMÉS ANONYMES INC.ORGANISE UN ÉVÉNEMENT D\u2019AUTOFINANCEMENT Jacques Charland, le coordonnateur de l\u2019organisme donnera une conférence sur un sujet urgent à débattre : La souffrance des hommes.Comment reconnaître les signes d\u2019un gars souffrant?Comment l\u2019amener à demander de l\u2019aide?Avons-nous la capacité de motiver et mobiliser un homme souffrant dans un processus de changement?Contribution: 20 $ I Inscription: 514 278-2133 boîte 1 Tous les profits iront à l\u2019organisme.Les Déprimés Anonyme Inc.www.deprimesanonymes.org William, camelot pour le journal de rue Homeward Bound, à Indianapolis aux États-Unis.PHOTO: JEFF TAVARES Moix pouce carré Rester à la maison à écouter la radio ou la télévision toute la journée, ce n'est pas mon genre.Je suis un être humain, et j'ai besoin d'interagir avec d'autres êtres humains pour être heureux.C'est pour ça que je vends L'Itinéraire, pour briser mon isolement.Je vis dans mon «petit pouce carré», et par moments je me sens un peu enfermé.Mes stores verticaux pour barreaux, j'ai parfois l'impression d'être en prison.Je n'y suis bien que pour dormir et écouter la météo parce que je travaille dehors.J'essaie de récupérer un peu pour le rendre plus habitable : j'ai récupéré de vieux DVD comme sous-verres et comme rideau (avec du fil de pêche), et je récupère les VHS pour un ami qui en fait d'excellents tapis au métier à tisser.Éventuellement, je voudrais bien apprendre à faire comme lui, mais ça ne rentre pas dans mon pouce carré, un métier àtisser.Je ne suis donc pas seulement un travailleur autonome, je suis aussi et avant tout un «survivaliste», un spécialiste de la survie dans la rue.Benoît Chartier Camelot, métro Radisson et IGA Place Bercy L\u2019essenttel Pourvu que j'aie l'essentiel, un bon lit confortable, une table pour manger et une chaise pour m'asseoir, je me sens chez moi.J'ai déjà été seul pendant un an et demi, j'ai perdu mon chien après une rupture, ça a été dur, mais j'avais l'essentiel.Par contre, maintenant qu'il y a une femme à la maison, ça ajoute de la douceur.On a quatre chats et deux chiens, je me sens bien accueilli quand je rentre! Denis Trudeau Camelot, angle Saint-André/De Maisonneuve Calme et verdure Pour moi, avant tout, quelqu'un qui a des plantes chez lui c'est quelqu'un qui est bien chez soi.Mais, en général, c'est important d'être confortable.Ça prend surtout un environnement calme, avec des voisins calmes.Dans mon logement précédent, mes voisins étaient assez rock and roll, c'était agité.Depuis quatre mois, je suis dans un logement très paisible et je me sens vraiment chez moi.Jacques Elisé Camelot, devant quelques théâtres de Montréal Une famille Un vrai chez moi ce serait ma maison, ma famille, mon chien, et un bon salaire pour les faire vivre.En ce moment, je me sens dans un demi-chez-moi.Tout le monde se connaît dans mon bloc, tout le monde vient te voir pour te demander des choses, et certains sont toxicomanes.Au fond, j'aimerais être le propriétaire d'une maison à l'extérieur de la ville : pas trop de voisins, pas trop de bruit, la paix! Sylvain Clot Camelot, angle Sai nt- Déni s/Ontario Home Sweel Home ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 On devrait normalement traduire l\u2019expression par «douceur au foyer» ou «nid douillet», mais ça ne rendra jamais justice à l\u2019expression b\tconsacrée d\u2019origine anglo- saxonne, gui suggère avant tout le sentiment d\u2019etre bien chez sol Réflexions de nos camelots.¦ \u2014\t_ I Coquet et propre\tTout indus J'ai été itinérante pendant trois ans et je me cachais dans les entrées d'appartement pour dormir.Depuis six mois, je suis en logement et chaque fois que je rentre, je suis de bonne humeur! Chez moi, il faut que ce soit coquet, confortable, propre, et c'est tout! Par contre, quand mes amis viennent chez moi, après deux heures je veux être seule, même si je les aime beaucoup.C'est comme si, même chez moi, j'arrive à ne plus me sentir chez moi! Cybelle Pilon Camelot, métro Peel Actuellement, je suis chambreur dans un coin tranquille où je suis bien.J'ai tout: laveuse, sécheuse, télévision, Internet, pour vraiment pas cher.Dans ma chambre, je suis dans mon territoire, c'est vraiment chez moi.Ce qui me manque parfois, ce sont les choses que j'ai perdues quand je me suis fait expulser, il y a quelques années.J'aimerais retrouver certaines de ces choses, qui étaient à moi, mais il est trop tard, c'est perdu.Yves Grégoire Préposé à la distribution Dortoir L\u2019étranger C\u2019est trouvé Chez moi, c'est assis dans un parc ou sur la rue, avec le trafic, les camions, la construction.Je suis un petit gars de la ville: je suis né en ville et je pense mourir en ville.J'aime regarder les chantiers de construction, ça me rappelle quand j'étais travailleur.Présentement, je suis chambreur dans un logement où je vais uniquement pour dormir.Je ne me plains pas, mais je ne m'y sens pas chez moi Michel Houle Camelot, angle Ontario/Saint-Hubert Je suis enfant unique et je n'ai pas connu mon père.Ma mère et presque tous mes oncles se sont éteints.J\u2019avais des amis qui m\u2019ont rejeté et que je ne vois plus.Je me sens étranger.Je paye un loyer et rien ne m\u2019appartient.Je me sens ailleurs que chez moi.Au fond, je me sens chez moi sur la planète terre je suis un soldat universel, cosmopolite, et ça me suffit.Tout ce qu\u2019il me manque, c\u2019est une femme! Robert Ménard Camelot, angle Mont-Royal/Rivard Ça fait 17 ans que j'ai mon deux et demi et j'habite le quartier depuis toujours.C'est propre, je suis bien entourée et je me sens en sécurité.Je vis à côté des bureaux de L'Itinéraire, près de Sainte-Catherine.Je peux facilement me déplacer et le monde est sociable.Il faut faire un peu attention le soir, mais la plupart du temps c'est bien tranquille.Si je devais déménager, il nÿ a qu'ici où je me sentirais chez-moi.Johanne Besner Camelot, angle Sainte-Catherine/Union Besoin d\u2019intimité Moi, j'ai besoin de la tranquillité, de la réjouissance du confort et surtout, d'un bon entourage.En ce moment, je paye cher et ce n'est pas confortable.Mes voisins viennent me demander plein d'affaires, de l'argent que je ne revois pas, et ça me tanne.À l'âge que j'ai, je ne veux plus me faire marcher dessus.J'ai hâte d'avoir de l'intimité et des voisins qui me laissent tranquille.France Lapointe Camelot, angle Mont-Royal/Mentana 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 25 MOTS DE CAMELOTS Un chum en stéréo LINDA PELLETIER Camelot, angle Saint-Hubert/Beaubien Une fois, j'ai eu un chum qui, pour me faire une fleur, a décidé, dans mon salon, d'appeler à CKOI pour me saluer en ondes.Wow! Imagine! Plus d'un million d'auditeurs sauraient que nous passions la soirée ensemble! C'était la deuxième semaine qu'on se fréquentait.Donc, il m'annonce son projet, tout frétillant de me faire plaisir, je le trouve pas mal con, mais je garde mes réflexions pour moi, je le laisse faire.Il téléphone, obtient la ligne tout de suite, alors il dit : «y aimerais saluer ma copine.».L'animateur: «Elle s'appelle comment ta copine?», «Heu.».Tout bas c'est quoi déjà ton nom?Evidemment l'animateur entend, mais il se fout de sa gueule en silence, car plus tard on entend : «l'aimerais saluer Stéphane et Linda qui passent une soirée très hot!» Ce fut une relation plutôt courte! Sans drogue ni alcool YANNICK LAROUCHE Camelot, métro Atwater Lorsque j'ai arrêté, j'étais en prison.J'avais commencé à participer à des réunions des Narcotiques Anonymes en prison.J'avais été influencé par un membre visiteur, qui aidait les prisonniers.Ces événements avaient lieu en 1996.