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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier G
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2012-01-28, Collections de BAnQ.

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[" EDDCATIOS ENSEIGNEMENT Guy Breton et une «troisième avenue pour les partenariats» Page 2 Le Québec en retard en matière de scolarisation universitaire Page 3 McGill et Montréal se rencontrent à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal Page 8 CAHIER G .LE DEVOIR, LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 I Les cégeps ont 44 ans Au Canada, «c\u2019est au Québec qu\u2019on trouve le plus grand nombre de jeunes de 30 ans ou moins ayant un diplôme d\u2019études supérieures» Les cégeps devront subir des compressions de 80 millions de dollars dans les deux prochaines années.À force de couper dans le réseau, la qualité de l\u2019enseignement ne risque-t-elle pas d\u2019être affectée?C\u2019est du moins la crainte formulée par Jean Perron, président et directeur général de l\u2019Association des cadres des collèges du Québec.PIERRE VALLEE Après plus de 40 ans d\u2019existence, qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui du réseau des cégeps?Bien que le succès soit au rendez-vous, chiffres à l\u2019appui, certains insistent toujours pour remettre en cause, de temps à autre, la pertinence de ce modèle d\u2019éducation supérieure typiquement québécois.Sans compter que les cégeps ont plusieurs défis à relever dans les années à venir.«L\u2019efficacité et l\u2019utilité des cégeps ont été clairement démontrées, affirme Jean Perron, président et directeur général de l\u2019Association des cadres des collèges du Québec.Ce n\u2019est pas moi qui le dis, mais plutôt l\u2019économiste Pierre Fortin.Dans une étude qu\u2019il a réalisée, il a révélé que, au Canada, c\u2019est au Québec qu\u2019on trouve le plus grand nombre de jeunes de 30 ans ou moins ayant un diplôme d\u2019études supérieures.Ce taux s\u2019établit à 72 %, et les cégeps en sont grandement responsables.De plus, si on s\u2019attarde au secteur technique, on constate un taux de placement sur le marché du travail de près de 93 %.» Avec de pareils résultats, on comprend mal la remise en question du réseau.On croirait plutôt en sa consolidation.«Mais c\u2019est le contraire qui se produit Les cégeps devront subir des coupes de 80 millions de dollars dans les deux prochaines années.On envisage une pénurie de main-d\u2019œuvre spécialisée dans les prochaines années, mais cette main-d\u2019œuvre, c\u2019est en grande partie dans les cégeps qu\u2019on la forme.On coupe donc au moment où on devrait investir.Il y a là une incohérence dans le discours du gouvernement» Ces coupes présagent-elles le pire?«Je crains que, à force de couper dans le réseau, la qualité de l\u2019enseignement finira par être «Mieux soutenir financièrement le réseau des cégeps ne doit pas être perçu comme une dépense, mais bien comme un investissement» affectée.À moins que le gouvernement, pour compenser le sous-fi-nancement, ne soit tenté par une hausse des droits de scolarité, ce qui nuirait alors à l\u2019accessibilité d\u2019un réseau conçu dès le départ pour rendre l\u2019enseignement supérieur gratuit pour tous les Québécois.J\u2019ose espérer que non.» Une pénurie de cadres La relève du personnel est l\u2019un des importants défis que les cégeps devront relever dans les années à venir.En cela, les cégeps n\u2019échappent pas au problème du vieillissement de la population.«Plusieurs professeurs prendront leur retraite et il faudra assurer une relève de qualité.Mais le problème est encore plus aigu du côté du personnel d\u2019encadrement.Le sous-finance-ment du réseau a fait en sorte que, pour préserver la qualité de l\u2019enseignement, il a fallu réduire le nombre des cadres.Le résultat est que les cadres en poste cumulent les tâches et ont vu leur semaine de travail s\u2019allonger.Les prochaines coupes ne feront rien pour améliorer la situation.» Ainsi, il devient de plus en plus difficile de recruter des cadres.«La somme de travail accrue dissuade les personnes de postuler pour ces emplois et les gains salariaux ne viennent pas la compenser.On n\u2019arrive plus à recruter dans notre bassin naturel que sont nos professeurs et nos employés des divers services.Ils préfèrent demeurer syndiqués plutôt que de devenir cadres.On doit aller à l\u2019^é-rieur, et même là, la tâche est difficile.On doit parfois afficher deux ou trois fois un poste avant d\u2019obtenir des candidatures valables.» Autre irritant qui s\u2019ajoute: le régime de retraite.«Auparavant, les cadres étaient tenus de verser une contribution de 3 % supérieure à celle des syndiqués, mais ils jouissaient de certains avantages.Mais le gouvernement a changé la donne.Il maintient la contribution supérieure mais élimine les avantages.Cela rend le recrutement des cadres encore plus difficile, puisque plusieurs candidats potentiels à ces postes sont sur le marché du travail depuis plusieurs années, et la question du régime de retraite devient alors importante.» Vers un véritable, engagement de l\u2019Etat Selon Jean Perron, la solution aux défis que devront relever les cégeps passe paç un véritable engagement de l\u2019Etat dans le réseau des cégeps.«Il faut absolument valoriser cet ordre d\u2019enseignement.On ne doit plus considérer les cégeps comme le prolonge- JACQUES NADEAU LE DEVOIR ment du secondaire.Au contraire, les cégeps sont synonymes d\u2019enseignement supérieur, que ce soit au général, qui mène à l\u2019université, ou en formation technique, d\u2019où sortent plusieurs des emplois de l\u2019économie du savoir.» Qui plus est, la culture organisationnelle d\u2019im cégep a ses particularités.«Le fonctionnement d\u2019un cégep s\u2019apparente à celui d\u2019une université et non à celui d\u2019une école secondaire.Certains de nos cégeps ont des populations étudiantes qui s\u2019apparentent à certaines petites universités.Quarante-six de nos quarante-huit cégeps ont des centres de transfert technologique où il se fait de la recherche.» De plus, le rôle des cégeps ne se limite pas à la seule formation scolaire.«En région, les cégeps sont souvent le principal pôle économique et culturel.Notre formation technique est très bien adaptée aux réalités et aux besoins du marché du travail et elle tient compte des besoins particuliers des régions.» C\u2019est pour toutes ces raisons que Jean Perron croit que «l\u2019Etat doit affirmer de façon claire son soutien au réseau des cégeps et y consentir les sommes nécessaires.Mieux soutenir financièrement le réseau des cégeps ne doit pas être perçu comme une dépense, mais bien comme un investissement.Et un investissement durable, en plus, puisqu\u2019il crée des emplois durables.» Et une façon de bien signifier son engagement envers les cégeps serait la création, par le gouvernement du Québec, d\u2019un ministère de l\u2019Éducation supé-rieiue.«Ce ministère regrouperait les universités et les cégeps.Ce serait un signal fort que le gouvernement place les cégeps carrément dans le domaine de l\u2019enseignement supérieur et qu\u2019il croit en l\u2019efficacité et la pertinence de cet ordre d\u2019enseignement» Collaborateur du Devoir 434787 G 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 ENSEIGNEMENT Université de Montréal « Une troisième avenue pour les partenariats » Le recteur œuvre à mieux préparer les étudiants pour le marché du travail L\u2019automne dernier, Le Devoir citait quelques passages d\u2019un discours de Guy Breton, recteur de l\u2019Université de Montréal (UdeM), dans lequel il déclarait que les cerveaux doivent correspondre aux besoins des entreprises et qu\u2019il était convaincu que les universités peuvent mieux faciliter le travail des entreprises.Le recteur n\u2019avait toutefois pas eu l\u2019occasion d\u2019expliquer sa pensée.Il le fait ici.MARTINE LETARTE Les gens ne veulent pas étudier pour étudier.Ils veulent étudier pour travailler.L\u2019UdeM souhaite former des gens avec des cerveaux mieux alignés sur ce qu\u2019ils veulent faire.Et cela ne s\u2019applique pas seulement aux entreprises privées, mais aussi aux institutions, aux ministères, aux établissements de santé, aux organismes sans but lucratif, aux orchestres symphoniques, aux organisations sportives, etc.», explique Guy Breton, qui a reçu Le Devoir dans son bureau sur la montagne.«Ça me fait sourire si on me reproche de former les gens pour qu\u2019ils soient mieux outillés pour évoluer dans le milieu de travail qu\u2019ils ont choisi.Le mandat de l\u2019UdeM, c\u2019est de former les gens, de leur donner les outils qu\u2019ils veulent, de faire en sorte qu\u2019ils soient le mieux préparés possible», renchérit le recteur.A ceux qui craignent que l\u2019université se mette ainsi au service de l\u2019entreprise et des institutions, Guy Breton répond que les organismes subventionnaires protègent l\u2019université.