À cette époque, de 1996 à 1997, je faisais des rechutes, ensuite je me reprenais, pour rechuter ensuite.Un cercle vicieux.Ayant été libéré en 1997, j'ai continué à participer aux réunions, mais à l'extérieur de la prison.De plus, ces rencontres me permettaient de socialiser et de partager.J'ai également suivi le programme composé d'étapes de l'association, sur le même modèle que les Alcooliques Anonymes.Avec le temps, je me suis plus impliqué au sein de l'association.Au début, je servais au café ou j'accueillais les gens lors des réunions.Maintenant, je fais aussi de l'écoute téléphonique active pour aider les personnes dépendantes.Aujourd'hui, je participe encore aux réunions une fois par semaine, mais je suis aussi très occupé à L'Itinéraire.Je suis rendu à intégrer les étapes des Narcotiques Anonymes dans ma vie, à mon rythme.De plus, dans ma vie en général, j'essaie d'entrer en relation avec plus de personnes qu'avant.Tout ça fait partie de mon rétablissement, tout comme la vente de mes journaux.Le blues dans la peau i U 4 ¥ DAN ET ROZIE Camelot, angle Jarry/Lajeunesse f Bonjour chers clients et clientes, Tout d'abord, un petit mot pour vous donner des nouvelles de Rozie.Je remercie tous ceux qui ont répondu à l'appel de Rozie quand elle a été malade.Merci à ceux qui ont fait des dons en argent.Aujourd'hui, elle va très bien.Elle a retrouvé son énergie d'avant, elle court, elle marche, elle sourit.Et puis, elle vous dit merci, merci, merci et vous donne beaucoup de bisous.Connaissez-vous le blues?Je vais vous parler un peu de blues.Il y a un super bon show qui s'en vient au théâtre Saint-Denis avec Mario Saint-Amand, 22 câlines de blues.Un spectacle à voir absolument.En juillet, il y avait le Festival international du Blues de Tremblant.Le plus beau spectacle, c'était celui d'Anthony Gomes.Un Québécois qui a fait son chemin aux États-Unis, mais qui donne un super bon show quand il vient au Québec.À voir absolument! Retenez ce nom-là.Je vais aller voir d'autres shows de blues et je vais vous en parler plus en détail dans les prochaines éditions.J'aimerais avoir une page dans le magazine L'Itinéraire pour vous parler de nos bluesmen/blueswomen, et de nos légendes comme Jim Zeller, qui a fait le tour du monde à 15 ans avec son harmonica.C'est une légende québécoise.Et aussi Bob Harrison, notre pilier musical avec sa grosse voix de blues qui nous charme chaque fois qu'on le voit.Et Cari Tremblay et Jean Miller et Andrée Dupré et bien d'autres.Encouragez notre blues québécois, qu'on ne connaît malheureusement pas assez.La plus belle place pour écouter du blues à Montréal, c'est le Bistro à Jojo.C'est l'institution du blues par excellence et ils présentent des artistes sept jours par semaine.N'oubliez pas aussi le Festival Blues de Joliette.Rozie et moi, on a le blues dans la peau! On se reparle à la prochaine édition, Merci, chers clients et clientes.En espérant que vous avez passé un très bel été.26 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 CHEMIN FAISANT Le coeur a ses raisons Les relations sont compliquées pour n\u2019importe qui.C\u2019est un genre de pas de danse où les acteurs doivent être en cadence sinon ça ne va pas.PIERRETTE | Chroniqueuse de rue Notre façon detre en relations est influencée par notre famille d'origine.C'est d'abord dans ce milieu qu'on expérimente les liens.Les parents peuvent favoriser l'autonomie de leurs enfants tout en leur imposant un cadre qui fait preuve de souplesse.Notre perception dans les relations n'est pas à 100% égale à la réalité : on a des biais.Ils proviennent de nos expériences de vie, c'est-à-dire des blessures ou des réussites.Une personne issue d'une famille dysfonctionnelle aura des difficultés supplémentaires.Dans le milieu familial, elle n'a pas appris les limites, puisqu'on outrepassait les siennes.Elle a de la difficulté à saisir les frontières.Elle a une soif d'affection saine à la suite de besoins non comblés dans l'enfance.Autant elle souhaite avoir de bons rapports, autant elle ne sait pas quelle place prendre.Elle n'avait pas d'espace dans son clan.Elle se sent malhabile, elle veut respecter les autres, mais parfois par besoin d'attention, d'affection, elle dépasse les limites.Suite à cela il se crée des tensions dans la relation.Elle craint le pire, la démesure du rejet comme dans son milieu familial.Elle a de la difficulté à concevoir que ça peut être comme si, mais pas comme ça.C'est-à-dire que dans la situation actuelle, elle appréhende le rejet comme dans le passé, même si les circonstances ne sont pas nécessairement identiques.Elle a des problèmes d'adaptation aux nouvelles situations.Cela lui nuit au travail.Elle ne s'intégre pas dans l'équipe.Elle ne fait pas partie de la gang tout comme dans sa famille.Les expériences négatives vécues font peur et se traduisent en anxiété face à l'avenir.Elle se met de la pression pour que ça réussisse.Mais à haut niveau, cela amène plus de tensions en elle et la conduit plus facilement à l'échec.Dans les relations amoureuses, il y a davantage d'enjeux qui s'ajoutent à la complexité.Par exemple, un enfant violenté ou témoin de violence peut, comme adulte, réagir en voulant dominer toute personne avec qui il entre en relation.Il diminue les autres parce qu'il se sent petit au fond de lui-même.Une autre possibilité est qu'au contraire il soit le tapis sur lequel les autres s'essuient les pieds.Dans les deux cas, la personne n'est pas capable d'entrer en relation sur un mode égalitaire.Pourquoi une personne continue d'avoir les mêmes comportements ou attitudes si ça ne fonctionne pas?Ces gestes sont des mécanismes de protection ancrés en elle, cristallisés par les années et les répétitions.Ce sont des réflexes psychiques, tout comme on a le réflexe physique d'enlever sa main d'un rond de poêle brûlant.Il faut d'abord quelle soit capable de s'observer et de se connaître.Elle doit faire des expériences.Elle doit accepter qu'il y ait plusieurs erreurs au cours de ces tentatives.Il est à souhaiter que les gens avec qui elle se lie ne se fassent pas une opinion trop vite dès leurs premières perceptions.Il y aura quand même des frustrations et des peines inhérentes à toute relation, mais celles-ci sont ressenties plus fortement par quelqu'un ayant une fragilité dans ses liens à cause de besoins vitaux non comblés dans l'enfance.Les liens peuvent être autant souffrants que nourrissants, car l'affection est pour elle synonyme de rejet.Parents, observez-vous dans ce que vous transmettez à vos enfants, car vous êtes des modèles pour eux! ¦ Une personne issue d'une famille dysfonctionnelle aura des difficultés supplémentaires.Dans le milieu familial, elle n'a pas appris les limites, puisqu'on outrepassait les siennes.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 27 MOTS DE CAMELOTS i Comment je suis tombée.et me suis relevée JOSÉE MILOT Camelot, angle De Lorimier/de Maisonneuve Un jour, je suis arrivée à Montréal, petite fille venant de Drummondville.Je ne pouvais pas imaginer ce qui m'attendait.À ma première nuit à Montréal, tout me surprenait.Il y avait beaucoup de monde dans les rues, dans les parcs, bière, joint et autres drogues à la main.A Drummondville, il n'y a pas un chat dans les rues à 3 heures du matin! Vite fait, je me suis habituée au rythme de Montréal.Tout aussi vite fait, je me suis aperçue que j'étais prise dans une roue infernale, un cercle vicieux.Et voilà la descente en enfer! À partir de ce moment, ma dépendance aux drogues a pris le dessus sur moi.Dans ma tête, tout était beau.Mais, en même temps, je perdais le contrôle sans m'en apercevoir.Avec le temps, mon problème de consommation de drogues a empiré au point de presque me détruire.J'ai tout perdu : mon fils, ma mère, tout.Tout, sauf ma dignité.J'étais rendue une marionnette contrôlée par ces substances qui me détruisaient.Je pensais que je pouvais geler mes émotions pour oublier.Cependant, ça ne marchait pas, et mon état empirait.Dans la rue, sans aucune aide, je m'enfoncais encore plus au lieu d'avancer.Et puis, un jour, j'ai rencontré Geneviève.Ce petit bout de femme, qui un jour m'a dit : «Ça suffit!» Elle a presque réussi à me faire cesser de consommer.Cependant, le deuil de ma mère et de mon fils m'ont empêchée de me rétablir complètement.C'est là que j'ai connu L'Itinéraire.Ici, on m'a aidée à reprendre confiance en moi et à travailler.Si je peux vous donner un conseil : n'abandonnez jamais une personne proche de vous qui a un problème de consommation de drogues ou d'alcool.C'est vraiment à ce moment-là que cette personne a besoin de vous.Comment faire confiance à la justice?PIERRE FOURNIER Camelot, angle Laurier/Chambord L'affaire Turcotte a ébranlé ma confiance envers la justice.Que quelqu'un puisse tuer ses deux enfants et s'en sortir avec un verdict de «non-criminellement responsable», je trouve ça aberrant étant donné son état d'esprit au moment du geste.Surtout que, très peu de temps après sa libération, les psychiatres considéraient qu'il pouvait présenter un danger pour la société, mais ils n'avaient plus de raison suffisante (au niveau «maladie mentale») pour le garder à Pinel.Ça donne l'impression d'un système de justice à deux vitesses.Je pense qu'un simple citoyen ayant commis le même geste aurait eu une sentence beaucoup plus sévère : le fait que Turcotte ait été chirurgien a pesé très lourd dans la balance.Lavocat a aussi joué un grand rôle : on le sait, un bon avocat peut souvent éviter des peines à ses clients, mais un bon avocat, ça coûte très cher et ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir en avoir un de cette qualité.Tout ça démontre un certain laxisme du système de justice, qui en fin de compte permet à trop de criminels de s'en sortir avec des sentences bonbons.Intégrité et musique classique SERGETRUDEL Camelot, marché Metro Morgan Ce que j'aime, dans la vie, ce sont les gens qui sont vrais, les gens qui disent les vraies choses.En toute circonstance, les hypocrites n'ont pas de place dans la société et Dieu sait qu'en politique, c'est plein de ces gens-là.On n'a qu'à penser à la corruption qui règne au niveau municipal.On dirait que les gens vrais ne sont plus de ce monde.Je pense à Jean Drapeau, entre autres, chez qui j'ai eu l'honneur de travailler dans les années 70 en tant qu'agent de la sécurité.Dans le domaine des arts, j'aime tout particulièrement la musique classique.Je syntonise, entre autres, Radio-Classique qui diffuse la musique que j'aime 24 heures par jour.J'ai même fait partie d'une chorale, le Chœur québécois.Nous avons eu l'occasion de chanter au Centre Bell à l'occasion du 100e anniversaire du Club de hockey Canadien et du 75e de l'OSM, sous la direction de Kent Nagano.C'était en 2009, je ne l'oublierai pas.Remembering my priorities BILL ECONOMOU Camelot, marché Atwater No matter what day of the week it is, I always remember my priorities.I pray everyday and thank the Lord Jesus-Christ for what I have.I go to church regularly and read my Bible.I know I'm grounded in what I believe and that's important to me.I'm being lead by the Holy Spirit to make the right discernment and to show myself as a good example to others.The weather might affect my mood, but not my priorities.No matter where I'm living, my mind will always be spiritually focused.There will be some distractions, but I will not give up and continue living my life.The nice weather, though, will give me more inspiration to do what I want and I'll feel better.As longas I do this I will be on track in my life.28 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 HORS PISTE Cœur PAR PIERRE SAINT-AMOUR | Chroniqueur de rue ne voulais surtout pas prévenir ma blonde.Je n'en J C avais pas la force.Alors j'ai passé un coup de fil à Catherine : -Allô?-\tIci la voix de ta conscience, ai-je susurré.-\tJe ne m'adresse pas aux inconnus.-\tFais une exception et dis-moi tout.En commençant par le début.-\tÇa risque de prendre un certain temps.-\tJustement, j'en ai.-\tTu l'auras voulu.Qu'est-ce que tu veux savoir, au fait?Aimerais-tu que je te raconte en détail mes dernières prises de bec avec Sylvie Dumais?Que je te confirme que Sylvain Léonard est tellement con que les mouches se suicident sur son passage?Ou peut-être préférerais-tu que je t'explique ma nouvelle théorie à propos de Mère Teresa, à savoir quelle était en réalité une disciple de Satan ?-\tTu fais comme d'habitude: à ta tête.-\tAlors, attache-toi bien: c'est parti.» Ce fut interminable.Elle soliloqua longuement sur l'ineptie de ses collègues de travail, abondamment sur le piège monstrueux quelle avait imaginé pour attirer dans son lit un goujat qui feignait de ne pas la reconnaître lorsqu'il la croisait dans la rue et amplement sur l'inconduite de son père, qui avait le don de la rendre folle depuis le jour de sa naissance.Je luttais désespérément contre le sommeil et fus incapable d'étouffer un bâillement.-\tSi ça t'emmerde, tu n'as qu'à le dire.-\tPardonne-moi, j'ai eu une dure journée.-\tÇa se sent dans ta voix.-\tC'est à cause de la morphine.Elle eut un moment d'hésitation: -\tTu m'appelles d'où, exactement?-\tDe l'hôpital.-\tTu me niaises?-\tJe ne te niaise pas.Je suis trop faible pour faire de l'humour.Alors voilà : j'aimerais que tu me rendes un petit service.Pourrais-tu téléphoner à ma mère pour lui dire que j'ai fait un infarctus, que je me porte aussi bien qu'il est possible de l'être dans les circonstances et que j'ai oublié d'apporter ma brosse à dents?-\tJe ne suis pas certaine d'avoir bien compris.-\tTu as très bien compris.Ce matin, j'ai été foudroyé par un infarctus.Je loge actuellement à l'Hôpital général de Montréal et je ne sais pas si je vais survivre jusqu'à demain.Donc, tu fais comme j'ai dit: tu préviens ma mère, qui va prévenir ma soeur, qui va prévenir ma blonde.En agissant de cette façon, je m'évite le mur des lamentations et je réduis sensiblement le risque de me taper un autre infarctus.Des questions?-\tNon.C'est très clair.Et ça me confirme une chose.-\tLaquelle?-\tTu es encore plus con que Sylvain Léonard.Au bout de trois jours, j'ai pu sortir des soins intensifs.J'étais salement amoché, c'est vrai, mais vivant.Pour la suite des choses, on verrait bien.J'avais tout mon temps.La salle dans laquelle on m'avait transféré était occupée par une douzaine de lits.Dans les lits, il y avait des hommes, tous plus vieux que moi.Pas de femmes.C'était irréel, mais je m'en foutais éperdument.Ce qui me préoccupait, c'était la douleur diffuse que je ressentais au thorax.Je n'eus guère le loisir d'approfondir le sujet : une infirmière s'amena à mon chevet et m'administra une injection de morphine.Je dormis jusqu'au lendemain.J'avais dormi, comme on écrit dans les romans à deux sous, d'un sommeil de plomb.Vivant sous le seuil de la pauvreté, je ne pouvais évidemment pas m'offrir le luxe de faire de la grande littérature.Quoi qu'il en soit, je m'éveillai passablement agité, frappé par la révélation divine que l'esprit n'est pas tout dans la vie.Il y a également le corps.En ce qui le concerne, je devais admettre qu'il avait été mis à rude épreuve et qu'une bonne vidange d'huile s'imposait.Je tentai de m'asseoir au prix de mille difficultés, car j'étais branché à des tubes et à des fils qui contrariaient ma liberté de mouvement.Je me saisis de l'urinal qu'on avait déposé sur ma table de chevet et m'apprêtais à pisser lorsque je fus envahi par une étrange sensation.Quelqu'un m'observait.Je levai la tête.Dans le lit voisin, occupé hier par un homme, une jolie femme aux longs cheveux de jais me souriait : - Tu ne vas quand même pas pisser devant moi?quelle me dit.(à suivre.) 