«L\u2019UdeM a dépassé la barre des 500 millions de revenus annuels pour financer sa recherche.85 % de ces fonds proviennent des organismes subventionnaires qui accordent des fonds aux meilleurs, qui sont évalués par des comités de pairs.L\u2019entreprise n\u2019est pas impliquée du tout dans le processus.C\u2019est seulement 15 % des fonds qui proviennent de contrats de recherche signés à la suite de commandes passées par des entreprises», explique M.Breton.Le recteur de l\u2019UdeM croit ainsi que l\u2019université n\u2019est pas tributaire de ces contrats.«Pour chaque contrat qu\u2019une entreprise nous propose, nous avons toujours la possibilité de refuser.Ce sont les organismes subventionnaires qui financent la grande majorité de la recherche, et ce sont eux aussi qui rendent possible la recherche dans des secteurs moins prisés par les entreprises», affirme Guy Breton.Une série de forums Actuellement donc, soit les entreprises et les institutions sont écartées des projets de recherche, soit ce sont elles qui passent leurs commandes.Il n\u2019y a pas d\u2019entre-deux.«Les gens des entreprises, des institutions et des universités se connaissent, mais pas suffisamment.Il y a de grandes solitudes.Je crois qu\u2019il y a moyen de faire autrement.J\u2019aimerais qu\u2019on arrive à mettre en TectmoWt®®\u201d place une nouvelle dynamique», affirme Guy Breton.Le recteur lancera donc dans les prochains mois une série de forums sectoriels pour réunir des gens de l\u2019UdeM, des entreprises et des institutions.«Je pense par exemple au domaine énergétique, au domaine de l\u2019aérospatiale, aux nanotechnologies, etc.Je crois que nous pouvons mieux comprendre les besoins des gens des entreprises et des institutions et qu\u2019ils peuvent mieux comprendre nos réalités.Par exemple, formons-nous adéquatement les gens qui dirigeront nos musées?», questionne M.Breton.L\u2019objectif de ces forums est de trouver de meilleures façons de collaborer entre Tuniversité, les entreprises et les institutions.«Je crois qu\u2019on peut arriver à développer un langage commun et à trouver une troisième avenue pour les partenariats», affirme le recteur.Nouvelles formes de partenariats Concrètement, ces partenariats nouveau genre pourraient prendre différentes formes.«Par exemple, nous pourrions nous allier à une institution pour recruter un expert étranger dans un domaine.Nous pourrions aussi créer des formations courtes et des stages pour des gens qui œuvrent au sein d\u2019institutions et d\u2019entreprises», indique le recteur.Prenons par exemple un haut fonctionnaire qui serait accueilli à l\u2019UdeM pour une formation.«Il pourrait en même temps faire découvrir à nos étudiants le genre de carrière qu\u2019il mène.Cer- SOURCE UNIVERSITE DE MONTREAL Guy Breton, recteur de TUniver-sité de Montréal tains pourraient ensuite s\u2019y intéresser.Ce genre de partenariat permettrait l\u2019échange.Il y a un programme fédéral qui permet de faire ça, mais c\u2019est encore peu utilisé», explique Guy Breton.Le recteur souhaite ainsi que l\u2019UdeM enseigne de moins en moins en vase clos.«Plutôt que de former les gens en se basant sur un modèle plus théorique, nous souhaitons les former en favorisant l\u2019échange et les contacts.Nous voulons être plus soucieux de l\u2019employabilité de nos étudiants, notamment en les aidant à se faire une bonne réputation à l\u2019extérieur de l\u2019université», explique Guy Breton.Six étudiants sur dix de l\u2019UdeM sont dans des programmes de formation disciplinaire comme l\u2019histoire et l\u2019anthropologie, pour lesquels il n\u2019y a pas de marché du travail prédéterminé.«Il faut donc exposer ces étudiants à différentes réalités d\u2019emploi pertinentes pour eux.C\u2019est notre rôle, comme université, de bien les outiller», affirme le recteur.Nouveaux programmes Cette tendance à vouloir mieux outiller les étudiants pour le marché du travail se traduit également à l\u2019UdeM dans le développement de nouveaux programmes aux cycles supérieurs.Par exemple, le programme de maîtrise en musique-composition offre l\u2019option musiques de film et multimédia.«L\u2019UdeM, avec ses différentes écoles affiliées, offre la plus vaste gamme de programmes au Canada.Cette caractéristique nous permet de faire des ponts entre différentes disciplines.Ainsi, nous ajoutons à la formation de base des compétences transversales», explique Guy Breton.Il affirme que c\u2019est non seulement ce que les employeurs demandent, mais aussi, ce que les étudiants demandent.«L\u2019étudiant veut par exemple devenir infirmier, mais en plus, développer des compétences en gestion, en santé publique, en toxicologie, etc.C\u2019est donc ce genre d\u2019amalgame que nous essayons de réaliser.Je crois d\u2019ailleurs que les universités vivent un moment très excitant, puisque les jeunes et les moins jeunes ont envie d\u2019apprendre.Les universités doivent donc profiter de l\u2019occasion pour développer des initiatives intéressantes.» L\u2019UdeM compte 64 000 étudiants, dont le quart environ aux cycles supérieurs.Collaboratrice du Devoir f Sainte-Anne colleglalxsadlxa\tdepuis 1861 MAÎTRISE OU POCTORAT M AS-TU PENSÉ À L\u2019INRS?JOURNEE PORTES OUVERTES Au Centre Urbanisation Culture Société 9 FÉVRIER 2012 www.facebook.com/INRS.UCS I twltter.com/inrs_ucs VENEZ NOUS RENCONTRER! 385, rue Sherbrooke Est, Montréal IN Profiter d infrastructures uniques.Miser sur la synergie des équipes de recherche et des industries de pointe Réussir \u2022\t83 programmes de maîtrise et de doctorat \u2022\tPlus de 100 chaires et centres de recherche des innovations au benefice de la collectivité.UNIVERSITE DE SHERBROOKE USherbrooke.CQ I I I !\t¦ iy-.,______-rvl, \\\t(/f.-c.; ^ Université d\u2019avant-garde 494784 http://www.portesouvertes.ucs.inrs.ca/ http://collegial.csadl.ca/ LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 G 3 ENSEKJNEMENT SUPERIEUR, Universités québécoises La fréquentation est en hansse.pour l\u2019instant « Le Québec demeure en retard en matière de scolarisation universitaire » Les universités au Québec sont de plus en plus fréquentées, se réjouit la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ).Après avoir connu une hausse constante mais modeste depuis 1997, le taux de fréquentation des universités québécoises affiche pour la troisième année consécutive une hausse plus marquée: 3,8 % en 2009, 3,7 % en 2010 et 2,7 % en 2011.On doute toutefois de pouvoir poursuivre sur cette lancée.ASSIA KETTANI Pour expliquer l\u2019augmentation de la fréquentation dans le réseau universitaire, Daniel Zizian, président-directeur général de la CREPUQ, insiste sur trois facteurs importants.«Premièrement, la courbe démographique du bassin d\u2019étudiants potentiels est à la hausse», souligne-t-il.Deuxièmement, cet achalandage accru serait lié à l\u2019implantation de nouveaux programmes par les universités.«Les universités font un effort constant pour répondre à l\u2019évolution de la société: 78 nouveaux programmes ont ainsi été autorisés par le ministère de l\u2019Education dans les cinq dernières années.» Et, enfin, il faut compter le fruit des efforts de recrutement des étudiants étrangers qui ont été déployés depuis plusieurs années, dont l\u2019objectif a été atteint au-delà des espérances: alors qu\u2019on visait une augmentation de 10 % du nombre des étudiants étrangers en 2008-2011, la hausse a atteint 23,5 %.«La présence de ces étudiants étrangers est un atout pour le Québec, pour le système universitaire et pour la société de façon générale, souligne Daniel Zizian.Il s\u2019agit d\u2019un apport au niveau de la recherche, puisqu\u2019elle ouvre davantage les étudiants québécois à l\u2019international.C\u2019est aussi un apport pour la société québécoise, puisqu\u2019une partie de ces étudiants étrangers décident de demeurer sur place.Ceux qui retournent dans leur pays deviennent des têtes de projet, tant au niveau de la recherche que de l\u2019économie, et resteront des ambassadeurs à vie du Québec à l\u2019étranger.» La CREPUQ souhaite d\u2019ailleurs que soit reconnue l\u2019importance du rôle des universités à l\u2019égard des objectifs ambitieux du gouvernement en matière d\u2019immigration.«L\u2019accueil des étudiants étrangers cadre avec le projet d\u2019immigration du gouvernement provincial, puisque c\u2019est une des meilleures façons d\u2019assurer l\u2019intégration des immigrants dans le marché du travail.Les employeurs sont rassurés sur leur formation, et le temps qu\u2019ils passent au Québec leur permet de mieux connaître le marché du travail et facilite leur intégration.» En deçà de la moyenne canadienne Mais le taux de fréquentation des universités québécoises a encore de la marge avant de pouvoir rivaliser avec celui qui prévaut dans le reste du Canada: le Québec demeure en deçà de la moyenne canadienne, et surtout derrière l\u2019Qntario, qui affiche le plus haut taux de diplômés universitaires au pays.En 2006, le taux de diploma-tion, tous cycles confondus, était de 21,4 % au Québec, contre 22,6 % au Canada et 24,7 % en Qntario, ce qui conshtue un écart important, rappelle Daniel Zizian, considérant le fait que chaque point représente 66 000 diplômés.