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 29 Un repas à la carte En offrant une carte-repas à 5$, vous permettez à une personne démunie de manger avec dignité un repas complet au café L\u2019Itinéraire.La carte-repas solidaire est aussi échangeable auprès des organismes Comité social Centre-Sud, MultiCaf, Resto Plateau et Chic Resto Pop.Donnez autrement, aidez des gens dans le besoin à manger à leur faim! Un projet de L\u2019Itinéraire appuyé par L\u2019œuvre Léger, Moisson Montréal et la fondation Tirelire Grâce à vos dons, L\u2019Itinéraire sert gratuitement plus de 17 000 repas complets par année aux personnes démunies.Les cartes-repas peuvent vous être envoyées pour vous laisser le soin de les donner, ou être distribuées par des bénévoles et nos intervenants qui offrent ainsi réconfort et service d\u2019aide pour la réinsertion sociale.Don en cartes-repas AIDEZ L\u2019ITINERAIRE: DONS ?CARTES-REPAS ?ABONNEMENT DON Je fais un don de: CARTES-REPAS2 J'offre_____cartes-repas à 5 $ chacune = ABONNEMENT AU MAGAZINE Je m'abonne pour une période de: O 12 mois, 24 numéros (124,18 $ avec taxes) O 6 mois, 12 numéros (62,09 $ avec taxes) Nom ou N° de camelot (s'il y a lieu) : IDENTIFICATION O Mme OM.S1 Nom:_______________________________ Prénom:_________________________________ Nom de l'entreprise (Don corporatif) :______________________________________ $' Adresse : ______________________________________________________________________ Ville: _____________________________________________________________________ Province:__________________________ Code postal :_____________ _____________ j Téléphone : (_________)_______-_________________________________________________ 5 Courriel: ______________________________________________________________________ MODE DE PAIEMENT O Visa, MasterCard O Chèque au nom du Groupe communautaire L'Itinéraire TOTAL DE MA CONTRIBUTION : Notes 1\tVous recevrez votre reçu d'impôt début janvier suivant votre don.2\tLes cartes sont distribuées par L'Itinéraire, mais si vous voulez les recevoir pour les donner dans la rue, cochez ici et nous vous les N»de la carte : I___I___I___I___I___I___I___I___I____I___I___I___I___I___I___I___I___I Expiration______/__________ (Mois) (Année) Signature du titulaire de la carte enverrons avec le Guide du bénévole.Cochez ici ?Dons et abonnement disponibles en ligne au www.itineraire.ca Postez ce formulaire de don et votre chèque au Groupe communautaire L'Itinéraire: 2103, Sainte-Catherine Est, 3e étage, Montréal (Québec) H2K2H9.Pour toutes questions, contactez-nous au 514-597-0238 poste 230.ü Zoom Média aide L'Itinéraire à faire une différence à Montréal Grâce à son partenariat de visibilité avec Zoom Média, L'Itinéraire Fait la promotion depuis la mi-juillet de son concept de cartes-repas dans les bars et restaurants de la métropole.«Depuis maintenant près de 10 ans, Zoom Média aide L'Itinéraire à faire une différence à Montréal.En tant que média, nous considérons qu'il s'agit d'un devoir citoyen d'offrir des partenariats en soutien aux OBNL à travers la province», commente François-Pierre Boucher, directeur de comptes senior chez Zoom Média.La campagne d\u2019affichage vise à promouvoir un concept unique à L\u2019Itinéraire, qui permet aux gens d\u2019offrir une aide alimentaire flexible aux personnes dans le besoin.«/Vous sommes fiers de faire la promotion de ce système qui vient retirer toute réticence que quelqu'un pourrait avoir à donner à un itinérant.Le système des cartes-repas est formidable puisqu'il permet à l'utilisateur de l'échanger dans quatre établissements de restauration pour recevoir un repas complet pour seulement 5 $.» Merci à Zoom Média pour leur soutien ! tfûi lepaà à la mite I ne f>t rxivitu iff tus le Inbuilt it su fait/i l h p'lit 5 S qui Tait dit bien! i 11.i i WWW.TRAITEURBIS.QC.CA 514 721 -1747 Bis est une a but non lucratif d'insertion sociale et professionnelle Problèmes avec le jeu?JEU : AIDE ET RÉFÉRENCE 514 527-0140 1 800 461-0140 1 866 SOS-JEUX www.jeu-aidereference.qc.ca © cso Centrale des syndicats du Québec i r une Centrale au service des personnes, en mouvement avec son temps tvJ f facebook.com/lacsq csq.qc.net ^ twitter.com/csq_centrale Faisons connaissance Nous sommes vos PÉRISOIGNANTS On accueille, assiste, sourit, dose, analyse, nourrit.On cuisine, répare, entretient, nettoie, prépare, soutient.On renforce, rééduque, archive, transporte, radiographie, stérilise.On travaille pour les Québécois de mille et une façons à la grandeur du réseau public de la santé et des services sociaux.Venez nous voir à perisoignants.com QIühAN i b Du métier et du cœur accueil hotineau crow.ïfjnfr, ¦.grandir.WWW.ACCUt(^OfffftAUCOM tACttOOk/ACCUttCtOfCfCtAU Pour faire une différence RAISON L'âge de 1er octobre : Journée internationale des personnes âgées Pour mieux bâtir l'avenir et tisser des liens entre hier et demain, laissons s'exprimer les aînés ! PAR LA TCAÎM Désigné par l\u2019Assemblée générale des Nations Unies depuis 1991, le 1er octobre marque la Journée internationale des personnes âgées à travers le monde.Cette date a pour objectif de reconnaître la contribution des aînés dans le développement des collectivités et de s'intéresser aux enjeux qui découlent du vieillissement démographique des sociétés.Comme le souligne l'Organisation mondiale de la Santé, «les personnes âgées joueront [au cours des prochaines années] un rôle de plus en plus important -grâce à leur travail bénévole, la transmission de leur expérience et de leur savoir, l'aide qu'ils apportent à leurs familles comme responsables de leurs soins, ainsi que leur participation grandissante à la force de travail rémunérée».Cette année, la Journée s'articule autour du thème «Le futur que nous voulons : ce que les aînés ont à dire» [The future we want : what older persons are saying).Les Nations Unies souhaitent ainsi sensibiliser les organisations de la société civile et représentants des gouvernements sur les opportunités et défis entourant la longévité et le développement tout en promouvant des sociétés pour tous les âges.La thématique de la Journée internationale des personnes aînées choisie pour 2013 fait écho au processus participatif que l'ONU a mis en place afin de réfléchir sur l'étendue du Programme des objectifs du millénaire au-delà de 2015.Les aînés du monde entier sont invités à s'exprimer par le biais de grandes consultations et de la plateforme en ligne www.myworld2015.org.À une échelle plus régionale ou même locale, soit celle de la région de Montréal, le thème de la Journée internationale des personnes âgées conserve encore tout son sens, puisqu'il témoigne de l'importance de tenir en compte le point de vue des personnes aînées dans les débats et projets collectifs qui nous concernent tous et de valoriser la participation citoyenne auprès de l'ensemble des générations.Plusieurs organismes montréalais ont à cœur ce désir de donner la parole aux aînés eux-mêmes, souvent oubliés parce qu'ils ne sont plus considérés comme faisant partie de la population dite «active» ou «à l'emploi».Toutefois, bien que làvancée en âge entraîne son lot de défis notamment au plan de la santé, les conditions de vie s'étant améliorées, plusieurs personnes aînées sont engagées pour une cause ou une organisation ou simplement impliquées dans une ou plusieurs activités individuelles ou collectives.Le 1er octobre est donc l'occasion de transformer notre regard envers les aînés de notre société, d'échanger avec eux et d'apprendre de leurs expériences pour mieux progresser.Afin de mettre en valeur la place des aînés dans la communauté, le Forum des citoyens aînés de Montréal, organisme membre de la TCAÎM, organise une parade des aînés intitulée «Les Mille et une Beautés du Gris» le 1er octobre 2013 à 11 h 30 à la Place Square-Victoria à Montréal.Un exemple parmi plusieurs autres événements montréalais qui célèbrent avec originalité nos personnes aînées ! Le thème de /ajournée internationale des personnes âgées témoigne de l'importance de tenir en compte le point de vue des personnes aînées dans les débats et projets collectifs Table de concertation des aînés de L'île de Montréal (514) 286-8226 et www.tcaim.org Pour davantage de nouvelles et articles intéressants sur les personnes aînées, visitez notre blogue et site Web de l'organisme au www.tcaim.org ou suivez-nous sur Facebook www.facebook.com/TCAIM et Twitterwww.twitter.com/TCAIMorg 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 35 L'ATELIER: l'art au service des âmes blessées Fondé en 1971, L\u2019ATELIER a pour mission d'aider les personnes souffrant de troubles psychologiques ou de problèmes de santé mentale à se reconstruire, grâce aux métiers d\u2019art.PAR THOMAS MARTEIL Pierre, participant au programme TRANSART, à l\u2019atelier d\u2019émail sur cuivre en train de créer un bijou à la méthode du cloisonné.Neuf disciplines sont enseignées par des professeurs spécialisés : tissage traditionnel, Saori, feutre, vitrail, bijoux, impression sur tissus, couture, broderie, sérigraphie et émail sur cuivre.Situé au centre-ville, l\u2019organisme met les métiers d\u2019art au service des personnes vivant avec une détresse psychologique ou ayant des troubles de santé mentale.Ces métiers sont des outils pour les aider dans la prise de décision, le travail d\u2019équipe, la promiscuité, la créativité.Les participants ne sont pas là pour apprendre un métier explique Catherine Dupuis, la directrice générale de L\u2019ATELIER.