«Ix Québec demeure en retard en matière de scolarisation universitaire.Nous souhaitons dans un premier temps atteindre la moyenne ca- nadienne et nous visons ensuite à rattraper l\u2019Ontario.» D\u2019autre part, l\u2019écart entre les deux provinces s\u2019est creusé au cours des 20 dernières années: en 1991, les taux étaient respec-hvement de 13 % et 14,6 %, soit un écart de 1,6 %, alors que l\u2019écart est aujourd\u2019hui de 3,3 %.«Nous avançons, mais l\u2019Ontario avance plus vite.Il faut faire des efforts supplémentaires», poursuit Daniel Zizian.Cet objectif de rattrapage risque pourtant de se heurter à l\u2019évolution de la société québécoise.En effet, les prévisions de l\u2019effectif étudiant qniversitai-re du ministère de l\u2019Éducahon, du Loisir et du Sport annoncent une augmentation jusqu\u2019en 2014-2015, suivie d\u2019un déclin jusqu\u2019en 2025, en raison de la diminution du bassin démographique des étudiants.Droits de scolarité et fréquentation D\u2019autre part, l\u2019augmentation des droits de scolarité prévue au cours des cinq prochaines années \u2014 1625 $, peu importe le programme d\u2019études \u2014 pourrait-elle affecter le taux de fréquentation?Pas forcément, selon la CREPUQ, notamment si cette augmentation s\u2019accompagne d\u2019une bonification des programmes de prêts et bourses.Un avis contesté par la Pé-dération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), qui estime que l\u2019augmentation prévue aura des effets inévitables sur la fréquentation universitaire des étudiants.Selon Martine Desjardins, présidente de la PEUQ, cette augmentation entraînera non seulement une baisse des effectifs, mais aussi une modification de la provenance des étudiants.«Il y aura moins d\u2019étudiants issus des classes moyennes et défavorisées», explique Martine Desjardins.Les aides financières seront insuffisantes, selon elle, puisqu\u2019une partie des étudiants n\u2019ont pas accès à ces prêts.Les grands perdants seront ainsi les étudiants issus de la classe moyenne, dont les revenus sont trop élevés pour avoir accès aux bourses et trop faibles pour supporter une hausse des droits de scolarité.Pour preuve, Martine Desjardins cite l\u2019exemple de l\u2019Qntario, où l\u2019augmentation des droits de scolarité a entraîné une modîhcatîon du profil démographique des étudiants.«Dans les facultés de médecine, la proportion des étudiants issus de milieu modeste a baissé de 30 %», souligne-t-elle.La question de l\u2019endettement étudiant représente une autre ombre au tableau, puisque les étudiants seraient obligés d\u2019emprunter.«Quelque 65 % des étudiants finissent leur bac avec une dette moyenne de 14 000 $, rappelle Martine Desjardins.La perspective de s\u2019endetter davantage est inenvisageable.» Étudier en région Autres grands perdants: les étudiants en région.En effet, alors que le niveau de scolarité des parents inhuence l\u2019accès des étudiants aux études supérieures, les régions ne bénéficient pas d\u2019une grande tradihon de fréquentation universitaire.«En région, 70 % des étudiants \tÉ\tD U C A T I 0 N E N S E\tI G\tNEMENT SUPÉRIEUR \t\tCE CAHIER SPÉCIAL \tEST\tPUBLIÉ PAR LE DEVOIR R\t3 sp 0\tnsable NORMAND THÉRIAÜLT \t\tntherianlt@ledevoir.ca 2050,\trne de\tBlenry, 9' étage, Montréal (Qnébec) H3A 3M9.\tTel.:\t5 14 985-3333 redaction@ledevoir.com \tF A\tIS CE QUE DOIS JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019inscription des étudiants à l\u2019UQAM.L\u2019augmentation des droits de scolarité prévue au cours des cinq prochaines années \u2014 1625 $, peu importe le programme d\u2019études \u2014 pourrait-elle affecter le taux de fréquentation?sont des étudiants de première génération.En conséquence, les parents ont tendance à mal prévoir le coût réel des études», explique Martine Desjardins.En raison des déplacements souvent plus importants, le coût des études supérieures y est également plus élevé.«Les étudiants en région sont plus endettés qu\u2019à Montréal.Par exemple, un étudiant en Abitibi cumule une dette moyenne de 16 000 $ à la fin d\u2019un bac.» Qn devra donc s\u2019attendre à ce que la courbe de fréquenta-hon des étudiants à l\u2019université.en hausse depuis près de 15 ans, connaisse un repli, qu\u2019il s\u2019agisse de droits de scolarité majorés ou de l\u2019évoluhon démographique.Alors que l\u2019avenir intellectuel et scientifique du Québec est en jeu, Daniel Zizian propose de redoubler d\u2019ef forts pour contrer ce mouvement et ne pas perdre du terrain.«C\u2019est essentiel pour les universités de rester à la fine pointe de l\u2019enseignement et de la recherche», eshme-t-il.Collaboratrice du Devoir Modifiez votre profil Pour profiter de reffet d entrainement des professeurs et des équipes de recherche renommés de l\u2019UQAM, faites votre choix parmi nos 150 programmes de 2° et 3^ cycles.etudier.uqam.ca L\u2019effet UQÀM G 4 LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 ENSEKJNEMENT SUPERIEUR, Université Laval La solidarité universitaire en action Plus de 600 ententes dans une soixantaine de pays Bien qu\u2019elle soit basée à Québec, l\u2019IIniversité Laval traite avec des centaines de partenaires à l\u2019écbelle internationale, et ce, sur les cinq continents.Ce volet international de la première université francophone des Amériques prend diverses formes tout en s\u2019adaptant à la demande suivant les enjeux et les défis; qu\u2019ils soient environnementaux, scientifiques ou humanitaires.Survol en compagnie de Nicole Laçasse, vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales.THIERRY HAROUN Le volet international à l\u2019Université Laval a pour but principal «de former de meilleurs diplômés pour qu\u2019ils puissent évoluer et oeuvrer sur la scène mondiale.Et à titre d\u2019établissement universitaire, c\u2019est un volet que je considère comme incontournable», juge Nicole Laçasse.A ce titre, rappelle Mme Laçasse, l\u2019Université Laval «compte plus de 600 ententes dans une soixantaine de pays qui concernent la formation, la recherche ou encore la coopération, dont 350 portent sur la mobilité étudiante dans une quarantaine de pays.Et ce dont je suis particulièrement fière, c\u2019est qu\u2019à l\u2019Université Laval, 12 % de nos étudiants auront vécu un séjour à l\u2019étranger d\u2019au moins une session au cours de leurs études, alors que la moyenne des universités canadiennes est de 2,5 %».L\u2019Université Laval prône une approche individuelle quand vient le temps d\u2019envoyer ses étudiants à l\u2019étranger.«On n\u2019envoie pas des groupes de 40 étudiants à tel endroit et 50 à un autre endroit.On sait que si on envoie des groupes, ils vont rester en groupe.L\u2019intégration ne sera pas bonne et on va se retrouver finalement avec un groupe de Québécois en voyage.Par contre, quand ils partent seuls ou à deux, ils sont obligés de s\u2019intégrer dans le pays et de se trouver des amis.Ce volet [social] est aussi important que ce qu\u2019ils apprennent en classe.Cela leur permet de s\u2019ouvrir à d\u2019autres, de développer une capacité d\u2019adaptation et de compléter leur apprentissage dans une deuxième langue, voire une troisième langue.Je vous dirais que ceux qui partent en Chine ou au Japon placent la barre haut parce que les étudiants doivent [avant de quitter] ap- prendre un peu la langue du pays, c\u2019est une condition.» De meilleurs citoyens Est-ce que ces expériences à l\u2019étranger feront d\u2019eux de meilleurs citoyens?«Tout à fait! Ecoutez, vous parlez à une convaincue.Je suis tombée dans la soupe quand fêtais étudiante à une époque où ça ne se faisait pas.Ils vivent tellement de belles expériences et ils en reviennent complètement changés.On voit qu\u2019ils ont pris en confiance et en maturité», précise Mme Laçasse.Elle donne en exemple ceux et celles qui étudient dans le secteur de la santé.«Il y en a qui sont partis en groupe de deux ou trois en stage humanitaire en Inde ou en Afrique durant l\u2019été.Ils sont bien encadrés et nous travaillons étroitement avec des ONG sur place.Je me souviens d\u2019un témoignage d\u2019un étudiant, qui m\u2019a dit à son retour: \u201cJ\u2019ai cousu quelqu\u2019un sans anesthésie et il m\u2019a dit merci!\u201d Ce sont des expériences inoubliables.Je pense aussi à des infirmières à qui on a demandé d\u2019accompagner une sage-femme lors d\u2019un accou- En Haïti, rUniversité Laval dispense une formation à distance en gestion de projets 9IRCM INSTITUT DE RECHERCHE BIOMÉDICALE PAR EXCELLENCE INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL Affilié à l\u2019Université de Montréal -\tSitue en plein coeur du milieu universitaire montréalais -\t36 professeurs de recherche IRCM de renommée internationale -\tEtudiants à la maîtrise et au doctorat / stagiaires postdoctoraux -\tLes étudiants de i\u2019iRCM sont inscrits à i\u2019Université de Montréal ou à l\u2019Université Mcgill Une aide financière est garantie L\u2019IRCM offre un environnement enrichissant.Les collaborations entre les laboratoires sont stimulantes; les conférences sont fréquentes et de haut niveau.» NORA SZABO, stagiaire postdoctorale www.ircm.qc.ca - info@ircm.qc.ca chement alors qu\u2019elles venaient tout juste de débarquer dans le pays.C\u2019est pour le moins impressionnant comme expérience.» Coopération et développement Les activités d\u2019aide au développement représentent un volet important des partenariats de l\u2019Université Laval à l\u2019étranger.L\u2019aide au développement consiste en un projet d\u2019intervention, de recherche ou de formation qui vise à permettre un transfert de connaissances ou de services vers un pays en voie de développement.Ces projets sont souvent soutenus par des fonds d\u2019aide publique au développement qui proviennent d\u2019organismes comme l\u2019Agence canadienne de développement international (ACDI) ou encore le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), notamment Ces projets de coopération touchent les secteurs de la santé, de l\u2019éducation, de la gouvernance et de la gestion des organisations, ainsi que de l\u2019environnement Nicole Laçasse donne en exemple un projet financé par l\u2019ACDI à hauteur de six millions de dollars sur cinq ans.Il vise à redémarrer la formation en foresterie et gestion des ressources naturelles en République démocratique du Congo.«Vous savez, rappelle-t-elle, ce pays abrite le deuxième plus grand massif forestier au monde après l\u2019Amazonie.L\u2019idée ici est d\u2019aider les gens de ce pays à développer une expertise pour qu\u2019ils puissent gérer eux-mêmes leurs ressources naturelles, et dans ce cas précis, on parle de foresterie.On va les aider à rebâtir, à refonder une faculté de foresterie qui a été dévastée; l\u2019expertise a été perdue.» Mme Laçasse note aussi le cas d\u2019Haiti, où l\u2019Université Laval dispense, par l\u2019entremise de la Eaculté des sciences de l\u2019administration, une formation à distance en gestion de projets.«Il y a là-bas 60 étudiants qui suivent cette formation qui mène à un MBA sur deux ans.Le but de ce projet, qui estfinancé par l\u2019Organisation des Etats américains, est de permettre à ces gens de bâtir leur pays et d\u2019être en mesure de faire de la gestion de projet.» En clair, ce genre d\u2019initiative fait partie de ce que Mme Laçasse qualifie de «solidarité universitaire».Collaborateur du Devoir UQAM En avant la musique ! « Nous nous attardons aux besoins actuels des musiciens » Devant le programme de l\u2019ancestrale Université McGill, dont les premières gammes en enseignement musical se sont jouées vers 1890, devant l\u2019insatiable recherche de virtuosité du Conservatoire de musique depuis 1943, le programme de musique de l\u2019UQAM est fort jeune.Et fort fier de la fougue, de la polyvalence et de la mobilité qui viennent avec cette jeunesse.Regard.CATHERINE LALONDE Le programme de musique de l\u2019UQAM a débuté avec l\u2019université même, rappelle Jean-Louis Gagnon, cornistç et directeur dçs études.A l\u2019époque, c\u2019est l\u2019École normale de musique de Westmount qui, par contrat de service, assurait la formation, avant qu\u2019elle ne soit rapatriée intra-muros en 1976.«Auparavant, on essayait de tout faire, de tout enseigner, rappelle M.Gagnon.Au début, il y avait un tronc commun, mais chaque discipline s\u2019est mise à tirer de plus en plus sur la couverture.et le tronc commun s\u2019est mis à rétrécir.On était en train de se ramasser avec quasiment cinq programmes différents.» Une refonte en 2008 Une grande refonte a donc eu lieu en 2008.André Ville-neuve, compositeur, théoricien, maintenant directeur du département, estime que le programme a été revu de fond en comble.«On s\u2019est assuré non seulement de tout changer, rappelle le directeur avec un chaleureux sourire, mais de donner au baccalauréat un sens global.» L\u2019accent a été mis sur «un décloisonnement propre à l\u2019enseignement de la musique dans les universités, si on considère l\u2019autre modèle transmis par les conservatoires.Le contexte est très compétitif\u2014plusieurs universités offrent ce programme \u2014 et notre département est relativement jeune, si on le compare à l\u2019âge très noble du conservatoire ou de McGill, qui ont davantage d\u2019histoire et de moyens.Mais nous n\u2019en sommes pas moins tenaces: il a fallu qu\u2019on se redéfinisse très rapidement, et il est intéressant de voir à quel point cette compétition nous permet de déployer notre imagination et de cibler des créneaux que les autres établissements ne pensent pas saisir.Le fait que les structures évoluent beaucoup plus lentement que les manières de faire sur le terrain est une des choses qui nous préoccupent.Nous nous attardons aux besoins actuels des musiciens, qui sont différents de ceux d\u2019un musicien des années 1940 ou des années 1970.Tout le programme a été conçu en fonction de la réalité extérieure.» L\u2019UQAM propose ainsi un baccalauréat en enseignement de la musique.Le programme, disponible là et à l\u2019Université Laval seulement, est contingenté.Seuls 50 élus sont acceptés chaque année.«L\u2019enseignement est la seule de nos concentrations où à peu près 8 étudiants sur 10 ne poursuivent pas leurs études, précise Jean-Louis Gagnon, parce qu\u2019ils vont tout de suite travailler après leur bac.» Ceux qui doivent jouer pour être heureux iront plutôt en pratique artistique, dans le volet de musique populaire ou classique.Par ailleurs, une majeure en musique permet «d\u2019intéresser des étudiants qui ne veulent ni être enseignant, ni devenir instrumentiste de carrière», explique André Ville-neuve.Ce peut être aussi une voie de service pour les acharnés qui auraient échoué l\u2019audition en pratique artistique.«Certains étudiants, en travaillant très fort et en réussissant leur majeure, peuvent repasser avec succès l\u2019audition», indique Jean-Louis Gagnon.En fin d\u2019études À rUQAM, le concert usuel de fin d\u2019études a été remplacé par un projet personnel.Pensé par l\u2019étudiant, appuyé par deux professeurs et par l\u2019établissement, ce projet est «une antichambre de la réalité musicale, précise M.Villeneuve.Ces projets varient selon les personnalités: ça peut être un questionnement sur la manière de jouer, ça peut être un concert, un travail de groupe en musique populaire, peut-être même la production d\u2019un disque.Mais ce n\u2019est pas axé strictement sur l\u2019aspect pratique.On invite déjà nos étudiants à être attentif à ce qu\u2019ils veulent faire en tant qu\u2019artiste.» Le diplôme d\u2019études supérieures spécialisées (DESS) VOIR PAGE G 5 MUSIQUE UN , ~ / PRES i PORTES OUVERTES COLLÉGIAL Jeudi 9 février de 15 h 30 à 20 h (entrée sur Decelles) X POU ^FU DECISION D\u2019ADMISSION SUR PLACE Réponse rapide aux demandes faites en ligne avant le 1 février a 10 h a www brebeuf gc ca/collegial (choisissez ACCES RAPIDES puis cliquez sur Demande d\u2019admission en ligne) Le collegial Brebeuf, un environnement exceptionnel au coeur du quartier universitaire' Le premier college à offrir le Diplôme du Baccalaureat International, 30 années de savoir faire' Le premier college de la region de Montréal pour l'entree en facultés universitaires contingentées' LES PROGRAMMES OFFERTS AU COLLÉGIAL Le College Jean-de-Brebeuf est un college preuniversitaire BACCALAUREAT INTERNATIONAL ?\tSciences de la nature \u2022\tSciences de la santé \u2022\tSciences pures et appliquées ?\tSciences humaines \u2022\tOption Economie \u2022\tOption Histoire \u2022\tOption Psychologie \u2022\tOption Commerce ef gestion ?\tArts et lettres \u2022\tOption Cinema \u2022\tOption Langues DIPLOME DTTUDES COLLEGIALES ?\tArts et lettres \u2022\tArts visuels, design et communications \u2022\tLettres, theatre et communications \u2022\tCreation multimedia et communications \u2022\tLangues et communications ?\tSciences de la nature \u2022\tSciences de la santé \u2022\tSciences de la santé avec portable \u2022\tSciences pures et appliquées \u2022\tSciences pures et appliquées avec portable ?Sciences humaines ou de l'administration \u2022Etudes internationales \u2022\tIndividu, culture et société \u2022\tAdministration ?Sciences, lettres et arts \u2022 Programme préparant a la quasi totalité des programmes universitaires TROIS PROGRAMMES EN ASSOCIATION AVEC LECOLE DE MUSIQUE VINCENT-D'INDY Téléphone : 514 342-9342, poste 5355 1 © Université-de-Montreal © Côte-des-Neiges Bnébeuf Collège Jean-de-Brébeuf 3200, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T ICI www.brebeufqc.ca w cegep LE MARS est la date limite pour présenter une demande d\u2019admission pour ia SESSION D\u2019AUTOMNE dans i\u2019un des cégeps suivants: Abitibi-Témiscamingue Ahuntsic André-Laurendeau de Bois-de-Boulogne Champlain-Lennoxville Drummondville Édouard-Montpetit Gérald-Godin Granby Haute-Yamaska Heritage John Abbott de Lanaudière -\tà l\u2019Assomption -\tà Joliette -\tà Terrebonne Lionel-Groulx Macdonald College Maisonneuve Marie-Victorin Montmorency Outaouais Rosemont Saint-Hyacinthe Saint-Jean-sur-Richelieu Saint-Jérôme Saint-Laurent Shawinigan Sherbrooke Sorel-Tracy Trois-Rivières Valleyfield Vanier Vieux Montréal Institut de technologie agroalimentaire Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec Demande d\u2019admission par internet : http://sram.omnivox.ca Pour obtenir ie Tableau des programmes offerts veuillez vous adresser à votre école, à l\u2019un des cégeps ou au : service régional d\u2019admission du montréal métropolitain Téléphone: 514.271.2454 http://www.ircm.qc.ca LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 G 5 ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, Polytechnique Un code de déontologie ne snfifit pas ! « L\u2019éthique appliquée à l\u2019ingénierie ne s\u2019enseigne nulle part ailleurs dans le monde occidental » Les ingénieurs sortant de l\u2019École polytechnique de Montréal sont probablement les seuls à posséder une bonne formation en éthique, rapporte Bernard Lapierre, coordonnateur de l\u2019unité d\u2019étbique de l\u2019École polytechnique de Montréal.CLAUDE LAFLEUR A ma connaissance, indique Bernard Lapierre, l\u2019éthique appliquée à l\u2019ingénierie ne s\u2019enseigne nulle part ailleurs dans le monde occidental.Et chez nous, ce cours est obligatoire pour tous les étudiants.C\u2019est dire qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019étudiants qui sortent avec un baccalauréat de la Polytechnique sans avoir suivi ce cours-là.» Ce philosophe et éthicien s\u2019empresse d\u2019apporter une nuance intéressante.