«Les métiers d\u2019art sont des outils pour les valoriser et prendre conscience qu'ils sont encore capables de faire quelque chose de leurs mains.» Manon, participante, a été agréablement surprise de l\u2019accueil quelle a reçu et adore ses journées à faire de la couture.«On apprend beaucoup ici.On a l\u2019impression d'être au travail parce qu'on doit respecter un horaire et que ce sont des journées entières, tout en s\u2019exprimant en totale liberté à travers l\u2019art», dit-elle.Susan ne regrette pas un seul instant d\u2019avoir franchi les portes de L\u2019ATELIER.Elle y a trouvé un lieu de travail lui permettant de laisser libre cours à sa créativité tout en restant dans un cadre défini qui la maintient concentrée: «On me pousse toujours à me dépasser et à bien faire les choses.On a parfois l\u2019impression d'être des artistes!», rigole-t-elle.Des programmes sur mesure Trois programmes ont été mis en place afin de répondre aux différents besoins des participants.Regart, le programme d\u2019insertion sociale s'adresse aux personnes souffrant de troubles de santé mentale.«// leur permet de se revaloriser, de se resocialiser et d'avoir un milieu de vie», explique Mme Dupuis.Ginette, à LATELIER depuis 13 ans, suivait une thérapie quand elle est arrivée et elle ne parlait à personne.Incapable de socialiser, elle mangeait dans les escaliers de l'édifice le midi.Depuis ça va beaucoup mieux.«L'ATELIER m\u2019a apporté de la confiance, de l'estime de moi et j'ai retrouvé la capacité de faire quelque chose par moi-même.On apprend vraiment à revivre.» Ensuite, il y a Action, un programme d'intégration au travail.Ici, ce sont des gens qui participent déjà à Regart et qui veulent se donner les moyens de s'intégrer à la société et au marché du travail.Transart vers l\u2019emploi est destiné à ceux souhaitant retourner dans la vie active.Il dure six mois et accueille 20 personnes par session.On vise à approfondir la connaissance de soi BLOC-NOTES Parce qu\u2019un peu d\u2019aide, quand on vient d\u2019arriver, ça fait du bien L\u2019Hirondelle (services d\u2019accueil et d\u2019intégration socio-économique des immigrants) 514 281-5696 www.hirondelle.qc.ca La Maisonnée (services d\u2019aide et de liaison pour immigrants) 514 271-3533 www.lamaisonneeinc.org Le Carrefour de Ressources en Interculturel (CRIC ) (rapprochement interculturel entre résidants et organismes du quartier Centre-Sud) 514 525-2778 www.criccentresud.org et acquérir des habiletés personnelles, sociales et professionnelles.Il inclut un stage de quatre semaines en milieu de travail pour observer et mettre en pratique les apprentissages.Catherine Dupuis explique que règle générale, les entreprises sont sensibles aux exigences des stages.Il arrive régulièrement que le stage conduise à une offre d'emploi.C'est le cas de Pierre, qui pendant de nombreuses années a été cuisinier et qui aujourd'hui, après une dépression sévère et la découverte d'un problème de santé mentale, est venu se reconstruire et trouver sa voie en fonction de ses envies.Il a effectué un stage en horticulture et a été embauché pour le printemps 2014.Il est très heureux: «Ça n'a jamais été aussi bien dans ma vie.Maintenant, ma santé mentale est ma priorité parce que je veux savoir exactement ce que j'ai.» Il s'est également découvert une passion pour l'émail sur cuivre, à tel point qu'il se construit maintenant un petit atelier chez lui.36 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 JUSTICE La tribune juridique PAR ME DOMINIQUE RATELLE | Avocat Arrérages de pension alimentaire J\u2019ai vécu en union libre avec ma conjointe pendant plusieurs années.Nous avons eu trois enfants, nés en 1993, 1995 et 1996.En 1999, un jugement a été prononcé par lequel mon ex-conjointe obtenait la garde des trois enfants et je devais payer une pension alimentaire de 125 $ par semaine.Peu de temps après, soit en début de 2000, j\u2019ai perdu mon emploi.D\u2019un commun accord avec mon ex-conjointe, j\u2019ai cessé de payer la pension alimentaire pour les enfants.Ma mère est décédée récemment sans testament.J\u2019ai hérité de plus de 20 000 $.Le Ministère du Revenu du Québec m\u2019a saisi tout l\u2019héritage pour payer la pension alimentaire.Ont-ils le droit?Denis Vous pouvez demander l'annulation de la pension alimentaire et des arrérages de pension alimentaire.Pour la pension alimentaire, si vous n'avez pas de revenu, vous n'avez pas de pension à payer.Pour les arrérages de pension alimentaire, étant donné que vous aviez une entente avec votre ex-conjointe et que vous semblez croire qu'aucune demande devant le Tribunal n'était nécessaire, à mon avis, il serait possible de faire une demande d'annulation des arrérages de pension alimentaire et vos chances de gagner seraient bonnes.Vous devez consulter votre avocat sans délai.Partage de REÉR et union libre Je vis avec mon conjoint de fait depuis plus de vingt ans.Nous avons deux enfants âgés de 15 ans et de 12 ans.Mon conjoint de fait possède une maison de plus de 300 000 $ et des R.E.É.R.de plus de 200 000 $.En cas de séparation, ai-je le droit de partager le patrimoine familial ?Mélanie Non, vous n'êtes pas mariés et le patrimoine familial est strictement réservé aux personnes mariées ou unies civilement.En conséquence, s'il y a une séparation, vous partirez avec vos biens et effets mobiliers vous appartenant.Même si vous avez abandonné votre carrière pour élever les enfants, votre conjoint ne vous doit rien.Lors du début de l'union, vous étiez majeure et vaccinée, vous avez décidé de ne pas vous marier ou de signer un contrat de vie commune.Vous devez aujourd'hui assumer les conséquences de vos choix.Peut-être avez-vous droit à une réclamation pour enrichissement injustifié si vous avez enrichi votre conjoint.À qui les REÉR ?Bonjour.Je suis séparée légalement devant la Cour (chambre de la famille) depuis 1996 mais non divorcée.Aujourd\u2019hui, j\u2019ai un conjoint de fait (nous faisons des rapports d\u2019impôts déclarés comme tels) depuis 2006.J\u2019ai deux enfants majeurs issus de ma première union (mariage).A mon décès, à qui iront mes REÉR personnels?A mon ex-mari ou à mon conjoint de fait actuel ou à mes enfants majeurs?Je vous remercie.Marie-Claude Si vous n'avez pas de testament, vos R.E.É.R.iront comme suit : 1/3 à votre mari et 2/3 à vos enfants, et ce, conformément à l'article 666 du Code civil du Québec.Si vous avez un testament, vos R.E.