«Il faut savoir que l\u2019éthique, dans le monde anglo-saxon, c\u2019est de la déontologie pour nous.On voit donc dans les universités américaines qu\u2019il se donne des cours d\u2019éthique, mais ce sont en réalité des cours de déontologie.» La déontologie, explique-t-il, est un système de normes et de points de repère qui régularise nos comportements, par exemple au sein d\u2019une entreprise.Par contre, aucun système de normes, si élaboré soit-il, ne peut prévoir toutes les éventualités.Et c\u2019est là qu\u2019entre en jeu l\u2019éthique.«Il s\u2019agit de jeter un regard critique sur les systèmes normatifs en vue de prendre des décisions dans des situations délicates», résume M.Lapierre.r Ethique et déontologie C\u2019est ainsi qu\u2019un bel exemple de l\u2019écart qui sépare parfois la déontologie de l\u2019éthique nous est donné ces jours-ci, avec l\u2019embauche de Nathalie Normandeau par la firme d\u2019experts-comptables Raymond Chabot Grant Thornton.Il se peut fort bien que l\u2019ex-ministre respecte à la lettre le code de déontologie s\u2019appliquant, sans toutefois avoir un comportement éthique.(Notons ici que nous ne portons pas de jugement, mais posons la question.) C\u2019est dire que dans les écoles de génie, les étudiants suivent des cours de déontologie, mais pas d\u2019éthique.«\u201cL\u2019éthique\u201d, dans le monde anglo-saxon, ça n\u2019existe pas! lance en riant M.Lapierre.En fait, l\u2019univers anglo-saxon fonctionne beaucoup selon des approches normées, alors que l\u2019éthique appliquée, telle que nous l\u2019enseignons à l\u2019Ecole polytechnique, n\u2019existe pas en tant que telle.» Il va même plus loin en soulignant qu\u2019il y a parfois des cas où suivre la norme va à l\u2019encontre de son esprit.«Un exemple très simple: en voiture, dit-il, la norme est de toujours rouler sur le côté MUSIQUE SUITE DE LA PAGE G 4 en musique de film est aussi particulier à l\u2019UQAM.«C\u2019est une des grandes voies d\u2019avenir pour les musiciens, poursuit le directeur du département.Et, pour l\u2019université, ça permet de répondre à l\u2019esprit de modernité, à cette manière d\u2019appréhender les arts avec de nouveaux outils.» Contrairement à l\u2019élitisme du Conservatoire, où la virtuosité est la seule voie, «on cherche à l\u2019université à ouvrir un champ de possibilités franchement plus large.Si vous travaillez, ici on vous donne un coup de pouce.» Les entrées se font par audition, et les études peuvent bien sûr se poursuivre au-delà du premier cycle.C\u2019est par là que sont passés les Catherine Major, Ariane Moffat et le premier violon de l\u2019Orchestre métropolitain, Yukari Cousineau, entre autres, parmi «tous les musiciens de l\u2019ombre que sont les enseignants en musique, qu\u2019il ne faut absolument pas oublier!», conclut M.Villeneuve.Le Devoir droit de la route.Mais s\u2019il se trouve un enfant sur la chaussée devant nous et qu\u2019on poursuit sa course en appliquant la norme, on va alors à l\u2019encontre du bon sens! Or, dans la pratique de l\u2019ingénierie, il y a des situations où il ne suffit pas de se conformer aux normes.Il faut réfléchir et analyser la situation.» «Dans notre cours, poursuit-il, nous postulons que la norme ne suffit pas toujours et qu\u2019elle est même intrinsèquement imparfaite, puisqu\u2019elle ne prévoit pas tout.Parfois même, l\u2019appliquer à la lettre peut produire un effet négatif ou indésirable et contraire à son esprit.» Un très beau cas qui se pose actuellement dans notre société: devrait-on procéder à l\u2019extraction des gaz de schiste?Si on parvenait à réduire au minimum les impacts de cette extraction tout en maximisant les bénéfices pour la société, l\u2019opération deviendrait-elle acceptable, ou demeurerait-elle, quoi qu\u2019il en soit, irrémédiablement condamnable?1 i « SOURCE ECOLE POLYTECHNIQUE Bernard Lapierre, coordonnateur de l\u2019unité d\u2019éthique de l\u2019École polytechnique de Montréal Comment donc nos futurs ingénieurs feront-ils pour analyser une situation complexe, pour réaliser qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une situation délicate.d\u2019une problématique éthique?pose le Pr Lapierre pour illustrer l\u2019objet de son cours d\u2019éthique.Et comment ensuite faire une analyse critique de la situation, puis prendre de bonnes décisions?«Ce n\u2019est vraiment pas la même chose que d\u2019apprendre à appliquer un code de déontologie», dit-il.Le cours de génie : le plus important?Bernard Lapierre rapporte que la grande majorité de ses étudiants, qui sont dans leur 3® ou 4® année de baccalauréat, sont au début de son cours quelque peu déstabilisés par son approche.«L\u2019ingénierie est un univers très formaté, très formel, dit-il.En utilisant les mathématiques, les ingénieurs cherchent à tout réduire sous la forme d\u2019algorithmes.Or, dans notre cours, les étudiants sont déséquilibrés parce qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019algorithme à appliquer, et souvent, il n\u2019y a même pas une bonne réponse.Il faut souvent devoir décider collectivement de ce qu\u2019on fera devant telle situation.» Dans le fond, explique-t-il, son cours d\u2019éthique plonge les étudiants «dans le monde réel».«Qu\u2019est-ce que ça veut dire que de vivre en société?pose-t-il.Qu\u2019est-ce ça veut dire que d\u2019être responsable par-delà la déontologie?Qu\u2019est-ce qui fait que l\u2019on vit ensemble?etc.» Pour réussir le cours, il ne s\u2019agit pas pour l\u2019étudiant de passer avec succès un examen, note le professeur.«Les étudiants doivent produire des travaux qui articulent une problématique d\u2019ingénierie ou de technoscience en regard de l\u2019éthique.Ils doivent démontrer qu\u2019ils maîtrisent leur capacité à réfléchir à une situation.» Chacun fait ainsi une véritable démarche personnelle, raconte le professeur, puisqu\u2019il est amené à se positionner, à prendre des décisions et à énoncer des valeurs qui sont les siennes.«Nos étudiants apprennent donc à quoi ils carburent comme futur ingénieur, poursuit Bernard Lapierre, quelle est leur position et où ils s\u2019en vont.Et qu\u2019est-ce qu\u2019ils pensent pouvoir faire et ne pas pouvoir faire.» Chaque étudiant est ainsi amené à se demander: «Qu\u2019est-ce que je ne veux pas faire comme futur ingénieur?» Au terme du cours, le professeur demande à ses étudiants d\u2019évaluer la pertinence et l\u2019intérêt de ce que lui et ses chargés de cours ont enseigné.«Nous récoltons un taux de satisfaction qui se situe entre 95 et 98 %, indique M.Lapierre avec satisfaction.Mais, surtout, certains étudiants vont jusqu\u2019à dire qu\u2019il s\u2019agirait du cours le plus important de leur formation!» Collaborateur du Devoir UN MONDE D\u2019INNOVATEURS VOUS TROUVEREZ À L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL un enseignement supérieur de très haut niveau un accompagnement de i\u2019admission à ia dipiomation un environnement de recherche stimuiant et i\u2019accès à un réseau de chercheurs de renom Renseignez-vous.fesp.umontreai.ca Université de Montréal G 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Quartier Concordia Plus qu\u2019un quartier universitaire « L\u2019une de nos plus grandes réussites est notre intégration à la trame urbaine » Au cœur du centre-ville de Montréal, aux environs du campus central de l\u2019Université Concordia, le quadrilatère que forment les rues Sherbrooke, Guy, René-Lévesque et Bishop est aujourd\u2019hui en pleine transformation.Désormais désigné Quartier Concordia, ce secteur longtemps laissé pour compte voit ces jours-ci ses blasons redorés grâce aux efforts de l\u2019institution universitaire.EMILIE CORRIVEAU Confrontée depuis bon nombre d\u2019années à une croissance qu\u2019elle ne pouvait plus contenir, au tournant des années 2000, l\u2019Université Concordia n\u2019a eu d\u2019autre choix que de réfléchir sérieusement à l\u2019avenir de son campus du centre-ville.Plutôt que d\u2019opter pour un simple réaménagement de ses espaces, Concordia a préféré miser sur un plan de développement plus durable.«Le plan, c\u2019était vraiment de trouver une façon de non seulement agrandir le campus, mais également, de mieux s\u2019intégrer dans le plan urbain de la ville de Montréal et de réussir à faire une différence dans un quartier qui avait été pas mal délaissé pendant des décennies», explique Clarence Epstein, directeur des projets spéciaux et des affaires culturelles de l\u2019Université Concordia.En collaboration avec la Ville de Montréal, en 2003, Concordia a donc organisé un concours afin de dénicher les maîtres d\u2019œuvre d\u2019un plan d\u2019aménagement qui saurait non seulement répondre aux besoins de Tuniversité, mais également à ceux des Montréalais et (Jes résidents du quartier.A l\u2019issue de celui-ci, c\u2019est la vi- sion du Groupe Cardinal Hardy qui a été retenue.Un peu moins d\u2019une décennie plus tard, la transformation du secteur est notable.Bien que toujours en développement, le campus Sir George William de Concordia, autrefois constitué de buildings épars et florissant au gré de la croissance de l\u2019université, est en voie de devenir l\u2019un des mieux intégrés à la trame montréalaise et l\u2019un des plus tournés vers l\u2019art.Intégration urbaine «L\u2019une de nos plus grandes réussites, c\u2019est notre intégration à la trame urbaine.Notre défi premier, c\u2019était de trouver une façon de diminuer la séparation physique entre la rue et l\u2019université pour créer plus de transparence et de fluidité», soutient M.Epstein.Pour y parvenir, on a notamment pensé à aménager une piste cyclable traversant le Quartier Concordia au sud du boulevard de Maisonneuve.Celle-ci s\u2019étend de la rue Saint-Hubert à l\u2019avenue Greene et contribue à relier l\u2019est et l\u2019ouest du centre-ville.On a aussi entrepris des travaux de réaménagement du boulevard de Maisonneuve et de la Place Norman-Bethune en vue de favoriser les déplacements, d\u2019uniformiser la chaussée et de verdir l\u2019espace.À cela s\u2019ajoute le développement du réseau souterrain du quartier afin de mieux relier les édifices du campus et de permettre une plus grande fluidité des passants.«Le métro Guy-Concordia est le quatrième plus achalandé de la ville de Montréal.Il n\u2019a pas reçu d\u2019investissements importants depuis longtemps.Nous travaillons de concert avec la STM pour améliorer tous les éléments de cette station, parce qu\u2019elle est très présente dans le quotidien de notre communauté.Elle est la transition souterraine entre l\u2019université et la ville.Nous travaillons beaucoup sur la signalisation et l\u2019intégration de l\u2019art public pour construire une relation beaucoup plus raffinée entre l\u2019université et la métropole», précise M.Esptein.Couvent et banque Dans le même esprit, on a également fait l\u2019acquisition de la maison mère des Sœurs grises, ce qui a permis à Concordia de bonifier son campus.«Le fait que Concordia ait pu faire cette acquisition joue un rôle important dans le développement du quartier.Au départ, ce n\u2019était pas prévu et nous étions assez limités en termes d\u2019espaces verts.Cet ajout s\u2019est avéré un élément fabuleux, parce que non seulement il nous a permis d\u2019acquérir des espaces verts, mais également, d\u2019inclure dans notre campus un élément patrimonial fort important», ajoute le directeur des projets spéciaux.L\u2019édification d\u2019un complexe de 17 étages, le Engineering, Computer Science and Visual Arts Building, la relocalisation SOURCE UNIVERSITE CONCORDIA Le pavillon GM de l\u2019Université Concordia, à la sortie de la station de métro Guy-Concordia de la John Molson School of Business dans le Molson Building et l\u2019intégration de l\u2019édifice historique de la banque TD Canada Trust au campus ont aussi joué un rôle important dans la revitalisation du quartier.Tournée vers l\u2019art Pour mettre en valeur ses nouveaux édifices, ses espaces verts et les lieux publics, Concordia s\u2019est tournée vers l\u2019art public.Cela se traduit par l\u2019intégration de nombre d\u2019éléments culturels sur le campus, notamment dans le réseau souterrain de l\u2019université.«Pour nous, c\u2019est très important d\u2019utiliser l\u2019art public pour passer notre message.Nous voulons exprimer à la communauté universitaire et au public en général que la culture est un élément enrichissant dans la vie.qu\u2019elle est primordiale.Nous sommes le quartier où l\u2019art public est le plus présent et nous sommes très fiers de cela», confie M.Epstein.Perspectives D\u2019ici la fin de l\u2019été 2012, l\u2019aménagement de la piste cyclable et du boulevard de Maisonneuve sera terminé.Viendra ensuite le réaménagement des rues MacKay, Bishop et Guy, mais celui-ci n\u2019est pas prévu avant 2013.«On est toujours à l\u2019étape des pourparlers préliminaires avec la ville pour voir dans quels délais il sera possible de faire le tout.C\u2019est le prochain projet sur notre liste, mais les échéanciers ne sont pas encore tout à fait précis», note le directeur des projets spéciaux.Le développement du Quartier Concordia devrait s\u2019échelonner encore sur de nombreuses années.«C\u2019est un projet qui n\u2019a pas réellement de finalité, affirme-t-il.Eventuellement, le phasage [nombre de phases à réaliser] physique diminuera en importance, mais il y a aura toujours des améliorations ponctuelles à apporter à la signalisation, à l\u2019éclairage, etc.C\u2019est un quartier dynamique, qu\u2019on ne doit pas laisser stagner.» Si le projet d\u2019aménagement du Quartier Concordia est encore en plein développement, il répond déjà aux attentes que s\u2019était fixées l\u2019institution universitaire, notamment améliorer l\u2019utilisation des espaces extérieurs, favoriser les relations entre la communauté universitaire, les résidents du secteur et les citoyens, optimiser la circulation dans le périmètre de l\u2019université, ainsi que bonifier la qualité de vie sur le campus.«Déjà, la vie de tout le quartier est transformée, souligne M.Epstein.La circulation est plus fluide et la communauté universitaire apprécie beaucoup plus l\u2019environnement qu\u2019elle fréquente au quotidien.De ce côté-là, il n\u2019y a aucun doute! Quant aux gens qui habitent le quartier, ils voient naître depuis quelque temps de nouveaux cafés, de nouveaux restaurants, de nouvelles galeries d\u2019art.Leur qualité de vie s\u2019améliore.Pour nous, tout cela, c\u2019est très motivant et très positif Le projet répond tout à fait à nos attentes et bien plus encore!» Collaboratrice du Devoir Pour plus de détails sur le Quartier Concordia: www.concordia.ca/about/major-projects/quartier-concordia/ i Améliorez votre performance : Découvrez la profondeur de nos programmes de 2® cycle DGRS INSCRIPTION INFORMATION 1 855 656.3202 dgfc.ulaval.ca Quebec -i- Montreal + Partout ailleurs au Quebec UNIVERSITE LAVAL Direction généraie de ia formation continue LE MONDE EST PETIT NOUS VOYONS GRAND BRANCHONS-NOUS SUR LE COURANT ÉCOLOGIQUE ,\tCONCORDIA, FPENSEDURABILITÉfait I.P»1 iphPROGRESSERIH SOLAIRE [Al |[||^PEPRMANCE£ENVELOPPE [VUlIl.ieBATIMENTSItGENONIQUE MICROBIENNEICRËERq ENSEMBLE, REPENSONS LE MONDE concordia.ca oncordia JNIVERtITY http://www.concordia.ca/now/ LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 ENSEIGNEMENT SÜPERTEÜR G 7 À Brébeuf Le Baccalauréat international a la cote McGill et rUQ ajoutent 1,5 à la cote R Depuis quelques années, on entend parler des programmes d\u2019enseignement du Baccalauréat international.Au Collège Brébeuf, ce bac est enseigné depuis bientôt trente ans.Petite visite guidée au cœur de ce programme.MARIE-HELENE ALARIE Jacques Lemaire est coordonnateur du Baccalauréat international au Collège Brébeuf.D\u2019année en année, il voit arriver les étudiants et les voit repartir avec en mains un diplôme de Baccalauréat international (BI).Il y a trente ans, on était loin de se douter de l\u2019engouement qui s\u2019emparerait de la population étudiante pour ce super diplôme.«Ici, au Collège Jean-de-Bré-beuf, le BI existe depuis 1983; nos premiers diplômés sont sortis en 1985», explique Jacques Lemaire.Ce qui fait du collège le pionnier francophone du BI au Canada.«Au départ, Vidée est venue d\u2019un élève qui siégeait au Conseil des études.Les professeurs ont tout de suite trouvé le défi intéressant, puisqu\u2019il permettait aux étudiante de se mesurer à d\u2019autres du monde entier.» L\u2019Organisation du Baccalauréat international est l\u2019organisme qui chapeaute les programmes partout dans le monde.L\u2019organisme est présent dans plus de 115 pays et compte plus de 210 000 étudiants.Au départ, le BI est conçu dans le hut d\u2019offrir une formation de qualité aux enfants de gens qui se déplacent beaucoup sur la planète.Aujourd\u2019hui très répandu dans la population en général, on retrouve ce programme tant au niveau primaire que secondaire et collégial.Ce qui donne beaucoup de cohésion au programme du BI, c\u2019est que les étudiants doivent réussir un examen synthèse à la fin de leur scolarité.Cet examen est le même, peu importe où on a étudié dans le monde.