É.R seront dévolus comme vos autres biens conformément à vos dernières volontés prévues à votre testament.Nous croyons qu'il serait judicieux de votre part, compte tenu du fait que vous êtes séparés depuis 2006, d'obtenir un jugement de divorce et un certificat de divorce.Envoyez vos questions courtes et signées à courrier©itineraire.ca \t\t \t\t \t\t 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 37 Exposition du 5 septembre au 13 octobre 2013 UTi J la déficience autrement Photo : Guy Fortin PHOTOGRAPHIES DE GUY FORTIN Découvrez une série de 30 photographies en noir et blanc du photographe Guy Fortin mettant en valeur des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.Moment de fierté pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, l\u2019exposition vous permet de poser un regard différent sur leur réalité, au-delà des apparences et des clichés habituels.Écomusée du fier monde 2050, rue Amherst (angle Ontario) © Berri-UQAM 514 528-8444 ecomusee.qc.ca \u2014 chutregardez.com ëcoMusëe ?U FIER MONDE ENCADREX .corn 1*1 Patrimoine Canadian canadien Heritage guyfortinphotographe.com Krach sur les planches Au-delà des enjeux surréalistes de la crise du crédit de 2008, il y a des hommes et des femmes qui sont au bord de l'implosion.C'est une incursion dans la machine boursière que propose la pièce Instructions pour un éventuel gouvernement socialiste qui souhaiterait abolir la fête de Noël.Un percutant huis clos de Michael Mackenzie défendu par Sophie Desmarais et Luc Picard, dans une mise en scène de Marc Beaupré.Du 8 octobre au 2 novembre, au Théâtre d'Aujourd'hui www.theatredaujourdhui.qc.ca PANORAMA ARTS VISUELS CINÉMA André Forcier: l'intégrale Jésus au marché aux puces moon Des Chroniques labradoriennes (1967) à Coteau-Rouge (2011), André Forcier nous a offert une œuvre cinématographique inclassable, où le magique vient régulièrement fricoter avec la réalité.La rétrospective intégrale de ses œuvres se poursuit jusqu'au 11 octobre à la Cinémathèque québécoise; une occasion en or de revoir des œuvres devenues pratiquement inaccessibles.On en profite pour revoir Jean Lapointe crever l'écran dans L\u2019eau chaude, l'eau frette (3 octobre) et redécouvrir la poésie cruelle de Au clair de la lune (4 octobre), qu'illumine la présence de Guy L'Ecuyer.Renseignements : www.cinematheque.qc.ca Notre patrimoine religieux se perd?Pas pour l'artiste montréalaise Jennifer Small qui récupère dans les brocantes statues, crucifix et autres icônes du catholicisme pour les transformer en œuvres porteuses de commentaires sur la société d'aujourd'hui.Ici, un Jésus détaché de sa croix et peint aux couleurs de Coca-Cola représente les deux plus grandes marques de commerces de tous les temps; là, un Christ dans une cabine téléphonique se prend pour Superman.Cette réappropriation des symboles religieux exploite joyeusement la technique du collage chère à l'art contemporain.À voir jusqu'au 26 octobre à la galerie Art Mûr 5826, rue Saint-Hubert, www.artmur.com ou 514 933-0711 It's the Real Thing, 2011, techniques mixtes, 41 x 27 cm Le Dr Yves Lamontagne chante pour Les Impatients L\u2019ex-président du Collège des médecins reprend le micro pour distiller du rock et du blues au profit des Impatients dans ce qu\u2019il annonce être son spectacle d\u2019adieu.Les billets se détaillent à 100 $ et 250 $, et tous les profits iront à l\u2019organisme Les Impatients.Un soir seulement, 8 octobre à 19 h 30, au Théâtre Plaza (6505 rue Saint-Hubert).Renseignements : 514 842-1043.Marie-Josée Longchamps et Raymond Lévesque Raymond Lévesque aura85ansle7octo-bre.Pour lui rendre hommage, Marie-Josée Longchamps, l\u2019inoubliable Janine Jarry de Rue des Pignons qui a aussi joué dans la création de Bigaouette de Lévesque en 1967, remonte sur scène pour rendre hommage au pionnier en interprétant ses chansons et monologues.Formule souper-spectacle, le 9 octobre à Le rendez-vous du thé (1348, rue Fleury Est).Renseignements : 514 384-5695.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 39 VEMBRE GAMELIN DU QUARTIER DES SPECTACLES DORMIR DEHORS INFO: ATSA.QC.CA G * ¦ QUARTIER b OES SPECTACLES P MONTREAL Canada Council for Hie Arts Québec 55 Montréal^ PAR DENYSE MONTÉ VIVRE r°] VJ Chanter ^ pour ne pas ronfler L'ère est à la chanson et la chanson est dans l'air partout.Des chercheurs du département d'ORL du Royal Devon and Exeter Hospital nous apprennent maintenant que chanter une vingtaine de minutes par jour réduit le ronflement.Ils ont fait cette découverte après avoir demandé à près d'une centaine de ronfleurs de faire des vocalises quotidiennement.Au bout de trois mois, l'intensité et la fréquence de leurs bruyantes vibrations nocturnes avaient diminué de façon significative et la qualité de leur sommeil avait, elle, augmenté.La bave d'escargots pour être belle Des salons de beauté asiatiques proposent une alternative toute naturelle aux crèmes anti-âge et autres procédés chimiques.Des escargots vivants se promènent sur le visage des clientes et y déposent leur bave de jouvence.Ensuite, à l\u2019aide d\u2019un massage, une esthéticienne fait pénétrer le précieux mucus.Celui-ci est riche en protéines, antioxydants et acide hyaluronique, un trio quasi magique puisqu'il peut apaiser les inflammations, éliminer les cellules mortes de la peau et l'hydrater.A 250 $ pour une heure, ce traitement a l'avantage de ne laisser aucune trace de rajeunissement forcé, comme le Botox et le lifting.Pas de vacances pour votre transverse Les abdominaux sont composés de quatre muscles qui ont chacun leurs fonctions, mais c'est le transverse de l'abdomen qui est le plus important pour prévenir les problèmes de dos, explique Alexandre Paré, kinésiologue spécialisé en blessures musculosquelettiques l alexandrepare, com).Le faire travailler permet également d'exécuter des mouvements quotidiens avec énergie et Æ fluidité et de performer dans différents sports et activités physiques.Tout le monde ne peut posséder le transverse de Rafael Nadal, qui lui permet des rotations du tronc prodigieuses, mais rien ne nous empêche de s'attaquer au nôtre.La planche abdominale, dos rectiligne, coudes au sol, est un exercice efficace et facile à exécuter en y allant progressivement.Plus simple encore, rentrer le nombril légèrement en marchant, le dos bien droit.Gousse miracle Des chercheurs chinois ont montré un lien direct entre la réduction du cancer des poumons et la consommation d'ail cru.Après avoir observé pendant 7 ans 5 924 participants, il est apparu que les personnes qui mangeaient de l\u2019ail cru au moins deux fois par semaine étaient moins sujettes à développer un cancer pulmonaire; précisément, 44 % moins de risque pour les non-fumeurs et 30 % pour les fumeurs.Ces résultats sont parus dans la webrevue Cancer Prevention Research.Des études précédentes ont démontré que la consommation de légumes de la famille des alliacées (ail, oignon, échalote, ciboulette, poireau) aurait un effet protecteur contre les cancers de l'estomac et de l'intestin.Tabac : une plante plutôt qu'une patch Vous avez tout essayé pour arrêter de fumer et ça ne marche pas?Le kudzu est une autre option.Cette plante millénaire d\u2019Extrême-Orient, introduite aux Etats-Unis et excessivement envahissante, possède cependant des propriétés uniques.Elle favorise, entre autres, la désaccoutumance à l\u2019alcool ou au tabac, grâce aux flavonoïdes que contiennent ses racines.Ces substances, par leur action relaxante, jouent un rôle sur les dépendances; une étude du Dr Scott Lukas, du McLean Hospital affilié à Harvard, la démontré dans le passé.Par contre, le kudzu, très riche en isoflavones, est contre-indiqué aux femmes qui ont eu le cancer du sein, en raison de ses effets oestrogéniques.1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 41 LIVRES PAR THOMAS ETHIER, URSULE FERLAND ETSOPHIE GILLIG Découvrir l'histoire de La Cadie % Cet ouvrage pragmatique, destiné aux passionnés d\u2019Histoire, est une première étude approfondie qui nous plonge dans l\u2019histoire du nord-est du Nouveau-Brunswick.C\u2019est une contribution à la compréhension des relations entre Micmacs et Euro-Canadiens, au processus d\u2019implantation française et au passage au régime anglais.Le livre remet en question des faits historiques parfois travestis et redéfinit l\u2019historiographie de ce territoire.L\u2019auteur certifie entre autres que cette région relevait beaucoup plus de l\u2019administration de Québec que de celle de Louisbourg.Ce recueil, au style académique, quoique agréablement vulgarisé, est une première synthèse intégrale de ce bout de pays méconnu et de cette sphère d\u2019interactivités entre Français et Micmacs.