«À Brébeuf, dès l\u2019an prochain, on donnera le programme au secondaire, ce qui fait du Collège le premier établissement au Québec à offrir les deux niveaux», ajoute M.Lemaire.Les différents profils «Historiquement, le premier programme du BI qu\u2019on a offert a été Sciences de la nature; en 1983, il n\u2019y avait que ce programme avec les voies sciences pures et sciences de la santé.» Aujourd\u2019hui, plusieurs choix s\u2019offrent aux étudiants: langues, cinéma, et le profil psychologie qui s\u2019est ajouté au programme depuis la rentrée de 2011.Pour l\u2019an prochain, on prépare un nouveau BI en commerce et gestion.«On peut élargir l\u2019offre, d\u2019autant plus qu\u2019on a beaucoup d\u2019étudiants qui sont admis au BI», ajoute M.Lemaire.Cet engouement se traduit par 180 admissions pour cette année.La période d\u2019inscription pour l\u2019an prochain débute à peine et on peut prédire admettre autant de jeunes en septembre 2012, sinon peut-être un peu plus encore que cette année.Jacques Lemaire se souvient qu\u2019il y a à peine quelques années, «c\u2019était plutôt 85 ou 90 nouveaux élèves.Ce qui veut dire qu\u2019en 3 ou 4 ans, on a presque doublé le nombre d\u2019étudiants.La capacité d\u2019accueil est d\u2019environ 200 nouvelles admissions.» En nombre absolu, le BI ajoute de nouveaux étudiants, mais l\u2019enthousiasme est tel que la population autrefois inscrite au DEC se tourne aujourd\u2019hui vers le BI.De plus, le Collège attire une clientèle qui vient vers l\u2019institution spécifiquement pour le BI.Les avantages «Certains de nos é-lèves vont étudier à l\u2019extérieur du Québec, mais la plupart vont dans des universités d\u2019ici, donc il s\u2019agit de les former correctement pour entreprendre des études universitaires.» Les avantages d\u2019un tel programme sont majeurs quand il s\u2019agit de poser sa candidature dans une faculté universitaire.Dans le réseau de l\u2019Université du Québec et à l\u2019Université McGill, en reconnaissance du BI, on ajoute 1,5 point à la cote R.Ailleurs, aux universités de Montréal, Laval, Sherbrooke et Concordia, on considérera non seulement la cote R de l\u2019étu-dianti mais aussi ses résultats à l\u2019examen du BI.«Les universités apprécient les exigences académiques du BI, par exemple la rédaction d\u2019un mémoire, exercice qu\u2019on ne retrouve pas au DEC et qui est très solide au plan intellectuel.» En effet, peu importe son profil, l\u2019étudiant doit rédiger un mémoire portant sur un sujet de son choix.Cette exigence permet de familiariser les candidats avec la démarche de la recherche et de la rédaction de niveau universitaire.Les universités apprécient les exigences académiques du BI Créativité, action et service (CAS) Créativité, action et service, le CAS est le volet parascolaire du programme du BI.C\u2019est en fait le second pilier de la formation.Ce n\u2019est pas seulement encouragé, mais c\u2019est une condition d\u2019obtention du diplôme.«Ça peut faire en sorte que le passage au collégial n\u2019est pas seulement le passage d\u2019un cours à l\u2019autre, mais un investissement humain», rappelle Jacques Lemaire.Il y a des dizaines de projets de services dans la communauté auxquels les étudiants sont appelés à participer.Ils choisissent eux-mêmes les activités qui les intéressent.Quelques-uns vont participer à des stages humanitaires à l\u2019extérieur du pays pendant que d\u2019autres fe-ront du bénévolat dans des centres d\u2019aide aux devoirs, dans les milieux vulnérables de Montréal ou dans les hôpitaux.Quand on parle de créativité, les projets sont multiformes.Les jeunes choisissent alors d\u2019apprendre une langue ou un instrument de musique, mais cet apprentissage doit se faire à l\u2019extérieur de la structure scolaire.Et finalement, en ce qui concerne l\u2019action, encore là, les choix sont nombreux.Ces dernières années, on a vu au Collège Jean-de-Brébeuf la fondation d\u2019une antenne d\u2019Amnistie internationale et la formation d\u2019un groupe écologique.En nombre d\u2019heures investies, le programme demande un minimum de 150 heures.Mais Jacques Lemaire le constate: «Il n\u2019est pas rare de voir VISEZ LE SOMMET.GRÂCE AUX ÉTUDES SUPÉRIEURES EN GÉNIE! Des programmes qui répondent aux besoins d'un monde en changement.DEVELOPPEMENT DURABLE Pour parfaire votre formation en y intégrant des principes de développement durable.Maîtrises en génie et D.E.S.S.en déveioppement durabie, options : ¦\tConception et fabrication durable ¦\tÉnergie et développement durable ¦\tGénie de l'environnement ¦\tProcédés et environnement ¦\tRésilience organisationnelle Informations : www.polymtl.ca/etudes/cs iNElBâSlMâNQUERl; SYSTEMES DE SANTE Pour concevoir, gérer, optimiser et améliorer le fonctionnement des systèmes de santé.Programmes offerts aux ingénieurs et aux professionnels qui œuvrent ou s'intéressent au domaine de l'ingénierie des systèmes de santé.Maîtrise ou D.E.S.S.en génie industriei, option : ¦ Ingénierie des systèmes de santé Informations : www.polymtl.ca/futur/nouveauxp/ SOIREE DTNFORMATION SUR NOS PROGRAMMES ET NOS SERVICES LE MERCREDI 8 FÉVRIER 2012 DE 16 H À 20 H ?LWWW.POLYMTL.CA/SOIREEINFO POLYTECHNIQUE MONTRÉAL .le GÉNIE ERE CLASSE EN PREMIERE CLASSE Questions : monavenir@polymtl.ca f ^ des jeunes aller beaucoup plus loin et faire de 400 à 450 heures.» Le tout se concentre dans les trois premières sessions, puisque la quatrième est consacrée à l\u2019étude en vue de l\u2019examen final.Les anciens Généralement, les diplômés du BI se retrouvent dans des carrières très intéressantes.Beaucoup d\u2019étudiants vont demeurer dans le domaine universitaire.Plusieurs vont opter pour le cursus en médecine, mais on retrouvera aussi des diplômés du BI dans le monde des affaires et de la finance.Certains s\u2019en iront à l\u2019étranger, comme cet ancien étudiant qui est aujourd\u2019hui à Harvard après des études en physique et en chimie, et qui se prépare à une brillante carrière.«De manière générale, les étudiante du Bise démarquent à l\u2019expression orale et à l\u2019écrit par une qualité d\u2019argumentation particulièrement solide, précise M.Lemaire.Ce sont des étudiants très curieux intellectuellement et ça se reflète dans leur cheminement universitaire.Beaucoup atteindront la maîtrise et le doctorat.» Finalemenfi le programme du BI permet aux étudiants de se mesurer à d\u2019autres jeunes partout dans le monde.Les diplômés reçoivent une reconnaissance particulière lors de leur admission dans une université, qu\u2019elle soit québécoise ou étrangère.Mais au-delà des bienfaits pédagogiques d\u2019un tel programme, le BI forme des citoyens responsables, et ça, c\u2019est déjà tout un programme! Collaboratrice du Devoir La hausse des droits de scolarité, c\u2019est un frein puissant à l\u2019accessibilité aux études supérieures «'âf CSN iuujuj.csn.qc.ca G 8 LE DEVOIR LES SAMEDI 28 ET DIMANCHE 29 JANVIER 2012 ENSEKJNEMENT SUPERIEUR, Université de Sherbrooke « Le monde est devenu multidîscîplinaîre » Réussite et qualité de vie sont des maîtres mots En poste comme rectrice depuis juin 2009, Luce Samoisette a d\u2019abord chapeauté une importante consultation au sein de l\u2019Université de Sherbrooke, qui a ensuite mené à la mise en place du Plan stratégique 2010-2015, lequel précise le développement futur de cette institution.PIERRE VALLEE Lorsque je me suis présentée à ce poste, explique Luce Samoisette, j\u2019avais déjà fait quelques coups de sonde pour m\u2019apercevoir que l\u2019on ne devait pas élaborer une planification stratégique sans au préalable avoir mené une vaste consultation, et c\u2019est ce qu\u2019on a fait Et nous avons voulu que cette consultation soit très vaste, non seulement auprès des membres de la direction et du personnel enseignant, mais aussi auprès du personnel de soutien et des étudiants.On a même consulté nos partenaires externes.Au fond, on a permis à tous ceux qui le voulaient de nous dire ce qu\u2019ils pensaient de l\u2019Université de Sherbrooke.Le bon comme le mauvais.Et de nous dire aussi ce qu\u2019ils attendaient de l\u2019Université de Sherbrooke.» C\u2019est cette vaste consultation qui a ensuite servi à l\u2019élaboration du Plan stratégique 2010-2015.Ce plan est articulé autour de cinq axes principaux: ouvrir les frontières; renouveler l\u2019approche distinctive en enseignement, en recherche et en création; mobiliser la communauté universitaire pour la réussite étudiante; contribuer au développement social, économique et culturel du Québec, notamment en Es-trie et en Montérégie; et finalement, se construire un milieu de vie de qualité.Abattre les frontières Il s\u2019agit ici de deux sortes de frontières.«Il y a d\u2019abord la frontière entre les disciplines et les formations.Aujourd\u2019hui, le monde est devenu multidisciplinaire, on pense notamment à la recherche scientifique ou même aux soins de santé.On ne peut donc plus former uniquement en silo et il faut accepter l\u2019influence des autres disciplines.D\u2019ailleurs, un des éléments qui est ressorti de la consultation, c\u2019est le besoin d\u2019une plus grande multidisciplinarité.Il faut donc que nos programmes s\u2019ouvrent davantage.» La seconde frontière est internationale.«A l\u2019international, ça fonctionne dans les deux sens.Il y a les étudiants étrangers qui viennent chez nous et nos étu- diants qui vont à l\u2019étranger.Cela vaut aussi pour les chercheurs et les professeurs.Mais avant de se lancer dans l\u2019internationalisation, il faut se demander pourquoi on le fait et qu\u2019est-ce qu\u2019on veut en retirer.Et comme on ne peut pas être partout, il faut faire des choix.Il faut identifier les secteurs où l\u2019on peut se distinguer et faire une différence.On y travaille présentement et on devrait en avoir une meilleure idée d\u2019ici la fin de l\u2019année.» Et bien que la réflexion ne soit pas complétée, cette approche a déjà donné des résultats.«Depuis plusieurs années, nous avons développé des liens avec des institutions de la région Lyon-Grenoble dans le domaine des nanotechnologies.Cette collaboration a fait en sorte que le CENS a choisi d\u2019ouvrir une Unité mixte internationale de recherche ici à Sherbrooke.Des chercheurs français viendront donc travailler avec les nôtres dans un laboratoire sur notre campus.» Présente et attentive à son milieu Si aujourd\u2019hui, dans le milieu universitaire, la concurrence est internationale, une université se doit aussi d\u2019être pleinement impliquée dans sa région.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que fait depuis de nombreuses années l\u2019Université de Sherbrooke, qui a su tisser d\u2019innombrables liens avec des partenaires régionaux.«Ces partenaires sont, par exemple, la Ville de Sherbrooke et d\u2019autres institutions, comme le cégep, mais aussi des entreprises, parce que nous offrons beaucoup de stages en entreprise.On établit des partenariats autant avec des organismes sans but lucratif que des multinationales.Notre intention est de renforcer et de multiplier ces partenariats, autant dans la région de Sherbrooke qu\u2019en Montérégie, où nous sommes présents maintenant depuis une quarantaine d\u2019années.» Il faut aussi considérer les nouvelles réalités.«Il faut savoir s\u2019adapter à la société actuelle.Par exemple, les jeunes n\u2019apprennent pas de la même manière qu\u2019autrefois.Les cours magistraux à trente étudiants n\u2019ont plus la cote.Il faut donc aussi SOURCE UNIVERSITE DE SHERBROOKE Luce Samoisette, rectrice de l\u2019Université de Sherbrooke adapter la formation à cette nouvelle réalité.» Un milieu sain favorisant la réussite Un des aspects du Plan stratégique 2010-2015 est l\u2019accent qu\u2019il met sur la réussite étudiante.«Que la réussite étudiante figure dans le Plan stratégique n\u2019est pas l\u2019aveu d\u2019un échec, notre taux de diplomation ne faisant pas problème.C\u2019est plutôt une façon de rappeler que la réussite étudiante est l\u2019affaire de tous et une façon de réaffirmer la priorité des étudiants.» L\u2019accent est aussi mis sur la qualité de vie, d\u2019où la raison d\u2019avoir intégré le développement durable au cœur du Plan stratégique 2010-2015.«Aujourd\u2019hui, un travailleur, qu\u2019il soit professeur universitaire ou qu\u2019il exerce une autre fonction, ne cherche pas uniquement un chèque de paie en se rendant au travail, il cherche aussi un milieu de vie.C\u2019est également vrai pour les étudiants.C\u2019est la raison pour laquelle nous avons aussi fait le choix de la santé organisationnelle, afin de fournir un cadre de travail sain.» Pour la suite des choses Suite à l\u2019adoption du Plan stratégique 2010-2015, la direction de l\u2019Université de Sherbrooke a mis en place un Plan d\u2019action pour son implantation.On a aussi mis en place un comité de suivi.«En juin prochain, le comité de suivi rendra son premier rapport C\u2019est à ce moment que l\u2019on pourra savoir si les actions posées ont obtenu les résultats escomptés.Ce rapport nous permettra aussi de nous ajuster.» Collaborateur du Devoir CHERCHEURS, PROFESSEURS, ÉTUDIANTS QGEnCE LA COMMUNAUTE SCIENTIFIQUE FRANCOPHONE UNE RÉFÉRENCE SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE www.auf.org / info@auf.org Agence universitaire de la Francophonie Nos bureaux : Montréal | Bruxelles | Paris | Yaoundé | Dakar | Hanoi Antananarivo | Port-au-Prince | Bucarest | Rabat Institut de recherches cliniques de Montréal « Des esprits libres » Où McGill et Montréal se rencontrent L\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM) existe depuis 1967.Pensé et fondé par le docteur Jacques Genest, inspiré par les instituts Pasteur et Rockefeller, l\u2019IRCM devient alors le premier institut francophone qui vise la recherche clinique.CATHERINE LALONDE La vision du fondateur était de mettre sous un même toit, ensemble, les chercheurs fondamentalistes théoriques et cliniciens, explique l\u2019actuel directeur Tarik Môrôy, dans son français pariait mâtiné d\u2019accent allemand.On est un des endroits privilégiés où ça se fait ainsi, dans une structure plus familiale, entre collègues, en se rencontrant par exemple à la cafétéria, en frottant les idées, aussi simplement que ça.» En 36 laboratoires L\u2019IRCM divise ses 36 laboratoires de recherche en cinq axes: les maladies cardiovasculaires et métaboliques; le cancer; l\u2019immunité et les infections virales; la neurobiologie et le développement; et finalement, la biologie intégrative des systèmes et la chimie médicinale.«Au début, l\u2019IPCM ciblait seulement les maladies cardiovasculaires, puisque le docteur Genest était cardiologue.Au fil du temps, l\u2019IPCM s\u2019est mué par fascination pour la science: biologie moléculaire, biologie de développement, immunologie.Ça s\u2019est développé par intérêt, selon l\u2019idée qu\u2019il faut étudier les mécanismes des maladies.» Jacques Genest avait étudié à l\u2019Université de Montréal, avant d\u2019en devenir directeur du département de la Faculté de médecine.«L\u2019affiliation avec l\u2019UdeM était naturelle et elle existe toujours, poursuit monsieur Môrôy.La clinique est d\u2019ailleurs sous la tutelle de l\u2019Hô-tel-Dieu.Je fais partie du département de microbiologie et d\u2019immunologie.Géographiquement, on est plus près de McGill, avec qui on a une association moins formelle.On y est professeurs associés.Nos étudiants viennent des deux côtés: près de 60 % de l\u2019UdeM, quelque 40 % de McGill, et 1 % d\u2019ailleurs.» w SOURCE IRCM L\u2019édiflce de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, avenue des Pins Vocation Par où passer pour devenir chercheur?«L\u2019enseignement est excellent pour les scientifiques et pour les médecins pratiquants, mais pour un chercheur clinicien, c\u2019est difficile de trouver sa route dans la jungle universitaire.Et disons que c\u2019est très payant d\u2019être médecin.Il faut un individu qui aime la science et qui soit médecin de vocation.Quelqu\u2019un qui veut chercher, sans délaisser ses patients.» Pour faciliter cette voie, riRCM «va offrir bientôt la possibilité aux résidents de médecine de faire un stage dans un laboratoire fondamental pour leurs deux dernières années.On veut inciter les médecins à voir ce qu\u2019est la recherche.» «Vous avez ici un champ très vaste, qui va de la recherche fondamentale, passant par l\u2019appliquée, jusqu\u2019à la clinique.C\u2019est un lieu qui laisse toute liberté à un chercheur pour se défouler.On recrute des smart people, des créateurs qui ont besoin de leur indépendance, qui ont des idées pas comme tout le monde.Des esprits libres.» Les étudiants sont bienvenus dès le deuxième cycle, et l\u2019IRCM en compte de 110 à 120 par année.«Pendant l\u2019été, on accueille les étudiants en deuxième et troisième année du bac.Ils passent quelques semaines pour voir, pour chercher leur laboratoire, et si une chimie se fait entre un labo et un étudiant, il reste et devient étudiant de maîtrise.Avec le goût de la science, il peut faire le passage directement au doctorat» Le cursus, si tout va bien, devrait s\u2019enrichir «d\u2019un programme pour les étudiants diplômés, propre à l\u2019IPCM, de médecine moléculaire et cellulaire, avec l\u2019Université de Montréal.On veut chercher les meilleurs étudiants aux quatre coins du monde, leur offrir une année dense de maîtrise avec nos plateaux technologiques et des stages de laboratoire, les former au top niveau.Après un an, on sélectionnera les meilleurs, sous notre propre régie, pour développer un doctorat.J\u2019espère qu\u2019on pourra commencer en 2013, mais il faut encore trouver le financement» Le Devoir A _ ^_______________ Rendez-vous à TETS LE 29 JANVIER ENTRE 10 h ET 17 h PORTES OUVERTES VISITES GUIDÉES DE L'ÉTS ET DE LABORATDIRES STANDS D'INFORMATION SUR NOS PROGRAMMES ET NOS SERVICES DÉMONSTRATIONS DES POOTOTYPES ÉTUDIANTS (SOUS-MARIN À PHOPULSION HUMAINE, ROOOTS, VOITURE SOLAIRE, ETC.) RENCONTRES AVEC DES ÉTUDIANTS, DES PROFESSEURS ET DES CHERCHEURS PASSIONNÉS ¦ \"ri*.!¦ N*.\\ ' ¦\u2022'iM Ecole de technologie supérieure 1100, ru9 Notre-Dame Ouest (angle Peel|, Montréal © Bonaventure www.etsmtl.ca U âem aVec un + L'ÉTS est une constituante du réseau de TUniversté du Québec Le génie pour I industne http://bit.ly/ETSStunt?r=qr "]
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