(U F) La Cadie, Frontière du Canada - Micmacs et Euro-canadiens au Nord-Est du Nouveau-Brunswick, 1620-1850 Par Nicolas Landry, Septentrion, 322 pages.Voyage dans l'enfer du crack Seul un toxicomane peut vraiment en comprendre un autre, et Agnès Reynaud parvient à nous faire ressentir les hauts et les bas-fonds d\u2019une consommatrice de crack.Son récit voyage entre la Martinique, terre d\u2019appartenance et lieu de déchéance de l auteure, sa France natale et Montréal, terre de sa nouvelle vie.Ponctué de créole et d\u2019argot martiniquais, ce témoignage dépeint la déchéance brutale de l'auteure, mais aussi de la Martinique des années 1990, rongée par l'apparition du crack.Exposé aux sons, odeurs et ambiances ressenties, le lecteur est témoin des moindres détails de ce parcours extrême vers l'enfer, puis, la rémission.Un message d'espoir fort en émotions, où alternent extase et dégoût, érotisme et viols sordides, chaleur des îles et hiver québécois.(TE) Le crack : les cailloux de l\u2019enfer.Récit d'une ex-toxicomane Par Agnès Reynaud, en collaboration avec Lyne Rouillé, Béliveau Éditeur, 293 pages.Petite histoire d'un grand mot On définit la démocratie comme un régime politique égalitaire dans lequel le peuple est souverain.Pourtant, la démocratie ne fut pas toujours considérée ainsi.De son origine grecque, en passant par l\u2019indépendance des États-Unis et la Révolution française, l\u2019auteur retrace l\u2019histoire de la démocratie qui fut longtemps considérée comme un régime chaotique, synonyme d\u2019anarchie.L\u2019élite politique la considérait comme une porte ouverte à une «tyrannie des pauvres», incapables de bien gouverner.Même si le mot est désormais entré dans le vocabulaire courant, Dupuis-Déri constate qu\u2019il n\u2019existe plus de démocratie directe.Les citoyens votent, mais ne disposent plus d\u2019agora où prendre la parole.Une lecture intéressante qui fait réfléchir sur nos politiques contemporaines.(SG) Démocratie : Histoire politique d\u2019un mot aux États-Unis et en France Par Francis Dupuis-Déri, Lux, 446 pages L'itinéraire de Vincent Vallières Cérébral, passionné, Vincent Vallières arrive, dans ses chansons, à dépeindre en peu de mots des récits au sein desquels chacun peut se retrouver.Avec la sortie d'un sixième album, un succès retentissant et une influence notoire dans la culture musicale du Québec, l\u2019auteur-compositeur-interprète garde les deux pieds sur terre.Le métier de musicien reste un métier comme les autres.PAR THOMAS ETHIER Vincent Vallières chante une réalité à l\u2019image de sa carrière : parsemée d\u2019embûches et animée par l\u2019espoir.Son dernier album, Fabriquer l'aube, expose des textes sincères et imagés, au fil de rythmes de guitare décoiffants et de ballades acoustiques poignantes.«Ce qui ressort de cet album, c'est que dans la morosité ambiante, il y a toujours une lumière au bout du tunnel, résume-t-il.Même dans les chansons plus sombres, j\u2019essaie de mettre une porte de sortie vers quelque chose de meilleur.» Ayant complété un baccalauréat en enseignement, le mélomane aurait très bien pu aboutir ailleurs que sur scène.«Vers l'âge de 24 ans, j'ai dû choisir entre faire de la musique à temps plein, ou prendre un emploi en parallèle pour subvenir à mes besoins.42 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 j^>%L f Les moments les plus difficiles m'ont appris à écrire, à vivre.Ils m'accompagnent et vont forcément teinter certaines de mes chansons.La première option s\u2019est imposée, puis le succès est arrivé.» Hommages aux travailleurs Reconnaissant du privilège de vivre de sa passion, le musicien parle avec recul de sa place dans la société, «y ai eu toutes sortes d\u2019emplois dans le passé, qui m\u2019ont appris à respecter les gens.Ma situa tion ne me permet pas de me prendre pour un autre, explique l'artiste, qui a dû travailler fort pour atteindre ses objectifs.La popularité, ce n\u2019est qu\u2019une étape.Ce qu\u2019il reste en fin de compte, ce sont les liens qu\u2019on établit avec les gens.» C'est peut-être dans cet esprit qu'il nous présente les nouvelles pièces Asbestos et Fermont, hommages aux travailleurs du nord du Québec.«Mes deux grands-pères ont fait la grève d\u2019Asbestos et grand-mère y a participé à sa façon, en faisant vivre toute une famille en situation de crise.La chanson Asbestos est née de mes conversations avec elle».La pièce Fermont décrit le quotidien d'un travailleur employé dans le nord du Québec, éloigné de sa famille, prisonnier de l'ennui.C'est lors d'un concert dans cette ville que germe l'idée de cette chanson.«Asbestos était déjà écrite et je l\u2019ai jouée à Fermont.Les travailleurs dans le public tenaient à ce que je remercie ma grand-mère, puisque c\u2019est un peu grâce à elle que les conditions de travail ont progressé.Puis en jasant avec eux de leur vie sur la route, j\u2019ai pensé écrire cette pièce.» Fort de ses expériences Si la vie familiale de ce père de trois enfants contribue à garder ses deux pieds bien ancrés sur terre, Vincent Vallières doit aussi composer avec l'éloignement lors de ses tournées.« C\u2019est sûr qu\u2019on est touchés au quotidien, à cause de mes déplacements, convient-il.C\u2019est le lot de tous ceux qui travaillent sur la route.Mais on a choisi cette vie et elle nous convient.» Le chemin vers le succès, souvent précaire et truffé de remises en question, prend une grande importance pour l'artiste de 35 ans.«Les moments les plus difficiles m\u2019ont appris à écrire, à vivre.Ils m\u2019accompagnent et vont forcément teinter certaines de mes chansons, dévoile le musicien, qui enchaîne avec un parallèle de circonstance.Pour quelqu'un qui a été itinérant dans sa vie et qui a su trouver un autre chemin, c\u2019est un peu la même chose; son expérience va forcément influencer son parcours.» m Fabriquer l'aube Vincent Vallières SPECTRA MUSIQUE 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 43 À PROPO A PROPOS DE.L'AUTOMNE SOLIDARITE DANS LE METRO Les Feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs et les regrets aussi.JACQUES PRÉVERT À partir de novembre, pour les clochards, il n'y a plus que deux solutions: la Côte d'Azur ou la prison.Un compagnon de voyage C'est arrivé il y 12 ans maintenant.Originaire d'Abitibi, je venais de déménager à Montréal.Je ne connaissais personne ni rien à MICHEL AUDIARD la grande ville.Je m'étais trouvé un appartement pas cher près d'Honoré-Beaugrand.Peut-être AUTOMNE EN FLEURS, HIVER PLEIN DE RIGUEUR.DICTON FRANÇAIS L\u2019automne est un andante mélancolique et gracieux un besoin de nature et la peur de m'aventurer au centre-ville, j'ai décidé d'aller voir le parc Angrignon, donc tout au bout de la ligne verte.Un voyage en soi dans le métro.cesi eN auTOMNe qu'il Fauî coMPTer La couvée.PROVERBE RUSSE qui prepare admirablement le solennel adagio de l\u2019hiver.GEORGE SAND Ce qu\u2019il y a parfois de beau avec l\u2019automne, c\u2019est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l\u2019espace, brutalement, semble se gorger de soleil.VICTOR-LÉVY BEAULIEU, L'Héritage Oui, dans ces jours d\u2019automne où la nature expire, à ses regards voilés je trouve plus d\u2019attraits.ALPHONDE DE LAMARTINE À l\u2019automne les arbres font des stripteases pour faire pousser les champignons.À l\u2019automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent.A l\u2019automne de la vie, ce sont nos souvenirs.FLOR DES DUNES J'ai été surpris quand je suis monté dans le train qui arrivait du tunnel à Honoré-Beaugrand.Il y avait déjà un homme assis dans le wagon.Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis placé pas tellement loin de lui.Il avait l'air pas très riche dans son habillement.Il m'a souri et a engagé la conversation sur la température, la chaleur, etc.Je lui ai raconté que j'arrivais à Montréal et que je découvrais la ville.Il a alors commencé à me raconter toutes sortes de trucs à faire pas chers, de lieux à voir, de choses à découvrir.Il m'a parlé comme cela jusqu a la station Angrignon.Au moment de quitter, il restait assis.Je lui ai demandé s'il descendait.Il m'a dit que non, qu'il passait sa journée à faire la ligne verte.Je l'ai revu deux fois par la suite et j'ai su qu'il passait souvent ses journées dans le métro, à parler aux gens et à les aider parfois.Drôle de bonhomme, peut-être seul dans la vie, mais qui accorde une présence à des étrangers au fil du hasard.Pierre, Ville-Marie PATRICK SÉBASTIEN SE\u2019iiïtoe 4e eauwe en fiU&ant temèeb 4e& femUee PIERRE JEAN JOUVE 44 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 DETENTE i 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12 \t\t¦¦ \t\t 1 ¦:\tiB -\t 1/ous trouverez la solution dans l'édition du 15 octobre 2013 HORIZONTALEMENT 1.\tH s'oppose aux croyances établies.2.\tPrendrions pour moitié.3.\tPeut se mettre sans danger dans la bouche.4.\tOnt des teintes chaudes - Content de lui.5.\tArrivée en criant - Moins chaude.6.\tMis en œuvre - Pas familiers.7.\tTranchée - Suit la maîtrise.8.\tPour écarter-Morceau de Verdi.9.\tSinge - Rapide et puissant.10.\tAssemblèrent des cordages.VERTICALEMENT 1.\tLichen.2.\tPousse dans les régions chaudes - Message musical.3.\tNouba - Gamin.4.\tSe débattre - Homme politique portugais.5.\tIl faut compter avec eux.6.\tIvre-Au centre de Berlin - Fin d'année.7.\tGrosse mouche.8.\tC'est rien - Ne réagit pas.9.\tThéorie musicale-Article.10.\tLes aventures d'Énée - Sculpture.11.\tEn Russie - République.12.\tIntimidation.Jeu réalisé par MaxwoodMedia | Renseignements : grilleomaxwood.ca SOLUTIONS DU 15 SEPTEMBRE 2013 1\t2 B 4\t5\t6\t7\t8\t9\t10 11\t12 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 8\t7\t4\t6\t5\t2\t1\t3\t9 3\t9\t1\t7\t4\t8\t6\t5\t2 6\t2\t5\t9\t3\t1\t7\t4\t8 2\t1\t8\t4\t6\t9\t5\t7\t3 4\t3\t7\t1\t2\t5\t8\t9\t6 5\t6\t9\t8\t7\t3\t2\t1\t4 7\t8\t3\t5\t9\t6\t4\t2\t1 9\t5\t6\t2\t1\t4\t3\t8\t7 1\t4\t2\t3\t8\t7\t9\t6\t5 P H I LODENDRON RENOUERAI E N T R O N SERONT V O U G E S T D A A N S E C H O I R S E N E N T S S U T E X M E AME R AMER E R I G E G O M I N A REVER B ERERAS NIVEAU DE DIFFICULTÉ : FACILE 4\t\t\t\t6\t\t\t\t5 2\t\t\t\t\t3\t7\t9\t8 3\t\t\t\t9\t\t\t\t6 \t2\t\t\t\t5\t4\t\t9 \t\t4\t\t1\t\t\t\t \t\t1\t8\t\t\t\t6\t \t\t2\t1\t\t\t9\t\t \t3\t8\t\t\t7\t6\t\t4 \t\t5\t\t\t2\t\t\t Vous trouverez la solution dans l'édition du 15 octobre 2013 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boite 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans un colonne et dans une boite 3x3.NOTRE LOGICIEL DE SUDOKUS EST MAINTENANT DISPONIBLE.10 000 sudokus inédits de 4 niveaux par notre expert, Fabien Savary.En vente exclusivement sur notre site.www.les-mordus.com Jeu réalisé par Ludipresse | infooles-mordus.com 1er octobre 2013 | ITINERAIRE.CA 45 FEU VERT À.DANIEL THIBAULT La charte des valeurs reptiliennes moment d'écrire ces lignes, j'ignore ce que sera devenue la charte des valeurs québécoises proposée par le PQ.Mais puisque le débat à propos de la laïcité est ouvert - et qu'il n'est pas près de se refermer -, je me permets d'ajouter mon grain de sel sur le bobo.Car bobo il y a, et il n'est pas là où l'on croit.D'abord, un peu d'histoire.En 2006, des abus surprenants d'accommodements raisonnables sont repris par les médias et provoquent l'émoi dans la population.Ce sont des cas isolés, mais l'effet amplificateur de la machine médiatique leur donne une importance démesurée : nous voilà désormais convaincus que des hordes d'immigrants ne demandent rien de mieux que de fouler du pied les acquis de notre civilisation.Le maire d'Hé-rouxville l\u2019a bien écrit : ici on ne lapide pas les femmes, non mais.Pas fou, Mario Dumont attrape la balle au bond, en remet une couche de populisme, ce qui donne des ailes à l'ADQ, qui devient en 2007 l'opposition officielle, laissant le PQ pantois.2012.Le PQ est élu après une longue traversée du désert.Il a bel et bien promis de sàttaquer àlaquestion (légitime) de la laïcité des institutions publiques.Notre devise nationale étant «Je me souviens», Pauline Marois décide de jouer du même violon que Mario Dumont en plaçant ce débat sur le territoire identitaire.La charte des valeurs québécoises est née.Suis-je cynique?Mme Marois ne veut-elle pas défendre d'abord et avant tout l'égalité homme-femme?Ne veut-elle pas simplement s'opposer au multiculturalisme qui a des effets délétères sur l'intégration des nouveaux arrivants?Peut-être est-elle honnête sur le fond.Mais la forme ne laisse aucune place à l'interprétation.Le PQ est tout à fait conscient d'un principe bien connu des publicitaires : pour vendre, il faut toucher le reptilien des gens.Et la peur de l'autre est gravée dans notre cortex primitif.Car c'est bien de ça dont il s'agit : en faisant de la laïcité une valeur québécoise, on oppose le «eux» au «nous».Il nÿ a rien de spécifiquement québécois à la laïcité : au contraire, la religion est omniprésente dans notre culture! On est le pays aux 1000 clochers! Il y a plus de saints dans nos noms de ville que de seins Chez Parée! Il y a même un crucifix à l'Assemblée nationale, que le ministre Drainville veut conserver au nom de l'Histoire, comme si c'était René Lévesque qui était sur la croix et non pas Jésus.Soyons clairs : dans toute cette affaire, ce sont les signes religieux des autres qui dérangent.Pourtant, nous, catholiques, avons notre lot de traditions malsaines.Hé! On vénère la représentation d'un homme cloué sur une croix! Pas mal plus traumatisant pour un enfant qu'un ami qui porte un turban pendant une partie de soccer, non?Bref, cette charte est méprisable parce quelle remue le fond de racisme de la population par pur électoralisme.L'argument le plus entendu depuis le début de l'affaire, c'est le très xénophobe «s'ils ne sont pas contents, qu'ils retournent chez eux».Allez dire ça au Juif orthodoxe né et élevé ici.Le débat sur la place de la religion dans l'espace public est sain et nécessaire.Mais en se drapant de patriotisme pour défendre la laïcité, le PQ remplace une religion par une autre.Réputé pour sa plume irrévérencieuse, Daniel Thibault a collaboré à l'écriture de plusieurs spectacles d'humoristes québécois, dont Martin Matte, François Morency, Claudine Mercier et Patrick Huard.Son incursion dans le milieu de l\u2019humour lui a valu quatre Olivier en tant que metteur en scène et auteur.En télé, il a coécrit La vie rêvée de Mario Jean et Mirador.Depuis peu, il coécrit avec Isabelle Pelletier la comédie La vie parfaite, diffusée sur ICI Radio-Canada Télé.Il y a plus de saints dans nos noms de ville que de seins Chez Parée! 1/ 46 ITINERAIRE.CA | 1er octobre 2013 ma \u2022 VOIX ma STM JOIGNEZ VOTRE VOIX et contribuez à l\u2019essor du transport collectif Partagez votre opinion en devenant membre de Ma voix ma STM et courez la chance de gagner des prix en argent.Inscrivez-vous dès aujourd\u2019hui stm.info/mavoix MOUVEMENT COLLECTIF https://www.mavoixmastm.info/R.aspx?a=32 Ceci pourrait être votre i café au bureau Déguster un café savoureux au quotidien ne devrait pas être un plaisir réservé à la maison ou au restaurant.C'est pourquoi, nous, les Services de café Van Houtte, offrons une vaste sélection de cafés de première qualité et de spécialité qui sauront vous séduire.Jumelé à notre gamme de systèmes d'infusion innovants de Keurig® et à un service clé en main d'échelle nationale, vos besoins en café au bureau seront satisfaits et délicieusement surpassés.ir SERVICES DE CAFE ServicesCafeVanHoutte.com "]
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